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29/03/2011

n° 474 - journal de l'Afghanistan - du 04 -03 au 29 -03 –Fin - 2010, année la plus meurtrière pour les civils afghans.

n° 474 - journal de l'Afghanistan - du 04 -03 au 29 -03 –Fin  -  2010, année la plus meurtrière pour les civils afghans.

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 474 - du 04 -03 au 29 -03

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

L’Afghanistan au cœur des débats.

Civils afghans tués: il plaide coupable.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 



L’Afghanistan au cœur des débats.

Civils afghans tués: il plaide coupable.

Un soldat américain a plaidé coupable, aujourd'hui devant une cour martiale, des meurtres de trois civils afghans, exécutés pour le plaisir avec la complicité présumée de quatre autres soldats de son bataillon, pendant une mission en Afghanistan.
Le caporal-chef Jeremy Morlock est le premier de cinq soldats de la brigade de combat Stryker de la Bravo Company à être jugé pour meurtres dans cette affaire. Il sera également le témoin clé de l'accusation dans les procès des quatre autres soldats, notamment celui du leader présumé, le sergent Calvin R. Gibbs.
Lors de son procès en cour martiale à la base militaire de Lewis-McChord, près de Seattle (Etat de Washington, nord-ouest des Etats-Unis) Jeremy Morlock a admis mercredi avoir tué ou aidé à tuer trois hommes lors de sa mission dans la province de Kandahar (sud), et avoir placé autour d'eux des armes afghanes afin de les faire passer pour des combattants ennemis.
Outre les meurtres, Jeremy Morlock et ses compagnons d'armes sont accusés d'avoir prélevé sur leurs victimes des "trophées-souvenirs", notamment des ossements, et d'avoir consommé du haschich. Ils auraient aussi passé à tabac un soldat qui avait signalé leurs agissements à sa hiérarchie.
Lundi, le magazine allemand Der Spiegel avait publié trois photos des accusés avec leurs victimes présumées. Sur l'une d'elles, on voit Jeremy Morlock poser devant un cadavre, dont il tient la tête par les cheveux.
L'armée américaine s'est excusée officiellement lundi "pour la souffrance" provoquée par les photos. Les agissements montrés sur ces clichés "nous répugnent en tant qu'êtres humains et sont contraires aux principes et aux valeurs de l'armée des Etats-Unis", a déclaré l'armée.

AFP

23/03



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

Paroles & action des résistants

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

09-08

b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

USA & Coalition

Bill Van Auken : Les États-Unis se retirent d'une vallée stratégique en Afghanistan.

Le Pentagone est en train de retirer ses troupes de la vallée de Pech dans le Nord-Est de l’Afghanistan qu’il avait précédemment qualifiée de stratégiquement vitale pour cette guerre menée par les Etats-Unis et qui est maintenant dans sa dixième année.

L’on s’attend à ce que le retrait, qui a débuté le 15 février, soit accompli au cours des deux prochains mois selon un article publié dans le New York Times. Il est prévu que les Etats-Unis abandonnent une série d’avant postes le long de cette vallée où plus de 100 soldats américains ont été tués et plusieurs milliers blessés depuis l’invasion pour la première fois de cette région en 2003.

Ce retrait n’est que le dernier d’une série de retraits. En avril dernier, l’armée américaine s’était retirée de la vallée voisine de Korengal, plus au sud, après que 42 soldats aient été tués et des centaines d’autres blessés au cours de trois années de combat. En octobre 2009, elle s’était retirée de la province de Nuristan, plus au nord, où quatre bases-clés avaient été abandonnées après avoir presque été prises dans une série de batailles l’année précédente.

Certains officiers américains ont souligné que chaque retrait avait encouragé les groupes armés qui résistent à l’occupation américaine à étendre leurs attaques à d’autres régions.

La signification stratégique de la vallée de Pech est soulignée par le rôle qu’elle a joué dans la désintégration de l’occupation soviétique de l’Afghanistan. Elle avait été le théâtre de durs combats durant l’intervention soviétique qui avait duré de 1979 à 1988. Moscou avait alors décidé de retirer ses troupes de la vallée. En l’espace de quelques mois, les combattants moudjahiddines de la résistance y avaient vaincu l’armée afghane, soutenue par les soviétiques et en 1989, l’armée soviétique avait quitté le pays, vaincue.

Cette vallée est l’une des principales artères de la région. Elle est frontalière du Pakistan et elle est un point de passage-clé pour les combattants pashtounes de la résistance qui traversent sans contrainte la Ligne Durand, la frontière arbitraire imposée par l’impérialisme britannique et qui sépare la population pashtoune en Afghanistan de celle du Pakistan.

Le déploiement de l’armée américaine dans la région avait été précédemment considéré comme la clé d’une stratégie anti-insurrectionnelle qui partait de l’idée que la résistance ne pourrait être vaincue que dans la mesure où les troupes américaines étaient déployées dans les villages afghans et pas seulement dans les grandes villes. Parallèlement à l’implantation de bases avancées opérationnelles lointaines, les Etats-Unis ont largement investi dans la région, dont 7,5 millions de dollars pour la construction d’une nouvelle route.

Un réexamen de cette stratégie qui avait débuté sous le général Stanley McChrystal et avait été intensifiée par son successeur, le général David Petraeus, a abouti à la conclusion que le déploiement dans la vallée de Pech ne pouvait pas être maintenu et qu’un déploiement équivalent dans l’ensemble de l’Afghanistan nécessiterait une force d’occupation forte d’au moins 600.000 hommes.

Dans les principaux organes de presse, la couverture médiatique du retrait a été remarquablement discrète et l’armée elle-même a tenté de présenter ce retrait comme un simple réajustement tactique. L’intention est clairement de masquer cette évidence : l’armée américaine a subi une défaite importante.

Le général John Campbell, qui dirige les opérations de l’armée américaine dans l’Est de l’Afghanistan, est en train de « repositionner » ses troupes « au sein de la province pour plus d’efficacité et plus de flexibilité, » a dit un porte-parole du Pentagone en ajoutant, « Il y a des dizaines de cols dans les montagnes et nous ne pouvons pas être présents partout. »

Ceci est incontestablement vrai et, dans la mesure où les forces d’occupation américaines ne sont pas présentes dans ces régions, la résistance et d’autres groupes de résistance armés les utiliseront pour organiser leurs forces et lancer des attaques.

Un raisonnement plus instructif a été fourni par quelqu’un que le New York Times a qualifié de « responsable américain de l’armée au courant » de la décision de retrait. « Nous avons trouvé que les gens dans la vallée Pech ne sont pas vraiment anti-américains ou anti-quelque chose ; ils veulent tout simplement qu’on les laisse tranquille, » a-t-il dit. « C’est notre présence qui déstabilise la région. »

La même chose pourrait être dite de l’Afghanistan tout entier où la présence de près de 100.000 soldats américains et 50.000 soldats étrangers ont « déstabilisé » le pays entier, causant la mort et blessant des centaines de milliers de civils et provoquant l’augmentation constante de la résistance armée qui est à présent active dans littéralement chaque région. Ils veulent « qu’on les laisse tranquille » et ils veulent se battre pour se débarrasser de l’occupation américaine de façon à pouvoir l’être.

Ce retrait anéanti également le raisonnement derrière le « surge » (déferlement, poussée soudaine, n.d.t.) américain lancé par le gouvernement Obama et selon lequel l’escalade américaine ferait reculer l’« insurrection » permettant ainsi l’entraînement d’une armée afghane fantoche qui prendrait le contrôle des régions précédemment occupées par les troupes américaines.

Comme en fait état le New York Times, « les responsables afghans craignent que le retrait des troupes ne corresponde à un abandon de territoire où de multiples groupes d’insurgés sont fermement installés, une région que les Afghans redoutent de ne pouvoir défendre par leurs propres moyens.

En effet, un rapport de novembre 1988 publié par le Combating Terrorisme Centre (CTC) de West Point a fourni une évaluation franche de l’état des forces opérant dans la région : « L’ennemi à Korengal et à proximité de Pech consiste en une diversité de combattants appartenant à la faction Hezb-i-Islami de Kashmir Khan, à l’al-Qaïda d’Abou Ikhlas, des  Afghans locaux qui n’acceptent pas la présence d’« infidèles » ou d’étrangers dans leurs vallées, Lashkar-i-Tayyaba, des combattants résistants menés par Dost Mouhammad et Qara Ziaur Rahman, des Nuristanis dirigés par Mullah Munibullah, des combattants arabes issus d’un groupe se nommant Jami’at al-Da’wa al-Qur’an wal’l-Sunna et de volontaires pakistanais. Parmi ces groupes se trouvent des centaines de combattants qui tendent régulièrement des embuscades aux patrouilles américaines, posent des mines improvisées, attaquent par surprise les soldats exposés, lancent des grenades sur des postes d’observation, et essaient parfois même d’attaquer des bases opérationnelles avancées. »

Un haut gradé afghan a avoué au Times qu’il est impossible que les troupes afghanes tiennent la région. « D’après mon expérience de l’armée et ma connaissance de la région, il est absolument impossible à l’armée nationale afghane de la protéger sans les Américains, » a dit le général Turab, ancien commandant adjoint du bataillon afghan stationné dans la vallée. « Ce sera une mission suicide. »

Une opinion identique a été exprimée par le ministre afghan de la Défense, Rahim Wardak, qui se trouve à Washington pour des consultations avec ses chefs suprêmes du Pentagone. « Il sera difficile pour les Afghans de tenir ces régions par leurs propres moyens, » a-t-il dit au Washington Post. En remarquant qu’il avait lui-même participé à la campagne dans la vallée de Pech qui avait initié la défaite de l’occupation soviétique, il a jouté, « Nous devons faire très attention à la manière de procéder dans cette région. »

L’article du Times reconnaît que le débat au sein de l’armée relatif au retrait de la vallée de Pech avait été « douloureux » en grande partie en raison de la crainte des échelons supérieurs quant aux conséquences qu’auraient sur le moral des troupes l’abandon d’une région dans laquelle plusieurs milliers de soldats américains ont été déployés, et où plus sont morts que dans n’importe quelle autre région, mis à part la province du Helmand dans le sud.

Le ton de ce débat au niveau des troupes sur le terrain a été reflété dans des interviews données au journal militaire Stars and Stripes par des soldats de l’armée américaine au moment où les projets de retrait étaient discutés en septembre dernier.

 « Beaucoup de gens le prennent personnellement, » a dit le sergent Kelly O’Donnel. « Ils demandent tous pourquoi finalement avons-nous été là-bas. Parce que nous y avons perdu quelques gars. Comment expliquer cela à tes hommes? »

De la même façon, dans un commentaire affiché sur Internet en début de semaine, un soldat qui avait été déployé l’année dernière dans la région de la vallée de Pech écrit : « Ce qui m’exaspère le plus c’est que tout le sang, la sueur et les larmes que les milliers de fantassins qui sont passés par Kunar au cours des années y ont laissé… auront été pour rien. Je me demande parfois à quoi servent tous ces déploiements et ces guerres quand il semble que ce soit pour rien. »

Le fait que de tels sentiments ne se limitent pas aux simples soldats était clairement apparu dans un discours prononcé vendredi par le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates à l’Académie militaire de West Point.

Dans un discours prononcé devant des cadets, Gates a prédit que « les chances de répéter un autre Afghanistan ou un autre Irak – l’invasion, la pacification et l’administration d’un pays du tiers monde » étaient faibles, tout en ajoutant que l’armée américaine allait devoir se préparer à combattre une série d’adversaires potentiels, dont « des terroristes, des insurgés, des milices, des Etats parias ou des puissances émergentes. »

Il a poursuivi – se référant aux déploiements actuels en Irak et en Afghanistan – en déclarant que « tout futur secrétaire d’Etat à Défense qui conseillerait à nouveau au président d’envoyer une importante armée terrestre américaine en Asie, au Moyen-Orient ou en Afrique devrait ‘se faire examiner la tête’, comme l’avait dit si délicatement le général MacArthur. »

Ces commentaires, adressés à un auditoire de futurs officiers dont un certain nombre sera envoyé pour combattre et mourir en Afghanistan ou en Irak dans le courant de l’année, sont extraordinaires.

Ils démystifient les affirmations de propagande faites par le gouvernement Obama que l’intervention américaine en Afghanistan était une « guerre nécessaire, » menée pour protéger la population américaine contre une menace terroriste prétendument omniprésente. Au lieu de cela, Gates nous dit que la simple proposition même d’une telle guerre aujourd’hui serait insensée.

Le discours du secrétaire d’Etat à la Défense reflète la perplexité et même la démoralisation, au sein du Washington officiel et de l’élite dirigeante américaine et qui est générée par une crise économique insoluble sur le plan national et l’incapacité de réaliser à l’étranger, au moyen d’une guerre d’agression, l’objectif d’établir l’hégémonie américaine dans les régions-clés productrices d’énergie.

Les remarques de Gates tout comme les retraits militaires de régions stratégiques d’Afghanistan portent à ne pas s’y tromper l’odeur de la défaite prochaine. Une défaite qui pourrait bien, en fait d’impact social et politique aux Etats-Unis mêmes, rivaliser avec la débâcle du Vietnam.

Bill Van Auken 
Article original,
WSWS, paru le 26 février 2011


Otan- Isaf

L'Otan dans l'embarras après une nouvelle bavure en Afghanistan.

Devant l'émotion provoquée par une nouvelle bavure qui a coûté la vie mardi à neuf civils afghans, la force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf), embarrassée, répond que le respect de ses règles d'engagement devrait permettre d'éviter ce genre de drame.

 «Le contenu et l'objectif de la directive tactique» émise en 2009 par le commandant en chef de l'Isaf de l'époque, le général Stanley McChrystal, «n'a pas changé», a assuré à l'AFP un porte-parole de la force, le lieutenant-colonel John Dorrian.

La mort mardi de neuf enfants ramassant du bois dans la province de Kunar (est), selon les autorités afghanes, apparemment sous les tirs d'un hélicoptère américain, a poussé le président afghan Hamid Karzaï à de nouveau dénoncer les raids «meurtriers» de l'Isaf.[apprecier les guillemets - RM]

Le commandant en chef de l'Isaf, le général David Petraeus, a dû reconnaître mercredi l'entière responsabilité de ses troupes, assurant que si l'enquête révélait des fautes, elles seraient sanctionnées.

Et jeudi, le président des États-Unis Barack Obama, dont le pays fournit les deux tiers des troupes internationales déployées en Afghanistan, a exprimé ses «profonds regrets» à M. Karzaï.

Cette affaire intervient alors que l'«afghanisation» de la guerre contre la résistance est au programme de l'Isaf, M. Karzaï devant annoncer le 21 mars dans quels districts et à quelles dates l'armée afghane prendrait le relais des troupes étrangères en première ligne.

Un processus qui devrait en principe s'achever à la fin 2014 par la prise en main de l'ensemble du pays par les soldats et policiers afghans, les soldats étrangers n'assurant plus qu'un rôle de soutien et de conseil.

À son arrivée en fonction au printemps 2009, le général McChrystal avait insisté sur la nécessité d'éviter au maximum ce que l'on appelle dans le jargon militaire les «dommages collatéraux» afin de ne pas dresser la population afghane contre les troupes étrangères et de faciliter son ralliement au gouvernement de Kaboul.

À la lumière de son expérience précédente en Irak, il avait alors fixé des règles d'engagement, encadrées par la fameuse «directive tactique» sur les possibilités d'ouvrir le feu en cas d'accrochage avec la résistance, y compris en limitant le recours au soutien aérien ou à l'artillerie.

Lorsqu'il avait remplacé Stanley McChrystal à l'été 2010, David Petraeus avait émis une nouvelle directive, reprenant l'essentiel de la précédente tout en précisant la notion de légitime défense, pour que les jeunes officiers sur le terrain n'hésitent pas à appeler à l'aide.

Le 1er juillet, le général Petraeus avait proclamé que «réduire les pertes de civils innocents au niveau minimal» était bien «un impératif de la lutte contre l'insurrection».

Aujourd'hui, «si elles ont la possibilité de décrocher en toute sécurité» les troupes de l'Isaf «doivent opter pour une désescalade quand la présence de civils est certaine», a expliqué le lieutenant-colonel Dorrian.

Par rapport à 2009, a-t-il estimé, les pertes civiles causées par l'intervention d'avions et d'hélicoptères ont baissé en rythme en 2010 de 13% en dépit d'une hausse de 20% du nombre d'«opérations», liée elle-même à la forte augmentation du nombre de soldats engagés en Afghanistan.

On ne peut cependant «jamais garantir zéro victime sur un théâtre de guerre», a admis avec regret un autre haut responsable de l'Isaf, insistant sur le fait que les deux tiers des morts dans la population sont, selon la Mission de l'ONU en Afghanistan (UNAMA), le résultat des attaques des résistants.

De ?

AFP 6/3



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Hamid Karzaï demande l’arrêt des opérations de l’Otan.

Le président Hamid Karzaï a demandé hier à l’Alliance atlantique de cesser ses opérations militaires dans le pays, lors d’un discours dans la province de Kunar (est), où la force internationale est accusée d’avoir tué récemment plus de 70 civils. M. Karzaï y a rencontré près de 500 chefs de tribus, ainsi que des proches de civils tués par l’Otan. Le président afghan a suggéré que l’Otan concentre ses attaques sur les bases arrière des rebella résistance à l’étranger, notamment au Pakistan voisin.

AP 12/3


Sur le terrain

16-03

Les autorités afghanes ont accusé mardi l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) d'avoir tué deux enfants lors d'un raid aérien sur la province de Kunar

http://www.aufaitmaroc.com/actualites/monde/2011/3/15/deux-enfants-tues-par-lotan-dans-un-raid-en-afghanistan



b) Les occupants 

1) Usa

Occupation de l'Afghanistan

Les civils américains ne veulent plus de la guerre en Afghanistan.

Ce n’est pas encore le Vietnam, avec des centaines de milliers de manifestants dans la rue pour dénoncer la guerre, mais dans les sondages au moins les Américains se montrent de plus en plus opposés à l’engagement de leur pays en Afghanistan.

31% seulement considèrent que cette guerre valait la peine d’être menée,

64% répondent « pas la peine », indique un sondage Washington Post-ABC publié ce mardi. « Jamais sans doute le soutien (pour la guerre) n’avait été si bas » souligne le Post, qui mène ce sondage depuis 2007.

73% des Américains interrogés estiment aussi que les Etats-Unis devraient retirer leurs troupes de combat d’Afghanistan l’été prochain.

21% seulement souhaitent leur maintien.
Cette démobilisation de l’opinion américaine est comme un coup de poignard dans le dos pour Obama, qui a choisi l’escalade, en y envoyant encore 30 000 hommes supplémentaires en décembre 2009. Comme prévisible, ces renforts ont entrainé plus d'accrochages sur le terrain et plus de morts. En 2010,
au moins 499 soldats Américains ont été tués en Afghanistan, le nombre le plus élevé depuis le début de cette guerre en 2001.

Barack Obama a bien sûr aussi promis d’engager le retrait américain d’Afghanistan, dès juillet prochain. Dans l’esprit de nombreux dirigeants américains, ce retrait ne devait être pourtant qu’un « début », largement symbolique, qui n’empêcherait pas le maintien pour plusieurs années encore, d’une forte présence américaine en Afghanistan. A l’évidence, les Américains attendent maintenant plus de leur président : un retrait rapide et substantiel… sans si possible que la situation ne dérape trop sur le terrain ou ne permette de nouveaux attentats aux Etats-Unis.

http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2011/03/les-am%C3%A9ricains-ne-veulent-plus-de-la-guerre-en-afghanistan.html



2) Otan-Isaf

Occupation de l'Afghanistan

L’Otan va transférer le contrôle de 4 villes et 3 provinces.

Le président Hamid Karzaï a lancé mardi le processus d'"afghanisation" de la sécurité du pays en annonçant que l'Otan allait transférer cette année aux forces afghanes le contrôle de trois provinces et quatre villes, un processus qui doit s'achever fin 2014.

Si ce transfert progressif est jugé crucial dans un pays dont la sécurité est aujourd'hui assurée en quasi-totalité par 140.000 soldats de l'Otan, cette première étape reste largement symbolique, les zones concernées étant considérées comme relativement sûres ou proches d'importantes bases de l'Otan.

L'Afghanistan prendra ainsi "la pleine responsabilité de la sécurité" de la province de la capitale, Kaboul, à l'exception du district de Surobi, et de Lashkar Gah, capitale de la province du Helmand (sud), a déclaré M. Karzaï à Kaboul, dans un discours.

Les forces afghanes vont également assurer la sécurité des provinces du Panchir (au nord de Kaboul) et de Bamiyan (centre) et de trois autres capitales provinciales, Herat (province de Herat, ouest), Mazar-i-Sharif (Balkh, nord) et Mehtarlam (Laghman, est).

Le peuple afghan "ne veut plus que d'autres assurent la responsabilité de sa sécurité", a déclaré le chef de l'Etat, qui s'est récemment emporté contre l'Otan, accusée d'avoir tué plus de 70 civils ces dernières semaines dans l'est. "Cette année marque un tournant dans le processus de construction du gouvernement et de pacification".

Les provinces de Bamiyan et du Panchir sont considérées comme les plus calmes du pays.

En dépit d'attentats réguliers dans la capitale, la province de Kaboul, où sont implantées plusieurs bases importantes de l'Otan, est considérée comme sécurisée, à l'exception du district de Surobi. Ce dernier restera donc sous l'autorité des forces française de l'Otan, également déployées dans la province voisine de Kapisa, où la résistance sont tout aussi actifs.

Le transfert aux forces afghanes de Lashkar Gah, capitale de la province du Helmand, un bastion résistant, relève plutôt également du symbole, car des milliers de soldats de l'Otan resteront déployés dans des bases proches.

Les troupes de la force internationale de l'Otan (Isaf), notamment américaines et britanniques, ont lancé ces dernières années plusieurs offensives pour déloger les insurgés du Helmand et de la province voisine de Kandahar.

Lashkar Gah et Mehtarlam sont les seules localités du sud ou de l'est, foyers d'origine de la rébellion, concernées par ce premier transfert.

"Ce sont de petites villes, ce n'est donc qu'un transfert symbolique", remarque l'analyste politique afghan Haroun Mir.

La résistance ont vu dans cette annonce de transfert un nouveau "jeu des envahisseurs". "Non seulement nous allons continuer d'attaquer ces localités, mais nous allons redoubler nos attaques", a déclaré à l'AFP un porte-parole des rebelles, Zabihullah Mujahid.

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a souligné que ce premier transfert n'était que "la prochaine étape" sur le chemin de la stabilisation de l'Afghanistan, et non "son but final".

L'Otan prévoit de transférer d'ici à la fin 2014 la responsabilité de la sécurité de l'ensemble du pays à l'armée et à la police afghane, que ses troupes sont en train de former.

En novembre, le International Crisis Group avait prévenu que les forces afghanes n'offraient "qu'une piètre résistance aux résistants" et qu'un retrait des troupes de combat de l'Otan à la fin 2014 risquait de précipiter le pays dans la guerre civile.

22/03

AFP



Les alliés

1 Onu

Le mandat de la Mission de l'ONU en Afghanistan prorogé d'un an.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé mardi de proroger jusqu'au 23 mars 2012 le mandat de la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA).

Aux termes de la résolution 1974 (2011) adoptée à l'unanimité de ses quinze membres, le Conseil de sécurité décide que la Mission et le représentant spécial du secrétaire général, guidés par l'idée de renforcer la souveraineté et l'appropriation, continueront à piloter les activités civiles internationales, conformément aux communiqués des Conférences de Londres et de Kaboul.

Dans ce contexte, la MANUA devra s'attacher, en particulier, à réaliser les objectifs prioritaires que sont l'accroissement de la cohérence de l'aide offerte par la communauté internationale en matière de développement et de gouvernance et le renforcement de la coopération avec la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) et l'OTAN à l'appui de la transition vers un Afghanistan souverain.

Le Conseil de sécurité, qui réaffirme la nécessité d'assurer la sécurité du personnel des Nations Unies et son adhésion aux mesures que le secrétaire général a déjà prises à cet égard, souligne qu'il importe de pouvoir compter sur une présence forte de la MANUA et des autres organismes, fonds et programmes de l'ONU dans les provinces. Par ailleurs, le Conseil de sécurité souligne le rôle que joue la MANUA pour faciliter le processus de paix et de réconciliation, y compris le Programme afghan de paix et de réintégration et note, dans ce contexte, que le gouvernement afghan accueillera à Kaboul, au printemps 2011, une conférence sur la réintégration.

Le Conseil de sécurité prie également le secrétaire général de procéder, en concertation avec le gouvernement afghan et les intervenants internationaux concernés, avant la fin 2011, à un examen approfondi des activités de la MANUA, notamment de son déploiement dans l'ensemble du pays, et ce afin que la Conseil puisse effectuer un examen « éclairé » de la Mission en mars 2012.

  23/3 xinhua



Dans le monde

Allemagne

Berlin va renforcer l'Otan en Afghanistan plutôt qu'en Libye. (…)

Le gouvernement allemand d'Angela Merkel a annoncé mercredi qu'il était prêt à renforcer son soutien aux missions de surveillance aérienne de l'Otan en Afghanistan pour compenser son refus d'aider ses alliés en Libye.

Le conseil des ministres a approuvé une proposition visant à envoyer jusqu'à 300 militaires en Afghanistan pour prendre part aux missions Awacs -- une décision qui doit encore être approuvée par le parlement, probablement dès vendredi.

"C'est un signe politique de solidarité avec nos alliés de proposer maintenant des Awacs pour l'Afghanistan", a souligné le ministre de la Défense, Thomas de Maizière, dans un discours devant la chambre basse (Bundestag).

Ce renfort se fera sans toucher à la limite haute de 5.350 soldats prévue dans l'actuel mandat autorisant la présence militaire allemande en Afghanistan, a souligné le gouvernement allemand.

Cette condition devrait faciliter l'approbation du projet avec le soutien d'une partie de l'opposition et apaiser une opinion publique qui est de longue date majoritairement hostile à ce déploiement.

L'Allemagne est sous pression depuis qu'elle s'est abstenue lors du vote de la résolution qui ouvrait la voie aux frappes aériennes en Libye par le Conseil de sécurité de l'Onu, dans la nuit du 17 au 18 mars.

Elle avait également catégoriquement refusé de prendre quelque part que ce soit aux opérations militaires en Libye, craignant à la fois pour la vie de ses soldats et pour la vie des civils libyens.

Elle avait proposé, en échange, d'"alléger le travail de (ses) alliés" en Afghanistan, selon le ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle, en participant à de nouvelles tâches.

Mais M. de Maizière a essayé d'atténuer l'impression de mauvaise conscience allemande en affirmant lors de son discours que "même indépendamment des développements en Libye, le déploiement d'Awacs en Afghanistan est juste et important".

Les avions-radars de l'Otan ont entamé leur mission en Afghanistan en janvier, mais l'Allemagne avait refusé à l'époque de s'y joindre, craignant notamment que cette nouvelle mission ne remette en cause le large soutien apporté par deux des trois partis d'opposition aux opérations déjà en cours dans ce pays.

L'Allemagne, par ailleurs, a décidé de suspendre mardi la participation de ses navires de guerre aux opérations de l'Otan en Méditerranée, afin de n'avoir pas à se joindre au contrôle de l'embargo sur les armes à destination de la Libye, a annoncé le ministère de la Défense.

"L'Otan a décidé un embargo sur les armes contre la Libye, qui a aussi des conséquences concrètes, pouvant se traduire notamment par un éventuel recours à des armes. L'Allemagne n'y participera pas", a indiqué un porte-parole du ministère de la Défense.

23 mars

AFP. 

Nicolas Gros-Verheyde : L'Allemagne équilibre son intervention militaire en fonction de ses intérêts économiques.

La Bundeswehr ca va, ca vient…
Après la décision de l’OTAN de déclencher une opération de contrôle de l’embargo sur les armes au large de la Libye, le gouvernement allemand a annoncé sa décision de reprendre le commandement de deux frégates et deux navires de guerre avec 550 marins et militaires à bord, et de retirer ses soldats (environ 60-70) des Awacs de l’OTAN qui effectuent des missions de reconnaissance sur la Méditerranée.

La frégate « Hamburg » (env. 200 soldats) et le navire « Oker » (env. 80 soldats) engagés dans la mission anti-terrorisme « Active Endeavour" , repassent ainsi sous le pavillon national tout comme la frégate « Lübeck » (env. 220 soldats) et le chasseur de mines « Datteln » (env. 40 soldats).

Mais cette décision n’est pas à sens unique. L’Allemagne a parallèlement décidé d’envoyer 300 soldats supplémentaires en Afghanistan pour participer à des vols de reconnaissance AWACS, ce jusqu’à fin janvier 2012. Ce qui permettra ainsi de soulager d’autant les Alliés, notamment américains, engagés au large de la Libye.

La mission allemande Awacs en Afghanistan

Pour permettre cet engagement supplémentaire en Afghanistan, la limite maximale d’engagement va être portée à 5300 soldats. Un maximum jamais atteint depuis le début de l’opération en 2001 (jusqu’ici la limite était fixée à 5000 plus une réserve de 350 soldats pour des " situations particulières" , réserve qui n’a jamais été utilisée).

Le cabinet gouvernemental doit avaliser cette décision mercredi avant d’être soumise au Bundestag vendredi. Ce qui ne devrait pas poser de problème. La CDU-CSU et le SPD, les deux partis principaux de la majorité et de l’opposition ont dit oui.

La Gauche (Die Linke) et Les Verts ne sont pas d’accord.

Tandis le FDP, le parti de Westerwelle hésite encore.

Cette mission des Awacs de l’OTAN en Afghanistan avait été décidée en juillet 2009 mais en raison du manque d’autorisations de survol de l’Azerbaïdjan et le Turkménistan, les machines de l’OTAN n’avaient pu être utilisées. Et le gouvernement n’avait pas renouvelé l’autorisation en décembre. Une nouvelle mission avait démarré en janvier, mais l’Allemagne avait reporté sa réponse après les 3 premiers mois.
Ainsi, si l'Allemagne se dégage de l'opération en Libye, c'est qu'elle  vise à accentuer en Afrique son emprise économique, et pour ce faire, ne pas se mettre à dos les Etats de la région.

Par contre, elle renforce son dispositif en Afghanistan, pour soulager les Etats-Unis du fardeau militaire.

Nicolas Gros-Verheyde

Publié le 22 mars 2011

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-l-allem...


Canada

DÉCLARATION D’«ACTION URGENTE CANADA»                         

 Montréal, le 21 mars 2011 

Nous sommes un groupe de citoyennes/ens canadiennes/iens et d’autres origines préoccupées/és par les politiques de guerre et de domination du gouvernement canadien et par l’abandon des principes de paix, de justice sociale, de relations internationales basées sur l’égalité et le développement des peuples.

Tenant compte du fait que la majorité de la population du Canada s’oppose aux guerres, mais que les gouvernements canadiens successifs, libéraux et conservateurs, ne l’écoutent pas, nous exigeons IMMÉDIATEMENT UNE ACTION URGENTE DU PEUPLE DU CANADA.  Nous lançons un appel aux citoyennes/ens et aux organisations démocratiques, syndicales, politiques, populaires de poser les gestes suivants :

Dénoncer et nous opposer à la «spirale guerrière et antidémocratique dans laquelle le Canada s’enfonce de plus en plus» aux côtés des États-Unis au cours des nombreuses guerres déclenchées et menées conjointement avec le Canada, en violation du droit international et les droits de la personne :

Yougoslavie en 1999, Afghanistan en 2001, Irak en 2003, Liban en 2006, Gaza en 2009 et maintenant LIBYE en 2011.

Empêcher que notre argent, l’argent de millions de contribuables canadiens soit dilapidé dans des guerres qui n’accroissent que les profits du grand pouvoir économique d’une infime minorité de membres de la société.  Cette spirale de guerre croissante coûtait, en 2009-2010, 58 millions de dollars par jour aux contribuables canadiens.  Cet argent des fonds publics pourrait être investi dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la création d’emplois, de la lutte contre la pauvreté, de la protection de l’environnement, qui profiteraient à l’ensemble de la population canadienne et de la planète.

Nous opposer à toute intervention militaire, qu’on nous présente sous de faux arguments tels que la menace terroriste, l’aide aux crisis humanitaires provoquées par les grandes puissances ou la défense des droits de la personne des peuples, violés par les envahisseurs eux-mêmes, mensonges qui sont tous très bien défendus par les médias alliés aux intérêts économiques et politiques des seigneurs de la guerre.

Nous défendons les principes suivants :

-1-Le droit des peuples et des nations à vivre en paix et à lutter contre le colonialisme, l’impérialisme, le néo-colonialisme, le racisme et le sionisme; la ségrégation et tout type d’agression contre eux;

-2-Le droit des peuples et des nations d’une région à s’unir pour combattre toute invasion et occupation de cette région par des puissances étrangères;

-3-Le droit des peuples et des nations à l’autodétermination et à la souveraineté.  En effet, les guerres d’invasion et d’occupation, les guerres civiles et locales provoqués de l’extérieur, les déstabilisations contre des gouvernements qui représentent légitimement leur peuple, tel que des coups d’États ou des blocus organisés par des puissances étrangères aggravent la situation économique, politique et mondiale des peuples et des nations, intensifient les conflits, la pauvreté, la destruction de l’environnement et des structures économiques et sociales des pays, engendrent des crises humanitaires et ont de graves conséquences pour l’humanité, comme ce fut le cas des guerres menées au Vietnam, en Irak, en Palestine, en Afghanistan, dans les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine et en Europe, qui peuvent étendre les conflits et entraîner une intervention de pays voisins et la participation de plusieurs puissances dans les conflits.

Nous nous basons, en partie, sur la Déclaration de l’organisation «Échec à la guerre» intitulée «Pour en finir avec la logique de guerre et de domination» endossée par 119 organisations et 165 personnes publiée la semaine dernière

Nous vous invitons (1) si vous voulez que votre nom soit ajouté à cette liste à communiquer avec nous; et (2) à diffuser cette déclaration POUR ENGENDRER UNE ACTION URGENTE FACE À CETTE SITUATION

Liste des signataires :

Les membres d’«Action urgente Canada»


France

Neuf militaires français tués le 18 août 2008 dans la vallée d'Uzbin: un juge veut enquêter.

Un juge d'instruction du Tribunal aux armées de Paris (TAP) a jugé recevable la plainte de familles de sept soldats français tués au combat en Afghanistan en août 2008, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires confirmant une information parue dans "Le Parisien

Cette information judiciaire est ouverte pour "violation manifeste d'une obligation particulière de sécurité ou de prudence" et "mise en danger de la vie d'autrui", a expliqué à l'AP l'avocat des familles, Me Gilbert Collard.

Neuf militaires français ont été tués le 18 août 2008 dans la vallée d'Uzbin dans une embuscade avec la résistance, lors d'une opération de la force internationale (ISAF).

Le parquet du TAP s'était prononcé contre la recevabilité de cette plainte, estimant notamment qu'il "ne saurait être exigé que les mesures de précaution prises par le commandement assurent une sécurité absolue en situation de combat, où devoir donner la mort et risquer de la recevoir est précisément au coeur de la mission militaire".

Les familles des militaires considèrent que des négligences dans la chaîne de commandement et l'impréparation de l'opération ont conduit à ce drame. "On se bat depuis 2009", a rappelé Me Collard qui considère que cette décision du magistrat instructeur est "une première étape".

Une première plainte avait été classée sans suite. La seconde, avec constitution de partie civile, a été déposée en mars 2010.

Le parquet a cinq jours, à compter de mercredi, pour faire appel de la décision du juge d'instruction. Si tel était le cas, le litige serait alors tranché par la cour d'appel de Paris.

Il est "par essence infondé de soutenir qu'envoyer des hommes au combat dans une zone de conflit armé exposée et sensible pour l'accomplissement de leur mission militaire pourrait caractériser un acte de mise en danger de la vie d'autrui pénalement répréhensible, quelles qu'en soient les circonstances", avait souligné le parquet dans son analyse juridique.

Le TAP est compétent pour les crimes et délits commis par et contre des militaires français en opérations extérieures.

AP

25/3



Les voisins

Russie

Moscou condamne Washington pour son refus de fermer le camp de Guantanamo.  

 La Russie condamne les Etats-Unis qui refusent de fermer la prison spéciale de Guantanamo où des personnes soupçonnées de terrorisme international sont détenues sans jugement ni procès, indique un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.
"Nous sommes pour le moins perplexes en apprenant que le président américain Barack Obama a récemment signé une ordonnance levant le moratoire sur l'activité des tribunaux militaires chargés d'examiner les dossiers des personnes soupçonnées de terrorisme et détenues dans la prison spéciale aménagée dans la base militaire américaine de Guantanamo. Rappelons qu'il s'agit d'un établissement tristement célèbre et qui fonctionne, de fait, hors des systèmes judiciaire et pénitentiaire des Etats-Unis", lit-on dans le communiqué de la diplomatie russe.
Le ministère a fait cette déclaration à l'occasion de la reprise des activités des tribunaux militaires américains chargés d'examiner les dossiers de ces personnes.
Moscou estime que la signature de l'ordonnance présidentielle va à l'encontre de la promesse de Barack Obama de fermer la prison spéciale de Guantanamo et "incite à mettre en doute la sincérité des déclarations de Washington sur son attachement aux standards démocratiques élevés".
Le rapport du Groupe de travail sur l'examen périodique universel (EPU) consacré aux audiences tenues par les tribunaux militaires américains en novembre 2010 sera examiné le 18 mars lors de la 16e session du Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève.

15/03/2011

 http://fr.rian.ru/



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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