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04/04/2011

n° 8 - Journal de Libye -20-03 au 04-04 - Fin - : Le Conseil de l'UE prêt à une opération militaire déguisée en opération humanitaire.


n° 8  - Journal de Libye -20-03 au 04-04  - Fin - : Le Conseil de l'UE prêt à une opération militaire déguisée en opération humanitaire.  


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Libye

          n°8                                          20-03 au 04-04        

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Libye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.


 

Opération Active Endeavour -

3 Dossier

3-1 AQMI, le bras armé du CNT ?

3-2 François Bonnet : La guerre est déjà hors contrôle.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Mireille Fanon Mendes France : Enfin, la porte est grande ouverte... 


3 Dossier

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 AQMI, le bras armé du CNT ?

Suite de mon premier article sur "Ces insurgés Libyens, dont on ne veut savoir grand chose" . Nouvelles informations et interviews des protagonistes de la crise Libyenne qui tendrait a confirmer la présence en force d’AQMI parmi les insurgés et d’un possible lâchage ou remaniement du CNT et de ses promoteurs.
Nouvel interview de Abdel-Hakim al-Hasidi chef LIFG en Libye accordé a Kim Sengupta du Quotidien Anglais the independant le 30 Mars 2011 bans la ville de Bin Jawad (Libye)
Ou l'on apprend qu'il serait aujourd'hui a la tête d'un groupe d'environ 1200 Moujahedins et qu'il est membre a part entière du Conseil National de Transition de Benghazi pour lequel il a assumé le poste de "Chef de sécurité" a Darnah dès le 17 Février 2011.
Il serait aujourd'hui à la tête d'un groupe d'environ 1200 Moudjahedins, groupe connu sous le nom de Shabaab qui constituerait actuellement l'un des plus gros groupe parmi les insurgés.
Il aurait personnellement mené son groupe à la bataille à Bin jawad et Ras Lanouf
- Source : The Independent - rebels concede tripoli may be out of reach after 100mile retreat

 

Les Moujahedins et Jihadistes* de Dharna et leur role dans la guerre en Irak
Dans un rapport de l'Académie Militaire US de West Point daté de 2007 on apprend que dans le corridor qui va de Benghazi a Tobruk en passant par Dahrna on trouve la plus grosse concentration de jihadistes surpassant même statistiquement la ville de Ryade en Arabie Saoudite.
Darnah est considérée comme la ville la plus intégriste de Libye, dont Kadhafi clame qu'elle a un rôle central dans le complot organisé par Al Quaida qui vise a son renversement, ce que semblerait confirmer l'étude de West Point.
L'armée US, à partir de documents saisis en Irak, estimèrent que et sur une liste de 112 combattants Libyens en Irak, 52 viendrait de Darnah, ville ayant une population de 48000 habitans.
Pour plus de précisions se reporter a l'analyse de W.Tarpley ou vous trouverez en lien le PDF de West Point ainsi que divers graphes et statistiques.

- Source : Tarpley.net -
The CIA’s Libya Rebels : The Same Terrorists who Killed US, NATO Troops in Iraq

LIFG, AQMI, Kif kif...
Dans mon papier précédent, j'ai fait allusion à la guerre des communiqués au sein du LIFG entre 2007 et 2009 sans trop rentrer dans les détails, car la fiche Wiki du LIFG était un peu confuse sur cette épisode.
Néanmoins dans l'article de Webster Tarpley quelques éclaircissement se font jour a propos d'un ex membre d'AQMI, Norman Benotman (AQMI, qui selon tarpley ne serait que la nouvelle appellation du LIFG)
donc, Noman Benotman, repenti d'AQMI, qui dans un interview donné au Washington Times, daté du 29 Mars 2011, confirme qu'il y aurait environ un millier de "Jihadistes" parmi les insurgés.
- Source : Washington Times - 1000 freelance jihadists join libyan rebels


Pendant ce temps là à Washington....
Sur la colline du Capitol...
L'Amiral James Stavridis Commandant en chef de L'OTAN, admet qu'il y aurait des signes dans le renseignement, qui tendrait à indiquer une présence d'Al Quaeda et/ou du Hezbolah parmi les insurgés libyens, sans toutes fois le confirmer.
Et Hillary Clinton de déclarer, lors de la conférence de Londres de mardi, que
« Nous n’en savons pas assez sur le Conseil National de Transition »
De là a penser qu'une partie de l'establishment de Washington freinent des quatre fers, sur perspective d'armer, à la vue de tous, les insurgés de Benghazi, il n'y a qu'un pas.
Insurgés Libyen ou membres d'AQMI qui selon le Président Tchadien Idriss Deby, ne se sont d'ailleurs pas privé de piller les arsenaux de Kadhafi et de repartir au fin fond du Teneré avec quelques batteries de Missiles sol-Air.
- Source : Le Point - aqmi s'est empare de missiles en libye selon le tchad

 

Et de se demander, si L'intelligentsia de Benghazi, pour l'essentiel, des anciens cadres du pouvoir Libyen, promus par Bernard Henri Levi et reconnu par Nicolas Sarkozy, ne finiront pas par être lâchés en plein vol (entraînant un nouveau fiasco de politique étrangère pour la France), au profit d'anciens alliés gardés au chaud près de Washington, ... le NFSL.

Le NFSL "is back in the House"
Retour sur la scène libyenne d'un ancien cadre du Front National de Salut Libyen, le colonel Khalifa Hifter (ou "Haftar") qui fit parti du contingent des 2000 Libyens capturés au Tchad en 1987 qui formèrent la LNA et dont on apprend qu'après le départ du territoire Tchadien, avec l'arrivée de Idriss Déby au pouvoir, il passa ces 20 dernières années a Vienne en Virginie (USA), située à un peu moins de 15km de Langley.
Colonel Haftar qui fut cité dans un ouvrage publié par le monde diplomatique en 2001 "Manipulations Africaines".
Pour son rôle de chef de file a la tête des "Contras" Libyens de la NLA (Le Bras armé du NSFL)
- Source Mc Clatchy DC - new rebel leader spent much of past 20 years in suburban Virginia

Video Youtube du retour du Col. Haftar à Benghazi

* Comprendre ici, pour simplifier, Moujahedin comme Guérilleros, et Jihadistes comme Kamikazes


Documents joints à cet article

3-2 François Bonnet : La guerre est déjà hors contrôle.

Il n'aura pas fallu attendre longtemps. Au treizième jour du déclenchement de la guerre en Libye, la confusion est totale. Une fois de plus, rien ne s'est déroulé comme annoncé. Et aux questions que nous posions dès le vendredi 18 mars (article ici), s'ajoutent de nouvelles. Au point que cette guerre voulue par Nicolas Sarkozy apparaît désormais comme un dangereux coup de dés. Le sort – chance ou malchance – décidera de sa tournure : aider les Libyens à se libérer ; ou installer ce pays dans une guerre civile qui engagera l'Occident durant des mois.

Les acteurs de l'opération « Aube de l'Odyssée » en sont aujourd'hui réduits à croiser les doigts : espérer qu'un missile ou une bombe élimine Kadhafi ; parier sur un coup d'Etat militaire ; rêver d'une grande insurrection populaire à Tripoli ; souhaiter un départ en exil ; attendre d'autres défections dans l'entourage du «Guide», à l'image de celle de Moussa Koussa, longtemps pilier du régime, ministre des affaires étrangères qui vient de se réfugier à Londres ce mercredi.

Mais si rien de tout cela ne se passe ? C'est la question posée après la conférence de Londres, mardi, qui n'a débouché sur aucune décision importante.

Les désaccords sont trop nombreux et les stratégies trop différentes : cette réunion a permis de le vérifier. Et ils portent sur l'essentiel :

1-   Les buts de guerre. De la protection des civils au changement de régime

Nous sommes déjà très loin de la résolution 1973 du conseil de sécurité de l'Onu qui donne à cette guerre sa légitimité internationale et son cadre juridique (le texte intégral est à lire ici). Ce texte, adopté par 10 voix pour et 5 abstentions le 17 mars, fixe un objectif unique : stopper ou éviter le massacre de populations civiles. La résolution s'appuie sur un concept nouveau, adopté en 2005 par l'Assemblée générale des Nations unies : Responsability to protect, la responsabilité de protéger ceux qu'un Etat ou un régime persécute.

Il s'agit là de la mise en place d'un droit d'ingérence de la communauté internationale dans les affaires d'un Etat pour des raisons exclusivement humanitaires. Depuis 2005 et sur ce principe, deux précédentes résolutions furent envisagées – mais sans succès – concernant la Guinée (des milliers de morts) et la République démocratique du Congo (les exactions dans l'est du pays qui ont fait des dizaines de milliers de morts). Le massacre de 7.000 civils Tamouls (et le déplacement forcé de 130.000 autres) par l'armée sri-lankaise, lors de la liquidation des Tigres du LTTE en mai 2009, n'a pas plus mobilisé.

A ce jour, aucun bilan fiable des tueries ordonnées par Kadhafi depuis le début de la révolution, le 15 février, ne peut être établi : les chiffres varient entre quelques centaines de morts (ce qui semble largement sous-estimé) et quelques milliers (le nombre de 6.000 morts est avancé). Le dictateur a promis de « punir, maison par maison » les insurgés.

Mais l'objectif humanitaire a été très vite oublié. Pour les Etats-Unis, il s'agit bien de renverser Kadhafi. « Il doit partir », a répété Barack Obama. « Son départ demeure le but ultime »,a expliqué en écho le département d'Etat. « Il a perdu toute légitimité », n'a cessé de dire Nicolas Sarkozy. « Il faut aider à la transition démocratique », ajoute Alain Juppé. Quant au chef d'état-major britannique qui excluait un assassinat de Kadhafi, il s'est aussitôt fait sermonner par David Cameron. Son ministre de la défense, Liam Fox, a expliqué pour sa part à la BBC que des frappes ciblées sur Kadhafi étaient « une possibilité ».

Interprétation extensive

Problème : ce but de guerre ne figure évidemment pas dans la résolution 1973. S'il avait été énoncé, la Russie et la Chine y auraient opposé leur veto et le soutien de la Ligue arabe aurait sans doute été revu. Pour rappel, en 1999, lors de la campagne de bombardements de l'Otan au Kosovo et en Serbie (hors cadre de l'Onu), le départ de Slobodan Milosevic ne fut jamais demandé : ce n'est qu'un an et demi après sa défaite militaire qu'il a été renversé par l'opposition serbe.

Paris, Londres et Washington ont par ailleurs une autre interprétation extensive de la résolution : la demande de retrait des troupes de Kadhafi des villes reprises aux insurgés ces dernières semaines. Ce qui n'est pas dit explicitement dans le texte onusien.

Bref, en une poignée de jours, nous sommes passés d'une opération humanitaire – pour laquelle des moyens militaires limités étaient autorisés – à une guerre devant mener à un changement de régime.

2-    Les moyens de la guerre. Un engagement de plus en plus important.

Visionner la vidéo sur Youtube http://www.youtube.com/watch?v=JptiGNAN3Yc&feature=pl...

Nicolas Sarkozy a perdu sa première bataille : faire croire que cette opération était co-pilotée par la France et la Grande-Bretagne.

Dès le premier jour, ce sont les Etats-Unis qui ont eu le contrôle du commandement. Désormais, à partir de ce jeudi 31 mars, c'est l'Otan qui commandera l'intégralité des opérations depuis son QG de Naples : blocus maritime, zone d'exclusion aérienne, bombardements et choix des cibles (vidéo ci-dessus). Le leadership mis en scène par l'Elysée n'est donc plus. La Turquie mais aussi l'Allemagne, l'Italie et surtout les Etats-Unis ont imposé l'Alliance atlantique comme maître d'œuvre (comme en Afghanistan et en Irak). Le principal argument d'Alain Juppé – une opération de l'Otan aurait été particulièrement « mal ressentie dans le monde arabe » – n'aura tenu que quelques jours.

Ces questions du commandement et des buts de guerre ne sont pas anecdotiques puisqu'elles déterminent les moyens engagés. Protéger les civils par « tous les moyens nécessaires », dit la résolution. La Ligue arabe explique aujourd'hui n'avoir demandé qu'une zone d'exclusion aérienne et certainement pas la campagne de bombardements conduite depuis bientôt deux semaines.

Car, ne nous y trompons pas, les moyens engagés par la coalition sont considérables et ils le sont très majoritairement par les Etats-Unis. Le ministère français de la défense se garde de donner des chiffres précis (lire ici ses communiqués de presse). Mais selon la presse américaine, depuis le 19 mars :

Plus de 200 missiles de croisière ont été tirés (tous américains à l'exception de 7)

Près d'un millier de missions aériennes ont été conduites (la moitié américaines)

Environ 600 bombes avec système de guidage intégré ont été larguées (les trois quarts américaines)

Qui va-t-on armer?

Les cibles ne sont pas seulement les tanks ou batteries d'artillerie de l'armée de Kadhafi sur la ligne de front mouvante avec les rebelles. Toutes les infrastructures militaires et tous les centres de pouvoir politique sont désormais visés. Selon le New York Times, les Etats-Unis sont en train de déployer leur matériel le plus sophistiqué : hélicoptères anti-chars, bombardiers B-1B et les fameux AC-130. Il s'agit là, selon un responsable militaire cité par le New York Times, de bien faire comprendre à l'armée libyenne qu'elle est promise au rouleau compresseur si elle ne se débarrasse pas de Kadhafi.

Dimanche, pour que le message soit clair, six missiles de croisière ont été tirés sur Tripoli et le quartier général de la 32e brigade, cette brigade d'élite dirigée par l'un des fils de Kadhafi. Par ailleurs, des tracts et de nombreux messages radiodiffusés incitent (comme au moment de la guerre d'Irak) les soldats et officiers à déserter.

Cette stratégie de la guerre totale (fort éloignée de l'esprit de la résolution 1973) explique les critiques de plus en plus fortes de la Ligue arabe, de la Turquie mais aussi de l'Italie (qui dit vouloir tenter une médiation et convaincre Kadhafi de s'exiler).

Car la crainte des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne (et de la France) est de s'enliser dans un conflit qui reviendrait à organiser la partition du pays. Car une fois la protection de Benghazi assurée, les forces insurgées n'ont pas pu engager une marche victorieuse sur Tripoli, comme il était envisagé. Au contraire, l'armée du dictateur regagne du terrain depuis trois jours. Et dans les villes reprises par l'armée loyaliste, les frappes aériennes sont impossibles ou limitées sauf à prendre le risque de tuer des civils.

C'est donc un statu quo et, à terme, une partition du pays qui se profilent, sauf renversement soudain. Des experts rappellent qu'une zone d'exclusion aérienne avait été créée en avril 1991 sur la moitié nord de l'Irak pour protéger les centaines de milliers de Kurdes de la répression de Saddam Hussein. Cette zone fut maintenue jusqu'en 2003, ce qui d'ailleurs n'empêcha pas complètement les massacres menés par la garde républicaine de Saddam. En revanche, pendant ces douze années, le Kurdistan se constitua en pays quasiment indépendant de Bagdad. A l'époque, la création de cette zone, au sortir d'une guerre perdue par Saddam Hussein, avait aussi un objectif implicite : humilier le dictateur et encourager son éventuel renversement. Il n'en fut rien.

3-    L'organisation de l'après-guerre : y a-t-il du Al-Qaïda chez les insurgés ?

La réunion de Londres, mardi, a fait surgir un nouveau problème, soigneusement dissimulé jusqu'alors. Celui de l'opposition libyenne et de la réalité de ce fameux Conseil national de transition. Reconnu comme le seul interlocuteur légitime par la France, dès le 5 mars, après une rencontre de Nicolas Sarkozy organisée avec deux de ses représentants par Bernard-Henri Lévy, l'Europe semblait s'être rangée à cette idée.

L'affaire se révèle autrement plus complexe.

Puisque la guerre aérienne pourrait ne pas suffire, pourquoi ne pas équiper en armes lourdes les insurgés ?

Barack Obama ne l'exclut pas. En fait, la CIA aurait déjà engagé le processus visant à équiper la rébellion, selon la presse américaine (lire articles ici et ici). La France, tout en reconnaissant que cela n'est pas prévu par la résolution (qui organise un embargo sur les armes !), se dit « prête à en discuter », par la voix d'Alain Juppé. La Grande-Bretagne est pour. Mais quels sont ceux que la coalition va armer ?

La Grande-Bretagne a reconnu, mardi, ne pas connaître grand-chose de cette opposition et de son organisation. Les débats et les interrogations sont encore plus forts aux Etats-Unis où l'on suspecte islamistes voire combattants d'Al-Qaïda d'être des acteurs importants de l'insurrection.

Le précédent de l'Afghanistan.

Auditionné par le Sénat américain, l'amiral et commandant de l'Otan, James Stavridis, a jeté un froid en expliquant qu'il y avait de sérieux indices, selon les rapports de renseignement, de la présence de combattants d'Al-Qaïda et du Hezbollah chez les insurgés. Et de rappeler que l'est de la Libye a été, durant les années 1990, le refuge de plusieurs mouvements islamistes. Ou que de nombreux Libyens ont combattu les Américains en Irak (lire ici une enquête de Foreign Policy). Mardi, Hillary Clinton avait reconnu implicitement ces craintes exprimées par plusieurs responsables militaires : « Nous n'en savons pas autant que nous aimerions »...

 Autrement plus direct, Bruce Riedel, ancien de la CIA devenu chercheur à la Brookings Institution, résume le problème en ces termes au New York Times : « Les combattants rentrés d'Irak et d'Afghanistan et présents dans cette insurrection: sont-ils 2%, 20%, 80% de cette opposition ? C'est la question à laquelle nous ne pouvons pas répondre. » 

Dans les années 1980, les Etats-Unis avaient lourdement armé les combattants afghans contre les Soviétiques et, en particulier, un certain Ben Laden, alors responsable du Bureau de recrutement des moudjahidines au Pakistan. Ironie de l'histoire : l'homme de la CIA qui fut chargé de ces livraisons d'armes est Robert Gates, aujourd'hui ministre de la défense d'Obama...

Bernard-Henri Lévy avait organisé il y a huit jours à l'hôtel Raphaël, à Paris, une conférence de presse avec des représentants du Conseil national de transition : une grand-messe démocratique où il nous était promis une Libye transformée en une République laïque, donnant toute leur place aux femmes et se souciant d'écologie ! (compte-rendu sur le site de BHL, ici). Mardi, l'exercice a été répété à Londres avec un texte programme rendu public. Le Guardian de ce mercredi en fait une lecture plus qu'ironique, retrouvant dans cette plateforme la patte des conseillers du premier ministre David Cameron (article à lire en cliquant ici).

Une guerre, pourquoi, comment et avec quel horizon ? C'est ainsi qu'à ces trois questions clés, les réponses manquent ou peuvent annoncer le pire. Les Etats-Unis en débattent, au Congrès et au sein même de l'équipe Obama. A Londres, les Communes en débattent. Comme en Allemagne, comme en Italie. En France, l'UMP débat... de l'opportunité de débattre du débat sur la laïcité, le PS compte ses conseils généraux. Et les commissions de défense ou des affaires étrangères de l'Assemblée comme du Sénat se gardent de procéder à des auditions. Jusqu'à quand ?

Deux exemples de débat

Juste pour donner une idée du débat qui fait rage en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sur l'opportunité de cette guerre, deux exemples avec deux analyses qui pouvaient être lues dès le déclenchement de l'opération «Aube de l'Odyssée».

La première est celle de Stop the War Coalition, cette association britannique qui depuis bientôt dix ans dénonce les guerres occidentales en Afghanistan puis en Irak. L'un de ses animateurs, le journaliste Andrew Murray écrit ceci :

« L'opération des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France pour imposer un changement de régime en Libye puisque c'est bien de cela qu'il s'agitn'a pas pour objet de sauver des vies et encore moins de soutenir la démocratie dans le monde arabe. Il s'agit de prendre le contrôleet non de le soutenirdu processus de changement au Proche-Orient, il s'agit de le placer sous une entière domination occidentale » (l'intégralité de son article est à lire ici).

Un affreux gauchiste pacifiste munichois, Andrew Murray ? Alors retournons-nous vers l'Américain Richard Haass, un républicain bon teint et respecté, principal conseiller de Colin Powell lorsque ce dernier était ministre des affaires étrangères de George Bush, et qui préside aujourd'hui le Council on Foreign Relations.

Richard Haass.

« Trop et trop tard, écrit-il. Les Etats-Unis s'embarquent dans une guerre choisie pour la troisième fois en moins de dix ans. Et comme l'Irak en 2003 et l'Afghanistan après 2009, c'est un mauvais choix (...) Cette guerre est aussi une diversion stratégique. Les décideurs politiques américains seraient mieux avisés de se concentrer sur ce qui devrait être fait pour soutenir l'économie égyptienne et pour aider à résoudre la situation beaucoup plus importante et dangereuse qui se développe à Bahreïn » (l'intégralité de son article est à lire ici).

Lire Aussi

Andrew Murray.

 



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Mireille Fanon Mendes France : Enfin, la porte est grande ouverte...

Si la France et la Grande Bretagne ont mené le combat pour que le Conseil de Sécurité obtienne de ses membres le vote de la résolution 1973 c'est, d'une part parce que ses Etats-membres sont affolés de la venue potentielle de milliers de migrants et que la Libye qui faisait fonction des services policiers externalisés de l'Europe ne remplit plus, pour l'heure, ce rôle; c'est aussi parce que l'Europe, n'arrêtant pas de justifier l'adoption de lois de plus en plus xénophobes et du coup liberticides -au point d'être montrée du doigt par le Conseil des droits de l'homme et d'être dénoncée par de nombreuses organisations des droits humains-, a peur de ce que représentent les hommes et les femmes venant de l'autre rive de la Méditerranée.

En un mot l'Europe n'est pas prête à changer ses références religieuses et les représentations qu'elle a construites à l'égard de tout ce qui est différent d'elle ou plus exactement ce qu'elle considère différent d'elle. L'Europe n'a d'autre objectif que d'être le très bon élève des néoconservateurs des Etats Unis et le rempart contre ce qu'elle appréhende comme une invasion.

 

A cela s'ajoute les révoltes des peuples arabes avec leur dynamique qui, si elles rayonnent dans le monde entier et donnent espoir et courage, obligent l'Union européenne à repenser la nature de ses relations avec ces pays et plus largement avec l'ensemble du continent africain dont la plupart des pays ont été ignorés ou maintenus à l'écart.

 

Ce qui se joue aujourd’hui au sud et à l’est de la Méditerranée est comparable en intensité à la chute du Mur de Berlin, et n'en doutons pas, amorce la seconde phase de la décolonisation qui pourrait permettre aux anciens pays colonisés de sortir des relations coupables dans lesquelles les colonisateurs les ont maintenus -si rien n'empêche le processus d'aller à son but, ce qui est loin d'être certain, tant les pays occidentaux semblent, avec cette intervention, vouloir mettre fin au besoin de changement-.

 

Les peuples, qui se sont soulevés, pourront ils mettre fin à des régimes autoritaires qui semblaient, avec l'appui de gouvernements occidentaux, inébranlables et même pour la Tunisie avec les compliments du Fonds monétaire international qui trouvait que ce pays était le meilleur élève du continent africain et que les autres  devraient suivre cet exemple? Sans oublier  les relations coupables de la France avec ce régime qui a tué, emprisonné, baillonné, terrorisé sans jamais trouver à redire sur ces violations massives des droits humains.....Silence coupable qui engage la responsabilité de ce pays! 

 

Il est donc temps de faire rentrer dans le rang les peuples qui se sont révoltés et ont exprimé leurs désirs de changements.

 

Mais cela n'est qu'un des aspects de la résolution 1973 et l'analyse ne serait pas complète sans regarder ce qui se joue fondamentalement avec cette entrée en guerre contre un Etat de la communauté internationale, quoi que l'on puisse éprouver à l'égard du Président de la Libye qui, depuis quarante trois ans, fait régner un régime de terreur, de tortures sur l'ensemble du peuple libyen.

 

Ne peut on penser que ce qui se joue exactement dans cette partie du monde est la place de l'Etat d'Israël dans un espace du Moyen Orient qui pourrait être changé. Le monde arabe est entrain de se repenser non plus à partir de systèmes dictatoriaux mais de revendications basées sur le besoin de démocratie -fut elle pensée à partir de fondamentaux spécifiques à ces pays. En effet, qui peut croire qu'il n'y a qu'un modèle démocratique, le penser c'est déjà vouloir imposer une vision hégémonique au monde. Or, les révoltes arabes portent en elles, outre le droit à vivre dignement, libres, avec une effective répartition des richesses, l'aspiration à d'autres relations internationales et entre autres un autre positionnement sur la Palestine. Les dictateurs n'ont jamais voulu entendre leurs rues qui demandent que le droit international soit respecté et effectif pour le peuple palestinien et que les responsables de l'Etat d'Israël qui permettent que soient commis des crimes de guerre soient jugés devant la Cour pénale internationale. Dès lors, en arrière plan, lors du vote de la résolution 1973, il y a la peur de voir changer la nature des rapports de force dans cette région du monde. Ce n'est donc pas un hasard si l'Arabie saoudite a fourni des forces policières pour faire céder la révolte du peuple barheini sans que cette même communauté internationale ne prenne une seule résolution contre cet Etat qui tue en direct ses citoyens, pas plus qu'elle ne l'a fait contre le Yémen -même si les enjeux diffèrent. 

Comment le «peuple des Nations» qui a déclaré vouloir «vivre en paix l'un avec l'autre dans un esprit de bon voisinage et «à unir leurs forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales», peut il aujourd'hui se reconnaître dans ce que cette communauté internationale donne à voir d'elle-même? Il ne s'agit plus de vivre en paix dans un esprit de bon voisinage mais de s'assurer de sa suprématie et de son emprise sur l'ensemble des autres peuples à des fins de domination impérialiste.

 

Dès lors, tout est possible.

Ainsi avec la résolution 1973, les membres du Conseil de Sécurité arrivent, dans un même élan à «réaffirmer leur ferme attachement à la souveraineté, à l'indépendance, à l'intégrité territoriale et à l'unité nationale de la Jamahiriya arabe libyenne» et à assumer de «prendre toutes mesures nécessaires, nonobstant le paragraphe 9 de la résolution 1970 (2011), pour protéger les populations et les zones civiles menacées d'attaque en Jamahiriya arabe libyenne, y compris Benghazi, tout en excluant le déploiement d'une force d'occupation étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n'importe quelle partie du territoire libyen».  Comment un tel paradoxe est il possible alors que cette résolution est illégitime?

 

Comment une telle résolution n'a pu t elle être obtenue lors de l'agression israélienne en 2006 sur le Liban alors que 1 500 civils sont morts tuées sous les bombes israéliennes?

 

Comment aucune résolution n'a été prise à l'encontre de l'Etat israélien alors qu'à l'hiver 2008-2009, 1 490 personnes sont mortes sous les mêmes bombes israéliennes, et comment aucune procédure n'est ouverte à la Cour pénale internationale, sous la responsabilité du Conseil de Sécurité, à l'égard des responsables des nombreux crimes de guerre et possiblement des crimes contre l'humanité commis contre le peuple palestinien depuis qu'il est illégalement maintenu sous occupation alors que le Conseil de Sécurité, sans aucun état d'âme face à l'iniquité de traitement,  a saisi «le Procureur de la Cour pénale international de la situation en Jamahiriya arabe libyenne pour que les auteurs d'attaques, y compris aériennes et navales, dirigées contre la population civile, ou leurs complices répondent de leurs actes»?

 

Juste pour mémoire, il est utile de rappeler  que, dans un souci de cautionner la loi du plus fort, le Conseil de sécurité a demandé à la Cour Pénale internationale qu’elle n’engage ni ne mène aucune enquête ou aucune poursuite pénale à l’égard des responsables ou des personnels en activité ou d’anciens responsables ou personnels d’un État contributeur qui n’est pas partie au Statut de Rome à raison d’actes ou d’omissions liés à des opérations établies ou autorisées par l’Organisation des Nations Unies!

 

La réponse essentielle à tous ces dysfonctionnements est à chercher dans l'importance de la place tenue par l'Etat d'Israël dans le coeur de tous les Occidentaux. Cet Etat serait un des remparts important contre l'invasion arabe que craignent l'ensemble des pays occidentaux -parce que soit disant seul Etat démocratique  dans cette région du monde, -c'est faire peu de cas de la Palestine et du résultat des élections de 2006.

 

Tout est possible dès lors qu'il faut contenir cette «invasion»; le moindre prétexte est bon pour utiliser les  organes onusiens à d'autres visées que celles qui lui sont assignées au regard de la Charte des Nations Unies.

 

Dans cet exercice de transfiguration des normes du droit international, la France s'est montré le meilleur soutien pour favoriser la déstructuration et la délégitimation du droit international.

 

Soucieuse de faire oublier son non engagement contre l'Irak, elle a mené bataille pour que des attaques ciblées aient lieu -quitte à le faire hors du cadre onusien au nom du droit d'ingérence et de la responsabilité de protéger les populations civiles.

 

Pourtant, le gouvernement sait très bien que l'usage de la force ou même la menace de l'usage de la force est interdit par l'article 2§4 de la Charte des Nations Unies. Certes, en l'état actuel du dispositif impérialiste, il est somme toute normal que la France, membre du Conseil de Sécurité, ne se soit pas portée garante de cette norme impérative du droit international et ait préféré surfer sur des  idées comme le droit d'ingérence qui n'est dans aucune convention internationale mais qui ouvre dangereusement la porte à la loi du plus fort et à la déstructuration de l'ensemble des normes impératives du droit international.

 

Préférer la violence et la guerre à la recherche de moyens pour maintenir la paix et la sécurité internationales pour l'ensemble des peuples, c'est permettre que tout le système multilatéral onusien soit remis en cause alors qu'il y avait d'autres moyens pour mettre au pas le dictateur de la Libye. Ainsi, il aurait été préférable de maintenir avec encore plus de conviction l'embargo sur les armes, la technologie militaire et la coopération scientifique; d'interdire les relations commerciales et les investissements et de geler les capitaux ou de suspendre l'ensemble des accords relatifs au transport aérien, entre autres...Mais s'il en était besoin, ce qui se passe avec la Libye ne vient que confirmer que le système onusien a perdu toute sa crédibilité et dès lors qu'il est aisé de le bafouer, de le contourner, de le manipuler, voire de faire comme s'il n'existait pas.

 

Avoir choisi la voie de la violence, d'une possible balkanisation de la Lybie, d'un enlisement à l'irakienne au prétexte d'aider à l'installation d'une démocratie -mais selon les principes occidentaux-, est faire preuve d'un cynisme, voire d'un calcul éminemment «rationnel» dont seules sont capables les grandes puissances qui ne veulent en cette occasion que tenter de reprendre la main dans la région, riche en pétrole et imposer leur modèle démocratique sans prendre en compte les aspirations des peuples mais surtout ne pas voir remis en cause l'équilibre stratégique qu'ils avaient pu mettre en place à coups d'aides financières, économiques et militaires pour les pays qui se montraient les bons amis des pays symbolisant l'axe du bien.

 

Certains pays membres du Conseil de Sécurité -principalement ceux identifiés sous les BRICS- ont certainement appréhendé l'un ou l'autre aspect de la question posée par la Libye, ce qui explique leur abstention mais ils auraient été bien inspirés d'assumer leur veto si le rapport de forces, dans ce cas précis, avait était en leur faveur. Ce qui n'est pas le cas!

 

Ces pays et ceux qui ont voté cette résolution jouent dangereusement avec le feu et renforcent la course vers la mutation du droit international déjà bien avancée et ne font qu'accentuer la politique du deux poids deux mesures que ressentent nombre de pays qui doivent passer sous les fourches caudines des accords qui leur sont imposés ou qui sont victimes de l'omission des obligations, en terme de responsabilité internationale, dont est redevable la communauté internationale.

 

Pourtant, certains organes onusiens ont plusieurs fois rappelé l’obligation de tous les Membres de l’ONU de s’abstenir dans leur relations internationales de recourir à la force et  le principe de l’autodétermination des peuples en particulier la disposition de l’article 1er commun aux pactes internationaux relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels et aux droits civils et politiques.

 

L’Assemblée générale de l’ONU, quant à elle, continue, à proclamer la nécessité du respect des principes et des règles de la Charte; en particulier, l’obligation de respecter l’égalité souveraine de tous les États et de s’abstenir de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou d’agir de toute autre manière qui serait incompatible avec les buts des Nations Unies. Elle a aussi rappelé que tous les peuples aspirent à un ordre international fondé sur les principes consacrés dans la Charte et, notamment, sur la nécessité de promouvoir les droits de l’homme et les libertés fondamentales pour tous et d’en encourager le respect, ainsi que celui des principes relatifs à l’égalité des droits et à l’autodétermination des peuples, mais aussi de promouvoir la paix, la démocratie, la justice, l’égalité, la primauté du droit, le pluralisme, le développement, l’instauration de meilleures conditions de vie et la solidarité.

 

Mais les puissants n'ont que faire de ces revendications dès lors qu'elles dérangent leurs propres intérêts et la représentation qu'ils se sont construits du monde auquel ils aspirent et préfèrent assouplir la portée des dites obligations, notamment par le biais de l’intervention dite humanitaire. Ainsi, nous assistons, depuis quelques temps, à la déstructuration du droit international» classique» et «dur» fondé sur la Charte, qui est l’objet d’une neutralisation de la part des Etats-Unis et de leurs alliés (Japon, Etats européens) particulièrement en ce qui concerne la coopération internationale, le règlement pacifique des différends, la paix et la sécurité internationales ou si l‘on veut, le droit à la paix.

 

En déstructurant ce droit politique, est légitimé le déchaînement de la violence des plus puissants : ils partent, au nom d’une nouvelle civilisation, comme jadis l’invasion européenne des terres américaines, ou des terres de l'empire ottoman en une croisade qui cache mal les politiques et les visées de soumission des peuples et d’appropriation des ressources communes. Et paradoxalement, l’ONU qui devrait être l’élément de contention et de régulation juridique de la violence, est instrumentalisé et du coup participe à la conquête du monde. Désordre mondial, anarchie, déchaînement de la violence des puissants, crise de légitimité, crise de légalité, crise de gouvernabilité mondiale, crise institutionnelle, crise démocratique, voici les principales caractéristiques de la société internationale. Le Conseil de sécurité n’a plus pour objectif de maintenir la paix et la sécurité internationales, mais préfère punir les Etats qui s’écartent de l’ordre libéral mondial. Il devient, ainsi, l’organe d’interprétation arbitraire au service des grandes puissances. Le pouvoir discrétionnaire qui lui a été attribué par la Charte des Nations Unies est devenu un pouvoir mis au service des seuls intérêts des plus forts, légitimant leurs stratégies de domination et couvrant des violations graves des règles internationales.

Contre les aspirations des peuples, la porte pour de nouvelles relations internationales basées sur la loi du plus fort est enfin grande ouverte...

 

Le monde entre dans l'oeil du cyclone qui pourrait se transformer en guerre.

Mireille Fanon Mendes France

Fondation Frantz Fanon

Membre du Conseil scientifique d'ATTAC

22 mars 2011

(le texte intégral est à lire ici).



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" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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