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06/04/2011

n°10 - Journal de Côte d’Ivoire - 15-03 au 06-04 - :- début - Libye, Côte d'Ivoire... les guerres coloniales de l'Occident.


n°10 - Journal de Côte d’Ivoire  - 15-03 au 06-04 - :- début -  Libye, Côte d'Ivoire... les guerres coloniales de l'Occident.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

     n°10            15-03 au 06-04    

 C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Suite

2 Politique 

2-1 Côte D'Ivoire

3-2  Politique internationale

4 Médias

4-1 Video : Laurent Gbagbo s'explique sur euronews

4-2 Video : Guerre en Côte d'Ivoire: causes, acteurs et conséquences.

4-3 Video : L'Afrique et la Communauté internationale.

4-4 De graves violations des Droits de l’Homme par les pro-OUATTARA

4-5  Les vérités cachées sur les massacres de civils.

5  Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

5-1 Dris : Libye- Côte d’ivoire - Deux poids, deux mesures.

5-2 Marc Tertre : Les troupes françaises doivent partir.

Fin

6 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 Jean Nanga : Deux fractions oligarchiques déchirent le pays.     



Dernière nouvelle

Laurent Gbagbo négocie les conditions de son départ.  

05/04/2011
IRIB - Alors que les armes se sont tues, en milieu de journée, à Abidjan, Laurent Ggagbo négocie les conditions de son départ, sur la base d'une proposition de l'Union africaine, c'est ce qu'a annoncé son propre porte-parole. Les discussions portent, notamment, sur des garanties juridiques et sur la sécurité de Laurent Gbagbo et de ses proches."Si tout se passe bien, nous aurons sous peu une déclaration", a ajouté le porte-parole du président sortant
L'entrée en action, lundi soir, de la force "Licorne", aux côtés de l'ONUCI, a marqué un tournant, dans ce conflit meurtrier. La reddition de Laurent Gbagbo pourrait intervenir, sous peu, en Côte d'Ivoire, a déclaré, mardi, le gouvernement français. "Le président sortant négocie les termes de son départ, par l'intermédiaire de Paris", a-t-il ajouté. "La France est à "deux doigts" de convaincre M. Gbagbo de quitter le pouvoir", a précisé le Chef de la diplomatie française, Alain Juppé. Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré, également, que Laurent Gbagbo négociait les conditions de son départ, mais que Paris et les Nations unies exigeaient qu'il signe un document disant qu'il renonce au pouvoir et reconnaît Alassane Ouattara, comme le Président de la Côte d'Ivoire. Le président ivoirien sortant est "retranché, avec une poignée de fidèles", dans un "bunker", dans sa résidence, à Abidjan, attaquée par les forces de son rival, Alassane Ouattara, a annoncé l'ONU. Après des jours de combats à l'arme lourde qui ont fait des "dizaines de morts", selon l'ONU, les derniers bastions de M. Gbagbo étaient en passe de céder, mardi, devant l'"assaut final" des forces de M. Ouattara, Président reconnu par la communauté internationale. Le chef d'état-major de l'armée loyale au Président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, le Général Philippe Mangou, a déclaré que ses troupes avaient "arrêté les combats", mardi, contre les forces d'Alassane Ouattara, et "demandé un cessez-le-feu" à l'ONUCI. "Suite au bombardement, par les forces françaises, de certaines de nos positions et de certains points stratégiques de la ville d'Abidjan, nous avons, nous-mêmes, arrêté les combats et nous avons demandé au général commandant la force onusienne, (ONUCI), un cessez-le-feu", a dit le général. Ce cessez-le-feu doit permettre de "protéger les populations, les militaires, partant, la Garde républicaine commise à la sécurité du président de la République, le président de la République lui-même et sa famille, ainsi que les membres du gouvernement", a-t-il poursuivi. Le ministre des Affaires étrangères de Laurent Gbagbo, Alcide Djédjé, s'est réfugié chez l'ambassadeur de France, à Abidjan, a-t-on appris, mardi, auprès d'un haut diplomate. Ce plus proche conseiller de Laurent Gbagbo a quitté le bunker où est réfugié le président sortant, pour se rendre chez l'ambassadeur, précise-t-on de même source.

 http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/111768-laurent-gbagbo-negocie-les-conditions-de-son-depart



Tiré à part :

L'Onu prend position.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage la position de l'auteur mais doit être vu comme information

Dépôt d'un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'Onu, demandant au président sortant Laurent Gbagbo de céder la place à Ouattara.

Ce dernier a été élu lors des élections du 28 décembre dernier d'après la communauté internationale.

Si la résolution est votée, ce serait la première fois que le Conseil de sécurité demande formellement le départ de Laurent Gbagbo.

Jusqu'à présent, l'organisme s'est borné à reconnaître indirectement Alassane Ouattara.

Nouvelobs.com - AFP


eva R-sistons : Libye, Côte d'Ivoire... les guerres coloniales de l'Occident.

EXTRAIT

Actualité terrible, reflet du cynisme de l'Oligarchie militaro-financière anglo-saxonne qui ose se proclamer "Communauté internationale", en gommant tout ce qui ne lui ressemble pas ou ne lui est pas soumis.

En Côte d'Ivoire, Ouattara la marionnette de l'Occident et du FMI de Strauss-Kahn, a lancé l'opération de conquête de tout le pays, aux dépens de l'honnêteté électorale (fraudes multiples, avec l'aide des Français, des Américains - et des Israéliens, mais eux manoeuvrent toujours en coulisses) et au détriment de la moitié des citoyens qui a voté contre lui.  Résultat : Des exactions innombrables, tues par les Médias sauf rares exceptions (comme France24, par la bouche du Représentant des Droits de l'Homme à l'ONU). Et une guerre civile, de la moitié du pays contre l'autre. Bravo l'Occident anglo-saxon ! Partout où il intervient, il n'y a que ruines, divisions, scissions, guerres civiles, souffrances, désespoir, mort... Pauvres peuples floués, croyant avoir affaire à toute la Communauté internationale (alors qu'il ne s'agit que des Euro-atlantistes) et à une guerre juste, pour le Droit, alors qu'il s'agit d'une guerre impériale, coloniale (colonialisme français pas mort, en particulier), croyant aussi avoir affaire à une guerre morale, enfin, alors qu'en fait l'Occident place ses pions (comme Ouattara l'homme du .. FMI !) pour piller en toute impunité un continent, le saigner et saigner ses habitants au profit des multinationales anglo-saxonnes, européennes, israéliennes. On a un aperçu de cette politique avec Areva au Niger, où terres, populations et animaux sont contaminés par l'extraction de l'uranium pour le seul profit des magnats du nucléaire.

http://r-sistons.over-blog.com/

 

Lendoye André : Gbagbo et la démocratie.

27 Mars

 Face à des prises de positions de la quasi totalité des média et des "grands de ce monde", permettez que je m’exprime sur le processus démocratique en Côte d’Ivoire sur la base de mon analyse.
Rappel  
• 2000 : Election de Laurent Gbagbo ;  
• 2001:Organisation des élections locales sans la présence des organismes
internationaux. Lesdites élections ont été remportées par les partis
d’opposition d’alors (RDR d’ALASSANE, PDCI de Konan BEDIE) ; voir le
résultat sur le site http://french.peopledaily.com.cn/fr... (RDR d'ALASSANE 59
communes, PDCI de KONAN BEDIE 59 communes, FPI de Laurent GBAGBO 33 communes) ;
• 2002 : Une rébellion vient perturber le mandat de Laurent GBAGBO en exercice sans qu’aucune puissance étrangère n’intervienne ni ne condamne.
L’historique ci-dessus a pour but de vous démontrer que contrairement à ce qu’on dit, GBAGBO n’est pas un dictateur qui refuse le résultat des urnes parce qu’en 2001, il n’a pas refusé la victoire de l’opposition. Chose rare dans la majorité des états francophones où les oppositions frôlent à peine 10% à chaque élection (Gabon, Togo, Congo Brazaville, Burkina Faso).  
Je me pose la question de savoir pourquoi, dans un pays où la démocratie fonctionne, ALASSANE a introduit la rébellion. Oui la rébellion a assassiné les civils et les militaires, sans compter les viols de femmes et de jeunes filles. Je comprends mal pourquoi les démocraties établies en Europe, en Afrique et en Amérique n’ont pas déployé tous les moyens pour mettre un terme à la rébellion afin que triomphent les idéaux de démocratie.  
Pour ceux qui veulent faire le parallèle avec la Libye, je dis qu'ils sont de mauvaise foi car en Côte d'Ivoire, depuis 1990, il existe un multipartisme et une presse libre. Après l'arrivée de GBAGBO au pouvoir, aucun opposant ne s'est retrouvé en prison, la protection des journalistes est effective, les élections de 2001 étaient transparentes. Choses qu'on ne trouve pas en Libye de Kadhafi.  
Si on avait laissé fonctionner la démocratie par le désarment total de la rébellion, il n’est pas exclu que l’opposition pouvait aussi remporter les élections présidentielles de 2005 en Côte d'Ivoire au terme du mandat constitutionnel de M. Laurent GBAGBO.
Nous devons aussi reconnaître que M. GBAGBO a géré la crise de la rébellion avec beaucoup de sagesse. Il a accepté la voie du dialogue à celle des armes. Selon les rapports de bonne foi reconnus par les partisans de ALASSANE, M. GBAGBO a rempli toutes les exigences dans ce conflit au point d'accepter de nommer un rebelle (SORO) Premier Ministre.
Première question, pourquoi le minimum qui porte sur le désarmement a été refusé à la Côte d'Ivoire pour qu'elle retrouve son intégrité. Le plan anti Gbagbo était en marche et tout le monde peut le certifier au vue des documentaires diffusés sur les médias.
Deuxième question, le recomptage qui aurait permis aux personnes neutres et non ivoiriens de connaître la vérité a été refusé alors que c'est la solution qu'on a toujours utilisée aux différentes crises post électorales que nous avons connues (USA, HAITI, AFGANISTAN...).

Pourquoi refuser cette solution dans le cas de la Côte d'Ivoire ?
Je ne comprends pas que les âmes sensibles américaines, européennes et africaines soient silencieuses face à l’embargo sur les médicaments. Que de morts causées par la méchanceté ;  
Je trouve aussi inacceptable que les démocraties américaines, européennes et africaines ne demandent pas à M. ALASSANE de se démarquer des rebelles car il n’y a aucune compatibilité entre la rébellion et l’expression populaire. Quel exemple pour toutes les autres oppositions africaines qui trouveront que l'occident ne respecte que les oppositions armées. Ils me répondront que c'est par une opposition armée que SASSOU a pris le pouvoir au Congo contre un Président élu démocratiquement. L'UA, l'ONU et tous les donneurs de leçon n'ont pas demandé le retour à l'ordre constitutionnel ni envoyé une armée pour rétablir la démocratie.  
Je comprends que la soit disant communauté internationale est allée trop loin pour ne plus faire marche arrière. Ils ont condamné sans avoir vérifié alors pour une élection de sortie de crise, une autre attitude s'imposait.
L'Union Africaine, composée en grande partie de pays totalement ou partiellement liés à la France et à l'Union Européenne, soit pour le salaire des fonctionnaires, soit pour se maintenir au pouvoir, ne peut donner un avis crédible. La preuve est cette campagne faite par SARKOBAMA auprès des présidents du panel accompagnée d'annulations partielles ou totales de dettes.
Que faire ?  
La voix du dialogue est la plus appropriée. L'attitude radicale de M. ALASSANE n'est pas de nature à aider "son pays" à sortir de la crise. Nous sommes à un moment où chacun doit faire des sacrifices pour le bien du peuple.
S'asseoir sur la reconnaissance de la communauté internationale ou sur une éventuelle intervention militaire étrangère n'est pas responsable.  
Les exemples sont nombreux où ces éléments ne suffisent pas ; l'exemple de l'actuel Président Malgache Andry Rajoelina, non reconnu par l'UE et l'UA depuis plus de deux ans est toujours aux commande, le Président nord coréen isolé continue à gérer son pays (je ne dis pas que ce sont de bons exemples, je le dis pour démontrer qu'il vaut mieux aller vite au dialogue pour trouver des solutions acceptables pour tous)...  
D'autre part, la situation d'ALASSANE est beaucoup plus compliquée qu'on ne le croit. L'Union Africaine et le reste de la communauté internationale ayant reconnu au Conseil constitutionnel le droit d'investir le Président de la République de Côte d'Ivoire, ce qui veut dire que tant qu'il n'est pas investi, il n'est pas Président ; ça va durer combien de temps pour combien de morts, morts par balles et parce que les embargos empêchent les ivoiriens de se soigner et de tenir.
Permettez de dire que les révolutions en Tunisie et en Egypte n’ont pas eu besoin d’autant de soutien de la communauté internationale (embargos, fermetures de banques, pressions diplomatiques). D’autre part les oppositions n’étaient pas armées. L’arme n’est pas le bon moyen pour faire passer ses idées. Martin Luther, Gandhi, Mandela…n’ont pas pris les armes pour triompher.
Lendoye André

27 Mars


Gilbert Léonard : Les vérités cachées sur les massacres de civils.
Dans ses bandeaux d'information du 2 avril, LCI, ‘La Chaine de l'Info en continu’ écrit:

"Côte d'Ivoire: 330 morts à Duékoué dont 100 personnes tuées par des mercenaires pro-Gbagbo à Duékoué (ONU). "Plus de 800 personnes exécutées" dans cette ville depuis novembre (FIDH)" 
(et dans le bandeau qui suit juste après)
"Côte d'Ivoire: Les personnes tuées par les forces d'Alassane Ouattara, cette semaine à Duéloué dans l'Est du pays, étaient "des miliciens et non pas des civils" (porte parole)".

Dans ses bandeaux d'information du lendemain 3 avril, on peut lire:

"Côte d'Ivoire: 330 morts à Duékoué dont 100 personnes tuées par des mercenaires pro-Gbagbo à Duékoué (ONU). "1000 morts ou disparus au total dans cette ville selon l'ONG CARITAS." 
(et dans le bandeau qui suit juste après)
"Côte d'Ivoire: Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon demande à Alassane Ouattara de prendre des mesures contre ceux qui ont pris part au massacre de huit cent personnes à Duékoué."
Les Ivoiriens qui ont vu ces bandeaux ont vite compris le manque de professionnalisme avec lequel est traitée l'information sur leur pays en proie à la guerre civile.
Ils connaissent la ville de Duékoué à l'Ouest du pays, à moins de 100 km de la frontière avec le Libéria.
Mais une ville à l'Est du pays qui s'appelle Duéloué, ils ne connaissent pas.
En tout cas, ils ont tous compris que le massacre de Duékoué est l'œuvre des forces de celui qui est soutenu par ladite communauté internationale et qui accuse son adversaire de crimes contre l'Humanité.
Mais ce manque de professionnalisme flagrant de la part de journalistes Français est peut-être une façon pour eux de manifester leur désapprobation de la désinformation qu'on leur demande de véhiculer.
Car si l'on écoute ce qui est dit sur les autres chaines internationales, l'information est plus claire.
La chaîne britannique Sky News affiche dans son bandeau d'information du 3 avril:

"AFP: UN Chief Ban Ki-Moon demands Ouattara takes action against followers who massacred 800 people" (traduction AFP: le chef de l'ONU, Ban Ki-Moon demande à Alassane Ouattara de prendre des mesures contre ses partisans qui ont massacrés 800 personnes")

Sky News précise par ailleurs que "selon la Croix-Rouge, plus de 800 personnes ont été tuées en un seul massacre à Duékoué.
Où il apparaît que l'information est pourtant diffusée par l'AFP, Agence Française de Presse, et qu'elle est sans équivoque.
On notera aussi que le secrétaire général de l'ONU n'accuse pas Ouattara des crimes commis par ses partisans; ils lui demandent seulement de "prendre des mesures" contre ses partisans criminels. Il n'en est pas de même quand il s'agit de Laurent Gbagbo.
La correspondante de RDI, chaîne Canadienne du Réseau De l'Information rapporte que "l'ONU s'inquiète de violations graves dans l'Ouest du pays, de violations de droits de la personne commises par les forces pro-Ouattara, pas juste ces derniers jours, mais ces dernières semaines et ces derniers mois; on parle de massacres épouvantables de femmes enceintes et de bébés".
Le correspondant de la BBC à Duékoué rapporte qu'il y a des corps partout autour de lui.
La BBC rapporte que selon l'ONU, plus de 330 personnes ont été tuées à Duékoué quand les forces de Ouattara ont pris la ville et que la plupart l'ont été des mains des combattants partisans de Ouattara.
Pendant ce temps, les ressortissants des pays riches sont protégés par l'armée française, alors que les civils Ivoiriens des deux camps et les ressortissants des autres pays Africains sont contraints de fuir les zones de combats avec leurs propres moyens.
Les Africains comprendront que les pays colonialistes qui prétendent vouloir les aider ne sont interessés que par les ressources de l'Afrique: ressources du sol ou ressources humaines, tout au service du Colon.

3 avril 2011
Gilbert Léonard



Au jour le jour :

Horreur à Abobo: une pluie d`obus fait des dizaines de morts.

Au moins trente personnes ont été tuées par des tirs de mortier jeudi après-midi dans un quartier d`Abidjan, ont annoncé les autorités locales.
Ces tirs qui, selon des témoins, provenaient d`une base de la police paramilitaire dans un quartier pro-Ouattara, pourraient constituer des représailles suite à une attaque qui avait visé un peu plus tôt des policiers pro-Gbagbo.
Les tirs de mortier, effectués sans avertissement préalable, ont visé un marché situé devant les bureaux du maire à Abobo, un quartier contrôlé par des combattants fidèles à Alassane Ouattara. Quatre personnes ont été tuées sur le coup, a affirmé un responsable local.
Sur son stand, dans le marché, une vieille femme a perdu ses deux jambes, a raconté un témoin.
Plus tôt dans la journée, des combattants pro-Ouattara avaient tendu une embuscade autour d`un commissariat du quartier d`Adjamé à Abidjan. On ignorait si cette attaque avait fait des victimes.
Selon l`ONU, près de 400 personnes ont été tuées dans des violences provoquées par la contestation de la présidentielle de novembre. La communauté internationale a reconnu la victoire d`Alassane Ouattara, ce que conteste Laurent Gbagbo.

AP

18 mars

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6011


L'accès aux soins.

L'accès aux soins est également problématique. Dans l'ouest du pays, deux équipes de Médecins sans frontières (MSF) fournissent un soutien aux hôpitaux, désertés par une partie du personnel en raison des combats.

A Abidjan aussi l'offre de soins fait défaut. "Les structures de santé ont beaucoup de mal à fonctionner, remarque Laurent Sury, responsable adjoint des urgences à MSF. L'embargo imposé par la communauté internationale complique l'approvisionnement des structures publiques et privées en matériel médical et en médicaments." 

Dans un hôpital dans le sud d'Abobo, le seul encore en fonction sur les six que compte Abidjan, les médecins français de MSF qui prennent en charge les blessés envisagent d'étendre leurs activités. "On veut ouvrir des consultations aux soins courants, aux femmes enceintes, aux maladies infantiles, aux maladies chroniques", affirme Laurent Sury.

Les inquiétudes des ONG grandissent à mesure que s'intensifie la crise. La crise humanitaire qui touche la Côte d'Ivoire pourrait bien s'aggraver : "La situation alimentaire risque de se détériorer avec la baisse de la production agricole", craint Laurent Sury.

Emilie Cailleau

LEMONDE.FR | 24.03. 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/03/24/cote-d-ivoire-abidjan-est-en-train-de-se-vider-de-ses-habitants_1497201_3212.html


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