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14/04/2011

n° 12 - Journal de Côte d'Ivoire - 06-04 au 14-04- :- Fin- Les soldats français en Côte d'Ivoire... pour la « bonne cause » ?-

n° 12 -  Journal de Côte d'Ivoire  -  06-04 au 14-04- :- Fin-  Les soldats français en Côte d'Ivoire... pour la « bonne cause » ?-


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

n°12                              06-04 au 14-04

 

   C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne.:

                    Nos informations sont également le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

 5  Dossier

5-4 A. Mbog Pibasso: La France en ses terres conquises d’Afrique

5-5 Yahia Gouasmi : De la Libye à la Côte d'Ivoire, la colonisation française continue !

5-6 Olivier Mukuna : Côte d’Ivoire: l’hiver colonial.

5-7 « La raison du plus fort est toujours la meilleure » ?

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

6-1 Jean Jacques Dikongue : Au nom de quel principe la France agit en Côte d'ivoire, messieurs les intellectuels africains?

6-2 Côte d’Ivoire : déclaration de l’URCF   

6-3 Survie : La guerre et l’ingérence militaire soulignent et aggravent l’échec de l’ONU et de la France.

6-4 Le Post : Le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud condamne l’attaque de l’ONU contre Laurent Gbagbo en Côte-d’Ivoire. 

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Maurice TCHASSO : Ces documents qui accablent la France.

7-2 L'arrestation de Gbagbo marque la fin du conflit politique,

7-3eva R-sistons : Côte d'Ivoire offerte à l'Occident Anglo-Saxon.


5-5 Yahia Gouasmi : De la Libye à la Côte d'Ivoire, la colonisation française continue !

 Afghanistan, Libye, Côte d'Ivoire... Quelle sera ma prochaine mission ?
Désormais, la France est en guerre contre et dans trois pays : l’Afghanistan, la Libye et la Côte d’Ivoire. Le premier pays, l’Afghanistan, est musulman et situé en Asie. Le second, la Libye, est aussi musulman et situé au Maghreb. Quant au dernier, la Côte d’Ivoire, il est chrétien et musulman et situé en Afrique. Ces trois nations ont été colonisées ou agressées, autrefois, par des puissances occidentales. De plus, elles possèdent des matières premières ou occupent un emplacement stratégique.
La dernière agression française concerne la Côte d’Ivoire. Profitant d’un désordre auquel elle a grandement contribué, la France intervient militairement pour chasser un président qui prétend avoir été régulièrement élu. Nous ne voulons pas intervenir dans les affaires intérieures de ce pays, mais nous devons constater que le candidat dit démocrate et « vainqueur » des élections, est aussi un ancien haut fonctionnaire du FMI, soutenu par Obama et par Sarkozy. Avec de tels parrainages, on comprend que beaucoup d’Ivoiriens et d’anti-impérialistes dans le monde aient plus que des doutes ! La vérité est toute simple, la Côte d’Ivoire est un des principaux producteurs de cacao et occupe une place stratégique dans le Golfe de Guinée, riche en pétrole off-shore. On comprend, de suite, que la question des droits de l’homme et de la démocratie est tout à fait secondaire.
En Libye, la France de Sarkozy-Lévy a été, avec la Grande-Bretagne, la principale instigatrice de l’agression, pour le compte de l’USraël et d’Obama. La situation semble se diriger vers une intervention terrestre qui a déjà commencé, avec la présence de nombreux agents américains et occidentaux auprès des insurgés. La seule question qui reste à trancher est de savoir qui, des Américains ou de leurs alliés, va partir en premier, en débarquant sur le sol libyen et affronter les troupes loyalistes. L’enjeu de la guerre contre la Libye n’est pas seulement le pétrole, c’est aussi tout le remodelage du Sahara et du Sahel, riches en matières premières. En attendant, la Libye risque fort de connaître un sort semblable à celui de l’Irak ou de la Somalie : occupation, morcellement territorial, conflits ethniques ou tribaux, soigneusement entretenus par les puissances occupantes.
Tout cela rappelle la politique de la canonnière des siècles passés.
Nous remarquons que les forces en présence sont les mêmes que celles qui se sont partagées l’Afrique, le monde arabe et l’Asie à la fin du XIXème siècle !  C’est la même guerre qui continue, ou plutôt qui n’a jamais cessé. Et, à nouveau, cette politique brutale se masque derrière des raisons humanitaires !  Avant ils prétendaient apporter la civilisation, aujourd’hui la démocratie et les droits de l’homme !
Une question vient à l’esprit : pourquoi la France accepte-t-elle de jouer un tel rôle ? Qu’est-ce qui a changé dans ce pays, depuis le refus de M. Chirac et de M. de Villepin d’entraîner notre pays dans la guerre de Bush contre l’Irak ? Tout simplement, avec la venue de Sarkozy à l’Elysée, l’arrivée au pouvoir de tout le lobby américano-sioniste. On a fait réintégrer la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN, toute notre politique est alignée sur celles de Tel-Aviv et de Washington et c’est Bernard-Henri Lévy qui décide et commente la politique étrangère de la France sur les plateaux de télévision ! 
Voilà où nous en sommes : un sioniste mondain décide de la vie et de la mort des soldats français, et nous entraîne dans des guerres qui sont celles d’Israël et des États-Unis (ses deux vraies patries) et non pas celle des Français.
En France, il faut que tous les Africains soucieux de l’indépendance et de la dignité de leur continent, comprennent que les deux agressions (en Libye et en Côte d’Ivoire) ne se produisent pas en même temps, par le seul fait du hasard. Il y a un lien, une logique entre toutes ces agressions. Ce sont les mêmes forces, les mêmes intérêts, les mêmes lobbies qui en sont la cause. C’est l’USraël et une Europe soumise qui veulent continuer à dominer le monde, un monde qui leur échappe, de plus en plus. Les révolutions qui ébranlent actuellement les pays arabo-musulmans vont trouver nécessairement leur prolongement dans les pays africains, les mêmes causes produisant les mêmes effets. La géographie et l’histoire ont voulu que le Libye soit le trait d’union entre ces deux mondes. Il n’y a donc pas de hasard si la Libye et la Côte d’Ivoire sont attaquées en même temps, ce ne sont que les deux facettes d’un même combat mené contre la même domination.

Yahia Gouasmi (Président du Parti Anti Sioniste)
 6 avril

Source : P.A.S.


5-6 Olivier Mukuna : Côte d’Ivoire: l’hiver colonial

Après une semaine de bombardements sur Abidjan et le massacre de milliers de civils, l’État français a capturé Laurent Gbagbo. L'objectif est immuable : contrôler ce pays pétrolier par l'imposition d'une pseudo-démocratie acquise à la spoliation de son riche sous-sol au profit de l'Occident. Se cachant derrière des Nations-Unies à la solde des USA, le shérif français a revalidé un vieux concept nord-américain : la démocratie s'impose de l'extérieur. A coups de trucages électoraux, de propagande médiatique et de missiles dernier cri ! Par ses crimes de guerre en Afrique, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l'Histoire. Comme une puissance coloniale névrosée qui s'accroche « à son rang », en écrasant dans le sang toute velléité d'indépendance ...

Il y a presque un an, la Belgique et la France commémoraient le cinquantenaire des « indépendances » africaines. Le géant Congo-Kinshasa était officiellement à la fête chez les Belges ; 17 pays d'Afrique du Nord et de l'Ouest, chez les Français. En ce triste jubilé, l'omission politique des-vérités-qui-dérangent étaient bien sûr de rigueur. Suivie des habituels mensonges servis au dessert : « Il y a en Afrique toutes les formes de gouvernement. La France n'a pas pour vocation de s'ingérer dans les affaires locales ; elle travaille avec les gouvernements reconnus (...) La relation entre la France et l'Afrique ne serait jamais banale, mais elle est en train de devenir normale » (1) ... Tenus en février dernier par l'ex-ministre UMP Jacques Toubon, ces propos confirment l'ampleur de la déconnexion du personnel politique françafricain. Des mots ubuesques émis tandis que la crise électorale ivoirienne battait son plein, que l’État français - lourdement impliqué dans la partition de ce pays d'Afrique de l’Ouest depuis 2002 - réaffirmait son soutien à Allassane Ouattara et que Sarkozy jouait, sur la scène européenne, le barde des sanctions économiques contre Laurent Gbagbo. En termes de « vocation à ne pas s'ingérer », on allait voir pire et beaucoup plus sanglant.

Cadrage médiatique mensonger

Après trois mois d'intox et d'omissions diverses martelées par les médias-aux-ordres, l'ennemi des espoirs démocratiques africains (2) lançait ouvertement son pays dans une guerre contre la Côte d'Ivoire. Finies les ruses, manœuvres et cachotteries de couloirs : l'agent franco-américain Ouattara risquait de perdre la partie. Comme tous ses prédécesseurs dès qu'il s'agit d'Afrique, Sarkozy s'est également assis sur les prérogatives de son gouvernement et celles des députés de l'Assemblée Nationale.

Premier acte : réarmer et conseiller la rébellion du nord pro-Ouattara afin qu'elle attaque la capitale économique Abidjan. Objectif : renverser par les armes Laurent Gbagbo, président reconnu par le Conseil constitutionnel. La plus haute juridiction ivoirienne inlassablement dépeinte comme un « collectif sous influence » par quelques puissances « démocratiques » d'Occident, autoproclamées « Communauté internationale ». Contrastant avec les médiasmenteurs payés pour minimiser ou absoudre le rôle colonial de la France, l'indépendant Canard enchaîné lâchait le 6 avril : « Selon plusieurs témoignages d'officiers supérieurs au « Canard », la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L'un d'eux, proche de l’Élysée, se félicite de 'notre efficacité dans l'organisation de la descente sur Abidjan'. Il est vrai qu'en moins de quatre jours les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie  : 'On a fourni des conseils tactiques aux FRCI', mais aussi 'des munitions et des Famas' (fusils d'assaut) » (3).

Deuxième acte : les forces française Licorne - dont l'une des spécialités est de tirer sur des civils désarmés (4) - enchaînait avec le bombardement continu de sites stratégiques d'Abidjan dont la résidence présidentielle. A proximité de laquelle s'était rassemble un millier de civils. Bilan provisoire : plus de 2500 morts (civils et militaires) dans la seule nuit du 4 au 5 avril. Un chiffre qui n'est toujours pas mentionné, repris ou contesté par les médias français. Si « les combats font rage  », il semble « surhumain » d'établir une estimation du nombre de victimes dues aux bombardements français ... A cette nouvelle boucherie made in France s'ajoute celle de Duékoué, commise par la rébellion pro-Ouattara (réarmée par la France). Près d'un millier de victimes abattues ou découpées à la machette. Sans compter le nombre indéterminé de cadavres dans les zones occupées par les rebelles et la force Licorne ; le pillage des banques et du cacao ivoiriens par la force Licorne, etc.

Troisième acte : l'arrestation de Laurent et Simone Gbagbo. Les bombardements préalables ont permis de perforer le bunker présidentiel. Une trentaine de chars encerclent ensuite la résidence présidentielle pendant que trois hélicoptères assurent la couverture aérienne de l’opération. La garde présidentielle décide de se rendre. Les forces spéciales de Sarkozy défoncent le portail de la résidence, arrêtent Gbagbo et le livrent aux rebelles pro-Ouattara. Histoire de tenter d'accréditer une énième mascarade de « non-ingérence française » ...

En s'éloignant des charlatans de « l'intervention humanitaire » et autres « protecteurs des populations civiles », une double question s'impose. Pourquoi cette agression coloniale et pour défendre quels intérêts ? Cette interrogation cruciale bénéficiera-t-elle enfin d'une saine confrontation d'arguments dans les médias occidentaux ?

Les démocrates à temps partiel

Suite à la proclamation des résultats électoraux définitifs par le Conseil constitutionnel ivoirien, le récit médiatique européen de la crise africaine a soulevé une débauche de « complexité ». « Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale » est empêché d'exercer ses fonctions par le « président sortant Laurent Gbagbo qui s'accroche au pouvoir  ». Le « bon » démocrate du FMI contre le « mauvais » tyran d'Abidjan. Cette habituelle diabolisation justifiant l'impérialisme guerrier contredit le discours selon lequel la Côte d'Ivoire demeure un pays souverain et ses Institutions, légitimes. Tout le problème est là. Ajouté au péché originel de toutes les parties d'avoir entériné un processus électoral bancal sans désarmement préalable de la rébellion nordiste. Pour autant, même dans ces funestes conditions, les deux candidats à la présidence ivoirienne ne se sont pas soumis au suffrage d'une pseudo-communauté internationale, mais bien à celui des Ivoiriens et de leur Institutions ...

Lorsque le Conseil constitutionnel n'a pas reconnu Alassane Ouattara comme président, en démocrate cohérent, le candidat malheureux devait se retirer. Son parrain Sarkozy, qui avait lui-même souligné le rôle décisif du Conseil constitutionnel (5), aurait dû, en démocrate cohérent, reconnaître la victoire de Laurent Gbagbo. Enfin, l'ONUCI ne pouvait faillir à son devoir d'impartialité au bénéfice d'Alassane Ouattarra. Mais dès qu'il s'agit de contrôler les richesses de la Côte d'Ivoire, tout ce « beau monde » n'est plus démocrate et retrouve ses pulsions coloniales. Donnant libre cours aux coups tordus, à la propagande et à l'agression militaire d'un pays membre des Nations-Unies. Peu importe qu'en 2000, aux États-Unis, une crise électorale quasiment similaire a conduit la Cour suprême américaine à trancher en faveur de Georges W. Bush. Le candidat malheureux, Al Gore, comme le reste de la planète, se sont incliné. Par souci démocratique pour le premier et parce qu'aucun pays - encore moins l'ONU ! - n'envisagerait de s'ingérer dans les affaires intérieures de la première puissance militaire mondiale.

La crise ivoirienne et l'historique résistance de Laurent Gbagbo ont rendu limpide la détermination criminelle de ce colonialisme prédateur occidental en Afrique. Au-delà des discours et des fêtes hypocrites aux pseudo-indépendances, chacun a pu constater que les règles de souveraineté démocratique sont réservées aux seuls pays occidentaux, riches et surarmés. Et les USA d'Obama veillent au statut quo ! Avec le développement des bases militaires de l'Africom, tandis que les armées françaises se chargeront de bombarder les chefs d’États africains aux velléités d'indépendance.

Des évidences à ce point omniprésentes sur le net que deux médias traditionnels français, LCI et BFM, ont fini par interroger certains analystes et politiques contredisant l'étouffante propagande. Tel l'africaniste Michel Galy qui déclare sur LCI : « Alassane Ouattara est lié depuis 2002 à cette rébellion qui a pris les deux tiers pays et qui instaure un système de racket, de violences continues. Oui, il s'agit d'un régime de la terreur qui prouve, à mon sens, que les élections n'y sont pas valables » (6). En soulignant l'incontestable fraude électorale massive commise au nord, Galy torpille la propagande médiatique décrivant un président injustement floué d'une « victoire démocratique  » par un « dictateur qui s'accroche au pouvoir »
L'émancipation ou l'asservissement

Sur le « rôle ambigu de la France » dans l'arrestation de Laurent Gbagbo, l'ex-délégué à l'Afrique du PS, Guy Labertit tord aussi le cou aux complaisances journalistiques : « Il n'y a hélas aucune ambiguïté : ce sont les rafales des hélicoptères Licorne qui ont mis à mal le portail de la résidence et ce sont des chars français qui sont entrés dans la Résidence. Le général qui a remis son arme, en signe de réédition, l'a remis à un Français de la force Licorne. Donc, il n'y a aucune ambiguïté : ce sont bien les éléments de la Force Licorne qui sont allés chercher M. Gbagbo pour le remettre aux force de M. Ouattara ».

Et le socialiste français d'offrir une lecture chronologique longtemps absente d'antenne concernant le « tyran  » Gbagbo : « Depuis que M. Gbagbo a été élu en 2000, il n'a cessé d'être déstabilisé. Il faut savoir que ceux qui l'emportent aujourd'hui sont ceux qui ont organisé le coup d’État en 2002 et je crois que ceux qui ont pris les armes sont ceux qui ont eu besoin de la France pour aller chercher M. Gbagbo. J'ajoute que si Laurent Gbagbo n'a pas bougé depuis le mois de décembre, c'est parce que ces élections ont été truquées au nord (du pays) et il a raison de dire qu'il n'a pas perdu ces élections. Mais ça, c'est l'Histoire qui le montrera  ». (7)

Hormis un éternel catalogue d'injonctions pénalisantes ou des bombes sur la gueule en cas d'opposition, que peut encore attendre l'Afrique des puissances occidentales (France, UE, USA et ONU) ? Après le hold-up électoral ivoirien ; après ces milliers de civils bombardés et ces nettoyages ethniques encouragés ; après l'humiliante arrestation des époux Gbagbo faisant le tour du monde. Images qui - pour tout africain indépendamment de ses convictions - présente d'horribles similitudes avec celles de l'arrestation de Patrice Lumumba au Congo, il y a un demi-siècle ... Héritière peu repentante de la Traite négrière, actrice d'un interminable colonialisme, assumé ou masqué, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l'Histoire. Et poursuit avec morgue ses mystifications et ses massacres rentables afin de conserver la rente de pillage de son « pré carré ».

Le retour « décomplexé » de l'impérialisme français, avec son maître nord-américain en embuscade, place les Ivoiriens et les populations d'Afrique face à un devoir de lucidité. Avec pour horizon, une seule alternative au regard de siècles d'Histoire. L'émancipation par tous les moyens nécessaires ou la perpétuation d'un asservissement modernisé ? Pour celles et ceux qui aspirent à l'accession d'une indépendance démocratique, garante d'un développement et d'une prospérité économiques, il n' y a plus 36 échappatoires ! Mais un seul chemin. Sur lequel se scande un mot d'ordre révolutionnaire forgé par le peuple tunisien : « Sarkozy, Obama, Ouattara, dégagez d'Afrique ! ».

RFI, 1er février 2011 - http://www.rfi.fr/emission/20110201-jacques-toubon-organisateur-france-commemoration-cinquantenaire-independances-afri

http://www.michelcollon.info/Sarkozy-l-ennemi-des-espoirs.html

Le Canard Enchaîné, 6 avril 2011

http://survie.org/billets-d-afrique/2010/193-juillet-2010/article/cote-d-ivoire-une-histoire

http://www.elysee.fr/president/les-actualites/communiques-de-presse/2010/novembre/cote-d-ivoire-elections-presidentielles.10142.html?search=C&ocirc ;te+d%27Ivoire&xtmc=&xcr=

http://www.youtube.com/watch?v=rImok5GwjVI

http://www.wat.tv/video/ouattara-sang-sur-mains-dominique-3lldf_2hpbt_.html

Olivier Mukuna

12 avril 2011

Source : michelcollon.info


5-7 « La raison du plus fort est toujours la meilleure » ?

Nous, citoyens de par le monde, attachés à la Paix et au Respect mutuel entre les peules, prenons date ce lundi 04 avril 2011 sur la gravité de la situation en Côte d’Ivoire avec l’immixtion ouverte de la France en guerre aux côtés des rebelles pro-Ouattara. Les images du ciel d’Abidjan illuminé par les bombardements de l’armée française confirment l’adage selon lequel « la raison du plus fort est toujours la meilleure » et nous ramènent dangereusement aux temps des croisades et autres expéditions coloniales.

Combien de massacres de peuples faut-il à ceux qui veulent s’accaparer cyniquement les richesses du monde pour arriver à leurs fins? Les forces armées françaises doublant au passage les forces de l’ONU en Côte d’Ivoire (ONUCI) viennent d’ouvrir la voie à de grands massacres à Abidjan et sur toute l’étendue du territoire. Elles prennent une très grande responsabilité devant l’Histoire.

En Afrique, les camps militaires sont pour la plupart situés en pleine ville et constituent des lieux de vie familiale et sociale, abritant aussi bien des soldats que leurs épouses et leurs enfants. Bombarder ces camps comme c’est le cas aujourd’hui à Abidjan revient à massacrer des civils !
Alors, est-ce bien la mission de Paix qui justifie la présence de l’ONUCI et des forces françaises (Licorne) en Côte d’Ivoire ?

Nous l’avions dit et répété, la solution en Côte d’Ivoire n’était pas militaire. Personne n’est dupe, si ce n’est pour des raisons inavouées, une solution politique était bien possible.

Comme toujours, vient maintenant le temps où ceux qui auront militairement pris le dessus feront leur information qui fait du perdant le responsable des massacres d’hier et de demain. Mais, tôt ou tard, comme pour le Rwanda hier et la Côte d’Ivoire aujourd’hui, les vrais responsables du génocide et des massacres d’Africains auront à rendre compte au tribunal de l’Histoire.

Citoyens du monde épris de Justice et de Paix, solidaires de la Côte d’Ivoire, si vous le désirez, vous pouvez signer cette pétition contre cette invasion sanguinaire d’un pays souverain et pour le soutien moral au Peuple Ivoirien meurtri.
Personne ne pourra dire demain « je ne savais pas ».

Fait à Paris, le 04 avril 2011
La Plateforme Panafricaine.

En cas d'accord, veuillez nous indiquer par retour de mail :
- Nom et Prénom
- Ville de résidence
- Pays de résidence

Contact de retour de signature : ppanafricaine@gmail.com

Source : GHS



6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

6-1 Jean Jacques Dikongue : Au nom de quel principe la France agit en Côte d'ivoire, messieurs les intellectuels africains?

En langage moderne, ceux qui en ont l’expertise nous parle de géostratégie, de géopolitique et tous les autres concepts dont le but final qu’on veuille l’admettre ou pas, est l’occupation de l’espace géographique, quitte à ne plus respecter les principes de souveraineté des peuples à disposer d’eux-mêmes. On explique ainsi l’intense activité occidentale sur la planète, dont la vitrine hier était la civilisation et aujourd’hui remplacée par la démocratie par tous les ‘moyens’, par un besoin énergétique pour assurer sa survie. C’est sans doute ce qui fait aussi dire avec toute la véracité et la justesse du propos au professeur Théophile Obenga, la chose suivante :" Dominer, coloniser, détruire, tel est le destin de l’Occident...."
On pourrait se refugier derrière tous les mots savants que l’on voudrait, développer de grandes théories comme certains africains savent le faire, tout ceci, pour nous autres qui n’avons ni l’étoffe encore moins la prétention de nous couvrir du sceau du mot intellectuel, n’est rien d’autre qu’une idéologie de fonctionnement. Une espèce de cahier de charges qui guide, oriente et détermine l’action de l’occident. Et ils la respectent à la lettre, car même si dans la forme elle subit changements, le fond reste immuable. Ce n’est pas, et je vois le prévisible et sempiternel contre-argument, refuser de voir la responsabilité des africains dans certains aspects de l’état actuel dans lequel se trouvent certains pays. La situation de l’Afrique aussi grande ou minime soit la responsabilité des africains, n’autorise en rien une ingérence étrangère fut-elle la France coutumière du fait. Et je rappelle à ceux là que, plus que quiconque, je suis de ceux qui défendent et pensent, comme le dit bien Achille Mbémbé que :’’L’Afrique se sauvera par ses propres forces ou elle périra. Personne ne la sauvera à sa place, et c’est bien ainsi.’’. Mais pour autant, je ne me soumettrai pas à l’idéologie de la pensée unique, pour défendre l’indéfendable. Cette France là est indéfendable.

 

Une perception qui semble beaucoup échapper à l’africain ‘intellectualisé’. Celui là qui croit que tout part du présent ou parfois de rien pour expliquer le présent ; celui qui refuse toute référence au passé et à l’histoire pour une meilleure compréhension de l’actualité. Celui qui est dans l’autoflagellation non pas par rigueur intellectuelle comme il le prétend et s’autoregarde ; mais parce qu’il se refuse à la perte du pseudo confort que lui confèrent ses théories. Ces théories qui évitent toute prise de risques et lui garantissent le mirage d’une reconnaissance derrière laquelle il court. Une posture de poltron comme la définissait encore une des victimes de cette idéologie qu’il (l’intellectualisé africain) se garde bien de critiquer, Thomas Sankara : "L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère... "

Un appel à l’assassinat de Laurent Gbagbo comme ce fut avec Saddam Hussein
Comme l’a fait son prédécesseur Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ne déroge pas à la règle du respect scrupuleux de la matrice de survie de la France. Ses multiples injonctions à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir et l’appel masqué à l’assassinat de ce dernier par Alain Juppé par cette formule :’’Gbagbo vit ses derniers jours de chef d'État’’ doivent au moins conduire l’intellectualisé africain à poser deux questions qui paraissent fondamentales :

1- Au nom de quel principe la France se permet-elle de s’immiscer dans les affaires de la Côte d’Ivoire et assassiner les ivoiriens comme cela a été le cas en 2004 pour ne pas remonter plus loin ?

2- La Côte d’Ivoire n’est-elle pas libre et souveraine pour régler ses problèmes de démocratie ? La France a-t-elle reçu l’invitation des Ivoiriens à venir les délivrer du ‘mal’ Gbagbo ?

Ce questionnement simple, qui ne trouve même pas réponse satisfaisante auprès des artifices que l’occident lui-même a mis en place, l’intellectualisé africain à peine à se confronter à lui. Non pas par paresse puisqu’il se dit plus intellectuel que le reste, mais par une couardise inculquée, digérée et intégrée qu’il a reçue de cette idéologie ; mais aussi et surtout pour se garantir le confort que procure une telle posture face à l’idéologie qui détruit pourtant les siens auxquels il s’identifie selon que…Mais l’appel du matériel est au dessus de l’intégrité.

Nous disions que l’idéologie peut varier dans sa forme, mais elle ne change en rien dans sa quintessence. Hier sa substance moelleuse étaient la religion et la civilisation, aujourd’hui ce sont la démocratie et la haine des autres pour l’occident. D’ailleurs René Guénon l’explique très bien ces termes : ’’Quelques uns parlent aujourd'hui de défense de l'occident, ce qui est vraiment singulier, alors que, c'est lui qui menace de tout submerger et d'entrainer l'humanité entière dans le tourbillon de son activité désordonnée’’
Cet occident porteur des valeurs universelles. On se demande encore aujourd’hui à l’aune de ce qui se passe en Lybie, en Côte d’Ivoire etc. quelles sont-elles ces valeurs ? Celles d’aller assassiner les peuples comme la lecture de son histoire le montre si bien ?

De la bonne parole que l’on transportait sous les tuniques religieuses, on assiste aux structures dites mondiales et pour certaines structurellement invisibles, mais fonctionnellement, des instruments d’avilissement et d’humiliation des africains comme le TPI. Peut-on expliquer pourquoi tous les commanditaires des crimes en Irak et de l’assassinat de Saddam Hussein n’y sont pas traduits, par exemple…Les crimes en Palestine et les nombreux non respect des résolutions de l’état hébreux par exemple….
Des subterfuges comme la très fameuse ’’Communauté Internationale’’ que personne ne peut définir à part ses seuls fondateurs..Mais dont le rôle est de préserver la bonne marche des intérêts idéologiques occidentaux.et protéger ses exactions à travers le monde.
Les africains dans la grande majorité, n’ont pas une vision christique de la politique…Loin s’en faut. Et par conséquent sont pour cette même grande majorité, assez matures pour régler les problèmes liés à leurs dirigeants, si, une fois plus, ils ne sont pas empêchés par ceux là mêmes qui s’invitent à leurs débats internes. Ce déni de maturité des africains par les occidentaux qui est une astuce pour s’inviter et commettre des forfaits crapuleux sur les populations africaines participe de la même logique ; celle de piller, de détruire sous le sceau des principes d’humanisme. Si les Ivoiriens n’avaient plus besoin de Laurent Gbagbo ou les libyens de Kadhafi, ils les feraient partir sans quelconque intervention étrangère et encore moins française. Les haines coalisées de l’occident sur les personnes de Laurent Gbagbo et de Kadhafi ne répondent en rien aux aspirations des africains et ne sont pas encore un signe de l’honnêteté et de la véracité d’une civilisation qui est incapable de respect des principes et de partage, une civilisation incapable de cohabiter avec les autres. Une civilisation, poursuit René Guénon :’’Une civilisation qui ne reconnaît aucun principe supérieur, qui n'est même fondée en réalité que sur une négation des principes, est par là même dépourvue de tout moyen d'entente avec les autres, car cette entente, pour être vraiment profonde et efficace ne peut s'établir que par en haut, c'est-à-dire précisément par ce qui manque à cette civilisation anormale et déviée ’’. Comment peut-on être capable d’aller donner, d’offrir ce que l’on n’a pas ?

Se servir des arguments fallacieux, surannés comme la protection des peuples pour semer la désolation et le chaos en côte d’Ivoire, en Libye ou ailleurs est une grosse injure que l’idéologie occidentale vient une fois de plus infliger aux africains avec comme toujours, quelques ‘théoriciens’ parmi ces derniers chez qui l’autoflagellation est devenue une nature plus qu’une habitude, pour expliquer à ceux qui s’insurgent non pas contre le fait que les populations africaines décrient, rappelons-le, les maux que connaissent toutes les sociétés humaines que l’on soit d’Afrique, d’Europe ou d’ailleurs avec leurs dirigeants ; mais une ingérence étrangère qui ne relève d’aucun autre principe que celui de la destruction et du refus de liberté aux peuples africains. Il aurait été maladroit mais surtout incomplet de conclure sans rappeler cette mise en garde que le vrai intellectuel africain, pas celui qui se contentait de l’autoflagellation, mais celui qui prenait des risques, les vrais, lançait contre cette poltronnerie et traitrise de certains africains tout en avertissant du comportement des Nicolas Sarkozy et ses coalisés contre l’Afrique, en d’autres termes sur l’idéologie occidentale
.

Jean Jacques Dikongue –

05/04/2011

 http://www.journalducameroun.com/article.php?aid=8548


6-2 Côte d’Ivoire : déclaration de l’URCF   

Non à l’aventurisme de l’impérialisme français !

Le gouvernement de Sarkozy, avec la complicité et le soutien des forces politiques institutionnelles du PCF à l’UMP, vient de lancer de nouvelles opérations de guerre, cette fois en Côte d’Ivoire.

C’est la deuxième agression contre un pays d’Afrique en quelques jours, c’est la troisième guerre où est impliqué l’impérialisme français ! Alors que le gouvernement et ses relais médiatiques nous répètent tous les jours que l’on ne peut payer les retraites, que les frais de santé sont trop élevés, que les déficits publics sont abyssaux, qu’il faut réduire le nombre de fonctionnaires, les budgets sociaux et de l’Education nationale, ce sont des milliards d’euros qui sont dilapidés pour imposer des régimes néocoloniaux, quelles que soient les couvertures utilisées !

En Côte d’Ivoire, depuis le renversement des marionnettes héritières d’Houphouët-Boigny, la Françafrique ne rêvait que de se réinstaller. C’est provisoirement chose faite, et l’ordre règne : l’homme du FMI et la Banque Mondiale, Ouatarra, est en place ! On soulignera pour les pleureurs défendant les pseudos Droits de l’homme, le rôle joué par l’assassin du Président Sankara, Blaise Compraoré, qui occupe la Présidence du Burkina-Faso, comme soutien logistique de Ouatarra.

Au-delà des éléments factuels, l’URCF appelle les travailleurs, les démocrates, les partisans de la paix, à la plus grande vigilance dans une situation internationale marquée par une dégradation inquiétante : l’agressivité accrue de l’impérialisme français, celle des Etats-Unis et de la Grande Bretagne, témoignent à la fois de l’exacerbation des contradictions entre puissances impérialistes pour un repartage du monde dans les conditions d’aujourd’hui, et en même temps de leur volonté de maintenir les peuples sous leur domination exclusive. Les menaces pèsent sur la Syrie comme sur l’Iran, sur Cuba comme sur le Venezuela et sur la République Populaire et Démocratique de Corée.

Au même moment, les dirigeants sionistes israéliens continuent leur génocide-colonisation du peuple palestinien, avec la complicité complète des mêmes puissances occidentales, au mépris des décisions internationales.

L’ONU est instrumentalisée pour en faire le cadre acceptable des guerres néocoloniales, parachevant le démantèlement des dispositifs nés de la victoire des peuples contre le fascisme en 1945, et marqués alors par la puissance de l’Union Soviétique et des forces de la Résistance Internationale. C’est la victoire de la contre-révolution en URSS qui est la cause de la situation actuelle, le capitalisme impérialiste n’ayant plus de force face à lui qui l’oblige à contenir sa tendance à résoudre les problèmes par la guerre. La bataille pour mettre en échec la marche à la guerre et les agressions contre les peuples qui veulent décider de leurs propres affaires, doit donc s’amplifier ; mais pour ce faire, il est nécessaire que mûrisse la conscience que la bataille pour la paix est inséparable du combat contre le capitalisme et pour la victoire du socialisme.

L’URCF exige le retrait immédiat et inconditionnel des troupes françaises de Côte d’Ivoire comme des autres pays d’Afrique, l’arrêt de l’agression aérienne contre la Libye et le retrait des troupes françaises d’Afghanistan. Elle appelle ses militants et ses sympathisants à organiser partout des initiatives publiques, à s’associer à ceux et celles dont les préoccupations convergent avec les siennes, à susciter le débat en particulier dans le mouvement syndical, pour dénoncer la politique belliciste du gouvernement Sarkozy et de ses complices du PS comme de la soi-disant gauche de la gauche qui s’aligne dans l’union sacrée.

L’URCF,

6 avril 2011


6-3 Survie : La guerre et l’ingérence militaire soulignent et aggravent l’échec de l’ONU et de la France.

Survie condamne fermement les agissements belliqueux dont l’ONU et les autorités françaises font preuve en Côte d’Ivoire et rappelle les manquements des prétendus « médiateurs » du conflit, qui ont laissé prévaloir le règne de la violence et de l’impunité.

La France et l’ONU ont finalement décidé d’intervenir directement dans le conflit ivoirien. Le scénario qui se joue en Côte d’Ivoire est un des pires qui pouvait avoir lieu. Il n’est pas possible de croire à cette heure que cette intervention armée onusienne et française, dont le seul but sera de remplacer un président contesté par un autre légitimé dans le sang, résoudra durablement la crise ivoirienne. Tous les protagonistes de cette crise, à commencer par les clans politiques et militaires qui s’affrontent depuis 10 ans pour le pouvoir sont responsables de cet enlisement et de la dérive criminelle qui s’accentue aujourd’hui. Mais les prétendus « médiateurs » du conflit ne sont pas en reste.

Les graves manquements de l’ONU

Le mandat de « protection des civils ivoiriens » et d’ « interdiction des armes lourdes » brandi avec opportunisme par l’ONUCI pour intervenir militairement à Abidjan ne peut faire oublier les graves manquements dont ces mêmes forces ont fait preuve, incapables de prévenir ou d’arrêter les massacres perpétrés à Abidjan, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et ailleurs, particulièrement à Duékoué. Dans la période précédente, l’ONU avait déjà renoncé à accompagner à son terme le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion, pourtant préalable aux élections et condition de leur certification, comme convenu dans les accords de Ouagadougou. Alors que le pays subissait encore les exactions de milices et forces armées (« loyalistes » ou « rebelles ») incontrôlées, le point focal de l’activisme diplomatique multilatéral a été l’organisation de l’élection présidentielle.

La partialité et l’ingérence de la diplomatie et de l’armée française

Dans une continuité historique marquée par une ingérence persistante et la volonté de conserver son d’influence militaire, économique et monétaire, la diplomatie française fait preuve depuis de nombreuses années d’une attitude partiale, voire partisane dans la crise ivoirienne, qui s’est renforcée à l’issue de l’élection présidentielle et de la contestation de ses résultats. Cette attitude est aujourd’hui particulièrement lourde de conséquences dans la mesure où il ne s’agit plus d’un positionnement sur un contentieux électoral mais bien d’une implication directe dans un conflit armé. Les militaires français de la force Licorne étaient les plus mal placés pour une action de maintien de la paix, au vu notamment des événements de 2004, où ils avaient ouvert le feu sur la foule devant l’Hôtel Ivoire.

Aujourd’hui, ce sont ces soldats qui, sous le paravent d’une légitimité onusienne très discutable et toujours sous commandement opérationnel français, contribuent à imposer par les armes à un pays déchiré son nouveau président. Les bombardements du palais présidentiel et de la Radio Télévision Ivoirienne par les hélicoptères français, outre leur côté particulièrement symbolique, outrepassent le mandat onusien. Cette intervention brutale illustre par ailleurs une fois de plus la toute puissance du pouvoir exécutif français dans le déclenchement d’une opération militaire si lourde de conséquences, en l’absence de tout contrôle parlementaire.

Une impunité toujours de mise

Quel que soit le résultat des urnes, Alassane Ouattara ne tire aujourd’hui sa légitimité que des armes, celles des rebelles et celles de l’ONU et de la France. Dès lors, il est difficile d’imaginer une issue pacifique à la situation actuelle. Ajoutons que l’unanimité, en France, pour dénoncer, avec raison, les crimes commis par les forces de Laurent Gbagbo, s’est accompagnée d’un aveuglement sur ceux, tout aussi graves, commis par le camp d’Alassane Ouattara. Il faudra pourtant en passer par la fin de l’impunité des uns et des autres qui règne depuis dix ans. Il est impératif que la Cour Pénale Internationale (CPI) s’empare de manière impartiale et complète de l’ensemble des crimes qui ont été commis en Côte d’Ivoire, comme cette cour le souhaite elle-même. Un processus de Vérité, Justice et Réconciliation doit dans le même temps être mis en œuvre en Côte d’Ivoire, comme le demande la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI).

Des acteurs de la société civile trop souvent écartés

Enfin, les deux camps qui s’affrontent aujourd’hui, en plus des aspects criminels, ont pour point commun d’avoir systématiquement écarté les acteurs de la société civile du jeu politique. Si la communauté internationale espère être crédible dans sa volonté affichée d’œuvrer pour la paix en Côte d’Ivoire, elle doit imposer la présence de la société civile ivoirienne dans tous les scénarios de transition.

L’association Survie demande :

à nouveau le retrait définitif des militaires français de Côte d’Ivoire ; que la lumière soit faite sur l’implication de l’armée française et de l’ONU dans l’avancée vers Abidjan des ex-rebelles (dont certains pourraient s’être rendus coupables de crimes de guerre) ; que le parlement français exerce son contrôle sur l’opération Licorne, conformément aux dispositions prévues par la réforme de la Constitution de juillet 2008, et crée une commission d’enquête parlementaire sur l’ensemble de cette action depuis son déploiement en 2002 ; de conditionner les relations avec le nouveau pouvoir ivoirien à l’obligation de poursuivre les responsables des crimes commis dans l’ouest de la Côte d’Ivoire et de les exclure de tout rôle politique.

Survie demande en outre :

la publication du rapport du groupe d’experts de l’ONU chargé de surveiller l’embargo de 2004 sur les armes et diamants, dont celle-ci reste bloquée depuis septembre ;

la saisine de la CPI pour l’ensemble des crimes commis en Côte d’Ivoire et la mise en œuvre d’un processus Vérité, Justice et Réconciliation, comme le demande la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI).

Survie

6 avril 2011

http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote-d-ivoire-la-guerre-et-l


6-4 Le Post : Le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud condamne l’attaque de l’ONU contre Laurent Gbagbo en Côte-d’Ivoire. 

Le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud ont critiqué la décision du Secrétaire général Ban Ki-moon, d’autoriser les attaques sur la maison du président Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, le palais présidentiel et les bases militaires qui lui sont fidèles, à la fin lundi.
La principale crainte est que la force de maintien de la paix de l’ONU, l’ONUCI, feront partie du conflit dans le pays d’Afrique et de perdre en mesure de pousser à une issue négociée.
Les attaques assoupli les forces offensives de l’adversaire Alassane Ouattara, dont la victoire à l’élection de l’an dernier est reconnu par l’ONU.
Les trois pays qui forment le forum IBSA, ne détiennent pas de sièges permanents au Conseil de sécurité. Ils se sont manifestés dans les réunions à huis clos au siège de l’ONU à New York, selon Folha. Chine, la Russie et le Portugal ont une position similaire.
Il ya huit jours, le Conseil de sécurité a adopté par consensus la résolution 1975 autorisant l’ONUCI à utiliser tous les moyens nécessaires « pour » protéger les civils sous menace imminente de violences physiques. » La justification des votes de la délégation brésilienne a appelé à « la prudence et l’impartialité » dans la mise en œuvre de la mesure.
Il semble que le ministère des Affaires étrangères a reconnu qu’il y avait «malaise» de la situation cette semaine.
Ban a nié qu’il avait extrapolé le mandat de la CS. Il a dit qu’il a autorisé la destruction de matériel militaire pro-Gbagbo parce qu’ils ont été utilisés pour attaquer des soldats de la paix humanitaire et des Nations Unies. Aucun pays n’a à présenter une proposition visant à le censurer.
Le secrétaire général est en cours d’exécution pour une réélection en Octobre de cette année. Soutenu par les puissances occidentales, devrait être réélu.
L’ONUCI a été créée en 2004 pour superviser la mise en œuvre d’un accord entre les factions rivales de Côte-d’Ivoire, le même qui se battent maintenant. Avec 9.000 soldats, principalement africains, elle a le soutien de 1.500 soldats français basé dans l’ancienne colonie. Les Français ne sont pas subordonnés au commandant de mission, un général du Togo.
Les critiques disent que les incertitudes qui l’ONU agissant en partie le résultat de la décision antérieure du Conseil de sécurité, qui en 2007 a chargé l’envoyé spécial de l’interdiction de la Côte d’Ivoire pour «certifier» l’élection de l’accord. L’émissaire est le chef civil de l’ONUCI. En devenant une partie de la compétition électorale, sa capacité de médiation aurait été réduit.
La décision a été inhabituelle. En Haïti, par exemple, le dernier mot sur les élections est officiellement la commission électorale nationale, même si une force des Nations Unies dans le pays, dirigé par le Brésil, depuis 2004.
La violence dans la capitale financière de Côte-d’Ivoire, Abidjan, oblige l’ambassadeur du Brésil, Maria Auxiliadora Figueiredo, l’envoi de leur propre maison, gardée par des soldats brésiliens. Il y a 108 Brésiliens qui vivent dans le pays, mais seulement deux d’entre eux ont demandé de l’aide.
http://ivoiregazette.com/actualite/le-bresil-condamne-lattaque-contre-lonu-laurent-gbagbo-en-cote-divoire/
Abidjan: le Golf Hôtel, quartier-général de Ouattara, attaqué
ABIDJAN - Le Golf Hôtel d'Abidjan, qui sert de quartier général au président élu reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, était attaqué samedi en fin d'aprés-midi par les forces du président sortant Laurent Gbagbo, ont indiqué à l'AFP plusieurs témoins.

Le Post

09/04/2011  
AFP / 09 avril

http://www.romandie.com/ats/news/110409180927.6tpbpcl7.asp

 http://ivoiregazette.com/actualite/le-bresil-condamne-lattaque-contre-lonu-laurent-gbagbo-en-cote-divoire/

 

 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

7-1 Maurice TCHASSO : Ces documents qui accablent la France.

Des câbles issus des services de renseignements et de la diplomatie française ont été publiés exclusivement aujourd'hui par Inner City Press sur son site Internet (www.innercitypress.com/frun1cote040811.html). Ces documents mettent à nu les manigances ombrageuses de la France, dans la crise ivoirienne de sa naissance à nos jours.
Cela passe par la manipulation de L’ONU et la communauté internationale à travers des rapports éhontés sur le dispositif militaire ivoirien, l’organisation de la rébellion et la stigmatisation des leaders jeunes déterminés à s’affranchir désormais de la colonisation.
Dans le premier document, le général de division Elrick IRASTORZA de la Force Licorne écrit au Représentant spécial du Secrétaire général de l'Onu en charge de l’ONUCI pour attirer son attention sur le suivi des armes et munitions de l’armée régulière ivoirienne, en laissant transparaitre que cette armée détient des munitions à forte capacité destructrices du fait d’un manque de contrôle à l’aéroport d’Abidjan. Curieusement, il ressort plus récemment, que c’est la France est accusée de violer l'embargo sur les armes en fournissant des armes aux forces rebelles d’Alassane Ouattara.
Le second document étale la parfaite connaissance française de la rébellion conduite dirigée par Guillaume SORO ainsi que son organisation, ses sources financières et ses abus.
Dans le troisième document, la France sans doute déçue par l'échec d'une visite de trois chefs d'Etat africains en Côte d'Ivoire, à savoir Obasanjo du Nigeria, Thabo Mbeki de l’Afrique du Sud et Tandja du Niger surfe dès lors sur la possibilité d’une intervention la communauté internationale à "imposer une solution". Car selon elle, le temps joue en faveur du président GBAGBO. Rappelons que ceci se passe en 2006.
Dans le quatrième document, la France relève pour le déplorer, la neutralité de l’Afrique du Sud conduite par le Président THABO MBEKI.
Dans le cinquième document, la France analyse la situation politique au Libéria pays voisin de la Cote d’Ivoire. Elle remarque malgré la victoire Ellen Johnson Sirleaf sa difficulté à pouvoir réaliser ses promesses électorales, également, La France remarque que cette dernière a préféré s’attacher les services américains pour sa sécurité.
Le sixième document est le constat fait par la France sur le silence observé par le gouvernement malien et sa presse vis-à-vis de la crise Ivoirienne. La France trouve que cette décision a le mérite de ne pas échauffer les esprits dans un pays ou la stabilité politique est remarquable et nécessaire pour lui permettre de faire face aux défis de la pauvreté
Le septième document est un récapitulatif du projet de sanction et la réaction des personnalités visées (Charles Blé Goudé et Eugène Kouadio)
En parcourant ces documents, l’on se rend compte que ce qui arrive en Côte d’Ivoire aujourd’hui est l’aboutissement d’un processus minutieusement préparé par la France. Pour arriver à ses desseins, elle a toujours su anticiper sur les décisions et influencer en tant de besoins toutes les personnes, les Etats ou les organisations ayant un rôle à jouer dans la crise qu’elle a créée en Côte d’Ivoire.
Jusqu’où ira-t-elle ?. Attendons voir. Pour l’instant prions et faisons le deuil de nos enfants, nos frères, nos parents et amis tués jusque-là. Qu’ils soient de la gauche ou de la droite, du Centre, de l’Est ou de l’Ouest, du Nord ou du Sud, ils sont africains, instrumentalisés par la France pour protéger le petit déjeuner de sa progéniture.
"En chaque morceau de chocolat se trouvent la sueur, les larmes et le sang de l'Afrique"
Maurice TCHASSO

9 Avril

 http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=3498


7-2 L'arrestation de Gbagbo marque la fin du conflit politique,

Arrêté par les forces spéciales françaises, et remis aux Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI)- bien que des diplomates français font savoir que ce ne sont par les forces françaises qui ont procédé à l’opération-, l'arrestation de Gbagbo marque la fin du conflit politique, il n’est pas sûr, pour autant, que cette reddition marque la fin des combats.
Dès le 7 avril, La lettre du continent racontait « comment le soldat Gbagbo avait perdu sa guerre ». Outre les nombreuses défections subies par le clan Gbagbo, la perte de ses derniers soutiens politiques, notamment l’Angola, les offensives menées par l’Onuci, et l’appui décisif de la force « Licorne », c'est d’abord une « guerre du cash » que Gbagbo a perdu. Car c'est en grande partie l'économie qui a été l'arbitre du bras de fer qui opposait Gbagbo à Ouattara.
Dès le début du mois de décembre 2010, le FMI fait savoir qu'il ne collaborerait pas avec un pouvoir non reconnu par l'ONU. Si Gbagbo parvient encore à retirer encore 664 milliards de Francs CFA (1000 francs CFA=1,52 euro) de la BCEAO (Banque Centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest) entre le 22 et le 27 décembre 2010, « son régime était financièrement exsangue » explique La lettre du continent. Des rentrées fiscales divisées par huit, et des rentrées non fiscales divisées par trois. Soit un manque à gagner qui s’élève à 4444 milliards de francs CFA. Rapidement les comptes de la Côte d'Ivoire à la BCEAO seront soumis à l'approbation de Guillaume Soro.
Recettes des douanes, des impôts, payement des salaires de la fonction publique et de l’armée, fonctionnement des ports, c’est toute l’activité économique de la Côte d’Ivoire qui est plongée dans l’incertitude dès le début de l'année 2011.
« Les sanctions financières prises contre Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire sont en train de porter leurs fruits », assurait dès la mi-mars Alain Juppé. « Nous avons pris toute une série de mesures qui, peu à peu, donnent des effets. Les sanctions financières, ça ne marche pas à quinze jours, ça marche à plusieurs mois. On voit bien aujourd'hui que Laurent Gbagbo est progressivement asphyxié. Nous ferons tout pour que la légalité l'emporte et que Ouattara, qui est le président légalement élu, exerce réellement le pouvoir et c'est ce qui est en train, petit à petit, je pense, de se passer en Côte d'Ivoire ».
Gbagbo réduit à mendier de l'argent à ses derniers soutiens
Une stratégie payante, en effet. Car après la crise financière, viendra la débâcle militaire. Déjà en décembre 2010, Philippe Mangou, le chef d’état major des armées confiait « n’avoir pas assez de munitions pour se battre pendant trois jours ». Il tiendra, malgré tout, trois mois.
Gbagbo perdra beaucoup d’argent dans des tentatives avortées d’achats d’armes et d’équipements en Biélorussie ou en Bulgarie, payant ses factures rubis sur ongle, sans jamais recevoir ses armes. D’où la perte de dizaine de millions de dollars, allant jusqu'à mendier de l'argent en Guinée-équatoriale et en Angola. Le président ivoirien aurait sollicité des millions d’euros en compensation de puits de pétrole et de contrats d’exploitation et de gestion de sociétés étatiques.
C'est alors la décision de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) de fermer le robinet de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest qui affaiblit le clan Gbagbo. Acculé, Gbagbo ne parvient plus à payer ses mercenaires, miliciens, avocats, mais aussi les salaires des fonctionnaires. La mesure de suspension des exportations de café et de cacao prorogée jusqu'au 31 mars sera un autre coup dur.
Enfin, c’est l’Angola qui précipitera la chute de Gbagbo en décidant de rappeler ses 130 soldats logés au Palias présidentiel. « Malgré sa dette morale vis à vis de Gbagbo, en remerciement de sa lutte contre l’Unita de Jonas Savimbi en Côte d'Ivoire,
l'Angola a dû se raviser sous la pression américaine » relate encore La lettre du Continent.
Dans le même temps, les forces françaises et américaines et françaises apportaient leur soutien en matière de renseignement aux forces de pro-Ouattara qui infiltrent les Forces de Défense et de sécurité de Gbagbo, parvenant à obtenir le ralliement de nombreux de ses fidèles. Au titre de président élu, la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest débloque alors 467,27 milliards de Francs CFA. Avec l'intervention de la force Licorne, c'est le coup de grâce. L’argent est le nerf de la guerre…

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EFpkVVFlukEXVqnRZl.shtml

Arrêté par les forces spéciales françaises, et remis aux Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI)- bien que des diplomates français font savoir que ce ne sont par les forces françaises qui ont procédé à l’opération-, l'arrestation de Gbagbo marque la fin du conflit politique, http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EFpkVVFlukEXVqnRZl.shtml


7-3eva R-sistons : Côte d'Ivoire offerte à l'Occident Anglo-Saxon

Dernière mn:

Par la force, l'Occident a pris le pouvoir en Côte d'Ivoire, l'OTAN sera sur place, la France coloniale et texane via Sarkozy a montré ses muscles et va continuer la politique françafricaine, le FMI pourra piller le pays et l'offrir aux multinationales et à Monsanto (à la clef, ruine des paysans, suicides, santé en péril), le sous-sol du pays le plus riche d'Afrique sera aux mains des Anglo-Saxons et des Israéliens, les Chinois seront boutés dehors, la pègre va diriger le pays (Ouattara homme des casseroles, corrompu avec sa femme anglaise, sulfureuse), bref à la tête du pays un sinistre valet de l'Occident criminel, à son image.

Pauvres Africains !

eva R-sistons

NB : Le Tribunal Pénal International, instrument de l'Occident pour exercer une fausse justice qui ne juge pas les vrais coupables - les Bush, Blair, Cheney, Rumsfeld, Aznar, Berlusconi, Sarkozy, Ouattara etc - va condamner un nouveau bouc-émissaire, donné en pâture à l'Opinion, alors que les crimes ont été plus nombreux dans le camp Ouattara, depuis des années d'ailleurs.

L'Occident anglo-saxon est une pourriture, et son impunité est révoltante !

L'Armée française n'est pas intervenue ? Tiens donc ! Ses tirs ont déclenché l'incendie qui a fait sortir la famille Gbagbo, elle a décimé la Garde du président, les insurgés ont été armés par elle, entraînés, guidés, orientés... Vous avez dit ingérence française ? Colonialisme pas mort ! Sarkozy-Bush doit se frotter les mains, et ses amis Bolloré, Ouattara etc, aussi ! Les vautours arrivent...

Dans tous les cas, les Africains sont les perdants ! Leur continent va être pillé, volé, par l'Occident anglo-saxon et israélien ! Et ces événements seront un encouragement pour remplacer les Gbagbo, ancrés dans leur terre, par des internationaux hommes de main du FMI, des Grandes Banques, des multinationales, comme Ouattara et son épouse anglaise, qui se fichent pas mal des Africains et qui vont offrir le pays à l'Occident anglo-saxon ! (eva R-sistons)

eva R-sistons

http://r-sistons.over-blog.com/article-le-rouleau-compresseur-du-nom-anglo-saxon-genocide-du-fran-ais-role-d-internet-71508223.html


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