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10/05/2011

n°2 - Journal - Ben Laden - 03-05 - bc - -La fiction de Ben Laden

 


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



 Journal Ben Laden

 n°1                                                  03-05

                                                                           C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

Tiré a part

Information sur la mort de Ben Laden et de ses funérailles il y a 10 jours.

Manlio Dinucci : La fiction de Ben Laden

L’ASSASSINAT EXTRA JUDICIAIRE DE BEN LADEN !

Sarah Hawas: Chercher à comprendre : Oussama Bin Laden et la liesse des Américains...

Guerres

1 Pays

Pakistan

Mort de Ben Laden : les Américains n’ont pas prévenu les Pakistanais.

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Tariq Ramadan clash télé sur la mort de BenLaden

2-2 Après Oussama, voiçi Obama.

3 Les brèves

3-1 Ben Laden & la mort.

2 Atman Zerkaoui, : "Justice a été faite"...

 



Tiré a part

 

Information sur la mort de Ben Laden et de ses funérailles il y a 10 jours.

Un éminent fonctionnaire du mouvement Taliban Afghan a annoncé hier la mort d'Oussama Ben Laden, le chef de l'organisation Al Qa'da, déclarant qu'il avait souffert de graves complications pulmonaires et est décédé tranquillement de mort naturelle. Le fonctionnaire, qui a demandé à garder l'anonymat, a déclaré à L'Observer du Pakistan qu'il avait lui-même assisté aux funérailles de Ben Laden et avait vu son visage avant l'inhumation à Tora Bora il y a 10 jours. Il a mentionné que 30 combattants d'Al Qa'da ont assisté à l'enterrement, ainsi que des membres de sa famille et certains amis Talibans. Dans la cérémonie d'adieu pour son dernier repos, les canons ont tiré en l'air. Le fonctionnaire a déclaré qu'il est difficile de repérer l'emplacement de la sépulture de Ben Laden, car selon la tradition wahhabite aucune marque n'est laissée sur la tombe. Il a souligné qu'il est peu probable que les forces US aient jamais découvert la trace de Ben Laden.

Alter info

Jeudi 25 Octobre 2007 4

Déclaration de Benazir Butto

Dans une interview du 2 novembre 2007 à David Frost, journaliste vedette à Al-Jazira, Benazir Bhutto affirme qu’Oussama Ben Laden a été assassiné par Omar Sheikh, un agent de l’ISI pakistanaise qui joua un rôle-clé dans les attentats du 11 Septembre 2001. Cette déclaration stupéfiante, à prendre avec beaucoup de précaution, soulève de très nombreuses questions, qui risquent bien de ne jamais être résolues.

Le 27 décembre 2007, l’ex-Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto trouvait la mort dans un attentat-suicide. Le 2 novembre, elle avait accordé une interview à David Frost sur Al-Jazira.

La déclaration sensationnelle est la dernière : Ben Laden serait mort, et son meurtrier serait Omar Sheikh.

La première déclaration – commençons évidemment par elle – est sidérante. D’abord, Ben Laden serait mort. Cette mort a déjà été annoncée, et démentie, quantité de fois. La dernière, c’était le 23 septembre 2006 ; le quotidien L’Est républicain publiait alors ce qui était présenté comme une information des services de sécurité saoudiens, transmise à la Direction générale des services extérieurs (DGSE), selon laquelle Ben Laden avait contracté « une très forte crise de typhoïde » alors qu’il se trouvait au Pakistan, et y aurait succombé le 23 août 2006.

Mais Benazir Bhutto précise cette fois-ci que Ben Laden aurait été tué par Omar Sheikh. Or, cet individu, que d’aucuns présentent comme le « fils préféré » de Ben Laden – et qui est connu pour son rôle dans le financement du 11-Septembre (il transféra 100 000 dollars à Mohammed Atta, le leader des kamikazes, sur les ordres du chef de l’ISI Mahmoud Ahmad) et aussi dans l’enlèvement et le meurtre du journaliste Daniel Pearl – est incarcéré au Pakistan depuis février 2002.

Ce qui signifierait qu’il aurait tué Ben Laden avant cette date, et que ce dernier serait donc mort depuis près de six ans !5

27 avril 2009

Les services de renseignements pakistanais pensent que le chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden est mort mais n'en n'ont pas la preuve, a déclaré lundi le président du Pakistan Asif Ali Zardari à quelques journalistes.

"Les Américains nous disent qu'ils ne savent pas (s'il est vivant ou mort) et ils sont beaucoup mieux équipés que nous pour le rechercher, et nos services de renseignements pensent à l'évidence qu'il n'est plus de ce monde, qu'il est mort, mais ils n'ont pas de preuve, alors on ne peut pas le prendre pour un fait établi", a expliqué M. Zardari lors d'un entretien au palais présidentiel à Islamabad. "Nous sommes donc entre les faits et la fiction", a-t-il ajouté. 6

NOUVELOBS.COM | 23.09.06

Une note de la DGSE, publiée par L’Est Républicain, évoque la mort d’Oussama Ben Laden. Le chef d’Al-Qaïda aurait été victime d’une crise de typhoïde au Pakistan fin août.

Oussama Ben Laden

L e numéro un du réseau terroriste Al-Qaïda, Ousama Ben Laden, serait mort, selon des informations des services de sécurité saoudiens transmis à la Direction générale des services extérieurs (DGSE), rapporte le quotidien lorrain L’Est Républicain dans son édition de samedi 23 septembre.

"Selon une source habituellement fiable, les services saoudiens de sécurité auraient acquis la conviction qu’Oussama Ben Laden est mort", dit une note de la DGSE du 21 septembre classée "confidentiel défense" et publiée par L’Est républicain dans son édition de samedi. La note, précise le quotidien, aurait toutefois été enregistrée dans les informations "non recoupées" par la DGSE.

Et enfin :

Des années de mensonge : les États-Unis reconnaissent ouvertement que Ben Laden est mort depuis longtemps.

par Gordon Duff, Veterans Today, le 5 décembre 2009

Ben Laden absent du rapport de McChrystal et du discours d’Obama: "La traque de ben Laden", une honte nationale.

Il y a des années que le commentateur conservateur, l’ancien Colonel de Marine Bob Pappas, explique que Ben Laden est mort à Tora Bora et que l’affirmation du Sénateur Kerry selon laquelle Ben Laden a pu fuir avec l’aide de Bush est un mensonge. Nous savons maintenant que Pappas voyait juste. Entendre la Secrétaire d’État Clinton lors de son passage au Pakistan parler de Ben Laden était terriblement embarrassant. Ben Laden est mort le 13 décembre 2001 et maintenant enfin, Obama, McChrystal, Cheney, et tous ceux qui ne sont pas complètement stupides finissent par avouer ce qu’ils savaient depuis des années.

Cependant, puisque nous avons perdu entre 200 et 300 hommes au sein de nos meilleures troupes d’opérations spéciales alors que nous savions Ben Laden mort, quelqu’un va-t-il pour autant passer derrière les barreaux ? Et vu que nous avons dépensé 200 millions de dollars pour ces "Special Ops" à la recherche d’un homme dont on savait qu’il était mort, qui donc ira en prison pour cela ? Bush, Rumsfeld et Cheney, pour des raisons que l’on sait maintenant d’ordre POLITIQUE, parlaient continuellement d’un homme qu’ils savaient décédé, mais qui ira en prison pour cela ? Pourquoi en 2004, des vidéos qui s’avérèrent contrefaites ont-elles été brandies comme des preuves issues du Renseignement pour faire basculer des élections [américaines] à l’issue incertaine ? C’est un acte criminel, s’il en fut.

En 66 pages, le Général Stanley McChrystal ne mentionne pas une seule fois Oussama Ben Laden. Il n’y en a que pour "le Mollah Omar" à présent. Lors de son intervention à West Point, le Président Obama n’a jamais mentionné Oussama Ben Laden non plus. Pour le Colonel Pappas, c’est très clair : le vice-président Cheney "a laissé tomber" Ben Laden il y a longtemps. Ce dernier a été tué par des soldats américains il y a plusieurs années.

L’Amérique sait qu’Oussama Ben Laden est mort le 13 décembre 2001. Après cette date, son nom a servi moins à unir l’Amérique qu’à la diviser, à piper les dés. Une fois le cas de Ben Laden réglé, nous aurions pu commencer la reconstruction d’une Nation légitime en Afghanistan, au lieu d’affronter une insurrection sans fin que nous avons nous-mêmes inventée.

Sans une politique intoxiquée par de fausses informations nous aurions pu apporter une solution diplomatique pour l’Afghanistan dès 2002, ce que nous nous refusons à faire encore aujourd’hui, et investir l’argent dans la reconstruction du pays. Cette dépense-là représente 5 cents sur un dollar, comparé à ce que nous dépensons dans une guerre contre un ennemi que nous avons nous-mêmes créé en exploitant son ignorance

Le mensonge concernant Ben Laden est un des actes les plus honteux jamais commis contre le peuple américain. Nous ne savons même pas s’il était vraiment notre ennemi. En tout cas, il n’a jamais été le personnage dépeint par Bush et Cheney. En fait, les familles Bush et Ben Laden ont toujours été proches, et cela, depuis des années.7

Conclusion :

De ce qui est vrai ou faux nous ne savons pas, nous en sommes réduits aux hypothèses, aux suppositions... Certains choisiront de croire, d'autres de douter, dans un cas comme dans l'autre la vérité n'aura pas triomphé et le peuple aura été manipulé.

Il fallait que Ben Laden disparaisse ce premier mai 2011, sans doute pour préparer un retrait de l'Afghanistan : Justice est faite, mission accomplie... 

Peut-être aussi pour étouffer le scandale de cette autre mort dont on essaie de dire qu'elle n'est pas réelle celle du plus jeune fils de Kadhafi et de ses trois petits enfants. 

L'Empire ne recule devant rien, ni devant le mensonge ni devant le crime...

Maryvonne Leray

2 mai 2011

http://www.mleray.info/article-ben-laden-les-usa-font-mourir-le-mechant-de-la-serie-guerre-au-terrorisme-72985804-comments.html#comment81537701

 

 


Manlio Dinucci : La fiction de Ben Laden
Le boss mafieux le plus dangereux, recherché par toutes les polices, est repéré en août 2010, en suivant un courrier qui portait ses pizzini (bouts de papier ou petits papiers, terme sicilien utilisé par les mafieux, ndt) aux affiliés du monde entier. Mais son repère -une ferme protégée par de hauts murs, avec barbelés et gardes armés, à côté d’une caserne de police- n’est prise d’assaut que huit mois plus tard par les Nocs (groupes spéciaux de police, ndt). Le chef mafieux tué, on déclare que son ADN correspond en grande partie à celui de membres de sa famille, et le corps est immédiatement jeté à la mer. Si c’était çà la nouvelle, nombre de gens douteraient. Mais si la version de la mort d’Ossama Ben Laden vient de la Maison Blanche, personne quasiment ne doute de sa véridicité.  

Des doutes fondés sont par contre exprimés sur le site très documenté Global Research(1), dirigé par le professeur Michel Chossudovsky : non seulement sur les circonstances de la mort, mais sur Obama Ben Laden même. De collaborateur de la CIA dans la formation des moudjahiddines et dans la guerre contre l’URSS en Afghanistan, il devient en 2001, pour Washington, « l’ennemi obscur, qui se cache dans les coins les plus reculés de la terre ». Et, dans ces « coins reculés », la Cia et d’autres services secrets utilisent des organisations de moudjahiddines dans un but de déstabilisation dans les Balkans, en ex-URSS, au Maghreb et en Libye.

 

Et si Obama Ben Laden était déjà mort depuis des années ? Il est certain que son spectre avait jusqu’à présent été utile pour alimenter la psychose de menace terroriste. Jusqu’à ce qu’il soit politiquement plus utile d’orchestrer « la seconde mort de Ben Laden », comme la définit Paul Craig Roberts sur Global research(2). Sinon, pourquoi le corps, au lieu d’être conservé pour avoir la certitude de son identité, a-t-il été jeté à la mer ? Un fait analogue advint en 2001 : après l’effondrement des Tours jumelles, leurs travées métalliques furent immédiatement retirées et fondues dans des aciéries asiatiques. « La rapidité avec laquelle ont été détruites des preuves importantes est inquiétante », dénonça dans le New York Times (25-12-2001) le professeur d’ingénierie Frederick W. Mowrer. Maintenant aussi, des preuves n’ont-elles peut-être pas été détruites, en se débarrassant du corps de Ben Laden ?

Il manifesto, 4 mai 2011,
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110504/manip2pg/04/manip2pz/302538/
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 (1) http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24586
 (2)
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24609

 

 


L’ASSASSINAT EXTRA JUDICIAIRE DE BEN LADEN !

De quoi avaient-ils peur ?

L’empressement marqué des assassins États-uniens à exécuter Ben Laden et à faire disparaître son cadavre laisse perplexe. Un escadron de para, bardé d’armes sophistiquées, le casque à la Nintendo posé sur le nez,  monté à la Zorro sur quelques hélicos, fond sur sa proie un jour de mai. La cible : un retraité, retiré dans sa datcha au nord d’Islamabad la mafieuse, pénard avec sa famille nombreuse, inactif depuis quelques années, regardant à la télé les franchisés légitimés de la soi-disant organisation Al Quaida, s’exciter à la périphérie des combats que mène la résistance des peuples arabes opprimés, révoltés.

L’exécution extra judiciaire des « injusticiers » surarmés aura permis de faire taire un témoin gênant, c’est la seule conclusion que l’on puisse tirer de ce coup fourré à l’américaine. L’héritier élu du chef des bandits de l’époque (2001) pourra dormir tranquille ; Barak Obama, à l’enseigne de George W. Bush en 2001, est apparu précipitamment à la télévision, heureusement sans porte-avion, pour annoncer le fait d’armes courageux de son corps d’armée hargneux : un vieillard désarmé a été assassiné aux confins d’une région ravagée par les drones de l’empire. Il résistait et il en savait trop pour être rapatrié et interrogé ; de toute façon, tout ce qu’il aurait pu révéler, l’État major américain le savait déjà.  Alors à quoi bon laisser parler ce ressuscité devant les caméras  de la télé à la face du public hébété ; et lui donner l’occasion de raconter les malversations des puissants et les complots des malfaisants ? D’ailleurs, la sanguinaire et honteuse prison de Guantanamo n’étant toujours pas fermée, un prisonnier illégal de plus et pourquoi pas - aux côtés de l’enfant canadien que le gouvernement canadien ne veut pas rapatrier ?

Que nenni, il en savait trop ce « héros » ! Non mais vraiment, les stratèges de la Maison blanche nous prennent-ils pour des demeurés ? Après l’avoir cherché pendant ces dix dernières années, pourquoi était-il devenu si urgent de le faire taire pour l’éternité ?  Pouvait-il révéler des informations cachées, des complicités, l’origine de ses informateurs, la provenance des armes de son organisation, qui a entraîné ses satrapes (si ce sont bien eux qui ont fait le coup !), qui les a cachés, armés, payés, le nom de ses alliés? Autant de questions que l’on ne pourra jamais lui poser. 

Ou alors, Ben Laden n’était plus rien dans cette saga, ses héritiers et ses officiers sont ailleurs et cet assassinat illégal des paras de l’armée américaine dans une néo colonie, occupée (Pakistan), n’aura été que la vengeance puérile d’une puissance en déclin ?

Ce meurtre barbare, télévisé, n’aura servi qu’à exacerber la hargne et la colère de ses partisans frustrés et à accréditer un « héros » de plus aux pays des néo-colonisés. Demain, dans une ville quelconque, un illuminé se fera sauter au milieu d’une foule innocente et tous ces commentateurs et analystes zélés que j’ai entendus s’esclaffer et chanter hier à la télé viendront pleurer des larmes de crocodiles et, en poltrons qu’ils sont, crier vengeance et demander d’autres meurtres sauvages extra judiciaires sans acte d’accusation, sans procès, sans témoins gênants, sans même le cadavre de l’accusé.  Mais qu’ont-ils donc à cacher ces assoiffés du sang des « martyrs » manipulés ?

Quelle est la question précisément à propos de cette exécution sommaire, extra-judiciaire, de Ben Laden, que l’on nous présente comme le démon incarné, et de quelques membres de sa famille ? 


La question n’est pas de soutenir Ben Laden et le terrorisme, ça c’est le manichéisme américain qui nous inflige cette dichotomie patentée. La véritable question à propos de Ben Laden concerne l’opposition et la guerre entre deux groupes terroristes, ceux dirigés par les américains et ceux dirigés par Ben Laden, lequel est le plus dangereux pour les peuples du monde ? 

La déclaration que le chef des terroristes américains (George W. Bush) a faite en 2001 m’apparaît très dangereuse. George Bush a alors déclaré que :

1) les États-Unis d’Amérique se réservaient l’exclusivité des opérations terroristes dans le monde ; 
2) les États-Unis ne toléreraient aucune résistance à leur hégémonie militaire ;
3) les États-Unis d’Amérique prendraient tous les moyens disponibles, y compris le terrorisme international, pour maintenir leur suprématie et écraser toute résistance. 

Ce lâche assassinat de monsieur Ben Laden (peu importe les activités menées par la victime) est l’affirmation que Barak Obama souscrit parfaitement au dogme alors proclamé par W. Bush en 2001 et il constitue un action visant à terroriser les peuples du monde afin de bien démontrer à quiconque penserait à se soulever contre l’hégémonie militaire américaine qu’il sera pourchassé et abattu sans sommation, sans procès, sans pitié, lui et sa famille et tous ses supporteurs. Washington espère que les peuples arabes qui se révoltent en ce moment, sans prendre garde à Ben Laden et à Al Quaida, comprendront le message.

À bon entendeur salut.

 (1) http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/l-assassinat-extra-judiciaire-de-93302?debut_forums=0#forum2906053

(2) http://www.centpapiers.com/l%e2%80%99assassinat-extra-judiciaire-de-ben-laden-3/69235

(3) http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5103

Salutations cordiales *******************

4 mai 2011

 

 

 

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Sarah Hawas: Chercher à comprendre : Oussama Bin Laden et la liesse des Américains..

.ce que beaucoup d’Américains semblent célébrer aujourd’hui est un cycle vicieux de violence.. Guerres

C’est un ami qui m’a appris ce matin la mort de Oussama Bin Laden. La nouvelle m’est complètement sortie de la tête et au début, je n’en ai pas pensé grand-chose. Bin Laden c’était du réchauffé, un alibi peu crédible, une mauvaise plaisanterie. Il se pouvait très bien qu’il ait été attrapé et tué il y a des années. Qu’est-ce que ça changeait ? Vraiment rien, pensais-je. J’ai fait mes courses et je me suis installée pour étudier et écrire. Ce n’est qu’en allumant la télévision pour écouter les nouvelles pendant le lunch que je me suis sentie obliger de prêter attention.

Les images prises devant la Maison-Blanche n’avaient rien à envier à un 4 juillet. Vu la manière dont les Américains ont fait la fête à Ground Zero, on aurait cru qu’ils venaient de faire leur propre révolution. Mais effectivement, entre le discours de Clinton et l’alerte de sécurité mondiale face aux représailles attendues de la part d’Al Qaïda, il s’agissait moins de célébrer la fin d’une époque que de renforcer la guerre contre le terrorisme, d’en étendre l’ampleur ainsi que d’accroître et d’intensifier la sécurisation racialisée. La bataille n’est pas terminée nous dit-on, et les missions dirigées par les USA dans un Afghanistan décapité et un Pakistan impuissant semblent seulement reconduire leur autorisation à rester et à poursuivre leur colonisation coûteuse ainsi que l’humiliation de ces pays et de leurs voisins.

L’idée de fêter la mort de qui que ce soit est répugnante. Mais s’il en est peut-être aujourd’hui qui pourraient pousser un soupir de soulagement en entendant (au moins) la capture d’Oussama Bin Laden (et la défaite symbolique présumée d’Al Qaïda, peu importe ce que cela signifie), ce sont les innombrables musulmans et Arabes dont la vie et la dignité ont été atteintes depuis le 11 septembre, directement ou indirectement, par ces actes atroces perpétrés au nom de la lutte contre l’impérialisme et la défense de l’Islam.

Si vous ne les voyez toutefois pas danser dans les rues aujourd’hui c’est parce qu’Al Qaïda a perdu toute pertinence depuis des années. Ces 10 dernières années, la guerre US contre le terrorisme a repris la fiction d’Oussama Bin Laden, transformant un vestige des alliances de la guerre froide en un alibi contemporain pour justifier l’invasion brutale et les missions sanglantes en Afghanistan et au Pakistan.

Ceux d’entre nous qui savent que l’Histoire n’a pas commencé le 11 septembre ont résisté à l’empiètement agressif et suffocant des éléments impérialistes et réactionnaire sur nos vies et nos identités, pour aboutir à l’actuel moment révolutionnaire : depuis la Tunisie, l’Égypte, la Libye, la Syrie, le Yémen, Bahreïn et le reste de la région, les Arabes, musulmans ou autres, se battent pour mettre fin aux régimes fantoches US en imposant leurs propres conditions. On ne peut s’empêcher de se demander quelle « victoire » les USA peuvent revendiquer avec le meurtre d’Oussama Bin Laden sur le sol pakistanais.

La victoire, dit-on, c’est que justice a été faite. Mais quelle justice et pour qui ? Les gouvernements de ce monde - à savoir le complexe militaro-industriel profiteur de la guerre globale, réserve des entreprises médiatiques - ont pressé sur la détente tuant Oussama Bin Laden juste à temps pour sauver la campagne pour la réélection d’Obama et pour étouffer la grande détresse d’un climat de plus en plus précaire baignant dans le dépouillement.

Avec cette injection d’opium patriotique (qui tient lieu de nationalisme aux USA), Obama prépare probablement le peuple américain à une autre décennie de guerre et il immobilise sans aucun doute le travailleur contribuable américain déjà paralysé, en lui tirant dans le pied.

Dans ce cinquième mois d’une année où soufflent jusqu’ici des vents révolutionnaires, les Américains se sont montrés solidaires avec la révolution égyptienne et les actuels soulèvements arabes ; bon nombre de ceux qui ont été inspirés par nos mouvements et brandissaient des pancartes proclamant « Marcher comme un Egyptien » dans le Wisconsin, sont peut-être en train de faire la fête à Ground Zero dans une manifestation bizarre de patriotisme et cela en dépit des 10 années qui nous ont laissé un Irak handicapé, un Afghanistan dévasté, et des victimes par millions, y compris des victimes américaines.

En fait, ce théâtre n’est pas un hommage aux victimes du 11 septembre (qu’elles reposent en paix) ni ne donne plus de sens à la vie des soldats décédés ou aux victimes des missions menées par les USA dans la région. C’est un hommage extatique à une machine de mort dans laquelle les seuls gagnants sont l’élite capitaliste mondiale : les entreprises d’armement, les appareils sécuritaires, les régimes criminels autoritaires (souvent sur le départ) et les nombreuses sociétés qui profitent des désastres.

Plus choquante que la fête à Ground Zero est la racialisation continue de ce qui constitue une vie humaine lamentable ; il faut la comparer aux fêtes similaires (chez les minorités) après le 11 septembre que l’on considérait comme la preuve d’une culture de mort essentiellement violente, tandis que des fêtes populaires célébrant un vain assassinat valorisent la "justice" fictive.

Oussama Bin Laden est un symbole, mais en fait ce que beaucoup d’Américains semblent célébrer aujourd’hui est un cycle vicieux de violence, une tradition historique dans laquelle les causes réelles ou inventées de toutes pièces peuvent prendre la préséance sur la dignité humaine collective et la valeur de la vie.

Cette foire aujourd’hui est une insulte avant tout aux victimes des attaques du 11 septembre. Ces victimes sont de toute évidence les seules à chanter le Star Spangled Banner et à célébrer le meurtre d’Oussama Bin Laden, totalement seules, parce que personne au monde ne s’en soucie, voire ne s’en souvient.

Si ces Américains fêtards devaient transformer leur peur et leur fascination pour la violence en une rage et un courage qui les poussent à occuper ces mêmes rues pour protester contre l’élite au pouvoir qui a profité de la perte et du chagrin du 11 septembre et protester contre les guerres qui s’en sont suivies, contre les intérêts commerciaux non démocratiques qui régissent leur vie, ils rencontreraient peut-être les bras tendus en un geste de solidarité par d’autres travailleurs ordinaires dans le monde.

Sarah Hawas

3 mai 2011 –

http://mondoweiss.net/2011/05/in-se...
Traduction : Anne-Marie Goossens

 

 


 



1 Pays

Pakistan

Mort de Ben Laden : les Américains n’ont pas prévenu les Pakistanais.

Les Etats-Unis n’avaient pas prévenu les autorités pakistanaises de l’opération contre Oussama ben Laden et justifient la violation de la souveraineté pakistanaise par « l’obligation légale et morale d’agir », a affirmé lundi un haut responsable de l’administration Obama.

« Nous n’avons partagé les renseignements sur la résidence (où se trouvait le chef d’Al Qaïda) avec aucun autre pays, y compris le Pakistan », a déclaré ce haut responsable lors d’une conférence téléphonique, mettant en avant des « raisons opérationnelles ».

Pour ce haut responsable, la mort de Ben Laden « marque la plus grande victoire dans la campagne conduite par les Etats-Unis pour désorganiser, démanteler et battre Al Qaïda ».

« C’est une étape majeure et essentielle vers la destruction finale » de l’organisation d’Oussama ben Laden, même si celle-ci ne va pas « se fragmenter » du jour au lendemain selon lui.

L’homme qui devrait lui succéder à la tête d’Al Qaïda, l’Egyptien Ayman al-Zawahiri est « beaucoup moins charismatique et pas autant respecté au sein de l’organisation », a estimé ce haut responsable.

Ouest France

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/05/mort-de-ben-laden-les-americains-n'ont-pas-prevenu-les-pakistanais/



2 Médias et
Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Tariq Ramadan clash Itélé sur la mort de BenLaden

http://www.youtube.com/watch?v=kyQIRAamOl8&feature=player_embedded#at=106

 


2-2 Après Oussama, voiçi Obama.

La X° mort d’Oussama Ben Laden déjà annoncée de nombreuses fois, que ce soit par des chaines de télévision US comme Fox News ou par des chefs de gouvernement comme Benazir Bhutto,  a eu cette particularité qu’elle a cette fois été annoncée par le Président des Etats-Unis lui-même qui , à cette occasion, a employé le langage du western, immédiatement repris par Bush qui s’y reconnait pleinement : « Justice est faite ! ».

Quelle « Justice » ? Sans tribunal, sans jugement d’un personnage condamné à l’avance alors que, souvenons-nous des termes employés par ou attribués à Ben Laden, celui-ci a « approuvé » les attentats du 11 Septembre mais n’a jamais reconnu les avoir organisés.

Qui peut d’ailleurs croire que les dirigeants d’Al Qaeda s’ils avaient vraiment eu  la capacité d’organiser sur le territoire de la première puissance mondiale en déjouant toutes ses défenses  un attentat de l’importance de celui du 11 Septembre aient été assez débiles pour n’en tirer aucun bénéfice politique ?  

En même temps le Président des Etats-Unis a endossé face au monde la tenue de l’exécuteur d’une sentence qui n’a été prononcée par aucune juridiction, c'est-à-dire celle du tueur.

Un motif à lui seul suffisant pour lui retirer le Prix Nobel de la paix en observant que depuis qu’il a obtenu ce blanc-seing médiatique son comportement agressif n’a fait que croitre : non fermeture de Guantanamo, effectifs supplémentaires en Afghanistan, forces spéciales et bombardements en Libye…  

La Cour Pénale Internationale si elle ne veut pas définitivement passer pour une juridiction mineure et servile et comme un outil supplémentaire de domination impériale ne peut qu’inculper un chef d’Etat qui revendique l’assassinat d’un personnage dont il fait disparaitre aussitôt la dépouille- ce qui interdit définitivement  toute enquête contradictoire sur l’identité réelle du mort -  sur le territoire d’un pays étranger. 

Obama a encore dévoilé plus profondément son idéologie lorsque, parlant récemment de Kadhafi, il a déclaré, faisant sien  le langage des lyncheurs du KU KLUX KLAN : « Le nœud se resserre progressivement autour de son cou ». Le dit nœud ne s’est pour l’instant resserré qu’autour du cou de son fils mais le KKK a encore soif de sang.

Le coup de tonnerre médiatique que constitue cette liquidation s’inscrit dans  une conjoncture  politique précise dont les principaux traits sont les suivants :

 

-         Obama est en campagne électorale pour un second mandat et il se positionne pour empêcher toute candidature républicaine sérieuse (il restera une candidature grotesque comme celle de Sarah Palin pour faire croire aux nigauds que la démocratie n’est pas morte)  en s’affirmant comme le meilleur des présidents impérialistes.

 

-         Les positions du secrétaire général de l’ONU,  d’Interpol, comme celle des officiels français et européens au lendemain de l’assassinat confirment que les politiques militaristes et répressives des gouvernements de l’OTAN sur fond de crise économique vont encore se renforcer sous prétexte de menaces de rétorsion des « terroristes islamistes », dits terroristes qui comme un certain Ben Laden auront pu  être été formés par les services secrets des mêmes puissances. Les angéliques  pacifistes qui ont ici et là pu déclarer que la mort de Ben Laden devait marquer la fin de la « guerre contre le terrorisme » devront très vite ouvrir les yeux. C’est tout le contraire qui va avoir lieu. 

-         Frapper un grand coup au Pakistan devenait une urgence car s’y  déroulent  des manifestations de plus en plus larges regroupant jeunes, femmes  et militants politiques contre les interventions permanentes et destructrices de l’armée US sur le sol pakistanais. Ces manifestations mettent directement en cause le gouvernement pakistanais et le Président Zardiri d’une faiblesse coupable  face à cette ingérence permanente. Zardiri était donc le premier destinataire du « message » d’Obama. Le second était l’armée pakistanaise et les services secrets puisque la maison de « Ben Laden » était située à proximité de l’académie militaire pakistanaise dans la ville la mieux protégée du Pakistan contre toute attaque aérienne. Que les forces spéciales US aient pu atteindre leur objectif montre soit que les défenses pakistanaises ont été percées soit que des traitres sont en action au sein même de l’appareil militaire pakistanais mais cette action ne peut que renforcer la détermination des pakistanais qui manifestent pour le respect de la souveraineté de leur pays. 

La guerre contre le terrorisme vient de prendre un nouvel essor et OBAMA qui a voulu démontrer que les Etats-Unis ont la capacité d’assassiner n’importe qui, n’importe quand, n’importe où, a endossé définitivement l’uniforme de grand chef mondial du terrorisme d’Etat : OBAMA BEN LADEN !

Au fil des jours et des lectures n°91

4 Mai 2011

http://comaguer.over-blog.com

Au fil des jours et des lectures n°91



3 Les brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

 

3-1 Ben Laden & la mort.

1 La liquidation de Ben Laden reflète « la pensée mafieuse » américaine
Le secrétaire général du Mouvement nassérien libre au Liban, Moustapha Hamdane (ancien chef de la garde présidentielle sous le mandat de l'ancien président Émile Lahoud), a placé hier la liquidation du chef d'el-Qaëda Oussama Ben Laden dans le cadre d'« un projet criminel américano-onusien qui reflète la pensée mafieuse américaine ».
Hamdane a estimé que « la mort de Ben Laden à cet instant précis fait partie des méthodes visant à utiliser le sang de nos peuples arabo-musulmans - au Pakistan, en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Palestine - dans des carnavals d'élection présidentielle sanglants aux États-Unis ».
Et d'ajouter : « Cet acte de vengeance du cow-boy américain prend des noms différents, quelquefois celui de lutte contre le terrorisme, d'autres fois celui de protection des droits humains, toujours sous l'égide de ce qu'on appelle les Nations unies et leurs dérivés. »
Hamdane a appelé les peuples islamiques et arabes à « se rassembler en ces circonstances très graves afin de faire face aux criminels et de comprendre que le fait de bafouer la dignité d'une catégorie revient à bafouer toutes les parties, sous des noms divers ».

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/702442/Pour_Moustapha_Hamdane%2C_la_liquidation_de_Ben_Laden_reflete_%3C%3C+la_pensee_mafieuse+%3E%3E_americaine.html

 


2 Atman Zerkaoui, : "Justice a été faite"...
Oussama Ben Laden est mort, plus précisément, il a été tué par les forces armées au Pakistan.
Mais attention pas par l’armée pakistanaise, par l’armée états-unienne.
Oui c’est l’armée américaine qui gère ce genre de truc au Pakistan. Que dirait-on si les Pakistanais installaient leurs forces aux US et mèneraient des opérations au Texas ?! Enfin bref, les Pakistanais eux laissent les ricains faire des attaques sur leur sol et ne demandent pas le droit d’en faire autant aux states. Certains disent que c’est de l’impérialisme, d’autres, plus pragmatiques ou moins honnêtes, mettent ça sur le compte « du sens de l’hospitalité des gens de couleur ».
Mais ce n’est pas pour vous parler de cela que je vous écris. C’est pour vous parler de ce qu’a dit Barrack Obama après que ben Laden a été tué. Il a dit « justice est faite ». Une justice rendue sans procès. Ben Laden a été tué par les GI’s, comme le palais présidentiel de Gbagbo a été bombardé par les français, comme Kadhafi reçoit des missiles de l’OTAN sur la tête. Attention, je ne prends pas le parti de ces gens, mais je constate que même la pire des crapules a le droit à un procès. Papon a eu un procès, Barbie a eu un procès,... Là je sens que vous vous dites : « ce type veut me faire comprendre que les pires crapules ont le droit à un procès quand elles sont blanches (et encore dans ce cas la plupart du temps ils y échappent). »
Hé ben non ! Ce n’est pas cela que je veux vous dire. Ce que je veux vous dire c’est que le procès de Ben Laden à bien eut lieu sauf que dans ce procès le juge, le juré, le procureur, l’avocat de la défense, les témoins à charge, les témoins à décharges, les personnes qui ont le droit d’assister au procès, les plaignants, le greffier, les enquêteurs, le bourreau sont tous une seule et même personne : le pouvoir occidental. Et quand on dispose d’un tel pouvoir, quand on peut être à la fois juge, juré, avocats et bourreau, on décide de qui est démocrate et qui est un dictateur. Qui peut attaquer et qui n’a pas le droit de se défendre. Qui doit vivre dans l’opulence et qui doit vivre dans la misère. Qui est gentil et qui est méchant. Qui est innocent par nature et qui est coupable par nature. Qui peut être jugé et qui n’aura jamais à s’inquiéter de cela. Qui est civilisé et qui est un barbare. Qui est moderne et qui est en retard. Qui peut vivre et qui doit mourir... Et ce partout sur Terre, de la plus simple fourgonnette de flic à Clichy-sous-Bois à la Maison Blanche.

Atman Zerkaoui, membre du PIR

  

 

 


 

 

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