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11/05/2011

n°71 - journal d'Iran - 26-03 au 11-05 - o - Iran - Dans la mire des Etats-Unis.


n°71 - journal d'Iran - 26-03 au 11-05 - o -  Iran - Dans la mire des Etats-Unis.



journal d'Iran   n°71 du 26-03 au 11-05

C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à Part

Congrès international de Berlin : Soutien au soulèvement en Iran et aux résidents d’Achraf.

1) Politique Iranienne

2) Politique des Usa

Obama – Clinton

3) Politique d'Israël

4 Les organisations mondiales

5 Les Voisins.

6 Dans le monde

2 Les brèves

7-1 L'Iran va devenir un pays producteur de plaques de combustible nucléaire. 

7-2 La drogue pénètre en Iran avec la collaboration des agents de la CIA .

8 Dossier & Point de vue

8-1 Danielle Bleitrach : Dans la mire des Etats-Unis.

8-2 Danielle Bleitrach : Un pas en avant du docteur Fol amour vers l’Iran…. Le vote du Brésil.

9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

9-1 Soros : « Le régime iranien sera renversé dans "plus sanglante des révolutions" »

10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1 L.Mazboudi : Qui utilisera la bombe atomique : Iran ou « Israël »

11 Annexe

11-1 S.Nasrallah: Les US complotent avec les régimes … Les peuples arabes triompheront. 

 

 



Tiré à Part

Congrès international de Berlin : Soutien au soulèvement en Iran et aux résidents d’Achraf.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

 Samedi 19 mars, dans un congrès international à Berlin, de hauts responsables américains des administrations Clinton, Bush et Obama, des personnalités politiques européennes et arabes ont apporté leur soutien au soulèvement du peuple iranien et examiné les perspectives de changement dans ce pays. Ils ont souligné la nécessité d’adopter une politique correcte face au régime de Téhéran qui cherche à profiter des révoltes dans la région et au développement de l’intégrisme islamique.

M. Leo Dautzenberg (député de 1998 à 2011) a remis une déclaration signée par 150 députés du Bundestag sur la protection humanitaire des opposants iraniens au Camp d’Achraf, le retrait de l’OMPI de la liste du terrorisme américain et l’arrêt des exécutions en Iran.

Dans cette réunion à la veille de la nouvelle année iranienne, Norouz, les hauts responsables américains comme Howard Dean, président du parti démocrate américain, le général Peter Pace, chef de l’état-major des armées des Etats-Unis  (2005-2007), le général Hugh Shelton, chef de l’état-major des armées des Etats-Unis (1997-2001), Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, Patrick Kennedy, fils de feu le sénateur Edward Kennedy, membre de la Chambre des Représentants (1995-2011), Mitchell B. Reiss, chargé des affaires politiques au Département d’Etat américain (2003-2005), Michael Mukasey, ministre américain de la Justice (2007-2009) et Louis Freeh, chef du FBI (1993-2001), ont pris la parole. De même Gesine Schwan, deux fois candidate à la présidence de la République allemande, Gunther Verheugen, commissaire européen (1999-2009) et ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Otto Bernhardt, porte-parole pour les finances de la fraction  démocrate chrétienne/ sociale démocrate au Bundestag (2005-2009) et membre de la direction de la fondation Konrad Adenauer, et le Pr Christoph Degenhardt, éminent juriste, sont aussi intervenus.
Maryam Radjavi, invitée spéciale de cette conférence, a dit que la solution pour mettre fin aux terribles souffrances du peuple iranien et faire disparaitre les principales menaces terroristes dans le monde est un changement complet du régime des mollahs et l’instauration de la démocratie. « Le seul levier pour atteindre ce but, a-t-elle dit, c’est la Troisième Voie, à savoir un changement démocratique par le peuple iranien et sa résistance organisée. On peut voir la cristallisation de cette résistance à Achraf qui constitue une source d'inspiration pour la jeunesse dans sa lutte pour la liberté. »

Tout en reprochant à l’occident son opposition au changement en Iran, Mme Radjavi a ajouté : Durant les années passées trois gouvernements successifs aux États-Unis en maintenant les Moudjahidine du peuple sur la liste noire ont aidé dans la pratique le régime à rester au pouvoir. Ces deux dernières années malheureusement les États-Unis ont continué cette politique dévastatrice pour le peuple iranien et sa résistance. Les attaques successives  des agents du régime contre Achraf a fait de nombreux morts et blessés parmi les Moudjahidine du peuple.  

Evoquant l’évolution rapide des événements dans la région, Mme Radjavi a invité l’ensemble des gouvernements occidentaux de prendre la bonne voie de l’histoire et a demandé à la communauté internationale
1- De cesser d’acheter du pétrole aux mollahs et d'alimenter ainsi le financement de la répression du peuple iranien.
2- De prendre les mesures nécessaires pour lancer un mandat international contre Khamenei pour crime contre l'humanité.
3- De radier les Moudjahidines du peuple de la liste du terrorisme et de reconnaître officiellement la Résistance du peuple iranien.
4- De prendre les mesures nécessaires pour retirer les haut-parleurs autour du camp d'Achraf, de mettre fin à la torture psychologique des résidents et au blocus inhumain du Camp, de lever en particulier les restrictions médicales criminelles et de se charger de faire accepter la protection du Camp par les États-Unis et les Nations unies.

CNRI -

Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne
Le 19 mars 2011

 




1) Politique Iranienne

Les ennemis cherchaient à inciter à la guerre entre Chiites et Sunnites

 En visite, dans la province de Kermanshah, le Président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a prévenu que les ennemis cherchaient à inciter à la guerre entre Chiites et Sunnites et à provoquer la discorde entre les nations de la région, en vue de sauvegarder, ainsi, le régime sioniste, en plein déclin, et de redorer le blason terni de l'administration américaine. "L'allégation concernant la création de "deux Etats" vise à sauver le régime sioniste et à briser le front de la résistance", a indiqué le président de la République islamique d'Iran, avant de mettre en garde ceux qui collaborent avec les ennemis, pour réaliser ses desseins. Le problème de l'ennemi, pour réaliser cette "supercherie alambiquée", a-t-il ajouté, est le manque de terre. "Pour résoudre ce problème, les ennemis envisagent de désintégrer la Jordanie, n'étant même pas prêts à affecter une petite partie des territoires occupés, pour réaliser cette supercherie", a précisé le Président Ahmadinejad.

08/04

 http://french.irib.ir/info/politique/item/111833-les-ennemis-cherchent-a-provoquer-un-conflit-chiite-sunnite-ahmadinejad

 

La solidarité profonde qui unit l'Iran et le Liban a fait échouer tous les complots des ennemis. 

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que les puissances hégémoniques sont opposées à toutes les nations de la région et sont simplement à la recherche de leurs propres intérêts avant de souligner que la solidarité profonde qui unit l'Iran et le Liban a fait échouer tous les complots des ennemis contre les deux nations.
Selon un communiqué du bureau présidentiel, lors d'un entretien téléphonique samedi soir avec le Président du parlement Libanais, Nabih Berri, Mahmoud Ahmadinejad a estimé que les peuples libanais et iranien partageaient les mêmes points de vue sur les questions régionales et internationales, rappelant que les récentes évolutions de la région et les attitudes des Etats-Unis et de leurs alliés avaient prouvé la justesse du point de vue de la République Islamique d’Iran, qui martèle qu'ils ne recherchent que leurs propres intérêts".
Mahmoud Ahmadinejad a précisé que, malgré tous les complots des ennemis, un avenir brillant et la victoire seront le lot des peuples indépendants.
Il a souligné que les puissances de l’Arrogance ne sont pas seulement opposées au Liban, à la Syrie, à l'Iran et à l'Irak, mais à toutes les nations de la région et même toutes les nations indépendantes du monde.
Nabih Berri, le Président du parlement libanais, a, pour sa part, souligné la nécessité du renforcement accru de l'unité et des coopérations entre les deux nations, avant de souligner que le Liban s’emploie avec conviction et courage, à renforcer la solidarité et l'unité avec le peuple iranien.

17/04/2011  

International. Iran.

 

 http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-98/1104174780090103.htm

 

Ahmadinejad souligne la nécessité de formation d’un mouvement mondial pour la paix.  

 Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a souligné la nécessité de former un mouvement mondial visant à établir la paix et la sécurité dans le monde.
Le président iranien a également répondu ce lundi aux monarchies du Golfe persique, en appelant à ne plus interférer dans leurs affaires, et en accusant les Etats-Unis à chercher à brouiller son pays avec les monarchies arabes.
“La tromperie et l’interférence, les confrontations bilatérales, ces formes d’oppression, ces menaces, ne protégeront pas les Etats-Unis” souligne le président iranien.
L’Iran soutient les révoltes au Yémen, en Libye et surtout à Bahreïn. Téhéran a condamné l’envoi de renforts saoudiens et émiratis à Manama.
Il a même demandé l’intervention du Conseil de sécurité de l’ONU pour stopper la répression des manifestations

19/04/2011

 http://www2.irna.ir

Les grandes manœuvres

L'Iran a rejeté aujourd'hui la résolution du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU

L'Iran a rejeté aujourd'hui la résolution du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, adoptée hier, qui a créé pour la première fois depuis 2002 un mandat de rapporteur spécial sur la situation des droits de l'Homme en Iran.

"Cette résolution est injuste, injustifiable et totalement politique et a été approuvée, malgré la réticence de certains pays, sous la pression des Etats-Unis", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast.
"L'objectif de cette résolution est de faire pression sur la République Islamique d'Iran (...) pour détourner l'attention des violations des droits de l'Homme en Occident et en particulier aux Etats-Unis", a-t-il ajouté.
Vingt-deux membres du Conseil dont le siège se trouve à Genève ont voté en faveur de la résolution, présentée par la Suède et appuyée par les Etats-Unis tandis que sept pays, dont la Chine, Cuba, le Pakistan et la Russie, ont voté contre, tandis que 14 pays se sont abstenus.
Evoquant les récentes évolutions au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, Mehmanparast a ajouté que la résolution anti-iranienne du Conseil des droits de l’Homme cherche à détourner l'attention de l'opinion publique de l'attitude ambivalente des Etats-Unis vis-à-vis de ces évolutions.

Téhéran.Irna.



Politique extérieure

Relations diplomatiques: l'Iran espère un "pas courageux" de l'Égypte.  

23/04 

L'Iran espère que l'Egypte fera un "pas courageux" pour rétablir les relations diplomatiques entre les deux pays rompues depuis plus de trente ans, a déclaré samedi le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi cité par l'agence officielle IRNA.
"Nous avons déclaré que nous étions prêts à élever le niveau de nos relations avec l'Egypte et nous espérons que les responsables égyptiens, en tenant compte de nos échanges oraux et écrits, feront un pas courageux" dans ce sens, a déclaré M. Salehi lors d'un séminaire avec les ambassadeurs iraniens à l'étranger.
Le chef de la diplomatie iranienne a par ailleurs estimé que "les responsables égyptiens sont capables de surmonter les pressions exercées" selon lui par les Etats-Unis et Israël contre le rétablissement de relations diplomatiques normales avec l'Iran.
L'Iran a rompu ses relations diplomatiques avec l'Egypte en 1980, après la révolution islamique, pour protester contre la reconnaissance d'Israël par Le Caire un an auparavant.
Les rapports entre les deux pays sont en dents de scie depuis trois décennies et ils ne disposent plus que de sections d'intérêts dans leurs capitales respectives.
Téhéran a toutefois multiplié les appels du pied en direction des nouvelles autorités égyptiennes installées au pouvoir depuis la chute du régime du président Hosni Moubarak en février.
L'Iran est "prêt à faire des pas en avant lorsque nos frères égyptiens seront disposés" à reprendre les relations, a réaffirmé mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien Ramin Mehmanparast, en précisant qu'il n'y avait pas encore de décision sur un échange éventuel d'ambassadeurs en dépit de la multiplication récente des contacts entre les deux pays.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil al-Arabi, avait déclaré de son côté début avril que l'Egypte était prête à ouvrir "une nouvelle page" avec Téhéran "à condition que (les relations) soient basées sur le respect mutuel de la souveraineté de l'Etat et la non-ingérence dans les affaires intérieures de quelque manière que ce soit".

 http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/701360/Relations_diplomatiques%3A_lIran_espere_un_%22pas_courageux%22_de_lEgypte.html

 

Iran-Egypte: vers le rétablissement des relations diplomatiques

Le Caire et Téhéran mènent actuellement des consultations intensives afin de rétablir leurs relations diplomatiques, rompues il y a plus de 30 ans, a annoncé lundi au journal Al-Ahram un responsable de la mission diplomatique iranienne en Egypte, Mujtabi Amani.

Selon l'intéressé, le chef actuel de la diplomatie égyptienne, Nabil Al-Arabi, a exprimé sa volonté d'"ouvrir un nouveau chapitre des relations irano-égyptiennes".

Les autorités iraniennes ont, de leur côté, réagi "immédiatement et positivement" à cette proposition égyptienne, a ajouté M.Amani.

L'Iran a rompu ses relations diplomatiques avec l'Egypte en 1980, après que le président égyptien Anouar el-Sadate a signé un traité de paix avec Israël.

Toutefois, ces dernières années, les relations irano-égyptiennes se sont améliorées en dépit d'une forte pression politique émanant des Etats-Unis et des préoccupations égyptiennes sur l'influence iranienne dans le monde arabe.

En octobre 2010, les autorités iraniennes et égyptiennes ont rétabli des vols directs entre les deux pays, supprimés il y a 30 ans.

4 avril RIA Novosti

 

Le Secrétaire du parti Amal islamique d’Egypte à Téhéran  

Madjdi Hossein, secrétaire général du parti Amal islamique d’Egypte qui se trouve à Téhéran, s’est entretenu dimanche soir avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi.  Au cours de cette rencontre, le chef de la Diplomatie iranienne a souligné  la volonté commune des deux nations iranienne et égyptienne de jeter les bases d’une relation solide et durable. Salehi a également exprimé la disponibilité de son pays de partager avec le gouvernement et la nation égyptiens ses acquis scientifiques éducatifs et technologiques de ces dernières années.  « La révolution islamique en Iran a posé la solidarité et l’unité inter-islamique comme une nécessité. Ses performances marquent de leur emprunte indélébile le mouvement de toutes les nations musulmanes vers davantage de convergence et de solidarité, a affirmé pour sa part M. Madjdi Hossein. «  La révolution en Egypte s’est inspirée de l’expérience iranienne, a-t-il ajouté avant de mettre l’accent sur l’impératif que représente l’essor tous azimuts des relations entre Téhéran et le Caire.

18/04

http://french.irib

 

L'Iran et la Biélorussie s'engagent à promouvoir les relations économiques.

Le chef de l'Organisation du développement du commerce de l'Iran, Hamid Safdel, a annoncé dimanche que l'Iran et la Biélorussie vont mettre en place une chambre de commerce conjointe afin de promouvoir leurs relations économiques, a rapporté l'agence de presse iranienne officielle IRNA.
Lors d'une réunion avec l'ambassadeur biélorusse à Téhéran Victor Ribak, Hamid Safdel a indiqué que l'établissement de la Chambre de commerce conjointe Iran-Biélorussie contribuerait à promouvoir la coopération économique entre les deux pays, selon l'IRNA.
Les liens commerciaux entre les deux pays sont prometteurs, a estimé M. Safdel cité par l'IRNA.
M. Ribak, pour sa part, a fait savoir que les hommes d'affaires iraniens avaient inverti quelque 20 milliards de dollars en Biélorussie en 2010, ajoutant que son pays était prêt à oraganiser des expositions dans de différentes provinces iraniennes.

Source: xinhua



2) Politique des Usa

Obama - Clinton

Clinton : L'Iran "sape la paix et la stabilité dans le Golfe.

Le chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a accusé samedi l'Iran de "saper la paix et la stabilité dans le Golfe", soulignant "l'engagement sans faille" des Etats-Unis dans la région.

"Les Etats-Unis ont un engagement sans faille envers la sécurité du Golfe, et une des principales priorités est de collaborer avec nos partenaires à propos des inquiétudes suscitées par le comportement iranien dans la région", a déclaré la secrétaire d'Etat à des journalistes après le sommet sur la Libye.

"Nous partageons l'avis", a-t-elle continué, "que les activités de l'Iran dans la région, et notamment ses efforts pour faire avancer son agenda dans les pays voisins, sape la paix et la stabilité".

Mme Clinton a enchaîné samedi les tête-à-tête avec ses homologues arabes, en marge du sommet convoqué à Paris pour faire front au régime Kadhafi en Libye.

Elle a longuement insisté, lors d'une conférence de presse, sur le caractère décisif du soutien de la Ligue arabe et du Conseil de coopération du Golfe (l'alliance des monarchies pétrolières du Golfe) à la mise en oeuvre de la résolution 1973 de l'ONU, qui permet à la communauté internationale un engagement militaire en Libye.

Quelque 700 personnes ont attaqué vendredi soir à coups de pierres le consulat de l'Arabie Saoudite à Machhad (nord-ouest de l'Iran) pour protester contre l'envoi de troupes saoudiennes à Bahreïn et la répression de la contestation dans ce pays à majorité chiite (comme l'Iran) mais dominé par une monarchie sunnite. 

Jeudi, Bahreïn avait rejeté la "pression" exercée par l'Iran, la qualifiant d'"ingérence" dans les affaires intérieures du petit royaume du Golfe, au lendemain de la répression sanglante d'une manifestation à Manama. 

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a aussi affirmé que l'intervention de forces des pays du Golfe pour mettre un terme à la révolte populaire à Bahreïn était "un acte hideux voué à l'échec".

AFP - Publié le 19/03/2011


Préparation à la guerre

D'ex-dirigeants US pour la reconnaissance de l'opposition iranienne

D'anciens hauts responsables américains, civils et militaires, ont demandé aux Etats-Unis de retirer les Moujahidine du peuple de la liste des organisations terroristes, lors d'un congrès organisé samedi à Berlin par ce mouvement d'opposition. 

"Madame la secrétaire d'Etat, retirez les Moujahidine du Peuple (MEK) de cette liste", a lancé à l'adresse d'Hillary Clinton, chef de la diplomatie américaine, l'ancien directeur du FBI Louis Freeh (1993-2001). 

Il a souhaité que Mme Clinton rencontre la dirigeante du MEK, Maryam Rajavi, aux Etats-Unis, comme elle a rencontré cette semaine des opposants libyens.

Retirer les Moujahidine du Peuple de la liste noire, a expliqué à son tour l'ancien Attorney general (ministre de la Justice 2007-2009) Michael Mukasey, leur permettrait de lever des fonds aux Etats-Unis et de louer des satellites pour diffuser des programmes de télévision en Iran même.

"Il est temps de nous défaire de notre propre hypocrisie", a-t-il déclaré, en rappelant pourquoi le MEK avait été placé sur la liste des organisations terroristes en 1997. Washington l'avait fait à la demande de l'Iran avec lequel il tentait une nouvelle fois de négocier et les y a maintenus parce que l'Iran menaçait de s'en prendre aux troupes américaines en Irak, a-t-il expliqué.

Mitchell Reiss, ancien directeur de la planification au département d'Etat, a confirmé cette explication. Au contraire, a-t-il dit, "je peux vous assurer que soutenir l'opposition iranienne renforcerait notre position de négociation au lieu de l'affaiblir". 

Les généraux Peter Pace et Henry Shelton, deux anciens chefs d'Etat major inter-armes, ont eux aussi plaidé pour la fin de l'ostracisme de ce mouvement Peuple, formé dans les années 60 en opposition au Shah d'Iran et devenu depuis la bête noire du régime de Téhéran. On lui prête plusieurs révélations sur le programme nucléaire secret iranien. 

Le général Pace a proposé une "discussion ouverte" pour mettre à jour les reproches qui peuvent être faits au MEK, reconnaissant que leur alliance avec le dictateur irakien Saddam Hussein avait joué contre eux. "Je crois en votre cause", a-t-il assuré aux milliers de partisans rassemblés dans une salle de congrès à Berlin.

"Le régime iranien actuel à Téhéran ne doit pas être changé ni modifié, il doit être remplacé par un mouvement de résistance dirigé par le MEK", a déclaré le général Shelton.

L'ancien chef du parti démocrate Howard Dean et l'ex commissaire européen Günther Verheugen ont également participé à ce congrès qui s'est ouvert par un discours de Maryam Rajavi. L'Union européenne a retiré le MEK de la liste des organisations terroristes en 2009.

AFP - 19 mars


Dans les coulisses et au sénat

Washington met en garde Le gouvernement turc sur les dangers du commerce avec l’Iran.  

28/04

Le secrétaire adjoint au Trésor américain chargé de la lutte contre le soi-disant terrorisme, David Cohen, a affirmé mercredi avoir mis en garde la Turquie sur les dangers du commerce avec l'Iran. 
"J'ai appelé au cours de mes rencontres le gouvernement turc à aider les banques turques à se protéger contre les tentatives de l'Iran de se servir des relations commerciales et financières avec la Turquie pour soutenir la prolifération nucléaire", a dit Cohen au cours d'un point de presse.
Le secrétaire adjoint, qui achevait une visite de trois jours en Turquie, a prétendu que "quand les relations commerciales augmentent, les risques d'abus de la part de l'Iran augmentent en même temps".
Avec les banquiers turcs, "les discussions se sont concentrées sur le fait que les banques étrangères qui font des affaires importantes avec des banques ou des entreprises iraniennes impliquées dans la prolifération ou le terrorisme risquent non seulement leur réputation, mais aussi de perdre leur accès au système financier américain", a averti Cohen.
Le fonctionnaire américain a dit avoir insisté sur "l'importance d'isoler complètement la banque (iranienne) Mellat, y compris ses succursales en Turquie".
La Turquie entretient de bonnes relations avec son voisin iranien depuis l'accession au pouvoir en 2002 du gouvernement du Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan.
M. Erdogan a fixé comme objectif de faire passer le montant des échanges bilatéraux de 10 milliards de dollars, consistant pour l'essentiel en achat de gaz iranien par la Turquie, à 30 milliards de dollars d'ici à 2015.

 http://www.almanar.com.lb



3) Politique d'Israël

Préparation à la Guerre.

 

L’aviation israélienne simule en Irak une guerre contre l’Iran 

03/05/2011

La chaîne iranienne PressTV, rapportant des informations provenant des partisans de Moqtada al-Sadr, assure que des avions israéliens participent à une semaine d’exercices en Irak.
Le scénario de l’exercice serait une destruction des défenses aériennes iraniennes et un bombardement à l’intérieur du pays.

 http://www.voltairenet.org

 



4 Les organisations mondiales

CCG:

Le CCG fait bloc contre l’Iran.

 Le club des monarchies arabes du Golfe tenait hier à Riyadh une réunion extraordinaire pour rappeler sa solidarité face à l’Iran soupçonné de chercher à déstabiliser ses voisins sunnites. La réunion du Conseil de coopération du Golfe (CCG) intervient après des prises de position musclées de plusieurs de ses membres contre le régime de Téhéran accusé d’entretenir un réseau d’espionnage au Koweït et de soutenir en sous main la contestation des chiites de Bahreïn où règne la vieille monarchie sunnite des Al-Khalifa.
Les ministres des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, de Bahreïn, des Emirats arabes unis, d’Oman, du Qatar et du Koweït, vont débattre des «ingérences de l’Iran» dans leurs affaires, selon le chef du groupe. «La poursuite des ingérences de l’Iran dans les affaires intérieures des pays du CCG, ce qui constitue une menace pour la sécurité et la stabilité régionales», a affirmé le nouveau secrétaire du CCG, Abdellatif al-Zayani. La création même de ce club en 1981 était motivée par la crainte d’une exportation de la révolution iranienne chez ses voisins conservateurs et franchement hostiles au réveil d’un islam chiite et politisé. M.Zayani a exprimé la méfiance persistante du CCG de l’Iran en affirmant que la découverte par le Koweït d’un réseau d’espionnage à la solde de l’Iran n’était «qu’un maillon dans la chaîne des ingérences iraniennes».
Le Koweït a décidé jeudi l’expulsion de diplomates iraniens accusés d’avoir comploté contre la sécurité de l’émirat pétrolier. La mesure est intervenue après la condamnation à mort par une cour koweïtienne de deux Iraniens et d’un Koweïtien accusés d’espionnage au profit de Téhéran. L’Arabie Saoudite avait pour sa part accusé l’Iran de s’ingérer dans les affaires des pays arabes du Golfe en réaction à un communiqué de la Commission des affaires étrangères et de la sécurité nationale du Parlement iranien. Ce communiqué a demandé le retrait des forces saoudiennes de Bahreïn et accusé Riyadh de «jouer avec le feu» dans le Golfe.M.Zayani a lui aussi dénoncé «ce communiqué irresponsable», estimant que «les appels à retirer les forces du Bouclier de la péninsule constituent une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de Bahreïn». L’Arabie Saoudite a envoyé des troupes à Bahreïn, dans le cadre de cette force commune des pays du CCG pour contenir la contestation chiite qui a secoué pendant un mois la petite monarchie du nord du Golfe.
L’Iran avait dénoncé avec force le déploiement de troupes saoudiennes à Bahreïn et rappelé son ambassadeur dans ce pays, alors que les autorités bahreïnies dénonçaient des ingérences iraniennes dans leurs affaires intérieures. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est même allé jusqu’à affirmer que l’intervention de forces des pays du Golfe pour mettre un terme à la révolte populaire à Bahreïn était «un acte hideux voué à l’échec». Le chef de la diplomatie des Emirats arabes unis, pays qu’un vieux conflit territorial oppose à l’Iran à propos de la souveraineté sur trois îles stratégiques du sud du Golfe, a préconisé avant la réunion une attitude commune de fermeté du CCG face à l’Iran. Cité par le quotidien koweïtien Al Qabas, cheikh Abdallah Ben Zayed Al-Nahyane, a estimé que «toute action (contre l’Iran) doit être prise collectivement (...) et tenir en compte la sécurité et la stabilité du CCG». Plus que tout, les membres du CCG craignent de voir l’Iran favoriser des mouvements de contestation chez leurs minorités chiites, après avoir regardé avec sympathie le mouvement mené par la majorité chiite de Bahreïn. Le dixième de la population saoudienne est chiite et concentrée dans la région stratégique et pétrolière de l’est du royaume et cette proportion monte jusqu’au tiers au Koweït.

04/04/2011

 http://www.lexpressiondz.com/article/5/2011-04-04/87926.html



5 Les Voisins

Egypte

L’Egypte veut ouvrir une nouvelle page avec le Hamas le Hezbollah et l’Iran  

 Le ministre égyptien des Affaires étrangères Nabil alArabie a déclaré lors d’une conférence de presse tenue au Caire, que " l’Egypte compte améliorer ses relations avec le Hamas surtout en ce qui concerne les besoins humanitaires de la bande de Gaza et le maintien de l’ouverture du passage de Rafah, soulignant que l'Egypte ne souhaite pas imposer un blocus contre la bande de Gaza".
En réponse à une question sur la politique de l'Egypte envers le Hezbollah, le ministre égyptien a souligné : "Il y a une grande différence entre le statut du Hamas et le statut du Hezbollah, le Hamas est dans un territoire occupé, mais le Hezbollah fait partie de la formule libanaise, et donc il s’agit là d’une question interne, cela dit tout Libanais qui souhaite établir des relations avec nous, sera le bienvenue".
Il a également déclaré que "l'Egypte va ouvrir une nouvelle page avec tous les pays arabes et musulmans y compris l’Iran" !
Et de poursuivre :" Nous sommes prêts à ouvrir une nouvelle page avec l'Iran. C’est un pays voisin avec lequel nous avons des liens historiques qui se prolongent à travers les âges, le gouvernement égyptien ne considère pas l’Iran un pays hostile ou ennemi, il souhaite ouvrir une nouvelle page avec tous les pays, y compris l'Iran ".
Interrogé sur l’avenir des relations diplomatiques entre les deux pays sachant qu’il n’ y a pas d’ambassade de l’Egypte en Iran mais un bureau de services d’intérêts, alArabie a répondu : " tout dépend des deux parties, de notre côté nous sommes prêts à ouvrir une nouvelle page et nous allons voir leur réaction".
Justement, la réaction ne s'est pas fait attendre côté iranien : le ministre des affaires étrangères Ali Salehi a applaudi les propos de son homologue égyptien.
Salehi, a déclaré dans un communiqué publié par l'agence iranienen MeherNews : "le peuple égyptien a ouvert une nouvelle page dans l'histoire de son pays rien qu'en invoquant ses droits légitimes et en réalisant ses demandes, je vous félicite encore une fois pour cette victoire".
Il a ajouté:" les relations historiques entre les deux pays n’ont jamais été interrompues en dépit des fluctuations, et nous espérons voir dans le nouveau climat un renforcement des relations entre les deux pays et entre les peuples d'Iran et l'Égypte".
Et de conclure : "Certainement, les bonnes relations entre les deux pays contribueront à établir la sécurité, la stabilité et le développement dans la région."

30/03/2011 

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=9013&cid=21&fromval=1&frid=21&seccatid=41&s1=1

 

Nabil alArabie : Un accord de paix avec Israël ne signifie pas des rapports exclusifs .

Dans une interview télévisée sur la chaîne satellitaire égyptienne Dream2, le ministre égyptien des Affaires étrangères Nabil alArabie a non seulement souligné que "l’Egypte, réanimée par un nouvel esprit, compte retrouver son rôle régional et international", aussi que" le fait d’avoir signer un accord de paix avec Israël n’implique pas nécessairement des relations privilégiées et exclusives avec lui" !
AlArabie a ajouté :" la politique étrangère égyptienne s’est limitée ces dernières années à de simples réactions envers ce qui se passe, et ce faute d’une vision entière, aussi parce que le conseil de sécurité nationale n’avait pas une vision claire sur les décisions qu’il fallait prendre, ce qui a entraîné la prise de décisions improvisées et aléatoires", soulignant que" la position égyptienne envers la guerre de Gaza était une honte, la participation de l'Égypte au siège des civils est inacceptable voire elle est égale à des crimes de guerre ".
Pour ce qui est des relations égypto-israéliennes, alArabie a regretté la confusion qui s’est établie dans le monde arabe sur la nature de ces relations, estimant que "la signature d’un accorde paix entre l'Egypte et Israël a crée l'impression chez certains qu’il fallait traiter avec lui de façon privilégiée et exceptionnelle. "
Et de réitérer : "l'Iran a le droit de jouer un rôle correspondant à son statut tout comme la Turquie," appelant à "ne pas considérer l’Iran comme un Etat ennemi, d'autant plus que beaucoup d'Egyptiens ne savent pas que l'Egypte a un ambassadeur en Iran et que l'Iran dispose également d'un représentant semblable au Caire. Les délégations entre les deux pays ne se sont pas arrêtées, de plus les relations tendues entre les deux pays sont le résultat d’un manque de confiance mutuelle entre les parties" !
Et de conclure : "les comparaisons faites entre la menace iranienne et la menace israélienne sur l’Egypte sont futiles, car tant qu'il n'y a pas d'état de guerre avec l'un des deux, il faut traiter avec chacun normalement"

 03/04/2011

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=9533&cid=21&fromval=1&frid=21&seccatid=41&s1=1

 



6 Dans le monde

Chine

La Chine souhaite voir la reprise des négociations sur le dossier nucléaire de l'Iran.

La Chine souhaite qu'un nouveau cycle de négociations entre l'Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, plus l'Allemagne (groupe 5+1), reprenne le plus tôt possible, a déclaré jeudi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei dans sa conférence de presse hebdomadaire à Beijing.

Le sous-secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale de l'Iran, Ali Bagheri, a déclaré que l'Iran était prêt à reprendre le cour des négociations sur le nucléaire.
La Chine soutient toujours une résolution du dossier du nucléaire iranien par le dialogue et les négociations, a souligné M. Hong, en réponse à une question sur l'attitude de la Chine à l'égard des remarques de M. Bagheri.

"Nous souhaitons voir un nouveau cycle des négociations reprendre au plus tôt," a-t-il déclaré, souhaitant que toutes les parties puissent renforcer la confiance mutuelle en adoptant des mesures réalisables.

Selon lui, la Chine continuera à s’entretenir sur ce dossier avec les parties concernées.

En janvier, les six pays ont tenu des négociations cruciales sur le nucléaire avec l'Iran à Istanbul, qui n'ont abouti à aucun accord sur le programme nucléaire iranien.

La Chine, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, s'est toujours opposée aux pressions sur l'Iran et à l’'imposition de sanctions contre l'Iran sur son programme nucléaire pacifique

Téhéran.Irna.

15 Avril  



7 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

7-1 L'Iran va devenir un pays producteur de plaques de combustible nucléaire. 

 Le chargé de mission spécial du président de la République Islamique d'Iran, Mojtaba Hashemi Samareh a déclaré que l'Iran rejoindrait bientôt le cercle des rares pays producteurs de plaques de combustible nucléaire.
S'exprimant lors d'une conférence de presse à Ghazvin, Mojtaba Hashemi Samareh a ajouté que l'Iran serait bien en mesure de fabriquer "dans les temps voulus" les plaques de combustible dont il a besoin pour son réacteur de Téhéran, qui arrive au bout de ses réserves. "
L'Iran, qui possède déjà un réacteur de recherche médicale de 5 Mgw construit à Téhéran avait annoncé en juin 2010 son intention de se doter d'un deuxième réacteur "d'ici cinq ans", et "plusieurs" autres à des échéances ultérieures non précisées.
Ces réacteurs seront destinés à "produire des radio-isotopes et à permettre la recherche et le développement" dans le domaine nucléaire.
Les responsables nucléaires iraniens ont affirmé à plusieurs reprises que l'Iran produirait ses premières plaques en septembre 2011.
"Dans les prochaines années, quatre à cinq réacteurs (de recherche) nucléaires d'une puissance de 10 à 20 mégawatts (...) seront construits en Iran", a indiqué également le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique iranienne M. Abbassi.
"Nous devons continuer à enrichir de l'uranium à 20% afin de produire le combustible nécessaire" à ces réacteurs", a ajouté le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique iranienne (OIEA).
Mojtaba Hashemi Samareh a également évoqué la découverte de nouvelles réserves d'uranium dans le pays dans la région de la province de Yazd qui permet d’entrevoir un horizon prometteur quant aux mines d'uranium en Iran.
Sur l'accroissement de la production de l'usine d'eau lourde d'Arak, il a déclaré qu’ "actuellement, cette usine fonctionne conformément à son cahier des charges ce qui lui permet de fournir le réacteur d'Arak, la recherche et 10 % de la production grâce à la mise en œuvre d’innovations.

12/04

 http://www2.irna.ir

 


7-2 La drogue pénètre en Iran avec la collaboration des agents de la CIA .

Le ministre iranien de l'Intérieur, Mostafa Mohammad-Najjar a dénoncé les efforts concrets des agents de la CIA et du régime sioniste pour inciter la jeunesse iranienne à plonger dans les problèmes de drogue déclarant que les ennemis dans cet objectif, ont mis sur pied de larges programmes derrière les frontières de l’est pour y parvenir.
Il a précisé que l’agence de renseignement américaine (CIA) et le régime sioniste coopèrent étroitement pour faire que la jeunesse iranienne soit dépendante des stupéfiants.
Mostafa Mohammad-Najjar a tenu ces propos lors de la réunion du Conseil pour la lutte contre le trafic de stupéfiants à Sanandaj, chef lieu de la province du Kurdistan.
Il a précisé également que les ennemis entament des efforts considérables en deçà des frontières de l'Iran afin de parvenir à leurs objectifs démoniaques et plonger ainsi rendre la jeunesse iranienne dans la toxicomanie.
"Les sionistes et les agents de la CIA tout le long des frontières entre l'Iran et l'Afghanistan apportent leur aide aux trafiquants de drogue », a ajouté le ministre.
Attirant l'attention sur les 950 km de frontière commune entre l'Iran et l'Afghanistan, le ministre iranien de l’Intérieur a déclaré que l'Afghanistan est l'une des principales sources de production et d'exportation de stupéfiants.

23/04

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8 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

8-1 Danielle Bleitrach : Dans la mire des Etats-Unis.

Les Etats-Unis après avoir comme ils l’avaient prévu utilisé la France pour lancer les hostilités en Libye et remis in fine l’opération à l’OTAN, continuent à avancer leur pion vers leur objectif: l’Iran.

Il faut en décrire quelques manœuvres qui n’apparaissent pas encore au grand jour tout en étant bien avancées: nous ne reviendrons pas sur la Libye, mais il devient de plus en plus évident que l’opération avait pour but non seulement d’asseoir la domination sur les ressources énergétiques libyennes mais de prendre pied à l’intérieur d’un monde arabe secoué par des révoltes populaires (mais aussi Maghreb, Afrique). Il est plus intéressant, parce que encore partiellement caché, de tenter de mettre en lumière quelques autres points stratégiques à travers lesquels les Etats-Unis avancent sur leur triple objectif: 1. s’assurer la maîtrise de l’énergie mondiale, 2. tenir par la force et par la division un monde arabe en pleine révolte, 3. viser à terme l’Iran, et sans doute au-delà.

 

Première mise en lumière : réorganisation du monde arabe autour de l’hégémonie saoudienne. La manière dont Barhein a été offert à l’intervention saoudienne n’est pas un fait isolé, simplement lié à l’existence d’une base nord-américaine, mais doit être analysée en vertu du contrôle prioritaire du Golfe persique et de l’Iran, et d’une tentative de contrôle de ce monde arabe par une alliance de fait des Saoudiens avec l’Egypte et Israël. Les révoltes du monde arabe seront utilisées non sans habileté. Ainsi on attisera celle contre les dictateurs qui résistent aux Etats-Unis, alors qu’on aidera à la répression des peuples qui s’opposent aux alliés des Etats-Unis. A ce titre l’analyse chinoise [cf http://french.peopledaily.com.cn/Horizon/7327695.html ] sur ce qui s’est passé en Libye montre l’inquiétude de ce pays et la dénonciation des buts poursuivis : l’invasion de la Libye témoigne d’une stratégie impérialiste autant que de tactiques face à des problèmes internes. On peut ajouter le fait qu’ en utilisant à la fois les ambitions du président égyptien de la ligue arabe, les inquiétude de ce pays et d’autres sur le mouvement de rébellion, on a entraîné certains pays arabes, la France ayant joué les bons offices. Il a été dans un premier temps choisi de renforcer voir de créer une situation d’insurrection de la région de Benghazi, expliquent les Chinois, puis comme Kadhafi mettait en danger la dite rébellion, il a bien fallu passer à l’offensive avec toujours le même recours aux campagnes médiatiques et au prétexte humanitaire, Sarkozy servant de déclencheur à l’affaire.

 

Deuxième mise en lumière : bien voir comment les Etats-Unis et les Européens, qui contrôlent 90% de l’information mondiale, lancent le thème de la guerre humanitaire sur la dénonciation, souvent bien réelle, des exactions contre les peuples et en « améliorant » le marketing par l’invention de quelques grossiers mensonges pour « chauffer l’opinion publique ». A ce titre il faut souligner également que les Etats-unis ont repris pied depuis un an dans le Conseil des Droits de l’homme de l’ONU qu’ils avaient boycotté jusqu’ici. La dernière session de ce Conseil des droits de l’homme témoigne que leur activité au sein de ce Conseil paye, l’Europe y était littéralement submergée par les voix du Tiers monde, l’arrivée des Etats-Unis et d’une ambassadrice qui se consacre à temps plein à ce poste, Eileen Donahoe, a obtenu le résultat de diviser ce qui se présentait comme un bloc uni. La tournée d’Obama en Amérique latine dans des pays comme le Brésil, le Chili, venait en appui de cette stratégie qui consiste à aborder les problèmes de façon transrégionale, multilatérale et de fait isoler les pays que l’on veut attaquer en combinant déstabilisation interne, propagande médiatique et campagne sur les droits de l’homme.

 

Troisième mise en lumière : il suffit donc de suivre qui est désigné par cette stratégie pour comprendre quelle opération est envisagée. La nomination d’un rapporteur sur l’Iran et sur la violation des Droits de l’homme par ce pays est une grande victoire pour Washington, non seulement pour la première fois depuis neuf ans l’Iran est ainsi mis en cause, mais comme il avait été procédé pour la ligue arabe, le vote brésilien a été acheté semble-t-il en échange d’un siège permanent à l’ONU, ce qui présente le double avantage de diviser le front anti-impérialiste, le BRIC et en même temps in fine d’offrir un siège au Conseil de sécurité à un pays que l’on a fini de déconsidérer. Mais là n’est pas l’objectif premier bien que l’ONU ait pour l’administration Obama une importance perdue sous Bush. L’objectif premier est bien de « travailler » l'opinion internationale en employant la carotte et le bâton avec les dirigeants et les campagnes médiatiques avec les peuples dont on veut empêcher la protestation.

 

Face à ces grandes manœuvres, s’il est évident que l’on ne peut pas considérer que l’Iran est le pays où les droits de l’homme ne sont pas violés, c’est une litote, il faut bien mesurer quels sont les enjeux réels et quelle analyse, quelle politique et stratégie doit être celle des communistes et des forces progressistes.

 

Ces manœuvres impérialistes ne cherchent pas à assurer le triomphe des Droits de l’homme, le respect de la démocratie et la paix dans le monde, il faut en être convaincu.

Outre le fait sur lequel il est bon de revenir sans cesse que ni les Etats-Unis ni les Européens ne sont qualifiés, tant de par leur histoire que leur politique actuelle, à s’ériger en juge du reste de l’humanité, ce viol systématique des souverainetés nationales n’a aucun but humanitaire, ni d’instauration de la démocratie. Ce qui est recherché est exactement le contraire : s’emparer des ressources énergétiques, asseoir une domination qui vacille et imposer un modèle économique qui provoque ces révoltes, financiarisation, pillage, crises multiples, énergétique, climatique, alimentaire. Pour cela il s’agit non seulement de conforter des tyrans mais encore de remplacer ceux existant par d’autres corrompus et clients des Etats-Unis.

Enfin pour imposer cette stratégie de domination on s’appuie sur les deux instruments de la puissance des Etats-Unis :

1) la domination militaire, une armée qui a elle seule est plus importante que toutes les autre réunies et qui utilise son potentiel de menace pour former des coalitions, et pour entretenir l’armada otanesque. Leurs expéditions, vu la dissymétrie sont de simple police mais créent le chaos et les souffrances d’une armée d’occupation et d’une résistance locale, avec des chefs de guerre.

 

2) la domination médiatique pour favoriser ces opérations par un mélange d’indignation et d’apathie. 

Tout cela parce que la véritable domination des Etats-Unis, la domination financière, à cause du poids du dollar, est menacée par la montée de la Chine. Nul n’ignore qu’il existe désormais aux Etats-Unis un fort courant qui souhaite très vite attaquer ce pays avant que sa puissance ait encore grandi. 

Enfin il faut noter en conclusion que l’attaque de l’Iran est la plus périlleuse qui soit, on a vu ce que représentait le nucléaire dans le contexte d’une catastrophe naturelle, imaginez une attaque contre les centrales iraniennes et c’est bien de cela qu’il s’agit. En outre, par le détroit d’Ormuz transite l’essentiel de l’énergie mondiale, 40% d’un pays comme la Chine (peut-être est-ce ce qui est visé ?) et voyez les conséquences.

Donc il faut s’opposer à cette stratégie impérialiste qui menace la paix et une grande partie de l’humanité, non pas en défendant l’indéfendable, mais en montrant bien la nature réelle des enjeux. Il faut proposer des négociations basées sur la diplomatie avec d’autres acteurs que les pays occidentaux et les Etats-unis.

Danielle Bleitrach

26 mars 2011

http://socio13.wordpress.com/2011/03/26/dans-la-mire-des-etats-unis-liran-par-danielle-bleitrach/


8-2 Danielle Bleitrach : Un pas en avant du docteur Fol amour vers l’Iran…. Le vote du Brésil

 Le président des Etats-unis, Barack Obama, a demandé à sa collègue Dilma Rousseff, lors de sa récente visite au Brésil, que le Brésil vote contre l’Iran, comme elle a fini par le faire au Conseil des Droits humains de L’ONU, a révélé un membre du gouvernement local au journal O Globo, selon ANSA.

 

Bon où est le problème, me direz-vous, moi aussi je voterai contre l’Iran en matière de Droit de l’homme. A la seule différence près que je ne le ferais pas si Obama me le demandait. Ce n’est pas pour lui faire de la peine mais parce que je me dirais que celui qui n’a toujours pas fermé Guantanamo, n’a toujours pas fermé sa sous-traitance de torture de par le monde, celui qui continue à appliquer à Cuba un blocus génocidaire condamné par toutes les nations sauf les Etats-Unis et Israël, celui qui maintient les 5 en prison, j’en passe et des meilleurs, celui-là est bien mal placé pour me donner des conseils en matière de Droits de l’homme. Et surtout je m’interrogerais : « Où veut-il exactement en venir, quel peuple veut-il encore secourir à coup de bombes ? »

 

Durant la rencontre le samedi 19 à Brasilia, Obama a prié Rousseff que le « Brésil soit co-auteur de la Résolution » approuvée à Genève, sur les Droits humains en Iran, a dit un haut fonctionnaire de l’exécutif brésilien. Selon sa version, la présidente a évité une réponse directe à son homologue nord-américain, avec lequel elle traitait de la situation en Libye, où le Brésil s’est opposé aux bombardements des puissances.

 

Finalement le Brésil, qui s’est abstenu de voter contre l’Iran dans l’Assemblée de l’ONU en novembre 2010, a appuyé la formation d’un organisme chargé d’étudier la situation des droits humains dans ce pays. L’ambassadrice nord-américaine Eileen Chamberlain a félicité hier le corps diplomatique brésilien pour sa position au Conseil des Droits humains. « La présidente Rousseff a démontré à quel point sa vision sur cette question était satisfaisante ». 

Je le répète, s’il m’arrive d’avoir quelques doutes sur tout ce qu’on reproche à Kadhafi, je n’en ai aucun sur la question des droits de l’homme en Iran, mais si j’étais la présidente du Brésil je me demanderais quelle connerie j’ai pu faire pour recevoir de telles félicitations de la part des Etats-unis.

 

Selon des propos publiés dans les médias brésiliens, avec son vote à l’ONU, le brésil espère gagner la confiance de Washington et un éventuel appui pour son aspiration à accéder à un siège permanent au conseil de sécurité.

 

L’ambassadrice brésilienne à l’ONU, Maria Nazareth Farani de Azevedo, a protesté hautement qu’il était faux de penser que la position du Brésil contre l’Iran était liée à l’espérance d’un siège permanent au Conseil de sécurité. 

Le vote brésilien représente « un message fort d’appui au peuple iranien » a déclaré Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix en 2003, qui avait exprimé ses critiques au Président Luiz Lula da Silva (2003-2010), pour son rapprochement et son dialogue avec Téhéran. 

Cette dernière position est parfaitement compréhensible et légitime, et ceux qui souffrent dans les geôles iraniennes n’ont pas de conseil de patience à recevoir, mais la diplomatie de Lula était de celle qui justement permettait d’avancer tout en respectant la souveraineté des peuples, le dialogue qu’il proposait en face du bellicisme étatsunien est le seul qui permettra d’avancer. Parce que ce n’est pas seulement la répression qui bloque l'émancipation du peuple iranien, c’est le patriotisme, le fait d’être entre l’Iran et l’Afghanistan confronté à la catastrophe des invasions sous commandement étatsunien.

 

Et pourtant si vous ne le voyez pas sachez que le processus de cette invasion, voir de frappe sur des sites nucléaires est en marche, l’affaire de la Libye n’est qu’une manière d’utiliser les révoltes du monde arabe pour recomposer les camps et les diriger contre l’Iran ? Et après contre la Chine ? Où s’arrêtera un Empire en pleine chute face à un monde où la crise prend des proportions multiples et de plus en plus catastrophiques.

mars 25 –

Danielle Bleitrach



9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

9-1 Soros : « Le régime iranien sera renversé dans "plus sanglante des révolutions" »

Les citoyens des pays producteurs de pétrole doivent recevoir plus de bénéfices des ressources nationales de leur pays, a déclaré l’investisseur milliardaire George Soros à la BBC.

Les révoltes en Libye ont été en partie le résultat d’une « révulsion vis-à-vis de la corruption » alimentée par le détournement de l’argent du pétrole, a t-il ajouté.

Plus de « transparence et de responsabilité » sont nécessaires de la part d’autres pays producteurs comme la Russie et l’Arabie saoudite a t-il dit.

M. Soros a également prédit que le régime iranien serait renversé dans la « plus sanglante des révolutions ».

« Ils se sont rebellé »

 La Libye produit 1,6 millions de barils de pétrole par jour et est le 17ème plus grand producteur au monde. 

Et le maintien du colonel Kadhafi au pouvoir dépendait des milliards de dollars de revenus pétroliers qui affluent dans le pays.

Parlant de la vague des gouvernements mis en cause en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, M. Soros a dit: « Ce qui a été la cause des révolutions est une révulsion vis-à-vis d’une corruption qui est alimentée par l’utilisation abusive des ressources naturelles comme par exemple en Libye.  La transparence, et encore plus important la responsabilité dans l’utilisation des ressources naturelles, est ce qu’il faut pour que les gens vivant dans ces pays puissent bénéficier de ces ressources nationales. La Libye a produit d’énormes richesses que Kadhafi s’est approprié et maintenant le peuple se révolte contre ça. »

« Progrès considérable » 

Interrogé sur le point de savoir s’il devrait y avoir plus de transparence concernant le devenir des revenus du pétrole, M. Soros a répondu: « Tout à fait. » 

Et il a dit que les États-Unis et l’Europe devaient soutenir plus activement les révolutions en Libye et ailleurs afin que les nouveaux régimes coopèrent avec l’Occident. 

« Ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient est très similaire à ce qui s’est passé dans l’ex-Union soviétique en 1989-91. Mais à l’époque il s’agissait d’un régime hostile à l’Occident qui a été détruit par la révolution », a t-il dit. 

« Actuellement, il s’agit de régimes soutenus par l’Occident, aussi l’Occident doit regagner l’allégeance des habitants de ces pays, en appuyant vraiment la transition vers la démocratie. 

« Il est très important que l’Europe et les États-Unis se tiennent devant la révolution plutôt que derrière, parce que s’ils sont derrière, ils vont perdre l’allégeance des nouveaux régimes qui vont émerger et s’ils sont correctement pris en charge, ce seront des régimes démocratiques et ce sera un progrès énorme. »

BBC News
Vendredi, 4 Mars, 2011

Source: bbc.co.uk
[il n'y a pas d'erreur de traduction, Soros parle bien  de 'allegiance' - RM]

 http://www.bbc.co.uk/news/business-12643419
traduction http://infoguerilla.fr/?p=8486

 



10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

10-1 L.Mazboudi : Qui utilisera la bombe atomique : Iran ou « Israël »

WikiLeaks vient de faire une nouvelle révélation que nous utiliserons pour relancer la polémique qutour d'une question qui a rarement été posée:

Qui de l’Iran ou Israël est plus apte à utiliser l’arme atomique?
Rapportée par le dernier-né des  quotidiens libanais arabophones Joumhouriyya, la dépêche diplomatique américaine rapporte une position du président syrien Bachar ElAssad .
«  Khamenei n’aura pas recours à l’arme atomique contre Israël car ceci provoquera la mort de Palestiniens aussi », aurait-t-il déclaré lors d’une rencontre avec un sénateur américain, Arlen Spector, venu à Damas pour exprimer ses craintes quant aux déclarations du président Mahmoud Ahmadinejad dans lesquels il prévoyait la fin imminente et proche de l’entité sioniste.
Cette évaluation syrienne rejoint plusieurs déclarations du guide suprême, et en particulier un décret religieux, lequel interdit catégoriquement le recours à l’arme atomique, au motif que c’est une arme de destruction massive qui nuit aussi bien à la race humaine qu’aux ressources naturelles et de srcroît à long terme
Bien entendu, aussi bien les cercles occidentaux que sionistes s’obstinent à ignorer cette position de principe iranienne, ou la mettent en doute. Spéculant incessamment sur des visées militaires du programme nucléaire iranien.  Sans jamais en apporter la preuve.
Chose que l’ancien chef de l’AIEA Mohammad ElBaradei leur avait fréquemment reprochée, sans jamais être entendu.
Il est clair que leur véritable but est de  garder sous haute pression la république islamique, dans le cadre d’une campagne de pressions sur tous les pays et organisations qui prônent la  résistance au projet américano-sioniste.
Force est de constater,  depuis le lancement de la campagne contre le programme nucléaire iranien, que le rôle israélien est primordial pour garder ce thème vivant. Il est réitéré régulièrement de façon cyclique. Et lorsqu’il arrive aux Occidentaux de l’oublier, sous le poids de leurs propres soucis, les responsables israéliens sont là pour le leur rappeler.
Justement, il vient d’être réactivé, comme le laissent croire les  derniers discours des responsables israéliens.
Dimanche soir, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou brandissait de nouveau cet épouvantail : "L'Iran se dote de l'arme nucléaire pour détruire l'Etat d'Israël et, jusqu'à présent, le monde ne l'a pas arrêté", a-t-il lancé lors de la commémoration de la « Shoah».
Il avait auparavant assimilé la situation d'Israël à celle des juifs allemands en 1938 à la veille du déclenchement de la deuxième guerre mondiale par les nazis. 
Prenant le relai, le ministre de la guerre israélien Ehud Barak a lui aussi mis du sien, mais à sa façon certes différente de Netanyahou. Optant pour un discours aussi rassurant que dramatisant.
Dans sa réponse à la première question posée par le quotidien israélien Haaretz il a estimé que « l'Iran ne devrait pas utiliser la bombe atomique contre Israël ou un autre pays voisin ».
La position pourrait sembler se rallier à celle des dirigeants iraniens ou syriens. Pas question : dans son analyse, Barak fait la sourde oreille à la position iranienne et poursuit : « sauf si le régime de Téhéran se sentait menacé»
Il s’obstine par la suite à semer le doute sur les réelles intentions des hommes du régime iranien : "Je ne pense pas que quelqu'un puisse dire de façon responsable que ces ayatollahs, s'ils disposent de l'arme atomique, sont des gens à qui on peut se fier comme un Politburo ou le Pentagone", a ajouté M. Barak.
Laissant sous-entendre que leur rationalité est inférieure à celle des russes et des américains. 
  "Ce n'est pas la même chose. Je ne pense pas qu'ils feront quelque chose tant qu'ils contrôleront totalement leurs émotions. Mais est-ce que quelqu'un sait et comprend ce qui passerait si de tels dirigeants confinés dans un bunker à Téhéran et pensant que leur pouvoir va tomber dans quelques jours sont capables de faire? Je ne sais pas ce qui pourrait se passer", a-t-il ajouté. 
Or la réalité sur le terrain est tout l’inverse : l’Iran ne dispose pas d’armes nucléaires alors que seule l’entité sioniste détient un arsenal militaire estimé à quelques 200 têtes nucléaires sur lesquelles il entretient une politique de secret. 
Pis encore, le Moyen Orient est la seule région du globe terrestre privée de la mise en  place d’une politique basée sur l’équilibre nucléaire, seule formule dissuasive efficace pour éviter tout dérapage dramatique. -Comme c’est le cas par exemple ente l’Inde et le Pakistan. 
Il en découle aussi que seuls les dirigeants israéliens sont enclin à une telle irrationalité, au cas ils se sentent menacés…
Cette démonstration est d’autant plus fondée que depuis leur usurpation de la Palestine, ils ont fait preuve plus d’une fois d'une irrationnalité d'une férocité incomparable!

L.Mazboudi

Vendredi 6 Mai 2011

 http://www.almanar.com.lb/french/

 



11 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

11-1 S.Nasrallah: Les US complotent avec les régimes … Les peuples arabes triompheront. 

Au cours d’un rassemblement pour le soutien des peuples arabes, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a salué les peuples révolutionnaires, se disant prêt à leur présenter toute aide nécessaire.

Il a accusé les Etats-Unis de vouloir tromper les peuples, alors qu’ils ont toujours complotés avec les régimes. Tout en rejetant les allégations selon lesquelles AlQaïda et l’administration américaine sont derrière ces soulèvements, Sayed Nasrallah a appelé les peuples arabes à résister et les pays arabo-islamiques à les soutenir.

Il a condamné les tentatives de donner à la mobilisation populaire à Bahreïn un caractère confessionnel, et assuré qu’au Liban la résistance est toujours forte et qu’elle sera prête à défendre le pays lorsqu’Israël va l’empêcher d’entamer le forage du pétrole en Méditerranée.
Voici le discours traduit du secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah :

«Nous nous rassemblons aujourd’hui pour exprimer notre soutien aux peuples arabes et à leurs révolutions et leurs sacrifices, surtout en Tunisie, en Egypte, à Bahreïn, en Libye et au Yémen.

Cette solidarité a une valeur morale parce que la ténacité, la résistance et la persévération de ces peuples sont à l’origine de tout ce qui se passe aujourd’hui.
Nous sommes à vos côtés, nous sommes heureux pour votre bonheur, nous prions Dieu pour que vous réalisiez la victoire, et nous vous disons que nous sommes prêts à vous tendre la main de l’aide pour votre intérêt.
Nous parlons de régimes pro-américains qui ne forment aucune menace pour la politique américaine. Comment alors les Etats-Unis peuvent-ils lancer des révolutions populaires avec cette force, alors qu’ils ne savent pas qu’elles seraient les alternatives ?
Est-il logique de croire que les Etats-Unis viennent provoquer des révolutions dans des régimes soumis à eux ? Ce n’est pas du tout logique.
Il est vrai que les sacrifices pourraient être considérables, mais avec la ténacité et la résistance, la victoire aura lieu en fin de compte.
Notre appel que nous lançons du Liban, le pays de la résistance libératrice et victorieuse à ces peuples est de persévérer et de patienter, et d’être surs de la victoire divine. C’est le seul choix à adopter.
Au lieu que ces régimes entament un dialogue sincère et des réformes sérieuses, ils ont proféré des accusations, des humiliations, et ils ont recouru aux meurtres. Ceci a compliqué les choses dans tous les pays, et a avorté toute possibilité de dialogue.
Une grande victoire a été réalisée en Egypte, en Tunisie alors que le régime libyen a entrainé le pays dans une guerre interne dure.
De même, à Bahreïn comme au Yémen, c’est grâce à la mobilisation pacifique des peuples que la guerre civile a été écartée.
Les Etats-Unis tentent de se présenter comme étant les défenseurs du changement et des réformes, mais nous appelons tout le monde à ne pas prendre au sérieux cette arnaque. De toute façon, nos peuples sont très conscients.
Nous rappelons que l’administration américaine est impliquée dans tous les massacres des régimes, et toute déclaration américaine sur le respect des droits et la condamnation de la répression n’a aucune crédibilité, et ce, à cause de la position américaine du peuple palestinien.
Il y a quelques jours, l’administration américaine a mis un veto pour empêcher que la stabilité ne règne en Palestine occupée. Bien que tout un peuple soit victime de meurtre, d’expulsion, et d’oppression, et qu’al Qods soit menacé de destruction, les Américains défendent le criminel, le boucher, celui qui bombarde une population sans armes.
A partir de là, toute déclaration américaine simulant une volonté sincère pour la défense des peuples en Egypte, en Tunisie, ou dans d’autres pays n’est qu’une hypocrisie.
Ils ont d’autres raisons qui les poussent à adopter une position pareille. Ils cherchent à mettre la main sur les ressources de ces pays, sur leurs champs de pétrole.
Je demande aux peuples arabes de regarder toujours vers la Palestine. Tant que cette administration soutient Israël contre le peuple palestinien, ceci signifie qu’elle ment dans tout ce qu’elle dit sur les droits de l’homme. Lorsqu’elle adopte une position différente, on peut parler de changement de la vision américaine.
Il faut être prudent face au jeu américain visant à détourner les révolutions, et il faut être prudent quant à un possible projet de division ou une guerre civile.
En Tunisie et en Egypte, la grande victoire a été réalisée et les despotes sont partis grâce à la ténacité des deux peuples, de leurs sacrifices, malgré les centaines de victimes. Mais c’est grâce aussi à la neutralité des deux armées et à l’impopularité des deux présidents. Zin el Abidin Ben Ali et Hosni Moubarak ont eu recours aux voyous pour attaquer les millions de personnes rassemblées dans les places. Ils n’ont pas trouvé de peuples qui les soutiennent.
Ils ont cru que ces deux peuples se contenteront du départ de ces présidents. Les Etats-Unis misaient sur cette option en vue de limiter les pertes.
(On m’informe qu’il y a un brouillage très fort sur les différentes chaines satellitaires, ceci est un signe de faiblesse).
Ces peuples ont poursuivi leurs protestations et leurs revendications et nous appelons les deux peuples égyptien et tunisien à l’unité parce que la division pourrait engendrer une révolution contraire, surtout en Egypte, qui a une grande influence sur la cause palestinienne.
Les Egyptiens doivent savoir que nous portons tous nos espoirs sur eux.
En Libye, les gens se sont soulevés à Benghazi, Mesrata et ailleurs. Ils ont été alors tués. Les manifestations se sont ensuite étendues vers d’autres régions du pays. Le régime a imposé à la révolution pacifique populaire une guerre alors que le peuple revendiquait le changement sans aucun recours aux armes.
La guerre a alors commencé contre ce peuple de l’Est et de l’Ouest. Les images des chars blindés et des avions de combats nous rappellent ici au Liban l’invasion israélienne en 1982.
Ces grands massacres commis par le régime de Kadhafi doivent être condamnés de toute personne noble de ce monde et nous devons présenter tous les moyens de soutien pour permettre à ce peuple de résister.
Les Etats-Unis et l’Occident ont donné le temps nécessaire au régime libyen pour écraser la révolution, mais le peuple a résisté et a combattu et le monde a été embarrassé. Si ce régime avait réussi à écraser la révolution, on aurait désigné Kadhafi de nouveau et on aurait signé avec lui des contrats pétroliers.
Ces révolutionnaires n’ont qu’à résister et à combattre, nous avons une grande expérience dans les combats et nous trouvons à la vue des visages des combattants libyens qu’ils ont une grande décision, et qu’ils ne
capituleront pas.
La situation en Libye est très compliquée à cause du jeu international. Le peuple doit faire attention et résister jusqu'à réaliser la victoire.
Regardez la résistance au Liban qui a résisté pendant 33 jours. Du Liban je salue énormément les combattants à Benghazi, et à Mesrata.
Le grand massacre commis par Kadhafi contre le Liban, et al Qods se manifeste par l’enlèvement et la détention de l’imam Sayed Moussa Sadr. Tous les honnêtes et les partisans de l’imam suivent sa cause jusqu’à nos jours. Les propos positifs de Kadhafi en faveur de Sayed Sadr ne sont que de l’hypocrisie qui ne change rien à la réalité selon laquelle il est responsable de son enlèvement, et c’est lui qui a payé au gouvernement italien de l’argent pour camoufler sa cause. Nous espérons que notre imam sera finalement libéré.
Au Yémen, il y a certes de grandes complications à travers le meurtre des dizaines de personnes et la répression du peuple. Nous ne pouvons pas laisser passer sous silence ces actes. Nous saluons le peuple tenace au Yémen, et nous savons qu’il y a beaucoup d’armes dans ce pays, mais les protestataires veillent à ce que leurs manifestations restent pacifiques.
Quant à Bahreïn, permettez-moi d’en parler en détails. Tout le monde suit ce qui se passe à Bahreïn, mais dans ce pays il y a une forme d’oppression sans égal. A Bahreïn, cette petite île, un peuple est descendu pacifiquement pour protester, on a riposté par le meurtre et les tueries. Le gouvernement pouvait prendre des mesures pour restaurer la confiance avec le peuple. Mais face à la mobilisation des jeunes, on a riposté par le feu. Le peuple a répondu au feu par les fleurs, et a refusé toutes les accusations selon lesquelles cette mobilisation est due à des facteurs régionaux ou confessionnels. En contrepartie, le régime a convoqué des armées pour riposter.
Face à l‘exemple libyen, la ligue arabe n’a pas bougé. Elle n’a pas envoyé d’armées pour défendre Mesrata, Ajdabiya ou d’autres villes. A Bahreïn, ils ont envoyé des armées pour défendre un régime qui n’est même pas menacé de tomber. Il est vrai que le peuple revendiquait des changements, mais l’opposition a manifesté pacifiquement. On a fait appel à des armées arabes. Elles ont pris d’assaut des hôpitaux, détruit les maisons de certains opposants. Les dirigeants n’ont pas pu supporter la symbolique de la place de la perle, ils l’ont détruite. Toutefois, nous pouvons surmonter tout ceci.
Les régimes sont de nature sauvage, mais le pire c’est d’accuser les opposants de semer la division confessionnelle. Je salue les hommes de religion sunnites au Liban et dans le monde arabe pour leurs positions nationales, patriotiques, et surtout celle du premier ministre turc Recep Tayep Erdogan.
J’interroge certains dans le monde arabo-islamique, qui gardent la bouche cousue face à l’oppression contre le peuple du Bahreïn. Pis encore, ils ont condamné cette mobilisation, les martyrs, les blessés, seulement parce qu’ils sont des chiites. Est-ce le fait d’appartenir une telle ou telle confession enlève aux gens leurs droits civiques ? Est-ce qu’il est permis de massacrer l’opposition bahreïnie juste parce qu’elle est de majorité chiite ?
Nous sommes toujours en faveur du peuple palestinien, que nous soyons musulmans ou chrétiens, sans se demander quelle est la confession de ce peuple. Personne ne s’est demandé quelle est la confession des peuples de la Tunisie, de l’Egypte et d’autres peuples. Il est de notre devoir de soutenir tous ces peuples opprimés.
Le guide suprême de la Révolution Islamique en Iran Sayed Ali Khamenei a adopté une position historique en faveur du peuple palestinien. N’est-elle pas une position religieuse et morale ?
Je me demande comment certains appellent les peuples égyptiens et tunisiens à descendre dans les rues, alors qu’à Bahreïn on adopte la politique de deux poids deux mesures.
Quelle est la différence entre le régime des Al khalifa à Bahreïn, et de celui de Moubarak ou de celui de Kadhafi ? Je comprends que lorsqu’il s’agit d’un régime opposé à Israël, nous demandons à son peuple de patienter, de trouver des issues pacifiques.
Mais ce qui se passe à Bahreïn n’est pas une mobilisation confessionnelle. Les autorités ont recouru à la force. C’est l’arme des gens impuissants qui ne pourra pas toutefois détruire la décision de ce peuple. Ne tenez pas compte des hommes de religion qui sont contre vous, parce qu’il y a de nombreux d’autres religieux sunnites qui vous soutiennent.
Je dis à nos frères à Bahreïn : Poursuivez votre lutte et patientez, vous avez une opposition sage et courageuse, votre sang va triompher sur les oppresseurs et les tyrans. Ce que vous faites mérite les sacrifices, même si le temps dure.
Je lance de plus un appel aux pays arabes et islamiques à assumer leurs responsabilités face à ce qui se passe dans le monde arabe. Ils doivent intervenir pour défendre les peuples. Les gouvernements arabes et islamiques doivent empêcher toute intervention étrangère. Malheureusement, l’irresponsabilité de ces régimes ouvre la voie à l’intervention américaine et étrangère en Libye, ce qui donne plus de force aux projets de division. Tout musulman doit intervenir pour trouver une issue dans ces pays.
A Bahreïn, il y a une crise de confiance tout comme au Yémen. L’opposition ne veut plus les autorités actuelles. Où est la médiation des pays arabes et islamiques ? Les pays qui ont dépêché leurs armées à Bahreïn devraient envoyer des ambassadeurs et des médiateurs.
Aujourd’hui, j’appelle les dirigeants de la nation, les élites et les dignitaires religieux à chercher des solutions convenables pour mettre fin à l’effusion de sang et donner aux peuples opprimés leurs droits.
Passons au Liban, ces deux derniers mois nous avons remarqué qu’à la suite de la chute du gouvernement et de la nomination d’un nouveau premier ministre, une campagne contre les armes a débuté.
Tout a été dit, tout moyen médiatique a été utilisé. On a eu recours même aux dessins animés.
Dans la forme, tout ce qui a été dit au cours des festivals et dans tous les rassemblements, sans qu’aucune personne ne soit attaquée physiquement, prouvent leurs mensonges. L’armée, à côté de la nouvelle majorité, travaillaient de pair pour protéger ceux qui insultaient la résistance ! La preuve du non recours aux armes se manifeste donc par le fait que vous faites ce que vous voulez sans que personne ne s’en prenne à vous.
Dans le contenu : Pendant ces deux mois, nous n‘avons rien entendu de nouveau pour le commenter. Il s’agit d’une reprise des mêmes slogans. Nous avons toujours dit que nous n’avons pas peur du dialogue, parce que nous avons une logique, et notre expérience est devenue une leçon qu’on apprend dans plusieurs écoles militaires.
La résistance est toujours prête, la collaboration entre l’armée, le peuple et la résistance se poursuivra. Leurs derniers exploits furent la découverte du système d’espionnage. Toute cette campagne ne fera qu’augmenter la foi des Libanais partisans en cette résistance.
Demain, lorsque n’importe quel gouvernement libanais décide de commencer le forage en mer à la recherche du pétrole et lorsqu’Israël menace notre pays, ce gouvernement ne trouvera que cette résistance qui fera peur à Israël et défendra le pays dans son droit d’avoir du pétrole. Ce n’est pas en récitant des poèmes, ni en ôtant les cravates qu’on acquiert notre droit au pétrole. Attendons alors pour voir à quoi ça servirait la veste !
En tout cas, cette campagne veut entrainer la résistance dans une dispute interne. A quoi sert-il d’expliquer aux gens les exploits de la résistance, mais c’est le peuple lui-même qui a réalisé ces exploits.
Donc, tant qu’ils n’ont pas de nouvelle logique, nous n’allons pas y répondre.
Leur deuxième objectif de cette campagne vise à nous provoquer. Nous rejetons toute provocation. Il n’est pas permis que nous soyons provoqués. Le but de toute provocation est la division sunnite-chiite. Ils souhaitaient à travers le Tribunal International entrainer le Liban dans une division sunnite-chiite. Nous connaissons à l’avance le contenu de l’acte d’accusation, et nous considérons que cet acte a été publié et qu’il n’a aucune valeur. Il n’y aura ni division ni conflit sunnite-chiite. Nous devons rester patients face à tout ce qui est dit dans les médias. Rien ne suscite l’inquiétude, la résistance va bien, ses armes sont sain et sauf, et la résistance surveille toujours l’ennemi, mais prenez garde que personne ne touche à elle.
Quand nous lisons les documents de Wikileaks, nous découvrons l’ampleur des espoirs portés sur l’ennemi israélien tout comme l’ampleur du désespoir né le 14 aout.
La première partie des documents rapportent les analyses de Sisson et des autres responsables américains. Nous allons donc croire aux démentis de toute personnalité libanaise.
Mais la deuxième partie est sous forme de demandes, non pas d’analyse. Certains ont demandé à Israël d’occuper Bent Jbeil, de ne pas arrêter la guerre avant de détruire le Hezbollah, ni avant de dépêcher des forces multinationales, ni avant d’empêcher le Hezbollah de sortir victorieux.
Donc certains ont appelé l’ennemi à comploter contre le peuple libanais, ce ne sont pas d’analyses mais de positions et de demandes.
Certaines parties ont revu leur position et ont annoncé leur ralliement à la résistance, mais d’autres ont provoqué et ont appelé à la destruction du Liban pour atteindre des objectifs politiques et financiers. Le pire c’est qu’ils le font toujours aujourd’hui..
Les habitants de Bent Jebil, d’Aïta, ou d’autres régions, les gens qui ont été bombardés et massacrés vont déposer des plaintes contre ces gens, et nous verrons comment la justice va les juger. Bien que nous sachions tous les complots, nous avons appelé le 22 juillet à s’unir ensemble pour la reconstruction du Liban. S’unir avec qui ? Avec ceux qui ont participé à tuer nos femmes et nos enfants.
Mais aujourd’hui nous lisons leurs déclarations dans tous les médias. Donc, nous allons former un dossier juridique et le déposer devant la justice.
Au sujet du gouvernement, de grandes pressions sont exercées sur le président Mikati pour ne pas former le gouvernement à la base de la nouvelle majorité. Mais comment le faire alors ? Il y a des pressions au sujet du communique ministériel et de la politique générale.
Les pressions étrangères sont quelque chose d’anormale, et nous sommes prêts à divulguer des détails sur ce sujet dans l’avenir.
La nouvelle majorité formera un nouveau gouvernement dirigé par le président Najib Mikati et c’est un défi politique que nous devons relever.
N.Raad

20/03/2011

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