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14/05/2011

n°579 - Analyse de Palestine - 13-05 - : Fin - 1-1 Gaza assiégée : Un chirurgien témoigne.

n°579 - Analyse de Palestine - 13-05 - : Fin -  1-1 Gaza assiégée : Un chirurgien témoigne.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



Analyse de Palestine

N°579                                                     13-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html

http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

3 Rapport Goldstone.

3 Annexe

3-1 Le compte-rendu des termes de l’accord de réconciliation palestinienne.  

3-2 Ali Abunimah : Le « texte » de l’accord Hamas-Fatah. Convaincant ?



3 Rapport Goldstone

1 Sénat US : annulation réclamée pour le rapport Goldstone  

Le Sénat américain a adopté une résolution demandant à l'ONU d'annuler le rapport Goldstone accusant "Israël" de "crime de guerre", après que son auteur a affirmé récemment avoir affirmé à tort que l'entité sioniste avait visé intentionnellement des civils.
La résolution "appelle les membres du Conseil des droits de l'homme des Nations unies à refléter le désaveu par l'auteur de ses conclusions principales, à annuler le rapport et à reconsidérer toute action future du Conseil regardant les conclusions du rapport". Le texte a été adopté par consentement unanime hier soir.
La résolution des sénateurs appelle aussi le secrétaire général des Nations unies à Ban Ki-moon à réformer Conseil des droits de l'homme pour qu'il ne critique plus "injustement" l'entité sioniste. Les élus demandent aussi à M. Ban de "faire tout ce qui est en son pouvoir pour réparer les torts" subis par l'entité sioniste.
Le rapport Goldstone, établi à la demande des Nations Unies, a été publié en septembre 2009. L'entité sioniste a demandé son retrait après que son auteur, le juge sud-africain Richard Goldstone, a dit avoir affirmé à tort que l'entité sioniste avait visé intentionnellement des civils lors de l'offensive contre Gaza. Le rapport accuse l'entité sioniste et des groupes armés palestiniens à Gaza de "crimes de guerre", voire de "crimes contre l'humanité" lors de l'offensive en 2008 qui a coûté la vie à 1.440 Palestiniens et 13 Israéliens.
La Chambre des représentants américaine avait condamné le rapport dans un vote en novembre 2009. M. Goldstone a écrit début avril dans le Washington Post que son rapport aurait été "un document différent" aujourd'hui.

15/04/2011  

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=13&frid=13&eid=11333


2 Xavière Jardez : Goldstone: honnêteté ou intimidation ?

Comment un juge aussi expérimenté que  le juge sud-africain Richard Goldstone, habitué à peser, vérifier les  faits, à juger de la validité des preuves offertes à un instant T, a-t-il pu retirer, en faveur d’Israël,  une partie des constatations qu’il a inscrites dans son Rapport sur l’Opération israélienne sur Gaza surnommée « Plomb Endurci » ?

   Telle est la question qu’une partie de la communauté juive sud-africaine se pose. Si certains y voient une victoire, d’autres dont l’analyste politique anti-sioniste, Steven Friedman, considère cette rétractation comme  le résultat d’une intimidation.

   Rappelons que l’ancien juge sud-africain de la Cour Suprême a conduit la mission d’investigation de l’ONU, composée de deux autres personnalités, dont le rapport, émis en septembre 2009,  a accusé les Forces de Défense israéliennes et le Mouvement Palestinien, Hamas, de crimes de guerre au cours de l’offensive israélienne sur Gaza. 1400 Palestiniens, dont au moins une moitié de civils, avaient été tués, 7000 blessés, 4000 maisons détruites ainsi que la plupart de l’infrastructure de Gaza. Israël avait perdu 10 soldats, et 3 civils furent tués par les missiles tirés par le Hamas (!).

Les pressions ont dû être intenables

   Dans un commentaire paru dans le Washington Post du 8 avril 2011, Goldstone écrit :« si j’avais su ce que je sais maintenant, le Rapport Goldstone aurait été un tout autre document ». Il reproche  à Israël de ne pas avoir coopéré avec les enquêteurs pour ce qu’il estime être les inexactitudes du Rapport.

   Mais, Steven Friedman, professeur à l’Université de Johannesburg et analyste politique, qualifie de « ridicules » les arguments avancés par le juge. « J’imagine que les pressions exercées sur lui  (par la communauté juive) ont dû être intenables ».

   Dans ce même article, Goldstone accepte le résultat d’une enquête israélienne sur le bombardement d’une maison palestinienne qui avait tué les 29 membres d’une même famille  selon laquelle cette action découlerait d’une interprétation erronée d’une image prise par un drone par le Commandement israélien. « C’est risible et l’on peut estimer que Goldstone y souscrit en raison d’intenses brimades » commente Friedman qui peut, lui-aussi, témoigner de pressions de la communauté juive sur ses membres dissidents.

   Goldstone, ancien juge anti-apartheid, est un membre actif de la communauté juive sud-africaine. Après son Rapport, il a presque été exclu, l’an dernier, de la cérémonie du bar-mitzvah de son petit-fils à cause d’éventuelles menaces de protestation. Ces dernières furent levées mais sa participation eut lieu  sous haute surveillance et dans un climat d’hostilité.

Une victoire israélienne en demi-teinte…

   Zev Krengel, porte-parole  du Groupe des Députés Sud-Africains Juifs dément les accusations de brimades. « Après le bar-mitzvah, on l’a interrogé, au cours de discussions,  d’une manière très professionnelle sur le Rapport. Il n’y a eu aucune pression ». Cependant, dans un entretien avec le website israélien, Ynetnews, le frère de Zev Krengel, Avrom Krengel, porte-parole de  la Fédération sioniste sud-africaine, a déclaré que le lobby juif sud-africain avait joué un rôle dans la rétractation de Goldstone.

   « Nous l’avons rencontré, il y a un an, et au cours de cette rencontre, il a maintenu sa  position. D’un autre côté, nous lui avons dit pourquoi nous étions en colère. Il a beaucoup souffert, particulièrement dans la ville d’où il vient. Nous avons pris partie contre lui et cela nous a encouragé de constater que notre manière de faire avait un impact sur l’opinion internationale ce qui lui a fait regretter ses observations ».

   Pour Steven Friedman « la communauté ne l’a pas réintégré… Elle veut sa peau en l’obligeant à ramper ou à se planter son épée ».

   La réaction de la  presse israélienne à l’article de Golstone a été un mélange de jubilation et de colère ; un journaliste a même écrit : « Goldstone ne mérite ni le pardon, ni la pitié ».

   Zev Krengel interrogé par le Mail and Guardian, en Israël, a noté que le ton de la presse israélienne n’était pas à la jubilation mais à la défense. « C’est  une victoire en demi-teinte… ».  Il espère que Richard Goldstone qui ne donne plus d’interviews à la presse en dira plus et retirera son Rapport. « Pour nous, ce sera une victoire s’il revenait sur son Rapport et la manière dont il a été élaboré ».

Source :

Goldstone was bullied into recanting  (Mail and Guardian, Afrique du sud,  8 -14 avril 2011) http://mg.co.za/article/2011-04-07-goldstone-was-bullied-into-recanting

Xavière Jardez
 17 avril
Publié le 17 avril 2011 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

© G. Munier/X.Jardez

 

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...


3 Chems Eddine CHITOUR : Les Etats d’âme du juge Goldstone : la seconde mort des 400 enfants martyrs.

 « La justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique. »
 Clemenceau

Le 1er avril parait dans le Washington Post le mea-culpa du juge Goldstone qui dit, qu’en substance, qu’il s’était trompé et qu’Israël n’est pas coupable... Immédiatement, la machine sioniste s’est mise en marche, Netanyahu enjoint les Nations unies de déchirer le rapport Goldstone. En clair, il n’y a pas eu 400 enfants morts dont les photos de martyrs sont toujours aussi insoutenables. Devant l’énormité de l’information, on aurait cru, un instant que c’était une farce traditionnelle que l’Histoire a fixée à cette date. Il n’en n’est rien et de fait, connaissant la puissance des lobbys israéliens, cela devait arriver. Il faut s’étonner que cela ne se soit pas produit plus tôt au vu de l’énorme pression qu’a dû subir le juge Goldstone pourtant juif et sioniste.

Que dit Goldstone ?

Les réserves de Richard Goldstone concernent essentiellement l’intentionalité des crimes commis par Israël et donc l’existence de crimes de guerre. « On en sait bien davantage aujourd’hui sur ce qui s’est passé pendant la guerre de Gaza que lorsque je présidais la commission d’enquête », explique le magistrat dans le quotidien américain Washington Post. Richard Goldstone regrette qu’à l’époque de son enquête, « notre commission d’enquête n’ait pas eu accès aux preuves sur les circonstances dans lesquelles nous estimons que des civils ont été visés à Gaza ». « Cela aurait probablement modifié nos conclusions sur l’intentionnalité des crimes et l’existence de crimes de guerre », ajoute-t-il. Le rapport Goldstone, publié fin 2009, accusait Israël d’avoir usé de la force de façon disproportionnée, d’avoir délibérément visé des civils, d’avoir détruit des infrastructures civiles et d’avoir utilisé des civils comme boucliers humains. Il accusait aussi le Hamas d’avoir délibérément visé des civils avec des roquettes. En trois semaines, 1400 Palestiniens avaient été tués, dont des centaines de civils, ainsi que 13 Israéliens. (1).

Goldstone va plus loin, il diabolise le Hamas et l’accuse d’être le commanditaire du merutre d’une famille israélienne, il y a un mois « Si j’avais su à l’époque ce que je sais maintenant, le rapport Goldstone aurait été un autre document. » (...)... Avec ces preuves, on ne peut plus dire qu’Israël est responsable de crime de guerre. » Si Israël a fait enquêter « à un degré significatif » sur les résultats de cette guerre,« le Hamas, qui contrôle Gaza depuis 2007, n’a rien fait » explique Goldstone. Le juge critique également Conseil des droits de l’homme de l’ONU qui critique Israël bien plus qu’il ne critique toutes les autres nations réunies. « Quelque chose qui n’a pas été dit assez fort, c’est que ces actes des terroristes du Hamas ont également été condamnés par l’ONU », ajoute Goldstone, en ajoutant que son rapport a « trouvé des preuves de crimes de guerre présumés et peut-être des crimes contre l’humanité par le Hamas. Les roquettes du Hamas ne visent-elles pas sans discrimination les cibles civiles israéliennes ? ». Goldstone a également exhorté l’ONU à condamner le massacre d’une famille juive dans le petit village d’Itamar : « C’est un massacre inexcusable d’un couple israélien et de 3 de leurs enfants pendant qu’ils dormaient. Un massacre commis de sang-froid. » En conclusion : le juge en charge du rapport se retire de son propre rapport. Le rapport Goldstone est mort. Vive Goldstone ! » (2)

La diabolisation du juge jusqu’à son revirement

Pour rappel, depuis la parution du rapport Goldstone fin 2009, les autorités occupantes israéliennes, qui avaient refusé de collaborer avec l’enquête de l’ONU, se sont déchaînées contre le juge sud-africain, accusé de faire le jeu du Hamas à Gaza, après les avoir accusées de viol des lois de la guerre et portant atteinte au droit international. Les dirigeants israéliens peuvent légitimement sabler le champagne, et trinquer sur la tombe des 1400 martyrs palestiniens massacrés pendant l’attaque « Plomb durci » contre la population de la bande de Gaza en décembre 2008 - janvier 2009. Le juge sud-africain à la retraite Richard, Goldstone, a en effet fini par se rétracter. D’origine juive, se déclarant lui-même sioniste, Goldstone se pensait peut-être à l’abri d’accusations de partialité, voire d’antisémitisme, de la part des dirigeants israéliens, lorsqu’il rendit son rapport sur « Plomb durci » en septembre 2009. Il se trompait. Forts de leur impunité -puisqu’aussi bien, le rapport Goldstone n’a été suivi au niveau de l’ ONU et des puissances qui dirigent cette institution d’aucune mesure de rétorsion et encore moins de sanctions- les dirigeants israéliens et leurs alliés dans les « communautés juives » du monde ont lancé fatwa sur fatwa contre Goldstone, le bannissant de la tribu en tant que « Juif traître ». La pression alla jusqu’à s’exercer, avec succès, à l’intérieur du cercle familial de Goldstone, lui interdisant par exemple d’assister à la bar mitzvah (cérémonie religieuse marquant le passage d’un garçon à l’âge adulte) de l’un de ses propres petits-fils. Les menaces et calomnies de la propagande israélienne sont donc aujourd’hui récompensées. Avec « Plomb durci », Israël n’a fait finalement qu’exercer un droit inaliénable à la légitime défense, y écrit en substance le vieux juge à l’honneur perdu (...) (3).

De fait, la machine de guerre sioniste contre Goldstone pourtant juif lui-même s’est mise en marche après la publication du Rapport ; Yossi Sarid de Ha’Aretz écrit : « Si le juge sud-africain qui a accusé Tel-Aviv de crimes de guerre a jadis collaboré avec le régime d’apartheid, l’Etat hébreu en était le fidèle allié, rappelle le chef du parti de gauche Meretz. Sous le titre « Tache noire » Yediot Aharonot a publié le 7 mai un reportage de dix pages sur les sentences prononcées par le juge sud-africain Richard Goldstone sous le régime d’apartheid. Bien que le magistrat, d’origine juive, ait pu se défendre dans les colonnes du quotidien israélien et qu’il ait reçu l’appui de militants historiques de la lutte contre l’apartheid, Danny Ayalon, le vice-ministre des Affaires étrangères israélien, et Alan Dershowitz, célèbre avocat et romancier américain, ont comparé la ligne de défense de Goldstone à « celle des officiers SS ». Il suffit parfois de pointer les faiblesses d’autrui pour attirer l’attention sur les nôtres. (...) Même le « certificat de conformité » que lui décernera ensuite le Congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela en le nommant à la Cour constitutionnelle [de 1994 à 2003] n’effacera jamais cette tache indélébile ». (4)

« Dès l’instant où quelqu’un a prêté main-forte à l’apartheid, quitte à s’en détourner plus tard, il a contracté la lèpre. (...) En assistant à la chute de Richard Goldstone, beaucoup de gens en Israël ne cachent plus leur joie, estimant sans doute que sa descente aux enfers entraînera avec elle celle de son fameux rapport. (..) De même, nous serions bien inspirés de veiller à ce que les vitres de notre maison ne volent pas en éclats, car beaucoup d’entre nous risqueraient d’avoir des écorchures. Je pense en particulier à ces magistrats israéliens qui rendent leurs jugements revêtus de l’uniforme militaire. Certes, nos cours martiales [dans les Territoires occupés] ne prononcent pas de condamnations à mort, mais elles mettent fin à des vies, et pas forcément dans le strict cadre du « respect de la loi », comme Ilana Hammerman [écrivaine israélienne] en rend souvent compte dans ses chroniques. « A l’époque, je ne faisais qu’appliquer la loi », rétorque le grand Goldstone en guise de défense. (4)

Goldstone n’est pas seul à décider

Des analystes, des observateurs et des juristes ont fortement critiqué les récentes allégations de Goldstone, les qualifiant d’une vraie atteinte aux normes juridiques et droit international, ainsi qu’une violation à la justice, considérant que ces allégations sont intervenues suite à de fortes pressions du gouvernement de l’entité sioniste sur l’ONU et sur le juge Goldstone lui-même en crainte de rendre justice aux victimes des familles palestiniennes Gazaouites. A sa façon, l’intellectuel israélien qui milite pour la justice à rendre à la Palestine, essaie de se mettre dans la tête de Goldstone quand il a écrit cet article du Washington Post le 1er avril et aurait dû écrire à la place de : « If I had known then what I know now, the Goldstone report would have been a different document. » « Si je savais les choses que je sais maintenant, le document aurait été différent » il aurait dû, en fait écrire sous la pression « If I had known then that the report would turn me into a self-hating Jew in the eyes of my beloved Israel and my own Jewish community in South Africa, the Goldstone report would never have been written at all. » Que l’on pourrait traduire par : « Si j’avais su tous les problèmes que j’aurai avec Israël et avec ma communauté de Juifs en Afrique du Sud, le Rapport Goldstone n’aurait pas du tout été écrit. » (5)

Le juriste Gilles Devers analyse, pour sa part d’une façon fine le Rapport Goldstone du point de vue du droit, de plus, il nous apprend que les autres juges n’ont pas été consultés sur cette volte-face. Enfin, il déclare qu’à côté du Rapport Goldstone, il y a d’autres rapports tout aussi accablants pour Israël. Nous lisons : « Le Goldstone du rapport Goldstone a un doute. Gardons le calme, et replaçons ce rapport dans la réalité des faits, et du droit. Plomb durci, c’est une opération de l’armée israélienne qui a lourdement frappé la population qui vit à Gaza : 1500 morts en moins de quatre semaines. La première guerre dans laquelle on dénombre plus d’enfants tués que de combattants. Le monde entier a réagi : la puissance occupante - Gaza étant, comme toute la Palestine, un territoire occupé depuis 1967 - agressait la population occupée, qu’elle avait en toute illégalité soumise à un blocus. ». (6) « L’opération militaire israélienne sur Gaza a pris fin le 18 janvier 2009. Le 22 janvier 2009, le ministre de la Justice de Palestine remettait au procureur près la Cour pénale internationale une déclaration de compétence. La Palestine n’a pas ratifié le traité de la CPI. Cette déclaration d’attribution de compétence est fondée sur l’article 12.3 du statut. Deux mois après cette déclaration, le Conseil des droits de l’homme, qui est une commission permanente de l’Assemblée générale de l’ONU a désigné une fact finding mission, à savoir une commission chargée, avant toute procédure, de dire si des faits violant le droit international ont été commis. C’est dans ce contexte qu’a été désigné non Goldstone, mais la commission Goldstone : Richard Goldstone, ancien juge à la Cour constitutionnelle d’Arique du Sud,,Christine Chinkin, professeur de droit international à la « London School of Economics and Political Science », Hina Jilani, de la Cour suprême du Pakistan, chargée de nombreuses missions au sein de l’ONU et membre de la commission international d’enquête sur le Darfour, le colonel Desmond Travers, un ancien officier irlandais, membre de l’équipe de direction de l’Institute for International Criminal Investigations. La semaine dernière, Goldstone se lâche dans le Washington Post : il dit en substance qu’il n’aurait pas écrit ce rapport accusant Israël si celle-ci avait collaboré. » (6)

Le 4 avril Hina Jilani membre de la Commission a répliqué : « Absolutely not ; no process or acceptable procedure would invalidate the UN Report ; if it does happen, it would be seen as a « suspect move ». Aucune nouvelle information n’invalide le Rapport des Nations unies »

« Depuis deux ans, les rapports se sont multipliés, et tous dans le même sens. Entre autres, on peut citer : le rapport dirigé par John Dugard. Celui d’Amnesty International ou de Human Rights Watch. S’il a un doute, poursuit Gilles Devers sur les faits, Goldstone doit réunir la commission (Un travail collectif de 4 personnes) et demander de manière argumentée au Conseil des droits de l’homme d’être redésigné pour un complément de mission. Mais une tribune solitaire de quelques dizaines de lignes dans le Washington Post, ce n’est pas au niveau. (…) Que Richard Goldstone publie une tribune pour contester les travaux de la commission qu’il a présidée, sans en parler aux autres membres de cette commission et sans aviser l’organisme qui a mandaté cette commission, c’est curieux. Du point de vue du droit, c’est un épiphénomène. Que le procureur près la CPI, qui dispose de tous les éléments d’informations, qui est saisi par une déclaration du ministre de la Justice de Palestine, dont la compétence est reconnue par l’AG de l’ONU, reste plus de deux ans sans prendre de décision, alors que son devoir statutaire est de saisir la chambre préliminaire de la CPI, seule compétente pour autoriser une enquête, est foncièrement anormal ». (6)

Les réactions

Dans une déclaration du 3 avril, le porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, a mis en doute les regrets de Goldstone sur le rapport, et il a fait remarquer qu’Israël avait refusé de coopérer avec les enquêteurs des Nations unies « alors que dans la bande de Gaza, on les avait accueillis et facilité leur travail ». Le responsable du Hamas a noté aussi que Goldstone n’avait pas une autorité exclusive sur le rapport, lequel rapport est un document international et non sa « production privée ». Abu Zuhri d’ajouter : « Le rapport n’est pas la propriété privée de Goldstone, il est cosigné par lui et aussi par un groupe de juges internationaux. » « En outre, le rapport s’est fondé sur des documents et des témoignages qui lui donnent crédibilité et force. » (7) Israël réclame l’annulation du rapport « J’appelle l’ONU à annuler immédiatement le rapport Goldstone. Il faut jeter ce rapport dans les poubelles de l’Histoire », a affirmé le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré samedi que le commentaire de Goldstone « confirmait ce que nous tous avons toujours su...Je pense que nos soldats et notre armée se sont comportés conformément aux règles internationales les plus élevées. » (7) Que peut-on en conclure sinon qu’il y a toujours deux standards ? Le Rapport n’avait aucune chance d’être pris en charge par la CPI. Cette annonce est une confirmation de la puissance d’Israël capable de démolir un rapport pourtant validé par l’ONU. La seconde mort des enfants martyrs de Gaza est une réalité. A quand la justice des hommes ?

Pr Chems Eddine CHITOUR

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

1. Richard Goldstone émet des réserves sur son rapport sur l’opération militaire israélienne de 2008-2009 à Ghaza

2. Jonathan-Simon Sellem : Goldstone fait son mea-culpa : Israël n’est pas coupable de crime de guerre Ha’Aretz 2 avril 2011

3. Massacre de Ghaza : le juge Goldstone capitule, et déchire son propre rapport dimanche 3 avril 2011 Paco Goldstone revient sur son rapport CAPJPO-EuroPalestine 4 avril 2011

4. Yossi Sarid : Salir la réputation du juge GoldstoneHa’Aretz 20.05.2010

5. llan Pappe’s, « Goldstone’s shameful U-turn », http://electronicintifada.net en français : http://www.legrandsoir.info/Goldsto...

6. Gilles Devers : Palestine : Respecter les faits, et le droit 5 Avril 2011 http://www.middleeastmonitor.org.uk......

7. Hamas : Goldstone n’est pas propriétaire du rapport des Nations unies http://www.palestine-info.cc/fr/ Lundi 4 Avril 2011

8 avril 2011

Chems Eddine CHITOUR 

URL de cet article 13329
http://www.legrandsoir.info/Les-Etats-d-ame-du-juge-Goldstone-la-seconde-mort-des-400-enfants-martyrs.html



3 Annexe

3-1 Le compte-rendu des termes de l’accord de réconciliation palestinienne.  

Le Centre Palestinien d’Information a obtenu le texte du compte-rendu de l’accord de réconciliation palestinienne, qui a été paraphé mercredi soir lors d’une réunion tenue au Caire sous le patronage égyptien entre les mouvements du Hamas et du Fatah.

La réunion a abouti à une réconciliation palestinienne et des termes d’accord « complets », et il est prévu qu’il soit signé mercredi et jeudi prochains. L’ensemble des factions palestiniennes se rendront au Caire pour signer l’accord dans sa forme définitive, Voici le compte-rendu des termes de l’accord :


Début du texte

Sous le patronage de l’Egypte, les mouvements du Fatah et du Hamas se sont rencontrés au Caire le 27 avril 2011, pour discuter des questions liées à la fin de la division et la réalisation de la réconciliation, en particulier les observations de l’accord national palestinien en 2009.

Les deux côtés ont convenu que les arrangements qui ont été trouvés concernant ces observations pendant les pourparlers doivent être respectés dans l’application de l’accord national de réconciliation palestinienne. 

Ces ententes sur lesquelles ont convenu les mouvements du Hamas et du Fatah se définissent ainsi : 
 

1 - Les élections

a)      La commission électorale

Les deux parties, Fatah et Hamas se sont accordés sur la nomination des membres de la commission électorale centrale, en accord avec les factions palestiniennes,   pour que le président palestinien décrète la formation de cette commission.

b)      Tribunal électoral

Les deux parties, Fatah et Hamas ont convenu la nomination d’au plus 12 juges pour composer le tribunal électoral, et le président palestinien prendra les mesures juridiques nécessaires pour sa formation, en accord avec les factions palestiniennes.

c)       Le calendrier des élections

Les élections législatives, présidentielles et du Conseil national palestinien se dérouleront en même temps, dans un an à partir de la signature de l’accord national, par les factions et forces palestiniennes.

2 – L’Organisation pour la Libération de la Palestine (OLP)

Les deux mouvements du Fatah et Hamas se sont accordés sur le fait que les tâches et les décisions du cadre directionnel provisoire ne sont pas annulatives, pour celles qui ne sont pas incompatibles avec les pouvoirs du Comité exécutif de l’OLP.

3 – La sécurité

La formation du haut comité de sécurité décrété par le président palestinien et composé d’officiers expérimentés d’un commun accord.

4 – Le gouvernement

a)      Formation du gouvernement 

Les mouvements du Fatah et du Hamas se sont accordés sur la formation d’un gouvernement palestinien et la nomination d’un Premier ministre et des ministres d’un commun accord. 

b)      Missions du gouvernement

1. Préparation des élections présidentielles, législatives et celles du Conseil national palestinien

2. Superviser la résolution des questions de la réconciliation palestinienne interne résultant de l’état de division.

3. Suivi de la reconstruction de la bande de Gaza et mettre fin au siège.

4. Suivi de la mise en œuvre des dispositions de l’accord national palestinien.

5. Aborder les questions civiles et les problèmes administratifs résultant de la division.

6. Unification des institutions de l’Autorité nationale en Cisjordanie, la bande de Gaza, et Jérusalem

7. Régularisation de la situation des associations et institutions locales et de bienfaisance.

5 – Le Conseil législatif

Les deux parties ont convenu d’une activation du Conseil législatif palestinien selon la loi fondamentale.

03/05/2011

http://www.palestine-info.cc/fr/


3-2 Ali Abunimah : Le « texte » de l’accord Hamas-Fatah. Convaincant ?
6 mai

Palestine Monitor (1), le site web affilié au mouvement Al Mubadara du Dr. Mustafa Barghouti, a publié ce qu'il dit être le « Texte de l'accord entre le Fatah et le Hamas ». Même si la source est digne de confiance, il n'y a aucun moyen de vérifier son authenticité - toutefois il montre que les questions (2) soulevées par Ali Abunimah au sujet de l'accord lorsqu'il a été annoncé ne sont pas près de recevoir une réponse. Ci-dessous le texte et les commentaires d'Ali Abunimah en italique.

Traduit par Al Mubadara, l'Initiative nationale palestinienne, ce document est actuellement en cours de signature par toutes les factions et partis de Palestine.
Sous l'égide de l'Egypte, des délégations des mouvements Fatah et du Hamas se sont rencontrées au Caire le 27 avril 2011 pour discuter des questions relatives à la fin de la division politique et la réalisation de l'unité nationale. En tête de ces questions, étaient exprimées quelques réserves liées à l'Accord d'unité nationale palestinienne de 2009.
Les deux partis politiques conviennent d'un commun accord que la base de la compréhension à laquelle ils sont parvenus pendant la réunion engage les deux partis dans la mise en œuvre de l'Accord de réconciliation nationale palestinienne. La base de la compréhension sur laquelle le Fatah et le Hamas sont convenus est la suivante :
1. Élections
A. Commission électorale :
Le Fatah et le Hamas conviennent d'identifier les noms des membres de la Commission électorale centrale en accord avec les factions palestiniennes. Cette liste sera ensuite soumise au Président palestinien qui publiera un décret de réforme de la commission.
B. Tribunal électoral :
Le Fatah et le Hamas conviennent de la nomination d'au plus douze juges membres du Tribunal électoral. Cette liste sera ensuite soumise au Président palestinien afin qu'il prenne les actions juridiques nécessaires à la formation du Tribunal électoral en accord avec les factions palestiniennes.

C. Date des élections :
Les élections législatives, présidentielles et du Conseil national palestinien auront lieu en même temps, un an exactement après la signature de l'Accord de réconciliation nationale palestinienne.
La section sur les élections ne traite que d'aspects techniques limités sur la tenue d'élections dans le cadre des Accords d'Oso pour des élections limitées à la
Cisjordanie et à la Bande de Gaza. Elle semble explicitement reconnaître l'existence d'un "Président palestinien" (sans doute Mahmoud Abbas), contredisant ainsi l'accent mis de longue date par le Hamas sur le fait que le mandat d'Abbas avait expiré et qu'il n'avait plus de légitimité.
Elle n'explique pas comment des élections libres et justes peuvent avoir lieu alors que le Hamas est considéré comme une organisation "terroriste" par
Israël et qu'il ne sera vraisemblablement pas en mesure de faire campagne librement en Cisjordanie . Le Fatah et le Hamas se sont livrés à une répression politique sévère de leurs adversaires. Pourtant, cet accord n'offre aucune garantie que, nonobstant la tyrannie militaire israélienne brutale sous laquelle œuvrent les deux partis, toutes les autorités palestiniennes respectent les libertés politiques de tous les Palestiniens.
2. Organisation de Libération de la Palestine
Les partis politiques Fatah et Hamas conviennent que les tâches et les décisions de la direction intérimaire provisoire ne peuvent être gênées ou entravées, mais menées d'une manière qui n'entre pas en conflit avec les autorités de la Commission exécutive de l'Organisation de Libération de la
Palestine.
Cette clause est mystérieuse. Ce qu'elle semble dire, c'est que l'OLP contrôlée par le Fatah, telle que constituée actuellement, peut poursuivre ses activités de "représentation" des Palestiniens même sans aucune sorte de mandat ou de compte à rendre. En d'autres termes, elle donne autorité à l'OLP contrôlée par Abbas de continuer à reconnaître Israël et à s'engager dans la parodie de processus de paix que le Hamas refuse formellement. Il n'y a rien ici sur la réforme de l'OLP ou sa démocratisation pour restaurer sa légitimité. Une exigence-clé énoncée par de plus en plus de Palestiniens, en particulier les jeunes qui ont organisé les manifestations du 15 mars, et pour des élections au Conseil national palestinien, auxquelles tous les Palestiniens participeraient, pas seulement ceux de Cisjordanie et de Gaza.

3. Sécurité
Il a été souligné la formation d'un Haut comité de sécurité qui sera créé par un décret du Président palestinien et sera constitué d'officiers professionnels faisant consensus.
Une autre clause vague. A nouveau, elle semble restaurer la légitimité d'Abbas en tant que "président" aux yeux du Hamas (un exploit remarquable pour Abbas). Rien ici sur la fin de la "coordination sécuritaire" (collaboration) entre les forces de l'Autorité palestinienne contrôlée par le Fatah en
Cisjordanie et l'occupation israélienne. Le Hamas, semble-t-il, est prêt à rejoindre un gouvernement "d'unité" qui coopère ouvertement avec cette même armée israélienne qui assiège et bombarde régulièrement Gaza, et assassine ses cadres. Un arrangement bizarre, pour dire le moins. Il implique certainement qu'il n'y aura pas de véritable intégration des groupes palestiniens armés, mais que chaque faction continuera à contrôler la sienne, sous le chapeau d'un "Haut comité de sécurité" superficiel. Ceci est très peu convaincant.
4. Gouvernement
A. Formation du gouvernement :

Le Fatah et le Hamas conviennent de former un gouvernement palestinien et de désigner le Premier ministre et les ministres par consensus.

Des articles de presse ont dit qu'un tel "consensus" signifierait de se débarrasser de Salam Fayyad, le chéri de la "communauté internationale" (les financeurs occidentaux de l'AP) et de gens comme Thomas Friedman qui ont fait la promotion de l'initiative imaginaire de construction d'Etat de Fayyad.
Il serait intéressant de voir si l'initiative de "construction d'Etat" survit au départ de Fayyad. Les mêmes articles suggèrent qu'un candidat de "consensus" pour remplacer Fayyad serait le milliardaire Munib al-Masri. si cela se produisait, ce serait la confirmation de la néo-libéralisation des élites politiques palestiniennes et l'éloignement de plus en plus grand de toute véritable démocratie et responsabilisation populaire - un processus qui a été repris dans beaucoup d'autres pays et d'anciennes colonies (la
Palestine étant pourtant un modèle unique où le processus serait mis en place tout en étant toujours une colonie).
B. Fonctions du gouvernement :
1. Préparation des conditions nécessaire à la tenue d'élections présidentielles, législatives et du Conseil national palestinien.
2. Supervision et gestion des questions principales sur la réconciliation palestinienne interne résultant de l'état de division.
3. Suivi des opérations de reconstruction dans la Bande de
Gaza et efforts pour mettre fin au siège et au blocus qui lui sont imposés.
4. Poursuite de la mise en œuvre des dispositions de l'Accord national palestinien.
5. Résolutions des problèmes civils et administratifs résultant de la division.
6. Unification des institutions de l'Autorité nationale palestinienne en
Cisjordanie , dans la Bande de Gaza et à Jérusalem.
7. Détermination du statut des associations, des organisations non gouvernementales et des organisations caritatives.
5. Conseil législatif :
Le Fatah et le Hamas conviennent de réactiver le Conseil législatif palestinien conformément à la Loi fondamentale.

Assez clair, mais à nouveau, difficile de voir comment un "gouvernement" peut "gouverner" quand les ministres Hamas seront menacés d'arrestation ou d'assassinat par Israël et ne peuvent se déplacer librement. Le Fatah et le Hamas peuvent simplement convenir de continuer à gérer leurs fiefs respectifs de Cisjordanie et de Gaza tels qu'ils sont, tout en affirmant le faire sous un seul programme. Le Conseil législatif palestinien, s'il se réunit maintenant (bien qu'il devrait le faire par vidéo-conférence puisque les membres de Cisjordanie et de Gaza ne peuvent se rencontrer en un même endroit), devrait donc regrouper les membres élus en 2006, à une très large majorité Hamas. Cela signifie-t-il que le Fatah est maintenant d'accord pour respecter le résultat de l'élection et se conformer aux décisions majoritaires ?
Il ne faut pas oublier qu'au 15 avril de cette année,
Israël détient toujours 13 membres du conseil législatif dans ses geôles. Israël continue de détenir et de harceler les responsables palestiniens élus.
Ce qui est aussi remarquablement absent ici sont des éléments spécifiques. Il y a beaucoup d'engagements à résoudre les problèmes, mais très peu de véritables solutions. Je maintiens mes principales critiques. Le Hamas et le Fatah semblent concernés par la gestion de l'Autorité d'Oslo et n'offrent absolument rien - dans cet accord ou au-delà - comme programme ou perspective pour une libération palestinienne qui unisse, inclue et mobilise tous les Palestiniens. Il n'est fait aucune mention des droits palestiniens, en particulier de réfugiés, aucune mention du soutien à la lutte populaire sur le terrain ou à BDS au niveau international, aucune mention de la situation du peuple palestinien en tant que peuple occupé luttant pour sa liberté. Depuis longtemps, le Fatah fait semblant de diriger un véritable Etat alors qu'en réalité,
Israël domine tous les aspects de la vie palestinienne. Il semble maintenant que le Hamas est prêt à rejoindre le Fatah dans ce faux-semblant. "Réconciliation", en effet ! Le Fatah et le Hamas aspirent peut-être à diriger la "municipalité" Cisjordanie et Gaza ensemble, mais nous ne devons pas confondre avec une profonde réconciliation, autour d'une perspective pour le peuple palestinien dans son ensemble, et une stratégie pour y parvenir. Une perspective qu'on ne peut, hélas, leur laisser.
(1) Palestine Monitor, 3 mai 2011
(2) "
Questions about "Hamas-Fatah reconciliation", Electronic Intifada, 27 avril 2011
Remarque : l'Agence France Presse a également publié un résumé
en arabe de l'accord.

Ali Abunimah

Source : Electronic Intifada

Traduction : MR pour ISM


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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