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16/05/2011

n° 19 - Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye - Début - : Kadhafi : L'homme à abattre

n° 19 - Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye  - Début  - : Kadhafi : L'homme à abattre



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye 

n°19 du 14-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Le " dossiers du libye" est  visible  sur mes blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :  

Au jour le jour

1 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

1-1 Libye : un avocat parisien va poursuivre l'OTAN.

1-2 Violences des États impérialistes : Entre loi de la jungle et loi de Lynch, ce sont toujours les travailleurs qui trinquent !

2-3 Jean BRICMONT : La Libye, la gauche européenne et le retour de l’impérialisme humanitaire.

2-4 Amar Djerrad : Chronique d’un échec annoncé des coalisés otaniens et des insurgés. 

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Libye : un avocat parisien va poursuivre l'OTAN.

4 Annexe

4-1 Kadhafi : L’homme à abattre (extrait du discours à l’ouverture du sommet Afrique-Amérique du Sud)



Au jour le jour

Des missiles de l'Otan se sont abattus dans la nuit de lundi à mardi sur Tripoli, où les autorités affirment que quatre enfants ont été blessés et où le complexe où vit Mouammar Kadhafi aurait été visé.  

Les autorités libyennes ont emmené les journalistes étrangers dans un hôpital aux vitres apparemment soufflées par les explosions.

"Deux enfants sont dans un état grave et sont placés dans une unité de soins intensifs à l'hôpital", a indiqué un responsable. Les victimes, a-t-il ajouté, ont été touchées par des éclats de verre soufflés par les déflagrations.

Les journalistes ont également été transportés vers un bâtiment complètement détruit et qui abritait, selon les autorités, la Haute commission pour l'enfance. Ce bâtiment colonial avait déjà été endommagé fin avril.

Un témoin a déclaré de son côté que le complexe où vit Kadhafi avait pu être touché. "La direction d'au moins une des explosions suggère que le site a été visé", a-t-il dit.

Le dirigeant libyen vit dans le complexe de Bab al Aziziah, vaste ensemble fortifié qui porte encore les stigmates des bombardements américains de 1986 et a été visé à plusieurs reprises depuis le début de l'intervention armée contre le régime libyen, le 19 mars.

(Reuters, 10/05/11)

 

Tripoli visée par de violents bombardements

C'est un bombardement d'une violence inhabituelle qui a touché la capitale libyenne dans la nuit de lundi à mardi. Au total, des avions ont mené huit frappes en environ trois heures à Tripoli. Aucun bilan n'était encore disponible à l'aube.

Quatre à cinq explosions, selon les sources, ont secoué la ville peu après 2 heures (heure locale et de Paris). Deux autres explosions sourdes ont suivi peu après. Les missiles, venant probablement d'avions de l'Otan, ont ciblé le complexe de Mouammar Kadhafi, selon des témoins cités par Reuters. Des sirènes pouvaient être entendues dans la nuit, ainsi que des tirs sporadiques de fusils d'assaut et d'armes lourdes, alors que des avions continuaient de survoler la ville.

Plus tôt dans la nuit, deux explosions avaient déjà été entendues, selon des témoins, alors que des avions survolaient Tripoli, où des nuages de fumée étaient visibles près des locaux de la télévision d'Etat et de l'agence officielle Jana. Un immeuble public abritant la haute commission pour l'enfance, qui avait déjà été bombardé le 30 avril, a été détruit, selon une source officielle libyenne. Le toit du bâtiment et un mur ont été partiellement soufflés.

Les avions de l'Otan ont déjà bombardé à plusieurs reprises des cibles à Tripoli. L'Alliance a pris fin mars le commandement des opérations militaires de la coalition internationale, menant en deux mois plus de 2260 frappes, sous mandat de l'ONU, pour empêcher les attaques des forces du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi contre les civils.(sic)

Le Figaro, 10 mai 2011 



1 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Libye : un avocat parisien va poursuivre l'OTAN.

De Ginette Hess Skandrani

 Un avocat parisien va poursuivre l’OTAN pour ses 'crimes' en Libye - Une plainte sera déposée dans les prochains jours à Bruxelles contre l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) pour des 'crimes' commis en Libye parmi lesquels la mort du fils du Guide libyen et de ses trois petits-fils, a annoncé jeudi à la PANA un avocat parisien,  Me Philippe Missamou. 'C’est une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Je la dépose en Belgique parce que c’est le pays siège de l’OTAN. La justice belge est donc compétente pour apprécier cette plainte', a expliqué l’avocat réputé pour la prise en charge des dossiers politiques. Il a ouvertement accusé l’OTAN de contrevenir dans ses actions en Libye aux règles des conflits armés, particulièrement la protection des populations civiles. 'Prenons l’attaque de la résidence du fils du Guide libyen: il ne s’agit nullement d’un objectif militaire. C’est un assassinat qui ne doit pas rester impuni. Nous allons utiliser tous les moyens de droit pour obtenir réparation', a martelé Me Missamou.

 Pour lui, il est tout à fait normal que les autorités libyennes prennent toutes les dispositions pour défendre les populations civiles et le territoire national.

'Ce qui se passe en Libye n’a rien à voir avec les évènements de Tunisie ou d’Egypte. En Libye, nous assistons à une insurrection armée. Les insurgés pillent, tuent, incendient. Il est donc du devoir du régime en place à Tripoli d’y répondre par tous les moyens. Que veut-on que fasse le pouvoir? Qu’il croise les doigts? C’est impensable', a ajouté l’avocat parisien. 

Plusieurs organisations de la diaspora, dont la Fédération des travailleurs africains en France (FETAF) et l’Association des Guinées résidant à l’étranger(AGRE), ont exprimé récemment leur indignation au sujet des frappes de l’OTAN sur la Libye.

Les responsables de ces organisations ont surtout réclamé un cessez-le-feu immédiat tout en exigeant l’acceptation d’une solution politique sous l’égide de l’Union africaine (UA).

 

Pana 06/05/2011


1-2 Violences des États impérialistes : Entre loi de la jungle et loi de Lynch, ce sont toujours les travailleurs qui trinquent !

Déclaration de l’URCF

L’URCF attire l’attention de la classe ouvrière, des révolutionnaires, des démocrates, sur l’aggravation de la situation internationale, consécutive aux initiatives bellicistes et interventionnistes des pays impérialistes :

En Haïti, les États-Unis, la France dans son sillage, sont intervenus sans aucune pudeur dans le processus électoral pour imposer leur candidat, en dictant le résultat.

En Côte d’Ivoire, sans tenir compte des institutions légales, ils ont précipité le pays dans la guerre, et sont intervenus sous le couvert de l’ONU et de l’armée française, pour imposer par les armes un président dont la qualité principale est d’être dévoué au FMI, et pour emprisonner le président sortant.

Après avoir soutenu pendant des années les régimes antipopulaires en Égypte et en Tunisie, les mêmes gouvernements occidentaux et l’OTAN, avec une fois de plus le zèle hystérique du président Sarkozy, sèment la terreur en Libye. La résolution du Conseil de Sécurité, ingérence déjà inadmissible dans les affaires intérieures d’un État, est aujourd’hui considérée comme un chiffon de papier, et l’on assiste à une escalade militaire gravissime : Tripoli est bombardée jour et nuit, avec

 

 

 

comme objectif l’assassinat de Kadhafi et de sa famille, comme viennent de le montrer les assassinats de son fils, de sa belle-fille et de ses trois petits-enfants.

Et maintenant, c’est l’assassinat, par les forces spéciales des USA, de Oussama Ben Laden au Pakistan. Il est clair que les communistes n’ont aucune sympathie pour un individu qui a été un des hommes liges de la CIA contre la révolution afghane. Mais pour autant, on ne saurait admettre que les relations internationales soient régies selon les méthodes de gangsters qui ont fait la réputation de Chicago pendant la prohibition, et qui furent celles que les puissances fascistes mettaient en œuvre dans les années trente. De la même manière, nous condamnons avec la plus grande vigueur les assertions, tant d’Obama que de Sarkozy, selon lesquelles « Justice serait faite » ! La justice n’est pas la Loi de Lynch ! D’autant que cette « opération » permet de faire taire un témoin gênant des opérations criminelles de l’impérialisme américain pendant les trente dernières années.

La crise générale que traverse le système capitaliste aujourd’hui avive la tendance des pays impérialistes à recourir à la guerre pour assurer leur position ou réclamer un nouveau partage du monde.

La lutte contre la guerre est un combat inséparable du combat pour renverser le capitalisme et pour la révolution socialiste. Dans une situation politique marquée par l’affaiblissement du mouvement révolutionnaire dans notre pays, les communistes doivent plus que jamais être à l’initiative pour faire surgir un puissant mouvement de la paix anti-impérialiste.

2 mai



2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Manlio Dinucci : Derrière l’attaque contre la Libye : les stratégies de la guerre économique.

L’agression occidentale contre la Libye n’a pas eu pour but de s’emparer du pétrole local que des compagnies occidentales avaient déjà été autorisées à exploiter depuis la normalisation des relations diplomatiques. Il ne s’agit donc pas d’une guerre de ressources. Par contre, relate Manlio Dinucci, cette guerre, la reconnaissance précipitée par la France du Conseil national de transition (10 mars) et le sommet de Londres (30 mars), ont permis aux multinationales occidentales de modifier les termes de leurs contrats et de ne plus payer que des droits d’exploitation symboliques. De ce point de vue, il s’agit donc d’une guerre coloniale classique.

 L’OTAN a concentré ses interventions de « support aérien » aux rebelles armés autour de la raffinerie de Ras-Lanouf, qui concentre les 2/3 des capacités de raffinage du pays.

L’invasion de la Libye, contrairement à ce qui se dit, a déjà commencé. Les unités d’assaut qui, opérant depuis longtemps sur le territoire libyen, ont préparé la guerre sont en train de l’effectuer : ce sont les puissantes compagnies pétrolières et les banques d’investissement étasuniennes et européennes.

Quels sont les intérêts en jeu ? Ceci émerge d’un article du Wall Street Journal, le réputé quotidien d’affaires et de finance [1]. Après l‘abolition des sanctions en 2003, les compagnies pétrolières occidentales ont afflué en Libye avec de grandes attentes, mais ont été déçues. Le gouvernement libyen, sur la base d’un système connu sous le nom d’Epsa-4, concédait les licences d’exploitation aux compagnies étrangères qui laissaient à la compagnie étatique (National Oil Corporation of Libya, NOC) le pourcentage le plus élevé du pétrole extrait : étant donnée la forte compétition, ce pourcentage arrivait à environ 90 %. « Les contrats Epsa-4 étaient ceux qui, à l’échelle mondiale, contenaient les termes les plus durs pour les compagnies pétrolières », dit Bob Fryklund, auparavant président de la société étasunienne ConocoPhillips en Libye.

En 2005-06, après la normalisation des relations de la Libye avec l’Occident, la NOC a réalisé trois appels d’offres internationaux pour l’exploration et l’exploitation de ses réserves pétrolières, les plus importantes d’Afrique. Cependant, les contrats passés avec les multinationales étrangères ont pris la forme de joint-venture particulièrement favorable à la nation libyenne. C’est pour « libéraliser » ce système que le Conseil national de transition a créé la LOC et que les « volontaires » lui ont reconnu le droit d’exporter le pétrole libyen, lors du sommet de Londres, le 29 mars 2011. La gestion de la LOC a été confiée au Qatar qui, en échange, a mis Al-Jazeera à disposition des « volontaires » pour déstabiliser la Syrie.
Les raisons apparaissent ainsi clairement —par une opération décidée non pas à Benghazi mais à Washington, Londres et Paris— de la création par le Conseil national de transition de la « Libyan Oil Company » : une coquille vide, semblable à une des sociétés clé en mains, prêtes pour les investisseurs dans les paradis fiscaux [2]. Elle est destinée à se substituer à la NOC, quand les « volontaires » auront pris le contrôle des zones pétrolifères. Sa mission sera de concéder des licences à des conditions extrêmement favorables pour les compagnies étasuniennes, britanniques et françaises. Seraient par contre pénalisées les compagnies qui, avant la guerre, étaient les principales productrices de pétrole en Libye : avant tout l’italienne ENI qui a payé en 2007 un milliard de dollars pour s’assurer les concessions jusqu’en 2042, et l’allemande Wintershall qui venait au deuxième rang. Plus pénalisées encore seraient les compagnies russes et chinoises, à qui Kadhafi a promis le 14 mars (2011) de donner les concessions pétrolières retirées aux compagnies européennes et étasuniennes. Les plans des « volontaires » prévoient aussi la privatisation de la compagnie d’État, qui serait imposée par le Fond Monétaire International en échange d’ « aides » pour la reconstruction des industries et infrastructures détruites par les bombardements des « volontaires » mêmes.

Il apparaît aussi clairement pourquoi a été créée, en même temps, à Bengazi, la « Central Bank of Libya », autre coquille vide mais avec une mission future importante : celle de gérer formellement les fonds souverains libyens —plus de 150 milliards de dollars que l’État libyen avait investi à l’étranger— quand ils seront « dégelés » par les États-Unis et par les plus grandes puissances européennes. Qui les gèrera effectivement est démontré par le colosse bancaire britannique HSBC, principal « gardien » des investissements libyens « congelés » au Royaume Uni (environ 25 milliards d’euros) : une équipe de hauts cadres d’HSBC est déjà au travail à Bengazi pour lancer la nouvelle « Central Bank of Libya » [3]. Il sera facile pour HSBC et d’autres grandes banques d’investissement d’orienter les investissements libyens en fonction de leurs stratégies.

Un de leurs objectifs est de couler les organismes financiers de l’Union africaine, dont la naissance a été rendue possible en grande partie par les investissements libyens : la Banque africaine d’investissement, avec siège à Tripoli ; la Banque centrale africaine, siège à Abuja (Nigeria) ; le Fond monétaire africain, siège à Yaoundé (Cameroun). Ce dernier, avec un capital programmé à plus de 40 milliards de dollars, pourrait supplanter en Afrique le Fond monétaire international, qui a jusqu’à présent dominé les économies africaines en ouvrant la voie aux multinationales et aux banques d’investissement étasuniennes et européennes. En attaquant la Libye, les « volontaires » essaient de couler les organismes qui pourraient un jour rendre possible l’autonomie financière de l’Afrique.

Manlio Dinucci

10 mai 2011

Traduction Marie-Ange Patrizio

Source : Il Manifesto


2-2 Resistance71 : Guerre de Libye: l’agenda impérialiste fasciste de l’occident pour une hégémonie totale se précise.

La guerre de Libye déclenchée par l’empire totalitaire néolibéral n’arrive pas par hasard. Elle a été planifiée et intégrée dans un vaste plan de déstabilisation du Moyen-Orient. Elle sert des buts à court, moyen et long termes; c’est ce que nous allons essayer d’analyser ici. Nous verrons également comment cette guerre va vraisemblablement établir un précédent dans la méthodologie de l’établissement du Nouvel Ordre Mondial fasciste, par la participation de l’ONU, qui finalement remplit le rôle qui lui était réservé depuis sa création en 1945: celui d’embryon de la gouvernance mondiale tant attendue par les oligarques transnationaux.

La ligne directrice de ce plan est à chercher dans la doctrine prévalente qui est la base de la volonté suprémaciste américaine et anglo-saxonne depuis l’ère Reagan: le concept de full spectrum dominance” que l’on trouve enracinée dans le “Project for a New American Century” (PNAC), bible géopolitique néoconservatrice édictée par les idéologues du Council on Foreign Relations (CFR) sous l’égide financière de fondations élitistes telle la fondation Rockefeller.

La doctrine de “full spectrum dominance” (que l’on pourrait traduire par “domination totale dans tous les domaines”), comme son nom l’indique, cherche à affirmer de manière irrémédiable l’hégémonie anglo-saxonne sur le monde et ce dans tous les domaines qu’ils soient culturels, écononomiques, scientifiques, militaires, technologiques, politiques et sociaux.

Cette hégémonie est perçue par les oligarques en place comme une phase transitoire la plus rapide possible vers une gouvernance mondiale qui verrait le monde régit par un système orwellien d’État unique global, dirigé par un cartel d’individus non élus, tous membres d’une élite financière et industrielle transnationale, qui délèguera le pouvoir exécutif de manière locale a des politiciens corrompus et totalitaires en charge de régions, “d’unions”, réparties selon une grille planétaire de contrôle des populations pré-établie.

Nous assistons en ce moment à la continuation de la création de cette grille de contrôle. L’apres seconde guerre mondiale a vu la poussée pour une “Union Européenne”, qui sert de modèle à ce que seront les autres “Unions”. Nous constatons déjà le totalitarisme larvé pour l’heure de l’Union Européenne, ou le pouvoir est donné a un cartel de sbires de la finance, non élus, ne rendant compte qu’à des entités plus que nébuleuses comme la BCE, organe fondamental de contrôle et bras armé des banquiers avec le FMI, la Banque Mondiale et tout le système des banques centrales cartélisées, privatisées derrière le rideau et aux mains des desperados de la haute finance qui pillent le monde (et l’Europe en l‘occurence) depuis des décennies.

Nous constatons au jour le jour le fait que les aristocrates en place à la fois au sein des états-nations qu’en haut de la pyramide oligarchique européenne, n’ont que faire des peuples vus comme des nuisances et des cafards à éliminer.

L’Union Européenne est un projet élitiste, pour les élites financières et industrielles qui emploient les politiciens pour servir leurs intérêts.

L’Union Européenne est un projet du groupe Bilderberg pour neutraliser la souveraineté des peuples (la suite donnée au référendum 2005 sur le projet de constitution européenne fut un cas édifiant de mépris de la volonté des peuples) et concentrer pouvoir financier et politique en des mains sûres, à la solde de l’oligarchie. En cela l’Union Européenne est une réalisation purement fasciste se réferrant a la définition donnée par Mussolini lui-même et que nous avons citée à dessein en début d’article.

Un projet “d’Union Nord-Américaine” est en cours depuis la création du “libre-marché” régit par NAFTA et relancé sous l’administration Bush avec le Security and Prosperity Partnership (SPP), qui voit se dessiner l’effacement des frontières entre le Mexique, les Etats-Unis et le Canada pour laisser place a une Union Nord-Américaine, régit par un cartel économico-financier promouvant toute une série de mesures économiques ultra-libérales ne profitant qu’à la minorité oligarchique bien évidemment.

Un projet “d’Union Asiatique” a son ossature dans l’ASEAN et verra une intégration forcée sous l’égide d’une élite chinoise si on conçoit le fait que la Chine sera une partie prépondérante du Nouvel Ordre Mondial. Bon nombre d’oligarques réferrent à la Chine comme modèle de contrôle sociétaire, David Rockefeller en tête. C’est leur intention, mais il est très difficile aujourd’hui d’évaluer avec certitude les intentions réelles de la Chine.

Le problème actuel des oligarques réside avec l’Afrique et le Moyen-Orient, d’où la planification néoconservatrice reprise par l’administration Obama du remodelage du Moyen-Orient (projet si cher a Bush) en mettant à bas les vieilles marionnettes de l’empire qui prenaient trop de liberté au sein du système et n’acquiesçaient pas a tous les diktats et facéties impérialo-sionistes. Moubarak et Ben Ali étaient de ceux-là. Ils devaient faire place à de nouveaux pantins animés par Washington, Londres et Tel Aviv, qui eux ne rechigneront pas quand viendra le temps d’attaquer l’Iran. Kadhafi est le suivant sur la liste, puis El Assad, puis Ahmadinejad et l’Iran qui seront les gros morceaux.

Le continent africain renferme la vaste majorité des ressources naturelles de la planète, celles nécessaires à la continuité de la société capitaliste globale telle que nous la connaissons. Il est donc primordial pour l’empire anglo-américain de pouvoir contrôler de manière indéfectible le plus grands nombres de ressources pétrolières, gazières, minérales pour son profit ultime.

Le rêve de tout impérialiste: le contrôle absolu en tout et sur tout.

A cet effet, l’empire a créé en 2007 sous Bush, l’US AFRICOM (US Africa Command), qui est un réseau de contrôle militaire du continent africain, basé à Stuttgart en Allemagne et qui a trois missions essentielles:

-       La gestion des opérations sur le continent africain en installant des bases militaires dans le plus d’endroits possibles

-       L’établissement d’une tête de pont néo-colonialiste anglo-américaine en Afrique

-       L’isolement économique de la Chine et de la Russie en les coupant des sources de matières premières vitales pour leur développement.

Même si sa mission officielle résonne quelque peu différemment, la volonté hégémonique et d’ingérence y sont à peine masquées:

Notre approche est basée sur le support des intérêts de la sécurité nationale états-unienne en Afrique comme stipulés par le président et les secrétaires d’état et de la défense ainsi que par la stratégie de la sécurité nationale ert de la stratégie militaire nationale. Les Etats-Unis et les nations africaines ont un intérêt commun très fort à promouvoir la sécurité et la stabilité sur le continent africain, ses îles états et ses zones maritimes. Adresser ces intérêts demande une approche unifiée qui intègre les efforts avec ceux des autres départements et agences d’état, ainsi qu’avec nos partenaires africains et internationaux.”

49 nations africaines ont rejoint l’AFRICOM, parmi celles qui ont refusés de rejoindre la mise sous tutelle du continent africain, nous trouvons:

La Libye, Le Soudan, L’Eritrée, le Zimbabwe et la Côte d’Ivoire… A part pour le Zimbabwe pour l’heure, il y a des interventions étrangères dans chacune des autres nations “dissidentes”. Coïncidence ? Il n’y a pas de coïncidence en géopolitique, jamais !

L’AFRICOM devient de facto le régulateur politique et le bras armé de l’empire sur le continent africain afin que les multinationales choisies puissent faire main basse sur ce qu’il y a à prendre en toute quiétude, intégrant au passage les nations sous les prémisses d’une ossature d’Union Africaine gérée par un cartel de businessmen choisis et dont le gendarme sera l’OTAN sous commandement unifié avec AFRICOM. Ainsi, les troupes françaises engagées en Libye sont sous commandement américain via AFRICOM auquel l’OTAN rend des comptes.

A ce titre, la guerre de Libye établit un précédent que personne chez les “experts” ou dans les médias à la botte ne voit ou ne veut voir: celui de légitimiser l’ingérence, puis l’intervention militaire sous couvert d’une ONU corrompue et vassale de l’empire, pour des “raisons humanitaires” contre tout pays dissident aux intérêts suprêmes de l’oligarchie impérialiste et fasciste.

Dorénavant, le scénario sera le suivant:

Des troubles seront induits dans un pays dissident a l’hégémonie anglo-américaine en prenant soin de mettre suffisamment d’huile sur le feu pour créer un climat de tension maximum débouchant sur des émeutes et la répression étatique à l’avenant.

On nous dira: rien de nouveau sous le soleil, c’est le principe des “révolutions colorées” de la CIA et de Georges Soros, perpétrées jusque maintenant.

Oui, mais jusqu’ici, lorsque cela échouait (Birmanie, Biélorussie, Iran), l’empire repartait la queue entre les pattes comme ce fut le cas en Iran récemment.

Dorénavant, il suffira de créer de l’intérieur une “condition humanitaire suffisante”, comme ce fut décidé pour la Libye sur une base de désinformation et de propagande éhontée, pour faire voter par L’ONU une “zone d’interdiction aérienne” que l’OTAN fera respecter a grands renforts de missiles de croisière et de bombes a uranium appauvri, facilitant ainsi a priori le renversement de régime qu’il soit dictatorial ou non. Peu ou prou la même méthode fut employée pour légitimiser la guerre du Kosovo avec laquelle cette nouvelle aventure criminelle libyenne a beaucoup de points communs du reste dans le modus operandi de gestion de crise pour aboutir a la guerre.

Ici il convient de dire que le fait qu’un régime soit dictatorial ou non n’a absolument rien à voir dans le scénario impérial préconisé.

En effet, l’empire soutient des dictatures (Arabie Saoudite, Yemen, Bahreïn, auparavant Iran, Chili, Argentine, Irak, Guatemala, Indonésie et on en passe…), les met en place et les protège tant que celles-ci suivent les règles et diktats imposés. La philosophie impérialiste est très bien résumée dans cette phrase d’un fonctionnaire du département d’état américain qui disait à propos d’un dictateur local: “oui c’est un fils de pute… mais c’est notre fils de pute !”

Quels sont les buts de la guerre en Libye ?

A court terme, se débarasser d’un Kadhafi encombrant et qui, à l’instar des vieux autocrates de la région comme Ben Ali et Moubarak refusant l’hégémonie anglo-américaine, empêche le pillage de ses ressources nationales par les multinationales choisies. Il s’agit également de s’approprier pour l’empire les ressources pétrolières et gazières de la Libye, tout comme l’Irak, non pas pour les exploiter plus que de raison… mais pour les contrôler et donc pouvoir a volonté maintenir la “rareté” du produit et donc influer sur les prix.

 

A moyen et long terme: mettre en Libye un régime totalement inféodé à l’empire qui le moment venu, intégrera l’Union Africaine et fera bloc contre l’Iran. Il est de plus en plus clair aujourd’hui que l’empire essaie de former un bloc sunnite contre l’Iran chi’ite et sa diaspora régionale et essaie en cela de poursuivre une tactique qui a échouée jusqu’ici au Moyen-Orient: diviser et provoquer une guerre religieuse sunnites contre chi’ites pour mieux contrôler le monde musulman en insufflant le chaos, de la même manière que cela fut fait, avec un grand succès, entre catholiques et protestants.

Les musulmans sont bien plus fins que les occidentaux et ne sont pour l’heure jamais tombés dans le piège tendu. Ceci est tout a leur honneur !

De plus, cela permettra d’implanter des bases militaires dans ce pays portail de l’Afrique permettant ainsi a l’empire de mettre le pied indéfiniment sur le sol africain.

Le cas de la Libye est un cas de guerre civile, qui n’a rien a voir avec un soulèvement populaire dans les rues d’un pays où des manifestants s’expriment contre leur gouvernement pour demander certaines réformes. Il n’y a jamais eu de manifestations en Libye, mais une insurrection armée à laquelle un état souverain a répondu comme d’habitude par la violence, mais avait-il le choix pour préserver son intégrité ? La problématique de cette guerre libyenne a bien plus a voir avec l’agenda impérialiste de l’oligarchie occidentale, que d’une répression supposée et non prouvée d’un peuple désarmé par un dictateur local.

Assimiler la Libye aux révoltes populaires tunisiennes et égyptiennes est a notre sens erronné et procède d’un amalgame propagandiste. Les rebelles (leurs cadres pour le moins) sont entrainés et armés de longue date par l’occident; la situation a été d’autant plus facile a envenimer pour le bénéfice de l’empire que l’Est de la Libye a toujours été traditionnellement contre le pouvoir, la région abritant les tribus royalistes et les fondamentalistes religieux, en lutte contre Kadhafi depuis des décennies.

La guerre de Libye n’est de fait que la continuité de la doctrine hégémonique anglo-américaine s’imposant plus avant au monde et dans l’optique de pousser pour l’avènement final de leur Nouvel Ordre Mondial transnational fasciste annoncé depuis des décennies. Paul Warburg PDG de la banque Morgan avait annoncé au tout début du XXème siècle:

“Nous aurons un nouvel ordre mondial, la question est plus de savoir s’il se réalisera par choix ou par force.”

La guerre de Libye pose un précédent qui pourra être utilisé ultérieurement pour attaquer toute nation souveraine ne se pliant pas aux diktats en vigueur.

Le processus utilisé (décision belliqueuse illégale du conseil de sécurité de l’ONU pour raison “humanitaire”, appliquée sur le terrain par l’OTAN et les armées impériales) s’appliquera afin de détruire la souveraineté des nations récalcitrantes et dissidentes au Nouvel Ordre Mondial sous couvert d’un ”humanitarisme” bidon; tandis que les nations du giron auront leur souveraineté diluée puis éliminée par le truchement d’une interaction tronquée dans des “Unions” régionales diminutrices et oppressives, gérées par le cartel oligarchique habituel.

Fait marquant, les armées impériales s’appuient plus que jamais au sol sur des terroristes qu’ils financent et forment depuis des années, comme la nébuleuse Al Qaeda, créée par la CIA, le MI6 et l’ISI pakistanaise en 1978, avec des fonds américains et saoudiens.

Il est maintenant reconnu par les médias de masse qui diffusent l’information, que le chef des rebelles libyens a été formé par la CIA, financé par la CIA et qu’il reconnait, ainsi que d’autres rebelles, des liens avec Al Qaeda. L’empire se trouve donc piégé dans la situation orwellienne qu’il a lui-même créé a savoir qu’il demande aux peuples des nations qui agressent la Libye (nous) de supporter des rebelles dont des éléments sont des terroristes notoires membres d’Al Qaeda, que l’empire a soi-disant pour mission de combattre globalement par cette “guerre contre la terreur” déclarée par l’administration Bush après les attentats de Septembre 2001… Attentats qui sont officiellement imputés à Al Qaeda (et ce même si le FBI ne recherche pas Bin Laden pour le 11 septembre “faute de preuves”) dans la version officielle du gouvernement américain, qui par la même occasion 10 ans plus tard financent et entrainent (toujours) la nébuleuse terroriste qu’il est supposé combattre sans merci…

Troublant pour le moins non ?

Ceci amène immanquablement à une question, qui dès lors ne peut que brûler les lèvres:

Si le gouvernement Américain finance, aide et entraine Al Qaeda en Libye, ne l’a t’il pas fait ailleurs ?… et si oui, depuis quand et qu’en est-il donc des attentats du 11 Septembre ?… Pour qui travaillaient réellement  les membres d’Al Qaeda qui ont perpétrés les attentats ?

Les ramifications politiques de cette guerre de Libye sont potentiellement énormes, pourvu que l’on veuille bien poser les bonnes questions !…

http://resistance71.wordpress.com/ (3e guerre mondiale)   


 

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