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18/05/2011

n° 66- Journal de PAKISTAN. -19-03 au 18-05 : Fin - Le peuple ne croit pas que Ben Laden vivait dans ce pays.


n° 66-  Journal de PAKISTAN. -19-03 au 18-05  : Fin -  Le peuple ne croit pas que Ben Laden vivait dans ce pays.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                         n° 66- 19-03 au 18-05    

          C.De Broeder & M.Lemaire          

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

4   Dossiers

4-1 Mireille Delamarre : Faux Assassinat De Ben Laden par Les US = Déstabilisation Du Pakistan, Courcircuitage De Ses Relations Avec La Chine.

4-2 Le ton monte entre Etats-Unis et Pakistan.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 5-1 Chérif Boudelal : Ben Laden est mort pour la dixième fois ! Vive Obama « le sauveur » du peuple américain US ! 

5-2 Les frappes de drones US au Pakistan sont un « nouveau Guantanamo ».

5-3 Said Mekki : L’économie dans la décennie Bush-Ben Laden.



4   Dossiers

4-1 Mireille Delamarre : Faux Assassinat De Ben Laden par Les US = Déstabilisation Du Pakistan, Courcircuitage De Ses Relations Avec La Chine.

Ben Laden mort et enterré fin 2001 a été récemment ressuscité puis médiatiquement assassiné par l’administration Obama pour concrétiser le plan de déstabilisation/balkanisation du Pakistan tout en visant également la Chine ses relations économiques croissantes avec Islamabad, en fait une attaque contre l’économie chinoise en plein essor de la part d’une puissance mondiale en total déclin.

Le Dc Steve R. Pieczenick un ex haut responsable du département d’état US sous 3 administrations différentes a affirmé que le raid contre le bunker de Bin Laden au Pakistan était une fausse opération à visée propagandiste car Ben Laden est mort fin 2001. Il avait déjà affirmé ceci en 2002 rapportant que Ben Laden était atteint du Syndrome de Marfan une maladie dégénérative ne pouvant être soignée et qui écourte largement la vie du patient ce que les renseignements US savaient ajoutant que le gouvernement US attendait le moment opportun pour sortir son cadavre.
Un autre médecin, le Dc Richard Devereux, un clinicien qui traite des patients atteints de ce Syndrome de Marfan au Weill Cornell Medical Center à New York dans une interview accordée au magazine Salon le 9 novembre 2001 avait lui aussi diagnostiqué chez Ben Laden ce Syndrome de Marfan :
« C’est un Marfanoîd. Il semble avoir de longs doigts et de long bras. Sa tête apparaît très allongée et son visage étroit… C’est concevable qu’il soit atteint du Syndrome de Marfan et il pourrait être examiné pour cela. »
A ce Syndrome de Marfan maladie dégénérative incurable s’ajoute bien sûr le fait que Ben Laden était atteint d’insuffisance rénale - ce que la CIA avait reconnu en 2008 - nécessitant qu’il soit sous dialyse. Aucune machine de dialyse n’a été découverte dans son pseudo bunker attaqué par les forces spéciales US au Pakistan.
Toute cette histoire d’assassinat a été mise en scène par l’administration Obama. Le récit a changé d’heure en heure, les photos publiées à la Une des médias menteurs se sont avérées truquées :
- Photo d’Obama, Clinton et consorts supposés regarder en temps réel l’attaque contre le bunker de Ben Laden alors qu’en fait comme l’a révélé le directeur de la CIA Léon Panetta la liaison a été interrompue donc ce qu’ils contemplaient c’était tout simplement un écran noir ;
- Photo soit disant de Ben Laden entrain de zapper pour se regarder sur écran que Libération des Rothschild de Tel Aviv a agité hystériquement comme « preuve » de sa présence dans ce bunker, alors que l’homme en question était vu de dos et que des Pakistanais sur les lieux ont reconnu être un voisin ;
- Vidéo publiée par la Maison Blanche affirmant qu’elle datait de 2010 où on voit un Ben Laden apparaissant bien plus jeune et en meilleure santé qu’en 2001.
La liste est longue des preuves que toute cette histoire d’opération « mort ou vif » contre Ben Laden n’est qu’une mise en scène Obamaesque visant à tromper l’opinion publique et détourner son attention afin de dissimuler d’autres desseins guerriers.
Déstabilisation du Pakistan sape de ses relations avec la Chine pour contenir l'essor économique de cette dernière
La déstabilisation du Pakistan est déjà à l’œuvre avec l’expansion de la guerre en Afghanistan au-delà de ses frontières au prétexte que les Résistants y trouveraient facilement refuge et pour se faire l’intensification depuis plusieurs mois déjà des attaques de drones en territoire pakistanais dont les principales victimes sont des civils.
Des rapports ont été publiés aux US par des think tank - qui décident de la politique de Washington - tels le Center for International Policy financé par Soros prônant clairement de fomenter le chaos dans la province du Baluchistan dans le cadre de la pseudo « guerre contre le terrorisme » ciblant en fait les relations en plein essor entre Islamabad et Beijing.
Dans un article de Selig Harrison de ce Think Tank intitulé « Free Baluchistan » Harrison appelle ouvertement à « aider les 6 millions d’résistants  du Baluchistan pour lutter pour leur indépendance du Pakistan et face à la répression croissante du ISI « (service de renseignements pakistanais). Allant au-delà même de cette balkanisation du Pakistan Harrison déclare que « le Pakistan a mis à disposition de la Chine une base à Gwadar au cœur même du Baluchistan. Donc un Baluchistan indépendant servirait les intérêts stratégiques des US en plus du but premier de contenir les forces islamistes ».
Harrison a publié ensuite un autre article « the Chinese Cozy Up to the Pakistanis » où il déclare d’emblée que « l’expansion de la Chine est naturelle et un accompagnement acceptable de sa puissance en développement mais jusqu’à un certain point. « Il appelle ensuite de nouveau à s’ingérer dans les affaires du Pakistan disant « pour contrer ce que fait la Chine au Pakistan les US doivent jouer serré et soutenir le mouvement pour un Baluchistan indépendant le long de la mer d’Arabie et pour œuvrer avec les résistants  Baluchis afin de chasser les Chinois de leur base navale à Gwadar. Beijing veut des corridors intérieurs dans le Gilgit et le Baltistan première étape pour s’installer en bordure de la mer d’Arabie à Gwadar qui servira de port chinois point de départ d’un corridor logistique à travers le Pakistan jusqu’au territoire chinois. »
Le plan d’Harrison c’est de plonger le Pakistan dans le chaos et ensuite d’utiliser les forces armées US afin « d’aider» systématiquement à y restaurer l’ordre.
En plus de disposer d’une base au port de Gwadar dans la région du Baluchistan au Pakistan, la Chine a aussi construit des routes, des barrages et même des centrales nucléaires pour produire de l’électricité. La Chine a également fourni au Pakistan une énorme quantité de technologie militaire.
Face à cette coopération accrue entre la Chine et le Pakistan, les US que cette coopération bien sûr dérange, ont choisi d’avoir recours à des opérations de déstabilisation en territoire pakistanais. Le faux assassinat de Ben Laden - une opération menée en violation flagrante de la souveraineté du Pakistan pour rappeler à Islamabad sa vulnérabilité et qui est le maître - puis l’accusation par Washington de l’existence de complicités au sein de l’appareil militaire et ou des renseignements pakistanais avec Al Qaeda et Ben Laden tout ceci entre dans le plan de déstabilisation du Pakistan voire sa balkanisation en petits états constitués par des minorités ethniques ( Pashtun, Baluchi, et autres) soumis au dictat et la présence permanente sous formes de bases militaires de Washington.
Pire les US ont à plusieurs reprises sous prétexte de sécuriser l’arsenal nucléaire militaire pakistanais menacé de s’en emparer.
En 2009 Seymour Hersh a publié un article intitulé « Defending the Arsenal » dans lequel il fait état de l’immense suspicion et méfiance du Pakistan à l’égard des Etats Unis notamment concernant son arsenal nucléaire. Les Pakistanais voient d’un très mauvais œil l’obsession américaine de « défendre » l’arsenal nucléaire du Pakistan. Les US sous prétexte d »aider » le Pakistan si jamais ce dernier plongeait dans une situation de chaos ont essayé à maintes reprises de localiser les armes nucléaires du Pakistan de même que les pièces détachées pour détonateurs stockées séparément pour assurer un maximum de sécurité.
Cette plongée progressive du Pakistan dans l’instabilité a déjà commencée par le débordement de la guerre d’Afghanistan par delà les frontières de ce pays. Si cette instabilité venait à s’amplifier cela permettrait aux US au prétexte de lutter « contre le terrorisme » d’occuper le Pakistan comme extension de l’occupation sans fin de l’Afghanistan et par la même occasion d’en chasser les sociétés chinoises impliquées dans des projets de développements d’infrastructures et autres.
Ceci explique pourquoi la Chine a été prompte à réagir au faux assassinat de Ben Laden. elle en a vite saisi les implications volant immédiatement au secours pour défendre Islamabad et critiquant de manière sévère, fait inhabituel, la violation de la souveraineté nationale du Pakistan par les Etats Unis.
La Chine a récemment accusé les US d’essayer de la déstabiliser directement et d‘utiliser le prétexte de la « guerre contre le terrorisme » et celui du "non respect des droits de l’homme " pour contrer l’influence économique grandissante de cette dernière. Ces accusations chinoises ne font que corroborer ce que le département d’état US admet publiquement déclarant de lui-même que des dizaines de millions de dollars US sont prévus pour aider les « opposants » au régime de Beijing à contourner les systèmes de sécurité du régime chinois sur internet afin de fomenter des mouvements de protestations pour déstabiliser la Chine.
C’est avec ce même scénario que le « Printemps Arabe » a été fomenté voire détourné étendu à la Lybie puis la Syrie avec comme objectif dans ces deux derniers pays : « changement de régime ».
Echaudé par cette dernière intrusion armée des US sur son territoire il se pourrait que le Pakistan se détourne peu à peu de Washington, ce qu’il a déjà commencé à faire puisque le premier ministre pakistanais s’est rendu tout récemment à Moscou signe d’un rapprochement avec la Russie en plus de sa coopération économique et militaire croissante avec la Chine.
Ces deux pays, La Russie et la Chine, viennent d’annoncer publiquement leur coopération rapprochée en matière de politique étrangère qui concerne non seulement le Moyen Orient et l’Afrique du Nord - scènes d’insurrections qu’on sait désormais avoir été au pire fomentées à Washington au mieux récupérées par les US - mais aussi l’Asie qui pourrait également être touchée par des soulèvements si les deux puissances émergentes que sont la Russie et la Chine ne les préemptent pas en adoptant rapidement une position commune extrêmement ferme face aux Américains et leur vassaux européens et arabes.

Vendredi 13 Mai 2011

Mireille Delamarre


4-2 Le ton monte entre Etats-Unis et Pakistan.

Le Pakistan a dénoncé mardi le raid américain engagé sur son sol pour éliminer Oussama Ben Laden, deux jours après la mort du chef d'Al-Qaïda, tandis que les Etats-Unis avouaient avoir tenu leur allié à l'écart de l'opération par crainte qu'il ne donne l'alerte.
Inquiétude
"Le Pakistan exprime sa vive préoccupation et ses réserves sur la manière dont le gouvernement américain a mené à bien cette opération sans information ni autorisation préalables du gouvernement pakistanais", a fait savoir le ministère pakistanais des Affaires étrangères.
De telles "actions unilatérales non autorisées" ne doivent pas devenir la règle", y compris pour les Etats-Unis, a martelé la diplomatie pakistanaise, estimant que de tels raids "minent la coopération et représentent parfois aussi une menace pour la paix et la sécurité internationales".
L'élimination du chef d'Al-Qaïda tend des relations déjà difficiles entre les deux alliés. Les Etats-Unis n'ont pas informé le Pakistan de l'opération contre Ben Laden car ce pays "aurait pu alerter" le chef d'Al-Qaïda de l'imminence du raid, a déclaré le directeur de la CIA, Leon Panetta, dans un entretien au magazine Time. Le Pakistan est soupçonné de double-jeu dans la lutte antiterroriste.
Un réseau de soutien pakistanais
Des accusations renforcées par le fait que Ben Laden a été localisé, après des mois de traque, à Abbottabad, une ville de garnison située à 80 km à peine d'Islamabad. Londres a "des questions" à poser au Pakistan après la mort de Ben Laden, a déclaré le Premier ministre britannique David Cameron. "Le fait que Ben Laden ait vécu dans une grande maison dans un quartier résidentiel montre qu'il devait avoir un réseau de soutien au Pakistan".
Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a jugé que la position du Pakistan manquait "de clarté", soulignant avoir "un peu de mal à imaginer que la présence d'une personne comme Ben Laden (...) ait pu passer complètement inaperçue". Le président pakistanais Asif Ali Zardari a rejeté ces soupçons dans une tribune publiée par le Washington Post, affirmant que l'élimination de Ben Laden était le résultat "d'une décennie de coopération et de partenariat entre les Etats-Unis et le Pakistan".
Eviter d'amplifier les tensions
Washington semblait vouloir éviter une dégradation des relations avec Islamabad, alors même que le Congrès réfléchit à la suppression de l'aide financière américaine massive à cet allié difficile. "Nous travaillons très dur à ces relations, ce sont des relations importantes et compliquées", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney. L'aide au Pakistan "est à la fois dans l'intérêt à long terme du Pakistan et dans l'intérêt national de la sécurité des Etats-Unis", a insisté le porte-parole du département d'Etat, Mark Toner.
Le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, s'est félicité mardi qu'aucune fuite n'ait révélé le fait que Washington savait où se cachait Ben Laden, alors que 16 membres du Congrès en avaient été informés dans les mois qui ont précédé le raid ayant conduit à sa mort. Plus devingt-quatre heures après la mort de "Geronimo", nom de code d'Oussama Ben Laden lors du raid américain, les détails sur l'opération de 40 minutes continuaient à filtrer.
Résistance de Ben Laden
Ben Laden n'était pas armé lorsqu'il a été tué, a affirmé le porte-parole de la Maison Blanche. Pendant l'attaque, "il existait une inquiétude sur le fait que Ben Laden s'opposerait à l'opération de capture et, en effet, il a résisté (...) Ben Laden a été tué par balle. Il n'était pas armé", a déclaré M. Carney lors d'un point de presse. Depuis l'annonce de l'opération, les détails sur les circonstances de la mort d'Oussama Ben Laden ont fluctué.
Lundi, le principal conseiller du président Barack Obama pour l'antiterrorisme, John Brennan, avait indiqué que Ben Laden s'était servi de sa femme comme bouclier humain. Mais M. Carney a précisé mardi que cette femme avait reçu une balle dans la jambe, mais n'avait pas été tuée. Alors que certains disent douter de la réalité de la mort de Ben Laden, la Maison Blanche continue à hésiter à publier des photos du corps. "Je serai franc, la publication des photos d'Oussama Ben Laden après cette fusillade est sensible, et nous évaluons la nécessité de le faire", a déclaré M. Carney.
La question est de savoir si une telle publication "sert ou dessert nos intérêts, pas seulement ici mais dans le monde entier", a-t-il expliqué. "On peut dire que c'est une photo atroce". Craignant des représailles de cellules d'Al-Qaïda, la communauté internationale était sur le qui-vive. Les Etats-Unis ont lancé un bulletin d'alerte à leurs forces de l'ordre, tandis que l'ambassade et les consulats américains au Pakistan ont été fermés au public "jusqu'à nouvel ordre".
"Martyr"
Celui qui remplacera Oussama Ben Laden à la tête d'Al-Qaïda deviendra le nouvel ennemi public numéro 1 de l'Amérique, a averti le directeur de la CIA, Leon Panetta, mardi dans une interview diffusée sur CBS. L'Espagne a entrepris de renforcer la sécurité de ses ambassades dans plusieurs pays sensibles, dont le Pakistan et l'Afghanistan. Les résistants pakistanais alliés à Al-Qaïda, qui mènent une campagne d'attentats sanglante dans le pays depuis plus de trois ans, ont juré de venger Ben Laden et la sécurité a été considérablement renforcée dès lundi à Islamabad, comme dans les zones sensibles de plusieurs villes.
Des centaines de personnes ont participé à Karachi (sud du Pakistan) à des prières spéciales pour Ben Laden, à l'initiative d'une organisation charitable figurant sur la liste américaine des groupes terroristes. Au Soudan, un millier de manifestants se sont rassemblés à Khartoum, où Oussama ben Laden a vécu dans les années 1990, saluant dans le chef d'Al-Qaïda un "martyr" et scandant des slogans anti-américains. En Egypte, Ahmad al-Tayeb, grand imam d'Al-Azhar, la plus haute institution de l'islam sunnite, a estimé que la mort d'Oussama Ben Laden ne mettrait pas fin au terrorisme, qui trouve selon lui sa source dans la politique d'Israël.

A propos du Proche-Orient, les Etats-Unis ont jugé que la condamnation par le mouvement palestinien Hamas du raid américain était "scandaleuse". Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, avait condamné lundi le raid américain, y voyant "la poursuite de la politique d'oppression américaine fondée sur l'effusion du sang des Arabes et des musulmans".
Calme à Guantanamo
A Guantanamo, les détenus de la "guerre contre le terrorisme" ont appris la mort d'Oussama Ben Laden "au même moment et de la même manière que le reste du monde" et la nouvelle n'a pas provoqué de perturbation dans la prison, a-t-on appris auprès du Pentagone. (afp)

04/05/11

http://www.7sur7.be/7s7/fr/10098/Al-Qaida/article/detail/1259215/2011/05/04/Le-ton-monte-entre-Etats-Unis-et-Pakistan.dhtml

 

 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 5-1 Chérif Boudelal : Ben Laden est mort pour la dixième fois ! Vive Obama « le sauveur » du peuple américain US ! 

Chronique du monde arabe : Encore un gros mensonge des USA qui ne peuvent plus tromper que les naïfs

Ben Laden est mort pour la dixième et la dernière fois.

Cette fois-ci c’est la bonne : on l’a jeté au fond de l’Océan afin de rassurer le peuple américain de sa mort définitive, il ne ressuscitera plus jamais. Désormais les enfants de l’Oncle Sam peuvent dormir sur les deux oreilles. Mais, une fois de plus les falsificateurs de preuves se sont plantés. La photo de Ben Laden, mort d’une balle dans l’œil, que les Pakistanais ont montrée confirme ce mensonge grossier. On peut remarquer que « le gibier » qu’on nous a présenté sur cette photo, Oussama Ben Laden est plus jeune que celui qu’on nous exhibe sur le portrait depuis 10 ans.

Et comment le monde peut-il croire encore ceux qui ont falsifié les preuves « des armes de destruction massive » pour justifier leur occupation de l’Irak, ceux qui ont détruit ce pays et assassiné tout un peuple pour s’emparer de ses richesses pétrolières ? Dès le début de cette affaire, c’est-à-dire depuis les attentats du 11 septembre 2001 jusqu’à maintenant, les dirigeants US n’ont pas cessé de mentir à leur peuple et au monde. Ceux qui ont caché la vérité à leur peuple sur les attentats du 11 septembre, qui se sont déroulés chez eux et fait 3000 morts, ne peuvent pas dire la vérité sur les crimes qu’ils commettent ailleurs.

Dans cette dernière opération, le premier mensonge c’est d’avoir affirmé qu’ils ont tué Oussama Ben Laden alors que la photo exhibée ne correspond pas au personnage. Le second mensonge c’est d’avoir dit qu’ils n’ont subi aucune perte lors de l’intervention, alors que les témoins oculaires affirment qu’un hélicoptère a été abattu. Le troisième mensonge c’est d’avoir présenté la maison où l’opération s’est déroulée comme une forteresse, alors que selon des journalistes qui ont visité les lieux, il n’en est rien. Et enfin, pourquoi ont-ils fait disparaître le corps en le jetant dans l’Océan ? La vraie raison serait celle d’éviter de faire de sa tombe un lieu de pèlerinage, comme l’affirment les autorités US, ou bien celle de masquer le mensonge ? La raison la plus plausible est plutôt la seconde.

Obama voulait montrer a son peuple qu’il a réussi où Bush a échoué pour redorer son blason en vue d’un second mandat. Et pour montrer qu’il est soucieux de protéger les Américains, il va intensifier son terrorisme d’Etat à travers le monde musulman pour satisfaire le lobby sioniste qui planifie sa politique moyen-orientale. Une autre catégorie d’esclavagisme est née aux USA, celle des candidats à la présidence qui doivent d’abord signer leur allégeance à Israël au siège de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) avant de prétendre postuler au poste. Un examen obligatoire pour tous les présidents des USA. C’est bien là « la servitude volontaire » dont parle Jean Baumgarten dans son livre qui port le même titre.

Et le Pakistan dans tout ça ? Le gouvernement pakistanais, qui reçoit des milliards de subventions des USA, marche dans la combine de ses bailleurs de fonds tête baissée ; il accepte l’humiliation au point d’ouvrir ses frontières aux armées US, leur permettant d’utiliser son pays comme leur chasse gardée. Le gouvernement pakistanais nie avoir participé à cette opération ; il a même fabriqué un autre mensonge pour être crédible : il a prétendu que son armée a tiré sur deux hélicoptères US qui s’apprêtaient à franchir ses frontières avec l’Afghanistan, les obligeant à rebrousser chemin ! Le régime pakistanais, comme tant d’autres parmi les pays du tiers-monde, se vend comme du bétail pour une poignée de dollars.

Le monde arabe

Palestine : Les dirigeants du Fatah et du Hamas ont signé, ce mercredi 4 mai 2011 au Caire, l’accord de réconciliation « définitive ». Pour combien de temps ? Ceci reste un mystère. Le premier ministre israélien menace déjà, en intimant à l’autorité palestinienne de choisir entre Israël et Hamas ! Et l’administration Obama suit comme un caniche, considérant que Hamas est un mouvement terroriste. Ceux qui pratiquent le terrorisme d’Etat accusent ceux qui défendent leurs territoires des terroristes qui les occupent ; c’est le monde à l’envers. Les terroristes sont d’abord les USA et Israël ; ce sont eux qui occupent les pays des autres peuples et non l’inverse.

Le monde arabe bouge mais il reste fragile et instable. Bien que la Tunisie et l’Egypte aient déjà franchi le premier pas, le reste du monde arabe n’est pas encore libéré. Soutenus par les impérialistes, les régimes despotiques arabes s’accrochent au pouvoir, prêts à exterminer leurs peuples pour rester à leurs postes. A l’instar des vautours, les USA guettent les proies ; ils sautent sur ceux qui tombent les premiers pour les achever et assurer leurs bonnes relations avec les vainqueurs afin de s’assurer de préserver leurs intérêts avec les nouveaux dirigeants.

En Libye, on ne compte plus les morts et les blessés des deux côtés, en plus des victimes « collatérales » de l’OTAN parmi les populations civiles et les opposants armés au régime de Kadhafi. Bien sûr, ces victimes sont touchées  « par erreurs ». Et le renard cherche un moyen pour entrer dans le poulailler afin de se servir à son aise. Des rumeurs disent que des négociations (secrètes) entre le gouvernement tunisien et l’OTAN sont en cours pour utiliser le sol tunisien en vue de faire entrer son armée en Libye et assurer une occupation en bonne et due forme. Les Algériens auraient déjà rejeté une telle proposition.

Au Yémen, le « Conseil » des pays du Golfe essaie de sauver Ali Abdellah Salah en lui assurant une sortie « honorable ». En Syrie, le régime fait un carnage pratiquement tous les jours depuis plus d’un mois. Les morts et blessés se comptent déjà par milliers selon les affirmations de certains Syriens recueillies par Aljazeera. Par ailleurs, les arrestations au sein des militants se multiplient, alors qu’ils ne demandent que leurs droits les plus élémentaires. Le régime syrien se cache derrière le conflit qui l’oppose à Israël pour légitimer sa répression contre ses ressortissants les accusant d’être au service des étrangers. Tous les prétextes sont bons pour les régimes arabes afin de justifier leurs crimes.

Chérif Boudelal


 

5-2 Les frappes de drones US au Pakistan sont un « nouveau Guantanamo »

Derrière la rhétorique des armes technologiques intelligentes et des frappes précises et ciblées utilisant des drones sans pilotes, on trouve surtout  des drames humains, et des victimes civiles qui n’ont rien à voir avec la "guerre contre la terreur".

Au contraire,  cette politique que les Etats-Unis sont en train d’étendre en Libye, ne fait qu’alimenter le cercle vicieux de la haine et renforcer les rangs de ceux que l’Occident appelle les terroristes. Des militants des droits de l’homme et certains juristes pakistanais ont entamé des poursuites contre la CIA, afin à la fois d’arrêter ce processus de haine et de terreur, en prenant la défense des victimes de ces attaques illégales, et surtout pour que cessent ces assassinats soi-disant ciblés dont le nombre a été multiplié par quatre depuis l’arrivée  au pouvoir d’Obama.

Paru sur Channel4 News, le 9 mai 2011 

Un avocat chargé de défendre les victimes de frappes de drones US au Pakistan prépare actuellement une nouvelle plainte contre la CIA et a indiqué à Channel4 News que la mort de Ben Laden renforçait la remise en cause de ces attaques.

Mirza Shahzad Akbar prévoit de défendre 25 familles, représentant au total 50 personnes décédées suite à des raids effectués par drones US pilotés à distance dans la région pakistanaise du Waziristan qui borde l’Afghanistan.

Lors d’une conférence de presse organisée par l’organisation d’aide juridique Reprieve, l’avocat a insisté sur le fait que « ces gens n’ont rien à voir avec la guerre contre la terreur » et démet que le Pakistan ait autorisé ces frappes aériennes, qualifiant cette affirmation de « chose la plus absurde [qu’il ait] jamais entendue ». Son objectif est de porter l’affaire devant les tribunaux britanniques ou américains.

Il a ajouté « : « Comment un pays pourrait-il donner l’autorisation de tuer son propre peuple ? »

« Ces frappes de drones ne sont régies pas aucune règlementation sur la guerre. Il n’existe pas de cadre légal au niveau international, ni aucune autorité US. »

Le fondateur de Reprieve, Clive Stafford-Smith, s’inquiète et compare les [atteintes aux] droits de l’homme faites au travers de ces frappes de drones au Pakistan, à celles d’un « nouveau Guantanamo ». M. Stafford-Smith mène depuis de longues années des campagnes en faveur des prisonniers enfermés dans le camp de détention de terroristes à Cuba.

On estime que depuis 2004, environ 2.283 personnes ont été tuées par des drones au Pakistan. Parmi elles, seules 33 seraient des cibles de première importance.

Le premier procès

Mirza Shahzad Akbar a entamé les toutes premières poursuites judiciaires contre la CIA au nom d’une  victimes de drones, lors du lancement par Kareem Khan, un journaliste pakistanais d’une campagne pour que justice soit faite suite à la mort de son fils et de son frère à Mirali en décembre 2009.

L’avocat a porté plainte pour crime contre le chef de la CIA au Pakistan, obligeant ce responsable – du nom de Jonathan Banks – à fuir le pays en décembre 2010. M. Khan a également exigé des autorités US 500 millions de dollars de dommages et intérêts.

De parfaites recrues pour les Résistants

L’avocat pour les droits de l’homme a expliqué que Kareem Khan avait refusé de « rejoindre les Résistants  » mais s’inquiétait de ce que d’autres membres de familles victimes des frappes de drones pouvaient se tourner vers des groupes armés s’ils ne voyaient pas de possibilité de recours légal. 

Sadoullah Wazir (en photo) avait tout juste 15 ans quand il a perdu deux jambes et un œil lors d’une attaque de drone qui  a détruit sa maison et tué neuf personnes. L’adolescent travaillait comme serveur dans une « Hujra ” (un lieu de divertissement pour hommes) lorsqu’un missile tiré depuis un drone US a frappé le bâtiment.

M. Akbar explique que Sadaullah, qui a maintenant 19 ans, ne veut plus aller à l’école, et il craint que des garçons comme lui n’aient été transformés par ces frappes de drones en parfaites recrues pour les extrémistes.

Il explique que « l’extrémisme n’est pas la [bonne] réponse à l’extrémisme. Le fait de devenir un kamikaze ne fait qu’alimenter le cycle de la terreur. »

La mort de Ben Laden

Mr Abkar a indiqué à Channel4 News que selon lui, l’opération [commando] pour tuer Ben Laden au Pakistan renforçait la campagne contre l’usage de drones par les États-Unis, expliquant qu’ « attraper Ben Laden était une question de surveillance, mais qu’avec ces drones, le renseignement humain s’appuyait désormais [exclusivement] sur les déclarations de gens disant que des Résistants  étaient dans telle ou telle maison », ce qui n’est pas fiable, a-t-il déclaré.
Il a aussi expliqué que les US avaient distribué [des tonnes] de dépliants offrant aux tribus des sommes importantes en échange de renseignements sur les endroits où se cachent les militants.

M. Akbar pose ouvertement la question de la méthode de collecte des renseignements qui sont à la base des frappes de drones.

Il affirme que « chaque mois, les opérateurs de drones reçoivent une liste de [personnes-]cibles, mais la façon dont ces noms sont collectés est loin d’être claire. »

Clive Stafford-Smith ajoute :  « Cela a pris 10 ans pour attraper Ben Laden. Mais quelle est la politique pour décider  d’une frappe de drone ? Des "cibles de première importance" ou bien "quiconque portant un turban ?" »

La CIA ne prend pas publiquement la responsabilité des frappes de drones au Pakistan et n’a pas daigné répondre à Channel4 News.

Paru sur Channel4 News,  le 9 mai 2011

12 mai

 

Traduction GV pour ReOpenNews   (pour les liens dans le texte, se reporter à l’article original en anglais)

http://www.reopen911.info/News/2011/05/12/les-frappes-de-...


5-3 Said Mekki : L’économie dans la décennie Bush-Ben Laden.

Nb: Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Les « années Ben Laden » ou « Bush-Laden » ont donné une impulsion remarquable aux dépenses militaires et ont renforcé le poids du complexe militaro-industriel.

La sous-traitance de la guerre a permis également à des entreprises privées de faire de juteuses affaires. Un petit tour d’horizon économique sur une décennie pas perdue pour tout le monde.

La mort de Oussama Ben Laden ressemble à une fin de mission pour un homme qui au cours d’une vie d’aventurier a plutôt rendu service à ceux qu’il croyait combattre.

Ce riche saoudien a été l’un des hommes clés du djihadisme antisoviétique en Afghanistan dans les années 1980, au cœur des réseaux de recrutement de combattants anti-communistes, il a donné de sa personne en participant directement à la défaite de l’armée rouge, contrainte au départ en septembre 1989. L’aide occidentale et saoudienne aux moudjahidines musulmans - plusieurs milliards de dollars par an - et le prestige médiatique ont transformé la piétaille de l’anticommunisme en idéologues d’une interprétation hallucinée de l’Islam. Déçus par le cours d’une histoire ou une fois leur but obtenu, les américains et les saoudiens ont renvoyé sans plus de formes les « freedom fighters » antisoviétiques, Ben Laden et ses desperados, regroupés dans ce qu’il est convenu d’appeler Al Qaeda, se sont engagés dans une confrontation terroriste contre les Etats-Unis qui a culminé dans les hyper-attentats de New York, le 11 septembre 2001. Le spectacle d’apocalypse avait frappé d’horreur l’opinion mondiale et fournie aux néoconservateurs au pouvoir un prétexte à la mise en œuvre d’une politique belliciste dont les premières victimes ont été les populations irakiennes et afghanes.

Explosion des dépenses militaires

Les dépenses militaires américaines en augmentation forte depuis la seconde moitié des années 1990 ont connu une impulsion extraordinaire. De 15% des dépenses publiques en 2001, la part du budget militaire a atteint plus de 21% à la fin de la décennie, passant de 329 milliards en 2002 à 661 milliards de dollars en 2009. De ce point de vue, Al Qaeda a directement contribué à légitimer des dépenses financées par le déficit public des Etats-Unis, à renforcer considérablement le complexe militaro-industriel américain et élargi son domaine d’intervention à la sécurité, au sens le plus général du terme. Il suffit de se remémorer les discours de G.W. Bush et ses références quasi-incantatoires à Al Qaïda pour mesurer les services rendus aux néoconservateurs et à leur mise sous tutelle militaire de la planète. Le terrorisme islamiste global a servi de couverture très commode aux guerres économiques. Ben Laden avait été associé, contre l’évidence, à Saddam Hussein pour justifier l’invasion de l’Irak. Pourtant la vérité des intentions est admise, y compris par des républicains alliés des néoconservateurs. "Cela m’attriste qu’il soit politiquement incorrect de reconnaître ce que chacun sait : la guerre en Irak est largement une question de pétrole" écrivait en 2007 Alan Greenspan, le patron de la Federal Reserve sous G.W. Bush, dans ses mémoires, The Age of Turbulences : Adventures in a new world (L’Age des turbulences : Aventures dans un nouveau monde).

Des acteurs économiques d’un type particulier

Les guerres des néoconservateurs ont ouvert de nouvelles perspectives à des acteurs économiques d’un type particulier. En Irak et en Afghanistan, la sous-traitance de la guerre est devenue une très importante source de revenus pour des sociétés comme Blackwater, Executive Outcomes, Kroll, Control Risks, Olive Security, Wackenhut qui ont obtenu de juteuses parts de marchés. L’effet Ben Laden a boosté les activités de ce secteur. Une firme comme CACI, qui emploie près de 10 000 personnes et possède une centaine de bureaux aux Etats-Unis et en Europe, a présenté en 2003 un chiffre d’affaires de 840 millions de dollars, dont les deux tiers concernent des contrats avec le Pentagone. Pour la société Titan, qui reconnait un effectif du même ordre, le montant des opérations au cours de la même année s’est élevé à 1,8 milliard de dollars. Kellog Brown and Root qui avait été chargé de la logistique militaire de l’armée américaine dans les Balkans pour un montant évalué à 2 milliards de dollars, fournit les mêmes prestations en Afghanistan et en Irak selon des contrats de l’ordre de 4 milliards de dollars. En 2004, les entreprises privées en contrat de sous-traitance avec le Pentagone ont dégagé un chiffre d’affaires astronomique de l’ordre de 100 milliards de dollars.

« L’avantage comparatif de la supériorité militaire »

La guerre « éternelle » contre le terrorisme a un sous-jacent économique particulièrement significatif. Cette guerre permet à l’économie américaine en perte de vitesse d’utiliser l’avantage comparatif premier des Etats-Unis : leur écrasante supériorité militaire. Mais au fil du temps et des crises, Ben Laden a perdu son statut d’épouvantail, l’effet repoussoir a fait long feu. Les révolutions arabes ont montré, s’il en était encore besoin, que les discours nihilistes n’ont aucune substance politique réelle dans le monde arabo-musulman. Au désespoir apolitique des djihadistes, les populations ont nettement opté pour la lutte politique ; le printemps des peuples n’a strictement rien à voir avec les délires d’illuminés fabriqués par les services secrets saoudiens. La guerre éternelle contre le terrorisme ne paye plus ; elle est remplacée avantageusement par le droit d’ingérence pour justifier les expéditions guerrières des marchés armés.

Loin de Tora Bora et de la dure existence de maquisard qu’on lui prêtait, Oussama Ben Laden était « planqué », depuis des années semble-t-il, dans une résidence forteresse dans un quartier habité par des officiers généraux de réserve de l’armée pakistanaise. Sa retraite est terminée, Ben Laden a fait son temps : le dernier service qu’il pouvait rendre était de disparaitre, définitivement.

Said Mekki

Source : Maghrebemergent


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