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21/05/2011

n°24 - 11-09 : dossiers Géopolitique - 20-05 - A111P - Christo : Article "point-clé du 11 Septembre" : Les explications officielles de la chute des Tours Jumelles : fictio


n°24 - 11-09 : dossiers Géopolitique  - 20-05 - A111P - Christo : Article "point-clé du 11 Septembre" : Les explications officielles de la chute des Tours Jumelles : fictio



 Les dossiers  du 11-09 :

 n°24 du 20-05

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier  - du 11-09 " est  visible sur nos blogs

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part 

USA : Ray McGovern, ex-agent de la CIA, arrêté et brutalisé pour « contestation pacifique » devant Hillary Clinton.

Le gouvernement des Etats-Unis impliqué dans les attentats du 11 septembre ?

Les suspects du 11 Septembre.

Nick Baumann : Obama aurait-il décidé d’empêcher les avocats de défendre les suspects du 11 Septembre ?

Les explications officielles

Christo : Article "point-clé du 11 Septembre" : Les explications officielles de la chute des Tours Jumelles : fiction ou réalité ?


 

Pour approfondir la thématique "Tours Jumelles du WTC", nous vous recommandons :

Arnaque

L’attentat du World Trade Center, arnaque à l’assurance ?

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Vidéo : Délits d'initiés le 11/9 sur RMC.

1-2 « The 9/11 Black Box », présenté au Festival de Cannes.

2 Positions des analystes

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

2-1 Chomsky et Bricmont à propos du 11/9 et du ‘complot’.

3 Les lois PATRIOT ACT et les Américains

3-1 Débat télévisé sur les lois PATRIOT ACT aux USA.

4 Dossier & Point de vue (Accusés du 11-Septembre) 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

4-1 " Victoire de la fourberie du Congrès US",

4-2 Attentats du 11 septembre 2001 : Un tribunal civil pour les accusés.

4-3 Accusés du 11-Septembre : finalement ce sera un tribunal militaire (+ Comm.de Presse d’Amnesty International).

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Au pays des libertés….contrôlées.

5-2 Les pompiers du 11-Septembre atteints de cancer en masse.

6 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 Analyse de la visite d'Obama à Ground Zero.

7 Annexe : Qui était Oussama ben Laden ?

7-1 Michel Chossudovsky : Qui était Oussama ben Laden ? La vérité derrière le 11 septembre 2001.

7-2 Paul Joseph Watson  : Ben Laden Est Mort En 2001

 

 

 



Tiré à part 

USA : Ray McGovern, ex-agent de la CIA, arrêté et brutalisé pour « contestation pacifique » devant Hillary Clinton.

28 février, 2011 by GeantVert

Ray McGovern fait partie de ces nombreuses personnalités américaines dont il est difficile de faire taire la contestation à la fois des guerres d’Irak et d’Afghanistan et aussi de la version officielle du 11-Septembre.

Après avoir été arrêté en décembre dernier lors d’une protestation pacifique devant les grilles de la Maison Blanche, cet ex-analyste de la CIA à été de nouveau arrêté et cette fois brutalisé pour avoir ostensiblement tourné le dos à l’oratrice Hillary Clinton lors de son discours sur… la liberté d’expression !

Voici la réaction émue et révoltée de la lanceuse d’alerte Sibel Edmonds.

A ceux qui accordent leur confiance à notre police d’État: Honte à vous !

par Sibel Edmonds, sur son blog BoilingFrogs, le 16 fév. 2011

Sibel Edmonds, célèbre WhistleBlower du 11-Septembre et fondatrice de l’Association des whistleblowers, les « lanceurs d’alertes », cette ex-traductrice pour le FBI a été limogée en 2002 suite à ses révélations sur la corruption et l’infiltration du FBI par des agents étrangers. Elle a par la suite dénoncé également la corruption de parlementaires américains, de responsables de la CIA et de l’armée privée Blackwater par des lobbys et agences de renseignements étrangers.

Voici une information que je viens tout juste de recevoir et qui m’a bouleversée au point que j’ai du mal à la relater de façon cohérente. Ray McGovern est un bon ami à moi. Nous vivons de moins de 20 km l’un de l’autre. Ensemble, nous avons participé à de nombreux événements et manifestations. Il est l’un des êtres les plus informés, structurés, doux, épris de paix et de recherche de la paix que j’ai connu. Ce coup a un impact très personnel : Mon père a été brutalisé de la même façon par des régimes dictatoriaux, et ce n’était que le début, avant que ça ne se transforme en torture, en ongles des pieds arrachés par la police d’État. Pourquoi ? Il était médecin, un chirurgien à l’esprit curieux, et il a pris position chaque fois qu’il le pouvait contre les dictatures et en faveur les libertés. Et c’est en participant à des manifestations pacifiques, en encourageant les autres à défendre leurs droits, et en lisant des auteurs tels que Steinbeck (l’auteur américain inscrit sur la liste noire des «communistes et anarchistes»), qu’il a atterri sur la liste des personnes à punir, à redresser…

À l’heure actuelle et au point où nous en sommes, tout ce que j’ai à dire à ceux qui tentent de comprendre [avec indulgence] l’état de notre police nationale est la chose suivante: "Honte à vous !" Quant à mes amis minoritaires et mécontents de BoilingFrogs(*), s’il vous plaît aidez à diffuser ces informations, parce que le sac à merde que sont nos médias ne le fera pas pour nous, merci.

Au discours de Mme Clinton: ancien combattant ensanglanté, battu et arrêté pour avoir manifesté son opposition silencieuse.

La Secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a fait hier un discours à l’université George Washington pour condamner les gouvernements qui arrêtent les manifestants d’opinions et ne respectent pas la liberté d’expression. Ray McGovern, âgé de 71 ans [qui se trouvait] dans l’assistance, a été arrêté sous les yeux de [Mme Clinton] et devant tout le public, par la police et un fonctionnaire non identifié en civil, puis brutalisé et jeté tout sanguinolent en prison. Pendant ce temps, Mme Clinton n’a pas interrompu son discours. Le "crime" de M. McGovern a consisté, lorsque Madame Clinton a commencé son discours, à rester debout en silence dans le public et à lui tourner le dos. M. McGovern, un ancien officier de l’armée qui a également travaillé comme analyste à la CIA pendant 27 ans, portait un de ses anciens tee-shirts de combattant pour la paix.

Aveuglé par des agents de sécurité qui se sont jetés sur lui, M. McGovern a lancé, alors qu’on l’expulsait de la salle "Alors, c’est ça l’Amérique?" Comme vous le voyez, M. McGovern est couvert d’ecchymoses, de lacérations et des contusions infligées lors de cette agression.

M. McGovern est [légalement] représenté par le Fonds de Partenariat pour la justice civile (PCJF). "C’est le comble de l’hypocrisie que la secrétaire d’État Clinton déclame les soi-disant préoccupations du gouvernement américain sur les droits à la liberté d’expression pendant que cet homme est brutalisé et arrêté sous ses yeux, parce que se livrant à un acte pacifique de dissidence durant son discours", a déclaré le procureur Mara Verheyden-Hilliard de l’PCJF.

Sibel Edmonds

Traduction Martin pour ReOpenNews

Note ReOpenNews :

(*) BoilingFrogs : soumission à la méthode de cuisson lente des animaux à sang-froid, où une grenouille placée dans une eau à la température de la pièce, chauffée lentement, ne tentera même pas de s’échapper pour sauver sa vie.

Sibel Edmonds, célèbre WhistleBlower du 11-Septembre et fondatrice de l’Association des whistleblowers, les « lanceurs d’alertes », cette ex-traductrice pour le FBI a été limogée en 2002 suite à ses révélations sur la corruption et l’infiltration du FBI par des agents étrangers. Elle a par la suite dénoncé également la corruption de parlementaires américains, de responsables de la CIA et de l’armée privée Blackwater par des lobbys et agences de renseignements étrangers.

Traduction Martin pour ReOpenNews

Note ReOpenNews :


Le gouvernement des Etats-Unis impliqué dans les attentats du 11 septembre ?

Le 1er mai 2011, quatre-vingt commandos des forces spéciales US exécutaient Oussama ben Laden dans sa tanière au Pakistan. Manifestations de joie à New-York lorsque Barack Obama a annoncé la mort du terroriste. « Justice a été faite » déclarait le président sur les antennes. Pourtant, certains responsables de la tragédie du 11 septembre courent toujours. 

Des cadres dynamiques virevoltent gaiement sur le chemin du travail. Carpette sous le bras, une famille épanouie emménage dans une banlieue paisible et verdoyante alors qu’un gamin à bicyclette distribue les journaux avec entrain. Ailleurs, un jeune couple se jure fidélité sous le regard myope mais attendri de mère-grand. Et sous un soleil resplendissant, des citoyens de tous horizons, exaltés par l’ivresse patriotique, hissent la bannière étoilée, l’étendard de cette nation où tout peut réussir. « Le Jour se lève à nouveau sur l’Amérique. »

Après la tourmente des années 70, son choc pétrolier, sa crise économique, sa révolution iranienne et son invasion soviétique de l’Afghanistan, il fallait bien un slogan mielleux et un spot de campagne tout aussi sirupeux pour que le candidat Reagan rassure les citoyens des Etats-Unis.

 Trente ans plus tard, des travailleurs sans-emploi s’agglutinent aux portes des bureaux de chômage. Les banlieues chatoyantes ont laissé place à des terrains vagues où s’amoncèlent les expropriés victimes des subprimes, sorte de bidonvilles où le bambin à bicyclette ne s’aventure pas pour distribuer les journaux.

 Pourtant, avec l’annonce de la mort d’Oussama ben Laden, il semble que le jour se lève à nouveau sur l’Amérique. La foule amassée autour de Ground Zero parait empreinte de cette même euphorie béate qui animait les clichés sur pattes du clip reaganien. L’Axe du Bien a triomphé du mal incarné, l’ennemi public numéro un est mort et immergé. 

 Mais au risque de jouer les trouble-happy-end, il serait peut-être bon de souligner que la saga de la guerre contre le terrorisme ne peut se conclure avec la mort du méchant à la fin. En effet, pour certains responsables de cette tragédie moderne, justice n’a pas encore été faite. Pire, ils poursuivent tranquillement leur folie meurtrière du côté de la Maison Blanche et du Pentagone.

Les différentes vies de ben Laden 

Il ne sera pas ici question de savoir si les attentats du 11 septembre sont une opération montée de toute pièce par la CIA. Certes, la version officielle comporte de nombreuses zones d’ombre qui alimentent le soupçon. Cependant, comme le remarquait Jean Bricmont sur notre site, organiser un tel attentat sous faux pavillon impliquerait un trop grand nombre de personnes à divers échelons des institutions US pour pouvoir garder le secret.  

Difficile donc de faire la lumière sur les mystères du 11 septembre tout comme sur ceux qui planent autour de la mort de ben Laden. Selon un journal pakistanais, le célèbre terroriste aurait succombé à des complications pulmonaires en décembre 2001. Six ans plus tard, Benazir Bhutto, alors Première ministre du Pakistan, indiquait dans une interview que le célèbre terroriste était mort. Et aujourd’hui, Barack Obama nous annonce son exécution mais pas de cadavre donc pas de crime. Il faudrait simplement croire le président des Etats-Unis sur parole, ce qui demande un certain effort.

Mais finalement, le fait que ben Laden était vivant ou pas n’est pas le plus important. Tout comme le fait de savoir quel rôle a pu jouer l’administration Bush dans les attentats du 11 septembre. Certes, si conspiration il y a eu, il serait utile que la vérité éclate au grand jour. Mais si nous avions eu la preuve irréfutable que les attentats du World Trade Center avaient bien été commis par Al-Qaïda et uniquement par Al-Qaïda, qu’auraient fait les instigateurs du 11 septembre ? Se seraient-ils inclinés devant les campagnes guerrières du chevalier Bush ? Auraient-ils applaudi à l’invasion de l’Afghanistan ?

En fait, soit on adhère aux théories du complot et la responsabilité des autorités US est d’une infamie évidente. Soit on s’en tient à la version officielle, celle rapportée par les dirigeants politiques, matraquée par les médias de masse et largement répandue auprès de l’opinion publique. Or, dans ce deuxième cas, la responsabilité du gouvernement des Etats-Unis dans les attentats du 11 septembre prend une autre forme mais reste engagée. Il suffit de démystifier les diatribes sur le soi-disant choc des civilisations, replacer les événements dans leur contexte historique et analyser les enjeux tant du côté des attentats que de la guerre contre le terrorisme.

 Il était une fois, le choc des civilisations

Depuis dix ans maintenant, dirigeants politiques, professionnels du storytelling et autres griots médiatiques nous content l’histoire de ce fanatique religieux parti en guerre contre les valeurs progressistes que représentent les Etats-Unis.

Le soir du 11 septembre 2001 déjà, le président Georges W. Bush jetait les bases de l’interprétation qui devait prévaloir  : « Aujourd'hui, nos concitoyens, notre mode de vie, notre liberté même ont été attaqués dans une série d'actes terroristes meurtriers et délibérés. (…) L'Amérique a été visée parce que nous sommes la lanterne de la liberté et des opportunités dans le monde. Et personne n’empêchera cette lumière de briller.  » Le président poursuivait sur une note religieuse : « Ce soir je vous demande de prier pour toutes les personnes affligées, pour les enfants dont le monde est brisé (…). Et je prie pour qu’ils soient soulagés par une puissance plus grande que nous dont nous parle le psaume 23 : “Bien que je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi. »

 

Le 20 septembre 2001, Georges W. Bush popularisait le concept du choc des civilisations sur les antennes de la planète : « Ce n'est cependant pas toutefois le combat de la seule Amérique. Ce qui est en jeu n'est pas seulement la liberté de l'Amérique. C'est le combat du monde entier. C'est le combat de la civilisation. C'est le combat de tous ceux qui croient au progrès et au pluralisme, à la tolérance et à la liberté. »

Presque dix ans plus tard, le 1er mai 2011, Barack Obama clôturait l’épopée dans la même veine, commentant l’exécution sommaire de ben Laden en ces termes : « Rappelons-nous que nous pouvons accomplir ces choses non pas seulement pour des raisons de richesse ou de puissance, mais à cause de ce que nous sommes : une seule nation bénie de Dieu, indivisible et vouée à la liberté et à la justice pour tous. »

A notre gauche donc, la lanterne des opportunités, l’Amérique libre, le monde civilisé qui récite des psaumes pour les enfants brisés. Et à notre droite ? Oussama ben Laden, le champion de l’obscurantisme, le barbare fanatique, le Dark Vador de l’islam, qui hait l’Occident parce que l’Occident est l’Occident. 

Le problème est que cette version des faits qu’on nous a servie ne correspond pas à la réalité. Oussama ben Laden était-il un terroriste coupable d’actes ignobles ? Bien-sûr. A-t-il agi parce que l’American Way of Life lui était insupportable ? Certainement pas.

 L’ennemi public numéro un

Oussama ben Laden est issu d’une des familles les plus fortunées d’Arabie saoudite. Au début des années 80, avec l’appui indirect de la CIA et des services de renseignements saoudiens, il participe au recrutement de moudjahidines pour combattre les troupes soviétiques en Afghanistan. L’opération est un succès : les Etats-Unis voulaient offrir à l’URSS son Viêt-Nam et, après dix ans de combats stériles et dispendieux, Moscou retire ses soldats du bourbier afghan.

Kalachnikov sous le bras, ben Laden retourne alors en Arabie saoudite où la tension est palpable. En effet, Saddam Hussein, criblé de dettes suite à la guerre contre l’Iran, a envahi le Koweït. Le petit émirat pétrolier est l’un des plus importants créanciers de l’Irak. L’autre grand bailleur de fonds de Saddam, c’est l’Arabie saoudite.

Ben Laden propose alors aux dirigeants saoudiens de lever une armée pour combattre les soldats irakiens qui portent la menace aux frontières du royaume. Les Saoud refusent mais autorisent l’armée US à stationner en Arabie saoudite dans le cadre de l’opération Tempête du Désert. En réalité, le risque d’une attaque irakienne est très faible. Par contre, en récupérant le Koweït (que les colonialistes britanniques lui avaient enlevé), l’Irak deviendrait le premier producteur de pétrole au monde. Ni l’Arabie saoudite, ni les Etats-Unis ne peuvent l’accepter.

La présence de soldats US sur le sol saoudien soulève une vague de protestations dans le royaume : la population apprécie très peu que des boots infidèles viennent souiller les terres saintes de l’islam. Beaucoup de citoyens ne comprennent pas non plus pourquoi le régime est incapable de se défendre seul alors qu’il a dépensé sans compter ses pétrodollars dans l’achat de matériel militaire. De son côté, Oussama ben Laden est furieux, dénonce la corruption du régime et les sanctions imposées à l’Irak qui causent des milliers de victimes.

Comme le souligne Mohamed Hassan dans Comprendre le monde musulman, un livre d’entretiens à paraître en septembre 2011 chez Investig’Action, ben Laden est un homme pieux qui utilise la religion pour mobiliser les masses et confronter la famille royale. Il demande, par exemple, pourquoi le pays n’a pas de Constitution alors que le prophète Mahomet en a établi une à Médine définissant des droits égaux pour les musulmans, les chrétiens et les juifs. En opposition à cette famille royale totalement dépendante du soutien des Etats-Unis, le riche ben Laden représente en fait un courant de la bourgeoisie nationale saoudienne qui exige des réformes politiques et plus d’indépendance pour le pays.

Dans les années 90, l’ancien recruteur de moudjahidines engage des actions terroristes contre les dirigeants saoudiens avant de s’en prendre directement à la puissance qui les supporte : en 1996, Oussama ben Laden lance un appel à attaquer les intérêts US partout dans le monde.

Il est intéressant de noter qu’au-delà de l’aspect religieux, les actions menées par ben Laden comportent une dimension politique. Le terroriste dénonce les visées hégémoniques des Etats-Unis dans le monde musulman, fustige le soutien de Washington aux régimes tyranniques et condamnent les pressions exercées pour maintenir le pétrole à bas prix. Ben Laden trouve ainsi un écho favorable auprès d’une partie des masses dans certains pays musulmans, qui considère le milliardaire terroriste comme une espèce de Robin des bois. C’est ce que relève dans plusieurs ouvrages Michael Scheuer, un ancien officier de la CIA chargé du dossier ben Laden durant près d’une dizaine d’années et qui remit son tablier en 2004 pour marquer son désaccord avec les méthodes employées par l’administration Bush dans la lutte contre le terrorisme.

Scheuer explique que ben Laden n’est pas un terroriste aveuglé par le fanatisme religieux qui attaque les Etats-Unis parce que les valeurs occidentales sont contraires à celles de l’islam. Le spécialiste de la CIA précise au contraire que ben Laden mène un djihad défensif en réaction à la politique guerrière menée par Washington dans le monde musulman. C’est n’est pas un islamiste radical qui le dit, ni un militant atteint d’anti-américanisme primaire et encore moins un pourfendeur de l’impérialisme « yankee ». Juste quelqu’un qui connait bien son sujet.

On ne peut pas non plus soupçonner Scheuer d’être tombé sous l’emprise d’une fascination malsaine pour l’homme qu’il a étudié de nombreuses années : l’officier de la CIA regrette que le président Clinton n’ait pas fait liquider ben Laden dans les années 90, lorsque c’était possible.

Combattre le terrorisme par le terrorisme ? 

Visiblement, l’analyse de Michael Scheuer n’a pourtant eu que peu d’impact sur les décisions de l’administration Bush. Le soir du 11 septembre, le président des Etats-Unis aurait pourtant pu s’adresser en ces termes à la nation : « Nos hommes ont rapidement identifié les auteurs des attentats qui ont frappé notre pays aujourd’hui. Il s’agit d’une organisation islamiste dirigée par un saoudien du nom d’Oussama ben Laden. Je me suis entretenu avec la personne qui, au sein de nos services de renseignements, suit les agissements de ce dangereux terroriste depuis des années. C’est notre meilleur spécialiste sur le sujet, le genre de type qui, chaque matin, en buvant son café, fixe intensément la photo du criminel pour tenter de comprendre sa manière de fonctionner. Eh bien, figurez-vous que ces terroristes sont motivés par un profond ressentiment à l’égard de notre politique de domination au Moyen-Orient. Le temps est venu pour l’Amérique de bâtir des relations plus respectueuses avec le reste de la planète. Nous ne pouvons imposer notre leadership par la force sans nous faire des ennemis. Nous en payons le prix aujourd’hui mais cela va changer. Par ailleurs, nous allons tout mettre en œuvre pour arrêter et juger les criminels qui nous ont attaqués. Je suis en contact avec les autorités d’Afghanistan où ben Laden est caché. Le gouvernement afghan attend que nous fournissions les preuves de la culpabilité de ben Laden pour le livrer à la justice. Nous allons fournir ces preuves le plus rapidement possible. Dieu bénisse l’Amérique. »

Evidemment, Georges W. Bush n’a jamais prononcé un tel discours. Il a parlé de lanternes et de combat du Bien contre le Mal. En octobre 2001, il engageait les Etats-Unis et les forces de l’OTAN dans une guerre contre l’Afghanistan. Alors que les Talibans s’étaient vraiment dits prêts à négocier la livraison de ben Laden. Et alors que les raisons qui avaient poussé Al-Qaïda à commettre des attentats étaient justement liées à la politique guerrière menée par les Etats-Unis dans les pays musulmans. Au lieu d’attaquer le problème à la racine, Georges W. Bush jetait donc de l’huile sur le feu. Comme si cela n’était pas suffisant, en mars 2003, le président des Etats-Unis lançait une nouvelle attaque contre l’Irak, prétextant des liens entretenus par Saddam Hussein avec Al-Qaïda.

Quel est le bilan de cette guerre contre le terrorisme ? En Afghanistan, des milliers de civils ont été tués, les divisions ethniques ont été exacerbées et ont plongé le pays dans le chaos, l’économie et de nombreuses infrastructures ont été détruites mais le commerce de l’opium a connu un regain d’activité intense avec l’aide de la CIA (plus de 60% de l’héroïne vendue dans le monde viendrait d’Afghanistan, contre 0% du temps des Talibans). Enfin, Washington a placé Hamid Karzaï à la tête du pays. Ce président n’a aucune base sociale en Afghanistan mais est parvenu à se faire réélire dans le silence et la fraude en 2009.

Pour l’Irak, sur base d’une étude du journal médical « The Lancet » , on estime que plus d’un million de vies ont déjà été arrachées, sans compter les victimes de la première guerre du Golfe et de l’embargo meurtrier imposé à ce pays durant une douzaine d’années. A l’instar de l’Afghanistan, l’Irak est plongé dans le chaos. La politique d’occupation des Etats-Unis a ravivé les tensions confessionnelles. En 2010, Dirk Adriaensens du BRussels Tribunal dressait un bilan de l’invasion de l’Irak et apportait ces quelques chiffres : « Depuis 1990, début du régime de sanctions imposé par l’ONU, le taux de mortalité infantile a augmenté de 150% en Irak. (…) En 2007, les statistiques gouvernementales officielles dénombraient 5 millions d’orphelins en Irak. Plus de 2 millions d’Irakiens sont réfugiés hors du pays et près de 3 millions sont réfugiés (ou déplacés) à l’intérieur du pays. 70% des Irakiens n’ont plus accès à l’eau potable. Le nombre de chômeurs (sans indemnités) atteint officiellement les 50%, il est de 70% officieusement. (…) 4 millions d’Irakiens sont sous-alimentés et ont un urgent besoin d’assistance humanitaire. 80% des Irakiens ne disposent plus d’aucun système sanitaire (égouts et eaux usées) »

 L’enjeu de la guerre contre le terrorisme : remodeler le Moyen-Orient

L’administration Bush baignait-elle donc dans l’inconscience la plus totale lorsqu’elle s’est engagée dans cette guerre contre le terrorisme ? Pourquoi aggraver le problème plutôt que de chercher à la résoudre ? Difficile de répondre si on s’en tient aux discours idéologiques des autorités US. La vérité se trouve au-delà des mots, dans les intérêts objectifs qu’avaient les faucons de Washington à intervenir militairement en Asie centrale et au Moyen-Orient.

 

Après la chute du bloc soviétique en 1991, les Etats-Unis voyaient s’effondrer leur principal concurrent et prenaient le leadership mondial. Maintenir une telle position nécessite de se renforcer et d’empêcher les autres concurrents de vous rattraper. C’est pour remplir cet objectif que les néoconservateurs de l’administration Bush ont développé le concept du Grand Moyen-Orient : un remodelage de l’espace s’étendant du Maghreb au Pakistan en passant par la péninsule arabique. Officiellement, il s’agit de promouvoir la démocratie et d’aider ces pays à s’insérer dans l’économie mondiale. En réalité, ce projet était déjà étudié bien avant les attentats du 11 septembre. L’objectif ? Mettre au pas les régimes récalcitrants de la région pour contrôler ce vaste espace stratégique et riche en matières premières, notamment en pétrole et en gaz. En effet, à travers le contrôle des ressources énergétiques, c’est le développement de ses concurrents économiques que Washington peut contrôler : Chine, Inde, Brésil, etc.

 

D’ailleurs, si les Etats-Unis n’avaient pas rencontré une telle résistance tant en Irak qu’en Afghanistan, l’Iran aurait probablement été la prochaine cible. Il est intéressant de noter sur ce point que les campagnes militaires ont été un véritable fiasco pour les néoconservateurs. Le remodelage du Grand Moyen-Orient se révèle être un gribouillage géopolitique dont les Etats-Unis n’ont pu tirer de véritable bénéfices. Au contraire, la guerre contre le terrorisme a ruiné l’économie US, ce qui constitue une victoire pour Al-Qaïda. En effet, Michael Scheuer souligne dans Imperial Hubris que l’organisation terroriste avait décidé d’attaquer son ennemi à son centre de gravité : l’économie.

Le gouvernement des Etats-Unis se soucient-ils de la sécurité de ses citoyens ?

La guerre contre le terrorisme n’était donc qu’un prétexte pour rencontrer des objectifs stratégiques et économiques. Evidemment, il faut présenter à l’opinion publique un raison valable pour partir en guerre et envoyer des tas de jeunes au casse-pipe. Les attentats d’Al-Qaïda ont offert le mobile rêvé. Peu importe si l’invasion de l’Afghanistan n’était pas nécessaire pour capturer ben Laden. Peu importe si Saddam Hussein n’entretenait aucune relation avec Al-Qaïda. Les esprits étaient chauffés à blanc et prêts à s’engager dans la croisade du Bien contre le Mal.

Pourtant, les citoyens qui ont poussé des cris de joie lorsque Barack Obama a annoncé la mort de ben Laden, devraient se poser quelques questions aujourd’hui. Si le chef d’Al-Qaïda est bien mort, le gouvernement des Etats-Unis n’a pas montré le moindre signe de remise en question de cette politique dévastatrice qui avait servi de terreau à l’islamisme radical : coups d’Etat, agressions militaires, violations du droit international, utilisation de bombes au phosphore blanc ou à l’uranium appauvri, financement d’organisations terroristes et de régimes dictatoriaux, pillage des richesses… Les dirigeants US ont poursuivi leurs crimes en toute impunité.

On ne pourrait justifier d’aucune manière les actes terroristes de ben Laden. En revanche, on peut tenter d’en comprendre les fondements pour éviter que des tragédies semblables aux attentats du 11 septembre ne se reproduisent. Cette démarche nous renvoie inévitablement à la politique étrangère menée par les Etats-Unis. Or, non seulement les dirigeants US n’ont pas tenté d’enrayer le phénomène, mais ils l’ont gracieusement alimenté en déclenchant de nouvelles guerres.

Les citoyens des Etats-Unis doivent comprendre que leur gouvernement se soucie très peu de leur sécurité. Les terroristes de la Maison Blanche répondent à des intérêts économiques qui sont contraires à ceux du peuple.

Le chef d’Al-Qaïda est mort mais peut-être que le prochain ben Laden sera l’un des ces 5 millions d’orphelins qui errent en Irak, ou bien un Afghan qui aura vu ses parents tués par les drones de l’armée US. Il pourrait venir d’Indonésie où la répression du dictateur Suharto, soutenu par les Etats-Unis, a provoqué 1,2 millions de morts. Il sera peut-être somalien ou chilien. Les Etats-Unis maintiennent le pays du premier dans le chaos depuis dix ans. Et ils ont renversé le président démocratiquement élu du second en 1973 pour installer la dictature sanglante du général Pinochet.

Bref, des ben Laden pourraient voir le jour aux quatre coins de la planète, partout où les Etats-Unis ont semé la désolation. Les intérêts des multinationales ne sont pas favorables à la paix dans le monde ni à la sécurité des citoyens, qu’ils soient de New-York, Bagdad ou Santiago. Pour ces terroristes aussi, il est nécessaire que justice soit rendue. Celle des tribunaux et non celle des exécutions sans procès.

Gregoire Lalieu

michelcollon.info

http://polymedia.skynetblogs.be/



Les suspects du 11 Septembre.

Nick Baumann : Obama aurait-il décidé d’empêcher les avocats de défendre les suspects du 11 Septembre ?

 « Le véritable scandale n’est pas que nous enquêtions sur les tortures infligées à nos clients, c’est que le gouvernement ne le fasse pas, » a indiqué Anthony Romero, membre de l’ACLU.
Une enquête sur les avocats de Guantanamo pourrait-elle avoir un impact sur le futur procès de Khalid Sheikh Mohammed et de ses co-accusés ?
La semaine dernière, le jour même où le président Barack Obama lançait sa campagne de réélection, son administration annonçait qu’elle avait officiellement annulé sa décision de faire juger les accusés du 11 Septembre – parmi lesquels Khalid Cheikh Mohammed (KSM), le "cerveau" auto-proclamé des attentats – par une Cour fédérale, et de les poursuivre finalement au travers du système des commissions militaires.
Mais alors que les commissions militaires se préparent pour ce qui pourrait bien être leur première affaire débouchant sur des peines capitales, une ombre plane sur les avocats chargés de représenter ces ô combien antipathiques accusés. Depuis plus d’un an, les avocats civils et militaires de la défense représentant les "détenus de haut rang" de Guantanamo ont été soumis à une enquête secrète du ministère de la Justice (Departement of Justice, ou DOJ ). (L’Agence ne révélera pas si l’enquête est toujours en cours ou pas.)
Les avocats de Guantanamo peuvent-ils réellement élaborer une [stratégie de] défense complète et impartiale des conspirateurs du 11-Septembre, alors que dans le même temps il se retrouvent sous la pression d’une enquête du DOJ – et sous la menace d’une future incrimination par le Pentagone lui-même, comme l’ont demandé certains membres républicains du Congrès? Nous allons bientôt le savoir.
L’enquête du DOJ remonte à l’été 2009, voire avant, et fait suite à la découverte par les gardiens de Guantanamo d’une série de photos dans la cellule de Mustafa al-Hawsawi, l’un des quatre co-accusés de KSM, poursuivi pour avoir financé al-Qaïda. Selon plusieurs rapports, sur ces photos figureraient certains employés de la CIA soupçonnés d’avoir participé aux interrogatoires de détenus importants, dont al Hawsawi lui-même.
Comme il fallait s’y attendre, la CIA a pris l’affaire très au sérieux. John Rizzo, le juriste de l’Agence, a exigé la mise en place d’une enquête. Il décrira plus tard cet incident comme étant "beaucoup plus grave que l’affaire Valerie Plame", se référant à la fuite organisée, pendant l’ère Bush, concernant l’identité d’un agent opérationnel sous couverture. Rizzo n’était pas le seul à être inquiet. "Il s’agit d’un organisme qui a des raisons de vouloir savoir si quelqu’un a réellement identifié [ses agents]", a déclaré un ancien responsable de haut rang à Mother Jones l’an dernier. "Nous opérons toujours à la limite, pas de manière illégale, mais généralement aux confins des prérogatives de l’exécutif."
Le ministère de la Justice a diligenté une enquête, dirigée par Donald Vieira, un ancien membre du personnel de Democratic Hill. Vieira a rapidement constaté que les photos n’avaient pas été prises sans raison. Étant donné que la mise sur pied d’une défense efficace pour un accusé de haut rang exige vraisemblablement de prouver la matérialité des actes de torture – et d’appeler à la barre les tortionnaires présumés, s’ils existent – certains membres du barreau de la défense de Guantanamo ont estimé devoir obtenir l’identité de ceux qui avaient interrogé leurs clients.
Dans toute autre affaire pénale, cela serait parfaitement normal – un avocat de la défense connait en général l’identité des policiers ou des agents du FBI qui ont interrogé leurs clients, et il peut les appeler en tant que témoins si nécessaire. Mais lorsque vous avez affaire à la CIA, c’est une tout autre histoire. Les détails de nombreux interrogatoires de détenus "de haut rang" sont top-secrets. Même chose pour l’identité des agents qui ont mené ces interrogatoires. Il était nécessaire pour les avocats de la défense de les identifier, mais l’accusation n’était pas du tout prête à les aider. Susan Crawford, l’autorité convocatrice (faisant office de juge) pour les commissions militaires est une amie de David Addington, l’homme connu comme "le Cheney de Cheney." Elle n’allait certainement pas aider la défense.
John Sifton, qui est à la fois un chercheur expérimenté sur les droits humains, un avocat, et un trublion notoire, s’est engouffré dans la brèche. Comme Daniel Schulman et moi-même l’avions indiqué l’an dernier, Sifton fut à l’origine de l’initiative très controversée consistant à identifier, photographier, et dans certains cas, à filer les agents de la CIA dont lui-même et d’autres pensaient qu’ils étaient impliqués dans la torture de détenus de Guantanamo.
Les clients de Sifton comprenaient le John Adams Project, un programme conjoint de l’American Civil Liberties Union (ACLU) et de l’Association nationale des avocats de la défense pénale (NACDL ). En 2008, lorsque les premières accusations des commissions militaires furent portées contre les suspects du 11-Septembre – et lorsque le John Adams Project fut lancé – aucun des avocats militaires de la défense à Guantanamo n’avait traité d’affaire relevant de la peine capitale jusqu’à la phase de condamnation. Le but du John Adams Project était de financer de grands avocats afin d’aider les avocats militaires dans leur défense des accusés du 11-Septembre et d’autres «détenus de haut rang» poursuivis devant les commissions militaires. Le projet a reçu le nom du père fondateur qui a défendu les soldats britanniques devant la Cour à la suite du massacre de Boston.
Lorsque l’information sur l’enquête de Vieira fut rendue publique, Anthony Romero, directeur exécutif de l’ACLU, insista sur le fait qu’aucune loi ni réglementation n’avait été violée. "Le véritable scandale, déclara-t-il dans un communiqué, n’est pas que nous enquêtions sur les suspicions de torture sur nos clients, mais que le gouvernement ne le fasse pas." À la mi-mars 2010, il devint évident que Vieira n’était pas convaincu que quiconque parmi les avocats de Guantanamo avait enfreint la loi. Cela fâcha certains éléments à la CIA. Le 15 mars, Bill Gertz – un journaliste au Washington Times qui bénéficie de bons contacts à la CIA et avec l’administration Bush – publia un long article énumérant les griefs de l’Agence à l’égard de Vieira.
Soumis à de fortes pressions, tant de l’intérieur que de l’extérieur de l’Administration, le procureur général Eric Holder désigna Patrick Fitzgerald, le procureur des États-Unis qui s’était occupé de l’affaire Valerie Plame et de l’affaire Rod Blagojevich, pour prendre en charge l’enquête sur les avocats de Guantanamo. Holder envoyait ainsi un message clair au tribunal de Guantanamo et à la Droite : il prenait cette affaire très au sérieux.
L’enquête fut menée dans le plus grand secret, Fitzgerald dirige un service réputé pour ne laisser transpirer aucune fuite. Un porte-parole du ministère de la Justice aurait simplement dit que "Patrick Fitzgerald, le procureur des États-Unis pour le District Nord de l’Illinois, avait été chargé de cette affaire", laissant supposer que l’enquête était toujours en cours. Randy Samborn, le porte-parole de Fitzgerald a indiqué que le bureau de Fitzgerald n’avait aucun commentaire à faire sur le fait que l’enquête se poursuivait ou pas.
Il existe pourtant des signes d’activité. Au cours de l’année qui a vu la nomination de Fitzgerald, les personnes et les organismes liés à cette affaire ont commencé à modifier leurs comportements. Sifton a brutalement réduit son rôle dans l’agence d’enquête privée dont il était le fondateur, One World Research, pour aller travailler comme enquêteur dans un cabinet d’avocats ayant pignon sur rue. Au cours de l’année 2010, Mother Jones a appris que Sifton était représenté par un grand avocat de Washington bénéficiant de liens solides avec le Département de la Justice.
Aujourd’hui, ses amis et ses associés disent que Sifton, autrefois si méfiant , reste étrangement calme, et ne parle plus de l’identité des personnes qu’il avait soupçonnées d’être impliquées dans le programme d’interrogatoires. L’ACLU et le John Adams Project restent eux aussi muets comme des carpes. Après avoir énergiquement défendu leurs actions dans la presse, ces groupes se sont limités à une stratégie consistant à refuser tout commentaire, et ce, depuis que Fitzgerald a repris l’enquête. Mais en privé, Romero a continué de se plaindre de ce que les avocats de la défense de Guantanamo associés à l’ACLU étaient soumis à une pression morale considérable de la part du Departement of Justice.
Étant donné les circonstances, « toute personne raisonnable ferait une pause et réfléchirait à son avenir si elle persiste à mettre en place une défense efficace pour ses clients », explique Andrea Prasow, un haut conseiller de Human Rights Watch. Si les avocats de la défense de Guantanamo pensaient devoir se procurer les photos des interrogateurs de la CIA afin de répondre à l’obligation morale d’élaborer une défense efficace pour leurs clients, « il est difficile de croire qu’ils conserveraient leur sérénité compte tenu de ce qui est arrivé à leurs collègues », a déclaré Prasow.
Stephen Salzbourg, professeur de Droit à l’université George Washington, a témoigné la semaine dernière devant le Congrès à propos des commissions militaires, et s’est dit "certain" que les avocats militaires actuellement attribués aux accusés du 11-Septembre prétendraient qu’ils n’ont pas été intimidés par l’enquête du Departement of Justice. "Mais si j’étais l’un des accusés, explique Salzbourg, je voudrais savoir si mon avocat a réellement fait l’objet d’une enquête, car je ne connais pas bien les conséquences que cela pourrait avoir sur la façon de me défendre dans cette affaire."
L’enquête du DOJ ne constitue pourtant pas la seule option pour enquêter sur les avocats de la défense de Guantanamo. L’an dernier, au Congrès, les Républicains ont exercé de fortes pressions pour que soit mise en place une enquête permanente du Département de la Défense sur les activités de tous les avocats de la défense de Guantanamo.
La tentative a échoué, mais a permis de révéler un point important: même une enquête du DOJ de plusieurs mois, dirigée par Fitzgerald à l’instigation de la CIA sur les avocats de la défense de Guantanamo ne constitue pas une mesure assez agressive aux yeux de certains. En 2007, Charles Stimson, le haut responsable du Pentagone en charge des détenus de Guantanamo, a démissionné après s’en être pris aux meilleurs cabinets d’avocats pour avoir "autorisé" leurs membres à représenter des personnes soupçonnées de terrorisme. "Les PDG des grandes sociétés voyant [leurs cabinets d'avocats représenter des détenus] doivent demander à ces cabinets d’avocats de choisir entre les affaires lucratives et la défense de terroristes," a déclaré Stimson. Le fait est que pour certains, les ennemis, ce ne sont pas seulement les accusés du 11-Septembre, ce sont aussi leurs avocats.

Nick Baumann
Notes :
(*) Nick Baumann couvre les questions de politique nationale et des libertés civiles pour le bureau de Mother Jones DC

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Les explications officielles

Christo : Article "point-clé du 11 Septembre" : Les explications officielles de la chute des Tours Jumelles : fiction ou réalité ?

Des centaines de témoignages d'explosions, des effondrements à une vitesse proche de la chute libre, des feux inextinguibles dans les décombres, la présence d'acier fondu, etc. ... Des experts soutiennent que la réalité observée est incompatible avec la théorie officielle des effondrements (par incendies) mais qu'elle corrobore l'hypothèse d'une destruction volontaire par explosifs.  Point sur une controverse scientifique.

Le matin du 11 septembre 2001, deux Boeing 767 percutaient les Tours Jumelles du World Trade Center (WTC) [1].  Moins de deux heures plus tard, les deux Tours s’effondraient sur elles-mêmes [2], faisant près de 2800 victimes et devenant ainsi les premiers bâtiments à structure d’acier à s’effondrer de l’histoire.

Ces effondrements sans précédent avaient suscité l’étonnement de la plupart des observateurs, y compris chez les ingénieurs en structure [3] (Knight Ridder, 12/09/01 ; Nova, mai 2002, p.1 ; FEMA, mai 2002, résumé, p.1).  Et cinq mois après les attentats, la perplexité était toujours de mise, comme le rapportait alors le New York Times : «  les ingénieurs et autres experts peinent à expliquer pourquoi et comment les Tours se sont complètement effondrées, alors qu’elles étaient conçues pour résister à l’impact d’un avion » (New York Times, 2/02/02).

En effet, les Tours Jumelles avaient été conçues pour résister à l'impact d’un Boeing 707, le plus gros porteur de l’époque, lancé à 965km/h [4].  Et elles auraient dû également résister aux impacts des Boeing 767 du 11-Septembre, dont l’énergie cinétique était équivalente – voire inférieure – à celle du 707 [5].  Franck de Martini, directeur des travaux du WTC, avait même déclaré, 9 mois avant le 11-Septembre, que n’importe laquelle des Tours « pourrait probablement résister à de multiples impacts d’avions de ligne » (« 9/11 Mysteries », min 07:06 ; J. Dwyer et K. Flynn, 2005, p. 149).

Au lendemain des attentats, c’est à une petite équipe d’une vingtaine d’experts de la Société américaine de génie civil (ASCE) que fut confiée la mission de percer l’énigme des effondrements du WTC, sous le contrôle de l'Agence fédérale des situations d'urgence (FEMA), un organisme gouvernemental dédié à assurer l'arrivée des secours en situation d'urgence.

Mais, tout comme celle de la Commission du 11-Septembre (voir point-clé n°1), l’enquête de l’ASCE fut « sérieusement entravée » par de nombreux obstacles (Congrès des Etats-Unis, 6/03/02), parmi lesquels l’octroi d’un budget singulièrement restreint (1,1 millions de dollars), l’interdiction d’assigner à comparaître, et des restrictions d’accès à la scène du crime, aux éléments de preuve et à certains documents cruciaux (New York Times, 25/12/01 ; Fire Engineering, jan. 2002 ; New York Daily News, 4/01/02 ; Congrès des Etats-Unis, 6/03/02 New York Times, 7/03/02) ; autant d’obstacles qui ont conduit des experts de premier plan à appeler à une nouvelle enquête avant même que le rapport de l’ASCE ne soit publié (New York Times, 25/12/01 ; Fire Engineering, jan. 2002 ; New York Daily News, 4/01/02).

 Sans surprise compte tenu des obstacles rencontrés, le rapport d’enquête publié par la FEMA en mai 2002 affirme ne pas être en mesure de « déterminer avec certitude la séquence des événements qui ont conduit à l’effondrement de chacune des tours » (FEMA, mai 2002, résumé, p.2).  Tout en estimant nécessaire la réalisation d’études supplémentaires bénéficiant de plus de ressources et d’un meilleur accès aux éléments d’information pertinents (FEMA, mai 2002, chap.2, pp.39-40 ; FEMA, mai 2002, résumé, p.6), le rapport (dit « rapport de la FEMA ») suggère que ce sont, non pas les impacts d’avion [6], ni même les feux de kérosène « consumés dans les toutes premières minutes » (FEMA, mai 2002, chap.2, pp.22 et 37), mais les incendies de bureau subséquents qui auraient eu raison des bâtiments, lesquels se seraient effondrés en « piles d’assiettes » [7]. 

Face à une pression croissante exercée par l’opinion et les médias (Fire Engineering, jan.02 ; NIST, 21/08/02 ; New York Times, 11/09/02), une seconde étude sur l’effondrement du WTC est lancée fin août 2002 par l’Institut National des Normes et de la Technologie (NIST), un organisme dépendant du ministère du Commerce des États-Unis [8] (NIST, 21/08/02 ; CBS News, 21/08/02).  Il publie son Rapport Final sur les Effondrements du World Trade Center en octobre 2005, au terme d’une enquête longue de trois ans [9].

Tout comme la FEMA, le NIST conclut que les dégâts structurels occasionnés par les impacts d’avion n’ont pas joué un rôle déterminant dans l’effondrement des Tours.  Selon les estimations du NIST, seules 41 (Tour Nord) à 43 (Tour Sud) colonnes de soutien sur un total de 287 colonnes auraient été détruites par les impacts d’avion [10].  Des dégâts minimes qui ne menaçaient pas l'intégrité des Tours, lesquelles avaient été conçues pour soutenir cinq fois leur charge (Nova, mai 2002, p.6) [11].  La structure des Tours « est comparable à [une] moustiquaire, et l’avion est juste un crayon perforant la moustiquaire » nous explique le directeur des travaux du WTC Franck de Martini.  « Il ne lui fait absolument rien » ajoute-t-il (« 9/11 Mysteries », min 07:14 ; J. Dwyer et K. Flynn, 2005, p.149).    

 Et tout comme la FEMA, le NIST conclut que les effondrements résultent des incendies de bureau [12].  Ceux-ci auraient affaibli les colonnes d’acier suite à la défaillance des revêtements ignifuges protégeant les colonnes contre les feux.  « Les deux tours se sont effondrées parce que le système de protection anti-incendie a été défaillant », nous explique l’enquêteur du NIST Shyam Sunder lors d’une conférence de presse.  Il poursuit : « Si l’isolation anti-incendie avait résisté [aux impacts d’avion], les incendies n'auraient pas fragilisé les éléments principaux des constructions qui ont fini par s'écrouler » (Le Monde, 6/04/05).  Dans la même veine, le rapport final du NIST stipule que « les Tours du WTC ne se seraient probablement pas effondrées […], si l’isolation thermique n’avait pas été en grande partie arrachée par les impacts d’avion » [13] [14] (NIST, rapport final, oct. 2005, p. xxxviii ; New York Times, 5/04/05 ; Le Monde, 6/04/05).

De nombreux experts – parmi lesquels des physiciens, des ingénieurs du génie civil et des architectes [15] – contestent les explications du NIST sur les causes des effondrements.  En premier lieu, ils font remarquer à juste titre que celles-ci sont purement spéculatives : le NIST n’a en effet recueilli aucune preuve qu’une quelconque colonne centrale ait pu atteindre une température suffisante pour lui faire perdre en résistance (lire l'annexe « Les incendies ont-ils affaibli les colonnes d’acier ? »).

Deuxièmement, et surtout, ils soulignent que la théorie de l’effondrement naturel (par incendies) avancée par le NIST ne permet pas d’expliquer les phénomènes observables pendant et après les effondrements (partie I).  Et là où la théorie officielle échoue, il y a une hypothèse alternative qui, disent-ils, est corroborée par l’ensemble des faits observés : celle de la « démolition contrôlée » ou destruction volontaire à l’aide de charges explosives [16] (partie II).  A contrario, le NIST soutient qu' « aucun élément ne vient corroborer [l’hypothèse] alternative suggérant une démolition contrôlée des tours du WTC à l’aide d’explosifs » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.146 ; NIST FAQs, Q°2, 30/08/06).  Qu’en est-il en réalité ?

I.

Ces phénomènes que la théorie officielle n’explique pas …

Des explosions dans les Tours

Des centaines de survivants – employés du WTC et pompiers – ainsi que des journalistes et des policiers ont fait état de puissantes explosions survenues avant que les Tours ne s’effondrent, à différents étages, et ce jusque dans les sous-sols [17].  Ces explosions ont fait des victimes et causé d’énormes dégâts matériels, notamment dans le hall d’entrée et les sous-sols (portes d’ascenseur et portes coupe-feu arrachées, faux-plafonds et murs qui s’effondrent, etc.).  Nous vous invitons à regarder une compilation de ces témoignages :

 Le rapport final du NIST ne fait aucune mention de ces témoignages, pas plus que ne le fait celui de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre.  Dans un second document intitulé « Réponses aux questions les plus fréquentes » publié en août 2006, le NIST prétend même que « rien n’indique […] qu’il y ait eu des détonations ou des explosions dans la zone située en dessous des étages touchés par les impacts et les incendies » (NIST, FAQs, Q°2, 30/08/06). 

Voici ce que le NIST répondit à une requête qui l'interpellait sur cette omission : « le NIST a examiné tous les témoignages des pompiers recueillis par le Département anti-incendie de New-York (503 témoignages).  Dans leur ensemble, les témoignages ne corroborent pas l’hypothèse selon laquelle des explosifs auraient joué un rôle dans l’effondrement des Tours du WTC » (NIST, courrier du 27/09/07).  Pourtant, sur ces 503 témoignages rendus publics en août 2005 (New York Times, 12/08/05), 118 font clairement état d’explosions (G. MacQueen, août 2006).

En revanche, le NIST a suggéré qu’une partie du kerosène se serait « précipitée dans les cages d’ascenseur [sous forme de boules de feu], faisant exploser des portes et des murs à différents étages jusqu’aux sous-sols » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.24) ; une hypothèse qui, faut-il le souligner, est en totale contradiction avec l’affirmation selon laquelle « rien n’indique […] qu’il y ait eu des détonations ou des explosions dans la zone située en dessous des étages touchés par les impacts et les incendies ».  Mais des scientifiques mettent en doute la plausibilité de  cette hypothèse en faisant notamment remarquer qu'elle n'est pas en mesure d'expliquer l’étendue des dégâts observés : des véhicules en feu stationnés devant l'entrée de la Tour Nord, la fusion d'une table de bureau et la combustion du corps du gardien de sécurité dans le hall d’entrée de cette même Tour (Témoignage du pompier P. Blaich, Firehouse Magazine, avr. 2002), une presse hydraulique à compression de 50 tonnes située au 2eme sous-sol réduite en un tas de gravats, une porte coupe-feu faite d’acier et de béton et pesant environ 140 kilos retrouvée complètement froissée au 1er sous-sol « comme une feuille de papier en aluminium » (Témoignage de l’ingénieur M. Pecoraro, Chief Engineer Magazine, 6/12/10), les portes d'ascenseur soufflées vers l'intérieur (voir l'encadré ci-dessous), etc.  Ces mêmes scientifiques contestent également l'idée que la boule de feu ait pu se propager dans une cage d’ascenseur de plus de 300 mètres de long : « le kérosène d'une boule de feu aurait fini de se consumer bien avant d'atteindre le fond des puits d'ascenseurs » affirme le physicien Frédéric Henry-Couannier du Centre de Physique des Particules de Marseille (F. Henry-Couannier, 28/01/11, p.21) [18]

 

Quoiqu'il en soit, les nombreux témoignages d'explosions auraient amplement justifié la recherche de traces d’explosifs dans les débris du WTC, ceci d'autant plus qu'il s'agit d'une procédure standard dans les investigations sur les incendies et les explosions [19].  Or, le NIST n’a pas fait de telles recherches (NIST FAQs, Q°12, 30/08/06).

 

Etude de cas : l’ascenseur monte-charge de la Tour Nord

 

Selon les explications du NIST, l’une des explosions survenues dans les sous-sols de la Tour Nord serait le résultat de la chute de l’ascenseur monte-charge – un ascenseur appelé « 50 Car » desservant tous les étages, du sixième sous-sol au 108ème étage.  Il se serait écrasé au sol (soit au 6ème sous-sol) au terme d’une chute d’une quinzaine d’étages, blessant et tuant un nombre indéterminé de personnes aux sous-sols.  Le NIST s’appuie sur le témoignage anonyme d’un employé qui se trouvait au 7ème étage et qui prétend avoir entendu l'ascenseur « 50 Car » chuter et « s’écraser en bas de la cage ». 

Ce témoin auditif aurait également entendu les gens qui se trouvaient dans l’ascenseur au moment ou celui-ci est passé à son niveau (NIST NCSTAR 1-8, oct. 2005, pp.79-80).

 

Or, les deux occupants de l’ascenseur « 50 Car » -- Arthuro Griffith et Marlene Cruz – ont donné une toute autre version des faits, et ceci bien avant la publication du rapport du NIST.  Avant même de revenir sur leur récit, précisons que le seul fait qu’ils aient survécu à cet événement invalide les explications du NIST, tant il est évident qu’ils n’auraient jamais survécu à l’écrasement au sol de leur ascenseur au terme d’une chute libre de « quinze ou seize étages » (USA Today, 10/09/02).

 

Tout d’abord, Arthuro Griffith et Marlene Cruz rapportent qu’une explosion a précédé la chute de l’ascenseur.  Interviewée par ABC le 12 septembre 2001, M. Cruz affirme : « Je suis montée dans l’ascenseur monte-charge, et j’ai entendu une première explosion.  Les portes ont été soufflées et [l’ascenseur] est tombé » (ABC, 12/09/01, min 0:45).  Dans l’émission « Larry King Live » sur CNN, A. Griffith précise : «  j’étais en train de me rendre du 2ème sous-sol au 49ème étage.  Et quelques secondes après que l’ascenseur ait démarré – 5, 6 ou 7 secondes après – il y a eu une forte explosion et l’ascenseur a chuté » (CNN, 6/10/01).  Ensuite, contrairement à ce que prétend le NIST, l’ascenseur s’arrêta avant qu’il ne s'écrase au sol grâce au système d’arrêt d’urgence.  « Par chance, l’ascenseur s’est arrêté entre deux étages » explique M. Cruz (ABC, 12/09/01, min 0:55).  « L’ascenseur s’est finalement arrêté » se réjouit A. Griffith (CNN, 6/10/01).  Enfin, après que l’ascenseur se soit arrêté, les deux rescapés ont de nouveau été témoins d’explosions.  Arthuro Griffith explique : « Lorsque l’ascenseur s’est finalement arrêté, il y a eu une explosion qui a enfoncé les portes à l’intérieur de l’ascenseur, et je suis sûr que c’est ce qui m’a cassé la jambe.  Et ensuite il y a eu une autre explosion » (CNN, 6/10/01).

 

Au final, ces deux témoins décrivent trois explosions distinctes, la première ayant provoqué la chute de l’ascenseur, les deux autres s’étant produites alors que l’ascenseur s’était immobilisé, sans leur être fatale.  Et ce n’est certainement pas l’hypothèse de la boule de feu proposée par le NIST qui permet d’expliquer le fait que les portes de l’ascenseur ont été soufflées vers l’intérieur lors de la deuxième explosion, phénomène qui indique que l'explosion provenait de l’extérieur de la cage.

 

 

L'effondrement total

L’enquête du NIST « s’est [exclusivement] concentrée sur les événements qui se sont produits entre l’impact de l’avion et le début de l’effondrement de chaque tour » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.82, note n°13) [20].  Malgré un budget de 16 millions de dollars alloué à une enquête de trois ans, le NIST explique être « dans l’incapacité de fournir une explication complète de l’effondrement total » (NIST, courrier du 27/09/07). 

Ce que le NIST n’a pas su faire, Zdenek Bazant – professeur de génie civil de l'Université Northwestern – a tenté de le faire dans une étude théorique : la partie supérieure de chacune des deux Tours, au dessus de la zone d’impact, serait tombée tel un bloc solide écrasant jusqu’au sol la partie inférieure (phase dite de « Crush-down »), puis, une fois la partie inférieure totalement détruite, le bloc supérieur se serait désagrégé sur lui-même (phase dite de « Crush-up ») (Z. Bazant et Y. Zhou, 13/09/01, révisé jan. 2002).  Il convient de souligner que la théorie de M. Bazant, dite « théorie du marteau-pilon », est soutenue par le NIST [21] et qu’elle s’est imposée comme la théorie de référence pour les tenants de la version officielle.

 

Le problème est que cette théorie est contredite par les faits observables.  Comme l’architecte Richard Gage, le physicien Steven Jones, et d’autres de leurs collègues l’ont fait remarquer au NIST, « la partie supérieure du WTC1 [Tour Nord] n’est pas tombée tel un bloc solide sur la partie inférieure, mais elle s’est [progressivement] désintégrée en tombant », et ce avant même que la partie inférieure ne commence à s’effondrer (R. Gage, S. Jones et al., Juin 2007, p.21).  La séquence d’images ci-dessous tirée de cette vidéo-ci en témoigne :

Pourrait-il s'agir non pas de la désintégration de la partie supérieure de la Tour mais de l'affaissement des seuls étages affaiblis par les incendies dans la zone d'impact ?  Un examen des photos et des vidéos de la Tour Nord à mi-distance de sa chute permet d'exclure une telle hypothèse.  Jugez par vous-même en images : 

Cette désintégration ébranle la théorie officielle, selon laquelle l’énergie phénoménale de la chute du bloc supérieur est la cause de l’effondrement de la partie inférieure des Tours.

 L’effondrement vertical et symétrique

La quasi-parfaite symétrie de l’effondrement de la Tour Nord signifie, comme le souligne le physicien Henry-Couannier (F. Henry-Couannier, 28/01/11, p.25), que la quasi-totalité des 240 et quelques colonnes non-endommagées ont cédé quasi-simultanément au niveau des étages « ravagés » par les feux [22].  Or, ni le NIST, ni M. Bazant, n’a fourni d’explication à la rupture quasi-simultanée des colonnes de soutien.

Le début de l'effondrement de la Tour Sud n’a quant à lui rien de symétrique.  La partie supérieure de cette Tour commence à basculer vers l’angle le plus endommagé par l’impact, dénotant une rupture asymétrique des colonnes de soutien.  Conformément à la loi de conservation du moment angulaire, on se serait attendu à ce que la rotation se poursuive et que cette section tombe au sol en dehors du périmètre de l’empreinte du bâtiment.  Pourtant, le mouvement de rotation s’est subitement interrompu, une anomalie apparente donnant lieu à une vive controverse scientifique [23].

 Des temps de chute proches de la chute libre

Les nuages de poussière masquant la fin de la chute des Tours ne permettent pas de déterminer avec précision les temps de chute des effondrements.  Toutefois, les différentes estimations – comprises entre dix secondes et 15 secondes [24] – s’accordent sur le fait que les Tours Jumelles se sont effondrées à une vitesse proche de la chute libre (chute libre = 9,22 secondes).  Le NIST lui-même ne fait aucun mystère de cette réalité : chaque Tour est « tombée en quasi-chute libre, comme le montrent les vidéos » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.146).  Dit autrement, une balle lâchée dans le vide du haut des Tours aurait mis à peine moins de temps à toucher le sol. 

Ces temps de chute signifient, comme le reconnaît le NIST, que « la structure située sous la zone de l’amorce d’effondrement n’a offert qu’une résistance minime à la chute de la partie supérieure de l’immeuble » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.146).  Mais le NIST n’explique pas la raison pour laquelle la structure intacte sous la zone d’impact n’a opposé à peine plus de résistance que ne l’aurait fait l’air.

Or, une explication aurait été bien nécessaire, parce que l’effondrement « en quasi-chute libre » de la partie supérieure va à l’encontre des lois fondamentales de la physique, en particulier celle de la conservation de l’impulsion.  Comme l’explique le physicien Steven Jones, professeur émérite retraité de l’Université Brigham Young [25], « lorsque les étages supérieurs en chute heurtent les étages inférieurs – et les colonnes de soutien en acier intactes – la chute aurait dû être significativement ralentie par la masse heurtée » (S. Jones, sept. 2006).  Or, une étude de Graeme MacQueen et Tony Szamboti portant sur l’analyse de la chute de la partie supérieure de la Tour Nord révèle l’absence de décélération à l’impact [26], une découverte qui ébranle considérablement la théorie du « marteau-pilon » de M. Bazant [27]« D'une façon ou d'une autre, les énormes colonnes de soutien ont failli ou se sont désagrégées » conclut Steven Jones (S. Jones, sept. 2006).

 Des projections horizontales de matériaux lors des effondrements

Les images montrent des poutrelles pesant jusqu'à 20 tonnes projetées horizontalement avec une telle puissance que certaines d’entre elles furent propulsées sur plus de 150 mètres, et à des vitesses atteignant parfois les 110km/h [28].  Ce phénomène qui ne semble pas résulter d'un effondrement gravitationnel fut totalement ignoré par le rapport final sur l’effondrement du World Trade Center du NIST [29]

Pulvérisation et nuages de poussière

Les images montrent que pratiquement tout ce qui se trouvait dans les Tours à l’exception de l’acier (i.e. le béton, les meubles, les ordinateurs, etc.) a été pulvérisé « en poudre fine comme de la farine » pendant la chute des Tours (S. Jones, sept. 2006), provoquant d’immenses nuages de poussières.  De nombreux témoignages concordants le confirment.  Citons notamment celui du géologue Greg Meeker de l’Institut d'études géologiques des États-Unis qui fut chargé d’effectuer des analyses de présence d'amiante dans les poussières du WTC : « Tout a été réduit en poussière. Seules les 200.000 tonnes d’acier des Tours du WTC n’ont pas été pulvérisées » (Chemical & Engineering News, 20/10/03).  La simple énergie gravitationnelle peut-elle expliquer cela ?  Il s'agit là d'une question controversée sur laquelle le NIST ne s'est pas penché.   Le chercheur en génie civil Jérôme Quirant, par ailleurs auteur d'un blog dédié à la défense de la version officielle des attentats du 11 Septembre, y répond par l'affirmative (J. Quirant, FAQ, « L’énergie de fracturation du béton »).  D'autres, tel le physicien Frédéric Henry-Couannier, y répondent par la négative : « Une plaque de béton lâchée de 200 mètres ne se pulvériserait pas en touchant le sol, elle se casserait en morceaux » (F. Henry-Couannier, 28/01/11, p.5). 

Des feux persistants dans les décombres

 Des feux ont perduré dans les décombres du WTC pendant plusieurs mois (New York Times, 19/11/01 ; New Scientist, 3/12/01 ; Chemical & Engineering News, 20/10/03), malgré plusieurs épisodes de pluies torrentielles – notamment le 20 septembre (USGS, 27/11/01) –, des millions de litres d'eau déversés par les pompiers (New York Times, 19/11/01), l'injection dans les décombres d'un inhibiteur de feu (New York Times, 19/11/01 ; New Scientist, 3/12/01), le manque d’oxygène et de matériaux combustibles au cœur d’une pile de gravats densément tassés et essentiellement constitués d'acier [30] et de poussière.  Ce fut le « plus long incendie d’immeuble de l’histoire des Etats-Unis » selon les experts de lutte anti-incendie (New York Times, 19/11/01 ; New Scientist, 3/12/01).  

 Le NIST n’a jamais expliqué par quel moyen les incendies auraient pu résister aux effondrements et perdurer aussi longtemps dans de telles conditions.

 Températures extrêmes et présence d'acier fondu dans les décombres

De nombreux témoins – pompiers, secouristes, ingénieurs du génie civil, responsables du déblaiement, etc. – ont rapporté la présence de chaleurs extrêmes et d’acier en fusion dans les décombres du WTC, et ce jusqu’à 10 semaines après les attentats.  Or, le point de fusion de l’acier (env. 1500°C) est largement supérieur aux températures qu’atteignent les incendies de bureaux.  Ceux-ci dépassent rarement les 800°C, bien qu’ils puissent atteindre 1000°C dans des conditions optimales (AISC, 2003, p.4), lorsque l'alimentation en combustible et en oxygène est abondante et qu'elle se fait dans les proportions idéales [31].  Nous vous invitons à regarder une compilation de ces témoignages :

Le rapport final du NIST ne fait mention ni de l’existence d’acier en fusion, ni de températures extrêmes dans les décombres.  A la question qui lui fut posée : « Pourquoi l’enquête du NIST n’a-t-elle pas tenu compte des témoignages d’acier fondu dans les décombres du WTC ? », le NIST répondit : « Les enquêteurs du NIST et les experts de l’ASCE […] n’ont trouvé aucun élément indiquant la fusion de l’acier » (NIST FAQs, Q°13, 30/08/06). 

Pourtant, les éléments indiquant la fusion de l’acier et des températures extrêmes à Ground Zero ne manquent pas, et contrairement à ce que le NIST prétend, les experts de l’ASCE ont bien trouvé de tels éléments :

Malgré les restrictions d’accès à la scène du crime, l’ASCE put disposer de deux échantillons de vestiges métalliques, l’un provenant des Tours Jumelles et l’autre du WTC7, le troisième gratte-ciel à s’être effondré sur lui-même le 11 septembre 2001 (voir point-clé n°8).  Les analyses effectuées révèlent que ces aciers avaient subi « une corrosion et une érosion sévères » (comprenant une sulfuration), phénomènes jamais constatés jusqu'alors dans les incendies d'immeubles à structure métallique et dénotant la soumission à des températures inhabituellement élevées (FEMA, mai 2002, annexe C).  L’un des experts de l’ASCE, le Dr Barnett – professeur d’ingénierie en sécurité-incendie à l'Institut Polytechnique de Worcester – fut cité par le New York Times qui rapporte ses propos : « Des poutres d’acier […] semblent s’être en partie évaporées à des températures extrêmement élevées » (New York Times, 29/11/01).  Dans un second article, le quotidien américain qualifiait l’apparente fusion de l’acier comme étant le « plus grand mystère non résolu de l’enquête » (New York Times, 2/02/02).  

 De même, les photographies de ces étranges blocs de matériaux ayant fusionné sous l’effet de la chaleur montrent que ceux-ci sont recouverts de rouille, ce qui indique « l’abondance de fer [ou d’acier] » (S. Jones, sept. 2006).  Aucun autre matériau ne rouille en s’oxydant. 

Des photos satellite prises par la NASA le 16 septembre 2001, soit 5 jours après les attentats, révèlent que les températures à la surface du sol de Ground Zero s’élevaient à près de 750°C (USGS, 27/11/01), et qu’elles étaient donc probablement « bien plus élevées » en profondeur, comme l’explique un article du magazine scientifique Chemical Engineering News (Chemical & Engineering News, 20/10/03). 

Des photographies montrent des morceaux de métal incandescents dont la couleur (allant du saumon au jaune vif) indique des températures approximatives de 845°C à 1080°C [32].  Le physicien Steven Jones explique que ces températures sont « bien supérieures aux températures de fusion du plomb [327°c] et de l'aluminium [660°c], et ces métaux peuvent évidemment être exclus puisqu'ils seraient liquides à des températures bien plus basses ».  Il pourrait uniquement s’agir « d’acier de construction [du WTC] ou de fer (d'une réaction de thermite [33]) ou d’une combinaison des deux » ajoute-t-il (S. Jones, sept. 2006).  

Etc. (liste non-exhaustive).

Comme les incendies des Tours n’ont pas suffi à produire les chaleurs extrêmes observées, ni à faire fondre l’acier ainsi que l’admet le rapport du NIST (NIST FAQs, Q°7, 30/08/06), l’explication semble devoir être recherchée ailleurs. 

II.

… Mais que l’hypothèse de "démolition contrôlée"semble pouvoir expliquer

La théorie du NIST contrevient à l’une des exigences fondamentales de l’explication scientifique, à savoir l’exigence qu’elle puisse expliquer l’ensemble des phénomènes observables.  Mais ceux-ci peuvent-ils pour autant être expliqués par l’hypothèse dissidente ?  La réponse semble bel et bien être oui.

Les explosions, les effondrements complets et symétriques, les temps de chute (quasi-chute libre), et la pulvérisation du béton en nuages de poussières sont autant de traits communs aux destructions volontaires déclenchées par explosifs [34

S’agissant des feux persistants, des températures extrêmes et de la présence d’acier fondu dans les décombres, une explication venant renforcer l’hypothèse de démolition contrôlée nous est suggérée par la découverte d’une grande quantité de résidus de nanothermite dans les poussières du WTC, découverte qui fit l’objet d’une publication en 2009 dans la revue scientifique à comité de lecture Open Chemical Physics Journal (N. Harrit et al., avr. 2009).

La nanothermite est un matériau hautement énergétique qui peut être utilisé non seulement comme dispositif incendiaire pour faire fondre l’acier, mais aussi comme explosif extrêmement puissant (N. Harrit et al., avr. 2009, p.27).  Elle est décrite dans un article publié dans la revue scientifique The Environmentalist comme un « matériau chimique énergétique qui produit son propre carburant et oxydant et qui n’est éteint ni par l’eau et la poussière, ni par des inhibiteurs chimiques » (K. Ryan, J. Gourley, S. Jones, août 2008).

À L’origine de cette découverte, neuf scientifiques et ingénieurs qui ont analysé 4 échantillons de poussières du WTC collectés par des observateurs indépendants dans les heures et les jours qui ont suivi les effondrements des Tours.  L’un de ces échantillons, précise l’étude,« fut collecté environ dix minutes après l’effondrement de la seconde Tour, il ne peut donc pas avoir été contaminé par les opérations de nettoyage » [35] (N. Harrit et al., avr. 2009, p.8).

Niels Harrit, professeur agrégé de chimie à l'Université de Copenhague et expert en nanochimie [36], est l’auteur principal de cette étude.  Dans un entretien filmé, il explique que la nanothermite est « un matériau militaire moderne inconnu du grand public […] créé par assemblage au niveau des atomes », dont la technologie était disponible au moins 17 mois avant les attentats du 11-Septembre [37]

Certains scientifiques ont mis en cause la découverte du Dr. Niels Harrit en suggérant que les particules rouges-grises retrouvées dans les poussières du WTC pouvaient être des résidus de la peinture anti-corrosion présente sur les colonnes et les poutres du WTC (J. Quirant, 20/06/09).  Il est vrai que la couleur de cette peinture est plus ou moins semblable à celle des particules rouges-grises, mais un article technique du professeur Niels Harrit montre que leurs « propriétés [chimiques] sont incompatibles » [38] et que leurs réactions thermitiques sont sans commune mesure : les particules rouges-grises s'enflamment et produisent du fer fondu lorsqu'elles sont portées à haute température, la peinture ne fait que s'écailler à haute température (N. Harrit, mai 2009).  De plus, une analyse indépendante menée par l’ingénieur chimiste Mark Basile est venue confirmer la présence de nanoparticules rouges-grises thermitiques dans les poussières du WTC [39].  « C’est une preuve tangible que personne ne peut réfuter » affirme-t-il dans une interview filmée

Signalons également l’analyse sismique d’André Rousseau, géophysicien et chercheur retraité du CNRS.  L’auteur conclut que seul l’emploi d’explosifs peut expliquer les signaux sismiques enregistrés à Ground Zero le 11-Septembre (A. Rousseau, mai 2010).

 Il convient de noter toutefois que si les effondrements des Tours Jumelles sont des démolitions contrôlées, celles-ci ne sont pas conventionnelles : 

Elles partent du haut alors que les démolitions contrôlées partent habituellement du bas.  Toutefois, comme l’écrit le physicien Steven Jones, une démolition contrôlée « de haut en bas » est « inhabituelle […] mais tout à fait possible.  Cela dépend de l’ordre de mise de feu des explosifs » (S. Jones, sept. 2006).  Les experts sont même capables de faire tomber un immeuble comme bon leur semble.  « En commandant de façon différentielle la vitesse de rupture des différentes parties de la structure, on peut la faire marcher, la faire tourner, la faire danser » nous explique Mark Loizeaux, directeur associé de Controlled Demolition Inc, l’une des entreprises leaders dans l’industrie de la démolition [40] (New Scientist, 24/07/04). 

Elles sont explosives (projections horizontales de débris) alors que les démolitions se font généralement par implosion.  Or, comme l'explique David Ray Griffin« des explosifs à haute énergie, comme le RDX ou la nanothermite pourraient expliquer ces éjections horizontales » que la seule énergie gravitationnelle ne parvient pas à expliquer (D.R Griffin, 6/07/10, p.17).  Selon Dwain Deets, ancien directeur de recherche au département d’ingénierie du centre de recherche Dryden Flight de la NASA, ces « énormes parties de la structure qui ont été éjectées horizontalement » sont l’un des éléments qui selon lui « ne laissent aucun doute » sur le fait que « des explosifs ont été utilisés ».

 Conclusion

En définitive, comme le souligne un article de physiciens et d’ingénieurs publié sous comité de lecture dans la revue scientifique Open Civil Engineering Journal, l’hypothèse de démolition contrôlée « corrobore les faits sans violer les lois fondamentales de la physique » (S. Jones et al., avr. 2008, p.5).  Elle présente la particularité d’être la seule théorie qui à ce jour apporte une explication à l’ensemble des phénomènes observés, là où la théorie officielle les passe sous silence ou bien les évoque sans parvenir à les expliquer de manière formelle.  Tant qu'il en sera ainsi, la théorie dissidente devra être considérée comme valide [41] et la théorie officielle considérée comme non éprouvée. 

Christo (pour ReOpen911) 

Posté le 17/03/2011

Merci à Aldwinn et Jipé pour leurs contributions aux illustrations.  Merci à Aroya, Charmord, kikujitoh et Pole pour leur relecture et leurs conseils éclairés.

17/03/2011

 Annexe

Les incendies ont-ils affaibli les colonnes d’acier ? 

Les explications du NIST sont les suivantes : affaiblies par les incendies qui auraient atteint des températures extrêmes, les colonnes d’acier « nues » auraient fini par perdre leur capacité de résistance, conduisant à l’effondrement complet de chaque bâtiment.  Le NIST précise que « lorsque l’acier nu atteint des températures de 1000°C, il se ramollit et sa résistance tombe à environ 10% de son niveau à température ambiante » (NIST FAQs, Q°2, 30/08/06). 

 

Or, l’affirmation selon laquelle l’acier aurait atteint des températures extrêmes s’avère purement spéculative.  En effet, les analyses métallographiques menées par le NIST n’ont apporté « aucune preuve qu’un quelconque échantillon [d’acier] ait atteint des températures excédant 600°C » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.90).  En ce qui concerne l’acier des colonnes centrales en particulier, le NIST a déclaré n’avoir trouvé aucun indice pouvant laisser penser que la température de 250°C ait pu être atteinte (NIST, rapport final, oct. 2005, p.90).  Or, comme le fait remarquer Thomas Eager, professeur en ingénierie des matériaux au MIT, l’acier « commence à se ramollir vers 425°C » seulement (Th. Eager, déc. 2001).  Autrement dit, le NIST n’a recueilli aucune preuve qu’une seule des colonnes centrales ait pu atteindre un niveau de température à laquelle elle aurait commencé à s’affaiblir.

 

Et comme les Tours avaient été conçues pour soutenir cinq fois leur charge (Nova, mai 2002, p.6), ce sont des températures, non pas de 425°C, mais d'au moins 800°C que les colonnes auraient dû atteindre pour que la perte de résistance (80%) compense le surdimensionnement des Tours (x5) et que la rupture des colonnes s’en suive.  À 650°C, l’acier ne perd que 50% de sa résistance, ce qui est « insuffisant pour expliquer l’effondrement du WTC », note le professeur Thomas Eager (Th. Eager, déc. 2001).

 

Bien entendu, le fait que le NIST n’ait obtenu aucune preuve indiquant que l’acier ait atteint des températures supérieures à 800°C n’autorise pas à conclure qu’aucune colonne n’a atteint de telles températures.  Comme le souligne le rapport du NIST, « les colonnes examinées ne représentaient que 3% des colonnes périphériques et 1% des colonnes centrales au niveau des étages où les incendies ont sévi » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.90).  Mais l’absence de preuves ne devrait pas non plus autoriser le NIST à présenter comme un fait scientifique l’hypothèse selon laquelle l’acier aurait atteint des températures extrêmes, ceci d’autant plus que la quasi-parfaite symétrie de l'effondrement de la Tour Nord suppose, nous l’avons vu, que la quasi-totalité des 240 et quelques colonnes non-endommagées aient été considérablement ramollies au point de céder quasi-simultanément.

 

Quel est le degré de vraisemblance de cette hypothèse sur laquelle, faut-il le rappeler, reposent les explications du NIST sur l’effondrement des Tours ? 

 

Pour que des colonnes aient atteint des températures supérieures à 800°C, cela suppose que les incendies aient eux-mêmes atteint de tels niveaux de température.  Or, comme nous l’avons vu dans le présent article, de tels feux exigent que l'oxygène et les matériaux combustibles soient abondants et qu’ils se mélangent dans des proportions exceptionnelles, conditions qui sont très rarement réunies dans des incendies conventionnels (de bureaux ou de logements).  « C’est pourquoi les incendies  de logements atteignent en général une température entre 500°C et 650°C », précise Thomas Eager (Th. Eager, déc. 2001).  Or, rien ne semble indiquer que les incendies du WTC aient été extraordinaires :

 

Des employés de la Tour Nord ont été aperçu debout dans la zone d’impact de l’avion.

Des récits de pompiers et survivants de la Tour Sud ont fait état de « poches de feu isolées » (CNN, 4/08/02 ; New York Times, 4/08/02) ou de « langues de flammes et non un brasier rugissant » (BBC, 7/03/02).

 

Ces indices ne doivent pas être considérés comme des preuves car il n'est pas exclu que des feux extrêmes sévissaient ailleurs dans les Tours lorsque les différentes observations ci-dessus ont été faites, mais rien ne permet de l'affirmer.  Et quand bien même les incendies auraient atteint des températures extrêmes, il aurait fallu qu’ils aient une ampleur et une durée suffisantes pour compenser l’excellente conductivité thermique de l’acier, et permettre ainsi à l’acier d’atteindre à son tour une telle température.  Comme nous l’explique David Ray Griffin, « Si on chauffe un tronçon de poutre d’acier, il n’atteint pas rapidement la température de la flamme parce que la chaleur se diffuse immédiatement dans toute la poutre.  De la même façon, si cette poutre est reliée à une autre, la chaleur se répand dans la suivante.  Et si ces poutres font partie d’un réseau de centaines d’autres, la chaleur s’y disperse entièrement » (D.R. Griffin, sept. 2007, p.206).  Or, la structure des Tours était constituée de 300.000 tonnes de colonnes et de poutres d’acier interconnectées, rendant peu probable l’idée que d’hypothétiques feux extrêmes aient pu porter à  plus de 800°C une grande partie des colonnes de soutien sur la zone de l’incendie.  

 

En définitive, les explications du NIST sur les effondrements des Tours reposent sur une succession de spéculations plus ou moins hasardeuses qui laissent perplexes.


 

 

Pour approfondir la thématique "Tours Jumelles du WTC", nous vous recommandons :

L'excellent film-documentaire 911 Mysteries - Demolitions, 2006, documentaire de 90 min. Le film de référence sur les aspects techniques et scientifiques de l'effondrement des Tours du WTC.

La vidéo « Analyse de l'Effondrement du WTC » (durée de la vidéo : 5 minutes).  

Dans cette vidéo, le professeur de Physique David Chandler analyse les images de l’effondrement de la Tour Nord, en s’intéressant tout particulièrement aux projections horizontales de matériaux et de bouffées de poussière ("squibs" en anglais).

Le témoignage filmé de Scott Forbes, employé au WTC (Tour Sud), au sujet de cette opération de maintenance inhabituelle qui fut menée le week-end précédent les attentats : de nombreux ouvriers avaient occupé l’immeuble, l’électricité fut coupée, et les systèmes de sécurité et de surveillance par caméra mis hors tension pendant une trentaine d'heures.

Discours filmé d’Eric Lawyer, pompier et fondateur de l’association des Pompiers pour la Vérité sur le 11/9 qui compte plus de 100 "soldats du feu" américains dans ses rangs.  Eric Lawyer y dénonce le non respect des procédures judiciaires sur les lieux du crime au WTC, dont la destruction des preuves, et appelle à une nouvelle enquête sur le 11-Septembre.

L'interview du professeur Niels Harrit (l'auteur principal de l'étude concluant à la présence de nanothermite dans les poussières du WTC) par la chaîne danoise TV2 le 6 avril 2009 ; et le reportage de la principale chaîne de télé norvégienne NRK1 sur les découvertes de Niels Harrit (diffusé en prime-time le 10 septembre 2009).

La faillite des médias, par David Ray Griffin, Editions Demi Lune, 2007 (pp. 155 à 181 et pp. 195 à 256).

 

[1] La Tour Nord (WTC1) fut frappée à 8h46 heure locale entre les étages 93 et 99. La Tour Sud (WTC2) fut percutée à 09h03 entre les étages 77 et 85. 

[2] La Tour Sud s’effondra au bout de 56 minutes, la Tour Nord au bout de 102 minutes. 

[3] Ces effondrements ont également suscité l’étonnement des pompiers qui opéraient au WTC le 11 septembre 2001.  La Commission d’enquête rapporta qu’« aucun des chefs de pompiers présents sur place ne pensait qu’il était possible qu’une des Tours ne puissent s’effondrer totalement » (Commission sur le 11/9, rapport officiel, juil. 2004, p.302).

[4] En 1964, lorsque les Tours étaient en phase de conception, John Skilling et Leslie Robertson – les ingénieurs en structure responsables de la conception du WTC – confièrent l’analyse structurelle du WTC au cabinet Worthington, Skilling, Helle & Jackson.  Cette analyse – « la plus complète et détaillée jamais réalisée en matière de structure de bâtiments » – est arrivée à la conclusion que l’impact d’un Boeing 707 lancé à 965km/h « n’entraînerait que des dégâts localisés qui ne pourraient pas conduire à l’effondrement » (GJ. Glanz et E. Lipton, 2004, pp. 131-132).  John Skilling et Leslie Robertson avaient eux-mêmes affirmé à plusieurs reprises avoir conçu les Tours Jumelles pour qu’elles résistent à une telle collision (Seattle Times, 27/02/93 ; Chicago Tribune, 12/09/01 ; Knight Ridder, 12/09/01).

[5] Le Boeing 707 était certes un peu plus léger que les Boeing 767 ayant frappé les Tours, mais il était également plus rapide : les 767 sont supposés avoir percuté les Tours Nord et Sud à 708 km/h et 869 km/h respectivement (NIST, rapport final, oct. 2005, pp.20 et 38) contre les 965 km/h du 707.  Or, l’énergie cinétique (ou force destructive) d’un avion est fonction de sa masse et de sa vitesse, et d’après une analyse« la plus grande vitesse [du 707] ferait plus que compenser [son] poids légèrement inférieur » en termes de dégâts à l’impact.  Ainsi, si les Tours Jumelles ont été conçues pour résister à l’impact d’un Boeing 707, elles auraient dû également résister à celui d’un 767. 

[6] En effet, le rapport stipule : « les analyses préliminaires des structures endommagées […] indiquent que […] les immeubles seraient restés debout dans leur état endommagé, sauf contraintes additionnelles importantes.  Mais les structures furent soumises à une deuxième contrainte considérable : les incendies » (FEMA, mai 2002, chap.2, pp.36-37).

[7] Les incendies causés par les impacts d’avion auraient affaibli les solives des planchers situés au-dessus du point d’impact.  Les planchers en question se seraient détachés des colonnes porteuses, entraînant l’effondrement progressif des étages les uns sur les autres, en « piles d’assiettes » (FEMA, mai 2002, chap.2, pp.24-26).  Cette théorie se heurte à de nombreux problèmes dont l’un est qu’elle n’explique pas l’effondrement total.  Comme l’explique David Ray Griffin, professeur émérite de philosophie et de théologie, « si les étages s’étaient détachés des colonnes verticales, celles-ci seraient restées debout.  Les colonnes de 110 étages des Tours Jumelles ne se seraient pas effondrées en un tas de débris » (D.R. Griffin, sept. 2007, p.156).  La Commission d’enquête sur le 11-Septembre a repris à son compte cette théorie de la « pile d’assiettes » en ignorant cette contradiction (Commission sur le 11/9, rapport officiel, juil. 2004, p.308). 

[8] Le directeur du NIST fut nommé par George W. Bush lui-même.  Cet organisme n’est donc pas plus indépendant que ne l’était la Commission d’enquête sur le 11-Septembre (voir point-clé n°1).  La nomination du directeur du NIST par le président des Etats-Unis est à mettre en parallèle avec une déclaration signée par plus de 15000 scientifiques, dont 52 lauréats de prix Nobel et 63 titulaires de la médaille nationale de la science, accusant l’administration Bush d’être coupable de« manipulation de connaissances scientifiques à des fins politiques partisanes »

[9] Ce rapport est constitué d’un rapport général et de 42 rapports d’études intitulés « rapports NIST NCSTAR », le tout faisant pas moins de 10 000 pages. 

[10] Les estimations du NIST sont les suivantes :

-  Tour Nord : 6 colonnes centrales détruites sur 47 (3 endommagées), 35 colonnes périphériques détruites sur 240 (2 endommagées), pour un total de 41 colonnes détruites sur 287 (plus 5 colonnes endommagées) (NIST, rapport final, oct. 2005, p.22).

-  Tour Sud : 10 colonnes centrales détruites (1 endommagée), 33 colonnes périphériques détruites (1 endommagée), pour un total de 43 colonnes détruites sur 287 (plus 2 colonnes endommagées) (NIST, rapport final, oct. 2005, p.41).

Il convient de noter que les estimations du NIST reposent sur des simulations informatiques jugées exagérées par un certain nombre de scientifiques.  Le NIST a reconnu avoir retenu les hypothèses de dommages les plus graves dans ses simulations : le rapport final du NIST stipule que les hypothèses “moins sévères” et “intermédiaires” « furent abandonnées après avoir comparé [les résultats] avec les événements observés.  Le cas “plus sévère” a servi à l’analyse globale de chaque Tour »  (NIST, rapport final, oct. 2005, p.144).  En ce qui concerne les colonnes centrales en particulier, le NIST a estimé que le nombre de colonnes détruites était compris entre 3 et 6 pour la Tour Nord et entre 5 et 10 pour la Tour Sud (NIST, rapport final, oct. 2005, p.182), puis il a retenu les estimations de dommages les plus lourds.  Pourquoi ?  Selon l’architecte Eric Douglas, « le NIST a choisi les modèles de dommages les plus graves parce qu’ils étaient les seuls à aboutir au résultat escompté [i.e. les effondrements sous l'effet des incendies], et uniquement pour cette raison » (E. Douglas, déc. 2006, p.14).  « Quelle plaisanterie d’ajuster ainsi le modèle jusqu'à ce que le bâtiment s'effondre -- jusqu'à ce que le résultat escompté soit obtenu » s’exclame quant à lui le physicien Steven Jones (S. Jones, sept. 2006).

[11] Les colonnes perdues à l’impact ayant été peu importantes, «  les charges ont été transférées sur les colonnes restantes de cette structure hautement redondante » affirme le Dr. Thomas Eager, professeur en ingénierie des matériaux au MIT (Th. Eager, déc. 2001). 

[12] Le rapport précise que les incendies, certes provoqués par les feux de kérosène, ont été « alimentés pour l’essentiel par les fournitures de bureau » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.179), la combustion du kérosène n’ayant duré que « quelques minutes » (NIST, rapport final, oct. 2005, pp.183-184). 

[13] Selon les estimations du NIST, ce sont précisément 43 des 47 colonnes centrales de la tour nord et 39 parmi celles de la tour sud qui ont vu leur isolation thermique arrachée par les projections de débris (réacteurs, etc.) sur la zone d’impact (NIST, rapport final, oct. 2005, pp.23 et 41). 

[14] Il convient de préciser que le NIST rejette la théorie de l’effondrement en « piles d’assiettes » avancée par la FEMA et reprise à son compte par la Commission d’Enquête sur le 11/9.  L'organisme le dit clairement : « Les découvertes du NIST ne corroborent pas la théorie de l’effondrement en “piles d’assiettes” ».  Le NIST soutient que les effondrements ne sont pas dus à une désolidarisation des planchers d’avec les colonnes mais au fait qu’ils « sont restés reliés aux colonnes et les ont tirées vers l’intérieur [des bâtiments] » sous l’effet des fortes chaleurs dégagées par les incendies (NIST FAQs, Q°2, 30/08/06).

[15] Ces experts se sont regroupés en associations ou collectifs professionnels appelant à une nouvelle enquête :

Architects & Engineers for 9/11 Truth, une association américaine regroupant 1500 architectes et ingénieurs.

Scientists for 9/11 Truth, une association professionnelle regroupant 70 scientifiques de premier plan (chimistes, physiciens, geophysiciens...).  Les membres fondateurs de l'association sont les chimistes Niels Harrit (Univ. de Copenhague) et Frank Legge, le physicien Steven Jones (Brigham Young Univ.) et l'ingénieur chimiste Kevin Ryan.

Le Collectif Scientifique Francophone pour la Vérité sur le 11 Septembre, un collectif créé en septembre 2010 qui regroupe des scientifiques francophones dont le géo-physicien et chercheur retraité du CNRS André Rousseau.

[16] L’art de la démolition contrôlée consiste à annihiler la structure portante d’un immeuble à l’aide de charges explosives pour qu’il s’effondre sur lui-même, librement (à une vitesse proche de celle de la chute libre), symétriquement et totalement.

[17] À la lueur de ces témoignages d’explosions dans les sous-sols, il est intéressant de relever le commentaire de Mark Loizeaux, directeur associé de Controlled Demolition Incl’une des entreprises leaders dans l’industrie de la démolition : « Si je devais faire tomber les Tours [Jumelles], je disposerais des explosifs dans les sous-sols pour que le poids du bâtiment aide à faire céder la structure » (C. Bollyn, 27/01/05). 

[18] Une autre explication un temps avancée pour expliquer ces multiples explosions fut celle de fuites de gaz.  Or le WTC n’était pas alimenté en gaz.

[19] Les standards américains pour les investigations d'incendie et d'explosion sont fixés par le code NFPA 921 édité par l'organisation américaine National Fire Protection Association (l’Association nationale de protection contre les incendies). 

[20] De la même façon, le rapport de la Commission d’enquête s’arrête dans ses explications au moment où les bâtiments commencent à s’effondrer. 

[21] En effet, le NIST se repose sur la théorie de M. Bazant lorsqu'il affirme sans l’expliquer que « l’énorme partie supérieure de chaque bâtiment » est tombée sur la partie inférieure qui « ne pouvait pas résister à la gigantesque énergie produite par le mouvement vertical [de la partie supérieure] » (NIST FAQs, Q°2, 30/08/06). 

[22] Pour rappel, selon les estimations du NIST, seules 41 colonnes de la Tour Nord ont été détruites par les impacts d’avion.  Si l’on ajoute les colonnes endommagées, cela nous donne un total de 46 colonnes détruites ou endommagées sur 287 (voir note n°10 pour plus de détails). 

[23] M. Bazant prétend expliquer pourquoi le bloc supérieur n'a pas basculé complètement.  Son raisonnement peut se résumer ainsi : pour qu'il y ait basculement, il faut une charnière autour de laquelle la rotation puisse s'effectuer, or celle-ci ne peut résister aux forces horizontales qui s'appliquent sur elle (Z. Bazant et Y. Zhou, 13/09/01, révisé jan. 2002, p.5).  Reprenant les explications de M. Bazant, l’expert en génie civil J. Quirant précise : « Les liaisons [de la charnière] se sont rompues bien avant que le centre de gravité du bloc supérieur […] sorte de la base de la tour. […] Le basculement total n'a pu se produire et la descente du bloc s'est alors poursuivie verticalement » (J. Quirant, FAQ, « Le basculement de la Tour Sud »).  Or selon le physicien F. Henry-Couannier, le bloc supérieur n'a nul besoin de cette charnière pour poursuivre sa rotation autour de son centre de gravité, en même temps que la descente verticale se poursuit : « la rotation aurait dû au moins se poursuivre à vitesse angulaire constante.  Le fait que la rotation ralentisse signifie que d'autres forces se sont exercées » (F. Henry-Couannier, 28/01/11, p.47). 

[24] Le rapport de la Commission sur le 11-Septembre a estimé le temps d'effondrement de la Tour Sud à 10 secondes (NIST, rapport final, oct. 2005, p.322).  Les estimations du Dr. Frank Greening semblent plus réalistes : les temps de chute seraient de 11,5 et 12,6 secondes respectivement pour les Tours Sud et Nord (F.R. Greening, fév. 2006).  Quant au NIST, il n'a pas estimé les temps de chute des Tours mais il a évalué les temps de chute des tous premiers pans de colonnes périphériques qui ont été éjectés : environ 9 secondes pour la Tour Sud et 11 secondes pour la Tour Nord (NIST FAQs, Q°6, 30/08/06). 

[25] À l'automne 2006, Steven Jones fut relevé de ses fonctions d'enseignement au sein de l’Université Brigham Young à cause de ses travaux de recherche controversés sur l’effondrement des Tours du WTC.  Il prit sa retraite le 20 octobre 2006 avec à la clé le statut de professeur émérite.

[26] G. MacQueen et T. Szamboti ont examiné la chute du toit de la partie supérieure de la Tour Nord à partir de cette vidéo-ci afin de vérifier si une décélération à l’impact pouvait être observée (G. MacQueen et T. Szamboti, jan. 2009).  Leur conclusion est la suivante : « Nous avons découvert que [le toit] n’a subi ni impact sévère et soudain, ni décélération marquée.  Il n’y a pas eu de choc » (G. MacQueen et T. Szamboti, jan. 2009, p.13).

[27] Selon M. Bazant, la chute de la partie supérieure aurait produit un « choc très puissant » sur la structure inférieure pour la faire s’effondrer.  Or, conformément à la loi de conservation de l’impulsion, il ne peut y avoir choc sans décélération.  G. MacQueen et T. Szamboti en concluent donc qu’ « il n’y a pas pu y avoir de charge additionnelle [sur la partie inférieure] » dont la chute demeure inexpliquée.  « L’hypothèse d’effondrement de Bazant et des auteurs du NIST ne résiste pas à l’examen » (G. MacQueen et T. Szamboti, jan. 2010, p.13).

[28] Un autre phénomène observé est celui des projections horizontales de bouffées de poussière ou « pétarades » (« squibs » en anglais) visibles sur les images jusqu’à 20 étages au-dessous de la zone d’effondrement [photo].  Selon le NIST, c’est l’air comprimé par les effondrements qui aurait provoqué « l’expulsion par les fenêtres de fumées et de débris » (NIST, rapport final, oct. 2005, p.146).  Cette explication fait néanmoins débat.  Certains scientifiques jugent peu vraisemblable l'idée que l’air ait pu être comprimé jusqu’à 20 étages au dessous de la zone d’effondrement, alors même que de nombreuses ouvertures pouvaient évacuer les volumes d’air comprimé bien plus haut, au niveau du front d'effondrement.  De plus, certaines de ces « pétarades » se produisent en cascade selon un schéma de progression verticale du haut vers le bas le long des façades.   L’une d’entre elles est particulièrement visible le long de l'angle sud-ouest de la Tour Nord [analyse vidéo de ces pétarades en cascade par D. Chandler – à partir de 0 :40].   Une étude cinématique de Manfred Cocherfert (M. Cochefert, 21/11/09) et Frédéric Henry-Couannier (F. Henry-Couannier, 28/01/11, pp.27-42) montre que leur vitesse de déplacement vers le bas dépasse celle attendue dans le modèle d'un effondrement progressif gravitationnel sans résistances et sort significativement des prédictions de M. Bazant (M. Cochefert, F. Henry-Couannier, 1/01/10), ce qui signifie que la force de gravité à elle seule est incapable d'en rendre compte.  Jérome Quirant a suggéré que l'inclinaison de l’antenne de la Tour Nord pourrait être responsable de ces vagues de destruction explosives en façade (J. Quirant, 23/11/09), mais sans en préciser les mécanismes.  Sa proposition non étayée fut contestée à plusieurs reprises (M. Cochefert, déc. 2009) et mise en défaut par F. Henry-Couannier (F. Henry-Couannier, 28/01/11, pp.38-39).

[29] Il convient de noter que ces éjections font maintenant partie du récit officiel.  Dans son rapport final sur le WTC7 publié en août 2008, le NIST les a mentionnées pour expliquer comment les feux ont démarré dans cet immeuble : « Les incendies dans le WTC7 furent déclenchés à la suite de l’impact de débris provenant de l’effondrement du WTC1 » écrit-il (NIST, rapport final WTC7, août 2008, p. xxxvi).  Plus loin, il précise que ces débris furent « éjectés avec force et parcoururent des distances jusqu’à plusieurs centaines de mètres » (NIST, rapport final WTC7, août 2008, p.16).  Néanmoins, le NIST n’explique pas comment de grandes sections d’acier ont pu être éjectées si loin.

30] L’acier n’est pas un matériau combustible dans des feux ordinaires (de bureaux ou d’hydrocarbures).

[31] Ce qui, nous l‘avons vu, n’était pas le cas dans les gravats pauvres en oxygène et en matériaux combustibles de Ground Zero.

[32] La température approximative d’un métal est indiquée par sa couleur, tout à fait indépendamment de la composition du métal en question. 

[33] La thermite est un matériau incendiaire composé d'oxyde de fer et de poudre d'aluminium.  Lorsqu’elle est enflammée, « la réaction produit directement du fer fondu [vidéo], qui est assez chaud pour fondre et même évaporer l'acier [vidéo] qui entre en contact pendant la réaction » (S. Jones, sept. 2006).  Nous y reviendrons dans la partie II de l’article.

[34] Les projections horizontales de bouffées de poussière (« squibs » en anglais) que le NIST attribue à la compression de l’air provoquée par les effondrements sont également une caractéristique commune aux démolitions contrôlées (voir n°28). 

[35] Cet échantillon provient de M. Frank Delessio.  D’après son témoignage filmé [vidéo, min. 34:54 à 37:42], M. Delessio se trouvait dans Manhattan à proximité de pont de Brooklyn lorsque la seconde Tour (Tour Nord) s’effondra.  Il fut alors enveloppé de poussières du WTC dont il prit une poignée dans une main avant d’aller rendre visite à son ami Tom Breidenbach.  Les deux amis décidèrent ensemble de conserver la poussière dans un sac plastique.  Tom Breidenbach, dont le témoignage filmé est également disponible [vidéo, min. 37:45 à 39:00], décida en 2007 d’envoyer une partie de cette poussière à l’un des chercheurs ayant participé à l’étude, le professeur Steven Jones. 

[36] Dr Niels Harrit enseigne la chimie organique, la photochimie et la photophysique aux étudiants en nanosciences et en chimie à l’Université de Copenhague.  Il a publié près de 60 articles dans les meilleures revues à comité de lecture.

[37] En effet, le centre des matériaux énergétiques du Laboratoire national de Lawrence Livermore, un centre de recherche dépendant du Département de l'Énergie des Etats-Unis, a dévoilé en avril 2000 une nouvelle technologie pour « fabriquer des matériaux énergétiques nanostructurés » (A.E. Gash, R.L. Simpson et al., 10/04/00) dont les caractéristiques correspondent à celles des particules rouges-grises (N. Harrit et al., avr. 2009, p.26).  Quelques mois plus tard, dans un article intitulé « La chimie à l’échelle nanométrique produit de meilleurs explosifs », Randy Simspon – directeur du Centre des Matériaux Energétiques du Laboratoire national de Lawrence Livermore – explique que ce nouveau procédé « peut nous offrir le meilleur de ce qui se fait au monde à la fois en terme de densité énergétique et de puissance » (LLNL, oct. 2000).

[38] L'analyse révèle une absence de zinc dans les particules rouges-grises mais une présence élevée en zinc dans la peinture protectrice.  L’article de Niels Harrit se base d’une part sur la description chimique de la peinture protectrice figurant dans le rapport du NIST, et d’autre part sur l’observation des particules rouges-grises. 

[39] M. Basile a obtenu deux échantillons de poussière directement auprès de leurs propriétaires : l’un provient d’une résidente new-yorkaise (Mme Janette McKinlay) et l’autre provient d’un musée de New York.

[40] Il convient de noter que la société Controlled Demolition Inc. est l’une des sociétés qui furent chargées de déblayer le site de Ground Zero.

[41] Une théorie valide est une théorie qui a résisté jusqu’à date à toutes les tentatives de réfutation.  La théorie selon laquelle tous les corps célestes tournent autour de la Terre était valide jusqu'à ce qu'elle soit réfutée par les découvertes de Galilée.  De même, la théorie de la démolition controlée est valide car elle n'a pas été réfutée (elle n’a pas été démentie par les faits).  Mais cela ne prouve pas rigoureusement qu'elle est vraie.  Dans les sciences expérimentales, il n'y a de certitude que négative : on peut savoir hors de tout doute si une théorie est fausse (quand elle est réfutée expérimentalement) mais pas si elle est vraie.  

SUR CE LIEN POSSIBILITE DE VISIONNER DES VIDEOS ET IMAGES RELATIVES A CET ARTICLE

http://www.reopen911.info/11-septembre/article-point-cle-du-11-septembre-les-explications-officielles-de-la-chute-des-tours-jumelles-fiction-ou-realite/#article


Arnaque

L’attentat du World Trade Center, arnaque à l’assurance ?
Larry Silverstein pas si malheureux : Pour beaucoup le nom de Larry Silverstein ne dit pas grand-chose. Pourtant ce nom est célèbre aux États-Unis et encore plus depuis les attentats du 11 septembre 2001. Ce milliardaire américain qui est aussi dans le domaine de l’immobilier a acquis le bail du World Trade Center pour une durée de 99 ans et pour un montant de plus de trois milliards de dollars.
Le changement de propriétaire s’est fait six mois avant le jour tragique des attentats et l’heureux nouveau propriétaire est plein de confiance dans l’avenir. Il pense pouvoir rentabiliser son investissement sans aucune difficulté et il a pour cela des projets révolutionnaires plein la tête.
Pourtant il vient d’acquérir un bien immobilier qui n’a jamais rapporté le moindre sous depuis sa naissance et il faudra au moins une révolution pour que cela change. Tous les experts en immobilier savent bien qu’il est impossible de tirer des profits en exploitant le World Trade center. Au mieux on s’en tire avec de quoi régler les frais de fonctionnement. Mais quand un homme d’affaire investit plus de trois milliards de dollars ce n’est pas pour faire du sur place mais bien pour faire du profit. On peut donc se demander pourquoi un tel investissement dans une structure immobilière avec une rentabilité presque impossible ? Larry Silverstein serait-il un ignorant ? Peut-on être ignorant quand on est milliardaire ?
En plus de son investissement de départ, le bon Larry a dû faire des travaux de rénovation à hauteur de 200 millions de dollars. Ce n’est pas que les tours du World Trade Center tombaient en lambeaux mais il a fallu remplacer du matériel de construction usagé voire dangereux pour la santé. Pour dire la vérité le World Trade Center était une réserve à amiante et, là encore, on fait mieux en matière d’investissement.

Il semble même que le World Trade Center était voué à la destruction car, d’un coté il n’était pas rentable et de l’autre, l’amiante présente dans les tours présentait un risque de santé public. Mais le coût de destruction, étage par étage était trop important et c’est la seule raison pour laquelle le World Trade Center se tenait encore debout avant le 11 septembre 2001.
Mais Larry est un homme de cran et il a confiance en cet épouvantail qu’il vient d’acquérir pour une somme astronomique. Sa confiance semble cependant limitée puisque 6 semaines avant les attentats du 11 septembre, il change son contrat d’assurance et protège un peu plus ses tours chéries. Désormais il sera remboursé en totalité en cas d’attaque terroriste et même le montant des travaux qu’il aura effectué par la suite sera pris en compte.
Sans doute une bien bonne idée de la part de notre milliardaire car 6 semaines plus tard deux avions s’écrasent sur les tours jumelles du World Trade Center. Un drame aussi bien humain que matériel. Pour Larry et ses associés rien de bien dramatique, souvenez-vous qu’il vient de changer son contrat d’assurance ! Il n’a plus qu’à attendre un remboursement et dans le monde des affaires il faut attaquer pour manger alors Larry va attaquer. Le milliardaire estime que le World Trade Center a été victime de deux attaques terroristes (deux avions) et donc il doit se faire rembourser pour deux attentats.
Direction le tribunal car bien entendu, une plainte est déposée contre l’assurance. Et avec une personne comme Larry Silverstein à l’attaque, l’assureur risque de devoir sortir toutes ses dents contre une ribambelle d’avocats experts dans l’art de récolter le plus d’argent possible.
La défense de l’assureur a d’ailleurs été assez logique puisque celui-ci a soutenu devant le tribunal que les évènements du 11 septembre constituent un attentat terroriste et pas deux. De ce fait le montant du remboursement devait être limité à 3,55 milliards de dollars, somme suffisante pour reconstruire les tours ou pour rembourser l’investissement effectué par Larry Silverstein.
Cependant pour l’homme d’affaires américain il est question de deux avions donc de deux attentats et c’est pourquoi il estime qu’il doit se faire rembourser au "bas mot" 7 milliards de dollars ! Une estimation un peu surréaliste car avec un tel dédommagement notre déjà richissime Larry se retrouverait avec un profit net de plus de trois milliards de dollars.
Le résultat du procès :

La justice américaine a depuis rendu son verdict et considère les attaques du World Trade Center comme une double attaque terroriste dont chacune nécessite une indemnisation. En conséquence, l’assureur devra verser un dédommagement à hauteur de 4,6 milliards de dollars.
Sachant que notre milliardaire et ses associés ont dépensé aux environs de 3,6 milliards en investissement (bail de location sur 99 ans plus travaux de rénovation), on peut estimer que ce n’est pas moins d’un milliard de dollar qui iront dans la poche de Larry Silverstein et de ses associés.
Le 11 septembre 2001 est une date tragique pour de nombreux pompiers, policiers et travailleurs américains qui sont morts dans la destruction des tours du World Trade Center mais pour le nouveau propriétaire, Larry Silverstein, et ses associés c’est un jour béni. Un jour, qui leur permettra de toucher de la part de l’assureur, en plus du remboursement de leur investissement de départ, un surplus d’environ un milliard de dollar.
Les conclusions qui s’imposent

Nous sommes un site d’assurance et nous nous contentons d’essayer de vous expliquer les mécanismes de l’assurance du mieux possible. Mais les attentats du World Trade Center sont sans aucun doute l’événement le plus insolite de toute l’histoire de l’assurance du moins en terme d’argent.
Nous laissons les théories du complot aux spécialistes de la question qui ne manquent pas d’arguments pour remettre en cause la version officielle de ces attentats. Chacun se fera sa propre idée et il n’est pas question d’essayer de vous influencer sur la question. N’hésitez d’ailleurs pas à nous laisser des commentaires pour nous dire ce que vous en pensez.
Du point de vue qui nous concerne le plus, je veux parler de l’assurance, n’est-il pas étrange de changer son contrat d’assurance 6 semaines avant un événement tragique ?
Si par exemple vous changez votre contrat d’assurance voiture et passez de la formule au tiers à la formule tous risques et que l’on vous vole votre voiture dans les 6 semaines, croyez-vous vraiment que votre assureur ne va pas sentir le coup fourré et mener une enquête poussée ? L’assureur de Larry Silverstein n’aura pas la chance de faire son enquête car le gouvernement américain a classé l’affaire assez rapidement et interdit une contre-enquête. Avec autant de dollars en jeu, n’est-il pas envisageable que ce soit Larry Silverstein lui-même qui ait financé les attentats ? Cette théorie vous ne la trouverez sans doute pas sur le net car elle est absolument gratuite et n’est fondée sur aucune preuve mais est-ce pour autant qu’elle est fausse ?
L’assureur du World Trade Center a joué de malchance et ce dont on peut être certain c’est qu’il ne savait pas que seulement 6 semaines après avoir modifié le contrat d’assurance, les tours jumelles seraient détruites. Ceci étant, le pauvre assureur pourra se retourner sur son réassureur pour rembourser son assuré.

Voir : Le principe de coassurance et de réassurance.
Ce qu’il y a de positif dans l’affaire qui a opposé Larry Silverstein à son assureur, c’est que la justice a donné raison à l’assuré. Vous ne pourrez donc plus dire que les assurances ont toujours raison et qu’il ne sert à rien de se battre en justice contre une assurance. En cas de conflit avec votre assureur, vous savez ce qu’il vous reste à faire… Prenez un bon avocat et soyez sans aucune pitié !

 Assurances.info

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Vidéo : Délits d'initiés le 11/9 sur RMC.

http://www.dailymotion.com/video/xaxv56_delits-d-inities-le-11-9-sur-rmc-bo_news


1-2 « The 9/11 Black Box », présenté au Festival de Cannes.
. La direction du 64e Festival de Cannes a décidé de mettre à l’honneur deux films d’opposants iraniens : Ceci n’est pas un film, de Panahi et Mirtahmasb, sera présenté en séance spéciale, tandis que Au Revoir, de Mohammad Rasoulof, s’ajoute à la sélection d’Un Certain Regard.

Conformément à sa ligne politique, le Festival a accepté cinq films présentés par l’Iran, mais a décidé de leur donner le moins d’importance possible.

Parmi ceux-ci, The 9/11 Black Box (La Boîte noire du 11-Septembre) de Mohamedreza Eslamloo, avec Thierry Meyssan dans le rôle principal.

Le titre du film fait référence à une interview de Mahmood Ahmadinejad, en marge de la dernière Assemblée générale des Nations Unies. Il avait alors déclaré que l’on ne doit pas avoir peur d’ouvrir la boîte noire du 11-Septembre pour comprendre les guerres d’Afghanistan et d’Irak.

Thierry Meyssan a reçu le Prix spécial du jury lors du 29ème Fajr Film Festival pour son étonnante prestation d’acteur et pour son engagement en faveur des Droits de l’homme.

The 9/11 Black Box sera projeté deux fois aux festivaliers de Cannes.

Le Festival de Cannes, la Mostra de Venise et le Festival de Berlin sont en conflit avec l’Iran qu’ils accusent de réprimer certains cinéastes. Ainsi, Jafar Panahi avait été arrêté et emprisonné trois mois pour ses contacts avec des services secrets étrangers. Son incarcération l’avait empêché de sièger au jury du Festival de Cannes 2010.

Pour une toute autre raison, le Festival de Cannes ne souhaite pas donner de publicité à un film critique sur le 11-Septembre dans lequel joue Thierry Meyssan joue son propre rôle. En effet, en 2002, l’American Jewish Congress avait appelé Hollywood au boycott du Festival pour contraindre le gouvernement français à interdire la vente de L’Effroyable imposture. Il avait fallu que le président du jury d’alors, Woody Allen, intervienne pour calmer le jeu. Le ministre de la Culture et Éric de Rothschild avaient également signé un communiqué commun pour sauver le Festival. Les organisateurs ne souhaitent évidemment pas raviver la polémique aujourd’hui.

http://www.voltairenet.org/article169793.html



2 Positions des analystes

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

2-1 Chomsky et Bricmont à propos du 11/9 et du ‘complot’.

28 avril, 2011 by GeantVert

Nous avons choisi de relayer cet article paru sur le site de Michel Collon, Investig’Action, dans lequel l’auteur évoque les propos du célèbre linguiste et philosophe de gauche Noam Chomsky, et ceux du physicien et essayiste belge Jean Bricmont.

Soyons clairs : pour ces intellectuels hautement respectables, le "Mouvement pour la vérité sur le 11/9" dont notre association fait partie, et qui est soutenu par un nombre croissant de spécialistes et de professionnels – souvent au risque de leur carrière -, n’a aucune légitimité à remettre en cause la version officielle des événements. Notre action serait une vaste "diversion" qui aurait pour seul effet de détourner l’attention et l’énergie du public des vrais problèmes bien plus graves qui sévissent de par le monde.

Avant de vous laisser lire cet article, nous avons trois remarques :

Premier point : il est dommage que la lettre du Professeur David Ray Griffin publiée en juillet dernier sur le site GlobalResearch.ca et traduite par nous même cette année n’ait pas reçu de réponse, bien qu’elle s’adressait à VOUS. 

En effet, M. Griffin demandait explicitement aux tenants de la Gauche s’ils "croyaient vraiment aux miracles auxquels la version officielle fait appel", et il en énumérait neuf. Messieurs Collon, Bricmont et Chomsky, avez-vous seulement lu ce document ?

Deuxième point : comme le détaille patiemment David Ray Griffin dans sa lettre, la véritable diversion qui a permis à l’administration Bush de mettre en place la rhétorique de la "Guerre au terrorisme," repose essentiellement sur le rapport officiel du 11/9, et M. Griffin l’explique ainsi :

"Cette crainte de la diversion a été dirigée contre la mauvaise théorie du complot. Rien n’a distrait davantage les États-Unis et leurs alliés des questions comme celles de l’apartheid mondial, de la crise écologique, de la prolifération nucléaire, et du pouvoir des entreprises, que la "guerre contre la terreur" – avec ses énormes opérations en Afghanistan et en Irak, ses incessantes alertes terroristes, ses histoires d’attaques déjouées, et l’épuisement de nos finances nationales qu’elle a occasionné. Cette soi-disant guerre au terrorisme prend ses racines, aussi bien historiquement que comme justification actuelle, dans le compte-rendu officiel du 11/9. Comme je l’écrivais en réponse à Cockburn dans Le Monde diplomatique (édition norvégienne – NdT) il y a trois ans, "La version gouvernementale du 11 Septembre EST la vraie diversion".

 Enfin, troisième point : notre association ReOpen911 publiera une réponse exhaustive à cet article qui, malgré la faiblesse de ses arguments, n’en a pas moins un impact sur l’opinion publique du fait du statut de leurs auteurs.

 Chomsky et Bricmont à propos du 11/9 et du « complot »

par Michel Collon sur son site Investig’Action, le 28 avril 2011

Bush, suivi par Obama, s’est servi du 11/9 pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak. La prétendue « guerre contre le terrorisme » a servi à diaboliser les résistances en Palestine et dans le monde arabe, en Colombie et en Amérique latine ; elle a aussi servi à attaquer les droits démocratiques aux USA et en Europe. Pour les autorités, il est bon que les gens ne débattent pas sur ces manipulations, mais se limitent à discuter sans fin sur l’effondrement des tours de New York.

Dès le départ, Investig’Action a choisi de ne pas travailler et de ne pas publier sur le 11 septembre. Pourquoi ? Parce que, pour se faire une opinion solide et valable sur tous les aspects de cette affaire, il faudrait travailler longtemps. Nos moyens étant limités, nous préférons consacrer ce temps à des questions qui nous semblent plus importantes.

Exceptionnellement, nous diffusons cet article qui permettra de comprendre notre décision. Noam Chomsky et Jean Bricmont expliquent pourquoi le mouvement anti-guerre devrait plutôt rassembler ses forces à dénoncer et éclairer des complots et des stratégies incontestables.

Bush, suivi par Obama, s’est servi du 11/9 pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak. La prétendue « guerre contre le terrorisme » a servi à diaboliser les résistances en Palestine et dans le monde arabe, en Colombie et en Amérique latine ; elle a aussi servi à attaquer les droits démocratiques aux USA et en Europe. Pour les autorités, il est bon que les gens ne débattent pas sur ces manipulations, mais se limitent à discuter sans fin sur l’effondrement des tours de New York.

Le site michelcollon.info appelle tous ceux qui le peuvent à nous soutenir pour développer la contre-information sur les causes réelles des guerres et sur les médiamensonges qui les entourent.

28 avril, 2011 by GeantVert

Michel Collon et l’équipe Investig’Action

Sur le site de Michel Collon :

Lors d’une interview donnée il y a quelques mois à la télévision iranienne Press TV, Chomsky a déclaré que les Etats-Unis n’avaient pas de preuves de la culpabilité « des personnes qu’ils ont accusées d’être impliquées dans les actes terroristes du World Trade Center et du Pentagone » (et que c’était la raison pour laquelle ils ne les ont pas fournies aux talibans et ont déclenché la guerre en Afghanistan).

Cela fut souvent interprété sur la Toile comme un rejet « tardif » de sa part de la « version officielle » sur les attentats. Comme il me semblait qu’il avait toujours dit la même chose, et que je ne voyais dans ces propos aucune « admission » de quoi que ce soit, je lui ai demandé comment il fallait les comprendre. Voici sa réponse :

 « J’ai été surpris de voir que cette remarque a été interprétée comme une « admission tardive » que le mouvement qui se proclame comme étant « pour la vérité sur le 11 septembre » avait toujours eu raison en ce qui concerne cette conspiration. Cette conclusion ne repose sur rien. Mon commentaire dans l’interview répétait simplement des propositions non controversées que j’avais écrites il y a 8-9 ans, et redites souvent depuis lors.

En bref, en octobre 2001, les Etats-Unis et la Grande- Bretagne ont commencé à bombarder l’Afghanistan. La raison, ouvertement avancée par le président Bush, était que les talibans avaient refusé de livrer aux Etats-Unis les gens que Washington accusait d’avoir perpétré les actes terroristes du 11 septembre. Les talibans avaient signalé qu’ils pourraient accepter une extradition ou une autre forme de jugement si les Etats-Unis fournissaient des preuves de leur culpabilité, mais Washington refusa de le faire. Huit mois plus tard, la direction du FBI déclara au Washington Post que le FBI pouvait seulement confirmer qu’il croyait que le complot avait ses origines en Afghanistan mais avait été élaboré dans les Emirats Arabes Unis et en Allemagne (et, bien sûr, aux Etats-Unis). Pour citer Robert Mueller, directeur du FBI, dans ce que le Washington Post a décrit comme étant certains de « ses commentaires publics les plus détaillés concernant l’origine des attaques » du 11 septembre 2001

"Nous estimons que les têtes pensantes derrière les attentats se trouvent en Afghanistan, en haut de la direction d’al Qaida" bien que la trace du complot et du financement remontent apparemment à l’Allemagne et aux Emirats Arabes Unis. Il s’ensuit que, au moment du bombardement, le gouvernement américain n’avait pas de preuves solides à fournir aux talibans."

Pour résumer, il s’agit ici simplement d’un fait qui n’est pas contesté, qui a été rapporté il y a 8 ans dans la presse nationale, et qui est exactement ce que j’ai écrit à l’époque.

Et, pour réaffirmer une évidence, ces faits n’ont fourni, ni à l’époque, ni maintenant, aucune raison de douter de la conclusion du FBI en avril 2002 sur la responsabilité probable d’al Qaida. Et ils ne fournissent certainement aucune indication pour appuyer les assertions du « mouvement pour la vérité sur le 11 septembre » qui, à ma connaissance, n’a avancé aucune hypothèse crédible pour rendre compte de ce qui s’est passé le 11 septembre, en particulier le fait crucial que l’administration Bush, ainsi que les commentateurs, ont incontestablement attribué la responsabilité principale des attentats à des pirates de l’air saoudiens. »

 Note : la suite est de Jean Bricmont et est indépendante des opinions de Noam Chomsky.

La dernière remarque de Chomsky soulève le problème de la plausibilité des scénarios conspirationnistes. En effet, si tout a été manigancé de l’intérieur (un « inside job »), pas d’avion dans le Pentagone, démolition contrôlée des tours etc., alors pourquoi diable avoir inventé des pirates de nationalité saoudienne plutôt qu’irakienne ou afghane ? Après tout, l’administration Bush a tenté d’établir un lien entre le gouvernement irakien et les attentats du 11 septembre. Cela n’aurait-il pas été bien plus facile si les pirates (imaginaires) avaient été irakiens ?

Tout le problème des conspirations est celui de leur plausibilité a priori. Imaginer que tout a été manigancé de l’intérieur et qu’on a inventé des terroristes saoudiens n’est simplement pas crédible. Mais les conspirations rencontrent d’autres problèmes du même genre : si tout a été fabriqué, cette conspiration implique-t-elle un grand nombre de personnes (la Maison Blanche, le FBI, le Pentagone, la plupart des experts ayant étudié les attentats etc.) ou un petit nombre (quelques individus félons mais haut placés) ?

Dans le premier cas, comment se fait-il qu’il n’y a eu aucune fuite depuis lors, dans un pays où il y a eu les papiers du Pentagone, le Watergate, l’Iran-Contragate, Philip Agee1, Wikileaks et les mémos de Downing Street2 ? Aucune confession, même sur un lit de mort ? De plus, il faut une certaine bonne volonté pour imaginer que, dans un pays où il y a tant de fuites, un dirigeant quelconque serait assez fou pour mettre sur pied une gigantesque conspiration en espérant garder le tout secret.

Dans le deuxième cas (une conspiration due à un petit nombre d’individus félons), on doit supposer une incompétence inouïe du reste de l’appareil d’Etat. Or, l’un des principaux arguments conspirationnistes est que, a moins qu’il y ait eu conspiration, l’appareil d’Etat ne peut pas avoir été incompétent au point de laisser passer les avions sans les intercepter etc. Mais si une conspiration due à un petit nombre d’individus félons avait eu lieu et n’avait pas été découverte, alors l’appareil d’Etat aurait fait preuve d’une incompétence bien plus grande encore que celle dont il a fait preuve le 11 septembre. De plus, comment imaginer que des milliers de conspirationnistes découvrent les ficelles du complot, tout en étant assis derrière leur ordinateur, mais que le FBI en soit incapable (à moins de revenir à l’idée d’une méga-conspiration impliquant aussi l’essentiel du FBI) ?

Pour établir la réalité d’événements historiques, les seuls moyens vraiment fiables sont les preuves matérielles, tels des documents (authentiques). Les témoignages ou les arguments du style « il est impossible que cela se soit passé autrement (que selon le scénario avancé) » sont toujours de bien moindre qualité que les preuves matérielles. Or il n’y a aucune preuve de ce type dans les discours conspirationnistes.

Tout le mouvement « pour la vérité sur le 11 septembre » se concentre sur les « impossibilités techniques » soi-disant liées aux attentats : la forme du trou dans le Pentagone, la rapidité de la chute des tours etc. Mais ces problèmes techniques sont en fait très compliqués- on ne devient pas expert et aéronautique et en résistance des matériaux en quelques heures. De plus, le moins qu’on puisse dire, c’est que des expériences comme le 11 septembre ne sont pas faites tous les jours (heureusement). Or comment savoir ce qui se passe dans des phénomènes compliqués impliquant des centaines de variables sans faire d’expériences ? Il ne faut pas imaginer que « La Science » a une réponse a priori à toutes ces questions, et en tout cas pas une réponse évidente pour le profane (même si des explications a posteriori peuvent être avancées). Il existe d’ailleurs des sites consacrés à la réfutation des arguments techniques des conspirationnistes (par exemple http://www.debunking911.com/ ou, en français, http://www.bastison.net/), mais ces contre-arguments sont toujours jugés comme n’étant pas « suffisamment scientifiques » par les adeptes des conspirations ; étant moi-même scientifique, je trouve souvent ces contre-arguments assez techniques et compliqués. Mais je me demande toujours comment des non scientifiques peuvent être si sûrs de leur caractère insatisfaisant ; c’est pourquoi je préfère m’en tenir aux arguments simples de plausibilité.

Le même problème s’est posé dans le passé en ce qui concerne la croyance aux miracles. Celle-ci a diminué, non pas parce que la science aurait expliqué chaque guérison supposée miraculeuse, mais parce qu’on a cessé de trouver plausible qu’un dieu, supposé tout puissant et infiniment bon, intervienne au petit bonheur la chance, guérissant l’un et laissant mourir l’autre dans d’atroces souffrances, le second étant aussi vertueux que le premier, et n’accomplissant jamais aucun miracle indiscutable, par exemple faire repousser des membres amputés. C’est la question de la plausibilité a priori qu’il faut se poser en premier lieu, à la fois pour les conspirations et pour les miracles. Tant qu’il n’y a pas de réponse à cette question, on peut laisser de côté les questions techniques auxquelles il n’y a (soi-disant) pas de réponse, parce que dans tous les phénomènes compliqués, tels que la santé ou l’effondrement de tours, il y a toujours des choses apparemment étonnantes qui se produisent.

Il existe aussi une version faible des conspirations, qui ne prétend pas que tout a été manigancé de l’intérieur, mais qu’on a « laissé faire ». Dans un sens banal, c’est vrai, vu que les attentats ont bien eu lieu, ce qui rend cette version plus difficile à discuter. Mais elle sous-entend qu’on a laissé faire les attentats volontairement. Qui est le « on » ? Si c’est l’ensemble de l’appareil d’Etat américain, la question de la plausibilité se pose de nouveau. Idem s’il s’agit d’un complot organisé par des individus félons et bloquant systématiquement les mécanismes de défense. Le problème est qu’il est difficile de prouver quoi que ce soit lorsqu’il s’agit des intentions des êtres humains. Il est toujours possible que certaines personnes, membres de services secrets non américains par exemple, aient été au courant de plus de choses que ce dont ils ont avertis leurs « alliés »3. Mais comment le prouver ?

Tout cela ne veut évidemment pas dire que le rapport sur le 11 septembre dise toute la vérité. Comme on peut le voir dans la vidéo http://www.youtube.com/watch?v=J1bm…, un point crucial de l’enquête qui a été mis de côté, est que la motivation des attaquants du 11 septembre était la haine provoquée par le soutien américain pour Israël. Mais cela n’a rien à voir avec les conspirations habituelles et celles-ci ont plutôt tendance à occulter ce point crucial qui, s’il était mieux connu, amènerait peut-être les Etats-Unis à se poser des questions sur l’utilité de leur soutien à Israël, de leur point de vue.

Admettre la réalité des attentats ne signifie évidemment pas que la guerre était légale, ni en Afghanistan (comme l’explique Chomsky) ni en Irak. Cela ne revient pas non plus à nier qu’il y ait eu une véritable « conspiration » (si on tient à utiliser cet terme) de la part des Etats-Unis et de leurs alliés : utiliser ces attentats pour justifier la guerre4. Mais, contrairement aux conspirations des adeptes de la « vérité sur le 11 septembre », celle-ci est visible aux yeux de tous.

Il est regrettable que beaucoup de gens sincères et courageux passent leur temps à spéculer sur ces attentats, considèrent le fait de « mettre en doute la version officielle » comme étant le summum de la subversion et de la « résistance au système », et tendent à voir ceux qui exercent leur esprit critique tous azimuts, non seulement face à la propagande américaine, otanienne et sioniste, mais aussi face aux différentes théories de la conspiration, comme des « gardiens du système », alors qu’il y a tant d’autres choses plus utiles à faire pour la défense de la paix. En effet, il n’y aura pas de nouvelle enquête et si, par impossible, il y en avait une, elle n’aboutirait pas aux conclusions que les conspirationnistes souhaitent, vu qu’elle serait nécessairement faite par le même groupe dominant que celui qui a fait les premières enquêtes.

Par contre, il serait possible de créer un mouvement en faveur du retrait des troupes étrangères d’Afghanistan (où la guerre est clairement perdue), contre l’extension de l’Otan, ou pour l’arrêt du soutien à Israël. Sur ces toutes questions, il existe un consensus latent dans la population, indépendamment ce que chaque individu pense des attentats du 11 septembre. Le problème est d’arriver à ce que ce consensus ait une expression politique.

S’adonner à ce travail patient et ingrat est peut-être la véritable forme de « résistance au système ».

 Notes de l’auteur :

Ex agent de la CIA et auteur du remarquable Journal d’un agent secret : Dix ans dans la CIA, éd. Seuil (1976). http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_Agee.

Mémos internes au gouvernement britannique qui révèlent l’ampleur du complot contre la paix organisé par les gouvernements américains et britanniques avant la guerre contre l’Irak. http://questionscritiques.free.fr/edito/memo_secret_de_Downing_Street.htm . Curieusement, les adeptes des conspirations n’insistent jamais sur ces documents, pourtant publiquement disponibles, et qui en disent long sur le cynisme absolu de la politique américano-britannique.

Voir Justin Raimundo, The Terror Enigma, 9/11 and the Israeli Connection, Iuniverse, Inc. Lincoln, NE, 2003 pour une discussion de cette question.

Voir Stephen J. Sniegoski, The Transparent Cabal : The Neoconservative Agenda, War in the Middle East, and the National Interest of Israel, Ihs Press 2008, pour une remarquable analyse de la façon dont les néo-conservateurs ont entraîné les Etats-Unis dans la guerre. Mais, comme l’indique le titre, la « cabale » ici est tout-à-fait transparente.

Source : michelcollon.info

 

 


3 Les lois PATRIOT ACT et les Américains

3-1 Débat télévisé sur les lois PATRIOT ACT aux USA.

27 février, 2011 by GeantVert

Alors que certains amendements sont actuellement discutés au Sénat américain dans le cadre de la reconduction des lois PATRIOT ACT pour encore trois mois, voici un débat diffusé sur PressTV à propos de l’utilité et de l’efficacité de ces dispositions ultra-sécuritaires qui avaient été adoptées au lendemain du 11-Septembre 2001.

La télévision iranienne anglophone donne ici la parole à deux personnalités, à savoir Phillip Giraldi(*), ancien officier de la CIA et Paul Wolf, avocat international et pour les droits de l’homme. En voici la retranscription presque intégrale.

A noter aussi la participation de Frederick Meade, un militant US des droits de l’homme, dont l’étonnante indulgence vis-à-vis de ces lois permet d’apporter un point de vue contradictoire intéressant dans cette discussion

 

 Les lois PATRIOT ACT et les Américains.

par sur PressTV le 8 janvier 2011

Traduction AR pour ReOpenNews

Le PATRIOT ACT américain et le sabotage de la Constitution ont permis la création d’une surveillance dictatoriale de la société par les écoutes téléphoniques, les caméras cachées et la brutalité politique aux États-Unis d’Amérique.

Press TV a interviewé Phillip Giraldi, ancien officier de la CIA et Paul Wolf, avocat international et pour les droits de l’homme, au sujet de la société de surveillance et de l’État policier instauré aux USA. 

Press TV : Nous accueillons Paul Wolf, avocat international pour les droits de l’homme, et par téléphone depuis Washington, Phillip Giraldi, ancien officier de la CIA. Commençons par vous Mr. Giraldi. Vous venez d’écrire sur ce sujet, un article qui part [des lois] Patriot Act et s’étend jusqu’à la critique de la Russie par les USA  à propos de la condamnation de Mikhail Khodokovsky. Comment en êtes-vous arrivé à un jugement aussi critique ? Vous allez jusqu’à comparer le Patriot Act à la loi donnant les pleins pouvoirs à Hitler.

Ph.Giraldi : En fait, j’ai dit que le Patriot Act était similaire aux lois mises en place par les nazis, parce que dans les deux cas le terrorisme était utilisé comme excuse pour porter atteinte aux libertés civiles qui existaient dans ces deux pays, aux États-Unis comme en Allemagne. Je pense qu’il y a là une certaine ressemblance. Je ne tentais pas d’insinuer que les États-Unis étaient devenus semblables à l’Allemagne nazie. Mais le fait est, que bien trop souvent par le passé, des gouvernements ont utilisé la peur – la peur du terrorisme, ou la peur de  "l’ennemi" – comme un moyen pour faire accepter au peuple la politique du gouvernement. Bien souvent ces lois sont néfastes surtout pour les citoyens, car elles suppriment nombre de leurs droits.

Press TV : Mr. Wolf, le Patriot Act, qui a vraiment été lancé juste après le 11/9, a été amendé par les Républicains et par les Démocrates. Y a-t-il toujours besoin de ces régulations et de ces règles dix ans après le 11 septembre 2001?

P. Wolf : Ce qui est vraiment extraordinaire dans tout cela, c’est [justement] que ces attaques se sont déroulées il y a dix ans ou presque ! Et alors que nous pouvions considérer que la réaction des Américains et de leur gouvernement était exagérée, le fait est que l’on continue dans la même direction, et que ces tendances sécuritaires sont de plus en plus drastiques plus de neuf ans après. C’est tout à fait surprenant. J’ai bien aimé la manière dont votre émission décrivait les conséquences du 11/9, principalement celles dirigées contre le Pakistan, le Yémen et bien sûr, les guerres en Irak et en Afghanistan avec leurs assassinats ciblés, et tous ces gens jetés en prison et torturés. Personne ne connait l’envergure que cela a pris, ni combien de prisons secrètes ont vu le jour. Mais désormais, ces choses semblent se produire à l’intérieur même des États-Unis. Le sujet que vous avez choisi de traiter est extrêmement complexe d’un point de vue légal. Cependant, je le résumerais en deux points principaux. D’un côté, nous avons abaissé le niveau de ce qui peut être considéré comme un crime. Cela a été fait en considérant le soutien au terrorisme comme un crime – bien que cette notion de soutien matériel ne soit pas clairement définie – et à travers les lois contre la « conspiration » (conspiracy laws) que nous avons adoptées. Une personne peut maintenant être condamnée à cause du comportement de quelqu’un d’autre. Par ailleurs, la limite est assez floue entre les enquêtes criminelles et celles menées par les services secrets. C’est un peu comme ce qui se passe au-delà de nos frontières, où il existait [autrefois] une distinction entre les combattants, prisonniers de guerre, et les non-combattants qui étaient des civils. Aujourd’hui, cette distinction n’existe plus. Nous sommes entrés dans un nouveau territoire, et nous y sommes toujours neuf ans après. La Loi évolue, et je pense qu’elle devient une menace pour le peuple américain.

Press TV : M. Giraldi, je suis convaincue que le gouvernement américain dirait, comme il l’a fait par le passé, qu’une nouvelle menace nécessite une nouvelle stratégie, et aussi une nouvelle manière de la traiter. C’est tout le débat sur comment mieux protéger les droits humains tout en garantissant les besoins sécuritaires. N’est-il pas évident que les Américains devront abandonner certains de leurs droits pour s’assurer qu’une attaque comme celle survenue le 11 Septembre ne se reproduise pas ?

Ph. Giraldi : Je ne suis pas d’accord sur ce point. Je pense qu’à partir du moment où vous commencez à abandonner vos droits fondamentaux, vous perdez celui d’avoir un jugement équitable, exactement comme l’expliquait M. Wolf. Il s’agit de changements absolument fondamentaux. C’est une évolution dans la relation que le citoyen américain entretient avec son gouvernement au travers du système législatif. À mon avis, ces changements n’étaient d’aucune utilité. Ils n’ont fait qu’empirer les choses. Je ne crois pas une seconde que nous soyons mieux protégés en supprimant ces privilèges. Nous avons l’exemple de Jose Padilla, qui fut arrêté à Chicago, et jeté en prison pendant trois ans sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Quand le procès est arrivé. le gouvernement fut incapable de prouver que Padilla était coupable de terrorisme, et il fut condamné pour « conspiration », ce qui est une accusation pour le moins floue, voire inexistante, et ils se sont servis de certains de ses appels téléphoniques et de ses effets personnels.

Press TV : À la lecture des autobiographies de George W. Bush et de Tony Blair, qui furent les leaders de cette guerre contre la terreur dans leurs pays respectifs et dans le monde entier, avez-vous des commentaires à faire ? Tous les deux expliquent que la guerre qu’ils mènent est idéologique. Ils combattent une idéologie, et donc les anciennes règles ne s’appliquent plus. George W. Bush revient en détail sur les raisons pour lesquelles il estimait ces mesures nécessaires, et explique qu’il le referait encore. Il n’est plus président, mais il semble bien que Barack Obama soit arrivé aux mêmes conclusions.

P. Wolf : Je pense qu’il ne faut pas voir les gouvernements britanniques ou américains comme des entités contrôlées par un président qui prend toutes les décisions de manière unilatérale. Ainsi, il n’est pas surprenant qu’Obama n’ait pas pu mettre en place les changements qu’il voulait opérer. Il est intéressant de se rappeler ses discours lors de la campagne présidentielle contre Hillary Clinton. Leur plus grand désaccord était sur le fait de rester ou pas en Irak. Or nous sommes toujours en Irak. On n’en parle plus trop, mais nous y sommes encore. Je pense que ce sont des politiciens et qu’ils représentent – je déteste dire cela -  la volonté du peuple. Les Américains ont peur et leur peur n’est pas rationnelle, mais les convaincre qu’ils sont menacés est chose facile. Cela dure depuis presque dix ans maintenant. Les citoyens pensent qu’ils sont, d’une certaine façon, véritablement menacés. C’est une ligne de conduite, une inertie, que ni Obama ni personne ne peut arrêter. Hélas, nous avons vu récemment que la Direction fédérale de la sécurité des transports (TSA) a mis en place de nouvelles procédures pour la fouille des passagers, mesures qui ont offensé et choqué beaucoup de monde. Ils font effectuer des fouilles au corps, déshabillent les gens. L’Union américaine des Libertés civiles (ACLU) a déjà reçu des milliers de plaintes. Mais je pense aussi qu’il y a des gens que ces mesures rassurent. Personnellement ce n’est pas mon cas. Je pense que c’est inutile, contrairement à l’opinion publique, du moins aux États-Unis.

Press TV : Rejoignons maintenant à Atlanta, M. Frederick Alexander Meade, qui est un militant des droits de l’homme. Merci d’être avec nous. Nous avons beaucoup parlé de ces mesures sécuritaires qui ont été mises en place. Notre invité, Paul Wolf a parlé de ces mesures dans les aéroports, que les USA présentent  comme nécessaires à la sécurité.  Ces mesures sont sujettes à controverse. Qu’en pensez-vous, sachant que certains affirment qu’elles servent à entretenir la peur dans l’esprit des gens ?

F. Meade : En fait, le sujet est assez complexe. Il existe dans ce monde des forces qui veulent faire du mal aux citoyens américains. Il y a eu les terroristes venant des Pays-Bas qui cachaient des bombes dans leurs sous-vêtements l’année dernière. Il y a également eu ce complot organisé depuis le Yémen qui prévoyait d’envoyer des explosifs aux États-Unis. Bien sûr, ces complots ont été déjoués. Et nous avons aussi eu le 11-Septembre. Face à ces menaces dirigées contre les citoyens américains, il incombe à Obama, c’est son droit et sa responsabilité, de protéger ses citoyens. Est-ce que cela veut dire qu’il peut imposer des pratiques qui touchent à la vie privée des gens telles que les fouilles corporelles et les scanners, avec lesquels le corps des personnes est rendu partiellement visible au personnel de la TSA ? Tout ceci est complexe. [Obama] a le droit et le devoir de protéger les citoyens de ce pays, mais parfois les gens ressentent cela comme une violation de leur sphère privée. [Voyez-vous], le problème n’est pas simple. Si le pays subissait un attentat à la bombe alors qu’Obama est président, ou qu’un [quelconque] acte terroriste se produisait, non seulement des citoyens américains innocents seraient blessés, mais aussi, d’un point de vue politique, c’est le second mandat du président Obama qui serait menacé. Pourquoi cela ? [Mais parce que] le parti démocrate de ce pays est vu comme une institution faible d’un point de vue sécuritaire et de défense nationale. [En revanche], ce sont les points forts du parti Républicain. Face à cette réalité, et c’est ce que le public perçoit, il incombe au président Obama d’imposer ces mesures sécuritaires. Je le répète, d’un point de vue humain, de par son souhait de protéger les citoyens, mais également d’un point de vue politique; il ne peut pas se permettre qu’un acte terroriste se produise sous son mandat. C’est en tenant compte de ces considérations qu’Obama fait ses choix.

Press TV : Je souhaiterais commenter ce dernier point, et c’est vraiment le cœur de notre discussion.

 Peut-être que d’un point de vue politique, pour l’instauration de ces règles, c’est un bon argument, mais si vous êtes un de ces citoyens américains ou étrangers injustement mis en prison, ou fouillés sans mandat; si des personnes sont mises en prison sans raison valable pendant 90 jours dans un autre pays à cause de lois similaires, elles n’auraient pas ce point de vue. D’une certaine façon cela ne devient-il pas contre-productif ?

F. Meade : Pas nécessairement. Quelle est l’alternative?  Il y a eu les terroristes qui cachaient des explosifs dans leurs sous-vêtements. Cela a créé le besoin, pour la TSA de procéder aux fouilles corporelles des parties intimes. Si cela ne s’était pas produit, le personnel de la TSA n’effectuerait probablement pas ces fouilles au corps. Bien que ce soit gênant, et je voyage beaucoup, j’en comprends le besoin. Mais quelle est l’alternative ? Si des terroristes devaient prendre un avion et faire du mal à des citoyens américains, tout le monde serait en colère. Ainsi, face à cette menace réelle, l’administration d’Obama doit faire ce qui est nécessaire et raisonnable pour assurer la sécurité des gens. Cela signifie qu’à un certain niveau, nous devons accepter de subir des procédures quelque peu envahissantes d’un point de vue privé, et c’est peut-être ce qui se passe en ce moment. Je pense que beaucoup de citoyens de ce pays ne veulent pas accepter cette triste vérité.

Press TV : M. Giraldi, le point que soulève M. Meade est intéressant. Il est effectivement juste et légitime de critiquer les mesures qui ont été instaurées, mais quelles sont les alternatives ?

Ph. Giraldi : Tout d’abord, ce qu’il dit en gros, c’est qu’Obama prend ces précautions car il ne veut pas qu’un incident survienne alors qu’il est président, car il souhaite être réélu. Je pense que c’est une très mauvaise excuse pour agir de la sorte. Je pense que la réponse au terrorisme, à n’importe quelle menace terroriste, doit être proportionnée. Or nous ne constatons pas la moindre proportionnalité ; nous voyons seulement un gouvernement prêt à faire n’importe quoi de nouveau dès que quelque chose se produit. Or cela fait neuf ans que la TSA n’a pas attrapé le moindre terroriste, ou une seule personne tentant d’attaquer un avion. La réponse est exagérée; il y a violation de la dignité humaine; Il y a violation des droits de l’homme et nous avons un gouvernement qui pense ne plus avoir à se justifier, qui a le droit de foncer et de faire tout ce qu’il estime approprié. En tant que citoyen américain, je me dois de rejeter ce point de vue.

Press TV :  [M. Wolf], ne pensez-vous pas que la préoccupation des gens face à ce type de lois ou de règlementations vient davantage de leur manque de confiance dans la façon qu’auront les gouvernements ou les autorités de les appliquer, plutôt qu’aux changements occasionnés par ces mêmes lois ? 

P. Wolf : C’est une question très subtile. Comme M. Giraldi l’a expliqué, je n’accepte pas le fait que nous devions constamment abandonner nos libertés au profit de plus de sécurité, comme si cela était le fait d’un équilibre naturel. Et je pense que cela est devenu complètement disproportionné. Bien que les mesures strictes qui sont mises en place continuellement, je dis bien continuellement, soient considérées comme nécessaires, elles n’ont pas été appliquées correctement, et quelqu’un aurait dû les contester de manière contradictoire. Vous savez, c’est un retour aux années cinquante. Le Sénat avait mené des investigations sur les services de renseignements en 1976 et beaucoup des protections que nous avions pendant 25 ans ont été effacées après 2001.
Or maintenant il peut y avoir des enquêtes interminables faites sur des organisations politiques sans même qu’un juge soit consulté; nous pouvons voir nos domiciles fouillés sans l’intervention d’un juge. Franchement, il y a trop de gens qui travaillent dans ces organisations comme  le FBI, la TSA et les autres agences de ce type. Après le 11/9, je crois que 500 agents du FBI sont passés des enquêtes financières aux enquêtes sur le terrorisme. Et quand ils ont découvert, devinez quoi, et bien qu’il n’y avait pas de terroristes, et que les complots sur lesquels ils enquêtaient étaient de vagues projets chez quelques personnes dérangées, alors ils ont incité ces gens à passer à l’action, leur ont fourni des bombes et les ont arrêtés. Et ils ont dit au public qu’ils avaient empêché un grand crime de se dérouler. Rien ne peut justifier de tels agissements.

Press TV : M. Meade, pourrais-je avoir votre opinion également ? Ce qui se passe est étroitement lié avec les services secrets, pas seulement aux États-Unis, mais également en Irak et en Afghanistan. Or il semble que les Américains se trompent bien souvent en matière de Renseignement.

F. Meade : En réponse à ce qui a été dit plus tôt, je n’ai jamais dit que la raison principale pour laquelle Obama imposait ces mesures, ou même l’Administration Bush avant qu’Obama ne devienne président, était strictement politicienne. J’ai dit que cela avait une influence; l’objectif principal de cette Administration est de protéger les citoyens, et ce n’est pas une vue loyaliste, mais simplement la vérité. Donc je rejette respectueusement les affirmations faites par nos deux invités. Bien sûr, il y a sans doute des abus. Il y a des situations internationales qui font que notre pays est moins en sécurité, comme notre présence en Irak et en Afghanistan, certaines de ces actions impérialistes étant sous la seule responsabilité de nos gouvernements. Cela affecte évidemment la sécurité de notre pays. Il n’y pas de doute à ce sujet. Concernant la TSA, je ne crois pas que ces fouilles et ces scanners, ou toutes leurs procédures soient nécessairement invasifs physiquement. Je pense simplement qu’elles sont raisonnables au vu des risques auxquels doit faire face ce pays. Et la question reste la même : quelle alternative avons-nous ? C’est ça le problème. Nous devons avoir raison 100% des fois, alors que les terroristes peuvent se permettre de n’avoir raison qu’une seule fois. En tenant compte de cela, l’Administration Obama se doit de nous protéger et je pense que ce qu’il fait est légitime. Je ne suis pas un loyaliste, je suis seulement « loyal » par rapport à la sécurité des citoyens américains.

Press TV : M. Giraldi, pensez-vous que ces activités que nous observons et que ces lois qui sont votées aux USA sont indicatives du fait que les USA, et probablement aussi d’autres pays alliés, n’ont pas le contrôle de la situation, et ne connaissent pas l’ennemi qu’ils combattent ?

Ph. Giraldi : Je pense que la situation est grave. Plus tôt vous avez soulevé le problème des services secrets, et en fait, nous n’avons pas une bonne connaissance de l’ennemi que nous pensons combattre. Nous avons une idée partielle du terrorisme international et nous sommes le géant qui agite des bras pour tenter de faire partir cette chose, mais nous ne la comprenons pas vraiment. Et je dois revenir sur le concept de proportionnalité; le fait est que beaucoup des réponses du gouvernement américain ne sont pas proportionnelles au risque encouru ni au danger. Si notre objectif était la sécurité absolue, nous enfermerions chaque citoyen de ce pays, interdirions à quiconque de faire quoi que ce soit, mais cela serait totalement incontrôlable. Nous sommes maintenant dans un environnement où la sécurité nationale est la réponse type à n’importe quel abus, pour justifier n’importe quelle atteinte aux libertés fondamentales.

Ce n’est pas la solution. Ce n’est absolument pas une solution que l’Ëtat puisse arrêter des citoyens américains sans qu’ils aient droit à un procès équitable ou à la confrontation des preuves, et c’est [pourtant] ce qui se produit aujourd’hui, et quand le gouvernement est interrogé sur ce point, il s’en remet à ce qu’il  appelle le « privilège du secret d’État », dans lequel il explique que la procédure judiciaire ne peut pas se poursuivre, car elle dévoilerait des informations secrètes.

Nous utilisons des informations secrètes, nous arrivons tout le temps à de fausses conclusions sur ce à quoi nous sommes confrontés, et le résultat est que chaque citoyen américain sera moins libre et finalement moins en sécurité. Et je pense que c’est cela, la réalité.

Press TV : Rapidement, le dernier commentaire va à M. Wolf. Compte tenu de tout ce a été dit, et nous avons entendu les arguments des deux parties, le fait est qu’aucune attaque comparable à celle du 11-Septembre n’a été menée aux USA. N’est-ce pas la preuve que tout ceci valait la peine d’être fait ?

P. Wolf : Les causes et les effets sont toujours difficiles à déterminer, et ce pour n’importe quelle situation. Si quelqu’un dit que cela prouve que ce qui a été fait a fonctionné, c’est simplement un argument d’ordre politique, car ces deux choses ne sont pas nécessairement corrélées. Il est impossible de faire disparaitre tout risque d’attaque terroriste. Personnellement je préférerais plutôt être protégé du cancer, de la pauvreté, ou de la criminalité "ordinaire". Ce sont là des risques bien plus réels pour chacun de nous. La probabilité de se retrouver dans un avion qui est détruit par une bombe est absolument infime.
C’est comme une attaque de requin; elle a un énorme impact sur les médias et dans l’esprit du public au moment où elle se produit. C’est ce à quoi réagissent les politiciens, et c’est hélas la direction que notre pays a prise ces dix dernières années.

SC/NM/AGB

PressTV, le 8 janvier 2011

Traduction AR pour ReOpenNews

Note ReOpenNews :

(*) Philip Giraldi : ancien agent de la CIA, spécialiste en contre-terrorisme, s’était distingué en 2005 pour avoir révélé les plans de Cheney de préparation d’une attaque nucléaire contre l’Iran. En 2008 il a publié dans le Huffington Post "Le retour de Dick Cheney" (traduit en FR), une analyse de l’évolution des discours de l’administration US vis-à-vis de l’Iran.

Il est aussi l’auteur d’un article retentissant paru dans le journal The American Conservative, "Administration américaine : y aurait-il une pieuvre ?" (traduit en FR) où avec la whistleblower (lanceuse d’alerte) Sibel Edmonds, il analysait l’étendue de la corruption au sein du FBI et de l’administration US. Il publie régulièrement sur le site www.antiwar.com.

Voir aussi sa fiche d’auteur sur le Huffington Post(en anglais)

 

 



4 Dossier & Point de vue (Accusés du 11-Septembre) 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

4-1 " Victoire de la fourberie du Congrès US",

Voici une pierre de plus à l’édifice de la version dite "officielle" sur les attentats du 11/9.

C’est le journal Le Progrès de Lyon qui nous la fournit en reprenant une dépêche de l’AFP.

N’attendez aucun recul, aucun commentaire particulier sur, par exemple, le fait que les aveux de ces prisonniers ont été arrachés sous la torture – autrement dit n’ont strictement aucune valeur juridique – et qu’ils constituent pourtant l’essentiel des preuves de l’implication d’al-Qaïda et de Ben Laden dans ces attentats.

Dénoncée par le New York Times comme une décision "lâche" et une "victoire de la fourberie du Congrès US", la tenue de ce "procès" dans la prison illégale de Guantanamo et devant une Cour militaire US constitue une injure de plus faite aux familles de victimes du 11/9, et à la Justice internationale.

15 avril, 2011 by GeantVert  

Les éléments à charge contre les cinq accusés

paru sur LeProgrès de Lyon, le 10 avril 2011

Les procureurs américains disposent de nombre d’éléments à charge contre les cinq hommes accusés d’avoir organisé les attentats du 11-Septembre, contenus dans un long acte d’accusation adopté en décembre par un jury new-yorkais mais dévoilé seulement cette semaine.

Virements bancaires et vols intérieurs, achat de couteaux et demandes de visas, des dizaines de coups de téléphone: près de dix ans après les attentats, les Etats-Unis ont reconstitué pièce par pièce leur genèse logistique, jusqu’à ce document, le plus complet sur l’enchaînement des événements, révélé par le ministère américain de la Justice lorsqu’il abandonné cette semaine l’idée de renvoyer les cinq hommes devant un tribunal de droit commun.

Ils seront finalement jugés devant un tribunal militaire d’exception sur la base navale américaine de Guantanamo, à Cuba.

La mise en oeuvre du plan a commencé au début de 1999, lorsque Khaled Cheikh Mohammed (KSM selon ses initiales en anglais) propose à Oussama ben Laden d’utiliser des avions commerciaux comme missiles contre des cibles américaines. Jusqu’à la dernière minute, il a, selon l’acte d’accusation, piloté de loin toute l’opération.

"Entre décembre 1999 et juin 2000, Al-Qaïda a recruté des hommes chargés de piloter les avions qui seraient détournés et les a envoyés aux Etats-Unis pour prendre des cours de pilotage et préparer l’attentat", explique l’accusation en introduction.

Le 31 décembre, Wallid ben Attach, Saoudien né en 1979, voyage en première classe entre Bangkok et Hong Kong, avec un canif dans la poche "et s’approche du cockpit pour mettre les mesures de sécurité à l’épreuve". Quelques jours plus tard, il effectue plusieurs autres vols internationaux et monte à chaque fois dans l’avion avec son canif.

Parallèlement, depuis Hambourg, où il s’est lié d’amitié avec Mohammed Atta, le futur chef du commando, Ramzi ben al-Chaïba, un Yéménite de 38 ans, compte devenir lui-même un des pirates de l’air. Quatre fois entre le 17 mai et le 15 octobre 2000, un visa pour les Etats-Unis lui est refusé. Il devient alors, à la demande de KSM, son intermédiaire entre lui et les futurs pirates.

A la même époque, depuis Dubaï, Ali Abd al-Aziz Ali, Pakistanais, neveu de KSM né en 1977, fournit des logiciels de simulation de vol aux futurs pirates et commence à effectuer des virements bancaires sur des comptes aux Etats-Unis. Entre janvier et juin 2000, les autorités américaines ont relevé 35 appels téléphoniques entre lui et les futurs pirates.

Apparaît alors celui qui est présenté comme le principal financier des attentats, Moustapha al-Houssaoui, un Saoudien âgé de 42 ans.

Les transferts se font, sur le conseil du cerveau des attentats, par petites sommes, pour ne pas éveiller les soupçons et en changeant de nom à chaque fois. Des dizaines de milliers de dollars arrivent ainsi sur des comptes aux Etats-Unis, y compris sur celui du Français Zacarias Moussaoui, qui devait participer à l’opération mais a été arrêté un mois avant.

A partir d’avril 2001, depuis les Emirats arabes unis, al-Houssaoui surveille les opérations et en discute avec KSM et al-Chaïba.

Entre le 9 et le 16 juillet 2001, Ramzi ben al-Chaïba rencontre Mohammed Atta en Espagne. Les deux hommes "discutent, entre autres choses, des cibles qui seront visées par les avions détournés".

Le 23 juillet 2001, KSM demande un visa pour les Etats-Unis, qui lui est refusé. Fin août, il annonce à ben Laden la date fixée pour les attentats.

Entre le 4 et le 10 septembre, les futurs pirates de l’air virent l’argent qui leur reste vers les comptes d’al-Houassoui aux Emirats arabes unis. Celui-ci récupère l’argent et part au Pakistan le 11. Al-Aziz Ali et Ben al-Chaïba quittent également les EAU pour le Pakistan.

Wallid ben Attach, lui, est auprès de ben Laden le 11-Septembre. Le chef d’Al-Qaïda lui ordonne de se rendre à Tora Bora en Afghanistan et de se préparer à une offensive.

Les cinq hommes commencent alors à se cacher. Selon l’acte d’accusation, "après le 11-Septembre, Ramzi ben al-Chaïba et Moustapha al-Houssaoui rencontrent ben Laden en Afghanistan, la rencontre a été filmée".

On sait par d’autres sources comment ils ont finalement été capturés.

Un an jour pour jour après les attentats, le 11 septembre 2002, Ramzi ben al-Chaiba est cueilli dans son sommeil dans un appartement d’une banlieue chic de Karachi, par les forces spéciales de la police pakistanaise. Il est seul et se rend sans résistance.

Le 1er mars 2003, Khaled Cheikh Mohammed est arrêté dans un raid des forces spéciales pakistanaises, dans la villa dans laquelle il se cachait à Rawalpindi, en compagnie notamment de Moustafa al-Houssaoui. Les enquêteurs y retrouvent "des éléments matériels liés à Al-Qaïda et aux attentats du 11-Septembre".

Au Pakistan encore, à Karachi le 29 avril 2003, Ali Abd al-Aziz Ali et Wallid ben Attach sont capturés lors d’un coup de filet de la police pakistanaise.

Les cinq hommes ont d’abord disparu dans des prisons secrètes de la CIA, où ils ont subi des tortures. En septembre 2006, ils réapparaissent à Guantanamo avec neuf autres détenus jugés de "haute importance". Ils y sont toujours enfermés dans un quartier de haute sécurité que la presse n’a jamais eu le droit de visiter.

Ils risquent la peine de mort.

15 avril, 2011 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2011/04/15/le-progres-de-lyon-11-septembre-les-elements-a-charge-contre-les-cinq-accuses/


4-2 Attentats du 11 septembre 2001 : Un tribunal civil pour les accusés.

Le cerveau présumé des attentats du 11 septembre, Khalid Sheikh Mohammed, et quatre de ses présumés complices seront finalement jugés devant un tribunal civil à New York et les procureurs du gouvernement fédéral requerront la peine de mort à leur endroit.

Les cinq hommes, actuellement détenus à la prison militaire américaine de Guantanamo Bay, à Cuba, après avoir passé plusieurs années dans des prisons secrètes de la CIA, seront jugés ensemble, dans un tribunal situé non loin de l’endroit où se trouvait le World Trade Center.

Cette décision a été annoncée vendredi par le secrétaire à la Justice. Eric Holder a en outre indiqué que cinq autres détenus de la prison militaire américaine de Guantanamo Bay, dont le Canadien Omar Khadr, subiront pour leur part leur procès devant un tribunal militaire.

Khalid Sheikh Mohammed et ses quatre présumés complices sont soupçonnés d’avoir fomenté la plus importante attaque terroriste jamais perpétrée en sol américain. Devant un tribunal militaire américain, les cinq hommes étaient accusés de complot, de meurtre (2973 chefs d’accusation, soit le nombre de personnes tuées dans les attentats), de destruction de propriété et de terrorisme. Ils risquaient, là aussi, la peine de mort.

Les accusés

Khalid Sheikh Mohammed: cerveau présumé des attentats du 11 septembre et ancien numéro 3 d’Al-Qaïda

Ramzi Binalshibh: présumé intermédiaire principal entre les pirates et les dirigeants d’Al-Qaïda

Ali Abd Al-Aziz Ali: connu sous le nom d’Ammar Al-Balouchi, neveu et présumé lieutenant de Khalid Sheikh Mohammed

Mustafa Ahmad Al-Hawsawi: présumé assistant d’Al-Balouchi

Walid bin Attach: connu sous le nom de Khallad, il aurait choisi et entraîné les 19 pirates de l’air.

La décision du département de la Justice soulève déjà la controverse. Un porte-parole des familles des victimes des attentats du 11 septembre s’est insurgé que les cinq hommes puissent bénéficier des protections qu’offre la Constitution américaine. D’autres voix soutiennent que New York deviendra la cible d’autres attaques; d’autres encore craignent que les accusés puissent être relâchés pour des questions techniques.

Lors de sa comparution devant le tribunal militaire, en juin 2008, Mohammed s’était dit prêt à devenir un « martyr ». Il avait pris ses distances de certaines déclarations incriminantes qu’il aurait faites sur son implication dans les attentats. « Tout cela a été extorqué sous la torture, vous le savez très bien », avait-il lancé au juge.

La CIA reconnaît que Khalid Sheikh Mohammed a été soumis à la simulation de noyade (waterboarding) lors de différents interrogatoires. Selon une note interne du département américain de la Justice datant de 2005, la CIA l’a soumis 183 fois à la simulation de noyade, qui constitue une forme de torture.

Le présumé cerveau de l’attentat perpétré contre le USS Cole au large du Yémen, Abd al-Rahim Al-Nashiri, sera également traduit devant un tribunal militaire.

Guantanamo fermerait plus tard que prévu

De passage au Japon, au début d’un voyage de plusieurs jours en Asie, le président Barack Obama s’est dit « convaincu que Khalid Sheikh Mohammed sera soumis aux exigences les plus rigoureuses de la justice ». « Le peuple américain insiste là-dessus, et mon administration insiste là-dessus aussi. »

L’annonce de ce procès survient au moment où la presse américaine s’attend à ce que le principal conseiller juridique de la Maison-Blanche, Greg Craig, remette sa démission en raison du retard pris dans le dossier de la fermeture de la prison de Guantanamo.

Deux jours après son assermentation, soit le 22 janvier, le président Obama a signé un décret ordonnant la fermeture de la prison de Guantanamo d’ici un an et un réexamen des cas de tous les détenus qui s’y trouvent toujours afin de déterminer ce qu’il convient de faire avec eux.

Selon une source du Washington Post, 215 personnes restent détenus à Guantanamo. De ce nombre, 40 seraient traduites en justice, 90 ont reçu le feu vert de l’administration pour être rapatriées dans leur pays d’origine ou envoyées vers un autre pays d’accueil.

Il reste donc 75 prisonniers, toujours considérés comme trop dangereux pour être libérés, mais qui ne peuvent pas être traduits en justice non plus en raison de la faiblesse de la preuve amassée contre eux ou des limites sur l’utilisation de matériel classé confidentiel.

Le 13 août, le président Obama a décidé de maintenir les controversés tribunaux militaires d’exception mis sur pied par l’administration Bush pour juger certains suspects de terrorisme emprisonnés à Guantanamo. Il a toutefois décrété que les preuves obtenues sous la torture seront interdites.

Mohammed et ses coaccusés ne sont toutefois pas les premiers à prendre le chemin d’un tribunal civil. En mai dernier, le département de la Justice avait annoncé qu’Ahmed Khalfan Ghailani, un Tanzanien soupçonné d’être un membre important d’Al-Qaïda, allait être déféré devant une cour civile à New York. Il est accusé d’avoir participé aux attentats qui ont visé les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya en 1998.

paru sur le 13 nov. 2009

Radio-Canada.ca avec
New York Times et Washington Post

Liens Web enrichis par ReOpenNews


4-3 Accusés du 11-Septembre : finalement ce sera un tribunal militaire (+ Comm.de Presse d’Amnesty International).

Au moment où nous allions mettre en ligne cet article, l’organisation Amnesty International publie un Communiqué de Presse – que nous relayons ici – dans lequel elle fustige la décision unilatérale des USA de juger le cerveau autoproclamé du 11-Septembre, Khalid Sheikh Mohammed et quatre autres suspects  devant des tribunaux militaires à la prison de Guantanamo.

En 2ème partie d’article, plutôt que de vous servir l’annonce de Barack Obama répétée 100 fois dans la presse mainstream depuis deux jours, nous avons choisi de revenir sur un article paru  fin 2009 sur le site de Radio-Canada, écrit en collaboration avec le Washington Post et le New York Times. Il y était encore question d’"attente d’une vraie justice par le peuple américain", de "fermeture de Guantanamo" et de "doutes sur les aveux de KSM extorqués sous la torture". Plus rien de tout ceci ne figure désormais dans la presse. Pourtant, comme le rappelait Philip Shenon dans un article de NewsWeek en 2009 – et aussi dans la postface de son ouvrage "The Commission" -, une grande partie du rapport de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre repose sur ces aveux faits sous la torture, c’est-à-dire qu’ils n’ont strictement aucune valeur juridique. Mais peut-on encore parler de justice dans cette affaire ?

AMNESTY INTERNATIONAL
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

AILRC-FR, le 5 avril 2011 
États-Unis. Le revirement au sujet du jugement des suspects des attentats du 11 septembre trahit les droits humains

Le ministre de la Justice Eric Holder a annoncé lundi 4 avril que Khalid Sheikh Mohammed et quatre autres suspects détenus à la base navale américaine de Guantánamo à Cuba en relation avec les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis allaient être jugés par une commission militaire plutôt que par un tribunal fédéral de droit commun.

Les tentatives du gouvernement de Barack Obama pour que ces accusés soient jugés par des tribunaux civils ont été bloquées par le Congrès, qui a tout fait pour que la lutte contre le terrorisme s’inscrive dans le cadre d’une doctrine légale de « guerre » incessante.

« L’annonce que les États-Unis allaient de nouveau s’appuyer sur les tribunaux militaires pour juger les personnes accusées de terrorisme, alors qu’il pourrait très bien être fait appel à des tribunaux civils, va à l’encontre des normes internationales d’équité des procès, a déclaré Rob Freer, chargé des recherches sur les États-Unis au sein d’Amnesty International. 

« Le pays montre ainsi aux autres gouvernements qu’il ne tient pas compte des normes internationales lorsqu’il les juge gênantes, la seule victoire étant alors celle de la politique de la peur. »

[...]

Document public
****************************************
Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d’Amnesty International à Londres ; tél. : au +44 20 7413 5566 ; courriel : spress@amnesty.org
Amnesty International, International Secretariat, 1 Easton St., Londres WC1X 0DW, Royaume-Uni ; site :
http://www.amnesty.org

 

Emilie Lembrée
Attachée de presse
Responsable du Programme Droits des Femmes
Amnesty International Belgique francophone
9, Rue Berckmans – 1060 Bruxelles
05 avril, 2011 by GeantVert

www.amnesty.be
www.droitsdesfemmes.net



5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Au pays des libertés….contrôlées.

Il est révolu le temps des libertés au pays de l’oncle Sam, et ce, depuis l’avènement du 09/11 de triste mémoire. L’Amérique, pays de toutes les extravagances et des permissivités, est arrivée au seuil de son paroxysme de model  libéral, le ‘’ Patriot act ‘’ est passé par là ; Elle se calfeutre sur elle-même, pour mieux se prémunir, disent ses responsables politiques, des éventuelles attaques terroristes, au point de restreindre toute activité en relation direct avec son économie qui, quoiqu’on dit, tourne pas loin du ralenti, d’autant plus que la dernière crise a fait des ravages, a tous les niveaux..

On a jamais vu au state, une paranoïa aussi généralisée qu’au temps du Maccartisme, ou tout le monde soupçonnait tout le monde, le communiste devait se cacher, ou fuir le pays carrément ; Une époque dépassée pensait on, mais voilà qu’une autre phobie surgit et prend la toute puissante Amérique a la gorge, au point de voir rouge, ou plutôt vert, car depuis l’ennemi a changé de couleur.

On savait déjà que la liberté au state n’est qu’un vain mot, érigé en une statue monolithique au flambeau éteint, que la vie du peuple américain, d’apparence cimenté et solidaire, il est en vérité bien cadenassé voire bétonné,’’ big brother’’ surveille tout, et rien ne lui échappe ; Je vous fais l’économie de tous les ennuis et de toutes les humiliations que subissent les voyageurs au niveau des ports et aéroports, ainsi que des contrôles aux portes des établissements administratifs, ou les corps sont scrutés et scannés au moindre recoins.

Le lobbying étant structuré, il constitue le fondement de cette nation fugueuse et belliqueuse, pour laquelle seul le dollar est roi, celui justement qui fait sa loi, il pose et dépose les présidents, qui doivent tout a leur créditeurs, limitant ainsi toute liberté d’action au premier responsable de l’union.’’ L’américan dream’’ ne profite qu’a une frange de la société, les plus aisés en général, alors que pour le reste, il ne fait que monnayer ses services.

Les dernières inondations au sud du pays, à la Nouvelle Orléans, ont montré le véritable visage des décideurs gouvernementaux, selon que l’on est blanc ou d’une autre couleur, la solidarité a une certaine vitesse d’accélération pour aboutir a  ceux qui ont besoin d’une aide impérative, comme les occupants de cette région sont de couleur, ont les laisse choir jusqu’au désespoir, pour enfin les remplacer par des occupants blancs de peau ; Les aides se conjuguent donc a vitesses multiples, selon sa communauté ethnique et/ou religieuse.

Qui aurait pu croire un jour qu’au pays de l’oncle Sam, la liberté d’expression  prendrait un coup, et de la façon la plus antidémocratique qui soit, avec l’appui de certains gouverneurs véreux, puisque soudoyés par certains lobbies intéressés.

Récemment, une association de Seattle, à l’ouest des états unis, s’est vu refuser, par les autorités locales, le droit d’afficher sur les bus de la ville des panneaux publicitaires dénonçant ‘’ les crimes de guerre ‘’ d’Israël à Gaza. Cette association qui porte le nom de ‘’SMAC ‘’, fait compagne de sensibilisation pour le moyen orient, elle s’est vu refuser l’affichage par un juge qui, normalement devait obliger les responsables des services du transport du comté de King, comme il est de règle dans ce cas de figure et dans le respect strict des lois. Ces panneaux publicitaires sont pourtant payés par l’association elle-même, mais bien évidement quand cela touche Israël rien n’est plus possible ; On peut lire sur ces panneaux ‘’ Crimes de guerre d’Israël : voilà ou vont vos impôts ‘’, cette initiative se voulait être une protestation contre une promesse d’aide militaire à Israël, estimée à trente milliards de dollars. La puissante association américaine des libertés civiles ‘’ ACLU ‘’ à fait capoté le projet, sous le fallacieux prétexte que le droit à la liberté d’expression avait été bafoué (no comment). Une plainte en référé a été déposé au prés du tribunal fédéral, mais le 18 février de l’année en cours, un juge a refusé de leur donner satisfaction. Ainsi va la liberté au state, a contre sens de tout ce qui est prétendu et répandu.


5-2 Les pompiers du 11-Septembre atteints de cancer en masse.

Même si les autorités US continuent de ne pas le reconnaître, c’est désormais une vérité factuelle :  les pompiers et secouristes du 11/9 sont massivement atteints de cancers. Alors que le bilan de ces victimes approche désormais le chiffre des 1000 décès, une récente étude médicale menée sur sept ans  et révélée par le New York Post montre en effet un taux anormalement élevé de malades atteints de cancers parmi les pompiers et les secouristes qui étaient présents à Ground Zero après les attentats du 11-Septembre. Le rapport de cette étude sera publié le 11 septembre prochain, pour le 10e triste anniversaire des événements.

Pourtant, rien n’est dit sur les raisons potentielles de cette hécatombe. Est-ce, comme l’indique le chimiste Kevin Ryan à cause des matériaux énergétiques de type "thermite" ou autre incendiaires  retrouvés à la fois dans des échantillons de poussières de Ground Zero et dans les poumons des secouristes décédés ?  Si c’était le cas, comment envisager de soigner ces gens courageux qui ont risqué leur vie pour porter secours aux autres, sans étudier la possibilité que leur maladie provienne effectivement de ce type de matériaux ? 

Les pompiers du 11-Septembre atteints de cancer en masse

paru sur 7sur7.be, le 4 avril 2011

Les pompiers qui ont aidé à sortir les corps des gravats sur le site de Ground Zero, après les attentats du 11 septembre, développent le cancer plus rapidement que ceux qui n’ont pas travaillé sur le site.

Une étude réalisée sur sept ans par le New York Fire Department fait valoir que le taux de cancer était en "hausse significative" dans "tous les grades" des pompiers new-yorkais. Le rapport, qui sera dévoilé dans son intégralité lors du 10e triste anniversaire des attaques terroristes, indique des augmentations de leucémies, de lymphomes non-Hodgkin et de myélomes multiples ainsi que des cancers de l’oesophage, de la prostate et de la thyroïde.

Al Hagan, le président de l’Union des pompiers, a confié son inquiétude au New York Post: "Nous sommes tous très inquiets à ce sujet, comme le sont nos familles." Steve Cassidy, président du syndicat des pompiers, est certain que "le ragoût toxique" des fumées et de la poussière était mortel. "Les pompiers meurent du cancer en nombre record. Nous avons enterré dix pompiers au cours des 15 dernières semaines, 7 sont morts d’un cancer. Le 10 septembre 2001, ils étaient jeunes et en bonne santé."

7sur7.be, le 4 avril 2011

 



6 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 Analyse de la visite d'Obama à Ground Zero.

La brève visite du président Barack Obama à « Ground Zero » à New York fait partie d'une campagne qui vise à exploiter l'assassinat d'Oussama ben Laden à des fins des plus réactionnaires.

Tandis qu'il apparaît de plus en plus clairement que l'opération des Navy Seals et la de CIA au Pakistan était l'exécution extrajudiciaire d'un homme non armé, il semble que des considérations politiques aux États-Unis ont joué un rôle majeur dans toute l'affaire.

Dans un contexte où les États-Unis sont engagés indéfiniment dans des guerres désastreuses et font face à une longue crise économique, et où les conditions sociales des travailleurs américains se détériorent immensément, la colère gagne la population et une grande partie de cette colère va à l'administration Obama. Une considération importante dans la décision de tuer Ben Laden était qu'une opération réussie pouvait être exploitée pour consolider la position politique d'Obama et détourner cette colère dans les avenues du chauvinisme et du militarisme.

Ce n'est pas qu'une simple coïncidence si les « célébrations » d'Obama sur l'assassinat de Ben Laden se déroulent à peine une semaine après le spectacle humiliant du président américain rendant public son acte de naissance « intégral ». Dans les deux cas, comme pour tant de politiques de son gouvernement, Obama vise à accommoder la droite républicaine et à mettre en œuvres ses politiques.

Obama avait d'abord tenté de faire de sa visite à Ground Zero un événement bipartite en invitant George Bush, qui avait exploité le 11-Septembre pour lancer des guerres d'agression et une attaque frontale sur les droits démocratiques, que son successeur démocrate a maintenues et intensifiées.

Après le refus de Bush, Obama a trouvé un républicain qui incarne possiblement encore plus grotesquement la réaction politique : l'ancien maire de New York Rudolph Giuliani, qui a accompagné Obama dans sa tournée d'une caserne de pompiers, d'un poste de police et de Ground Zero.

Dans ses remarques au poste de police, Obama a souligné que la présence de Giuliani « démontre que nous pouvons avoir nos différends, politiquement, en temps normal, mais quand vient le temps de défendre la sécurité de ce pays, nous sommes, d'abord et avant tout, Américains ».

Quelles absurdités! Avec les paroles les plus acerbes, Giuliani dénonce Obama depuis son élection, l'accusant d'être mou sur la question du terrorisme et de ne pas savoir comment mener la guerre en Afghanistan. La décision d'assassiner Ben Laden de sang-froid était motivée en grande partie par le désir d'Obama de contrer ce genre de critiques en adoptant les méthodes exigées par la droite.

Obama, avocat de droit constitutionnel et ancien président de la revue Harvard Law Review, intensifie l'attaque du gouvernement américain sur le droit international et les principes constitutionnels. L'affaire Oussama ben Laden est marquée de toute une série de précédents qui montrent à quel point les affirmations de l'administration des États-Unis selon lesquelles son assassinat représente l'application de la « justice » sont politiquement répugnantes.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement des États-Unis avait insisté pour qu'il n'y ait pas d'exécution sommaire de criminels de guerre nazis. Selon les fausses affirmations du département de la Justice d'Obama quant à l'assassinat de Ben Laden – qu'il était un combattant de guerre et qu'il pouvait donc être abattu – eux aussi auraient pu être tués sans subir de procès.

Mais en considérant le cas d'individus qui partageait la responsabilité de la mort de millions de personnes, le gouvernement des États-Unis a demandé qu'ils subissent un procès à Nuremberg pour exposer et réparer les crimes commis par le régime de Hitler.

Le procès d'Adolf Eichmann, qui était basé sur les principes de Nuremberg, avait établi un précédent semblable. Les agents israéliens qui avaient capturé Eichmann en Argentine ne l'ont pas exécuté, mais l'ont capturé pour qu'il puisse subir un procès.

Il est clair que Ben Laden aurait pu être capturé vivant, mais la Maison-Blanche a donné l'ordre qu'il soit exécuté sur-le-champ. L'administration Obama ne souhaitait aucunement faire le procès du chef d'Al-Qaïda sous des accusations de terrorisme et de meurtre, dans un tribunal.

S’il le faisait, cela risquerait d’exposer les liens intimes et de longue date entre Ben Laden et les agences de renseignements américaines, qui remontent à l’insurrection islamiste, appuyée par les États-Unis, en Afghanistan dans les années 1980. Cela poserait également la menace d’un forum légal dans lequel les évènements du 11 septembre 2001 pourraient être soumis à un examen approfondi qui, à son tour, mettrait en danger l’effort bipartite de camoufler ce qui s’est réellement passé lors des attaques terroristes et ce que les responsables américains et les différentes institutions savaient possiblement à l’avance.

De plus, Obama n’a pas du tout le goût de ressusciter le débat concernant le lieu où les terroristes soupçonnés devraient être jugés : devant un tribunal civil, où Ben Laden a déjà fait face à des accusations fédérales, ou devant des commissions militaires. C’est une question qu’il a déjà concédée aux républicains lorsqu’il a ordonné le retour des tribunaux militaires à Guantanamo.

Finalement, l’exécution extrajudiciaire fait maintenant partie des procédures normales pour le gouvernement américain, qui procède régulièrement à de telles exécutions avec ses attaques par drones Predator sur le Pakistan et ailleurs.

La justification pseudo-légale de ces gestes pose une menace directe. Des méthodes utilisées internationalement seront éventuellement employées contre ceux qui, aux États-Unis mêmes, sont perçus comme des ennemis par l’élite dirigeante américaine.

En mettant de l’avant cette politique réactionnaire et extralégale, Obama bénéficie du plein appui des médias, qui se sont donné comme mission la célébration des meurtres au Pakistan, ainsi que des soi-disant libéraux et « gauchistes », qui sont enchantés par l’habileté du président démocrate de s’envelopper du drapeau de la « guerre contre le terrorisme ».

L’éditorial du New York Times déclare : « La décision audacieuse et risquée d’Obama d’attaquer les bâtiments de Ben Laden au Pakistan a détruit la notion qu’il ne peut pas prendre de décision difficile ou qu'à l'étranger il ne se soucie surtout que de l’image du pays. »

De manière similaire, Eric Alterman, du magazine The Nation, a proclamé que le « comportement et la prise de décision calmes et décontractés [d’Obama] – jumelés à l’exécution professionnelle et sans égale de l’opération – ne peuvent qu’impressionner l’opinion mondiale face à la détermination inébranlable et mature du leadership post-Bush des États-Unis. »

De tels commentaires expriment le tournant vers la droite d’une couche sociopolitique entière, composée de sections privilégiées de la classe moyenne aisée qui se rallient derrière la bannière de l’impérialisme américain.

La tentative d’Obama, reprise et amplifiée par les médias de la grande entreprise, de dépeindre le meurtre d’Oussama ben Laden comme une référence pour l’unité nationale a un contenu profondément réactionnaire. Certaines personnes ont laissé entendre que l’assassinat pourrait raviver le sentiment, fortement exagéré, d’unité qui a suivi le 11 septembre 2001, comme si la mort de Ben Laden pouvait justifier tous les crimes commis au nom de cette tragédie, incluant les guerres d’agression qui ont tué plus d’un million de personnes.

Il est important de mentionner que le voyage de célébration d’Obama à Ground Zero est survenu 50 ans après que la NASA a envoyé le premier américain, l’astronaute Alan Shepard.dans l’espace. Le vol dans l’espace est survenu trois semaines après que l’Union soviétique a envoyé le premier humain dans l’espace – le cosmonaute Youri Gagarine – et que l’impérialisme américain a subi une défaite humiliante lors de l’invasion ratée de la baie des Cochons par la CIA.

En dépit de cet épisode de la guerre froide, le lancement dans l’espace a capté l’imagination du peuple américain. Lorsqu’il a accueilli Shepard à Washington quelques jours plus tard, le président John F. Kennedy a fait l’éloge de l’astronaute ainsi que des scientifiques et des ingénieurs de la NASA pour « une contribution exceptionnelle à l’avancement des connaissances humaines et de la technologie spatiale et une démonstration des capacités de l’homme dans un vol spatial sous-orbitaire. »

Un demi-siècle plus tard, la tentative de la part de l’élite dirigeante américaine d'invoquer la fierté nationale par le sale boulot d’escouades d'assassinat, plutôt que par des prouesses scientifiques, technologiques et d’exploration, montre clairement le déclin historique de l’impérialisme américain et la longue dégénérescence de sa classe dirigeante.

Bill Van Auken

http://polymedia.skynetblogs.be/



7 Annexe : Qui était Oussama ben Laden ?

7-1 Michel Chossudovsky : Qui était Oussama ben Laden ? La vérité derrière le 11 septembre 2001.

Le 2 mai 2011

À l'occasion de l'annonce officielle de la mort d'Oussama ben Laden , nous publions à nouveau cet article publié pour la première fois sur Global Research le 12 septembre 2001.

Note de l'auteur. Cet article fut rédigé le jour même des attaques. Il fut publié en anglais par Global Research le 12 septembre 2001.

Article original en anglais: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=368

texte original

Version française: L'aut'journal, Montréal, octobre 2001

 

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).  Articles de Michel Chossudovsky publiés par Mondialisation.ca
Quelques heures après les attaques terroristes du 11 septembre au World Trade Center et au Pentagone, l'administration Bush concluait, sans preuve à l'appui, qu'Oussama ben Laden et son organisation, Al-Qaeda, étaient les suspects les plus probables. Le directeur de la CIA, George Tenet, déclarait que ben Laden « a la capacité de planifier plusieurs attaques sans avertissement ». Le secrétaire d'État Colin Powell qualifiait de son côté les attaques à Washington et à New York de « déclaration de guerre », ce que George Bush confirmait dans son discours à la nation le soir même en affirmant qu'il ne « fera aucune distinction entre les terroristes qui ont commis ces actes et ceux qui les ont soutenu ». L'ancien directeur de la CIA James Woolsey insinuait pour sa part la complicité de un ou plusieurs gouvernments étrangers. Et l'ancien conseiller à la sécurité nationale Lawrence Eagelberger déclarait dans une entrevue télévisée: « Je crois que nous allons démontrer que, lorsque nous sommes attaqués de cette façon, nous pouvons réagir d'une manière brutale avec force et détermination » (« we are terrible in our strength and in our retribution »).

Suite aux déclarations officelles, les médias occidentaux n'ont pas tardé (sans preuves à l'appui) à approuver le déclenchement d'actions punitives contre des cibles civiles au Moyen-Orient et en Asie centrale. William Saffire écrivait à ce propos dans le New York Times : « Lors que nous aurons raisonnablement pu déterminer la localisation des bases et des camps de nos attaquants, nous devrons les pulvériser - en minimisant mais également en acceptant les risques de dommages collatéraux. Nous devrons agir par des opérations [militaires] directes mais également par des actions en sous-main [de nos services de renseignement], afin de déstabiliser les États hôtes de la terreur. »

Le texte ci-dessous a pour object d'analyser l'histoire d'Oussama ben Laden et des liens entre la Jihad islamique et la politique étrangère des États-Unis depuis la Guerre froide.
Le premier suspect des attaques de New-York et Washington, le Saoudien Oussama ben Laden, qui est déjà désigné comme un « terroriste international « par le FBI pour son rôle présumé dans le bombardement d'ambassades étatsuniennes en Afrique, ironiquement fut au point de départ recruté par la CIA pour combattre les Soviétiques durant la guerre soviéto-afghane. 1

En 1979, la « plus grande opération secrète de l'histoire de la CIA » fut lancée en réponse à l'invasion de l'Afghanistan par les Soviétiques afin de soutenir le gouvernement pro-communiste de Babrak Kamal. 2

Sous les vifs encouragements de la CIA et des Services secrets pakistanais, qui voulaient transformer la Jihad afghane en une grande guerre menée par tous les pays musulmans contre l'URSS, quelque 35 000 intégristes musulmans en provenance de 40 pays islamiques se joignirent à la lutte en Afghanistan entre 1982 et 1992. D'autres dizaines de milliers vinrent étudier dans les madrasah pakistanais. Avec le temps, plus de 100 000 intégristes musulmans furent directement influencés par la Jihad afghane. 3

La Jihad islamique était appuyée les États-Unis et l'Arabie saoudite, une grande partie du financement provenant du commerce de la drogue dans le Croissant fertile.

En mars 1985, le président Reagan signait la directive de sécurité nationale nº 166, qui autorisait une aide militaire secrète aux Mujahideen. Cette initiative démontrait sans équivoque que la guerre secrète ménéee en Afghanistan avait pour objectif de combattre les troupes soviétiques en Afghanistan. La nouvelle aide en sous-main des États-Unis fut marquée par une augmentation substantielle de la quantité d'armes fournies - une aide annuelle régulière équivalente, en 1987, à 65 000 tonnes d'armes -, de même qu'un flot incessant de spécialistes de la CIA et du Pentagone, au quartier général secret des Services de renseignements pakistanais, sur la route principale, près de Rawalpindi, au Pakistan. 4

La CIA, utilisant les services de renseignement pakistanais, jouait un rôle clé dans l'entraînement des Mujahideen. À son tour, la guérilla soutenue par la CIA fut intégrée avec les enseignements de l'Islam

Les thèmes prédominants étaient que l'Islam est une idéologie socio-politique complète, que l'Islam sacré avait été violé par les troupes soviétiques athées et que le peuple islamique d'Afghanistan devrait réaffirmer son indépendance en se débarrassant du régime socialiste afghan soutenu par Moscou. 5

Le réseau des services de renseignement pakistanais

Les Service de renseignement pakistanais - Inter Service Intelligence (ISI) - furent utilisés comme « intermédiaire ». L'appui de la CIA à la Jihad fut réalisé par l'entremise de la ISI, c'est-à-dire que la CIA ne faisait pas parvenir son appui directement aux Mujahideen. En d'autres mots, afin de garantir le « succès » de ces opérations en sous-main, Washington avait pris soin de ne pas révéler l'objectif ultime de la Jihad, qui consistait à détruire l'Union soviétique.

Selon l'expression de Milton Beardman, de la CIA, cette agence « n'a pas entraîné les Arabes » en tant que tel. Cependant d'après Abdel Monam Saidali, du Centre Al-Aram d'études stratégiques du Caire, ben Laden et les « Arabes afghans » avaient reçu « par l'entremise de la CIA, un entraînement [militaire] très sophistiqué et spécialisé [dans différents champs d'application] ». 6

Beardman confirme néeanmoins qu'Oussama ben Laden n'était pas conscient du rôle qu'il jouait pour Washington : « Ni moi [ben Laden], ni mes frères n'avions pu observer une quelqonque aide américaine. » 7

Motivés par le nationalisme et la ferveur religieuse, les guerriers islamiques n'étaient guère conscients qu'ils se battaient contre l'Union soviétique pour le compte de l'« Oncle Sam ». Alors que des contacts furent établis et entretenus aux échelons supérieurs des services de renseignement, les commandants des rebelles islamiques sur le terrain n'avaient aucun lien direct avec Washington ou la CIA. Avec le soutien de la CIA et l'aide militaire américaine, la Inter Services Intelligence (ISI) pakistanaise s'est rapidement transformée en une « structure parallèle exerçant d'énormes pouvoirs sur tous les aspects de gouvernement ». 8 La ISI possédait un personnel, composé de militaires, d'agents de renseignement, de bureaucrates, d'agents doubles et d'informateurs, estimé à 150 000 personnes. 9 Entre-temps, les opérations de la CIA contribuaient également à renforcer le régime militaire pakistanais dirigé par le général Zia Ul Haq :

Les relations entre la CIA et les Services de renseignement pakistanais sont devenues plus amicales suite au coup d'État contre Bhutto par [le Genéral] Zia et l'installation d'un régime militaire. [...] Durant la plus grande partie de la guerre d'Afghanistan, le Pakistan était encore plus anti-soviétique que les États-Unis. Peu après l'invasion de l'Afghanistan par des militaires soviétiques, en 1980, Zia avait donné ordre au directeur de la ISI de mener des actions en sous-main afin de déstabiliser les républiques soviétiques d'Asie centrale. La CIA n'a approuvé ce plan qu'en 1984. [...] La CIA était encore plus prudente que les Pakistanais. Le Pakistan et les États-Unis choisirent tous deux la supercherie. Des actions diplomatiques de façade furent ménées alors que les services de renseignement [CIA et ISI] s'étaient préalablement entendus qu'une escalade militaire constituait la meilleure solution. 10

Le croissant d'or de la drogue

L'histoire du commerce de la drogue en Asie centrale est intimément liée aux activités secrètes de la CIA. Avant la guerre URSS-Afghanistan, il n'y avait pour ainsi dire presque pas de production locale d'héroïne.11 À cet égard, l'étude d'Alfred McCoy confirme que, durant les premières années des opérations de la CIA en Afghanistan, « les territoires près de la frontière pakistano-afghane devenaient le principal fournisseur d'héroïne pour le marché mondial, répondant à 60 % de la consommation d'héroïne au États Unis. Au Pakistan, le nombre de personnes dépendantes de l'héroïne est passé de près de zéro en 1979 à [...] 1,2 million en 1985 - un accroissement beaucoup plus grand que celui connu par n'importe quel autre pays. » 12

La CIA contrôlait indirectement le commerce de l'héroïne. Lorsque les Mujahideen ont établi leur contrôle sur une partie du territoire afghan, ils ont donné l'ordre aux paysans de cultiver de l'opium en guise de taxe révolutionnaire. De l'autre côté de la frontière, au Pakistan, des leaders afghans et des groupes d'affaires locaux, sous la protection des Services de renseignement (ISI), ont mis sur pied des centaines de laboratoires de production d'héroïne. Durant cette décennie de commerce ouvert de la drogue, la US Drug Enforcement Agency à Islamabad s'est trouvé incapable de faire quelque saisie ou arrestation majeure que ce soit. [...] Les autorités étasuniennes ont refusé d'enquêter sur toute charge en rapport avec l'héroïne à l'égard de leurs alliés afghans « parce que la politique des États Unis relative à la lutte contre le narcotraffic en Afghanistan fut largement subordonné à la guerre contre l'Union soviétique ». En 1995, le directeur des opérations de la CIA en Afghanistan, Charles Cogan, avait admis que la CIA avait sacrifié la guerre contre la drogue pour se consacrer à la Guerre froide. « Notre mission principale était d'infliger le plus de dommages possible aux Soviétiques. Nous n'avions pas vraiment les ressources et le temps requis pour enquêter sur le commerce de la drogue. [...] Je ne crois pas que nous ayons à nous excuser de cela. Toute situation à ses inconvénients. [...] Il y a eu un inconvénient au niveau du narcotraffic, oui. Mais l'objectif principal a été atteint. Les Soviétiques ont quitté l'Afghanistan. »13

Au lendemain de la Guerre froide

Au lendemain de la Guerre froide, la région de l'Asie centrale n'est pas seulement stratégique pour ses réserves de pétrole : elle fournit à elle seule les trois quarts de la production mondiale d'opium, ce qui représente un revenu de plusieurs milliards de dollars pour les milieux d'affaires, les institutions financières et bancaires impliquées dans le lavage de l'argent sale, les agences de renseignement et le crime organisé. Le commerce de la drogue dans le croissant d'or rapporte entre 100 et 200 milliards USD par année, soit environ le tiers du chiffre d'affaire annuel du commerce mondial de la drogue (heroïne, cocaine, etc), évalué (sans compter les retombéees dans d'autres secteurs d'activité) par les Nations unies à environ 500 milliards USD. 14

Avec la désintégration de l'URSS, la production de l'opium avait pris un essor considérable. Selon les estimations des Nation unies, la production afghane d'opium en 1998-1999 - dates qui coïncident avec le développement d'insurrections armées dans les anciennes républiques soviétiques - avait atteint un niveau record, avec 4 600 mètres cube de production. 15 De puissants groupes d'affaires de l'ex-URSS alliés avec le crime organisé se font concurrence pour le contrôle stratégique des « routes de l'héroïne ».

Le vaste réseau militaire des Services des renseignement pakistanais ne fut pas démantelé au lendemain de la Guerre froide. Par aillerus, la CIA continuait d'appuyer la Jihad islamique par l'entremise du Pakistan. De nouvelles initiatives secrètes furent lancéees en Asie centrale, dans le Caucase et dans les Balkans. L'appareil militaire ainsi que les Services de renseignement pakistanais ont essentiellement « servi de catalyseur pour la désintégration de l'URSS et l'émergence de six républiques musulmanes en Asie centrale ». 16

En parallèle avec ces actions en sous-main de la CIA, des missionnaires islamiques de la secte Wahhabi d'Arabie saoudite s'étaient installés dans ces républiques, de même qu'à l'intérieur de la Fédération russe, empiétant sur les institutions de l'État et de la sociéte civile. En dépit de leur idéologie « anti-ÉUA », les actions fondamentalistes islamiques ont pourtant servi les intérêts stratégiques de Washington en ex-URSS...

La guerre civile afghane s'est poursuivie suite à la retraite des forces soviétiques en 1989. Les Talibans avaient reçu l'appui des Deobandis pakistanais et de leur parti politique, le Jamiat ul Ulema e Islam (JUI). En 1993, le JUI s`était joint à la coalition du premier ministre Benazzir Bhutto. Des liens furent établis entre le JUI, l'armée et les Services des renseignements. En 1995, avec la chute du gouvernement Hezb i Islami de Hekmatyar, à Kaboul, les Talibans ont non seulement instauré un gouvernement islamique intégriste, mais ont aussi « confié le contrôle des camps d'entraînement afghans à des factions du JUI ». 17

Et le JUI, avec l'appui du mouvement Wahhabi, a joué un rôle majeur dans le recrutement de Mujahideen pour les Balkans et dans l'ex-URSS. Jane Defense Weekly confirme à cet égard que « la moitié des hommes et de l'équipement des Talibans provient des Services des renseignement pakistanais ». 18

En fait, il semblerait que, suite au retrait des troupes soviétiques, les differentes formations armées dans la guerre civile en Afghanistan ont continué à recevoir une aide en sous-main de la CIA par le biais des Services de renseignement pakistanais. 19

En d'autres mots, soutenus par l'ISI pakistanais lui-même contrôlé par la CIA, l'État islamique taliban a grandement servi les intérêts géopolitiques de Washington. Le commerce de la drogue dans le Croissant fertile a également servi à financer et équiper l'Armée musulmane bosniaque, dès le début des années 1990, et l'Armée de libération du Kosovo (UCK). Au cours des derniers mois, des mercenaires Mujahideen combattaient dans les rangs des terroristes de l'UCK impliquée dans la guerre civile en Macédoine. Et il est avéré que l'UCK est non seulement appuyé par l'Otan, mais elle est également en partie financée par la mission des Nations unies au Kosovo.

Cela explique sans l'ombre d'un doute pourquoi Washington a fermé les yeux sur le règne de terreur imposé par les Talibans, impliquant notamment des dérogations flagrantes aux droits des femmes, la fermeture des écoles de filles, le congédiement des employées de la fonction publique et l'imposition de la « loi pénale de la Sharia ». 20

La guerre en Tchétchénie

Les principaux leaders rebelles en Tchétchénie, Shamil Basayev et Al Khattab, ont reçu leur formation militaire et idéologique dans des camps d'entrainement financés par la CIA en Afghanistan et au Pakistan. Selon Yossef Bodansky, directeur du US Congress's Task Force on Terrorism and Unconventional Warfare, la guerre tchétchène fut planifiée durant un réunion secrète de Hizb Allah, tenue en 1996 à Mogadishu, en Somalie. 21 De nombreux cadres supérieurs des Services de renseignement iranienne et pakistanaise, ont participé à cette réunion, à laquelle Oussama bin Laden était également présent. Le rôle de la ISI pakistanaise dans la guerre civile en Tchétchénie « va beaucoup plus loin que l'approvisionnement des Tchétchènes en armes et en expertise : les Service de renseignement pakistanais et ses mandataires islamiques radicaux sont en réalité ceux qui dirigent cette guerre ». 22

Le principal oléoduc russe traverse la Tchétchénie et le Daghestan. N'eut égard aux condamnations de pure forme du terrorisme islamique par Washington, les bénéficiaires indirects de la guerre tchétchène sont les géants pétroliers anglo-américains luttant pour le contrôle des ressources pétrolières et des oléoducs dans le bassin de la mer Caspienne.

Les deux principales armées rebelles tchétchènes (respectivement dirigées par le commandant Shamil Basayev et par l'émir Khattab), estimées à 35 000 hommes, furent financées par les Services des renseignement pakistanais. La ISI a aussi joué un rôle clé dans l'organisation et l'entraînement de l'armée rebelle tchétchène :

[En 1994], les Services des renseignements pakistanais ont organisé pour Basayev et ses lieutenants de confiance un endoctrinement islamique intensif et un entraînement de guérilla dans la province de Khost, en Afghanistan, dans le camp d'Amir Muawia, installé au début des année 1980 par la CIA et les Service de renseignement pakistanais et dirigé par le célèbre seigneur de guerre afghan Gulbuddin Hekmatyar. En juillet 1994, « diplômé » d'Amir Muawia, Basayev est transféré au camp de Markaz i Dawar, au Pakistan, pour y entreprendre un entraînement en tactiques de guérilla avancées. Au Pakistan, Basayev rencontrait également les plus hauts cadres des forces militaires et des services de renseignement : le ministre de la Défense, le général Aftab Shahban Mirani, le ministre de l'Intérieur, le général Naserullah Babar, et le directeur des Services de renseignement responsable pour l'acheminement de l'appui de la ISI aux causes islamiques, le général Javed Ashraf (tous maintenant à la retraite). Ces liens en haut lieu se montrèrent vite utiles à Basayev. 23

Suite à son entraînement et son endoctrinement, Basayev fut affecté pour mener un campagne militaire contre les troupes fédérales russes lors de la première guerre tchétchène de 1995. Son organisation avait également développé des liens étroits avec les consortiums criminels moscovites et avec le crime organisé albanais et l'UCK. En 1997-1998, selon le Service de la sécurité fédérale russe, « les seigneurs de guerre tchétchènes ont commencé à investir dans l'immobilier au Kosovo [...] par l'intermédiaire de plusieurs firmes immobilières enregistrées en Yougoslavie en guise de couverture ». 24

L'organisation de Basayev fut également impliquée dans bon nombre de trafics, notamment les narcotiques, l'exploitation illégale et les sabotages d'oléoducs russes, le kidnapping, la prostitution, le commerce de faux dollars et la contrebande de matériaux nucléaires. 25 Avec le blanchiment de l'argent de la drogue, les profits de ces activités criminelles furent également utilisés pour financer le recrutement de mercenaires et l'achat d'armes.

Pendant son entraînement en Afghanistan, Shamil Basayev s'est lié avec le commandant vétéran saoudien Mujahideen Al Khattab qui avait combattu en Afghanistan. Quelques mois après le retour de Basayev à Grozny, début 1995, Khattab fut invité à créer une armée installée en Tchétchénie pour l'entraînement de combattants Mujahideen. Selon la BBC, le voyage de Khattab en Tchétchénie fut « planifié grâce à l'appui de la Islamic Relief Organisation (IRO) basée en Arabie saoudite qui avait expédié des fonds en Tchétchénie. La IRO était financée par des mosquées ainsi que des dons de riches individus [associés aux milieux d'affaires saoudiens]. » 26

En conclusion

Depuis l'ère de la Guerre froide, Washington a sciamment soutenu Oussama ben Laden, tout en le plaçant sur la liste des « personnes les plus recherchées par le FBI ».

Alors que les Mujahideen sont impliqués dans des insurrections armées pour le compte des États-Unis dans les Balkans et en ex-URSS, le FBI, a pour mandat de mener aux États-Unis de mener une guerre au terrorisme. De toute évidence, il s'agit là non seulement d'actions contradictoires mais d'une politique qui s'avère mensongère à l'endroit des citoyens. Car la CIA depuis la guerre URSS-Afghanistan, appuie le terrorisme international par l'entremise de ses opérations secrètes.

Cruelle ironie, la même Jihad islamique, présentée par l'administration Bush comme « une menace contre l'Amérique » responsable des assauts terroristes contre le World Trade Center et le Pentagone constitue un instrument clé des opérations militaires stratégiques de Washington dans les Balkans et en ex-URSS.

Au lendemain des attaques terroristes de New York et de Washington, la vérité sur les liens entre le gouvernment américain et le terrorisme international doivent être devoilés à l'opinion publique afin d'empêcher l'administration Bush et ses partenaires de l'Otan de se lancer dans une aventure militaire qui menace l'avenir de l'humanité.

Notes

Hugh DAVIES., « International: `Informers' point the finger at bin Laden; Washington on alert for suicide bombers ». The Daily Telegraph, Londres, 24 août 1998.

Cf. Fred HALLIDAY. « The Un-great game: the Country that lost the Cold War, Afghanistan ». New Republic, 25 mars 1996.

Ahmed RASHID., « The Taliban: Exporting Extremism ». Foreign Affairs, Novembre-décembre 1999.

Steve COLL. Washington Post. 19 juillet 1992.

Dilip HIRO., « Fallout from the Afghan Jihad ». Inter Press Services, 21 novembre 1995.

Eric WEINER et Ted CLARK. Weekend Sunday (NPR). 16 août 1998.

Ibid.

Dipankar BANERJEE. « Possible Connection of ISI With Drug Industry », India Abroad, 2 décembre 1994.

Ibid.

Cf. Diego CORDOVEZ et Selig HARRISON. Out of Afghanistan: The Inside Story of the Soviet Withdrawal. Oxford University Press, New York, 1995. Cf. aussi la critique de Cordovez et Harrison. International Press Services. 22 août 1995.

Alfred MCCOY. The Progressive, « Drug fallout: the CIA's Forty Year Complicity in the Narcotics Trade ». 1 août 1997.

Ibid.

Ibid.

Douglas KEH. Drug Money in a changing World, Technical document nº 4. Vienne, UNDCP, 1998, p.4. Cf. Report of the International Narcotics Control Board for 1999. E/INCB/1999/1 United Nations Publication, Vienne, 1999, pp.49-51 ; et Richard LAPPER, « UN Fears Growth of Heroin Trade ». Financial Times, 24 février 2000.

Report of the International Narcotics Control Board. Op. cit., pp.49-51. Cf. Richard LAPPER. Op. cit.

International Press Services. 22 août 1995.

Ahmed RASHID. « The Taliban: Exporting Extremism ». Foreign Affairs, Novembre-décembre, 1999, p.22.

In « Christian Science Monitor ». 3 septembre 1998.

Tim MCGIRK. « Kabul learns to live with its bearded conquerors ». The Independent Londres, 6 novembre 1996.

Cf. K. SUBRAHMANYAM., « Pakistan is Pursuing Asian Goals ». India Abroad 3 novembre 1995.

Levon SEVUNTS. The Gazette, « Who's calling the shots? Chechen conflict finds Islamic roots in Afghanistan and Pakistan ». Montréal, 26 octobre 1999.

Ibid.

Ibid.

Cf. Vitaly ROMANOV et Viktor YADUKHA. Chechen Front Moves To Kosovo Segodnia. Moscou, 23 février 2000.

The European. 13 février 1997. Cf. Itar-Tass, 4-5 janvier 2000.

Michel Chossudovsky

BBC. 29 septembre 1999.


7-2 Paul Joseph Watson  : Ben Laden Est Mort En 2001.

Le 11 Septembre Une Opération Sous Faux Pavillon...

Ben Laden est mort en 2001 d’une maladie génétique dégénérative, le Syndrome de Marfan, les US/CIA le savaient, aucune preuve n’a jamais été fournie de sa responsabilité dans les attaques du 11 Septembre et pour cause c’était une opération en interne dite sous faux pavillon , et la photo de son cadavre n’est surement pas belle à voir presque dix ans après sa mort vraie raison pour laquelle Obama ne veut pas la montrer.

Steve R.Pieczenik ancien aide assistant au secrétaire d’état sous 3 administrations différentes dit qu’il est prêt à fournir à un Grand Jury Fédéral le nom d’un général de renom qui lui a dit que le 11 Septembre était une opération sous faux pavillon.
Un ancien haut responsable du gouvernement US, Dr Steve R. Pieczenik, un homme qui a occupé un grand nombre de positions d’influence sous 3 différents présidents et qui continue de travailler pour le département de la défense a dévoilé au cours de l’émission Alex Jones Show hier qu’Osama Ben Laden était mort en 2001 et qu’il était prêt à témoigner devant un Grand Jury comment un général de renom lui avait directement dit que le 11 Septembre était une opération sous faux pavillon réalisée en interne.
Pieczenik ne peut être réfuté comme étant un « théoricien de la conspiration ». Il a occupé le poste d’aide assistant au secrétaire d’état sous 3 administrations différentes, Nixon, Ford et Carter, tout en travaillant aussi sous Reagan et Bush senior, et continue de travailler comme consultant pour le département de la défense. Ancien capitaine de l’US Navy, Pieczenik a été récompensé par deux prestigieuses distinctions à l’Ecole Médicale d’Harvard (MIT), les Harry C. Solomon Awards, alors qu’il complétait simultanément un PhD à la MIT.
Recruté par Lawrence Eagleburger comme aide assistant au secrétaire d’état pour la gestion, Pieczenik a entrepris de développer « les éléments de base pour une guerre psychologique, le contre terrorisme, des stratégies et tactiques pour des négociations transculturelles pour le département d’état US les communautés militaire et su renseignement et d’autres agences du gouvernement US » tout en développant également des stratégies fondamentales pour le sauvetage d’otages qui ont été utilisées plus tard partout dans le monde.
Pieczenik a aussi servi comme planificateur expérimenté de politique sous les secrétaires d’état Henri Kissinger, Cyrus Vance, George Shultz et James Baker et a travaillé pour la campagne électorale de G.W. Bush contre Al Gore. Ses états de service accréditent le fait qu’il est l’un des hommes les plus profondément liés aux cercles des renseignements ces dernières trois décennies et au-delà.
Le personne de Jack Ryan qui apparaît dans un grand nombre de romans de Tom Clancy et a aussi été interprété par John Ford dans le célébre film de 1992 « Patriot Games » est aussi tiré de la vie de Pieczenik.
Retour en arrière en Avril 2002 il y a de cela 9 ans, Pieczenik a dit au cours de l’émission Alex Jones Show que Ben Laden était déjà « mort depuis des mois « et que le gouvernement attendait le moment politique le plus opportun pour sortir son cadavre. Pieczenik est en position de le savoir ayant personnellement rencontré Ben Laden et travaillé avec lui lors de la guerre de proxy contre les Soviétiques en Afghanistan dans les années 80.
Pieczenik a dit que Ben Laden est mort en 2001, « non pas parce que des forces spéciales l’ont tué mais parce qu’en tant que médecin je sais que des médecins de la CIA l’avaient soigné et c’était inscrit sur le fichier des services secrets qu’il avait le syndrome de Marfan » ajoutant que le gouvernement US savait que Ben Laden était mort avant qu’ils n’envahissent l’Afghanistan.
Syndrome de Marfan
C’est une maladie génétique dégénérative pour laquelle il n’y a pas de traitement définitif. La maladie réduit drastiquement l’espérance de vie du patient.
« Il est mort du syndrome de Marfan, Bush junior le savait la communauté du renseignement le savait « a dit Pieczenik faisant remarquer que des médecins de la CIA avaient rendu visite à Ben Laden en Juillet 2001 à l’Hôpital Américain de Dubaï.
« Il était déjà très malade du syndrome de Marfan et était déjà agonisant donc personne n’a eu à le tuer » a ajouté Pieczenik, déclarant que Ben Laden est mort peu après le 11 Septembre dans son complexe souterrain de Tora Bora.
« Est-ce que la communauté des renseignements ou le médecin de la CIA étaient au courant de sa situation, la réponse est oui catégoriquement oui » a dit Pieczenik, se référant à l’affirmation de Dimanche comme quoi Ben Laden a été tué dans son bunker au Pakistan ajoutant «tout le scénario où vous voyez un groupe de personnes assises et regardant un écran et ils ont l’ai très concentrés c’est de la bêtise » se référant aux images fournies par la Maison Blanche affirmant montrer Biden, Obama et Hillary Clinton regardant en direct sur un écran TV l’opération pour tuer Ben Laden.
« C’est une totale falsification, pour faire croire, nous sommes dans le théâtre américain de l’absurde… pourquoi faisons nous de nouveau cela…9 ans auparavant cet homme était déjà mort… pourquoi le gouvernement doit-t-il sans cesse mentir au peuple américain « s’est demandé Pieczenik.
« Osama Ben Laden était vraiment mort donc il n’ai pas possible qu’ils aient attaqué ou se soient confrontéset aient tué Ben Laden « a dit Pieczenik, plaisantant sur le fait que la seule façon que cela puisse s’être produit c’est si les forces spéciales avaient attaqué une morgue.
Pieczenik a dit que la décision de lancer maintenant le canular c’est qu’Obama était au plus bas dans les sondages et le fait que le problème de son certificat de naissance était entrain de lui exploser à la figure. (Certains affirment que c’est un faux ndlt).
« Il devait prouver qu’il était plus qu’Américain… Il devait être agressif » a dit Pieczenik, ajoutant que la farce était aussi une manière d’isoler le Pakistan en représailles à l’intense opposition au programme de drones Predator qui a tué des centaines de Pakistanais.
« C’est orchestré je veux dire quand vous avez des gens assis en rond et regardant un sitcom dans le centre d’opérations de la Maison Blanche et que vous avez un président sortant presque comme un fantôme disant qu’ils venaient juste de tuer Oussama Ben Laden qui est mort depuis déjà neuf ans « a dit Pieczenik, qualifiant cet épisode de « la plus grande falsification dont j’ai entendu parler je veux dire c’était absurde ».
Réfutant le compte rendu du gouvernement de l’assassinat de Ben Laden comme une « plaisanterie malsaine » fait au peuple américain, Pieczenik a dit « ils sont désespérés de rendre Obama viable, niant le fait qu’il est possible qu’il ne soit pas né ici, toute question concernant son passé toute irrégularité dans son passé, afin de le rendre irréfutable.. pour qu’il soit réélu président pour que le public américain soit de nouveau dupé. »
L’affirmation de Pieczenik que Ben Laden est mort il y a prés de 10 ans est soutenue par de nombreux professionnels des renseignements de même que des chefs d’état de par le monde.
Ben Laden « a été utilisé de la même manière que le 11 Septembre a été utilisé pour mobiliser les sentiments du peuple américain pour se lancer dans une guerre qui devait être justifiée par une histoire que Bush junior a créé et que Cheney a créé sur le monde du terrorisme » a déclaré Pieczenik.
Lors de l’interview hier pour l’ Alex Jones Show Pieczenik a aussi affirmé qu’un général de renom lui a directement dit que le 11 Septembre était une baisse volontaire de vigilance et une opération sous faux pavillon et qu’il est prêt à aller devant un Grand Jury pour révéler le nom du général.
«Ils ont exécuté les attaques » a dit Pieczenik, nommant Dick Cheney, Paul Wolfowitz, Stephen Hadley, Elliott Abrams, et Condoleezza Rice entre autres comme ayant été directement impliqués.
« On a appelé cela une baisse volontaire de vigilance, une opération sous faux pavillon pour mobiliser le public américain sous de faux prétextes… cela m’a même été dit par un général faisant parti du personnel de Wolfowitz - j’irai devant un comité fédéral et je jurerai main levée en donnant le nom de l’individu de sorte qu’on puisse briser le carcan entourant cette histoire » a dit Pieczenik ajoutant qu’il était « furieux » et savait « que cela s’était produit ».
« J’ai enseigné cette baisse volontaire de vigilance et les opérations sous faux pavillon au collège national de guerre je l’ai enseigné à tous mes agents donc je sais précisément ce qui a été fait au public américain » a- t-il ajouté.
Pieczenik a réitéré sa volonté de révéler devant un Tribunal Fédéral le nom du général qui lui a dit que le 11 Septembre était un boulot en interne « pour que nous puissions révéler cela juridiquement pas avec la stupide Commission du 11 Septembre une absurdité »
Pieczenik a expliqué qu’il n’était pas un libéralni un conservateur ou un membre du tea party seulement un Américain profondément inquiet de voir dans quelle direction son pays se dirigeait.
Paul Joseph Watson

04/05/11
Cet article contient des liens vers d’autres articles ainsi que la vidéo de l’interview en anglais.
Article en anglais
Paul Joseph Watson est éditeur de Prison Planet.com dont il rédige les articles. Il est l’auteur de «Order Out Of Chaos« et hôte régulier de l’émission Alex Jones Show.

Jeudi 5 Mai 2011

Mireille Delamarre introduction traduction

http://www.planetenonviolence.org/Un-Ancien-Haut-Responsable-Americain-Ben-Laden-Est-Mort-En-2001-Le-11-Septembre-Une-Operation-Sous-Faux-Pavillon_a2424.html

 


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

·         " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


 

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