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24/05/2011

n°19 - Journal de Libye - 15-05 au 23-05 - : Début-: Hypocrisie : Kadhafi, la ‘’Communauté internationale’’ et nous…


n°19 - Journal de Libye - 15-05 au 23-05  - : Début-: Hypocrisie : Kadhafi, la ‘’Communauté internationale’’ et nous…



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Libye

                          n°1                                       01-03 au 05-03

        C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Libye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

 


 Tiré à part :

Célestin Bedzigui : Hypocrisie : Kadhafi, la ‘’Communauté internationale’’ et nous…

Comaguer : HONTE SUR LA COUR PENALE INTERNATIONALE.

Paroles & action du président Kadhafi

Kadhafi s’exprime : La Libye, éclaboussée du sang de son fils et de trois de ses petits-enfants

Paroles & action du président Obama

Résistance

Analyse

Hassan Allib : Le peuple veut garder la Libye libre avec Kadhafi.

Adolfo Pérez Esquivel : de Nobel à Nobel, une lettre au Président des Etats-Unis.

1 Lutte pour la libération du territoire

Sur le terrain

Des Canons ... pas du beurre

1 Politique de L'OTAN

Des Canons ... pas du beurre

2 Les institutions

3 Les pays

Fin

4 Dans le monde

Vénézuéla



Tiré à part :

Célestin Bedzigui : Hypocrisie : Kadhafi, la ‘’Communauté internationale’’ et nous…

Il faut faire attention au «Baobab qu’on abat» en utilisant des arguments ridicules qui cachent mal des manœuvres d’encerclement.
Je suivais la télévision cette nuit de Dimanche 1er Mai, dans mon salon à New York, lorsqu’ à 23H, en Breaking News, le Président Américain est apparu sur l’écran pour annoncer, qu’ après qu’il ait donne le feu vert d’agir, Ossama Bin Laden avait été tué dans un raid d’une unité d’élite de l’armée américaine au Pakistan. Une décision politique donc. Une idée m’a tout de suite traversé l’esprit : les militaires de l’OTAN ne pouvaient pas avoir pris l’initiative de bombarder pour tuer, la veille, la résidence familiale de Kadhafi, le Chef d’ Etat de la Libye, sans que cela n’ait été en exécution d’un ordre politique de Sarkozy et autres. Il est donc fort probable que le weekend du 1er Mai devait voir être annoncée la liquidation de Ossama Ben Laden et …de Mouammar El Kadhafi, le caractère absolument criminel de l’assassinat de Kadhafi, dirigeant d’un pays souverain, par les forces coalisées des pays occidentaux devant être couvert par les clameurs de la mort de Ben Laden.

Dieu merci, ce but n’a pas été atteint, sauf la mort sous le bombardement du fils et des trois petits enfants de Kadhafi, qui n’a d’ailleurs suscité aucune expression de regrets à Paris, Londres, Washington… Les bombardements à répétition du Palais de Kadhafi qui sont autant de tentatives d’assassinat, sont le signe d’un échec politique et stratégique, la manifestation d’une impatience enragée de ceux qui ont engagé cette guerre qu’ils croyaient finir en 72 heures.
Malheureusement pour eux, en dépit des moyens technologiques et des systèmes d’armement sophistiqués utilisés, Kadhafi résiste et son régime ne s’est pas effondré. Nos envahisseurs cachés derrière les soit- disant rebelles, pour sortir de l’enlisement, croient tenir la solution en assassinant Kadhafi, pariant ainsi que sa mort entrainera l’effondrement instantané de son régime.
L’objectif de la guerre en Libye, préparée de longue date par les Services secrets français et ayant utilisé le fallacieux prétexte de la protection de civils, en réalité des rebelles armés, n’est pas seulement la prise du contrôle du pétrole et du gaz naturel de ce pays. Dans le viseur des envahisseurs, il y avait les Fonds Souverains Libyens, ces capitaux que l’État libyen a investis à l’étranger. Ils sont gérés par la Libyan Investment Authority (LIA) et sont estimés à plus de 150 milliards de dollars- soit 75. 000 milliards de francs.

Les cercles dominants américains et européens, avant d’attaquer militairement la Libye pour mettre la main sur sa richesse énergétique, se sont approprié ces fonds, dans le plus grand acte de piraterie et de rapine de tous les temps. Cette opération a été favorisée par le représentant même de la Libyan Investment Authority, Mohamed Layas qui, comme le révèle un câble diplomatique publié par WikiLeaks, le 20 janvier, a informé l’ambassadeur américain à Tripoli que la LIA avait déposé 32 milliards de dollars dans des banques américaines. Cinq semaines plus tard, le 28 février, le Trésor Américain les a soi-disant «gelés».
Selon les déclarations officielles, c’est «la plus grosse somme d’argent jamais bloquée aux États-Unis», que Washington garde «en dépôt pour l’avenir de la Libye». Elle servira en réalité pour une injection de capitaux dans l’économie américaine toujours plus endettée. Quelques jours plus tard, l’Union européenne a «gelé» de son coté environ 45 milliards d’euros de fonds libyens, pour en faire un usage similaire.

Martyr du Panafricanisme
Le ‘’premier crime’’ que les nouveaux maitres du monde imputent à Kadhafi et tentent d’en corriger férocement les manifestations est son Panafricanisme militant. Ainsi, il était connu que l’assaut sur les fonds libyens aura un impact particulièrement fort en Afrique. Ici, la ‘’Libyan Arab African Investment Company’’ a effectué des investissements dans plus de 25 pays, dont 22 en Afrique sub-saharienne, et programmait de les augmenter dans les cinq prochaines années dans les secteurs minier, manufacturier, touristique et dans celui des télécommunications, où la Libye a contribué de manière décisive à la réalisation du premier satellite de télécommunications de la Rascom (Regional African Satellite Communications Organization), qui permet aux pays africains de se rendre indépendants des réseaux satellitaires occidentaux, et de réaliser des économies annuelles de centaines de millions de dollars.
Beaucoup plus importants encore auraient été les investissements libyens dans la réalisation des trois organismes financiers lancés par l’Union africaine et qui auraient contribué à asseoir l’émancipation monétaire et financière du continent noir: la Banque africaine d’investissement, dont le siège est à Tripoli ; le Fonds monétaire africain, basé à Yaoundé (Cameroun) ; la Banque centrale africaine, installée à Abuja (Nigeria). Le développement de ces organismes devait permettre aux pays africains d’échapper au contrôle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, tous deux instruments de domination néocoloniale, et devait marquer la fin du franc Cfa, la monnaie que sont obligés d’utiliser 14 ex-colonies françaises.
Le gel des fonds libyens assène un coup très dur à tout le projet. Notamment, si la Banque Centrale Africaine voit le jour, les dépôts au compte d’opération des réserves des pays de la zone CFA cesseront et les positions du Trésor Français en seraient fragilisées. L’hystérie interventionniste du Président Français, Nicolas Sarkozy, et du Premier ministre Britannique David Cameron dont le pays est lié inextricablement à la France s’explique donc, non pas par l’amour des ‘’civils- rebelles- armés’’ libyens, mais par les conséquences qu’auraient pour leurs pays l’émancipation monétaire de nos nations, dont Kadhafi était l’architecte et l’artisan.

Le second ‘’crime’’ imputé à Kadhafi est qu’il est en passe de gagner la guerre de l’Eau et de se présenter comme un réel challenger du Grand Capital. La Libye et l’Egypte se partagent un véritable océan souterrain d’eau douce, le ‘’Nubian Sandstone Aquifer’’ dont les réserves s’élèvent à 200 années de débit du Nil en haute saison. Depuis plus de 25 ans, Kadhafi a lancé le ‘’ GMMRP- Great Man-Made River Project’’, qui est un réseau de 4000 km de pipeline qui procure de l’eau à toutes les villes côtières libyennes, de Tripoli a Benghazi en passant par Syrte.
Dans une deuxième phase, il est prévu que le GMMRP alimente un système d’irrigation en direction du Sud qui rendra vert le désert du Sahara et le Sahel, ouvrant ainsi des possibilités insoupçonnées de production agricole dans ces immenses régions qui pourraient devenir le grenier du monde au 22eme siècle, arrachant a l’Occident sa place de premier producteur de céréales et de produits alimentaires du monde. Kadhafi a engagé 85 milliards de dollars dans cette entreprise pharaonique sans en solliciter un seul de la Banque Mondiale- quel mauvais exemple !!!- et en défiant les ‘’trois sœurs’’ - Veolia (autrefois Vivendi), Suez Ondeo (autrefois Générale des Eaux) and Saur – les compagnies françaises qui contrôlent 40% de la production mondiale de l’eau.

Quand on met côte à côte ce pari titanesque et sa contribution décisive dans la mise en place de RASCOM, ces cas font que pour le Grand Capital Occidental, Kadhafi est devenu l’homme à abattre à tout prix autant pour ses velléités d’indépendance que pour son audace et son impertinence.
Le troisième ‘’crime’’ de Kadhafi est de n’avoir jamais voulu s’enrôler dans toute organisation qui affaiblirait ou freinerait la mise en place de l’Union Africaine. Son refus de participer à l’Union pour la Méditerranée en a enragé la France de Sarkozy - à qui par ailleurs il a refusé d’acheter les avions Rafales- car un espace méditerranéen intégré est l’un des leviers sur lequel compte ce pays pour se redonner du souffle, lui qui est si impuissant à résoudre le problème du déclassement de son économie et n’entrevoit d’autre issue que les reconquêtes coloniales. Les Anglo-saxons sont prêts à lui concéder au détriment de notre continent quelques os à ronger. C’est ainsi qu’il faut comprendre sa férocité manifestée hier en Côte d’ Ivoire, et que l’on revoit aujourd’hui en Libye.

Les Nouveaux Barbares
L’agression contre la Libye est l’illustration du monde sans loi que ceux que mous appellerons l’empire- en minuscule s’il vous plait ! - instaure de manière éhontée. Certains chroniqueurs en verve les appelleraient d’ailleurs sans trop abuser ‘’ Les Nouveaux Barbares’’.
L’empire, ’puissante machine du mensonge’ qui s’ affuble du nom usurpé de ‘’la Communauté internationale’’ et dont l’ ONU est désormais le bras séculier, a deux objectifs clairement discernables : Premièrement, détruire tout dirigeant de l’ espace afro- arabe qui pourrait initier et soutenir un projet politique qui affranchirait nos pays de sa domination; deuxièmement, s’accaparer des ressources financières et imposer à la tête des pays riches en matières premières, des dirigeants qui lui sont, non pas seulement acquis, mais soumis.
Ce n’est pas seulement Kadhafi que les ‘’Blancs’’ veulent tuer, c’est le symbole qu’il représente. C’est le rêve d’émancipation réelle de nos peuples qui est entrain d’être assassiné. C’est l’Afrique dont les richesses ont toujours nourri les convoitises de l’Occident. C’est ce Baobab qu’on abat, pour voir nos enfants hériter de pays qui ne seraient souverains que de nom. C’est la réécriture à l’envers de l’Histoire des 100 dernières années, où se retrouvent à la manœuvre deux des maitres colons d’hier, la France et l’Angleterre. Triste perspective qui constitue pour le peuple africain un nouveau défi, ou à nouveau un défi, si on croyait l’avoir relevé.

Ultime recours
Et pourtant, les faits et les chiffres parlent et rendent un verdict irréfutablement positif sur une gestion politique, financière et économique exemplaires de la Libye par Kadhafi. En Libye, il n’y avait ni prisonnier politique, ni dissident crédible. S’il en existait un, son nom serait claironné sur tous les médias de l’empire en nouveau Lech Walesa ou Vaclav Wavell. Ce pays était entrain de réussir, avec la Jamarhiya, un système de démocratie directe organisée en comités populaires, un modèle politique et économique original, avec 0% de taux de chômage à comparer aux taux de 9.9% de l’Union Européenne et de 8.8% des USA. C’est un pays où les soins de santé et l’éducation sont gratuits, à comparer aux Etats Unis où plus de 40 millions de personnes n’ont aucune couverture maladie ; un pays où tout adulte est propriétaire de sa maison et de sa voiture.
En Libye, 7.5% de la population vit en dessous de la ligne de pauvreté contre 14,3 % aux USA et… 48% au Cameroun. Ces chiffres confirment que les causes de la ‘’ rébellion’’ ne sont pas endogènes, mais d’essence extérieure.

Fait le plus remarquable, Kadhafi a su éviter à son pays le ‘’ syndrome hollandais’’, ce grave déséquilibre économique causé par un apport massif de ressources financières par l’exploitation du pétrole ou du gaz naturel. Des pays aussi variés que les Pays Bas, le Royaume Uni, et tous les pays pétroliers d’Afrique Centrale en ont été, à un moment donné, victimes.
Les pays et les peuples africains se retrouvent sans une organisation établie en pacte de défense collective qui pourrait les soutenir populairement, diplomatiquement, les protéger militairement. La créer serait donc la mission du nouveau panafricanisme dont l’esprit, la doctrine et les actes étaient inscrits dans les actions de Kadhafi.
C’est ce qui doit prévaloir aujourd’hui dans nos pensées, notre discours et notre démarche, c’est un engagement total pour l’avènement des structures et des institutions africaines, une Union Africaine des Peuples qui, seule, peut être notre bouclier contre les convoitises prédatrices des ‘’nouveaux barbares’’. Tel devrait être notre message aux générations futures.
Célestin Bedzigui *
* Chairman,
Global Democratic Project

L'avenir n'est interdit à personne, L. Gambetta

 

Comaguer : HONTE SUR LA COUR PENALE INTERNATIONALE.

Premier Mai 2011, le Président de la première – jusqu’à nouvel ordre – puissance mondiale annonce que sur son ordre exprès l’armée des Etats-Unis vient d’assassiner sur le sol d’un pays étranger un personnage qu’aucune instance judicaire d’aucun pays pas même le sien n’avait ni inculpé ni a fortiori condamné, qu’aucune police officielle ne poursuivait. Il s’agit donc de l’exécution après dix ans d’un vrai/faux suspense d’un personnage présenté par l’appareil mondial de propagande depuis le soir du 11 Septembre 2001 et sans aucune preuve comme l’organisateur des attentats et comme l’ennemi public numéro 1.

Ce lynchage revendiqué a laissé la Cour Pénale Internationale de glace. Pourtant ce meurtre prémédité, organisé, immédiatement suivi par l’élimination, à la face du monde, du corps de la victime, constitue à l’évidence un « HOMICIDE INTENTIONNEL » retenu comme crime de guerre par l’article 8 du Statut de Rome de la CPI.

Dans les jours suivant ce crime, la CPI s‘est outrageusement enfouie la tête dans le sable. Son silence ne saurait lui être reproché pour la raison bien simple que les Etats-Unis, après avoir très activement poussé à la création de la CPI, n’y ont pas adhéré et se sont donc positionnés une nouvelle fois au dessus des lois humaines, position revendiquée par Obama comme par tous ses prédécesseurs avec plus ou moins d’éclat. Il n’a pas fallu plus de quinze jours pour que la CPI retrouve l’usage de la parole et manifeste une nouvelle fois qu’elle est un organisme uniquement dédié au service de l’impérialisme et acharné tout particulièrement contre les dirigeants africains qui ne mangent pas dans la main de l’oncle Sam.

Ainsi le procureur général de la CPI l’argentin Luis Ocampo a-t-il annoncé le 16 Mai l’inculpation de Kadhafi à qui il est reproché des attaques armées contre des civils libyens. La CPI a donc choisi de ne pas voir qu’en Libye se déroule et va probablement se prolonger sur un mode qui rappelle de plus en plus la guerre de Yougoslavie une guerre civile où des puissances étrangères qui ont de nombreux agents sur le terrain soutiennent (et ont soutenu dés l’origine c’est-à-dire bien avant le début des opérations militaires conduites par le gouvernement libyen), conseillent, financent et arment une rébellion que certaines d’entre elles , la France en premier lieu, reconnaissent d’ores et déjà comme le gouvernement légal de la Libye, rééditant la manœuvre dévastatrice de l’Allemagne et du Vatican reconnaissant en 1991 la Croatie.

Ce qu’il restait de droit international, c’est-à-dire d’un droit où les nations, personnes morales, sont égales devant les traités internationaux, vole en éclats sous nos yeux. La CPI apparait pour ce qu’elle est : un outil destiné à valider le licenciement des dirigeants de pays dominés prononcé par le Conseil d’Administration de la « Compagnie financière et commerciale des cinq continents » en charge des intérêts du grand capital transnational. Au fronton de l’immeuble de la CPI à la Haye on peut désormais écrire « Obama m’a tuer »

Comaguer

Au fil des jours et des lectures n°94 - 17 Mai 2011

mardi 17 mai 2011, par Comité Valmy

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1484



Paroles & action du président Kadhafi

Kadhafi s’exprime : La Libye, éclaboussée du sang de son fils et de trois de ses petits-enfants

Discours de Mouammar Kadhafi, quelques heures après lequel ont péri son fils (accusé soi-disant de liens avec les rebelles) et trois de ses petits-enfants. traduit du Russe par marianne Dunlop pour changement de société.

Aujourd’hui Obama a fait une déclaration sur la mort de ben Laden, les Amerloques ont fait la fête et oublié la mort des enfants.

Mes frères et mes sœurs !

Aujourd’hui est un jour de joie pour moi, et de tristesse. C’est le jour où il y a de nombreuses années, à la bataille de Al Gadabia est mort en héros mon grand-père. Il est tombé au combat avec des centaines d’autres Libyens. À présent, près d’un siècle plus tard, l’Italie revient, apportant le mal sur notre terre. Je suis triste d’être obligé de repenser à tout cela. Je rêvais de l’oublier.

Je veux poser une question à Berlusconi : Silvio, où est notre amitié dont tu as tant parlé ? Où est le parlement italien qui parlait beaucoup aussi d’amitié ? Où êtres- vous tous ? L’Italie a causé beaucoup de tort aux Libyens, les Libyens sont très fâchés contre l’Italie, et je n’ai pas un droit de veto qui puisse leur interdire d’éprouver de la douleur et du ressentiment.

Les Italiens nous ont dit : nous voulons et nous serons amis avec vous. Ils mentaient. Hier l’Italie a bombardé Syrte.

Vous, qui vous prétendiez mes amis, dirigeants de la Chine, de la Russie, du Nigéria, de l’Afrique du Sud, du Portugal, je vous demande : que stipulait la résolution de l’ONU 1973 ? Une zone d’exclusion aérienne ou un « permis » pour massacrer les Libyens ?

La Libye est déchirée de toutes parts. On nous a coupé l’accès au pétrole, on a fait exploser les ports, bombardé les habitations, on empêche le ravitaillement de la population, on bombarde les locaux où se tiennent les pourparlers avec des représentants d’autres pays. Et tout cela s’appelle « une zone d’exclusion aérienne » ? Je croyais avant qu’une zone d’exclusion aérienne c’est quand les avions des uns et des autres ne volent pas, mais apparemment, c’est seulement quand les avions libyens sont interdits de vol, alors que les autres volent, bombardent, ce qu’ils veulent et où ils veulent.

Le statut et les résolutions de l’organisation des Nations unies : qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?

Quel était le but de la résolution, arrêter les avions ou soumettre les Libyens à la famine ? Où, dans quelles résolutions est-il dit : « il est permis de tuer » ? Où est-il dit : « on peut couper les communications et les canalisations » ? Où ?

Je ne suis pas de ceux qui aiment demander, d’habitude c’est à moi que l’on demande et je ne refuse pas. Mais aujourd’hui je demande au monde entier : « s’il vous plaît, nous devons nous asseoir à la table des négociations et parler, publiquement et clairement, pour que le monde entende aussi notre voix.

Je demande, je vous demande personnellement à vous, Vladimir Poutine, de faire le médiateur. Vous le pouvez, j’en suis sûr. Nous sommes heureux d’avoir entendu vos paroles disant qu’il fallait absolument cesser les bombardements, mais tout le monde le sait : Al Qaeda méprise les règles internationales. Je vous en conjure : regardez bien  qui fait parler les armes quand je décrète un cessez-le-feu. La paix est impossible si une seule une des parties cesse le feu.

Les Libyens ne se sont jamais faits la guerre. Ce qui se passe aujourd’hui, c’est une guerre contre la Libye, et non une guerre civile.

Je demande à la communauté internationale : venez, venez chez nous, faites tout pour que cessent les bombardements d’objectifs civils. Personne n’a besoin de la guerre ici. Les Libyens sont mes enfants, les Libyens ne me font pas la guerre, et je ne mène pas de guerre contre eux. Regardez : nous aidons les gens qui ont tout perdu ce qu’ils avaient gagné par un dur labeur.

Je demande aux dirigeants de l’Union Africaine de se rendre à Adjabia et de voir qui se bat là-bas contre nous. Pourquoi des ressortissants d’Afghanistan, de Tunisie, d’Égypte et d’autres pays se font passés pour des habitants d’Adjabia ? Sauvez cette ville de ceux qui s’en sont emparés !

Et maintenant écoutez-moi bien, ceux de l’OTAN !

Vos bombardez une muraille qui empêche l’afflux d’émigrés africains en Europe, un mur qui arrête les terroristes d’Al Qaeda. Cette muraille est la Libye. Vous la détruisez. Vous êtes des idiots. Pour les milliers de migrants d’Afrique, pour le soutien à Al Qaeda, vous brûlerez en enfer. Et cela adviendra.

Je ne mens jamais. Maintenant non plus je ne mens pas.

Il y a quatre fautes que vous ne devez pas commettre. Quatre fautes qu’aucun bombardement ne pourra racheter.

Premièrement : la vie intérieure de la Libye, son organisation. Seul le peuple libyen peut résoudre ces questions et les résoudra. Lui seul. Retenez bien : Pas vous  et même pas moi. Seuls les Libyens eux-mêmes peuvent, s’ils le veulent, changer leur système d’autogestion.

Deuxièmement : moi, Mouammar Kadhafi. Que je doive partir ou non, ce n’est pas à vous d’en décider. Vous n’êtes rien. Depuis 40 ans le pouvoir en Libye est entre les mains des Libyens. Ma grand-mère et mon grand-père, mes parents ont été tués sur le sol libyen, ils n’ont jamais quitté leur patrie. Vous êtes ridicules avec vos exigences. Vous êtes ridicules. Je ne suis pas le président de la Libye, mais s’il en avait la possibilité, le peuplement m’aurait choisi. Oui, mon peuple m’aime. Et vous savez pourquoi. Parce que je ne vous aime pas.

Troisièmement : le pétrole. N’y pensez même pas. N’imaginez même pas que vous enlèverez à nos enfants le droit de posséder ce qu’ils possèdent depuis déjà 40 ans. Je ne vous promets pas que nous resterons les bras croisés à regarder nos enfants se faire dévaliser. Mais, bien entendu, nous pouvons discuter pour que vos affaires en Libye soit plus prospères qu’avant. C’est ce que vous voulez, n’est-ce pas ?

Quatrièmement : la Libye. Il n’y aura pas de drapeau blanc. Jamais. Si vous débarquez sur notre sol, tous les Libyens prendront les armes et se battront !

La vie sans liberté n’est rien.

Nous défendrons notre liberté, ou nous mourrons !

« Live journal » – 2 mai 2011

15 mai

http://blogs.mail.ru/mail/barid1981_81/3BA8B81C84F74C4C.html

http://socio13.wordpress.com/2011/05/15/kadhafi-s%e2%80%99exprime-la-libye-eclaboussee-du-sang-de-son-fils-et-de-trois-de-ses-petits-enfants/#more-30159 



Paroles & action du président Obama

Adolfo Pérez Esquivel : de Nobel à Nobel, une lettre au Président des Etats-Unis.

Cher Barack :

En t’adressant cette lettre, je le fais fraternellement afin de t’exprimer mon inquiétude et mon indignation de voir comment la destruction et la mort ont pu être semées dans plusieurs pays, au nom de la “liberté et de la démocratie”, des paroles prostituées et vidées de leur contenu afin de justifier un assassinat fêté comme s’il s’agissait d’un évènement sportif.  

Indignation face à l’attitude d’une partie du peuple des U.S.A., des Chefs d’Etats Européens ainsi que d’autres pays qui se sont réjouis de l’assassinat de Bin Laden, ordonné par ton gouvernement et ta complaisance au nom d’une pseudo justice.

Vous n’avez pas cherché à l’arrêter afin de le juger pour les crimes qu’il est supposé avoir commis, ce qui engendre le plus grand doute ; l’objectif était de l’assassiner.

Les morts ne parlent pas et face à la crainte de voir l’accusé révéler des faits dérangeants pour les U.S.A., l’issue résidait dans le meurtre avec la conviction « qu’une fois le chien tué, la rage serait éradiquée », sans prendre conscience que vous ne feriez que la propager.

Quand le Prix Nobel de la Paix t’a été décerné, prix dont nous sommes dépositaires en tant que lauréats, je t’ai adressé un courrier où je déclarais : “Barack, j’ai été très surpris que le Prix Nobel de la Paix t’ait été décerné, mais dorénavant en tant que lauréat, tu dois le mettre au service de la paix entre les peuples ; tu as toutes les possibilités de le faire, en mettant fin aux guerres et en t’engageant dans la résolution de la grave situation que vivent ton pays et le monde”.

Tu as hélas alimenté la haine en trahissant les engagements pris vis-à-vis de ton peuple pendant la campagne électorale, notamment de mettre fin aux conflits en Afghanistan et en Irak et de fermer les prisons de Guantánamo et d’Abou Graib en Irak. Non seulement tu ne les a pas tenus, mais tu t’es au contraire engagé dans une guerre contre la Libye, en t’appuyant sur l’OTAN et la honteuse résolution des Nations-Unies la soutenant ; Quand cette organisation majeure, amoindrie et dépourvue de son autonomie de pensée, s’est trouvée dévoyée par sa soumission aux volontés et intérêts des puissances dominantes.

Dans les fondements de l’ONU figurent la défense et la promotion de la paix et de la dignité entre les peuples. Son préambule affirme : “Nous, peuples du monde…”, absents à l’heure actuelle de cet organe suprême.

Je veux évoquer ici un mystique et maître qui a eu une grande influence dans ma vie, le moine trappiste de l’Abbaye de Gethsémani au Kentucky, Thomas Merton, qui a déclaré : “Le plus grand besoin de notre époque consiste à nous purger de l’énorme quantité de déchets mentaux et émotionnels qui pèse sur nos esprits et réduit toute la vie politique et sociale à une aliénation de masse. Sans cette purge domestique, nous ne saurions commencer à voir. Et si nous ne voyons pas nous ne pouvons pas penser”. Tu étais très jeune Barack pendant la Guerre du Vietnam ; peut-être ne te souviens-tu pas la lutte du peuple nord-américain contre cette guerre.

Les morts, blessés et mutilés au Vietnam souffrent encore aujourd’hui de ses conséquences.

Thomas Merton affirmait – à propos de l’édition d’un timbre ayant pour thème « The U.S. Army, key to peace », “L’armée états-unienne, une clé pour la paix”– : aucune armée ne peut être la clé pour la paix. Aucune nation ne détient la clé de rien qui n’est pas la guerre. Le pouvoir n’a rien à voir avec la paix. Plus les hommes accroissent le pouvoir militaire, plus ils violent la paix et la détruisent.

J’ai accompagné et échangé avec les vétérans de la Guerre du Vietnam, en particulier avec Brian Wilson et ses camarades, qui ont été des victimes de cette guerre et de toutes les guerres. La vie possède ce je ne sais quoi d’imprévu et d’inattendu, de ce parfum et de cette beauté que Dieu nous a octroyé pour toute l’humanité et qu’il nous appartient de protéger pour léguer aux générations futures une vie plus juste et fraternelle ; rétablir l’équilibre avec la Terre Mère. Si nous ne réagissons pas pour changer l’actuelle perspective de vanité suicidaire qui entraîne les peuples vers les tréfonds où se meurt l’espérance, il nous sera difficile de nous en sortir et d’apercevoir la lumière. L’humanité mérite un meilleur sort.

Tu sais que l’espérance est comme le lotus qui pousse dans la fange pour fleurir dans toute sa splendeur en exhibant sa beauté. Leopoldo Marechal, ce grand écrivain argentin, disait que “c’est par le haut que l’on sort du labyrinthe”.

Je crois, Barack, qu’après avoir perdu ta route en t’égarant sur des chemins de traverse, te voilà dans un labyrinthe où tu ne trouves pas d’issue, si ce n’est celle de t’enferrer de plus en plus dans la violence et l’incertitude, dévoré par la soif de domination, instrument des grands trusts, du complexe militaro-industriel, convaincu de ton omnipotence et que le monde entier est aux pieds des U.S.A., dès lors qu’ils peuvent imposer leur puissance militaire et agresser des pays en toute impunité. Voilà la douloureuse réalité, mais il y a aussi la résistance des peuples qui refusent de se plier face à la volonté des puissants.

Les atrocités commises par ton pays dans le monde sont si vastes qu’elles fourniraient une abondante matière constituant un défi pour les historiens qui voudront analyser et comprendre les comportements, la politique, les grandeurs et mesquineries qui ont conduit les U.S.A. à ce conditionnement des esprits ne leur permettant pas de tenir compte des autres réalités que la leur.

Vous avez fait de Bin Laden, auteur idéologique supposé de l’attaque contre les “Twin Towers”, le grand Satan rouge qui terrorisait le monde et la propagande de ton gouvernement l’a présenté comme l’“axe du mal”, afin de pouvoir justifier les conflits déclenchés permettant au complexe militaro-industriel d’écouler ses productions de mort.

Tu dois savoir que des enquêteurs ont estimé que les évènements tragiques du 11 septembre avaient beaucoup d’un « coup monté », notamment concernant l’avion qui s’est écrasé sur le Pentagone et l’abandon préalable de bureaux dans les « Twin Towers » ; cet attentat qui a servi d’argument pour déclencher les guerres contre l’Irak et l’Afghanistan et aujourd’hui contre la Lybie ; s’appuyant sur le mensonge et la morgue d’un pouvoir prétendant toujours agir pour sauver les peuples, au nom de “la liberté et de la défense de la démocratie”, avec le cynisme de nommer “dommages collatéraux” les femmes et les enfants tués. Une situation que j’ai vécue en Irak, à Bagdad lors des bombardements sur la ville et l’hôpital pédiatrique, ainsi que des crèches, tous victimes de ces “dommages collatéraux”.

La parole est ainsi dépouillée de sa valeur et de son sens, où l’assassinat devient une mort pour que tu puisses affirmer que les U.S.A. ont enfin « mis fin aux jours » de Bin Laden. Il ne s’agit pas pour moi de le défendre sous aucun prétexte, j’ai toujours été contre tout terrorisme, qu’il soit le fait de groupes armés, ou qu’il relève du terrorisme d’Etat auquel se livre ton pays dans diverses parties du monde en soutenant des dictateurs, en imposant des bases militaires et des interventions armées, en exerçant la violence afin de rester par le recours à la terreur l’axe du pouvoir mondial. N’y aurait-il donc qu’un seul “axe du mal” ? Comment le nommerais-tu ?

Est-ce pour cette raison que le peuple des U.S.A. éprouve tant de frayeur face aux éventuelles représailles de ceux qu’ils appellent l’“axe du mal” ? Le simplisme et l’hypocrisie pour justifier l’injustifiable. La paix constitue une dynamique de vie dans les relations entre les personnes et les peuples ; c’est un défi à la conscience de l’humanité ; sa voie est ardue, quotidienne et emplie d’espoir, où les peuples sont acteurs de leur propre vie et de leur propre histoire. Nul ne fait de la paix un cadeau, elle se construit, et c’est ce qui te manque mon garçon : du courage pour assumer la responsabilité historique face à ton peuple et à l’humanité.

Tu ne peux pas continuer à vivre dans le labyrinthe de la peur et de la domination de ceux qui gouvernent les U.S.A., au mépris des traités internationaux, des pactes et protocoles, signés par des gouvernements qui n’en respectent pas les termes et n’en assument aucun des engagements, mais prétendent parler au nom de la liberté et du droit.

Comment peux-tu parler de paix si tu ne respectes rien, si ce n’est les intérêts de ton pays ? Comment peux-tu parler de liberté quand tu détiens dans tes prisons des innocents à Guantánamo, aux U.S.A., en Irak, notamment dans celle d’Abou Graib, et en Afghanistan ? Comment peux-tu parler des droits humains et de la dignité des peuples quand tu les violes en permanence et imposes des blocus à ceux qui ne partagent pas ton idéologie et doivent endurer tes abus ? Comment peux-tu envoyer des forces militaires en Haïti après un tremblement de terre dévastateur et non pas de l’aide humanitaire à ce peuple qui a tant souffert ?

Comment peux-tu parler de liberté quand tu massacres les peuples du Moyen-Orient en propageant guerres et tortures, dans des conflits interminables qui saignent les Palestiniens et les Israéliens ?

Barack : regardes au-dessus de ton labyrinthe, peut-être y apercevras-tu une étoile qui puisse te guider, même si tu sais que tu ne l’atteindras jamais, comme l’a si bien dit Eduardo Galeano. Essaies de garder la cohérence entre ce que tu dis et ce que tu fais, c’est la seule façon de ne pas perdre son cap. C’est un défi de la vie.

Le Prix Nobel de la Paix est un instrument au service des peuples, et jamais pour la vanité personnelle. Je te souhaite beaucoup de force et d’espoir dans l’attente que tu trouves le courage de corriger ton chemin afin de trouver la sagesse de la paix.

Buenos Aires, 5 mai 2011

Adolfo Pérez Esquivel

Un jour comme aujourd’hui, il y a 34 ans, j’ai recouvré la vie ; j’ai été victime d’un “vol de la mort” (supplice consistant à être jeté d’un appareil dans l’eau infligé aux prisonniers politiques, ndt) pendant la dictature militaire argentine soutenue par les U.S.A. et, grâce à Dieu, j’en ai survécu et j’ai du sortir par le haut du labyrinthe du désespoir et découvrir dans les étoiles la voie pour déclarer comme le prophète : “L’heure la plus sombre est celle qui précède l’aube ».

Adolfo Pérez Esquivel : de Nobel à Nobel, une lettre au Président des Etats-Unis.

16 mai 2011,

par Comité Valmy

Traduction Pedro DA NOBREGA

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article1479


Résistance

Analyse

Hassan Allib : Le peuple veut garder la Libye libre avec Kadhafi.

 Dès les premières heures, jeudi matin, à travers tout le pays, les libyens ont commencé à marcher dans les rues des villes en soutien et solidarité pour la reprise de Benghazi et le rejet du colonialisme et ses laquais.

Les Libyens sont sortis dans les rues de toutes les principales villes du pays afin de manifester leur soutien au leader national, le chef de la révolution, le frère Guide, Mouammar Al-Kadhafi ainsi que leur attachement à l'unité et la cohésion nationale de la Grande Jamahiriya.Des slogans ont été scandés de manière ferme et déterminée dans toute la Libye en soutien au leader Mouammar Al-Kadhafi, pour réaffirmer le rejet populaire de toute ingérence dans les affaires internes à la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne. 
Brandissant des drapeaux verts et élevant les portraits du guide de la révolution, les milliers de manifestants scandaient "ni orientale, ni occidentale, Libye" ou encore  "Allah O Mouammar O Libya O Bas" (Allah Mouammar la Libye et c'est tout !) 
Dans la ville de Benghazi de nombreux drapeaux verts nationaux hissés tout en haut des immeubles ont été filmés puis les images diffusées par les télévisions afin de montrer au monde que Benghazi fait toujours partie de la Grande Jamahiriya et que ses habitants sont plus que jamais attachés à l'unité et la cohésion nationale.

Le grand peuple de la grande Jamahiriya arabe libyenne a ainsi clairement réaffirmé que "la Libye est une et indivisible" et qu'"il ne renoncera jamais à son unité et  sa cohésion nationale" ainsi qu'il l'avait récemment déclaré, à travers ses représentants, lors du congres annuel qui a réuni à Tripoli 2000 Chefs de tribus libyens

Il vient aussi de démontrer que les mensonges des médias et la propagande de guerre ne peuvent avoir d'influence sur les liens fraternelles profond qui unissent tous les libyens et que chacun est prêt à prendre la défense de l'ensemble du pays contre toute agression.
 Les lâches assassinats de civils à travers le pays par l'OTAN, accompagné de tous leurs mensonges et propagandes médiatiques et politiques ont profondément affecté l'ensemble des libyens et leurs frères à travers le monde qui ont compris que ce qui arrive au pays ne vient pas de l'intérieur mais a été organisé et pensé par les ennemis croisés aidés et financés par le Qatar.

Chaque jour, toute nouvelle agression contre le peuple libyen, dévoile un peu plus le véritable visage des criminels croisés qui ont tenté un coup d'Etat déguisé en fausse révolution populaire, afin de piller le pays en prétextant une soit disant démocratie à l'occidentale, voulant chasser ses leaders responsables et dignes pour les remplacer par des marionnettes corrompues téléguidée par les croisés criminels. 
Pendant ce temps, de nombreux télégrammes continuent d'affluer chaque jour de la part de chefs d'états, de représentants politiques et d'organisations internationales du monde entier en solidarité et soutien avec le Leader Libyen Mouammar Al-Kadhafi et le grand peuple de la Grande Jamahiriya. Chaque message est porteur de condoléances pour les Martyres de la grande Jamahiriya Arabe libyenne, victimes des lâches bombardements criminels de l'OTAN.

Hassan Allib
19-05

 (LVO)

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6082



1 Lutte pour la libération du territoire

Sur le terrain

Hassan Alliby : Opérations terrestres de l'OTAN? Les libyens s'y préparent...

 Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a déclaré une mobilisation générale dans le pays en raison de la probabilité d'opérations terrestres de l'OTAN, selon le journal Al-Sharg al-Awsat se référant à un responsable libyen de haut rang. Le responsable libyen a affirmé que son gouvernement s'attend à ce que l'OTAN commence les opérations au sol en Libye et ils sont prêts à répondre à tout scénario relatif à ce développement. «Le gouvernement libyen a pris des mesures pour les femmes et les enfants en conséquence".

    Selon la source, les frappes aériennes de l'OTAN ne peuvent pas forcer Kadhafi à quitter le pouvoir et cette situation entraîne la direction de l'OTAN a lancer des opérations au sol. "Nous avons des rapports fiables sur les plans de l'OTAN visant à commencer les opérations au sol en Libye".

    Selon les experts militaires, Kaddafi dispose déjà de plus de 800.000 soldats et à la veille des opérations terrestres de l'OTAN les autorités libyennes ont armé la population afin d'augmenter le nombre de ces troupes. ces derniers jours, la télévision libyenne a diffusé des images des hommes prets à en découdre avec les agresseurs ainsi que des femmes libyennes à l'entrainement.

    Par ailleurs, suite à l'appel lancé par les 2000 chefs de tribus libyens offrant une amnistie générale nationale, les rebelles, répondant favorablement à cette proposition, viennent rejoindre les rangs de leurs frères pour le rétablissement de l'unité et la cohésion nationale.

    Les frères, qui ont passé des semaines entières dans les rangs de ces rebelles, reviennent avec des récits très précis sur la réalité de cette organisation. Ils racontent que de nombreux ressortissants étrangers sont actifs dans les zones occupées, dont des britanniques et des français, qu'ils opèrent dans tout le secteur et ne sont pas en Libye pour y apporter leur soit disant "liberté" comme ils le prétendent dans les médias.

    Ils expliquent que beaucoup d'entre eux ont été trompé par ces agents secrets travaillant pour le compte de l'étrangers et se faisant passer pour des moudjahidines tout en utilisant la religion comme bouclier.

    L'un d'entre eux a raconté à la télévision Aljamahiriya les conditions dans lesquelles ils étaient traités et la censure qui étouffe la terrible vérité sur ce qui se déroule dans les rangs des rebelles. Il a aussi parlé de l'argent qui était distribué aux jeunes afin qu'ils se joignent au mouvement armé des rebelles.

   Il a expliqué que seuls deux médias sont présent du coté des soit disant rebelles, les chaines tv Al Jazeera et Alarabiya.

   Il a tenu à remercier l'accueil de ceux qui l'ont accueilli lors de sa rédition, de la maniere chaleureuse avec laquelle il a été recu par les frères et a insisté à préciser qu'ils est né en Libye, dans la liberté et que depuis, il y a toujours connu la liberté sur son chemin et devant lui, concluant que Allah est témoin de ce qu'ils dit.

Hassan Alliby pour stcom.net

16-05

International (LVO) :

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6078 



Des Canons ... pas du beurre

AFP, 14 mai 2011 : La Libye s'apprête à enterrer 11 imams tués dans un raid de l'Otan
La Libye s'apprêtait à enterrer samedi 11 imams tués, selon le régime de Mouammar Kadhafi (sic - inévitable bien sûr), dans une frappe aérienne de l'Otan, qui a regretté toute mort de civils.

Les 11 imams ont péri dans la nuit de jeudi à vendredi dans un bombardement de l'Otan à Brega (est), qui a également fait au moins 50 blessés, dont cinq sont dans un état grave, a affirmé le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, lors d'une conférence de presse.

Auparavant, l'agence officielle libyenne Jana avait indiqué que 16 personnes avaient été tuées et 30 blessées dans ce raid.

Les funérailles des dignitaires religieux devaient se dérouler dans la journée, selon des responsables libyens.

Dans un communiqué, l'Otan a expliqué avoir touché un centre de commandement et de contrôle tôt vendredi, précisant qu'il était utilisé par le régime pour "coordonner des frappes contre la population civile".

"Nous sommes au courant d'allégations sur des victimes civiles en connexion avec la frappe, et bien que nous nous ne puissions confirmer la validité de ces affirmations, nous regrettons toute perte de vies civiles innocentes quand elles se produisent", a indiqué l'Alliance atlantique.

Le 1er avril, l'Otan avait tué par erreur neuf rebelles et quatre civils à l'est du port de Brega, et le 7, une nouvelle bavure de l'Alliance avait fait au moins 4 morts entre Brega et Ajdabiya.

 [..] Dans le même temps, Mouammar Kadhafi défiait (sic) l'Otan: "Je vais vous dire que vos bombardements ne m'atteindront pas parce que des millions de Libyens me portent dans leur coeur", a-t-il lancé vendredi soir à l'Alliance atlantique.

Ce message audio était diffusé par la télévision d'Etat au lendemain de frappes de l'Otan sur son complexe résidentiel à Tripoli, qui ont fait trois morts, dont deux journalistes, et 27 blessés, selon un bilan officiel du gouvernement.

M. Kadhafi répondait ainsi également aux propos du ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, qui avait jugé "crédibles" des déclarations de l'évêque de Tripoli selon lesquelles le colonel serait blessé et aurait fui la capitale. Mais, vendredi soir, Mgr Giovanni Martinelli a démenti avoir tenu de tels propos.

[...]

La Libye s'apprête à enterrer 11 imams tués dans un raid de l'Otan (AFP)

...lesquels Imams se trouvaient on ne sait comment dans "un centre de commandement et de contrôle utilisé par le régime pour coordonner des frappes contre la population civile". L'aplomb et la constance de la langue de bois de l'Otan laisse tout à fait admiratif. Déjà mardi, après que l'Otan ait bombardé notamment la télévision d'Etat,  l'agence officielle Jana, un immeuble public abritant la haute commission pour l'enfance, l'Otan affirmait imperturbablement que  "Les bombardements de Tripoli par les avions alliés ont pour unique but de de démanteler l'appareil militaire utilisé contre les civils par le régime libyen". Même les médias les plus dociles n'osent plus parler des civils libyens pour désigner la rébellion bien armée, tant le décalage avec la réalité est grotesque.

L'Huma, 11 mai : À Tripoli, les civils sous les bombes de l’Otan

Mieux vaut tard que jamais... On aurait bien aimé que l'Humanité, et le PCF, et le Mouvement de la Paix, etc, soient plus éveillés au moment initial où il fallait réagir contre les mensonges initiateurs de la guerre, plutôt que de les relayer systématiquement. Apres cela n'a plus beaucoup de sens. Le PCF et consort est prêt à rejouer ce scénario contre la prochaine cible.

Rappel : l'Huma du 21 février : Le PCF appelle les autorités françaises à agir de façon urgente ...


 

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