Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

24/05/2011

n°19 - Journal de Libye - 15-05 au 23-05 - : Fin - Hypocrisie : Kadhafi, la ‘’Communauté internationale’’ et nous…

n°19 - Journal de Libye - 15-05 au 23-05  - : Fin -  Hypocrisie : Kadhafi, la ‘’Communauté internationale’’ et nous…



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Libye

                          n°1                                       01-03 au 05-03

        C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Libye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

 

1 Politique de L'OTAN

Des Canons ... pas du beurre

2 Les institutions

3 Les pays

4 Dans le monde

Vénézuéla


1 Politique de L'OTAN

Des Canons ... pas du beurre

Pierre Barbancey : À Tripoli, les civils sous les bombes de l’Otan.

Les raids aériens frappent les zones résidentielles de manière indifférenciée. Le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, estime que le temps est compté pour Kadhafi. 

En Libye, le scénario est immuable. Dès que la rébellion, soutenue par les pays occidentaux, marque le pas sur le plan militaire, voire recule face aux forces loyales à Mouammar Kadhafi, c’est un déferlement d’informations dont la source est unique : le Conseil national de transition (CNT). Et à chaque fois, cette source fait état de massacres de civils, d’abominations qui auraient été menées par les kadhafistes ou par les mercenaires qui les soutiendraient.

 Risque d’un désastre humanitaire

Ainsi, ces derniers jours, les nouvelles en provenance de Misrata, cette ville située entre Tripoli et Syrte, étaient plus qu’alarmantes. Le désastre humanitaire était proche, les bombardements des armées de Kadhafi étaient indifférenciés. À l’ouest, on parlait de «?violents combats », comme s’il y avait des combats non violents. Et puis soudain, à l’ouest de Misrata, les insurgés avancent d’une quinzaine de kilomètres, érigeant des barricades et se rapprochant de Zliten, une ville de 200?000 habitants à quelque 150?km de Tripoli, sans que l’on sache trop comment ils ont pu passer à travers l’épais rideau de bombes que, nous disait-on, les kadhafistes avaient dressé.

L’opinion publique internationale pourrait-elle laisser un possible massacre se produire?? Non, bien sûr. Dans un tel état d’esprit, c’est donc presque un soulagement d’apprendre que des avions de l’Otan ont mené une série de frappes aériennes sur Tripoli dans la nuit de lundi à mardi. Au total, les appareils de l’Alliance atlantique ont mené huit raids en environ trois heures. Quatre explosions ont secoué la ville peu après 2?heures, faisant trembler les vitres d’un hôtel où résident des journalistes, fait savoir l’AFP. Deux autres explosions sourdes ont suivi peu après. Des nuages de fumée étaient visibles près des locaux de la télévision d’État et de l’agence officielle Jana. Des sirènes étaient même entendues dans la nuit, ainsi que des tirs sporadiques de fusils d’assaut et d’armes lourdes. Lors d’une visite organisée dans la nuit par les autorités, les journalistes ont vu de nombreuses vitres soufflées par une explosion au centre de chirurgie réparatrice et pour grands brûlés du quartier de Shariah Zawiyae. Un médecin a déclaré qu’un jeune patient avait été atteint par des éclats de verre. Les vitres des commerces avoisinants ont également été soufflées.

 Mouammar Kadhafi de plus en plus isolé

Les bombardements d’hôpitaux et de bâtiments abritant des médias sont-ils autorisés par la résolution de l’ONU, censée protéger les civils ?

La question ne sera pas posée. En revanche, le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, a estimé sur CNN que « la partie est terminée pour Kadhafi.

Son temps est compté. Il est de plus en plus isolé ». Un aveu de taille qui montre que le but de l’Otan est bien d’aider la rébellion à éjecter Kadhafi.

Parce qu’aujourd’hui ce sont les civils de Tripoli qui sont en danger.

Pierre Barbancey

L'Humanité,

11/05/11

http://humanite.fr/10_05_2011-%C3%A0-tripoli-les-civils-sous-les-bombes-de-l%E2%80%99otan-471877

 

 

Plus de 6.000 sorties d’avions Otan, plus de 2.400 bombardements

Le 'conflit' libyen dure depuis 53 jours et, à l’heure de lire ces lignes, plus de 6.000 sorties d’avions auront été menées sous commandement de l’Otan, plus de 2.400 frappes auront été exécutées. C’est donc bien une guerre qui se déroule au sud de la Méditerranée, avec des rebelles qui gagnent du terrain à l’ouest de la ville-clé de Misrata, avec des bombardements Otan inhabituellement violents sur Tripoli.

C’est aussi un conflit qui se prolonge et qui a un coût humain, moral et matériel auquel n’échappe pas la Belgique.

A la date du 9 mai inclus, nos six F-16 belges ont largué sur la Libye pas moins de 27.215 kilos de bombes. Selon le décompte que nous a fourni ce mardi le porte-parole de l’armée Olivier Severin, en une cinquantaine de jours, les Belges ont largué pas moins de 66 bombes sur le pays, probablement davantage que ce que les F-16 belges ont largué en près de trois ans en Afghanistan : 30 bombes GBU-12 (500 livres) à guidage laser, 18 GBU-38 (500 livres) à guidage GPS, 16 bombes GBU-31 1/B (2.000 livres) à guidage GPS, enfin 2 bombes GBU-24 (2.000 livres) à guidage laser. Faites les comptes : 60.000 livres (27.215 kilos) de bombes belges sur la Libye, pour un budget total de 1,6 million d’euros.

Quelles sont les cibles frappées ? La dernière journée de bombardement connue, côté belge, est celle du 3 mai. Ce jour-là ont été menées « deux missions de recherche (…). Lors de l’une des missions, il y a eu engagement du système d’armes ». « Engagement réussi, la cible a été touchée », nous confirme la Défense belge. Côté Otan, on précise que le 3 mai, 62 frappes ont eu lieu. Ont été ciblés : « 2 stocks de munitions dans la zone de Tripoli ; 2 stocks de munitions et 1 véhicule blindé en combat dans la zone de Zintan ; 3 stocks de munition et 3 tanks dans la zone de Misrata ; 2 tanks dans la zone de Sirte ; 1 tank et 2 lanceurs de roquettes dans la zone de Ras Lanuf. » Parmi ces cibles se trouvaient forcément les cibles belges. Conclusion : ce jour-là, l’Otan et les Belges ont mené des actions conformes aux mandats reçus les 17, 18 et 21 mars de l’ONU, des parlement et gouvernement belges. (Alain Lallemand)

Kadhafi, cible légitime ?

Ce lundi cependant, « 3 sites de commandement et contrôle » ont été bombardés dans la zone de Tripoli. Ces cibles sont-elles couvertes par l’ONU ? Oui, si on en croit le général Gabellini : « Toutes les cibles de l’Otan sont des cibles militaires, (…) l’Otan ne vise pas des individus » et, singulièrement, ne vise pas la personne du colonel Kadhafi. Mais au sein du parlement belge, des députés commencent à douter des visées réelles de la guerre : pour Patrick Moriau (PS), qui s’exprimait ce mardi en commission des Relations extérieures, « lorsqu’on bombarde le bureau de Kadhafi, on entre dans le cadre d’une aide à la guerre civile ».

Son collègue Dirk Van der Maelen (SPa) voit dans la réaffectation du démineur belge M923 Narcis (le navire démine désormais l’accès naval de Misrata) une « extension de la participation belge » qui « devait être discutée a priori avec le Parlement ». Mais un accord du 18 mars entre le Parlement et le gouvernement prévoyait que ce contrôle s’exerce « a posteriori ». Pour qu’il en soit autrement, il faudrait entrer dans une « nouvelle phase ». Par exemple, indiquait alors Patrick Moriau, « si nous devions envoyer des troupes au sol ». Ce qui, aux dernières nouvelles, n’est pas le cas. (Alain Lallemand)

L’unanimité reste de mise au Parlement belge

Au Parlement belge, la mission militaire en Libye continue à recueillir une adhésion unanime, même si la mission de l’unique navire belge engagé, leNarcis, a été modifiée le 2 mai pour s’atteler désormais au déminage des eaux de Misrata. Ce mercredi en commission Défense, le député Dirk Van der Maelen (SPa) a rappelé qu’il aurait souhaité que le parlement en soit informé préalablement et non le lendemain. Le ministre Pieter De Crem (CD&V) invoque, pour sa part, « la gravité de la situation » et dit avoir donné un feu vert immédiat à l’Otan dès qu’a été connue la présence de mines. Sur le fond, la décision gouvernementale n’est pas critiquée : le déminage est indispensable à l’acheminement de l’aide à la population, et serait également nécessaire en cas d’évacuation de population. (A. L.)

Un bureau européen à Benghazi

La Haute représentante pour la politique extérieure de l’Union européenne, Catherine Ashton, a annoncé mercredi l’ouverture prochaine d’un bureau à Benghazi, où est établi le quartier général des insurgés libyens. Cette décision constitue une nouvelle marque de soutien au Conseil national de transition (CNT), le principal organe d’opposition au régime du colonel Kadhafi, qui n’a jusqu’ici pas été pleinement reconnu par l’UE. (afp)

Les rebelles marquent des points à Misrata

Les rebelles ont pris mercredi le contrôle de l’aéroport de la ville clé de Misrata, dans l’ouest de la Libye, après de violents combats avec les forces du colonel Kadhafi. Dans la foulée, ils se sont aussi emparés de l’académie de l’air voisine. Les forces pro-Kadhafi ayant reculé sur d’autres fronts ces derniers jours autour de Misrata, la plus grande partie de cette ville côtière à 200 km à l’est de Tripoli et assiégée depuis plus de deux mois semble désormais hors de portée des tirs d’obus et de roquettes. (afp)

 

 

16 morts, à Brega, lors d'un raid.... 

Le raid des avions de l'OTAN contre un centre civil, à Brega, a laissé, au moins, 16 morts et 40 blessés. Selon Press TV, qui citait la télévision d'Etat libyenne, les avions de l'OTAN ont pris pour cible un hôtel, à Brega. La plupart des victimes étaient des dignitaires religieux qui s'étaient rassemblés, pour mener une cérémonie religieuse. Selon les sources hospitalières, vu l'état critique de certains blessés, le bilan des victimes pourrait s'alourdir. Il semblerait que Brega soit sous le contrôle des forces kadhafistes.

14/05/2011

 http://french.irib.ir/

 

L’OTAN intensifie ses bombardements de la capitale, Tripoli

L'armée britannique a bombardé l'immeuble abritant l'agence du renseignement libyen à Tripoli, ainsi qu'une base d'entraînement des gardes du corps qui assurent la protection des dignitaires du régime de Mouammar Kadhafi, a annoncé le ministère de la Défense britannique.

Les deux sites ont été ciblés lundi soir par des chasseurs-bombardiers Tornado et par des missiles Tomahawk tirés depuis le sous-marin Triumph, a rapporté le général John Lorimer, porte-parole de l'armée britannique.

Ces cibles étaient «au coeur de l'appareil utilisé par le régime pour brutaliser la population civile», a affirmé le général Lorimer mardi.

Des bombardements de l'OTAN ont également visé dans la nuit de lundi à mardi des bâtiments officiels libyens dans la capitale Tripoli, dont le ministère de l'Intérieur, selon les autorités libyennes.

Des porte-parole du gouvernement ont escorté la presse tôt mardi matin sur les lieux des bombardements. Un incendie a éclaté dans les étages supérieurs du ministère de l'Intérieur. Non loin de là, de la fumée noire s'échappait d'un bâtiment abritant selon des responsables libyens des services de lutte contre la corruption.

Des soldats ramassaient des papiers à moitié brûlés, parmi des éclats de verre et des poutres de métal tordues, tandis que les pompiers arrosaient les flammes. Moussa Ibrahim, un porte-parole du gouvernement libyen, a affirmé que le ministère a été visé par l'OTAN parce qu'il contenait des documents impliquant des dirigeants du Conseil national de transition (CNT), le gouvernement formé par l'opposition libyenne dans son fief de Benghazi (est).

 «Si l'OTAN veut réellement protéger les civils (...) alors nous les appelons à arrêter et commencer à nous parler», a ajouté le porte-parole. Des tirs sporadiques, dont l'origine reste indéterminée, ont été entendus après les bombardements.

Selon la télévision officielle libyenne, des frappes de l'OTAN ont également touché Tajoura, un quartier de Tripoli, et Zaouïa, à environ 50 kilomètres à l'ouest de la capitale. La télévision fait état de victimes décédées et de blessés, sans autres précisions.

L'OTAN, depuis quelques temps, a renforcé ses bombardements sur Tripoli, dans le but apparent d'affaiblir le régime libyen et potentiellement viser Mouammar Kadhafi lui-même.

[...]

 The Associated Press,

17/05/2011

L’Otan frappe un poste de sécurité et le ministère anti-corruption à Tripoli.

Un bâtiment des services de sécurité intérieure et le siège du ministère d'inspection et de contrôle populaire, organe de lutte contre la corruption en Libye, étaient en feu très tôt mardi matin, après des raids de l'Otan, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les deux bâtiments sont situés sur l'avenue Al-Joumhouriya, un quartier résidentiel et administratif, au centre de la capitale, non loin de la résidence du colonel Mouammar Kadhafi.

Vers 03H00 locales (01H00 GMT) les pompiers luttaient toujours contre les flammes qui ravageaient les deux bâtiments situés l'un en face de l'autre, a constaté un journaliste de l'AFP qui faisait partie d'un groupe de correspondants de la presse internationale, emmenés sur les lieux par les autorités.

Auparavant, deux explosions avaient été entendues dans ce secteur vers 01H30 locale.

La ministre d'inspection et de contrôle populaire, présente sur place, a fait état de blessés parmi les fonctionnaires de son ministère, sans toutefois donner des chiffres précis.

Le porte-parole du gouvernement Moussa Ibrahim a indiqué par la suite que des dirigeants du Conseil national de transition (CNT) de la rébellion, qui faisaient partie du régime avant de faire défection, ont demandé à l'Otan de bombarder le siège du ministère pour détruire des preuves de leur implication dans des affaires du corruption.

"Nous croyons que l'Otan a été induit en erreur (par des dirigeants du CNT) en vue de détruire des dossiers qui prouvent leur implication dans des affaires de corruption", a déclaré M. Ibrahim à la presse.

Vers 18H00 GMT lundi trois explosions avaient été entendues dans le secteur de Bab Al-Aziziya, où réside le colonel Kadhafi. Interrogé sur les cibles visées, Moussa Ibrahim a indiqué ne pas avoir d'informations "pour le moment".

AFP,

17/05/2011

 

L’aviation  "anéantie"

Un hélicoptère de type Chinook, appartenant à l'armée libyenne, repéré le 1 mars à l'Ouest du pays.

Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a estimé ce mardi que plus de 80% des appareils du régime libyen étaient hors service.

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a estimé que l'aviation libyenne "aurait été anéantie" et que l'armée de terre "aurait subi de lourdes pertes", depuis le début, le 19 mars, des frappes aériennes de la coalition internationale en Libye. 

"L'aviation aurait été anéantie, avec plus de 80% des appareils hors service, et il ne resterait plus que des hélicoptères", a-t-il déclaré lors de son audition à huis clos le 11 mai par la Commission de la Défense et des Affaires étrangères du Sénat, dont le compte-rendu a été publié mardi. Selon lui, "l'armée de terre aurait [quant à elle] subi de lourdes pertes, avec un tiers des matériels lourds détruits et environ 50% des stocks de munitions". 

"Seule la marine aurait été épargnée, mais elle ne présente pas un grand danger et les navires sont demeurés dans les ports où ils ne présentent pas de menace. Les défenses anti-aériennes ont également été sérieusement touchées", a-t-il ajouté, en dressant devant les sénateurs un rapide bilan des opérations. 

L'opération aérienne internationale a débuté le 19 mars avec les premières frappes sur des objectifs militaires des forces du colonel Mouammar Kadhafi. L'Otan en a pris le commandement fin mars. 

LEXPRESS.fr avec AFP,

publié le 17/05/2011 à 17:54
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/libye-l-aviation-pro-kadhafi-aneantie_993767.html

 

L’Otan a coulé huit navires de Kadhafi.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'aviation otanienne a coulé huit navires du leader libyen Mouammar Kadhafi qui se trouvaient dans différents ports, a annoncé vendredi un communiqué de l'Alliance, cité par les médias occidentaux.
"Pendant la nuit, l'aviation de l'Otan a coulé huit navires", lit-on dans le communiqué. Les navires attaqués se trouvaient dans les ports de Tripoli, Al Kums et Syrte.
Le communiqué souligne que "toutes les cibles de l'Otan sont de nature militaire et directement liées aux attaques systématiques du régime de Kadhafi contre le peuple libyen".
Depuis février, la Libye est le théâtre d'une confrontation armée entre les insurgés et les troupes gouvernementales. Soucieux de protéger la population civile, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté une résolution appelée à mettre en place une zone d'exclusion aérienne au dessus du pays afin d'empêcher l'aviation du colonel Kadhafi de bombarder la rébellion et autorisant le recours à la force. L'Otan a utilisé ce document pour intervenir aux côtés des rebelles.

20/05
http://fr.rian.ru/world/20110520/189544843.html

 

Violents raids sur Tripoli.

Au moins trois personnes ont été tuées et 150 blessées dans des raids de l'Otan sur Tripoli dans la nuit de lundi à mardi, a déclaré le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim.

"Selon les informations dont nous disposons il y a trois morts et 150 blessés", a-t-il dit à des journalistes à bord d'un bus les conduisant peu après les bombardements vers un hôpital de la capitale.
M. Moussa a ajouté que l'Otan avait mené "entre 12 et 18 raids contre une caserne de la garde populaire", des unités de volontaires qui épaulent l'armée. La majorité des victimes sont des civils habitant à proximité, selon M. Moussa.
Les raids qui ont commencé vers 01H00 locales (23H00 GMT) ont duré plus d'une demi-heure et ont visé le secteur de Bab Al-Aziziya, résidence du colonel Mouammar Kadhafi. (belga)

24/05/11 07h57

http://www.7sur7.be/7s7/fr/9478/Revolution-dans-les-pays-arabes/article/detail/1268834/2011/05/24/Violents-raids-de-l-Otan-sur-Tripoli.dhtml



Les institutions

CPI

Kadhafi sous mandat d'arrêt de la CPI.  

Le Parquet de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé des mandats d'arrêt contre le leader libyen Mouammar Kadhafi, son fils aîné et le chef des services du renseignement, a annoncé lundi aux journalistes le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo.
Selon lui, la justice internationale dispose de preuves en quantité suffisante pour inculper les trois personnages "qui sont censés porter la plus grande responsabilité des crimes contre l'humanité perpétrés sur le territoire libyen" depuis le 15 février.

16/05

 http://fr.rian.ru/


Union Européenne

L'UE ouvre sa représentation à Benghazi  

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a inauguré dimanche une représentation de l'UE à Benghazi, le chef-lieu de l'opposition libyenne, a annoncé dimanche le service de presse de Mme Ashton dans un communiqué.
"L'inauguration de la représentation de l'UE constitue un signal important de notre soutien du peuple libyen", a déclaré la diplomate européenne.
La représentation de l'UE est installée à Tibesti Hotel, en plein centre de Benghazi, abritant aussi des représentants de l'Onu, des agences humanitaires internationales, ainsi que des diplomates de certains pays.
L'intention d'ouvrir la représentation à Benghazi afin d'"aider le peuple libyen et le Conseil national de transition" a été annoncée par la chef de la diplomatie européenne le 11 mai, lors d'une intervention devant les députés du parlement européen à Strasbourg.

22/05/2011

 http://fr.rian.ru/world/20110522/189568263.html

 

L'UE soutiendra la rébellion aussi longtemps que les Libyens le voudront. 
L'Union européenne soutiendra la rébellion libyenne aussi longtemps que celle-ci le souhaitera, a déclaré dimanche la chef de la diplomatie européenne en visite à Benghazi, où elle a inauguré un bureau de représentation et appelé au départ de Mouammar Kadhafi.
Le dirigeant Mouammar Kadhafi doit partir et il doit y avoir un avenir pour la Libye qui appartienne au peuple de Libye, a déclaré Catherine Ashton lors d'une conférence de presse après l'inauguration de la représentation européenne, située au Tibesti, un hôtel de la capitale des rebelles dans l'Est libyen.
Je suis très claire: il est fondamental de protéger les civils. Trop de gens sont morts d'ores et déjà, a-t-elle poursuivi, ajoutant que le gel des avoirs joue un grand rôle dans la pression que nous mettons sur le régime de Mouammar Kadhafi.
Mme Ashton n'a cependant reconnu le CNT que comme un interlocuteur, à la différence de la France, l'Italie, la Gambie, le Qatar et le Royaume-Uni qui le considèrent comme unique interlocuteur légitime en Libye.
Nous avons un dialogue fort avec le CNT, a déclaré la chef de la diplomatie européenne. C'est au peuple libyen de déterminer le gouvernement de la Libye.
Dès son arrivée dimanche matin, la responsable de la Commission européenne s'est rendue sur la place centrale de Benghazi, sur le front de mer, qui a été le coeur de la contestation contre le régime du colonel Kadhafi, où elle a été acclamée.
Nous voulons soutenir (la rébellion, ndlr) pas seulement maintenant, mais aussi longtemps que le peuple de Libye souhaitera que nous soyons là, a déclaré Mme Ashton lors d'une courte conférence de presse avec le président du Conseil national de transition (CNT), l'instance dirigeante de la rébellion, Moustapha Abdeljalil.
Nous sommes là pour du long terme, a-t-elle ajouté.
Je suis très fière, au nom des 27 pays de l'Union européenne, d'être ici aujourd'hui pour offrir notre soutien, a ajouté la responsable de l'UE.
L'Union européenne souhaite aider les Libyens dans les secteurs des réformes sécuritaires, de l'économie, de la santé, de l'éducation, et bien sûr de la société civile, a souligné Mme Ashton.
Elle a évoqué avec les rebelles la question d'une vraie gestion de la frontière avec la Tunisie. C'est un domaine dans lequel l'UE peut aider et apporter son soutien.
Fin avril, les rebelles ont pris le contrôle du poste-frontière de Dehiba et de la route qui mène à Zenten, un axe logistique stratégique.
J'ai vu la vision (des rebelles) sur des affiches sur la route de l'aéroport: +We have a dream+ (nous avons un rêve, en anglais), a encore dit Mme Ashton.
De son côté, M. Abdeljalil a salué le soutien croissant des Européens depuis le début de l'insurrection. Nous souhaitons le soutien de l'Union européenne pour sécuriser notre frontière sud, a également dit le président du CNT.
Il s'agit de la première visite d'un responsable de ce niveau à Benghazi.
C'est un honneur de rencontrer ceux qui se sont battus pour la démocratie et un avenir meilleur en Libye, avait-elle auparavant déclaré dans un communiqué émis par ses services à Bruxelles.
Ouvrir un bureau de l'UE constitue un signal fort de notre soutien du peuple libyen. C'est l'UE qui passe des mots à l'action, s'est-elle félicitée. 
22.05.2011

.asp

http://www.romandie.com/news/n/_L_UE_soutiendra_la_rebellion_aussi_longtemps_que_les_Libyens_le_voudront_

http://fr.rian.ru/world/20110522/189568263.html



3 Les pays

1 France

Les députés PCF écrivent à Fillon pour une conférence internationale.
Le porte-parole des députés PCF, Roland Muzeau, a écrit lundi au Premier ministre François Fillon pour demander que soit réunie une conférence internationale sur la Libye ou une session spéciale de l'Assemblée générale de l'ONU.
"Depuis maintenant plus de huit semaines, la France est engagée militairement en Libye", souligne M. Muzeau dans un courrier, qui évoque "l'enlisement patent" du conflit, un risque qu'il avait évoqué à haute voix dans l'hémicycle il y a près d'un mois.
"Nous demandons que la France , avec ses partenaires de l'Union européenne, soit à l'initiative de l'organisation d'une conférence internationale de haut niveau, sous l'égide des Nations unies, ou bien sollicite la tenue d'une session spéciale de l'Assemblée générale de l'ONU", écrit le député.
" La France , en effet, a autre chose à faire que la guerre", poursuit M. Muzeau.
L'aviation de l'Otan, qui opère en vertu d'une résolution de l'Onu visant à protéger les civils ... D'autres campagnes de l'Otan, en particulier celle du Kosovo à la fin des années 1990, ont montré que des frappes plus vigoureuses pouvaient être efficaces tout en exposant les populations civiles à des risques accrus.»

 «Peut-être devons-nous faire ressentir les bombardements en faisant mal à la population serbe elle-même. Infligeons-leur des pertes. Touchons-les dans leur confort. La plus grande catastrophe ne serait pas qu’il y ait des pertes de vies, mais que les opérations de l’Otan ne soient pas un succès», Gen. Herteleer, avril 1999, pendant la guerre du Kosovo

Assemblée-partis-PCF-Libye-conflit-France
PARIS, 16 mai 2011

 (AFP)

 

Mgr Martinelli : Une diplomate libyenne battue par la Police en vue de son expulsion.
Une des 14 "ex-diplomates" libyens déclarés persona non grata par Paris, qui a refusé d'être expulsée, a été interpellée à son domicile des Hauts-de-Seine jeudi, puis aurait été rouée de coups en vue de son expulsion du territoire français, selon ses enfants.

Saada el-Sabri, étudiante anglo-libyenne de 31 ans, nous raconte : "Nous dormions ce matin lorsqu'on a frappé à la porte, nous avons naïvement ouvert la porte, des policiers sont entrés, ma mère est tombée dans les pommes, ils l'ont tirée sur le palier, ils nous ont empêché de téléphoner à nos avocats. Nous ne savons pas où elle a été emmenée."

"Vers 09h00, ma mère (Toraia Ben Saleem) était entrain de préparer le petit déjeuner pour ma sœur handicapée Souhaila, quand quelqu'un a sonné à la porte. Elle a naïvement ouvert la porte et s'est trouvée devant une dizaine de policiers dont deux femmes, certains étaient armés avec la tenu de policiers et d’autres en civile qui ont mis, après être entrés, des trucs rouges sur lesquels était marqué police ( NDLR : des brassards).

Ma sœur Sana était la première à se réveiller, ensuite elle m’a réveillée. Je suis vite sortie dans le séjour et la foule m’a choquée.

Le chef des policiers qui s’est présenté en tant que commissaire, m’a montré vite fait une photocopie d’un document qui contient les noms des diplomates à expulser, et qu’il a tout de suite rangée pour m’annoncer la nouvelle «on est là pour appliquer la loi ».  J’ai pris mon téléphone pour appeler notre avocat mais le commissaire m’en a empêché en me disant «les appels sont interdits ! », il a pris tous les téléphones portables après. A ce moment là, mon frère est sorti de sa chambre, il a essayé de comprendre ce qui se passait chez nous et il a essayé de revenir dans sa chambre pour appeler l’avocat, mais il y avait deux policiers pour chacun d’entre nous, même pour faire pipi on devait être accompagné. 

On nous a donné 5 minutes pour préparer la valise de ma mère et ils ont surveillé la préparation. On n’a même  pas eu le temps de lui ramasser ses médicaments nécessaires pour soigner son hypertension, son insuffisance rénale, sa sciatique. 

Avec toute cette pression psychologique qu’a subit ma mère elle s’est évanouit, elle est tombé devant nos yeux et la police nous a empêché de nous rapprocher d’elle. Ils l’ont tiré par les bras jusqu’à dehors sur le palier. Et on nous a enfermés dans l’appartement pour qu’on ne puisse pas voir ce qu’ils étaient entrain de faire d’elle. On a entendu la voix de quelqu’un crier «arrêtez de faire le cinéma !». Les pompiers sont arrivé après et ils ont appelé mon frère pour essayer de parler à ma mère pour la reveiller.  Ensuite, ils ont fait rentrer mon frère dans l'appartement et on ne savait plus ce qui se passait dehors. Ma sœur handicapée criait et mon autre sœur pleurait et essayait de voir ma mère, mais elle n’a pas réussi. Ils ont ensuite emmené ma mère inconsciente qui tremblait de partout, et les policiers refusant de nous indiquer l’endroit vers lequel ils l'emmenaient.

Ensuite nous avons appelé un membre de "l'Observatoire International pour la Paix en Libye" et l'avons informé de la situation. Il m'a répondu laissez moi quelques minutes, je vous rappel. Cinq minutes plus tard, il me rappel donc et me dit que les membres de "l'Observatoire International pour la Paix en Libye" sont informés et ont déja commencé les recherches afin de retrouver ma mère.

Quelques minutes plus tard, je reçois un appel téléphonique d'un membre de l'Observatoire International, Franck P. , qui me dit avoir retrouvé ma mère et qu’elle était à l’hôpital de Neuilly sur Seine. On est allé sur place pour la voir et lui remettre son appareil dentaire qui est tombé lorsqu’elle a perdu connaissance. Arrivant à l’hôpital, il y avait beaucoup de policiers tout autour du bâtiment et on nous a empêchés d’y entrer. On a donné l’appareil à un des policiers qui nous a dit par la suite qu'ils avaient fait sortir ma mère par une autre porte. Là on ne savait plus où elle était. 

Vers 15h30, un autre appel téléphonique sur le téléphone portable de ma sœur Sana, à l'autre bout, la voix d’un homme se disant être policier m'informe que ma mère est déjà à l’aéroport d’Orly et qu'ils attendent un vol pour la Tunisie à 17H00.  Le policier a bien voulu passer le téléphone à ma mère qui a pu parler avec Sana et lui raconter en pleure qu’on l’a frappée et qu’elle était attaché à une chaise roulante pour la forcer à monter dans l’avion.

A l'embarquement de l'avion de 17h, vu son état de santé, le pilote a refusé de la prendre sur le vol.

Le vol suivant, le pilote de l'avion a aussi refusé pour le meme motif.

Après échec de la faire monter dans trois avions différents, on m’a téléphoné, à moi cette fois, pour me demander d’aller chercher ma mère à l'aéroport. 

C'est fait, elle est avec nous maintenant et elle est dans un état très difficile psychologiquement et physiquement, elle a des marques d'ongles sur ses bras et des bleus sur le dos et le pied droit gonflé.  On est toujours sous le choc et on attend d’autres visites d’une minute à l’autre et on a peur que le cauchemar ne finira jamais."

Propos recueillis par Hassan Alliby pour "La Voix des Opprimés" www.stcom.net

Articles liés : http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6071


Version 'Libération' de l'incident(…) : ""Toraia Ben Saleem, diplomate libyenne en poste à Paris, a refait surface hier en Tunisie, où elle a été expulsée. Le matin, la police française était venue l’arrêter à son domicile. Elle avait ensuite disparu. D’après Me Missamou, son avocat, Toraia Ben Saleem avait été déclarée persona non grata pour avoir refusé de prêter allégeance au CNT, organe politique de la rébellion libyenne et unique autorité légitime reconnue par la France. 14 des 22 diplomates libyens présents en France auraient fait de même. Tous ont été expulsés. Concernant Toraia Ben Saleem, le Quai d’Orsay affirmait hier qu’elle «n’a pas contesté la décision [d’expulsion] qui la touchait, comme les 13 autres personnes». Selon l’un de ses avocats, au contraire, elle «a été violentée lors de sa conduite à l’aéroport d’Orly et a refusé de monter dans l’avion». «Ma mère a été attachée à une chaise roulante, ce n’est pas normal», ajoute sa fille. Toraia Ben Saleem vivait en France depuis 2000 avec quatre enfants adultes. La dernière souffre d’un handicap psychomoteur lourd, et c’est sa mère qui s’en occupait, ce qui interroge sur la réalité de ce départ volontaire. C.C.""

«Ce que je dis et continue de dire, c'est que les bombes de l'Otan nuisent au peuple libyen, qu'elles blessent sans aucun doute la population civile, et que la plupart des victimes de ces bombardements de l'Otan sont des civils et non des personnes de l'entourage de Kadhafi. Je demande une trève pour que l'Otan arrête de tirer ces bombes sur le peuple libyen qui a déjà tant donné de blessés parmis ses enfants, ses femmes, ses hommes, ses personnes âgées, qui sont à la merci de toutes ces bombes»

 Mgr Martinelli, évêque de Tripoli sur RFI aujourd'hui

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6073

 

Le PCF appelle le gouvernement à condamner la répression
La France "doit condamner avec force" la répression "criminelle" du régime Kadhafi contre la population libyenne, a estimé lundi Pierre laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF).

"Le PCF condamne avec la plus grande force la répression criminelle perpétrée par le régime du colonel Kadhafi sur la population libyenne", déclare le responsable communiste dans un communiqué.

"Nous appelons les autorités françaises à condamner sans détour et à agir de façon urgente pour que cesse ce massacre et que la population libyenne puisse s'exprimer en toute liberté", ajoute M. Laurent. 

"Loin de vouloir apaiser les choses, le pouvoir de Tripoli attise les tensions. Dans une interview télévisée, Seif Al Islam, fils de Kadhafi, prétend consentir à des réformes tout en menaçant d'entraîner le pays dans la guerre civile" avec le risque de rivières de sang ". "Ces récentes déclarations sont consternantes!", conclut le PCF.

nb Voici les propos exacts de Seif Al Islam : "La Libye est à un carrefour. Soit nous nous entendons aujourd'hui sur des réformes, soit nous ne pleurerons pas 84 morts, mais des milliers et il y aura des rivières de sang dans toute la Libye" : Soit, en langage occidental, "il faut tout faire pour éviter une guerre civile, qui provoquerait en Libye énormément de morts" - c'est fait. Ce qui est consternant c'est la déformation de ces propos.

L'Humanité, 21 Février 2011


2 Grande Bretagne

Joseph Logan : Appel pour un élargissement des cibles de l'Otan en Libye

nb : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage toutle point de vue des auteurs mais doit être vu comme information.

L'Otan doit élargir l'éventail de ses cibles en Libye sous peine de ne pas parvenir à évincer du pouvoir Mouammar Kadhafi, estime le chef d'état-major de l'armée britannique dans un entretien publié dimanche.

L'aviation de l'Otan, qui opère en vertu d'une résolution de l'Onu visant à protéger les civils, a empêché les forces de Tripoli de progresser vers les bastions insurrectionnels, mais la chute du régime de Kadhafi - que souhaitent de nombreux gouvernements occidentaux - tarde à se concrétiser.

Après une nouvelle série de raids aériens sur son complexe de Bab al Aziziah à Tripoli, le dirigeant libyen a raillé l'Alliance atlantique en se targuant, dans un document audio, de se trouver en un lieu inaccessible à l'Otan.

Dans son entretien accordé au Sunday Telegraph britannique, le général David Richards qualifie de "succès important" les opérations militaires menées jusqu'ici mais juge nécessaire de les faire passer sur un plan supérieur.

 

"Si nous n'augmentons pas la mise, Kadhafi risque de s'accrocher au pouvoir", estime-t-il. 

"Pour l'instant, l'Otan n'attaque pas les infrastructures en Libye. Mais si nous voulons accentuer la pression sur le régime de Kadhafi, il faut sérieusement envisager d'élargir le champ de nos objectifs", ajoute le chef d'état-major britannique.

Réagissant sur la BBC aux propos du général David Richards, le ministre britannique de la Défense, Liam Fox, a déclaré: "Je pense qu'il voulait faire comprendre qu'un certain nombre de pays membres de l'Otan ne sont pas très satisfaits de certaines des cibles choisies et de certains des bâtiments détruits". 

Près de trois mois après le début du soulèvement contre Kadhafi, au pouvoir depuis plus de quarante ans, les combats qui opposent insurgés et forces gouvernementales sur plusieurs fronts en sont presque au stade du piétinement.

Il en résulte un dilemme pour les Occidentaux, qui tiennent à ce que la situation aboutisse à un résultat déterminant. Leurs électorats sont impatients de voir le conflit s'achever et veulent qu'on évite un embourbement de type irakien ou afghan.

Une issue non concluante serait de nature à limiter les exportations de pétrole libyen en maintenant les prix mondiaux à un niveau élevé. Elle aurait aussi pour effet de pousser des centaines de migrants à tenter de gagner l'Europe en traversant la Méditerranée à leurs risques et périls.

D'autres campagnes de l'Otan, en particulier celle du Kosovo à la fin des années 1990, ont montré que des frappes plus vigoureuses pouvaient être efficaces tout en exposant les populations civiles à des risques accrus.

La Libye a organisé samedi les funérailles de neuf imams tués la veille selon elle par l'Otan lors d'un raid aérien sur la ville de Brega, dans l'Est. Un demi-millier de personnes se sont rassemblées près du port de Tripoli pour l'enterrement de sept d'entre eux et certaines ont scandé des slogans contre l'Otan.

[...]

Avec Hamid Ould Ahmed à Alger, Sami Aboudi au Caire, Tarek Amara et Sylvia Westall en Tunisie; Guy Kerivel, Philippe Bas-Rabérin et Jean-Loup Fiévet pour le service français

Joseph Logan

15 mai 2011|

Reuters


4 Dans le monde

Vénézuéla

Lu dans "Prensa Latina".

Le Vénézuéla a proposé de créer un mécanisme international, indépendant et impartial, pour un cessez-le-feu en Libye, de promouvoir le dialogue et de négocier une issue pacifique qui préserve la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale de ce pays. L'initiative fut présentée par le représentant permanent du Vénézuéla à l'ONU, Jorge Valero, au cours de son intervention dans une session du Conseil de Sécurité consacrée au thème de la "Protection des Civils".

Le diplomate a dénoncé que les pays puissants manipulent ce concept pour essayer de soutenir leurs intérêts stratégiques dans le monde, alors que en réalité la responsabilité de protéger les civils appartient aux Etats. Le Vénézuéla considère que la diplomatie et le dialogue sont les seules voies pour protéger les populations au cours de conflits intérieurs. Il considère avec préoccupation que le Conseil de Sécurité se convertit en une machine de guerre, au lieu de promouvoir la paix et la sécurité".

L'ambassadeur Valero a estimé que cet organe de l'ONU agit souvent de manière sélective pour décider quels sont les civils qui méritent une protection, et applique des sanctions aux gouvernements des pays sous-développés. Il demande pourquoi Israël n'a pas été sanctionnée pour ses massives violations des droits humains du peuple palestinien et pourquoi les massacres de civils innocents en Irak et en Afghanistan n'ont pas été condamnés.

L'ambassadeur a estimé que les attaques indiscriminées contre la Libye provoquent la mort de civils dans des lieux qui n'ont rien à voir avec la zone d'exclusion aérienne ou la protection des civils. Il condamne l'assassinat d'un fils et trois petits-enfants du leader libyen Mouammar Kadhafi, "victimes de bombardements quotidiens qui tuent des civils dans ce pays africain frère". Il a également dénoncé que certains membres du Conseil de Sécurité fournissent des armes, des conseillers militaires et un soutien politique aux forces antigouvernementales libyennes, alors qu'ils devraient rester impartiaux face à un conflit intérieur qui doit être réglé de manière indépendante par le peuple libyen. Ces mêmes pays cherchent un changement de gouvernement en Libye en violation avec la Charte de l'organisation mondiale et de la Résolution 1973, qui exige le respect de la souveraineté et l'intégrité territoriale de cet Etat nord-africain.

L'ambassadeur a déploré que l'OTAN agisse comme une armée au service d'un groupe insurgé, qui attaque le gouvernement libyen, et ne respecte pas le caractère humanitaire de la protection des civils dans des conflits armés. La voracité économique de certaines puissances et leurs objectifs néocolonialistes, sont la véritable menace contre les civils, contre la vie humaine et naturelle dans ce monde. Il a souligné la nécessité de lutter contre les véritables causes de la pauvreté, - entre autres l'inégalité, la pauvreté, le manque d'emploi, la domination étrangère - pour contribuer à la prévention et à la solution pacifique des conflits et la véritable protection des civils".

12.5.2011



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


Les commentaires sont fermés.