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27/05/2011

n°580 - Dossier-spécial- de Palestine - 27-05 -Début - Israël ferait bien de se préparer, car l’État palestinien est sur les rails.

n°580 - Dossier-spécial- de Palestine - 27-05  -Début  - Israël ferait bien de se préparer, car l’État palestinien est sur les rails.


L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



Dossier-spécial- de Palestine

Flash : Etat indépendant Palestinien

                                                                        N°565                                                     31-12

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré a part

Obama irrite Israël mais laisse les Palestiniens sur leur faim.

Partie prenante

a) Palestine

Nihil

b) Israël

c) Le parrain.

Dans le monde

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo Netanyahu s'assure le soutien du Congrès américain : l'analyse de Patrick Fandio

2 Les brèves
2-1 IsraelValley : Ils appellent cela le "boycott arabe"...

Fin

3 Dossier

3-1 Zvi Bar’el : Israël ferait bien de se préparer, car l’État palestinien est sur les rails.

3-2 K. Selim : État palestinien sur les frontières de 1967 : Ce n’était que du vent  !

4 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

4-1 Kharroubi Habib : Un discours pas très convaincant.

4-2 Lamis Andoni : Obama à Israël : « Prenez tout ce que vous voulez ! »

4-3 Ilan Pappe : Jetez une chaussure à la trahison d'Obama.

 



Etat indépendant Palestinien, sur la base des frontières de 1967

Tiré a part

Obama irrite Israël mais laisse les Palestiniens sur leur faim.

Le président américain Barack Obama a irrité Israël par son appel à un Etat de Palestine sur la base des lignes de 1967, avant de recevoir vendredi le Premier ministre Benjamin Netanyahu, tout en frustrant les Palestiniens qui réclament des actes.
L'Union européenne a "salué chaleureusement" cet appel, également approuvé par la Norvège et l'Australie. La Ligue arabe a pressé l'administration américaine de passer à l'acte "dans les semaines et mois à venir pour la création d'un Etat palestinien indépendant sur les frontières de 1967".
M. Netanyahu a exclu tout "retrait aux lignes de 1967", tandis que le leader palestinien Mahmoud Abbas convoquait la direction palestinienne à "une réunion d'urgence".
L'entourage de M. Netanyahu estime que "Washington ne comprend pas la réalité", selon un haut responsable israélien voyageant avec le Premier ministre. "Washington ne comprend pas ce à quoi nous faisons face", a déclaré à l'AFP ce responsable, sous couvert de l'anonymat.
Le ministre des Transports du parti Likoud (droite) de M. Netanyahu, Israël Katz, a déploré que M. Obama n'ait pas assorti sa déclaration d'une concession aux "changements démographiques sur le terrain" en référence aux blocs d'implantations où vivent la majorité des 300.000 colons de Cisjordanie, qu'Israël entend annexer en cas d'accord de paix.
Le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, a qualifié "l'opposition de Netanyahu à un retour aux frontières de 1967 de coup aux efforts d'Obama et de refus de la paix au Proche-Orient".
La chef de l'opposition israélienne, Tzipi Livni, dirigeant du parti Kadima (centre) a accusé M. Netanyahu de faire "payer à Israël un prix trop élevé pour sauver sa coalition" en s'opposant frontalement à Washington, lui suggérant de "quitter le pouvoir".
Les médias israéliens soulignent la "confrontation" avec Washington et le "choc" du gouvernement, pris au dépourvu par la position américaine.
"La visite de Netanyahu à Washington commence mal. Il sera fraîchement accueilli par la Maison Blanche, quand bien même il se fera applaudir devant les deux chambres du Congrès et par les délégués de l'AIPAC", le puissant lobby pro-israélien, souligne Yédiot Aharonot. M. Netanyahu doit s'exprimer devant l'AIPAC le 22 mai avant de prendre la parole au Congrès le 24.
Pour le quotidien Maariv, le Premier ministre israélien "n'aura de cesse dorénavant que d'empêcher la réélection d'Obama", en faisant jouer ses appuis aux Etats-Unis.
Dans le camp palestinien, la déclaration de M. Obama "est un geste positif que les Palestiniens attendaient depuis des mois après l'arrêt des négociations directes avec Israël", se félicite le quotidien Al-Qods, redoutant néanmoins un veto américain à la demande de reconnaissance d'un Etat palestinien à l'ONU en septembre.
Un analyste palestinien, Samir Awad, relève que le président américain a omis la question de la colonisation, sur laquelle ont buté les pourparlers de paix. "Si les Etats-Unis n'ont pas réussi à contraindre les Israéliens à cesser les activités de colonisation pendant les négociations, comment seraient-ils capables de faire pression sur Israël pour permettre aux Palestiniens d'avoir un Etat?", a-t-il déclaré à l'AFP.
A Jérusalem-Est, l'ambiance était également au scepticisme dans la population palestinienne.
"Israël a ouvertement défié Obama hier (jeudi) en autorisant de nouveaux logements dans les colonies à Jérusalem", a souligné une comptable, Safiya Saad, 43 ans, "ils ne nous donnent que des mots".
"Les Etats-Unis ne peuvent pas braver Israël et si Israël n'aime pas la politique d'Obama, il le chassera aux prochaines élections" américaines, estime Michel Abou Ali, un fleuriste de la Vieille ville. 

 21/05

 http://ennaharonline.com/fr/international/7462.html



Partie prenante

b) Israël

Retrait des frontières de 67 : Israël oppose une fin de non-recevoir à Obama  

  Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui se rendra vendredi à Washington, envisage de convaincre le président américain Barack Obama de l'impossibilité de revenir aux frontières de 1967, rapporte le service de presse du gouvernement.
Selon le communiqué, le premier ministre souhaite que la Maison Blanche confirme les engagements pris par George W. Bush en 2004.
"Entre autres, ces engagements stipulaient qu'Israël n'aurait pas à se retirer sur la ligne indéfendable de 1967", indique le communiqué.
D'après le chef du gouvernement, ces frontières ne répondent pas aux réalités démographiques.
Jeudi, Barack Obama s'est prononcé en faveur d'un Etat palestinien dans ses frontières de 1967.
Selon lui, les frontières d'Israël et de la future Palestine devraient être fondées sur les lignes de 1967 c'est-à-dire la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est. Washington n'exclut pourtant pas la possibilité d'échanges amiables de territoires.
L'actuel processus de paix palestino-israélien a débuté en 1993. Les Palestiniens plaident pour le retrait des troupes israéliennes des territoires palestiniens occupés suite à la guerre de 1967, où ils envisagent de créer leur Etat avec Jérusalem-Est pour capitale.
A peine relancés le 2 septembre dernier, les pourparlers entre les deux parties ont été interrompus par le refus d'Israël de prolonger le gel de la construction de colonies dans les territoires "palestiniens" après le 26 septembre dernier.
En septembre 2011, lors de la session de l'Assemblée générale de l'Onu, les Palestiniens envisagent de solliciter la reconnaissance internationale d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967 et son adhésion aux Nations unies en tant que membre à part entière.
Le président américain s'est déclaré pour la première fois en faveur d'un Etat palestinien sur la base des lignes de juin de 1967, c'est-à-dire la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est, avec des échanges possibles de territoires. Il a également évoqué le principe d'un Etat démilitarisé. Mais il a aussi mis en garde les Palestiniens contre toute tentative d'"isoler symboliquement Israël aux Nations unies en septembre", qui "ne créeront pas un Etat indépendant". Ces annonces, aussitôt rejetées par Israël, interviennent dans le cadre d'un processus de négociations moribond.
Le leader palestinien Mahmoud Abbas a appelé pour sa part Israël à "donner au processus de paix la chance qu'il mérite", convoquant la direction palestinienne pour "une réunion d'urgence". Son porte-parole a qualifié "l'opposition de Netanyahu [...] de refus de la paix au Proche Orient" et a par ailleurs condamné le feu vert donné jeudi à la construction de 1520 nouveaux logements dans deux quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est occupée et annexée.
Le Hamas a exhorté le président américain à "accomplir des actes concrets pour protéger les droits des Palestiniens et de la nation arabe" et rejeté les appels du président américain à reprendre les négociations de paix et à reconnaître Israël.

20/05

 http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/retrait-des-frontieres-de-67-israel-oppose-une-fin-de-non-recevoir-a-obama/id-menu-957.html

 

Jonh SCHULTS : Reconnaissance d'un Etat palestinien : Netanyahou met en garde contre "un diktat de l'ONU".

"Une recherche sérieuse de la paix ne peut intervenir que par la négociation", a déclaré le premier ministre israélien à l'issue d'un entretien à Paris avec Nicolas Sarkozy.

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a estimé jeudi 5 mai que la paix entre Israël et les Palestiniens ne pouvait pas être imposée par "un diktat de l'ONU". "Une recherche sérieuse de la paix ne peut intervenir que par la négociation", a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien à Paris avec Nicolas Sarkozy.

"La première question est de savoir s'il peut y avoir une majorité automatique au sein de l'ONU, la réponse est oui. Ils peuvent dire que la Terre est plate et ils peuvent adopter" une décision, a-t-il poursuivi.

Le processus de paix étant bloqué depuis l'échec de la conférence de Washington en septembre, les Palestiniens veulent proclamer leur Etat en septembre, date butoir retenue par la communauté internationale pour la signature d'un accord israélo-palestinien.

Dans un entretien paru mercredi dans l'hebdomadaire L'Express, Nicolas Sarkozy a laissé entendre que la France pourrait reconnaître l'Etat palestinien à l'automne en assurant qu'elle "prendra ses responsabilités" si le processus de paix n'est pas relancé d'ici là.

RECONNAÎTRE ISRAËL COMME "ÉTAT JUIF"

Le premier ministre israélien a par ailleurs affirmé Nicolas Sarkozy soutenait la revendication, essentielle pour lui, qu'Israël soit reconnu par les Palestiniens comme "l'Etat du peuple juif". "J'ai entendu des choses similaires hier en Grande-Bretagne et je crois qu'à Paris comme à Londres, il y a la compréhension que quiconque veut la paix doit s'engager pour la paix, et non complètement le contraire", a-t-il ajouté.

Benyamin Nétanyahou a fait de la reconnaissance de son pays comme Etat juif l'un des points cruciaux pour débloquer le processus de négociations avec les Palestiniens. "Le cœur du conflit a toujours été le refus persistant de la direction palestinienne de reconnaître l'Etat juif dans n'importe quelles frontières", déclarait-il le 18 avril. "Pourquoi les Palestiniens ne reconnaissent-ils pas tout simplement l'Etat juif ? Après tout, nous, nous sommes disposés à reconnaître un Etat palestinien. Pourquoi ne peuvent-ils pas rendre la pareille s'ils veulent la paix ?", ajoutait-il.

JOHN SCHULTS

REUTERS/

05.05.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/05/05/reconnaissance-d-un-etat-palestinien-netanyahou-met-en-garde-contre-un-diktat-de-l-onu_1517691_3218.html#ens_id=1228030

 

De retour en Israël, Netanyahu se félicite du soutien -très fort - américain

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est revenu en Israël mercredi en début de soirée à l'issue d'une visite de six jours à Washington, se prévalant d'un soutien américain très fort.
Cette visite a été importante. Il y a un soutien américain très fort aux principes que nous défendons, et avant tout à notre exigence qu'Israël soit reconnu comme Etat nation du peuple juif, à la nécessité de frontières défendables et au rejet catégorique du (mouvement islamiste palestinien) Hamas, a assuré M. Netanyahu aux journalistes à sa descente d'avion.
J'ai présenté aux Etats-Unis un projet politique large, qui rassemble autour d'un consensus la plus grande partie du peuple d'Israël. Il est temps que les partis sionistes se réunissent autour des principes formulés (ndlr: dans ce projet). Il est temps que l'Autorité palestinienne reconnaisse elle- aussi les exigences justifiées d'Israël, a-t-il souligné.
Durant son séjour à Washington, M. Netanyahu s'est entretenu avec le président américain Barack Obama et tous deux ont exprimé au grand jour des divergences sur le processus de paix israélo-palestinien.
Le Premier ministre israélien a terminé sa visite par un discours très applaudi devant les deux chambres du Congrès réunies en session spéciale, durant lequel il a persisté dans son approche sans concession aux Palestiniens.

http://www.romandie.com/news/n/_De_retour_en_Israel_Netanyahu_se_felicite_du_soutien_americain_tres_fort250520112005.asp


c) Le parrain.

L'aide américaine aux Palestiniens remise en question par des élus au Congrès.

Des élus du Congrès américain voudraient que Washington « réexamine » l'aide fournie aux Palestiniens si le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, devait faire partie d'un gouvernement palestinien.

« Si un accord de partage du pouvoir avec une organisation terroriste [le Hamas] devenait une réalité dans les territoires palestiniens, les États-Unis seraient obligés de réexaminer leur aide à l'Autorité palestinienne », a déclaré dans un communiqué la républicaine texane Kay Granger.

Mme Granger est la présidente de la sous-commission de la Chambre des représentants chargée de répartir l'aide de Washington à l'étranger.

Ses propos surviennent au lendemain de la signature d'un accord de réconciliation entre le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Cette entente prévoit notamment la formation d'un gouvernement unique chargé d'expédier les affaires courantes jusqu'à la tenue des élections présidentielle et législative, d'ici un an.

Mercredi, la présidente des Affaires étrangères de la Chambre des représentants a estimé que la réconciliation entre le Fatah et le Hamas, condamnée par Israël, mettrait un terme à l'aide américaine. « L'argent des contribuables américains ne devrait et ne doit pas être dépensé pour soutenir ceux qui menacent la sécurité des États-Unis, nos intérêts et notre allié indispensable, Israël », a affirmé Ileana Ros-Lehtinen.

Elle soutient que la loi américaine irait à l'encontre du versement de l'aide à un gouvernement regroupant Fatah et Hamas, la législation prévoyant que tout gouvernement palestinien doit reconnaître le droit à l'existence d'Israël pour obtenir cet argent.

« Les peuples israélien et palestinien veulent la paix. Mais soutenir un gouvernement de l'Autorité palestinienne de ce type ne va pas y mener », a souligné la représentante républicaine.

Le Hamas figure sur la liste des organisations terroristes des États-Unis.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

Mise à jour le jeudi 28 avril 2011 à 19 h 23
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/04/28/010-congres-aide-palestiniens.shtml

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Obama: une demande palestinienne de reconnaissance à l'ONU serait une erreur.

Le président Obama a déclaré mercredi à Londres qu'un accord au Proche-Orient impliquait des compromis déchirants de la part d'Israël et des Palestiniens, mais qualifié d'erreur le projet de demande de reconnaissance d'un Etat palestinien à l'ONU sur la base des frontières de 1967.
Je suis confiant quant à la possibilité d'un accord de paix au Proche-Orient, a affirmé Barack Obama lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre David Cameron, au deuxième jour de sa visite à Londres. Mais cela demandera des compromis déchirants de part et d'autre, a-t-il souligné.
La seule façon d'arriver à la création d'un Etat palestinien est que les Israéliens et les Palestiniens parviennent à une paix juste, a poursuivi M. Obama. Je suis persuadé que choisir la voie de l'ONU pour les Palestiniens plutôt que de s'asseoir à la table des négociations avec les Israéliens est une erreur, a-t-il encore jugé.
Lors d'un discours sur le Proche-Orient prononcé le 19 mai, le président américain s'est prononcé pour la première fois en faveur de pourparlers pour un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967, c'est-à-dire couvrant la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza, moyennant des échanges de territoire négociés avec Israël.
M. Obama a cependant réaffirmé à cette occasion l'opposition de Washington à une reconnaissance par l'ONU d'une Palestine sur les lignes de 1967, sans un accord de paix préalable. Cette opposition pourrait se traduire par un veto américain au Conseil de sécurité en septembre.
Les Palestiniens détiennent actuellement un statut d'observateurs aux Nations Unies.

http://www.romandie.com/news/n/_Obama_une_demande_palestinienne_de_reconnaissance_a_l_ONU_serait_une_erreur250520111605.asp


K. Selim/K. Habib : Du réchauffé chez Obama .

Un discours pas très convaincant.

Cet exercice oratoire exprime la quintessence même de la politique américaine : un simple copié-collé de la politique israélienne.

Les présidents américains ne sont jamais surprenants quand ils discourent sur le monde arabe.... La seule vraie différence réside dans l’éloquence du locataire de la Maison-Blanche. Quand deux piliers - des dictatures - de la politique américaine tombent à la suite de manifestations populaires, il n’y a rien de surprenant à entendre Barack Obama évoquer un soutien aux peuples.

Encore que le soutien paraît circonscrit aux « républiques ». Une condamnation pour Kadhafi, une sommation pour Al-Assad et une demi-admonestation pour le Bahreïn - qui est une base américaine -, mais pas une seule allusion à l’Arabie Saoudite, qui mérite pourtant bien plus que d’autres les lumières de la réforme.

C’est au fond un rewriting du discours, sans lendemain, du Caire où Barack Obama tentait de démontrer un changement par rapport à George W. Bush. Tout un chacun a constaté que le président américain était naturellement velléitaire et tous ont obtenu la confirmation que les intérêts d’Israël structurent la politique américaine dans la région. Et celle-ci, à ce jour, aura toujours tendance à préférer des autocraties malléables à des systèmes démocratiques réellement représentatifs.

Le soutien américain aux dictatures arabes n’a jamais été de pure opportunité, il s’agit bien d’une orientation stratégique. De ce point de vue, les professions de foi démocratique du président américain n’ont guère de chance de convaincre. Dans le meilleur des cas, cela constitue une adaptation du discours américain au contexte arabe actuel. En tout état de cause, les opinions arabes ne se font aucune illusion. Elles jugent, à juste titre, un président américain sur ce qu’il dit et ce qu’il fait à l’égard des Palestiniens, ceux-là mêmes qui subissent le plus la politique injuste des Américains. Et Barack Obama a déjà perdu le capital de sympathie dont il bénéficiait au départ en se soumettant ostensiblement au lobby pro-israélien.

Les communicateurs du président américain le savent parfaitement et il leur fallait, pour accompagner ces temps « printaniers », un petit tour de passe-passe rhétorique pour susciter un semblant de nouveauté. Ils ont cru le trouver en évoquant la création d’un État palestinien sur la base des lignes de démarcation de 1967. Dans un effort remarquable de marketing, la presse occidentale et israélienne tente de présenter la chose comme étant un défi à Israël, alors qu’il n’en est absolument rien. Les frontières de 1967 ne sont pas une invention de M. Obama.

Mais l’emphase de l’annonce n’a d’autre but que de signifier la détermination de Washington à s’opposer à l’initiative des Palestiniens de faire reconnaître leur État par l’Assemblée générale des Nations unies et pour dénoncer la réconciliation entre le Hamas et le Fatah.

Cet exercice oratoire exprime la quintessence même de la politique américaine : un simple copié-collé de la politique israélienne. Les Palestiniens doivent s’abstenir de déplaire aux Israéliens et « négocier » sans fin avec eux sous le faux parrainage des Américains. Et, bien entendu, les Palestiniens doivent se faire la guerre et rester divisés.

Sur la Palestine, l’éloquente prestation de M. Obama sentait le réchauffé. Et la Palestine, même si les Occidentaux préfèrent s’aveugler, est l’un des moteurs des révoltes arabes.

K. Selim/K. Habib –

 21 mai

Le Quotidien d’Oran

 

Obama veut le maintien de la "supériorité" militaire israélienne  

22/05/2011
Le président américain Barack Obama a souhaité dimanche le maintien, avec l'aide des Etats-Unis, de la "supériorité" de la force militaire israélienne sur ses adversaires potentiels dans la région. Il a assuré dimanche que l'engagement des Etats-Unis envers la sécurité de son allié israélien est "inébranlable", lors d'un discours prononcé au Congrès annuel du principal lobby pro-Israël aux Etats-Unis, l'AIPAC, à Washington.
http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/704974/Obama_veut_le_maintien_de_la_%22superiorite%22_militaire_israelienne.html
AFP / 22 mai


Les USA s'opposeront aux efforts pour isoler Israël à l'ONU.
Le président Barack Obama a assuré dimanche que les Etats-Unis s'opposeraient à toute tentative d'isoler Israël aux Nations unies, lors d'un discours prononcé au Congrès annuel du principal lobby pro-Israël aux Etats-Unis, l'AIPAC, à Washington.
AFP / 22 mai



Dans le monde

Allemagne

Des intellectuels allemands demandent au gouvernement d’Angela Merkel d’accentuer la pression sur Israël.  

Un groupe d'intellectuels allemands, dont des spécialistes du Moyen-Orient et des théologiens, ont demandé à la chancelière Angela Merkel d’ accentuer la pression sur le régime israélien afin qu’il accepte des de faire des concessions dans le processus de paix.
Dans un communiqué publié par ce groupe, l’ancien ambassadeur d'Allemagne en Jordanie, Martin Schneller a exhorté son gouvernement et la communauté internationale à faire davantage de pression sur Israël. "
Il a soumis toute aide financière versée à chacune des deux parties ;à la réalisation de progrès tangibles dans le processus de paix au Moyen-Orient.
Pendant ce temps, le vice-président de Pax Christi Allemagne, Johannes Schnettler, a fustigé le gouvernement Merkel l’accusant d’ignorer l'injustice à laquelle les Palestiniens continuent à faire face au quotidien.
Il a rappelé qu'Israël a violé à maintes reprises le droit international dans les territoires palestiniens.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a salué dans un discours le message clair et déterminé du président Barack Obama en faveur de la création d'un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967.
"Je salue que le fait que le président Obama se soit engagé de façon aussi claire et déterminée en faveur d'une solution globale et juste à deux Etats a déclaré le ministre, selon un communiqué également.

26/05 

 http://www2.irna.ir


France

La France envisagerait de reconnaître l'État palestinien

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, devrait être reçu, jeudi 21 avril en fin d'après-midi, par le président Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Il devrait, à cette occasion, a précisé M. Abbas, "demander conseil" sur les démarches à suivre en vue de la reconnaissance d'un Etat de Palestine par l'Union Européenne.

Face au blocage des négociations de paix, rapidement interrompues après une brève relance en septembre 2010, Paris semble en effet envisager une reconnaissance unilatérale. Ces dernières années, plusieurs pays d'Amérique du Sud l'ont fait.

PALESTINIENS "PLUS QUE JAMAIS PRÊTS"

"C'est une question à laquelle il faut réfléchir et à laquelle nous réfléchissons. Et elle se posera au mois de septembre ou octobre", a souligné le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé. La communauté s'est fixé comme objectif la création de l'Etat palestinien à l'automne, au moment de l'assemblée générale des Nations unies à New York.

A l'occasion de cette visite de Mahmoud Abbas à Paris, la France a rappelé qu'elle considérait les Palestiniens "plus que jamais prêts à établir un Etat et à le gérer d'une façon crédible et pacifique", selon une déclaration du ministère des Affaires étrangères.

Une centaine d'Etats reconnaissent déjà la Palestine comme Etat, la plupart depuis les années qui ont suivi la "déclaration d'indépendance" proclamée en 1988.

21.04.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/04/21/la-france-envisagerait-de-reconnaitre-l-etat-palestinien_1511050_3218.html#xtor=EPR-32280229-%5BNL_Titresdujour%5D-20110421-%5Bzoneb%5D


Russsie

Moscou prêt à reconnaître l'Etat indépendant palestinien  

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé qu'il soutiendrait la reconnaissance d'un Etat indépendant palestinien, sur la base des frontières de 1967.  "Toutes les nations ont besoin de l'unité, surtout, les Palestiniens qui veulent avoir un Etat indépendant, dans le cadre de la résolution de l'ONU, de la demande du Quartette (Etats-Unis, Russie, ONU, UE) et du plan d'initiative de paix arabe, et qui essayent d'y accéder", a dit Lavrov, lors d'une rencontre avec les représentants du Fatah et du Hamas, à Moscou, cité par Press TV. Les représentants des deux principaux partis palestiniens et les responsables russes ont émis, à la fin de la réunion, un communiqué commun. Le chef de la diplomatie russe a, aussi, considéré l'accord Hamas/Fatah, comme un événement historique, avant d'appeler les groupes palestiniens à se mettre à la table de négociations, pour parler des détails de leur accord et préparer le terrain à sa mise à exécution. Les hauts responsables du Fatah et du Hamas ont signé, au mois de mai, lors d'une cérémonie officielle, au Caire, la capitale égyptienne, un accord d'unité nationale.

25/05

http://french.irib.ir/



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Video Netanyahu s'assure le soutien du Congrès américain : l'analyse de Patrick Fandio
http://videos.tf1.fr/infos/2011/netanyahu-s-assure-le-soutien-du-congres-americain-l-analyse-6500867.html



2 Les brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information
2-1 IsraelValley : Ils appellent cela le "boycott arabe"...
Une nouvelle économique qui a surpris les acteurs industriels en Israël et en Allemagne : pourquoi donc, dans un silence le plus complet, une entreprise européenne applique-t-elle le boycott arabe ? Selon Courrier International : "Sous la pression de Berlin et de militants propalestiniens, la Deutsche Bahn s’est retirée d’un projet israélien de construction de voies ferrées dont le tracé traversait les Territoires occupés en Cisjordanie”, rapporte le Financial Times. Cette décision constitue une victoire pour la campagne “boycott, désinvestissement, sanctions” (BDS) dont l’objectif est d’aider la cause palestinienne en poussant les pays de l’Union européenne à exercer une pression économique sur Israël.

“La branche de conseil international de la Deutsche Bahn fournissait un soutien technique pour l’électrification d’un rail destiné à relier Tel-Aviv à Jérusalem. Cette ligne à grande vitesse devrait être achevée d’ici à 2017.

Sa construction et la participation de la Deutsche Bahn avaient soulevé de vives critiques de la part de responsables palestiniens, car un tronçon de 6 kilomètres traverse la Cisjordanie.” Selon eux, la nouvelle ligne aurait pu être construite sur le territoire israélien sans passer par la Cisjordanie.

ISRAELVALLEY PLUS
La Deutsche Bahn, souvent désignée par son nom commercial Die Bahn ou par le sigle DB, est l’entreprise ferroviaire publique en Allemagne, correspondant à la SNCF en France ou à la SNCB en Belgique. Elle est à ce titre la plus importante entreprise ferroviaire d’Europe (hors Russie), tant par la longueur de son réseau, le chiffre d’affaires ou les prestations de transport.

La DB est une société anonyme dont le capital en actions est détenu à 100 % par l’État fédéral allemand. Elle constitue une holding chapeautant les principales activités du groupe, constituées de filiales dédiées à chaque segment de marché. Sur le plan commercial, elle a adopté la marque Die Bahn (DB) dans le but de moins marquer ses origines nationales (à l’instar de British Telecom devenue BT). La société détient la majorité du capital de la société espagnole Transfesa ainsi que la totalité d’EWS et Euro Cargo Rail."

Source: http://www.courrierinternational.com/breve/2011/05/16/la-deutsche-bahn-ne-construira-pas-de-tgv-en-israel

Israel Valley
Publié le 20 mai 2011__._,_.___

Marianne



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