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30/05/2011

n°14 - Journal de Côte d’Ivoire - 16-05 au 28-05 - Fin - La vérité sur la guerre en Côte d'Ivoire: Effroyable ! Occident criminel .


n°14 -  Journal de Côte d’Ivoire  - 16-05 au 28-05  - Fin - La vérité sur la guerre en Côte d'Ivoire: Effroyable ! Occident criminel .



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



      Journal de Côte d’Ivoire 

    n°14                                      16-05 au 28-05 

C.Debroeder &  M.Lemaire 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

6  Dossier

6-1 Kohi Djezro : Jerry Rawlings fait peur à Alassane Ouattara

7 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

7-1 Jean Franck Boa : Côte d’Ivoire: Appel à la résistance contre Ouattara.

5-1 Michel Collon : Des journées de grands progrès...

7-2 Pétition pour la libération immédiate de Laurent Gbagbo.

7-3 Irinnews : CÔTE D'IVOIRE: Réticents à rentrer chez eux.

8 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

8-1 Jean-Paul Mari : Enquête sur un massacre.



6  Dossier

6-1 Kohi Djezro : Jerry Rawlings fait peur à Alassane Ouattara

Dans une brillante analyse de nos confrères de l’Inter publiée dans nos colonnes (Rumeurs de coup d`Etat / Pourquoi le Ghana fait peur aux nouvelles autoritéshttp://www.ivoirediaspo.net/?p=5899 ) , il est fait mention des différents paramètres qui justifieraient la peur bleue qu’ont Soro Guillaume et Alassane Ouattara de voir un coup de force partir du Ghana pour frapper le cœur de leur régime.

Si un seul point a été omis dans cette analyse, c’est le nom de Jerry Rawlings.

En effet, Monsieur Rawlings n’a jamais caché son opposition au recours de la force pour enlever le président Gbagbo(http://www.ivoirediaspo.net/?p=2791). « Des résultats d’élection plus scandaleux ont eu lieu dans d’autres pays sans intervention. Comment peut-on justifier une intervention dans ce cas… »

Le président Rawlings n’a pas accepté le fil conducteur de la volonté acerbe de l’Onu et de la Cedeao d’utiliser les moyens militaires contre le président Gbagbo alors que les résultats n’établissent pas clairement Alassane Ouattara comme vainqueur des élections.

« La situation est certes embarrassante pour l’Afrique mais également inquiétant est le fait que plusieurs subversions ne sont pas mentionnées par les médias internationaux. Les rapports d’observateurs qui condamnant la conduite des élections dans plusieurs parties du pays ont été totalement ignorés par les médias internationaux.

Certaines régions ont enregistré des votes plus élevés que la liste totale des électeurs enregistrés… dans certains secteurs l’on n’a pas permis au personnel de la commission électorale et un certain parti de travailler librement. Ce faisant, il est impérieux qu’une enquête appropriée soit instamment conduite » pour rétablir la vérité.

Ainsi, en lieu et place de la violence préconisée par l’axe Dakar-Ouagadougou-Abuja Rawlings avait préconisé le dialogue en en appelant à la dignité africaine. Pour l’ex-président ghanéen, il aurait fallut considérer les rapports des émissaires de l’Union africaine qui mentionnent clairement qu’il ya eu violences et tricheries en faveur de Ouattara dans la zone septentrionale de la Côte d’Ivoire. En plus de ces rapports, le président Rawlings avait exigé qu’on accorde une attention particulière au rapport de l’ex président sud africain Thabo Mbeki, envoyé ad hoc de l’Union Africaine quelques jours après les résultats controversés du deuxième tour des élections.

« Il y a trop de questions cruciales sans réponse. Les détails du rapport du représentant de l’Union Africaine, le Président Thabo Mbeki, devraient être rendus publics pour aider à démêler la nature de la situation. »

Comme il est aisé de le comprendre, Jerry Rawlings ne considère pas tout de go Ouattara comme le vainqueur des élections en Côte d’Ivoire, aussi, il se dit indigné de la manière dont la dignité politique africaine est bafouée par la presse internationale qui a refusé de traiter la question ivoirienne de manière objective. Pour épargner la vie des civils en Côte d’Ivoire, l’ex-président ghanéen avait totalement rejeté l’option militaire mais l’axe d’Abdoulaye Wadequi soutient Ouattara a préféré faire parler les armes.

La force appelant la force, il est naturel que des personnes qui pensent que Laurent Gbagbo a été traité injustement aient recours à la force contre le régime de Ouattara pour rétablir l’égalité. Parmi ces  personnes, le pouvoir actuel d’Abidjan verrait le capitaine Rawlings en tête de file. Est-ce à tort ou à raison, l’histoire nous en dira plus mais pour l’instant c’est une réalité qui ne souffre d’aucune contradiction que l’ex président du Ghana qui fut aussi capitaine de l’armée est une figure imposante dans son pays. Jerry Rawlings fait partie des personnes qu’il faille avoir pour et non contre soi. Tous les chefs d’état du Ghana savent sa capacité de nuisance quand on l’a contre soi. Une grande partie de l’armée du Ghana continue d’aduler l’homme bien qu’il ait quitté la scène politique. Il est respecté et craint.

Si à Accra il n’ya pas de lien établi entre Rawlings, l’armée ghanéenne et des déserteurs des forces de défense de Côte d’Ivoire, à Abidjan, en revanche, les regards sont pointés vers l’ex-président ghanéen. Certes, Soro ne l’a pas encore dit publiquement mais il croit absolument que M. Rawlings va frapper le pouvoir de Ouattara.

De toute évidence, ce ne serait pas surprenant non plus quand on sait que Jerry Rawlings fut un ami très proche de Thomas Sankara, tué par Blaise Compaoré, l’actuel homme fort de Ouagadougou. Aussi, par le fait que c’est le Burkinade Blaise Compaoré qui avait servi de base arrière pour attaquer le pouvoir de Laurent Gbagbo en 2002 et que c’est avec les renforts de l’armée burkinabè que les forces de Ouattara ont attaqué les positions tenues par les forces de défense de la Côte d’Ivoire en avril 2011 Ouattara sait pertinemment qu’il n’est pas l’ami de Rawlings. Au Ghana, il ne peut compter qu’avec Kofi Annan qui n’a aucune base politico-militaire actuelle dans son pays.

A un spécialiste ivoirien des relations internationales à qui nous avons posé la question de savoir si des déserteurs de l’armée ivoirienne s’organiseraient au Ghana pour frapper le pouvoir de Ouattara, il nous a répondu « oui ». Et à la question de savoir si Rawlings serait impliqué d’une manière ou d’une autre, il a répondu « je pense que ce genre d’opérations ne peuvent pas avoir lieu au Ghana sans que le très influent Rawlings soit informé ».

Au vu des réponses de cet expert, Alassane Ouattara aurait donc raison de craindre Jerry Rawlings.

Par Kohi Djezro

20/5

http://www.ivoirediaspo.net/?p=5905



7 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme

7-1 Jean Franck Boa : Côte d’Ivoire: Appel à la résistance contre Ouattara.

A Tous les patriotes Ivoiriens et Africains,

Cela fait un bon moment que je vous suis, c’est la seconde fois que je réagis sur ce site.  Je vous encourage vraiment de lire la publication de Jocelyne Toure sur les sites suivants: http://www.ivoirediaspo.net/?p=5869 ou http://actualites.ivorian.net/article/?p=3152

Ce qui resort de cet article c’est que

1- Son Excellence Laurent Koudou Gbagbo Président Elu De Nôtre Chère Côte D’Ivoire libre savait ce qu’il faisait car celui qui a fait sortir des documents comme “France Afrique Comment la France fait et défait les Président Africains” ou ”Gbagbo dans le tourbillon du Golfe de Guinée” ou encore qui a réussi à exposer la fausse mort des femmes à Abobo etc.. ou réussit à contrecarrer les récentes pluies d’embargos par la soit disant communauté internationale et enfin réussit à payer les fonctionnaires ivoiriens pendant dix ans sans interruption ne savait pas ce qu’il faisait ou les intentions de ses ennemis ou était aussi naïf que cela? En effet le curieux silence de tous ces Chefs d’Etats Africains qui le supportaient? Eh People…

Un Peu De Quand Même Ou Bien On Est Où-Là? Comme on dit au pays..!! 2-Nous devons combattre sur tous les fronts: spirituels, médiatiques et militaires. Nos ennemis sont sur tous ces fronts donc ne minimisez pas ceux qui encouragent les prières ou les écrits tout le monde ne peut pas prendre les armes. Vous pensez que les autres dorment? ils font justement de l’occultisme, la piraterie médiatique et les armes militaires et cela tous les jours. Durant la deuxième guerre mondiale, la résistance en france n’était pas seulement faite de militants armés tous participaient à leur manière même la simple ménagère et c’est cela qui a contribué à leur succès, pareillement avec la révolution Haitienne du 17e siècle tout le monde n’était pas avec Toussaint l’Ouverture! Comme Vergos le disait sur la radio patriotique (Connectez- vous ici :http://login.streamplus.de/player.php?spt=12113.asx ),

il faut les harceler sur tous les fronts (Grand Merci Choken et Vergos pour UNARADIO – Fréquence pour la Résistance Patriotique), ils n’ont gagné que la bataille non la guerre. Ne découragez les prières ni les écrits encore une fois ce sont des armes de combats qui dérangent croyez moi car pourquoi tous les sites patriotiques sont-ils piratés? Pourquoi les carfards, dozos et ouattara indigne fils de l’Afrique sont obligés de porter des gris-gris, faire des sacrifice ou faire partir de la franc-maçonnerie si tout était aussi simple que cela? Réflechissez! Ne vous laissez pas distraire. Le Président élu Ivoirien Laurent Koudou Gbagbo nous a ouvert les yeux si cela aurait été son seul role dans la vie c’est l’essentiel donc le combat continue car Sarkozy et sa bandes mafiosistes peuvent piller comme ils veulent aujourd’hui, cela n’est que effemère ils disparaitrons aussi; l’Afrique a été pillée depuis plus 400 ans, ses avoirs naturels on bâti l’Europe coloniale mais son sol demeure toujous riche et cela depuis le temps des pharaons donc 5000 ans, ce n’est pas cela l’essentiel, ce que la nature ou Dieu nous a donné personne ne pourra nous l’arracher, si nous n’en profitons pas aujourd’hui, notre descendance en profitera. Soyons solidaires! Perséverence, le Flambeau Patriotique, que Son Excellence Laurent Koudou Gbagbo Président Elu De Nôtre Chère Côte D’Ivoire, nous a transmis doit également être transmis de générations en générations! Vraiment Grand Merci à Tous les Patriotes internauts de ce forum et d’ailleur, Directscoop, infospourtous.wordpress, ivoirediaspo.net, ivorian.net. legrisgrisinternational, etc..! Soyons sereins le film ne fait que commer, pour preuve les soit disants vainqueurs ne dorment que d’un œil regarder ce qui se passe en ce moment en Côte d’Ivoire! Que Dieu Nous Bénisse Tous, ainsi que la Côte D’Ivoire et Son Excellence Laurent Koudou Gbagbo Président Elu De Nôtre Chère Côte D’Ivoire.

Une contribution de Jean Franck Boa

http://www.ivoirediaspo.net/?p=5910


7-2 Pétition pour la libération immédiate de Laurent Gbagbo.

Laurent Gbagbo, Président constitutionnellement élu en Côte d’Ivoire, investi le 4 décembre 2010, a été livré, le 11 avril 2011, par l’armée française, avec la complicité de l’ONU, à Alassane Ouattara, imposé à la Côte d’Ivoire sur la base de résultats frauduleux illégalement proclamés, mais reconnus par le représentant du secrétaire général de l’ONU, le Coréen Young-jin Choi.

A l’écrasement militaire, rappelant les pires heures de sa politique coloniale en Afrique, la France a ajouté l’humiliation dont avait été victime le Congolais Patrice Lumumba avant d’être assassiné il y a un demi-siècle avec la complicité de l’ONU.

Laurent Gbagbo, opposant historique depuis la fin des années 1960 qui a incarné la lutte pour le multipartisme et la démocratie en Côte d’Ivoire, n’a jamais pris les armes et a été élu en 2000. Il a été remis par les éléments de la Force française Licorne à ceux-là même qui ont voulu le renverser par un coup d’Etat militaire en septembre 2002 précipitant la partition du pays et plongeant celui-ci dans une crise meurtrière pour le peuple ivoirien.

 

Nous, soussignés,
Pacôme Adjourouvi, Albert Bourgi, Guy Labertit, Christian Mensah, Calixthe Beyala, Olympe Bhëly Quenum, Marcel Amondji, Cheikh Oumar Diarrah, Amath Dansokho, Michel Galy, Gaston Kelman, Malick Ndiaye, Hermann Yaméogo,  Jean Marie Teno, Francis Kpatindé, Théophile Kouamouo, Léopold Gnininvi, Hervé Emmanuel Nkom...

 

DÉNONÇONS

 l’intervention de la France en Côte d’Ivoire qui outrepasse le mandat de l’ONU et viole le droit international ;

les mensonges d’Etat du gouvernement français et la complaisance de nombreux médias.

les exactions et les tueries perpétrées par les troupes d’Alassane Ouattara contre les partisans de Laurent Gbagbo depuis son arrestation illégale, dont la première victime a été l’ancien ministre de la Justice et de l’Intérieur Désiré Tagro

CONDAMNONS

la politique guerrière, illégitime et coûteuse, conduite par le Président Sarkozy, avec la complicité des Etats-Unis, de chefs d’Etat d’Afrique et de l’ONU ayant mis sous tutelle la diplomatie africaine.

 

DEMANDONS

La libération immédiate de Laurent Gbagbo car la réconciliation ne peut se faire en Côte d’Ivoire qu’avec Laurent Gbagbo vivant et libre.

SIGNEZ LA PETITION

26 Mai


7-3 Irinnews : CÔTE D'IVOIRE: Réticents à rentrer chez eux.

- Le conflit s’est atténué à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, mais de nombreuses personnes parmi les milliers de déplacées sont encore trop effrayées pour rentrer chez eux.
La peur des hommes en uniforme, la peur des armes qui continuent toujours à circuler, et la peur des munitions et engins non explosés (UXO) empêchent les habitants d’Abidjan de rentrer chez eux, ont dit des personnes déplacées à IRIN.
Des habitants d’Abobo et de Yopougon ont dit à IRIN que des armes circulent toujours dans certains des quartiers qui ont été témoins des combats les plus violents entre les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) du président Alassane Ouattara, les combattants de l’ancien président Laurent Gbagbo et d’autres milices.
Des UXO ont été identifiés par la Mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) sur 60 sites répartis dans la ville, y compris près des hôpitaux, des écoles, des entreprises et dans des domiciles.
Le 21 mai, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, s’est rendu à l’Union des Eglises évangéliques, qui abrite 160 personnes déplacées à Cocody, un quartier à l’est d’Abidjan. Cécile Bla, 48 ans, a fui Yopougon pour s’y réfugier.
La maison et l’entreprise de Mme Bla – elle vendait des produits de beauté – ont été pillées, la laissant totalement démunie. Elle prépare désormais des beignets pour les vendre afin de subvenir aux besoins de ses cinq enfants.
« J’ai tout perdu…Je sais que je dois commencer une nouvelle vie, mais cela ne pourra pas arriver avant qu’on ne me garantisse une meilleure sécurité ». La vie revient lentement à la normale à Yopougon, et les rues se remplissent, mais les voisins de Mme Bla l’appellent régulièrement pour lui dire que des hommes armés surgissent inopinément dans leur quartier, ce qui l’effraie. Selon les Nations Unies, il y a eu des rapports faisant état d’agressions sporadiques commises à l’encontre de civils à Yopougon et Abobo.
Des membres des FRCI tiennent toujours des postes de contrôle à Yopougon, pour maintenir la paix ; et des patrouilles combinées de l’ONUCI, des forces françaises de la Licorne et des gendarmes de l’ancien président Laurent Gbagbo patrouillent dans les rues de la capitale ; mais de nombreux habitants sont toujours effrayés, et non rassurés, par
les hommes en uniforme.
Toujours traumatisés

Certains témoins de violences sont toujours traumatisés. Habiba Kanté, 36 ans, est restée dans le quartier d’Abobo pendant de violents combats avant de se réfugier dans l’église. Elle sursaute maintenant de peur à chaque fois qu’elle entend un klaxon de voiture.
« C’est comme revivre la guerre. Je sais que je dois démarrer une nouvelle vie et que je dois rentrer chez-moi, mais je ne peux pas le faire avant qu’on me garantisse que c’est un lieu sûr, et que les armes ne circulent plus dans les rues », a-t-elle dit à IRIN.
Le pasteur Michel Loh, qui gère le camp situé dans l’église, essaie d’aider les enfants à se remettre en montant une école temporaire pour eux. Le fait d’aller à l’école peut contribuer au rétablissement psycho-social des enfants. Aisha Diakité, la fille âgée de sept ans de Mme Kanté, pourrait réussir à terminer son année scolaire plutôt que de rater une année, a dit M. Loh.
Enlever les UXO
Pour permettre aux gens de rentrer chez eux, une équipe conjointe de l’ONUCI et des FRCI essaie de nettoyer les sites en enlevant les bombes, grenades et mines non explosées, selon Hamadoun Touré, porte-parole de l’ONUCI. Une quarantaine de sites ont été nettoyées sur un total de 60 signalées jusqu’à présent,, mais les signalements [d’UXO] continuent à augmenter, a dit le colonel Rayes Koshavsky de l’ONUCI.
L’équipe nettoiera des sites à l’extérieur d’Abidjan une fois qu’ils auront débarrassé la capitale économique des engins explosifs, a dit M. Touré.
M. Ban Ki-moon et Jacques Franquin, chef du bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés à Abidjan, ont souligné que pendant ce temps, il n’y avait pas d’urgence à rentrer chez soi. « Personne ne sera obligé de rentrer tant qu’il ne se sent pas prêt », a dit M. Ban Ki-moon aux familles déplacées. « Beaucoup d’entre vous ont tout perdu, et ont été témoins de choses terribles. Vous devez vous rétablir pour pouvoir essayer de revivre une vie normale ».

 (IRIN)

26 mai 2011

http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportID=92820



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

8-1 Jean-Paul Mari : Enquête sur un massacre.

Alassane Dramane Ouattara a organisé des crimes contre l’humanité, avec le soutien de Nicolas Sarkozy.
L’enquête que vous allez découvrir plus bas a été menée par un journaliste de l’hebdomadaire français Le Nouvel Observateur. Il y a deux raisons pour lesquelles je vous invite à prendre le temps de la lire.

Depuis le début de la crise postélectorale ivoirienne, et même avant, l’ex-président Laurent Gbagbo a fait l’objet des pires portraits et assertions caricaturesques dans les medias occidentaux, totalement acquis à l’entreprise de diabolisation qui le visait. Gbagbo dictateur, Gbagbo mauvais perdant de l’élection présidentielle, on était habitué.  

Cette enquête faite par un organe de presse européen peu réputé pour sa propension à l’exagération, et qui se greffe aux rapports accablants d’organisations humanitaires que l’on ne peut soupçonner de collusion avec l’ancien pouvoir ivoirien, comme Human Rights Watch, Amnesty International, La Croix Rouge, Caritas etc., ruine définitivement ce qu’il restait de la réputation de technocrate bien propre sur lui d’Alassane Ouattara, construite à coup d’articles laudateurs, d’omissions opportunes et de contrevérités savamment distillées. Jean-Paul Mari dépeint ici une fresque hideusement magistrale des exactions organisées par Alassane Ouattara, un homme banal cruellement mortel, dont l’Histoire retiendra qu’il a été capable d’enjamber des dizaines de milliers de cadavres pour s’asseoir dans le fauteuil présidentiel ivoirien.

La lecture de ce document va certainement vous soulever le cœur. Il faut vous forcer à aller jusqu’au bout, même s’il est plus agréable d’ignorer certaines choses. La narration claire et ciselée ne laisse aucune marge au flou. C’est inexorable, insoutenable, sans ellipse, sans pardon. L’opinion publique française et occidentale ne pourra pas échapper au malaise, même si elle est habituée à couvrir du voile de l’ignorance tout ce qui peut lui donner mauvaise conscience : L’horreur de la guerre est arrivée à son comble avec Alassane Dramane Ouattara, soutenu et épaulé par Nicolas Sarkozy, président de la république française.

Mahalia Nteby 

1.ooo, 2.ooo morts ? On ne sait pas.

Mais la grande tuerie de Duékoué a duré toute une semaine, dans la ville, les villages, la brousse. Accusées : les Forces du Nord du président Ouattara qui ont lancé leurs supplétifs à l’assaut. Jean-Paul Mari a reconstitué sur place la mécanique d’une bataille qui a tourné à l’épuration ethnique.

Duékoué est une ville infecte. L’endroit pue la crasse, la sueur, la peur, la haine, la mort. Ce matin, il fait déjà bien trop chaud et l’humidité trempe le corps. Dans l’église incendiée du quartier Carrefour, il faut marcher entre les cadavres encore frais d’hommes abattus à bout portant, découpés à la machette ou la gorge tranchée, à même le sol, mains liées dans le dos, comme des animaux de ferme.

Dans l’air, il reste cette odeur poisseuse, reconnaissable entre toutes, mélange de mort, de métal, de sang caillé et de brasier mal éteint, et ces cendres noires aussi collantes que les mouches sur l’ordure. Il y avait un quartier, une population de 10 000 personnes, il ne subsiste plus grand-chose d’humain. Sinon l’église Jésus-Sauveur, carbonisée, les maisons noircies, les allées défoncées en terre ocre, le sol noir couvert de gra­vats et de vêtements sales, dispersés. Un cyclone de violence a tout emporté, les abris de bambou, les toits en tôle, les murs de ciment, les fils électriques qui pendent des pylônes et les portes arrachées à mains nues. Restent les pancartes du restaurant Nid d’Abeilles, du salon Hip-Hop Coif­fure, de la pharmacie Médicaments chinois et un poster déchiré d’un footballeur africain. Même les arbres ont brûlé, leurs branches basses encore lourdes de mangues. Un gosse traîne dans la ville fantôme, trouve un fruit pourri, le suce. Un homme, un balai de paille à la main, contemple les ruines de sa maison. Un vélo passe, chargé d’une chaise en plastique épar­gnée.

Tuer, tuer, tuer, la solution est tou­jours la même. La solution à quoi ? D’abord à un conflit politique. Entre les Forces du Nord, ex-rebelles devenus l’armée du nouveau président Ouattara, et les Forces du Sud, l’armée de l’ancien président déchu Laurent Gbagbo. Une solution aussi au conflit ethnique qui oppose les Malinkés ou Dioulas du Nord et les Guérés du Sud. Une solution, enfin et surtout, au conflit foncier, la guerre pour la terre, la guerre dans la guerre, pour un village, une ferme, un champ de cacao. Tuer l’autre, le grand propriétaire, le fermier, c’est laisser la terre vide, comme un cimetière fertile, à prendre là, maintenant. Un conflit politico-militaire et la revanche des métayers, cela suffit pour justifier le massacre des innocents. Cela s’appelle une épuration ethnique.

Tout près d’ici, il y a trois grandes fosses communes, de la terre fraîche retournée sur des monceaux de cadavres. Dans l’une d’elles, près de la rivière Guémon, les pieds des morts baignent dans le marécage. Les survivants hésitent à revenir, un œil sur leur passé, l’autre sur la brousse toute proche et la masse sombre des taillis d’où les massacreurs ont surgi. Et s’ils revenaient ?

Duékoué est une ville abandonnée de Dieu et du gouvernement, à sept heures de route et vingt-deux check-points d’Abidjan. Un gros bourg laid, sans âme et sans monument, doté d’une poignée de missionnaires héroïques mais sans conseil général. Personne ne s’y intéresse, sauf quand surviennent les massacres, et l’on vole à son secours quand tout est accompli. Pour son malheur, Duékoué est un carrefour stratégique. Qui tient Duékoué contrôle la circulation régionale, le chemin du cacao jusqu’au premier port du pays, San Pedro, et tout le flux humain et commercial entre le Grand Ouest et ses frontières.

Autre malédiction, la région est riche, la terre fertile, bien arrosée et les prix du café et du cacao ont flambé. Comme par hasard, les grands massacres dits politiques se produisent l’hiver, précisément à l’heure de la récolte. Les grandes terres appartiennent depuis toujours aux Guérés, réputés peu enclins à défricher leur brousse. Depuis une vingtaine d’années, certains ont vendu, loué ou concédé, souvent sans contrat écrit, une parcelle aux Malinkés venus du Mali, du Burkina Faso. Des immigrés durs à la tâche qui ont labouré, pris racine, se sont multipliés. « La terre est à celui qui la travaille », disait Houphouët-Boigny, le vieux sage. C’était avant le débat sur l’« ivoirité », une saleté théorique inventée à Abidjan pour fabriquer des castes. Le prix du cacao a augmenté, les métayers Malinkés sont devenus riches, grignotant parfois les champs au-delà du permis, le propriétaire guère est mort et ses enfants ont voulu réviser, voire annuler les contrats : les conflits ont éclaté.

En 2002, quand le Nord et le Sud se séparent, les premiers massacres renvoient opportunément chez eux une foule de métayers malinkés, leurs fils, leurs voisins, des paysans sans terre mais pleins de rage. On trace sur la carte une belle ligne de démarcation qui passe… juste au-dessus de Duékoué. L’ONU compte les coups, la Force Licorne patrouille, les ONG désertent le coin. Trop compliqué ! Entre les « coupeurs de route », bandits de grand chemin, le groupe d’Amandé, un seigneur de guerre venu du Burkina, fort de 300 hommes, qui s’est adjugé tout le parc naturel du mont Péko, la flopée de milices d’autodéfense, hommes de main des politiques ou simples voyous, dotés de « généraux » et de noms flamboyants de mouvements de libération, les commandos de quartier, les mercenaires du Libéria… la région devient une poudrière. Tous sont armés jusqu’aux dents, menacent, rackettent, volent, saignent, violent et tuent à l’occasion.

Dans le quartier Carrefour, il ne fait pas bon être Malinké et pas une semaine ne passe sans que l’on retrouve un corps ou deux dans les fossés. Face aux Guérés, au nord, existe une variante locale de miliciens, les Dozos, des chasseurs traditionnels malinkés, armés de fusil calibre 12 et de chiens de brousse. Les mystiques guerriers, initiés au grand secret de la forêt, portent des coiffes décorés de dents d’animal et ont le corps bardé de gris-gris supposés les rendre invulnérables aux balles invisibles face à un fauve ou capable d’occire un éléphant d’un seul coup de lance. Avec le temps, la farouche confrérie du Nord s’est dévoyée, agrégeant les jeunes enragés malinkés, faisant une milice de plus. Dix ans plus tard, à l’hiver 2011, quand les Forces du Nord, rebaptisées FRCI, lancent la grande offensive en direction d’Abidjan, la capitale tenue par Laurent Gbagbo, tout est prêt pour la grande revanche. « Vers quatre heures du matin, j’ai été réveillée par des lueurs et des explosions terribles. J’ai hurlé, croyant à un cauchemar. J’avais raison », dit Clémentine Don. A 53 ans, violée deux fois, sa maison pillée, son village dévasté, son mari humilié, encore terrorisée et obsédée par la tache de sang qui profane l’herbe au pied de l’arbre sacré du village, Clémentine est une femme brisée : « Nous sommes souffrants, vous comprenez… » Elle a pourtant tout fait pour échapper à l’horreur.

Née à Carrefour, elle a quitté son quartier dès les premiers incidents en 2001 pour s’abriter dans ce paisible village de Dahoua, à 5 kilomètres au sud de Duékoué. Clémentine, devenue présidente de l’Union des Femmes, a créé une coopérative Contre la Famine ! Tout s’effondre avec les premiers tirs, ce lundi 28 mars. Tremblante, elle suit les combats qui mettent Duékoué à feu et à sang. L’armée régulière du Nord a franchi la ligne rouge de démarcation. Pour en finir au plus vite, les rebelles du Nord ont lancé tous leurs supplétifs dans la bataille, les Dozos, leurs miliciens et même la bande de tueurs du chef de guerre Amande. Ils descendent des montagnes, s’infiltrent par la brousse, dévalent de tous les côtés à la fois, balaient les Forces de Sécurité présidentielles et taillent les milices Guéré en pièces. Ils prennent Duékoué en quelques heures puis… s’arrêtent, font la fête et pillent. C’est l’erreur. Venue du sud, une unité pro-gouvernementale, dotée d’un tank, contre-attaque et reprend le centre-ville. Au passage, les soldats en profitent pour assassiner les civils malinkés et égorgent un imam. Dans l’après-midi, le gros des troupes régulières du Nord, armées de mitrailleuses lourdes et de canons, arrive en renfort, désintègre le tank et met un terme à vingt-quatre heures d’une bataille confuse et sanglante. Au petit matin du mardi 29 mars, des dizaines de cadavres couvrent les trottoirs de Duékoué, les vaillants miliciens Guérés ont déguerpi en laissant leur population sans défense, face à des combattants ivres de bataille.

Carrefour est le premier quartier sur leur chemin. Ils encerclent les maisons. Les hommes sont triés, leur carte d’identité examinée. Un nom malinké : la vie sauve. Une carte d’identité ivoirienne, un nom guère : une balle dans la tête. Dehors, les femmes sont à genoux. « Ils nous forçaient à chanter leur gloire, à répéter : « Guerriers ! Guerriers ! », dit Julie, une habitante. Les assaillants se divisent en trois groupes : « Les tueurs, les pilleurs et les gâteurs… Les gâteurs, c’est ceux qui arrosaient nos maisons d’essence avant de mettre le feu. » Un curé et ses enfants de chœur sont surpris devant l’église : « Quel est ton parti ? – Le parti de Jésus-Christ. – Jésus-Christ ? C’est pas un parti ! » Ils sont abattus. Au milieu des cris et des explosions, les assaillants insultent leurs victimes : « Vous avez voté Gbagbo ! Traîtres ! » Et les anciens métayers exultent : « Vous nous avez pris pour des domestiques. Nous sommes revenus en maîtres. Nous prendrons vos femmes, vos terres, vos champs. Et vous mangerez de la boue ! » Et ils tuent. En fin de matinée, Carrefour est en feu. Et les supplétifs commencent à envahir les villages alentour.

A Bahé-B, à quelques kilomètres de Duékoué, Denis bêche son champ de manioc. Il entend du bruit, se dirige vers sa ferme, voit huit hommes en treillis, foulard rouge sur le front et sandales en plastique aux pieds. « Qui est là ? » Trois coups de feu lui répondent. La première décharge de chevrotine le manque, la deuxième lui loge un plomb dans le cou, la troisième lui crible l’épaule. Il tombe, laissé pour mort. Au troisième jour des massacres, les tueurs ne trient plus leurs victimes. « Ma femme, Hélène, mes jumeaux de 4 ans et demi, mon fils de 2 ans… Ils ont tué neuf personnes de ma famille », dit Denis. Couché dans les herbes hautes, paralysé, en sang, Denis entend l’appel au secours de sa nièce, sa fille adoptive, âgée de 13 ans : « Papa ! Au secours ! Ils sont en train de me violer ! » Denis aperçoit plusieurs hommes autour de l’enfant, les cris durent une éternité. Puis ils cessent. Et Denis découvrira le corps de sa nièce, abattue d’une décharge dans la poitrine. Toute la nuit, Denis entend les aboiements des chiens des Dozos qui entrent dans la brousse, chassent les rescapés, les paysans dans leurs campements.

Une nuit de chasseurs, d’aboiements, de coups de fusil. Au petit matin, Denis se traîne vers la route et croise une colonne de l’Onuci. Après une longue inertie, les casques bleus commencent à patrouiller, enterrent les morts et cherchent des survivants.

Dans son village, Clémentine a compris que la brousse ne la protégerait pas de la folie de Duékoué. Au moment de fuir, elle est arrêtée par des Dozos et des hommes en armes. Parmi eux, une femme militaire en treillis. Ils parlent dioula, la langue du Nord, et poussent vers l’arbre sacré du village trois hommes, entre 18 et 20 ans, les mains attachées dans le dos. « J’ai entendu des cris bizarres, des couinements, comme si on égorgeait un porc », dit Clémentine. Quand les hommes s’en vont, les paysans se précipitent et trouvent les trois hommes au sol, la gorge tranchée au couteau de chasseur. « Ces cris… je les entends encore, chaque nuit ! » Elle appelle l’Onuci, trois fois, au secours, en vain : « Venez ! Ils sont train de tuer dans les campements ! » Le lendemain, le groupe d’assassins revient, avec des chiens « pour chercher les fusils cachés », disent-ils. Ils mitraillent un homme sur le palier de Clémentine. Nouvel appel de détresse. Cette fois, un camion blanc arrive. 300 personnes veulent fuir. C’est trop pour le véhicule. On forme une longue colonne de civils à pied qui suivent au pas le camion des casques bleus, sous les cris de rage des Dozos : « Pourquoi les laissez-vous partir ? Laissez-nous faire ! On va en finir avec ces agoutis [rongeurs] ! » Clémentine, elle, reste, « pour continuer à informer les autorités ». Samedi 2 avril, en fin de matinée, trois autres hommes en treillis, la trentaine, arrivent à mobylette, fusil de chasse à la main, ils cherchent de l’argent, arrachent ses vêtements. Clémentine les supplie : « Je suis vieille. Je suis votre maman. » Ils la violent à tour de rôle. Pillent la maison. S’en vont. Reviennent. Clémentine est surprise de nouveau à 300 mètres de là, dans la maison de sa sœur, 56 ans. Elles sont violées toutes les deux : « On va tuer Laurent Gbagbo, prendre vos femmes ! Vous deviendrez nos domestiques ! »

Depuis, Clémentine parcourt Duékoué et la campagne environnante, le souvenir des cris des suppliciés et des violeurs dans la tête, avec un carnet à la main où elle note tout, les morts, les viols, les campements dévastés. Parfois, elle vient à pied jusqu’au camp de réfugiés de la mission catholique du père Cyprien. Ils sont 30 000, venus de Carrefour ou des villages environnants, serrés jusqu’à étouffer dans une enceinte faite pour une paroisse de campagne. 30 000 personnes, dans l’odeur des feux de bois vert, des excréments et du désinfectant, de la misère, de la promiscuité, de la maladie. « La semaine dernière, nous avons perdu 14 enfants à cause des diarrhées, dit le père Cyprien, et 15 de plus ces trois derniers jours. »

Dans la nuit africaine, quand l’orage finit par éclater, c’est toute l’eau d’un ciel peu miséricordieux qui s’abat d’un coup, comme un rideau de plomb glacé, sur des femmes et des enfants debout, tendant une bâche de plastique à bout de bras. Le camp est protégé par une unité de Marocains de l’Onuci, mais il manque de place, vivres, de médicaments, d’eau potable, de tout. 30 000 réfugiés dans un jardin ! Parfois, même le père Cyprien sent le courage lui manquer. Surtout dans la nuit noire, quand il entend les rôdeurs assassins continuer à hurler des menaces sous le nez des survivants : « On vous tuera tous, jusqu’au dernier ! » Oui, le père Cyprien tremble lui aussi. Le grand massacre, qui a duré plus d’une semaine, a sans doute fait bien plus de mille morts. Il sait que Duékoué la maudite est un point rouge sur la carte du pays, une ligne de front des ethnies, un laboratoire du Mal, un lieu emblématique de ce que la Côte d’Ivoire pourrait devenir si elle ne trouvait pas, vite, très vite, le chemin de la réconciliation.

Jean-Paul Mari

Jean-Paul Mari in Le Nouvel Observateur, le 12 mai 2011

mardi 17 mai 2011, par Comité Valmy

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1482

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