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03/06/2011

n°23 - Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye - 02-06 - : Fin- : 1-1Jean-Paul Pougala : Kadhafi a-t-il tiré sur son peuple? A-t-il tué "10 000 Libyens? Faux!


n°23 - Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye  - 02-06 - : Fin- : 1-1Jean-Paul Pougala : Kadhafi a-t-il tiré sur son peuple? A-t-il tué "10 000 Libyens? Faux!



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye 

n°23 du 02-06

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " dossiers du libye" est  visible  sur mes blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Manlio Dinucci : Egypte et Tunisie, laboratoires du plan économique néocolonial d’Obama.

2-2 : Attac Gabon : Sur la croisade impérialiste en Cote d’Ivoire et en Libye.

2-3 86 partis de la gauche latino-américaine contre l’impérialisme humanitaire en Libye.

3 Annexe

3 Brigitte Queck & Hans-Jürgen Falkenhagen : Le 28 septembre 1912 en Libye...



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Manlio Dinucci : Egypte et Tunisie, laboratoires du plan économique néocolonial d’Obama.

Le président Obama, dans son discours sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, annonce un grand plan économique de « soutien à la démocratie ». Les premiers pays où il sera réalisé sont l’Egypte et la Tunisie. A la demande de Washington, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international présenteront au sommet G-8 du 26-27 mai en France, un plan pour « stabiliser et moderniser les économies égyptienne et tunisienne ».
Les Etats-Unis, ajoute Obama, ne veulent pas qu’une Egypte démocratique soit alourdie par la dette du passé : ils prennent donc à leur charge 1 milliard de dollars de la dette extérieure égyptienne. Mais ne dit pas que, si l’Egypte s’est endettée pour plus de 30 milliards de dollars bien qu’étant un gros exportateur de pétrole et de gaz naturel et même de produits finis, cela est dû au fait que son économie est dominée par les multinationales étasuniennes et européennes à qui Moubarak avait largement ouvert les portes. Une telle domination se renforcera puisque la quote-part de la dette égyptienne prise en charge par Washington permettra aux multinationales étasuniennes d’obtenir des parts d’entreprises et de concessions pétrolifères pour une valeur d’un milliard de dollars, sans débourser le moindre sou. Toujours pour « renforcer la croissance et l’entreprenariat » en Egypte, les USA garantiront aussi un prêt d’1 milliard de dollars, resserrant ainsi encore plus le nœud coulant de la dette. Et Washington poursuit les mêmes buts en Tunisie.

En même temps, annonce Obama, les Etats-Unis sont en train de créer des « fonds d’entreprise à investir en Egypte et Tunisie, sur le modèle de ceux qui ont soutenu la transition en Europe orientale », c’est-à-dire son assujettissement aux puissances occidentales. C’est une initiative bipartisane promue par le sénateur démocrate John Kerry et par le républicain John McCain. L’objectif de ces investissements en Egypte et Tunisie est de « promouvoir le secteur privé et de joint-venture avec des entreprises étasuniennes » et « la création d’une classe moyenne ». Les USA visent aussi la conquête des petites et moyennes entreprises : en Egypte elles sont 160mille, auxquelles s’ajoutent 2,4 millions de micro-entreprises. Le but de ces investissements est révélé par le règlement du Fonds d’entreprise USA-Egypte : il sera gouverné par un conseil directorial  de 4 citoyens privés étasuniens et 3 Egyptiens et ces derniers aussi seront « nommés par le président des Etats-Unis ».
Les régimes de Moubarak et Ben Ali étant écroulés, Washington tente de cette façon de créer une nouvelle base sociale qui garantisse ses intérêts en Egypte et Tunisie. Ces deux pays seront le laboratoire où l’on mettra au point le plan, qui prévoit l’allocation de 2 milliards de dollars pour « soutenir les investissements privés dans toute la région » et lancer une « initiative globale de partenariat de commerce et d’investissements au Moyen-Orient et en Afrique ». A ce plan, ajoute Obama, participe aussi la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), qui se prépare à « fournir à la transition démocratique et à la modernisation économique au Moyen-Orient et en Afrique le même soutien donné pour l’Europe orientale ». Obama annonce enfin que « nous aiderons les nouveaux gouvernements démocratiques à récupérer les biens volés ». Claire est ici la référence aussi aux fonds souverains libyens - plus de 150 milliards de dollars- « congelés » surtout par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Quand ils seront « décongelés », ils seront transformés en « fonds d’entreprise » pour s’approprier l’économie libyenne.

Manlio Dinucci,

ilmanifesto.it

Edition de dimanche 22 mai de il manifesto,

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110522/manip2pg/03/manip2pz/303602/  

 


2-2 : Attac Gabon : Sur la croisade impérialiste en Cote d’Ivoire et en Libye.

Attac Gabon suit avec stupéfaction l'évolution de l'actualité internationale, notamment les crises en Libye et en Cote d'Ivoire. La Cote d'Ivoire victime d'une énième agression impérialiste fomentée par le gouvernement français sous la coupole des Nations Unies.

 

Ce même gouvernement qui faut-il le rappeler était impliqué à l'origine de cette crise en 2002, n'a pas hésité à œuvrer activement au cotés de l'ex rébellion des Forces Nouvelles devenue FRCI (Forces Républicaines de Cote d'Ivoire) au renversement dans une extrême violence du président "sortant" Laurent Gbagbo pour installer au pouvoir Alassane Ouattara, aussi démocratiquement fut il élu? En agissant ainsi, la France se rendait complice de tous les crimes de guerre et exactions sur les civils commis par ces forces tout au long de leur campagne, allant jusqu'à participer aux combats, pilonnant ainsi à plusieurs reprises des pôles stratégiques d'Abidjan y compris des camps militaires qui abritaient de nombreuses familles. Des milliers de kilomètres plus au nord, en Libye, une autre agression toujours fomentée par France, qui a rapidement entrainé d’autres puissances impérialistes, le tout toujours sous la bienveillance des Nations Unies.

En Cote d'Ivoire comme en Libye, nous déplorons les manœuvres néo-colonialistes visant essentiellement à préserver et consolider des intérêts impérialistes sous couvert d'une assistance humanitaire. Comment comprendre le recours à l’option militaire alors que des solutions pacifiques pouvaient encore être trouvées ? La proposition vénézuélienne de créer une commission internationale humanitaire pour appuyer la paix et l’intégrité de la Libye était acceptée par le régime Kadhafi. L'Union Africaine avait également proposé la nomination d'un haut représentant pour continuer les négociations de sortie de crise, proposition accueillie favorablement par le régime de Gbagbo et les Nations Unies, mais ignorée par le can Ouattara qui fort de ses soutiens occidentaux à engagé les hostilités militaires. Comment expliquer que la France et la "communauté internationale" s'intéresse subitement aux valeurs démocratiques et s'inquiète du sort de certains peuples alors qu'elle soutient juste à coté d'autres dictatures décriées depuis longtemps par leurs peuples ? Quelle démocratie le gouvernement français et Nicolas Sarkozy prétendent promouvoir en Cote d'Ivoire ou ailleurs en Afrique avec des bombardements, au prix de milliers de vies humaines quand on sait comment cette France elle même est dirigée (reforme des retraite contestée, expulsion des roms, la ratification du traite européen malgré le non des français, absence de tout contrôle parlementaire sur l’exercice de l’Etat...), quand on sait comment cette même France installe et entretient de sanguinaires dictatures sur le continent.

Attac Gabon constate une fois de plus l'ambiguïté des Nations Unies et s'interroge sur le rôle réellement joué par cette organisation. Nous déplorons également le rôle nocif joué par les médias dominants internationaux dans le traitement de ces deux crises, médias qui se sont lancés dans une véritable campagne de désinformation et d'aliénation de l'opinion publique universelle. Il est à déplorer également l'absence de l'Union Africaine qui peine à parler d'une même voix et à peser sur l'échiquier mondial dans les débats sur les questions africaines.

Nous condamnons entre autre la répression en France comme ailleurs des manifestations contre les guerres des puissances impérialistes en Afrique, ainsi que les bavures policières qui s’en suivent, avec l'arrestation des responsables de DIAGAU (Diaspora Gabonaise Unie) lors de manifestations pacifiques à Paris, et les autres camarades interpelés au Cameroun.

Attac Gabon demande :

L'arrêt immédiat de toutes les hostilités militaires pour entreprendre un dialogue sincère entre différents parties,

Le retrait immédiat de toutes les forces françaises impliquées en Cote d'Ivoire,

La démission du représentant du Secrétaire General des Nation Unies Young Yin Choï et son remplacement par un diplomate neutre qui devra ramener les forces de l'ONUCI à leur mission fondamentale comme décrit dans la résolution 1975,

La mise sur pied d'une commission d'enquête internationale impliquant la société civile pour enquêter sur les exactions commises sur les civils, situer les responsabilités et implications internationales et envisager une procédure pénale,

La reforme en profondeur des Nations Unies pour plus de consensus dans les décisions et l'émergence de la voix des pays "faibles", nous invitons différents Etats à envisager la dissolution pure et simple de cette organisation celle ci doit continuer à être l'instrument de légitimation des campagnes impérialistes.

Nous en appelons surtout à la prise de conscience générale et à la solidarité entre les peuples du monde, tous pris au piège d'un système dirigé par des personnes qui n'ont ni valeurs éthiques ni valeurs morales et qui n'hésitent pas à faire usage de tous les moyens pour parvenir a leurs fins.



Merci à Attac Gabon
Source: http://gattac.org/index.php?option=com_content&view=article&id=29:sur-la-croisade-imperialiste-en-cote-divoire-et-en-libye&catid=1:communiques-de-presse&Itemid=13
Date de parution de l'article original: 09/04/2011
URL de cette page:
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=4887

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=4887

 

 


2-3 86 partis de la gauche latino-américaine contre l’impérialisme humanitaire en Libye.

XVIIème Forum de Sao Paulo à Managua : unis, 86 partis de la gauche latino-américaine condamnent l’impérialisme humanitaire en Libye et appuient le retour de Zelaya au Honduras.

samedi 21 mai 2011

86 partis de gauche d’Amérique Latine participant au Forum de Sao Paulo au Nicaragua, ont condamné ce vendredi la "sauvage agression de l’OTAN contre le peuple libyen, la violation de la souveraineté et la mort conséquente de civils innocents". Réuni à Managua à l’occasion du 50ème anniversaire de la fondation du Front Sandiniste de Libération Nationale et des 116 ans de la naissance du général Augusto C.

Sandino, le Forum de Sao Paulo a déclaré que l’agression « représente une violation flagrante de la charte démocratique de l’ONU » et s’est interrogé sur « le rôle de cette organisation dans l’avenir ».

La résolution appelle à « mettre fin immédiatement aux bombardements, aux actions militaires en Libye et à organiser un dialogue national pour que de manière souveraine et sans ingérence le peuple libyen puisse décider de son avenir ». Les dirigeants de la gauche latino-américaine demandent aux Nations Unies de créer une commission internationale pour stopper le conflit armé, et réaffirment leur soutien aux initiatives de paix de l’ALBA, de l’Union Africaine et du groupe intégré par le Brésil, la Russie, la Chine et l’Afrique du Sud. Ils expriment leur appui à « l’initiative de paix menée par l’Union Africaine » pour résoudre le conflit libyen et ont décidé d’appuyer ses efforts pour « former une commission internationale dans le cadre de l’ONU et intégrée par l’Union Africaine, l’Union Européenne et la Ligue Arabe ». L’Union Africaine a annoncé qu’elle organisera un sommet en ce sens la semaine prochaine.

Cette position contraste avec celle des secteurs de la gauche européenne qui hier encore pourfendaient les « chiens de garde » du droit d’ingérence en Irak ou en Yougoslavie, et défendent aujourd’hui « l’intervention humanitaire » en Libye. Rappelons que l’information selon laquelle le dictateur Kadhafi « bombarde la population de Tripoli », qui fut le déclic émotionnel de la résolution de l’ONU et des campagnes médiatiques pour l’intervention, a depuis été démentie par les envoyés sur place de Il Manifesto (Italie), de Telesur, ainsi que par des experts de l’armée russe et états-unienne...

Paradoxalement les massacres croissants de civils libyens par l’OTAN, les massacres au Yémen, au Bahreïn, en Afghanistan, en Palestine, en Côte d’Ivoire, etc. ou les initiatives de paix latino-américaine et africaine, n’ont suscité qu’un moindre intérêt de ces secteurs. Ce déclin idéologique s’explique de diverses manières : coupure des secteurs populaires, glissement à droite de la société européenne, repositionnement défensif face aux émancipations du Sud, condescendance par rapport aux gauches d’autres continents, catharsis anti-Chavez et images de marque « antitotalitaires » à soigner sous la pression de la dictature médiatique, etc..

Outre l’invasion de la Libye le Forum de Managua a évoqué la dictature installée au Honduras et a apporté son soutien total au retour du président Manuel Zelaya au Honduras prévu le 28 mai : « Le Forum de Sao Paulo réaffirme son appui au Front National de la Résistance Populaire du Honduras (FNRP) dans sa lutte de résistance contre le gouvernement actuel qui n’est que la prolongation du coup d’état perpétré contre le gouvernement légitime de José Manuel Zelaya. Nous réaffirmons que tant que les exigences du FNRP no seront pas satisfaites, nous n’accepterons pas le retour du Honduras au sein des organismes internationaux dont il a justement été expulsé, qu’il s’agisse de l’OEA ou du Système d’Intégration Centraméricain (SICA). »

Avx côtés du président Daniel Ortega étaient présents l’ex-mandataire du Brésil Luiz Ignacio Lula Da Silva, le président hondurien Manuel Zelaya et le chancelier du Venezuela Nicolas Maduro, parmi d’autres leaders de la gauche.

La multiplication des projets économiques et sociaux de lutte contre les inégalités et le renforcement de l’ALBA (Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique) ont également été abordés. « Les victoires de la gauche depuis les élections de Hugo Chavez en 1998 jusqu’au triomphe du FMLN avec Mauricio Funes en 2009 expriment notre force politique, non seulement par rejet du néo-libéralisme et de la politique traditionnelle ; mais aussi et surtout grâce au travail politique qui a permis d’obtenir non seulement des gouvernements nationaux, mais aussi locaux, des pouvoirs territoriaux et des espaces dans les pouvoirs législatifs. C’est depuis ces positions que nous nous proposons de démonter le néo-libéralisme et de construire une alternative qui réponde aux demandes immédiates et historiques de nos peuples ».« La croissante participation des citoyens et des secteurs sociaux dans la vie politique, accompagnée de l’institutionnalisation correspondant à ces changements, (.) La redistribution des revenus, la démocratisation de la communication et la défense de la souveraineté nationale constituent des batailles communes et non-négociables des forces de gauche du continent. »

« Les rébellions populaires dans les pays arabes parmi lesquelles se détachent la Tunisie et l’Egypte nous montrent que les peuples ne peuvent rester passifs éternellement mais nous rappellent aussi que la réaction mondiale et l’impérialisme ne resteront jamais indifférents et feront ce qu’il faut pour empêcher la poussée révolutionnaire.

Le Forum de Sao Paulo a réitéré que « le terrorisme ne peut se combattre avec plus de terrorisme, de mépris pour la souveraineté nationale, de violence contre les civils et d’exécutions individuelles ».

« Nous saluons le rôle de l’UNASUR contre les coups d’état en Bolivie et en Equateur, l’accord colombo-vénézuélien de normaliser les relations. (..) Un véritable évènement historique est en cours avec la formation unanime par les pays membres du groupe de Río d’une nouvelle organisation continentale qui regroupera tous les pays de l’Amérique Latine et des Caraïbes (CELAC). Nous exigeons l’intégration de Puerto Rico dans cet organisme comme forme d’avancer dans la lutte pour atteindre la reconnaissance pleine de son droit à la souveraineté nationale.

La persistance du colonialisme constitue une situation particulièrement grave pour notre continent, qui affecte directement Puerto Rico, la Martinique, la Guadeloupe, Curaçao, Aruba, Bonaire, la "Guyane française" et les îles Malouines argentines ».

A l’unanimité Caracas a été désignée comme siège de la session du XVIIIème Forum de Sao Paulo en 2012, dont le thème sera "Le défi de l’intégration politique et économique des peuples d’Amérique Latine".

URL de cet article : http://www.larevolucionvive.org.ve/...

Libye : Les attaques de l’OTAN sur les ports ont déclenché une crise humanitaire CUBADEBATE

Le gouvernement Libyen.a dénoncé aujourd’hui que les bombardements de l’OTAN contre les ports libyens ont déclenché une "crise humanitaire" dans la population, en affectant des terminaux portuaires commerciaux et non militaires, comme l’affirmait l’alliance atlantique [OTAN]

Le gouvernement Libyen, par la voix d’un représentant cité par la télévision CNN, dit que les forces de l’OTAN ont attaqué le port commercial de Tripoli.

"Par ce port transitaient les provisions alimentaires et d’essence et les raids ont abattu maintenant les navires qui devaient mouiller dans ce port " avec de l’aide humanitaire, dit ce représentant qui a accompagné une équipe de l’émission au terminal portuaire de la capitale.

Les attaques ont déclenché une "crise humanitaire", indiqua-t-il. L’OTAN a dit que l’attaque a été perpétrée le jeudi contre des objectifs militaires.

L’Alliance Atlantique a donné l’information selon laquelle durant l’attaque ont été détruits huit navires militaires dans les ports de Tripoli, Al Khums et Syrte.

Information de ANSA

Source : http://www.cubadebate.cu/noticias/2...

23 mai 2011

URL de cet article 13781
http://www.legrandsoir.info/86-partis-de-la-gauche-latino-americaine-contre-l-imperialisme-humanitaire-en-Libye.html

 



3 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3 Brigitte Queck & Hans-Jürgen Falkenhagen : Le 28 septembre 1912 en Libye...

Jusqu’en 1911 la Libye appartenait à l’empire ottoman, déjà en pleine décomposition. Au début du XXème siècle l’Italie, alors gouvernée par Giolitti, décida d’occuper la Libye (Giolitti, né en 1842, fut un homme politique italien d’envergure, plusieurs fois Premier ministre de ce pays).
La Banco di Roma, la banque du Vatican, ainsi que les capitalistes européens avait déjà pris pied en Libye, en y achetant des concessions minières, des installations portuaires et des établissements industriels, préparant ainsi l’invasion militaire sur le terrain économique
.

Le 28 septembre 1912 des bâtiments de guerre blindés arrivèrent devant le port de Tripoli avec d’importantes troupes italiennes.

Bien que le sultan ottoman ait abandonné sans combattre le pays à ses agresseurs, Tripoli fut bombardée et des centaines de Libyens et Libyennes pendus.

Les colonialistes se heurtèrent à une énergique résistance arabe, à laquelle ils répondirent par un terrorisme massif à l’encontre de la population autochtone. Par exemple, à Barka, la population passa de 300 000 personnes en 1911 à 120 000 en 1915.

La bataille de Gardabia, en 1915, est entrée dans l’histoire libyenne car elle marque le début de la lutte de libération du peuple libyen contre les colonisateurs italiens, après que l’Italie a dû accorder aux Libyens une des droits garantissant une certaine autonomie.

Après la Première guerre mondiale les occupants ont stationné 3 divisions, 56 bataillons et 29 batteries de campagne en Libye.

La prise du pouvoir par les fascistes italiens, en octobre 1922, a modifié le visage du colonialisme.

Tout à l’Ouest du pays, dans le désert de Syrte, les fascistes ont installé des camps de concentration où les résistants ont été soumis à un « traitement spécial ».

L’un des génocidaires s’appelait Rodolfo Graziani1. En Italie il a, depuis, été discrètement réhabilité.

Il a déclaré à ses commanditaires fascistes avoir fait emprisonner 139 192 personnes. Mais ses récits témoignent aussi de ce que fut la résistance libyenne. Graziani ne mentionne pas moins de 53 grandes batailles, en plus de 200 affrontements militaires de moindre ampleur. Là-dessus, les fascistes posé 300 km de barbelés dans le désert pour couper les combattants libyens de leurs bases du côté de l’Égypte. Ils ont aussi pratiqué la politique de la terre brûlée contre les habitants de ces régions.

Et ils ont eux-mêmes tenu un journal de bord très exact. Par exemple il y avait à Barka (Cyrénaïque) environ 130 000 moutons, 23 600 bovins et 27 000 chevaux. En 1933, il n’y en avait plus, respectivement, que 98 000, 8700 et 1000 (E.E. Evans - Pritchard: The Sanussi of Cyrenaica. Oxford 1949,p.37).

La brutalité envers la population s’accompagna d’un afflux accru de colons italiens, d’autant plus que les occupants ne pouvaient escompter sur les collabos du pays pour leur fournir une base sociale. 

Tandis qu’on chantait, dans les caf’ conc’ italiens, « Tripoli bel suol d’amore», les journaux catholiques parlaient de « notre droit sur cette colonie, que confirme le Canon ecclésiastique » et dans l’église San Stefano dei Cavalieri à Pise, ornée des drapeaux conquis sur les Turcs au XVIème siècle, le Cardinal bénit les fantassins italiens, les exhortant à croiser leurs baïonnettes avec les cimeterres turcs, pour rapporter dans cette église d’autres drapeaux «afin de donner une nouvelle gloire à notre patrie, l’Italie. »

Ceux qui, en Italie, se trouvaient tout en bas de l’échelle sociale faisaient désormais partie des seigneurs qui essayaient de mettre les Libyens sous leur coupe. En Italie, on faisait une propagande effrénée pour la colonisation en Libye.

En quelques années, 10 000 Italiens ont émigré en Libye, auxquels se sont ajoutés, dit-on, encore dix mille autres entre 1930 et 1940.

En 1930 la plus grande partie des terres agricoles (200 000 hectares) avaient été réquisitionnée par les fascistes et remise à des colons blancs.

La Libye fut déclarée « terra italiana »(terre italienne). Les Libyens et Libyennes devaient en conséquence demander la nationalité italienne.

Cette forme de colonialisme (assimilation) ne marcha pas, puisqu’en 1927-28 seules 14 demandes furent déposées, dont 7 seulement par des Libyens !

 

L’invasion de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine par un corps expéditionnaire de 100 000 hommes sous le commandement de 24 généraux déclencha une résistance immédiate de la part de la population libyenne. La répression fut féroce. Plusieurs milliers d’Arabes, dont des femmes et des enfants, furent fusillés ou pendus. Beaucoup d’autres furent déportés à Ustica, une île de la mer Tyrrhénienne, ou sur d’autres îles, où presque tous moururent de faim ou de maladie.

Ainsi commença la longue histoire d’une vaste résistance anticoloniale et anti-impérialiste qui bravaune répression de plus en plus forte, particulièrement à l’époque du fascisme italien.

En 1930, sur l’ordre de Mussolini et des généraux Badoglio et Graziani, 100 000 habitants du haut-plateau de Cyrénaïque furent déportés et enfermés dans 15 camps de concentration installés en bord de mer. Les tentatives d’évasion étaient punies de mort. Sur l’ordre de Mussolini et du maréchal de l’armée de l’air Italo Balbo on utilisa également des bombes et des gaz toxiques, interdits en 1925 par le Protocole de Genève. La Libye fut à l’armée de l’air italienne ce que fut Guernica à la Luftwaffe hitlérienne: un terrain d’expérimentation pour les armes et techniques de guerre les plus meurtrières.

 

Ce fut Omar El Mokhtar qui prit la tête de la lutte de libération. Sous son commandement, les partisans libyens ont combattu, vaillamment jusqu’au dernier, sans craindre la mort. Pour les couper de leur base de ravitaillement et les isoler, le général Graziani avait fait poser des barbelés à la frontière entre l’Égypte et la Cyrénaïque sur 270 km de long et plusieurs mètres de large. Localisé depuis un avion, Omar El Mokhtar fut blessé et fait prisonnier.

Il fut pendu le 16 septembre 1931 au camp de concentration de Solouk, devant 20 000 prisonniers contraints d’assister à l’exécution. Il était âgé de 73 ans.

Pour le fascisme italien, le pire des crimes était en effet d’avoir pris les armes pour séparer cette colonie de la mère-patrie italienne et la libérer.

Le 14 septembre 1940, Graziani attaquait l’Égypte avec 9 divisions et 250 avions. S’ensuivit la bataille de Sidi Barrani. Elle permit aux Arabes d’écraser 8 divisions fascistes. Les résistants arabes et africains prêtèrent main-forte aux troupes régulières anglaises.

Les fascistes italiens demandèrent alors de l’aide à leurs camarades allemands, ce qui mena à la première confrontation directe entre antifascistes libyens et fascistes allemands.

Lorsque les Allemands de Rommel eurent atterri au Nord-Ouest de l’Égypte, en 1941, ils se heurtèrent à une résistance acharnée des antifascistes arabes, africains et libyens. Ceux-ci infligèrent de lourdes pertes aux unités allemandes et italiennes au cours de guérillas longues  et opiniâtres.

Ceci permet de constater que les premières victimes du fascisme en-dehors des pays fascistes eux-mêmes ne furent pas seulement les Espagnols entre 1936 et 1939 ainsi que les Brigades internationales accourues à leur aide du monde entier, mais aussi les résistants arabes et africains.

Ce chapitre de l’Histoire a jusqu’ici été ignoré. Ce sont donc des Arabes, des Africains et des Libyens qui ont ouvert la voie à la défaite de Rommel en Égypte.

Il est temps qu’Arabes et Africains se souviennent de ce chapitre glorieux de leur histoire, précisément maintenant, et qu’au lieu de s’entre-déchirer, ils s’unissent pour envoyer au diable les colonisateurs étrangers (FMI et Banque mondiale) et les bouchers de leur bras armé, l’OTAN !!


1 Condamné en 1950 à 19 ans de détention , Graziani a été gracié peu après et n’a passé en prison que quelques mois.

 


Brigitte Queck & Hans-Jürgen Falkenhagen

Traduit par  Tafsut Aït Baamrane تفسوت أيت باعمران


Merci à Tlaxcala
Source: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=4866
Date de parution de l'article original: 25/05/2011
URL de cette page:
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=4892

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=4892

 


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