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13/06/2011

n°3 - Journal de Syrie - 25-05 au 12-06 - début - : La Syrie, objet de toutes les attaques.


n°3 -  Journal de Syrie - 25-05 au 12-06 -  début -  : La Syrie, objet de toutes les attaques.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sourc



Journal de Syrie

n°3                                                25-05 au 12-06

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Syrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Farid Merrad : Lahoud » : Il n’y a pas de révolte populaire en Syrie.

Alain Corvez : La Syrie, objet de toutes les attaques

Tariq Ramadan : Le Président Barak Obama : Le verbe et les symboles.

1 Au jour le jour

2 Organisations mondiale

Fin

3 Les actions dans le monde

4 Les réactions dans le monde

5 Les grandes manœuvres

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

6-1 Investig’Action : TF1 pris en flagrant délit de média mensonge.

6-2 L'AFP et la "désintégration de l'armée syrienne", (objectif des opposants pro-américains)

6-3 Mireille Delamarre : L’Observatoire Syrien Des Droits De L’Homme : A Londres Mystérieuse Source Des Médias.Leur Propagande De Guerre Contre La Syrie



Tiré à part

Farid Merrad : Lahoud » : Il n’y a pas de révolte populaire en Syrie.  

L'ancien président de la République Émile Lahoud a estimé hier que « les attaques perpétrées contre les casernes des forces de l'ordre (en Syrie) et le fait que nombre de membres des forces de sécurité aient été tués prouvent que ce qui se produit en Syrie constitue une agression armée qui vise le régime et le peuple, ainsi que la sécurité de ce pays. »
Et d'ajouter : « Ce n'est pas du tout une révolte populaire que l'on pourrait comparer aux précédentes révoltes arabes et qui servent à réclamer des droits économiques et sociaux. C'est une véritable guerre qui est en train d'être menée contre la Syrie à partir des frontières communes avec les autres pays (...) »
Pour Émile Lahoud, le but est de venir à bout de la politique de « moumana'a (refus) et de résistance » qui est celle du président syrien Bachar el-Assad.

Quoi qu'il en soit, « la Syrie sortira plus forte de cette difficile expérience », a estimé M. Lahoud.

Farid Merrad

8/6/2011

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/707320/Lahoud+%3A_Il_n%27y_a_pas_de_revolte_populaire_en_Syrie.html


Alain Corvez : La Syrie, objet de toutes les attaques

Opinion -

A l’image des révolutions « orange » ou d’autres couleurs qui, au nom de la démocratie érigée en valeur suprême et universelle, visaient en Europe orientale, dans le sillage de l’effondrement du communisme soviétique, à renverser des pouvoirs même élus démocratiquement mais qui n’étaient pas favorables à ce qu’on appelle « l’Occident », autant dire les Etats-Unis d’Amérique, les révolutions arabes baptisées du jasmin ou printanières, utilisent l’aspiration sincère des populations pour l’égalité, la justice, la fin du népotisme, et surtout des emplois pour pouvoir vivre décemment, pour renverser les régimes qui contestent la vision américaine du monde et notamment du règlement du conflit israélo-palestinien.

Les ONG des droits de l’homme contrôlées par des Etats ou des multinationales

De nombreuses organisations internationales, non gouvernementales, brandissant l’étendard des droits de l’homme ou de la démocratie, agissent en réalité grâce aux soutiens multiples des Etats-Unis, pour déstabiliser les régimes considérés comme hostiles à Washington, s’appuyant sur quelques revendications légitimes des populations.

Lors d’un colloque récent à l’Assemblée Nationale sur ce sujet, un représentant des services français indiquait qu’ils avaient un inventaire de ces organisations soucieuses du bien de l’homme qui montrait que 70% d’entre elles étaient contrôlées par des Etats ou des multinationales. Le député Bernard Carayon précisait quelques minutes plus tard qu’en réalité 100% des plus importantes étaient dans ce cas.

   L’amiral Lacoste me disait juste avant le colloque que les Etats-Unis avaient une longue expérience de l’utilisation d’ennemis pour combattre d’autres ennemis, depuis les islamistes Afghans contre les soviétiques et qu’Israël en suscitant la création du Hamas pour contrer le Fatah avait fait de même. Les ONG soutenues par Washington utilisent aujourd’hui les slogans des droits de l’homme qui permettent à des islamistes de se glisser dans la peau de démocrates.

   Il ne faut d’ailleurs pas faire d’amalgame trompeur entre les salafistes du Machrek et ceux du Maghreb qui n’ont ni les mêmes motivations ni les mêmes ambitions, ni les mêmes modes opératoires. L’Arabie Saoudite, alliée de l’Amérique et en accord avec elle, soutient depuis des années les groupes extrémistes musulmans qui permettent les interventions américaines, ce qui a failli se retourner contre elle lors du 11 septembre 2001, et notamment les organisations salafistes hostiles au Baas, le parti laïc au pouvoir en Syrie.

Désinformation sur Al-Jazeera et Al-Arabiya

   Les moyens modernes de communication, l’Internet et les SMS permettent de développer rapidement des slogans revendicatifs réalisant ainsi une « agit-prop », une propagande, qui n’a jamais été aussi efficace. Elle ne fut cependant pas suffisante en Libye qui a nécessité cette calamiteuse intervention militaire sous le faux prétexte de protéger les civils et qui finira par chasser Kadhafi du pouvoir après bien des difficultés et des tragédies humaines, car l’expérience prouve qu’il avait des soutiens importants, mais débouchera sur un vide politique qui mènera à la partition du pays et à son cortège de catastrophes.

   Les médias arabes les plus importants comme Al-Jazeera et Al-Arabiya, associés aux intérêts américains, diffusent des images, authentiques ou transformées, soutenant les révoltes quand elles vont dans le sens de leurs objectifs, ou les passant sous silence dans le cas inverse.

Ensuite, l’AFP et les autres agences occidentales n’ont qu’à reprendre ces images en les agrémentant de témoignages de « militants des droits de l’homme ».

   La Syrie est l’objet de toutes les attaques car le régime a depuis toujours soutenu la cause arabe en accueillant les Palestiniens exilés, respecté la culture musulmane du pays mais combattu fermement l’islam politique radical, et rassemble des communautés diverses, sunnites, chiites, alaouites, chrétiennes, druzes, kurdes, en une nation au destin commun.

   Depuis qu’il est arrivé au pouvoir sans l’avoir recherché, le jeune Président Bachar El Assad, a annoncé et décidé qu’il voulait réformer le pays pour l’adapter aux temps modernes et s’il a pu réaliser certaines réformes dans les domaine de l’économie, de la finance, de l’administration, les évènements extérieurs pressants comme l’assassinat en février 2005 de Rafic Hariri dont son pays fut aussitôt accusé, la guerre israélo-libanaise de juillet août 2006 et d’autres, l’ont empêché de les réaliser dans le calme indispensable à une telle politique. Mais il a réitéré encore récemment son désir d’évolution sans révolution.

   D’ailleurs, la population syrienne forte de près de 20 millions d’habitants est restée silencieuse, les autorités craignant que des manifestations de soutien entraînent des chocs avec des opposants, notamment les groupes salafistes armés et entraînés de l’extérieur qui espèrent une revanche de leur écrasement dans les années 82 ; les manifestants montrés sur les chaînes arabes ne sont que quelques milliers au plus, 50.000 lors du rassemblement le plus important. On a eu la preuve de la désinformation de Al-Arabiya et Al-Jazeera le jour où elles diffusaient « en direct » des images d’une manifestation sous le soleil de Damas alors qu’il tombait au même moment des trombes de grêle sur la ville, fait assez rare en Syrie.

Le revirement brutal du Président Sarkozy

   Quels sont d’ailleurs ces « manifestants pacifiques ou représentants des droits de l’homme rencontrés par l’AFP » qui ont tué par balles des dizaines de représentants des forces de l’ordre ?

   Il est clair que la masse du pays soutient les dirigeants nationaliste actuels, même si elle aspire à plus de libéralisme économique et politique, à davantage d’emplois et à un meilleur niveau de vie, mais elle comprend qu’il s’agit d’un complot visant à détruire l’unité du pays pour installer des rivalités ethniques et confessionnelles, qui permettront ensuite de dicter une autre politique plus conciliante envers celle de l’Amérique.

   Dans cette conjoncture, le revirement brutal du Président Sarkozy est incompris des Syriens qui avaient vu dans le rapprochement entre les deux pays suivi d’échanges importants dans tous les domaines, le contre pied de l’obstination anti-syrienne de Chirac, et que le raisonnement stratégique du nouveau locataire de l’Elysée réalisait qu’une grande politique arabe de la France ne pouvait se faire en refusant de parler à la Syrie, que la question iranienne était liée aux bons offices de Damas, comme le règlement du conflit israélo-palestinien. Le Président Assad avait d’ailleurs offert ses services dans ce domaine lors de son passage à Paris en novembre 2010.

   Le rôle central de la Syrie dans les équilibres du Moyen-Orient est encore renforcé par son influence sur l’avenir de son voisin de l’est : depuis le début de l’intervention américaine en Iraq et jusqu’à aujourd’hui, elle a accueilli un nombre très important de réfugiés ayant fui leur pays pour des raisons multiples, les estimations les plus sûres annonçant 1,5 million installés en Syrie, peut-être plus. En dehors de l’aspect humanitaire à mettre au crédit du régime syrien, il est évident que cette masse de réfugiés doit jouer un rôle dans l’avenir de l’Iraq toujours en recherche de stabilité.

La diplomatie française donne l’impression d’être systématiquement pro-américaine.

   « Les gendarmes du monde »  étant occupés et enlisés ailleurs, le régime syrien n’a pas à craindre une intervention militaire, qui serait d’ailleurs catastrophique pour tout le monde, et devrait parvenir à museler les acteurs internes du complot sans avoir à redouter autre chose que des déclarations vertueuses et lénifiantes de Washington, Bruxelles et Paris, ou des sanctions économiques sans grand effet stratégique à court terme.

   La France a tout intérêt à comprendre rapidement que les tentatives pour mettre des régimes favorables à la tête des pays arabes, idée de Washington, n’est pas conforme à la volonté des peuples concernés qui, tôt ou tard la rejetteront, et qu’elle doit retourner aux fondamentaux d’une politique étrangère indépendante, respectueuse du droit des peuples à décider eux-mêmes de leur sort.

   Le mondialisme a vécu. L’Union européenne est exsangue et l’on assiste au retour des seules réalités qui comptent que sont les nations qui rassemblent des peuples aux passés et aux destins communs. Les nations peuvent s’entendre entre elles et coopérer sur des objectifs partagés et définis mais le « village mondial » n’a pas aboli les rivalités d’intérêts et ceux qui renoncent à leur souveraineté au nom d’un utopique idéal d’union devront un jour rendre compte de leurs abandons. C’est la loi inexorable des relations internationales de ne prendre en compte que les réalités sensibles. La France doit retrouver son indépendance et sa souveraineté, y compris sur ses espaces maritimes lointains, même si certains Etats s’en émeuvent, répondant ainsi à son destin mondial de puissance traditionnellement opposée à l’impérialisme quel qu’il soit. Elle s’inscrira alors dans les prévisions visionnaires de Teilhard de Chardin qui envisageait des ensembles de plus en plus grands mais constitués de cellules de plus en plus structurées et complexes.

   La diplomatie française doit à nouveau prendre le recul indispensable à la compréhension du sens de l’histoire du monde et ne plus donner l’impression d’être systématiquement associée aux intérêts d’une Amérique qui a du mal à s’adapter à l’émergence d’un monde nouveau et qui n’a rien à offrir à ses alliés sinon une participation à des aventures guerrières coûteuses à tous points de vue. Les changements de caps récents dans le monde arabe ne montrent pas une réflexion stratégique globale et pour revenir sur l’exemple syrien, nous aurions tort de croire que la contestation entretenue artificiellement  parvienne à ses fins dans un pays où les habitants sont ombrageusement nationalistes et fiers de leur riche passé. Quelques dizaines de milliers de manifestants, même cent mille, ne sont rien par rapport à presque 20 millions qui assistent pour l’instant silencieusement à la déstabilisation d’un pouvoir qui, paradoxalement,  a annoncé des réformes mais attend le retour au calme pour les mettre en œuvre et est le mieux placé pour les faire.

Alain Corvez, conseiller en stratégie internationale

(21/5/11)  

Titre et intertitres : France-Irak Actualité Par Gilles Munier


Tariq Ramadan : Le Président Barak Obama : Le verbe et les symboles.
Le bien dit et le mal entendu

26 mai Après le discours du 4 juin 2009, le président Back Obama a ressenti le besoin de s’adresser aux Arabes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient à la suite des événements majeurs que sont les révolutions et la mort d’Oussama ben Laden. L’élection du premier « African American President » avait suscité d’immenses espoirs dans les sociétés majoritairement musulmanes : non pas seulement à cause des origines de Barack Obama mais surtout car il semblait incarner un renouveau dans la vision et la politique américaines après les sombres années de l’administration Bush.

L’actuel Président a su manier avec excellence la force du verbe et jouer du pouvoir des symboles. Quelque chose a changé aux Etats-Unis, c’est une évidence, et la page d’une ère bien sombre a été tournée. Il reste qu’il faut mesurer son optimisme et regarder les faits pour ce qu’ils sont. Le président Barack Obama avait promis de mettre un terme aux situations de non droit, comme à Guantanamo ; de reformer les législations discriminatoires et de faire cesser les traitements dégradants telle la torture (légitimée au nom de la guerre contre le terrorisme) ; de mettre un terme aux situations de guerre en Afghanistan et en Irak ; de faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient ; d’ouvrir enfin une ère nouvelle dans les relations internationales multipolaires. Or, au-delà des symboles et des mots, on s’aperçoit que les choses ont peu changé, voire que la politique sécuritaire s’est durcie : Guantanamo demeure une honteuse réalité, la nouvelle législation sur le terrorisme expose certains citoyens, politiquement ou religieusement « sensibles », aux traitements les plus aléatoires et clairement discriminatoires (de l’emprisonnement à la déportation sur la base de simples suspicions), les guerres d’Irak et d’Afghanistan continuent et le processus de paix n’est plus qu’un slogan, mort dans les faits. Qu’est-ce qui a changé, de fait, et qu’est-ce qui devrait changer, somme toute ?

Il y a ce dont le Président parle et ce dont il ne parle pas : les dits et les non dits déterminent ensemble la vraie substance de son discours. Barack Obama fait face à deux défis majeurs : la question internationale est bien sur évidente – ce fut la substance dite de son discours - mais celle-ci est inextricablement liée à la politique intérieure avec laquelle le Président doit forcement composer (dont il n’a rien dit, à une année des élections). Il ne faut rien négliger du contexte après l’annonce de l’opération « légale » contre la tête d’al Qaida au Pakistan. L’exécution de Oussama ben Laden a montré encore une fois l’étendue du fossé existant entre l’administration américaine et les musulmans aux Etats-Unis et à travers le monde. Evénement médiatique majeur en Occident, couvert par toute la presse du Nord, comme une victoire et la fin du « symbole du terrorisme », la mort d’Oussama ben Laden a suscité peu de réactions parmi les musulmans en Occident comme en Orient, et plus largement dans les pays du Sud. Pas d’images, pas de preuve, à quoi s’est ajoutée l’annonce du rejet à la mer du corps de ben Laden : tout cela a suscité des questions, des doutes, et surtout une distanciation claire tant vis-à-vis des Etats-Unis que, et depuis longtemps, de ben Laden lui-même. Ce dernier n’a jamais atteint les foules ni galvanisé les peuples musulmans (à l’exception d’une minorité d’extrémistes violents) et l’administration américaine, en agissant de la sorte montrait, une fois de plus, qu’elle n’avait pas les clefs des intelligences et des sensibilités musulmanes. Le discours de Barack Obama, le soir de l’annonce de l’élimination de ben Laden, était certes éloquent, mais force est de constater qu’il fut négligé par le monde musulman, et bien mal entendu. Il s’agissait d’un discours d’abord destiné aux Américains : Barack Obama montrait ainsi sa capacité à être ferme, à savoir protéger son pays, à prendre des décisions de guerre, graves et dangereuses. On lui avait tant reproché ses hésitations : il a gagné plus de douze points dans les sondages. Dans un contexte pré-électoral, une première belle opération de communication au demeurant.

Il fallait donc un nouveau discours, cette fois-ci destiné aux Arabes, aux démocrates et aux musulmans en général puisque le Président a compris qu’il avait non seulement été incompris mais également mal reçu. De plus en plus Barack Obama apparait comme l’homme de la séduisante image et du beau verbe derrière lequel se cache une administration moins regardante sur les principes et la cohérence des politiques menées sur la scène internationale comme sur le plan intérieur. On a certes entendu le clair soutien des Etats-Unis aux mouvements de démocratisation en Afrique du Nord et au Moyen-Orient mais qu’en est-il du traitement différencié de ces mouvements (entre la Libye et la Syrie par exemple où on attend de Bashar al-Assad, dont on a besoin et qui fait tirer sur les civils désarmés, qu’il réforme magiquement son régime despotique) ou du silence complice quand il s’agit des pétromonarchies alliées (comme le Bahreïn soutenu par l’Arabie Saoudite) qui répriment et tuent les civils et les opposants non violents ? On a certes entendu que la souffrance et les droits des Palestiniens devaient être respectés mais quel a été la politique effective de l’administration Obama depuis trois ans : du silence lors des massacres de Gaza à la mort de dizaines de civils désarmés lors de la célébration de la Nakba, le15 mai 2011 ? On peut se réjouir que le Président ait mentionné les frontières de 1967 comme principe de négociation entre Israël et les Palestiniens : il reste que la passivité américaine quant à la politique continue et effective de colonisation israélienne et aux faits accomplis sur le terrain rend cette position inconsistante et caduque de fait. Ce sont des mots, encore des mots, pour faire rêver les Palestiniens et les Arabes et qui n’empêchent en rien les Israéliens d’avancer dans leur stratégie. Ce qu’ils font depuis tant de temps derrière la façade des tensions médiatisées entre les deux gouvernements américains et israéliens.

Guantanamo et la torture restent des réalités dans l’Amérique de Barack Obama avec le déni des droits élémentaires pour les prisonniers et, de surcroit, le sang des civils irakiens et afghans semble toujours compter pour presque rien. Pour bien moins que le sang des civils libyens au demeurant : et pourquoi donc ? Des raisons économiques seraient-elles le vrai moteur de la politique américaine en Afrique du Nord et au Moyen Orient ? Tout porte à le penser et les dits et les non dits du discours de Barack Obama ne sont pas pour rassurer la rue arabe. Dans son discours, le Président a beaucoup insisté sur la dimension économique des révolutions arabes. Il n’y aura pas de vrai processus démocratique sans développement et stabilité économique : le propos est juste et l’équation fait sens. Barack Obama annonce une diminution de la dette, un investissement et un soutien financier américain majeur dans la région avec l’aide de l’Europe et de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International. Tout porte à croire que l’ouverture démocratique est pensée et accompagnée de l’ouverture de nouveaux marchés juteux : l’administration américaine, et derrière elle les multinationales, n’ont pas pour seules amours, libres et désintéressées, la démocratie, la justice et la liberté mais aussi la rentabilité marchande et la pénétration consumériste. Le Président a présenté ce soutien économique en terme de solidarité et de générosité à l’égard des peuples... dont la négligence pendant des décennies ne l’a jamais perturbé. L’absence de référence aux nouveaux acteurs économiques régionaux et également intéressante à noter : la Chine, l’Amérique du Sud ou la Turquie ne vaudraient pour rien dans le positionnement américano-européen dans la région ? Qui peut le croire... Qui ne sait entendre le sens des silences dans le discours de Barack Obama. Les retombées économiques régionales (en Afrique du Nord et au Moyen-Orient) pourraient se révéler plus conséquentes en terme d’enjeux géostratégiques que les processus de démocratisation politique : une apparente indépendance politique avec quelques libertés est en train de clairement se marier à une dépendance économique accrue et de multiples contraintes. L’économie libérale n’est libérale que pour certains. Barack Obama répète à l’envie que « l’Amérique n’a rien contre l’islam et les musulmans » en omettant d’ajouter « tant que, démocrates ou autocrates, ils ne s’opposent pas à nos intérêts ». Un nouveau visage, le même discours : une fois encore c’est l’action concrète qui pourrait changer la donne. Les musulmans entendent parfaitement le dit et le non dit mais ne voit rien venir quant à une politique qui serait vraiment nouvelle.

Sur un autre plan, il faut ajouter que la question de l’islam est en train de s’inviter aux prochaines élections américaines. Le mouvement du Tea Party et les néo conservateurs mènent campagne sur le danger de la présence de l’islam et de l’islamisation de l’Amérique. Dans dix-huit Etats américains, on tente de passer des lois surréalistes sur l’interdiction de l’application de la shari’a présentée comme une référence barbare. Il ne s’agit donc plus de s’attaquer à l’islamisme extrémiste violent mais à l’islam en tant que tel et à l’essence de cette religion. Ce mouvement gagne du terrain et, de controverse en controverse, installe une atmosphère étrange dans le pays. De la mosquée du Park 51 (dite du ground zéro) à la journée appelant à brûler le Coran, jusqu’aux mobilisations locales contre des manifestations musulmanes ou la construction de mosquées, les tensions s’avivent et on retrouve aux Etats-Unis des discours et des attitudes que l’on a vu s’installer depuis plusieurs années en Europe. Un racisme antimusulman, une islamophobie, qui fait campagne et cherche à stigmatiser une partie de la population américaine sur une base prioritairement religieuse (en plus du racisme contre les Africain-Américains qui perdure). Une politique émotionnelle basée sur la peur, la méfiance et le rejet et qui utilise les tenants du populisme européen, à l’instar de Geert Wilders qui remplit les salles aux Etats-Unis, pour confirmer le bien fondé de cette nouvelle xénophobie.

L’election du Président Barack Obama a paradoxalement permis à ces mouvements de gagner du terrain en jetant le discrédit sur sa propre personne, son origine, voire sa religion (23% des Américains pensent qu’il est un crypto-musulman et 42% pensent qu’il n est pas un bon chrétien : cela fait un total de 65% d’Américains dans le doute). ces mouvements n’auront de cesse de multiplier les critiques et de mettre le Président dans les situations les plus inconfortables qui soient. Ce dernier a dit et répété que l’islam était une religion américaine mais il apparait urgent que son administration, sur le plan intérieur, fasse preuve d’un courage autre que verbal et qu’elle confronte les courants islamophobes et xenophobes avec des politiques plus égalitaires et plus déterminées. Les beaux discours du Président sont suivis de politiques très frileuses sur le terrain : l’arrivée des prochaines élections ne va sans doute pas aider à renverser cette réalité et pourtant c’est paradoxalement le meilleur moyen pour le Président de s’affirmer comme le Président du renouveau, capable de l’emporter avec une politique juste et raisonnable en 2012. L’enjeu est majeur et, en ce qui concerne la question du renouveau de la relation avec l’Islam et les musulmans, la politique internationale est liée à la politique intérieure. Le Président Barack Obama ne peut se satisfaire de discours intelligents (et toujours ouverts) auxquels ils invitent des leaders, des savants et des intellectuels musulmans. Dans la rue arabe, comme dans les villes et les innercities américaines, les citoyens musulmans ordinaires n’ont que faire des images et des mots. Ils restent à l’écoute des silences qui dévoilent, et de l’absence d’actions qui confirment au quotidien les insuffisances critiques de la politique d’Obama depuis trois ans. Les peuples musulmans savent, comme d’ailleurs tous les peuples, qu’il y a un ironique paradoxe à offrir un prix Nobel de la Paix à celui qui toujours en parle et jamais ne l’a concrètement fait. tout est dit dans ce prix. A la lumière des vrais défis, qui exigent de vraies actions, ce fut un beau discours, bien écrit, et qui, une fois de plus, risque d’être mal, peu, ou carrément , pas entendu. Et qui donc aurait tort de demander, au cœur de la transparence démocratique, que celle-ci s’habillât de quelque concrète cohérence ?

© Tariq Ramadan Publié le 27 mai 2011


 

Source : Tariq Ramadan
http://www.tariqramadan.com/...



1 Au jour le jour

Farid Merrad : L’opposition s'apprête à se réunir en Turquie.  

Les diverses composantes de l'opposition syrienne sont invitées à se retrouver pour trois jours à Antalya, en Turquie pour "soutenir la révolution". Près de 400 participants sont attendus ce mercredi pour un congrès destiné à accompagner les réformateurs dans leur combat.
L'opposition syrienne se réunit en congrès pendant trois jours à partir de mercredi dans la station méditerranéenne turque d'Antalya (sud) pour soutenir la contestation contre le régime du président Bachar al-Assad et réclamer "le changement" en Syrie.
"Le thème principal des réunions sera le changement. Comment faire pour que le régime d'al-Assad parte", a indiqué à l'AFP l'un des participants, Mohamad Dughmosh, le responsable pour les relations de l'opposition avec les médias.
Un diner devait être offert mardi pour les "300 à 400" participants attendus dans un hôtel cinq étoiles et le congrès s'ouvrira officiellement mercredi matin, a-t-il souligné.
Ce congrès est ouvert à tous les courants de l'opposition, aux personnalités indépendantes et aux représentants de toutes les confessions, notamment des courants qui se sont exprimés dans le cadre de la "déclaration de Damas", un groupe de réformateurs réclamant des changements démocratiques lancé en 2005.
Depuis le déclenchement à la mi-mars des manifestations de contestation contre le régime, au moins 1.062 personnes ont été tuées par les forces de sécurité syriennes, selon l'opposition.
"C'est un début, nous sommes ici pour soutenir la révolution" syrienne, a déclaré à l'AFP Ammar Qourabi, président de l’Organisation nationale des droits de l’Homme, basé en Égypte.
Il a expliqué qu'un "mécanisme de suivi" serait mis en place après le congrès pour évaluer et venir en aide des besoins logistiques et juridiques notamment de l'opposition.
"Le dialogue se poursuivra avec toutes les factions de l'opposition" après ce congrès, a poursuivi ce militant.
En avril, le président syrien a levé l'état d'urgence en vigueur depuis des décennies, l'une des principales revendications des contestataires, mais il a aussi réglementé le droit de manifester, continuant ainsi d'essayer de faire taire la contestation par la force.
Un communiqué final doit en principe être publié vendredi pour clore les travaux.
Les opposants réclament la libération des détenus politiques, de nouvelles élections, l'annulation de la suprématie du parti Baas, et aussi la chute du régime, dominé par la minorité alaouite, une branche de l'islam chiite.
Une première réunion de dissidents syriens, plus restreinte, avait été tenue fin avril à Istanbul et les participants avaient alors lancé un appel urgent pour la tenue d'élections et l'arrêt de la répression en Syrie.
Selon les militants réunis à Antalya, la Turquie a un rôle important à jouer pour forcer le régime syrien à aller de l'avant dans les réformes réclamées par eux et par la communauté internationale.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan qui a de bonnes relations avec le président syrien, s'est entretenu plusieurs fois avec lui au téléphone depuis le début de la contestation et a envoyé des émissaires à Damas.
Mais, exaspéré par la poursuite de la répression, Erdogan a haussé le ton à l'égard du régime syrien sans pour l'instant réclamer son départ, selon la presse.
Après avoir frôlé une guerre il y a treize ans, Ankara et Damas se sont rapprochées cette dernière décennie, signant des accords politiques et commerciaux et supprimant les visas.
La Turquie dirigée par un gouvernement islamo-conservateur redoute surtout un éclatement politique de la Syrie voisine qui ferait tache d'huile sur la Turquie, en entraînant l'afflux sur son sol de réfugiés syriens.
"La Turquie a utilisé la Syrie comme porte d'entrée pour sa réintégration dans la politique du monde arabe et si la Syrie ne fonctionne pas cela veut dire que la politique arabe d'Ankara sera redéfinie", analyse Semih Idiz, éditorialiste au journal turc Milliyet.
Farid Merrad

31/05/2011

http://www.echoroukonline.com/fra/international/9445-l-opposition-s-apprete-a-se-reunir-en-turquie-pour-soutenir-la-revolution.html

Le régime syrien libère des prisonniers politiques et invite au dialogue.
Le président syrien Bachar al-Assad a annoncé la création d’un organisme chargé de lancer le "dialogue national" et commencé à libérer des centaines de prisonniers politiques pour tenter d’apaiser la contestation qui secoue le pays depuis mars malgré une violente répression.

  Dans le même temps, l’Unicef a annoncé qu’au moins 30 enfants avaient été tués par balle dans le cadre de cette répression. Au total, selon des organisations de défense des droits de l’Homme, plus de 1.100 civils ont été tués et au moins 10.000 autres interpellés depuis la mi-mars.
  Mercredi, un civil a été tué à Rastan (centre) et 20 cadavres ont été transportés à l’hôpital national de Homs, a annoncé le président de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, Rami Abdel-Rahmane, basé à Londres, sans pouvoir dire comment et quand les 20 victimes étaient décédées.
  En revanche, des centaines de prisonniers politiques et de conscience ont été libérés mercredi, au lendemain de l’annonce par la Syrie d’une amnistie générale, a annoncé M. Abdel-Rahmane. "Cinquante d’entre eux viennent de Banias (nord-ouest), dont le poète Ali Derbak, 76 ans", a déclaré M. Abdel-Rahmane.
  "Des milliers de détenus politiques sont toujours en prison et doivent être libérés d’un instant à l’autre", a-t-il ajouté.
  Les dirigeants du parti de l’Action communiste (interdit) ne bénéficieront cependant pas de cette amnistie, qui exclut les personnes condamnées pour avoir adhéré à "une organisation visant à modifier le statut économique et social de l’Etat", a-t-il précisé.
  Parallèlement, la télévision syrienne a annoncé la création par le président Assad d’un organisme chargé de "jeter les bases d’un dialogue national, de déterminer son mécanisme et son programme".
  M. Assad a reçu les membres de cet organisme et leur a demandé de "formuler les principes généraux du dialogue qui va s’ouvrir de manière à créer un climat adéquat pour que les différents courants puissent s’exprimer et présenter leurs propositions", a précisé la télévision.
  Cet organisme est composé du vice-président Farouk al-Chareh, de hauts responsables du parti Baas, et du Front national progressiste (coalition de partis dirigés par le parti Baas), ainsi que d’un écrivain et d’un professeur.
  A Alep (nord), deuxième ville du pays, les forces de sécurité ont réprimé mardi une mutinerie dans une prison, a annoncé l’Organisation de défense des prisonniers de conscience en Syrie, basée en Allemagne.
  "Tous les détenus de la prison centrale d’Alep, 7.000 au total, ont commencé à se mutiner par solidarité avec le peuple syrien. Ils ont brisé toutes les portes, se sont rendus chez les officiers et ont pris certains d’entre eux en otage", a expliqué cette association kurde dans un communiqué.
  "Des milliers de soldats et d’agents de sécurité ont alors encerclé la prison. Mercredi à l’aube ils ont réussi à prendre le contrôle de la prison et à maîtriser les mutins à coups de gaz lacrymogènes et en les frappant", ajoute l’ONG.
  Sur le plan politique, plus de 300 opposants, pour la majorité exilés, étaient réunis mercredi, et pour trois jours, à Antalya en Turquie pour soutenir la contestation en Syrie.
  Ils ont jugé "insuffisante" et "tardive" l’amnistie générale décrétée mardi, un scepticisme partagé par une partie de la communauté internationale. Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a ainsi redouté "qu’il ne soit trop tard".
  "Il y a eu au moins un millier de morts, peut-être plus, il faudra que le changement de cap des autorités syriennes soit beaucoup plus clair, plus ambitieux, plus audacieux qu’une simple amnistie", a-t-il insisté.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a salué l’annonce de l’amnistie mais souligné qu’elle devait être suivie d’une "réforme globale".
  "Tous les prisonniers politiques doivent être libérés. Nous devons assister à un mouvement significatif vers une réforme", a pour sa part indiqué mercredi à Washington un porte-parole du département d’Etat, Mark Toner. "Le geste de libérer une centaine de prisonniers politiques ne va pas assez loin".
  Dans un rapport intitulé "Nous n’avons jamais vu une telle horreur", l’organisation Human Rights Watch (HRW) a dénoncé mercredi des "crimes contre l’humanité" dans la région de Deraa (sud), évoquant des tueries systématiques, des passages à tabac, des tortures...
  Samedi, des militants pro-démocratie avaient dédié une page Facebook au jeune Hamzeh al-Khatib, un garçon de 13 ans "torturé et tué" selon eux par les forces de sécurité à Deraa.
  Les médias officiels ont annoncé mercredi que le président Bachar al-Assad avait reçu les parents de l’adolescent, mais aussi qu’un rapport médical avait montré que les blessures relevées sur son cadavre étaient liées à la décomposition, pas à des tortures.

1er juin

http://www.aloufok.net/spip.php?article4477

 

Damas dénonce les déclarations de Juppé sur la légitimité du régime syrien.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé jeudi les déclarations d'Alain Juppé affirmant que le chef de la diplomatie française se permettait de déterminer la légitimité des responsables des différents pays.
"La Syrie condamne avec force les déclarations de M. Alain Juppé dans lesquelles il détermine la légitimité des responsables des différents pays", affirme le ministère syrien dans un communiqué.
"Les déclarations de M. Juppé évoquent un retour à l'époque révolue du colonialisme et des mandataires", ajoute-t-il.
La Syrie "est décidée à poursuivre les réformes sous la direction du président Bachar al-Assad. Elle n'accepte aucune ingérence extérieure sur ce sujet", insiste le texte. "Les réformes que la Syrie met en oeuvre répondent à la volonté du peuple syrien", poursuit-il.
Un régime "qui tire au canon contre sa population perd sa légitimité. Nous souhaitons une Syrie stable mais nous pensons que la vraie stabilité n'est pas dans la répression. Elle est dans la réforme", avait estimé Juppé en mai.
Mercredi, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et le Portugal ont déposé un projet de résolution condamnant le régime syrien au Conseil de sécurité de l'ONU, malgré la menace de veto de la Russie

.http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=18976&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 

La marche des Syriens pour soutenir Bachar Al Assad  

Un grand nombre de Syriens et notamment, des jeunes, sont descendus, mercredi après-midi, dans les rues de Damas pour exprimer, à travers des slogans, leur soutien au Président Bachar Assad.
Les manifestants, qui brandissaient une photo géante du président et le drapeau syrien, ont assuré qu'ils défendraient leur pays et leur président, ainsi que l'unité syrienne face, aux complots des ennemis.

09/06/2011

RNA



2 Organisations mondiale

Otan

Rasmussen : l'OTAN n'envisage aucune intervention militaire.

L'OTAN condamné la brutalité avec laquelle des autorités syriennes traitent les manifestants, mais elle n'envisage aucune intervention militaire en Syrie, a déclaré jeudi le secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen à la télévision Russia Today.
"L'OTAN n'a aucun projet d'intervention en Syrie. Dans le même temps de partage l'indignation de la communauté internationale concernant les violences des autorités syriennes contre les civils. La seule solution possible est de respecter les exigences légitimes du peuple syrien", a indiqué M.Rasmussen dans une interview à RT.
Depuis le 15 mars, le régime syrien fait face à une contestation populaire sans précédent. Pour calmer le mécontentement populaire, le président Bachar al-Assad a levé l'état d'urgence, en vigueur depuis 1963, et a annoncé des réformes économiques et politiques. Malgré ces mesures, la révolte populaire prend de l'ampleur. Selon l'opposition et les défenseurs des droits de l'homme, la répression de la révolte populaire en Syrie par les forces de sécurité a fait plus de 1.200 morts.

9/6/2011
http://fr.rian.ru/world/20110609/189796769.html

 


AIEA

Nucléaire: l'AIEA demande la saisine du CS de l'Onu sur la Syrie.  

Le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a voté jeudi pour la saisine du Conseil de sécurité de l'Onu sur la Syrie, soupçonnée d'avoir dissimulé l'information sur un réacteur nucléaire, rapportent les médias internationaux.
Fin avril, le directeur général de l'AIEA, Yukiya Amano, a déclaré publiquement pour la première fois que le site syrien d'Al-Kibar, bombardé en 2007 par l'aviation israélienne, était un réacteur nucléaire en cours de construction, ce que Damas a toujours nié.
Dans le rapport publié à la veille de la réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA qui a entamé ses travaux lundi dernier, il est indiqué que Damas aurait dû informer opportunément l'Agence de la nature effective du site de Dair Alzour (Al Kibar).
Les Etats-Unis et leurs alliés ont fait appel à cette disposition du rapport pour exiger le renvoi de la question syrienne devant le Conseil de sécurité des Nations unies.
Selon la Russie, la saisine du Conseil de sécurité de l'Onu par l'AIEA est une démarche "prématurée et partiale". Moscou estime notamment que les "preuves à charge" contre la Syrie ne sont pas incontestables, ce qui est reconnu en partie par M.Amano qui insiste cependant sur la nécessité de mesures à adopter à l'encontre de Damas.
Situé sur les rives de l'Euphrate, Al-Kibar a été bombardé par l'aviation israélienne en septembre 2007. Les inspecteurs de l'AIEA n'ont visité le site qu'une seule fois. Damas, qui a suspendu sa coopération avec l'Agence depuis juin 2008, affirme toujours qu'Al-Kibar n'est pas un site nucléaire.

Farid Merrad

09/06/2011

http://fr.rian.ru/world/20110609/189796053.html

 

L’AIEA répond à l’appel américain sur le nucléaire.  

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a décidé jeudi d'épingler la Syrie, en demandant la saisine du Conseil de sécurité des Nations Unies à l'initiative des Etats-Unis, mais sans l'appui de la Russie et de la Chine. 
 Au cours d'une séance à huis clos, 17 des 35 membres du conseil des gouverneurs de l'agence onusienne ont voté en faveur d'une résolution présentée par les Etats-Unis, et six contre, ont indiqué des diplomates.
L'AIEA ne publie pas officiellement le résultat des votes du conseil, dont la réunion s'est terminée jeudi.
La Chine et la Russie étaient parmi les pays qui l'ont rejetée. Onze pays se sont abstenus, un était absent au moment du vote, selon les mêmes sources.
Les Américains avaient mis au point une résolution contre la Syrie, jugeant qu'elle avait "manqué à ses obligations" concernant les accords de garanties auprès de l'AIEA, en s'appuyant sur un récent rapport de l'agence. 
 Dans ce dernier, elle a affirmé, pour la première fois depuis le début de son enquête il y a trois ans, que le site syrien de Dair Alzour (Al Kibar), détruit par l'aviation israélienne en septembre 2007, abritait "très probablement" un réacteur nucléaire, non déclaré. 
 Washington milite depuis des mois pour sanctionner la Syrie. Les pays européens, le Canada ou encore la Corée du Sud lui ont apporté leur soutien.
 "Nous espérons que la Syrie aura bien reçu le message", a déclaré à des journalistes après le vote l'ambassadeur américain auprès de l'AIEA Glyn Davies, encourageant ce pays à désormais coopérer pleinement avec l'agence.
De son côté, la Maison Blanche a salué dans un communiqué "la mesure importante" prise par l'AIEA pour "faire respecter les règles" en matière de prolifération, et remarqué que Damas "a fait la sourde oreille et fait obstruction aux tentatives de l'AIEA d'enquêter" sur son réacteur.
Damas a toujours affirmé qu'il y avait sur le site une installation non nucléaire.
La Russie a fermement rejeté la démarche. "Le Conseil de sécurité de l'ONU est responsable du maintien de la paix internationale et de la sécurité. Le site de Dair Alzour n'existe plus actuellement et ne constitue en conséquence aucune menace pour la paix internationale et à la sécurité", avait jugé Moscou dans une note aux membres du conseil avant le vote. 
 La Chine avait jugé pour sa part qu'il n'y avait "aucune raison d'adopter une résolution ou d'en référer au Conseil de sécurité".
Ces deux pays disposant d'un droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU, il est peu probable que cette instance puisse se mettre d'accord sur des sanctions.

Al Manar

10/06/2011


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