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14/06/2011

n°4 - dossier de Syrie - 13-06 : Fin - Le symbole de la révolte syrienne la blogueuse lesbienne était un hétéro américain!!!

n°4 - dossier de Syrie - 13-06 :  Fin - Le symbole de la révolte syrienne la blogueuse lesbienne était un hétéro américain!!!




Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Dossier de Syrie

n°4                                                  13-06

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Syrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.


3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Gilles Munier : L'AFP et la «désintégration de l'armée syrienne», objectif des opposants pro-américains.

3-2 Human Rights Watch (Financée par les Saoudiens) Accusés Par les Syriens de Déstabiliser leur Pays.

3-3 Louis Denghien : « Jacques Vergès : « En Syrie, il faut défendre l’Etat actuel ! »

3-4 Farid Merrad - Lavrov : « Déstabilisation en Syrie, risque d'une catastrophe dans la région ».

3-5 Bruno Drewski : Un aspect fondamental du problème : la question des réfugiés.

4 Courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Le Pcl est Inquiet de ce qui se passe en Palestine et en Syrie.


3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Gilles Munier : L'AFP et la «désintégration de l'armée syrienne», objectif des opposants pro-américains.

Alors qu’en Syrie les manifestations marquent le pas -  et en raison de cela - certains opposants changent de tactique et prennent leurs désirs pour des réalités. Ils tentent maintenant d’organiser des séditions dans l’armée.

   Dans une dépêche envoyée par le bureau de Washington de l’AFP (1), reprise par de nombreux médias, Andrew Terrill, enseignant à l’US Army War College, estime que certains éléments de l’armée syrienne « pourraient » se rallier aux manifestants.

Toutefois, dit-il, un « groupe désordonné » de mutins se heurterait à la Quatrième division et à la Garde républicaine, et risquerait de provoquer une guerre civile sanglante. Il pense « que ce n'est pas quelque chose qui se produira du jour au lendemain ».

   Pour y parvenir, déclare Ammar Abdulhamid, directeur de la Fondation « pro-démocratie » Tharwa (Fortune), basée à Washington, il faudrait que «les Etats-Unis et d'autres puissances prennent directement position pour les manifestants». Alors, croit-il, « les généraux pourraient commencer à revoir leurs calculs et leurs liens avec le régime Assad ».

Cas pathologique

   Ammar Abdulhamid, source souvent citée par les agences de presse occidentales, est un cas pathologique. Issu d’une famille bourgeoise, il s’est d’abord tourné vers l’islam salafite au cours d’un séjour d’études à Moscou. Horrifiée, sa mère – célèbre actrice syrienne – l’envoie aux Etats-Unis, à l’université du Wisconsin. En 1988, il y est recruté par un proche Abdullah Azzam, mentor de Oussama Ben Laden, qui le convainc d’aller en Afghanistan. Il accepte, mais change d’avis en chemin, à Los Angeles, après avoir entendu des récits de moudjahidine de retour du front. L’année suivante, employé dans une mosquée de la ville, il est choqué par la fatwa émise par l’ayatollah Khomeiny réclamant l’exécution de Salman Rushdie, auteur des Versets sataniques, au point où ses convictions religieuses s’en trouvent ébranlées. Aujourd’hui, il dit que l’islam était « sa drogue, son crack », qu’il est devenu athée, puis agnostique (2).

   Au plan politique, Ammar Abdulhamid, se présente comme blogueur syrien, porte-parole officieux de l’opposition. Expulsé de Syrie pour avoir insulté le président Bachar al-Assad dans diverses interviews et pour l’avoir accusé de l’assassinat de Rafic Hariri, il retourne aux Etats-Unis. Nommé chercheur au Saban Center for Middle East Policy du Brooking Institute , think tank pro-israélien (3), Ammar Abdulhamid est l’auteur de Menstruation, un roman, qui décrit l’islam en Syrie comme culturellement et sexuellement répressif. Il adhère au Front de Salut National (FSN), fondé en 2006 par l'ancien vice-président syrien Abdul Halim Khaddam, condamné par contumace, en 2008, pour avoir « organisé un complot en vue de renverser le pouvoir politique ». Fort de ses relations avec les néo-conservateurs, Ammar Abdulhamid est autorisé à ouvrir un bureau du FSN à Washington, malgré la présence, considérée comme sulfureuse, des Frères musulmans dans l’organisation. En juin 2007, il démissionne du FSM, dont il se dit déçu, pour fonder Tharwa, think tank dédié à la promotion de la démocratie au « Grand Moyen-Orient et en Afrique du nord ».

Dissidents cybernétiques

   Autre source de l’AFP : Ahed al-Hendi, coordinateur syrien des programmes en langue arabe de CyberDissidents.org – site créé en 2009 - pour devenir, selon Kristen Silverberg, ancien ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne, « l’organisation de premier plan dans le monde principalement consacrée aux dissidents démocratiques en ligne». L’organisation est dirigée par Nathan Sharansky, ex-refuznik soviétique, membre du Likoud après avoir créé Yisrael Ba'aliyah  - Israël pour l'aliyah - un parti regroupant des juifs russes extrémistes.

   Dans la revue Foreign Affairs, de mai 2011, Ahed al-Hendi préconise des mutineries de soldats pour obliger les officiers à renverser le régime. « Pour convaincre l'armée de changer de camp », écrit-il, « les dissidents ont besoin de l'aide de la communauté internationale ». Il faudrait, ajoute-il, voter « des sanctions ciblées pour provoquer des défections ».

   Arrêté dans un cyber-café à Damas en 2006, emprisonné quelque temps, Ahed al-Hendi s’enfuit de Damas et se réfugie aux Etats-Unis où il s’est fait remarquer, en 2010, lors d’un petit-déjeuner organisé à Dallas par l’Institut Bush - en marge d’une conférence sur la cyber-dissidence - en  déclarant à l’ancien président W. Bush: «  Vous nous manquez » (4) !

   En donnant quasi systématiquement la parole, en Syrie et en Libye, à des opposants arabes liés aux Etats-Unis ou à Israël, l’AFP participe – espérons-le à son corps défendant - à une opération de manipulation de l’opinion internationale. Elle ne devra pas s’étonner le jour où des extrémistes prendront ses correspondants pour des espions.

(1) Syrie : Assad n'est pas à l'abri d'un revirement de l'armée syrienne, par Lachlan Carmichael (Courrier international – 28/5/11) http://www.courrierinternational.com/depeche/newsmlmmd.0ec26e5c4342c5892ecaefe553b7ed6e.411.xml

(2) A Modernizer Challenges Syria's Old Order , par Nora Boustany (Washington Post - 30/8/04) http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A26011-2004Jul29.html

(3) Le Saban Center for Middle East Policy a été fondé, en 2002, par le milliardaire israélien Haim Saban, né à Alexandrie, co-propriétaire de Fox TV. Il est dirigé par Martin Indyk, ancien ambassadeur des Etats-Unis à Tel-Aviv, co-fondateur de WINEP, think tank likoudnik. En 2010, Haim Saban, qui se dit « travailliste » en Israël, envisageait d’acheter Al-Jazeera.

(4) Miss Me Yet? The Freedom Agenda After George W. Bush, par Bari Weiss (The Wall Street Journal – 24/4/2010) 
http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703709804575202072055128934

© G. Munier/X.Jardez

Gilles Munier

Publié le 29 mai 2011 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier.

http://www.france-irak-actualite.com/...


3-2 Human Rights Watch (Financée par les Saoudiens) Accusés Par les Syriens de Déstabiliser leur Pays.

S . L Whitson de HRW déclare de Beyrouth la guerre au gouvernement syrien en publiant un rapport accusateur intitulé :«Nous N’avons Jamais Vu Une Telle Horreur : Crimes Contre L’Humanité A Deraa». HRW Se targue d’avoir « VU » sauf qu’elle avoue ne pas être présente sur place. HRW outre le fait d’être financée par le « Parrain » des révolutions colorées, Georges Soros , a été accusée en 2009 d’être allée collecter des fonds en Arabie Saoudite que le régime de Damas dénonce comme étant derrière les sanglantes tentatives de déstabilisation de la Syrie.

Le scénario ONG/Médias à la libyenne se répète cette fois contre la Syrie
D’abord de violentes émeutes déclenchées par des groupuscules armés - en fait des mercenaires - s’auto proclamant être l’opposition au régime en place mais qui s’avèrent constituer une 5éme colonne armée soutenue et financée de l’étranger principalement les Saoudiens agissant pour le compte des US Israël.
Des tueries dont le gouvernement en place est systématiquement accusé alors même que ces groupuscules armés sont systématiquement blanchis qualifiés de « victimes » de « résistants » de «démocrates » car tout ceci se passe dans le cadre du « Printemps Arabe » qu’on sait avoir été récupéré par Washington et Tel Aviv et leurs supplétifs.
Les médias occidentaux mais aussi arabes - Al Jazeera- entrent alors en scène ainsi que des ONG qui « accompagnent » ces pseudos mouvements démocratiques d’opposants. Les uns fournissent des « témoignages » de «militants des droits de l’homme » des « comptes rendus » des « vidéos » publiées sur YouTube/Google les autres les publient et les programment en UNE.
Ensuite le pays ciblé pour un « changement de régime » - qui au mieux par la suite s’accompagne d’un exil pour le dirigeant ou d’un emprisonnement comme c’est le cas de Ben Ali et Moubarak et au pire d’un assassinat comme celui déjà tenté contre Kadhafi - est accusé de crimes contre l’humanité et ces ONG, comme HRW, « preuves à l’appui » disent -elles font pression sur les politiques pour que le CSONU soit saisi et qu’il envoie l’affaire devant la CPI qu’on sait manipulée par les grandes puissances.
Puis c’est l’intervention militaire au nom de la R2P pour la Libye avec le feu vert du CSONU. Dans le cas de la Syrie cela pourrait se faire sans comme pour l’Irak, la Chine et la Russie pouvant opposer leur veto… pour le moment. Guerre régionale assurée voire plus la Syrie ayant des accords de coopération militaire avec l’Iran qui est visé.
HRW déclare la guerre au gouvernement syrien de…… Beyrouth
HRW accuse le gouvernement syrien de Bashar Al Assad de « crimes contre l’humanité à Deraa », mais HRW n’était et n’est pas présente à Deraa sa directrice de la division Moyen Orient et Afrique du Nord, Sarah Leah Whitson, juive américaine, est en poste à Beyrouth c’est donc de Beyrouth qu’elle lance ses accusations et sa guerre contre le régime syrien actuel.

En effet dans son communiqué et son rapport HRW reconnaît explicitement ne pas être présente sur place.
Selon le communiqué de HRW disponible sur leur site en Français HRW affirme baser son rapport intitulé « Nous n’avons jamais vu une telle horreur : crimes contre l’humanité à Deraa » sur des entretiens et témoignages mais à aucun moment elle ne précise comment et où exactement ils ont été recueillis. Elle avance des chiffres de victimes pour Deraa qu’elle avoue elle -même être impossible à vérifier se réfugiant derrière l’accusation que le régime syrien a imposé un blocus sur les informations réclamant de ce dernier qu’il laisse entrer des observateurs indépendants à Deraa et ailleurs en Syrie.
« …Les autorités syriennes ont aussi imposé un blocus sur l'information à Deraa. Elles ont empêché tous les observateurs indépendants d'entrer dans la ville et ont interrompu tous les moyens de communication. Les forces de sécurité ont recherché et confisqué les téléphones portables contenant des enregistrements des événements de Deraa, et elles ont arrêté et torturé les personnes qu'elles soupçonnaient de tenter de faire sortir des images ou autres informations, y compris des ressortissants étrangers. Dans certaines zones, l'électricité et les communications restent coupées. ..» Extrait du communiqué sur le site français de HRW.

Donc comment peut-on titrer un rapport ?????????
« Nous N’avons Jamais Vu Une Telle Horreur : Crimes Contre L’Humanité A Deraa » si HRW avoue dans un communiqué présentant ce rapport qu’elle n’était pas et n’a pas pu ensuite être présente à Deraa et si de plus les communications « restent coupées » selon elle.

On ne peut se permettre d’établir un tel acte d’accusation d’une extrême gravité que si on a ou on a eu un accès direct sur le terrain sur les lieux des «crimes » perpétrés d'où on a pu collecter des preuves matérielles si on a eu accès directement aux familles des victimes et des témoins impliqués afin d’apporter professionnellement des preuves irréfutables de ces crimes

Et Sarah Leah Whitson en plus de conclure :

« Les autorités syriennes ont fait tout ce qu'elles ont pu pour dissimuler leur répression sanglante à Deraa », a conclu Sarah Leah Whitson. « Mais des crimes aussi horribles sont impossibles à cacher, et tôt ou tard les responsables devront répondre de leurs actes. »
HRW n’était et n’est pas présent sur le terrain en Syrie la directrice de la division Moyen Orient et Afrique du Nord de HRW, Sarah Leah Whitson, est basée à Beyrouth.
On sait que le Mouvement du Futur du 14 Mars de Saad Hariri sous tutelle saoudienne et américano sioniste a été accusé au début des violents incidents en Syrie de fournir des armes et de l’argent à des groupuscules de mercenaires notamment des extrémistes religieux Salafistes.
Tout récemment un énorme scandale a éclaté à Beyrouth. Les Forces de Sécurité intérieures libanaises dirigée par le Gl Ashraf Rifi un proche de Saad Hariri se sont emparées du ministère des communications en y interdisant l’accés au ministre des communications Cherbel Nahhas défiant également leur ministre de tutelle le ministre de l’intérieur Ziad Baroud.

Bref un coup d’état dans l’état pour protéger au deuxième étage du ministère un système international de téléphonie mobile géré par la société OGERO une branche de la société de télécommunication saoudienne appartenant à Saad Hariri et dirigée par Abdel Menhem Youssef. Youssef est actuellement en France où, coïncidence, Sarkozy manœuvre avec force pour faire tomber le régime de Bashar al Assad. Youssef affirme ne pas y avoir cherché refuge pourtant la France est réputée pour servir d’asile aux malfrats utilisés par les politiciens libanais du Mouvement de Saad Hariri qui fait lui-même de longs séjours à l’étranger. Youssef se serait enfui avec les clés magnétiques donnant accès aux locaux où se trouvent les équipements de ce réseau.
Donc on peut s’interroger sur cette intervention musclée des forces de sécurité intérieures libanaises sous contrôle de Saad Hariri pour semble-t-il protéger ce système de télécommunications lui appartenant logé au sein même du ministère de l’intérieur dans des locaux soit disant loués à l’amiable par une employée du ministère ?!
Qu’est ce qui se cache derrière ce système, à quoi servait -il ? On parle de 50 000 lignes de téléphonie pour qui pour quoi ? Les deux autres systèmes de téléphonie mobile libanais avaient déjà été infiltrés par des agents du Mossad ces réseaux d’agents du Mossad ayant été démantelés ces derniers mois par l’armée libanaise avec l’aide de la Résistance libanaise.
On sait d’autre part que certains « manifestants » du « Printemps Arabe » ont bénéficié de téléphonie mobile high tech pour communiquer avec l’étranger les informations étant ensuite répercutées vers les médias qui ont inauguré la nouvelle aire de « l’information brute » fournie par des « manifestants », des «militants des droits de l’homme » et non pas par des journalistes professionnels accrédités travaillant sur place.
Et si ce réseau de téléphonie libano saoudien de Saad Hariri situé au deuxième étage du ministère de l’intérieur libanais était tout simplement un nœud central de téléphonie pour ces « manifestants » ces «militants des droits de l’homme » en Syrie ?
Comment HRW une fois replacée localement dans son contexte de travail au Moyen Orient - non pas en Syrie puisqu’elle avoue elle -même ne pas y avoir accès mais à Beyrouth - a-t-elle fait pour obtenir ces «entretiens et témoignages» ?
Une chose est sûre HRW diffuse des informations non vérifiées sur place sans dire précisément d’où et comment elle les a obtenues et ce n’est pas la première fois qu’elle procède ainsi.
Son rapport s’apparente plus à une véritable campagne de propagande violemment diffamatoire savamment orchestrée pour faire pression pour que soit lancée une de ces guerres « humanitaires « contre la Syrie.

Mais peut -on s’attendre à autre chose de la part d’une ONG dont les financements proviennent à 70% des USA dont l’un des généreux donateurs n’est autre que Georges Soros le « Parrain » des révolutions colorées qui ont secoué l’Europe de l’Est ces dernières années avec un succès mitigé et qui a été accusée en 2009 d’aller collecter des fonds chez les Saoudiens eux-mêmes accusés d’être derrière la violente campagne de déstabilisation de la Syrie.
Human Rights Watch financée par Georges Soros
Cette information est connue de beaucoup mais il est important de la resituer dans le contexte géopolitique du “Printemps Arabe” et de la contre- insurrection menée par les US Israël l’Arabie Saoudite et autres Monarchies totalitaires du Golfe dont le Qatar à qui appartient Al Jazeera ainsi que leurs supplétifs européens.
En Septembre 2010 -donc en fin d’année dernière juste avant le début de ce fameux « Printemps Arabe » - l’AP annonçait dans une dépêche que le milliardaire et philanthrope Georges Soros offrait par le biais de ses Open Societies Fondations l’une des plus importantes donations de ce genre pour une organisation de défense des droits de l’homme soit 100 millions de dollars pour permettre à HRW d’étendre ses activités et l’aider à obtenir plus de soutien financier international.
Sur ce dernier point, G.Soros invoquait habilement le fait que l’ONG soit principalement financée par des Américains et que cela mettait en danger sa crédibilité car selon lui les US ont perdu de leur « hauteur morale » dans le combat contre les abus.
Cette donation de 100 millions attribuée sur 10 ans est un coup de pouce financier énorme pour HRW dont le budget annuel est de 48 millions de dollars. Soros espère ainsi faire des émules à l’internationale de sorte que le budget annuel de HRW passe en 5 ans à 80 millions de dollars.
On comprend dés lors le zèle de HRW à dénoncer ce qui se passe en Syrie même si l’ONG n’y est pas présente. HRW doit faire ses preuves. HRW envisage de recruter 120 employés de plus principalement des chercheurs et des agents et d’ouvrir de nouveaux bureaux - actuellement HRW est présente dans 90 pays - notamment en Inde au Brésil afin selon ses prétentions d’encourager ces pays émergents à faire de la défense des droits de l’homme un élément primordial de leur politique étrangère une ingérence flagrante visant à forcer ces pays à ne plus collaborer avec les pays listés par les US comme ne respectant pas les droits de l’homme.(EX : le Brésil ne devrait plus collaborer avec l’Iran accusé par Washington de violation des droits de l’homme).
Cette donation vise à faire en sorte que le financement de HRW soit assuré au moins à 50% à l’internationale et que la plupart des membres de son conseil d’administration ne soient pas Américains ce d’ici 5 ans. Actuellement 70% des financements de HRW provient des US et 80% des membres de son conseil d’administration sont des Américains.
En fait le plan de Soros en internationalisant le financement de HRW c’est de rendre cette ONG plus crédible internationalement car elle est souvent accusée à juste titre de servir la politique américaine de par le monde. Il vise à faire oublier les ingérences américaines dans un grand nombre de pays ou tout du moins contrecarrer cet argumentaire. HRW n’est pas toujours bien accueillie dans certains pays notamment arabes et musulmans les populations se montrant à son égard bien souvent plus que méfiantes voire carrément hostiles et ses agents doivent souvent opérer clandestinement comme le font les agents des services de renseignements étrangers avec lesquels ils peuvent être confondus.
Soros un milliardaire juif américain qui a fait fortune dans les transactions et spéculations monétaires internationales a été accusé d’être le financeur des révolutions dites colorées en Europe de l’Est. Ses préoccupations concernant les droits de l’homme sont en fait une feuille de vigne pour préparer le terrain dans certains pays à la mondialisation ultra libérale et son cortège de misères amenées dans ses bagages. HRW participe également de ce plan en manipulant la défense des droits de l’homme et en poussant à la guerre contre les pays récalcitrants qui essaient de préserver une politique étrangère indépendante et privilégie l’intérêt général de leurs pays et citoyens.
HRW n’a pas attendu Soros et ses 100 millions de dollars pour se faire financer en dehors des US.

HRW accusée d’être financée par les Saoudiens eux même accusés d’être derrière les émeutes sanglantes en Syrie
En juillet 2009, un article d’opinion de David Bernstein publié dans le Wall Street Journal a accusé HRW d’avoir envoyé une délégation en Arabie Saoudite pour collecter des fonds et non pas pour y dénoncer les violations quotidiennes des droits de l’homme -contre les femmes les homosexuels les travailleurs étrangers les shi’ites saoudiens…. dans cette monarchie dictatoriale qui sème la zizanie à coups de millions de pétro dollars dans le Grand Moyen Orient.
C’est Sarah Leah Whitson en personne dirigeant cette délégation qui a présenté les activités de HRW aux riches Saoudiens sollicités pour des aides financières. La délégation a été reçue en grande pompe à Ryad par un important homme d’affaires saoudien, Emad bin Jameel Al - Hejailan, lors d’un dîner auquel ont également participé de richissimes membres de la société saoudienne des militants des droits de l’homme et des dignitaires saoudiens. Hassan Elmasry membre du conseil international des directeurs et du comité de conseil de la division Moyen Orient de HRW qui faisait partie de la délégation a sollicité l’aide des Saoudiens. Elmasry est également directeur à la Morgan Stanley de Londres. Whitson a reconnu qu’il s’agissait bien lors de cette visite en Arabie Saoudite d’obtenir des financements saoudiens et a dit que c’était quelque chose qu’il fallait « applaudir ».
Ces accusations portées dans le Wall Street Journal par ce pro sioniste pur et dur , David Bernstein, accusait surtout HRW de mener une campagne contre Israël et de s’en être vantée auprès des Saoudiens espérant ainsi leur soutirer de l’argent.
Cette information reprise par un autre journaliste dans The Atlantic par un autre juif sioniste américain, Jeffrey Goldberg, le 15 Juillet 2009 intitulé «Fund Rising Corruption at Human Rights Watch » portait là aussi plus sur le fait que HRW par la bouche de Sarah Leah Whitson avait soit disant dénigré Israël pour séduire les riches Saoudiens. Mais dans cet article ou figure des réponses du directeur général de HRW, Ken Roth, on y trouve des informations précises sur HRW.

Ainsi cet article révèle donc que la délégation avec à sa tête Sarah Léah Whitson de HRW a sollicité de riches Saoudiens pour financer ses activités dans la région en leur exposant en détails ce qu’elle y faisait et en avançant également comme arguments de collecte qu’elle souhaitait développer lesdites activités régionales , mais aussi qu’elle voulait crédibiliser le travail de HRW sur l’Arabie Saoudite auprès des Saoudiens.
Roth dit :
« En Arabie Saoudite nous mettions principalement l’accent sur le besoin de soutien pour ajouter de la crédibilité à notre travail sur l’AS (de même que leurs contacts avec le gouvernement, etc…)… Nous n’obtenons pas de financements des Saoudiens pour notre travail sur Israël si c’est ce que vous insinuez. Nous avons effectivement des financements de Juifs pour notre travail sur d’autres pays du Moyen Orient (et certains pour notre travail sur Israël)… »
Il précise également que la démarche de collecte de fonds saoudiens s’adressait également à un membre du Conseil de la Shura parmi les dignitaires présents lors de la rencontre avec la délégation de Sarah Leah Whitson. Ce Conseil supervise pour la monarchie saoudienne l’application stricte de l’interprétation wahhabite de la loi islamique. Autrement dit c’est une organisation satellite de la monarchie saoudienne.
Aller collecter des fonds en Arabie Saoudite en vantant en détails ses rapports sur les soit disant violations des droits de l’homme dans d’autres pays arabes de la région est un procédé quelque peu étrange sachant que l’Arabie Saoudite dispense généreusement ses pétrodollars pour fomenter des émeutes dans des pays arabes voisins à des groupuscules islamistes fanatiques et autres mercenaires ce que HRW ne peut absolument pas ignorer.
HRW ne peut pas ignorer non plus que l’Arabie Saoudite a mené une répression des plus sanglantes au Bahreïn. Mais sur ces violences extrêmes HRW est restée plutôt discrète se contentant de quelques réprimandes et surtout pas de rapport au titre volontairement tapageur.
Alors pourquoi la Syrie plutôt que le Bahreïn* ?
HRW préfère pour développer ses activités au Grand Moyen Orient les pétrodollars saoudiens puisque selon Whitson c’est une collecte qu’il faut « applaudir ».

A LIRE
La guerre secrète de l’alliance israélo-saoudienne par Mahdi Darius Nazemroaya


AGIR*
La Fédération Internationale de l'automobile a donné son feu vert pour que la Formule I 2011 ait lieu en Octobre au Barheïn justifiant cette décision comme résultant d'une missions d'enquête qui
"reflète l'esprit de réconciliation qui prévaut dans la monarchie de Barheïn."
Apparemment pour la FIA :
l'arrestation en masse des opposants qui ont manifesté pacifiquement inclus des médecins et du personnel soignants, le fait qu'ils aient été torturés, certains jugés par un tribunal d'exception militaire et condamnées à mort,
le fait que des raids aient été menés par les forces de sécurité du Barheïn appuyées par la Garde Nationale Saoudienne dans des écoles,
le fait que plusieurs dizaines de mosquées shi'ites aient été détruites,
le fait qu'un grand nombre de Shi'ites barheinis - il s'agit d'un véritable nettoyage ethnique contre cette communauté qui constitue la majorité de la population autochtone ( 70%) - aient perdu leurs emplois dont certains liés à l'organisation de cette Formule I
tout ceci donc "reflète l'esprit de réconciliation qui prévaut dans la monarchie du Barheïn" pour la FIA selon le NYT.
Contacter la Fédération Internationale de l'Automobile pour protester contre cette décision et demandez que la FormuleI 2011 ait lieu ailleurs qu'au Barheïn
:

FEDERATION INTERNATIONALE DE L'AUTOMOBILE
8, Place de la Concorde
75008 Paris
France
Telephone: +33 1 43 12 44 55
Facsimile: +33 1 43 12 44 66

http://www.planetenonviolence.org/Human-Rights-Watch-Financee-Par-Les-Saoudiens-Accuses-Par-Les-Syriens-De-Destabiliser-Leur-Pays_a2438.html


3-3 Louis Denghien : « Jacques Vergès : « En Syrie, il faut défendre l’Etat actuel ! »

Infatigable défenseur, judiciaire et politique, des résistants au Nouvel Ordre mondial, Jacques Vergès, qu’on a vu récemment aux côtés de Roland Dumas dans Tripoli bombardée, donne son sentiment sur ce qui se passe ou pourrait se passer en Syrie.

Une analyse sans complaisance de la dérive morale et géopolitique de l’Occident américano-centré et un optimisme raisonné sur l’évolution de la situation, en Syrie et ailleurs.

Tout d’abord, quelle est votre analyse de la situation en Syrie ?

- Jacques Vergès : Il y a très clairement une tentative de déstabilisation extérieure de la Syrie.

Dans ce pays l’Arabie saoudite est à la manœuvre, via les groupes salafistes qu’elle inspire et finance. Et, bien sûr, les États-Unis supervisent cette ébauche de guerre civile. Israël, État frontalier et ennemi de la Syrie, et qui dispose de services de renseignements et d’action assez performants, est selon moi directement impliqué aussi. Et je n’aurai garde d’oublier le rôle moteur que, joue, sur le plan diplomatique, la France pour discréditer et isoler le régime syrien.

Je ne nie pas pour autant qu’il existe des problèmes sociaux en Syrie. La France aussi connait de graves problèmes sociaux et l’on peut même dire que la société française est confrontée à un certain nombre de blocages. Mais les ennemis intérieurs et extérieurs de la Syrie baasiste font tout pour jeter de l’huile sur le feu. Quant à moi, je suis très clairement un ami de la Syrie telle qu’elle est.

- Quel est selon vous le - ou les - ressort de l’attitude de Nicolas Sarkozy dans cette affaire ?

- J.V. : Sur un plan strictement idéologique, il y a l’incontestable philosionisme et philo-américanisme de ce président, qui rêve d’être le meilleur élève européen, ou le premier ex-aequo avec le Britannique David Cameron, de la « classe OTAN ». Et l’on touche là à un aspect plus personnel et psychologique du personnage : son désir pathétique de se hisser à ce statut d’homme d’Etat qui joue dans la « cour des grands » de ce monde, statut qu’une large majorité de l’opinion française semble lui dénier aujourd’hui. Et puis il y a tous ces échecs intérieurs - économiques ou sécuritaires - qu’on essaye de faire oublier aux électeurs par des roulements de mécanique guerrière ; c’est un procédé vieux comme le monde politique.

Enfin il y a le lourd passif de la diplomatie française vis-à-vis du printemps arabe, tunisien et égyptien : de Fillon passant ses vacances aux frais de Moubarak à « M.A.M. » proposant à Ben Ali l’expertise française en matière de répression policière, il y à là pas mal de choses à faire oublier, le plus vite possible. Et celà donne notamment cette guerre non avouée contre Kadhafi, décidée dans la précipitation et sans objectif politique clair sur simple injonction de Bernard-Henri Lévy, par dessus l’épaule d’Alain Juppé et de Gérard Longuet. Une politique aventureuse, qui ne pourra déboucher que sur le chaos, et le gâchis de vies humaine et de richesses. Et qui est déjà un échec, comme la guerre d’Afghanistan : Kadhafi résiste, moins à cause de son armement supérieur que du soutien dont il continue de bénéficier dans une large part de la population libyenne, et aussi parce que les opposants soutenus à prix d’or par les Occidentaux font chaque jour la preuve de leur vacuité, non seulement militaire mais politique. Face à cette résistance, les médias ressortent les bons vieux bobards de la guerre psychologique : est-ce que vous avez entendu cette pittoresque « information » diffusée sur nos télévisions ? Kadhafi aurait distribué du viagra à ses soldats pour les inciter à violer les femmes des rebelles ! Quand on en est réduit à ce type de propagande, c’est vraiment que ça va mal !

- Pour vous, l’action occidentale, en Libye comme en Syrie, est, en quelque sorte, improvisée, mal pensée, vouée à l’échec. On s’attendrait cependant à moins d’amateurisme de la part de l’administration américaine et de l’OTAN...

- J.V. : Mais voyez le gâchis inepte perpétré par les Américains en Irak depuis près de dix ans : ils ont lancé une guerre sous des prétextes bidons pour abattre Saddam Hussein, un « dur » du camp arabe face à Israël. Et après d’innombrables victimes et de gigantesques dégâts, ils ont donné le pouvoir à la majorité chiite, autrement dit à l’Iran, leur ennemi public n°1. C’est de la grande géopolitique, ça ? N’importe quel analyste ou connaisseur de la région aurait pu prédire ce résultat à Bush et à sa clique néo-conservatrice ! Cette situation ubuesque a inspiré au grand intellectuel américain Noam Chomsky cette boutade un rien désabusée : « Je croyais qu’on était allé en Irak pour lutter contre le fanatisme islamiste et on les a mis au pouvoir ! » Eh bien, c’est la même chose en Libye : on fait donner la grosse artillerie contre Kadhafi, qui s’était cependant rapproché de l’Occident - et que Sarkozy, naguère, avait reçu avec les égards qu’on sait - et on n’a comme solution de rechange que des « bras cassés » impuissants et infiltrés d’ailleurs par des islamistes radicaux, qui ne représentent au mieux que la province de Cyrénaïque - et même là leur représentativité m’apparaît pour le moins fragile. Et est-ce que la « détermination » française - ou anglaise - résistera au premier hélicoptère, ou aux premiers commandos terrestres, abattus ?

Et quant à la Syrie, si les Américains et leurs amis saoudiens parvenaient à renverser le régime de Bachar al-Assad, ils livreraient le pays ipso facto à des sectaires sunnites qui mettraient ce pays moderne à l’heure de Ryad, ce qui à terme sera lourd de conséquences pour Israël et ses protecteurs américains. Cela dit, je reste optimiste, pour la Syrie et même la Libye. La majorité du peuple syrien sait que c’est la guerre civile et la destruction de leur pays que leur apporteraient les opposants officiels plus ou moins fantoches des Américains et les groupes armés infiltrés sur le terrain. Les Syriens ne veulent pas que leur pays devienne un nouvel Irak.

- Et si le but de guerre des Américains et de leurs auxiliaires européens et arabes c’était justement, à défaut de contrôler la Syrie, de la détruire, de la faire revenir un demi-siècle ou plus en arrière, comme certains stratèges d’Outre-Atlantique s’en sont vantés pour l’Irak ?

- J.V. : Mais précisément l’exemple irakien montre que c’est une politique à courte vue, et dangereuse pour les intérêts géostratégiques de Washington : l’Irak aujourd’hui n’a jamais été aussi proche de l’Iran. Et la création de fait d’un État autonome kurde dans le nord du pays a contribué à éloigner la Turquie des États-Unis. On ne gagne rien à créer des situations incontrôlables, le chaos que vous avez créé vous reviendra dans la figure tel un boomerang géopolitique ! Et qu’aura gagné Miss Clinton quand des djihadistes paraderont dans les rues de Tripoli, après celles de Benghazi ? Pour ce qui est de la Syrie, je crois que l’appui dont continue de bénéficier le pouvoir de Bachar al-Assad demeure l’obstacle le plus efficace contre les manœuvres américano-israélo-saoudiennes.

- Donc, en Syrie comme ailleurs, l’Occident pratique la fuite en avant, la politique de la canonnière au jour le jour ?

- J.V. : Exactement. Parce que l’Occident est malade. Économiquement. Politiquement. Et surtout moralement. Pour moi, ces coûteuses gesticulations militaires, de Kaboul à Tripoli en passant par Bagdad sinon Damas, sont comparables aux spasmes d’un agonisant. L’Amérique notamment est très malade, de son économie ruinée, de sa dette colossale, de son dollar devenu une monnaie de Monopoly, de ses escroqueries géantes à la Madoff. Et aussi de l’arrivée sur le « marché géopolitique » de puissances émergentes, ou ré-émergentes comme la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil. Pour garder un semblant de légitimité morale et politique, et donc un leadership mondial, on se fabrique un ennemi, un « Grand Satan » comme dirait les Iraniens, qui fasse oublier aux opinions internes la faillite imminente. Mais quel crédit moral accorder à des puissances qui pratiquent en permanence le « deux poids, deux mesures » ? Pour nous en tenir au Proche-Orient, on bombarde Tripoli et on menace Damas, quand on laisse Israël poursuivre, en dépit de résolutions répétées de l’ONU, la colonisation et la répression sanglante, quand on laisse les troupes saoudiennes réprimer au Bahrein, autre pion américain dans le Golfe, un mouvement populaire de contestation. On stigmatise le fanatisme iranien, quand on s’appuie sur l’Arabie Saoudite théocratique pratiquant la forme la plus sectaire et obscurantisme de l’Islam. Je pourrais aussi vous parler longuement de la Côte d’Ivoire, où la France, exauçant ainsi le choix américain, a décrété qu’Alassane Ouattara était le gentil démocrate du film, et Laurent Gbagbo le méchant, alors que l’ONU a fait la preuve des nombreuses exactions des troupes de Ouattara contre la population civile, et du climat de terreur qu’elles ont instauré dans leur fief du nord, pendant ces fameuses élections présidentielles. Et si on nous explique que M. Ouattara ne contrôle pas ses troupes, c’est tout simplement un incapable !

Je le répète, ces expéditions coloniales en Afrique et au Proche-Orient - après tout les deux anciennes puissances coloniales, française et britannique, sont en première ligne militaire et diplomatique en Afrique du Nord comme dans l’ancien Levant - sont la preuve de la mauvaise santé de leurs instigateurs. L’Amérique est malade ? Et la France donc ! L’affaire DSK illustre pour moi, la faillite morale et politique des élites social-libérales, usées et corrompues ; et cette faillite morale s’ajoute à la faillite des institutions et à celle de l’économie, sans oublier l’insécurité : chacun voit que l’État français, qui bombarde Tripoli, est incapable de faire entendre raison aux caïds de banlieue ! Qu’on s’étonne ensuite qu’un président comme Sarkozy, dernier avatar de cette caste gouvernante, cherche à se refaire une virginité et une stature sur le dos des Libyens et des Syriens ! Imposture ! Imposture et spasmes de mourant ! L’Occident risque bien de crever de son cynisme et de sa faillite morale !

- Pour finir, vous vous montrez plutôt optimistes quant à l’évolution de la situation dans ces pays de la « ligne de front » ?

- J.V. : Oui. Les Américains et leurs séides peuvent faire pas mal de dégâts - on le voit en Libye, et en Afghanistan, ou encore au Soudan, on l’a vu en Irak et en ex-Yougoslavie. Je ne crois pas qu’ils pourront avoir raison contre des peuples et des nations : on le voit ou on le verra en Syrie, en Libye, en Égypte, au Liban et en Palestine. En Syrie, il faut être vigilant face aux manœuvres de déstabilisation et aux opérations de de désinformation.

- Maître Vergès, merci beaucoup !

Propos recueillis le 9 juin par Louis Denghien.

11 juin

Louis Denghien


3-4 Farid Merrad - Lavrov : « Déstabilisation en Syrie, risque d'une catastrophe dans la région ».

Les tentatives de déstabiliser la Syrie risquent d'avoir des conséquences catastrophiques pour toute la région, a averti jeudi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue bulgare Nikolaï Mladenov, en visite à Moscou.
"La Syrie est un pays clé de la région, et les tentatives de la déstabiliser auraient des conséquences catastrophiques. Nous préconisons la mise en œuvre la plus rapide possible des réformes annoncées par le président Bachar al-Assad", a déclaré M.Lavrov.
Et d'ajouter qu'en appelant à la retenue, "on devait adresser ces appels non seulement aux autorités, mais aussi à l'opposition syrienne qui a en son sein des commandos agissant avec beaucoup d'impertinence".
"Il faut que les opposants syriens répondent aux gestes positifs, faits ces derniers temps par Damas, et fassent preuve de responsabilité pour les destinées du pays", a souligné le ministre russe.
Depuis le 15 mars, le régime syrien fait face à une contestation populaire inédite. Les manifestations syriennes s'inscrivent dans le prolongement des troubles qui secouent le monde arabe depuis plusieurs mois. Pour calmer le mécontentement populaire, le président Bachar al-Assad a levé l'état d'urgence, en vigueur depuis 1963, et a annoncé des réformes économiques et politiques. Malgré ces mesures, la révolte populaire prend de l'ampleur.

Farid Merrad

02/06/2011

 http://fr.rian.ru/world/20110602/189709821.html


3-5 Bruno Drewski : Un aspect fondamental du problème : la question des réfugiés.

Quand on analyse les événements en Syrie, on néglige toujours un aspect fondamental du problème : la question des réfugiés

Sans remonter aux réfugiés arméniens et tcherkesses, ni au 450 000 Palestiniens de 1948 et aux 170 000 Syriens du Golan de 1967, qui continuent à gréver le budget du pays, directement ou indirectement, il y a aujourd"hui en Syrie entre 3 et 4 millions de réfugiés irakiens qui ont fui leur pays occupé et en guerre.
A l'échelle de la France, cela équivaudrait à 10 millions de personnes qui arriveraient du jour au lendemain. (!)
Ils ont tous été accueillis et ont immédiatement reçu permis de séjour et droit du travail.

Les riches réfugiés irakies ont loué ou acheté des logements (ce qui a fait grimper les prix des logements, empêchant les jeunes Syriens d'accéder facilement aux logements dans un pays déjà pauvre), les pauvres de leur côté ont souvent été pris en charge par des familles syriennes (pauvres !), et par les organisations caritatives syriennes et l'Etat, pas riches eux non plus.
Bref, Si certains Syriens ont a cette occasion encore mieux compris ce qu'était la "démocratie américaine made in Iraq" et les "interventions humanitaires", d'autres ont vu leurs maigres espoirs d'améliorer leur propre situation matérielle ruinés pour plusieurs années.
La solidarité marquée dans ces conditions par le peuple syrien est absolument exemplaire, d'autant plus que la Syrie n'a même pas crié au monde entier le fardeau économique qui lui tombait dessus, elle a sa fierté arabe.

Mais on peut aussi comprendre qu'une telle situation crée des difficultés économiques et sociales pour un pays pauvre et sans grande ressource pétrolière (la Syrie a encore du pétrole dans son sous-sol pour sa propre consommation pour 3 à 4 ans, pas plus, sauf si elle en découvre d'autre).

Ce qui constitue aussi un des éléments qui frustre l'avenir de la jeunesse de ce pays et qui peut être utilisé dans deux directions (solidarité avec le gouvernement contre les USA et Israël fauteurs de réfugiés ou le contraire, faire sauter le régime pour obtenir une aide rapide des grandes puissances occidentales).
Bref, quand on analyse les situations d'un pays ou d'un autre, il faut aller au fond des choses et ne pas négliger des facteurs dont nos médias ne parlent jamais. ...ce qui n'est pas du au hasard...
Bruno Drewski 

canempechepasnicolas



4 Courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Le Pcl est Inquiet de ce qui se passe en Palestine et en Syrie.

Extrait

Le PCL appelle à aller plus avant

 Contre le régime confessionnel

Le Bureau politique du Parti Communiste libanais a étudié la situation qui prévaut dans le monde arabe en général, s’arrêtant notamment sur les combats que livrent les peuples arabes face aux contre révolutions dirigées par les forces réactionnaires appuyées par les Etats-Unis et l’OTAN.

Il s’est, surtout, arrêté sur ce qui se passe en Palestine et sur la situation catastrophique du Liban.

 

1. Le Bureau politique du PCL rend hommage, au nom de tous ses cadres et de tous ses militants, au peuple palestinien et à tous les martyrs et les blessés qui sont tombés dernièrement dans la lutte opiniâtre menée contre le nouveau complot sioniste-étasunien visant à liquider leurs droits au retour et à construire l’Etat palestinien ayant Jérusalem comme capitale. Il appelle les responsables palestiniens à poursuivre la lutte et à ne pas prendre en considération ni les appels lancés pour la tenue de conférences internationales ni ceux visant à reprendre les négociations, parce qu’ils vont tous dans le sens prévu pour reconnaître « L’Etat juif d’Israël » et lui donner toute l’aide nécessaire au détriment des droits du peuple palestinien.

 

2. D’autre part, le Bureau politique du PCL affirme son appui total et inconditionnel à toutes les Intifadas populaires et démocratiques qui se poursuivent depuis quelques mois déjà, à celles du peuple tunisien et Egyptien, mais aussi  de Bahreïn, du Yémen et de l’Irak. Ces soulèvements dont le but est de renforcer la lutte pour le changement face aux attaques des restes des dictatures appuyés par les Etats-Unis et l’OTAN.

Il voit dans les aller et venues des diplomates étasuniens, notamment Jeffrey Feltman, une tentative de la part de l’impérialisme de reprendre la situation en main à travers la création de luttes confessionnelles et tribales qui diviseraient le monde arabe en mini Etats antagonistes permettant ainsi la réalisation du projet du « Nouveau Moyen Orient »… Ainsi, l’intervention (militaire surtout) dans les affaires intérieures de la Libye ne vise nullement à aider le peuple libyen à se débarrasser de la dictature ; bien au contraire, il suit la même voie qui avait déjà abouti à diviser le Soudan et que les impérialistes voudraient appliquer en Egypte, au Yémen, en Syrie et au Liban.

 

3. En ce qui concerne la Syrie, le Bureau politique du PCL réitère la position qu’il avait exprimée dans ses précédents communiqués quant à l’appui à ceux qui militent pour une réforme démocratique du régime préétabli, surtout que les responsables de ce régime continuent, depuis bientôt deux mois, à tergiverser sur ce point.

Le Bureau politique se déclare très inquiet de l’escalade de la violence et des divisions intestines dont le bilan se chiffre à plus d’un millier de morts et plusieurs milliers de blessés et de détenus. Il exprime aussi son inquiétude vis-à-vis de l’immixtion étrangère dans les affaires de ce pays basée sur des forces intérieures bien connues pour leur inféodation à l’impérialisme. Mais il croit qu’il est possible d’arrêter le bain de sang et de faire face à l’immixtion étrangère par l’accélération des réformes nécessaires et un rôle plus effectif accordé au Comité de dialogue qui doit regrouper des intellectuels et des personnalités politiques, sociales et économiques capables de procéder à un redressement de la situation qui mettrait fin à l’affrontement sanglant et sortirait la Syrie de la crise générale dans laquelle elle patauge.

 

Beyrouth, le 8 juin 2011



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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