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22/06/2011

n° 89 - Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' du 21-06 : Début - Dans les méandres des vendeurs de mort de l’Otan.


 n° 89 -  Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' du 21-06 : Début - Dans les méandres des vendeurs de mort de l’Otan.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 89 - du 21-06

C.De Broeder & M.Lemaire



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

"Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) Sur nos  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) Sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) Sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part

Allain Jules : Dans les méandres des vendeurs de mort de l’Otan.

Plainte du Gisti contre l’OTAN, l’UE et les pays de la coalition en Libye

1 Guerres de l'Otan

a) Manlio Dinucci : L’OTAN attaquée (par Robert Gates)

b) Glen Ford : L’OTAN veut libérer l’Afrique du joug des Africains.

2 L'OTAN  au jour le jour

L'OTAN intensifie les attaques  visant des civils en Libye.

3) Les organisations mondiale - pro-Otan

4 Politique - Les pro-Otan dans le monde

Fin

5 Les non Otan ... Le reste du monde

6 Médias & Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Jody McIntyre : Libye : le silence assourdissant.

7 Brèves

7-1 La Libye renouvelle l'offre de cessez-le-feu.

8  Dossiers .

8-1 Les nations européennes ne veulent plus jouer leur rôle dans l'OTAN

8-2 Opération UNIFIED PROTECTOR - Protection des populations et des zones civiles



Tiré à part

Allain Jules : Dans les méandres des vendeurs de mort de l’Otan.

La jactance, le mensonge, l’hyper « puissance », l’hypocrisie et la mort sont les derniers avatars de ces gens en perdition qui, pour masquer leur incompétence et leur faiblesse réelle, ne peuvent que faire la guerre. La guerre sans au préalable une discussion, n’est que source du mal et le nouveau nazisme. Il faut imposer son point de vue, lui, unique et sans exclusive. L’ultime syncrétisme de ces ignobles personnages dit de la communauté internationale, retranchés derrière ce machin nommé l’ONU qui ne prône que la mort pour les faibles est, un sursaut d’orgueil car, la fin approche. La fin de cette imposture qui dure depuis des siècles. La fin du mensonge triomphant car, tout le monde sait aujourd’hui que, l’esclavage puis la colonisation ont été…humanitaire.

Aujourd’hui, rebelote, en Libye, c’est aussi une guerre humanitaire avec des bombes au dessus des têtes de ceux qu’on veut sauver.

Mais faut-il encore vous faire un dessein ? Mais si, Kadhafi mange des petits enfants. Il boit le sang des femmes. Il casse les os des vieillards. Tiens, les propos qu’on lui prête, lui le menteur pourtant qu’on croit uniquement pour le piéger, c’est que ses « tanks allaient commettre un carnage à Benghazi ». Ce fou à lier le pensait vraiment dit Sarkozy. Ah, les messieurs « vérité » te le disent donc, c’est véridique. Le dieu Obama l’a dit aussi : « L’Otan a permis d’éviter un carnage à Benghazi ». C’est sûr, il dit vrai !

Que c’est mignon de voir des gens qui prônent la paix et la démocratie à coup de milliards de dollars, de canons et de bombes parce qu’ils aiment, que dis-je, adorent le peuple libyen ! Ce peuple qu’un petit groupuscule d’aliénés mentaux représente,  connus aussi comme voyous, bandits de grands chemins liés à Al-Qaïda, renégats, aussi, eux, de bons arabes que ces occidentaux aiment  tellement parce qu’ils ne se préoccupent pas de leur peuple, de ses richesses qu’ils sont prêts à brader, pourvu qu’ils soient au pouvoir. Ah, mais au juste, qui payera la facture colossale de la guerre ? Le pétrole et le gaz libyen évidemment. Belle contrepartie.

Allain Jules

juin 

 http://allainjules.com/2011/06/12/libye-dans-les-meandres-des-vendeurs-de-mort-de-lotan/


Plainte du Gisti contre l’OTAN, l’UE et les pays de la coalition en Libye
Il parait que l'intervention en Libye avait des objectifs "humanitaires" ...
09/06
Communiqué du Gisti

Des centaines de boat people meurent en Méditerranée.
Le Gisti va déposer plainte contre l’OTAN, l’Union européenne et les pays de la coalition en opération en Libye
Face aux centaines de naufrages mortels en Méditerranée, peut-on se contenter de dénoncer le silence assourdissant dans lequel des vies disparaissent à nos portes ? Doit-on se résoudre à l’impuissance devant des politiques migratoires auxquelles on ne pourrait rien changer ? Ces noyé·e·s
ne sont pas les victimes de catastrophes naturelles, mais de décisions
politiques mises en œuvre par des exécutants dont les responsabilités doivent être pointées. Devant ces atteintes au droit le plus fondamental – le droit à la vie – il faut que des procédures soient engagées et que justice soit rendue. Il faut mettre fin à cette hécatombe.
Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a dénombré à la fin de mai quelque 1 500 victimes de noyade parmi les boat people qui, depuis février dernier, s’efforcent de gagner l’Europe à partir des côtes du Maghreb et du Machrek.
Ces drames ne font que s’ajouter à tous ceux qui se déroulent, dans l’indifférence, depuis plus de vingt ans ; Fortress Europe enregistre 17 317 décès documentés depuis 1988. Mais combien d’autres victimes invisibles de la politique européenne de lutte contre l’immigration qu’elle appelle illégale ?
De ces naufrages, des épaves transformées en cercueils flottants d’hommes, de femmes et d’enfants morts d’épuisement, de faim et de soif après de longues dérives en mer, l’opinion a pris l’habitude. Elle a pu croire à leur caractère inéluctable. Elle a pu ignorer que les équipements anti-migratoires de l’agence européenne Frontex étaient forcément les témoins de nombre de ces drames, en Méditerranée comme ailleurs…
Mais la donne a changé depuis qu’une coalition internationale et les forces de l’OTAN interviennent en Libye. Aujourd’hui, awacs, drones, avions, hélicoptères, radars et bâtiments de guerre surveillent tout ce qui bouge en Méditerranée. Ils ne peuvent pas ne pas voir les bateaux des exilés originaires d’Afrique subsaharienne qui cherchent à fuir la Libye. Ils ne peuvent pas ne pas voir lorsque, de Tunisie, du Maroc ou d’Algérie, des jeunes sans espoir s’entassent dans une embarcation fragile pour gagner l’Italie ou l’Espagne.
En n’intervenant pas, ils se rendent coupables de non-assistance à personne en danger. Ceci ne peut rester impuni.
Les États puissants de la planète se sont mobilisés militairement pour, disent-ils, empêcher le massacre de populations civiles et mettre en œuvre « la responsabilité de protéger » dont l’ONU est garante. Mais la responsabilité de protéger ne passe-t-elle pas aussi par le respect du droit maritime, des conventions internationales en matière de sauvetage en mer et des textes sur la protection des réfugiés ?
Nous ne pouvons plus contempler les images de corps ramenés à terre après des naufrages, ou apprendre par des survivants combien de personnes étaient à bord d’un bateau disparu en mer. Nous voulons savoir qui sont les responsables de ces morts : l’Union européenne ? L’agence Frontex ? L’OTAN ? Les États de la coalition formée en Libye ?
C’est pourquoi le Gisti s’apprête à lancer - avec ceux qui voudront s’associer à cette démarche - une campagne de plaintes, sur la base d’éléments recueillis auprès de victimes et de témoins de ces drames. À l’heure des révolutions arabes, les États européens ne peuvent plus continuer à considérer les boat people comme des vies sans valeur. La Méditerranée doit cesser d’être le champ de bataille de la guerre aux migrants pour redevenir un espace de droits et de solidarités.

09/06
http://www.gisti.org/spip.php?article2304 



1 Guerres de l'Otan

a) Manlio Dinucci : L’OTAN attaquée (par Robert Gates)

L’OTAN dément l’information qu’un de ses hélicoptères ait été abattu, en garantissant que tout va bien. ...

a dit le 10 juin le porte-parole du Commandement conjoint allié à Naples, ont effectué 10.500 missions sur la Libye dont la moitié environ de bombardement, et intensifient les attaques sur des objectifs à Tripoli. En conclusion, « notre tactique fonctionne ».

Tout cependant ne fonctionne pas comme on voudrait à Washington. Dans son intervention le même jour à Bruxelles, devant un think tank européen, le secrétaire étasunien à la Défense Robert Gates a déclaré  qu’un avenir « sombre » se dessine  pour l’OTAN. Les Etats-Unis, « leader traditionnel » de l’alliance, sont épuisés à cause d’une décennie de guerre et de déficits croissants de leur budget, mais ne voient pas d’engagement correspondant chez leurs alliés.

L’OTAN, critique Gates, fonctionne à deux vitesses : d’un côté il y a les alliés qui ont la volonté et la capacité  de payer le prix et de tenir des engagements (parmi lesquels, même s’il ne la nomme pas, se trouve l’Italie), de l’autre ceux qui profitent des bénéfices de leur appartenance à l’OTAN mais ne veulent pas partager les risques et les coûts. Certains, même,  veulent que ce soit les contribuables étasuniens qui endossent la charge croissante provoquée pour la sécurité de l’Alliance par la réduction des budgets européens de la défense.  Faible aussi l’engagement des alliés en Afghanistan, où, en plus, ceux-ci imposent des restrictions à l’utilisation de leurs propres forces. Et, malgré la décision de l’OTAN d’assumer le commandement de la guerre aérienne en Libye, l’alliance est à cours de bombes après 11 semaines seulement de bombardements. Toute l’opération échouerait s’il n’y avait un gros soutien continu des Etats-Unis, qui fournissent aux alliés les armes pour les attaques aériennes (bombes et missiles), ceux-ci n’ayant pas fait les investissements requis pour avoir les armes nécessaires dans des opérations guerrières prolongées. La guerre en cours en Libye, souligne Gates,  prouve que l’alliance est désespérément à court d’avions de reconnaissance et pour l’approvisionnement en vol des chasseurs-bombardiers. Le problème principal est le manque d’investissements militaires adéquats dans trop de pays de l’OTAN. Ces pays doivent donc potentialiser leur capacité de combat, en termes de ressources financières, d’entraînement et de logistique. Au Congrès et dans le monde politique étasuniens on assiste de fait à une diminution de l’envie et de la patience de dépenser toujours plus de fonds précieux pour le compte de nations qui ne semblent pas disposées à consacrer les ressources nécessaires ou à faire les changements qui s’imposent pour être des partenaires sérieux et compétents dans la défense.

Sur le ton du caporal hurlant sur ses recrues, le chef du Pentagone engueule les alliés, en les rappelant à la discipline. Il leur ordonne d’avoir plus d’engagement dans les guerres et de plus dépenser dans le domaine militaire, sans dire que toutes les guerres de l’après-guerre froide (les deux contre l’Irak, celles contre la Yougoslavie, l’Afghanistan et la Libye) ont été voulues et dirigées par Washington pour ses propres intérêts, et sans dire que la dépense militaire de l’OTAN atteint les deux tiers de la dépense mondiale.
Nous sommes avertis : les 25 milliards d’euros annuels que l’Italie dépense dans le militaire ne suffisent pas[1]. Il en faut davantage pour que l’Italie puisse rester parmi ceux dont le Pentagone fait la promotion.

[1] La France, d’après http://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_la_D%C3%A9fense , était en 2010 au 4ème rang mondial des dépenses annuelles de défense (59,3 milliards de dollars).

Manlio Dinucci
http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in- Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio edicola/manip2n1/20110611/manip2pg/08/manip2pz/304756/ 

12 juin 2011


b) Glen Ford : L’OTAN veut libérer l’Afrique du joug des Africains.
Les Arabes du Golfe, l’Union européenne, les chefs d’Etat de Washington, Paris et Londres - tout le monde a été consulté avant l’attaque de la Libye, sauf les Africains dont le dernier plan de paix a été rejeté d’emblée.

Au final, l’opinion des soi-disant « rebelles » libyens ne comptera pas non plus. « Ces rebelles ont perdu toute légitimité en décidant de devenir les troupes au sol d’une invasion néocoloniale de l’Afrique du Nord ».

En tant que subordonnés, ils n’auront qu’à obéir aux ordres.

Les USA et l’Europe considèrent que les Africains n’ont pas leur mot à dire sur ce qui se passe en Afrique. Le président d’Afrique du Sud, Jacob Zuma, a fait un second voyage en Libye cette semaine au nom de l’Union Africaine pour négocier une fin diplomatique à la guerre de l’OTAN contre le gouvernement de Mouammar Kadhafi. Le colonel Kadhafi a accepté le plan de paix exactement comme il avait accepté celui d’une mission de paix précédente de l’Union Africaine, au début du mois d’avril. Et exactement de la même manière, les soi-disant rebelles et leurs patrons étasuniens et européens ont refusé d’envisager même un cessez le feu. Il est évident depuis le début de cette farce "humanitaire" que les Grands Manitous Blancs européens et la "mascotte de Wall Street" des USA comme on a appelé Obama, veulent un changement de régime en Libye et rien d’autre - et au diable les Africains et leurs idées sur la question !

Les Euro-Etasuniens mépriseront bientôt tout autant leurs anciens alliés arabes de Benghazi qui prétendent aujourd’hui mener une "révolution" contre Kadhafi. Mais ces rebelles ont perdu toute légitimité en acceptant de devenir les troupes au sol d’une invasion néocoloniale de l’Afrique du Nord. Les révolutionnaires luttent contre le pouvoir. Les membres du gang de Benghazi ne sont que des pions de l’impérialisme et n’ont aucune crédibilité en tant que révolutionnaires. Il s’agit d’une guerre impérialiste menée dans un but impérialiste. Les rebelles ont choisi de devenir des mascottes de l’impérialisme qui attendent comme de misérables petits Gunga Dins* que les Anglais et les Français arrivent avec des hélicoptères d’attaque pour brûler et tuer leurs concitoyens.

L’OTAN dirige ses laquais libyens comme des enfants. L’OTAN a récemment "donné l’instruction" aux rebelles de ne pas avancer dans le désert au-delà d’une certaine limite de façon à ne pas entrer dans les champs de mort que les riches patriarches blancs préparent pour l’incinération des soldats du gouvernement libyen. Les rebelles feront bien sûr exactement ce qu’on leur dit de faire puisqu’il ne s’agit pas de leur révolution. De fait, la Libye est la ligne de front de la contre-révolution étasunienne et européenne. La chaîne de commandement est en contact permanent avec Paris, Londres et Washington. Benghazi est redevenu l’avant-poste colonial qu’il était quand les Italiens avaient le contrôle de la région - sauf que maintenant au 21ième siècle, tous les Européens plus les Etasuniens viennent prendre le pouvoir sur les Libyens qui sourient et étripent tout en remerciant les colonisateurs de revenir libérer l’Afrique du joug des Africains.

Il est donc tout à fait normal qu’une proposition de paix du président d’Afrique du Sud, le pays le plus puissant et le plus riche d’Afrique noire, qui agit au nom de l’organisation qui comprend tous les pays du continent, soit complètement ignorée vu qu’elle ne cadre pas avec le projet impérialiste à l’œuvre. L’Occident encourage le président Sud-Africain Jacob Zuma à faire rentrer dans le rang les pays d’Afrique noire chaotiques, mais Zuma et l’Union Africaine ne sont pas autorisés à interférer avec les guerres impériales sur le continent. Ça c’est "l’affaire des Blancs".

Quand les hélicoptères d’attaque occidentaux arriveront, les rebelles de Benghazi applaudiront comme s’ils avaient gagné quelque chose. Les Gunga Dins feraient bien d’observer attentivement ces hélicoptères et leurs puissance de feu meurtrière parce qu’un jour ces armes se retourneront probablement contre eux. Les USA et l’Europe n’ont aucune intention de laisser les Libyens gouverner la Libye. Et après tout pourquoi les impérialistes confieraient-ils tout ce pétrole à une poignée de natifs minables qui n’ont même pas été capables de faire leur propre guerre ?

Glen Ford in Black Agenda Report News, le 5 juin 2011

*Gunga Din est un poème de Rudyard Kipling à la gloire d’un serviteur indien méprisé par les officiers anglais qu’il sert pourtant avec dévouement, jusqu’à donner sa vie pour sauver l’un d’eux lors d’un combat.

Glen Ford

mercredi 8 juin 2011, par Comité Valmy

http://saoti.over-blog.com/article-l-otan-veut-liberer-l-afrique-du-joug-des-africains-76082872.html

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article1541


2 L'OTAN  au jour le jour

L'OTAN intensifie les attaques  visant des civils en Libye.

Le 25 mai, les agences de presse ont indiqué que Tripoli a été bombardée pendant environ une heure, vers 1 h du matin, puis à nouveau plus tard durant la nuit. Rien que la semaine dernière, les bombes de l'OTAN ont tué au moins 19 civils et blessé au moins 150 personnes, rapportent les autorités libyennes.

Les bombardements les plus importants ont eu lieu le 24 mai, selon les agences de nouvelles. Autour de 1 h du matin, le 24 mai, des avions de l'OTAN ont bombardé des cibles à Tripoli, avec plus de 20 raids aériens en l'espace de moins d'une demi-heure. Les bombes ont frappé autour du complexe résidentiel du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et le port de Tripoli. Le porte-parole du gouvernement Moussa Ibrahim a dit qu'au moins trois personnes ont été tuées et 150 blessées lors des 12 à 18 frappes de l'OTAN contre une caserne de la garde du peuple, des unités de volontaires qui appuient l'armée. « Les casernes étaient vides. La plupart des victimes étaient des civils vivant à proximité », a ajouté Ibrahim, selon l'AFP.

Il a également été rapporté que l'OTAN a bombardé le 22 mai la résidence de Kadhafi, ainsi que le port de Tripoli.

Le 17 mai, les avions de l'OTAN ont lancé des frappes aériennes contre Tripoli avec au moins deux explosions entendues près du quartier de Bab al-Aziziya où la résidence de Kadhafi est située, rapporte l'AFP.

Plus tard durant la journée, le porte-parole du gouvernement Moussa Ibrahim a déclaré aux journalistes que les bombes de l'OTAN ont frappé un poste de police et le ministère libyen de l'Inspection et du contrôle populaire à Tripoli. Les deux bâtiments sont situés sur l'avenue Al-Jumhuriya, une zone très peuplée dans la capitale libyenne, rapportent les agences. D'autres bâtiments ont récemment été frappés par l'OTAN à Tripoli, notamment l'ambassade de la République populaire démocratique de Corée, rappelant un acte criminel similaire en 1999 lorsque l'OTAN a frappé l'ambassade de Chine à Belgrade au cours du « bombardement humanitaire » de la Yougoslavie.

Dans la nuit du 16 mai, des avions de combat britanniques ont attaqué l'édifice de l'Agence de renseignements libyenne ainsi qu'un centre de formation pour les gardes du corps dans la capitale, Tripoli, a annoncé le ministère britannique de la Défense.

Le 17 mai le chef de l'état-major de la Grande-Bretagne, le général David Richards, a affirmé que la poursuite des attaques ne vise pas Kadhafi lui-même, mais que s'il est tué dans l'un des raids, ce sera « selon les règles [du combat ] ». Les bombardements sur Tripoli ciblent des installations civiles qui ne font pas partie d'une zone de combat, entraînant la mort de civils qui ne sont pas protégés, dans le seul but de tuer Kadhafi, comme ce fut le cas lors du raid du 30 avril qui a tué son fils et trois de ses petits-enfants à leur domicile . Le secrétaire à la Défense de la Grande-Bretagne Liam Fox a annoncé le 16 mai que l'OTAN et ses alliés sont prêts pour une longue campagne aérienne.

Les dirigeants des pays de l'OTAN ont indiqué clairement à maintes reprises que, peu importe le contenu de la résolution de l'ONU, le but de la mission n'est pas une simple zone d'exclusion aérienne, mais un changement de régime. En d'autres termes, la mission de l'OTAN n'est pas à des fins humanitaires mais à des fins d'intervention directe dans une guerre civile en vue d'assassiner un chef d'État étranger. Les États-Unis ont également introduit récemment en Libye des drones Predator qui sont connus pour leur usage aux fins d'assassinats ciblés et d'attaques contre des civils au Pakistan et en Afghanistan par l'OTAN et, en Asie occidentale, par Israël et les États-Unis

Impasse et menaces d'un début de guerre au sol

Deux mois après le début de l'intervention étrangère, des agences de nouvelles rapportent qu'il y a une impasse où ni les troupes libyennes, ni les soi-disant rebelles sont en mesure de réaliser des gains importants sur le champ de bataille, en dépit du fait que ces derniers reçoivent massivement de l'aide militaire de l'OTAN.

Le 3 mai, le porte-parole de l'OTAN James Appathurai a déclaré que l'utilisation de forces terrestres peut être la seule façon de modifier la situation actuelle et de contribuer à un changement de régime.

« Le Conseil de sécurité doit adopter une nouvelle résolution sur la Libye. La Résolution 1973 ne prévoit pas des opérations terrestres. Nous avons besoin d'une nouvelle résolution  », a déclaré Appathurai.

12 juin

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2011/Q410198.HTM#2



3) Les organisations mondiale - pro-Otan

Otan

Le faux humanitarisme de l'ONU.

Alors que l'OTAN bombarde les civils sous le couvert d'une résolution du Conseil de sécurité pour protéger les civils, l'ONU appelle le gouvernement libyen à faire une « pause dans les combats », afin que les civils puissent être évacués. La position de l'ONU rejette la responsabilité sur le gouvernement libyen et masque les attaques contre des civils par la mission militaire de l'OTAN, ainsi que la formation et l'armement des soi-disant rebelles par des pays étrangers, en dehors de tout mandat de l'ONU.

Lors d'une récente rencontre avec le premier ministre libyen Mahmudi, le secrétaire général Ban Ki-moon a appelé Mahmudi à « arrêter de tuer des civils » et à accepter « des négociations d'un cessez-le-feu immédiat et vérifiable vers la résolution pacifique du conflit et l'accès sans entrave aux travailleurs humanitaires ». Ban Ki-moon met d'exiger que l'OTAN cesser ses massacres de civils.

Les Libyens ne sont pas dupes. Les agences de nouvelles rapportent que l'ONU a été forcée de retirer son personnel international de Tripoli, le 1er mai, lorsque ses bureaux ont été attaqués par des gens indignés par l'assassinat le 30 avril du plus jeune fils de Kadhafi et ses trois petits-fils lors d'un raid aérien de l'OTAN.

12 juin

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2011/Q410198.HTM#2



4 Politique 

a) Les pro-Otan dans le monde

Les USA

Gates: les lacunes de l’Otan pourraient "compromettre" la mission en Libye

Le secrétaire américain à la guerre, Robert Gates, a mis en garde vendredi les alliés occidentaux de l'Otan contre leur manque d'investissements militaires et de volonté politique, soulignant que les "lacunes" relevées en Libye pourrait "compromettre" l'efficacité de la mission. 

"Concernant l'opération de l'Otan en Libye, il est devenu douloureusement évident que des lacunes - en capacité et en volonté - ont le potentiel de compromettre la capacité de l'alliance à mener une campagne intégrée, efficace et durable dans les airs et sur mer", a dit Gates devant une centre de réflexion bruxellois, au lendemain d'une réunion avec ses homologues des 28 pays membres de l'Otan.

 Il a mis en garde contre "une alliance à deux vitesses" avec quelques nations se contentant d'opérations humanitaires tandis que d'autres devraient supporter les opérations de combat.

"Ce n'est plus un souci hypothétique et c'est inacceptable", a relevé Gates.
L'Otan pourrait avoir "un avenir sombre" si les alliés renoncent à des investissements militaires suffisants alors que l'Alliance atlantique est engagée sur deux fronts en Libye et en Afghanistan, a-t-il également estimé.
 "Un tel avenir est possible, mais pas inévitable", a-t-il toutefois ajouté en exhortant les alliés à "arrêter et inverser ces tendances".

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=19056


Lucille Baume : Les gros bras Gates et Rasmussen tentent une nouvelle extorsion de fonds.

Les caisses du complexe militaro-industriel US sont vides.

Le Pentagone a donc envoyé ses gros bras, Robert Gates et Anders Fogh Rasmussen, pour presser ses alliés.

Comme tous les racketteurs, ils assurent garantir la « protection » de leurs interlocuteurs.

Bien que saisonnière, l’offensive conduite par Robert Gates et Anders Fogh Rasmussen au sein de l’OTAN surprend par son déphasage d’avec la réalité.

Dans son discours d’adieu, prononcé le 10 juin devant le Security & Defense Agenda [1], le secrétaire à la Défense des États-Unis, Robert M. Gates, a souligné que les membres européens de l’Alliance voulaient bénéficier de la protection US, mais étaient pour la plupart incapables d’apporter une contribution significative aux opérations en cours. Il les a donc exhortés à augmenter leurs budgets militaires.

Dans un entretien au Guardian, publié le 15 juin [2], le secrétaire général de l’Alliance Anders Fogh Rasmussen en a rajouté : « L’élargissement de ce fossé économique peut conduire également à un agrandissement du fossé technologique risquant d’entraver les capacités opérationnelles de nos forces entre elles. Les Américains continuent de fournir des équipements militaires plus perfectionnés tandis que les Européens sont loin derrière. Il pourrait devenir éventuellement difficile de coopérer même en ayant la volonté politique de le faire en raison du fossé technologique ».

Au premier abord, ces jérémiades ne sont pas nouvelles.

De manière à peu prés régulière, le Pentagone sonne l’alarme, annonce que la situation est critique… et tend sa sébile. Habituellement, les Alliés font d’abord la sourde oreille et finissent par mettre la main à la poche. Jusqu’à la prochaine fois. Si le discours n’est pas nouveau, le contexte —lui— a changé, il en résulte un étrange décalage.

Résumons les faits : les États-Unis sont au bord de la faillite. Ils financent leurs armées avec une monnaie de singe, le dollar. Le complexe militaro-industriel s’avérant incapable de se remettre en question et de diminuer son train de vie, le Pentagone entend contraindre ses alliés à s’engager dans des conflits qui ne les concernent pas pour qu’ils y perdent des matériels et des munitions qui leur seront facturés au prix fort.

Rappelons le contexte : en 2010, un État membre de l’OTAN, de l’UE et de la zone euro (la Grèce) ne parvient plus à rembourser ses emprunts. Pour le sauver, il a été convenu non pas de réduire sa dette, mais de l’accroître. Les Etats-Unis, l’Allemagne et la France l’ont renfloué, par le biais de l’UE et du FMI, tout en le contraignant à acheter des avions de combat et des sous-marins pour se défendre contre un autre État membre de l’OTAN (la Turquie). Alors qu’Athènes ferme ses services publics et brade ses entreprises d’État, il se voit obligé d’entretenir un budget de Défense délirant, presque double (en proportion) de celui de la France. Résultat : un an après le pays implose.

Sur le fond, les choses sont limpides : l’OTAN ne protège pas ses membres, mais les rackette —la preuve par la Grèce face à la Turquie—. Et en cette période de crise économique occidentale, le racketteur est plus violent encore.

Le seul à s’en être ému publiquement est, comme à l’habitude, un Français. L’amiral Pierre-François Forissier, chef d’état-major de la Marine, a répliqué que la mobilisation des forces françaises contre la Libye obérerait rapidement leur capacité à défendre le pays. Une déclaration en forme de préavis qui doit se comprendre en se souvenant que l’amiral était opposé à l’engagement du porte-avions Charles-de-Gaulle dans ce conflit.

Le chef d’état-major de la Marine est dans son rôle.

Comme l’était celui de l’armée de Terre, le général Bruno Cuche lorsqu’il s’interrogeait sur l’engagement français en Afghanistan et s’opposait au déploiement des chars Leclerc. Cuche a été contraint à la démission par le président Sarkozy à l’occasion d’un accident meurtrier dans une caserne, gageons que le premier prétexte venu sera utilisé par l’Élysée pour se débarrasser de Forissier.

En définitive, la seule question qui se pose est celle formulée par Vladimir Poutine à la conférence de Munich en 2007 [3] : mais pourquoi donc les Européens restent-ils membres d’une alliance qui va à l’encontre de leurs intérêts ?

  [1] « Farewell speech on Nato », par Robert Gates, Voltaire Network, 10 juin 2011.
http://www.voltairenet.org/170425.html
[2] « Nato chief Anders Fogh Rasmussen warns of ’two-tier’ force », par Julian Borger, The Guardian, 15 juin 2011.
http://www.guardian.co.uk/world/2011/jun/15/nato-chief-warns-of-two-tier-force
[3] « La gouvernance unipolaire est illégitime et immorale », par Vladimir V. Poutine, Réseau Voltaire,

Lucille Baume
Réseau Voltaire

16 juin 2011
http://www.voltairenet.org/article145320.html


 

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