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22/06/2011

n° 89 - Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' du 21-06 : Fin - Dans les méandres des vendeurs de mort de l’Otan.


 n° 89 -  Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' du 21-06 : Fin - Dans les méandres des vendeurs de mort de l’Otan.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 89 - du 21-06

C.De Broeder & M.Lemaire



 "Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

"Le'Dossier des guerre de l'Otan" est  visible :

a) Sur nos  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) Sur le site de Eva Resis  : no-war.over-blog.com

d) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) Sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

5 Les non Otan ... Le reste du monde

6 Médias & Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Jody McIntyre : Libye : le silence assourdissant.

7 Brèves

7-1 La Libye renouvelle l'offre de cessez-le-feu.

8  Dossiers .

8-1 Les nations européennes ne veulent plus jouer leur rôle dans l'OTAN

8-2 Opération UNIFIED PROTECTOR - Protection des populations et des zones civiles



c) Les pro-Otan dans le monde

1 Belgique

a) François Janne d’Othée : En Libye, la Belgique en est réduite à compter les coups.

La Belgique prolonge son intervention en Libye alors que la guerre change de nature. Les députés sont mis devant le fait accompli.

En guerre jusqu’en septembre au moins : l'intervention militaire belge en Libye se poursuivra tant que les objectifs de la résolution 1973 de l’ONU (qui instaurait notamment une « no-fly zone ») ne seront pas « complètement atteints », a décidé le « kern » malgré les affaires courantes.

Mais son interprétation très large commence à susciter la controverse : ouvre-t-elle implicitement la voie à l’assassinat de Kadhafi ? Pour l’expert militaire Joseph Henrotin, l’objectif de la résolution a déjà été atteint puisque « la population civile est protégée, à l’exception de quelques zones ».

Les députés belges se retrouvent donc en position délicate. En appuyant unanimement cette intervention, le 21 mars dernier, ils visaient a priori un seul objectif : éviter le bain de sang que Kadhafi s’apprêtait, selon eux, à perpétrer contre des civils désarmés. Et non à soutenir une rébellion armée, ni à chasser le colonel du pouvoir. D’autre part, si des civils ont été protégés, combien d‘autres ont péri entre-temps ? Or il ne s’agit pas seulement des victimes collatérales des frappes aériennes.

La France estime à 10 000 le nombre de Libyens massacrés à Tripoli par un régime que les Occidentaux poussent dans une fuite en avant. Cela n’empêche pas le secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen (qui avait soutenu George Bush lors de l’invasion de l’Irak en 2003) de continuer à réclamer le départ de Kadhafi. Le parlement estime-t-il que Rasmussen parle également au nom de la Belgique ?

Parmi les premiers à réagir, Patrick Moriau (PS) estime qu’« il y a un clair basculement dans l’intervention en Libye. Nous avons donné notre accord sur base de la résolution 1973, mais on est dans une autre guerre. Dans une impasse, aussi. Alors, de deux choses l’une : soit on propose une nouvelle résolution, soit on négocie avec le régime ». Très critique à l’égard du CNT (insurgés), « qui refuse tout dialogue », Moriau ne regrette toutefois pas d‘avoir voté en faveur de l’intervention : « Il fallait faire quelque chose, sinon Benghazi aurait été rayé de la carte », pense-t-il. Par contre, Ecolo, qui a été en pointe dans la campagne en faveur des frappes, n’a plus réagi depuis le vote. Or son souhait d’une action « ciblée, balisée, efficace et limitée dans le temps » n’a, d’évidence, pas été réalisé.

Pour aiguillonner les parlementaires des commissions Affaires étrangères et Défense, la CNAPD (Coordination nationale d’action pour la paix et la démocratie, qui regroupe 40 associations), vient de leur écrire afin qu’ils reprennent la main dans le débat, tout en appelant à la fin des bombardements. Après avoir défendu l’idée d’une intervention, la Coordination opère une courbe rentrante : « Dans le feu de l'actualité, se défend-elle, le débat a malheureusement gravité autour d'une seule question apparemment simple: soit on soutient l’établissement d’une zone d’exclusion aérienne, soit on ne fait rien ». Elle regrette surtout que les méthodes non violentes (cessez-le-feu, médiation, négociation) aient été rejetées par la coalition. Face à cette guerre qui change de visage, la CNAPD conclut : « Les députés doivent prendre acte de leurs erreurs et exiger un retrait des troupes et appareillages belges ». Le débat est lancé.

François Janne d’Othée

09 juin

Olivier MONTULET


2 Canada

a) Le Canada se prépare à accroître sa participation au sein de la mission de l'OTAN contre la Libye.

Les agences de presse rapportent que lorsque l'extension de la participation du Canada à l'agression dirigée par les États-Unis et l'OTAN sera un point pressant à l'ordre du jour du nouveau parlement.

La mission actuelle a été autorisée le 21 mars après un débat presque sans participation au Parlement et doit se terminer le 16 juin. L'armée canadienne rapporte que le Canada a actuellement 560 soldats déployés en Libye, ainsi que la frégate HMCS Charlottetown, sept CF-18, deux appareils de surveillance maritime et deux avions de ravitaillement.

Pendant la période de questions de CTV du 15 mai, Peter MacKay, ministre de la Défense, a voulu prétendre que la participation du Canada ne sera pas « élargie » au-delà des paramètres de la Résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU pour mettre en place une zone d'exclusion de vol et protéger les civils. Autrement dit, le ministre MacKay, qui réagissait à l'appel du chef des Forces armées britanniques David Richards qui demandait une « action militaire plus intense », affirme que la participation du Canada ne s'étendra pas pour inclure officiellement le bombardement des infrastructures, le déploiement de soldats pour une guerre terrestre ou l'assassinat du dirigeant libyen Mouammar Khadafi, comme d'autres pays européens ont appelé ouvertement à le faire. C'est faire fi de la réalité, qui est que les infrastructures sont déjà bombardés par l'OTAN et que les frappes aériennes sur Tripoli tuent régulièrement des civils et sont carrément des tentatives de tuer Khadafi.

De plus, MacKay a incité d'autres pays à initier une guerre terrestre. Il a déclaré qu'« il y a un besoin de plus d'appui terrestre de la part de la Ligue arabe et d'autres pays ».

Jay Paxton, porte-parole du ministre MacKay, a dit que le gouvernement « demeure engagé pour l'obtention d'une approbation du Parlement pour une extension possible ». La décision dépendra de la situation sur le terrain et de l'application de la part de l'OTAN de la Résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a approuvé la première zone d'exclusion de vol au-dessus de la Libye, a-t-il dit.

Paul Dewar, le critique du NPD en matière d'affaires extérieures, a dit qu'en tant qu'Opposition officielle, le NPD n'est pas opposé à une possible extension de la mission du Canada en Libye au-delà du mandat de trois mois, mais que le Canada devrait avoir un rôle plus défini et mettre plus d'emphase sur les objectifs diplomatiques et humanitaires. « Je ne dis pas que nous dirions non, mais cela devrait être une question que nous examinerions et cela pourrait être un rôle que le Canada pourrait jouer, » a-t-il dit à iPolitics.ca. « Nous sommes tous préoccupés par une dérive de la mission. »

Le NPD a demandé d'être mis au courant par les représentants de la Défense nationale et des Affaires étrangères. Dewar a dit qu'il veut être sûr que le premier rôle militaire du Canada est de créer les conditions pour un cessez-le-feu et un règlement négocié pour mettre fin à la guerre civile. Selon lui, le problème avec la situation actuelle est que les forces de l'OTAN ont dérivé en quelque sorte du rôle militaire de base initial, qui était de mettre en application une zone d'exclusion de vol et de protéger les civils en ciblant les forces militaires qui posaient une menace.

Pendant ce temps, des agences de presse nous informent que les militaires canadiens ont déjà commandé 1 300 bombes à être utilisées en Libye, à un coût approximatif de 100 000 $ chacune, pour un total de 130 millions $.

Bien que l'armée canadienne refuse de divulguer le nombre de bombes qui ont déjà été lâchées sur la Libye, le Ottawa Citizen rapporte que les CF- 18 ont effectué environ 300 sorties, soit environ cinq par jour en moyenne dans les deux derniers mois.

(Agences de presse)


3 Pologne

Accord sur le déploiement de forces aériennes américaines.

La Pologne et les Etats-Unis ont signé lundi un accord sur le déploiement de forces aériennes américaines sur le territoire polonais à partir de 2013.

Ce document prévoit le stationnement permanent d'un détachement de soldats américains sur le sol polonais et les rotations régulières d'avions de l'armée de l'air des Etats-Unis, dont les pilotes s'entraîneront avec les pilotes polonais.

Il s'agit de se préparer à la présence permanente de troupes américaines sur le sol polonais autour de 2018, en rapport avec la réalisation du projet le plus important, celui du bouclier antimissile, a déclaré le ministre polonais de la Défense, Bogdan Klich, se référant au projet de l'Otan d'installer un tel bouclier en Europe.

Pour Washington et Bruxelles, ce projet est destiné à contrer une attaque venant de pays tels que l'Iran. Mais la Russie y est hostile et le considère comme une menace pour sa propre sécurité, sauf si elle est conviée à y participer.

A partir de 2013, un détachement militaire américain sera déployé en Pologne, au service de rotations régulières d'avions de combat et de transport américains, a indiqué M. Klich.

M. Klich a précisé que les pilotes polonais et américains s'entraîneraient ensemble quatre fois par an.

Les rotations seront assurées par les avions de combat F-16 et de transport Hercules. Le détachement américain permanent comprendra des techniciens américains, une vingtaine selon les médias polonais.

La Pologne possède actuellement 48 avions F-16, stationnés dans le centre et l'ouest du pays.

Ce premier accord prévoyant une présence américaine sur le sol polonais, a été signé lors d'une cérémonie à Varsovie par le ministre Klich et l'ambassadeur des Etats-Unis à Varsovie, Lee Feinstein.

Nous pensons que ce sera un centre régional pour les opérations aériennes de l'Otan en Europe centrale, a déclaré M. Feinstein à la presse.

Ce détachement d'aviation aura aussi une conséquence importante pour la future coopération régionale avec nos autres alliés de l'Otan, travaillant avec la Pologne, les Etats-Unis et d'autres partenaires, a-t-il ajouté sans préciser le nom de ces partenaires.

La semaine dernière, les forces aériennes de la Russie et de l'Otan s'étaient livrées en Pologne et au dessus de la mer Noire à leur premier exercice conjoint destiné à éviter des attentats comme ceux du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Membre de l'Alliance atlantique depuis 1999, la Pologne a été, en Irak, un proche allié de Washington. Elle figure parmi les principaux contributeurs à la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf).

13 juin 2011

AFP



5 Les non Otan ... Le reste du monde

Libye

7s7 : Mouammar Kadhafi  : "L'Otan est lâche et sera vaincue".

Le président libyen Mouammar Kadhafi a averti vendredi, dans un message audio diffusé par la télévision, que l'Otan serait vaincue et ne réussirait pas à contraindre son régime à changer quoi que ce soit en Libye.
"Ils seront vaincus, l'Otan sera forcément vaincue", a dit le dirigeant libyen. "Nous sommes décidés à ne rien changer dans notre pays si ce n'est par notre propre volonté et loin des avions de l'Alliance", a-t-il ajouté.
"Nous résistons, nous combattons, s'ils descendent au sol, nous les attendrons, mais ce sont des lâches, ils n'oseront pas", a-t-il menacé en référence aux forces de l'Otan qui commande depuis fin mars l'intervention militaire menant des raids aériens sur mandat de l'ONU.
Le colonel Kadhafi a appelé les Libyens à se préparer à libérer leur pays: "Préparez-vous hommes et femmes à libérer la Libye tout entière". (belga)

17/06

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1280274/2011/06/17/L-Otan-est-lache-et-sera-vaincue.dhtml


Sud Afrique

Jacob Zuma (président sud-africain) : L'Otan viole la résolution 1973 de l'Onu.
L'Otan viole la résolution du Conseil de sécurité de l'Onu appelée à protéger la population libyenne contre les troupes de Mouammar Kadhafi, a déclaré le président sud-africain, Jacob Zuma, soulignant que l'Alliance se servait de ce document pour promouvoir ses propres intérêts en Libye.
"
Nous dénonçons l'interprétation incorrecte de la résolution 1973. Cette résolution a été violée afin de renverser le régime de Kadhafi, de tuer des responsables politiques libyens et de permettre l'occupation du pays par des militaires étrangers", a affirmé M. Zuma qui avait rencontré le colonel Kadhafi à Tripoli en mai dernier.
Le 19 mars, une coalition de pays occidentaux a lancé une opération militaire contre la Libye en vue de mettre en place une zone d'exclusion aérienne, de faire respecter l'embargo sur les fournitures d'armes au régime libyen et de protéger la population civile du pays. Quelques jours après, le commandement de l'opération est passé à l'Otan. Les frappes aériennes devaient initialement prendre fin le 27 juin, mais le 1er juin, l'Alliance atlantique a décidé de les prolonger jusqu'à fin septembre.
Jacob Zuma

14/06/2011

http://fr.rian.ru/world/20110614/189837388.html


Union africaine

L'Union africaine appelle à une solution politique

Le 25 mai, l'Union africaine (UA) a appelé à un réglement politique du conflit prolongé en Libye par un sommet spécial à Addis-Abeba, en Éthiopie. Les propositions comprennent un cessez-le-feu et une équipe de médiation de haut niveau.

« Je suis convaincu que seule une solution politique peut conduire à une paix durable et satisfaire les aspirations légitimes du peuple libyen », a déclaré Jean Ping, président de la Commission de l'UA, l'organe exécutif du bloc panafricain.

« La situation en Libye demeure très préoccupante pour nous, pour l'avenir de la Libye-même ainsi que pour les pays de la région », a ajouté Ping.

L'UA a également proposé le mois dernier un plan similaire de cessez-le-feu que Kadhafi lui-même a accepté. Ce plan a été rejeté par les rebelles libyens qui ont insisté avant tout sur le départ de Kadhafi.

12 juin

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2011/Q410198.HTM#2


Russie

Anatoli Serdioukov : Bouclier: La Russie serait obligé de développer ses forces nucléaires

La Russie serait obligée de développer ses forces nucléaires en cas d'absence d'une entente avec l'OTAN sur le déploiement d'un bouclier antimissile en Europe, a déclaré mercredi à Bruxelles le ministre russe de la Défense Anatoli Serdioukov.

"Nous n'avons pas d'autre choix, sinon nous serons obligés de relancer la course aux armements", a indiqué le ministre à l'issue d'une réunion du Conseil Russie-OTAN au niveau des ministres de la Défense.

La Russie et l'OTAN ont convenu de coopérer dans la mise en place d'un système de défense antimissile en Europe lors du sommet bilatéral à Lisbonne le 20 novembre 2010.

Le vice-ministre russe de la Défense Anatoli Antonov a récemment déploré l'absence de progrès dans les négociations dans ce domaine et a avoué que les militaires russes se préparaient à réagir au déploiement d'éléments du bouclier américain près des frontières russes.

Le président russe Dmitri Medvedev a déclaré en mai dernier que le développement de la défense antimissile européenne devait obéir à des règles précises, et que la Russie serait obligée d'entreprendre des démarches réciproques si elle ne parvenait à créer aucun modèle de coopération avec l'OTAN dans ce domaine.

8 juin –

RIA Novosti



6 Médias & Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

6-1 Jody McIntyre : Libye : le silence assourdissant.

A présent nous allons envoyer des Apache pour bombarder les civils libyens.

Une escalade de plus dans une guerre sanglante de l’OTAN de plus. Ou, comme l’a dit le Colonel Jason Etherington, « ce n’est qu’un élément de plus dans le jeu ».

La totalité des médias suivent la ligne officielle.

Il s’agit d’une guerre pour protéger les civils. Il s’agit d’une guerre pour forcer Kadhafi à partir. Comme si les gouvernements occidentaux, avec leur brillant historique de violations des droits de l’homme à travers le monde, avaient la moindre autorité morale pour porter un jugement sur le gouvernement Libyen. La rhétorique d’Etherington révèle la minable vérité, cette guerre n’est qu’un jeu pour nous, un « jeu » qui mérite d’être élargi.

Même Al Jazeera raconte la même histoire de « rebelles » qui capturent des villes les unes après les autres. Mais la chaine ne diffuse pas d’images de Tripoli, la capitale, où, à l’exception des bombardements de l’OTAN, les gens continuent de vivre leurs vies. Et on ne montre jamais les images des crimes commis par cette soi-disant brigade « rebelle » qui a violemment attaqué les Libyens et Africains noirs dans l’est du pays, en les qualifiant de « mercenaires africains », embauchés par Kadhafi, même si tous les Libyens sont en fait des Africains. Rien de tout ça n’est raconté, parce que ça ne cadre pas avec la version officielle. Les merveilleux dirigeants rebelles, dont beaucoup travaillaient pour Kadhafi il y a encore quelques mois, sont nos alliés. Kadhafi, le méchant utile, est notre ennemi juré.

Mais pourquoi un tel silence ?

Contrairement à l’Afghanistan et à l’Irak, qui ont provoqué d’énormes protestations à travers le monde, les réactions devant la Libye ont été relativement faibles.

On nous a vendu une fausse prémisse et, comme dirait Noam Chomsky, nous avons permis la fabrication de notre consentement.

Après le rideau de fumée initial qui a bien fonctionné, le gouvernement britannique, entre autres, n’a plus besoin de cacher ses véritables objectifs. Même s’il n’en a jamais vraiment eu besoin. « Nous n’allons pas établir une échéance, » dit William Hagie. Bien sûr que non, car l’impérialisme ne connait aucune limite lorsqu’il s’agit de faire la guerre.

J’ai toujours été frappée par les gens qui réagissent de façon hystérique lorsqu’il s’agit d’une guerre où notre pays est impliqué. Si vous faites remarquer la réalité de la situation, ils vous accuseront d’être indifférent au sort des civils libyens, ou de soutenir une dictature. En réalité, c’est notre gouvernement qui a pour habitude de soutenir les dictatures, et c’est notre gouvernement qui est en train de bombarder des civils libyens. Comme l’a écrit cette semaine Frank Netter dans son blog « Straight Talk », « Chacun d’entre nous qui paie des impôts accepte tacitement et indirectement le financement des bombes qui sont actuellement employées pour tuer des Afghans et des Libyens. Pour citer Sartre, "vous n’êtes pas merveilleux, vous êtes des assassins" ».

Cela n’a rien à avoir avec la protection des civils, et tout à voir avec le rétablissement d’une domination militaire et économique en perte de vitesse dans la région. Lorsqu’on examine la liste des rares pays dans le monde où aucune base militaire US n’est implantée, il devient beaucoup plus clair qui sont nos « ennemis » et pourquoi on nous les présente comme tels.

Jody McIntyre

The Independent

10 juin 2011

http://blogs.independent.co.uk/2011/06/07/libya-a-deafening-silence/
Traduction "pendant les divertissements, la guerre continue" par VD pour le Grand Soir, avec probablement les fautes et coquilles habituelles.
http://www.legrandsoir.info/libye-le-silence-assourdissant-the-independent.html



7 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

7-1 La Libye renouvelle l'offre de cessez-le-feu.

Le premier ministre Baghdadi Mahmoudi affirme que le gouvernement libyen est prêt à accepter un cessez-le-feu immédiat sous la surveillance de l'ONU. La lettre a été envoyée à plusieurs gouvernements européens, a indiqué le 26 mai le quotidien britannique The Independent, citant le document.

« Nous devons arrêter les combats, commencer à parler, s'entendre sur une nouvelle constitution et créer un système de gouvernement qui soit le reflet de la réalité de notre société et conforme aux exigences de la gouvernance contemporaine », a déclaré Mahmudi.

« Le cycle de la violence doit être remplacé par un cycle de réconciliation. Les deux parties ont besoin d'une incitation à sortir de leurs retranchements et à s'engager dans un processus qui va aboutir à un consensus », a-t-il ajouté.

Cette dernière proposition en faveur d'un cessez-le-feu suit plusieurs autres présentées par la Libye et l'Union africaine.

Le 19 mai, le porte-parole du gouvernement Moussa Ibrahim, annonçant une nouvelle tentative de faire arrêter les combats, a déclaré que les forces gouvernementales se retireront des villes à la condition que les forces d'opposition en fassent autant. « Nous sommes même prêts à aller jusqu'au retrait de notre armée de toutes les villes et des centres où vit la population libyenne », a dit Ibrahim.

Le 15 mai, après une réunion avec le secrétaire général Ban Ki Moon, Mahmudi a déclaré que la Libye est prête à « un cessez-le-feu qui coïncidera avec l'arrêt des bombardements de l'OTAN et l'acceptation d'observateurs internationaux », rapporte l'AFP. Mahmudi a accusé l'OTAN « d'assassinats politiques, d'un siège maritime injuste, de bombardements de zones civiles et de la destruction de l'infrastructure ».

Maintes et maintes fois, les soi-disant rebelles ont miné les tentatives de négocier un cessez-le-feu avec leur demande inacceptable qu'un cessez-le-feu doit aussi inclure un changement de régime.

12 juin

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2011/Q410198.HTM#2



8  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

8-1 Les nations européennes ne veulent plus jouer leur rôle dans l'OTAN.

Déclaration sur la Libye

à l'issue du déjeuner de travail des ministres de la Défense des pays de l’OTAN avec les pays non OTAN contribuant à l’opération Unified Protector

Aujourd'hui, nous, ministres de la Défense des pays de l'Alliance et des pays partenaires de l'opération Unified Protector dirigée par l'OTAN, nous sommes réunis ce jour afin de faire le point sur la situation en Libye et de réaffirmer notre détermination à appuyer la mise en application des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU. Ces résolutions donnent clairement pour mandat de protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque, et de faire respecter la zone d'exclusion aérienne ainsi que l'embargo sur les armes.

Notre opération vient à l'appui des objectifs de la communauté internationale, définis par le Groupe de contact sur la Libye, qui sont de parvenir à un règlement rapide de la crise, de mettre fin à la violence et de permettre au peuple libyen de déterminer librement son propre avenir. Notre opération continue de recevoir le ferme soutien des pays de la région et de bénéficier de contributions d'une valeur inestimable de la part des pays partenaires non membres de l'OTAN.

Nous nous acquittons de notre mandat. Nous avons accompli des progrès importants et réguliers, et sauvé ainsi un nombre incalculable de vies humaines.  En maintenant une cadence opérationnelle élevée et en procédant à des frappes de précision contre des cibles militaires légitimes, nous avons sérieusement mis à mal la capacité du régime de Kadhafi d'attaquer des civils et relâché l'étau dans lequel se trouvait la population civile dans des zones comme Misrata.   Nos opérations sont menées avec le plus grand soin afin d'éviter de faire des victimes civiles.

Nous condamnons les attaques répétées du régime libyen contre sa propre population, de même que son refus d'accéder aux demandes de la communauté internationale contenues dans les résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU.  Nous avons intensifié notre action, notamment en déployant des avions et hélicoptères d'attaque supplémentaires, et sommes déterminés à poursuivre notre opération afin de protéger le peuple libyen aussi longtemps que nécessaire. Nous avons donc prolongé l'opération Unified Protector pour une période supplémentaire de 90 jours à compter du 27 juin. Nous sommes résolus à mettre en oeuvre les moyens nécessaires ainsi qu'à faire preuve d'une souplesse opérationnelle maximale dans les limites de notre mandat pour soutenir durablement ces efforts, et nous saluons les contributions additionnelles à notre action commune.  Nous réaffirmons avec force les objectifs formulés par nos ministres des Affaires étrangères à Berlin le 14 avril, aux termes desquels le régime libyen doit cesser les attaques contre des civils, faire rentrer toutes ses forces dans leurs bases, de façon vérifiable, et permettre un accès immédiat, sans restriction, en toute sécurité et sans entrave à l'aide humanitaire. 

Nous avons un mandat clair de l’ONU ainsi que les moyens et la détermination pour le mener à bien. Nous sommes sûrs qu'une combinaison appropriée de pressions militaires, politiques et économiques aidera à mettre fin aux attaques perpétrées contre des civils et créera les conditions qui permettront au peuple libyen de déterminer son propre avenir. Nous saluons les efforts entrepris par l’Organisation des Nations Unies au travers de l'envoyé spécial du secrétaire général de cette organisation, par le Groupe de contact ainsi que par les organisations régionales compétentes et d'autres acteurs en vue de parvenir à une solution politique crédible et durable.  Nous attendons avec intérêt les résultats de la réunion que le Groupe de contact tiendra demain à Abou-Dhabi pour soutenir les efforts déployés plus largement par la communauté internationale en vue de mettre fin à la crise.

Nous continuerons d’agir en coordination avec des organisations clés, dont l’ONU, l'Union européenne, la Ligue des États arabes et l'Union africaine, et d’avoir des consultations avec d’autres, comme l'Organisation de la Conférence islamique, et nous encourageons ces organisations pour ce qui est de leurs efforts dans la période immédiate d’après-conflit et à plus long terme. Une fois que les objectifs fixés à Berlin auront été atteints, l'Alliance se tient prête à jouer un rôle, sur demande et selon les besoins, et à apporter son soutien aux initiatives postérieures au conflit qui devraient être menées par l’ONU et par le Groupe de contact sur la Libye.

Le temps joue contre Mouammar Kadhafi, qui a clairement perdu toute légitimité et doit donc quitter le pouvoir. Il n'y a pas d'avenir pour un régime qui menace et attaque systématiquement sa propre population. Le peuple libyen mérite de pouvoir décider de son propre avenir dans une Libye souveraine, indépendante et unie.

 http://www.nato.int - juin 2011

Opération UNIFIED PROTECTOR : Direction par l’OTAN de l’embargo sur les armes à l’encontre de la Libye  

Depuis le 23 mars 2011, des navires de guerre et des avions de l’OTAN patrouillent les approches des eaux territoriales libyennes dans le cadre de l’opération Unified Protector. Leur mission consiste à réduire le flux d’armes, de matériels assimilés et de mercenaires vers la Libye, conformément à la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU. L’opération dans son ensemble est commandée par le lieutenant-général Charles Bouchard, du Groupe de forces interarmées déployable Unified Protector. L’embargo maritime sur les armes est placé sous le commandement du viceamiral Rinaldo Veri, du commandement maritime de l’OTAN à Naples. Le pilotage politique de l’opération est assuré par le Conseil de l’Atlantique Nord, au siège de l’OTAN à Bruxelles. Depuis le 30 mai 2011, dix-neuf navires et sous-marins contrôlent et font respecter l’embargo sur les armes, avec l’aide d’avions de patrouille maritime et d’avions de chasse si nécessaire.

En exécution de leur mission, les forces navales de l’OTAN peuvent interdire à un navire d’entrer dans un port libyen ou d’en sortir si elles ont des raisons de croire que le navire ou sa cargaison sera utilisé pour des attaques contre des civils, que ce soit directement ou indirectement. Toute décision d’intercepter et/ou de dérouter un navire est prise au cas par cas par les commandants militaires de l’OTAN, sur la base de renseignements fiables. L’OTAN travaille en collaboration étroite avec l’Organisation maritime internationale et l’industrie du transport maritime pour limiter les perturbations éventuelles de la navigation. Les navires qui prévoient de transiter par la zone sous embargo sont dûment informés par l’OTAN des procédures de navigation et doivent lui notifier leur cargaison et leur destination, comme cela est précisé dans les messages d’avertissement qu’ils reçoivent. Sur la base des informations communiquées par les navires en transit, et à l’aide du système d’identification automatique des navires (qui fournit des informations générales sur la vitesse, la position, le cap et la destination) et des moyens de surveillance et de renseignement, l’OTAN vérifie les mouvements de navires dans la région, en faisant une distinction, d’une part entre le trafic légitime de nature commerciale, humanitaire ou privée et, d’autre part, les navires suspects, qui doivent être inspectés de plus près.

Les navires suspects sont interrogés par radio et, s’ils ne fournissent pas des informations satisfaisantes sur leur cargaison, les navires de l’OTAN sont autorisés à les intercepter. En dernier recours, les équipes de visite sont habilitées à employer la force pour accéder au navire et vérifier le journal de bord, la liste des membres d’équipage ainsi que le manifeste de fret. Jusqu’à maintenant, toutes les visites se sont déroulées sans opposition. Si des mercenaires, des armes ou d’autres objets suspects sont découverts, le navire et son équipage peuvent se voir refuser le droit de poursuivre leur route. Depuis le 30 mai 2011, 1 093 navires ont été interrogés et 60 visites ont été effectuées. Sept navires se sont vu refuser le droit d’entrer dans les ports libyens ou d’en sortir. Toutes les unités de l’OTAN sont parfaitement conscientes de leurs responsabilités en ce qui concerne la sauvegarde de la vie humaine en mer (SOLAS) prévue par le droit maritime international. Les navires de l’OTAN font tout leur possible pour répondre aux appels de détresse et prêter assistance si nécessaire.

08 juin 2011 - www.nato.int


8-2 Opération UNIFIED PROTECTOR - Protection des populations et des zones civiles

Le 31 mars 2011, l’OTAN a pris le commandement général des opérations militaires internationales en Libye, en application des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU. Les actions de l’OTAN ont pour but de protéger les populations et les zones civiles contre des attaques ou contre la menace d’attaques. Cette mission vient en complément de l’imposition, par l’OTAN, d’une zone d’exclusion aérienne qui interdit l’espace aérien libyen à tous les vols, à l’exception des vols humanitaires, et qui empêche ainsi toute attaque depuis les airs contre les populations civiles. Le 1er juin 2011, l’OTAN et ses partenaires ont décidé de prolonger de 90 jours les deux volets de la mission, à compter du 27 juin 2011.

L’opération est placée toute entière sous le commandement du lieutenant-général Charles Bouchard, du groupe de forces interarmées multinationales Unified Protector. La gestion des opérations aériennes est assurée depuis le quartier général du commandement Air de l’OTAN pour le Sud-Europe, basé à Izmir, en Turquie. Le contrôle tactique en temps réel relève du Centre multinational d’opérations aériennes (CAOC) de l’OTAN situé à Poggio Renatico, dans le nord de l’Italie. Les opérations navales à l’appui de la mission sont dirigées depuis le commandement des forces maritimes de l’OTAN, à Naples.

La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU autorise le recours à “toutes les mesures nécessaires” pour protéger les populations et les zones civiles contre des attaques ou contre la menace d’attaques. Conformément à ce mandat, l’OTAN mène des opérations de reconnaissance, de surveillance et de collecte d’informations afin d’identifier les forces qui présentent une menace pour les populations et les zones civiles. Les moyens aériens et maritimes de l’OTAN peuvent ensuite prendre à partie des objectifs au sol, en mer ou dans les airs. Les moyens militaires participant à l’opération comprennent des avions de combat, de surveillance et de reconnaissance, des avions ravitailleurs, des drones et des hélicoptères d’attaque. Au 31 mai 2011, les avions de l’OTAN et de ses partenaires avaient effectué plus de 9 000 sorties, dont plus de 3 400 missions de frappe. Des navires et des sous-marins chargés de faire respecter l’embargo sur les armes prennent part à la mission lorsqu’il y a lieu. Le ciblage relève de la décision des commandants opérationnels. Parmi les objectifs frappés à ce jour figurent des chars, des blindés de transport de troupes, des systèmes de défense aérienne et des pièces d’artillerie situés à la périphérie ou s’approchant de zones civiles névralgiques comme Misrata, Ajdabiyah et Zintan. A Tripoli, l’OTAN a frappé des centres militaires de commandement et de contrôle afin de paralyser le régime de Kadhafi et de l’empêcher de transmettre des ordres à ses forces. En ciblant ses objectifs, l’OTAN met tout en oeuvre pour éviter de toucher des civils, et son action est toujours guidée par le principe du recours à la force minimale nécessaire. L’OTAN fait tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter l’acheminement de l’aide, comme on l’a vu à Misrata. L’OTAN y a en effet neutralisé les mines que les forces pro-Kadhafi avaient mouillées dans le port, ce qui a permis à l’aide humanitaire de parvenir à nouveau à ceux qui en ont besoin. L’OTAN n’a pas déployé de forces au sol, se conformant ainsi pleinement à la résolution

 June 20, 2011 11:52 AM



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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