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28/06/2011

n°28 - Libye : Médias et Manipulation de l’opinion - 26-06 – Fin - Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.

n°28 - Libye : Médias et Manipulation de l’opinion - 26-06 – Fin  - Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Libye : Médias et Manipulation de l’opinion 

n°28 du 26-06

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Le " Médias et Manipulation de l’opinion" est  visible  sur nos blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :  

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion.

2-9 Yash Tandon : Comment les choses peuvent-elles évoluer en Libye ?

3 Annexe

3-1 Bill Van Auken : Les guerres sans fin des Usa.

3-2 Ces victimes dont on ne parle pas...et ces chiffres que l’on ne publie pas!


2-9 Yash Tandon : Comment les choses peuvent-elles évoluer en Libye ?

6 juin

L’assaut continu sur la Libye par les forces de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) devrait pousser à déférer ses dirigeants devant le Tribunal Pénal International (TPI), estime Yash Tandon. Mais il reste convaincu que cela ne se produira pas. Il lui reste aussi la conviction qu’un nouveau régime installé par ce biais sera au service de l’empire, garantissant l’accès au pétrole, faisant barrage aux réfugiés vers l’Europe et faisant rempart contre les forces jugées menaçantes comme celles du Hamas et de l’Iran.

J’ai terminé mon article intitulé ‘De qui Kadhafi est-il le dictateur’ avec la question suivante : maintenant que faire ? Comment les choses peuvent-elles évoluer en Libye ? Avant que je n’aborde cette question, il est nécessaire de se souvenir que la Libye est un Etat néocolonial et qu’objectivement Kadhafi a été un dictateur néocolonial du capitalisme global, même si, subjectivement, il a été et reste anti-impérialiste. L’empire a pu s’accommoder de lui et l’a en effet réhabilité après son revirement de 1999, il y a plus d’une décennie. Mais le Printemps arabe a perturbé le programme de l’empire et il a fallu vite faire volte-face et se débarrasser de Kadhafi.
Alors, maintenant que faire ? L’empire, avec la connivence d’une partie de la population libyenne avait espéré se débarrasser de Kadhafi rapidement. La zone d’exclusion aérienne limitée des Nations Unies s’est transformée en une opération militaire de l’OTAN qui est maintenant une violation du mandat originel. L’empire, dans son orgueil et ses illusions, a cru pendant un temps que les Nations Unies pourraient permettre une invasion terrestre. Mais ceci a échoué. La Russie et la Chine, qui ont le droit de veto au Conseil de Sécurité, ont dénoncé le fait que l’OTAN avait été bien au-delà de son mandat. Kadhafi, l’ancien enfant chéri et choyé de l’empire après son revirement de 1999, s’avère beaucoup plus résilient que prévu. Il est de retour sur son chemin anti-impérialiste et nationaliste. La machine de guerre impériale n’a pas réussi à le déloger.
Depuis mars 2011, l’OTAN a effectué plus de 6000 sorties aériennes dont 2400 ont été des bombardements. Ce sont-là des chiffres impressionnants, quelle que soit l’aune à laquelle on les mesure. Face à une guerre qui se prolonge, l’empire use maintenant de subterfuges et de double langage afin d’étendre ses opérations militaires en Libye. Il tue des gens visés depuis le ciel tout en le niant et continue de cultiver le mythe qu’il ne fait que protéger des civils. Ceci est un mensonge éhonté. L’OTAN a effrontément bombardé le complexe personnel de Kadhafi à Tripoli le 22 mars, espérant le tuer.
Comme dans le cas de Ben Laden, l’empire a une stratégie militaire horrible et d’une simplicité impressionnante : couper la tête du serpent et le reste du corps va disparaître. Au cours du bombardement du 22 mars, l’empire n’a réussi qu’à tuer l’un des fils de Kadhafi dans ce qui ne peut être qualifié autrement que d’acte criminel. Ce qui devrait motiver Luis Moreno-Ocampo, le procureur du TPI à enquêter et à inculper les dirigeants de l’OTAN pour des actions criminelles. Naturellement nous savons que cela ne se produira pas. Dans l’arène international, l’impunité n’a qu’un visage : celui de l’empire
Donc, retour à la question : que faire maintenant en Libye ?
Bien que cela ressemble à un cliché, c’est un truisme que de dire que ’le futur de la Libye est dans les mains des Libyens’. Même l’empire, hypocritement, endosse ce principe et il y est obligé s’il veut garder la moindre légitimité, la moindre excuse pour ses actions en Libye. Mais le fait est que l’empire ne peut pas permettre l’autodétermination dans ses néo-colonies. Ceci serait par définition la fin des néo-colonies et donc la mort de l’empire. L’empire doit diviser pour régner.
En Libye, l’empire a activement encouragé une partie de la population à mener une guerre par procuration. Pour dire les choses clairement, Bengazi (province) mène une guerre contre Tripoli (centre) pour le bénéfice de l’empire. La France a été active à Bengazi avant même la Résolution du Conseil de Sécurité et a été le premier pays impérial à reconnaître le National Transitional Council (NTC) à Bengazi. Mais peu de pays ont suivi et donc, techniquement, le régime de Kadhafi demeure le seul acteur légalement constitué dans la conduite des relations diplomatiques de la Libye. Contre lui, l’empire utilise les gens dans une métaphore idéologique pour décrire une nation tout entière dont il est dit qu’elle s’est révoltée contre Kadhafi. Ceci est un autre mythe.
Par exemple, l’histoire véhiculée par les média, selon laquelle ‘’les combattants favorables à la démocratie à Misrata sont engagés dans une guerre des tranchées contre Kadhafi’, est une expression qui n’a rien d’anodin. Elle sert à accréditer l’idée que les forces en faveur de la démocratie résistent au dictateur. Elle sert également à préparer le terrain psychologique et politique pour justifier le soutien militaire déclaré et clandestin du ‘peuple’. La question qu’il convient alors de poser est : quel peuple ? Qui parmi les dirigeants du NTC représente le peuple ?
Le ’peuple’ est la dénomination simplifiée d’une réalité complexe. Parce qu’il doit y avoir, même à Bengazi, des gens qui ont maintenant compris qu’ils sont otages de l’empire, qu’ils ne peuvent gérer leurs affaires sans l’empire. Mais ces ‘rebelles d’entre les rebelles’ (si on peut les décrire ainsi) sont probablement marginalisés par la coalition des forces politiques qui gravite autour du NTC à Bengazi. C’est une question complexe. Pas aussi simple que ce qui est présenté par l’empire et les média.
La dure réalité est qu’aussi longtemps que l’empire dicte les termes et les moyens des relations avec Kadhafi, le ‘peuple’ ne pourra jamais déterminer son futur. C’est aussi simple que cela. Lorsqu’une nation a remis sa souveraineté à l’empire, elle ne peut la retrouver que si elle se libère de l’empire. Lorsque la rue s’est révoltée contre le régime de Kadhafi, elle s’est aussi révoltée contre l’ordre impérial. Mais maintenant la situation a échappé au contrôle du peuple. L’empire a pris en charge la destitution de Kadhafi et, en apparence, il aide le ‘peuple’ à mettre en place un régime ‘démocratique’. L’empire s’assurera que ce nouveau régime lui soit étroitement lié afin qu’il continue de servir ses objectifs économiques et stratégiques dans la région, y compris l’accès au pétrole, la retenue de cargaisons de réfugiés vers l’Europe et, par-dessus tout, la protection d’Israël, cet avant-poste de l’empire dans la région qui contre les dangers posés par le Hamas, la Syrie et l’Iran par exemple.
Donc retour à la question : quelle est l’évolution possible pour la nation libyenne ? Là, il serait peut-être utile pour la nation (un terme meilleur que ’peuple’) d’apprendre de l’expérience de la nation palestinienne pour faire progresser leur lutte en faveur de l’autodétermination. La Palestine est une nation occupée. Le peuple palestinien ne peut négocier avec Israël aussi longtemps que ses terres sont occupées. Néanmoins c’est ce que l’empire a encouragé les Palestiniens à faire depuis 60 ans. C’est une situation impossible. Comment la Palestine peut-elle négocier sur un pied d’égalité si elle est occupée ? L’empire est venu faire de la médiation mais il n’est pas un médiateur neutre. Ce n’est pas un courtier honnête. Des pays comme la Norvège, instigateur des négociations entre Israël et la Palestine, l’a fait comme substitut de l’empire dont elle est partie intégrale. Les dits accords d’Oslo dont les Norvégiens ont été les médiateurs, par exemple, étaient un processus partial au nom de l’impérialisme collectif.
Comme l’a formulé Ziyad Clot qui avait été un conseilleur de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) : ’les ‘négociations de paix’ ont été une farce trompeuse lors de laquelle des conditions biaisées ont été imposées par Israël et ont été systématiquement endossées par les Etats-Unis et l’Europe. Loin de rendre possible une paix négociée et juste qui mette un terme au conflit, la poursuite du processus d’Oslo a aggravé les politiques ségrégationnistes israéliennes et a justifié le renforcement des contrôles de sécurité imposés à la population palestinienne ainsi que sa fragmentation géographique. Loin d’avoir préservé la terre sur laquelle construire la nation, il a toléré l’intensification de la colonisation du territoire palestinien. Loin d’avoir maintenu la cohésion nationale, le processus, auquel j’ai participé brièvement, a été l’instrument qui a créé et aggravé la division des Palestiniens. Lors de ses derniers développements, il est devenu une entreprise cruelle dont les Palestiniens de la Bande de Gaza ont le plus souffert. Enfin, ces négociations ont exclu la grande majorité de la population palestinienne : les 7 millions de réfugiés palestiniens. Mon expérience au cours des 11 mois passés à Ramallah confirme que l’OLP, au vu de sa structure, n’a pas été dans une position pour représenter les droits et les intérêts de tous les Palestiniens’ (Why I blew the whistle about Palestine’. The Guardian, samedi le 14 mai 2011)
Naturellement rien ne reste figé pour l’éternité. Même après 60 ans d’efforts de la part de l’empire pour diviser la nation palestinienne, de la contraindre à des ‘négociations de paix’ avec Israël, à grand renfort ‘d’aide’ financière et de la forcer d’accepter l’Apartheid, le peuple palestinien est finalement uni. (Au moins pour un temps parce que l’empire et Israël vont poursuivre leurs efforts pour diviser). Le Hamas et le Fatah ont pour le moment enterré la hache de guerre et offrent maintenant- alors que j’écris ces lignes- un front uni à Israël et l’empire, ce que le Premier Ministre Netanyahu a hypocritement décrit comme ‘’ une victoire du terrorisme’ et’ un coup mortel pour la paix’
Un autre des conseils de Ziyad Clot à la Palestine s’applique aussi à la Libye : ‘Finalement je suis rassuré que le peuple de Palestine a généralement compris que la réconciliation entre tous ses constituants doit être le premier pas sur le chemin de la libération nationale Les Palestiniens de la Cisjordanie et les Palestiniens de la Bande de Gaza, les Palestiniens en Israël et les Palestiniens en exil ont un futur commun. Le chemin vers l’autodétermination des Palestiniens requiert la participation de tous dans une tribune politique renouvelée.’
Le peuple libyen finira par comprendre que l’opposition entre ‘Tripoli’ et ‘Bengazi’ est une opposition secondaire entre les peuples, alimentée par l’empire au nom de ‘l’intervention humanitaire’ appliquée sélectivement dans le cas de la Libye, mais non dans le cas du Yémen ou de Bahreïn. Ils comprendront que leur opposant principal en ce moment est l’empire. Dans le cas de la Palestine, le nouveau régime égyptien a été le catalyseur du rapprochement entre le Hamas et le Fatah. Peut-être qu’il pourrait jouer un rôle similaire en Libye. L’Egypte peut aussi jouer un rôle en mobilisant la Ligue arabe contre les bombardements de la Libye par l’OTAN. Suite aux bombardements de Tripoli, son secrétaire général, Amr Moussa a déclaré que l’approbation par la Ligue de la zone d’exclusion aérienne du 12 mars dernier a été fondée sur le désir d’empêcher les forces de Kadhafi d’attaquer des civils et non d’autoriser des bombardements intenses et des attaques de missiles y compris sur Tripoli et les forces terrestres
Le peuple libyen doit avoir recours à sa propre sagesse historique pour résoudre ses différends. La sagesse de l’Orient est profonde. On y reconnaît surtout la valeur de la patience, en particulier dans le désert. Il faut beaucoup de temps pour atteindre sa destination avec des chameaux, et son chemin doit être soigneusement préparé. Le désert est aussi le théâtre de guerres et de batailles féroces. Mais une oasis est différente. Une oasis est non seulement une rupture d’avec le désert mais aussi un endroit neutre, un lieu sacré de paix habité principalement par des femmes et des enfants. Les visiteurs n’entrent jamais dans la vie de l’oasis. Ils laissent ses habitants en paix. Pour les visiteurs, interférer dans l’hospitalité des habitants de l’oasis est tabou.
Ce n’est pas comme cela que les choses se passent avec l’empire occidental. C’est un empire fondé historiquement sur le pillage. C’est un empire d’interférence globale. Dans cet empire il n’y a pas d’oasis de décence. Cet empire croit à tort qu’il peut obtenir la soumission en Afghanistan et en Libye à force de bombardements. L’empire occidental est une culture dépourvue de civilisation. Il démontre sa culture crasse lorsqu’il se réjouit de la mort des enfants de Kadhafi dans leur maison. L’empire ne comprend pas qu’on peut tenir un grain de sable dans sa main et le faire disparaître en lui soufflant dessus, mais qu’il a fallu des millions d’années pour créer le sable. La civilisation orientale est encore jeune mais elle est là depuis longtemps, beaucoup plus longtemps que la civilisation occidentale et elle ne peut pas juste être soufflée comme un grain de sable. L’empire n’a pas conscience des aspects plus raffinés de la civilisation. Il ne comprend pas qu’il peut remporter des victoires à court terme mais qu’il peut perdre à long terme, que ce qui circule peut revenir comme une catapulte.
Retour à la Libye. Les Libyens doivent retourner à leur ‘culture d’oasis’, trouver un endroit où ils peuvent laisser leurs fusils et leurs chameaux devant la tente, résoudre leurs différends et s’unir contre l’empire, comme en Palestine.
La prochaine question est de savoir s’il y a un rôle pour la communauté internationale en général dans cette guerre sordide. Par communauté internationale, je ne veux pas dire l’empire et ‘sa coalition de volontaires’. Par là j’entends la communauté en dehors de la coalition de guerre. Comment les dirigeants des pays du Tiers Monde peuvent-ils aider, par exemple ? Après la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies, ces pays ont regrettablement permis que les Nations Unies soient utilisées par l’empire, avec la flagrante complicité de l’actuel secrétaire général Ban Ki-moon. Ils doivent prendre le contrôle du processus politique et diplomatique des Nations Unies.
Comment peuvent-ils y parvenir ? Ils doivent d’abord ramener la question libyenne devant le Conseil de Sécurité pour une révision du mandat originel. A défaut, ils peuvent amener le problème devant l’Assemblée générale sous la rubrique ‘S’unir pour la Paix’, résolution que les Américains ont utilisé pour la première fois en 1950 afin d’obtenir l’acquiescement des Nations Unies pour leur action en Corée. La résolution UNGA 377 (V), la résolution ‘s’unir pour la paix’ déclare que lorsque le Conseil de Sécurité des Nations Unies n’agit pas en raison de divergences entre les cinq membres permanents, la question sera soumise à l’Assemblée générale en faisant usage du mécanisme de ‘session spéciale urgente’. Deuxièmement, les dirigeants du Tiers Monde doivent aussi revoir la résolution 1674 du Conseil de Sécurité du 28 avril 2006. Cette résolution réaffirme, aux paragraphes 138 et 139 du World summit outcome document de 2005 qui contient entre autres choses, le concept de la ‘responsabilité de protéger’, ou R2P, dont l’empire a fait un usage sérieusement abusif dans le cas de la Libye.
Ce concept de ‘responsabilité de protéger’ et le concept de ‘d’intervention humanitaire’ sont des questions que j’aborderai dans la prochaine édition de Pambazuka. Les dictateurs impériaux infligent le carnage à la Libye en toute en impunité. Ce dont nous sommes les témoins en Libye n’est pas l’audace de l’espoir mais l’audace de la folie. Ce carnage et cette folie doivent s’arrêter.

Yash Tandon :

6 juin
Traduit de l’anglais par Elisabeth Nyffenegger

 



3 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Bill Van Auken : Les guerres sans fin des Usa.

L’armée américaine est en train de mener simultanément des campagnes d’attaque de missiles par drones, des bombardements, des opérations à des fins d’assassinats par les forces spéciales et des combats au sol dans cinq pays différents: Irak, Afghanistan, Pakistan, Libye et Yémen.

Le président Barack Obama qui doit en grande partie sa victoire électorale en 2008 à l’écœurement populaire ressenti par des millions d’Américains à l’égard des guerres d’agression lancées par le gouvernement Bush en Afghanistan et en Irak, a plus que rempli les prédiction de George W. Bush concernant les « guerres du 21ème siècle. »

Il a surpassé son prédécesseur républicain en un point au moins.

Bush avait proclamé une doctrine infâme affirmant que l’impérialisme américain avait le droit de mener une guerre contre tout pays qu’il reconnaissait comme étant, maintenant ou n’importe quand dans l’avenir, une menace potentielle. Il adopta le principe de la « guerre préventive », une forme de guerre agressive pour laquelle les dirigeants du Troisième Reich encore vivants furent jugés à Nuremberg.

En justifiant la guerre contre la Libye, Obama a promulgué sa propre doctrine qui se passe même du prétexte d’une menace potentielle comme justification pour la guerre. 

Au lieu de cela, il affirme que les Etats-Unis sont dans leur droit de mener une guerre partout où ils jugent que leurs « intérêts et leurs valeurs » sont en jeu même si les objectifs de l’attaque ne représentent aucune menace concevable à la sécurité américaine.

Dans son discours sur la Libye, Obama a inclus parmi les inviolables valeurs américaines le « maintien du flux commercial », c’est-à-dire, le flux de profits dans les caisses des compagnies pétrolières américaines et d’autres grands groupes.

Même au moment où, il y a près de trois mois, des missiles de croisière pleuvaient sur la Libye, Obama avait cyniquement fait valoir que Washington avait lancé la guerre par crainte qu’une répression menée par le gouvernement libyen du colonel Mouammar Kadhafi éteindrait « le printemps arabe. »

Quelle hypocrisie! La véritable attitude de Washington à l’égard des aspirations démocratiques des peuples du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord s’est traduite sans ambiguïté dans une série d’actions survenues ses derniers jours.

Obama a accueilli à la Maison Blanche le prince héritier du Bahreïn, une dictature monarchique qui, avec le l’appui tacite des Etats-Unis et le soutien militaire ouvert du principal allié de Washington dans la région, l’Arabie saoudite, a impitoyablement réprimé un mouvement de masse en faveur de droits démocratiques, tuant des centaines de personnes, en emprisonnant des milliers d’autres et en torturant systématiquement les détenus.

Le prince est arrivé quelques jours à peine après que le régime eut ouvert un procès militaire contre des médecins et des infirmiers. Interpellés pour avoir traité des manifestants blessés par des forces de sécurité, ces travailleurs médicaux ont été contraints, à l’aide de chocs électriques et de bastonnades avec des planches pourvues de clous, de signer de faux témoignages.

Dans un communiqué official, Obama a « réaffirmé le ferme engagement des Etats-Unis à l’égard du Bahreïn » – dont le régime abrite la cinquième flotte américaine – en louant son monarque pour avoir embrassé le « dialogue » et la « réforme ». Le président américain a généreusement conseillé que « l’opposition et le gouvernement » – les torturés tout comme les tortionnaires – « doivent trouver un compromis pour forger un avenir juste pour tous les habitants du Bahreïn. »

Le New York Times a révélé que de l’autre côté de la péninsule arabe, les Etats-Unis « étaient en train d’exploiter un vide grandissant du pouvoir » créé par cinq mois de soulèvement de masse contre la dictature au Yémen, le pays le plus appauvri de la région, soutenue par les Etats-Unis pour y lancer une nouvelle guerre en recourant à des frappes de missiles tirés depuis des drones et à des attaques d’avions de combat.

Tout en étant prétendument dirigées contre des éléments d’Al Qaïda, tout indique que les attaques visent à sauver le régime du président Ali Abdullah Saleh, et ce tout en facilitant le départ du dictateur d’une présidence qu’il avait occupée durant 33 ans.

La première frappe relatée dans ce nouveau théâtre de guerre débutée par le Pentagone a tué au moins quatre civils ainsi que plusieurs prétendus « militants. »

En Libye, la guerre Etats-Unis/OTAN touche à la fin de son troisième mois avec une intensification des bombardements incessants menés pour terroriser et qui ont coûté la vie à des centaines de civils et à un nombre incalculable de soldats libyens.

Washington et ses alliés européens ne cachent pas leur véritable objectif, qui estun « changement de régime », dans cette guerre lancée sous le prétexte cynique de protéger des civils, c’est-à-dire la mise en place d’un Etat fantoche garantissant la domination de l’impérialisme et des principales compagnies pétrolières occidentales.

C’est cela la véritable réponse de l’impérialisme américain au « printemps arabe » – une explosion du militarisme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, une tentative désespérée d’étayer les dictatures servant ses intérêts dans la région, et une détermination à étrangler les luttes révolutionnaires des travailleurs et de la jeunesse arabe.

Ces nouvelles interventions militaires s’ajoutent aux guerres et aux occupations qui durent déjà depuis une décennie en Afghanistan et en Irak et qui, comme il apparaît de plus en plus clairement, doivent continuer indéfiniment.

Lors d’une audience de confirmation jeudi devant le Sénat, le directeur de la CIA, Leon Panetta, choisi par Obama pour remplacer le chef du Pentagone sortant, le secrétaire à la Défense Robert Gates, a reconnu qu’il était « tout à fait persuadé » que le régime en Irak réclamerait prochainement que Washington maintienne des milliers de soldats américains sur le sol irakien après la date butoir du retrait des troupes, le 31 décembre 2011.

Panetta a clairement fait comprendre que Washington veut maintenir les troupes en lieu et sur place « pour s’assurer que les gains que nous avons fait en Irak soient maintenus. » Le fait que la grande majorité de la population irakienne pour qui l’occupation américaine a signifié la mort, la mutilation et le déplacement de millions de gens, veut que les 47.000 soldats américains quittent maintenant le pays est hors de propos.

L’homme que Panetta remplacera, le secrétaire à la Défense Gates, a souligné à maintes reprises au cours de ces derniers jours que la date butoir de juillet 2011 qu’Obama avait fixée pour le retrait d’Afghanistan ne devrait entraîner aucune réduction significative du déploiement des quelque 100.000 soldats américains.

Après la réunion du week-end avec les commandants militaires en Afghanistan, Gates a fait remarquer que tout retrait serait « modeste » en disant à Bruxelles aux ministres de la Défense de l’OTAN qu’il « n’y a aucune urgence de notre part pour un retrait. » Entre-temps, de nouvelles atrocités sont commises chaque semaine avec des victimes civiles causées au-delà de la frontière pakistanaise par des bombardements, des raids nocturnes menés par les forces spéciales et des attaques de missiles par drones.

Les travailleurs, les étudiants et la jeunesse aux Etats-Unis sont de plus en plus obligés de porter le fardeau d’une politique de guerre sans fin visant à forger un empire mondial servant les intérêts de l’oligarchie financière américaine. Une élection après l’autre et un sondage d’opinion après l’autre ont montré qu’une vaste majorité de la population est opposée à ces guerres, et pourtant cette opposition ne trouve pas son expression dans le système politique bipartite ou dans les médias qui sont à la botte des grandes entreprises.

Les travailleurs sont parfaitement conscients que des milliers de milliards de dollars sont dépensés pour ces guerres et pour le complexe militaire industriel américain, en dépit du fait que les gouvernements tant au niveau fédéral, qu’au niveau régional et local, dirigés tant par les Démocrates que les Républicains, disent qu’il n’est pas possible de trouver de l’argent pour financer des emplois, des salaires décents, les soins de santé, l’éducation ou des services sociaux vitaux.

De plus, la tentative de l’élite dirigeante américaine d’utiliser le militarisme pour pallier au déclin de sa position dans l’économie mondiale, engendre des tensions internationales de plus en plus dangereuses et une menace de guerres à venir encore plus sanglantes.

Alors même que l’hostilité à ces guerres s’accroît, les manifestations anti-guerre ont presque complètement disparus, asphyxiées qu’elles sont par une couche petite bourgeoise jadis de gauche qui soutient Obama et qui s’est en grande partie intégrée dans le Parti démocrate.

Un nouveau mouvement contre la guerre ne peut être construit que sur la base d’une rupture irrémédiable avec les Démocrates et une mobilisation indépendante de la classe ouvrière contre le gouvernement Obama et le système de profit capitaliste, source de guerre et de militarisme.

 (Article original en anglais paru le 11 juin 2011)

Internationalnews WSWS  

juin 2011

http://www.internationalnews.fr/article-les-guerres-sans-fin-de-washington-par-bill-van-auken-76987181.html 


3-2 Ces victimes dont on ne parle pas...et ces chiffres que l’on ne publie pas!

La guerre et ses victimes africaines oubliées.
Deux articles viennent rappeler que du Sénégal au Niger la guerre plonge des familles dans la misère et les déplacements forcés.

Vu depuis la France le discours pro Kadhafi de nombre de réfugiés peut surprendre, mais il existe.

Il est nourri par la différence d’attitude de l’Occident vis à vis des différents gouvernements africains, le soutien aux dictatures à leur service et la guerre aux dirigeants manifestant des velléités d’indépendance.
Les leçons de démocratie que nos gouvernants ne s’appliquent pas à eux mêmes et mais entendent donner à des peuples qu’ils pillent le renforcent.

Que ne dirait-on dans les médias bien pensants si l’armée malienne intervenait en Espagne en soutien aux indignados brutalisés par la police...

"Aux premiers jours de l’insurrection, il y avait de jeunes bandits qui faisaient la loi et dès qu’ils voyaient un Noir africain, ils essayaient de le détrousser de tous ses biens et s’ils ne le bastonnaient pas, c’est parce qu’il a eu de la chance." Bou Bakayoko, chauffeur à l’ambassade du Burundi à Tripoli, trouvé ce matin d’avril dans le parking plein de bolides d’un grand hôtel de Tripoli, a la peur à la bouche. Le ressortissant malien jette des regards furtifs par-ci et par-là, comme s’il se sentait épié. Tantôt à droite, tantôt à gauche. Il tente de cacher sa nervosité, mais son visage, plein de rictus, trahit ses appréhensions. Il se tait un moment, regarde au loin comme s’il guette le pire. La mort qu’il a pensé voir venir depuis le 15 février dernier, date du début des affrontements en Libye entre les soldats loyalistes pro-Kadhafi et les rebelles de Benghazi. Dans cet « enfer » libyen, théâtre d’une guerre de rues où l’ennemi peut être n’importe qui, Bou Bakayoko regarde par deux fois avant de placer un mot. Le danger peut surgir de partout, de n’importe où : du quidam qui passe ou de l’immeuble d’en face.

Aujourd’hui, alors que Tripoli se transforme en zone de guerre, que les insurgés, rapporte la chronique locale, se rapprochent de plus en plus de la capitale, qu’une infernale pluie de bombes de la Coalition internationale tombe drue sur la ville jusqu’à détruire une partie du bureau du guide, Mouammar Kadhafi, l’inquiétude est palpable chez... les Noirs africains résidant dans la capitale libyenne. La peur est sur tous les visages, perceptible dans chaque mot, chaque phrase de ces Africains du sud du Sahara, venus faire fortune en Libye et piégés par cette guerre intestine qui ravage leur "eldorado". En proie à toutes sortes de brimades et d’exactions, coincés entre les frappes de l’Otan, les drones américains et les tirs de riposte des soldats loyalistes, ils ne savent plus à quel...camp se vouer. A quel sort s’attendre.

Le docteur Mouhamadou Lamine Ndiaye, qui travaille dans la réputée clinique Oumar Moctar de Tripoli et collabore avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) témoignent qu’ils veulent partir maintenant, tout de suite, à la maison, ou dans n’importe quel autre pays où ils pourront travailler. "C’est vrai que c’est de plus en plus difficile dans ce pays, mais, par principe, je suis contre l’émigration clandestine. Et c’est pourquoi en collaboration avec l’OIM, je fais des campagnes de sensibilisation auprès des Africains pour leur demander de ne pas voyager à tout prix vers des destinations aventureuses, comme, par exemple, passer par la Tunisie pour aller rejoindre Lampedusa (Italie). Mais malgré tout, certains y vont au péril de leur vie. J’ai vu personnellement plusieurs cadavres enterrés dans le désert".

D’autres n’ont pas le choix : ils devront rester en attendant que la situation se calme, que tout revienne à la normale. Comme au temps où le pays de Kadhafi offrait mille et une opportunités et qu’ils gagnaient bien leur vie en toute dignité, loin des humiliations et des brimades qu’on leur faisait subir aujourd’hui. Abdoul Dia, Mauritanien d’une cinquantaine d’années qui a passé 18 longues années dans ce pays, refuse d’abandonner Tripoli. "Je ne peux pas d’un seul coup quitter la Libye comme ça, car je suis ouvrier-tapissier et mon business marche bien à Tripoli. Même s’il m’est difficile de travailler convenablement dans l’état actuel du pays, je pense que la situation va finir par se décanter. Et puis, je n’ai pas de problèmes ici, les autochtones pensent même que je suis Libyen, tant je suis bien intégré. Non, je ne peux pas quitter ce pays", persiste-t-il.

C’est le silence-radio des chefs d’Etat africains qui semble le plus dépiter les ressortissants des pays de l’Afrique subsaharienne résidant dans la capitale Libyenne. Francis Fouko, béninois de nationalité, travaille dans une ambassade accréditée à Tripoli. Cet homme râblé d’une trentaine d’années n’hésite pas à pointer un doigt digne de Zola sur les dirigeants de l’Afrique noire. "J’accuse les Présidents africains, mais surtout cette organisation fantoche qu’est l’Union africaine, dénonce-t-il. Car si quelqu’un vous soutient dans la vie de tous les jours, quand il a des problèmes, il faut le soutenir. Et je n’ai pas senti les chefs d’Etat africains faire ça pour Mouammar Kadhafi. Je ne comprends pas pourquoi, c’est comme s’ils ont tous peur des Occidentaux et moi en tant qu’Africain, je ne me l’explique pas. Le Guide Kadhafi a toujours eu des idées généreuses pour le continent africain", affirme-t-il.

Biyawourou, chauffeur à l’ambassade du Bénin, approuve : "Les chefs d’Etat africains devraient apporter leur soutien à Mouammar Kadhafi qui les aide beaucoup financièrement, peste-t-il. Finalement, c’est comme si les chefs d’Etat africains étaient à la solde des occidentaux. ".

Weekend Magazine (Sénégal) le 31/05/2011dansD’après Mor Talla GAYE

Etonnant que l’article ne fasse pas référence au refus par l’OTAN des propositions de l’Union Africaine qui allaient dans le sens de la paix et que Kadhafi avait acceptées...

Vu du Niger

Quelque 66 200 Nigériens ont quitté la Libye pour retourner au Niger depuis la fin février. En Libye, la majorité d’entre eux travaillaient dans le domaine agricole et gagnaient jusqu’à 216 dollars (100 000 francs CFA) par mois.

Selon une évaluation réalisée par le gouvernement, [1], la plupart des retournés sont au chômage et ils sont nombreux à s’être endettés pour payer les frais administratifs élevés exigés pour l’entrée au pays et les coûts de transport excessifs pour le trajet depuis la Libye – un voyage d’environ trois semaines à travers le désert.

« Nous sommes des milliers de jeunes à avoir quitté [la Libye] pour retomber dans le chômage au Niger. Nous n’avons d’autre issue que de faire le mendiant ou le voyou », a dit à IRIN Abdelkadre Moussa, un retourné natif d’Agadez, dans le centre du pays. « C’est la Libye qu’on bombarde, mais c’est le Niger qu’on tue ».

Selon l’évaluation du mois d’avril, près de la moitié des villages du département de Tanout, dans la province de Zinder, où 15 000 retournés se sont réinstallés, sont considérés comme vulnérables. Cela signifie que les villageois ont déjà perdu un nombre significatif de têtes de bétail ; qu’ils sont confrontés à des pénuries d’eau ; qu’ils ont souffert de déficits agricoles en 2009 et 2010 ; et qu’ils ont de la difficulté à se procurer de la nourriture à cause des prix élevés des denrées alimentaires.

« Le retour de ces migrants risque d’accroître la vulnérabilité de ces communautés », a dit à IRIN Mamoudou Daouda, représentant de l’OIM à Dirkou. « Dans certains cas, l’économie du village entier reposait sur ces transferts de fonds...La situation risque de devenir intenable ».

D’après M. Daouda, les stocks de céréales sont trop bas pour combler les besoins de l’ensemble des retournés. Les régions de Gouré et de Tanout ont connu six saisons consécutives de déficits agricoles.

De nombreuses familles vendent les rares animaux qu’il leur reste afin d’aider les nouveaux arrivants.

Grâce aux travailleurs migrants, le département de Gouré recevait jusqu’à 217 000 dollars (soit 100 millions de francs CFA [2]) par semaine. Mais ces fonds se tarissent. Alhadji Amarma, qui aidait auparavant les travailleurs à transférer leur argent à leur famille à Agadez, a dit à IRIN qu’il n’avait désormais que peu ou pas de travail.

La plupart des hommes avec qui IRIN s’est entretenu à Agadez ont dit qu’ils envoyaient auparavant entre 108 et 216 dollars par mois à leur famille.

Adamou Habi, membre du comité de gestion des réfugiés de la Libye et représentant du gouverneur d’Agadez, a dit à IRIN : « L’heure est grave, très grave ! Nous sommes débordés par le flux de ces gens ! On fait de notre mieux avec l’aide de quelques rares personnes qui aident les gens à rentrer chez eux, mais je ne pense pas qu’on puisse tenir bien longtemps ».

La semaine dernière, le gouvernement a appelé les bailleurs de fonds internationaux à apporter leur soutien aux retournés et à leur famille.

Le gouvernement, les organisations d’aide humanitaire et les bailleurs de fonds doivent répondre à l’appel avant la mi-juin, qui est traditionnellement le début de la période de soudure au Niger, ont souligné les responsables du gouvernement.

Le flot de retournés a récemment diminué, a dit M. Daouda. Cinq cents personnes traversent maintenant chaque jour la frontière du Niger, contre 1 200 à la mi-avril. Les femmes et les enfants sont cependant plus nombreux, ce qui indique que les travailleurs emmènent leur famille avec eux.

D’après irinnews.org

Transmis par Linsay

Rappelons que selon la FNTE CGT (fédération CGT des travailleurs de l’état la guerre en Libye coûtait avant l’intervention des hélicoptères qui en encore ont renchéri le prix 1,2 millions d’euros par jour à la France...

 [1] le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et l’organisation non gouvernementale (ONG) Care International

[2] ou 150 000 euros

La Belgique, toujours tricolore, fait très bien elle aussi:
«La Belgique est l'un des pays les plus impliqués dans l'opération en Libye, avec six chasseurs-bombardiers F-16 qui participent aux bombardements au départ de la base aérienne d'Araxos (ouest de la Grèce) et un chasseur de mines naviguant en mer Méditerranée.
Seule une petite dizaine de pays participent aux frappes aériennes, les avions belges ayant déjà largué plus d'une centaine de bombes.

"Nous aimerions voir l'effort mieux partagé", a-t-on confirmé dans l'entourage du ministre belge de la Défense, Pieter De Crem.» - Belga, 08/06/11

Puisque l'Otan prétend "protéger les civils" avec de l'uranium appauvri, il est peut-être utile de rappeler l'étude parue l'an dernier démontrant que, six ans après avoir été libérée du terrorisme par les bombes états-uniennes (notamment) à l'uranium appauvri, la ville de Fallujah connait une hausse spectaculaire des cas de cancers, (multiplication par 4, et par 12 pour les moins de 14 ans) et de déformation à la naissance : cf par ex

http://www.lepoint.fr/monde/une-troublante-hausse-des-cancers-a-falloujah-06-08-2010-1222802_24.php

 7 juin 2011



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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