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29/06/2011

n°582 - Journal de Palestine - 06-06 au 28-06 : Début - Merkel et Obama font bloc contre un Etat indépendant palestinien.


n°582 -    Journal de Palestine -  06-06  au 28-06 : Début - Merkel et Obama font bloc contre un Etat indépendant palestinien.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°582                                   06-06 au 28-06

C.De Broeder &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré a part

Massacre à la frontière syrienne.

1 L’armée israélienne d’occupation commet un massacre à la frontière syrienne

2 18 Palestiniens tués, 277 blessés  par Tsahal sur le Golan, ?

3 Golan :  Moscou préoccupé par la mort des civils.

4 Nidal - Nakba : Le Figaro au garde-à-vous

Merkel et Obama font bloc contre un Etat indépendant palestinien.

Attef Hassan : Dix-huit années passées dans les prisons israéliennes.

1 Lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Fin

2 Politique

3 Politique Internationale

4 Les voisins



Tiré a part

Massacre à la frontière syrienne.

1 L’armée israélienne d’occupation commet un massacre à la frontière syrienne

Au moins 20 manifestants ont été assassinés par les troupes israéliennes le long de la frontière syrienne, au cours d’une manifestation pro-palestinienne marquant « Le jour de la défaite » lors de la guerre de 1967.  

Cette vidéo retransmet également une interview très pénible et en direct de Mark Regev, porte-parole du gouvernement israélien et véritable Goebbels des temps modernes, qui n’hésite pas à mentir avec le pire des culots alors que les images transmises sont extrêmement explicites sur la violence et la sauvagerie des troupes d’occupation à l’égard des manifestants qui se sont approchés du territoire syrien sous occupation.

Les troupes israéliennes ont ouvert le feu le long de la frontière syrienne contre une foule de manifestants pro-palestiniens tentant de traverser la frontière [non-reconnue internationalement] entre les hauteurs du Golan sous occupation et la Syrie.

Au moins 20 manifestants ont été assassinés, dont un garçon de 12 ans, et 220 autres ont été blessés tandis qu’ils défilaient sur les hauteurs du Golan, a fait savoir aujourd’hui la télévision d’Etat syrienne.

La foule s’était approchée de la frontière, ce dimanche, un jour considéré comme « jour de la Naksa » ou « jour de la défaite », marquant le 44e anniversaire de la guerre de 1967 au cours de laquelle Israël a occupé la région.

Andrew Simmons d’Al Jazeera, rapportant depuis Jérusalem, dit que l’armée israélienne prétend avoir tiré en l’air et ne fait pas état de victimes.

« Bien que la télévision syrienne ait annoncé des morts, il n’existe aucun moyen de le vérifier pour l’instant », selon lui.

« Mais nous avons vu cette avancée d’un grand nombre de manifestants qui tentaient de traverser une ligne de barbelés, puis s’étaient retrouvés au milieu d’une zone de tranchées. »

Les manifestants, la plupart des jeunes gens, ont finalement réussi à passer à travers les bobines de fils de fer barbelés marquant la [soit-disant] frontière, entrant ensuite dans une zone tampon et rampant vers une seconde clôture gardée par les troupes israéliennes d’occupation.

A certains moments, des manifestants ont été vus évacuant un manifestant mort ou blessé.

Mustafa Barghouthi, un responsable politique palestinien indépendant, a déclaré à Al Jazeera : « Ce que nous avons vu sur les hauteurs du Golan, comme face au checkpoint à Jérusalem [aujourd’hui], se sont des manifestants palestiniens pacifiques réclamant leur liberté et la fin de l’occupation, qui est devenue la plus longue de l’histoire moderne. »

 « Et ils ont été confrontés à la terrible violence d’Israël. [Les soldats] ont tiré des coups de feu, envoyé des gaz lacrymogènes, des bombes assourdissantes et des grenades propulsant des produits chimiques dangereux contre les manifestants. »

« Ils nous ont également tabassés. J’étais un de ceux qui a été frappé aujourd’hui par les soldats israéliens alors que nous étions pacifiquement en train d’atteindre le checkpoint à Jérusalem. »

Ghayath Awad, un Palestinien de 29 ans qui a reçu une balle à hauteur de la taille, a déclaré depuis un hôpital à l’agence Associated Press : « Nous avons essayé de couper les barbelés quand les soldats israéliens ont commencé à tirer sur nous. »

Mohammed Hasan, un étudiant de 16 ans, blessé aux deux pieds, a déclaré : « Nous voulons à cette occasion rappeler à l’Amérique et au monde entier que nous avons le droit de retourner dans notre pays. »

Le Département d’État américain a exprimé sa préoccupation ( ?) face aux affrontements.

« Nous sommes profondément troublés par les événements qui ont eu lieu plus tôt aujourd’hui sur les hauteurs du Golan causant des blessés et des morts », a déclaré le Département d’Etat dans un communiqué.

[...]

Ces récentes manifestations ont pour but d’attirer l’attention sur le sort des réfugiés palestiniens qui ont été chassés de leurs foyers pendant la guerre de conquête de la Palestine par les sionistes en 1948.

Aujourd’hui, environ un demi-million de réfugiés palestiniens vivent répartis sur 13 camps en Syrie.

dimanche 5 juin 2011 - 21h:36

D’après Al Jazeera

http://english.aljazeera.net/news/m...
Traduction : Info-Palestine.net

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10714

 

2 18 Palestiniens tués, 277 blessés  par Tsahal sur le Golan, ?

 Des soldats israéliens ont ouvert le feu dimanche sur des centaines de Palestiniens qui tentaient de pénétrer sur la partie du Golan conquise en 1967 par Israël, faisant 18 morts et 277 blessés, rapporte l'agence de presse officielle syrienne.

Selon la radio israélienne, un grand nombre de Palestiniens ont été victimes d'une mine antichar dont l'explosion a été déclenchée par un feu de broussaille à Kouneïtra, la principale ville du Golan, un des lieux de rassemblement des protestataires.

"Quiconque essaiera de franchir cette frontière sera tué", ont prévenu par haut-parleurs les militaires israéliens déployés face à la foule des Palestiniens qui entendaient marquer le 44e anniversaire du début de la guerre des Six-Jours.

Le 15 mai dernier, à l'occasion de la commémoration de la Nakba (la "grande catastrophe", aux yeux des Palestiniens, de la proclamation d'un Etat juif), des milliers de personnes avaient déjà tenté de forcer la ligne de démarcation à cet endroit, aux confins de la Syrie, du Liban et d'Israël. Treize d'entre eux avaient été tués par les militaires israéliens.

Rassemblés à nouveau à la suite d'un mot d'ordre diffusé sur le réseau social Facebook, les Palestiniens agitant des drapeaux nationaux ont notamment déferlé d'une colline surplombant le village druze de Majdal Chams pour se diriger vers les barbelés matérialisant la ligne de démarcation, aux confins du Liban, de la Syrie et du Liban.

C'est à ce moment que des tireurs d'élite israéliens positionnés en retrait ont ouvert le feu, a constaté un correspondant de Reuters, tandis qu'une chaîne de télévision israélienne, Channel 10, transmettait les incidents en direct. "C'était comme un tir aux pigeons", a raconté Fouad all Chaar, un agriculteur du village.

Le général Yoav Mordechaï, porte-parole de Tsahal, a déclaré que cette action de Tsahal "mesurée, ciblée et appropriée" était "un message ou quiconque cherche à violer les frontières souveraines d'Israël."

"A mon grand regret, des extrémistes cherchent à franchir nos frontières et menacent nos villes et nos compatriotes. Nous ne le tolérerons pas", a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui avait donné auparavant à l'armée des consignes de "retenue" mais aussi de "fermeté".

Aucun incident n'a été signalé le long de la frontière avec le Liban. En Cisjordanie, une centaine de manifestants ont marché en direction d'un point de contrôle israélien. Les soldats ont tiré des cartouches de gaz lacrymogène et la foule s'est dispersée. De source médicale palestinienne, on fait état de 14 protestataires blessés par des balles de caoutchouc.

Les responsables israéliens estiment que le président syrien Bachar al Assad a donné son feu vert aux marcheurs du Golan afin de détourner l'attention internationale de la répression sanglante des manifestations qui ébranlent son régime autoritaire depuis la mi-mars.

5 juin 2011

canempechepasnicolas.

 

3 Golan : Moscou préoccupé par la mort des civils.
La Russie est préoccupée par la mort des civils lors des manifestations en Cisjordanie le 5 juin dernier, a déclaré lundi le ministère russe des Affaires étrangères sur son site internet.
"Nous sommes profondément préoccupés par cette nouvelle vague de confrontation entre Palestiniens et Israéliens. Le plus inquiétant est le fait que de nombreux civils ont été tués ou blessés lors des récentes manifestations en Cisjordanie", a indiqué le ministère.
"Le 5 juin, des manifestations se sont déroulées en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, ainsi que dans plusieurs pays voisins d'Israël où il y a beaucoup de réfugiés palestiniens. Les manifestations ont été organisées à l'occasion d'un anniversaire de la guerre arabo-israélienne
de 1967. Tout comme le 15 mai 2011, les manifestants ont été les plus actifs près du plateau du Golan annexé par Israël. Les militaires israéliens ont ouvert le feu sur les manifestants palestiniens qui essayaient de franchir en force la ligne de cessez-le-feu", a rappelé le ministère.
Selon les médias, 14 manifestants ont été tués et plus de 200 autres blessés.
Moscou a appelé les deux parties à "faire preuve de retenue, à renoncer à l'usage de la force pour éviter l'escalade de la violence" avant d'insister sur la nécessite d'une reprise urgente des négociations palestino-israéliennes.
Lors de la Guerre des Six jours de juin 1967, l'Etat hébreu avait conquis la péninsule du Sinaï, rendue à l'Egypte en 1982, le plateau
syrien du Golan, la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est (annexée depuis), et la bande de Gaza.

http://fr.rian.ru/world/20110606/189757401.html

 

4 Nidal - Nakba : Le Figaro au garde-à-vous

Le 15 mai dernier, les israéliens ont massacré au moins douze palestiniens qui manifestaient sans armes. Le jour suivant, le Figaro sortait l’artillerie lourde pour sauver l’honneur de l’armée israélienne.

Le Figaro - Israël : Nétanyahou promet de « défendre les frontières »

C’est un de ces grands moments qui fait que le journalisme français est admiré sur la planète entière.

Le titre d’abord :Israël : Nétanyahou promet de « défendre les frontières »

Ça n’est pas titré : « L’armée israélienne ouvre le feu sur des manifestants non armés et tue 12 personnes ». C’est titré directement du point de vue israélien.

Le chapeau résume :

Les violences de la journée palestinienne de la Nakba ont fait au moins douze morts à la lisière de Gaza, du Liban et sur le plateau du Golan.

Tournure classique : des violences font des morts. Pas « des soldats israéliens tuent des manifestants », ça pourrait donner l’impression d’un traitement inéquitable de l’information. Quand Israël tue des palestiniens, c’est la faute à pas de chance : « les violences de la journée palestinienne », voilà le vrai responsable.

Prenons bonne note de la volonté de se préparer des Israéliens, malheureusement au mauvais endroit (parce que quand ils sont préparés au bon endroit, comme par exemple en pleine mer, les Israéliens évitent de tirer dans le tas) :

Les Israéliens s’étaient préparés à des troubles dans les Territoires palestiniens. Ce sont les frontières qui se sont enflammées.

L’imprécision qu’on retrouve dans la plupart des médias français :

À l’occasion du jour de la Nakba, où les Palestiniens commémorent la catastrophe que fut pour eux la création de l’État d’Israël en 1948

Non, la Nakba, c’est l’épuration ethnique de la population arabe de Palestine par les israéliens, pas « la création de l’État d’Israël ». Épuration qui a eu lieu avant, pendant et après la proclamation de l’État israélien.

Et une autre imprécision :des manifestants ont tenté de pénétrer en Israël depuis le Liban, la Syrie et la bande de Gaza

Le plateau du Golan n’est pas « en Israël ». Sauf pour Israël, évidemment.

Pour ne pas dire les choses, la tournure classique :

Ils ont été accueillis par les tirs des gardes frontières israéliens, qui auraient fait au moins douze morts et plusieurs dizaines de blessés.

Ça n’a l’air de rien, mais c’est systématique. On n’écrit jamais « les gardes frontières ont tué douze personnes ». Quant il s’agit d’Israël, on écrit que « les tirs des gardes frontières auraient fait au moins douze morts » . La tournure est indirecte (ce sont les tirs qui font des morts, pas les gardes frontières), elle permet d’éviter l’intentionnalité directe (les bidasses ont pu tirer sans vouloir tuer, alors que la tournure « les bidasses ont tué des manifestants » ne permet plus cette distance) et est au conditionnel.

Vraiment, ici, la phrase est très alambiquée : « ont été accueillis par les tirs [...] qui auraient fait [...] douze morts ». Noter que, dans l’ensemble de cet article, il est fait mention de « gardes-frontières » israéliens, et jamais de « soldats ».

Répétons l’excuse qui a pourtant déjà introduit le paragraphe précédent (il est important pour un journal français de bien fournir, avec l’annonce d’un massacre perpétré par Israël, tous les arguments permettant de justifier ce massacre) :

Les Israéliens ont été pris par surprise.

Présentons, à nouveau, le point de vue exprimé par l’armée israélienne :

Et la police israélienne, nettement mieux préparée qu’il y a une dizaine d’années à faire face aux manifestations palestiniennes par des moyens non létaux, était prête à empêcher que ne dégénèrent les affrontements qui l’opposent régulièrement aux chebab, les jeunes Palestiniens.

Notez bien : « moyens non létaux », parce que nous sommes l’armée la plus je-ne-sais-quoi du monde. Et l’introduction inutile d’un mot arabe, « chebab », qui signifie simplement « les jeunes » en arabe. Tsahal contre les « chebab » : donnons de l’étrangeté à une information pourtant simple. Suggérons que « chebab », ça induit quelque chose de pas très net, qui justifie qu’on dise ça plutôt que « les jeunes » tout court (ça sonne un peu comme « shabiha », le seul mot arabe que l’on trouve actuellement dans les médias français pour désigner des milices pro-régime en Syrie).

Le troisième paragraphe, à nouveau, répète la justification déjà fournie dans les deux paragraphes précédents :

Mais les manifestants sont apparus là où on ne les attendait pas.

Des biens étranges manifestants...

Dimanche, plusieurs milliers de Palestiniens, arrivés par bus depuis l’intérieur de la Syrie se sont rassemblés devant la clôture

Je sens qu’on essaie de me faire passer un message... C’est d’ailleurs répété en intertitre :

Arrivés par bus

La phrase la plus explicite adopte à nouveau la tournure euphémisante classique :

Les gardes-frontières israéliens ont ouvert le feu sur les manifestants, tuant au moins quatre d’entre eux, et en blessant un nombre indéterminé.

Les gardes-frontières ont « ouvert le feu », et la conséquence est qu’il y a des morts. À nouveau, la tournure permet de laisser penser qu’ils ont « ouvert le feu » sans intention de tuer.

Tournure encore plus alambiquée pour le massacre de Maroun ar-Ras :

Malgré les tentatives de l’armée libanaise pour les empêcher d’atteindre la frontière, des dizaines d’entre eux ont attaqué à coup de pierres les gardes-frontières israéliens, qui ont riposté en ouvrant le feu à balles réelles.

Le journaliste offre ici une nouvelle justification : les manifestants (non armés, donc), ont « attaqué à coup de pierres », les israéliens ont « riposté ». Et l’euphémisme habituel : « en ouvrant le feu à balles réelles ».

Euphémisme qui conduit à cette phrase classique :

La fusillade aurait fait entre six et dix morts et plusieurs dizaines de blessés.

C’est donc « la fusillade » qui a fait des morts, et non l’armée israélienne. (Et au conditionnel, tant qu’on y est.)

Le paragraphe suivant est heureux de vous faire savoir ce qu’en pense Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien directement responsable du massacre :

Nétanyahou a insisté sur le fait que les manifestations n’avaient rien à voir avec les frontières de 1967, mais « visaient directement l’existence d’Israël ».

Choix étrange de l’expression « insisté sur le fait que... », alors qu’il ne s’agit pas d’un fait, mais d’une allégation saugrenue.

Le paragraphe qui suit est heureux de vous faire savoir ce qu’en pense... le brigadier général Yoav Mordechaï, l’un des porte-parole de l’armée israélienne. Comme ça, dites-donc, ça vous fait une sacré pluralité des points de vue.

« Nous assistons à des provocations orchestrées par l’Iran sur les frontières syriennes et libanaises, pour tenter d’exploiter les commémorations du jour de la Nakba », a-t-il assuré.

Et voilà, aucun point de vue arabe ou palestinien sur ce massacre. Les soldats israéliens tuent plus de dix palestiniens non armés, et le Figaro ne cite que des responsables israéliens. De plus, il le fait non pour leur demander des explications, mais uniquement pour leur permettre de justifier leur crime. À aucun moment, par exemple, le journaliste ne demande qui a donné l’ordre d’ouvrir le feu, ou s’il s’agit de règles d’engagement déjà définies (les gardes-frontières israéliens ont-ils l’autorisation d’ouvrir le feu, d’emblée, sur des manifestants non armés, y compris dans le territoire occupé du Golan ?).

Puis un paragraphe bien pratique :

À Tel-Aviv, un camionneur palestinien a jeté son véhicule contre un bus et des voitures, faisant un mort et plusieurs blessés, sans que l’on sache très bien si son geste était directement lié aux manifestations palestiniennes.

Le fameux « terroriste » arabe israélien, immédiatement arrêté, a prétendu que son pneu avait éclaté. Un détail qui n’intéresse pas le Figaro, qui préfère parler de « son geste », devenu dans l’article suivant « cette attaque ».

Mais bon, à ce stade, si l’armée israélienne le dit, c’est que c’est vrai. Alors, certes, on ne sait si « son geste était directement lié aux manifestations », et on omettra de préciser que le camionneur ne revendique pas un attentat et soutient qu’il s’agit d’un accident de la route, mais si on peut établir une sorte d’équivalence des « violences », on ne va pas se gêner.

Le paragraphe finale est, logiquement, épatant :les manifestations aux frontières d’Israël représentent un phénomène préoccupant pour les services de sécurité israéliens

Israël massacre 13 manifestants désarmés, mais c’est un phénomène préoccupant pour... les services israéliens. On peut difficilement condenser aussi clairement le racisme féroce des journalistes qui couvrent ainsi les crimes israéliens.

Terminons donc par une remarque finaude :

ces mouvements non armés sont beaucoup plus délicats à contrer que les tirs de roquettes, attentats et attaques d’organisations telles que le Hezbollah ou le Hamas, dont la violence justifie les mesures de représailles israéliennes.

Oui, vous avez bien lu : l’article du Figaro conclut que tous les autres crimes israéliens sont justifiés, et ça ne demande absolument aucune forme de discussion.

18 mai 2011

Source : Nidal


Merkel et Obama font bloc contre un Etat indépendant palestinien.

Le président américain et la chancelière allemande ont convenu, mardi, à la Maison Blanche, de bloquer la "création" d’un Etat indépendant palestinien.

Les deux parties ont mis l’accent sur la nécessité que représentaient les efforts destinés à empêcher "la naissance d’un Etat appartenant aux Palestiniens".

Au cours d’un point de presse commun, Obama,  a affirmé qu’il était contre tout effort, à l’ONU, visant à faire reconnaître un pays du nom de la Palestine.

Les deux parties ont, également, insisté sur la poursuite des pressions contre Kadhafi, jusqu’à ce qu’il se retire et quitte le pouvoir.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=18846

 

Attef Hassan : Dix-huit années passées dans les prisons israéliennes.

Après dix-huit années passées dans les prisons israéliennes, le Palestinien Attef Hassan vient enfin de goûter à la liberté ; il n’arrive pas à s’en remettre. On ne pourrait pas oublier si facilement, avec une baguette magique, dix-huit ans derrière les barreaux d’une inhumaine occupation, l’occupation israélienne.

Quelques jours seulement se sont écoulés depuis qu’il a quitté la prison d’An-Naqab, dans le désert d’An-Naqab. Et dès qu’il a dépassé le point de passage Beit Hanoun (Erez), au nord de la bande de Gaza, ses parents et ses amis l’ont habillé en militaire. Ils voulaient dire à tout le monde que c’était un résistant qui retournait de nouveau à sa patrie.

A côté de sa maison, dans le village d’Al-Mighraqa, au sud de la bande de Gaza, une tente a été installé pour fêter la libération d’Attef Hassan. Il reçoit ceux qui viennent le féliciter.

L’inspection nocturne

Les dix-huit ans d’incarcération, Attef Hassan les a passées dans plusieurs prisons centrales israéliennes ; la dernière prison était celle du désert de Naqab, où il a été pendant quatre ans.

L’agence Quds Press rapporte d’Attef Hassan : « Ce qui embête trop les captifs internés à An-Naqab, ce sont les inspections nocturnes que les l’administration pénitentiaire pratique, sous prétexte qu’elle cherche des téléphones portables dans les affaires des captifs ».

Cette inspection nocturne est pratiquée dans toutes les prisons israéliennes. Récemment, des unités des forces spéciales ont attaqué la prison de Hidarim, sous le même prétexte.

La grève des captifs

Depuis des années et des années, des milliers de captifs palestiniens survivent dans les prisons israéliennes, dans des conditions intenables.

Beaucoup d’entre eux sont isolés depuis longtemps. Une tension palpable infeste les prisons israéliennes.

Contre ces conditions d’incarcération, les captifs palestiniens ont mené plusieurs grèves de la faim ces derniers mois. Et actuellement, ils entament une grève ouverte pour en finir avec le problème des captifs isolés.

En effet, depuis plus de sept ans, quinze captifs palestiniens souffrent d’un isolement total, selon les captifs Hassein Salama et Jamal Abou Al-Hayja. Il y a aussi le captif Mahmoud Atton. Etant isolé dans une petite cellule, son état de santé psychologique s’est bien détérioré.

Mais cette grève a besoin de vraies actions collectives de l’extérieur, d’un véritable appui de la société palestinienne. Les activités actuelles ne sont pas bien suffisantes, dit Hassan.

Etant un centre de détention et non une prison, An-Naqab est normalement meilleure, dit Hassan ; mais les 1200 captifs ont aussi le droit à des agressions sans fin.Et récemment, les factions palestiniennes se sont réunies dans les prisons. Les captifs palestiniens cherchent leur liberté et attendent que la transaction d’échange se réalise dans les meilleures conditions.

Dix-huit ans derrière les barreaux

Hassan s’arrête un peu, puis il raconte les dix-huit ans passés derrière les barreaux des occupants israéliens. Chaque stade de ces dix-huit années était pour lui une nouvelle expérience, mais « la vie dans la prison d’An-Naqab est un peu différente des prisons centrales. J’ai beaucoup profité des rondes de conférences. Dans cette prison, les captifs ont un programme culturel continu ».

Et quand il est revenu chez lui, il a vu le monde différent : « C’était une surprise, surtout les gens ont changé, les enfants sont devenus des hommes ».

La dernière semaine

Attef Hassan avait fini sa période de condamnation, mais les occupants israéliens ont retardé sa sortie, prétextant des fêtes juives. Ils veulent jouer avec lui une guerre psychologique.

On l’a gardé une semaine supplémentaire pour une raison bizarre ; les occupants israéliens ont une loi bizarre : « Il faut garder 2000 prisonniers ». Les occupants israéliens ne libèrent personne, ils appliquent leurs lois futiles !

16 juin

http://www.palestine-info.cc/...



1 Lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Au jour le jour

La réconciliation palestinienne bute sur le sort du Premier ministre Fayyad
La réconciliation palestinienne bute sur le choix du chef du gouvernement d’indépendants, pour lequel le Fatah du président Mahmoud Abbas soutient le Premier ministre Salam Fayyad, favori de la communauté internationale, rejeté par le Hamas.
  Les discussions prévues mardi au Caire entre les deux mouvements sur la formation du chef de cet exécutif transitoire et l’application des autres clauses de l’accord de réconciliation conclu le 27 avril s’annoncent par conséquent délicates.
  Une délégation du Fatah, dirigée par Azzam al-Ahmad, a quitté dimanche Ramallah, le siège l’Autorité palestinienne, pour l’Egypte afin de discuter avec le Hamas de la composition du gouvernement et de la question du Premier ministre avec l’espoir d’"arriver à un accord le plus tôt possible".

  Après des semaines de délibérations, le Comité central du Fatah s’est
prononcé pour M. Fayyad, un indépendant, s’attirant le refus sans surprise du Hamas, favorable à un Premier ministre de la bande de Gaza, qu’il contrôle.
  "Lors d’une réunion samedi soir au quartier général de la présidence palestinienne (à Ramallah), nous avons décidé de présenter Salam Fayyad à la tête du gouvernement palestinien" de transition, a affirmé à l’AFP un membre du Comité central du Fatah sous couvert de l’anonymat.  "Le Hamas a déjà informé le Fatah au cours de leur dernière réunion (les 16 et 17 mai au Caire, NDLR) qu’il rejette le choix de Salam Fayyad", a répliqué le Hamas, par la voix de son porte-parole à Gaza, Sami Abou Zouhri, en soulignant que "tout chef de gouvernement doit être choisi par consensus".  Le choix de M. Fayyad rassurerait la communauté internationale sur l’orientation du gouvernement d’indépendants, bien que le mandat de celui-ci se résume essentiellement à organiser des élections d’ici mai 2012 et à engager la reconstruction de la bande de Gaza, sinistrée par l’opération israélienne "Plomb durci" de décembre 2008/janvier 2009.
 Le président américain Barack Obama a qualifié le 22 mai la réconciliation Fatah/Hamas d’"énorme obstacle à la paix", tandis qu’Israël, qui refuse de "négocier avec un gouvernement soutenu par la version palestinienne d’Al-Qaïda", en allusion au Hamas, a retardé la rétrocession en mai des fonds qu’il perçoit pour le compte de l’Autorité palestinienne, à titre de "carton jaune".
  M. Abbas a rappelé à maintes reprises que depuis 1993 la conduite des pourparlers avec Israël revenait à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qu’il préside, dont le Hamas ne fait pas partie.
  Les autres membres du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, ONU, Russie) ont en revanche accueilli favorablement la réconciliation palestinienne comme un facteur de paix, le ministre français des affaires étrangères Alain Juppé jugeant lundi dernier à Washington nécessaire de "favoriser tout ce qui peut faire évoluer le Hamas".
  Au-delà de la question théorique des négociations, suspendues depuis plus de huit mois sans perspective de reprise, et qui ne dépendent pas du gouvernement, la communauté internationale se préoccupe de la préservation de l’héritage de M. Fayyad, crédité par les donateurs d’avoir assaini les finances de l’Autorité palestinienne.
  Victime d’un malaise cardiaque lors d’une visite privée aux Etats-Unis en mai, M. Fayyad s’est attiré depuis deux ans les éloges du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, qui ont conclu récemment que les Palestiniens étaient désormais prêts à gérer un Etat.
  En cas de blocage persistant sur son nom, un candidat de compromis pourrait néanmoins émerger.
  Le 30 mai, le président du Fonds d’investissement de Palestine et conseiller économique de M. Abbas, Mohammad Moustapha, n’a pas exclu d’assumer les fonctions de Premier ministre si elles lui étaient proposées, une candidature à laquelle le Hamas n’a pas jusqu’à présent mis son veto.

12 juin
http://www.aloufok.net/spip.php?article4561

 

 

Lavrov : Statut de Jérusalem ? : Délimitation des frontières avant.
La définition du statut de Jérusalem ne sera possible qu'après la délimitation territoriale entre Israéliens et Palestiniens et le règlement du problème des réfugies, a estimé dimanche le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
"Le problème du statut de Jérusalem ne sera pas résolu avant la délimitation territoriale et le règlement du problème des réfugies", a déclaré le ministre dans une interview à la radio Echo de Moscou.
M.Lavrov a exposé la vision russe d'une la décision sur le statut de la ville: "Jérusalem-Ouest serait israélien, Jérusalem-Est palestinien, et les lieux saints ne pourraient sans doute se trouver que sous le contrôle international".
"Cela doit faire partie d'un règlement général quand Palestiniens et Israéliens s'entendront sur leurs frontières avec des échanges amiables de territoires", a-t-il souligné.
Selon, M.Lavrov, "nul ne s'attend évidemment à ce que l'Etat hébreu détruise ses grandes colonies de peuplement, mais les Palestiniens doivent recevoir en échange quelque chose de pareil".
Les Palestiniens plaident pour le retrait des troupes israéliennes des territoires palestiniens occupés suite à la guerre de 1967, où ils envisagent de créer leur Etat avec Jérusalem-Est pour capitale.
Mais Israël déclare qu'il n'autorisera jamais la partition de Jérusalem qui restera pour toujours la capitale unie de l'Etat hébreu
.

http://fr.rian.ru/world/20110605/189743230.html

 

Bolton : « Les Etats-Unis doivent arrêter l’initiative de l’Autorité palestinienne en cessant le financement à l’ONU ». 

Les menaces formulées par l’ex ambassadeur américain à l’ONU, John Bolton ont déclenché une vaste polémique. Le trop israélophile Bolton et possible candidat à la présidence américaine plaide en faveur d’une interruption pure et nette des aides américaines à l’Onu si son Assemblée générale prévue pour le mois de septembre osait reconnaitre le droit des palestiniens à un état indépendant.
Bolton préconise l'adoption d'une loi par le Congrès pour enrayer le financement de l'ONU et la reconnaissance par celui-ci de l'Etat Palestinien avec des frontières sur la base des lignes temporaires d'armistice de 1949. "M. Obama ne fera probablement rien de quoi que ce soit à ce point décisif, ce qui explique pourquoi de nombreuses personnes aux Etats-Unis et en Israël restent considérablement préoccupées par ce dernier stratagème diplomatique palestinien" . Bolton a signifié que "bien que l’ONU reconnaisse l’Autorité palestinienne, cela ne veut pas dire qu’elle aurait l’adhésion à l’Organisation des Nations Unies, cela serait néanmoins un grand succès palestinien ".
"Dès 1988, l’Organisation de Libération pour la Palestine avait publié une déclaration d’indépendance et changé le nom de sa délégation d’observateur aux Nations Unies d'OLP par Palestine. Par la suite, les Palestiniens ont fait campagne pour rejoindre des organismes des Nations Unies, tel que l’Organisation Mondiale de la Santé, en soutenant que les chartes de l’agence de l’ONU permettent l’admission des Etats en tant que membres, l’admission de la Palestine serait la preuve qu'elle aussi, était un Etat ", a expliqué Bolton .
Il a ajouté qu’à cette époque le Secrétaire d’Etat James Baker avait averti publiquement que : "Je vais recommander au Président des Etats-Unis de ne pas financer d’autres contributions, volontaires ou évaluées, à toute organisation internationale qui effectue tout changement dans le statut de l’OLP en tant qu’organisme observateur ". Bolton a poursuivi : "En déjouant la campagne de l’OLP, la déclaration de M. Baker a sonné le glas de la poussée d’indépendance Palestinienne". "Le Congrès devrait légiférer de manière générale en stipulant que toute action de l’ONU visant à reconnaître ou autoriser un Etat palestinien se traduirait par une cessation de toutes contributions des Etats-Unis à l’organisme fautif ".
S’il est vrai que la perspective d’une mise au pain sec de l’Organisation inquiète, certains analystes posent une bonne question : sans l’aide américaine, l’Onu ne sera-t-elle pas en mesure de respirer mieux, d’agir plus indépendamment ? Questions à méditer.

Farid Merrad

 06/06/2011

 French Irib/Agences/MF

http://www.alterinfo.net/notes/ 


 

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