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01/07/2011

n° 583 - La propagande, Manipulation de l’opinion et Dossier de Palestine - Suite- La « réalité » israélo-palestinienne


   583 - La propagande, Manipulation de l’opinion et Dossier de Palestine  - Suite- La « réalité » israélo-palestinienne


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



La propagande, Manipulation de l’opinion et Dossier de Palestine

N°583                                                     29-06

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal  

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

2 Les brèves

2-1 La bande de Gaza est plus près que jamais d’une catastrophe sanitaire.

2-2 Rabbin David Weiss : "Israël est l’exemple flagrant du terrorisme dans le monde".

2-3 Droits de l’homme palestinien : Si l’occupation dépasse les limites avec les prisonniers, cela fera exploser les prisons.

3 Dossier

3-1 Wikileaks : Offensive israélienne contre Gaza à l'hiver 2008/09 : les Etats-Unis voulaient bloquer l'enquête de l'Onu.

3-2 Ziad Medoukh : Et les civils de Gaza, qui les protège ?

3-3 Mehdi Dares - Nazem Roya : Les guerres secrètes de l'alliance saoudo-israélienne.

3-4 Natasha Mozgovaya* et l’agence Reuters : D’anciens officiers israéliens de haut rang esquissent une nouvelle initiative de paix. 


2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 La bande de Gaza est plus près que jamais d’une catastrophe sanitaire.

Adham Abou Salmiya, porte-parole du ministère palestinien de la santé, a confirmé que la crise des médicaments frappe de plein fouet la bande de Gaza. Il confirme que c’est une vraie crise de laquelle on se rapproche de jour en jour. Il faut des actions concrètes, pas des paroles : « L’histoire ne pardonnera jamais ceux qui peuvent résoudre le problème et qui ne le font pas ».

Dans un communiqué dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie, Abou Salmiya a précisé qu’il y a plus de 178 médicaments dont les réserves sont totalement épuisées, et 190 qui sont sur le point de s’épuiser. Plusieurs opérations chirurgicales ont été reportées pour cette raison. Plusieurs hôpitaux ne travaillent à plein régime pour la même raison.

Tout le monde doit réagir, surtout « les Arabes et les Musulmans », qui « sont appelés à intervenir immédiatement et sans hésitation afin de sauver les hôpitaux et les centres médicaux de la bande de Gaza qui souffrent de ce manque critique en médicaments et en accessoires médicaux ».

10 juin 2011

CPI


2-2 Rabbin David Weiss : "Israël est l’exemple flagrant du terrorisme dans le monde" .

Le Rabbin Weiss a déclaré qu’Israël est l’exemple flagrant du terrorisme dans le monde.
Selon l’Agence de presses Qods, David Weiss, rabbin anti-sioniste membre du mouvement «Neturei Karta» a ajouté lors de sa participation à la Conférence internationale de deux jours à Téhéran, que tant qu’Israël continuera ses massacres et son occupation on ne pourra pas être témoin d’une paix générale. Ce rabbin anti-sioniste, en rappelant que le Judaïsme n’est pas le Sionisme a indiqué qu’il restera jusqu’à la fin aux côtés des Palestiniens. Weiss a considéré la RII comme le porte-étendard de la lutte contre le terrorisme.

26/06/2011

http://french.irib.ir/info/politique/item/122148-isra%C3%ABl-est-l%E2%80%99exemple-flagrant-du-terrorisme-dans-le-monde-rabbin-david-weiss


2-3 Droits de l’homme palestinien : Si l’occupation dépasse les limites avec les prisonniers, cela fera exploser les prisons.

Un centre de droits de l’homme palestinien pour les affaires des détenus a mis en garde les autorités de l’occupation sioniste contre la poursuite de la provocation des prisonniers en leur imposant davantage de mesures punitives, qui conduira à une explosion de la situation dans les prisons de l’occupation.

Raafat Hamdouna, directeur du Centre des détenus pour les études, a affirmé dans la presse lundi : « Israël a dépassé toutes les lignes rouges dans son traitement des détenus sur le plan politique avec les déclarations de Netanyahu, sur le plan moral avec les prétentions du membre de la Knesset Miri Legev du Likoud, et au niveau pratique, suite à l’annonce du directeur général des services pénitentiaires,  Aharon Franco, concernant les sanctions contre les prisonniers ».

Hamdouna a appelé à une prise de position et de mesures pour un soutien médiatique, juridique, populaire, et international. Il demande de même aux forces nationales et islamiques, aux institutions palestiniennes, aux organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme, et aux groupes de  pression internationaux à travailler pour le soutien des détenus dans leurs démarches à venir, afin de « les protéger du meurtre alors qu’ils sont entre les mâchoires de l’occupant ».

27/06/2011

Palestine-info.cc



3 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Wikileaks : Offensive israélienne contre Gaza à l'hiver 2008/09 : les Etats-Unis voulaient bloquer l'enquête de l'Onu.

Selon des documents Wikileaks, l'ambassadrice américaine à l'Onu, Susan Rice, aurait été en première ligne pour saper les efforts des Nations Unis visant à faire la lumière sur l'offensive israélienne à Gaza en 2008.

Les Etats-Unis ont agi en sous-main pour aider Israël à contrecarrer le travail d'enquête de l'ONU sur de possibles crimes de guerre commis lors de l'offensive israélienne à Gaza à l'hiver 2008/09, selon des documents WikiLeaks publiés par le site Foreign Policy, apprend-t-on mardi 19 avril.

Sur le même sujet Pourquoi le juge Goldstone a retourné sa veste

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice, aurait été en première ligne pour saper les efforts des Nations unies visant à faire la lumière sur l'opération "Plomb Durci", explique Foreign Policy, un site américain spécialisé dans les affaires étrangères qui publie une série de notes diplomatiques dévoilées par WikiLeaks.

"L'affaire doit être classée"

Le 4 mai 2009, Susan Rice s'est entretenue à trois reprises avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

Elle essaie de le convaincre de supprimer d'un rapport sur les sites des Nations unies à Gaza touchés par l'offensive des recommandations appelant à une enquête plus large sur le sujet.

Susan Rice souligne alors qu'une telle enquête n'est "pas nécessaire" et que l'affaire doit être "classée", selon un câble diplomatique américain.

Devant l'insistance de l'ambassadrice, Ban Ki-moon, au départ réticent, finit par lâcher du lest et se voit "remercié" pour Susan Rice pour ses "efforts exceptionnels", selon un câble diplomatique.

"Crimes de guerre"

Plus tard en 2009, les Etats-Unis exercent de nouvelles pressions pour limiter les investigations lancées par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, qui a nommé le juge sud-africain Richard Goldstone à la tête d'une commission d'enquête sur d'éventuelles violations des droits de l'homme lors de l'opération à Gaza.

Publié en septembre 2009, le rapport Goldstone accuse Israël et des groupes armés palestiniens à Gaza de "crimes de guerre", voire de "crimes contre l'humanité" lors de l'offensive qui a coûté la vie à 1.440 Palestiniens et 13 Israéliens.

Israël a demandé son retrait après que son auteur a dit avoir affirmé à tort que l'Etat hébreu avait visé intentionnellement des civils lors de l'offensive contre Gaza.

La publication du rapport Goldstone a coïncidé avec de nouveaux efforts américains pour relancer les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens.

"Contrôler" le rapport

Lors d'une rencontre avec le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Dany Ayalon, Susan Rice explique que les "Etats-Unis examinent toujours le rapport et restent préoccupés concernant (...) de nombreuses recommandations", selon une note révélée par WikiLeaks.

Elle lui demande ensuite d'aider Washington "à avancer sur le processus de paix", soulignant que le rapport Goldstone "serait plus facile à contrôler si des progrès sont enregistrés".

Nouvelobs.com avec AFP

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/monde/20110419.OBS1562/guerre-de-gaza-les-etats-unis-voulaient-bloquer-l-enquete-de-l-onu.html


3-2 Ziad Medoukh : Et les civils de Gaza, qui les protège ?
Depuis 63 ans, le peuple palestinien ne souffre pas seulement des mesures atroces de l’occupation israélienne, mais aussi et notamment, du silence d’une communauté internationale complice des crimes israéliens contre sa population civile.

Les appels lancés à cette communauté restent sans écho et ne parviennent à changer quoique ce soit sur le terrain. Tout un peuple continue de subir les agressions, voire les massacres commis par un État criminel, au mépris du droit international et de toute valeur humaine.

On assiste actuellement à des attaques sanglantes menées par les forces d’occupation israélienne contre la population civile de Gaza, enfants, femmes, vieillards innocents, contre leurs maisons, leurs fermes, leurs jardins.

Ces enfants pensaient qu’ils pouvaient aller paisiblement à l’école, ils pensaient qu’ils pouvaient jouer en toute liberté, sans peur, ils se croyaient protégés par les droits de l’enfant, par le droit international, par des conventions internationales de protection des civils.

Les civils pensaient que, dans ce monde-là, les puissants utilisaient la force militaire pour protéger les peuples, prétexte avancé au sujet de la Libye. Oui ,mais ils ont oublié que la Palestine n’est pas la Libye, ils ont oublié que, dans la bande de Gaza, l’armée israélienne utilise même des armes interdites pour les écraser, pour assassiner les habitants, hommes, femmes,vieillards et les enfants dont elle tue l’innocence, dont, avant tout, elle anéantit les rêves.

Toute attaque contre des civils, où que ce soit, est condamnable. Or, la veille de l’attentat de Jérusalem du 23 mars dernier, attentat que le monde entier, y compris les médias, a unanimement réprouvé, à l’Est de Gaza, cinq civils, dont trois enfants de 9 à 11 ans, ont été tués par un missile israélien. Ces trois enfants jouaient au ballon dans la rue, devant leur maison : il n’y a pas de stade, ni de centre de loisirs pour eux, à cause de la situation économique et du blocus inhumain imposé par l’occupant israélien. Trois enfants sont morts sans que personne ne bouge pour mettre au pas cet État créé sur le sang et la souffrance des Palestiniens.

Dans ce monde où prime l’intérêt, les États-Unis dépendent totalement des électeurs sionistes, l’Europe divisée est incapable de réagir, elle suit la politique américaine pro-israélienne et les Nations-Unies sont manipulées par ces puissances. Les organisations internationales des droits de l’homme ne parviennent pas à faire entendre leur voix concernant ces violations .On abandonne tout principe humain, toute valeur de paix, de liberté, on ignore ces droits soit -disant défendus par un monde dit libre.

Nous, Palestiniens, attendons une solution juste et durable, nous attendons un changement dans le comportement de cette communauté internationale, nous attendons de sa part une décision courageuse aux yeux de l’histoire, nous attendons une application du droit international vis à vis de cet État qui viole ce droit. Et pour nous, dans cette expectative, une question se pose :

Et les civils de Gaza ?

Et les enfants de Gaza ?

Et les femmes de Gaza ?

Qui les protège ?

C’est à la fois une interrogation et un appel, mais surtout et avant tout, un appel, un simple appel à la conscience mondiale !

Ziad Medoukh
Ziad Medoukh est enseignant de français à l’université Al-Aqsa de Gaza et coordinateur du Centre de la Paix

Source : Info-Palestine


3-3 Mehdi Dares - Nazem Roya : Les guerres secrètes de l'alliance saoudo-israélienne.
Comme le dit le vieux dicton chinois, les crises des uns peuvent être l’opportunité des autres.

Tel-Aviv, Washington et l'OTAN profitent des révoltes soudaines qui ont lieu dans le monde arabe. Ainsi, ils ne se contentent pas seulement de lutter contre les aspirations légitimes des peuples arabes, voire ils gèrent intelligemment la scène géopolitique arabe dans le cadre de leur stratégie pour dominer l'Eurasie.

Les conflits sectaires en Égypte : un moyen d'affaiblir l'État égyptien

De nos jours, l'Egypte est dirigée par un gouvernement militaire qui est un mouvement opposé aux objectifs et développements révolutionnaires. Malgré l'insistance croissante du peuple égyptien, l'ancien système existe toujours. Toutefois, les fondements de ce système commencent à devenir de plus en plus instables au moment où le peuple égyptien devient plus radical dans ses revendications.
Comme ce fut le cas à l'époque de Moubarak, le régime militaire permet aussi la propagation du sectarisme dans un effort pour créer des divisions dans la société égyptienne. Au début de l’an 2011, quand les Egyptiens ont vivement attaqué les bâtiments du gouvernement ils ont découvert des documents secrets montrant que le régime égyptien était derrière les attaques contre la communauté chrétienne en Egypte.
Récemment, des extrémistes salafistes ont attaqué des minorités en Egypte, non seulement des Chrétiens, mais aussi des Musulmans chiites. Des militants égyptiens ainsi que des dirigeants dans les communautés coptes et chiites en accusent le gouvernement militaire au Caire, Israël et l'Arabie Saoudite.
De fait, le gouvernement militaire de l'Egypte, Tel Aviv et les Saoudiens, font tous partie d'une alliance sinistre. Ce rassemblement constitue l'épine dorsale de la structure impérialiste américaine dans le monde arabe. Ils dépendent de Washington. Ils demeurent victorieux dans la mesure où les États-Unis dominent le Sud-ouest de l'Asie et l'Afrique du Nord.
Les Saoudiens coopèrent actuellement avec Washington pour établir un gouvernement islamique supposé en Egypte. Ce travail est réalisé par des partis politiques financés et organisés par les Saoudiens. Ainsi les soi-disants mouvements salafistes, constituent une partie essentielle et primordiale de ce gouvernement. Il semble également que le mouvement des Frères musulmans, ou du moins certaines de ses filiales, ont été élus pour faire partie de ce gouvernement (pour gagner leur confiance en les intégrant dans le groupe existant).

L’alliance saoudo-israélienne et la politique de la division
L'alliance entre les Saoudiens et Tel Aviv est devenue plus claire et flagrante ces dernières années. Cette alliance secrète saoudo-israélienne se trouve dans le cadre d'une plus vaste alliance entre le Golfe et Israël. Cette dernière est établie par le biais d'une alliance stratégique entre les familles royales en Arabie Saoudite et les Cheikhs arabes dans le golfe Persique.
Israël et les familles royales du Golfe constituent ensemble, la ligne de front pour Washington et l'OTAN contre l'Iran et ses alliés dans la région. De plus, cette alliance travaille aussi en faveur de Washington, pour déstabiliser la région, puisque les racines du chaos dans la région du Sud-ouest de l’Asie et l'Afrique du Nord sont le produit de cette alliance entre le Golfe et Israël.
En harmonie avec la politique des Etats-Unis et de l'Union européenne, cette alliance entre Israël et les dirigeants arabes du Golfe a aidé à créer les divisions ethniques entre les Arabes et les Iraniens, les divisions religieuses entre les Musulmans et les Chrétiens, et les divisions sectaires entre les Sunnites et les Chiites. C'est la politique de division ou de sédition, qui a aidé à préserver les familles régnantes du Golfe au pouvoir et de tenir Israël à sa place. Israël et les familles régnantes du Golfe ne peuvent pas rester sans la zizanie régionale.
Tel-Aviv et les Saoudiens sont les auteurs de la division du Hamas et Fatah, ainsi que l'exclusion de la bande de Gaza de la Cisjordanie. Ils ont travaillé ensemble dans la guerre de 2006 contre le Liban afin d'écraser le Hezbollah et ses alliés politiques. L'Arabie saoudite a également collaboré à propager le sectarisme et la violence sectaire et confessionnelle au Liban, en Irak, au Golfe Persique, en Iran, et maintenant en Egypte.

Israël et les émirats du Golfe ont aidé Washington à neutraliser l'Iran et ses alliés, ainsi que toute forme de résistance contre les Etats-Unis au Sud-ouest de l'Asie et en Afrique du Nord. C'est pourquoi le Pentagone arme fortement Tel-Aviv et les Cheikhs du Golfe. De même, Washington fabrique des boucliers anti-missiles en Israël et dans les émirats arabes contre l'Iran et la Syrie.

L’iranophobie

L'alliance entre Israël et les émirats du Golfe a été utile pour créer une vague d’iranophobie (phobie de l’Iran) dans le monde arabe. Le but ultime de l’iranophobie est de transformer l'Iran aux yeux de l'opinion publique arabe en un ennemi des peuples arabes, et donc détourner l'attention des véritables ennemis du monde arabe, en particulier les puissances néo-coloniales, qui occupent des terres arabes et les contrôlent.
L’ranophobie est un état d’esprit et un moyen de propagande. L’objectif stratégique est d'isoler l'Iran et de ré-imaginer la scène géopolitique du Sud-Ouest de l'Asie et de l'Afrique du Nord.
En outre, elle a été utilisée par les familles gouvernantes du Golfe, allant des Émirats arabes unis vers l'Arabie saoudite et le Bahreïn, comme une fausse excuse pour la répression de leur peuple, la revendication des libertés fondamentales et les droits démocratiques dans ces émirats.
La coalition du 14 Mars au Liban, qui constitue un groupe d’agents relevant du Golfe et des Américains ainsi que des alliés d'Israël, a également utilisé l’iranophobie et «la politique de division» dans une tentative d'attaque du Hezbollah et ses alliés au Liban. L'objectif est d'affaiblir et de saper les relations libano-Iraniennes et syro-libanaises. De plus, la coalition du 14 Mars, notamment le parti du Futur, contrôlé par Hariri, a importé des combattants salafistes appartenant à Fatah al-Islam dans le but d’attaquer le Hezbollah. Ce parti a également joué un rôle dans le projet israélo-saoudien visant à déstabiliser la Syrie et la supprimer de la "masse politique résistante."

Mehdi Dares - Nazem Roya

Traduit par: Sara Hussein

 11 juin
Global Research-Mehdi Dares Nazem Roya
28 mai 2011


 

Source : La résistance islamique au Liban
http://www.french.moqawama.org/...


3-4 Natasha Mozgovaya* et l’agence Reuters : D’anciens officiers israéliens de haut rang esquissent une nouvelle initiative de paix.

[Autrefois chef d'état-major de Tsahal, chef du Mossad, directeurs du Shin Beth [1] ou dirigeant du parti travailliste, tous appartiennent au groupe d'une quarantaine de personnalités israéliennes qui dessinent, « à la lueur des événements dramatiques au Moyen-Orient », les contours d'une nouvelle initiative de paix.

Au nombre des propositions, l'établissement d'un État palestinien à Gaza et dans la quasi totalité de la rive occidentale du Jourdain, Jérusalem-Est incluse ; l'attribution de compensations financières aux réfugiés palestiniens et l'autorisation accordée à un petit nombre d'entre eux de revenir dans leurs anciennes maisons ; la restitution à la Syrie du plateau du Golan.

Mais avant toute chose, ce plan se donne pour objectif de pousser le gouvernement israélien à « renouer immédiatement des pourparlers de paix ».] 

D’anciens patrons des services israéliens de sécurité ont brossé le schéma d’une nouvelle initiative de paix, pensée comme une plate-forme dont ils espèrent user afin de pousser le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu à relancer avec les Palestiniens des pourparlers actuellement au point mort.

Un porte-parole a confirmé mardi les grandes lignes de ce plan, précisant qu’il se fondait sur une initiative arabe de 2002 qu’Israël s’était gardé d’adopter, car elle appelait au rapatriement des réfugiés et au retrait de la totalité des territoires conquis pendant la guerre de 1967.

Une quarantaine de personnalités israéliennes, parmi lesquels d’anciens dirigeants politiques “colombe“, comme d’anciens chefs du Mossad, du Shin Beth et de l’armée, sont venus soutenir le projet, annonçant qu’ils rendraient leurs idées pleinement publiques le lendemain mercredi.

Ce plan a été conçu « à la lueur des événements dramatiques au Moyen-Orient », allusion aux soulèvements populaires contre un pouvoir autocratique qui enflamment le monde arabe depuis janvier ; il se donne pour objectif de pousser le gouvernement à « renouer immédiatement des pourparlers de paix », d’après une déclaration collective.

À l’origine de cette initiative, un groupe comprenant l’ex-chef d’état-major de Tsahal Amnon Lipkin-Shahak, les anciens chef du Mossad Dany Yatom et directeurs du Shin Beth Yaakov Perry et Dany Ayalon, comme l’ex-général et dirigeant du parti travailliste Amran Mitzna, candidat premier ministrable [2] lors des élections de 2002.

S’exprimant devant l’agence Reuters sous condition d’anonymat, un porte-parole du groupe a corroboré les propos des media affirmant que ce plan presse Israël d’accepter la formation d’un État palestinien à Gaza et dans la quasi-totalité de la rive occidentale du Jourdain, Jérusalem-Est incluse.

Une éventuelle compensation financière destinée aux réfugiés palestiniens y est proposée, ainsi qu’un partage de souveraineté à Jérusalem, les quartiers largement peuplés de Palestiniens étant placés sous leur contrôle tandis que les zones juives seraient gouvernées par Israël.

Les réfugiés pourraient se voir offrir un dédommagement et un petit nombre d’entre eux seraient autorisés à retrouver leurs anciennes maisons en Israël, a ajouté le porte-parole.

Les Palestiniens veulent un État sur l’ensemble de la rive occidentale du Jourdain et de la bande de Gaza avec la Jérusalem-Est arabe pour capitale et un règlement de la question des réfugiés. Ils se sont refusés à tout commentaire sur l’initiative, disant qu’ils attendent, avant toute chose, d’en voir le texte.

Le plan appelle également au retrait complet des forces israéliennes du plateau du Golan, territoire pris à la Syrie au cours de cette même guerre de 1967, en échange de garanties en termes de sécurité régionale et de projets économiques, toujours selon le porte-parole.

Un exemplaire en a été montré au Premier ministre Benjamin Netanyahu, sans qu’il fasse aucun commentaire en public.

En réaction à ces documents, qui lui ont été présentés par Ha’aretz, le State Department [3] a déclaré : « Nous sommes impatients d’en savoir plus sur l’initiative israélienne de paix et croyons qu’elle pourrait constituer une contribution positive à la recherche de la paix. »

Les tentatives de reviviscence des pourparlers de paix entre Israël et les Palestiniens ont jusqu’ici échoué, et ces derniers concentrent leurs efforts sur la mise en place du soutien international à une déclaration unilatérale d’indépendance devant les Nations unies en septembre prochain.

Certains dirigeants israéliens redoutent qu’une telle stratégie ne les isole sur la scène diplomatique. Au sein de son cabinet, quelques-uns des ministres de Netanyahu l’ont pressé de prendre l’initiative de présenter un nouveau plan pour sortir de l’impasse.

« Nous pensons être dans notre bon droit, mais de nombreux autres pays de par le monde ne semblent pas partager notre point de vue, ce qui est désastreux », nous a confié un ministre refusant d’être nommé.

« Nous devons faire un pas et abattre notre jeu », a-t-il dit, ajoutant qu’il n’était pas certain que Netanyahu le ferait.

___________________________________

NOTES

[1] De même que “Tsahal“ forme l’acronyme de Tsvath Haganah Le-Israël, ou “armée de défense d’Israël“, les lettres “Shin“ et “Beth“ composent celui de Shérouté Bita’hon, les “services de sécurité“ intérieure d’Israël ; tandis que le Mossad, littéralement “l’Institut“, en constitue les services de renseignements à l’étranger.

[2] Élu maire (travailliste) de Haïfa après avoir pris sa retraite de l'armée, Amran Mitzna fut nommé secrétaire général de son parti en 2002, devenant ainsi de facto "premier ministrable". La loi israélienne veut en effet qu’à l’issue de l’élection à la proportionnelle et par scrutin de liste d’une nouvelle Knesseth, le président de l'État confie le soin de former un gouvernement (presque toujours de coalition, faute de majorité absolue) à la tête de liste de la formation la mieux placée – ce qui ne fut pas le cas du parti travailliste lors des législatives de 2003.

[3] Le ministère américain des Affaires étrangères.

___________________________________

Natasha Mozgovaya

* Correspondante en chef de Ha'aretz aux États-Unis depuis 2008, Natasha Mozgovaya a été journaliste à Vesty, journal d'expression russe en Israël, puis à Yedioth A'haronoth.

Elle a couvert le retrait unilatéral de la bande de Gaza en 2005, et le conflit de 2006 à la frontière libanaise ; fait des reportages sur les trafics d'êtres humains en provenance d'Europe de l'Est, la flambée du sida en Afrique, ou les émeutes post-électorales au Kenya ; et suivi de près l'évolution des événements dans l'ex-Union soviétique ces dix dernières années.

Inquiet de ce qui se passe en Palestine et en Syrie.

Natasha Mozgovaya* et l’agence Reuters

Traduction : Tal pour La Paix Maintenant

La Paix Maintenant


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