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05/07/2011

n°15 - Journal de Côte d’Ivoire - 29-05 au 04-07 – Fin - crimes contre l’humanité commis par la France en Côte d’Ivoire


n°15  - Journal de Côte d’Ivoire -  29-05 au 04-07 – Fin  -  crimes contre l’humanité commis par la France en Côte d’Ivoire


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

n°15                              29-05 au 04-07

C.Debroeder    &         M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de la Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part 

Nous venons de vivre des journées de grands progrès vers la civilisation. Ou pas ?

Sur la croisade impérialiste en Cote d’Ivoire et en Libye.

1 Côte d'Ivoire occupé

Attac Gabon : Sur les crimes contre l’humanité commis par la France en Côte d’Ivoire et en Lybie et la nécessaire réforme de l’ONU.

David Gakunzi : Côte d’Ivoire : Faut-il juger Sarkozy pour crimes contre l’humanité ?

Xavier Kobenan : La justice des vainqueurs ou le procès de Nuremberg à la sauce Ouattara.

 



2a Politique - Gbagbo

Le Président Gbagbo interné à l’hôpital « PISAM » d’Abidjan !?

Le Président Gbagbo, capturé le 11 avril dernier par la force française Licorne et remis à son ennemi Alassane Ouattara, ne serait plus à Korhogo où il était assigné à résidence surveillée. Il aurait été transféré à Abidjan pour, dit-on, suivre des soins intensifs à l’hôpital de renom « Pisam » d’Abidjan, car tombé malade du fait de conditions inhumaines de détention. Cette information n’a pour l’instant pu être confirmée par la famille du Président, ses proches encore en liberté et par l’institution médicale qui n’a pas souhaité répondre aux questions d’IvoireBusiness.
Le transfert du Président
Gbagbo à Abidjan pour « soins » serait intervenu avant l’investiture du Président Ouattara à Yamoussoukro, le 21 mai dernier, en présence de Nicolas Sarkozy, Ban Ki Moon, et de 14 chefs d’Etat et de gouvernement africains.
La thèse de soins du Président Gbagbo laisse sceptique plus d’un, car en dix ans de pouvoir à la tête de
la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo n’est quasiment pas tombé malade. Tout au plus, il s’est par deux fois rendu au Maroc pour des problèmes dentaires aigus.
Certaines sources pensent que son transfert à Abidjan serait lié à la fuite du général Dogbo Blé, son Commandant militaire du Palais et de la Garde républicaine. Qui aurait réussi à s’évader, avec le Commandant Dali, pour rejoindre la résistance à l’étranger.
Les combats entre FRCI de
Guillaume Soro et éléments d’IB qui ont précédé ces fuites ont précipité le déplacement du Président Gbagbo pour Abidjan à la Pisam. Les hommes du commandant Fofié, Com’zone de Korhogo, ivres de colère après la fuite du général Dogbo Blé et du commandant Dali, auraient battu le Président Gbagbo à l’agonie, d’où son évacuation sanitaire à Abidjan pour des soins médicaux.
Selon d’autres sources, Korhogo serait devenu poreux et ne serait plus un endroit sûr pour y garder le Président Gbagbo. Il fallait de toute urgence le faire partir des lieux, surtout à l’approche de l’investiture d’Alassane Ouattara à Yamoussoukro, que rien au monde ne devait perturber.
La preuve que
le Président Gbagbo ne serait plus à Korhogo est que ses avocats n’ont jusqu’à présent jamais pu avoir accès à lui pour préparer sa défense.
Cette affaire de transfert du Président Gbagbo à Abidjan met en lumière les querelles intestines entre différentes factions FRCI au Nord de la
Côte d’Ivoire, notamment à Seguela, Mankono et Korhogo, où de violents combats ont eu lieu pour venger la mort du « Général IB », assassiné par les hommes de Guillaume Soro à Anyama, alors qu’il voulait juste rencontre Alassane Ouattara, pour qui il s’est toujours battu depuis une dizaine d’années.
Nous y reviendrons.
Les parents de IB d’ethnie Koyaka au Nord du pays, crient vengeance et trahison depuis l’assassinat de leur fils par les hommes de celui pour qui il s’est toujours battu,
Alassane Dramane Ouattara.

May 25th,

Christian Vabé (IvoireBusiness.net)

http://www.ivoirediaspo.net/?p=6000

 

Laurent Gbagbo rencontre pour la première fois ses avocats.

Quarante-deux jours après sa capture, l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a pu s’entretenir jeudi pour la première fois avec ses avocats, a annoncé un de ses conseillers.

Deux avocats qui avaient reçu la promesse de pouvoir rencontrer leur client étaient arrivés lundi par vol spécial à Korhogo, dans le nord du pays, mais s’étaient d’abord heurtés à un refus des autorités.

Me Habiba Touré et Me Hervé Gouaméné, qui menaçaient de rester sur place tant qu’ils n’auraient pas un permis de visite, ont finalement pu voir l’ancien président, a précisé Toussaint Alain dans un communiqué.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé dimanche qu’il souhaitait que son prédécesseur soit jugé à la fois par la justice ivoirienne et par la Cour pénale internationale (CPI) pour les crimes de sang présumés commis dans son pays.

Laurent Gbagbo est détenu dans le nord du pays à la demande d’Alassane Ouattara, qui a dit craindre pour lui “une tentative d’enlèvement ou des violences“.

Le Front populaire ivoirien (FPI, ancien parti au pouvoir en Côte d’Ivoire) a reconnu mercredi la victoire d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle du 28 novembre tout en refusant d’entrer dans un éventuel gouvernement d’union nationale tant que l’ex-président Laurent Gbagbo ne serait pas libéré.

May 26th,

http://www.ivoirediaspo.net/?p=6006

 



2-1  Confection d'un gouvernement...

BOYCOTTER LES PROCHAINES ELECTIONS

Notre loi fondamentale prévoit des consultations électorales tous les 5 ans pour renouveler les institutions de l’état ou les équipes qui les animent.
A ce titre, le FPI, parti du président
Laurent Gbagbo, père de la démocratie dans notre pays, ne peut que se féliciter de l’organisation des élections.
Ces élections sont nécessaires pour créer et maintenir les conditions d’un développement durable, pour renforcer la paix par la sécurité, la liberté de circulation des biens et des personnes, ainsi que la libre expression.
Mais pour les élections prochaines, trois entités menacent gravement leur crédibilité.
Il s’agit de la commission électorale indépendante (CEI), la rébellion et du personnage de Monsieur
Ouattara.
La Commission Electorale Indépendante (C.E.I)
Au regard du déroulement de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de
2010 et de la gestion du contentieux électoral, voici nos propositions :
-Le président de la CEI doit être relevé de ses fonctions pour :
* avoir annoncé, sans la présence des autres membres de la commission, hors délai, dans le QG du candidat Ouattara Alassane, un résultat manifestement entaché de graves fraudes dans les zones du centre et nord de
la Côte d’Ivoire.
* s’être mis aux ordres de la France, des USA et de l’ONU.
Conscients que sa position partisane de militant du RHDP l’a amené à agir comme tel, nous proposons que soit candidate à ce poste toute personne d’origine ivoirienne non marquée politiquement, c’est-à-dire sans étiquette politique.
-La composition
*Ne doivent plus faire partie de cette commission, les représentants des rebelles en l’occurrence MPCI, MPIGO, MJP et consorts.
* Le
président GBAGBO, sous l’exigence de l’opposition politico-rebelle de Ouattara avait accepté de confier les 2/3 des membres à cette opposition. Il faut que cela soit appliqué à l’opposition actuelle et qu’il en soit de même pour les CEI locales.
-L’expérience de la présidentielle passée a montré que:
*Le listing électoral était truffé largement de non
ivoiriens, donc de personnes non habilitées à participer au vote :
A preuve, il y a eu à la base de nombreux faux témoignages lors des audiences foraines marquées en zones rebelles par la complicité des militants du RDR qui suscitaient l’inscription des étrangers sur nos listes électorales et par aussi la violence en zone gouvernementale des partisans de Ouattara. De plus, les nombreuses réclamations, par centaines de milliers, présentées par le FPI, n’ont fait l’objet d’aucune analyse.
Avec un tel listing, faut-il aller aux élections ?
Pour répondre par l’affirmative, il faut, entre autres conditions, apurer ce listing de toutes les anomalies.
*Les représentants des candidats dans les bureaux de vote.
Lors de l’élection présidentielle de 2010, en zone gouvernementale, tous les représentants des candidats non seulement avaient libre accès aux bureaux de vote mais aussi ont travaillé librement, sans aucune contrainte, jusqu’à la proclamation des résultats.
Au contraire, en zones occupées par la rébellion, les représentants du candidat-Président LAURENT
GBAGBO, pour la grande majorité, n’ont pu avoir accès aux bureaux de vote. Les autres qui ont tenté d’accomplir leur mission ont fait l’objet de brimades, d’exactions allant jusqu’aux viols et aux tueries de la part des rebelles devenus aujourd’hui FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire) avec la complicité des forces armées de France et de l’ONU encore présentes sur le territoire ivoirien et donc susceptibles de tronquer à nouveau les élections.
Quelle garantie avons-nous d’aller à des élections crédibles quand on sait que les soi-disants forces impartiales françaises et onusiennes, concepteurs et auteurs du conflit actuel sont toujours susceptibles de continuer leur basse besogne.
Il apparait donc que sans le désarmement des FRCI, la constitution d’une nouvelle armée nationale, le départ des forces françaises (licorne et 43e Bima) et de l’ONU, aucune élection ne peut se dérouler dans des conditions acceptables.
*Les Procès Verbaux
La majorité des PV des zones rebelles présentaient de nombreuses anomalies :
- PV non signés par les représentants du Président GBAGBO
- PV aux signatures falsifiées
- Suffrages exprimés largement supérieurs aux nombre d’inscrits dans la majorité des bureaux de vote.
- Nombre considérable de votants non inscrits
- Calculs des totaux ne respectant aucune règle arithmétique.

Malgré ces anomalies, ces PV ont été acceptés par les responsables locaux de la CEI, le président Youssouf Bakayoko, la France, les .USA, l’ONU, l’UEMOA, la CEDEAO, l’UA et l’UE. Avec ces mêmes organisations et cette même CEI, comment des élections crédibles et transparentes pourraient-elles se dérouler en Cote d’Ivoire ?
*Les rapports des observateurs
Alors que les observateurs
africains dénonçaient les graves irrégularités en zones rebelles, les européens, par contre, parlaient d’élections globalement satisfaisantes.
Pourtant, ces observateurs ont dû interrompre leur mission par suite d’exactions sur leurs personnes et ont été rapatriés d’urgence en zone gouvernementale à leur demande. On comprend aisément que la vérité n’est pas du côté des européens et que ces soi-disant observateurs ne sont que des envoyés de
Sarkozy  pour couvrir et justifier cette forfaiture.
Rappelons que la CEDEAO qui a été prompte à condamner les résultats du conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire n’a pas daigné publier le rapport de ses observateurs.
Les conditions de l’élection présidentielle de 2010 sont à ce jour encore les mêmes. Pire, le schéma des fraudes massives des zones rebelles qui a donné les résultats que nous connaissons s’étendra surement sur toute l’étendue du territoire national avec les milices de Ouattara et leurs parrains.
Dans ces conditions, le camp de GBAGBO court inéluctablement vers une défaite programmée, légitimant ainsi le pouvoir dictatorial de Ouattara octroyé parla France dans la violence.
C’est pourquoi, il nous semble opportun d’exiger le départ non négociable des forces françaises et onusiennes ; à tout le moins le remplacement de ces dernières par des contingents Sud-Africains, angolais, gambiens, iraniens, etc.
*Le personnage de Ouattara
La question essentielle que l’on se pose est de savoir si Ouattara peut permettre l’organisation d’élections libres et transparentes en Côte d’Ivoire.
En 1993, à la mort d’Houphouët, c’est sous la contrainte de l’armée de Cote d’ivoire qu’il a dû céder le pouvoir à Bédié, constitutionnellement indiqué.
Plus tard, il a déclaré que les lois de son pays( ?) ne lui permettaient pas d’être candidat.
Ensuite, le même Ouattara déclarait être empêché de se présenter parce qu’étant musulman du nord, jouant ainsi dangereusement sur la fibre tribale et religieuse. De plus sans qu’il y ait eu modification des lois, il fait acte de candidature, bravant ainsi les lois et contredisant alors ses propres déclarations.
Encore, le même Ouattara dit qu’il «frapperait ce pouvoir moribond» que détenait Bédié, son allié d’aujourd’hui ; ce qui fut fait le 24/12/1999.
Par la suite, dans une de ces tournées politiques au nord, il déclarait d’une part qu’il « n’attendrait pas cinq ans pour prendre le pouvoir » et d’autre part qu’il rendrait ingouvernable ce pays.
Il est donc l’initiateur des coups d’état répétitifs et de la rébellion en 2002.
A preuve, le nommé Koné Zakaria, chef de guerre de la rébellion, devenu FRCI, déclarait que celui pour qui, ils ont pris les armes et qui les soutenait financièrement n’était autre que
Alassane Dramane Ouattara.
Ces faits relatés plu haut attestent, sans ambages, que l’homme a exploité la violence comme instrument de conquête du pouvoir quand on sait de surcroit que l’un de ces chefs de guerre
Ibrahim Coulibaly dit IB, après l’avoir installé au pouvoir, n’a eu comme récompense que son assassinat. Ces faits attestent aussi de l’usage quotidien qu’il fait du mensonge pour atteindre son but ultime : le pouvoir.
De tout ce qui précède, pour Ouattara, ce qui compte, c’est le pouvoir à tout prix.
Les nombreuses tueries qui ont eu lieu sur toute l’étendue du territoire du fait des rebelles devenus FRCI sont les témoignages du caractère violent de l’homme.
Que peut-on donc attendre de cet homme qui, au mépris des lois a fait montre d’exactions, de viols, de mensonge, de fraudes massives pour s’installer au pouvoir par la violence armée menée pour lui par l’armée française et l’
onuci ?
Maintenant qu’il est l’acteur principal, peut-on lui faire confiance pour des élections libres et transparentes ?
Cela nous conforte dans l’idée que le camp GBAGBO soit majoritaire dans la nouvelle commission chargée des élections comme l’était le camp de Ouattara dans l’ancienne CEI.
Comme les faits démontrent que l’homme Ouattara est violent et barbare, contrairement aux habitudes des régimes précédents, cherchons à savoir si ce régime-ci peut-être qualifié de démocratique.
Le coup d’état, les tueries massives, les emprisonnements extrajudiciaires, les arrestations arbitraires, les exécutions sommaires, les enlèvements, les violences perpétrées contre les partisans de GBAGBO, la suspension et le musèlement de la presse proche de GBAGBO, les enlèvements, les arrestations et les emprisonnements des journalistes proches de GBAGBO, la destruction des équipements des entreprises de presse proches du président renversé ,la  l’occupation illégale des locaux de la presse d’opposition, l’occupation des domiciles des cadres CNRD, les pillages organisés par les FRCI, le gel des avoirs des personnes proches de l’ancien régime et beaucoup d’autres actes de ce genre attestent éloquemment de la nature autocratique de ce régime hautement sanguinaire.
En outre, l’Assemblée Nationale, organe de la pratique de la démocratie par excellence, après l’allégeance faite par son président au nouveau pouvoir a invité monsieur Ouattara à l’hémicycle ; ce dernier n’a pas daigné se présenter devant les parlementaires.
C’est pourquoi, à notre point de vue, le nouveau pouvoir n’a aucune considération pour le peuple dont l’assemblée nationale est l’émanation.
Rappelons que du fait du rejet de sa candidature aux dernières législatives, Ouattara a empêché toute autre candidature de son parti montrant ainsi son égoïsme et son mépris total pour l’institution. La pratique autocratique de ce monsieur a été déjà prouvée par la nomination, au mépris des lois, d’un nouveau président du conseil économique et social ; une personnalité non membre de cette institution.
Il apparaît donc que la nouvelle assemblée issue d’une parodie d’élection ne sera qu’une simple caisse de résonnance ; Autant donc ne pas participer aux élections pour cautionner une telle dictature.
Notons au passage que les milices de Ouattara ont chassé manu militari les déplacés de leurs zones d’accueil causant des décès et des traumatismes sans compter les tueries massives d’étudiants des citées universitaires, l’occupation illégale et les incendies des logements d’étudiants dans la plupart des communes gérées par le RHDP. La fermeture injustifiée des universités prouve que Ouattara ne veut pas de l‘intelligentsia et donc de la  contradiction.
De telles actions traduisent suffisamment que ce régime ne saurait être démocratique, républicain.
En résumé, participer aux élections équivaut à:
-Accepter qu’il n’y a pas eu de coup d’état de la France pour installer Ouattara.
- retrancher du nombre de participants au vote nos militants qui vivent la peur aux ventres, cloitrés chez eux et nos responsables en exil.
- revenir au pire moment du parti unique concernant la gestion des élections, autrement dit c’est une formalité pour Ouattara de choisir ses députés.
- Obéir à la France et à l’ONU qui ont été les auteurs du coup d’état et qui aujourd’hui font pression sur le camp GBAGBO pour entrer dans un gouvernement d’union et pour aller aux élections.
-accepter les faux résultats de la présidentielle de 2010, déjà arrêtés par la France avant la tenue des élections (voir documentaire Franç
afrique, 2ème partie) ;
-  aussi accepter dès maintenant les résultats assurément tronqués des prochaines élections.
- enfin accepter l’inscription illégale de près d’’un million d’étrangers sur le listing électoral faussant ainsi le jeu démocratique.
Pour finir comme proposition, nous souhaiterions vivement que les responsables CNRD travaillent directement avec la base par l’organisation de meetings, de rassemblements et autres rencontres politiques et syndicales en vue de réanimer la flamme militante, de recruter de nouveaux militants pour élargir nos bases et de préparer notre victoire aux prochaines élections qui devront être libres, transparentes et démocratiques.

Une contribution de patriotes seniors

Short URL: http://www.ivoirediaspo.net/?p=6155



2b Politique   - Ouattara.
 Exécutions sauvages  

Les soldats des 'Forces républicaines de Côte d’Ivoire' quadrillent les quartiers réputés favorables au président sortant Laurent Gbagbo et y procèdent à des exécutions sommaires, dénonce une enquête de l’ONG Human Rights Watch. Plusieurs dizaines de personnes ont été exécutées. Des femmes sont violentées et violées. Le nouveau ministre de l’Intérieur a promis une réunion de crise avec le Premier ministre et les différents commandants de zones. La Cour pénale internationale envisage une enquête sur les crimes de la crise postélectorale dans le pays.
L’organisation affirme également avoir documenté 54 exécutions extrajudiciaires dans des lieux de détention officiels et officieux, « notamment les 16ème et 37ème postes de police de Yopougon et le bâtiment GESCO de pétrole et de gaz qui sert maintenant de base aux Forces républicaines. » Les corps de certaines victimes ont simplement été brûlés. HRW raconte ainsi l’incinération, le 15 mai à moins de 30 mètres du poste de police du 16ème arrondissement, du corps d’un milicien capturé et exécuté dans l’enceinte du poste de police.

09/06/2011

IRIB

 



3 Politique internationale 1 Les alliés de l'opposant

a) Belgique

ADAMA KONÉ : Port autonome d’Abidjan : LA BELGIQUE MESURE LES POTENTIALITÉS

Son instinct d’opérateur économique a refait surface dès qu’il a déposé ses valises au bord de la lagune Ébrié. Venu participer à l’investiture du Chef de l’État, Alassane Ouattara, le vice-Premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères et des Réformes institutionnelles, Steven Vanackere, n’a pu s’empêcher de prendre rendez-vous, hier matin, avec le Port autonome d’Abidjan (Paa). Quoi de plus naturel. Il est de la famille.

Il en donne l’explication : «En tant qu’ancien directeur général d’un petit port, avant d’entrer en politique, je sais comment il est important d’insister sur la valeur des échanges économiques qui sont organisés autour des activités des ports. Les ports sont des fenêtres vers le monde. Pas seulement en terme économique, mais au niveau de l’échange, je veux dire que c’est le lieu où les idées foisonnent». La délégation de six membres qu’il conduisait a donc voulu faire d’une pierre deux coups. D’abord témoigner de la solidité de l’amitié entre la Belgique et la Côte d’Ivoire. Ensuite : «Je voudrais profiter de cette visite pour échanger aussi avec un certain nombre d’acteurs importants pour l’avenir de votre pays et parmi ces acteurs figure bien le monde économique. J’ai voulu voir de mes propres yeux comment des potentialités peuvent être développées», ajoute-t-il.

Pour le directeur général par intérim du port, Hien Sié, la  visite de la délégation belge est une conséquence positive de la cérémonie d’investiture de ce matin. D’ailleurs, il espère en tirer davantage que «Cceux qui sont venus pour la cérémonie profiterions pour visiter les opérateurs». En le disant, M. Hien Sié affiche un sourire de satisfaction, au vu de l’évolution des affaires au port d’Abidjan. De fait, en moins d’un mois, la fréquence des bateaux est passée de trois navires par semaine à cinq par jour actuellement. Non loin des sept ou huit navires par jour, en temps normal. «On est vraiment bien parti, avec 75%  d’activité par rapport à la situation normale», lance-t-il.

Mieux, une véritable opération marketing est en cours : «Il est prévu une table ronde de tous les opérateurs portuaires, pour le 25 mai, pour faire le point de la reprise économique des activités».

Bien avant tous ces propos, la délégation belge a sillonné les installations de la société Sea invest, un groupe belge. Selon son directeur général, Arnaud Tisseau, la société opère sur trois sites dans la zone portuaire. D’abord, au niveau du quai fruitier dont elle a acquis la propriété, ce sont 40.000 tonnes de fruits qui sont manutentionnés en import comme en export. Précisant la composition des marchandises, le directeur du développement, Darius Konan, ajoute que la banane, la mangue et l’ananas sont les principaux fruits exportés. Mais, désormais, il faut compter avec l’igname (tubercule) qui prend de plus en plus la direction de l’Allemagne, pour l’alimentation du bétail. Quand les bateaux sont de retour, ils sont chargés d’oignon, de pomme de terre et de véhicules. Ensuite, Sea invest opère au terminal minéralier. Là-bas, c’est 1,7 million de tonne essentiellement de clinker (servant dans la cimenterie) qui sont traités.  Trois grues de 35 tonnes servent, entre autres, d’équipement. Enfin,  Sea invest exploite la base de logistique pétrolière de Vridi, avec six grues, 25 chariots, des porte chars et des camions. En appendice à ses principales activités, l’entreprise dispose d’entrepôts où 200.000 tonnes de marchandises sont traitées par an.

ADAMA KONÉ

http://www.ivoirediaspo.net/?p=5944


b) France

Les grandes manœuvres

Sarkozy silencieux sur les massacres et la torture en Côte d’Ivoire.

On a connu le président français plus prolixe quand il s’agissait de dénoncer les crimes de Kadhafi, accusé de massacrer son peuple, ou ceux de Laurent Gbagbo, accusé de ne pas se soumettre au choix de la France et des Etats-Unis et de demander un recompte des voix aux élections présidentielles.

Son silence et plus généralement celui du gouvernement français sur la situation actuelle en Côte d’Ivoire, tranche bizarrement avec la nouvelle posture de “shérif mondial” adopté par Nicolas Sarkozy ces derniers mois.

Il faut se souvenir que le nouveau président de Côte d’Ivoire, Alassane Ouatarra, ancien fonctionnaire de la Banque Mondiale et ami personnel de Nicolas Sarkozy, a été mis en place par la communauté internationale, la France et les Etats Unis en tête, après des semaines de bombardement de la capitale et du palais présidentiel par les forces française de la Licorne.

Déjà soupçonné d’avoir couvert, voire ordonné des massacres perpétrés par ses forces armées privées, à l’encontre des soutiens de Laurent Gbagbo ou tout simplement des membres de son ethnie, Alassane Ouattara avait promis au lendemain de l’arrestation de l’ancien président dans son palais, que toute la lumière serait faite sur ces violences et que les coupables seraient jugés.

Cette promesse n’a manifestement pas fait long feu, et l’ONG Human Rights Watch a publié vendredi 2 juin un communiqué faisant le point sur les massacres et les tortures qui continuent a être perpétrées par les forces d’Alassane Ouattara depuis sa prise de pouvoir.

Entre les 13 et 25 mai, Human Rights Watch a interrogé 132 victimes et témoins des violences perpétrées par les deux parties lors de la bataille d’Abidjan et dans les semaines suivant l’arrestation de Gbagbo. Les meurtres, les actes de torture et les traitements inhumains commis par les forces armées de Ouattara ont continué alors qu’un chercheur de Human Rights Watch se trouvait à Abidjan, prenant clairement pour cible les groupes ethniques au cours d’actes de représailles et d’intimidation généralisés.

Le silence de la France sur ces massacres est assourdissant, et montre une fois de plus la politique mafieuse menée par Nicolas Sarkozy en Afrique, dont l’objectif essentiel est de sauvegarder l’intérêt de ses amis. Politique rejetée en bloc par les nouvelles générations africaines et qui va à l’encontre des intérêts de la France dans la région à court moyen et long terme.

Un nouvel exemple de cette politique des copains a pu être remarqué lors de la dernière réunion du G8 à Deauville, au cours de laquelle Nicolas Sarkozy a présenté à Obama M. Karim Wade, le fils du président sénégalais, une manière d’introniser une nouvelle dynastie de tyrans aux ordres des USA et de ses satellites.

On comprend maintenant le peu de soutien apporté par le président Wade à son ami Laurent Gbagbo.

On conseillera cependant la prudence à Wade et à ses descendant : au premier faux pas, une autre sera mis à sa place.

La démocratie du plus fort est toujours la meilleure ….

http://www.ivoirediaspo.net/?p=6062


 


4)  Organisations

ONU

Amnesty international

Amnesty dénonce l’échec de l’ONU en Côte d’Ivoire.

Amnesty international a dénoncé mercredi dans un rapport la faillite de la force du maintien de la paix des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) suite aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés sur le sol ivoirien.

« Je suis allée voir les gens de l’Onuci pour leur dire que nos hommes et nos garçons étaient en train de se faire massacrer et les casques bleus n’ont rien fait», raconte une habitante de Carrefour. Ce témoignage est tiré d’un rapport d’Amnesty International intitulé « Ils ont regardé sa carte d’identité et l’ont abattu ».

Au bout de neuf semaines d’enquêtes sur le terrain, les chercheurs de l’association ont récolté des dizaines de témoignages sur les violences survenues en Côte d’Ivoire lors des six derniers mois.

Le document révèle surtout la faillite de l’Onuci, la force de maintien de la paix des Nations unies, lors du massacre de Douékoué. Les casques bleus disposent d’une base à un kilomètre du quartier Carrefour, où 817 civils ont été assassinés par des combattants d’Alassane Ouattara, selon la Croix-Rouge.

Un bataillon de 200 soldats marocains était sur place pour protéger la population civile. Ce jour-là, ils ne sont pas intervenus. « Pour justifier leur absence, ils nous ont expliqué qu’ils étaient assiégés », précise Gaëtan Mootoo, l’un des chercheurs d’Amnesty.

« Ils ont attendu le lendemain avant de se rendre à l’intérieur du quartier, aux côtés d’organisations humanitaires », précise Stephan Oberreit, directeur d’Amnesty France.

Autre constat inquiétant, l’absence de renforts dans la région de Douékoué. Dix jours après le massacre, l’Onuci n’avait toujours pas jugé bon de renforcer le maigre contingent marocain.

« Les exactions dans les villages ont continué, S’agit-il d’aveuglement de la part de l’Onuci ? De négligence ? Ou pire encore ? En tout cas, les renforts étaient disponibles et le pire aurait pu être évité », s’interroge Salvatore Saguès, chercheur à Amnesty.

Publié le25 mai 2011 par directscoop

By: Agence de presse panafricaine

http://www.ivoirediaspo.net/?p=5988

 


 Human Rights

L'Human Rights Watch accuse les pro-Ouattara de 149 meurtres. 

03/06/2011
Des forces fidèles à Alassane Ouattara ont tué au moins 149 partisans avérés ou présumés de son rival Laurent Gbagbo dans Abidjan depuis la capture de l'ex-président, affirme jeudi l'organisation Human Rights Watch, qui s'inquiète de la poursuite de violences malgré l'investiture du nouveau président ivoirien.
Le groupe précise qu'au moins 95 personnes désarmées appartenant pour l'essentiel à des ethnies liées à Laurent Gbagbo ont été tuées lors d'opérations menées fin avril et courant mai, soit après la capture le 11 avril de l'ex-président ivoirien.

Farid Merrad

 http://french.irib.ir/info/afrique/item/117517-c%C3%B4te-divoire-une-ong-accuse-les-pro-ouattara-de-149-meurtres


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