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06/07/2011

n°16 - Les dossiers de Cotes d'ivoire - 04-07 – Début - des milliers de volontaires prêts à s'enrôler dans les forces pro-Gbagbo.

n°16 - Les dossiers de Cotes d'ivoire  - 04-07 – Début -   des milliers de volontaires prêts à s'enrôler dans les forces pro-Gbagbo.



Dossier de Côte d’Ivoire  

n°16                              04-07

C.Debroeder    &         M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



LeDossier de la Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part 

Guéhi Brence : Tueries massives en Côte d’Ivoire : La Cpi évite les crimes de la France en Côte d’Ivoire.

1 Les brèves

1 Côte d'Ivoire : des milliers de volontaires prêts à s'enrôler dans les forces pro-Gbagbo.

2  Dossier

2-1 Après le renversement du président Gbagbo, voici les trophées de Bédié.

2-2 Charles Blé Goudé : "Je serai le dernier à lâcher Gbagbo".

2-3 POURQUOI FERMER LES UNIVERSITES DE CÖTE D’IVOIRE ?

Fin

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net  

3-1 Dans l’enfer de l’arrestation du président Gbagbo : Un sachant témoigne.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 A.Bouabre : Gouvernement d’union : Un choix démocraticide

4-2 Allain Jules : Seul l’amour sauvera ce pays.

Annexe

Après le bombardement de la Résidence Les personnalités arrêtées chez Gbagbo



Tiré à part 

Guéhi Brence : Tueries massives en Côte d’Ivoire : La Cpi évite les crimes de la France en Côte d’Ivoire.

Dans le dossier ivoirien, la Cpi a déjà rendu son verdict ; c’est Gbagbo qui a commis des crimes et pas quelqu’un d’autre .Et pourtant… Ils sont bien heureux, à l’arrivée à Abidjan de Fatou Bensouda, la Procureure adjointe de la Cpi, car pour eux, c’est le moment idéal pour pendre à jamais Laurent Gbagbo l’ennemi commun .Tout le monde sait que la Cour pénale est en Côte d’Ivoire à la demande expresse de Ouattara à travers qui Sarkozy veut avoir la peau du président Gbagbo. En dépit du fait que la Côte d’Ivoire n’a pas ratifié le traité de la Cpi et donc pas membre, Alassane s’est empressé de l’appeler à sa rescousse, sûr du soutien de la France .La juridiction internationale qui est plus au service des puissances occidentales débarque donc à Abidjan avec des idées orientées. Par exemple quand elle évoque en substance des femmes massacrées dans la commune d’Abobo, ça sent du déjà entendu dans les rangs du pouvoir du temps de l’opposition .On se rappelle que le Rdr a outrageusement grossi cette affaire à l’échelle internationale pour dépeindre le Président Gbagbo sous des traits d’un horrible dictateur. Depuis l’arrivée de cette dame, le camp présidentiel avec ses médias tentent de donner un seul son de cloche en ne trouvant les victimes que dans le camp du Rhdp. L’objectif est bien connu : il s’agit d’émouvoir la procureure adjointe de la Cpi. Ce qui donnerait un sens unique à son enquête. Surtout qu’elle leur a apporté de l’eau au moulin avec ses déclarations. Pourtant dans cette crise, les crimes ne sont même pas là ou on les croit. Si la Cour pénale internationale veut appliquer le Droit en Côte d’Ivoire, elle pourra faire jaillir la vérité qui continue d’être masquée à l’échelle mondiale. La France qui se fait donneuse de leçon est entièrement partie prenante dans le dossier ivoirien. Elle n’est pas neutre. Elle est la principale force opposée à Gbagbo. Le Rhdp n’a été qu’un instrument utilisé en Côte d’Ivoire. La preuve, durant toute la crise postélectorale, la Force française Licorne a été en première ligne dans les combats .Dans les bombardements du palais présidentiel, il y a eu plusieurs civiles tués à la résidence de Cocody. Pour le moment, il n’y a pas de chiffre exact des victimes mais ce sont plusieurs milliers de jeunes qui ont été massacrés par la Licorne, loin des caméras et des objectifs des médias internationaux. Jusque-là, personne n’en parle. Ailleurs dans des pays véritablement démocratiques ,de tels crimes ne passeraient pas inaperçus. Mais en Afrique , la France peut au nom de ses intérêts, commettre les pires crimes, personne ne lèvera le petit doigt car il s’agit de l’empire .Et chose pire, pendant cette même crise postélectorale, c’est encore l’armée française soutenue par l’Onuci qui a organisé et équipé la rébellion d’Abobo qui a commis de graves exactions sur la population .On se rappelle bien, le fameux Commando invisible qui a brûlé nuitamment le village de Anonkoi-Kouté dans la commune d’Abobo. C’était l’horreur à son comble avec plusieurs personnes brûlées vives. Bien d’autres atrocités ont été commises par des chefs de guerre nommément cités. La Cpi doit ouvrir ce dossier. Par exemple à Yopougon, Chérif Ousmane et Ousmane Coulibaly sont accusés par Amnesty International et Human Rights Watch d’être les auteurs de ces massacres. A l’Ouest, Duékoué a connu des massacres à grande échelle. Il y a l’autre chef de guerre, Eddy Meddy, qui est cité comme auteur de ces crimes. Les rapports des organisations internationales comme Human Rights Watch, Amnesty International et la Commission d’enquête de l’Onu décrivent largement l’ampleur de ces crimes. A ce sujet, voici un extrait du constat de Navi Pillay, Haut commissaire aux Droit de l’Homme aux Nation unies : «Des témoignages accusent ces soldats d’implication dans des violations des Droits de l’Homme à Abidjan comme dans le reste du pays, incluant des exécutions sommaires, des arrestations arbitraires, des actes de torture, des viols, des pillages et des extorsions». Voila qui est clair. La procureure adjointe de la Cpi a de quoi à récolter. Elle ne doit pas biaiser le travail en Côte d’Ivoire.
Guéhi Brence

Le temps-

1/7/2011

http://www.ivoirediaspo.net/?p=6173

 



1 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-1 Côte d'Ivoire : des milliers de volontaires prêts à s'enrôler dans les forces pro-Gbagbo.

Ils étaient plusieurs milliers ce lundi 21 mars à attendre devant l'état-major de l'armée fidèle à Laurent Gbagbo, à Abidjan, pour s’enrôler comme soldats après l’appel lancé samedi par Charles Blé Goudé. Accompagné de ce dernier, le chef d'état-major, Philippe Mangou a expliqué aux volontaires la marche à suivre.

« Donnez vos coordonnées et repartez tranquillement, on vous convoquera le moment opportun », a-t-il d’abord déclaré. « Je salue votre engagement et votre détermination à défendre la souveraineté de la Côte d'Ivoire. Le soleil va se lever sur la Côte d'Ivoire », a-t-il ajouté. « Est-ce que je peux compter sur vous pour la défense de la souveraineté de la Côte d'Ivoire ? », a-t-il ensuite lancé à la foule. « Oui, on veut kalach », ont répondu en chœur les militants.

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110321143527/

Prêts à mourir pour Gbagbo

« Je veux une kalach pour défendre mon pays », a expliqué Cyprien, mécanicien de Yopougon, un quartier de l'ouest d'Abidjan considéré comme favorable à Gbagbo. Et Théodore, cordonnier de son état, d’ajouter : « J'ai répondu à l'appel du "général" Blé Goudé, je suis prêt à mourir pour mon pays et chasser ces rebelles. »

Ces événements se produisent alors que des forces pro-Ouattara défient les forces pro-Gbagbo en plein Abidjan. Ces dernières ont répondu par des opérations de ratissages et en bombardant des habitations et un marché d’Abobo, faisant au moins 25 morts, selon l’Onuci. Laquelle s’interroge sur l’opportunité d’employer la force pour protéger les civils.

Et éviter qu'une nouvelle guerre civile n'éclate pour de bon. (avec AFP)

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Côte d'Ivoire : des milliers de volontaires prêts à s'enrôler dans les forces pro-Gbagbo | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110321143527/



2  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 Après le renversement du président Gbagbo, voici les trophées de Bédié.

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

Conseil d’Alassane Ouattara durant le conflit postélectoral, le “Bouddha de Daoukro” a tiré pleinement profit de la crise pour coopter son premier cercle.

Avant les postes ministériels décrochés au gouvernement, le président Bédié avait déjà placé des cadres de son parti à quelques postes bien juteux. Décryptage.

Le président du PDCI-RDA pourra définitivement se frotter les mains quand le nouveau chef de l’Etat, Alassane Ouattara, aura tenu sa promesse électorale d’offrir la Primature à son parti. Dans l’attente ce poste de Premier ministre pour lequel beaucoup de cadres du vieux parti sont alignés, selon La Lettre du Continent, « l’ancien président Henri Konan Bédié, dit HKB, est le grand gagnant du partage du gâteau ivoirien après la chute de Laurent Gbagbo ». D’après le tirage de la dépêche diplomatique panafricaine du 12 mai 2011 éditée à Paris, Bédié a commencé à être servi dés le 6 mai, date de la prestation de serment d’Alassane Ouattara. Et à La Lettre du Continent de poursuivre pour révéler que “HKB”, qui n’a cessé de conseiller ADO durant la crise postélectorale, et qui est très écouté par ce dernier, profite de la situation pour propulser plusieurs membres influents de son premier cercle à des postes de responsabilité. Ainsi, Guy Rodrigue Koizan, le jeune frère de son épouse Henriette Bomo Koizan-Konan Bédié, a été nommé directeur de la Versus Bank. L’établissement, qui a servi de caisse pour le régime Gbagbo, devrait financer à hauteur de 2 milliards F CFA (4,3 millions €) la cérémonie d’investiture d’ADO, le 21 mai à Yamoussoukro. Daniel Gnagni, frère de Pierre N’Da Gnagni, baron du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a pris le contrôle de la stratégique Société nationale d’opérations pétrolières de la Côte d’Ivoire (Petroci). Remarqué pour ses tribunes anti-Gbagbo au cours de la crise postélectorale, le journaliste Venance Konan a été propulsé directeur du quotidien gouvernemental Fraternité matin. Dès sa nomination, Konan, qui fut par le passé le chantre de l’ivoirité, s’est rendu à Daoukro (Centre-est), fief de Bédié, pour le remercier.
Le nouveau directeur national de la Banque centrale des Etats de l’
Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Baptiste Aman Ayayé, a été l’éphémère ministre du budget de HKB à la fin des années 90. Quant à Hien Sié, le nouveau directeur général par intérim du Port autonome d’Abidjan (PAA), c’est un allié de la première heure de l’ancien président. Tout comme Simplice Koffi Kouadio, magistrat nommé procureur de la République d’Abidjan. Parent de Jeannot Ahoussou, l’avocat de Bédié et actuel ministre de la Justice, Koffi est chargé des enquêtes judiciaires lancées contre Gbagbo et quelque 200 de ses proches. De son côté, Noël Akossi Bendjo, un rénovateur du PDCI qui s’est rapproché de Bédié, a remplacé Laurent Ottro Zirignon, l’oncle de Gbagbo, à la tête du conseil d’administration de la Société ivoirienne de raffinage (SIR). Ministre de l’Industrie sous Félix Houphouët-Boigny, Bernard Ehui Koutouan est, lui, pressenti comme ambassadeur de Côte d’Ivoire au Ghana. Enfin, Romain Porquet, le responsable du protocole de Bédié, coordonne celui d’Alassane Ouattara. Il a déjà été très actif durant la cérémonie de prestation de serment d’ADO. Porquet s’était rapproché de Bédié lorsque ce dernier était président de l’Assemblée nationale (1980-1993). Enfin, selon La Lettre du Continent qui déclare le président du PDCI-RDA « vainqueur du troisième tour » de la présidentielle ivoirienne, vu la moisson en terme de postes pour son parti, HKB n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin.

En attendant la Primature, il a arraché huit (8) portefeuilles ministériels dans le gouvernement pléthorique de 36 membres d’Alassane Ouattara.

César Etou

Notre Voie-8/6/2011

http://www.ivoirediaspo.net/?p=6080


2-2 Charles Blé Goudé : "Je serai le dernier à lâcher Gbagbo".

Le "général de la rue" Charles Blé Goudé n’est pas mort. Depuis l’étranger, selon toute vraisemblance, l’un des plus fidèles soutiens de l’ex-chef de l’État Laurent Gbagbo se dit prêt à apporter sa contribution au retour à la paix. Tout en réaffirmant ses ambitions politiques.

Un intermédiaire à Paris faisant office de simple contact, un numéro de téléphone masqué pour un premier entretien, un autre mis immédiatement hors service après l’interview… Charles Blé Goudé voulait parler, mais a pris toutes les précautions pour que nous ne puissions pas le localiser. La voix authentifiée, quelques questions préalables pour s’assurer de l’identité de notre interlocuteur… Les précautions ont été réciproques.

Jeune Afrique: Pourquoi sortir aujourd’hui de ce long silence?

Charles Blé Goudé: Dans mon village, un adage dit que l’on ne parle pas dans le bruit. Vu le méli-mélo en Côte d’Ivoire, j’ai d’abord essayé de me mettre en sécurité. C’est alors que de folles rumeurs ont commencé à courir annonçant ma mort. Elles ont été diffusées pour décourager nos militants et les dissuader de continuer à se battre. Voilà pourquoi je donne de la voix: pour montrer que je suis vivant et faire savoir ce que vivent chaque jour les Ivoiriens. Ils sont pillés, violés, pris en otages, tués… 

Revenons sur la journée du 11 avril et la chute de Laurent Gbagbo. Où étiez-vous?

Je n’étais pas dans sa résidence de Cocody. Je n’ai pas été, non plus, arrêté, puis relâché, par les FRCI [Forces républicaines de Côte d’Ivoire, pro-Ouattara, NDLR]. J’avais pris mes dispositions. En tant qu’ancien secrétaire général de la Fesci [Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire, NDLR], je suis habitué à la clandestinité. Vous imaginez bien que pour des raisons de sécurité je ne peux pas vous dire où je me trouve. Mais dès que les conditions seront réunies, je réapparaîtrai… 

Quel a été votre sentiment en voyant les images de Laurent Gbagbo arrêté?

Cela m’a rappelé Patrice Lumumba livré aux hommes de Mobutu et de Tshombe. Laurent Gbagbo a été livré aux forces de Ouattara, et la France a prétendu qu’elle n’y était pour rien. Je demande aux Africains de retenir cette date du 11 avril: l’Histoire s’est répétée. 

Vous aviez lancé une campagne d’enrôlement au sein de l’armée. Cela n’aura pas suffi…

Nos adversaires distribuaient des kalachnikovs à des civils, à Abobo et dans toutes leurs zones. J’ai donc demandé au chef d’état-major de l’armée de permettre aux jeunes de rentrer dans l’armée de façon régulière. Malheureusement, les événements se sont précipités et ils n’ont pas eu le temps d’être enrôlés. 

Les nouvelles autorités vous accusent d’avoir distribué des armes…

C’est faux. 

En tout cas, les Jeunes patriotes ne sont pas descendus dans la rue pour défendre Gbagbo, contrairement à novembre 2004?

Les deux situations ne sont pas comparables. En 2004, l’armée française avait tiré sur l’aviation de Gbagbo et les rebelles étaient contenus dans le nord du pays. Cette fois, on ne savait plus qui tirait sur qui à Abidjan, où les rebelles étaient embusqués. Dans ces conditions, j’ai refusé d’appeler les Jeunes patriotes à descendre dans la rue pour éviter des tueries massives. Ç’aurait été du suicide. 

Cette attitude ne revenait-elle pas à lâcher Gbagbo?

Je serai le dernier à lâcher Gbagbo. 

Avez-vous eu des contacts avec lui jusqu’au 11 avril?

Oui, mais les choses sont allées tellement vite! Et les communications étaient devenues difficiles… 

Vous a-t-il demandé de faire descendre les Jeunes patriotes dans la rue?

Laurent Gbagbo a toujours tenu à la vie des Jeunes patriotes. 

Reconnaître le verdict des urnes aurait évité toutes ces violences…

Ce débat est derrière nous par la volonté de la France. 

Mais, selon vous, qui est le président élu?

Ce n’est pas à moi de désigner le président élu. 

Reconnaissez-vous les résultats de l’élection présidentielle?

Les armes ont parlé. La France a fait décoller ses hélicoptères et a déployé ses blindés. Elle a détruit le palais présidentiel et livré Laurent Gbagbo aux forces de M. Ouattara, investi président. À présent, la seule question valable est: « comment fait-on pour rebondir? » 

Souhaitez-vous participer à la réconciliation entre Ivoiriens?

L’avenir d’un pays doit dépasser les considérations personnelles. En 2006, je me suis rapproché de la jeunesse de l’opposition. En 2007, au moment des accords de Ouagadougou, j’ai initié la Caravane de la paix et j’ai parcouru tout le pays… Je ne peux avoir fait tout cela et me renier parce que Laurent Gbagbo n’est plus au pouvoir. En clair, je suis prêt à jouer ma partition. Les Ivoiriens doivent se parler, et les acteurs politiques – au pouvoir ou dans l’opposition – doivent reconnaître leur part de responsabilité. 

Pouvez-vous jouer cette partition alors que vous êtes sous sanctions de l’ONU et éventuellement sous la menace de poursuites de la Cour pénale internationale (CPI)?

Premièrement, je ne suis pas sous la menace de la Cour pénale internationale. Quant à la liste des Nations unies, je l’ai toujours dénoncée. Si quelqu’un doit être récompensé et félicité pour ses activités en faveur de la paix, c’est Blé Goudé Charles. Il faut le reconnaître humblement. J’ai permis à la Côte d’Ivoire d’éviter la catastrophe à plusieurs reprises. Malheureusement, ce n’est pas reconnu. 

Êtes-vous prêt à rentrer au pays?

Qui ne souhaite pas rentrer dans son pays… 

Exigez-vous la libération du couple Gbagbo?

Bien entendu. Leur place n’est pas en prison, il faut qu’ils puissent participer à la vie politique. Avec Laurent Gbagbo en prison et ses compagnons traqués, peut-on appeler à la réconciliation? Peut-on également parler de justice sans police, sans gendarmerie, sans prisons? La Côte d’Ivoire a seulement deux prisons actuellement: le Golf Hôtel et l’hôtel de la Pergola. 

Vous estimez avoir un destin présidentiel et avez donné rendez-vous à Guillaume Soro pour l’élection présidentielle de 2015 (voir J.A. n° 2616). En attendant, où vous situez-vous sur l’échiquier politique?

Je veux mener ma vie d’opposant, mais en dehors du FPI [Front populaire ivoirien, le parti de Gbagbo, NDLR]. Dès que les conditions sécuritaires seront là, je réunirai en congrès extraordinaire les Jeunes patriotes et tous les Ivoiriens avec qui l’on peut travailler. 

En vous considérant comme un opposant, vous reconnaissez la victoire de Ouattara et vous tournez la page Gbagbo…

[Rires.] Gbagbo est en prison et doit être libéré. C’est important. 

Dans votre lettre rendue publique le 31 mai, vous parlez de bourreaux et de tortionnaires à propos des forces pro-Ouattara. Pas un mot sur les crimes du camp Gbagbo…

Chacun doit reconnaître sa part de responsabilité dans ce qui s’est passé. 

Regrettez-vous certains de vos propos ultranationalistes?

Quand le général de Gaulle a appelé depuis Londres les Français à libérer la France, était-il un leader ultranationaliste

Vous n’avez jamais appelé à la violence?

J’ai appelé à la résistance aux mains nues lors de mes meetings. C’est cela que vous appelez de la violence! Quand certains utilisent des kalachnikovs, vous ne parlez pas de violence… Les Jeunes patriotes ont organisé des sit-in comme les jeunes espagnols en ce moment à Madrid. Mais puisqu’ils sont africains, on considère qu’ils sont violents. C’est du racisme. 

Que pensez-vous des premiers actes du président Ouattara?

Il est trop tôt pour juger un gouvernement après quelques semaines d’exercice. Mais je l’appelle à régler la question sécuritaire et celle des libertés: que les partis politiques puissent reprendre leurs activités et que les Ivoiriens puissent se rassembler. Les survivants de cette guerre ont un devoir, faire la réconciliation. Pour cela, il faut calmer les extrémistes des deux camps. 

Dans votre lettre, vous parlez également de « postophilie » pour dénoncer ceux qui courent après les postes. À qui ­pensez-vous?

Il y a une expression en Côte d’Ivoire qui dit: « On sèche ses habits là où le soleil brille. » Il y a des caméléons politiques dans notre pays. Ils sont toujours prêts à servir les nouveaux présidents. Il faut arrêter la politique du ventre. 

Pensez-vous à Guillaume Soro?

Non, pas du tout. Je ne veux pas parler du Premier ministre. Nous avons eu des relations privilégiées à la Fesci. Je n’ai pas de rancune. 

Est-ce toujours votre frère?

Joker. 

En cas de retour au pays, envisagez-vous d’être candidat aux élections législatives?

Mes ambitions politiques demeurent intactes et sont plus que jamais justifiées. 

Si Charles Konan Banny vous appelle à témoigner devant la Commission Vérité, Dialogue et Réconciliation, irez-vous?

Je suis prêt à aller partout où l’on parlera de réconciliation. 

Êtes-vous prêt à discuter avec les nouvelles autorités?

Bien sûr. Je suis prêt à les aider et à remettre sur pied une Caravane de la paix. 

En attendant, une cavale, c’est long et difficile. Combien de temps pouvez-vous tenir?

Je ne suis pas dans la clandestinité pour la première fois. Je suis né au campement. J’ai l’habitude de manger les fruits de la forêt. Je peux tenir comme cela des années. En revanche, je suis inquiet pour ma famille et mes proches. Mon village a été incendié. 

On vous dit très riche, cela peut aider lorsqu’on est dans la clandestinité…

Je ne suis pas riche. On m’a collé cette étiquette. Je suis riche de mes idées, de mes relations et de ma valeur morale. 

Avez-vous peur?

Non, pas pour moi, mais pour la Côte d’Ivoire. 

Priez-vous souvent?

Je crois fermement en l’éternel des armées et au Dieu de justice. Je prie quotidiennement au lever et avant de me coucher.

13/06

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2630p020-027.xml1/paix-ghana-reconciliation-laurent-gbagbocote-d-ivoire-charles-ble-goude-je-serai-le-dernier-a-lacher-gbagbo.html


2-3 POURQUOI FERMER LES UNIVERSITES DE CÖTE D’IVOIRE ?

Le 11 avril 2011, la coalition France, onuci, aidés des rebelles et de mercenaires étrangers, après deux jours de bombardements intensifs, a opéré un coup d’état pour installer Ouattara au pouvoir.

Ce dernier au lieu de chercher à sauver les universités, les a plutôt fermées.
Les forces françaises et onusiennes, après avoir convoyé les rebelles à
Abidjan, ont contraint. l’université d’ABOBO-ADJAME à ne plus fonctionner. Alors que l’administration de cette  institution s’employait à trouver d’autres locaux pour poursuivre les enseignements, c’est l’université de Cocody-Abidjan qui, à son tour, est tombée aux mains des rebelles et leurs parrains internationaux. Ces faits amènent à nous interroger sur l’état des  lieux dans nos universités.
L’état des lieux
Nos universités sont dans un état lamentable, indescriptible, et inimaginable.
En effet, ce haut lieu du savoir est aujourd’hui occupé par les rebelles sans foi, ni loi, bardés de gris-gris, vêtus de tenues traditionnelles dozos (chasseurs traditionnels) et de tenues militaires bigarrées soustraites aux forces de l’ordre loyalistes de
côte d’ivoire.
La visite des lieux nous a permis aisément de faire les constats suivants :
Tous les locaux de nos universités ont été vidés de tout leur équipement informatique, de tous les appareils de climatisation, du matériel d’enseignement et de recherche et de tout le mobilier.
Par ailleurs, dans les différentes scolarités, tous les registres aussi bien sur support physique que numérique ont été emportés, privant ainsi nos universités d’histoire et de mémoire.
On note aussi que les
français et l’ONU qui interdisaient l’usage des armes lourdes de guerre ont fait usage de plusieurs obus sur nos campus dont certains n’ont éclaté, constituant un grave danger pour toute personne présente sur les lieux. Dans les cités universitaires, les forces de Ouattara ont chassé manu militari les étudiants de leurs chambres, tuant certains, dépouillant d’autres du peu de biens acquis si difficilement.
On note aussi que certaines cités universitaires sont occupées illégalement par les forces de Ouattara (FRCI) ; d’autres ont été purement et simplement incendiées.
Aujourd’hui, nos universités sont sous occupation des FRCI qui en interdisent l’accès aux personnels enseignants, technique et administratif pour, disent-ils, assurer la sécurité des lieux et empêcher les vols et pillages. Et pourtant les pillages continuent au point où on en est à constater la disparition des antivols et des fils électriques.
Devant cette situation de désolation, il s’est trouvé des responsables pro-Ouattara qui, dans leur joie machiavélique, ont souhaité voir ces cités universitaires disparaître de leurs communes.
Qui sont donc les acteurs de cette situation dramatique, abominable, insensée, inhumaine et digne d’analphabète ?
Les acteurs
Les observations des différents théâtres d’opération ont montré clairement la participation des acteurs suivants :
-       Les concepteurs
Ce sont les armées françaises (licorne) et onuci qui, les premières, ont utilisé leurs forces aériennes pour repérer et pilonner les positions des militaires
ivoiriens et aussi pour transporter puis déposer les rebelles derrière les lignes de front des FDS montrant ainsi qu’ils sont les concepteurs des différents plans d’attaque.
C’est donc elles qui ont livré nos universités aux rebelles.
Rappelons que les forces licorne et onusienne ont protégé pendant ces heures chaudes, l’aéroport, le port et d’autres lieux stratégiques qu’ils ont trouvés nécessaire de préserver, garantissant ainsi les intérêts financiers et économiques de la France et de ses partenaires.
Ces forces coalisées n’ont donc  pas trouvé nécessaire de protéger nos sites universitaires, hauts lieux du savoir, de formation et de recherche, de valeur inestimable.
Au plan humain les universités hébergeaient plus de 50 milles étudiants qui, aujourd’hui, pour certains ont été tués et pour les plus chanceux chassés manu militari.
Au mépris des vies humaines et des
droits de l’homme, la France a privilégié ses intérêts économiques et politiques.
La France et l’onuci ont conçu leurs stratégies de guerre en collaboration avec le RDR en premier puis avec les autres membres du RHDP.
-       Les exécutants
Outre les forces sus-mentionnées, ce sont les rebelles, milices de Ouattara, pompeusement appelées
forces nouvelles sous l’instigation de la France à Marcoussis (France), les supplétifs constitués de prisonniers libérés par les rebelles, les coxers (apprentis de mini cars de transports urbains), les travailleurs du secteur informel ( mécaniciens, tailleurs, cireurs, vigiles, gérants de cabine, maçons, plombiers, et autres petits ouvriers) généralement composés d’ analphabètes provenant pour la majorité de la sous-région.
Se sont  joints à ce groupe les militaires-traitres membres de l’armée loyaliste (FDS).
Ces derniers et les rebelles avec leurs supplétifs ont formé les forces pompeusement baptisées républicaines qui n’ont de républicain que la lettre R du Rassemblement (Regroupement) Des Républicains (Rebelles).
S’ajoutent à ceux-là, des mercenaires que certains pays de la
CEDEAO ont mis à la disposition de la nébuleuse communauté internationale sous l’instigation de la France de Sarkozy.
Alors que le devoir des hommes politiques est de protéger leurs citoyens et leurs biens, des maires du RHDP se sont joints à ce concert macabre et funeste en demandant que leurs communes n’hébergent plus les cités universitaires.
Qu’est-ce qui a bien pu motiver les actions exposées ci-dessus ?
Les motivations
Le désir aveugle de la France d’installer Ouattara au pouvoir l’a amenée à faire fi des précautions élémentaires pour sécuriser les universités.
Il s’agit pour le pouvoir actuel de bâillonner la
FESCI, fer de lance de la contestation démocratique en milieu estudiantin et scolaire, d’empêcher les syndicats des enseignants et chercheurs de Côte d’Ivoire notamment le Synarès, pionnier de la lutte démocratique dans notre pays, de prendre position sur cette grave situation dans nos universités.
Ainsi, le pouvoir actuel voudrait briser le binôme enseignants-étudiants.
Celui qui est aujourd’hui installé au pouvoir par la France a montré du temps où il était premier ministre, peu d’intérêt pour la formation de l’élite de ce pays. On en veut pour preuves :
•       La suppression des cars de transport d’étudiants
•       La suppression des internats des lycées et collèges
•       La diminution des salaires des enseignants en 1991
•       L’étiolement du nombre de bénéficiaires des bourses d’étude
C’est pourquoi il a délibérément fait ou laissé piller, saccager, détruire les universités pour en justifier la fermeture.
Cette situation ne saurait légitimer une fermeture des universités quand on sait que l’Ecole Normale Supérieure qui a subi les mêmes dommages fonctionne.
Une autre raison pour le pouvoir actuel de fermer les universités est de faire payer aux étudiants leur soutien sans faille au régime du
Président GBAGBO.
Il s’agit aussi pour M. Ouattara de trouver dans les cités universitaires des lieux d’hébergement aux éléments de sa milice hétéroclite. Les faits l’attestent par l’occupation actuelle des chambres de nos étudiants.
Enfin, peut être que le pouvoir actuel ne voudrait pas collaborer avec les élus des Universités dont l’ancien premier ministre AKE N’GBO.
En conclusion, au contraire du régime
GBAGBO, qui, face à la rébellion, a jugé indispensable de délocaliser, en zone gouvernementale, les universités des zones rebelles, pour permettre aux étudiants de continuer de poursuivre leur formation, malgré une situation financière difficile (financement de la guerre à lui imposée par la France), Monsieur Ouattara n’a trouvé comme solution que de faire casser, piller, incendier et de fermer sine die les universités.
Qu’attendent les parents d’élèves, les organisations de droits de l’Homme, la convention de la société civile, l’UNESCO pour mettre fin à cette grave injustice ?
Le silence de ces organisations fait d’elles indiscutablement des complices.
Elles devraient au contraire prendre attache avec les pouvoirs publiques et les syndicats des enseignants du supérieur pour demander aux enseignants de faire le sacrifice de reprendre les enseignements, dans les meilleurs délais, en dépit de la situation désastreuse des universités.
Vivement que nos universités rouvrent pour dispenser le savoir à notre jeunesse, l’avenir de notre pays.

Une contribution de patriotes seniors.

Monday, June 27th, 2011 |

Posted by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

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