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06/07/2011

n°16 - Les dossiers de Cotes d'ivoire - 04-07 - Fin - des milliers de volontaires prêts à s'enrôler dans les forces pro-Gbagbo



n°16 - Les dossiers de Cotes d'ivoire  - 04-07 - Fin -   des milliers de volontaires prêts à s'enrôler dans les forces pro-Gbagbo.



Dossier de Côte d’Ivoire  

n°16                              04-07

C.Debroeder    &         M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



LeDossier de la Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net  

3-1 Dans l’enfer de l’arrestation du président Gbagbo : Un sachant témoigne.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 A.Bouabre : Gouvernement d’union : Un choix démocraticide

4-2 Allain Jules : Seul l’amour sauvera ce pays.

Annexe

Après le bombardement de la Résidence Les personnalités arrêtées chez Gbagbo



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme  

3-1 Dans l’enfer de l’arrestation du président Gbagbo : Un sachant témoigne.

Il a rejoint la résidence de Laurent Gbagbo à Cocody le 3 avril dernier.

L’arrivée de cet inconditionnel de Gbagbo dans ce lieu objet de toutes les attentions et de toutes les brimades a coïncidé avec les bombardements français et onusiens.

Mais de cette date jusqu’à ce 11 avril 2011, date fatidique, il n’est plus ressorti de cette résidence tant convoitée par les Français et les hommes de Ouattara. Il a donc tout suivi ou presque. Il nous livre son témoignage.

Ames sensibles, s’abstenir !

Le Président français Nicolas Sarkozy ayant pris partie pour la rébellion dans la crise post électorale en Côte d’Ivoire, a décidé de mépriser la procédure de recomptage des voix au profit de l’utilisation abusive de la force militaire contre le Président Laurent Gbagbo. Pour faciliter le renversement de ce «félin politique», Sarkozy et son gouvernement ont, sous le parapluie de l’ONU, pris l’option de déclencher une tempête de feu meurtrière contre notre peuple et notamment la résidence du chef de l’Etat ivoirien, le palais présidentiel et certains sites stratégiques d’Abidjan.

A l’effet de fragiliser la garde républicaine en se tenant hors d’atteinte de ses frappes, l’armée française a eu recours aux avions de guerre français, pour accomplir sa forfaiture, au détriment des contribuables français. Oui, cette attaque virulente était motivée par la volonté débridée de M. Sarkozy de rétablir l’hégémonie de la France sur la Côte d’Ivoire et l’Afrique, comme au temps colonial. L’optimisation de ses intérêts l’a conduite à agir en déployant des capacités de nuisance absurdes, pour refuser l’instant d’après d’assumer son coup d’Etat qui a remis le pouvoir à M. Alassane Dramane Ouattara, son ami.

Mais que s’est-il passé dans cet exécrable enfer créé par la Force Licorne et l’ONUCI, dans le processus de l’arrestation du chef de l’Etat ivoirien ? Voici, à ce sujet, le témoignage d’un compagnon des instants d’enfer du président Laurent Gbagbo.
«Je me suis joint à l’équipe qui entoure le
Président Gbagbo le 1er avril 2011. Ma venue a pratiquement coïncidé avec des frappes en provenance d’hélicoptères français contre la résidence du chef de l’Etat et la destruction de ses portails. Les bombardements s’étendent à la garde républicaine et détruisent toutes les entrées. Ces frappes destructrices se sont poursuivies le 03 avril 2011, avec rage.
Dès le 04 avril à 18heures, l’on constate à l’entrée principale de la résidence, un rassemblement massif de la jeunesse patriotique qui exprime son soutien au chef de l’Etat. Contre toute attente, cette jeunesse aux mains nues subit des frappes d’hélicoptères français, faisant plusieurs centaines de morts et de blessés. Ce même jour, vers 20heures, trois hélicoptères de l’armée française s’engagent dans un nouveau processus de frappes à répétition contre la résidence. Mais ces appareils ont comme par enchantement cessé leur action destructrice dès 21heures. Ce calme plat inattendu se prolongera jusqu’au lendemain matin, autorisant ainsi un semblant de repos aux otages politiques de Sarkozy et de ses rebelles
ivoiriens.
Les 05 et 06 avril 2011, la détermination de Sarkozy à poursuivre sa barbarie contre le Président Gbagbo et la Côte d’
Ivoire s’exprime par la venue de six (06) hélicoptères de guerre français. Ceux-ci vont pilonner différents sites de la ville d’Abidjan au moyen de rafales et de missiles, à partir de positions qui leur sont avantageuses. La résidence est à cette occasion assidûment pilonnée, à l’effet d’activer la reddition du chef de l’Etat. Dommage !! À cette violence démentielle provenant des hélicoptères français, s’ajoutent des tirs nourris en provenance de la résidence de l’ambassadeur français, juste à quelques pas du domicile du président ivoirien. Cette violence s’est exercée de jour comme de nuit, les bourreaux tirant sur tout ce qui bouge.
Décidément, la volonté meurtrière de Sarkozy gagne en ampleur les 07 et 08 avril 2011. Ici, l’armée française procède au bombardement systématique des chars et véhicules stationnés à l’intérieur de la résidence présidentielle. Elle tire également sur la Garde Républicaine jouxtant la résidence, y fait d’énormes dégâts. En fait, en anéantissant le dispensaire de la résidence qui abrite des malades et des blessés, l’on a compris que l’armée française célébrait son insensibilité, affirmait qu’à la place des cœurs, il n’y avait que des pierres et que les militaires qu’ils sont n’ont vocation qu’à obéir servilement. C’est à l’occasion de ces nombreux tirs et bombardements que le colonel-major Hilaire Babri Gohourou a été grièvement atteint pour ensuite rendre l’âme, car il était impossible de le soigner.
Le samedi 09 avril 2011, les bombardements sur la résidence s’intensifient davantage, et se veulent plus meurtriers et destructeurs, traduisant l’obsession de Sarkozy à se débarrasser d’une personnalité dont le crime est de s’être engagé politiquement à promouvoir la démocratie, défendre la souveraineté des institutions de son pays, et rêver à la dignité africaine. Oui, Sarkozy veut rapidement mettre un terme à cet idéal politique qui rame certainement à contre courant des valeurs que sont : Liberté, Egalité, Fraternité. Il est guidé par cette volonté coloniale et ce rêve hégémonique débridé au point d’agir rapidement pour mettre un pays sous le contrôle de la France, par personnes interposées.
A cet effet, le 10 avril 2011 à 17heures, des missiles sont tirés d’un hélicoptère français sur la résidence. Le Président était alors à table, s’efforçant de manger un peu. C’est alors qu’une détonation assourdissante frappe une des vitres arrières blindées de la résidence. La violence du bombardement contraint alors le Chef et son entourage à descendre au sous-sol jusqu’au lendemain matin. Le lundi 11 avril 2011 jour fatidique, dès 8 heures, les bombardements s’enclenchent à nouveau sur la résidence, sans aucun répit. On aurait dit que l’on traque un fauve intrépide et criminel dont la prise apportera quiétude et apaisement aux chasseurs. Ce fauve humain n’est nul autre que Laurent Gbagbo, un iconoclaste qui ose se dresser dignement contre le maître de l’empire colonial françafricain, Nicolas Sarkozy, homme pétri de culture hongroise et française, mais à la profondeur personnelle assez approximative. Face à ce déferlement de violence inouïe, Laurent Gbagbo s’interroge sur la raison profonde de ces actes absurdes de l’armée française, étant donné qu’il n’y a jamais eu de déclaration de guerre de la France. Cette violence sans nom était-elle vraiment motivée par un banal contentieux électoral, ou était-ce un acte prémédité de Nicolas Sarkozy pour laver un affront et ainsi évacuer un complexe ? Chose singulière, malgré la tempête de feu ininterrompue déclenchée par la force Licorne, le Président Gbagbo n’esquissait aucun signe de panique. Il gardait son calme habituel, arborait un sourire constant et détendait l’atmosphère grâce à son humour légendaire. Il rappelait assez souvent à son entourage sa philosophie du pouvoir et sa vision de la démocratie. Il parlait aussi du processus de construction d’une Afrique digne.
Pendant que ces interrogations se bousculaient dans la tête du Président, l’on signale le déclenchement d’un feu au dehors. Aussitôt après, la fumée passant par les commissures des portes provient de l’une des salles et envahit le sous sol où nous nous trouvons. Dans un habile réflexe, Michel Gbagbo met en marche le grand ventilateur à portée de main, dans l’intention d’évacuer cette fumée. Il déroule en outre la lance à l’effet d’éteindre l’incendie déclarée au dehors. Je réalise alors, fort de l’expérience acquise sous d’autres cieux, qu’il ne s’agit pas d’une fumée banale, mais d’un gaz, pour sa nuisance respiratoire et les picotements qu’elle génère. En effet, la présence persistante du gaz amplifie les difficultés respiratoires à tel point que le chef de l’Etat conseille à tous d’emprunter le tunnel qui conduit à la petite bibliothèque. Mais la porte qui donne accès audit tunnel est fermée et l’on ne dispose pas de la clef pour l’ouvrir. C’est alors que le ministre Désiré Tagro, aidé par d’autres personnes assez fortes, défonce la porte, pour faciliter la montée de tous vers le haut. Alors que nous faisons mouvement vers la petite bibliothèque, le Président Gbagbo instruit Tagro d’annoncer la fin de la guerre aux ennemis, par le moyen d’un drapeau blanc.
En remontant vers la surface, on voit dans les escaliers des militaires français. Le ministre Tagro fait alors mouvement pour leur parler, mais très vite, il retourne, car il essuie des rafales de leur part. Il n’est heureusement pas atteint. L’homme s’écrie alors : «On m’a tiré dessus, peut-être qu’ils vont le tuer ! ». Mais les circonstances l’obligent à surmonter ses angoisses pour s’adresser aux militaires et ainsi mettre fin aux belligérances, par les moyens conventionnels. La première dame met à profit ce temps pour ouvrir la porte de la petite bibliothèque, où toutes les autorités de premier ordre se retrouvent. On y trouvait entre autres personnalités : le Président Laurent Gbagbo et son épouse, M. Yanon Yapo, ministre de la Justice, M. Dakouri Tabley, ex- gouverneur de la
Bceao, le ministre Jean Jacques Béchio, madame la ministre Christine Adjobi, madame Géneviève Bro Grébé, Présidente des femmes patriotes. On y trouvait également MM. Abou Drahamane Sangaré, Kuyo Téa Narcisse, Mme Obodou Marceline, secrétaire particulière du chef de l’Etat etc. En fait, il se trouvait dans cette résidence que l’armée française a décidé de pilonner sur ordre de Sarkozy et avec la honteuse complicité de l’ONU, au moins 250 personnes, toutes des morts virtuels.
En effet, après s’être assurés qu’il n’y avait plus de résistance armée à l’intérieur de la cour et dans le bâtiment, l’armée française cède la place à des militaires des forces africaines Ecomog qui font mouvement vers nous, tout excités. Ils nous interrogent alors sur un ton sévère : «Où est le Président Gbagbo ? ». Dans leur élan de colère, ils exécutent deux personnes conduites dans le sous-sol. Cela oblige plusieurs autres personnes à remonter dans le hall. Et dans un sang froid total, la Première Dame ouvre la porte de la petite bibliothèque. Elle sort alors, suivie du ministre Tagro et du Président Laurent Gbagbo qui dit d’une voix calme aux soldats en face : «Ne me tuez pas, allons-y ! ». Ces soldats ordonnent à tout le monde de se déshabiller. L’exécution de cette injonction leur fait pousser des clameurs du vainqueur en disant : «On a arrêté le Président Gbagbo, il s’est rendu».
Malheureusement, l’arrestation du Président va être suivie dans l’espace de la résidence, d’une violence inouïe. En effet, les soldats des FRCI sur les lieux, utiliseront les crosses de leurs fusils pour molester avec rage les cuisses, les genoux et mollets des «ennemis» en présence. Ils utiliseront aussi des armes blanches, des faucilles et bien d’autres objets tranchants pour agresser l’entourage du Président au point où certaines des victimes se meuvent aujourd’hui difficilement. Ainsi, l’on pouvait voir le sang couler des têtes, des fesses, des corps de la plupart des personnes présentes. C’était une vraie orgie meurtrière. Mais nous étions aussi soumis à d’autres actes dégradants, car il nous était exigé de nous mettre nu comme à la naissance d’une part et d’autre part de répéter mécaniquement et avec joie cet hymne à
Alassane Ouattara : «Gbagbo est arrêté, Alassane est président ! ». Dans cette grisaille humiliante savamment orchestrée par l’armée française, pour livrer des intelligences respectées à des soldats, la Croix Rouge jouait habilement sa partition en donnant les premiers soins aux blessés graves, pour ensuite les conduire au CHU de Cocody, sous le regard froid des soldats français. Dans le même temps, le Président Gbagbo et certains de ses collaborateurs sont manu militari conduits au Golf Hôtel, Quartier Général de M. Ouattara, pour les exhiber comme des trophées de guerre. Oui, l’ancienne ministre de la Culture du Mali a raison de s’écrier que «l’art de vaincre sans avoir raison est le propre de l’occident», surtout que le profil de Laurent Gbagbo ne répond pas aux critères des gouvernants français».
Au total, l’arrestation du Président Laurent Gbagbo a été orchestrée et exécutée par l’armée française sur ordre de M. Sarkozy et avec la complicité active de l’ONU. Elle a exécuté l’acte en usant à fond sa capacité de nuisance, pour favoriser la reddition du chef de l’Etat ivoirien et sa remise entre les mains des forces rebelles de M. Ouattara. En le faisant, Sarkozy tente de ruiner le charisme mythique de Laurent Gbagbo, acteur politique majeur en Afrique du fait de sa vision dynamique pour son pays et le continent tout entier. Le néocolonialiste Nicolas Sarkozy lance ainsi un ultimatum vibrant à tous ceux qui couvent des velléités indépendantistes et souverainistes au sein de la Françafrique. Il les appelle à une discipline absolue vis-à-vis du gendarme de l’Afrique qu’est la France. Sarkozy montre aussi que cette France, pour assurer sa survie par la forfaiture, monte des rébellions et les utilise contre ceux qu’elle redoute. Cette entreprise honteuse contre le continent se réalise avec la complicité d’acteurs politiques nationaux, et des organisations régionales et sous régionales passives, pour retarder l’essor de l’Afrique. En Côte d’Ivoire, le Président français et son armée ont défriché le champ de la terreur par l’intermédiaire d’une opposition rebelle. Ils ont ainsi favorisé une rupture de grande ampleur politique et sociale au nom de leurs intérêts, en faisant la guerre contre un Etat souverain sous l’excellent prétexte de protéger des civils. Ce voile pudique de protection des civils pour commettre les forfaitures, Sarkozy et son équipe l’utilisent également en Lybie. En agissant ainsi, le supposé réalisme politique de Sarkozy profite-t-il vraiment à la France, ou prépare-t-il cette nation à vivre en temps opportun les lugubres réalités de la transposition de la terreur sur le théâtre français ?

Zabril Koukougnon 

Short URL: http://www.ivoirediaspo.net/?p=6159



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 A.Bouabre : Gouvernement d’union : Un choix démocraticide

Pour répondre à la proposition du président Alassane Dramane Ouattara de constituer un gouvernement d’Union Nationale, le parti de la Refondation a tenu une réunion de son comité central le mercredi 25 mai 2011 à Abidjan. Les débats ont conduit à une réponse favorable assortie d’une double condition, à savoir la libération des camarades emprisonnés à la suite de la crise post-électorale qu’a connu le pays, et le rétablissement de la sécurité sur l’étendue du territoire.

Cette position qui ne laisse en soi rien transparaitre des logiques qui permettent de resituer dans une relation intelligible le principe d’un gouvernement d’Union Nationale et les conditions sus-évoquées est, reconnaissons-le d’entrée, pour le moins curieuse.

Quant à l’argumentation du président Ouattara, servie pour appuyer sa proposition, elle consiste dans son désir de voir toutes les sensibilités ivoiriennes participer à l’exercice du pouvoir. Il serait donc question d’une simple convenance idéologique.

Mais la justification de ce projet, comme les conditions de sa mise en œuvre exposées par le FPI, trahissent de concert une compréhension corrompue, ou dans le meilleur des cas inachevée, de ce qu’est un gouvernement d’Union Nationale.

En effet, la mise en œuvre d’une telle architecture gouvernementale procède du besoin qu’éprouvent les forces politiques d’un pays de s’unir pour faire face à un danger fortement probable menaçant l’Etat, la République, la Nation. Elle fait suite à un aveu par le pouvoir en place de son incapacité à faire face, tout seul, aux turbulences que le pays rencontre. Le gouvernement d’Union Nationale apparaît dès lors comme une nécessité dans la perspective d’un combat original par sa nature et son niveau élevé de difficulté, un instrument sans lequel l’invention d’une solution au problème posé n’est pas possible. Il ne vaut par ailleurs que s’il est adossé à un impératif de sauvetage national. Et seul cet impératif pourrait valablement justifier la mise en veille du jeu démocratique qu’impose la fusion d’un pouvoir et son opposition dans un appareillage gouvernemental monolithique privé de la critique d’une force d’alternance agissant en sentinelle.

En dehors d’un tel contexte, le gouvernement d’Union Nationale est une supercherie, un poison contre la démocratie. Il crée les conditions de la pensée unique et annonce l’émergence d’un parti de même caractère. D’où le besoin d’en manipuler l’idée avec une extrême prudence et une parfaite responsabilité.

Or, l’Etat, la République ou la Nation sont-ils en danger en Côte d’Ivoire ? Même le président Ouattara, auteur de la proposition, ne s’est pas hasardé à pareille conclusion, se contentant de mettre en avant quelques fantaisies de son imagination, affectables tout au plus aux catégories de l’idéologie. Rien dans son propos sur une éventuelle disparition annoncée de la Côte d’Ivoire. Rien sur une quelconque apocalypse républicaine. Pas plus d’évaporation nationale à l’horizon. Au contraire, la guerre est finie, donc le péril écarté. Il reste des tâches de reconstruction à remplir, sur les plans politique, économique et psychologique.

Au titre de la reconstruction psychologique, la réconciliation nationale. Condition sine qua non de toutes les reconstructions, catalyseur absolu de l’apaisement qui s’impose, elle n’exige pas pour autant la constitution d’un gouvernement d’Union Nationale. Au contraire, le président Ouattara dispose de tous les leviers pertinents dans la perspective de cette réconciliation, au premier rang desquels l’institution judiciaire qu’il lui suffirait d’actionner sans arrière-pensée partisane. Mettre à la disposition du peuple ivoirien une justice réconciliante axée sur la sanction des responsables des fautes jugées et la réparation des dommages, sans considération des chapelles politiques, des ethnies ou de toute autre critère de distinction inadapté, et une justice sécurisante destinée à garantir à chacun la pleine jouissance des droits et libertés que lui confère la loi. En somme, une justice aux antipodes de la justice politicienne et discriminante que trahissent bon nombre des arrestations opérées jusqu’à ce jour par le nouveau pouvoir.

Or, l’erreur dans la démarche du FPI consiste à placer au-dessus du seul objectif légitime d’un gouvernement d’Union Nationale (le sauvetage d’une nation), des conditions non-essentielles du point de vue de la survie du pays (la libération de deux centaines de camarades dont la responsabilité et la culpabilité ne sont même pas interrogées) et soluble dans l’exercice d’un pouvoir classique (la sécurité). Manifestement arrêtée pour satisfaire des attentes difficilement conciliables autrement, la solution laisse apparaître les contradictions qu’elle est sensée réduire. D’une part, il est question d’exiger du nouveau pouvoir qu’il restaure le climat de sécurité que les Ivoiriens réclament en vue de retrouver au plus tôt la normalité de leur existence d’avant la crise post-électorale. Mais pour légitime qu’elle soit, cette demande n’autorise pas les tripatouillages institutionnels démocraticides envisagés. En effet, un gouvernement constitué de façon classique sur les fondements de la responsabilité et de la compétence devrait être parfaitement capable de prendre en charge les missions de sécurisation qui lui incombent. A défaut, les dirigeants désignés doivent avoir l’honnêteté de tirer les conséquences démocratiques de leur incapacité en rendant son mandat au peuple.

Au titre de la deuxième condition, on réclame la libération des camarades embastillés à la chute du président Gbagbo. Faut-il croire que le FPI - en admettant qu’il ait compris le seul vrai intérêt d’un gouvernement d’Union Nationale - accepterait de sauver la Côte d’Ivoire d’un nouveau péril à la seule condition que ces prisonniers recouvrent leur liberté ? En cas de catastrophe humaine ou naturelle, le FPI regarderait, inerte, le territoire ivoirien se désintégrer ou le peuple périr, sous le seul prétexte qu’elle a des camarades en prison ? Si le Comité Central considère que la Côte d’Ivoire est menacée dans son existence et que son apport pourrait garantir le sauvetage du pays, alors refuser d’intégrer un gouvernement d’Union Nationale sous prétexte que les conditions posées ne sont pas remplies est une faute.

Dieu merci, nous n’en sommes pas là. Mais nous aurions tout autant aimé ne pas en être à la raison non-avouée, mais évidente, de cet attrait pour le gouvernement du président Ouattara : les pulsions mangeoiristes de certains cadres alléchés par les perspectives égoïstes d’un confort matériel quémandé au sacrifice de milliers de militants, morts ou vifs, mais tous déjà trahis par des considérations naguère activées au mépris de leurs intérêts.

Il ressort très clairement de l’analyse des conditions ouvertement posées et des envies de mangeoire qui participent à l’animer, que le FPI ne juge pas que la Côte d’Ivoire soit aujourd’hui en péril. En conséquence, cette organisation se met en faute si, comme elle l’a fait, elle admet le principe d’un gouvernement d’Union Nationale à la participation duquel elle s’offre volontiers car ce faisant, elle met au-dessus de l’intérêt du pays des intérêts adverses à portée individuelle.

En servant ainsi la soupe à Alassane Dramane Ouattara dans la mise en œuvre de son projet, le FPI prend sa part de culpabilité dans la détresse démocratique à laquelle la Côte d’Ivoire se trouve inéluctablement promise. Il devra en répondre devant l’Histoire s’il persiste dans sa ligne. Mais heureusement, il est encore temps de retirer son écuelle des banquets ouattaristes et de remettre la Nation au cœur de ses préoccupations, en commençant par exiger le retour d’une démocratie honnête mettant face-à-face un gouvernement et une opposition que le Front populaire ivoirien assumera en responsabilité, avec en toile de fond, intactes, toutes les chances d’une alternance crédible et efficace.

Bouabre, dans L’Inter, le 1er juin 2011

jeudi 9 juin 2011, par Comité Valmy

http://saoti.over-blog.com/article-gouvernement-d-union-un-choix-democraticide-76095329.html


4-2 Allain Jules  : Seul l’amour sauvera ce pays.

Les ennemis de l’Afrique, tout particulièrement ceux de la Côte d’Ivoire, s’en donnent à cœur joie pour leurs indignations sélectives.

En effet, c’est avec consternation innommable que nous avons appris, hier, selon Human Rights Watch ( HRW), la mort de près de 200 personnes, tuées par les milices pro-Ouattara. Ces tuées avaient le tort d’être simplement proches de l’ancien président ivoirien, Laurent Koudou Gbagbo. Malheureusement, les pro-Gbagbo dont on connait le déni de la vérité et l’autisme, abreuvent les blogs et sites, avec cette information. Et pourtant…

Human Rights Watch précise aussi qu’au moins 95 personnes désarmées, appartenant pour l’essentiel à des ethnies liées à Laurent Gbagbo, ont été tuées lors d’opérations menées fin avril et courant mai. L’honnêteté intellectuelle permet d’en parler sans porter de gants, et condamner. Or, dans le même temps, faudrait que les pro-Gbagbo servent enfin une autre soupe, sans polariser le débat juste sur des faits du camp adverse en oubliant les exactions post-électorales des milices de leur champion…

Comme tout le monde le sait, ceux qui n’avaient pas la chance d’être réfugiés à l’hôtel du Golf sous protection de l’ONU, pour peu qu’ils soient pro-Ouattara, ont été tués, lynchés, perdus leurs biens etc. Ce ne sont pas 300 personnes mais bien plus qui ont été victimes de ces tueries, parce qu’elles étaient soupçonnées d’avoir voté pour Ouattara ou d’appartenir au nord de la Côte d’Ivoire. Il ne faut donc pas être sélectif, en tirant uniquement la couverture sur soi. 

La Côte d’Ivoire a besoin de personnes honnêtes pour son avenir, de gens pleins d’amour aussi pour le pardon.  De voir certains tomber dans une propagande haineuse, sans objet actuellement, c’est faire preuve de folie. Chaque blessure pouvant se cicatriser, il serait vraiment dommage de rester à l’écart, parce qu’on est perdant alors que des appels à la paix sont lancés ici et là. Et que dire de la désinformation ? J’ai été heureux, que dis-je, très heureux d’apprendre que Gadji Celi, le footballeur-chanteur pro-Gbagbo, ancien sociétaire de Sète en ligue2, est en vie, exilé au Ghana. La rumeur parlait d’une mort atroce à la machette. Ancien champion d’Afrique avec les Éléphants de Côte d’Ivoire dont il était le capitaine avant de raccrocher les crampons, il adhère au projet de réconciliation de Tiken Jah Fakoly 

Faut-il encore philosopher ? Faut-il continuer à lancer des cris d’orfraie au lieu de construire, de reconstruire ? L’heure n’est plus à l’attente hypothétique d’un messie ou d’une pseudo prophétie qui se déclinent plutôt à l’idolâtrie d’un homme, d’un commun des mortels. Pour des gens qui se revendiquent chrétiens, c’est le comble. De voir qu’un nouveau Gouvernement sans ceux qui prônent la guerre a été constitué ne peut que dégager l’horizon d’un beau pays…Il y a un temps pour la guerre, un temps pour la paix, dit l’Ecclésiaste 3:8.

Publié le3 juin 2011 parAllain Jules

http://allainjules.com/2011/06/03/cote-divoire-seul-lamour-sauvera-ce-pays/



Annexe

Après le bombardement de la Résidence Les personnalités arrêtées chez Gbagbo
Source : Notre voie 31/05/ (Auteur : autres)

1            GBAGBO LAURENT                        Ex Président

2            SIMON EHIVET GBAGBO            Ex Première Dame

3            ABOUDRAMANE SANGARE            Inspecteur D’Etat

4            ACRAY GUY CLAUDE           

5            ADIN EUSTACHE                        Gendarme

6            ADJOBI MARIE ANGE Gabrielle           

7            ADOU AKISSI ANGELINE           

8            AHIPEAU BERTINE                        Protocole

9            AMOS LABO DESIRE           

10            BAHI DREPEUBA PATRICE            Sécurité civile

11            BEDA ESTELLE                                    Buanderie

12            BEUGRE KOKO           

13            BLE CHRISTOPHE                        Médecin

14            BOUA ROSALIE           

15            BROH GREBE GENEVIEVE            Ex Ministre

16            CHRISTINE ADJOBI           

17            DAGO ANGE           

18            DAHOUA BEATRICE           

19            DAKOURY HENRY                        Ex Gouverneur BCEAO

20            DAPLE ELISE                                    Technicien Supérieur

21            DEPOE THERESE           

22            DESIRE TAGRO                                    Ex Ministre

23            DIABATE BEH                                    Conseil Eco ET Soc

24            DIAGNE OUMOU           

25            DIARRA KARIDJA           

26            DIARRA SALIMATA           

27            DION PATRICE                                    Protocole

28            DJAKARIDJA DORHOTEE            Visiteuse

29            DJEDJE DELEBE EUGENE           

30            DJEHA AYA SIMONE           

31            DJEKOURY AIMEE                        Sécurité Civile

32            DJOKORY CHANTALE                        Ménagère

33            DJOLO BI ZAH AMBROISE           

34            DOGBO BRE ANGES           

35            DOGBO SHELLA           

36            DOHO DANELLE           

37            DUAH KOUASSI NORBERT           

38            EBA CHANTALE                        Visiteuse

39            EHIVET ARISTIDE                        Pasteur

40            ETHAN YALE           

41            FETE KOAKOU JEAN HENRI           

42            GAMA CLAUDINE           

43            GAUCEY MATHIEU           

44            GBAGBO JUNIOR           

45            GBAGBO LEA           

46            GBAGBO MICHEL KOUDOU            Enfant Gbagbo

47            GBAGBO PAUL YVANNE           

48            GBAGBO VIVIANE EPOUSE MICHEL           

49            GNAMIEN CHANTAL           

50            GNANOGO JONAS                        Technicien Supérieur

51            GNAORE DELPHINE                        Patriote

52            GUEI BRIGITTE                                    Visiteuse

53            GUEYE BRIGITTE           

54            GUIBONI ROLANDE                        Militante FPI

55            JEAN JAQUES BECHIO           

56            KAKOU ROLANDE           

57            KAKOU SITA BEATRICE           

58            KEME LAURENT           

59            KIPRE MARIE LAURENCE           

60            KIPRE YOHANA           

61            KIPRE YOHANE           

62            KOFFI AMENAN JULIENNE            Visiteuse

63            KOMON BRIGITTE           

64            KONAN AFFOUE           

65            KONE ABOUBACAR                        Ambassadeur

66            KOUADIO AFFOUE B.                        Couturière

67            KOUADIO HELEINE           

68            KOUADIO KOUAME           

69            KOUAKOU KOFFI CELESTIN           

70            KOUAME KOUAKOU                        Chef Cuisinier

71            KOUAME SUZANNE           

72            KOUASSI ADJOUA YVONNE           

73            KUYO KOUDOU           

74            KUYO TEA NARCISSE                        Ex Chef de cabinet

75            LASME DENISE           

76            LEBAHI DANIELLE           

77            LOBRO LIDIE           

78            MADI MARIE VICTOIRE           

79            MEDI ACHILLE           

80            Mme ASSEMIAN DJOMAN AMY           

81            Mme FOFONA FLORENCE           

82            Mme OBOUDOU MARCELLNE           

83            MOGONE YASMINE           

84            MONNET DENIS                        Commissaire de police

85            N’DA N’GUESSAN AUGUSTIN           

86            NKA EUDOXIE           

87            NIAMKE ECOLAN NORBERT           

88            PORQUE ALAIN           

89            SANGARE MASSENI           

90            SANGARE RAHIMI NAOMI           

91            SOSSO GEORGETTE           

92            TANOH ANGES           

93            TANOH MUGUETTE           

94            TCHIKA FABRICE           

95            VADIM YALE           

96            YANON GERMAIN           

97            YAO KONAN GILDAS                        Plongeur

98            YAO KOUADIO                                    Cuisinier

99            YEHERI VALERIE                             Cuisinière

100            YOD OZI           

101            ZAKRO HERVE           

102            ZAKRO NATHALIE           

103            ZIZA JEAN LOUIS                        Secouriste

104            ZOKOU BI TRA GOUE

105            ADELE DEDI                                    Maire d’Issia

106            Mme Kenan Célestine            Cuisinière

 

 

Korhogo, Katiola, Bouna, Abidjan

Voici les personnalités enfermées

Le Président Laurent Gbagbo, renversé le 11 avril 2011, a été arrêté et conduit dans un premier temps au Golf Hôtel, tout comme son épouse Simone Ehivet Gbagbo. Avec le couple présidentiel, 104 autres personnes ont été prises vivantes à la résidence présidentielle bombardée et détruite à Cocody Les Ambassades. Du Golf Hôtel, le président Gbagbo a été transféré à Korhogo et son épouse, Simone Ehivet Gbagbo, a été envoyée en résidence surveillée à Odienné. Après leur transfèrement dans ces villes du Nord, d’autres personnalités proches du couple présidentiel ont été envoyées  au Nord, toujours dans la ville de Korhogo, mais aussi à Katiola et à Bouna. Le reste des personnalités a fini par être transféré à l’hôtel La Nouvelle Pergola, à Abidjan Biétri. Voici les lieux de détention répertoriées avec précision et les listes des personnalités localisées dans chacun des lieux de détention.

 

Lieux de détention du couple présidentiel

1. Le président Laurent Gbagbo à Korhogo

2. Son épouse Simone Ehivet Gbagbo à Odienné

 

Militaires et collaborateurs de Gbagbo transférés à la Compagnie territoriale de Korhogo (CTK)

1. Générale de brigade Dogbo Blé Bruno

2. Médecin Colonel Daléba René

3. Commissaire Principal de police Monnet Denis

4. Chef de Bataillon Dua Kouassi Norbert

5. Commissaire de Police Guédé Zakali

6. Capitaine Majore de Police Kobli Remi

7. Sous-lieutenant Zakro Hervé

8. Adjudant Gosse Mathieu

9. Adjudant Zokou Bi Traguié

10. Adjudant Kouamé Kouakou

11. MDL chef Gnaloko Jonas

12.  Adon Eustache

13.  Amos Loba

14. Sergent Chef Faitai Kouakou Jean Henry

15.  Déli Kié

16.  MDL Sopi Grah

17.  MDL Kéné K. Laurent

18.  MDL Tchika Fabrice

19.  Sgt Gnamké Ekolan

2.  M. Bahi Patrice

21.  M. Djékori Aimé

22.  M. Zéza Kaka Jean Louis

23.  M. Yodé Ozy

 

Les personnalités transférées à Bouna

1. Le président du FPI Pascal Affi N’Guessan

2. Le ministre Gnamien Yao

3. Le fils aîné du président Gbagbo, Michel Gbagbo

4. Sinsin Guy Roland

5. Le Conseiller économique et social Diabaté Bê

6. Le caméraman de la RTI Serge Boguhé

7. Bolou Bi Toti

 

Les personnalités transférées à Katiola

1. Inspecteur d’Etat Sangaré Abou Drahamane

2. Directeur du protocole : Koné Boubacar

3. Chef du Cabinet : Kuo Téa Narcisse

4. Ministre Jean Jacques Béchio

5. Ministre Géneviève Bro Grébé

 

Les personnalités détenues à La Nouvelle Pergola (Abidjan)

1. Le Premier ministre Gilbert Marie Aké N’Gbo

2. Le ministre Alcide Djédjé

3. Le ministre Yanon Yapo

4. Le ministre Désiré Dallo

5. Le ministre Henri Ettien Amoakon

6. La ministre Christine Adjobi

7. La ministre Daniéle Boni Akissi Claverie

8. Le ministre Kata Kété

9. Le ministre Georges Armand Ouégnin

10. Le ministre Michel Amani N’Guessan

11. Le ministre Sébastien Dano Djédjé

12. Le gouverneur Philippe Henri Dacouri-Tabley

13. Le député Martin Sokouri Bohui

14. Le député Marie Odette Lorougnon Gnabri

15. Le maire d’Issia Adèle Dédy

16. Mme Angéline Kili

17. L’ex- DG Aménagement Territoire Maurice Kuyo Lohourignon

18. L’ex-président CNCA Franck Anderson Kouassi

19. L’ex-membre du CNP Armand Bohui Komé

20. L’ancien  Dir/Cab Constant Koidou

21. L’ex-Conseiller technique Pr, Gnahoua Zibrabi

22. L’ex-chef/Cab Hué Lou Simone

23. L’enseignante Valérie Yéhiri

24. L’ex-DAF Dorothée Diakouré

25. La journaliste Yasmine Magoné

26. L’ex-Secrétaire particulière du PR, Marceline Obodou

27. L’ex-gouvernante de 1ère Dame, Rolande Agnès Kacou

28. Le caméraman RTI Germain Kanon Guézé

29. La stagiaire journaliste RTI Léonce Chantal Gnamien

30. Le président de mouvement patriotique Sam L’Africain

31. Le président de mouvement patriotique Koné Largaton

32. Le président de mouvement patriotique Emile Kima

33. La Prophétesse Bertine Ahipau Diégou

34. L’agent de Mairie Ambroise Djolo Bi Zah

35. La présidente de mouvement patriotique Chantal Léba

36. Le frère cadet du PR, Simon Koudou et sa famille.


 

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