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09/07/2011

n°5 - Journal de Syrie - 25-06 au 08-07 - Début - : Un plan pour « libyiser » la Syrie...


n°5 - Journal de Syrie - 25-06 au 08-07  - Début - : Un plan pour « libyiser » la Syrie...

 



 

Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



Journal de Syrie

             n°5                                25-06 au 08-07        

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Syrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

1 Tiré à part

Soraya Hélou : Un plan pour « libyiser » la Syrie...

Sergueï Lavrov :  Damas lutte contre des "provocateurs armés".  

2  Politique Syrienne 

Bachar Al-Assad

Assad appelle au "dialogue national",

Analyse

Sur le terrain

Gigantesque manifestation de soutien à Damas.

Les grandes manœuvres

Al-Mouallem appelle les européens à cesser de s'ingérer dans les affaires syriennes et la Turquie à reconsidérer sa position.

3  Politique des Pays Arabes & voisins

4 Les institutions

Fin-

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

5-1 Oussama Charabeh : Le colonialisme des temps modernes.

5-2 Tripoli, Damas, la " répression " et le Traité Européen.

6 Dossier

6-1 Dr. Nabil Antaki : Ce qui se passe en Syrie.

6-2 Silvia Cattori : Témoignage du médecin syrien Nabil Antaki : Ce qui se passe en Syrie…

En annexe : Quelques réflexions sur la politique des pays occidentaux…



1 Tiré à part

Soraya Hélou : Un plan pour « libyiser » la Syrie...

Au grand dam de certains membres de la communauté internationale, notamment les Américains, la situation en Syrie semble se diriger vers l’apaisement, avec la reprise en mains par le régime de la situation en contrepartie de réformes profondes dont les résultats concrets commencent à se faire sentir. Le plan ourdi contre le régime d’Assad était pourtant mis au point avec beaucoup de savoir faire. Selon un document britannique secret, dévoilée par un site de recherches et d’études, l’ancien candidat à la présidentielle et actuel membre de la commission des Affaires étrangères au Sénat, John Mc Caine aurait rencontré demandé aux membres de son équipe de rencontrer des opposants syriens dans plusieurs capitales du monde, notamment à Londres et Istamboul et même dans des villes aux Etats-Unis pour les pousser à s’organiser et pour mettre au point un plan qui va crescendo pour décrédibiliser le régime et le pousser à la faute.
Le plan consistait d’abord à s’emparer d’une place pour en faire le symbole de la révolution, de trouver une figure, jeune de préférence pour concrétiser les horreurs du régime, puis de constituer un petit fief sur le sol syrien pour en faire la base des rebelles et le moyen d’intervention des forces occidentales. Cette portion de territoire deviendrait le noyau « de la Syrie libre » et un gouvernement parallèle y serait installé.

Au début, c’est Deraa qui avait été choisie, en raison de sa proximité avec la Jordanie et de son hostilité ancienne au régime, avec la prolifération des sympathisants des Frères musulmans qui pouvaient bénéficier d’une aide en provenance de la Jordanie. Il y a eu ensuite l’affaire du jeune Hamzah Khatib, cet adolescent qui avait participé à une manifestation et qui a été retrouvé mort après avoir subi d’horribles mutilations, accomplies, selon les rebelles, par les hommes du régime.
Mais la réaction du président Assad a été radicale. Après avoir attendu que les choses se calment d’elles-mêmes et prenant conscience de l’ampleur du complot, il a limogé le gouverneur de Deraa, rencontré des délégations de notables de la région, notamment les députés et les hommes de religion, opérant ainsi une distinction entre ceux qui aspirent sincèrement à plus de liberté et de démocratie et ceux qui coopèrent avec l’étranger pour renverser le régime et en faire une marionnette entre les mains de l’Occident. Contre ceux-là, il a lancé une vaste opération de sécurité. Aujourd’hui, Deraa a retrouvé son calme et les concepteurs du plan ont dû chercher une autre scène. C’est ainsi que le focus a commencé à être mis sur la région de Deir Zor, proche de la frontière turque et la Turquie a commencé à accueillir des réunions d’opposants syriens à Antalya proche de la frontière avec la Syrie.
L’étau semble ainsi se refermer et le but est de créer un prolongement entre les deux régions. Les responsables turcs laissent d’ailleurs entendre, pour justifier leur position, que les problèmes en Syrie concernent la Turquie, les tissus sociaux des deux pays étant extrêmement liés, notamment par le biais des communautés kurdes et alaouites. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si le secrétaire général du Hezbollah sayed Hassan Nasrallah a évoqué dans son discours de mercredi l’existence d’un plan américano-israélien (le fameux Nouveau Moyen Orient) d’obtenir une partition des pays de la région, de la Syrie en arrivant jusqu’à l’Arabie saoudite.

Là aussi, le régime a réagi avec un mélange de fermeté et d’ouverture, accélérant considérablement le processus de réformes. Au point que les responsables turcs eux-mêmes ont estimé qu’il s’agissait de pas encourageants, les Russes ont salué cette initiative et les Français ont affirmé que le régime doit poursuivre dans cette voie. Le régime semble donc avoir marqué des points et les comploteurs n’ont plus que l’image du malheureux Hamzah Khatib à exploiter en poussant tous les médias occidentaux à en parler dans le but d’en faire une image choc symbole dans le genre de celle de Bou Azizi qui a déclenché la révolte en Tunisie. Ils ont toutefois un peu tardé car en deux mois de troubles, les rebelles ont aussi eu leur lot d’atrocités commises par leurs propres sympathisants, alors que le régime est passé à l’étape concrète dans les réformes, après avoir relativement réussi à faire une distinction entre ceux qui veulent la liberté et ceux qui veulent un chaos qui sert les intérêts israélo-américains.

Le bras de fer se poursuit donc, mais le régime tient bon, gardant l’appui des institutions, notamment l’armée, le parti et la classe commerçante bourgeoise alors que les opposants s’essoufflent en essayant de trouver un programme,  et d’obtenir une grande mobilisation populaire. La Syrie n’est ni le Yémen, ni la Tunisie, ni la Libye ni même l’Egypte. C’est un pays à part qui joue un rôle clé dans des dossiers cruciaux dans la région, en Irak, en Palestine, au Liban, en Jordanie et même en Turquie. Il ne sera certes pas facile de l’avaler, même pour les stratèges israélo-américains.  

Soraya Hélou
Mardi 7 juin 2011

Source : Fadwa Nassar

 

Sergueï Lavrov : Damas lutte contre des "provocateurs armés".  

Les autorités syriennes luttent non pas contre des manifestants, mais contre des commandos et des provocateurs armés, a annoncé mercredi à Astana (Kazakhstan) le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
"L'essentiel est de ne pas se figurer que les forces de l'ordre syriennes luttent uniquement contre les civils. Il y a beaucoup de provocateurs armés. Je suppose qu'aucun pays ne tolèrera une rébellion directe", a-t-il déclaré aux journalistes dans les couloirs du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
"Une bande de commandos armés qui sévit en Syrie a occupé plusieurs agglomérations. Les autorités syriennes tentent de les libérer", a poursuivi le chef de la diplomatie russe.
M. Lavrov a en outre confirmé que Moscou était déterminé à bloquer l'adoption d'un projet de résolution européenne sur la Syrie par le Conseil de sécurité de l'Onu.
Depuis le 15 mars, la Syrie est embrasée par un mouvement de contestation contre le régime du président Bachar al-Assad. Selon des organisations de défense des droits de l'Homme, plus de 1.200 civils ont été tués depuis le début du mouvement. Damas en rejette la responsabilité sur des "groupes terroristes" soutenus par des "forces extérieures".
La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et le Portugal ont soumis au Conseil de sécurité de l'Onu un projet de résolution qui appelle à tenir une enquête indépendante sur les meurtres en Syrie et qui considère "que les attaques étendues et systématiques commises actuellement en Syrie par les autorités contre leur peuple pourraient équivaloir à des crimes contre l'humanité".
La Russie et la Chine, qui possèdent le droit de véto au Conseil de sécurité de l'Onu, s'opposent à l'adoption de quelque résolution que ce soit sur la Syrie, car la situation dans ce pays ne menace pas la sécurité dans le monde.

15/06/2011

http://fr.rian.ru/world/20110615/189850721.html



2  Politique Syrienne 

Bachar Al-Assad

Assad appelle au "dialogue national",

Le président syrien, Bachar Al-Assad a appelé lundi 20 juin à un "dialogue national" qui pourrait aboutir à une nouvelle Constitution, dans un discours prononcé à l'université de Damas retransmis par la télévision d'Etat. Alors que le régime doit faire face depuis plus de trois mois à une contestation sans précédent, le chef de l'Etat a également déclaré que des élections législatives pourraient avoir lieu en août.

"On peut dire que le dialogue national est le slogan de la prochaine étape", a-t-il dit lors de sa troisième intervention publique depuis le début du mouvement de contestation. "Certains pensent qu'il y a des atermoiements en ce qui concerne les réformes, qu'il n'y a pas de sérieux. Ce n'est pas vrai, le processus de réformes est une conviction totale dans l'intérêt de la patrie et aucune personne raisonnable ne peut aller à l'encontre de la volonté du peuple", a-t-il estimé lors du discours, qui a duré un peu plus d'une heure.

Le discours n'a pas convaincu les militants pro-démocratie, qui ont appelé dans un communiqué à poursuivre la "révolte" , jugeant "inutile" tout dialogue qui n'impliquerait pas un changement de régime. Les comités locaux de coordination, une ONG syrienne qui chapeaute les militants organisant les manifestations dans le pays, ont indiqué que le discours du président "consacre la crise" qui secoue le pays depuis plus de trois mois.

LE "COMPLOT" VA RENDRE LA SYRIE "PLUS RÉSISTANTE"

Le chef de l'Etat, lui, a réaffirmé que son pays faisait face à un "complot" qui le rendra "plus résistant". "Il faut faire la distinction entre les besoins légitimes de la population et les saboteurs. (...) Il est du devoir de l'Etat de tenir les saboteurs pour responsables et de les poursuivre. Il n'y a pas de solution politique avec ceux qui ont porté les armes", a déclaré Bachar Al-Assad. "Nous devons résoudre les problèmes de la Syrie nous-mêmes. (...) Il n'y aura pas de développement sans stabilité, pas de réformes dans le sabotage et le chaos", a ajouté le président, qui a également présenté ses "condoléances aux familles des martyrs".

Près de 10 000 Syriens ont trouvé refuge en Turquie.AP/Selcan Hacaoglu

Il a par ailleurs appelé les réfugiés ayant fui en Turquie à rentrer chez eux : "La ville meurt sans ses habitants. Je les appelle à revenir le plus tôt possible, (...) ceux de Jisr Al-Choughour qui sont allés en Turquie, qu'ils reviennent. Certains leur disent que l'Etat va se venger, je leur dis que ce n'est pas vrai", a-t-il assuré. La ville, peuplée de 50 000 habitants, a été désertée depuis que des violences y ont éclaté au début de juin. Au total, près de 10 000 Syriens ont trouvé refuge en Turquie. Des milliers d'autres sont massés à la frontière, fuyant les forces de sécurité.

RISQUE "D'EFFONDREMENT" DE L'ÉCONOMIE NATIONALE

Bachar Al-Assad a par ailleurs mis en garde contre les risque d'"effondrement" qui menacent l'économie syrienne. "La Syrie doit rechercher un nouveau modèle économique. Dans le passé, c'était le modèle socialiste. Certains disent que ce type de système est mort. Il faut rechercher un modèle qui convienne à la Syrie", a-t-il indiqué.

Le président a été accueilli dans la salle par des slogans à sa gloire et des applaudissements. Ce discours était très attendu, car il devrait déterminer les choix futurs du régime face à la révolte, qu'il a jusque-là tenté d'écraser au prix de centaines de morts. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, une ONG, 1 309 civils et 341 membres des forces de sécurité ont péri depuis le 15 mars.

Ankara met Damas en garde contre une intervention étrangère

Selon un haut responsable turc, Bachar Al-Assad a désormais moins de une semaine pour mettre en œuvre les réformes politiques promises aux opposants avant le début d'une intervention étrangère. La Turquie, plus grand voisin de la Syrie et son premier partenaire commercial, tente de convaincre le président syrien de mettre fin à la répression militaire du mouvement de contestation, qui a notamment poussé des milliers de réfugiés vers la frontière turque.

20.06.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/06/20/la-syrie-est-a-un-tournant-affirme-bachar-al-assad_1538208_3218.html

 

El-Assad : la Syrie a toujours fait l’objet de complots  

Dans son troisième discours depuis le 15 mars, le président syrien Bachar al-Assad a tenu à rappeler que la Syrie a toujours fait l’objet de complots.
« Je ne pense pas que la Syrie n’ait pas été un jour victime de tentatives de complots, avant et durant l’indépendance pour des raisons diverses dont sa position géopolitique importante et pour ses positions politiques », a-t-il déclaré devant un parterre d’universitaires de la faculté de Damas qui l’a accueilli en applaudissant.
"L'affrontement de ces complots ne se réalise pas en gaspillant le temps,…, mais en cherchant les points faibles intérieurs et en les traitant », a ajouté le président al-Assad qui a fait noter que les détails de ces complots ne seront révélés que dans quelques années.
À ceux nient l’existence d’un complot, el-Assad a répliqué: "Que dit-on donc des positions et des ingérences politiques, des pressions médiatiques, des téléphones sophistiqués trouvées dans les mains des saboteurs, et de la falsification et de la manipulation des vérités que nous avons tous observés ? N’est-ce pas un complot ?"
Évoquant les contestations dans les rues, le président syrien y a perçu trois composantes : La première étant « celle de ceux qui ont des besoins et des revendications justifiées de l’Etat, et c’est leur droit »… « Cette catégorie devrait être écoutée et ses revendications devraient être réalisées dans le cadre du possible », a-t-il souligné.
Quant à la seconde composante, elle est selon lui formée de hors la loi et de recherchés par la justice et qui voudrait profiter de la situation. il a indiqué que son nombre est en baisse.
Concernant la troisième, elle est la plus dangereuse pour le président syrien car elle prône des principes extrémistes ou takfiris …
« Elle représente les personnes extrémistes, celles qui restent dans les zones sombres et ne font apparition que pour tuer au nom de la religion et des réformes, ou semer le chaos au nom de la liberté » a-t-il précisé.
"Celle-ci constitue le principal obstacle devant la marche de réforme car le développement commence par l'homme et non par l'ordinateur ou les législations", estime le président al-Assad.
Le président al-Assad a aussi parlé de « ceux qui prennent les images de ce qui se passe et traitent avec les médias et de ceux qui participent aux manifestations en contrepartie de l’argent ».
Il les a accusés de « s’être servis des manifestations pacifiques comme couverture pour agresser les civils, les policiers et les militaires, pour attaquer les postes militaires, fermer les écoles et les magasins et couper les principales routes entre les villes ».
Selon lui, « ils ont déformé l'image de la patrie à l'étranger et ouvert la porte à une ingérence extérieure afin d'affaiblir l'attitude politique nationale en se recourant à une discours confessionnel détestable qui ne nous appartient pas ».
Et d’estimer que ce que ces derniers effectuent « n’a rien à voir avec les revendications de réformes et de développement, et ne constitue qu’une tentative de sabotage qui ne fait que nous éloigner de nos objectifs de développements et de nos ambitions ».
Qjoutqnt « qu’il faut tenter de réparer ce qui a été saboté par les saboteurs ».
ElAssad a indiqué que c’est seulement par le biais du dialogue national que sera traité le thème de la phase à venir et qui est celle de transformer la Syrie en un atelier de reconstruction pour compenser les dommages et les dégâts causés et panser les blessures.
Il a précisé que la commission de dialogue nationale ne se contentera pas d’amorcer un dialogue entre le pouvoir et l’opposition et ne se limitera pas au domaine la politique
« L’une des priorités de la commission de dialogue nationale est de se concerter avec les différentes forces pour parvenir à une meilleure élaboration de notre projet de réformations dans le cadre de programmes précis et de délais déterminés » a-t-il ajouté.
Le numéro un syrien a indiqué dans son discours les récentes réformations réalisées : « la suspension de l’état d’urgence, l’élimination du tribunal de la sécurité d’état, et la promulgation de la loi qui autorise les manifestations pacifiques, et la formation d‘un comité qui se devrait de rédiger la brouillon de la nouvelle loi électorale, et un autre comité pour élaborer les nouvelles lois anticorruption, la formation d’un atelier qui a pour mission de moderniser les médias,…, la préparation d’une nouvelle loi pour l’administration locale, sans oublier le fait d’avoir accordé la nationalité aux citoyens kurdes et la formation d’un comité chargé d’étudier une nouvelle loi sur les parti politiques. »
Il s’est toutefois engagé « à pourchasser et à juger tous ceux qui ont fait couler du sang ou ont tenté de le faire », assurant qu’il ne s’agit pas là d’une vengeance de la part de l’état.
« Certains voudraient faire croire que l’état veut se venger ce qui est faux, l’armée est là pour votre service », a-t-il lancé, appelant tous ceux qui ont immigré de leurs villes de rentrer chez eux.
Selon lui « la solution ne peut être que politique » et « il n’y a pas de solution avec ceux qui portent des armes ».
Et ElAssad de conclure que « le destin de la Syrie a voulu qu’elle soit menacée sans cesse par les périls, et son destin lui veut aussi d’être digne, forte, résistante, victorieuse, et de sortir des épreuves plus forte grâce à la fermeté de sa société et de ses principes et grâce à la persévérance de son peuple à qui Dieu a accordé la maturité, la culture et l’ouverture ».

20/06/2011  

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=20346&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1


Sur le terrain

Gigantesque manifestation de soutien à Damas  

Des centaines de milliers de personnes ont entamé ce mercredi à midi une manifestation de soutien au président syrien Bachar al-Assad dans la capitale Damas.
Les participants se sont rassemblés dans le quartier de Mazzeh, banlieue résidentielle de l'ouest de la capitale, autour du plus grand drapeau syrien posé au sol et long de 2.300 mètres.
Il s'agit d'une initiative visant à affirmer l'unité nationale et rejeter les tentatives d'ingérence étrangère", indiquait la télévision syrienne qui transmettait l’événement en direct.
De nombreux manifestants agitaient des drapeaux syriens et brandissaient des portraits du président, dans une ambiance de fête sur fond de chants patriotiques.
Certains se faisaient prendre en photo sur le grand drapeau déployé au sol. "Avec notre âme et notre sang, nous nous sacrifions pour toi Bachar" ou "Dieu, la Syrie, Bachar", scandaient d'autres.
Selon certains sites internet, le Président syrien pourrait prononcer un discours jeudi au peuple syrien.
Sur le plan sécuritaire, une source militaire syrienne a confirmé que la situation a commencé à retourner à la normale à Jisr el Choughour et dans les localités voisines, ajoutant que les habitants ont commencé à rentrer chez eux.
De son côté, le directeur de l’observatoire syrien pour les droits de l’homme, Rami Abdel Rahmane, a dit que « des forces militaires se dirigent vers Maarat Noman ». Un autre activiste avait indiqué que « les forces armées poursuivent leurs opérations militaires et le ratissage des villages voisins à Jisr elChoughour ».
Selon lui, des manifestations ont été organisée lundi soir à Deir elZour à 430 km à l’Est de Damas, et l’armée syrienne a envoyé « dix chars et vingt jeeps militaires aux alentours de la ville de BouKamal », à 500 km à l’Est de Damas.
Les autorités syriennes ont de leur part affirmé que l’armée traquait des groupes terroristes armées responsables d’actes de violence et de viols.
Par ailleurs, un activiste de droit de l’homme a fait état à l’agence France Presse de la mort de « six citoyens dans la localité d’Ariha, proche de Jirs el Choughour ».
Près de 8538 Syriens ont fui les violences vers la Turquie, alors que 5000 Syriens se sont réfugiés au Liban. Mais des milliers hésitent de quitter le pays et sont rassemblés à la frontière pour rentrer chez eux lorsque l’armée arrive.

15/06/2011

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=19686&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1


Les grandes manœuvres

Al-Mouallem appelle les européens à cesser de s'ingérer dans les affaires syriennes et la Turquie à reconsidérer sa position.

M. Walid al-Mouallem, ministre des affaires étrangères et des émigrés, a invité certains responsables européens à cesser de s'ingérer dans les affaires syriennes.

"Je dis à ces responsables: Cessez de s'ingérer dans l'affaire syrienne. Nous refusons toute ingérence dans nos affaires intérieures, et Personne, hors la famille syrienne, n'a le droit de faire des diktats ou de demandes", a précisé M. Al-Mouallem dans une conférence de presse qu'il a tenue aujourd'hui à Damas, insistant que l'étranger n'a aucun lien avec le sérieux ou le non-sérieux des réformes, et que c'est aux Syrien d'en décider.

"Nous oublierons que l'Europe est sur la carte, Je proposerai de geler notre adhésion à l'union pour la Méditerranée, et nous allons briser les tentatives d'isolement et surmonter la crise", a-t-il affirmé, assurant que les Syriens pourraient parvenir à des dénominateurs communs quelle que soient les divergences entre eux.

Abordant les sanctions européennes, M. Al-Mouallem a fait noter qu'elles ciblent le pain du Citoyen, "la chose qui égalise la guerre".

Passant aux réformes, M. Al-Mouallem a indiqué que la Syrie faisait depuis la guerre contre l'Irak la cible des pressions et des sanctions américaines et européennes, "et c'était la cause du retard des réformes", ajoutant que les Syriens sont les partenaires dans la construction de l'avenir du pays, et que les lois proposées seraient étudiées par la conférence du dialogue national.

"Le président al-Assad a laissé l'examen de toutes les lois au dialogue national pour que chaque syrien sent qu'il est partenaire dans la construction de la patrie", a-t-il précisé.

En ce qui concerne la Turquie, M. al-Mouallem a exprimé le souci de la Syrie d'établir les meilleures relations avec ce pays voisin qu'il a invité à reconsidérer sa position.

"Les tentes ont été dressées une semaine avant l'entrée de l'armée syrienne à Jisr al-Choughour, et ce sont les groupes armés qui ont obligé les familles de cette région de la quitter", a souligné M. Al-Mouallem qui a fait noter que le gouvernement a réhabilité l'infrastructure dans la ville pour faciliter le retour des réfugiés.

Il a nié catégoriquement les informations sur l'arrestation ou la tuerie des personnes à leur retour à la ville.

Répondant à une question, M. al-Mouallem a affirmé, que des consignes ont été donnés pour fournir l'aide à chaque syrien voulant obtenir un passeport ou bien venir en Syrie, assurant qu'il ne sera pas arrêté quelle que soit son état d'opposition M. al-Mouallem a aussi démenti catégoriquement toute intervention iranienne ou de Hezbollah dans ce se qui se passe sur la terre syrienne.

"Beaucoup d'amis de la Syrie ont fait le cible de pressions pour qu'ils changent leurs positions, et nous les remercions pour leur crédibilité", a –t-il dit, ajoutant que pas d'exclusion aérienne sur la Syrie ni d'une intervention militaire. "Il leur suffit le scandale en Libye".

"La loi de la protection sanitaire au Etats-Unis n'était accomplie qu'après des années, alors pourquoi ne nous laisse-t-on pas des semaines?", a demandé M. al-Mouallem.

Abordant les idées du chef de la diplomatie française, Alain Juppé, M. al-Mouallem a souligné que celles-ci sont tirées de l'histoire colonialiste de la France.

Il a appelé la France "qui reproduit l'ancien colonialisme" à cesser de provoquer et de pratiquer sa politique colonialiste sous la couverture des droits de l'Homme.

M. al-Mouallem a ajouté que c'est Israël qui est l'ennemi qui occupe le Golan, la terre palestinienne et les fermes de Chebaa et de Kfar Chouba et expulse le peuple palestinien, et que les droits doivent être récupérés comme ils avaient été violés.

M. al-Mouallem a souligné qu'Israël exploite ce qui se passe en Syrie, affirmant que pas de contact avec celui-ci.

Il a fait noter que l'occident réalise que ses plans avaient échoué, ajoutant qu'aussitôt que la

conférence du dialogue national serait tenue, le sérieux des réformes et l'image glamour du peuple syrien seraient révélées.

"Nous ne prenons des leçons de quiconque, et après l'accomplissement des réformes c'est nous qui donnerons aux autres des leçons de démocratie. "Un exemple démocratique sans précédent façonné par les Syriens et à travers le dialogue national. Il y aura une justice sociale, une égalité devant la loi, et des demandes de compte des défaillants".

22 juin

L.A.

Source : Sana
http://www.sana.sy/...

 

AlMouallem : " nous allons oublier qu’une Europe existe sur la carte!"  

Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a vilipendé l’Europe, à sa tête la France pour son ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie !
Et d’ajouter : "Les sanctions européennes visent le pain quotidien du Syrien, c’est pour nous une déclaration de guerre" !
"Personne de l'extérieur n’a le droit de nous dicter ou de nous imposer quoique ce soit. Et seul le peuple syrien est en mesure de juger le sérieux ou le non-sérieux de nos réformes. Nous allons oublier que l'Europe existe sur la carte" a-t-il ajouté.
"Les réactions de certains responsables européennes au discours d'al-Assad confirment qu'ils ont un plan pour semer le chaos et la sédition en Syrie", a-t-il poursuivi.
Mouallem a aussi affirmé que son pays envisageait de suspendre sa participation à l'Union pour la Méditerranée.
"Nous rejetons toute ingérence étrangère. Nous (les Syriens) pourrons parvenir à des dénominateurs communs en dépit des divergences des points de vue. Personne à l'extérieur (de la Syrie) ne doit nous imposer son point de vue", a dit le ministre lors d'une conférence de presse à Damas.
Il a ainsi accusé son homologue français Alain Juppé d'avoir des "illusions colonialistes". "M. Juppé vit toujours dans les illusions de l'époque coloniale française. Il n'aura aucune influence dans les affaires syriennes", a-t-il dit.
En ce qui concerne la Turquie, Mouallem a exprimé le souci de la Syrie d'établir les meilleures relations avec ce pays voisin qu'il a invité à reconsidérer sa position.
M. Mouallem a d'autre part déclaré que son pays souhaitait "les meilleurs relations avec la Turquie" et que les responsables turcs "revoient leur position" sur les évènements en Syrie.
"Nous sommes attachés aux meilleurs relations avec la Turquie avec laquelle nous partageons plus de 850 km. Nous ne voulons pas anéantir des années d'efforts déployés pour établir des relations privilégiées. Je souhaite qu'ils revoient leur position", a-t-il dit.
"Les tentes ont été dressées une semaine avant l'entrée de l'armée syrienne à Jisr al-Choughour, et ce sont les groupes armés qui ont obligé les familles de cette région de la quitter", a souligné Mouallem qui a fait noter que le gouvernement a réhabilité l'infrastructure dans la ville pour faciliter le retour des réfugiés.
Il a nié catégoriquement les informations sur l'arrestation ou la tuerie des personnes à leur retour à la ville.
Répondant à une question, Mouallem a affirmé, que des consignes ont été donnés pour fournir de l'aide à chaque syrien voulant obtenir un passeport ou bien venir en Syrie, assurant qu'il ne sera pas arrêté quelle que soit son état d'opposition. Mouallem a aussi démenti catégoriquement toute intervention iranienne ou du Hezbollah dans les événements en Syrie.
"Beaucoup d'amis de la Syrie sont la cible de pressions pour qu'ils changent leurs positions, et nous les remercions pour leur crédibilité", a –t-il dit, ajoutant que pas d'intervention militaire contre la Syrie. "Il leur suffit le scandale en Libye".
Mouallem a ajouté que c'est "Israël" qui est l'ennemi qui occupe le Golan, la terre palestinienne et les fermes de Chebaa et de Kfar Chouba et expulse le peuple palestinien, et que les droits doivent être récupérés comme ils avaient été violés.
Mouallem a souligné qu'"Israël" exploite ce qui se passe en Syrie, et a démenti tout contact avec celui-ci.
Il a noté que l'Occident constate que ses plans ont échoué, ajoutant que dés la conférence de dialogue national sera tenue, le sérieux des réformes et l'image du peuple syrien seraient révélées.
Et de conclure:"Nous ne prenons des leçons de quiconque, et après l'accomplissement des réformes c'est nous qui donnerons aux autres des leçons de démocratie. "Un exemple démocratique sans précédent façonné par les Syriens et à travers le dialogue national. Il y aura une justice sociale, une égalité devant la loi, et des demandes de compte des défaillants".

22/06/2011  

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=20666&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1



3  Politique des Pays Arabes & voisins

Liban

L'opinion de Hezbollah sur la situation de la Syrie.

Nasrallah : « La Syrie surmontera l’épreuve actuelle »

Le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a estimé que la Syrie surmonterait l'épreuve actuelle grâce à la sagesse de la direction et du peuple syriens, indiquant que les événements de la Syrie ont pour but de la balkaniser.

Dans une allocution prononcée aujourd'hui (1er juin) à l'occasion du 22è anniversaire de la disparition de l'imam Khomeiny, retransmise par al-Manar, Sayyed Nasrallah a mis en garde contre le projet américain israélien visant à diviser les pays arabes du Yémen, en Libye, au Soudan, en Irak, jusqu'en Syrie. .

De son côté, le chef de la Chambre des députés libanais, Nabih Berry, a indiqué que la Syrie a été la cible de ce complot à cause de ses positions fermes et son appui à la résistance au Liban et en Palestine occupée.  

13 juin

canempechepasnicolas


Turquie

Erdogan a exhorté le régime syrien à des réformes et à l'arrêt immédiat de la répression.
Politiquement, un émissaire du président syrien sera reçu ce mercredi par le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a exhorté le régime syrien à des réformes et à l'arrêt immédiat de la répression.
"Hassan Turkmani, l'émissaire spécial du président syrien, sera reçu par Erdogan dans l'après-midi pour évoquer les développements en Syrie", selon l'AFP citant de sources gouvernementales.
Par ailleurs, Bachar el Assad a contacté Recep Tayyip Erdogan pour le féliciter pour sa victoire législative. Le responsable turc a dit à Assad que « la violence doit prendre fin en Syrie. Il faut fixer un calendrier pour les réformes qui doivent débuter le plus vite possible ».
De son côté, le porte-parole du gouvernement turc a souhaité que la paix et la stabilité reviennent en Syrie. « Et pour garantir cette stabilité, il faut répondre aux revendications du peuple syrien », a-t-il ajouté
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15/06/2011

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=19686&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1



4 Les institutions

Ligue arabe

La Ligue arabe divisée sur la situation en Syrie
La Ligue arabe ne parvient pas à adopter une position commune sur les mesures à prendre face à la situation en Syrie, théâtre de manifestations réprimées dans le sang, rapporte mardi le journal égyptien Al Ahram citant ses sources au sein de l'organisation.
Lundi 13 juin, le secrétaire général de la Ligue, Amr Moussa, a exprimé les préoccupations des Etats arabes face aux affrontements qui se poursuivent en Syrie.
Selon le quotidien égyptien, plusieurs pays membres de la Ligue proposent de suspendre la participation de Damas au travail de l'organisation en signe de protestation contre la violente répression des manifestants syriens.
Dans le même temps, les pays voisins de la Syrie rejettent cette proposition jugeant que l'isolement de Damas pourrait alimenter davantage les discordes entre les forces politiques syriennes et entraver la recherche d'une solution pacifique au conflit, écrit le journal.
Depuis le 15 mars, le régime syrien fait face à une contestation populaire sans précédent. Pour calmer le mécontentement populaire, le président Bachar el-Assad a levé l'état d'urgence, en vigueur depuis 1963, et a annoncé des réformes économiques et politiques. Malgré ces mesures, la révolte populaire prend de l'ampleur.

http://fr.rian.ru/world/20110614/189834775.html


ONU

Pressions internationales face à des obstacles :
Les initiateurs d'un projet de résolution à l'ONU condamnant la répression en Syrie ne le mettront aux voix qu'avec l'assurance d'avoir une majorité suffisante en sa faveur, a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.
"Nous avons aujourd'hui vraisemblablement neuf votes au Conseil de sécurité, il nous reste à convaincre l'Afrique du Sud, l'Inde, le Brésil (et) nous nous y employons jour après jour. Si les choses bougeaient de ce côté-là, si nous pouvions avoir onze votes, alors il faudrait que chacun prenne ses responsabilités. Nous mettrions ce projet de résolution aux voix et nous verrions si la Russie et la Chine persévèrent dans leur veto", a ajouté le chef de la diplomatie française.

15/06/2011

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=19686&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 La paralysie menace le Conseil de sécurité de l’ONU.  

Européens et Américains essaient depuis plus de deux semaines de faire condamner le régime en Syrie par le Conseil de sécurité de l'ONU, mais le précédent libyen inquiète plusieurs pays, au point que la paralysie menace.
La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et le Portugal ont déposé un  projet de résolution accusant le régime d’avoir commis un crime contre l'humanité.
Mais le projet se garde bien de parler de sanctions, dans l'espoir d'éviter un blocage de la Chine et de la Russie qui y sont toutes deux fermement opposées, sans avoir explicitement brandi la menace d'un veto.
Mardi, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a déclaré que le projet de résolution ne serait mis au vote qu'avec l'assurance d'avoir une majorité suffisante au sein des 15 pays membres du Conseil de sécurité.
"Nous ne prendrons le risque de mettre aux voix un projet de résolution condamnant le régime syrien que si nous parvenons à une majorité suffisante. Nous avons aujourd'hui vraisemblablement neuf votes au Conseil de sécurité, il nous reste à convaincre l'Afrique du Sud, l'Inde, le Brésil (et) nous nous y employons jour après jour", a-t-il déclaré.
Mais ces trois pays ont formulé de sérieuses réserves, motivées par les frappes quotidiennes de l'Otan sur la Libye déclenchées après l'adoption en mars de la résolution 1973.
"Il vaudrait mieux avoir le soutien de l'Inde, du Brésil et de l'Afrique du Sud et nous ne pensons pas l'avoir", a reconnu mercredi l'ambassadeur de France à l'ONU, Gérard Araud. "Si nous atteignons 10 ou 11 votes, en particulier avec les pays aussi importants que les pays émergents, je pense que nous irons au vote", a-t-il dit.
Pour Michael Hodin, expert au Council on Foreign Relations, un centre de réflexion basé à New York, "l'impasse va probablement continuer. Les pays hostiles à la résolution n'ont pas de raison de changer d'avis demain. Le risque, c'est la paralysie".
L'exemple libyen en a clairement refroidi plus d'un, en particulier l'Afrique du Sud. Le président Jacob Zuma estime que l'Otan a clairement outrepassé son mandat.

16/06/2011

Al Manar


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