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14/07/2011

N° 479 - journal de l'Afghanistan - 11-06 au 13 -07 - fin - Suite de l'offensive de printemps baptisée Badar par l'Otan...

N° 479 -  journal de l'Afghanistan - 11-06 au 13 -07 -  fin - Suite de l'offensive de printemps baptisée Badar par l'Otan...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 479 - du 11-06 au 13 -07

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

 

3 Politique

Occupation de l'Afghanistan

Le retrait américain d'Afghanistan lourd d'enjeux financiers.

4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

4-1 L'Afghanistan en chiffre 



3 Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Le président Karzaï, confirme que Washington discute avec les résistants.
Les États-Unis ont entamé des négociations avec les résistants, a annoncé samedi le président afghan Hamid Karzaï, premier haut responsable à confirmer officiellement des pourparlers directs entre Washington et les résistants afghans qui lui tiennent tête depuis près de dix ans.
"Des négociations avec les résistants ont commencé. Ces pourparlers se déroulent bien. Les forces étrangères, notamment celles envoyées par les États-Unis, mènent elles-mêmes des négociations", a déclaré M. Karzaï au cours d'une conférence au palais présidentiel de Kaboul.
L'ambassade des États-Unis à Kaboul n'était pas pour le moment joignable pour commenter ces déclarations.
Il s'agit de la première confirmation officielle de pourparlers directs entre Washington et les Talibans, chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition militaire internationale dirigée par les États-Unis.
Seule la presse, notamment l'hebdomadaire américain The New Yorker en février dernier, s'était jusqu'ici faite l'écho de telles discussions entre Washington, qui fournit les deux tiers du contingent militaire étranger, fort de 140 000 soldats environ, et les résistants.
Fin mai, le magazine allemand Spiegel avait affirmé que ce dialogue direct avait commencé à l'automne 2010, et donné lieu à trois sessions de pourparlers, dont la dernière aurait eu lieu début mai en Allemagne.
Ces annonces, y compris celle de M. Karzaï, doivent être prises avec prudence, nombre d'experts du dossier estimant que si les signes d'une amorce de dialogue avec les résistants se multiplient, celui-ci reste "balbutiant" et jonché d'obstacles.
Les parties en présence affichent encore pour l'heure des positions inconciliables, et le conflit se poursuit. Samedi, peu après les déclarations de M. Karzaï et non loin du palais présidentiel où il s'est exprimé, trois résistants ont attaqué un poste de police en plein centre de Kaboul, tuant neuf personnes et en blessant 12 autres avant d'être abattus.
Les États-Unis exigent notamment que les résistants renoncent à la violence, rompent tout lien avec el-Qaëda et respectent la Constitution afghane.
Le commandement taliban en exil, au Pakistan voisin selon de nombreux experts, a de son côté toujours affiché la même fermeté : pas de négociations sans un retrait total des troupes occidentales d'Afghanistan.
Nombre d'experts considèrent que les résistants restent en position de force, au moment où les Occidentaux, poussés par leurs opinions publiques lassées du conflit, s'apprêtent à entamer cet été un retrait, limité, de leurs troupes.
En visite récemment à Islamabad, M. Karzaï avait demandé au Pakistan, acteur incontournable d'un éventuel processus de paix, de favoriser l'accès des résistants qui le désirent aux négociations. Islamabad s'y est dit prêt.
L'ex-président afghan Burhanuddin Rabbani, chef du Haut Conseil de la paix (HPC), créé mi-2010 par M. Karzaï pour amorcer le dialogue, a, quant à lui, assuré il y a peu avoir eu des contacts avec les diverses composantes de l'insurrection.
Kaboul a parallèlement demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de lever les sanctions imposées à une cinquantaine de responsables résistants.

Vendredi, le Conseil a fait un premier pas en décidant d'établir des listes de sanctions séparées pour el-Qaëda et les résistants.
Les Occidentaux prévoient de maintenir des troupes de combat dans le pays au moins jusqu'à fin 2014, date à laquelle ils doivent en principe transférer la responsabilité de la sécurité du pays aux forces afghanes.
Un éventuel dialogue avec les résistants inquiètent par ailleurs les chefs de guerre afghans alliés à M. Karzaï et à Washington, qui sont pour certains de farouches ennemis des résistants depuis les années 1990, et effraie les associations de défense des droits de l'Homme.

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/708813/Le_president_afghan%2C_Hamid_Karzai%2C_confirme_que_Washington_discute_avec_les_résistants_.html


Les grandes manœuvres

La coalition internationale a entamé mardi, dans la province du Pandjchir, le transfert aux autorités afghanes de ses responsabilités en matière de sécurité des populations civiles.
Cette cérémonie s'est déroulée en présence de l'ambassadeur des Etats-Unis en Afghanistan, Karl Eikenberry, du président de la commission afghane chargée du transfert, Ashraf Ghani Ahmadzai, et du gouverneur du Pandjchir, Karamuddin Karim.
Selon ce dernier, le transfert de responsabilités au Pandjchir prendra deux semaines.

Une fois ce processus terminé, la sécurité dans la province sera assurée par la police et l'armée afghanes.
Intervenant début juin lors d'une visite surprise en Afghanistan, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a fait savoir que le processus dit "de transition" se déroulerait par étapes et n'entraînerait pas un départ précipité des contingents occidentaux d'Afghanistan.

D'après l'ancien chef du Pentagone, le transfert graduel de la responsabilité de la sécurité aux forces afghanes doit s'achever à la fin de 2014.

6/7/2011
RIA Novosti


Sur le terrain

15/06/2011

Un vice-président, Karim Khalili, et le ministre de l'Intérieur, Besmullah Mohammadi, ont échappé mercredi à une attaque à la roquette visant un centre de commandement de police où ils se trouvaient dans le centre du pays, ont annoncé les autorités locales.

IRIB



b) Les occupants 

1) Usa

Obama

M. K. Bhadrakumar : Les perdants et les gagnants dans l’Afghanistan d'Obama.

Le président des Etats-Unis Barack Obama ne rate jamais une occasion de se montrer à la hauteur des circonstances à chaque fois qu’elles nécessitent une rhétorique théâtrale.

A cette aune, le discours de réduction des effectifs qu’il a prononcé mercredi à Washington et qu'il a intelligemment intitulé « Sur la solution en Afghanistan », a été plus un discours programmatique qu’une intention d’éveiller l'esprit.

Son jugement est correct sur le fait que ce n’est pas l'occasion d’une célébration, mais celle d’une justification pour ce qu’il y a à faire à propos de quelque chose qui a horriblement mal tourné.

Dans le discours d'Obama, il y a des gagnants et des perdants. D'abord, les perdants. Ce sont le Pentagone, le Président afghan Hamid Karzaï, le Pakistan et l'Asie du Sud, ainsi que la créature amorphe sous le nom d’al-Qaïda. Les gagnants sont les Résistants et, encore une fois, le Pakistan.
Le glissement du « combat au soutien » et de la voie militaire à la voie politique est le reflet d’un scepticisme croissant quant à la finalité du « surge ». Obama a remercié les soldats pour leur travail bien fait, mais c’était plus pour la forme. Il a affirmé que le « surge » avait été un succès et, ensuite, il est passé à un autre point. Il n'a pas fait l'éloge du « surge » - les 33.000 soldats qu’il a envoyés en Afghanistan fin 2009 - comme étant un succès exceptionnel. Il était sombre. Il a remercié les soldats de l’infanterie qui avaient donné leur vie en sacrifice suprême, mais il a omis de mentionner le héros du « surge » - le général David Petraeus, le commandant des Etats-Unis en Afghanistan, qu’Obama vient de choisir pour devenir le nouveau directeur de la CIA.
Aux dires de tous, ce n'est pas le genre de retrait que le Pentagone aurait voulu - 10.000 soldats d'ici fin 2011, 33.000 d'ici la mi-2012 et le retrait des 70.000 soldats restants, à un « rythme soutenu », tout au long de 2013, afin que d'ici à la fin 2014 « ce processus de transition soit terminé ». Obama a laissé ouverte la question de savoir si l’ensemble des 70.000 soldats seraient retirés d'ici à fin 2014 ou s’il restera des troupes américaines à long terme dans les montagnes de l'Hindou-Kouch, à l’instar de l’Irak, où 10.000 soldats pourront rester, même après le retrait complet promis d'ici à fin 2011.
Il est concevable qu’Obama soit resté vague, puisque la décision ne relève pas intégralement de lui. Il devrait savoir que le temps est révolu depuis longtemps pour les États-Unis de dicter la suite de cette sanglante guerre de 10 ans. Lorsque l’on n'arrive pas à gagner une guerre, l’après-guerre doit se décider par consensus. Donc, avant tout, les Résistants auront leur mot à dire, ensuite le gouvernement de Karzaï et, petit à petit, les puissances de la région également.
D’ailleurs, Obama admet que l'Amérique a des restrictions. L'argent peut être mieux dépensé au pays, pour réparer les routes, pour créer de nouveaux emplois et de nouvelles industries « à un moment où notre dette augmente et où [nous connaissons] une conjoncture économique difficile ». L'Amérique ne va pas se retirer dans un état d’esprit isolationniste, mais elle n'aura pas d'enthousiasme pour des interventions à l'étranger, sauf si elle est menacée. Et même si elle est menacée, elle choisira de ne pas déployer de grandes armées à l'étranger (plutôt des armes de haute technologie) et de rallier l'action internationale.
Obama a affirmé qu'al-Qaïda était une force épuisée et qu’il n'y avait plus aucune raison de faire la guerre. La vigilance est ce qui est demandé, de telle sorte que le serpent ne relève pas à nouveau la tête. Mais il a averti le Pakistan qu'il avait toujours l'intention de « s’occuper des refuges des terroristes » dans ce pays. Il a ajouté qu'il « continuerait à faire pression sur le Pakistan pour qu’il étende sa participation [...] travaillerait avec le gouvernement pakistanais [...] et insisterait pour qu'il [le Pakistan] respecte ses engagements ».
Obama n'a pas pris la peine d'offrir une branche d’olivier à Islamabad, de créer une forme d'ouverture pour réparer les fractures des relations américano-pakistanaises, à plus forte raison de prendre note ne serait-ce que momentanément des revendications du Pakistan sur les énormes sacrifices qu’il a faits – plus que tout autre allié des Etats-Unis.
En clair, il passe au point suivant sans une note de « remerciement ». Cela sera noté par le commandement militaire pakistanais à Rawalpindi et par les dirigeants civils à Islamabad. On verra avec le temps quelles en seront les conséquences. Curieusement, le choix d'Obama offre aussi une fenêtre d'opportunité aux Pakistanais pour s’élever.
D'un autre côté, le Pakistan est également un grand gagnant. Le discours d'Obama est, par excellence, une justification de tout ce que l'armée pakistanaise a exigé ces deux dernières années - que la guerre en Afghanistan est vaine, qu'il est temps de réconcilier les résistants, que la voie militaire ne mène nulle part, que la paix et une stabilité durables ne peuvent être atteintes que grâce à un règlement de paix.
A présent, du sommet du pouvoir aux Etats-Unis, arrive le mot, certes de façon indirecte, que « oui, le Pakistan avait raison tout du long ». Comme prévu, Obama reconnaît dans son discours que « le cours de la guerre est en recul » en Afghanistan. Obama parle avec optimisme de la perspective d'un règlement politique, même si « des jours sombres restent à venir ».
Les nuances de la route vers la paix dans le discours d'Obama mériteront une attention maximale car c'est là que réside l’essentiel pour les jours à venir. Il parle des Résistants comme d’un tout, sans exclure le réseau Haqqani. Tant que les conditions préalables de la réconciliation peuvent être respectées, à peu près tous sont invités à entrer dans la tente de la paix. L'humeur est à « l’oubli et au pardon ». Il a été noté que les Résistants font partie du « peuple afghan ».
Deuxièmement, Obama admet que la réconciliation doit être « conduite par les Afghans ». Il reprend la position standard américaine, mais ne dit rien de plus sur la façon de répondre aux craintes palpables à Kaboul et Islamabad, qui considèrent qu’il dit cela juste pour la forme, tandis que les Etats-Unis insistent pour être la locomotive et pour maintenir son allié afghan et régional dans l'obscurité. Peut-être est-ce un détail mineur.
Ou, peut-être, il n'y a rien qu'Obama puisse faire par rapport à cette situation, parce que quand le chameau pénètre dans la tente, il reste invariablement peu d'espace dans la tente pour les autres. Mais il est sûr que Kaboul et Islamabad continueront à se poser des questions jusqu'à ce que les émissaires américains viennent dans la région pour annoter le discours d'Obama et dire si quelque chose a changé dans la stratégie diplomatique américaine du Ranger solitaire quant au processus de paix.
Le point le plus intéressant dans l'ensemble du discours d’Obama est son optimisme qui se dégage à propos de la réconciliation des Résistants. Il dit qu'il a « des raisons de croire que des progrès peuvent être faits [...] l’objectif que nous recherchons est réalisable ». Mais ensuite, de façon énigmatique, il n’en dit pas plus. On doit en tirer la conclusion que Barack Obama est modérément satisfait de la réaction qu'il a obtenue jusqu'à présent des conciliabules secrets des responsables américains et il a raison de croire que les Résistants sont sensibles aux convictions et qu’ils seront disposés à passer un accord.
Obama oublie de mentionner Karzaï dans ce contexte du processus de paix, ce qui constitue un silence assourdissant. Certes, il prend note du rôle clé du gouvernement afghan pour stabiliser la situation sur le terrain, mais il insistance incontestablement sur le rendez-vous de l'Amérique avec le peuple afghan au sens large.
De même, Obama ne dit rien sur la conférence que les Allemands prévoient ambitieusement d'organiser en décembre à Berlin, sur le modèle d'un congrès de Vienne, où les résistants seraient apparemment assis autour de la table sous les lustres avec des diplomates portant des costumes à rayures fines et sirotant du champagne. Mais Obama parle en fait d'une autre conférence internationale, laquelle sera restreinte aux Etats-Unis et à leurs alliés et qui se tiendra en mai dans sa Chicago « natale », « pour façonner la prochaine phase de cette transition [afghane]. »
Obama est un politicien très doué et il peut visualiser l'immense potentiel qu’il pourrait tirer en exposant au public américain, juste avant l'élection présidentielle, avec quel brio il a sauvé la guerre en Afghanistan, que le gouvernement républicain précédent avait laissé dans une situation chaotique.
Obama peut compter sur le maire nouvellement élu de Chicago, son vieux copain Emmanuel Rahm, pour réaliser un travail splendide en faisant de la conférence de mai un moment décisif de la campagne électorale. En fait, Obama n’omet pas dans son discours de parler des folies de la précédente administration de George W. Bush, qui n’a pas prêté assez attention à la guerre en Afghanistan et qui a lancé de façon irréfléchie l’invasion en Irak en 2003.
Sans doute, Obama a-t-il le droit de tirer un bénéfice politique intérieur de la conclusion de la guerre en Afghanistan. (Le pic de la réduction des effectifs - mi-2012 - coïncide également avec le pic de la campagne électorale.) Après tout, il faut un courage surhumain pour un commandant en chef de réaliser qu’une guerre ne peut être gagnée. Il est encore plus difficile de s'assurer que la retraite ne ressemble pas à une défaite ou qu’elle doive s’effectuer depuis le toit de l'immeuble de l'ambassade américaine à Kaboul à bord d'hélicoptères. Obama a réussi à accomplir les deux.
Les Résistants ont gagné la guerre. Inutile d’ergoter sur cette pure vérité. Les maintenir hors du calcul du pouvoir afghan n'est plus l'objectif américain. Les États-Unis reconnaissent que les Résistants font partie intégrante de la nation afghane. Aucune section des résistants ne sera exclue de la vie afghane traditionnelle par la fierté américaine ou les préjugés. Tous sont les bienvenus pour monter à bord du train de la paix à Kaboul.
La région entourant l'Afghanistan sera horrifiée, se demandant à quoi toute cette guerre a bien pu servir. Il y a beaucoup de décombres, grâce à la destruction que les États-Unis ont causée. Obama plaide que les Américains n'ont pas d'argent pour la reconstruction. « Amérique, il est temps de te concentrer sur la construction nationale, chez nous ». Ces douze mots résonneront en écho, non seulement dans les vallées et les sommets des montagnes de l'Afghanistan, mais à travers toutes les steppes d'Asie centrale et de l'ancienne vallée de l'Indus.
La dure réalité est que le discours d'Obama fera frémir les non-Pachtounes en Afghanistan. Il n'y a rien de pire que d’offrir une protection et un soutien à quelqu’un et ensuite de s’en aller dans le feu de l’action. Les habitants de l’Asie centrale verront avec inquiétude comment le retour triomphal des Résistants se déroulera parmi les forces islamiques de leurs pays, lesquels se préparent déjà à l'arrivée du printemps arabe.
L'Inde se sentira salement lâchée. L'Iran sera aux anges. Peut-être aussi la Russie dans la mesure où l'histoire retiendra qu’elle ne fut pas la seule superpuissance à échouer à remporter une guerre dans l'Hindou-Kouch. La dépendance de la Chine sur le Pakistan augmente à pas de géant pour s'assurer que les Résistants tiennent leur parole, selon laquelle ils n'ont pas de programme au-delà des frontières de l'Afghanistan.
La façon dont cette vérité inconfortable fera son chemin sera le formidable défi du Pakistan. Comme les sorcières le dirent à Banquo, dans la pièce de William Shakespeare Macbeth, c'est un bienfait relatif. Il est peut-être sur le point de perdre sa propre vie, mais ses descendants vivront dans la splendeur royale - "Thou shalt get kings, though thou be none." [« Tu engendreras des rois, quoique tu ne le sois pas »].

Peut-il y avoir une plus grande satisfaction ?

Par M. K. Bhadrakumar

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.
Asia Times Online, le 23 juin 2011

article original : "Losers and winners in Obama's Afghanistan"

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/discours-Obama_Afghanistan_retrait_des_troupes_Résistants_230611.htm

 


Occupation de l'Afghanistan

Le retrait américain d'Afghanistan lourd d'enjeux financiers.

La première étape du retrait des forces américaines déployées en Afghanistan, annoncé par Barack Obama, sera vraisemblablement assortie d'une réduction des crédits alloués dans le cadre de la coopération civile.

Ce qui pourrait accélérer la dérive du pays vers le chaos.

Parallèlement au rapatriement des unités de combats, dont l'achèvement est prévu dans trois ans, Washington va rappeler des centaines de conseillers qui prêtent main forte à l'administration locale, aussi bien en ce qui concerne ses finances que la formation des forces de l'ordre.

Au-delà du désengagement militaire, l'objectif est de priver progressivement l'Afghanistan de l'aide étrangère pour en faire un Etat viable tout en évitant un abandon lourd de risques, comme l'a montré la guerre civile qui avait suivi le retrait des troupes soviétiques, en 1989.

"Nous vivons dans le luxe parce que de nombreux pays, dont les Etats-Unis injectent de l'argent ici, ce qui n'est pas tenable", estime pour Reuters Waheed Omer, porte-parole du président afghan Hamid Karzaï.

Le scepticisme du Congrès à l'égard d'un conflit bientôt vieux de dix ans a déjà fait passer l'aide américaine de 4,2 milliards de dollars en 2010 à 2,5 milliards cette année. Cette baisse risque donc de s'accélérer et faire boule de neige.

Pour Michael O'Hanlon, de la Brookings Institution, l'aide internationale, qui s'élève au total à dix milliards de dollars par an, pourrait ainsi baisser de moitié.

Mais les mauvaises nouvelles ne s'arrêtent pas là.

Selon le Sénat américain, le produit intérieur brut afghan dépend à 97% de la présence des troupes étrangères et des organisations humanitaires.

"Ces deux derniers mois, le président a entamé d'intenses discussions (...) sur le fait que notre situation économique ne sera pas la même en 2014. Nous aurons une aide et une attention réduites de la part de la communauté des donateurs", a poursuivi le porte-parole du chef de l'Etat afghan.

Aux yeux de nombreux observateurs, Kaboul reçoit une aide démesurée au regard de son PIB.

Les 18 milliards de dollars que les Etats-Unis ont injecté depuis 2001 ont en outre été consacrés pour l'essentiel, non pas au redressement économique, mais à des programmes destinés à priver les taliban de l'appui de la population.

La corruption a également englouti des millions de dollars.

Par souci de transparence, les donateurs internationaux ont ainsi promis de verser directement plus de la moitié de leurs contributions au gouvernement afghan. Ce dernier ne touche pour le moment que 20% de l'aide internationale.

Or beaucoup craignent que l'équipe d'Hamid Karzaï n'ait du mal à gérer cet argent sans en verser une bonne part aux potentats locaux qui garantissent son maintien au pouvoir.

"L'Afghanistan se trouve au bas de l'échelle en terme de transparence, les services publics sont limités, l'administration est absente, voire prédatrice dans de nombreuses régions", estimait récemment Mark Sedwill, ancien représentant civil de l'Otan sur place.

23/06/2011

Reuters,



Les Voisins

Russsie : Le départ de l'Otan serait dangereux pour l'Asie centrale.
Le retrait d'Afghanistan des troupes de l'Alliance ferait peser une menace sur la sécurité de l'Asie centrale, a déclaré mercredi le représentant permanent de la Russie auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine.
"Ce serait un grand problème, un défi majeur pour Moscou", a-t-il affirmé dans une interview à la chaîne de télévision russe Vesti 24.
Selon le diplomate, la Russie cherche actuellement à "fournir à ses alliés les moyens nécessaires pour faire face à la menace extrémiste grandissante".
"La coalition occidentale bloque les forces extrémistes non seulement de l'Afghanistan, mais aussi de toute la région", a souligné M. Rogozine, précisant qu'il s'agissait de ceux que l'on appelle "chiens de guerre".
En cas de départ de l'Otan, ces derniers perdront tout intérêt pour l'Afghanistan et s'attaqueront aux autres pays d'Asie centrale.
"Je pense que les Etats-Unis trouveront le moyen de conserver un contingent limité dans la région sous prétexte d'y maintenir la stabilité", a estimé le représentant de la Russie auprès de l'Otan.
Dans son allocution à la nation, le 22 juin, le président américain Barack Obama a annoncé que 10.000 militaires quitteraient l'Afghanistan d'ici la fin de l'année et que 33.000 soldats (soit un tiers des effectifs américains dans ce pays) seraient rapatriés d'ici l'été prochain.

6 juillet -
http://fr.rian.ru/world/20110706/190069952.html



4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

Offensive de printemps baptisée Badar.

US & Isaf

 15/06/2011 

Deux militaires français ont été tués accidentellement et un autre grièvement blessé dans deux accidents distincts vendredi en Afghanistan a indiqué le ministre de la Défense Gérard Longuet dans un communiqué.

Dans le premier accident qui s'est produit vendredi en fin de journée, un hélicoptère Gazelle s'est écrasé à une vingtaine de kilomètres de Bagram "dans des conditions météorologiques très difficiles" selon le communiqué.

Par ailleurs, le même jour "un caporal du 35ème Régiment d'Infanterie de Belfort embarqué à bord d'un véhicule blindé et en retour de mission vers la base de Tagab, s'est mortellement blessé avec son arme" selon le même communiqué.

http://french.irib.ir/info/international/item/120039-afghanistan-gerard-longuet-confirme-le-crash-de-lhelicoptere-francais
 18-06

Deux soldats britanniques ont été tués hier dans la province du Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé aujourd'hui le ministère britannique de la Défense. L'un d'eux est mort dans une explosion. Le deuxième a été mortellement atteint par des tirs lors d'une mission.
AP

18-06

Par ailleurs, l'OTAN a annoncé samedi la mort d'un militaire de la coalition dans une attaque dans le sud de l'Afghanistan,

AP

18-06

Quatre soldats de l'occupation ont trouvé la mort samedi 18 juin, en Afghanistan. Leur décès n’est pas lié aux combats, a annoncé dimanche 19 juin l’Otan.
Aucune précision n’a été donnée sur les circonstances des décès, ni sur la nationalité des soldats. En effet, l’Otan ne dévoile jamais la nationalité de ses militaires tués, ni le lieu exact de leur décès, laissant le soin aux États concernés de communiquer à ce sujet.

http://www.partiantisioniste.com/actualites/afghanistan-2...

19/06

Quatre soldats étrangers ont trouvé la mort hier en Afghanistan, des décès non liés à des combats, a annoncé aujourd'hui la Force de l'Otan en Afghanistan (Isaf). "Quatre membres de la Force internationale de l'Otan sont morts des suites de blessures non liées à des combats samedi dans le sud de l'Afghanistan", a indiqué l'Isaf dans un communiqué.

L'Isaf n'a pas donné de précisions sur les circonstances des décès, ni sur la nationalité des soldats. La Force de l'Otan ne dévoile jamais la nationalité de ses militaires tués ni le lieu exact de leur décès, en laissant la responsabilité aux Etats concernés.

AFP

25/6

Pour la deuxième fois en un mois, un soldat canadien, dont le nom n'a pas été rendu public, est mort en Afghanistan samedi dans un incident non relié au combat.

Cette nouvelles jette encore une fois une ombre sur le travail des Forces armées, en plus de soulever de nombreuses questions sur les troubles psychologiques qui touchent certains soldats à leur retour de la guerre.

Le soldat, dont le nom demeurera temporairement secret à la demande de la famille, a été retrouvé mort par ses camarades, tôt samedi sur une base d'opérations avancée de la ville de Kandahar.

La Presse Canadienne

27/6 

Un soldat français, un chasseur parachutiste de 1ère classe, est décédé en Afghanistan à la suite d'un tir d'résistants au cours d'une opé­ra­tion en Kapisa, a annoncé samedi l'Elysée dans un com­mu­ni­qué, ce qui porte à 63 le nombre de mili­taires fran­çais morts dans ce pays depuis fin 2001

http://www.vousnousils.fr/2011/06/25/mort-dun-63e-soldat-francais-en-afghanistan-508530

28-06

Un porte-parole des résistants afghans a prétendu ce lundi dans un entretien téléphonique avec la radio en langue pachtoune de l’IRIB, que les forces des Taliban avaient attaqué un convoi militaire conjoint américano-afghan dans la région de Hachem Khel et Gandomak dans la province de Nangarhar, tuant 4 militaires américains et 6 militaires afghans.

http://french.irib.ir/info/international/item/122410-afghanistann-crash-dun-drone-de-la-force-de-coalition

4 juillet

Un militaire de la Force de l'OTAN, en Afghanistan, (ISAF) est porté disparu, dans le Sud du pays, a annoncé, lundi, l'ISAF, précisant que des recherches actives étaient en cours, pour le retrouver.

http://www.palestine-solidarite.org/actualite.IRIB.040711f.htm

9 juillet

Deux soldats américains ont été tués lors d'une altercation les opposant à un membre des services de renseignements afghans (NDS) dans la province du Panchir.

Son vice-gouverneur, Abdul Rehman, a indiqué que des échanges de tirs se sont produits à la suite d'une dispute entre les soldats de l'Équipe provinciale de reconstruction (EPR) et un membre du NDS, qui a également été tué. M. Rehman a précisé que l'agent travaillait comme garde du corps d'un haut responsable du NDS et avait toute sa confiance.

Mais selon le chef de police de la province, c'est un autre agent des services de renseignements afghans qui serait l'auteur de la fusillade. « Il avait un pistolet, il a ouvert le feu et a tué deux soldats du EPR. Il a blessé un troisième soldat qui a ouvert le feu et a tué l'agent du NDS.

AP 

10/07

Trois soldats de l'Otan ont été tués ce matin séparément dans l'est et le sud de l'Afghanistan, au moment où trois policiers ont péri dans l'explosion d'une bombe placée au bord d'une route à Kandahar, la grande ville du Sud, ont annoncé l'Otan et la police afghane.
Dans le sud, un soldat de la Force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) a été tué par une bombe artisanale et un autre dans une attaque d'résistants, a annoncé l'Isaf.
Un troisième soldat a été tué dans l'est par une bombe artisanale, selon l'Isaf, qui ne dévoile jamais la nationalité des militaires décédés, ni le lieu de leur décès.
AFP

11-07

Un soldat français a été mortellement blessé par le tir accidentel d'un autre militaire français, dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué.
Le militaire grièvement blessé, un brigadier du 1er régiment de chasseurs de Thierville (Meuse), a été immédiatement évacué vers l'hôpital militaire de Kaboul où il est décédé des suites de ses blessures. Ce décès porte à 64 le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis fin 2001.

http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/france/afghanistan-un-soldat-francais-tue-accidentellement-par-un-tir-fratricide-11-07-2011-130798.php


Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

6/7

Trente-trois policiers et cinq civils ont été tués dans une zone reculée de l’est de l’Afghanistan, lors de deux jours de combats entre les forces de police et des résistants venus du Pakistan. Ces derniers avaient attaqué des postes de police.

Selon le ministère afghan de l’Intérieur, « douze ressortissants pakistanais » figurent parmi les 27 résistants tués.

Les combats ont duré plusieurs heures.

AP



Détails

Kaboul

29 juin 2011 :

L'Attaque dans la nuit de mardi à mercredi d'un des plus grands hôtels de Kaboul par des kamikazes a fait 21 morts.

Deux hélicoptères de l'OTAN ont mis fin à une bataille de plus de cinq heures en abattant les derniers assaillants. L'attaque a été revendiquée par un porte-parole des résistants.

De nombreux responsables afghans venus de tout le pays se trouvaient mardi soir dans l'hôtel. Ils devaient participer mercredi à une conférence dans le cadre du transfert progressif de la sécurité du pays des soldats de l'OTAN aux militaires et policiers afghans.(…)

29/6

http://www.tsr.ch/info/monde/3237812-afghanistan-21-personnes-dont-9-assaillants-ont-ete-tuees-dans-l-attaque-d-un-grand-hotel-de-kaboul.html 


Province de Kandahar (sud) 

10-07

Une bombe artisanale a tué trois soldats afghans, au passage de leur véhicule à Kandahar, capitale historique des résistants, a annoncé à l'AFP le chef de la police provinciale, Abdul Razizqtold.
AFP


Province de Kunar (est de l'Afghanistan)

28 juin.

Un drone de l’Otan s’est écrasé en Afghanistan, le troisième en deux jours l.

Selon le ministère afghan de la Défense, le dernier crash d’un appareil sans pilote à bord s’est produit dans la province de Kunar (est). Lundi, deux drones s’étaient écrasés dans les provinces de Kapissa et d’Herat.

Dans les trois cas, le service de presse de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) n’a rien rapporté sur les causes des crashs et les endroits des incidents, en prétendant toutefois qu’il n’y avait pas eu de tirs sur les appareils depuis le sol.

Néanmoins, le porte-parole des résistants Zabihullah Mujahed affirme que tous les trois drones ont été abattus par le feu depuis la terre.

RIA Novosti


Province de Paktikâ (sud-est) 

L’important chef du réseau Haqqani Ismaïl Jan tué dans un raid de l'OTAN

Un important chef du réseau Haqqani, soupçonné d'être impliqué dans l'attaque de mardi soir contre un hôtel luxueux de Kaboul, a été tué dans une frappe aérienne de l'OTAN dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé jeudi la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) dirigée par l'OTAN.

"La Force internationale d'assistance à la sécurité a confirmé aujourd'hui qu'un haut chef du réseau Haqqani, nommé Ismaïl Jan, soupçonné d'avoir fourni un soutien matériel à l'attaque suicide à la bombe du 28 juin à Kaboul, a été tué hier dans une frappe aérienne de précision dans le district de Gardez, dans la province de Paktya", indiqué un communiqué de l'ISAF.

"Ismaïl Jan était l'un des adjoints du commandant en chef des Haqqani en Afghanistan, Haji Mali Khan. Jan et plusieurs autres combattants des Haqqani ont été tués dans la frappe aérienne", précise le communiqué, avant d'ajouter que selon les premières informations, aucun civil n'a été blessé dans la frappe aérienne de l'OTAN.

Ismaïl Jan était également un chef rebelle dans la région de Khost-Gardez, le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, il était entré en Afghanistan depuis le Pakistan fin 2010, rappelle le texte.

Le réseau Haqqani, qui a des relations étroites avec al-Qaïda(…) et les résistants, est généralement actif dans les provinces de l'est de l'Afghanistan et dans la capitale Kaboul.

30 -06

xinhua



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée 82 "

 

Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.


                                      The War in Afghanistan Costs

 

relève le 13-07 à 11.53

Cost of U.S. War and Occupation of Afghanistan

                                                         $ 433. 215. .635. 805

 

                                                           

     http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.



11 Provinces Afghanes

Carte cliquer dans l'image : http://en.wikipedia.org/wiki/Image:AfghanistanNumbered.png 

 

AfghanistanNumbered.png‎ (181KB, MIME type: image/png 

 



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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