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15/07/2011

n°480 - Dossiers de l'Afghanistan - 13-07 : - Début- Le Président Obama : Le verbe et les symboles - Le bien dit et le mal entend

n°480 - Dossiers de l'Afghanistan - 13-07 : - Début-   Le Président Obama : Le verbe et les symboles - Le bien dit et le mal entend


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers de l'Afghanistan n°480 du 13-07

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Au jour le jour

1-1 Matthieu MABIN : Un des frères du président Hamid Karzaï a été assassiné.

2 Les Brèves

2-1 Deux militaires canadiens font l’objet d’accusations…

3 Dossiers

3-1 2010-2011, années les plus meurtrières pour l'Otan...

3-2 Jean-Claude Kiefer : Les limites politiques et militaires.

3-3 Le gouverneur de la banque centrale d'Afghanistan fuit aux États-Unis

3-4 M. K. Bhadrakumar : Une affaire bancaire "carbonisée" révèle le désaccord US-afghan.

Suite

3-5 M. K. Bhadrakumar : Pourquoi Karzaï invective les Etats-Unis.

3-6 AFP : Un retrait partiel en question avant la présidentielle de 2012 !

3-7 M. K. Bhadrakumar : Un sommet à Téhéran pour contrer les Etats-Unis.

3-8 Manlio Dinucci « L’Art de la guerre ».

Fin

4 Guantanamo : Les dossiers

4-1 Lejdd.fr : Les États-Unis à la torture.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 L'armée américaine effectue, à présent, simultanément, des opérations aériennes, dans 6 pays du monde.

5-2 Guerres américaines au P-O en dix ans : 225 000 morts et 3700 milliards de $. 

5-3 Maurizio Matteuzzi : Guerres étasuniennes : le coût.

5-4 Bill Van Auken : Les guerres sans fin de Washington.

5-5 Tariq Ramadan : Le Président Obama : Le verbe et les symboles - Le bien dit et le mal entendu.

6 Annexe

6-1 William Blum : Que Dieu bénisse l’Amérique, et ses bombes...



1 Au jour le jour

1-1Matthieu MABIN : Un des frères du président Hamid Karzaï a été assassiné.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le pont de vue des auteurs mais doit être vu comme information  

Ahmed Wali Karzaï, un des frères du président afghan Hamid Karzaï, a été tué, selon le porte-parole du gouverneur de la province de Kandahar.

Personnage influent dans le sud de l'Afghanistan, il était accusé d'être impliqué dans le trafic de drogue.

Margaux CHOURAQUI (vidéo)
AFP - Ahmed Wali Karzaï, demi-frère du président afghan Hamid Karzaï et homme fort controversé du sud du pays, a été tué mardi chez lui à Kandahar, ont annoncé à l'AFP des responsables afghans, un assassinat aussitôt revendiqué par les rebelles talibans.

Le meurtre de cet homme accusé notamment de corruption et d'implication dans le trafic de drogue, est un sérieux revers pour Kaboul, tant il était un indéfectible soutien de son frère dans cette région instable et stratégique où les forces de l'Otan tentent de repousser les rebelles talibans.

 

"On est en train d'observer un virage dans la stratégie des Taliban aujourd'hui."

Sa mort intervient alors que le président français Nicolas Sarkozy était en visite surprise en Afghanistan, où il a annoncé le retrait d'un millier de soldats, soit un quart des troupes françaises dans le pays, d'ici la fin 2012, avant de rencontrer le président Karzaï, à qui il a présenté ses condoléances.

Ahmed Wali Karzaï, jeune demi-frère de chef de l'Etat et chef du conseil provincial de Kandahar, a été abattu en fin de matinée dans sa résidence très sécurisée, a annoncé à l'AFP le porte-parole des autorités provinciales, Zalmay Ayoubi.

L'"attentat" contre le frère du président et sa mort ont été confirmés par un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Seddiq Seddiqi, qui a condamné le meurtre de "l'une des plus grandes figures de l'Afghanistan".

Un porte-parole des talibans joint par l'AFP, Yousuf Ahmadi, a revendiqué l'assassinat, qu'il a salué comme l'un "des plus grands succès" des rebelles depuis la reprise de leurs offensives au printemps.

M. Ahmadi a affirmé que le meurtrier de Wali Karzaï, nommé Sardar Mohammad, avait été chargé de l'assassinat par les talibans.

Selon un membre de l'agence afghane du renseignement (NDS) s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, Sardar Mohammad était un vieil ami de Ahmed Wali Karzaï à qui il rendait visite à son domicile.

"Sardar et Ahmed Wali étaient seuls dans la pièce, Sardar a sorti son pistolet et a abattu Ahmed Wali Karzaï. Les gardes du corps se sont alors précipités dans la pièce et ont abattu Sardar", a expliqué cet agent de la NDS.

Un haut responsable du ministère de l'Intérieur a lui raconté à l'AFP que l'assassin était le responsable de sa garde rapprochée qui a ouvert le feu sur Ahmed Wali Karzaï et l'a tué. "Son mobile est peu clair, il n'est pas clair s'il avait un lien avec les insurgés ou si son geste s'explique par une autre raison", a-t-il ajouté sous couvert de l'anonymat.

En mai 2009, Ahmed Wali Karzaï avait annoncé être sorti indemne d'une embuscade contre son convoi dans la province de Kaboul.

Ahmed Wali Karzaï était régulièrement accusé ces dernières années par les services de renseignement américains et la presse de ce pays d'être corrompu et impliqué dans le trafic de drogue. Il a toujours nié en bloc ces accusations en soulignant qu'aucune preuve ne les avait jamais étayées.

"Si qui que ce soit a des preuves ou des documents contre moi, qu'il les montre et je suis prêt à aller devant un tribunal", avait-il notamment répondu.

Mais il n'en restait pas moins un indispensable interlocuteur pour la force de l'Otan à Kandahar, et notamment pour les Etats-Unis qui avaient déployé plusieurs dizaines de milliers de renforts militaire ces deux dernières années pour tenter de stabiliser ce bastion historique des talibans.

La force de l'Otan et l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul ont condamné son assassinat et présenté leur condoléances au président Karzaï.

Le frère du président était également très impliqué dans le très opaque et lucratif secteur des société privées de sécurité.

Dans des documents diplomatiques dévoilés à l'automne dernier par le site internet Wikileaks, un diplomate américain estimait que le frère du président était plus enclin à faire du lobby auprès des forces canadiennes à Kandahar pour qu'elles passent contrat avec les sociétés de sécurité dans lesquelles il possède des parts que par la démocratisation de la province.

12/07/2011 

Matthieu MABIN, spécialiste politique internationale FRANCE 24



2 Les Brèves

2-1 Deux militaires canadiens font l’objet d’accusations…

…A la suite d’un incident survenu en février 2010 en Afghanistan, au cours duquel le caporal Joshua Caleb Baker a été tué et quatre autres soldats ont été blessés.

C’est ce qu’a annoncé mercredi soir dans un communiqué le Service national des enquêtes des Forces canadiennes, une unité indépendante de la Police militaire.

Le major Darryl Watts, basé à Calgary, et l'adjudant Paul Ravensdale, basé à Winnipeg, font tous deux face aux mêmes accusations, soit homicide involontaire, négligence dans l'exécution de tâches militaires et infliction illégale de lésions corporelles, notamment. Au total, ils devront répondre de six chefs d'accusation ainsi que de cinq chefs sous forme alternative, en vertu du Code criminel et de la Loi sur la défense nationale.

L'affaire sera jugée par un tribunal militaire.

Le caporal Baker, d’Edmonton, avait 24 ans quand il est mort, le 12 février 2010, près de la ville de Kandahar. Les consignes de sécurité prescrites n'auraient pas été respectées durant un exercice de tir.

Le major Watts était l’officier responsable, au moment du drame, et l'adjudant Ravensdale était l’officier de sécurité du tir.

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2011/06/20110629-195516.html



3 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 2010-2011, années les plus meurtrières pour l'Otan...

18-06

Quatre soldats de l'occupation ont trouvé la mort samedi 18 juin, en Afghanistan. Leur décès n’est pas lié aux combats, a annoncé dimanche 19 juin l’Otan.
Aucune précision n’a été donnée sur les circonstances des décès, ni sur la nationalité des soldats. En effet, l’Otan ne dévoile jamais la nationalité de ses militaires tués, ni le lieu exact de leur décès, laissant le soin aux États concernés de communiquer à ce sujet.
Ces décès portent à au moins 253 le nombre de soldats de l'Otan tués depuis le début de l'année 2011. (
et les mercenaires ?.) La guerre vieux de bientôt dix ans, a causé la mort de plus de 2.500 soldats de l'occupation. (et les mercenaires ?.)  L'année 2010, au cours de laquelle 711 militaires de l'Otan ont été tués, était la plus meurtrière pour les forces d'occupation depuis l'invasion du pays fin 2001

http://www.partiantisioniste.com/actualites/afghanistan-2010-2011-annees-les-plus-meurtrieres-pour-l-otan-0775.html


3-2 Jean-Claude Kiefer : Les limites politiques et militaires.

Quelquefois les chiffres en disent plus long que tous les discours, surtout politiques.

Ainsi, fin 2004, 8 000 soldats de l’ISAF, essentiellement issus des pays de l’OTAN, étaient déployés en Afghanistan pour pacifier et démocratiser ce pays.(…)

Question de mois, disait-on... Ils étaient 50 000 soldats à l’automne 2008. Et 140 000 au début de cette année, Américains aux trois quarts, auxquels il faut encore ajouter près de 18 000 hommes exclusivement sous commandement américain...

Inutile d’être grand stratège pour expliquer le gonflement des effectifs de l’OTAN (et ceux des candidats à l’Alliance atlantique) année après année: en Afghanistan, la situation est de plus en plus incontrôlable. Les « Talibans » (terme générique qui regroupe une bonne dizaine d’organisations dont al-Qaïda et d’authentiques résistants à l’«occupation étrangère») sont aujourd’hui actifs dans environ 75 % du pays. Ce n’est pas tout: longtemps considérée comme une «marionnette» des Occidentaux, le président Karzaï s’en prend aujourd’hui ouvertement à ses protecteurs en dénonçant – souvent avec raison – les bombardements incontrôlés. Depuis longtemps, il a pris langue avec certains groupes «résistants». Quant au Pakistan lui-même en proie au terrorisme, pourtant officiellement meilleur soutien des États-Unis dans la région, il pratique un double langage, tantôt donnant refuge aux résistants et à al-Qaïda dans la «zone tribale», tantôt les combattant au gré des intérêts de ses services secrets, un État dans l’État...

Face à ce marasme, l’évidence s’impose: cette guerre est, sur le terrain politique, perdue pour les États-Unis et pour ses alliés. Encore faut-il savoir sortir du bourbier la tête haute. C’est ce que tentera de faire Barack Obama aujourd’hui dans un exercice qui ressemblera fort à son discours de «sortie d’Irak». À une différence près: toute l’OTAN est concernée par les événements d’Afghanistan. Et qui dit OTAN, dit aussi Europe. Même si dans le Vieux continent, et particulièrement en Allemagne, on se réjouira de ce désengagement à terme (bien qu’annoncé sous mille nuances politiques...), il marquera aussi une défaite idéologique. L’Occident qui voulait imposer ses valeurs jusqu’à délivrer les femmes afghanes de la burqa a échoué. Ailleurs dans le monde, on s’en souviendra...

Cette cruelle expérience ne doit surtout pas être répétée en Libye. Face au régime de Kadhafi, les Européens sont directement à la manœuvre, avec Français et Britanniques en tête devant les États-Unis de plus en plus en «réserve» militaire et politique. Or, malgré les rodomontades annonçant comme imminente la chute du dictateur libyen, ce conflit s’éternise. Il a déjà coûté plus de 100 millions d’euros en trois mois au contribuable français. Selon les amiraux, la capacité d’intervention du groupe aéronaval français atteint la limite de ses capacités techniques. L’«Air chief marshal» de la «Royal Air Force» et le «First sea lord» de la marine britannique ne disent pas autre chose. Et d’autres engagés sur le théâtre libyen comme les chasseurs danois rentrent chez eux après avoir épuisé toutes les munitions de leur armée de l’air...

Comment quitter le ciel de la Libye ?

La solution militaire s’éloigne. Le jour des négociations, peut-être déjà engagées par les «démocrates» de Benghazi, approche. Cette fois-ci, ce sera aux Européens, surtout franco-britanniques, plus qu’aux Américains, de savoir s’y prendre à temps...

Dernières Nouvelles d'Alsace,

23 juin

Jean-Claude Kiefer


Justificatif pour les Etats-Unis d’être présent en Afghanistan :

3-3 Le gouverneur de la banque centrale d'Afghanistan fuit aux États-Unis

Le gouverneur de la banque centrale afghane Abdul Qadir Fitrat a annoncé sa démission «immédiate» le 27 juin 2011 à Washington.

Le gouverneur de la Banque centrale afghane s'est réfugié aux États-Unis en se disant menacé à la suite du scandale de détournements massifs dans une banque détenue en partie par des proches du pouvoir, lequel l'accuse d'avoir voulu fuir d'éventuelles poursuites.

Cette affaire jette une nouvelle ombre sur la probité du gouvernement du président Hamid Karzaï et souligne la fragilité de l'État afghan au moment où les Occidentaux, emmenés par les États-Unis, s'apprêtent à entamer leur retrait du pays, dix ans après avoir chassé les Talibans du pouvoir.

Le gouverneur de la banque centrale afghane Abdul Qadir Fitrat a annoncé à la presse sa démission «immédiate» lundi à Washington.

M. Fitrat, qui disposerait d'un permis de résidence permanent aux États-Unis selon certaines sources, a dénoncé des «interférences répétées de la part de hautes autorités politiques» dans les affaires de la banque centrale.

 «Ma vie était vraiment en danger, notamment depuis que j'ai parlé au Parlement et donné le nom de certaines personnes qui sont responsables de la crise de la Kabul Bank», a-t-il également déclaré, cité par la BBC.

La Kabul Bank, première banque privée du pays, a été placée sous le contrôle de la Banque centrale fin 2010 alors qu'elle se trouvait au bord de la faillite, ses dirigeants étant soupçonnés de détournements de fonds massifs, de l'ordre de 900 millions de dollars selon des sources proches du dossier.

Parmi ses propriétaires figurent un frère du président Karzaï, Mahmood Karzaï, et un frère du vice-président Mohammad Qasim Fahim.

La présidence afghane a de son côté accusé le gouverneur d'avoir fui.

«Il s'agit d'une fuite, non d'une démission», a déclaré mardi à l'AFP le porte-parole de M. Karzaï, Waheed Omer. «Il n'est plus un gouverneur, mais un gouverneur en fuite», a sèchement ajouté M. Omer, en jugeant «infondées» ses déclarations mentionnant des menaces. «Il n'a jamais dit à personne au gouvernement que sa vie était en danger», a ajouté le porte-parole.

Un autre porte-parole de la présidence, Siamak Herawi, a lui déclaré que M. Fitrat était lui-même mis en cause dans l'affaire de la Kabul Bank, et qu'il a ainsi voulu échapper à d'éventuelles poursuites. «Nous pensons que cela a peut-être été la raison de sa fuite», a-t-il ajouté.

L'affaire de la Kabul Bank a jeté une lumière crue sur le chaos et la corruption du système financier national, alors que les troupes américaines s'apprêtent à quitter progressivement ce pays, dix ans après l'éviction des résistants, dont l'insurrection s'intensifie ces dernières années.

Le Fonds monétaire international (FMI) a prévenu que l'attribution d'un programme d'assistance financière à l'Afghanistan était conditionnée à un accord avec Kaboul pour résoudre cette crise.

M. Omer a minimisé le départ de M. Fitrat en estimant qu'il n'aurait «pas un impact majeur» sur la capacité du pays à résoudre la crise de la Kabul Bank.

Le FMI comme les États-Unis, premier bailleur de fonds de l'Afghanistan, ont eux aussi pris acte de ce départ et indiqué qu'ils continueraient à appeler Kaboul à réformer son système financier, quelle que soit l'identité du gouverneur de la banque centrale.

«Cela va miner encore davantage la réputation du gouvernement aux yeux des donateurs internationaux», a de son côté souligné Gran Hewad, de l'Afghanistan Analysts Network (AAN), un centre de recherche international basé à Kaboul.

Selon certains responsables occidentaux à Kaboul, l'Afghanistan pourrait se trouver à court de liquidités dès le début du mois prochain en raison de ce scandale. Mais au final, note Sayed Massoud, professeur d'économie à l'université de Kaboul, «c'est le peuple afghan qui en souffrira le plus».

28 juin

Agence France-Presse

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201106/28/01-4413234-le-gouverneur-de-la-banque-centrale-dafghanistan-fuit-aux-etats-unis.php?utm_source=bulletinLPA&utm_medium=email&utm_campaign=retention


3-4 M. K. Bhadrakumar : Une affaire bancaire "carbonisée" révèle le désaccord US-afghan.

La piste du scandale de la Banque de Kaboul, qui a été initialement déclenchée par ce que l'on appelle l'Afghan Threat Finance Cell (ATFC)[1] [la cellule financière sur la menace afghane], une unité peu connue de l'ambassade des États-Unis à Kaboul, a conduit jusqu'à une chambre d'hôtel en Virginie, dans la banlieue de Washington.

Le gouverneur de banque centrale d'Afghanistan, Abdul Fitrat Qadir, un ancien fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI) et conseiller à la Banque mondiale, s'est enfui de Kaboul dans l'affolement, au moment même où le gouvernement afghan était sur le point de l'interroger sur ce scandale.

Fitrat, qui bénéficie d'un statut de résident permanent aux États-Unis, a annoncé sa démission depuis son hôtel de Virginie et, dans les deux heures, il passait sur les ondes, interviewé par Radio Free Europe/Radio Liberty, qui diffusait sa version de l'histoire sur les sommets et les vallées de l'Hindou-Kouch. Pour l'essentiel, sa version est qu'il a dénoncé ce scandale bancaire et qu'il n'est pas un fraudeur, et qu'il craint pour sa vie en raison de son témoignage devant le parlement afghan, il y a deux mois, dans lequel il avait impliqué nommément certaines personnes influentes dans la structure du pouvoir à Kaboul.

Fitrat a produit une liste de ce qu'il dit représenter près de US $ 800 millions de prêts frauduleux, sortis par la direction et les actionnaires politiquement liés au prêteur.

Le gouvernement afghan a lancé un mandat d'arrêt contre Fitrat et l'a envoyé à l'ambassade américaine à Kaboul. Il n'y a pas de traité d'extradition entre les Etats-Unis et l'Afghanistan et si quelqu'un dans le gouvernement de Kaboul s'imagine vraiment que les Etats-Unis leur remettront Fitrat, cela relèvera d'une chimère afghane. Fitrat fut l'un de leurs indicateurs clés (et celui du FMI), qui contrôlait le secteur bancaire en Afghanistan.

Le gouvernement afghan a littéralement mis en garde l'ambassade américaine à Kaboul, laquelle, sous l'ambassadeur sortant Karl Eikenberry, a été en désaccord avec les dirigeants afghans pendant les deux dernières années.

Selon ce que perçoit le gouvernement afghan, Fitrat était le véritable cerveau derrière l'initiative prise l'année dernière par l'ATFC de dénoncer la Banque de Kaboul. Il n'est pas surprenant qu'à peu près tous les camps - le gouvernement afghan, le gouvernement américain et l'accusé dans le scandale de la Banque de Kaboul - veuillent mettre la main sur Fitrat. Il est devenu une entité précieuse et il ne se considère en sûreté que sur le sol américain.

Ses mentors américains ont apparemment conseillé à Fitrat de s'enfuir de Kaboul de peur qu'il ne se retrouve en détention dans une prison de Kaboul et qu'il soit contraint de vendre la mèche et de révéler le rôle de l'Amérique dans la Banque de Kaboul.

Le cour du problème est qu'il ne s'agit pas d'une simple escroquerie bancaire. Parmi les accusés, il y a des personnages puissants dans la structure du pouvoir en Afghanistan. Les principales cibles des Etats-Unis sont sans aucun doute le président afghan Hamid Karzaï et le vice-président Mohammed Fahim, dont, respectivement, le frère et le neveu sont présumés être impliqués dans cette escroquerie.

Les Etats-Unis ont cherché des crosses à Fahim pendant un certain temps, parce qu'ils estimaient que tant que l'homme fort du Panshir continue de soutenir Karzaï, les tentatives de déloger le président afghan ou pour mettre un terme au mépris croissant que celui-ci affiche envers le diktat américain ne fonctionneront pas.

Par ailleurs, Washington a soutenu deux autres « Panshiris » - Abdullah Abdullah, l'ancien ministre des Affaires étrangères, et Amrullah Saleh, l'ancien chef du renseignement, qui ont tous deux été limogés par Karzaï -, mais, au bout du compte, c'est Fahim qui dicte sa loi, alors qu'il a hérité de la milice tadjik qui était autrefois dirigée par Ahmed Shah Massoud.

Une solide réussite des Etats-Unis dans ce marchandage fut de faire voler en éclat le camp Panshiri, qui entretenait auparavant des liens étroits avec l'Iran et la Russie.

L'escroquerie bancaire en tant que telle n'est pas essentiellement différente des pratiques courantes dans de nombreux pays dans le monde, y compris dans des pays semi-développés comme la Turquie, les Emirats Arabes Unis ou le Brésil, avec des actionnaires des banques privées qui en détournent le capital pour leurs affaires. Pourquoi les États-Unis font-ils toute une histoire sur cette question ? C'est la grande question. Pour citer Martine van Bijlert, une commentatrice sur les affaires afghanes :

 Les enquêtes sur la Banque de Kaboul donnent un aperçu des principaux secteurs dans lesquels les réseaux d'affaires afghans ont investi et comment ils se coisent. Ces secteurs comprennent le carburant (importation, stockage et transport - en partie pour le marché des consommateurs normaux, mais dans une mesure importante et croissante au service des importants contrats avec les USA et l'OTAN, à travers, entre autre, le réseau de distribution en expansion du Nord) ; les mines (qui ne rapportent pas beaucoup d'argent pour l'instant, mais où il y a une compétition pour décrocher les contrats) ; le secteur bancaire (chaque homme d'affaires qui se respecte aimerait avoir une banque à lui) ; l'immobilier (principalement à Dubaï, mais aussi en Afghanistan) ; et, les matériaux de construction et les biens de consommation (importation, distribution, fabrication) - bien que ce dernier point n'ait pas tellement fait surface ici [...] Les groupes d'affaires puissants ont tendance à avoir, ou à chercher, à mettre un pied dans la plupart de ces secteurs, voire tous. L'affaire en cours contre la Banque de Kaboul est la mise au jour lente et publique d'un des réseaux d'affaires afghans lié au monde politique.

Il n'y a rien d'extraordinaire, ici, en termes d'économie politique comparée à la plupart des pays en développement. Cependant, une particularité de l'escroquerie afghane est que la Banque de Kaboul détient les dépôts de milliers de soldats et de policiers afghans et que l'effondrement de cette banque pourrait conduire à un très grand mécontentement au sein de l'appareil de sécurité et parmi les gens ordinaires, ce qui pourrait s'avérer être politiquement embarrassant pour Karzaï.

Deuxièmement, la Banque de Kaboul gère près de 80% des décaissements du gouvernement afghan pour payer les salaires des employés de l'État, et le FMI est rapidement intervenu l'année dernière, alors même que le scandale éclatait, pour imposer que des aides supplémentaires pour l'Afghanistan soient gelées jusqu'à ce que ce problème soit résolu comme il l'entend, ce qui, à son tour, menace le gouvernement Karzaï d'une « crise de liquidités » à un moment politique très sensible.

Les Etats-Unis visaient simultanément à obtenir que parlement afghan mette son nez dans l'escroquerie de la Banque de Kaboul, afin d'obtenir des députés qu'ils cherchent des crosses à Karzaï. Ce modèle parallèle mérite quelques explications. Le fait est que grâce aux irrégularités lors des élections législatives de l'an dernier et aux conditions instables dans les régions du sud, un nombre élevé disproportionné de non-Pachtounes a été élu dans l'actuel Parlement, et qu'Abdullah (qui bénéficie du soutien des Etats-Unis) y contrôle un groupe important. C'est-à-dire que Karzaï se retrouve quasiment face à un parlement « inamical », qui se trouve être lourdement influencé par l'ambassade américaine à Kaboul.

La réponse de Karzaï a été d'instituer un tribunal chargé de régler les contestations des résultats électoraux, ce qui vient de conduire à l'invalidation de quelques six douzaines de députés. Le tribunal a annoncé son verdict le week-end dernier. Évidemment, lorsque Fitrat a porté l'escroquerie de la Banque de Kaboul devant le parlement, il y a deux mois, et qu'il a pris la décision extraordinaire de mentionner sur le registre les noms des personnes si puissantes, associées à la structure du pouvoir à Kaboul, il n'agissait que sur les conseils de ses mentors américains, qui avaient la certitude de dépasser les bornes.

En tant qu'Afghan ethnique - un Tadjik de la province reculée du Badakhshan - Fitrat devait certainement savoir qu'il s'attaquait à une forte partie qui était au-dessus de ses capacités quand il a joué contre le pouvoir en place à Kaboul.

A présent, avec le verdict du tribunal qui a invalidé ces députés afghans et la perspective d'un changement radical et de poids dans l'alchimie du Parlement afghan - qui aura très probablement pour conséquence un « basculement » en faveur de Karzaï - le jeu américain est presque certainement fichu. Et l'ambassade américaine à Kaboul a pris la bonne décision en donnant pour instruction à Fitrat de retourner sous sa bannière, à Washington. Il est devenu ce que Graham Greene pourrait appeler une « affaire calcinée ».

A quoi riment toutes ces intrigues des Etats-Unis ? Premièrement, elles soulignent que les États-Unis ne parviennent pas, ni de près ni de loin, à exercer des pressions directes sur Karzaï, pour qu'il accorde des conditions favorables à un accord de partenariat stratégique visant à l'établissement de bases militaires américaines en Afghanistan. L'ambivalence dans le discours de « retrait » du président américain Barack Obama, il y a 10 jours, montre que les Etats-Unis gardent très ouverts les plans pour l'avenir de la plupart des 68.000 soldats, qui resteront en Afghanistan au-delà du retrait, en 2014.

Walter Pincus, qui rapporte sur les renseignements, la défense et la politique étrangère pour le Washington Post, a écrit lundi dernier :

 Les Etats-Unis peuvent prévoir de réduire leurs effectifs militaires en Afghanistan au cours des trois prochaines années, mais les nouveaux contrats de construction à l'aérodrome de Bagram servent à se rappeler que les plans actuels exigent, là-bas, une présence importante et continue de l'armée américaine.

 Bagram, une ancienne installation aérienne russe, abrite aujourd'hui quelques 30.000 personnels de l'infanterie et de l'armée de l'air américaines, ainsi que de l'OTAN. Cette base a toujours été considérée comme la plaque tournante de la présence actuelle et future de l'armée américaine en Afghanistan. Début juin, le US Army Corps of Engineers [le corps du génie militaire US] a accordé un contrat de 14,2 millions de dollars à une entreprise turque pour construire un complexe de huit casernes pour les troupes. Cette installation est prévue pour accueillir plus de 1.200 personnes, et ne doit pas être achevée avant l'automne 2013.

 D'autres projets de construction à Bagram, soit ont tout juste été achevés, soit sont toujours prévus. En mars, la construction d'un hangar à deux aires de stationnement à 18 millions de dollars, pour des avions de transport C-130, a été achevé à Bagram, près de deux ans après son démarrage. Ce hangar couvre environ 6.000 m2. Pendant ce temps, le mois dernier, un avis d'appel d'offre a été émis pour un nouveau « poste de contrôle d'entrée » à Bagram, qui devrait coûter plus de 5 millions de dollars et qui nécessitera une année pour être achevé, soit vers la fin de 2012.

Cela concerne simplement Bagram. Selon le journal russe Moskovskiïe Novosti, les USA projettent d'avoir quatre autres énormes bases militaires, en dehors de Bagram, près de Kaboul, sur une base à long terme - Shindand, à l'ouest sur la frontière avec l'Iran, Jalalabad à l'est et Kandahar au sud (ces deux derniers sites, à la frontière avec le Pakistan) et Mazar-i-Sharif (en cours de construction à l'heure actuelle) dans la région frontalière avec l'Asie centrale.

L'influent quotidien moscovite Nezavissimaïa Gazeta a rapporté, la semaine dernière, que le Tadjikistan avait proposé à l'OTAN son aérodrome d'Aini, lequel, ironiquement, avait été construit par l'Inde, qui espérait le conserver comme base en Asie centrale près de la frontière avec la Chine. Un expert russe bien connu, Alexander Knyazev, a été cité par ce quotidien :

 Les Américains conserveront des garnisons dans seulement quelques endroits clés de la partie sud de l'Afghanistan et se retireront vers le nord de l'Afghanistan et les pays d'Asie centrale, à savoir, le Kirghizistan et le Tadjikistan. Ils construisent déjà une importante base militaire dans la partie nord de l'Afghanistan (Mazar-i-Sharif) et essayent d'y façonner une opinion publique favorable [...] En sécurisant des positions clés en Asie centrale, les Américains répondront à leur tâche qu'ils considèrent comme étant d'une importance primordiale : ils seront en position d'agir contre les intérêts de la Chine, de la Russie et de l'Iran.

L'expression de Knyazev « essayer de façonner une opinion publique favorable » dans le nord de l'Afghanistan est très significative. C'est là que Fahim et les Panshiris entrent en jeu. Fahim se révèle être un obstacle pour les Américains à deux égards. Premièrement, son soutien ouvert à Karzaï gêne la tentative américaine de déstabiliser le président afghan et de le rendre politiquement vulnérable. Karzaï a brillamment forgé une alliance avec les deux figures tadjiks les plus importantes dans le nord - Fahim et Burhanuddin Rabbani (l'ancien président qui dirige le Haut Conseil afghan pour la Paix et qui est un interlocuteur important avec le Pakistan).

L'axe Karzaï-Fahim-Rabbani ferme quasiment la passerelle aux États-Unis d'accéder à la région nord. Le plan de jeu américain est en quelque sorte de passer un accord avec les Résistants sur la base suivante : les Américains leur « céderaient » les régions au sud de l'Afghanistan, en contrepartie de leur accord pour une présence militaire américaine à long terme dans le pays.

Il y a un autre problème avec une telle partition de fait de l'Afghanistan : c'est le développement numéro un que le Pakistan redoute le plus, puisque cela entretiendrait le feu du nationalisme pachtoune et frapperait au cour même de l'unité nationale du Pakistan. (Ce qui explique la stratégie américaine de maintenir le Pakistan hors de la boucle et, à la place, de préférer des négociations directes avec les dirigeants Résistants.)

De la même manière, Karzaï et ses alliés s'opposent également à toute division de fait de l'Afghanistan. Les Etats-Unis prennent en compte le fait que Karzaï ait rapidement diversifié ses relations extérieures et pris un intérêt actif dans les affaires régionales, ce qui lui a permis au fil du temps de s'assurer le soutien de la Russie, de la Chine et de l'Iran - et d'Islamabad (dans une certaine mesure), en dépit de la complexité des relations afghano-pakistanaises. Karzaï est en mesure de puiser dans l'inquiétude profonde de ces pays de la région à propos de la perspective d'une présence militaire américaine à long-terme dans la région.

Ce qui rend l'affaire de la Banque de Kaboul de la plus haute importance pour les Etats-Unis, c'est qu'ils voient cette escroquerie comme un moyen d'affaiblir Fahim, qui, soit dit en passant, a été un haut dirigeant de l'ancienne Alliance du Nord, qui était soutenue par la Russie, l'Iran, l'Inde et le Tadjikistan.

Ce jeu du chat et de la souris entre Karzaï et les Etats-Unis a finalement éclaté au grand jour avec la fuite de Fitrat à Washington. Karzaï a déjà affirmé que la question centrale dans l'escroquerie de la Banque de Kaboul est que l'Afghanistan n'avait pas l'expérience bancaire nécessaire pour surveiller cette institution et lui avait permis d'être guidée par des « conseillers étrangers ». De toute évidence, Fitrat, après avoir été gouverneur de la banque centrale, avait une bonne vision de ce qui se passait dans la Banque de Kaboul, jusqu'à ce que cette escroquerie, pilotée par l'ambassade américaine à Kaboul, soit révélée.

En somme, le gouvernement afghan a tracé une ligne rouge en envoyant le mandat d'arrêt de Fitrat à l'ambassade américaine à Kaboul. Le message est assez brutal : « Si vous savez ce qui est bon pour vous, ne vous immiscez pas dans nos affaires internes ! » Washington sera bien avisé de prendre le message au sérieux alors que les responsables afghans ont prévenu ouvertement : « Il [Fitrat] sera ramené ici [à Kaboul] pour faire face à la justice. Nous le poursuivrons. »

Une phase discrète dans les activités américaines sur l'échiquier politique afghan aidera certainement à calmer les esprits. Il devrait maintenant être clair comme de l'eau de roche que les dirigeants afghans sont en phase avec l'opinion populaire dans le pays, dans son profond ressentiment envers l'occupation américaine.

Karzaï a les mains liées. Il est peut-être disposé à tolérer la présence militaire américaine, à condition que les troupes américaines et de l'OTAN soient prêtes à fonctionner sous les lois afghanes. Mais cela est hors de question pour Washington et Bruxelles - ou n'importe quelle capitale occidentale - et il n'y a pas de précédent.

De même, la tactique de pression du FMI ne pourra que faire boomerang - à moins que le motif inavoué d'Obama soit de déstabiliser complètement la situation de l'Afghanistan avant de s'en éloigner, afin de laisser beaucoup de décombres à nettoyer pour les puissances régionales. Qu'est-ce que le FMI et les Etats-Unis espèrent-ils accomplir exactement en créant, à ce stade, une « crise de liquidités » pour le gouvernement afghan ? Encore une fois, si l'intention est d'obliger Karzaï à se mettre à genoux et à quémander pardon, cela trahit un manque criant de la compréhension du caractère afghan.

Enfin, si le plan de jeu du FMI et des Etats-Unis est en quelque sorte d'obtenir que Karzaï soit écarté du pouvoir et de le voir remplacé par un dirigeant de substitution doté d'une certaine expérience de la Banque Mondiale, cela ne marchera pas - même si ce dernier est d'ethnie pachtoune. Le paradoxe est qu'il y a encore un autre parti aujourd'hui qui est impliqué dans la question de qui gouvernera l'Afghanistan au-delà de 2014 : les Résistants.

Le FMI et les Etats-Unis devraient voir l'imminence de la catastrophe quand une demi-douzaine de kamikazes marcheront sur l'Hôtel Intercontinental de Kaboul et qu'il faudra faire appel aux avions et aux troupes de l'OTAN pour contrer leur invasion.

M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans. Ses affectations incluent l'Union Sovétique, la Corée du Sud, le Sri Lanka, l'Allemagne, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.
Copyright 2011 - Asia Times Online / Traduction [JFG-QuestionsCritiques].

Note :

[1] L'Afghan Threat Finance Cell (ATFC) est un regroupement de diverses agences militaires et civiles américaines, organisé pour enquêter sur le financement d'ensemble des Taliban et pour combattre la corruption qui maintient les coffres des résistants bien remplis.

L'AFTC a commencé ses opérations à la mi-2009. Elle comprend environ 30 spécialistes, prêtés par le Département de Répression du Trafic de Drogue, le Département du Trésor, le Département de la Justice, le Commandement Central du Département de la Défense, la CIA et le FBI.

M. K. Bhadrakumar
Asia Times Online, le 1er juillet 2011
article original : "'Burnt-out' bank case exposes US-Afghan rift"

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/M_K_Bhadrakumar/Afghanistan_Karzai_Banque_de_Kaboul_Etats-Unis_Fitrat_300611.htm


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