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17/07/2011

n°29 - Journal de Libye - 25-06 au 16-07 - Début - : Mme Hana Al-Gharari va porter plainte contre l’OTAN pour crime contre l’humanité.

n°29  - Journal de Libye - 25-06 au 16-07 -  Début - : Mme Hana Al-Gharari va porter plainte contre l’OTAN pour crime contre l’humanité.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Libye

n°29                                        25-06 au 16-07

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Libye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Editorial

Peter Dale Scott : Les récentes guerres des États-Unis ont toutes été accompagnées par des mensonges mémorables.

Thierry Meyssan : La guerre contre la Libye est une catastrophe économique pour l’Afrique et l’Europe.

Tiré à part 

L'OTAN détruit des installations civiles pour empêcher Thierry Meyssan de s'adresser au peuple libyen.

Mandat d'arrêt-Kadhafi: La CPI et l'Afrique. 

Le Président sud-africain Jacob Zuma hausse le ton « : la résolution de l'ONU n'autorise pas l'assassinat de Kadhafi »

Mme Hana Al-Gharari va porter plainte contre l’OTAN pour crime contre l’humanité.

 L'avocat français, Marcel Ceccaldi demande une enquête de la CPI sur les "crimes de guerre" de l'OTAN.

Paroles & action du président Kadhafi

"La bataille se poursuivra jusqu’à l’au-delà"  

« L'Otan doit cesser de violer la souveraineté libyenne». 

Suite

Les s'en va en guerre...

Appel au meurtre en Libye ?

L’OTAN donne des signes de son intention d'assassiner Kadhafi  

Analyse

Hurler avec les loups, nouvelle déontologie du journalisme ?

Une situation périlleuse…

Résistance

Analyse

Seïf al-Islam : "Nous nous rendrons jamais"  04

 Les attaques sur le territoire lybien.

Au jour le jour

1 Politique de l'Otan

Sur le terrain

Armen Oganessian : L'OTAN travestit la réalité en Libye.

Des Canons ... pas du beurre

La politique de la France en Libye de plus en plus critiquée.

Les grandes manœuvres

Jean-Philippe Rémy:  L'OTAN est accusée de bavure.

Fin

2  Politique Libyenne  

Les rebelles prêts à accepter que Kadhafi reste en Libye.

3  Politique des Usa

Les députés américains infligent un revers important à Obama

4 Les organisations internationales 

5-1 Et en Europe ?

5-2 Et dans le Monde ?



Editorial

Peter Dale Scott : Les récentes guerres des États-Unis ont toutes été accompagnées par des mensonges mémorables.

L’histoire des conflits armés impliquant les États-Unis nous enseigne que, lorsque la mobilisation vers la guerre devient difficile, des campagnes de relations publiques sont initiées, souvent basées sur des histoires entièrement inventées.

C’est une mauvaise période pour la campagne de l’OTAN contre la Libye. Le président Obama doit faire face à une quasi-révolte du Congrès contre cette guerre coûteuse, alors que le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a mis en garde ses alliés européens à Bruxelles sur le fait que leur engagement timoré était « en train de mettre en péril la mission en Libye et l’avenir de l’Alliance. » [1] Une fois revenu aux États-Unis, selon le Daily Mail de Londres, « M. Gates a demandé des fonds supplémentaires pour les opérations en Libye, mais il s’est heurté au refus de la Maison-Blanche. » [2]

L’histoire des conflits armés impliquant les États-Unis nous enseigne que, lorsque la mobilisation vers la guerre devient difficile, des campagnes de relations publiques sont initiées, souvent basées sur des histoires entièrement inventées. Par exemple, lorsqu’en 1990 [le chef d’état-major des armées] Colin Powell exprima ses doutes sur la pertinence d’une intervention des États-Unis au Koweït, des récits basés sur des photos satellite classifiées émergèrent – récits selon lesquels Saddam avait amassé 265 000 soldats et 1 500 chars au bord de la frontière avec l’Arabie saoudite. Powell changea alors d’avis, et l’attaque eut finalement lieu. Mais après l’invasion, une journaliste du St. Petersburg Times consulta des photos prises par un satellite commercial, et « elle ne vit aucun signe d’un quart de million de soldats ou de leurs chars. » [3]

Des faucons du Congrès, notamment Tom Lantos et Stephen Solarz, ont assuré le soutien de l’attaque contre l’Irak [en 1991] avec le récit d’une fille âgée de 15 ans qui aurait vu des nourrissons koweitiens enlevés de leurs couveuses par des soldats irakiens. Cette histoire fut discréditée lorsqu’il apparut que celle-ci, fille de l’ambassadeur saoudien à Washington, pourrait ne jamais avoir visité l’hôpital en question. Elle avait en fait été préparée à relayer cette histoire par le cabinet de relations publiques Hill & Knowlton, qui travaillait pour le compte du gouvernement koweitien avec lequel il avait signé un contrat de 11,5 millions de dollars. [4]

L’histoire des interventions extérieures des États-Unis est jonchée de ce genre de faux récits, depuis la campagne « Souvenez-vous du Maine !  » menée en 1898 par l’agence de presse Hearst jusqu’aux récits fallacieux d’une attaque nord-vietnamienne contre des destroyers US au cours du soi-disant « Deuxième incident du Golfe du Tonkin » du 4 août 1964. De plus, nous savons qu’en 1962 l’état-major interarmées des États-Unis (JCS) planifia l’Opération Northwoods une série de mises en scène – parfois meurtrières – pour tromper le peuple états-unien dans le but de déclencher une guerre contre Cuba. [5]

Depuis le fiasco des faux récits sur l’Irak en 1990-91, ces histoires ont eu tendance à émaner de sources étrangères, généralement européennes. Ce fut ostensiblement le cas avec les documents falsifiés venant d’Italie relatifs au yellowcake, des documents qui servirent de base à George W. Bush pour accuser mensongérement l’Irak dans son Discours sur l’état de l’Union de 2003. [6] Ce fut également le cas concernant les fausses histoires liant Saddam Hussein aux fameuses lettres piégées à l’anthrax de 2001. (Il fut plus tard démontré que cet anthrax provenait en réalité d’un laboratoire US de guerre bactériologique) [7].

Nous devrions garder à l’esprit cette récurrence historique de récits falsifiés pour justifier des interventions alors que nous sommes face à des allégations — pas encore prouvées, ni discréditées — selon lesquelles Kadhafi a utilisé le viol comme méthode pour combattre l’insurrection, et pourrait lui-même en être coupable. Ces accusations ont été proférées le 8 juin 2011 par Luis Moreno-Ocampo, procureur général de la Cour Pénale Internationale (CPI), qui a prétendu, selon le Time Magazine, qu’il existait des indications démontrant que le dictateur libyen Mouammar Kadhafi avait ordonné le viol de centaines de femmes durant sa violente répression contre les rebelles. De plus, il aurait lui-même fourni à ses soldats du Viagra afin de stimuler leur potentiel de commettre des agressions. [8]

Selon le Time, les récits de viols sont en train d’être véhiculés par des médecins qui avancent avoir rencontré et soigné des patientes mais qui n’ont pas leur permission pour révéler leurs identités. Auparavant, selon un médecin libyen interviewé dans une vidéo d’Al Jazeera, « de nombreux médecins ont trouvé du Viagra et des préservatifs dans les poches des combattants pro-Kadhafi décédés, et ils ont aussi soigné des femmes victimes de viol. Le docteur insiste sur le fait que cela indique clairement l’usage par le régime de Kadhafi du viol comme arme de guerre. »

Mais que penser de l’accusation de Moreno selon laquelle « [à] présent nous recevons des informations indiquant que Kadhafi lui-même a décidé de violer, et c’est une nouveauté. » [9] C’est une accusation sensationnelle : jusqu’à ce que nous apprenions qu’il existe une source sure pour la corroborer, on peut suspecter qu’elle fut proférée dans le but de faire les gros titres.

Dans l’enquête sur ces accusations, le fait que la culture libyenne soit si hostile aux victimes de viols est un problème car elles sont réticentes à se manifester.

Des enquêteurs travaillant pour Human Rights Watch et pour Amnesty International furent incapables de trouver une seule femme disant avoir été violée. Cherif Bassiouni, enquêteur de l’ONU dans le domaine des droits de l’Homme, a déclaré à l’Agence France Presse que les récits relatifs aux viols et au Viagra étaient véhiculés par les autorités de Benghazi « dans un contexte “d’hystérie collective”. » En fait, il avait découvert seulement trois cas. [10]

Bien entendu, tout conflit militaire est habituellement accompagné par le viol. Ce qui pourrait constituer un crime de guerre serait l’hypothèse où (pour citer le Time) Kadhafi « avait fourni du Viagra à ses soldats. » Moreno a en effet déclaré, selon Associated Press, que « des témoins ont confirmé l’achat par le gouvernement [libyen] de conteneurs de médicaments s’apparentant au Viagra pour “accentuer la possibilité de violer”. »

Certains ont objecté que l’achat de médicaments s’apparentant à du Viagra ne suffit pas à indiquer un crime de guerre. Alors qu’elle était en mission d’enquête à Tripoli, l’ancienne députée au Congrès Cynthia McKinney a indiqué dans ses courriels que, jusqu’à aujourd’hui, la seule armée connue pour avoir distribué du Viagra dans le cadre de ses opérations de guerre est l’armée des États-Unis. Le Viagra a en effet été utilisé en Afghanistan comme dessous-de-table pour inciter les leaders tribaux âgés à donner des informations. [11]

L’accentuation subtile des assertions de Moreno opérée par le Time – passant de l’achat du Viagra à sa fourniture aux soldats – nous rappelle la triste tendance historique des médias de masse états-uniens à diffuser de faux récits afin de justifier les guerres. Il est douloureux de l’affirmer, mais pratiquement chaque intervention militaire majeure des États-Unis depuis la Corée a été accompagnée de récits falsifiés. On devrait exhorter M. Moreno-Ocampo à produire rapidement les preuves de ses accusations, qui devraient se baser sur plus d’éléments que les seuls témoignages de médecins travaillant pour le régime de Benghazi.

Peter Dale Scott

Traduction Maxime Chaix

22 juin 2011 

Source

Réseau Voltaire |

Asia Pacific Journal (Japon)
www.japanfocus.org

http://www.voltairenet.org/Les-recentes-guerres-majeures-des


Thierry Meyssan : La guerre contre la Libye est une catastrophe économique pour l’Afrique et l’Europe.

L’un des mobiles de la guerre contre la Libye est de stopper le développement du continent noir, de permettre l’installation de la base militaire de l’US Africom en Cyrénaique, et de débuter l’exploitation coloniale de l’Afrique au profit des États-Unis. Pour comprendre ces enjeux cachés, le Réseau Voltaire à interrogé Mohammed Siala, ministre de la Coopération et administrateur du fonds souverain libyen.
Réseau Voltaire : Votre pays est riche en gaz et en pétrole. Vous avez capitalisé 70 milliards de dollars au sein de l’Autorité libyenne d’investissement. Comment utilisez-vous cette manne ?

Mohammed Siala : Nous disposons d’importantes ressources, mais elles ne sont pas renouvelables. Nous avons donc créé l’Autorité libyenne d’investissement pour protéger la richesse des générations futures, comme l’ont fait les Norvégiens par exemple. Cependant, nous consacrons une partie de ces fonds au développement de l’Afrique. Cela signifie que nous avons placé plus de 6 milliards de dollars dans des actions de développement du continent, en matière d’agriculture, de tourisme, de commerce, de mines, etc.

Nous avons placé le reste des fonds dans des secteurs différents, des pays différents, des monnaies différentes. Partout, y compris aux USA et en Allemagne, ce qui leur a malheureusement permis de geler certains de nos avoirs.

Réseau Voltaire : Techniquement, comment ce gel est-il mis en œuvre ?

Mohammed Siala : Le gel des avoirs est régi par les lois bancaires du pays où ils sont placés. La règle est qu’ils bloquent nos comptes, mais que nous pouvons en obtenir parfois la libération si nous portons le litige devant un Comité des réclamations et si nous prouvons qu’ils étaient destinés à certains usages. Par exemple, je viens à l’instant de plaider le dégel de fonds destinés à verser des bourses aux 1 200 étudiants que nous avons envoyés en Malaisie. Nous essayons de faire de même pour tout ce qui touche aux allocations sociales ou aux frais d’hospitalisation de nos ressortissants à l’étranger.

 

Il arrive que certains pays nous autorisent à utiliser des fonds pour l’achat de nourriture ou de médicaments. En principe, c’est notre droit, mais beaucoup refusent de dégeler les sommes nécessaires ou font traîner les choses. Par exemple, en Italie, l’État refuse tout usage de nos avoirs. En Allemagne, l’État autorise les usages humanitaires, mais ce sont certaines banques qui refusent de dégeler les fonds nécessaires. Les interprétations de la résolution sont complètement différentes selon les États. Nous réclamons une règle claire : ce qui est permis est autorisé et ce qui ne l’est pas est interdit. Pour le moment, l’interprétation est politique et la force prévaut sur le droit.

Réseau Voltaire : Est-ce le seul problème que vous rencontrez pour vos approvisionnements ?

Mohammed Siala : Nous devons aussi faire face au blocus maritime que l’OTAN a mis en place sans base légale. Ils interdisent notre approvisionnement, ou le retardent, y compris pour des cargaisons alimentaires. Ils s’appliquent surtout à empêcher notre livraison en essence, même si cela n’est pas prévu par les résolutions pertinentes de l’ONU. Nous avons ainsi un pétrolier qui patiente depuis un mois à Malte. Pour chaque bateau, ils discutent le double usage de ce qu’il transporte. L’essence est destinée aux véhicules civils. Mais ils disent qu’elle peut l’être aussi par des voitures de l’armée. Nous répondons qu’ils ne peuvent nous interdire de l’utiliser pour les ambulances, etc. Quoi qu’il en soit, depuis le début du conflit, ils empêchent toute livraison d’essence. Or, nous sommes dépendants des raffineries étrangères pour environ un tiers de notre approvisionnement. D’où la pénurie actuelle. En théorie, ils ont uniquement le droit d’inspecter les navires pour s’assurer qu’ils ne transportent pas d’armes. Mais en pratique, ils déploient illégalement un blocus maritime.

Ils ont ordonné à des bateaux russes et chinois de faire demi-tour. Leurs États doivent alors déposer une plainte devant le Comité des sanctions de l’ONU pour discuter de l’interprétation des résolutions. C’est une procédure interminable et dissuasive. Aucune base légale ne les autorise à agir ainsi, mais ils le font de force, sûrs de leur impunité.

Nous parvenons toutefois à nous approvisionner par voie terrestre, mais cela est dérisoire : nous avons besoin d’un mois pour transporter par camion ce que nous pouvons décharger en une journée dans nos ports.

Réseau Voltaire : Votre pays a multiplié les constructions d’infrastructures, notamment les gigantesques travaux d’irrigation de la Man Made River. Quels sont vos projets en cours ?

Mohammed Siala : Il existe un chemin de fer qui parcourt l’Afrique du Nord, sauf la Libye. Nous voulons le compléter pour nous intégrer dans l’économie régionale et la dynamiser. Les Chinois construisent le tronçon Tunisie-Syrte. Les Russes sont chargés de Syrte-Benghazi. Une négociation était en cours avec l’Italie pour le tronçon Benghazi-Égypte ainsi que pour les locomotives. Nous avons aussi commencé la construction d’une ligne transcontinentale nord-sud, avec le tronçon Libye-N’Djamena. Ce sont des investissements considérables d’intérêt international et nous avions cru que le G8 nous aiderait. Il l’avait promis, mais nous n’avons rien vu venir.

Nous sommes âpres en affaires et nous avons utilisé les appels d’offre pour obliger nos prestataires à baisser leurs prix. Lors de sa visite ici, Vladimir Poutine a convenu d’aligner les tarifs des entreprises russes sur ceux de ses compétiteurs chinois. Nous avons pu ainsi diversifier nos partenaires.

 

Réseau Voltaire : Avec la guerre, que vont devenir ces projets ?

Mohammed Siala : Tous ces chantiers sont interrompus avec le gel des avoirs. Mais nous poursuivons les appels d’offre pour les tronçons à réaliser parce que nous sommes certains que la guerre est momentanée et que les travaux reprendront. Nous nous préparons à poursuivre les contrats provisoirement interrompus pour raison de « force majeure ». 

La guerre a désespéré nos partenaires. Les Chinois ont ici 20 milliards de dollars de contrats, les Turcs 12 milliards. Viennent ensuite les Italiens, les Russes, puis les Français. Ce n’était pas leur intérêt de laisser faire cette agression, encore moins d’y participer. Probablement certains ont–ils reçu des compensations en dessous de table, mais nous n’avons aucune information précise à ce sujet. D’autres espèrent avoir plus en conquérant notre pays et en s’attribuant eux-mêmes les contrats de reconstruction.

Réseau Voltaire : Quelles sont les conséquences du gel de vos avoirs pour l’Afrique ?

Mohammed Siala : En bloquant nos avoirs, ils ont aussi bloqué nos actions de développement en Afrique. Le continent ne parvient qu’à exporter des produits bruts. Nous investissons pour qu’ils soient transformés en Afrique et commercialisés par les Africains. Il s’agit de créer des emplois et de conserver la plus-value en Afrique. D’un côté les Européens nous encouragent car cette politique assèche les flux migratoires, d’un autre, ils s’y opposent parce qu’ils doivent renoncer à l’exploitation coloniale.

Les Occidentaux veulent maintenir l’Afrique dans une situation où elle n’exporte que des produits bruts, des commodités.

Par exemple, lorsque le café produit en Ouganda est exporté en Allemagne d’où il est commercialisé, la plus-value reste en Allemagne. Nous avons financé des installations pour la torréfaction, la mouture, le packaging etc. La part de rémunération des Ougandais est passée de 20% à 80%. Évidemment, notre politique entre en conflit avec celle des Européens. C’est un euphémisme.

Nous finançons des rizières au Mozambique et au Libéria, à hauteur de 32 millions de dollars par projet et créons chaque fois 100 000 emplois. Nous visons d’abord l’autosuffisance alimentaire de chaque État africain, et seulement après les marchés d’exportation. Sans aucun doute, nous entrons en conflit avec ceux qui produisent et exportent du riz, surtout s’ils spéculent avec. 

Nous construisons aussi des routes. Par exemple depuis la Libye à travers le Niger. Nous avons déjà relié le Soudan à l’Érythrée ce qui bouleverse l’économie régionale et ouvre des perspectives de développement. Il désormais possible de faire circuler des marchandises par route et par mer. 

Réseau Voltaire : Peut-on dire que la Libye a peu d’alliances diplomatiques, mais que vous avez élaboré des alliances économiques qui vous protègent. Peut-on parler de diplomatie des investissements ?

Mohammed Siala : Oui.

Par exemple, nous finançons pour 50 millions de dollars la construction par des entreprises chinoises d’un canal de 32 kilomètres au Mali pour l’irrigation des zones agricoles. Le gel de nos avoirs interrompt d’importants projets agricoles dans ce pays. S’il se poursuit, un problème alimentaire se posera rapidement et les populations reprendront et accélèreront leur migration vers l’Europe. En définitive, les Européens ne peuvent pas se permettre de stopper notre effort de développement du continent. Ils n’ont pas d’alternative à notre politique.

Réseau Voltaire : Disposez-vous d’un dispositif qui vous permette de payer vos commandes sur le marché international malgré le gel de vos avoirs. Votre pays est attaqué, je pense bien sûr à l’achat d’armes et munitions. 

Mohammed Siala : Nous résistons depuis quatre mois et demi. Nous avons tiré les leçons de l’embargo et étions prêts au premier jour. Beaucoup d’États nous observent et veulent prendre des mesures similaires pour se protéger eux aussi de l’impérialisme.

Thierry Meyssan |

3 juillet 2011
http://www.voltairenet.org/La-guerre-contre-la-Libye



Tiré à part 

L'OTAN détruit des installations civiles pour empêcher Thierry Meyssan de s'adresser au peuple libyen.

 « L’Appel de la Patrie » est la principale émission politique de la télévision nationale libyenne depuis la début de la guerre. Elle est diffusée presque chaque jour et animée par Youssef Shakir, un journaliste réputé qui a, par le passé, lutté contre le colonel Kadhafi et qui aujourd’hui défend l’unité nationale face à l’agression étrangère.

L’émission est réalisée en direct depuis les sous-sols de l’hôtel Raixos qui abrite la presse internationale, de sorte que l’OTAN n’ose pas bombarder le studio.

Un groupe d’enquêteurs du Réseau Voltaire est actuellement en Libye. Thierry Meyssan, président du réseau de presse non alignée, était l’invité spécial de ce programme, le 27 juin 2011.

Cependant, une minute avant le début du programme, l’OTAN a lancé un missile ciblé sur le relai hertzien de manière à empêcher la diffusion de l’émission. L’explosion a eu lieu à proximité de la place Bab Al-Azizia où des manifestants anti-OTAN campent depuis le début du conflit. Il n’y a pas eu de blessé grave. Les ingénieurs libyens sont parvenus à bricoler une autre antenne relai et le programme a pu commencer avec une heure et demie de retard. Il a fait l’objet de rediffusions. Il sera prochainement visible sur internet.

La destruction intentionnelle d’installations civiles est un crime international.

Il y a quatre ans, les Etats-Unis ont déclaré que Thierry Meyssan était une menace contre leur sécurité nationale et, en vertu de l’article 5 du Traité, ont demandé à leurs alliés de l’OTAN de le neutraliser. Il a depuis fait l’objet d’une tentative d’enlèvement et de plusieurs tentatives d’assassinat sans qu’il soit possible d’identifier les commanditaires avec certitude.

On ignore si le missile utilisé pour empêcher vainement l’intellectuel révolutionnaire de s’adresser au peuple libyen a été tiré par l’armée française ou par une autre composante de la Coalition des volontaires.

 29 juin

http://www.voltairenet.org/...

 

Mandat d'arrêt-Kadhafi: La CPI et l'Afrique.  

Justice Internationale - La Cour pénale internationale (CPI) a décidé une fois de plus de poursuivre, pour des faits relevant de sa compétence, un dirigeant africain.

Après le président soudanais, Omar El Béchir, voici venu le tour du président libyen, Mouammar Kadhafi, de courir après un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale, siégeant à La Haye aux Pays-Bas.

Curieusement, c'est encore contre un leader politique africain que l'instance judiciaire de La Haye a décidé de délivrer son mandat. Apparemment, son procureur, l'Argentin Luis Moreno O'Campo, n'aurait d'yeux que pour les Africains. A son avis, s'il y a des crimes relevant de la compétence de la CPI, l'Afrique battrait le record mondial en la matière.
Que des crimes aient été commis en Asie, plus précisément en Afghanistan, en Irak, au Liban, en Syrie, ou encore en Israël, pour le procureur de la CPI, aucun d'entre eux ne relèverait des crimes retenus dans le traité de Rome créant la CPI. Seuls ceux commis en Afrique énervent les dispositions de ce traité.
Concernant la CPI, la République démocratique du Congo en sait quelque chose. Car, l'institution judiciaire internationale doit en partie son existence à la présence dans ses geôles de quelques Congolais incriminés pour des faits relevant de sa compétence. Qu'importe !
L'acharnement dont fait preuve actuellement la CPI sur les leaders africains est de mauvais aloi. Il traduit l'ambition sordide de mater les leaders africains jusqu'à les mettre à genou pour les avoir finalement à ses dépens.
Dans les geôles de la CPI, c'est l'Afrique qui fournit le plus grand lot. Alors que le continent noir n'est pas le seul sur cette planète où des crimes contre l'humanité sont commis. En Irak ou en Afghanistan, il y a pire que ce qui s'est fait sur le sol africain.
Mais, face aux atrocités qui se commettent en Irak, en Afghanistan, ou régulièrement en Israël, la CPI n'y voit que blanc comme neige. Elle a volontairement fermé les yeux, se désintéressant complètement des faits qui sont pourtant de son entière compétence.
Nous pensons que l'Afrique doit aujourd'hui ouvrir grandement les yeux pour savoir jauger ses intérêts chaque fois qu'il faut s'engager dans un traité ou accord international. Ce n'est pas pour rien que des pays - et pas des moindres - comme les Etats-Unis n'ont jamais ratifié le traité de Rome. Ils doivent avoir vu juste. L'évolution des faits sur le terrain leur donne raison.
A l'instar des institutions de Bretton Woods (Fonds monétaire international et Banque mondiale), la CPI n'a été créée que pour asservir davantage l'Afrique en vue de la maintenir le plus longtemps possible dans le giron de la communauté internationale.
Il est temps pour l'Afrique de se relever comme un seul homme pour barrer la route au nouveau projet de sa recolonisation. Le front commun formé contre le mandat d'arrêt qui court encore à l'encontre du président soudanais est déjà un pas sur cette voie.
Tout comme la mobilisation dont fait preuve actuellement l'Afrique, avec la réunion organisée en Afrique du Sud, en rapport avec la crise libyenne, est à mettre à l'actif de cette Afrique en voie d'émancipation.
Le moment est arrivé, pensons-nous, pour l'Africain de réécrire son histoire, sans interférence aucune. C'est le seul moyen d'honorer la mémoire de ses dignes fils, tels que Kwame Nkrumah, Patrice Lumumba et bien d'autres encore, qui ont payé de leur vie pour l'indépendance de l'Afrique.
Le Potentiel/

28/06/2011

http://www.afriquejet.com/actualites/politique/mandat-d%27arret-kadhafi:-la-cpi-et-l%27afrique-2011062816697.html

 

Le Président sud-africain Jacob Zuma hausse le ton « : la résolution de l'ONU n'autorise pas l'assassinat de Kadhafi »

"La résolution 1.973 de l'ONU utilisée par l'OTAN pour conduire ses opérations en Libye n'autorise pas un changement de régime ou un assassinat politique du dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi", a déclaré dimanche à Pretoria, le Président sud-africain Jacob Zuma au nom du continent Africain.
Réuni ce dimanche à Pretoria, le comité des médiateurs de l'Union africaine (UA), composé de cinq chefs d'Etat - Afrique du Sud, Congo, Mali, Ouganda, Mauritanie - a passé en revue les efforts de médiation devant aider à un règlement de la crise libyenne.
Mais d'emblée, le président Jacob Zuma a souligné la "préoccupation" du comité et de l'assemblée de l'UA devant les "bombardements continus de l'OTAN", ajoutant que "la finalité de la résolution 1973 (de l'ONU, adoptée le 17 mars) était de protéger le peuple libyen et faciliter les efforts humanitaires".
"La finalité n'était pas d'autoriser une campagne pour un changement de régime ou un assassinat politique" de Mouammar Kadhafi". le comité s'est borné à saluer "la décision du colonel Kadhafi de ne pas faire partie du processus de négociations".
Le communiqué final a réitéré l'appel de l'organisation panafricaine à un cessez-le-feu immédiat pour permettre des négociations.
Le porte-parole du régime libyen, Moussa Ibrahim, a déclaré dimanche à l'AFP que le colonel Kadhafi ne quitterait ni le pouvoir ni le pays Kadhafi est ici. Il y reste. Il dirige le pays et il ne le quittera pas et il ne démissionnera pas parce qu'il n'a aucun poste officiel", a déclaré M. Ibrahim.
IRIB/RN/Agences

26/06/2011

  http://french.irib.ir/info/afrique/item/122170-libye-la-r%C3%A9solution-de-lonu-nautorise-pas-lassassinat-de-kadhafi

Mme Hana Al-Gharari va porter plainte contre l’OTAN pour crime contre l’humanité.

 Une citoyenne libyenne appartenant à une famille dont cinq membres ont été tuées le 19 juin à Arada, un quartier résidentiel de la banlieue est de Tripoli par un bombardement de l'OTAN, a annoncé qu’elle intentera un procès contre cette organisation pour crime contre l'humanité. Dans une déclaration lue vendredi soir par la télévision libyenne, Mme Hana Al-Gharari a demandé la formation d’une commission internationale d'enquête pour s’enquérir des destructions subies par la plupart des maisons du quartier d’Arada. Elle a souligné le droit de sa famille de demander réparation à l'OTAN à cause du massacre de ses membres au de leur sommeil.

Mme Al-Gharari a réfuté les allégations de protection des civils avancées par l'OTAN, affirmant que les images de destruction des maisons de son quartier diffusées par les télévisions du monde révèlent l'hypocrisie de ces allégations.

Les avions de l'OTAN ont bombardé aux premières heures de dimanche dernier le quartier de Arada, dans le secteur de Souk Al-Jumaa, tuant neuf civils dont cinq membres d'une même famille, celle de Mme Al-Gharari, blessant 18 autres.

Actualité Libye -

20-06

http://www.afriquejet.com/afrique-du-nord/libye/libye:-une-libyenne-va-porter-plainte-contre-l%E2%80%99otan-pour-crime-contre-l%E2%80%99humanite-2011062616456.html

 

 L'avocat français, Marcel Ceccaldi demande une enquête de la CPI sur les "crimes de guerre" de l'OTAN.

Un avocat français, Marcel Ceccaldi, a annoncé lundi 4 juillet avoir adressé au nom du régime de Mouammar Kadhafi une lettre au procureur de la Cour pénale internationale pour contester ses investigations et lui demander d'engager une enquête pour "crimes de guerre" contre l'OTAN.

L'enquête du procureur Luis Moreno-Ocampo – qui a débouché sur la délivrance par la CPI le 27 juin d'un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité contre Mouammar Kadhafi, son fils Saïf Al-Islam et le chef du renseignement libyen Abdallah Al-Senoussi –, "n'a pas été effectuée dans les règles internationalement admises", a dénoncé l'avocat lors d'une conférence de presse.

"On ne sait pas comment [M. Moreno-Ocampo] a procédé, on ne sait pas qui est allé sur place, quand, comment les gens ont vu ces victimes ou prétendues victimes", a poursuivi Me Ceccaldi, qui précise avoir été mandaté à la fin de juin par le ministre de la justice Mohamed Al-Gamoudi pour représenter les intérêts de la Jamahiriya arabe libyenne.

"BOMBARDEMENTS DE CIVILS"

Il a, par ailleurs, estimé que la résolution 1973 était "détournée de son objet" et a demandé au procureur d'engager une enquête sur les bombardements menés par l'OTAN en Libye, les qualifiant de "crimes de guerre".

"L'OTAN bombarde à la fois ce qui était à l'origine des positions militaires et maintenant des objectifs qui sont des objectifs civils", a-t-il accusé, reprenant des informations véhiculées par les médias d'Etat libyens. D'après la télévision d'Etat libyenne, des raids de l'OTAN ont visé, lundi à l'aube, le port de Zouara et des points de contrôle "civils" dans cette ville située à 120 kilomètres à l'ouest de Tripoli.

"Ces faits-là sont définis par le statut de Rome [traité fondateur de la CPI], ce sont des crimes de guerre dès lors que des bombardements sont effectués sur des objectifs où se trouvent des populations civiles", a-t-il insisté. "Vous serez tenu d'accueillir les plaintes des victimes", a-t-il lancé à l'adresse du procureur.

"Si M. Moreno n'engage pas une enquête sur ce point, cela signifiera que la CPI est une justice à double standard (...), que cette juridiction n'est ni équitable, ni indépendante, ni impartiale", a ajouté Me Ceccaldi qui a notamment été l'avocat de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.

| 04.07.11 | 

LEMONDE.FR avec AFP



Paroles & action du président Kadhafi

"La bataille se poursuivra jusqu’à l’au-delà"  

Le dirigeant libyen contesté Mouammar Kadhafi a une nouvelle fois affirmé qu'il se battrait jusqu'à la mort dénonçant les raids de l'Otan ayant tué des civils et provoqué des divisions au sein de l'Alliance.
Le conflit semble s'enliser plus de quatre mois après le début de la révolte qui s'est transformée en conflit armé, M. Kadhafi refusant de quitter le pouvoir malgré l'isolement, les sanctions et l'intervention militaire internationale, alors que les combats entre rebelles et forces loyalistes marquent le pas.
"Nous résisterons et la bataille se poursuivra jusqu'à l'au-delà, jusqu'à ce que vous soyez achevés mais nous, nous ne serons pas finis", a dit le leader libyen dans un message sonore diffusé dans la nuit de mercredi à jeudi par la télévision libyenne.
Il réagissait à un raid aérien de l'Otan qui a visé lundi selon le régime une résidence de Khouildi Hmidi, un homme politique influent et vieux compagnon de route du colonel Kadhafi, tuant 15 personnes dont des enfants, à Sorman, à 70 km à l'ouest de Tripoli.
L'Otan, qui a pris le 31 mars la direction des opérations internationales, a admis avoir mené un raid dans cette zone affirmant cependant qu'il s'agit d'un "raid de précision" visant un "centre de commandement et de contrôle de haut niveau" et non une cible civile, après une série de bavures ces derniers jours.
M. Kadhafi a appelé l'ONU à envoyer des enquêteurs à la résidence bombardée de M. Hmidi pour vérifier qu'il s'agit d'un site civil et non militaire, s'emportant contre l'Otan en demandant: "de quel droit vous visez les hommes politiques et leurs familles'"
"Il n'y a plus aucun accord entre nous après que vous ayez tué nos enfants et nos petit-enfants (...) Vous (l'Occident) pouvez faire marche arrière", a ajouté M. Kadhafi en rendant hommage à son compagnon.
"Nous resterons, nous résisterons et nous n'allons pas nous soumettre. Frappez avec vos missiles, deux, trois, dix ou 100 ans", a-t-il martelé, dénonçant de nouveau une "croisade" lancée contre un pays musulman.
Pays abritant le QG de l'opération de l'Otan et des bases aériennes d'où décollent les bombardiers alliés, l'Italie a jeté un pavé dans la mare en dénonçant les raids contre les civils et l'enlisement du conflit qui a fait depuis le 15 février des milliers de morts.
Son ministre des Affaires étrangères Franco Frattini a appelé à ainsi estimé que "la suspension des actions armées est fondamentale pour permettre une aide immédiate" en Libye.
Mais cette proposition a été aussitôt rejetée par la France, pour qui une pause, même humanitaire, risquerait de permettre à M. Kadhafi "de se réorganiser".
Et le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a dit clairement que les opérations allaient "continuer" pour éviter que "d'innombrables civils supplémentaires perdent la vie".
"Je souhaiterais bien avoir un cessez-le-feu (pour permettre) le passage de l'aide humanitaire", a dit le général Charles Bouchard, à la tête de l'opération de l'Otan en Libye. Mais, a-t-il mis en garde, le régime pourrait en profiter pour se réarmer.
Le Conseil national de transition (CNT), organe représentatif de la rébellion, a quant à lui assuré qu'avec ou sans l'Alliance, il "se battra jusqu'au bout, jusqu'à la victoire".
A la veille d'un Conseil européen jeudi à Bruxelles, M. Frattini a réclamé "des informations détaillées" et préconisé des "consignes claires et précises", après les erreurs "dramatiques" qui ont conduit à toucher des civils.
Face au tollé provoqué par le propos du ministre italien, Rome a tenté de les minimiser. "C'est une hypothèse de travail", a dit un porte-parole des Affaires étrangères sans autre précision.
L'Alliance a reconnu avoir tué par erreur neuf civils dans un raid à Tripoli dimanche. Le 16 juin, elle avait également frappé accidentellement une colonne de véhicules rebelles dans la région de Brega (est).
Malgré les critiques, les opérations de l'Otan semblent entrer dans une nouvelle phase, visant notamment les points de contrôle érigés sur les routes menant à Tripoli et les véhicules militaires légers équipés de canons anti-aériens ou de lance-roquettes.
Enfin, le chef de la diplomatie Abdelati al-Obeïdi, qui a traversé maintes fois la frontière tuniso-libyenne pour se rendre dans des pays africains en vue de négociations sur le conflit, est entré en Tunisie mercredi, a indiqué l'agence tunisienne TAP sans préciser sa destination finale.

23/06/2011

 http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/kadhafi-la-bataille-se-poursuivra-jusqua-lau-dela/id-menu-957.html
« L'Otan doit cesser de violer la souveraineté libyenne».  

Entre actions diplomatiques et opérations militaires sur le terrain, la situation en terre libyenne risque un enlisement entraînant la mort de plusieurs personnes, dont des civils et des innocents.
Au vu de la tournure des évènements, la solution pacifique, à l'issue des négociations entre les parties libyennes en conflit, semble s'imposer, pour mettre fin à une autre inutile.
Cette situation «très préoccupante» a d'ailleurs poussé le leader libyen El Kadhafi à continuer à appeler à l'arrêt immédiat des bombardements de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) sur son pays qui ont fait plusieurs victimes dont des enfants. Après la demande formulée jeudi pour une «réunion d'urgence» du conseil de sécurité des Nations unies pour mettre un terme aux attaques de l'Otan, El Kadhafi a sollicité,
vendredi, l'intervention du Nigeria pour mettre fins aux raids des avions de l'Otan. Cette demande figure dans un message du guide transmis au président nigérian, Goodluck Jonathan, par le ministre libyen des Affaires étrangères, Abdulahi Obaidi. Dans son message, il affirme que «l'Otan doit cesser de violer la souveraineté de la Libye en tant que nation». «Puisque la crise en Libye est interne, une intervention extérieure n'a aucune raison d'être», a-t-il écrit.
Le président Jonathan a promis, selon l'émissaire libyen, de soumettre la question au prochain sommet des chefs d'État de l'Union africaine (UA) qui débutera le 29 juin à Malabo, en Guinée équatoriale.
Sur le terrain, la télévision libyenne fait état de quinze tués et plus de 20 blessés dans un raid de l'Otan qui a visé des sites civils à Brega, carrefour stratégique et cité pétrolière dans l'est de la Libye. Les attaques ont touché une boulangerie et un restaurant à Brega, faisant quinze martyrs et plus de vingt blessés parmi les clients qui fréquentaient ces endroits, selon la même source. Dans son rapport quotidien,
l'Alliance atlantique a indiqué avoir visé vendredi 35 cibles dont des véhicules et installations militaires dans la région du port pétrolier de Brega, à 800 km de Tripoli et à 240 km au sud-ouest de la ville rebelle de Benghazi. De son côté, la Chambre des représentants américaine a rejeté, vendredi, un texte autorisant l'intervention militaire des Etats-Unis en Libye. Une position qualifiée de «revers important» pour le président Barack Obama.
La Chambre, à majorité républicaine, a rejeté le texte par 295 voix contre 123. Les représentants devaient ensuite se prononcer sur une résolution visant à réduire l'action militaire américaine aux côtés des alliés de l'Otan en Libye. La Maison Blanche s'est dite «déçue» par le vote.
Cette Chambre a cependant rejeté lors de la même séance un texte qui prévoyait de réduire les fonds destinés à financer les frappes américaines contre les forces du dirigeant libyen. Il faut dire que le ton est monté cette semaine au Congrès, où nombre d'élus,
y compris des démocrates, sont furieux que le président n'ait pas demandé au Congrès son avis avant d'ordonner en mars les bombardements contre le régime libyen.
Le président français a indiqué pour sa part que les Alliés ne laisseront pas tomber la Libye, assurant que «les opérations se poursuivront jusqu'à ce que les Libyens puissent construire leur démocratie». Réunis en sommet à Bruxelles,
les chefs d'État et de gouvernement des Vingt-Sept ont réitéré leur appel à un départ «immédiat» de Kadhafi et leur soutien au Conseil national de transition (CNT) pour son «rôle essentiel». «La transformation démocratique de la Libye reste d'un intérêt primordial pour l'UE», souligne la déclaration finale.
M. Zemmour

26/06/2011

http://www.letempsdz.com//content/view/59311/1/  


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