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17/07/2011

n°29 - Journal de Libye - 25-06 au 16-07 - Fin : Mme Hana Al-Gharari va porter plainte contre l’OTAN pour crime contre l’humanité.


n°29  - Journal de Libye - 25-06 au 16-07 - Fin : Mme Hana Al-Gharari va porter plainte contre l’OTAN pour crime contre l’humanité.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Libye

n°29                                        25-06 au 16-07

C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Libye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

2  Politique Libyenne  

Les rebelles prêts à accepter que Kadhafi reste en Libye.

3  Politique des Usa

Les députés américains infligent un revers important à Obama

4 Les organisations internationales 

5-1 Et en Europe ?

5-2 Et dans le Monde ?



2  Politique Libyenne  

Les rebelles prêts à accepter que Kadhafi reste en Libye.  

Les rebelles libyens ont des contacts indirects avec des représentants des autorités de Tripoli et ont évoqué la possibilité pour Mouammar Kadhafi de rester en Libye s'il quittait le pouvoir, a indiqué Mahmoud Shammam, porte-parole du Conseil national de transition.
Interrogé dans une interview au quotidien français Le Figaro à paraître vendredi sur l'existence de contacts entre insurgés et pouvoir libyen, Shammam répond: "Oui, des contacts sont en cours par le biais d'intermédiaires.
Mais ces négociations ne sont jamais directes. Elles se déroulent parfois en Afrique du Sud, parfois à Paris où Kadhafi a récemment envoyé un représentant pour nous parler".
"Nous évoquons avec eux les mécanismes du départ de Kadhafi", poursuit le porte-parole du CNT, réaffirmant que la participation de Kadhafi et de membres de sa famille à un futur gouvernement est "totalement exclue".
"Nous considérons qu'il (Kadhafi) doit se résigner à partir ou bien accepter une mise en retraite dans une zone reculée de la Libye. Nous ne voyons pas d'inconvénient à ce qu'il se retire dans une oasis libyenne, sous contrôle international", ajoute-t-il.
"De plus, l'opposition est prête à négocier avec n'importe quel technocrate ou officiel libyen qui n'a pas de sang sur les mains, de façon à l'intégrer à un futur gouvernement intérimaire qui devra organiser des élections", dit-il.
Jeudi, à Benghazi, le vice-président du CNT Abdul Hafiz Ghoga, invité à réagir aux propos de Shammam au Figaro, a toutefois déclaré, par la voix d'un interprète: "Il n'y a pas de contacts directs ou indirects avec le régime de Kadhafi".
Et le mois dernier, Moustapha Abdeljalil, le chef des rebelles libyens, avait affirmé que Kadhafi devait quitter la Libye comme préalable à toute négociation de paix.
A la mi-juin, l'émissaire russe Mikhaïl Marguelov qui s'était rendu à Tripoli, avait fait état "de contacts directs entre Benghazi (fief de la rébellion dans l'Est) et Tripoli" en vue de sortir le pays de la crise.
Les autorités libyennes ont confirmé l'existence de ces contacts, démentis jusqu'ici par la rébellion.

24/06/2011

 http://www.echoroukonline.com/fra/international/9841-les-rebelles-prets-a-accepter-que-kadhafi-reste-en-libye.html

 Georges Nesta Diop Wal Fadjri : - Saïf Al Islam :  "13 milliards pour Karim, le prix de la rébellion contre Kadhafi" -
Me Wade s'était bien défoulé sur Kadhafi au mois de juin dernier à Bengazi, le traitant de tous les noms devant la communauté internationale.

Aujourd'hui, c'est Saïf Al Islam, le fils du guide libyen, qui monte au créneau pour accuser Me Wade d'avoir reçu treize milliards en contrepartie de cette opération commando.

Le fils de Kadhafi Saïf-Al-Islam vient de confirmer ce que certains leaders de l'opposition sénégalaise pensaient du voyage éclair du chef de l'Etat sénégalais à Benghazi au mois de juin dernier.

C'est-à-dire que Me Wade était en mission commandée auprès des rebelles du Cnt pour descendre en flammes le guide libyen, sous les caméras du monde entier. Eh bien, le fils de Kadhafi dit la même chose.

Dans un entretien accordé au quotidien français Le Monde, Saïf-Al-Islam a laissé entendre que Wade a agi sous l'emprise de l'argent que lui aurait versé le Qatar activé par la France. Interrogé sur les soutiens dont bénéficie le Cnt de la part de quelques pays africains, le fils du Guide libyen répond sans ambages : '
La France a ses valets en Afrique. Ils ne vénèrent pas Dieu, ils vénèrent l'Elysée. Certains ont leurs raisons. Abdoulaye Wade a reçu 20 millions d'euros (13 milliards de francs Cfa) pour son fils. C'est le Qatar qui a payé, nos espions nous disent tout.'
Une accusation à la hauteur de l'acte posé par Me Wade qui ne s'était pas limité à répondre à l'invitation du comité national de transition. Il s'était défoulé comme il n'est pas permis sur son ex-ami Kadhafi qu'il avait traité de tous les noms. Pourtant, avait commenté Ousmane Tanor Dieng, 'Wade devait être le dernier président africain à lâcher le guide affaibli.
En effet, le président Wade était tellement proche de Kadhafi qu'il s'était fait son bras droit pour le projet de gouvernement continental théorisé par le guide libyen. Wade s'était chargé de convaincre les autres chefs d'Etat du continent.
Le voilà aujourd'hui qui traite Kadhafi de dictateur, d'assassin, de despote arrivé au pouvoir par un coup d'Etat. Me Wade ignorait-il tout cela quand le même Kadhafi suggérait aux Sénégalais en 2005, de faire de Wade un président à vie ? '
C'est pourquoi beaucoup d'observateurs ont pensé que Me Wade a été 'utilisé' par les Occidentaux, notamment la France qui a décidé d'en finir avec l'homme fort de Tripoli. Surtout que, avant d'arriver à Benghazi, Wade est passé d'abord par Paris où il aurait rencontré Juppé.
Comme pour prendre des directives. Au retour, après avoir craché du venin sur son ex-ami, Wade est repassé par Paris. Comme pour faire un compte-rendu à la France. 'Tout cela pour bénéficier des retombées de la chute de Kadhafi et faisant avaliser son projet de succession monarchique par les puissances étrangères', avaient analysé certains leaders de l'opposition sénégalaise.
En tout cas, le fils de Kadhafi aujourd'hui frappé comme son père par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (Cpi) ne décolère pas contre le chef de l'Etat sénégalais. Mais surtout contre les membres du Cnt qu'il ne veut même pas appeler 'rebelles'.
'Je les appelle plutôt des rats. Ils n'ont aucune chance de prendre le contrôle de la Libye par le biais de l'Otan et de la France. Les rats sont très fiers d'eux-mêmes. Ils n'étaient personne. Maintenant, ils sont reçus à l'Elysée, au 10 Downing Street, chez Obama. Il y a des avions, des sous-marins qui font la guerre pour eux.
C'est comme au cinéma, mais le peuple ne les soutient pas. Un jour, vous vous souviendrez de ce que je vous dis : les rats n'ont strictement aucune chance de contrôler ce pays.
Ce sont des traîtres. Ils travaillent avec des Européens, des Américains, d'autres encore pour bombarder leur propre peuple', peste Saïf Al Islam dans l'entretien accordé au journal français le Monde.
Le fils du guide affirme en outre que les véritables enjeux sont l'argent et le pétrole. 'Personne ne soutient les rebelles en Syrie, par exemple. Mais ici, il y a du pétrole. La Libye est un gigantesque gâteau que les pays (étrangers) veulent se partager. Ça suffit, on n'est pas dans un bazar. On fait couler le sang des gens pour pouvoir signer ces contrats' .
Georges Nesta Diop
Wal Fadjri/

05/07/2011

http://www.afriquejet.com/afrique-du-nord/libye/libye:-%2713-milliards-pour-karim,-le-prix-de-la-rebellion-contre-kadhafi%27-saif-al-islam-2011070517377.html



3  Politique des Usa

Les grandes manœuvres

Les députés américains infligent un revers important à Obama

La Chambre des représentants américaine a rejeté, vendredi 24 juin, un texte autorisant l'intervention militaire des Etats-Unis en Libye, un vote qui constitue un revers important pour le président Barack Obama.

La Chambre, à majorité républicaine, a rejeté le texte par 295 voix contre 123. Les représentants devaient ensuite se prononcer sur une résolution visant à réduire l'action militaire américaine aux côtés des alliés de l'OTAN en Libye. La Maison Blanche s'est dite "déçue" par le vote, regrettant qu'il adresse "un message confus" quant aux intentions des Etats-Unis.

La Chambre des représentants a cependant rejeté lors de la même séance un texte qui prévoyait de réduire les fonds destinés à financer les frappes américaines contre les forces du dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi.

Le ton est monté cette semaine au Congrès, où nombre d'élus, y compris des démocrates, sont furieux que le président n'ait pas demandé au Congrès son avis avant d'ordonner en mars les bombardements contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi.

24.06.
http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/06/24/libye-les-deputes-americains-infligent-un-revers-important-a-obama_1540752_1496980.htm


Des Canons ... pas du beurre

4 juillet

L'armée américaine effectue, à présent, simultanément, des opérations aériennes, dans 6 pays du monde. Selon Press TV, le site anti-guerre, "met fin au rêve américain", a publié un article, selon lequel, l'armée américaine mène des opérations aériennes, actuellement, en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Yémen, au Pakistan et en Somalie. Ledit site ajoute que les dettes du peuple américain s'élevaient à moins de 6 trillions de dollars, avant la guerre contre le terrorisme, mais qu'à présent, elles ont été décuplées. En fait, un tiers des dettes du monde entier appartient aux Etats-Unis. Ce site poursuit en révélant que les frais militaires américains s'élève à 46,5 % des frais militaires de tous les pays du monde.

PressTV



4 Les organisations internationales 

Union africaine

 L’Union africaine fustige la France pour avoir armé la rébellion.

Le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, a exprimé ses préoccupations face aux actions des militaires français qui fournissent des armes aux insurgés libyens, rapporte jeudi la chaîne britannique BBC.
"Il existe le risque d'une guerre civile, le risque d'une partition de l'Etat, le risque d'une "somalisation" du pays, le risque de prolifération des armes en lien avec le terrorisme", a annoncé M.Ping.
Précédemment, le quotidien français Le Figaro a rapporté que la France avait livré clandestinement des armes aux tribus berbères vivant dans les montagnes au sud de Tripoli. Selon le journal, l'état-major français a confirmé le parachutage "d'armes légères et de munitions" aux rebelles libyens.
Selon le colonel Thierry Burkhard, ces "moyens d'autodéfense" ont été largués début juin sur la région du djebel Nefoussa.
M.Ping estime que les actions de la France risquent d'amener la
Libye à une situation similaire à celle qui s'est créée dans un autre pays africain, la Somalie, qui n'existe plus en tant qu'Etat unifié depuis la chute du régime dictatorial de Mohamed Siad Barre en 1991.

30 Juin

Ria Novosti


L’UA rejette le mandat d'arrêt de la CPI contre le colonel Kadhafi.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) ont rejeté au terme de leur 17e sommet ordinaire vendredi soir à Malabo en Guinée équatoriale, le mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre le leader libyen Mouammar Kadhafi, estimant que cet acte complique les efforts de résolution de la crise politique dans ce pays.

Bien plus que le thème principal "accélérer l'autonomisation des jeunes pour le développement durable", la crise libyenne a dominé pendant presque toute la journée de vendredi.

Dans leur décision qui se préoccupe de "la manière dont le procureur de la Cour pénale internationale gère la situation en Libye", ces dirigeants ont décidé que "les Etats membres (de l'UA) ne coopéreront pas à l'exécution du mandat d'arrêt" et demandent " au Conseil de sécurité des Nations Unies de mettre en oeuvre les dispositions de l'Article 16 du Statut de Rome".

C'est en vue, précise la déclaration dont Xinhua a obtenu copie, "d'annuler le processus de la CPI sur la Libye dans l'intérêt de la justice ainsi que de la paix dans ce pays".

Pour eux, "le mandat d'arrêt publié par la chambre préliminaire contre la colonel Kadhafi sérieusement les efforts visant à trouver une solution politique négociée à la crise en Libye, et à traiter les questions d'impunité et de réconciliation de manière à prendre en compte l'intérêt mutuel des parties concernées".

L'UA avait déjà exprimée la même position s'agissant du cas du président soudanais Omar Hassan el Béchir.

Lors de la conférence de presse marquant la fin du sommet, le président de la Commission de l'organisation continentale, Jean Ping, a dénoncé que la CPI ne vise que les dirigeants africains, alors que des situations de violations flagrantes des droits de l' homme sont connues ailleurs, comme à Gaza et en Irak.

02-07

http://french.cri.cn/781/2011/07/02/442s247337.htm



5-1 Et en Europe ?

1  Angleterre

La Royal Air Force lance un cri d’alarme.

Les capacités militaires britanniques ne sont pas extensibles à l’infini. Déjà engagée en Afghanistan, l’armée s’inquiète d’un enlisement en Libye.

C’est un véritable cri d’alarme que le numéro deux de la Royal Air Force, l’Air Vice-Marshal Simon Bryant, vient de lancer aux députés britanniques, repris ce matin par le Daily Telegraph.

Il estime que la capacité de la RAF à conduire des opérations inopinées serait "érodée" si la campagne de Libye devait se poursuivre après le mois de septembre. "Deux opérations simultanées [Afghanistan et Libye] imposent de lourdes contraintes aux équipements et aux personnels", poursuit l’officier, qui ajoute : "Le moral demeure fragile." Il appuie là où ça fait mal, en affirmant qu’il existe "des préoccupations sur ce qui est perçu comme un manque de direction stratégique, qui réduit la confiance dans les autorités supérieures".

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/libye-la-royal-air-force-lance-un-cri-d-alarme-21-06-2011-1344321_53.php


2 France

Nabila Ramdani :  Silence, nos missiles tuent en Libye.

Selon toute vraisemblance, c’est un missile français qui aurait 'par accident 'tué neuf civils libyens, dont deux enfants, le 19 juin à Tripoli.

La correspondante du Guardian s’étonne que les médias hexagonaux n’aient pas relayé cette information.

Il y a à peine plus de trois mois, Nicolas Sarkozy conviait la presse mondiale à l’Élysée pour annoncer le début de son offensive aérienne contre la Libye. Le Conseil de sécurité des Nations unies venait tout juste [le 17 mars] de voter la résolution 1973 - qui autorisait une intervention pour "protéger les populations civiles" -, et les dirigeants occidentaux, dont David Cameron et Hillary Clinton, s’étaient retrouvés à Paris pour peaufiner les détails des opérations militaires, mais plus rien n’arrêtait "Speedy Sarko".

Entrant fièrement par une double porte dans un des salons grandioses de l’Élysée, le président français avait déclaré aux journalistes, avec un rictus déterminé, qu’en "ce moment même" (voix forte, torse bombé et menton levé), les as français pulvérisaient les chars et les soldats de Kadhafi sur une vague route perdue à l’ouest de Benghazi.

Peut-être les Rafale qui s’acquittaient de la tâche étaient ceux-là même que Sarkozy avait tenté de vendre à Kadhafi lors de sa visite d’État à Paris, seulement quatre ans plus tôt, mais qu’importe : l’heure était à la célébration d’une initiative martiale bleu-blanc-rouge, non au souvenir d’échecs commerciaux. A écouter Sarkozy, on aurait pu croire qu’il parlait du général Philippe Leclerc et de sa 2è DB, fer de lance de la libération de Paris en 1944. La gigantesque machine de guerre américaine assurait peut-être une fois encore l’essentiel de l’offensive, mais les véritables héros qui se trouvaient en première ligne en Libye brandissaient les couleurs sacrées de la France. Autant d’allusions que la presse française buvait comme du petit lait, impatiente d’assister à une aventure militaire brutale mais rapide qui aboutirait au renversement d’un tyran et l’empêcherait de "tuer son propre peuple". Dans le même temps, Sarkozy pourrait profiter de cette honorable croisade contre un ancien allié pour faire oublier ses piètres prestations sur le plan intérieur.

Aujourd’hui, cette même presse hexagonale se fait étrangement silencieuse alors que, selon toute hypothèse, ce serait un missile français qui aurait frappé un pâté de maisons à Tripoli [le 19 juin aux petites heures de la matinée], tuant au moins neuf civils, dont de jeunes enfants, et en blessant des dizaines d’autres. Des journalistes qui font autorité, y compris britanniques, travaillant en Libye, estiment que "la défaillance du système d’armes" (jargon de l’OTAN) est due à une erreur de l’armée française. Or Paris a dans les faits imposé un black-out sur ce sujet dans la presse. Le lendemain de cette attaque meurtrière, pas un mot dans la presse française, à la télévision ou à la radio, sur les éventuels responsables. "Peu importe qui a tiré ce missile", m’a dit une source du ministère de la Défense. "C’est une opération conjointe - nous y participons tous." Quand je lui a demandé directement si c’était un missile français qui avait tué des civils, il m’a répondu : "Sans commentaire."

Des commentateurs plus sceptiques m’affirment que cette intervention coûte à la France l’équivalent de plus de 1 million d’euros par jour, que les équipages des avions et bateaux sont "dangereusement" surmenés, et que la stratégie de Kadhafi, terré dans son bunker, est payante. De manière tout aussi pertinente, certains analystes militaires précisent que les missiles air-sol français SCALP, peut-être à l’origine de ce drame, coûteraient jusqu’à 800 000 euros chacun. Mais le vrai coût de l’enlisement de cette guerre sordide s’avère bien plus élevé. Sarkozy et ses généraux commencent à s’en apercevoir.

 Nabila Ramdani - The Guardian

20 juin 2011

traduction : Courrier international

23 juin

La France a parachuté des armes aux rebelles.  

La France a procédé ces dernières semaines à des parachutages d'armes pour aider les rebelles libyens dans la région du Djebel Nafusa, au sud de Tripoli, a rapporté mercredi le quotidien français Le Figaro, en citant des sources françaises haut placées.
Selon le journal, la France aurait livré dans cette région située à quelques dizaines de kilomètres au sud de la capitale des lance-roquettes, des fusils d'assaut, des mitrailleuses et des missiles antichar Milan.
Le Figaro cite une "source française haut placée" affirmant "qu'il n'y avait aucune autre façon de procéder", et explique ces largages d'armes par la volonté de Paris de donner un coup de pouce à la rébellion sur ce front sud.
Il ajoute que l'armée française dispose d'un système très performant et très précis de parachutage et qu'elle a agi sans l'appui de ses alliés.
Le journal dit avoir pu consulter une carte de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services de renseignement français, montrant que plusieurs localités de la région sont passées récemment aux mains des rebelles. Il s'agit de Nalout, Tiji, al-Jawsh, Shakshuk et Yafran.
Mardi, les rebelles se sont emparés d'un important dépôt de munitions dans une zone désertique à 25 km au sud de Zenten, au sud-ouest de Tripoli, non loin de ces localités.
Le site de plusieurs kilomètres carrés abrite plusieurs dizaines de bâtiments abritant des stocks d'armes.
Selon Le Figaro, les responsables français espèrent que des progrès de la rébellion sur ce front sud pourraient aider à une chute éventuelle de Tripoli.
"Si les rebelles parviennent jusqu'aux abords de Tripoli, la capitale ne manquera pas de se soulever contre Kadhafi", a dit au journal un haut responsable français.

29/06/2011  

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=21366&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=61&s1=1

 

 

Parachutage d'armes aux rebelles, 100 millions de dollars d'aide.

Des avions français ont parachuté au sud de Tripoli des armes légères destinées à la rébellion pour l'aider dans ses combats contre les forces du régime de Mouammar Kadhafi, le conflit s'enlisant malgré plus de trois mois de frappes aériennes internationales.

L'organe politique de la rébellion, le Conseil national de transition (CNT), a parallèlement reçu les 100 premiers millions de dollars dans le cadre d'un fonds de soutien spécial alimenté par des avoirs bloqués du régime libyen, pour payer les salaires et acheter du carburant, a annoncé Londres mercredi.

Sur la défensive, le président américain Barack Obama a lui déclaré que la mission américaine en Libye restait "limitée" et que le débat au Congrès sur la constitutionnalité de sa décision d'entrer dans le conflit était motivé par des questions de "politique politicienne".

Mercredi, la France a admis pour la première fois avoir livré des armes aux rebelles dans la région du Djebel Nafoussa, au sud-est de Tripoli, un geste qui peut être interprété comme une volonté de hâter la fin du conflit mais qui a été contesté par son allié britannique.

Les divergences augmentent entre alliés, alors qu'en trois mois, l'opération militaire aérienne conduite par l'Otan n'a pas réussi à entraîner la chute de M. Kadhafi, soumis par ailleurs à des sanctions internationales et de plus en plus isolé après les défections au sein du régime et le lâchage de ses alliés.

L'état-major des armées françaises a confirmé une information du journal Le Figaro selon laquelle Paris a recouru à des parachutages pour donner un coup de pouce à la rébellion. Le quotidien a parlé de lance-roquettes, de fusils d'assaut, de mitrailleuses et de missiles antichars Milan.

Début juin, la situation humanitaire était précaire dans le Djebel Nafoussa, a expliqué l'état-major. "On a procédé à des largages d'aide humanitaire, de vivres, d'eau et de fournitures médicales. Pendant les opérations, la situation des civils au sol s'est dégradée. Nous avons également largué des armes et des moyens pour leur permettre de se défendre, essentiellement des munitions", a dit le porte-parole, le colonel Thierry Burkhard.

Il s'agissait, selon lui, d'"armes qui peuvent être maniées par des civils, de l'armement léger d'infanterie de type fusil". Il a évoqué "quelques largages ponctuels, sur plusieurs jours, pour éviter que les civils ne soient massacrés".

Selon une source officieuse proche du dossier, la France a fait passer quarante tonnes d'armes, en particulier "quelques chars légers", via des parachutages et par les frontières terrestres avec des pays voisins de la Libye.

L'allié britannique, qui avait lancé avec Paris et Washington l'opération militaire aérienne le 19 mars, a aussitôt fait savoir qu'il n'était pas favorable à des livraisons d'armes à la rébellion.

"Non, la Grande-Bretagne n'envisage pas de fournir des armes à l'opposition en Libye (...) Ce n'est pas quelque chose que nous devrions faire", a dit le secrétaire d'Etat à la Défense, Gerald Howarth.

A la veille du 17e sommet de l'Union africaine (UA), qui peine à parler d'une seule voix sur Mouammar Kadhafi - qui a été un grands bailleur de fonds de l'organisation mais aussi de beaucoup de chefs d'Etat du continent - le président de la commission de l'UA, Jean Ping, a affirmé que ces armes seraient "utilisées" pour prendre des otages.

A l'ONU en revanche, un diplomate a souligné qu'"une lecture à la lettre des résolutions de l'ONU sur la Libye n'interdit pas le parachutage d'armes (...) pour assurer la protection des civils".

Le Conseil de sécurité a voté en février et mars deux résolutions imposant notamment un embargo sur la vente d'armes à la Libye et demandant de protéger les civils "par tous les moyens nécessaires".

Parallèlement à l'aide militaire, le CNT - dont les forces ne sont plus qu'à une cinquantaine de kilomètres de Tripoli - a reçu une première aide internationale de 100 millions de dollars, a indiqué le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, alors que la rébellion s'était plainte à la mi-juin de n'avoir rien reçu du milliard d'euros environ promis.

Pour Mazen Ramadan, conseiller économique auprès du CNT, les 100 millions de dollars remis représentent "un petit montant par rapport à ce que nous devons, les cargaisons de carburant représentent plus que cela (...) Nous avons un problème sérieux, nous n'avons pas d'argent".

Mais les rebelles continuent de marquer des points au niveau diplomatique: un nouveau pays, la République tchèque, a reconnu le CNT en tant que représentant légitime du peuple libyen.

Pour sa part, le ministre libyen de la Santé Ahmed Hijazi a effectué une visite en Egypte pour demander une aide médicale afin de répondre à la pénurie à Tripoli.

Le conflit a fait depuis le 15 février des milliers de morts, selon le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo, et entraîné la fuite à l'étranger de près de 650.000 Libyens et le déplacement en dans le pays de 243.000 autres, selon l'ONU.

(AFP)

 

Hassan Moali : La France fait son mea-culpa…

L’état-major de l’armée française a reconnu, hier, avoir parachuté 40 tonnes d’armes dans la région de Djebel Nafusa.

L’armement des rebelles libyens, qui a fait polémique lors de la conférence de Londres, ne relève plus désormais de l’éventualité. La France, qui fut l’un des premier pays à avoir proposé de donner un coup de main militaire aux hommes du CNT, est déjà passée à l’acte. Son état-major a confirmé le parachutage d’armes légères aux rebelles dans la région du Djebel Nafusa, au sud de Tripoli.
Ces révélations marqueront sans doute un tournant dans le bourbier libyen en ce sens qu’elles consacrent de fait, l’extension – hors Conseil de sécurité – de la résolution 1973 pour couvrir la fourniture d’armes aux rebelles. Le quotidien français le Figaro, proche de l’Elysée, qui a révélé l’information citant «des sources françaises haut placées», souligne que la France a livré des «lance-roquettes, des fusils d’assaut, des mitrailleuses et missiles antichars Milan».  

Une source officieuse proche du dossier cité par l’AFP soutient également que la France avait fait passer des armes via des parachutages et par les frontières terrestres avec des pays voisins. La quantité avoisinerait les «quarante tonnes d’armes» dont «quelques chars légers». Les mêmes sources ajoutent que la décision aurait été prise à la suite d’une réunion mi-avril entre le président français Nicolas Sarkozy et le chef d’état-major des rebelles libyens, le général Abdelfatah Younès, accompagné d’autres membres de la rébellion, selon la même source. Le Figaro cite une «source française haut placée» affirmant qu’«il n’y avait aucune autre façon de procéder», et explique ces largages d’armes par la volonté de Paris de donner un coup de pouce à la rébellion sur ce front sud. Il ajoute que l’armée française dispose d’un système «très performant et très précis de parachutage et qu’elle a agi sans l’appui de ses alliés», en particulier la Grande-Bretagne. Paris et Londres furent à l’origine d’une intervention militaire déclenchée le 19 mars pour stopper les troupes de Mouammar El Gueddafi qui étaient sur le point de reprendre Benghazi (est), deuxième ville du pays et fief de la rébellion. Mais trois mois après son lancement, la coalition, désormais conduite par l’OTAN, paraît s’enliser et ne parvient pas à faire partir le dirigeant libyen.

La guerre par procuration

Ce largage d’armes est donc destiné à prêter main-forte aux rebelles qui ont du mal à repousser les troupes d’El Gueddafi pour foncer vers Tripoli. Signe que les armes de la France ont donné un bon coup de main aux rebelles, le Figaro dit avoir pu consulter une carte de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services de renseignements français, montrant que plusieurs localités de la région sont passées récemment aux mains des rebelles. Il s’agit de Nalout, Tiji, Al Jawsh, Shakshuk et Yafran. 
Concrètement, la France est en train de faire la guerre par procuration en Libye à l’ombre du Conseil de sécurité et de l’OTAN encore rétifs à un engagement militaire.

Londres tacle gentiment Paris.

Ce qui risque de compliquer un peu plus l’équation et donner du grain à moudre à ceux, nombreux, notamment l’Union africaine, qui dénoncent le dérapage de l’OTAN de la protection des civiles à des bombardements meurtriers. Curieusement le coupe franco-britannique a assumé le même jour avoir agi en dehors du parapluie onusien et atlantique. Le chef de la diplomatie britannique, William Hague, a reconnu hier que son pays avait accordé au Conseil national de transition (CNT), la somme de 100 millions de dollars (70 millions d’euros) dans le cadre d’un fonds de soutien spécial. «La semaine dernière, ils ont reçu les 100 premiers millions de dollars de dons internationaux pour payer les salaires et acheter du carburant, par l’intermédiaire du mécanisme de financement temporaire mis en place par le groupe de contact», a-t-il révélé devant la Chambre des communes. Pour autant, Londres a exclu l’envoi d’armes en Libye. «Non, la Grande-Bretagne n’envisage pas de fournir des armes à l’opposition en Libye. Nous pensons que cela soulève un certain nombre de questions, à commencer par la résolution des Nations unies (autorisant l’intervention en Libye, ndlr), même si dans certaines circonstances cela pourrait être justifié», a déclaré le secrétaire d’Etat britannique à la Défense, Gerald Howarth, lors d’une conférence à Bruxelles. Voilà qui place la France dans une bien mauvaise posture. D’ailleurs la DGSE interrogée par l’AFP a rappelé qu’elle ne faisait «jamais de commentaire sur ses opérations réelles ou supposées». Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, n’a pas souhaité lui non plus commenter ces informations. Il est vrai que cette politique de cavalier seul de la France paraît indéfendable.

Hassan Moali

30.06

El Watan

 

Mireille Delamarre : L’état-major de l’armée française a reconnu, hier, avoir parachuté 40 tonnes d’armes dans la région de Djebel Nafusa.

Les 130 Tueurs De Sarkozy Et Cameron Coûtent 1 million d’Euros/semaine.

Mission : Ramener La Tête De Kadhafi

Sous Sarkozy avec la complicité du PS la France n’a plus de diplomatie remplacée par des assassinats politiques crapuleux et autres interventions militaires désastreuses et ruineuses. Une équipe de 130 barbouzes/tueurs français et anglais sont actuellement en Libye pour une mission clandestine dite « tuer ou être tué» afin d’assassiner Kadhafi avec une touche de «légalité» si la CIJ à la botte des puissances occidentales lance un mandat d’arrêt international contre Kadhafi pour « crimes contre l’humanité » ce qu’elle est bien incapable de prouver.

Sarkozy a engagé des troupes françaises en Libye pour chasser Kadhafi du pouvoir il le revendique ouvertement manipulant avec Obama et Cameron la Résolution 1973 de l’ONU basée sur la R2P sensée protéger les civils libyens. .
L’OTAN qui a pris la tête des opérations et intensifié ses frappes aériennes contre Tripoli tue des civils libyens s’excuse et ….. continue en revendiquant encore et toujours avec un odieux cynisme de les bombarder pour les « protéger ».
Sarkozy tel un vulgaire criminel mafieux a décidé qu’il est temps de passer à l’acte et envoyé des barbouzes/tueurs pour lui ramener la tête de Kadhafi comme trophée de guerre objectif qu’il partage avec un autre criminel Outre Manche le premier ministre britannique Cameron.
Selon le quotidien britannique le Daily Star du 19/06/2011 Les services secrets britanniques M16 et la DGSE française ont envoyé des agents sur le terrain avec pour mission d’assassiner Kadhafi.
Selon une source sécuritaire haut placée les agents britanniques sont directement sous le contrôle de Cameron et les agents français sous celle de Sarkozy.
Ces agents parlent le libyen ont vécu pendant plusieurs années en Libye y ont de très bons contacts ou occupent des emplois dans des secteurs clés - directeur d’hôtel ou d’une importante société comme en Côte d’Ivoire par exemple et si après ils sont assassinés, c’est le risque du métier dit-on.
« Ces agents sont de braves types. S’ils sont pris ils disparaîtront et ne survivront pas une heure » a ainsi affirmé cette source sécuritaire citée par le Daily Star.
Pour réaliser cette mission « tuer ou être tué » et ramener la tête de Kadhafi comme trophée aux deux barbares qui gouvernent respectivement la France et la Grande Bretagne sous les ordres du « Prix Nobel de La Paix » le chef des tueurs de la CIA Barack Obama on dépense sans compter.
Ainsi on estime à plus d’un million d’euros par semaine le coût de cette opération mafieuse d’assassinat.
Les caisses de l’état sont vides nous répète- t-on.
Sarkozy demande aux Français de se serrer encore et toujours un peu plus la ceinture pour pouvoir gaspiller des centaines de milliers d’euros puisés dans la caisse noire de l’Elysée - qui elle n’est jamais vide - pour payer ses tueurs à gage alors qu’au Quai d’Orsay faute de moyens financiers er de personnel la diplomatie française agonise sous la botte de Sarko l’Atlantiste qui s’imagine pouvoir se refaire une « virginité politique » pour la présidentielle 2012 en jouant les Rambo sur la scène internationale.

Mireille Delamarre

30 juiln 2011

http://www.elwatan.com//international/la-france-fait-son-mea-culpa-30-06-2011-130783_112.php

http://www.planetenonviolence.org/Les-130-Tueurs-De-Sarkozy-Et-Cameron-Coutent-1-million-d-Euros-semaine-Mission-Ramener-La-Tete-De-Kadhafi_a2451.html

 

La France arme et encadre les forces « rebelles ».

Le Figaro du 28 juin 2011 révèle avoir pu consulter une carte des services secrets français attestant que des parachutages d’armes ont été effectués par les forces françaises dans quatre localités libyennes.

Le quotidien indique également que « deux pistes d’atterrissage de fortune ont permis à des appareils venus du Golfe arabique de prendre le relais des livraisons d’armes françaises ».

Le Réseau Voltaire révèle quand à lui avoir pu consulter un dossier du gouvernement libyen attestant que deux appareils français et des appareils qataris basés en Tunisie ont procédé à ces livraisons d’armes. Selon ce dossier, comprenant des rapports de témoins visuels et des photographies, les forces françaises n’ont pas seulement largué des armes légères, elles ont aussi livré des armes lourdes et les appareils français se sont posés sur ces pistes de fortune pour décharger leur cargaison. Des livraisons ont également été effectuées par voie maritime, après que l’OTAN ait bombardé la flotte libyenne pour laisser passer ses propres bâtiments.

Plusieurs membres de l’OTAN soutiennent que l’embargo international sur les armes à destination de la Libye ne concerne que l’approvisionnement des forces loyalistes et ne s’applique pas à celui des rebelles. De même, ils soutiennent que l’interdiction de déployer des troupes étrangères au sol ne s’applique pas aux opérations visant à « protéger des civils », y compris lorsque ces «  civils » sont armés par leurs soins.

Par ailleurs, des commandos français du Commandement des Opérations Spéciales ont été déployés au sol afin de marquer les cibles à bombarder. La France nie disposer de troupes au sol, hormis des instructeurs pour encadrer les forces rebelles, mais il est impossible de procéder à des bombardements ciblés sans balisage au sol préalable.

Réseau Voltaire |

29 juin 2011

http://www.voltairenet.org/Libye-la-France-arme-et-encadre

 

Louis Charbonneau et Emmanuel Jarry : La France défend sa décision de larguer des armes en Libye.

La France défend sa décision de parachuter des armes aux "insurgés" libyens, une opération à laquelle l'Otan n'a pas été associée et qui suscite une controverse, Moscou ayant dénoncé jeudi une violation de l'embargo sur les armes imposé en février par les Nations unies.

Paris a reconnu la veille que son armée avait procédé à des largages d'armes légères et de munitions afin de protéger les populations qui n'avaient pas les moyens de se défendre. 

"Nous avons décidé de fournir des armes défensives aux populations civiles parce que nous considérons que ces populations sont menacées", a justifié mercredi soir Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, s'adressant à la presse.

C'est la première fois qu'un pays de l'Otan engagé dans les opérations militaires en Libye admet publiquement armer les insurgés qui cherchent à renverser le colonel Mouammar Kadhafi.

"Nous avons demandé à nos homologues français si les informations relatives à des livraisons par la France d'armes aux rebelles libyens correspondaient à la réalité (...) Si cela se confirme, c'est une violation très grossière de la résolution 1970 du Conseil de sécurité de l'Onu", a déclaré jeudi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui a réclamé des explications à la France. Son homologue Alain Juppé est attendu vendredi à Moscou.

La Chine a quant à elle invité la communauté internationale à se conformer strictement à la résolution du Conseil de sécurité.

EMBARRAS À LONDRES

A Vienne, Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'Otan, a précisé dans la matinée que l'Alliance n'avait pas été impliquée dans ces parachutages. A sa connaissance, aucun autre Etat membre n'a fourni des armes aux rebelles.

A Paris, l'état-major a précisé jeudi que les largages de ces "moyens d'autodéfense" ont eu lieu début juin dans la région du djebel Nefoussa, au sud de Tripoli. Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major français, a indiqué que les armes parachutées comprenaient des fusils d'assaut, des fusils-mitrailleurs et des lance-roquettes de type RPG.

"Ce que les rebelles ont pour le moment, ce sont des armes très légères, seulement pour se défendre eux-mêmes, pas pour gagner des batailles", a par ailleurs fait valoir Mahmoud Djibril, chef de la diplomatie au sein du Conseil national de transition (CNT) mis sur pied par les opposants de Mouammar Kadhafi.

Les paragraphes 9 et 10 de la résolution 1970 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en février, interdisent les livraisons d'armes à la Libye. La résolution 1973, votée le 17 mars, autorise, elle, les Etats membres de l'Onu à "prendre toutes mesures nécessaires" pour protéger les civils en Libye, "nonobstant le paragraphe 9 de la résolution 1970".

"Dans des circonstances exceptionnelles, nous ne pouvons pas mettre en oeuvre le paragraphe 9 lorsqu'il s'agit de protéger des civils", a souligné Gérard Araud.

Certains aux Etats-Unis et en Europe estiment que le terme "nonobstant" peut les autoriser à armer les insurgés dans l'intérêt de la protection des civils.

De l'avis de diplomates occidentaux, la terminologie de la résolution 1973 concernant l'embargo sur les armes est ambiguë et laisse le champ libre aux interprétations. Ils reconnaissent toutefois que les Etats membres du Conseil de sécurité jugent majoritairement que tout transfert d'armes vers la Libye viole l'esprit, sinon la lettre, de l'embargo.

Prié de dire si l'initiative française contrevenait aux dispositions de l'Onu, Anders Fogh Rasmussen a jugé qu'il appartenait au comité des sanctions de l'Onu de trancher cette question.

Le gouvernement britannique, pourtant en première ligne avec la France dans la gestion de la crise libyenne, a réagi avec prudence. Gerald Howart, secrétaire d'Etat à la Sécurité internationale, a dit n'avoir aucune critique à formuler sur cette décision mais a ajouté: "Ce n'est pas quelque chose que nous devrions faire."

Louis Charbonneau et Emmanuel Jarry

30 juin 2011

Reuters

 

Kharroubi Habib : Libye, Paris conjugue mauvaise foi et cynisme.

Ce qui compte pour Nicolas Sarkozy, c’est que la France soit créditée d’avoir été le pays dont la contribution aura été déterminante dans le renversement du dictateur libyen et la défaite de ses partisans. Cette fixation a des motivations électorales. Qu’elle se réalise en faisant courir le grave risque d’un embrasement pour le Maghreb et le Sahel n’est pas pour le faire reculer.

On rappellera de prime abord que c’est la France qui a été la cheville ouvrière de la rédaction, puis de l’adoption de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies ayant autorisé une intervention internationale en Libye en vue de protéger la population civile de l’utilisation contre elle par Kadhafi de son aviation et d’armement lourd.

Il s’est avéré que les diplomates français, avec la connivence anglo-américaine et d’autres parties ayant participé à la rédaction de cette résolution, se sont arrangés pour que la formulation de son contenu soit assez floue pour, le cas échéant, donner lieu à des interprétations autorisant à outrepasser la seule opération d’instauration de la zone d’exclusion aérienne. Ce que Paris exploite allégrement pour mener une véritable guerre contre Kadhafi et ses partisans.

En Libye, l’objectif de la France est désormais évident. Il ne s’agit plus de protéger la population civile mais de chasser du pouvoir Kadhafi et d’en finir par tous les moyens avec son régime. Ce qui explique que Paris ne veut pas entendre parler d’une solution autre que militaire à la crise libyenne. Pour cela, les autorités françaises s’autorisent toutes les initiatives, y compris de ne pas tenir compte de l’embargo sur les livraisons d’armes à destination de la Libye, décrété par la résolution 1970 du Conseil de sécurité, que la 1973 ne lève nullement tacitement.

Outre qu’elle poursuit à outrance l’offensive aérienne contre le camp de Kadhafi, la France ravitaille en armement l’autre camp, au prétexte que cela est nécessaire aux insurgés pour se défendre.

En fait, la France n’a qu’une seule obsession, celle de précipiter le dénouement du conflit libyen dans un sens propice aux intérêts qui sont les siens. Peu lui importe donc que l’armement qu’elle parachute - puisque c’est le mode opératoire employé - arrive entre les mains « d’insurgés » dont le but final est autre que la seule chute de Kadhafi et de son régime.

Ce qui compte pour Nicolas Sarkozy, c’est que la France soit créditée d’avoir été le pays dont la contribution aura été déterminante dans le renversement du dictateur libyen et la défaite de ses partisans. Cette fixation a des motivations électorales. Qu’elle se réalise en faisant courir le grave risque d’un embrasement pour le Maghreb et le Sahel n’est pas pour le faire reculer.

Le plus cynique dans les agissements français est que Paris a sciemment balisé le terrain à son implication dans le conflit libyen qui va au-delà de ce que le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé. La France n’est pas entrée dans la coalition pour réaliser l’objectif fixé par la résolution 1973, mais pour concrétiser le sien qui est de régler son compte à Kadhafi et imposer sa tutelle aux futurs dirigeants qui vont être en charge de l’après-Kadhafi en Libye. Un calcul qui se moque que la région menace de se retrouver à feu et à sang.

La France ne peut agir comme elle le fait dans l’affaire libyenne que parce qu’elle a, avec d’autres puissances, piégé le Conseil de sécurité en lui faisant voter une résolution qui, sous l’apparence d’avoir édicté la bonne solution pour empêcher Kadhafi d’agresser son peuple, a en fait donné un semblant de légalité internationale à des opérations de tout autre nature qui permettent à Paris de mener sa propre guerre en Libye.

Kharroubi Habib
3 juillet 2011 –

Le Quotidien d’Oran

 

Sentiment de honte: l'avez vous ?!
Bonjour,
Sentiment de honte pour le peuple de France, sommes nous une génération indigne des mobilisations et grévistes contre la guerre coloniale du Rif, des brigades internationales, des porteurs de valise, des anticolonialistes, des manifestants contre la guerre d'Indochine et du Vietnam ?
Qu'avons nous fait quand notre armée formait, entraînait le hutu power au génocide réalisait en 1994 au Rwanda ? Que faisons nous aujourd'hui alors que comme le titre l'Huma 51% des français disent NON  à la guerre des barbares en costume cravate et de leurs alliés enturbannés des émirats du pétrodollars contre le peuple Libyen ? La honte est un sentiment humain normal, nous a t-il quitté ?
Mais nous avons été "trompés" (sic!) par la propagande mensongère impérialiste que des millions commencent à découvrir à travers les fumées qui doivent se dissiper de l'aveuglement de notre prétendue "supériorité" de donneurs de leçon, de "maîtres" à penser de "l'universalité de la démocratie" sauce coca cola et mc do et en réalité du far west qui donna le génocide des indiens, la traite et l'esclavage des noirs.
Il est encore temps de faire acte d'humilité et de se battre pour stopper le massacre du peuple Libye en notre nom par les sarko/cameron/obama.
En attendant pour aider à nous secouer regardons (attention parfois c'est insupportable, mais voilà les horreurs des collabos du CNT de Benghazi) et écoutons ceci :   
http://www.legrandsoir.info/la-laide-verite-video-de-rebelles-libyens-decapitant-un-soldat-de-kadhafi-et-autres-crimes-de-guerre-de-l-otan.html#.TgszS0fod_c.facebook


Italie

LA BASE STRATEGIQUE US DE PISE EN ITALIE SERT DE PLANQUE POUR LES AVIONS CARGOS QUI TRANSPORTENT LES BOMBES ACHEMINEES PAR TRAINS POUR MASSACRER LE PEUPLE LIBYEN

Manlio Dinucci :Pise : BASE DE LA GUERRE EN LIBYE  

Fin de l’alarme à Pise : « Aucun avion ne survole la ville en transportant des bombes ou des engins de ce genre ». C’est ce qu’a rapporté au conseil municipal le maire Marco Filippeschi (Partito democratico, NdT),après s’être « entretenu » avec le Colonel Raffaele Iubini, commandant italien de la base étasunienne de Camp Darby, et avec le général Stefano Fort, commandant de la 46èmeBrigade aérienne. « Tous les deux m’ont dit que les nouvelles rapportées par la presse sont absolument dénuées de tout fondement ».

Nous sommes-nous donc trompé quand, le 1erjuin, nous avons rapporté sur il manifesto la dénonciation de la Coordination No Hub ?

Celle-ci se base sur des faits précis : l’intensification des vols militaires de C-130J et autres avions cargos au-dessus de Pise depuis qu’a commencé la guerre en Libye ; la déclaration du porte-parole du Pentagone, Dave Lapan, confirmée le 10 juin par le secrétaire à la défense en personne, Robert Gates, que les Etats-Unis fournissent aux alliés des munitions, parmi lesquelles des bombes intelligentes à guidage de précision.

Elles sont stockées dans la base limitrophe étasunienne de Camp Darby. Notre situation, a dit un des commandants de la base, nous offre « des capacités logistiques uniques car notre dépôt est à 30 minutes de l’aéroport de Pise ».

Peu convaincante donc la réponse selon laquelle « les informations rapportées par la presse sont absolument dénuées de tout fondement ».

Que transportent les avions cargos qui décollent en continu de l’aéroport de Pise, en direction du sud ?

Des souvenirs de la Piazza dei miracoli, ou des armes pour les rebelles libyens et des bombes pour attaquer Tripoli ?

En trois mois les avions de l’OTAN ont accompli 13.000 missions en Libye, dont 5.000 d’attaque avec bombes et missiles. Dans une interview à Defense News, le chef d’état-major de l’aéronautique, le général Giuseppe Bernardis, a spécifié que les avions italiens utilisent des bombes Jdam, Paveway II et III, Paveway III potentialisées et des missiles de croisière à longue portée Storm Shadow, lançables depuis des avions.

L’aéronautique militaire elle-même publie la photo d’un C-130J d’où sont larguées des bombes Gbu-16, en spécifiant que les C-130J « hot cargo » garantissent l’approvisionnement nécessaire en armement pour l’opération « Protecteur unifié ».

Et pourquoi, pour répondre à la Coordination No Hub, a-t-on dérangé Alessandro Mobono, expert des Nations Unies en déminage humanitaire et en ravitaillement en munitions ?

Sur La Nazione il assure que « tout le ravitaillement en munitions transporté est muni de dispositifs de sécurité pour le maniement et le transport hyper-testés, et qu’en cas d’accidentd’un avion, ils n’explosent que très difficilement, disons à 99% : donc, tranquilles, rien ne peut arriver et ne créons pas un alarmisme injustifié ».

Il admet de cette façon, cependant, que les avions cargos transportent des bombes.

Moins tranquillisant encore est ce que rapporte le maire de Pise qui, alors qu’il assure qu’ « aucun avion ne survole la ville en transportant des bombes », spécifie que « les transports sont effectués par le Canal des Navicelli (qui relie Camp Darby au port de Livourne, voir en fin de textei, NdT) et par chemin de fer, en grande partie je crois par le Canal des Navicelli, si j’ai bien compris ». Tranquilles alors : les bombes passent dans des zones habitées sur des wagons de chemins de fer et sur des péniches, pour être chargées sur les bateaux dans le port de Livourne.

En attendant, à Pise, la Municipalité organise aujourd’hui (dimanche 3 juillet 2011) la première « Journée nationale pour les Victimes du devoir », avec sauts de parachutistes de la Brigade Folgoreet survol de la ville par des avions militaires.

Et à la 46èmeBrigade aérienne se tient l’ « Art Expo 46 », exposition artistique parrainée par la Mairie et la Province, avec exposition de tableaux genre celui qui « esquisse une idée de ville sur fond parsemé de petits avions qui veillent sur nous ».

Manlio Dinucci

Edition du 3 juillet 2011 de il manifesto,

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110703/manip2pg/08/manip2pz/306044/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Jeudi 7 juillet 2011



5-2 Et dans le Monde ?

Turquie

La Turquie tente de restaurer son influence en Libye.  

"La Libye et la Turquie ont une histoire commune et un avenir commun" a lancé dimanche le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu à Benghazi, le fief des rebelles libyens.
M. Davutoglu, qui était accompagné de dirigeants d'entreprises pétrolières et aériennes turques, faisait allusion au passé ottoman de la Libye et aux importants liens économiques entre les deux pays, aujourd'hui remis en question par le conflit.
Ce message, le chef de la diplomatie turque l'a répété dans la soirée, lorsqu'il s'est adressé à plusieurs centaines de personnes, lors d'un bain de foule sur la Place de la Liberté, à Benghazi.
Entouré de gardes du corps, il a parcouru les étals des marchands ambulants, accompagné par des Libyens enthousiastes qui criaient "Turquie, Libye !" et, en anglais "Libya free, Kadhafi go away !" (Libye libre, Kadhafi dégage!).
Après un entretien avec le président du Conseil national de transition libyen (CNT), Mustapha Abdeljalil, M. Davutoglu a pour la première fois affirmé que le CNT est "le représentant légitime du peuple libyen".
"C'est une reconnaissance diplomatique, même si elle n'est pas officielle", puisqu'il n'y a pas d'ambassadeur turc à Benghazi, a commenté le rédacteur en chef du journal turc Daily News, Murat Yetkin.
"C'est une indication claire que la politique turque, qui traînait un peu les pieds, a changé", a-t-il ajouté à l'AFP.
Samedi, la Turquie avait déjà annoncé qu'elle rappelait définitivement son ambassadeur à Tripoli, qui avait quitté la ville en mars du fait des combats, et qu'elle adoptait des sanctions contre ce pays.
Le Journal officiel turc a ainsi publié un décret gouvernemental traduisant dans le droit turc les sanctions décidées en février par l'ONU contre le colonel Mouammar Kadhafi, sa famille et des proches.
Les sanctions visent la Libyan Foreign Bank, qui possède 62,37% des parts de la banque turco-lybienne A&T Bank. Cette dernière est placée sous le contrôle du Fonds d'assurances des dépôts d'épargne.
Seul pays musulman membre de l'Otan et important acteur régional, la Turquie durcit ainsi graduellement sa position à l'égard du régime libyen.
Elle s'était dans un premier temps opposée aux sanctions, avait critiqué les frappes aériennes occidentales, puis avait proposé, sans succès, sa médiation avec une "feuille de route" restée sans suite.
Début mai, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui entretenait de bonnes relations avec le colonel Kadhafi avant la crise, lui a finalement demandé de quitter le pouvoir et le pays.
Il y a, dans l'hésitation turque à l'égard de la Libye, des explications économiques et politiques, explique Murat Yetkin.
Avant la crise, des dizaines de milliers de Turcs travaillaient en Libye, notamment dans la construction, dans des projets estimés à 15 milliards de dollars (11 mds euros). Plus de 17.OOO Turcs ont quitté la Libye fin février, laissant d'importants chantiers.
Mais, ajoute Murat Yetkin, le "facteur politique est le plus important".
"La Turquie ne veut pas s'opposer aux pays avec lesquels elle a des liens historiques", dit-il.
Et le parti islamo-conservateur au pouvoir craignait de froisser son opinion publique en prenant des "initiatives contre un pays musulman, avant les élections" législatives du 12 juin, qu'il a remportées haut la main, ajoute-t-il.
"On a vu les conséquences de la guerre en Irak... Nous avons en Turquie un proverbe qui dit: "Celui qui s'est brûlé la langue sur du lait trop chaud souffle sur son yaourt".
Nouvelle aide financière de la Turquie aux rebelles libyens

IRIB- La Turquie a promis dimanche une aide supplémentaire de 200 millions de dollars (138 millions d'euros), au Conseil national de transition libyen (CNT). "La Turquie va fournir une autre aide de 200 millions de dollars pour la Libye", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu lors d'une visite à Benghazi, fief des insurgés dans l'Est de la Libye.

Cette aide vient en plus de l'annonce de la création d'un fonds de 100 millions de dollars, (70 millions d'euros) en juin pour venir en aide aux rebelles hostiles au régime de Mouammar Kadhafi.
http://french.irib.ir/info/afrique/item/123787-nouvelle-aide-financiere-de-la-turquie-aux-rebelles-libyens

04/07/2011

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=21836



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" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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