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31/07/2011

n°517 - Journal d'Irak - 18/06-au 28/07/ - Début - Iraq Deaths : plus de 600,000 Irakiens aurait été tués suite à l'invasion depuis juillet 2006.

n°517 - Journal d'Irak -  18/06-au 28/07/ - Début - Iraq Deaths : plus de 600,000 Irakiens aurait été tués suite à l'invasion depuis juillet 2006.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°517                du 18/06                   au 28/07/2011

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

L’armée américaine s’attaque aux résistants.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge.

L’Irak au cœur des débats.

Un tiers des dettes du monde entier appartient aux Etats-Unis…

1 Politique

a) des collaborateurs Irakiens

a) Les grandes manœuvres

Le gouvernement Irakien demande des comptes à Washington…

b) Sur le terrain

c) Finances

d) Prisons, exactions & torture

Le Conseil présidentiel irakien approuve l'exécution d'Ali Hassan al-Majid.

Fin

b) Les occupants 

1) Usa

Prisons, exactions & torture

Les États-Unis à la torture.

Les voisins

Les alliés (des Usa)

Europe

2 Lutte pour la libération du territoire

 



Tiré à part :

L’armée américaine s’attaque aux résistants.
Un an après avoir mis fin à ses opérations de combat en Irak, l’armée américaine se lance dans la bataille contre les résistants. « Nous devons agir unilatéralement contre les menaces (des groupes chiites) et nous le faisons », a affirmé hier le secrétaire d’État US à la Défense, Leon Panetta, à des soldats réunis dans le Camp Victory près de l’aéroport de Bagdad. « Nous sommes très inquiets au sujet de l’Iran et des armes que ce pays fournit aux extrémistes en Irak. Nous avons perdu, à cause de cela, énormément d’Américains et nous ne pouvons pas permettre que cela continue ainsi », a-t-il ajouté.

(Source : AFP)

12 juillet

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/712597/_L'armee_americaine_s'attaque__aux_insurges_chiites.html



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge.

20-06

La mortalité est en baisse par rapport aux années 2006 et 2007 mais n'a pas pour autant disparu. Il y a eu 177 morts en mai, selon les chiffres officiels.

La majorité des attaques s'opèrent par le biais de bombes placées sur le bord de la route ou avec des pistolets munis de silencieux.

AFP

 23-06

Quatre bombes ont explosé jeudi soir dans des quartiers (dit chiites) de Bagdad, tuant au moins 40 personnes dans ce qui constitue le pire épisode de violences dans la capitale irakienne depuis des mois, selon les autorités irakiennes.

AP 


L’Irak au cœur des débats.

Un tiers des dettes du monde entier appartient aux Etats-Unis

L'armée américaine effectue, à présent, simultanément, des opérations aériennes, dans 6 pays du monde. Selon Press TV, le site anti-guerre, "met fin au rêve américain", a publié un article, selon lequel, l'armée américaine mène des opérations aériennes, actuellement, en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Yémen, au Pakistan et en Somalie. Ledit site ajoute que les dettes du peuple américain s'élevaient à moins de 6 trillions de dollars, avant la guerre contre le ‘terrorisme’, mais qu'à présent, elles ont été décuplées.

En fait, un tiers des dettes du monde entier appartient aux Etats-Unis.

Ce site poursuit en révélant que les frais militaires américains s'élève à 46,5 % des frais militaires de tous les pays du monde.

4 juillet

PressTV

 

William Blum : Le Rapport Anti-Empire : N’oublions pas à quoi ressemble une « intervention humanitaire ».

Le 9 avril, Condoleezza Rice a prononcé un discours à San Francisco.

Du moins elle a essayé.

L’ancienne Secrétaire d’Etat fut continuellement interrompue par des cris du public, « criminelle de guerre » et « tortionnaire » (grâce aux camarades de Code Pink et World Can’t Wait).

Tandis qu’un des protestataires se faisait emmener par des membres de la sécurité, Rice a fait une déclaration qui est devenue un grand classique chez les officiels Américains dans une telle situation. « N’êtes-vous pas contents de savoir que cette femme vit dans une démocratie où elle peut exprimer son opinion ? »

Elle a aussi balancé une autre phrase qui est désormais de rigueur (en français dans le texte è NdT) depuis le renversement de Saddam Hussein par les Etats-Unis, un argument qui est brandi lorsque tout le reste a échoué : « Les enfants en Irak ne vivent plus sous Saddam Hussein, Dieu merci » (1)

A quoi on peut lui répondre : Si vous deviez subir une opération chirurgicale pour réparer un genou et que le chirurgien ampute par erreur la jambe, quelle serait votre réaction si quelqu’un vous faisait remarquer que, Dieu merci, vous n’avez plus de problème de genou ?

Le peuple irakien n’a plus de problème de Saddam.

Malheureusement, ils ont perdu à peu près tout le reste.

Vingt ans de bombardements américains, d’invasion, d’occupation et de torture ont abouti à la perte de leurs maisons, leurs écoles, leur électricité, leur eau potable, leur environnement, leurs quartiers, leur archéologie, leurs emplois, leurs techniciens, leurs entreprises d’état, leur santé physique, leur santé mentale, leur système de santé, leur système de protection, leurs droits de la femme, leur tolérance religieuse, leur sécurité, leurs enfants, leurs parents, leur passé, leur présent, leur avenir, leurs vies... plus de la moitié de la population est soit morte, mutilée, en prison ou en exil à l’étranger... leur air, leur sol, leur eau, leur sang et leurs gênes sont imprégnés d’uranium appauvri... les enfants naissent avec d’abominables déformations... des bombes à fragmentation n’attendent qu’un enfant pour exploser... une rivière de sang coule aux côtés de l’Eurphrate et du Tigre... dans un pays qui ne sera peut-être jamais reconstruit.

En 2006, l’enquêteur spécial de l’ONU sur la torture a déclaré que les rapports en provenance de l’Irak indiquent que la torture « avait complètement échappé à tout contrôle. La situation est si mauvaise que nombreux sont ceux qui disent que les choses sont pires qu’à l’époque de Saddam Hussein  ». Un autre rapport de l’ONU de la même époque a révélé une augmentation des « crimes d’honneur » contre les femmes. (2)

« Il est courant d’entendre chez les irakiens épuisés par la guerre que la situation était meilleure avant l’invasion US en 2003 » a rapporté le Washington Post, le 5 mai 2007.

« Je ne fais pas de politique, mais je sais que sous Saddam Hussein, nous avions l’électricité, l’eau potable, un système de santé qui faisait l’envi du reste du monde arabe, et une éducation gratuite. » a déclaré la pharmacienne irakienne Dr. Entisar Al-Arabi à la militante pacifiste Medea Benjamin en 2010. «  J’ai cinq enfants et à chaque naissance j’avais droit à une année rémunérée de congé maternité. J’avais ma propre pharmacie et je pouvais fermer à n’importe quelle heure sans me soucier des problèmes de sécurité. Aujourd’hui, il n’y a plus de sécurité et les Irakiens subissent de terribles pénuries pour tout – électricité, nourriture, médicaments, et même l’essence. La plupart des gens éduqués ont fui le pays, et ceux qui restent regrettent l’époque de Saddam Hussein » (3)

Et ceci aussi, qui date de deux mois :

« Les manifestants, les militants des droits de l’homme et des officiels de la sécurité disent que le gouvernement du Premier Ministre Nouri al-Maliki a répondu aux manifestations en Irak avec la même brutalité que les pays voisins plus autoritaires.

Des témoins à Bagdad et jusqu’au nord du pays à Kirkouk ont raconté avoir assisté la semaine dernière à des forces de sécurité en uniformes noires, survêtements et t-shirts arrivant sur des chapeaux de roues à bord de camions et de Humvees, et attaquant des manifestants, en raflant d’autres aux terrasses de cafés et chez eux et les entraînant les yeux bandés vers des centres militaires de détention.

Des quartiers entiers... ont été bloqués pour empêcher les habitants de rejoindre les manifestants. Des journalistes ont été tabassés. » (4)

Donc... peut-on attendre des Etats-Unis et de leurs comparses voyous de l’OTAN qu’ils interviennent militairement en Irak comme ils le font en Libye ? Pour protéger les manifestants comme ils prétendent le faire en Libye ? Pour provoquer un changement de régime en Irak comme ils tentent de le faire, mais sans l’avouer, en Libye ?

De manière similaire, au cours des derniers mois, la Tunisie, l’Egypte, le Bahrein, le Yémen, la Syrie... ont tous vu éclater des manifestants et une répression gouvernementale brutale, et même dans une certaine mesure en Arabie Saoudite, une des sociétés les plus répressives au monde. Aucun de ces gouvernements n’a été attaqué à l’instar de la Libye par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou la France. Aucune opposition d’un de ces pays ne reçoit un soutien militaire, financier, juridique ou moral de la part des puissances occidentales contrairement aux résistants Libyens – malgré le comportement brutal des résistants libyens, de leurs meurtres racistes et les relations claires de certains d’entre eux avec les djihadistes. (5) Les résistants libyens font penser aux résistants kosovars – des mafieux connus pour leur trafic d’organes et de femmes, eux aussi soutenus inconditionnellement par les puissances occidentales contre l’Ennemi Officiellement Déclaré, la Serbie.

Alors pourquoi est-ce seulement la Libye qui est visée par les missiles US/OTAN ? Selon quel principe ou morale ? Les libyens sont-ils les pires violateurs des droits de l’homme de la région ? (Un indicateur du Développement Humain de l’ONU en 2010 qui prend en compte la santé, l’éducation et les revenus a classé la Libye en tête des pays africains). Aucun autre gouvernement n’est plus laïque que le Libyen. (Par contraste, certains résistants libyens ont pour habitude d’exclamer la phrase que nous ne connaissons que trop bien, « Allah Akbar ».) Aucun autre pays n’a un bilan des droits de l’homme meilleur que la Libye, aussi imparfait soit-il – en Egypte, une commission d’enquête officielle a annoncé qu’au cours du récent soulèvement au moins 846 manifestants avaient été tués par la police par balles réelles tirées dans la tête et la poitrine. (6) Des horreurs similaires ont été signalées en Syrie, au Yémen et d’autres pays de la région au cours de la même période.

Il faut souligner que (la chaine de télévision) l’ultra-conservatrice Fox News a rapporté le 28 février : « Tandis que les Nations Unies travaillent sans relâche à faire condamner le dirigeant Muammar al-Kadhafi pour la répression contre les manifestants, le Conseil des Droits Humains de l’organisation s’apprête à publier un rapport bourré de louanges à l’égard du bilan de la Libye en matière des droits de l’homme. Le rapport félicite la Libye pour l’amélioration des conditions d’accès à l’enseignement, pour avoir accordé une « priorité » aux droits de l’homme et pour avoir renforcé le cadre « constitutionnel ». Plusieurs pays, dont l’Iran, le Venezuela, la Corée du Nord, l’Arabie Saoudite mais aussi le Canada ont distribué des bons points à la Libye pour les protections juridiques offertes aux citoyens – qui se révoltent à présent contre le régime et subissent des représailles sanglantes. »

De toutes les accusations portées contre Kadhafi, la plus aberrante est celle assénée sans cesse et selon laquelle il « tue son propre peuple ». C’est vrai, mais c’est ça qui arrive dans une guerre civile. Abraham Lincoln lui aussi a tué son propre peuple.

Kadhafi est le plus vieux dirigeant Ennemi Officiellement Désigné au monde, à l’exception de Fidel Castro. L’animosité a commencé en 1970, un an après la prise de pouvoir par Kadhafi lors d’un coup d’état, lorsqu’il a fermé une base aérienne US. Puis il s’est lancé dans une carrière de soutien à ceux qu’il considérait comme des groupes révolutionnaires. Au cours des années 70 et 80, Kadhafi a été accusé de consacrer ses hauts revenus pétroliers au soutien – en argent, armes, formation, camp et diplomatie – a un large éventail d’organisations radicales/d’insurrection/terroristes, particulièrement certaines factions palestiniennes et mouvements musulmans dissidents et minoritaires au Moyen Orient, en Afrique et en Asie ; l’IRA et des séparatistes basques et corses en Europe ; plusieurs groupes engagés dans la lutte contre le régime d’Apartheid en Afrique du Sud ; différents groupes d’opposition et de politiciens en Amérique latine ; l’Armée Rouge japonaise, les Brigades Rouges italiennes, la Bande à Baader-Meinhof en Allemagne.

On disait aussi que la Libye était derrière, ou était impliquée d’une manière ou d’une autre, dans l’attentat de l’ambassade US au Caire, dans différents détournements d’avions, d’une explosion dans un avion de ligne américain au-dessus de la Grèce, l’explosion en vol d’un avion de ligne français au-dessus de l’Afrique, l’attentat contre une synagogue à Istanbul, et l’attentat contre une boite de nuit à Berlin qui a couté la vie à plusieurs soldats américains. (7)

En 1990, lorsque les Etats-Unis avaient besoin d’un pays pour l’accuser (à tort) d’être responsable de l’attentat contre le vol 103 de la Pan Am au dessus de Lockerbie, en Ecosse, la Libye fut le choix tout désigné.

Le principal crime de Kadhafi aux yeux du Président Ronald Reagan (1981-1989), n’était pas son soutien à des groupes terroristes, mais au fait qu’il ne soutenait pas les bons groupes terroristes. En clair, Kadhafi ne soutenait pas les mêmes groupes terroristes que Washington, comme par exemple les Contras au Nicaragua, l’UNITA en Angola, les exilés cubains à Miami, les gouvernements du Salvador et du Guatemala, et les militaires US à Grenade. Le seul groupe de terroristes que les deux hommes soutenaient ensemble était les Moudjahidin en Afghanistan.

Et si tout cela ne suffisait pas à faire de Kadhafi l’Ennemi Public No 1 à Washington (Reagan l’appelait le « chien enragé du Moyen orient »), Kadhafi a souvent critiqué la politique étrangère des Etats-Unis, était un antisioniste convaincu, a pan-africaniste, un pan-arabiste (jusqu’à ce que l’hypocrisie et le conservatisme des gouvernements arabes se révèlent des obstacles). Il qualifiait aussi son gouvernement de socialiste. Quelle tolérance et de patience peut-on attendre de la part de l’Empire ? Lorsque de grandes manifestations ont éclaté en Tunisie et en Egypte, est-ce que Washington aurait pu résister à instiguer des évènements similaires dans le pays qui situé entre les deux autres ? La CIA a été très occupée à fournir les résistants en armes, soutien aérien, argent et personnel.

Il se pourrait que les alliés occidentaux réussissent à chasser Kadhafi du pouvoir. Ensuite le monde observera en toute innocence le nouveau gouvernement libyen accorder à Washington ce que ce dernier cherche depuis longtemps : une base pour Africom, le Commandement Africain des Etats-Unis, un des six commandements que le Pentagone a positionnés dans le monde. De nombreux pays africains qui avaient été sollicités ont décliné, parfois en des termes relativement durs. Actuellement, Africom est basé à Stuttgart, en Allemagne. Selon un officiel du Département d’Etat : « Nous avons un sérieux problème d’image de marque là-bas... l’opinion publique est vraiment opposée à toute collaboration avec les Etats-Unis. Ils ne font tout simplement pas confiance aux Etats-Unis. » (8) Tous les pays africains sont réticents à accueillir une base militaire US. Il n’y a qu’une seule base US en Afrique, à Djibouti. Alors gardez l’oeil ouvert lorsque la poussière retombera en Libye. La base sera située près des puits de pétrole américains. Ou peut-être que le peuple Libyen aura le choix : une base militaire américaine ou une base militaire de l’OTAN.

Et rappelez-vous – eu regard à l’histoire récente en Irak, Corée du Nord et Iran – que si la Libye avait eu des armes nucléaires, les Etats-Unis n’auraient pas attaqué.

Ou bien les Etats-Unis pourraient réaliser que Kadhafi n’est finalement pas une menace tout simplement parce qu’il est amoureux de Condoleezza Rice. Voici ce que disait le dirigeant libyen lors d’une interview à Al Jazeera le 27 mars 2007 : « Leezza, Leezza, Leezza... Je l’aime beaucoup. Je l’admire, j’en suis fier, parce qu’elle est une noire d’origine africaine. »

Au cours des années, le gouvernement américain et les médias nous ont gavé de scandales concernant Kadhafi : qu’il prenait des drogues, qu’il était obsédé par les femmes, qu’il était bisexuel, qu’il s’habillait en femme, qu’il se maquillait, qu’il se promenait avec un ours en peluche, qu’il avait des crises d’épilepsie, et bien d’autres choses encore ; une partie est peut-être vraie. A présent, voici l’ambassadrice US auprès des Nations Unies qui nous apprend que les forces de Kadhafi se livrent à des violences sexuelles et qu’on leur a administré de la Viagra, apparemment pour augmenter leurs capacités. (9) Etonnant. Qui aurait cru que l’armée Libyenne avait autant de soldats âgés entre 60 et 70 ans ?

Au moment de rédiger ces lignes, des missiles US/OTAN viennent de frapper une maison libyenne, tuant un fils et trois petites filles de Kadhafi, peu après que les offres de négociation de Kadhafi aient été rejetées – encore un haut fait d’armes dans la glorieuse histoire des interventions humanitaires, et un rappel aussi des bombes US sur la Libye en 1986 qui ont tué une fillette de Kadhafi.

(...)

William Blum

12 mai 2011

www.killinghope.org

 

Iraq Deaths : plus de 600,000 Irakiens aurait été tués suite à l'invasion depuis juillet 2006.

Le chiffre est choquant et consternant.

Il est environ 10 fois supérieur à la plupart des estimations données dans les médias américains, et est basé sur une enquête scientifique valide sur les pertes irakiennes violentes causées par l’invasion américaine de mars 2003.

Cette étude, publiée dans le prestigieux journal médical « The Lancet », a évalué que plus de 600,000 Irakiens avaient été tués suite à l'invasion depuis juillet 2006.

Les pertes irakiennes n’ont jamais cessé depuis lors.

Le compteur ci-dessus fournit une mise à jour quotidienne brute de ce chiffre, basé sur un taux d'augmentation tiré du « Iraq Body Count ». (Voir l'explication complète.)

Ce bilan humain dévastateur demande une plus grande reconnaissance. Il éclipse le génocide rwandais, et les dirigeants des USA en sont directement responsables. Pas étonnant qu’ils ne le disent pas publiquement. Voici le code HTML simple pour afficher le compteur sur votre site Web et aider à passer le mot.

Merci a Caplan, Marion et Francine pour la traduction.

 


 

La résistance contre l'agresseur

Le secrétaire à la Défense US a eu bien peur à son arrivée à Bagdad.

Trois missiles ont visé le lieu des discussions alors qu’il s'entretenait avec les autorités irakiennes sur le retrait des troupes américaines du pays.

La zone verte est une enclave hautement sécurisée dans la ville irakienne de Bagdad instituée en 2003, sa surface couvre environ 10 km2 dans le centre-ville de Bagdad, quartier qui abritait précédemment les habitations des dignitaires irakiens proches du pouvoir dont le palais républicain de Saddam Hussein. Cette zone verte abrite notamment le parlement et les services du gouvernement irakien et l'ambassade des États-Unis.

C'est une compagnie privée, Global Strategy Group (GSG) basée à Londres qui gère cette zone sécurisée ainsi que l'aéroport international de Bagdad. Cette forteresse fait l'objet périodiquement de tirs de la résistance Irakienne.

11/07/2011 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/125996-trois-missiles-tires-vers-la-zone-verte-simultanement-a-la-visite-de-panetta-a-bagdad



1 Politique

a) des collaborateurs Irakiens

a) Les grandes manœuvres

Le gouvernement Irakien demande des comptes à Washington…  

Où sont passés quelque 17 milliards de dollars de revenus pétroliers à l’époque où le pays était gouverné directement par les forces d’occupation?
Le président du Parlement irakien, Oussama al-Noujaifi, a quitté Bagdad pour Washington.

Lors de sa visite aux Etats-Unis, il a une question bien concrète à aborder: à l’époque où l’Irak était gouverné par les forces d’occupation, des revenus pétroliers auraient disparu. Si des responsables américains ont reconnu cette disparition la semaine dernière, le montant de la somme « volatilisée » reste à définir. Pour Washington, l’enveloppe serait de 6,6 milliards de dollars, mais les Irakiens estiment que 17,7 milliards de dollars ont été volés par des institutions américaines corrompues.
Cet argent provient des revenus pétroliers après l’invasion conduite par les Etats-unis en 2003. Il était placé dans le Fonds de développement pour l’Irak (FDI) en 2004 quand l’Autorité provisoire de la coalition (CPA) dirigée par Paul Bremer gouvernait l’Irak et gérait ce fonds.

Dans une lettre du 11 mai adressée à la représentation de l’ONU en Irak (UNAMI) et dont l’AFP a eu copie, la commission anti-corruption du Parlement irakien accuse les institutions américaines qui travaillaient sous le contrôle de la CPA (mai 2003 – 28 juin 2004) d’avoir volé cet argent.
L’Irak s’est adressé à l’ONU car c’est la résolution 1483 du Conseil de sécurité du 22 mai 2003, qui avait transféré au FDI, contrôlé par la CPA, l’autorité pour dépenser les revenus provenant du pétrole. Mais, interrogée par l’AFP, une porte-parole de l’UNAMI Randa Jamal a affirmé que « l’ONU n’avait reçu aucune lettre officielle ni demande en ce sens jusqu’à présent ».
Le porte-parole du gouvernement irakien Ali al-Dabbagh a affirmé mercredi que la disparition de ces milliards de dollars avait été discutée au plus haut niveau de l’Etat à Bagdad. « Nous appelons les institutions américaines qui sont liées à cette affaire à garantir les droits des Irakiens et à fournir tous les documents (concernant cette période) aux contrôleurs des comptes irakiens », a souligné Dabbagh dans un communiqué.
L’ambassade américaine à Bagdad a assuré travailler avec les autorités irakiennes pour retrouver ces fonds. « Les gouvernements irakien et américain ont une volonté de transparence et de responsabilité concernant l’histoire du FDI », a assuré le porte-parole américain David Ranz. « Nos deux gouvernements travaillent ensemble, avec l’Inspecteur général spécial (américain) pour la reconstruction de l’Irak afin de vérifier tous les fonds dépensés par le FDI au bénéfice des Irakiens ».

22/06/2011  

http://mediabenews.wordpress.com/

 

Les députés irakiens accusent les entreprises américaines de piller les revenus pétroliers du pays.  

Les députés irakiens accusent les entreprises américaines d’avoir pillé près de 17 milliards de dollars des revenus pétroliers du pays. Dans une lettre adressée au bureau des Nations-Unies en Irak, la Commission d’enquête établie par le parlement irakien pour enquêter au sujet de la corruption financière dans le pays, a demandé à l’ONU de restituer cette richesse retirée du fond irakien pour le développement suite à l’intervention militaire américaine déclenchée en 2003 contre l’Irak.

20/06/2011
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/121026-les-deputes-irakiens-accusent-les-entreprises-americaines-de-piller-les-revenus-petroliers-du-pays

Négociations pour maintenir la présence américaine après 2011 !!! 

Les Etats-Unis et l'Irak mènent actuellement des négociations pour décider d'un éventuel maintien d'un contingent militaire américain en Irak après 2011, a affirmé jeudi le plus haut gradé américain, l'amiral Mike Mullen.

Les Etats-Unis et l'Irak mènent actuellement des négociations pour décider d'un éventuel maintien d'un contingent militaire américain en Irak après 2011, a affirmé jeudi le plus haut gradé américain, l'amiral Mike Mullen.

Les responsables américains multiplient depuis plusieurs mois les démarches auprès de Bagdad pour maintenir un contingent, en dépit de l'accord signé en novembre 2008 entre Washington et Bagdad pour le retrait des derniers soldats américains fin 2011, mais une éventuelle prolongation de leur présence est largement impopulaire en Irak.

"Les négociations sont en cours et c'est compliqué", a annoncé le chef d'état-major interarmées lors d'une rencontre avec la presse.

Responsables militaires américains et irakiens reconnaissent que les moyens anti-aériens, de renseignement et l'aviation sont insuffisants, selon lui.

Les négociations portent sur le nombre de soldats américains qui resteraient stationnés dans le pays et l'étendue de leur mission.

Quelque 46.000 soldats américains sont toujours en Irak, essentiellement engagés dans la formation et le conseil des forces irakiennes.

L'amiral Mullen n'a pas précisé combien de troupes pourraient rester stationnées en cas d'accord. L'administration Obama aurait proposé de maintenir 10.000 hommes, selon le Washington Post.

Les Etats-Unis sont tenus par un accord bilatéral de retirer leur contingent à la fin de l'année.

Si un haut responsable kurde, Kamal Kirkuki, dit souhaiter le maintien de la présence américaine, le puissant mouvement chiite de Moqtada Sadr a menacé de reprendre la lutte armée contre les forces américaines si celles-ci ne quittaient pas l'Irak, comme prévu, à la fin de l'année.

De son côté le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a prôné un dialogue national pour trancher cette question politiquement très sensible et s'est défaussé sur le Parlement.

Il semble peu probable que les députés votent en faveur de ce projet en raison de la pression du mouvement sadriste et de l'impopularité du maintien des troupes américaines.

Pour l'amiral Mullen, "c'est clairement au Premier ministre Maliki et à son gouvernement de décider" si l'Irak veut que les Etats-Unis maintiennent leur présence.

Pour faire monter la pression, les attaques se multiplient contre les forces américaines en Irak. Avec 14 morts, l'armée américaine a connu en juin son mois le plus meurtrier depuis trois ans à la suite d'attaques menées surtout dans le sud chiite.

Le général Jeffrey Buchanan, porte-parole des forces américaines en Irak, a accusé les groupes chiites soutenus par l'Iran d'être à l'origine du regain de violence.

Depuis l'invasion de l'Irak en 2003, 4.469 soldats américaines sont morts et plus de 32.000 ont été blessés en Irak, selon un bilan de l'AFP se fondant sur le site internet indépendant

AFP

10/7

www.icasualties.org.


b) Sur le terrain

Les militaires américains ont pris d’assaut le parlement.  

Les soldats américains ont fait irruption, en pleine séance parlementaire, en provoquant la panique des députés. Le vice-président du parlement a qualifié ce geste d’illégal et de contraire à la loi fondamentale du pays. L’armée d’occupation n’évoque aucune raison, pour expliquer ce geste.

Farid Merrad

18/06/2011

 

http://www.alterinfo.net/notes/


c) Finances

Accord préliminaire pour la construction d’une raffinerie à Kerbala.

Le ministère irakien du Pétrole a signé un accord préliminaire avec un groupe d'investisseurs italiens pour établir à Kerbala une raffinerie qui devrait produire 200.000 b/j d'essence de qualité et de diesel pour le marché intérieur.
"Il s'agit d'un contrat de six mois avec la Kerbala Refinery Corporation (KRC)durant lesquels le consortium doit remplir ses obligations pour mener à bien le projet", a affirmé le vice-ministre du Pétrole chargé des raffineries, Ahmad Chamaa, dans un communiqué publié mardi soir.
"La raffinerie s'étendra sur 6 km2 et sera la plus avancée au niveau
technologique en Irak", a précisé le directeur général de KRC, Dean Michael, en précisant qu'elle coûterait "6,5 milliards de dollars".
La compagnie italienne Saipem fournira la partie technique. La KRC s'est engagée à commencer la production 48 mois après la signature du contrat définitif.
 "Lorsque (la raffinerie) entrera en fonction, elle pourra largement approvisionner le marché intérieur avec la meilleure qualité d'essence et de diesel", a assuré dans ce courriel KRC. 
Il s'agira d'un BOO (Build Own Operate), c'est-à-dire un partenariat public-privé dans lequel les compagnies privées construisent des infrastructures qu'elles font fonctionner avec une aide de l'Etat, notamment dans la fourniture du brut. 
L'Irak entend construire quatre raffineries pour arriver à l'auto-suffisance. Le pays importe actuellement 5.000 à 7.000 tonnes par jour d'essence et de gazole.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=24986


d) Prisons, exactions & torture

Le Conseil présidentiel irakien approuve l'exécution d'Ali Hassan al-Majid.

Le Conseil présidentiel irakien a approuvé l'exécution d'Ali Hassan al-Majid, le bras droit de Saddam Hussein surnommé "Ali le Chimique" pour avoir donné l'ordre de gazer les Kurdes dans les années 1980, ont indiqué vendredi des responsables irakiens et américains.
"Le Conseil présidentiel a approuvé l'exécution d'Ali le Chimique", a déclaré un responsable irakien sous le couvert de l'anonymat. "L'approbation a été donnée il y a deux jours". La porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad, Mirembe Nantongo, a indiqué que sa chancellerie était "au courant de cette approbation".
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1734/Irak/article/detail/188842/2008/02/29/Le-Conseil-pr-sidentiel-irakien-approuve-l-ex-cution-d-Ali-le-Chimique.dhtml


 

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