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02/08/2011

n° 586 - Dossier 'La Flottille de la Liberté 2 ' - 30-07 – Suite - : Le blocus de Gaza continue.


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 


n° 586 - Dossier 'La Flottille de la Liberté 2 ' - 30-07 – Suite - : Le blocus de Gaza continue.


 

Dossier ‘La Flottille de la Liberté 2

n° 586 - 01-07 au 30-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 

Sommaire

3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

3-1 Freedom Flotilla 2: Message in a Bottle.mp4

3-2 Check point israélien à l'aéroport de Bruxelles

3-3 Le Canada Sous Influence

4 Les brèves
4-1 Des militants de la Flottille de Liberté 2 : Abbas nous a poignardés dans le dos.

5 Dossier

5-1 L'ONU condamne Israël pour le sang versé le jour de la «Nakba».

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

6-1 « Un bateau pour Gaza » : Association France-Palestine : lettre à Juppé

6-2 Témoignage de Myriam de Ly.

7 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

7-1 Où s’arrêtera Israël ? Seulement là où nous l’arrêterons.

7-2 Chems Eddine Chitour:: Le blocus de Gaza continue.




3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

3-1 Freedom Flotilla 2: Message in a Bottle.mp4

VIDEO : http://www.youtube.com/watch?v=XXyR2_H0jXE&feature=player_embedded

 

3-2 Check point israélien à l'aéroport de Bruxelles

http://www.youtube.com/watch?v=kExgVOQo8Dc&feature=player_embedded

 

3-3 Le Canada Sous Influence

http://www.youtube.com/watch?v=NNI8pWolZxs&feature=youtu.be



4 Les brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information
4-1 Des militants de la Flottille de Liberté 2 : Abbas nous a poignardés dans le dos.  

Les militants de la flottille de la liberté 2 ont affirmé leur refus de la proposition avancée par les autorités grecques qui les ont appelés à renoncer à leur projet, et qu’en contrepartie les aides humanitaires seront acheminées à travers le port d’Asdoud ou celui d’el-Arich vers la bande assiégée et ce, en collaboration totale avec les Nations Unies.

Des sources parmi la Coalition de la flottille ont tenu à exprimer à l’agence de presse « Safa » l’indignation des solidaires quand ils ont su que la proposition grecque était formulée suite à des négociations entre le président de l’Autorité Mahmoud Abbas et le ministre grec des Affaires étrangères.

Les militants ont affirmé que la position de Abbas n’est qu’un « coup de poignard dans le dos » qui rappelle une ancienne position quand il a décrit la tentative de briser le blocus de « jeu minable » et que ceux qui y participent « doivent demander l’autorisation des israéliens avant d’entrer à Gaza ».

Les pro-palestiniens ont considéré l’offre grecque comme « une manœuvre pour garder d’une autre manière le blocus sur Gaza, manœuvre qui concorde avec la position israélienne ».

Palestine-info.cc



5 Dossier

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information 

5-1 L'ONU condamne Israël pour le sang versé le jour de la «Nakba».
Un rapport de l'ONU accuse l'armée israélienne d'avoir eu recours à un usage excessif de la force en ouvrant le feu le 15 mai sur des réfugiés palestiniens manifestant à la frontière israélo-libanaise, a indiqué mercredi le quotidien Haaretz.

Selon le journal, qui en a obtenu copie, le rapport validé par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a été approuvé cette semaine par les 15 membres du Conseil de sécurité.

Le 15 mai, des milliers de manifestants palestiniens s'étaient réunis au Liban près de la frontière avec Israël pour commémorer la «Nakba» («catastrophe» en arabe), l'exode des populations palestiniennes qui a suivi la création de l'État d'Israël en 1948.

Lorsque les manifestants se sont approchés de la barrière de sécurité longeant la frontière, les troupes israéliennes ont ouvert le feu «à balles réelles», tuant sept civils et blessant 111 personnes, affirme le rapport de l'ONU.

Le document relève que les militaires israéliens ont «ouvert le feu à balles réelles directement contre des manifestants non armés» et affirme que cette riposte «n'était pas proportionnée à la menace pour les soldats israéliens».

«Les forces israéliennes ont bien tiré des salves d'avertissement en l'air, mais n'ont pas eu recours aux moyens classiques anti-émeutes avant d'utiliser leurs armes contre les manifestations», relève le rapport.

«J'appelle les forces israéliennes à s'abstenir d'ouvrir le feu à balles réelles dans de telles situations, sauf lorsqu'elles sont clairement en situation de devoir assurer leur autodéfense», écrit M. Ban dans les conclusions du rapport.

«Tout pays a le droit à l'autodéfense, mais les forces armées d'Israël doivent avoir recours à des moyens opérationnels appropriés» face aux dangers auxquels elles sont confrontées, ajoute-t-il.

Selon la version de l'armée israélienne, «plusieurs émeutiers ont tenté de franchir la barrière frontalière et de s'infiltrer en territoire israélien. Les forces israéliennes ont répliqué par des tirs de semonce».

Le même jour, quatre autres manifestants avaient été tués par des tirs israéliens dans la partie du Golan syrien occupé par Israël.

Le rapport de l'ONU, cité par le Haaretz, examine uniquement les violences à la frontière libanaise à la lumière d'une enquête de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban).

Il reproche parallèlement aux manifestants palestiniens d'avoir provoqué la confrontation et relève que le Hezbollah chiite a participé à l'organisation des rassemblements dans le sud du Liban.

Selon Haaretz, les autorités israéliennes ont décidé de protester contre ce rapport en boudant jusqu'à nouvel ordre son auteur, le coordinateur spécial de l'ONU au Liban, Michael Williams.

Interrogé par l'AFP, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Ygal Palmor, a indirectement confirmé que M. Williams n'était pas le bienvenu en Israël. «Je préfère ne pas donner de précisions sur les rendez-vous qu'il est susceptible d'obtenir en Israël», a-t-il déclaré.

06/07/2011  



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

6-1 « Un bateau pour Gaza » : Association France-Palestine : lettre à Juppé

Le président de l’ « Association France Palestine Solidarité » a adressé une lettre au ministre des Affaires étrangères français, Alain Juppé en raison du bateau français, le « Louise Michel » bloqué par les autorités grecques dans le port du Pirée à Athènes.
Paris, le 3 juillet 2011

M. Alain Juppé Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères 37, quai d’Orsay 75007 Paris
Monsieur le Ministre d’ État,
Je tiens, au nom de l’ « Association France Palestine Solidarité » (AFPS) qui fait partie de la campagne française « Un bateau pour Gaza » qui regroupe 80 organisations, à vous alerter sur la situation d’un bateau français, le « Louise Michel », actuellement retenu de force, par les autorités grecques, dans le port du Pirée à Athènes.
Depuis plusieurs jours déjà, ce bateau est empêché de sortir du port et son ravitaillement en carburant lui est interdit par les autorités portuaires.
Ce blocus est « justifié » du côté des autorités grecques par le fait que, faisant route vers Gaza, cette destination constitue un « danger » pour les passagers et l’équipage.
Deux remarques s’imposent :

1
. Comme on sait, la Convention internationale de l’ONU sur le droit de la mer dispose que tout bateau peut entrer et sortir de tout port d’un pays signataires de la Convention et que rien ne peut l’empêcher de pratiquer ces manœuvres. L’article 24 de ladite Convention est formel : « L’État côtier ne doit pas entraver le passage inoffensif des navires étrangers dans la mer territoriale, en dehors des cas prévus par la Convention. En particulier, lorsqu’il applique la Convention ou toute loi ou tout règlement adopté conformément à la Convention, l’État côtier ne doit pas imposer aux navires étrangers des obligations ayant pour effet d’empêcher ou de restreindre l’exercice du droit de passage inoffensif de ces navires » Le « Louise Michel » est précisément dans le cadre d’un « passage inoffensif ». Rien ne peut justifier qu’il soit bloqué, le commandant de bord étant absolument libre de sa destination que les passagers connaissent. Il ne peut être entravé dans l’exercice de son droit sous peine de violation grave et coupable de la Convention. 2. Ce blocage illégal est de toute évidence de nature politique. Cela ne le rend pas plus acceptable car cela est tout autant contraire au droit. En effet, au nom de quoi un État européen peut-il considérer, dès lors que le danger qu’il redoute est le fait d’une autre partie qui se mettrait du même coup hors la loi, qu’il convient d’arrêter l’agressé éventuel et non pas de prendre toute disposition pour empêcher une agression évoquée de la part de la partie désignée comme étant capable de violences possibles, en l’occurrence l’ État israélien ? On ne peut pas mettre les victimes éventuelles d’une agression en « prison » et laisser libre cours aux agissements anticipés d’un l’agresseur désigné : le gouvernement israélien ! Depuis quand les voleurs ou les tueurs sont-ils libres d’agir et les victimes qui œuvrent pacifiquement, et ici selon les termes de la résolution 1860 de l’ONU, sont-elles privées de leur liberté d’aller et de venir, d’être emprisonnés en quelque sorte ? Tout cela – qui rejoint l’illégalité du blocus de Gaza que les passagers de ce bateau entendent dénoncer concrètement et pacifiquement – fait le jeu de ceux qui, constamment, sont hors la loi. C’est le cas des dirigeants israéliens. Dans ces conditions, Monsieur le Ministre d’ État, je vous demande solennellement d’agir fermement auprès de vos homologues grecs afin que le « Louise Michel » puisse quitter le port du Pirée comme il en a le droit. Et, secondement, puisque « danger » il ya aurait du fait des responsables israéliens, de lui garantir la sécurité et la protection nécessaires. C’est tout ce qui accepte les violations du droit international qui est lourd de danger. On ne peut accepter l’idée que la Méditerranée soit sous domination d’un État, l’ État israélien. J’attends de vous, Monsieur le Ministre d’ État, des initiatives et des actions propres à faire que le bateau français « Louise Michel » puisse quitter Athènes, puisse rejoindre les eaux internationales en direction de Gaza, pour aller à Gaza. Dans l’attente, Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre d’ État, en l’expression de mes salutations distinguées.
Jean-Claude Lefort, Président de l’AFPS, Député honoraire

04/07/2011

http://www.echoroukonline.com/fra/index.php?news=9990


6-2 Témoignage de Myriam de Ly.

Myriam de Ly vient de rentrer en Belgique ce matin avec Jan Cool, tous deux participants à la mission Bienvenue en Palestine, et libérés pour raisons de santé.

"Jan, qui fut médecin dans les camps palestiniens au Liban, et retenu en otage pendant treize mois, a fait une violente crise d’angoisse hier à la prison", raconte Myriam. "Alors qu’il souffre d’une pathologie rénale, les Israéliens lui ont confisqué ses médicaments et l’eau commençait à s’accumuler dans ses jambes. Mais la crise s’est déclenchée alors qu’il entendait le récit des brutalités exercées sur ses compatriotes femmes d’origine arabe."

Partis de Bruxelles vendredi matin par un vol de la compagnie Swiss Air, nous avons été arrêtés à l’aéroport Ben Gourion et nous nous sommes retrouvés vers 15 heures dans la salle des "suspects" à une quarantaine de passagers de diverses nationalités ayant déclaré que nous souhaitions nous rendre à Bethléem.

S’en est suivie une attente de plusieurs heures pendant laquelle des policiers israéliens venaient appeler pour interrogatoire, uniquement des personnes ayant un nom à consonance arabe, tandis que des "faux voyageurs" s’asseyaient parmi ceux qui attendaient pour ... nouer la conversation..

Finalement tous les participants à la mission Bienvenue Palestine se sont retrouvés dans un local en étage. Là, nous avons refusé une proposition de ne laisser passer que les personnes les plus âgées (83, 77, 70 ans). Nous avons alors fait une contre-proposition : tout le groupe part à Bethléem et nous resterons à Bethléem. Ce qui nous fut refusé. 

Puis, comme nous n’avions pas l’air abattu, mais nous chantions au contraire dans toutes les langues et nous racontions nos expériences dans nos pays respectifs, Mick Napier rapportant notamment les progrès de la campagne BDS en Grande-Bretagne, une vingtaine de soldats sont arrivés et ont commencé à nous frapper, tandis que les policiers riaient et nous provoquaient verbalement, après avoir volé les appareils et portables de tous ceux qui tentaient de prendre des photos de ces violences.

"Joyce, une britannique de 70 ans a été jetée par terre et tabassée. Mick Napier, qui s’était interposé pour protéger quelqu’un, s’est retrouvé avec des menottes aux pieds et aux mains pendant trois heures. Puis vers 22 heures, tout le monde a été délesté de l’ensemble de ses effets personnels et jeté dans des fourgons cellulaires qui sont restés moteurs allumés sans bouger pendant deux heures, avec impossibilité de se rendre aux toilettes.

Finalement nous avons tous été conduits dans une salle commune de la prison de Ramleh, où une "assistante sociale" est venue demander à chacun d’entre nous si nous avions des "antécédents suicidaires" !!.
Puis dix repas d’avion nous ont été remis pour un total de vingt cinq femmes, et à 2 heures 30 du matin nous avons été mis dans des cellules par groupes de cinq, et j’ai donc dormi avec deux françaises, une Irlandaise et une Anglaise, jusqu’à 8 heures, heure à laquelle nos geôliers sont venus tambouriner sur nos portes. 

Je ne me suis levée que lorsque le Consul de Belgique à Tel Aviv est venu nous voir dans une salle où ont été réunis une vingtaine de Belges. En revanche l’avocate Gaby Lasky n’a pas été autorisée à nous parler collectivement mais seulement individuellement. 

Quand j’ai repris l’avion j’avais subi entre sept et huit fouilles corporelles et de mes bagages.

Mais, si j’ai dû revenir pour des raisons de santé, ma détermination n’est pas davantage entamée que celle de mes camarades qui exigent de pouvoir se rendre en Cisjordanie. Et l’occupant israélien, loin de me terroriser, m’a donné davantage de raisons de me mobiliser pour la liberté du peuple palestinien."

Témoignage de Myriam De Ly recueilli par CAPJPO-EuroPalestine

Dimanche 10 juillet 2011

http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/07/11/TEMOIGNAGE-DE-MYRIAM-DE-LY



7 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

7-1 Où s’arrêtera Israël ? Seulement là où nous l’arrêterons.

Flottille : c’est à nous d’arrêter Israël !

Après avoir massacré les femmes et les enfants de Gaza, après avoir bombardé des écoles et des hôpitaux, après avoir tiré sur des ambulances et employé des armes chimiques, à présent Israël massacre les humanitaires européens et internationaux.

Et, une fois de plus, la couverture médiatique est pleine de mensonges. A la radio que j’écoutais ce matin, on ne donnait pas la parole aux victimes mais seulement à l’agresseur qui balançait ses excuses habituelles…

1. La Flottille de la Paix n’aurait pas obéi aux injonctions de l’armée israélienne. Mais depuis quand doit-on obéir aux ordres illégaux d’un Etat qui occupe ou bloque illégalement des territoires ne lui appartenant pas ?!
2. Les navires n’auraient pas eu le droit de venir au secours des habitants de Gaza affamés et privés de médicaments ? Mais le blocus israélien viole entièrement le droit international !
3. Les soldats israéliens auraient été agressés. Evidemment ! Comment n’y avait-on pas pensé ! Les crimes israéliens sont toujours de la légitime défense !

Tous ces médiamensonges ne font qu’appliquer les « principes de la propagande de guerre » tels que je les ai exposés dans mon livre Israël, parlons-en ! Je me trouve actuellement en France, ce soir à Montpellier, pour une tournée de débats à ce sujet. Partout, chaque soir, c’est la même lancinante question : que pouvons-nous faire, nous simples citoyens, pour combattre la désinformation, ouvrir les yeux des gens autour de nous et faire cesser les massacres ?
La réponse est simple : en tout premier lieu, gagner la bataille de l’information en discutant le plus possible autour de soi (entreprise, école, quartier, amis…) et le mieux possible : c’est-à-dire en ayant les connaissances concrètes pour réfuter tous les mythes et les médiamensonges et avec une méthode intelligente et efficace pour combattre les préjugés, lever les tabous, instaurer un véritable débat démocratique et citoyen. C’est possible : après nos discussions et nos ateliers de formation, beaucoup nous disent qu’ils ont réussi à débloquer la discussion et à ouvrir les yeux…
Les crimes commis par Israël montrent-ils qu’il serait tout puissant ? Au contraire, Israël se sent de plus en plus en position de faiblesse, même ses partisans se divisent. Et s’il bénéfice encore de l’impunité, c’est à cause du soutien des Etats-Unis et de l’Europe. A nous donc, citoyens européens, d’agir sur nos dirigeants politiques qui sont complices.
Disons partout que c’est l’Europe qui vient d’accueillir Israël comme son 28ème membre dans les faits. Disons partout que Sarkozy s’est vanté d’aller chercher tous les prisonniers français à l’étranger mais n’a pas levé le petit doigt pour défendre Salah Hamouri, jeune franco-palestinien prisonnier politique en Israël !

Disons partout que l’Europe aide Israël à importer ses produits illégaux ! Et qu’il est légitime de les boycotter contrairement à ce que prétend Madame Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur qui viole le droit international ! Disons partout qu’en refusant de reconnaître et de négocier avec le gouvernement élu par les Palestiniens, l’Europe a donné le feu vert à Israël pour bombarder Gaza. Disons partout que ce sont les marchands européens d’armements qui arment Israël avec l’aide de Sarkozy, Merkel et Cie ! Donc, quand Israël bombarde et massacre, ce sont aussi Sarkozy et Merkel et Cie qui bombardent et massacrent !
Si nous expliquons tout cela, de façon simple et concrète, en s’en tenant aux faits, les gens comprendront et feront pression pour arrêter ces crimes. Telle est notre responsabilité à tous.
Faites circuler ces infos autour de vous. Interpellez dirigeants politiques et médias. Mais surtout appelez vos proches à se mobiliser dès maintenant pour dénoncer les crimes, apporter les explications sur la véritable histoire du colonialisme israélien, sur les raisons économiques scandaleuses pour lesquelles USA et Europe le soutiennent, pour réfuter les mythes et média mensonges qu’Israël répand dans les médias.

Le navire turc Mavi Marmara avait été attaqué en mai 2010 par la marine israélienne alors qu'il tentait de rejoindre Gaza. Endommagé, il ne participera pas à la prochaine flottille.

Avec une pression suffisante, nous pourrons imposer le respect du droit et la fin des crimes :

1. Les pays européens doivent renvoyer l’ambassadeur israélien sur le champ, et suspendre tous les accords économiques, politiques et militaires avec Israël.
2. Il faut boycotter tous les produits israéliens tant que le droit ne sera pas respecté.
3. Les médias doivent donner la p arole aux victimes et entamer un débat public sur tous les média mensonges de la propagande israélienne.

MICHEL COLLON

05 juil

http://mediabenews.wordpress.com/2011/07/05/ou-s%e2%80%99arretera-israel-seulement-la-ou-nous-l%e2%80%99arreterons/


7-2 Chems Eddine Chitour:: Le blocus de Gaza continue.

 « Il est erroné de parler de flottille humanitaire, il s’agit d’une flottille de solidarité. La flottille est une action politique et symbolique. Il s’agit de dénoncer ce qui se passe à Gaza. Ce territoire est toujours occupé. Gaza reste une prison. Les matons sont à l’extérieur. »
Rony Brauman. Ancien président de Médecins sans frontières

Pendant près de deux mois, la communauté internationale a été tenue en haleine à l’approche de l’anniversaire du carnage sur le Mavi Marmara le 31 mai 2010. Pour rappel, une flottille humanitaire a eu pour ambition coupable de porter assistance aux Gazaouis coincés dans une prison à ciel ouvert. Résultat des courses, une dizaine de morts, une enquête de l’ONU bâclée, la récompense par le gouvernement israélien avec ostentation du commando de tueurs et le black-out total. Un an après, le blocus est toujours là, on annonce des flottilles et on se prend à rêver qu’elles puissent atteindre les côtes de Gaza pour y apporter une aide symbolique et de la compassion en témoignant sur l’atrocité de la situation actuelle.

La solidarité par les flottilles

« Le siège inhumain de Gaza a commencé avec la prise de pouvoir par le Hamas de la bande de Gaza. Rappelons que le Hamas a été élu démocratiquement - de l’avis de tous les observateurs internationaux dont le président Carter -par les Gazaouis. Pour l’avoir élu, les Gazaouis sont mis au ban, le Hamas diabolisé par les pays occidentaux et Israël n’a fait que mettre en musique cette sanction en décrétant un blocus inhumain. « Depuis les bateaux Free Gaza arrivés en 2008, écrit Eva Barlett, le mouvement qui amène des bateaux à Gaza s’est développé de manière exponentielle. Free Gaza a réussi à rentrer cinq fois dans le port de Gaza et quatre autres expéditions ont été violemment contrecarrées par la marine israélienne. L’expédition maritime de 2008 a été interrompue par un navire de guerre israélien qui a arraisonné un bateau de Free Gaza transportant du matériel médical, des militants non violents, des chirurgiens et des journalistes. La tentative de 2009 a avorté quand les soldats israéliens sont montés à l’abordage. En juin 2009, un autre bateau a été stoppé par la marine israélienne et ses passagers ont été kidnappés et déportés. Israël bloque le passage des bateaux qui veulent rentrer et sortir de Gaza sous le prétexte de la sécurité pour soi-disant empêcher que des armes de contrebande n’entrent à Gaza. Loin de défaire le mouvement des bateaux vers Gaza, les agressions d’Israël ont eu l’effet inverse.

Des bateaux en provenance de Libye, de Malaisie et un bateau transportant des militants juifs ont fait route sur Gaza et ont été bloqués par des navires de guerre israéliens avant d’arriver à la bande de Gaza. En mai 2010, Free Gaza, soutenu par l’organisation humanitaire turque IHH, a envoyé à nouveau des bateaux et des militants vers la bande de Gaza assiégée, cette fois accompagnés par le grand bateau turc le Mavi Marmara. (...) Tout de suite après le massacre de l’année dernière, les autorités égyptiennes ont ouvert partiellement le passage de Rafah. Le siège de Gaza a un impact sur l’eau potable (95% de l’eau de Gaza a une qualité inférieure aux normes de l’Organisation mondiale de la santé), le système sanitaire (les eaux usées sont pompées quotidiennement dans la mer par manque de capacité de stockage), et les secteurs de l’agriculture et de la pèche (les soldats israéliens tirent tous les jours sur les pêcheurs et les fermiers). » (1)

Le blocus absolument illégal de Gaza est considéré par le Conseil de sécurité des Nations unies comme « insoutenable et injustifiable punition collective imposée aux Gazaouis. Pourtant et curieusement l’ONU donne raison à Israël, Eva Barlette écrit : « Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a suggéré que les nations empêchent leurs citoyens de prendre la mer en disant que les gouvernements devraient « utiliser leur influence pour décourager de telles flottilles qui peuvent engendrer une escalade de la violence ». (...) » (1)

« Pis encore, Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé les gouvernements des pays de la Méditerranée à tout faire pour empêcher l’envoi d’une flottille pour Gaza, expliquant que ces bateaux n’ont aucun intérêt humanitaire et ajoutant que pour envoyer de l’aide, il est possible de le faire à travers la route égyptienne ou les ports israéliens. Ban Ki-moon se dit particulièrement préoccupé par l’envoi d’une nouvelle flottille dans la mesure où la communauté internationale considère que ces activistes mènent une « action militaire contre Israël » (organiser quelque chose pour violer un blocus est ’militaire’). » (2)

On remarquera que Ban Ki-moon n’a fait qu’obéir aux « ordres » à la fois des Etats-Unis et d’Israël, il ne propose pas de solution pour lever le blocus de Gaza ! Même son de cloche de la part du Quartette - analogue à un groupe musical qui joue une partition, : le requiem de la cause palestinienne. Avec tout cela on nous dit qu’il n’y a pas de crise humanitaire. Laurent Zecchini écrit : « Les organisateurs de la nouvelle flottille pour Gaza, dont le départ des ports grecs est désormais sérieusement compromis en raison du refus des autorités d’Athènes de la laisser appareiller. La dernière manifestation du succès remporté par cette offensive diplomatique israélienne est la déclaration publiée, samedi 2 juillet, par le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Nations unies et Russie), qui demande « à tous les gouvernements concernés d’user de leur influence pour dissuader toute nouvelle flottille, qui met en péril la sécurité des participants et fait peser la menace d’une escalade ». (...) Sur le plan régional, Israël a obtenu une victoire tactique significative en convainquant la Grèce, Chypre et la Turquie de refuser toute aide logistique à la flottille. » (3)

La situation à Gaza et la politique de fuite en avant d’Israël

Laurent Zecchni poursuit en rapportant l’ambivalence du discours sans, toutefois, le critiquer : « « Ehud Barak (ministre israélien de la Défense) n’a pas tort de dire qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza », résume, à Jérusalem, un haut responsable européen, « les gens ne meurent pas de faim dans les rues, mais tous les indicateurs, l’éducation, la pauvreté, le chômage, l’accès à l’eau, montrent une évolution négative ». Plus de 70% des quelque 1,5 million de Gazaouis reçoivent une aide humanitaire internationale, et le taux de chômage, officiellement estimé à 30,7%, atteint en réalité 45,2% (l’un des taux les plus élevés du monde), selon l’Unwra, Depuis que le blocus de Gaza a été imposé par Israël, le nombre de gens vivant dans une extrême pauvreté (avec 1,5 dollar par jour), a triplé, pour atteindre 300.000 personnes. Celle-ci, insiste Gisha, « a été accrue par des années de blocus et de restrictions de mouvements ». Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), l’allégement du blocus n’a eu qu’un « impact positif marginal ». Gaza reste, d’autre part, un territoire étranglé : Vers le sud, le blocus de Gaza n’a été que partiellement allégé : l’Egypte a annoncé, le 28 mai, l’ouverture du point de passage de Rafah. Mais celui-ci est exclusivement réservé aux mouvements de personnes et ces derniers restent limités. » (3)

Dans le même ordre, après le massacre opéré sur la flottille humanitaire l’an dernier, il faut garder en tête le fait qu’en l’espace des six derniers mois, 700 personnes (Palestiniennes, cela va de soi...) ont fait l’objet de déplacement forcé et 600 structures civiles (immeubles d’habitation, structures sanitaires, citernes d’eau,etc.) ont été détruites. Les expropriations et la construction de colonies en Cisjordanie ne font que se poursuivre ; les violences émanant de colons et des IDF (Israeli Défense Forces) est bien réelle (y compris à l’encontre d’enfants lorsque ceux-ci sont sur le chemin de l’école) ; les restrictions aux libertés d’associations et d’expression font rage ; la liberté de circulation quant a elle, est à l’agonie (check-points où on peut être retenue des heures pour des motifs fallacieux d’y voir des personnes âgées ou handicapées y faire preuve de patience dans la peine et des soldats de 20 ans aboyer sur des individus trois fois leurs aînés. Pendant ce temps, sur les autoroutes passent à grande vitesse des familles israéliennes les cheveux au vent et riant à gorge déployée.

Une tentative bloquée par l’Europe sur ordre d’Israël

« D’autre part, Israël présenté comme un îlot de démocratie dans un océan moyen-oriental d’arriération fait de la discrimination dans sa politique envers les Palestiniens. L’Etat d’Israël dépense 5 fois plus d’argent pour un écolier juif qu’un écolier arabe, la discrimination à l’embauche et la ségrégation grandissante en matière d’habitat. On dit qu’en 2010, la ségrégation en Israël entre Arabes et Juifs est presque totale : sous le couvert du nom faussement banal. La Knesset a finalisé un projet de loi destiné à contourner les décisions antérieures de la Haute Cour de Justice. Il ne sera pas possible de le décrire autrement que comme une loi d’apartheid. Le projet de loi permettrait dans les petites banlieues rurales de rejeter les demandes de familles arabes qui « sont incompatibles avec le tissu socio-culturel de la communauté. S’il devient loi, l’amendement donnera aux comités des villages communautaires le pouvoir de limiter la résidence dans leurs villes exclusivement aux Juifs. » (4)

L’opération « flottille » n’a pu être concrétisée du fait de l’aide de toutes les compagnies aériennes européennes qui ont reçu des listes d’Israël pour ne pas laisser embarquer des militants de la cause palestinienne. La flottille pour Gaza n’a pas dépassé les ports grecs, les pro-palestiniens de l’opération « Bienvenue en Palestine » iront-ils plus loin que les passerelles de l’aéroport Ben Gourion de Lod ? Les autorités israéliennes sont déjà sur le pied de guerre et des militants ont été refoulés à l’embarquement de Roissy-Charles-de-Gaulle jeudi après-midi. Une liste noire de 329 ou de 342 militants jugés indésirables aurait été communiquée aux compagnies aériennes desservant Israël. Selon le Haaretz, un poste de commandement militaire devait ouvrir dans la soirée de jeudi à Ben Gourion. Avec en perspective une bataille d’images à livrer. Trente-six militants pro-palestiniens venus d’Europe et interdits d’entrée en Israël, ont été expulsés dimanche 10 juillet. 82 étaient toujours détenus dans l’attente de leur expulsion. Israël est parvenu à bloquer depuis jeudi la venue de centaines de militants qui voulaient débarquer à l’aéroport de Tel-Aviv pour se rendre en Cisjordanie occupée, soit à leur arrivée, soit en amont en dissuadant des compagnies aériennes de les embarquer » (5).

Gaza refuse la charité du gouvernement grec

La lettre qui suit a été adressée au gouvernement grec, le 12 juillet 2011, pour lui dire clairement que la population de Gaza ne veut pas la charité mais la liberté et le respect de ses droits humains, dont le droit à mener une vie digne. Sourd semble-t-il à sa position, un porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères, M. Delavekouras, a réitéré « l’offre généreuse » de son gouvernement de livrer une quantité limitée d’aide humanitaire à la population de Gaza, au lieu de l’aider à recouvrer la liberté à laquelle elle a droit.

« Nous, membres de la société civile palestinienne à Gaza, avons observé les actions entreprises par votre gouvernement pour empêcher la Flottille de la Liberté 2 de naviguer vers la plus grande prison à ciel ouvert - la Bande de Gaza - pour défier le blocus criminel d’Israël, qui nous prive de choses que la plupart des gens considèrent comme acquises, et d’abord et avant tout, notre liberté de mouvement. Nous sommes dans l’impossibilité de bénéficier de soins de santé adéquats ou de débouchés d’enseignement parce que nous ne pouvons pas voyager librement. Nous sommes coupés de nos familles dans les autres parties du territoire occupé et à l’étranger, et nous ne sommes pas autorisés à inviter des gens à venir nous voir à Gaza. Et maintenant, vous avez étendu cette restriction aux gens dont la principale mission est de se tenir en solidarité avec nous. La population de Gaza n’a besoin d’aide humanitaire que parce que nous ne pouvons pas bâtir notre économie. Nous ne sommes pas autorisés à importer des matières premières ou à exporter ; nos pêcheurs et nos fermiers sont la cible de tirs lorsqu’ils essaient de pêcher et de cultiver leur terre. A cause de la politique israélienne délibérée, 80% de notre population dépend de l’aide alimentaire, nos infrastructures sont en ruine et nos enfants ne peuvent imaginer un jour où ils connaîtront la liberté. » (6)

« Votre proposition de livrer la cargaison de la Flottille de la Liberté implique la notion que l’aide humanitaire résoudra nos problèmes et c’est une tentative médiocre de masquer votre complicité dans le blocus israélien. Les organisateurs et les participants de la Flottille de la Liberté reconnaissent que notre situation désespérée n’est pas une question d’aide humanitaire ; c’est une question de droits de l’homme. Ils emmènent avec eux quelque chose de plus important que l’aide ; ils emmènent l’espoir, l’amour, la solidarité et le respect. Bien qu’il soit évident que vous avez subi d’énormes pressions politiques pour vous soumettre à la volonté du régime israélien, de collaborer avec Israël pour violer le droit international et légitimer le siège, nous refusons d’accepter vos miettes. Nous avons soif de liberté, de dignité et de la capacité à faire des choix dans nos vies quotidiennes. Nous vous exhortons à reconsidérer immédiatement votre décision et à laisser partir la Flottille de la Liberté (...) défiant ainsi le blocus illégal israélien de la Bande de Gaza et l’occupation illégale de la terre palestinienne. » (6)

Beau plaidoyer en vérité qui n’a pas convaincu... Si ce n’est pas une crise humanitaire ? Quelle est la solution ? Que font les pays occidentaux pour lever le blocus ? Israël continuera-t-il à imposer le fait accompli ? Chaque nouvelle bravade par de nouvelles constructions constitue un précédent irréversible. Que le Quartette avoue il y a quelques jours son impuissance n’augure rien de bon ! Les Palestiniens veulent leur Etat dans les frontières de 1967. Israël n’en veut pas ! Israël va-t-il rester dans sa tour d’ivoire et son bunker mental ! L’Heure de la raison et des concessions a sonné. Le calvaire de près d’un siècle du peuple de Palestine doit cesser. C’est une exigence morale. A quand un président ou une autorité disposant d’un magister moral capable de dire à la face du monde , à l’instar de John Fidgerald Kennedy au plus fort du blocus de Berlin avec son célèbre « Ich bin ein Berliner ! » , « Ich bin ein Ghazoui ! »

Chems Eddine CHITOUR

19 juillet 2011

EN COMPLEMENT : voir le site http://www.unbateaupourgaza.fr/

1. Eva Bartlett. Invincibles, les flottilles de la liberté se multiplient http://www.ipsnews.net/news.asp?idn...Mondialisation.ca, Le 9 juin 2011

2. Jeremiah Albert – JSSNews

3. Pas de « crise humanitaire » à Ghaza, mais un blocus persistant et destructeur. Le Monde 06.07.11

4. Amnon Be’eri-Sulitzeanu. La ségrégation des Juifs et des Arabes d’Israël en 2010 est presque absolue. Ha’aretz 29/10/10

5. http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/07/10/israe...

6. http://www.alterinfo.net/Gaza-refuse-la-charite-du-gouvernem... grec_a61175.html ?preaction=nl&id=2634765&idnl=93642&

URL de cet article 14223
http://www.legrandsoir.info/le-blocus-de-gaza-continue.html


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