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05/08/2011

n°32 - -Libye : Analyse, Géopolitique et stratégie de L'Otan, France, & Grande-Bretagne - 03-08 - début–

n°32 -  -Libye : Analyse, Géopolitique et stratégie de L'Otan, France, & Grande-Bretagne -  03-08  - début

: Kadhafi réaffirme sa détermination à vaincre l’OTAN.  


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Libye :Analyse, Géopolitique et stratégie de L'Otan, France,

& Grande-Bretagne 

n°32 du 03-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Le " dossiersdu libye" est  visible  sur mes blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Résistance

Paroles & action du président Kadafi

Kadhafi réaffirme sa détermination à vaincre l’OTAN.  

Tiré à part :

Véronique Kiesel : Et une nouvelle plainte contre l’Otan, une !

La liquidation du ‘chef militaire’ des rebelles libyens : un coup dur pour l’Otan.

Les massacres cachés des avions de l'Otan. 

Au jour le jour

France

Juppé décide de mettre Kadhafi à la pension...

Grande-Bretagne

Londres s’empare des avoirs libyens pour aider les rebelles.

Otan

 L’OTAN bombarde des sites à Tripoli, Syrte, Khomes et Brega.

Raids aériens de l’OTAN contre des villes libyennes  

L'OTAN menace de bombarder les sites civils utilisés par les pro-Kadhafi.

L’OTAN a bombardé, lundi, un petit hôpital  et tue 4 civils et 9 rebelles -

L’OTAN bombarde un check-point de contrôle de circulation en Libye.

L’Otan détruit des antennes de télévision à Tripoli.

Bombardements contre Tripoli au premier jour de Ramadan .

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo - Thierry Maysan - La recolonisation de l’Afrique a déjà commencé


1-2 Méthode Coué Qui contrôle le port de Brega ?

Otan

Raid sur la TV libyenne.

Fin

2 Les brèves

2-1 France

2-1-2 Alexandre Duyck: La Libye coute1,2 million d'euros par jour a la France…

2-2 Grande-Bretagne

3  Dossier

3-1 L'inquiétante fragilité de l'opposition libyenne.

3-1 France

3-1-1 Alexandre Duyck : Pres-de-cinq-mois-apres-le-debut-de-l-offensive-en-Libye-Kadhafi-est-toujours-la…

3-1-2 Le nouveau maillage de la Françafrique.

3-1-3 Eva R-sistons : France : Guerre humanitaire ou "sale" pour la domination du monde.

3-1-4 Gilles Munier : Guerre de Libye: du sang sur les mains des députés français.

3-1-5

Gilles Munier :  Libye : les déboires de Sarkozy ne font que commencer

3-2 Grande-Bretagne

3-2-1 La GB expulse tous les diplomates libyens en poste à Londres . 

3-3 Otan

3-3-1 L'Otan perd des forces en Libye

3-3-2 Allain Julles : Le nouveau plan diabolique de l'Otan.

 



Résistance

Paroles & action du président Kadafi

Kadhafi réaffirme sa détermination à vaincre l’OTAN.  
Le leader libyen, Mouammar Kadhafi, a affirmé que la poursuite des bombardements de l’OTAN accroîtra la volonté de défi et d'entêtement du peuple libyen, ainsi que sa constance, son courage et sa foi en son droit à la vie.
Dans un discours adressé à des foules de Libyens réunis à Zliten (dans l’ouest du pays), retransmis mercredi soir par la télévision libyenne, le guide Kadhafi a déclaré que ses compatriotes ont décidé de vivre sur leurs terres libres, en sécurité et qu’ils vaincront l'OTAN.
Il a appelé les Libyens à marcher sur le Jabal Al-Gharbi et à le libérer.
«N’eût été la protection des avions des croisés, les lâches et les traîtres ne pourront pas déployer des troupes au sol sur le Jabal Al-Gharbi», a-t-il dit.
«Nous n'avons pas peur des avions des croisés. Nous les défions au-dessus du sol et nous payerons n'importe quel prix qu’ils voudront, avec nos vies, nos enfants et nos femmes afin de vaincre l'ennemi», a ajouté le leader libyen.
Il a souligné que les groupes armés, qui ont pris le contrôle du Jabal Al-Gharbi, n'ont aucun avenir, les invitant à déposer les armes et à se rendre ou à faire face à la mort.
Il a affirmé que le peuple libyen marchera pour la libération de ces régions.

29/07/2011 
http://www.afriquejet.com/securite-defense-protection-2011072919446.html



Tiré à part :

Véronique Kiesel : Et une nouvelle plainte contre l’Otan, une !

L’avocat français du colonel Kadhafi, Me Marcel Ceccaldi, prépare avec un collègue belge, Me Ghislain Dubois, de nouvelles actions judiciaires contre l’Otan au nom des victimes des bombardements menés dans le cadre de la guerre en Libye.

Et une nouvelle plainte contre l’Otan, une ! Ce jeudi, deux avocats, un Belge et un Français, vont, suivant leur communiqué, « rendre publiques à Bruxellesles actions judiciaires qu’ils mènent et vont mener contre l’Otan au nom des victimes des bombardements dans le cadre de la guerre en Libye ». Nombreux sont en effet les citoyens qui s’émeuvent de la longueur de l’offensive menée par l’Otan contre la Libye, commencée il y a cinq mois, et des inévitables victimes civiles. Selon les autorités libyennes, sept personnes ont encore été tuées lundi dans un raid de l’Otan contre un petit hôpital à Zliten, à 150 km à l’est de Tripoli (bnotre photo). Et l’Otan vient d’avertir ce mardi qu’elle bombarderait tout site civil, industriel ou agricole en Libye qui serait utilisé à des fins militaires par les troupes de Kadhafi, tout en prenant « les plus grandes précautions » pour éviter les pertes civiles.

On ne connaît pas encore le contenu de ces nouvelles plaintes, qui devraient porter sur les victimes civiles faites par l’Otan, mais elles semblent émaner du régime libyen. L’avocat français qui va présenter ces plaintes, Me Marcel Ceccaldi, est en effet l’avocat du colonel Kadhafi lui-même. Le 4 juillet, Me Ceccaldi avait demandé au procureur de la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête sur les crimes commis par l’Otan en Libye.

Dans ce courrier, l’avocat indiquait que « l’Otan, sous l’impulsion, le commandement et l’égide des Etats-Unis, de la Franceet du Royaume-Uni, commet intentionnellement » des crimes de guerre. La CPI a par ailleurs lancé des mandats d’arrêt contre Kadhafi et un de ses fils. Mais l’avocat avait écrit au procureur qu’il avait compétence et autorité pour «engager des poursuites en vertu du mandat que vous a confié le Conseil de sécurité contre des “chefs militaires et autres supérieurs hiérarchiques” des Etats membres de l’Otan ». Selon lui, ces poursuites devraient viser le président français Sarkozy et son homologue américain Obama.

Me Ceccaldi est également l’avocat de l’ancien président de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo. Avec son confrère Jacques Vergès, il s’était vu refuser l’entrée sur le territoire ivoirien en mai dernier. Ils venaient défendre M. Gbagbo, qui avait été arrêté le 11 avril, mais ne disposaient pas de visa d’entrée valable. Et l’année dernière, Me Ceccaldi officiait également comme avocat de Dadis Camara, qui avait pris le pouvoir en Guinée après la mort du président Lansana Conte, et que certains soupçonnent d’être impliqué dans la répression d’une manifestation à Conakry, en septembre 2009, qui avait fait 157 morts.

Aïcha Kadhafi, fille de Mouammar Kadhafi, avait déjà déposé début juin plusieurs plaintes contre l’Otan, l’accusant d’avoir tué le plus jeune des fils de Kadhafi, Seif al-Arab, 29 ans, et trois de ses petits-enfants, ainsi que des amis et voisins, lors d’un raid le 30 avril. On savait qu’une de ces plaintes, déposée à Paris, avait été classée sans suite le 30 juin. Mais nous venons d’apprendre que la justice belge s’est déclarée incompétente pour le même type de plainte qui avait été déposée à Bruxelles. Le dossier a donc été classé et les avocats en ont été informés. Cette plainte-là se basait sur la loi de compétence universelle, l’Otan ayant son siège à Bruxelles.

L’avocat belge qui expliquera ce jeudi les nouvelles actions en justice, Me Ghislain Dubois, du Barreau de Liège, nous a expliqué que les nouvelles plaintes ne seraient pas basées sur la compétence universelle, mais que la justice belge devrait être compétente puisque le siège de l’Otan est en Belgique et qu’elle viole le mandat de l’ONU. Me Dubois est notamment l’avocat du député européen français Bruno Gollnisch (Front national).

L’ancien président sud-africain formel : ‘‘L’Afrique doit se dresser contre l’Occident’’

Véronique Kiesel 

AP

La liquidation du ‘chef militaire’ des rebelles libyens : un coup dur pour l’Otan.

L’impasse militaire dans laquelle se trouve le conflit libyen, plus de quatre mois après le début de l’intervention occidentale, risque de se compliquer davantage pour les forces de l’Otan après l’élimination du chef des rebelles, le général-major Abdelfattah Younes, dans des conditions qui restent à élucider. Si sur un plan strictement militaire, cette élimination ne devrait pas changer grand-chose dans la stratégie de l’Otan en Libye, en revanche, elle risque de rendre encore plus étroite la marge de manœuvre politique des capitales occidentales impliquées dans le conflit.

Cela fait déjà quelques semaines que les dirigeants occidentaux se sont rendus à l’évidence que la rébellion était incapable de prendre militairement Tripoli malgré l’armement reçu, la couverture aérienne des forces de l’Otan et la présence à l’Est du pays de conseillers militaires et de barbouzes occidentaux. La déception des capitales occidentales qui pariaient sur un effondrement rapide du régime de Kadhafi ne les a pas pour autant ramenées à la raison.

La feuille de route de l’Union africaine appelant à un cessez-le-feu immédiat sous surveillance internationale suivi d’un dialogue politique inter-libyen en vue d’organiser une transition démocratique dans le cadre de la préservation de l’indépendance et l’intégrité territoriale de la Libye, est superbement ignorée même si les capitales occidentales font croire qu’elles planchent sur une « issue politique » à la crise libyenne. Les discours diplomatiques sont vite suivis de l’intensification de la pression militaire sur les forces loyalistes.

L’évolution de la donne militaire sur le terrain et le dynamisme de la diplomatie sud-africaine, qui a réussi à arracher à Kadhafi son effacement du futur dialogue politique et donc de la future reconfiguration de la scène politique libyenne, n’ont malheureusement pas réussi à convaincre les puissances occidentales de la nécessité de privilégier une solution politique au conflit. En revanche, ils ont fini par démasquer le jeu perfide de ces puissances que les médias à la solde du capital et des pétromonarchies du Golfe ont cherché à draper sous des oripeaux humanitaires alors que la guerre menée par l’Otan apparaît de plus en plus comme une guerre menée en violation flagrante des résolutions onusiennes 1970 et 1973. En effet, l’objectif n’est plus la protection de la population civile par l’interdiction aérienne de toute avancée des troupes de Kadhafi mais bien une offensive militaire assurant la protection aérienne de forces rebelles soutenues par des puissances étrangères en vue d’un changement de régime politique, ce qui constitue en soi une violation flagrante de la Charte des Nations-unies.

Sarkozy et Juppé ne ratent aucune occasion pour prétendre que si la France et ses alliés n’étaient pas intervenus, Kadhafi aurait massacré la population de Benghazi. A supposer que cela ait été à un moment vrai, pourquoi n’arrêtent-ils pas la guerre maintenant puisque la réalité du terrain, après cinq mois de guerre fratricide et de bombardements occidentaux, recommande que les Libyens doivent se mettre autour d’une table pour trouver une solution politique consensuelle qui garantisse leur autodétermination politique sans ingérence étrangère ? En fait, à chaque fois que les tentatives de médiation- africaine, turque, russe et autres- semblent se rapprocher d’un cessez-le-feu, les capitales occidentales, surtout Paris, font pression sur leurs marionnettes de Benghazi pour les amener à rejeter l’offre de négociations.

Nouvelle tactique de l’Otan

Et pour cause. Les puissances occidentales sont allées trop loin dans leur guerre contre le régime de Kadhafi pour permettre aux gens de Benghazi de s’arranger avec les gens de Tripoli qui restent fidèles au régime de Kadhafi. Ces puissances savent que toute solution qui reviendrait à marginaliser le CNT ou à laisser la part trop belle aux gens de Tripoli risque de leur coûter cher, stratégiquement et économiquement parlant, dans le futur. La reconnaissance du CNT comme « autorité gouvernementale » par les puissances occidentales au moment même où ces dernières arrivent à la conclusion de son impuissance militaire, outre qu’elle s’apparente à un holdup financier à main armée, n’est pas le moindre des paradoxes de cette guerre.

C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la nouvelle orientation tactique des opérations militaires de l’Otan en Libye. Cette nouvelle orientation prend acte de l’impasse militaire sur le terrain comme l’a avoué, la semaine dernière, lors de sa dernière conférence de presse avant son départ à la retraite, le chef d’état-major interarmées américain, l’amiral Michael Mullen. Elle consiste essentiellement à intensifier la pression militaire contre Tripoli dans l’espoir de provoquer un soulèvement populaire contre le régime de Kadhafi. Les frappes ciblant des bâtiments civils et l’embargo humanitaire qui frappe Tripoli et sa région, ne sont pas un hasard ni un résultat collatéral de la guerre mais des actes délibérés de violation du droit international humanitaire en vue de pousser la population à se soulever contre le régime.

Les stratèges de l’Otan sont arrivés à cette nouvelle tactique après s’être rendus à l’évidence que les troupes rebelles ne viendront pas à bout des forces loyalistes dont la combativité- inattendue par les Occidentaux- prouve chaque jour davantage qu’elles ne se battent pas tant pour Kadhafi que pour des raisons tribales, régionales et/ou patriotiques plus fortes. Cette conclusion a été tirée il y a quelques semaines alors que le Général-major Abdelfattah Younes dirigeait encore l’armée hétéroclite des rebelles. Son unité appelée « Saiqa » était considérée comme l’unité la plus professionnelle et la mieux aguerrie au sein d’une armée composée en majorité de miliciens inexpérimentés. Qu’en sera-t-il maintenant qu’il a été liquidé avec ses deux adjoints dans une opération qui a tout l’air d’un guet- apens tendu par une fraction rivale au sein de la rébellion de Benghazi ?

Mauvaises perspectives pour l’Otan

Les premiers indices qui ont suivi l’annonce de la mort du général Younes ne sont guère rassurants pour les capitales occidentales. Les hommes de la « Saiqa » ont quitté leurs postes à l’entrée du port pétrolier de Bréga et ont foncé vers Benghazi où ils auraient échangé des coups de feu avec d’autres rebelles de la capitale de l’Est. Mais le plus grave est que la puissante tribu des Obeidi dont était originaire le général Younes semble avoir mal pris la nouvelle de son élimination et ne paraît guère croire la version de son assassinat par des agents de Kadhafi, version qui n’a même pas été retenue par le CNT dont le président a fait endosser l’assassinat par une fraction « incontrôlée. » En effet, il est de notoriété publique que le général Younes n’avait pas que des amis parmi la rébellion de Benghazi.

Une partie du CNT lui reprochait son passé au sein du régime. Compagnon de la première heure de Kadhafi, il a été notamment chef des forces spéciales durant de longues années avant d’occuper les postes de ministre de la défense et de l’intérieur. Même s’il avait rejoint la rébellion dès les premiers jours, certains n’hésitaient pas à voir en lui un « agent double ». Les motifs de sa convocation par une commission judicaire à Benghazi n’étaient pas clairs. Officiellement, il s’agissait de l’interroger sur les raisons de l’enlisement de la rébellion sur le front de Bréga qu’il dirigeait personnellement. D’autres sources affirment qu’il devait être interrogé à propos de contacts secrets qu’il aurait eus avec le régime de Kadhafi. Cette dernière version paraît assez plausible puisqu’il aurait été intercepté et tué sur le chemin, avant d’arriver sur le lieu où il devait être interrogé.

L’élimination du général Younes risque dans ces conditions de raviver les luttes intestines au sein d’un groupement hétéroclite composé d’ « islamistes », de « libéraux », de « monarchistes », un groupement d’incapables infiltrés par des agents du MI5, de la CIA et du Mossad et porté à bout de bras par des puissances étrangères qui risquent de se retrouver plus tôt que prévu devant une guerre civile politico-tribale ouverte sur tous les scénarios possibles, y compris celui qui verrait des radicaux affiliés à la nébuleuse d’Al Qaida se mettre de la partie avant le coup d’envoi du sifflet de l’arbitre américain ! On comprend dans ces conditions l’inquiétude qui s’est emparée des capitales occidentales après cet assassinat. Le Département américain a rappelé qu’il s’agit d’un coup dur porté à la rébellion et a invité les composantes de cette dernière à la solidarité et à l’union.

En effet, le scénario d’une guerre politico-tribale dans laquelle seraient impliqués les bataillons d’Al Qaida, s’il était peut-être savamment calculé par les apprentis-sorciers qui arment et entraînent aujourd’hui les « Chabab » dans un agenda aux contours et au timing flous pour mieux les utiliser comme épouvantail dans l’après-Kadhafi en vue de justifier une intervention permanente et une base de l’Africom dans le désert libyen, risque aujourd’hui de devenir un malheureux boulet aux pieds de l’Otan.

En effet, la précipitation de la perspective d’une guerre politique et tribale dans le tiers oriental du pays contrôlé par la rébellion et ses sponsors occidentaux – avant la chute du régime de Kadhafi- risque de contrarier des plans déjà mis à mal par la précipitation et l’interférence électrique d’intérêts et de parties fort divergents. D’une part, elle pourrait ouvrir les yeux à la population libyenne sur les risques de guerre fratricide et de désordre qui l’attendent au cas où le CNT arrivait au pouvoir et favoriser son retournement contre les faux « libérateurs » de Benghazi dont les violations des droits de l’Homme ont fini par alerter même le très conservateur sénateur républicain John McCain qui a invité fermement ses amis du CNT à cesser ce genre de dépassements sous peine de s’aliéner le soutien américain et atlantique !

D’autre part, cette sombre perspective risque de donner du grain à moudre aux forces libyennes, africaines et internationales qui militent en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et d’une solution politique fondée sur le dialogue inclusif inter-libyen. Avant qu’il ne soit trop tard.

Texte de Mohamed Tahar Bensaada, tiré du site Oumma.

Résistance -Communauté : Parti Communiste Français
http://www.resistance-politique.fr/


Les massacres cachés des avions de l'Otan. 

TÉMOIGNAGES POIGNANTS DE DEUX JEUNES LIBYENS
C'est sous un déluge de bombes que le citoyen libyen accueille chaque nuit, la peur au ventre, dans l'attente d'une fatale explosion.
Ils ont respectivement 28 et 30 ans. Ils s'appellent Abdelmalek Al Aqari et Ismaïl Al Gharyane. L'un est médecin et l'autre ingénieur en télécommunications. Ces deux jeunes Libyens, qui ont échappé à l'enfer des bombardements de l'Otan, nous ont fait part de leurs témoignages poignants sur les atrocités et le déluge de feu que crachent les avions des coalisés quotidiennement, jour et nuit sur leurs têtes. Abdelmalek et Ismaïl suffoquent. Choqués à jamais par les spectacles atroces, ils ne trouvent pas les mots pour exprimer leur douleur en voyant cet acharnement meurtrier contre la population civile. «On est fatigués, lessivés et surtout inquiets. On n'oubliera jamais ces images d'enfants carbonisés, ces femmes massacrées et ces vieillards brandissant des rameaux d'oliviers, partis en direction de Benghazi dans le but de mener une mission de réconciliation et de paix. Ils furent bombardés par l'Otan», témoignent-ils avec un courage admirable et réprimant leurs larmes. Des images pleines d'horreur que l'Occident cherche à dissimuler ou à brouiller par une terrible campagne d'intox assumée avec un zèle extrême par Al Jazeera en ce qui concerne le Monde arabe. Face à une telle situation, Abdelamalek s'est tout de suite rendu compte de l'urgence d'une réaction populaire libyenne afin de rétablir les vérités occultées par la manipulation.
«L'Otan ne cible pas uniquement des positions militaires, mais civiles aussi, vous appelez ça une protection de la population?», racontent les deux jeunes Libyens. «C'est horrible ce qui se passe et on cherche à nous faire accepter les boniments racontés par la propagande et cette histoire créée de toutes pièces qui veut faire croire au monde que le CNT et son aile armée luttent pour une Libye plus démocratique», ajoutent-ils avant de s'interroger sur cette «démocratie qui se construit sur un génocide, qui détruit des écoles, des aéroports, des hôpitaux et les réserves alimentaires? Franchement on n'en veut pas». L'intervention étrangère fut, à leurs yeux, un prétexte pour bloquer l'aboutissement à une solution. Ce qui n'était qu'un incident au départ survenu pour quelques revendications, s'est transformé subitement en un cauchemar en trois dimensions pour les Libyens. «Désormais, c'est sous un déluge de bombes que le citoyen libyen accueille chaque nuit, la peur au ventre, dans l'attente d'une fatale explosion».
On cherche les victimes après le déluge
Ils racontent non sans douleur comment «le matin, on cherche à savoir combien d'innocents ont disparu et combien il y a de blessés. Parmi les corps sans vie, une mère, une épouse une soeur cherchent les siens. Parfois, elles sont soulagées, mais souvent, c'est un enfant, un époux ou un frère qui disparaissent à jamais».
Les visages marqués par une rude épreuve à laquelle ils ne s'attendaient pas, les traits tirés qui expriment une grande tristesse caractérisent nos témoins. Nos deux interlocuteurs reviennent longuement sur les débuts des événements pour rappeler qu'en 1996, de graves violences sont survenues à l'intérieur d'une prison à Benghazi entre la police et les détenus. Ce qui a occasionné la mort de 1500 prisonniers. Ces deux jeunes comme des milliers d'autres en Libye espéraient un avenir radieux après des études brillantes dans des universités londoniennes. Ils rêvaient d'une belle carrière dans n'importe quel pays arabe, particulièrement en Libye où les cadres universitaires étaient considérés il y a peu de temps, comme une catégorie privilégiée.

C'était le rêve de ces deux jeunes, comme tant d'autres Libyens écrasés par les bombardements de l'Otan. En effet, Abdelmalek Al Aqari et Ismaïl Al Gharyane voient filer leur espoir depuis que leur pays a été plongé dans l'enfer de la guerre. Il y a six mois seulement, ces deux Libyens, rencontrés récemment à Constantine, menaient une vie paisible et sans problèmes majeurs. Ils se permettaient le luxe de rêver. Et pourquoi pas lorsqu'on sait qu'avant le chaos annoncé par l'Otan et ses satellites, la Jamahiriya était l'un des rares pays arabes qui pouvaient s'enorgueillir d'avoir répondu intelligemment à la question de la répartition des richesses.

Un jeune Libyen sur deux avait la chance d'étudier dans les plus prestigieuses universités européennes. Pour cette année et rien qu'en Grande-Bretagne, ils sont plus de 5000 Libyens à poursuivre des études supérieures au Royaume-Uni.

28/07/2011



Au jour le jour

France

Juppé décide de mettre Kadhafi à la pension...

Pour Juppé c'est la retrait
"L'une des hypothèses envisagées, c'est qu'il (Kadhafi) séjourne en Libye, mais à une condition, c'est que très clairement il se mette à l'écart de la vie politique libyenne. C'est ce que nous attendons
avant de déclencher le processus politique du cessez-le-feu".

Pas sûre que la déclaration d'Alain Juppé sur LCI ce mercredi ne fasse vaciller le leader libyen, toujours accroché au pouvoir.
Dans un entretien au journal Sud-ouest, le chef de la diplomatie française déclarait il y a peu : "L'idée que Kadhafi doit partir est désormais admise par tout le monde... Même s'ils ne le disent pas ouvertement, la majorité des pays africains ont compris que Kadhafi devait s'écarter du pouvoir. La question n'est pas de savoir s'il doit partir, mais quand et comment".
La nuance est donc subtile. Il doit quitter la vie politique mais pourrait rester en Libye. "Le cessez-le-feu passe par l'engagement formel et clair de Kadhafi à renoncer à ses responsabilités civiles et militaires", explique ainsi Alain Juppé. Mais l'éventualité d'un tel maintien du colonel libyen dans le pays, supposerait qu'il ne soit pas livré à la Cour pénale internationale (CPI). Elle a pourtant délivré un mandat d'arrêt contre lui pour crimes contre l'humanité.
Sur le terrain, le ministre a estimé que les choses progressaient,tout en reconnaissant "qu'il n'y a pas encore de basculement spectaculaire". Concernant de présumées négociations avec desémissaires du régime actuellement en France, il a assuré : "Non, iln'y a pas en ce moment à Paris de contacts." Un des fils de Kadhafi, Saïf al-Islam Kadhafi, avait affirmé que des négociations directes étaient engagées entre le régime de son père et Paris.
Ce mercredi, l'ambassadeur libyen à Moscou Amir Ali Gharib a indiqué de son côté dans une interview au journal Moskovskié  Novosti :
"L'avenir politique de notre pays est une affaire intérieure de laLibye. Aucun état étranger n'a le droit de s'ingérer dans nos affaires". Et de poursuivre : "Mouammar Kadhafi n'a pas l'intention de
quitter le pays et ne discute d'aucune proposition en ce sens". Uneinterview qui précède la rencontre du ministre des Affaires étrangères du colonel libyen avec son homologue russe Sergueï Lavrov à Moscou ce mercredi.
Alain Juppé a par ailleurs assuré qu'il avait "entendu à Istanbul(lors la réunion du groupe de contact sur la Libye vendredi) plusieurs responsables de pays arabes musulmans dire que rien ne s'opposait à la poursuite des opérations militaires pendant le ramadan" qui commence début août.
Les contacts diplomatiques se multiplient pour trouver une issue à lacrise libyenne dans laquelle l'Otan est engagée. Quatre mois après le début des frappes aériennes qui devaient entraîner la chute du régime, Kadhafi semble indéboulonnable.

Ces informations sont rapportées différemment par Maurizio Matteuzzi dansil manifesto d'aujourd'hui : voir pièce jointe et/ou http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=25710


Grande-Bretagne

Londres s’empare des avoirs libyens pour aider les rebelles.  

28/07/2011

Le Royaume-Uni est prêt à remettre les avoirs d'une compagnie pétrolière libyenne au Conseil national de transition (CNT), a annoncé mercredi à Londres le chef de la diplomatie britannique, William Hague.
"Nous sommes toujours à la recherche de moyens pour soutenir le peuple libyen dans le cadre des restrictions imposées par l'Onu (…).

A la demande de la société pétrolière libyenne Arabian gulf oil company, le Royaume-Uni est prêt à débloquer ses avoirs qui se chiffrent à 91 millions de livres", a indiqué M.Hague.
"Cette société opère sous le contrôle du CNT et nous sommes sûrs que ses activités ne vont pas bénéficier à une entité soumise aux sanctions", a expliqué M.Hague.
Mercredi 27 juillet, Londres a reconnu le CNT en tant que gouvernement libyen légitime avant d'expulser tout les diplomates libyens résidant dans le pays.

http://fr.rian.ru/world/20110727/190278547.html


Otan

L’OTAN bombarde des sites à Tripoli, Syrte, Khomes et Brega.

Les avions de l’OTAN ont intensifié dans la nuit de vendredi à samedi le survol de l’espace aérien de la capitale libyenne, après près de deux semaines de calme relatif. Le vrombissement des avions de chasse a été entendu aux premières heures de ce samedi au dessus de Tripoli, suivi par une série de fortes explosions dont l’écho a retenti dans les différents secteurs de la ville. La télévision libyenne a annoncé, citant un porte-parole militaire, que les avions de l'OTAN ont bombardé, samedi à l’aube des sites dans Tripoli et ont visé la résidence du dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, à Bab-Al-Aziziya au cœur de la capitale.
Selon un porte-parole militaire libyen, les avions de l'OTAN ont bombardé vendredi des sites militaires et civils à Syrte, à 450 km à l'Est de Tripoli, et à Khomes, à 120 km environ à l'Est de la capitale, causant, d'après la même source, d'énormes pertes humaines et matérielles.
Par ailleurs, le directeur général de la société libyenne 'Al-Nahr' de fabrication de conduites d’eau, Abdelhakim Choueihdi, a indiqué que l'OTAN avait bombardé l'usine de Brega qui produit les conduites du Grand fleuve artificiel.
Il a ajouté que le bombardement de cette usine constituait une menace directe pour l'approvisionnement en eau potable et d'irrigation de la Libye et avait des effets négatifs sur l'environnement et les systèmes agricoles dans le pays, en raison de l'importance que représentent les eaux du réseau hydrographique du Grand fleuve qui couvre près de 4500 km.
Il a indiqué que l’usine ciblée fournissait les conduites drainant l’eau des nappes phréatiques aux principaux réservoirs, ainsi que les conduites des réseaux d'alimentation et de distribution d'eau.
Cette usine, construite sur une superficie de 6 km2, a commencé la production en 1986 et a fabriqué jusqu'à présent environ 250 mille conduites et emploie quelque 2000 personnes.
Le leader Mouammar Kadhafi a, ce sujet, adressé, vendredi un message aux membres du Conseil de Sécurité ne participant pas aux opérations militaires contre la Libye.
Il a accusé l'OTAN d'avoir décidé l'assassinat en masse de tout le peuple libyen en ciblant sa seule source d'eau et dans laquelle, il a investi des milliards.
Le leader libyen s’est interrogé sur la relation entre cette usine et la protection des civils, soulignant que 'l'Alliance atlantique a utilisé le prétexte de protection des civils pour tuer des civils en Libye par le biais de bombes, en les affamant, en les assoiffant et en perturbant la vie publique'.
Il a appelé les membres du Conseil de Sécurité 'à assumer leurs responsabilités internationales et morales et à arrêter les opérations militaires de l'OTAN, qui, selon lui, a dépassé toutes les qualifications.
Pana

 24/07/2011

http://www.afriquejet.com/afrique-du-nord/libye/libye:-l%E2%80%99otan-bombarde-des-sites-a-tripoli,-syrte,-khomes-et-brega-2011072319007.html

26-07

L’OTAN a accentué ses frappes sur cette zone. Selon les comptes rendus quotidiens de l’Alliance, elle a touché plusieurs dizaines de cibles militaires depuis mercredi.

Christine Lopez

Source : le Quotidien du Peuple en ligne

26.07.2011

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?breve581

 

Raids aériens de l’OTAN contre des villes libyennes  

L’Alliance atlantique a mené lundi soir, un raid aérien contre des sites civils situés dans des quartiers résidentiels de la ville de Bir Al-Ghanem, dans la région de Zaouia (40 km environ à l'ouest de Tripoli) et à Abu Arguoub et à Jeffra (600km au sud-ouest de Libye), a annoncé la télévision libyenne citant un porte-parole militaire.
La même source a indiqué que ces bombardements ont provoqué la mort de plusieurs civils.
Diffusant des images des sites bombardés, la télévision libyenne a rapporté le témoignage d’un habitant de Bir Al-Ghanem dont la maison a été touchée par le raid dans lequel il affirme qu’un missile a transpercé son domicile de part en part.
Il a indiqué que tous les bâtiments du voisinage sont des habitations civiles, affirmant que l’OTAN bombarde des cibles civiles.
D’un autre côté, un responsable local a indiqué que les raids ont également ciblé un centre vétérinaire et un bâtiment administratif offrant des services aux citoyens dans la ville de Bir Al-Ghanem.
Un porte-parole militaire a, rappelle-t-on, indiqué que l’OTAN a bombardé une usine d’engins à Khomes (est de Tripoli) causant sa destruction totale.
Pana

27/07/2011

 http://www.afriquejet.com/raids-aeriens-otan-libye-2011072719244.html

 

L'OTAN menace de bombarder les sites civils utilisés par les pro-Kadhafi.

[Le 26 juillet, lorsque le Monde-AFP publient cette 'menace', l'Otan a pourtant déjà bel et bien bombardé une série de sites et d'infrastructures induscitablement civils.

Cette "menace" serte juste de justifications a porteriori : exactement comme les alliés israéliens, l'Otan peurt bombarder n'importe quelle cible civile ; si ça se remarque trop, ce sera parce que les Méchants utilisent militairement des installations civiles. Qui les contredira?]

L'OTAN a prévenu, mardi 26 juillet, qu'elle bombarderait tout site civil utilisé à des fins militaires par les troupes loyales au dirigeant libyen. "Les forces pro-Kadhafi utilisent de plus en plus souvent des installations qui avaient au départ un usage civil", comme des étables, des bâtiments agricoles, des entrepôts ou des usines, a expliqué le porte-parole de l'opération "Protecteur unifié", le colonel canadien Roland Lavoie. Une cimenterie d'où les loyalistes tiraient avec un lance-roquettes a récemment été frappée.

Lundi, les autorités libyennes avaient conduit des journalistes à Zliten, ville dans le viseur des rebelles, à 150 kilomètres à l'est de la capitale, pour montrer un petit hôpital détruit, dans lequel sept personnes ont péri selon Tripoli, et un dépôt de produits alimentaires en feu à cause de frappes de l'OTAN. L'Alliance atlantique "prend les plus grandes précautions", en particulier dans sa collecte d'informations, avant de bombarder des objectifs, de manière à éviter des pertes civiles, a assuré le colonel Lavoie.

LEMONDE.FR avec AFP |

26.07.11
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/07/26/l-otan-menace-de-bombarder-les-sites-civils-utilises-par-les-pro-kadhafi_1553116_3212.html

«Cette démarche était indispensable, car "Kadhafi se servait de ses interventions télévisées pour instiller la haine entre les Libyens et mobiliser ses partisans"»

Ben voyons.

Exactement la même justification avait été servie lors du bombardement des bâtiments la TV yougoslave à Belgrade en 1999.

Question "distiller la haine", et mobiliser la population an faveur de la guerre, aujourd'hui contre la Libye, la tv libyenne pourrait difficilement faire mieux que RTL, RTBF, TF1 et tous les autres : l'Otan accepte-t-elle qu'ils soient considérés, demain, comme des objectifs militaires?

"Le 17 mars dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté la résolution 1973 instaurant une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye" souligne RIA Novosti : Bien évidemment, le bombardement d'antennes de télévision fait partie de la résolution...

A propos de zone d'exclusion, les "rebelles" de l'Otan en sont par ailleurs dispensés : cf la dépêche de l'AFP ci-dessous

 

L’OTAN a bombardé, lundi, un petit hôpital  et tue 4 civils et 9 rebelles -

L’OTAN a bombardé, lundi, un petit hôpital à Zliten, à 150 kilomètres à l’est de Tripoli, faisant au moins sept morts, ont dénoncé les autorités libyennes, a rapporté AFP.

Les autorités ont conduit des journalistes accrédités à Zliten, une ville de 200.000 habitants.

Les journalistes ont pu voir un bâtiment complètement détruit, avec le croissant rouge à l’entrée et des produits pharmaceutiques, un brancard, des gants, des bouteilles d’oxygène éparpillées.

Source : le Quotidien du Peuple en ligne

26.07.2011

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?breve581

26-07

L’OTAN a accentué ses frappes sur cette zone. Selon les comptes rendus quotidiens de l’Alliance, elle a touché plusieurs dizaines de cibles militaires depuis mercredi.

Christine Lopez

Source : le Quotidien du Peuple en ligne

26.07.2011

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?breve581

 

L’OTAN bombarde un check-point de contrôle de circulation en Libye.
Les avions de l’OTAN ont poursuivi, mercredi soir, leurs opérations en Libye où le vrombissement des avions de chasse a été étendu dans le ciel de la capitale libyenne, Tripoli.
La télévision libyenne a indiqué, citant une source militaire, que les avions de l'OTAN avaient bombardé plusieurs sites dans la ville de Mizda, à 160 km au sud-ouest de Tripoli, dont un check-point de la circulation routière.
Ce bombardement aurait tué trois personnes, blessé plusieurs autres et causé la destruction de voitures qui étaient soumises à un contrôle à ce check-point.
Pana 29/07/2011
http://www.afriquejet.com/securite-militaire-2011072919429.html 
 

 

L’Otan détruit des antennes de télévision à Tripoli.

L'aviation de l'Otan a détruit trois antennes de transmission par satellite de la télévision libyenne à Tripoli afin de "réduire le colonel Kadhafi au silence", a annoncé samedi l'agence Reuters.

Selon le porte-parole de l'Alliance, le colonel Roland Lavoie, cette démarche était indispensable, car "Kadhafise servait de ses interventions télévisées pour instiller la haine entre les Libyens et mobiliser ses partisans".

Cependant, souligne Reuters, malgré ces frappes aériennes, la télévision publique libyenne continue de fonctionner.

Le 17 mars dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté la résolution 1973 instaurant une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye. L'Alliance atlantique a utilisé ce document pour intervenir aux côtés des rebelles.

30 juillet –

RIA Novosti

 

Bombardements contre Tripoli au premier jour de Ramadan  

- L’OTAN a poursuivi, lundi, premier jour de Ramadan en Libye, ses raids aériens contre la capitale libyenne, Tripoli, a annoncé la télévision libyenne, citant un porte-parole militaire.

La même source a indiqué que les avions de l’OTAN ont bombardé Tajoura (banlieue est de Tripoli) sans donner des détails sur la nature des sites visés ni faire état de victimes ni de dégâts causés par ce raid.
Le porte-parole militaire a indiqué dans son commentaire que l’Alliance atlantique 'vise à travers la poursuite des bombardements aériens à détruire les potentialités et ressources de la Libye à travers ses infrastructures de base'.
La Libye a entamé ce lundi, rappelle-t-on, le premier jour de Ramadan dans des conditions difficiles.
En effet, les conclusions d’une mission conjointe d'organisations humanitaires des Nations unies qui s’est rendue, récemment dans le pays, ont montré que, six mois après l’opération militaire, le marché libyen connaît une grave crise liée à la disponibilité du carburant, des liquidités bancaires, ainsi que les prémices d’une crise alimentaire, en plus d’une hausse des denrées de première nécessité.
02/08/2011

http://www.afriquejet.com/libye-ramadan-otan-2011080119672.html  



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Vidéo - Thierry Maysan - La recolonisation de l’Afrique a déjà commencé

vidéo http://www.youtube.com/watch?v=e1QzTGPLbYI&feature=player_embedded


1-2 Méthode Coué Qui contrôle le port de Brega ?

La presse internationale a largement relayé l’annonce faite par le CNT libyen de la prise de Brega, un port hautement stratégique pour le commerce d’hydrocarbures. Les journalistes présents dans le monde arabe ont immédiatement pu vérifier que cette annonce n’était qu’une intox, simplement en regardant la télévision qui émettait en direct de Brega.

Ils ont pourtant choisi de n’en rien dire.

Comment fonctionne l’AFP en Libye ? En voici un exemple.

Dans une dépêche datée du 19 juillet 2011 [1], l’Agence France Presse annonce : « Le gros des forces de Kadhafi s’est retiré à Ras Lanouf", à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Brega, a déclaré Shamseddine Abdelmolah, un porte-parole des rebelles, précisant qu’il restait 150 à 200 loyalistes bloqués sur le site pétrolier.

Brega est complètement sous le contrôle de nos forces, aidées par les tribus et les volontaires, et tout ce qui a été annoncé par le soi-disant Conseil national de transition (organe des rebelles) relève du mensonge et de la désinformation", a rétorqué lundi soir le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim.

Selon lui, les rebelles ont "tenté de reprendre la ville, mais ont été repoussés".

L’AFP n’était pas en mesure mardi matin de vérifier les affirmations des deux camps sur ce point. »

Qui ment ? L’AFP affirme n’en rien savoir.

Or, la télévision nationale libyenne a diffusé toute la nuit des images en direct du centre de Brega permettant de constater, sans possibilité d’erreur, que la ville est contrôlée par les forces nationales.

Pour faire cesser ce spectacle susceptible de démoraliser un peu plus les forces rebelles, l’OTAN a bombardé l’émetteur TV de Brega, mais la diffusion a repris une heure plus tard. 

Pour créditer ce qu’elle sait donc être une intox, l’AFP poursuit dans la même dépêche en citant le ministre français de la Défense : «Je pense profondément que le compte à rebours est engagé et que, dans ce type d’opération, les choses peuvent aller plus vite qu’on ne le pense, a dit M. Longuet dans un entretien télévisé (…).

Cela bouge sur le terrain.

Des femmes et des hommes qui n’ont jamais été des combattants ont décidé de s’organiser pour ne plus supporter l’autorité militaire et dictatoriale de Kadhafi et cela bouge sur le terrain après c’est vrai des semaines où des gens se sont préparés à ce qui n’était pas leur métier il y a quelques mois encore, a-t-il souligné. »

Le lecteur observera la méthode :
- la nouvelle est annoncée de manière balancée (point de vue de chacun des deux camps) ;
- l’AFP affirme mensongèrement ne pas être en mesure de trancher, renvoyant les deux camps dos-à-dos ;
- l’AFP relaie la propagande du ministre de la Défense sans la questionner. M. Longuet fait part de sa conviction ("On va gagner…") qui peut ainsi se substituer aux faits.

 (voir la vidéo sur http://www.voltairenet.org/Qui-controle-le-port-de-Brega)

 [1] « Libye : la rébellion revendique la prise de Brega, contacts diplomatiques », AFP, 19 juillet 2011, 13h14.

Réseau Voltaire | Tripoli (Libye) | 19 juillet 2011
http://www.voltairenet.org/Qui-controle-le-port-de-Brega


Otan

Raid sur la TV libyenne.

L'Otan a bombardé des émetteurs de télévision à Tripoli tuant trois journalistes, selon un communiqué libyen,

"Trois de nos collègues ont été tués et 15 autres blessés durant l'exercice de leur devoir professionnel en tant que journalistes libyens", a indiqué samedi Khaled Bazilia, le directeur de la chaîne libyenne Al-Jamahiriya diffusant en langue anglaise.

M. Bazilia, qui lisait le communiqué, a qualifié les raids de l'Otan menés dans la nuit de vendredi à samedi d'"acte de terrorisme international", en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

Plus tôt, l'Otan avait annoncé avoir mené une série de frappes de précision contre trois émetteurs de la télévision libyenne afin de "réduire le colonel Kadhafi au silence"."Il y a quelques heures, l'Otan a réalisé des frappes aériennes contre trois centres émetteurs satellitaires de la télévision libyenne (...) avec l'objectif d'empêcher le colonel Kadhafi de l'utiliser pour intimider et inciter à mener des actes de violences contre sa population", a expliqué l'Alliance dans un communiqué.

"Nous sommes des employés de la télévision officielle libyenne. Nous ne sommes pas une cible militaire, nous ne sommes pas des commandants de l'armée et nous ne constituons pas une menace pour les civils", a indiqué M. Bazilia.

"Nous avons le droit de travailler dans un environnement sécurisé protégé par le droit national et international", a-t-il ajouté, appelant à une "protection complète de la communauté internationale".

Nouvel Observateur, 30-07-11


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