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09/08/2011

n°7 - Journal de Syrie - 08-07 au 08-08 – Suite - : - Armageddon économique: la réponse de Washington à l’échec de l’économie… Plus de guerre !


n°7 -  Journal de Syrie - 08-07  au 08-08 – Suite - : - Armageddon économique: la réponse de Washington à l’échec de l’économie… Plus de guerre !



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deSyrie

               n°7                                                08-07  au08-08        

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

1 Lutte pour la libération du territoire

La Russie et la Chine bloquent toute condamnation de l'ONU à l'encontre de la Syrie. 

2   Politique USA

Syrie/Irak/Iran : un gazoduc très politique.

Paul Craig Roberts : Armageddon économique: la réponse de Washington à l’échec de l’économie… Plus de guerre !

3 Pays Arabes & voisins

Liban - Jordanie

Qandil: Le tapage international contre la Syrie est l'écho de la volonté américano-sioniste.

4 Israël fait son apparition dans le Printemps arabe.

5 Pays - Europe

1 France

Guy Delorme : Les « supers pouvoirs » de M. Wissam Tarif.

2 Russie

Les USA s'ingèrent dans les affaires intérieures de la Syrie.

6 Les actions dans le monde

Pays

Cuba

Cuba dénonce la déclaration des Nations unies.

Inde

Le vice président du parlement indien Rahman Khan affirme le soutien de son pays à la Syrie face aux ingérences étrangères.



1 Lutte pour la libération du territoire

La Russie et la Chine bloquent toute condamnation de l'ONU à l'encontre de la Syrie. 

Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ne sont pas arrivés à s'entendre sur la position à adopter envers le régime de Bachar al-Assad. Les Européens et les Américains qui espéraient obtenir une résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie sont ressortis bredouilles lundi soir.
Leur influence n'a en effet pas suffi lors d'une réunion de consultations d'urgence sur la situation en Syrie, pays en proie à des manifestations manipulées, selon la Russie, par le Mossad et les Etats-Unis d'Amériques. Cette rencontre, qui s'est terminée sans résultat concret, a été mise à l'ordre du jour après les évènements du week-end, principalement dans la ville de Hama, où l'armée syrienne est intervenue pour faire face aux groupes terroristes qui ont pris en otage cette région. L'assaut contre la ville de Hama aurait fait, selon certaines sources occidentales, une centaine de morts.
La Russie, la Chine et les autres opposants à une résolution sont furieux que l'Otan se soit servie de résolutions sur la Libye pour justifier les attaques aériennes contre le régime de Mouammar Kadhafi. Ils craignent que l'adoption d'une résolution sur la Syrie n'ouvre la voie à une campagne militaire contre Bachar al-Assad.
Moscou veut éviter le scénario libyen et a décidé donc de ne soutenir aucune résolution du Conseil de sécurité de l'Onu sur la Syrie qui conduirait selon elle à une guerre dévastatrice de toute la région du Moyen-Orient.
Le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies, Vitali Tchourkine a souligné à ce propos «s'il s'agit d'un texte que l'on jugera utile pour le peuple syrien, nous serons flexibles. Mais nous nous opposons fermement à toute répétition du scénario libyen». Un nouveau scénario libyen serait «contreproductif aussi bien pour la Syrie que pour la région», a conclu le diplomate.
«Une guerre à grande échelle»
Toute tentative d'appliquer le «scénario libyen» à l'égard de la Syrie provoquerait une guerre à grande échelle dans la région, a déclaré hier de son côté le président de la Commission des affaires internationales du Conseil de la Fédération (sénat russe), Mikhaïl Marguelov.
«Les pays occidentaux accentuent la pression sur les autorités syriennes. La France presse le Conseil de sécurité de l'Onu d'adopter un texte analogue à la résolution 1973 contre la Libye. Il ne fait aucun doute que la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie conduirait à une guerre d'envergure», a-t-il affirmé.
Le sénateur a indiqué que l'ambassade de Russie à Damas procédait à des consultations avec les représentants de l'opposition et que Moscou s'opposait à toute ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie.
D'après M. Marguelov, une victoire de l'opposition serait susceptible de porter au pouvoir un régime islamiste en Syrie. «Selon les informations dont nous disposons, l'opposition syrienne n'est pas entièrement laïque, même si elle réclame la démocratisation du régime. Dans les rangs des insurgés, il y a des groupes politiques proches des Frères musulmans», a constaté le sénateur.

03/08/2011

http://www.letempsdz.com//content/view/60747/1/


2   Politique USA

Syrie/Irak/Iran : un gazoduc très politique.

Il semble qu’au bout de quatre mois de manœuvres et pressions en tous genres, les Américains aient finalement échoué dans leur projet de marginalisation de la Syrie dans la région. En effet, la Turquie a baissé le ton vis-à-vis de Damas, au grand dam de certains déstabilisateurs qui ont espéré très fort, voici un ou deux mois, que l’armée d’Ankara franchirait la frontière pour « protéger » les populations – en partie turcophones – de la région de Jisr al-Choughour. Mais l’armée syrienne a chassé les activistes salafistes, réoccupé ses postes frontières, et les réfugiés de Turquie se sont mis à rentrer au pays.
Le gouvernement de Damas vient de marquer un autre point important sur le front diplomatique régional avec la signature, lundi 25 juillet, à Téhéran, d’un « mémorandum d’entente » sur la réalisation d’un gazoduc de 5 600 kilomètres de longueur, permettant le transport quotidien de 110 millions de m3 de gaz iranien vers l’Europe via la Syrie et l’Irak. Plusieurs sociétés européennes devraient être associées à l’exploitation de ce « gazoduc islamique« .
Le ministre syrien du pétrole et de la Richesse minière, Sofiane Allaou, a apposé sa signature aux côtés de celles de ses homologues iranien Mohammad Ali Abadi et irakien Abdel Karim al-Laebi. L’ambassadeur syrien à Téhéran, Hamed Hassan, assistait à la séance de signatures. De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Rahmin Mehmanparast, a estimé que ce gazoduc servirait les intérêts des pays de la région.
Les amis de mes amis…
Bien évidemment, un tel accord entre Damas, Bagdad et Téhéran, dans le contexte tendu que connaît la Syrie, a une dimension autant politique qu’économique. Si les bonnes relations entre l’Iran d’Ahmadinejad et la Syrie d’al-Assad sont une réalité bien intégrée par la géopolitique régionale, celles existant entre l’Irak post-Saddam et la Syrie de Bachar sont moins aisées à analyser. On sait que les deux pays partageaient jadis peu ou prou la même filiation baasiste, nationaliste arabe et laïque. Mais la personnalité de Saddam Hussein avait transformé cette proximité idéologique en rivalité régionale – et personnelle avec Hafez al-Assad – qui avait culminé en 1991 avec la participation d’un contingent syrien à la coalition anti-irakienne lors de la première Guerre du Golfe. Après la chute du rais de Bagdad en 2003 et le chaos sanglant qui s’en est suivi, la Syrie, on le sait, a accueilli près d’un million et demi de réfugiés irakiens qui, pour la majorité d’entre eux, sont restés dans leur nouvellle patrie.
La nouvelle majorité politique issue des élections irakiennes, qui est l’expression de la majorité démographique chiite, est proche de Téhéran, principal allié régional de Damas. On ne peut en tous cas que constater un renforcement – récent – des relations entre les deux pays, dont l’un est tout de même toujours occupé par plus de cinquante-mille G.I.’s. On pourrait presque dire qu’avec leur guerre injuste et tellement coûteuse en hommes et en dollars, les Américains ont finalement travaillé en Irak pour l’Iran et, par ricochet diplomatique, pour la Syrie ! Syriens et irakiens se trouvant actuellement confrontés aux mêmes ennemis immédiats, à savoir des terroristes islamistes plus ou moins proches d’Al-Qaida, voire de l’Arabie Saoudite.
Le nouveau régime irakien, sous étroit contrôle américain, a d’abord reproché à son voisin d’héberger sur son sol plusieurs des activistes islamiques opérant en Irak. Mais la proximité géographique et les intérêts commerciaux bien compris avaient conduit les deux nations à renouer officiellement, en novembre 2006, des relations diplomatiques normales. Interrompues pendant plus d’une année en 2009/2010, suite à un litige portant sur la présence d’opposants baasistes irakiens en Syrie, ces relations ont été rétablies en septembre 2010, à la demande des Irakiens.
L’économie est donc un vecteur de la politique et de la diplomatie entre les deux pays : une délégation syrienne forte de 136 hommes d’affaires est attendue mercredi 27 juillet à Bagdad, avec à sa tête le ministre de l’Economie Mohammad Nida al-Chaara, pour une réunion plénière du comité ministériel mixte syro-irakien. Lequel comité doit plancher sur les mesures et traités propres à développer les échanges commerciaux entre les deux pays. Qui sont déjà liés par un certain nombre d’accords dans différents domaines. Entre autres, des protocoles de coopération industrielle signés en 2009, ainsi que des accords de coopération scientifique et techniques, portant aussi bien sur le pétrole, le gaz et l’électricité que le secteur bancaire. Ajoutons que l’Irak est le premier partenaire commercial de Damas.
De l’économie à la politique il n’y a décidément qu’un pas et Bachar al-Assad a reçu mardi 26 juillet un message de son homologue irakien Jalal Talabani, que lui a transmis Adel Abdel Mahdi, envoyé spécial irakien (voir photo ci-dessous) 
La signature de cet accord sur le « gazoduc islamiste » apparaît donc bien comme un échec de la stratégie américaine d’isolement de la Syrie, et comme un geste d’indépendance du gouvernement irakien de Nouri al-Maliki, en place depuis décembre 2010, à quelques mois du retrait des dernières troupes américaines, qui devrait être achevé en décembre prochain.

Guy Delorme

27 Juillet

http://www.infosyrie.fr/focus/syrieirakiran-un-gazoduc-tres-politique/


Paul Craig Roberts : Armageddon économique: la réponse de Washington à l’échec de l’économie… Plus de guerre !

Extrait

…La guerre de Libye remonta le risque d’un cran, car bien que se cachant derrière le voile des protestations du monde arabe, les Etats-Unis étaient en fait en train de confronter la Chine en Libye. Similairement, avec la rébellion armée en Syrie supportée par les Etats-Unis, la cible de Washington était en fait la base navale russe de Tartus. Renverser le gouvernement Al-Assad en Syrie et installer un regime ami mettrait un prix exorbitant sur la présence navale russe en Méditerannée.

En masquant ses buts derrière les protestations du monde arabe en Libye et en Syrie, qu’ils pourraient avoir déclenché, Washington évita un conflit frontal avec la Chine et la Russie, mais néanmoins ces deux super-puissances comprirent que Washington attaquait leurs intérêts. Ceci monta d’un sérieux cran la folie des politiques agressives de Washington en initiant une confrontation avec deux puissances nucléaires, dont l’une d’entr’elles possède un certain pouvoir financier sur l’Amérique car étant son plus grand créditeur étranger.

Les investissements pétroliers de la Chine en Angola et au Nigéria étaient une autre cible. Pour contrer la pénétration économique de la Chine en Afrique, les Etats-Unis ont créé l’American African Command dans les dernières annés de la première décennie du XXIème siècle. Dérangés par la montée en puissance de la Chine, les Etats-Unis ont entrepris d’empêcher la Chine d’obtenir des sources d’énergie indépendantes. Le grand jeu qui dans la passé a toujours mené à la guerre est encore en train d’être joué.

Le 11 Septembre 2001 a donné aux Etats-Unis une “nouvelle menace” pour remplacer la menace défunte en 1991 de l’URSS. Malgré l’absence du grand ennemi soviétique, le budget militaire et de la sécurité a été gardé intact pendant une décennie. Le 11 septembre injecta une croissance rapide dans le budget militaro-sécuritaire. Dix ans plus tard, ce budget culmine à environ 1100 milliards de dollars par an, ou approximativement 70% du déficit du budget fédéral, qui handicape le dollar et menace la note du crédit de la trésorerie américaine.

Focalisé sur les guerres du Moyen-Orient, Washington perdait la guerre pour l’économie américaine.

Alors que l’espoir d’une reprise de l’économie pour 2011 s’évaporait au cours de l’année, le besoin d’une guerre devint de plus en plus impératif. (voir Antiwar.com, “Sen. Graham ‘Very Close to War”.
Article original en anglais :
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=25813

Traduction : Résistance 71.

Paul Craig Roberts : Ancien éditeur associé du Wall Street Journal et chroniqueur pour BusinessWeek, le Dr. Paul Craig Roberts a servi comme membre de comité au parlement et au sénat américain; il fut secrétaire d’état aux finances durant l’admnistration Reagan. Il fut un académique dans six universités. Récipiendaire de la médaille d’argent du trésor américain et officier de la légion d’honneur.

Paul Craig Roberts est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

 

Les grandes manœuvres

Un écrivain met en garde contre des plans extérieurs visant à semer la zizanie en Syrie.

L'écrivain jordanien Mouafaq Mahadine a souligné l'existence d'une conspiration américano- sioniste contre la Syrie, mettant en garde contre des plans extérieurs visant à semer la sédition et la zizanie en Syrie.

Dans un article publié aujourd'hui par le quotidien jordanien /Al-Arab Aujourd'hui/ intitulé: /J'étais à Damas/, l'écrivain a indiqué que les parties internationales et régionales qui essaient d'exploiter le mouvement populaire pacifique légitime ne sont pas concernées ni par la démocratie ni par la chute du régime politique mais par la chute de l'Etat et la généralisation de l'anarchie confessionnelle pour partager l'Orient arabe, faire sortir les Arabes de l'histoire et tourner la page de la résistance qui a secoué le mythe de l'ennemi israélien.

L'écrivain qui avait visité Damas a démenti les nouvelles sur l'encerclement de la ville de Homs par les chars et l'existence de fusillades au quartier de Rikn al-Dine à Damas.

01 Août 2011

http://www.sana.sy/fra/55/2011/08/01/361601.htm

 

Les Etats-Unis durcissent le ton contre le président syrien.

Le président syrien Bachar al-Assad conduit son pays et l'ensemble du Moyen-Orient dans "une voie dangereuse", a averti jeudi la Maison Blanche. Elle a durci un peu plus le ton à la suite de la répression brutale menée en Syrie contre les opposants.

"Il est devenu clair partout dans le monde que les actions d'Assad placent la Syrie et l'ensemble de la région dans une voie très dangereuse", a déclaré le porte-parole de Barack Obama.

"Assad est sur la voie du départ (...) nous devons tous penser à l'après-Assad, comme le font déjà les 23 millions de Syriens", a-t-il insisté. "On peut dire, sans prendre beaucoup de risque, que la Syrie se portera bien mieux sans le président Assad".

Plus de pressions

Un peu plus tard dans la journée, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a assuré que les Etats-Unis allaient demander aux pays européens et arabes de mettre plus de pression sur le régime syrien pour qu'il cesse la répression meurtrière contre les opposants en faveur de la démocratie.

"Nous devons réunir un concert de voix plus fort qui puisse mettre la pression sur le régime Assad. Et nous travaillons actuellement pour y parvenir", a-t-elle indiqué.

La chef de la diplomatie a également dit espérer que la déclaration adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU mercredi, qui "condamne les violations généralisées des droits de l'homme et l'usage de la force contre les civils par les autorités syriennes", sera le premier de nombreux pas entrepris pour "faire payer" à Damas le prix de sa répression.

http://www.romandie.com/news/n/Les_Etats_Unis_durcissent_le_ton_contre_le_president_syrien050820110708.asp

 

 

Clinton rencontre des opposants syriens à Washington. !!!

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a rencontré mardi à Washington des opposants syriens basés aux États-Unis alors que la gouvernement réfléchit à de nouvelles sanctions contre le gouvernement syrien.

Lors de ces entretiens, Mme Clinton a exprimé « sa compassion pour les victimes des violences du régime de M. Assad », a déclaré le porte-parole du département d'État Mark Toner à la presse lors d'un point-presse régulier.

Mme Clinton a également exprimé son « admiration pour le courage des braves Syriens qui continuent de défier la brutalité du gouvernement afin de faire valoir leurs droits universels », a- t-il dit.

M. Toner a ajouté qu'elle avait exprimé sa confiance dans « la capacité de la population syrienne à donner un nouveau cap à la Syrie ».

Les États-Unis envisagent de « poursuivre avec des sanctions supplémentaires conformes aux autorités existantes » et « étudient la portée » de ces sanctions, a-t-il précisé.

« Notre objectif est d'isolr M. Assad sur le plan politique et de couper ses revenus », a-t-il ajouté.

La Syrie est en proie à une insurrection depuis l'éclatement à la mi-mars de mouvements de protestation contre le gouvernement dans la province de Dara, mouvement qui s'est ensuite propagé à d' autres villes.

Par ailleurs, les États-Unis ont accru leur pression sur la Syrie au cours de ces derniers mois, adoptant des sanctions contre le président syrien Bachar al-Assad, contre ses proches associés et gelant les avoirs contrôlés par le gouvernement syrien.

Le président Barack Obama a affirmé dimanche que les États- Unis continueraient d'accentuer leur pression sur la Syrie pour isoler M. Assad et son gouvernement.

  2011-08-03

http://french.cri.cn/621/2011/08/03/301s249992.htm



3 Pays Arabes & voisins

Liban - Jordanie

Qandil: Le tapage international contre la Syrie est l'écho de la volonté américano-sioniste

Le membre du conseil national libanais d'information, Ghaleb Qandil, a déclaré que le tapage médiatique international sur ce qui se passe en Syrie n'a rien à voir avec la réforme ou les intérêts du peuple syrien, mais il est l'écho naturel de la volonté américano-sioniste visant à porter atteinte à l'Etat syrien.
Dans un article publié aujourd'hui par le quotidien libanais al-Binaa sous le titre "Harmonie innocente dans la campagne contre la Syrie", M. Qandil a indiqué que l'escalade politique et médiatique internationale contre la Syrie en réponse aux opérations menées par l'armée arabe syrienne pour mettre un terme aux actes des groupes armés dans certaines régions convient au fait que les régions de Hama et de Deir Ezzor représentent la dernière possibilité d'établir un bastion hors contrôle de l'Etat qui pourrait être utilisé comme prélude à une intervention étrangère en Syrie.
M. Qandil a souligné que les opérations menées par l'armée arabe syrienne dans nombre de régions, pour en finir avec les foyers de terrorisme et de rébellion armée, étaient déclenchées en réponse à des appels populaires demandant de résoudre de manière urgente les problèmes et de liquider les gangs de terrorisme qui ont émergé dans de nombreuses parties de la Syrie au cours des derniers mois.
"Ce que font ces bandes contre les militaires…embuscades, enlèvements, meurtres et kidnapping, n'a rien à voir avec l'idée d'une manifestation pacifique. Plusieurs personnes, dont des opposants, ont affirmé que ce qui se passe sur le terrain est géré par des chambres d'opération bien équipées, liées à l'étranger et leur disposition des centaines d'hommes armés dans chaque région de l'insurrection", a dit M. Qandil.
"L'ambassadeur américain à Damas, Robert Ford, chargé d'organiser l'opposition syrienne à l'intérieur selon les sources de la Maison-Blanche, a fait une coordination sur le terrain avec les groupes rebelles à Hama et d'autres; tandis qu'à Deir Ezzor, le plan de sabotage porte l'empreinte de John McCain et vise à assurer une possibilité à l'intervention des forces américaines qui occupent l'Irak.
Il a souligné que la campagne hostile à la Syrie utilise le peuple syrien et son droit à s'exprimer "même si la majorité écrasante de ce peuple a affirmé lors de marches auxquelles ont participé des millions de personnes dans toutes les régions du pays le soutien à l'armée, à la direction du président Bachar al-Assad et à son projet réformiste.
Il a fait noter que les discours provocateurs de quelques personnalités contre la Syrie et ses dirigeants se convergent avec les lobbies sionistes, comme les opposants s'étant réunis à Antalya, "lesquels ont imputé à Bernard Lévy, le candidat pour succéder à Shimon Peres à la tête d'Israël, d'être le porte-parole de l'opposition syrienne ! ", a souligné M. Qandil.
"Toute personne clairvoyante ne peut trouver cette confusion innocente ni se persuader que le sioniste criminelle Bernard Lévy, le vindicatif John McCain, Barack Obama, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy et d'autres conspirateurs contre la Syrie sont devenus les apôtres de la démocratie et de la réforme en Syrie", a conclu M. Qandil.


De son côté, l'écrivain jordanien Nawaf Abou al-Hayjaa, a souligné le président israélien Shimon Peres avait clairement déclaré récemment qu'Israël et ses alliés à Washington, à Paris et ailleurs aspirent à un changement du régime en Syrie, se demandant si les opposants syriens réalisent les objectifs des plans des ennemis de la Syrie.
Dans un article publié aujourd'hui par le journal jordanien "Addustour" sous le titre "La Syrie, comme veut Israël", l'écrivain indique que ce qu'Israël veut, c'est une Syrie dans l'un des deux modes, soit une Syrie gouvernée par des agents fidèles au projet américano-sionistes, et il sera donc facile de lui dicter un accord de capitulation comme veulent Israël et Washington; soit une Syrie faible qui se pile devant les diktats extérieurs et conclut par conséquent une convention voulue par Israël, ce qui signifie abandonner les droits de notre peuple en Syrie et en Palestine occupée.
"On fait la distinction entre l'opposition syrienne nationale et les démagogues qui prétendent être opposition et qui font sauter des oléoducs, des trains et des départements de service dans les gouvernorats", a écrit M. Abou al-Hayjaa.

02 Août 2011

 http://www.sana.sy/fra/55/2011/08/02/361798.htm


Le Liban apporte son soutien sans faille à la Syrie.  

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnan Mansour, s'en est pris aux pays occidentaux qui ont adopté une position hostile, à l'égard des évolutions, en Syrie.
"Les pays étrangers ne doivent pas s'ingérer dans les affaires intérieures de la Syrie, car le sort ce pays sera déterminé par son peuple", a-t-il souligné. "La sécurité et la stabilité de la Syrie et du Liban sont liées", a-t-il indiqué, avant de préciser : "Personne ne peut nier l'ingérence étrangère, en Syrie, où s’opèrent des contrebandes d'armes destinées à créer des troubles dans les villes de ce pays". Et le chef de la diplomatie libanaise de poursuivre : "Le soutien apporté par la Syrie à la résistance, face au régime sioniste, a suscité l'insatisfaction des pays occidentaux qui ont multiplié leurs pressions contre Damas". Il a déclaré qu'il se rendra, bientôt, en Syrie afin de rencontrer les autorités de ce pays et leur exprimer la solidarité du Liban.
06/08/2011
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/133955-le-liban-apporte-son-soutien-sans-faille-%C3%A0-la-syrie



Israël fait son apparition dans le Printemps arabe
Par M. K. Bhadrakumar

samedi 6 août 2011, par Comité Valmy

Après être prudemment resté tapi dans l’ombre pendant près de huit mois, le temps de comprendre la signification et les dangers du Printemps arabe, Israël s’est soudainement réveillé mardi denier. Dans une manouvre sans précédent, le président israélien Shimon Pérès a convié les médias arabes à une conférence de presse pour déclarer qu’Israël soutenait un changement de régime à Damas.

Jusque là, Israël avait bien pris soin de ne pas s’identifier au Printemps arabe, préférant se focaliser sur les conséquences des changements de régime plutôt qu’encourager les révolutionnaires sur les barricades. Dans le cas de la Syrie, Israël a même été soupçonné de soutenir en secret le régime du président Bechar el-Assad, voyant en lui un mur dressé entre Israël et le déluge que représenterait une prise de pouvoir par les Frères Musulmans.

Mardi, Pérès a dissipé d’un seul coup cette ambiguïté stratégique. « Assad doit partir. Plus tôt il partira, mieux se sera pour son peuple », a déclaré Pérès. Le président israélien a salué les manifestants syriens, déclarant : « Il est facile [pour les Syriens] de descendre dans la rue et de manifester, mais lorsque [l’armée syrienne] vous tire dessus ? C’est stupéfiant. Leur courage et leur fermeté sont honorables. »

Pérès a insisté sur le fait que le changement de régime à Damas serait dans les intérêts de la paix arabo-israélienne. Il a exprimé sa confiance qu’un régime successeur à Damas conclurait un traité de paix avec Israël - « Ceux qui recherchent la paix prévaudront ».

C’est une performance innovatrice. Pourquoi Israël a-t-il choisi de se débarrasser de son ambiguïté stratégique envers la Syrie ? Après tout, Israël ne sait que trop bien qu’un changement de régime n’importe où dans le monde arabe dans les conditions actuelles ne peut agir que contre ses intérêts. L’Egypte est un cas typique, où lorsque les dirigeants par intérim remettront le pouvoir à un gouvernement élu - s’ils le font -, il devra prendre en compte le fort souhait populaire pour une politique étrangère qui prenne ses distances avec les Etats-Unis et Israël.

Une large majorité d’Egyptiens exigera que leur gouvernement s’éloigne de toute forme de coopération étroite avec Israël sur les questions économiques et de sécurité, et Israël observe avec appréhension la perspective d’une amélioration des liens entre l’Egypte et l’Iran. Le chef du renseignement militaire israélien, le Général Aviv Kochavi, a fait récemment une déclaration étonnante, disant que l’Iran finançait secrètement les Frères Musulmans égyptiens. Bref, Israël n’a pas lieu d’être optimiste sur les conséquences d’un changement de régime en Syrie.

Apparemment, le calcul de Pérès est tout autre. Ce qui ressort est qu’Israël a évalué froidement qu’un changement de régime à Damas n’est pas d’actualité. Patrick Seal, le célèbre auteur arabisant, l’a résumé ainsi la semaine dernière : « La situation n’a pas atteint sa masse critique. Damas ne s’est pas soulevée, les services de sécurité ne sont pas encore divisés, l’économie ne s’est pas effondrée. Le régime a l’air faible, mais l’opposition semble encore plus faible. Plus le sang coule, plus il est difficile de trouver une solution. Une solution ou une autre devra être négociée. Si aucune solution n’est trouvée, il y aura la guerre civile ».

De même, Israël serait démoralisé de ne voir aucun signe d’une action internationale concertée, comme cela s’est produit en Libye. Au contraire, les coups et les humiliations qu’elles prennent de Mouammar Kadhafi dans la guerre libyenne, ne peuvent que rendre encore plus circonspectes les nations occidentales sur la sagesse d’ouvrir un front syrien dans un futur proche.

Les pays du BRICA - le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud - en compagnie du Liban, ont étouffé les manouvres occidentales au Conseil de Sécurité des Nations-Unies, ne serait-ce que pour débattre de la Syrie. La récente visite à Damas du secrétaire général de la Ligue Arabe, Nabil Elaraby, a montré que, dans cette région, le vent tourne en faveur d’Assad.

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article1731


FBI

La FBI rencontre des opposants syriens.  

Des opposants au régime syrien présents aux Etats-Unis ont révélé que le bureau fédéral américain d’investigations (FBI) s’est réuni avec des activistes syriens qui ont exprimé « leur crainte sur leurs vies ».
Selon le Washington Post citant des opposants syriens, les agents de la FBI sont entrés en contact avec des activistes syriens principaux, dont « une femme a reçu une menace de mort par téléphone en mai dernier ».
Hala Abdel Aziz, une américano-syrienne résidant à Alexandria aux Etats-Unis, prétend qu’une personne l’a appelée et l’a mise en garde que sa fille en Syrie disparaitra si elle poursuit son action civile d’accuser des responsables syriens de commettre de transgressions de droits de l’homme.
Hala raconte que son père a été tué « à Deraa en avril dernier par les tirs des forces syriennes » et qu’elle a contacté le FBI via son avocat après avoir reçu des appels téléphoniques d’un inconnu menaçant sa fille et sa famille.
« J’ai constaté que l’appel est effectué depuis l’ambassade », poursuit-elle, ajoutant avoir rencontré deux fois un agent de la FBI qui lui a promis d’enquêter pour savoir la source de l’appel.
De son côté, un porte-parole de la FBI a refusé de commenter l’affaire et de confirmer si une enquête est réellement en cours en sur ce sujet.
La FBI avait contacté et rencontré des activistes syriens ces dernières semaines pour les interroger sur la situation en Syrie et sur leur rôle en tant qu’opposition.
L’ambassadeur américain en Syrie s’était rendu à Hama pour rencontrer les manifestants. Les autorités syriennes ont considéré que ce comportement vise à inciter à la violence et à éliminer toute chance de dialogue.

Al Manar

20/07/2011



5 Pays - Europe

1 France

Guy Delorme : Les « supers pouvoirs » de M. Wissam Tarif.

Wissam Tarif  est capable de retrouver 3000 disparus syriens à distance !

S’il est vrai que, comme il est dit dans l’Evangile, « la vérité nous rend libre «, alors le quotidien Libération devrait changer de nom. Fidèle relais, depuis toujours, des mots d’ordre, analyses et menées militaro-diplomatiques américano-sionistes, le quotidien « libéral-libertaire » a mené une campagne ininterrompue de harcèlement contre le gouvernement syrien depuis le début des troubles. Sans doute pour relancer l’intérêt de ses lecteurs « démocrates », peut-être un peu lassés au terme de quatre mois et demi d’agitation, Libération sort un « joker » : la publication d’une liste de 3 000 Syriens – 2 918 exactement – portés « disparus » depuis le 15 mars dernier. Ce pieux travail de recherche humanitaire est l’oeuvre, comme il se doit, d’une certaine ONG, « Avaaz« , appuyée par des associations telles que « Sawasiah » (spécialisée comme par hasard dans la « défense des Droits de l’homme » en Syrie et apparemment introuvable sur le net…) et l’ « Organisation arabe des droits de l’homme » (basée, elle, au Caire, bastion des Frères musulmans), ainsi que par des « Comités locaux de coordination et plusieurs journalistes« .

Le résultat de ces recherches, opérées depuis trois mois, paraît-il, ce sont ces 2 918 personnes recensées avec leurs noms, leur âge, leur emploi et lieu de résidence, les circonstances de leur disparition, sans oublier leurs photos. Enfin, apparemment, seulement 100 photos – sur 2 918 – dont pas une n’est visible ; ce qui est un peu curieux pour des fiches signalétiques aussi précises. L’un des collaborateurs d’Avaaz, Wissam Tarif, a expliqué le modus operandi de cette opération : « Le premier travail était d’amener les familles à contribuer à cette liste. » Tâche difficile, explique-t-il, mais « les familles savaient qu’elles devaient rendre cela public (…) elles sont furieuses, outragées. Certaines d’entres elles ont peur et se sentent paralysées. »

Avaaz & Co ont réalisé un véritable tour de force, en tout cas, puisque, de l’aveu de Wissam Tarif – qui, apparemment, comme presque tous les cyber-dissidents syriens, vit à l’étranger – ce travail a été effectué par une équipe de 16 personnes seulement. Quoi qu’il en soit, Wissam Tarif, qui a lui-même sa propre ONG, l’Insanhumain » en arabe – apparemment domiciliée en Espagne), a décidé de porter le fruit de ses « recherches » à la Cour Pénale Internationale, cette fameuse juridiction approuvée par les Américains mais n’ayant pas compétence chez eux, et qui n’a jamais jugé aucun responsable israélien. Tarif espère que la CPI agréera, dans cette affaire, la qualification de « crime contre l’humanité » dont il veut accabler le gouvernement syrien. Décidément pleine d’ardeur humaniste, l’Avaaz vient de lancer un appel aux dirigeants de l’Inde, du Brésil, de l’Afrique du Sud, du Koweit et du Qatar afin qu’ils diligentent « une délégation des Droits de l’homme en Syrie« . Sélection un peu bizarre : si les trois premières nations sont connues pour avoir refusé de suivre les Etats-Unis, la France et l’Angleterre dans un projet de résolution condamnant la Syrie au Conseil de Sécurité de l’ONU, les deux derniers sont des monarchies pétrolières, la première peu connue pour son exigence démocratique, la seconde, en revanche, célèbre pour patronner la chaîne al-Jazeera, qui ne s’est pas distinguée – c’est le moins qu’on puisse dire – par sa neutralité dans la couverture des évènements de Syrie – au point que plusieurs de ses collaborateurs vedettes ont claqué la porte récemment.

Les disparus ont disparu !

Etant portés au scepticisme par l’épluchage de quatre mois de couverture de la crise syrienne, nous autres d’InfoSyrie.fr avons cru de notre devoir de vérifier à la source ces nouvelles sensationnelles. En commençant, par exemple, par le site d’Avaaz. Hélas, sur les différentes versions arabe, anglaise, française, allemande, néerlandaise, espagnole, etc. de ce site, pas le moindre listing de victimes, pour ne pas parler de leurs photos. En revanche, l’internaute humaniste est sollicité pour financer les activités d’Avaaz.

Au fait, de quoi et de qui s’agit-il ? Avaaz.org, qui dispose apparemment d’assez gros moyens, est une Organisation Non Gouvernementale américaine installée à New York. Elle a été fondée en 2006 par l’Anglo-Canadien Ricken Patel, qui a été notamment consultant pour les fondations Rockfeller et Bill Gates. Son objet social ? Rassembler, via internet, des « citoyens du monde » pour les sensibiliser et les faire agir avec leur souris « face aux nouveaux défis qui menacent notre avenir tels que les changements climatiques et la montée des conflits. » On suppose que le cas syrien ressort à la deuxième catégorie. Ce qui est sûr, c’est que par le passé, Avaaz.org a mené via la toile des campagnes pour le Tibet libre, pour un moratoire sur les OGM, pour les droits de l’homme en Iran, etc. Autant de causes consensuelles, propres à drainer des centaines de milliers d’internautes occidentaux et naïfs. Grâce aux fonds recueillis, Avaaz est capable de s’offrir des spots publicitaires sur les différentes chaînes de TV américaines. On ne s’étonnera pas, donc, que la Syrie de Bachar al-Assad se soit retrouvée sur son agenda. Il n’est pas indifférent de noter que ce site a été estampillé « hoax » (bidonnage, escroquerie, imposture informatiques) et générateur de spam (publicité abusive) par un certain nombre d’internautes. En tout cas, après examen du site et constat de l’absence de tout signalement de disparus, on est effectivement tenté de décerner le label « hoax« , sur ce coup-là au moins, à Avaaz.

Par acquis de conscience, nous sommes allés faire aussi un tour du côté d’Insan. Là, pas la moindre référence aux 2 819 disparus, pourtant en principe dûment identifiés par Wissam Tarif, patron, rappelons-le, d’Insan. Curieux, pour un des promoteurs de ce scoop. On y trouve, en revanche, d’autres chiffres : 2 843 détenus politiques localisés et identifiés plus 5 157 autres en instance d’ « homologation ». C’est très bien mais c’est invérifiable et de toutes façons hors sujet et nous posons la question à M. Tarif : où sont les 2918 disparus syriens qu’il a « vendus » à Libération ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces cyber-révélations pèchent gravement, à notre avis, par un déficit certain de preuves et de cohérence. Car enfin, pour résumer, en consultant les sites indiqués par Libération, on ne trouve pas la liste et encore moins les photos de ces centaines de disparus pourtant prétendument identifiés, à l’unité près, par Wassim Tarif et consorts. Dans ces conditions, pourquoi ne pas annoncer, dans les semaines qui viennent, que 6 327 Syriens ont reçu un coup de matraque, 4 328 ont été conduits au poste et 2 323 ont regardé al-Jazeera pour marquer leur opposition à la tyrannie baasiste ? C’est une simple suggestion que fait InfoSyrie.fr, par ailleurs bien conscient que nos cyber-opposants ont suffisamment d’imagination pour se passer de nos conseils…

Guy Delorme,


2 Russie

Les USA s'ingèrent dans les affaires intérieures de la Syrie.
La visite de l'ambassadeur américain dans la ville syrienne de Hama constitue une ingérence grossière dans les affaires intérieures de la Syrie, a déclaré vendredi à RIA Novosti le chargé d'affaires de la Syrie en Russie, Souleimane Abou Diab.
"L'ambassadeur des Etats-Unis n'a pas reçu d'autorisation pour se rendre à Hama, son déplacement n'a pas été concerté avec le ministère syrien des Affaires étrangères et peut, par conséquent, être qualifié d'ingérence directe dans les affaires intérieures de la Syrie", a indiqué le diplomate.
Et d'ajouter que cette "démarche" entreprise jeudi par l'ambassadeur américain "visait à torpiller la stabilité et l'ordre public dans le pays".
Dimanche, des chars de l'armée syrienne ont bouclé Hama, théâtre d'une manifestation de grande envergure contre le régime de Bachar el-Assad.
Les forces de l'ordre ont procédé à des arrestations en masse.
Le chargé d'affaires a exprimé sa satisfaction envers la position de la Russie concernant la Syrie, Moscou plaidant en faveur d'un dialogue national entre les autorités et l'opposition constructive.
"La prise de position de Moscou rétablit l'équilibre dans les relations internationales", a estimé le diplomate.
Lancées le 18 mars dernier dans la ville de Deraa dans sud de la Syrie, les émeutes populaires visant à obtenir des réformes politiques et économiques se sont propagées à plusieurs villes du pays. Pour calmer le mécontentement populaire, le président Bachar el-Assad a levé l'état d'urgence, en vigueur depuis 1963, et a annoncé des réformes économiques et politiques. Malgré ces mesures, la révolte populaire prend de l'ampleur.
Selon les défenseurs des droits de l'homme, la répression de la révolte
populaire en Syrie a fait plus de 1.350 morts. Damas en rejette la responsabilité sur des "groupes terroristes" soutenus par des "forces extérieures".

MOSCOU, 8 juillet –

RIA Novosti
http://fr.rian.ru/world/20110708/190091132.html

 

Douguine : Les Etats-Unis ont provoqué des actes terroristes en Syrie

Le chercheur russe en sciences politiques et chef du mouvement russe Eurasie, Alexandre Douguine, a indiqué que les événements de la Syrie sont provoqués depuis l'étranger, et que les Etats-Unis et quelques pays européens avaient financé par armes et argent une partie de Syriens afin de commettre des crimes contre les citoyens en vue de diviser et détruire la Syrie.

Dans un entretien au correspondant de Sana à Moscou, M. Doughine a indiqué que dans tous les pays du monde, même en Russie, il y a une partie de gens qui ont des demandes légitimes concernant la vie quotidienne et la vie politique, soulignant que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient exploité ces gens afin de les transformer en opposition manipulée de l'extérieur et appuyé par une guerre médiatique menée par les médias pro-occidentaux.

Il a estimé que Washington cherche à répéter en Syrie ce qui s'était passé en Irak et en Libye afin d'en finir avec le rôle clé de Damas au Moyen-Orient et le front résistant à Israël.

"La Syrie est le pays de la tolérance religieuse. La Syrie est le berceau du christianisme et de l'islam", a-t-il dit.

Il a, d'autre part, fait noter que la Russie est, elle aussi, menacée par les mêmes risques que la Syrie et la Libye, affirmant que la position de Moscou appuyant Damas va en harmonie avec les intérêts du peuple russe.

Il a enfin appelé à faire la distinction entre l'Europe proaméricaine qui veut déclencher une nouvelle croisade contre les deux mondes arabe et islamique et l'Europe civilisationnelle qui entretient des relations historiques avec les pays arabes.

01 Août 2011

http://www.sana.sy/fra/55/2011/08/01/361775.htm

 

Général Leonid Ivashov :Les Etats-Unis exécutent leur plan contre Damas».  

Selon le général Leonid Ivashov, président de l'Académie russe des sciences géopolitiques, la Syrie est confrontée à une campagne forte et vaste exécutée par le Mossad et les pays d'Occident, en particulier les Etats-Unis et la France, dans le but de la démembrer en raison de sa politique indépendante, de son soutien à la résistance contre Israël et de ses relations étroites avec l'Iran.
La Syrie reste, selon lui, le seul pays arabe qui a échappé au pouvoir des régimes américain et israélien. Tous les pays de la région du Moyen Orient sont, ajoute-t-il, sous la main des Etats-Unis d'Amérique et de son allié israélien, à l'exception de la Syrie.

01/08/2011
http://www.letempsdz.com//content/view/60658/1/

 

La politique consistant à faire pression sur la Syrie au moyen de sanctions est vouée à l'échec.

La politique consistant à faire pression sur la Syrie au moyen de sanctions est vouée à l'échec, a déclaré mardi à RIA Novosti le responsable de la diplomatie russe en charge du Proche-Orient et de l'Afrique du Nord, Sergueï Verchinine.

"On ne peut pas exercer une pression sur la Syrie par le biais de sanctions de l'Onu. Cela n'apportera pas le succès", a indiqué le diplomate.

Le responsable a confirmé que le Conseil de sécurité tenait des consultations afin d'élaborer une réponse internationale aux événements en Syrie.

Cependant, M.Verchinine estime nécessaire de "prendre en compte l'expérience libyenne" et de ne pas tolérer d'interprétations trop fantaisistes des résolutions onusiennes. Le diplomate a fait remarquer que la Russie croyait dans les chances de négociations entre les deux parties du conflit syrien et a souligné que la violence, aussi bien contre les civils que contre les policiers et les militaires, était inadmissible.

Depuis le 15 mars dernier, la Syrie est déchirée par un mouvement de contestation contre le régime du président Bachar el-Assad. Selon les ONG, les violences ont déjà fait plus de 1.350 morts et près de 3.000 disparus.

RIA Novosti

2 août –

http://fr.rian.ru/world/20110802/190340572.html

 

Le sénateur russe Mikhaïl Marguelov : Le scénario libyen conduirait à une guerre à grande échelle.

Toute tentative d'appliquer le "scénario libyen" à l'égard de la Syrie provoquerait une guerre à grande échelle dans la région, a déclaré mardi le président de la Commission des affaires internationales du Conseil de la Fédération (sénat russe), Mikhaïl Marguelov.
"Les pays occidentaux accentuent la pression sur les autorités syriennes. La France presse le Conseil de sécurité de l'Onu d'adopter un texte analogue à la résolution 1973 contre la Libye. Il ne fait aucun doute que la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Syrie conduirait à une guerre d'envergure", a-t-il affirmé.
Le sénateur a indiqué que l'ambassade de Russie à Damas procédait à des consultations avec les représentants de l'opposition et que Moscou s'opposait à toute ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie.
"Le président Bachar el-Assad n'a encore pas épuisé toutes les possibilités pour passer de la confrontation au dialogue, même si les réformes susceptibles d'apaiser les parties en conflit ont été engagées trop tard", a-t-il estimé.
D'après M. Marguelov, une victoire de l'opposition serait susceptible de porter au pouvoir un régime islamiste en Syrie.
"Selon les informations dont nous disposons, l'opposition syrienne n'est pas entièrement laïque, même si elle réclame la démocratisation du régime. Dans les rangs des insurgés, il y a des groupes politiques proches des Frères musulmans", a constaté le sénateur.

2 août

http://fr.rian.ru/world/20110802/190338625.html

 

L’OTAN planifie une campagne en Syrie et resserre le noeud coulant autour de l’Iran  

L’OTAN planifie en ce moment une campagne militaire contre la Syrie afin d’aider à renverser le régime du président Bashar Al-Assad avec comme objectif a longue échéance de préparer une tête de pont dans la région pour l’attaque contre l’Iran, a dit l’envoyé de la Russie à l’OTAN Dimitri Rogozin. Le conseil de sécurité de l’ONU a condamné Mercredi la violence récurrente en Syrie et a demandé vigoureusement aux autorités du pays d’arrêter d’utiliser la force contre des manifestants pacifiques, tout en disant que la situation dans le pays ne demande pas encore une interférence de l’OTAN.
“Cette déclaration veut dire que la planifiication de la campagne militaire est déjà bien avancée. Ceci pourrait être une conclusion logique des opérations de propagande et militaires, qui ont été perpétrées par certains pays occidentaux contre l’Afrique du Nord”, a dit Rogozin dans une interview avec le journal Izvestia publié Vendredi.
Le diplomate russe a signalé le fait que l’alliance vise à interférer seulement avec les régimes “dont les vues ne coïncides pas avec celles de l’occident”.
Rogozin renforça l’opinion exprimée par certain experts que la Syrie puis le Yémen pourraient bien être les deux dernières étapes de l’OTAN dans l’optique de lancer une attaque sur l’Iran.
“Le nœud coulant autour de l’Iran se resserre. Des préparations militaires contre l’Iran sont déjà en train de se faire. Nous sommes certainement concernés et préoccupés par l’escalade vers une guerre de grande importance dans cette grande région”, a dit Rogozin.
Après avoir appris de la leçon libyenne, la Russie “continuera à s’opposer à l’utilisation de la force en ce qui concerne la situation en Syrie”, a t’il déclaré, ajoutant que les conséquences d’un vaste conflit en Afrique du Nord seraient dévastatrices pour l’ensemble de monde.
06/08/2011
Par l’agence RIA Novosti

Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~
Url de l’article original:
http://en.rian.ru/world/20110805/165570384.html



6 Les actions dans le monde

Pays

Cuba dénonce la déclaration des Nations unies.

Cuba a rejeté la déclaration sur la situation en Syrie adoptée hier par le Conseil de sécurité des Nations unies, tout en exprimant son soutien à Damas, rapporte vendredi le correspondant de RIA Novosti à la Havane.

"Nous exprimons notre rejet de toute tentative de saper l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie", lit-on dans une déclaration du vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Marcos Rodriguez Costa, diffusée jeudi.

Jeudi 4 août, le Conseil de Sécurité de l'Onu a adopté une déclaration de son président dénonçant l'usage de la force contre les civils par les autorités syriennes et exhortant tous les participants du conflit à cesser la violence.

Le Havane a également réitéré sa "confiance dans la capacité du peuple et du gouvernement syriens à résoudre leurs problèmes internes sans ingérence étrangère".

Depuis le 15 mars dernier, la Syrie est déchirée par un mouvement de contestation contre le régime du président Bachar el-Assad.

06-08

RIA Novosti



7 Les réactions dans le monde

Inde

Le vice président du parlement indien Rahman Khan affirme le soutien de son pays à la Syrie face aux ingérences étrangères.

Le vice président du Parlement indien Rahman Khan, a affirmé le soutien de son pays à la Syrie face aux pressions et aux ingérences extérieures dans ses affaires.

Lors de sa rencontre avec le vice ministre des Affaires Etrangères et des Expatriés, Fayçal al-Miqdad, aujourd'hui au Parlement indien, Rahman Khan a réaffirmé le soutien de son appui au dialogue national lancé en Syrie, tout en appréciant les réformes menées sous la direction du président Bachar al-Assad.

Il a évoqué les relations historiques privilégiées établies entre l'Inde et la Syrie, soulignant les résultats fructueux des visites mutuelles des chefs d'état des deux pays, qui avaient renforcé les relations bilatérales.

De son côté, M. Miqdad, a évoqué les positions de l'Inde qui a préservé l'autonomie de sa décision et maintenu son soutien aux causes arabes et mondiales justes.

La rencontre a été suivie d'une conférence prononcée par M. Miqdad à laquelle ont assisté des diplomates arabes et étrangers, des journalistes et nombre de personnalités indiennes.

Dans une conférence de presse à l'issue de la conférence, M. Miqdad a affirmé que la Syrie allait bien et qu'elle sortirait de la crise actuelle avec le soutien des pays amis.

Il a appelé les journalistes à ne pas se laisser tromper par les campagnes de leurre déclenchées par certains pays occidentaux pour créer une opinion publique favorable à une intervention occidentale en Syrie. 

02 Août 2011

http://www.sana.sy/fra/55/2011/08/02/361972.htm


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