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14/08/2011

n° 18 - Dossier de Côte d'Ivoire - 11-08 - Début - La Côte d’Ivoire dans le piège des prédateurs occidentaux.

n° 18 - Dossier de  Côte d'Ivoire - 11-08  - Début -  La Côte d’Ivoire dans le piège des prédateurs occidentaux. 


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



Dossier de Côte d’Ivoire

n°18                              12-08

     C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :        http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Dossier

1-1 Marc Micaël : La Côte d’Ivoire dans le piège des prédateurs occidentaux.

1-2 Libye, Côte D’Ivoire : Sarkozy jouant au néo-conservateur ?

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Marc Micaël : La Côte d’Ivoire dans le piège des prédateurs occidentaux.

2-2 K. Kouassi Maurice : Incapable de faire face aux problèmes du pays : Ouattara fuit les Ivoiriens.

Fin

2-3 Ahoua Don Mello : Ouattara a perdu l'élection présidentielle : les arguments-chocs.

Dernière Minute.

Le Président Laurent Gbagbo s'adresse aux Ivoiriens

Les exécutions extrajudiciaires continuent, selon l'ONU.


 

1 Dossier

1-1 Marc Micaël : La Côte d’Ivoire dans le piège des prédateurs occidentaux.

L’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir - disons-le tout net - a jeté de l’émoi au sein du peuple ivoirien. Même les plus fidèles suiveurs du ‘’bravetchè’’ n’en reviennent toujours pas.

Passons l’étape des fraudes électorales et celle de l’emploi injustifié de la puissance des armes - orchestrée par la coalition franco-onusienne - Le moins qu’on puisse dire, c’est que les ivoiriens ont du mal à se remettre de ce chapitre surréaliste de leur histoire. Bien plus, le fait marquant dans cette aventure, c’est le retour tonitruant de l’ex-colon. Nicolas Sarkozy a eu le triomphe modeste - à l’occasion de l’investiture d’Alassane - quand il affirmait: « Il s’agit de l’avènement d’une Côte d’Ivoire nouvelle (…) qui renoue avec la France, des relations fraternelles ». A l’occasion donc, de ce 21ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, et au-delà de toute célébration, chaque ivoirien est interpellé: Comment la Côte d’Ivoire peut-elle prétendre à sa souveraineté si elle n’aspire pas à marquer la rupture de sa dépendance vis-à-vis des puissances occidentales, notamment de la France ? Suivons ensemble - à la lumière du discours du Président Laurent Gbagbo - les nouvelles stratégies mises en place par ces occidentaux, afin de garantir leur hégémonie.
Les occidentaux ont changé de stratégie. Pour mieux s’adapter aux nouvelles donnes du siècle présent. Ces prédateurs, véritables loups déguisés en agneaux, ont par-dessus leur costume de colon, revêtu celui du ‘’partenaire au développement’’ et du ‘’protecteur de l’humanité’’. Certes, dans un contexte de mondialisation, la rupture ici selon le Président Laurent Gbagbo, ne s'entend point d'un isolement ou d'un repli sur soi, position idéale des faibles, mais elle correspond plutôt à une métamorphose de la conscience, qui fait passer celui qui s'en prévaut, de la servitude à sa pleine responsabilisation dans le processus de construction de l'humanité’’.

L’époque de la colonisation est passée. Les occidentaux le savent très bien. Ils savent aussi que les africains ont énormément progressé. Qu’ils sont désormais conscients des enjeux politico-économiques du moment. Et que ce sont des africains, riches de talents, d’énergie et d’espoir qui aspirent à jouer les premiers rôles dans les batailles à venir.

Mais malgré cela - vu les enjeux dont leur survie dépend- Ils entendent, insidieusement cette fois, reconduire le schéma de la colonisation de l’Afrique. A l’époque, la colonisation avait pour but l'exploitation de matières premières, de main-d'œuvre, de position stratégique, d’espace vital, etc. d'un territoire au profit de sa métropole et des prétextes floues tel que le "le développement de la civilisation". Même si ces prétextes ont considérablement évolué de nos jours, les buts quant à eux restent quasiment les mêmes. Et l’enjeu est de taille, car l’avenir de l’occident se joue ici et maintenant ! Il suffit de faire une lecture attentive de l’actualité : les tumultes constatés sur les places boursières européennes et américaines, les mesures d’austérité au sein de certains pays de l’Union Européenne, le débat sur le plafond de la dette américaine, etc. sont autant d’indicateurs potentiels. On s’achemine selon certains analystes européens, vers « la récession économique de l’Europe ».

L’Afrique constitue aujourd’hui – à n’en point douter – le pôle d’attraction de toutes ces puissances étrangères. Selon des économistes européens: « L’Afrique dispose globalement de ressources naturelles encore inexploitées ». De quoi aiguiser d’avantage l’appétit vorace de tous ces prédateurs. Le mot d’ordre est d’ores et déjà lancé: tous à l’assaut pour la reconquête de l’Afrique! Mais cette fois, la stratégie est différente. Elle dépasse même l’entendement. C’est un véritable tour de passe-passe auquel se livrent ces néo-colons. Partout, la teneur du discours est la même – habilement maquillé – En se référent aux discours de Barak Obama à Accra et de Sarkozy à Dakar, on ne risque pas de se tromper. Ils revendiquent des accords de coopérations auprès des Etats africains. Avec des arguments, les uns tout aussi farfelus que les autres: relations économiques, partenariats stratégiques, au développement, en passant par des relations amicales, fraternelles, et même historiques ! Ces partenariats on le sait, n’ont jamais véritablement aidé les africains. Tant ils sont conçus à leur détriment. A ce sujet, le Président Laurent Gbagbo déclare: « Dans un monde de compétition, il est illusoire de croire qu'un peuple peut assurer le bonheur parfait d'un autre peuple » puis il ajoute: « les conflits d'intérêts peuvent naître entre les nations, même les plus amies » et termine par : « Nous devons tous avoir à l'esprit qu'aucun pays ne peut se développer avec l'effort exclusif des contribuables d'un autre pays. De même, un pays qui combat dans un autre pays, combat d'abord et avant tout pour les intérêts économiques de son peuple ».

Un autre volet, non moins important du discours que tiennent ces occidentaux, est l’aide à l’implantation et à la consolidation de la démocratie. Là-dessus, ils croient devoir s’ériger en donneurs de leçons. Eux, dans une position de maîtres absolus et les africains, dans celle de l’élève sage. S’il est vrai que la démocratie doit prendre en compte toutes les aspirations du peuple, ils devraient savoir que le peuple africain aspire aussi à l’indépendance véritable et donc à la souveraineté. Toutes choses qui vont nécessairement à l’encontre de leurs intérêts nébuleux. Car pour mieux spolier, il est dans leurs habitudes de contribuer au musellement des peuples trop regardants.
Le dernier volet du discours occidental, est la raison humanitaire: il faut protéger les populations de leurs dirigeants. Ces dirigeants, pas assez dociles à leur goût, sont souvent dépeints comme d’affreux dictateurs. Dans ce cas, la stratégie est très simple: instrumentaliser certains africains corrompus contre leurs propres frères. Pour se faire, ils suscitent et financent des coups, des révoltes, au gré de leurs intérêts.

Ils n’hésitent même pas - toute honte bue, et pour mieux endormir leurs victimes - à reprendre à leur compte les idéaux panafricanistes dont se réclament les africains. On constate souvent - tardivement d’ailleurs - que la parole donnée, s’avère finalement fausse, une fois les accords signés. Loin de joindre l’acte à la parole, ils font en effet, le contraire de ce qu’ils ont annoncé. Cela passe par l’octroi de crédits accompagnés de mesures drastiques de ‘’bonne gouvernance’’. Comme le dit Laurent Gbagbo: « le poids de la dette nous rend servile. Notre indépendance passe aussi par notre affranchissement des chaînes de la dette ». Des propos qui tranchent clairement avec ceux du Préfet Alassane Ouattara, qui, pour sa part estime: « qu’il n’y a aucun mal à emprunter ».

Comme on le voit, les enjeux de cette recolonisation sont tellement évidents, que se refuser à le comprendre, est faire preuve de cécité intellectuelle: L’occident est sur le déclin. Les ressources naturelles et énergétiques sont de plus en plus rares sur le vieux continent. L’Afrique est devenue le pôle d’attraction de ces prédateurs. La montée en force des pays émergents confirme un changement des équilibres économiques mondiaux. En réalité, ces occidentaux, dites puissances mondiales, luttent désespérément pour leur survie, pour leur hégémonie de plus en plus contesté. Ce désespoir se justifie par l’emploi de la force militaire - d’ailleurs seul gage de supériorité qui leur reste. En instrumentalisant les organisations internationales et sous-régionales, telles que l’Onu, l’Otan ou l’Union Africaine par exemple. A travers ces organisations, ils parviennent à imposer leurs décisions, au détriment des plus faibles.
Au total, la question substantielle, qui mérite d’être posée, pour ce pays, est la suivante: Est-il possible que la Côte d’Ivoire puisse réaliser son propre développement en ayant la gestion entière et souveraine de ses richesses et sans avoir à se surendetter auprès des occidentaux ? Nous doutons fort que la question - en cette période auguste du 51ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’ Ivoire - traverse une seule fois l’esprit de notre cher Préfet-président Alassane Dramane Ouattara, qui préfère foncer tête baissée dans le piège tendu.

Marc Micaël

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=2047


1-2 Vladimir CallerLibye, Côte D’Ivoire : Sarkozy jouant au néo-conservateur ?

Les arbres, encore une fois, servent à cacher des forêts. La diabolisation médiatique de l'adversaire a, à nouveau, permis de dissimuler les intérêts économiques et géopolitiques qui muent les agresseurs.

Nombreux par exemple sont ceux qui ne remettent pas un instant en question le "fait" que Kadhafi a bombardé sa population ; je ne mentionnerai que l’article de Natalie Nougayrède dans Le Monde du 11.03, disant que « les carnages provoqués par des bombardements aériens n’ont pas, à ce jour, été vérifiés » et les informations des services de renseignement russes selon lesquels aucun bombardement de populations civiles par l’aviation de Kadhafi n’avait pu être vérifié. Comment par ailleurs expliquer que, dans un monde où le plus petit coin d’une ruelle est sous l’œil des satellites, les services occidentaux, toujours si prêts à susciter nos compassions par une profusion d’images n’en ont produit aucune montrant ces méchants bombardements kadhafistes contre des populations civiles ?

Quant aux motivations humanitaires, toujours aussi compassionnelles, comment ne pas être ébranlé par la révélation du même quotidien français lorsque sa correspondante, Nathalie Guibert nous informe que « les forces interventionnistes ne touchent pas la marine libyenne parce qu’elle sera utile pour faire barrage aux immigrés dans le ‘post-Kadhafi’ » ? (Le Monde, 31.03). Pour ce qui est des opposants désarmés, le doute s’impose lorsqu’on apprend que le 18 mars, un avion de chasse abattu à Benghazi et que l’on croyait du dictateur appartenait en réalité aux insurgés. Et que des média si peu suspects de kadhafisme comme The Telegraph, The Wall Street Journal ou la BBC informaient, des semaines avant la décision du Conseil de sécurité des Nations Unies, que des commandos armés occidentaux se trouvaient déjà en territoire libyen. Plus près de nous, le ‘Canard Enchaîné’, dans un article titré « Fournitures gratuites aux insurgés libyens », informait le 9 mars, (soit 9 jours avant la résolution du Conseil de Sécurité autorisant l’usage de la force) que des opérations militaires franco-anglo-américaines se déroulaient déjà sur le terrain. Ce journal récidive trois jours plus tard, en nous apprenant que la DGSE — le service de renseignement et d’action extérieur français — « aurait livré discrètement à Benghazi, dès la mi-mars, quelques canons de 105 mm et des batteries antiaériennes mobiles ».

Comme si toute cette démonstration d’aventurisme de tout genre était insuffisante, voilà que le couple Sarkozy - Ban-ki Moon se lance dans une opération encore plus douteuse dans le contexte des élections en Côte d’Ivoire. Avec un empressement digne des meilleures causes, le second ordonne à son représentant sur place de valider l’élection du candidat Ouattara, ami personnel du premier. C’est ainsi que, dûment entouré par les ambassadeurs de France et des Etats-Unis, ce fonctionnaire décide que Ouattara est le vainqueur malgré de très lourdes et sérieuses contestations. Le Français Alberto Bourgi, professeur du droit public et africaniste reconnu, s’étonnait à la radio française ce vendredi 01.04 de cette curieuse célérité.

Encore une fois, ce n’est pas le droit humanitaire ni le sacro-saint principe du respect des urnes qui tirent les ficelles de la gestion du dossier ivoirien. Il se fait que le Président Gbagbo avait osé envisager de ne pas limiter aux seuls capitaux occidentaux les perspectives d’investissement dans son pays, mais de les ouvrir aussi aux Chinois et aux Indiens. Pire encore, il avait des plans pour faire de la commercialisation du cacao, jusqu’alors dans les mains d’une grosse multinationale, un service public contrôlé par l’État, avec la participation des petits producteurs organisés en coopératives. Projets fort gênants parce qu’il se fait qu’un des patrons de cette multinationale, la ‘Armajaro Trading Inc’, Loïc Folleroux, est le beau-fils de Ouattara, lequel, en spéculateur habile, venait d’acheter, un mois avant les élections, 240.000 tonnes de cacao en anticipant une envolée de son cours. Suprême irrévérence, le président Gbagbo se proposait de constituer un système financier essentiellement axé sur une banque publique contrôlée par l’État. Projet quelque peu détonnant si l’on considère que son rival Ouattara était l’ancien patron du département Afrique du FMI.

Triste scénario de bien douteuse morale. L’Occident se prépare ainsi, au nom des valeurs humanitaires et de liberté qui sont « les siennes », à sacrer le candidat Ouattara dont la Croix Rouge est occupée à découvrir d’importants charniers semés par ses troupes dans sa route vers Abidjan. Monsieur Sarkozy joue à l’apprenti sorcier en Côte d’Ivoire, deuxième acte d’une partition qui, après la Libye, viserait l’Iran. Délocalisation aidant, les néo-conservateurs ont déménagé vers l’Élysée. Tout en cherchant à assurer la réélection du patron, seront-ils en train d’explorer les traits d’une folle sortie de crise ?

Vladimir Caller

http://csotan.org:80/ao/article.php?ao_id=42&art_id=549&Mois=juin&Year=2011



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Marc Micaël : La Côte d’Ivoire dans le piège des prédateurs occidentaux.

L’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir - disons-le tout net - a jeté de l’émoi au sein du peuple ivoirien. Même les plus fidèles suiveurs du ‘’bravetchè’’ n’en reviennent toujours pas. Passons l’étape des fraudes électorales et celle de l’emploi injustifié de la puissance des armes - orchestrée par la coalition franco-onusienne - Le moins qu’on puisse dire, c’est que les ivoiriens ont du mal à se remettre de ce chapitre surréaliste de leur histoire. Bien plus, le fait marquant dans cette aventure, c’est le retour tonitruant de l’ex-colon. Nicolas Sarkozy a eu le triomphe modeste - à l’occasion de l’investiture d’Alassane - quand il affirmait: « Il s’agit de l’avènement d’une Côte d’Ivoire nouvelle (…) qui renoue avec la France, des relations fraternelles ». A l’occasion donc, de ce 21ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, et au-delà de toute célébration, chaque ivoirien est interpellé: Comment la Côte d’Ivoire peut-elle prétendre à sa souveraineté si elle n’aspire pas à marquer la rupture de sa dépendance vis-à-vis des puissances occidentales, notamment de la France ? Suivons ensemble - à la lumière du discours du Président Laurent Gbagbo - les nouvelles stratégies mises en place par ces occidentaux, afin de garantir leur hégémonie.
Les occidentaux ont changé de stratégie. Pour mieux s’adapter aux nouvelles donnes du siècle présent. Ces prédateurs, véritables loups déguisés en agneaux, ont par-dessus leur costume de colon, revêtu celui du ‘’partenaire au développement’’ et du ‘’protecteur de l’humanité’’. Certes, dans un contexte de mondialisation, la rupture ici selon le Président Laurent Gbagbo, ne s'entend point d'un isolement ou d'un repli sur soi, position idéale des faibles, mais elle correspond plutôt à une métamorphose de la conscience, qui fait passer celui qui s'en prévaut, de la servitude à sa pleine responsabilisation dans le processus de construction de l'humanité’’.

L’époque de la colonisation est passée. Les occidentaux le savent très bien. Ils savent aussi que les africains ont énormément progressé. Qu’ils sont désormais conscients des enjeux politico-économiques du moment. Et que ce sont des africains, riches de talents, d’énergie et d’espoir qui aspirent à jouer les premiers rôles dans les batailles à venir.

Mais malgré cela - vu les enjeux dont leur survie dépend- Ils entendent, insidieusement cette fois, reconduire le schéma de la colonisation de l’Afrique. A l’époque, la colonisation avait pour but l'exploitation de matières premières, de main-d'œuvre, de position stratégique, d’espace vital, etc. d'un territoire au profit de sa métropole et des prétextes floues tel que le "le développement de la civilisation". Même si ces prétextes ont considérablement évolué de nos jours, les buts quant à eux restent quasiment les mêmes. Et l’enjeu est de taille, car l’avenir de l’occident se joue ici et maintenant ! Il suffit de faire une lecture attentive de l’actualité : les tumultes constatés sur les places boursières européennes et américaines, les mesures d’austérité au sein de certains pays de l’Union Européenne, le débat sur le plafond de la dette américaine, etc. sont autant d’indicateurs potentiels. On s’achemine selon certains analystes européens, vers « la récession économique de l’Europe ».

L’Afrique constitue aujourd’hui – à n’en point douter – le pôle d’attraction de toutes ces puissances étrangères. Selon des économistes européens: « L’Afrique dispose globalement de ressources naturelles encore inexploitées ». De quoi aiguiser d’avantage l’appétit vorace de tous ces prédateurs. Le mot d’ordre est d’ores et déjà lancé: tous à l’assaut pour la reconquête de l’Afrique! Mais cette fois, la stratégie est différente. Elle dépasse même l’entendement. C’est un véritable tour de passe-passe auquel se livrent ces néo-colons. Partout, la teneur du discours est la même – habilement maquillé – En se référent aux discours de Barak Obama à Accra et de Sarkozy à Dakar, on ne risque pas de se tromper. Ils revendiquent des accords de coopérations auprès des Etats africains. Avec des arguments, les uns tout aussi farfelus que les autres: relations économiques, partenariats stratégiques, au développement, en passant par des relations amicales, fraternelles, et même historiques ! Ces partenariats on le sait, n’ont jamais véritablement aidé les africains. Tant ils sont conçus à leur détriment. A ce sujet, le Président Laurent Gbagbo déclare: « Dans un monde de compétition, il est illusoire de croire qu'un peuple peut assurer le bonheur parfait d'un autre peuple » puis il ajoute: « les conflits d'intérêts peuvent naître entre les nations, même les plus amies » et termine par : « Nous devons tous avoir à l'esprit qu'aucun pays ne peut se développer avec l'effort exclusif des contribuables d'un autre pays. De même, un pays qui combat dans un autre pays, combat d'abord et avant tout pour les intérêts économiques de son peuple ».

Un autre volet, non moins important du discours que tiennent ces occidentaux, est l’aide à l’implantation et à la consolidation de la démocratie. Là-dessus, ils croient devoir s’ériger en donneurs de leçons. Eux, dans une position de maîtres absolus et les africains, dans celle de l’élève sage. S’il est vrai que la démocratie doit prendre en compte toutes les aspirations du peuple, ils devraient savoir que le peuple africain aspire aussi à l’indépendance véritable et donc à la souveraineté. Toutes choses qui vont nécessairement à l’encontre de leurs intérêts nébuleux. Car pour mieux spolier, il est dans leurs habitudes de contribuer au musellement des peuples trop regardants.
Le dernier volet du discours occidental, est la raison humanitaire: il faut protéger les populations de leurs dirigeants. Ces dirigeants, pas assez dociles à leur goût, sont souvent dépeints comme d’affreux dictateurs. Dans ce cas, la stratégie est très simple: instrumentaliser certains africains corrompus contre leurs propres frères. Pour se faire, ils suscitent et financent des coups, des révoltes, au gré de leurs intérêts.

Ils n’hésitent même pas - toute honte bue, et pour mieux endormir leurs victimes - à reprendre à leur compte les idéaux panafricanistes dont se réclament les africains. On constate souvent - tardivement d’ailleurs - que la parole donnée, s’avère finalement fausse, une fois les accords signés. Loin de joindre l’acte à la parole, ils font en effet, le contraire de ce qu’ils ont annoncé. Cela passe par l’octroi de crédits accompagnés de mesures drastiques de ‘’bonne gouvernance’’. Comme le dit Laurent Gbagbo: « le poids de la dette nous rend servile. Notre indépendance passe aussi par notre affranchissement des chaînes de la dette ». Des propos qui tranchent clairement avec ceux du Préfet Alassane Ouattara, qui, pour sa part estime: « qu’il n’y a aucun mal à emprunter ».

Comme on le voit, les enjeux de cette recolonisation sont tellement évidents, que se refuser à le comprendre, est faire preuve de cécité intellectuelle: L’occident est sur le déclin. Les ressources naturelles et énergétiques sont de plus en plus rares sur le vieux continent. L’Afrique est devenue le pôle d’attraction de ces prédateurs. La montée en force des pays émergents confirme un changement des équilibres économiques mondiaux. En réalité, ces occidentaux, dites puissances mondiales, luttent désespérément pour leur survie, pour leur hégémonie de plus en plus contesté. Ce désespoir se justifie par l’emploi de la force militaire - d’ailleurs seul gage de supériorité qui leur reste. En instrumentalisant les organisations internationales et sous-régionales, telles que l’Onu, l’Otan ou l’Union Africaine par exemple. A travers ces organisations, ils parviennent à imposer leurs décisions, au détriment des plus faibles.
Au total, la question substantielle, qui mérite d’être posée, pour ce pays, est la suivante: Est-il possible que la Côte d’Ivoire puisse réaliser son propre développement en ayant la gestion entière et souveraine de ses richesses et sans avoir à se surendetter auprès des occidentaux ? Nous doutons fort que la question - en cette période auguste du 51ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’ Ivoire - traverse une seule fois l’esprit de notre cher Préfet-président Alassane Dramane Ouattara, qui préfère foncer tête baissée dans le piège tendu.

Marc Micaël

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=2047


2-2 K. Kouassi Maurice : Incapable de faire face aux problèmes du pays : Ouattara fuit les Ivoiriens.

Dans l’incapacité de regarder le peuple droit dans les yeux pour lui expliquer comment il entend le sortir du bourbier que lui-même a créé, le nouveau pouvoir préfère se faire voir sur «sa» scène internationale. Donnant l’impression de fuir les Ivoiriens qui restent sur leur faim quant à sa «solution» de sortie crise.
Depuis l’installation de
Ouattara au pouvoir par la France qui a renversé Laurent Gbagbo lors du coup d’Etat du 11 avril 2011, le nouvel occupant des lieux n’a pas encore pris le bain de foule qui prouverait sa prétendue ‘’popularité’, qui montrerait qu’il a été ‘’majoritairement élu’’ par le peuple et qu’il est celui que la population a choisi. L’homme donne l’impression d’être incapable de regarder son peuple droit dans les yeux  pour le rassurer quant à sa potion magique pour relever la Côte d’Ivoire des décombres occasionnés par les fusils, les canons  et les bombes de la France et de ses alliés qui l’ont porté au pouvoir par un autre coup de force. En fait Ouattara, qui n’a  en réalité aucune « solution » aux problèmes quotidiens des Ivoiriens, est pris au piège des ses promesses électorales irréalistes. C’est pourquoi il préfère les éviter, voire les fuir, pour se réfugier dans les illusions que lui procurent les douceurs des salons Vip, des aéroports des capitales africaines et européennes. lorsque son pouvoir ne se retrouve pas dans les salles d’attentes douillettes des ‘’amis’’ qui doivent déverser des torrents de Cfa sur la Côte d’Ivoire. Il faut comprendre les nouveaux occupants du palais. De la politique, ils ne savent quasiment rien. Leur vision du monde se limite aux  effets enivrants des médias étrangers sur lesquels ils ont passé tout leur temps à critiquer Laurent Gbagbo et à déstabiliser la Côte d’Ivoire. De la gestion d’un pays, ils n’ont que le vague souvenir de leur plan de relance économique douteux qui a échoué en 1993. Des réalités économiques locales et mondiales, ils n’ont aucune connaissance pratique, sinon que des chiffres et des prévisions trompeurs sur le papier et surtout “les Plans d’ajustement structurel (Pas)” erronés du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale qui n’ont jamais permis de développer un seul pays africain. En fait, ils ont leurs livres de banquiers qu’ils n’ont peut-être pas encore fini de parcourir. C’est certainement pourquoi il a cru qu’il suffisait d’avoir quelques amis, un certain soutien pour renverser un régime et faire des déclarations sur France 24 pour être aptes à diriger un pays. Mais la réalité est là, devant les maîtres du moment.

Spectacle gratuit lors des sommets, pendant que les Ivoiriens crient famine
Le pouvoir Ouattara va tout droit vers l’échec.  La preuve, le candidat du Rhdp, après seulement 2 mois d’exercice du pouvoir, donne des signes d’essoufflement. L’homme est visiblement éprouvé. Aussi préfère-t-il, selon toute vraisemblance, se réfugir dans le ‘’paradis artificiel’’ des sorties sur la scène internationale. Il donne l’impression de ne se sentir bien que lorsqu’il va de capitale en capitale, pour se donner de la contenance dans les sommets.
Sarkozy lui a certes fait l’immense honneur de l’inviter au dernier sommet du G8 pour “l’aider à rencontrer des gens qui peuvent lui accorder des prêts”, avons-nous appris. Mais pas un centime ne lui a été donné. Dernièrement, le nouveau tenant du pouvoir, évitant semble t-il de se montrer aux côtés de son peuple à Abidjan a choisi une autre capitale pour faire des promesses à la jeunesse. Il a encore juré, dans le cadre du 17e sommet de l’Union africaine   à Malabo, la capitale de la Guinée Equatoriale de “poser des actes concrets pour aider la jeunesse”. Alors qu’il n’a jamais pris la peine de rencontrer la jeunesse de son pays sur les bords de la Lagune Ebrié pour les situer sur sa politique d’aide à la jeunesse. Une jeunesse désœuvrée qui  ne semble connaître que les armes et les coups d’Etat qu’on leur a enseignés pendant de longues années et qui attend que “des mesures concrètes soient prises par le gouvernement pour créer des emplois». Devant leurs alliés de la Cedeao et de l’Union africaine, les nouveaux tenants du pouvoir en Côte d’voire élaborent de grandes théories sur le développement de l’Afrique et promettent, encore et toujours, de travailler à rendre les Africain heureux. Mais Ouattara devrait sans doute commencer à faire le bonheur des Ivoiriens. Histoire de prouver qu’il est en mesure de s’attaquer aux problèmes de la  jeunesse à l’échelle sous-régionale et continentale. Une jeunesse africaine qui a pris conscience, avec Laurent Gbagbo, que son salut passe par l’indépendance et la souveraineté totales de l’Afrique. Et que ce ne sont pas les agents locaux de la colonisation que la France utilise, pour les maintenir dans le sous-développement et la misère sous la domination de Paris par les armes, qui la sortira de sa détresse.
Laurent Gbagbo : L’exemple du Président qui aime son peuple…
Les Ivoiriens n’ont donc pas tort de se poser la question de savoir pourquoi Ouattara ne vient pas faire « un » avec eux. Pourquoi il ne participe pas à la vie quotidienne des siens en recherchant le
contact du peuple lors de telle ou telle cérémonie, en établissant une parfaite symbiose avec le public ? Pourquoi donc Ouattara, un président si ‘’populaire’’ se tient-il si loin de son peuple ? Laurent Gbagbo a enseigné aux Ivoiriens qu’un chef qui aime son peuple reste toujours avec lui, quelles que soient les circonstances. Le président Laurent Gbagbo n’a jamais manqué une occasion d’être avec le peuple de Côte d’Ivoire. Il ne s’est jamais fait prier pour se prononcer sur les questions qui préoccupent les populations, pour expliquer les raisons de telle ou telle difficulté et pour annoncer les mesures que le gouvernement prenait en vue de résoudre les problèmes. Car Laurent Gbagbo savait qu’en période de crise, le chef doit se montrer proche des siens pour leur parler, pour apaiser leurs angoisses liées aux incertitudes du lendemain  en les rassurant.
Un chef… si loin du peuple
Mais cela risque de n’être jamais le cas avec les nouveaux  maîtres  qui donnent l‘impression d’avoir pris des distances définitives avec les Ivoiriens. A commencer par le déploiement de soldats
français et onusiens dans son cortège de sécurité. A vrai dire, les Ivoiriens se demandent pourquoi leur nouveau président est si loin de leur vécu quotidien. Ceux qui s’attendaient que Ouattara se rapproche d’eux pour toucher du doigt leur réalité, comme le faisait Laurent Gbagbo, en sont pour leur frais. Leur président semble les éviter, d’autant plus qu’il évite de leur parler des «solutions» qu’il entend trouver à leurs nombreux problèmes qui augmentent chaque jour, depuis que Paris s’acharne à déstabiliser la Côte d’Ivoire pour faire tomber Laurent Gbagbo par la force  et que l’armée française a entrepris de détruire la Côte d’Ivoire, en se cachant derrière la machine onusienne et de l’union européenne. Ouattara ne ferait –il pas confiance à ce peuple qui, pourtant, est censé l’adorer ?  Pourquoi le chef semble-t-il se méfier des Ivoiriens, à commencer, dit-on, par les chefs de guerre et les Frci qui l’ont porté au pouvoir ? Il y a aussi cette rumeur, certes non fondée, mais persistance sur les dispositions que le nouvel occupant des lieux aurait prises pour ‘’aller dormir à Dakar au Sénégal la nuit et venir travailler les matins à Abidjan’’, tous les jours. Personne ne veut y croire, car cela signifierait que le chef ne se sent pas à l’aise chez lui. Mais la rumeur  continue d’enfler car, certaines langues estiment qu’il n’y a pas de fumée sans feu. La spéculation bat son plein et d’autres parlent de sa ‘’sécurité’’ qui ne serait pas encore ‘’assurée’’ en Côte d’Ivoire. ‘’Mais quand est-ce que le chef se sentira-t-il enfin à l’aise et en sécurité chez lui ? Quelle est cette histoire de Dakar ?’’, se sont interrogés des observateurs anonymes qui ont tendance à croire à la rumeur, face au silence et à l’éloignement du pouvoir. Car, la rumeur, cela est connu, naît lorsque le peuple ne trouve pas les réponses aux questions qu’il se pose. Il finit par proposer  lui-même des réponses. Et une rumeur entraînant une autre…, des réponses fâcheuses peuvent arriver. Quand le peuple ne sent pas son président et lorsqu’il s’inquiète, du moment que les «solutions» à ses problèmes ne viennent pas.
K. Kouassi Maurice

6th, 2011 |

Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire
http://www.ivoirediaspo.net/?p=6201


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