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23/08/2011

n°23 - dossiers du 11-09 - 12- 08 - a1p11 Début - : 11-Septembre : Mère de toutes les coïncidences, père de tous les hasards.

n°23 - dossiers du 11-09 - 12- 08 - a1p11 Début - : 11-Septembre : Mère de toutes les coïncidences, père de tous les hasards.



dossiers du 11-09

n°23 du 21- 08

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

Tiré à part :

11-Septembre : Une nouvelle accusation.

L’après 11-09

L’ex-agent Susan Lindauer : la CIA savait en avril 2001 que le 11-Septembre allait se produire…

Les responsables des attaques.

La NSA et le 11/9 : L’incapacité à exploiter les écoutes au Yémen, et au-delà… 

Fin

Comment camoufler la vérité.

Oscar Abudara Bini : L'histoire officielle de la mort d'Osama,

Paul Joseph Watson : Dr Steve R. Pieczenik explique : 

- Ben Laden est Mort en 2001.

- Le 11 Septembre : Une Opération Sous Faux Pavillon.

Lois anti-terroristes.

Obama reconduit les lois antiterroristes PATRIOT ACT

Les conclusions

11-Septembre : Mère de toutes les coïncidences, père de tous les hasards

 



Tiré à part :

11-Septembre : Une nouvelle accusation.

.Dans un tout nouveau documentaire, l’ex-conseiller [de la Maison Blanche] pour la Sécurité nationale Richard Clarke affirme que la CIA a recruté les pirates de l’air du 11/9, et a ensuite dissimulé cette information.

Voici l’article de Philip Shenon à propos des dénégations de George Tenet (ex-directeur de la CIA).
A un mois du 10e anniversaire des attentats du 11/9, l’ex-directeur de la CIA George Tenet et deux hauts dirigeants s’élèvent avec force contre les allégations selon lesquelles en 2000 et 2001 ils auraient délibérément caché des informations à la Maison Blanche et au FBI, lesquelles informations auraient pu aider à empêcher les attentats.
Ces affirmations explosives, mais non prouvées, proviennent d’un homme que Tenet considérait autrefois comme un ami proche : l’ex-tsar de l’antiterrorisme à la Maison Blanche, Richard Clarke, qui porte ces accusations contre Tenet et la CIA dans un documentaire qui sera diffusé lors du 10e anniversaire, le mois prochain. Des extraits de l’interview de Clarke ont été fournis au Daily Beast par les producteurs du documentaire.
Dans l’interview donnée pour ce documentaire, Clarke propose une théorie révolutionnaire qui, si elle est vérifiée, obligerait à réécrire l’histoire des attentats du 11/9 ; [selon lui], la CIA a intentionnellement caché des informations à la Maison Blanche et au FBI en 2000 et 2001, sur deux terroristes saoudiens qui se trouvaient sur le sol des USA – ces mêmes terroristes se transformeront en pirates kamikazes le 11-Septembre.
Clarke explique que même s’il ne peut effectivement pas le prouver, la CIA a dissimulé ces informations du fait que l’Agence avait essayé de recruter les terroristes lorsqu’ils vivaient dans le sud de la Californie sous leurs vrais noms, afin de les employer comme agents infiltrés dans al-Qaida. Les tentatives de recrutement ayant échoué, les hauts dirigeants de la CIA ont continué de cacher ces informations de peur d’être accusés de « malversations et d’abus », a affirmé Clarke.
Il explique que si sa thèse est correcte, Tenet et les autres n’admettront jamais la vérité, « même si vous les soumettez au ‘’waterboarding’’. »
La thèse de Clarke traite d’un point central toujours resté mystérieux des attentats du 11/9, à savoir, pourquoi la CIA a-t-elle omis si longtemps d’informer la Maison Blanche et la direction du FBI, qu’elle savait que deux terroristes d’al-Qaïda étaient arrivés aux États-Unis en janvier 2000, quelques jours après avoir assisté à la réunion des chefs terroristes en Malaysie, que la CIA surveillait discrètement.
Dans sa réponse préparée dès la semaine dernière en vue de la diffusion du documentaire, Tenet explique que Clarke, qui s’était fait connaître du public en 2004 en dénonçant la Maison Blanche et les graves manquements des Services secrets avant le 11/9, a « soudainement inventé des théories sans fondement, contredites par les rapports et indignes d’être examinées sérieusement. »
La position de la CIA face à la Commission d’enquête sur le 11/9 et aux autres investigations gouvernementales a toujours été de dire que l’Agence n’avait pas localisé précisément les deux pirates de l’air, Nawaf al-Hazmi et Khalid al-Midhar sur le sol des USA – et avait encore moins essayé de les recruter comme espions.
Certains officiels de l’Agence expliquent que le retard dans la transmission des informations concernant les deux terroristes constitue une faute grave, mais ils insistent sur le fait qu’il n’y avait aucune duplicité intentionnelle de la part de la direction de la CIA. Tenet a indiqué qu’il n’a pas été informé au sujet de l’arrivée d’Hazmi et de Mihdhar aux USA, même si cette information était très largement connue à des niveaux inférieurs de la CIA.
La Commission sur le 11/9 a examiné les rumeurs circulant dans la communauté du Renseignement, selon lesquelles la CIA avait essayé de recruter les deux terroristes – Clarke n’est pas le premier à en parler – mais l’enquête n’a débouché sur aucun élément pouvant étayer cette hypothèse. La Commission écrit dans son rapport final que « personne au FBI ou à la CIA n’a informé les niveaux supérieurs de la direction » au sujet des deux terroristes.
Cependant, lors de son interview, Clarke explique que son scénario, malgré son caractère apparemment improbable – à savoir, une tentative ratée de recrutement de terroristes par la CIA, et sa dissimulation par la suite (cover-up) – constitue « la seule possibilité rationnelle à laquelle je suis arrivé » et qui expliquerait pourquoi lui et d’autres à la Maison Blanche n’ont pas été tenus au courant à propos des deux terroristes, et ce, jusqu’au jour des attentats.
« J’ai beaucoup réfléchi à tout ça, » dit Clarke lors de l’interview qui a été réalisée en octobre 2009. Il indique que pour lui, la conclusion logique est qu’« il y a eu une décision prise à haut niveau à la CIA ordonnant à chacun de ne pas diffuser ces informations. » A la question de savoir qui aurait émis ces ordres, Clarke répond, « je pense qu’ils ont été émis par le directeur, » en référence à George Tenet.
Clarke, qui est aujourd’hui un consultant et un auteur à succès, avait déjà dans ses écrits évoqué la possibilité d’une vaste opération de dissimulation par la CIA au sujet d’Hazmi et Mihdhar, mais n’avait jamais visé nommément George Tenet ou d’autres membres de la CIA.
Il n’a pas souhaité répondre aux questions du Daily Beast lui demandant de développer ses propos et d’expliquer pourquoi il ne les avait pas répétés publiquement depuis l’interview de 2009. Les producteurs du documentaire, FF4 Films, ont contacté Clarke le mois dernier et ont indiqué qu’il maintenait ses déclarations.
Les producteurs, John Duffy et Ray Nowosielski1, avaient déjà produit un film documentaire très apprécié, Press For Truth sur le combat d’un groupe de familles de victimes du 11 Septembre pour obliger le gouvernement à ouvrir une enquête sur les attentats.
En terminant le documentaire radio, ils ont récemment fourni une copie des déclarations de Clarke à Tenet qui, avec deux des anciens membres de la CIA – à savoir Cofer Black, l’ex-chef du centre de lutte antiterrorisme de l’Agence, et Richard Blee, l’ancien chef de l’unité chargée d’Oussama Ben Laden -, ont publié une déclaration dénonçant [les affirmations de] Clarke.
« Richard Clarke a été un fonctionnaire compétent qui a bien servi son pays pendant de nombreuses années, » indiquent-ils dans ce communiqué. « Mais ses commentaires récents à propos du traitement du 11 Septembre sont irresponsables et profondément erronés. »
« Clarke part du présupposé que des informations importantes sur le transfert des futurs pirates vers les États-Unis lui ont intentionnellement été dissimulées au début de l’année 2000. Ce ne fut pas le cas. »
Le communiqué poursuit: « En s’appuyant sur l’idée fausse qui voudrait que l’information ait été dissimulée intentionnellement, M. Clarke a ensuite spéculé – tout en admettant se reposer uniquement sur son imagination, que la CIA aurait pu essayer de recruter ces deux futurs pirates de l’air. Ceci, comme beaucoup des choses que M. Clarke a dit dans son interview, est sans aucun fondement. »
Clarke, qui a coordonné la lutte antiterroriste de la Maison Blanche sous les administrations Clinton et Bush, a dit dans le passé qu’il avait été stupéfait d’apprendre après le 11 Septembre que la CIA avait connaissance depuis longtemps de la présence de Hazmi et Mihdhar aux Etats-Unis .
« A ce jour, je ne m’explique pas pourquoi, alors que j’étais tenu au fait de toutes les informations liées au terrorisme et de tous les détails, le directeur du centre de lutte contre le terrorisme ne m’en pas pas parlé, » s’est étonné Clarke dans l’interview du documentaire, se référant à Tenet et à Cofer Black. « Ils nous ont dit tout, sauf ça. »
Il a affirmé que s’il avait su quelque chose sur Hazmi et Mihdhar, même au dernier moment avant le 11 Septembre, il aurait ordonné une chasse à l’homme immédiate pour les trouver, et qu’il y serait parvenu à coup sûr, ce qui aurait peut-être permis de déjouer le complot du 11 Septembre.
« Nous aurions effectué une traque massive, » a-t-il dit . « Nous l’aurions menée publiquement. Nous aurions trouvé ces connards. Cela ne fait aucun doute dans mon esprit, même si nous n’avions eu qu’une semaine. Ils utilisaient des cartes de crédit à leur propre nom. Ils logeaient à l’Hôtel Charles à Harvard Square, pour l’amour du ciel ! » s’est-il emporté, « Ces gars-là auraient été arrêtés dans les 24 heures. »
Philip Shenon

Note :
(*) Philip Shenon est un journaliste d’investigation basé à Washington, DC. Il a effectué la quasi-totalité de sa carrière comme journaliste au The New York Times de 1981 à 2008.
Il est l’auteur du best-seller « The Commission: The Uncensored History of the 9/11 Investigation ». Il a effectué de nombreux reportages en zone de guerre et a été l’un des deux reporters du Times embarqué avec les troupes au sol américaines lors de l’invasion de l’Irak pendant la guerre du Golfe en 1991.

The Daily Beast



L’après 11-09

L’ex-agent Susan Lindauer : la CIA savait en avril 2001 que le 11-Septembre allait se produire…

L’ex-agent de la CIA Susan Lindauer vient de publier un livre intitulé "Extreme prejudice" dans lequel elle réitère ses affirmations sur la pré-connaissance par la CIA des événements du 11/9. Selon cette "lanceuse d’alertes" qui a servi pendant la période précédant les attentats de 2001 d’intermédiaire entre les USA et la diplomatie irakienne, les cibles des Tours Jumelles et l’utilisation d’avions détournés étaient des éléments connus de la CIA depuis avril-mai 2001. Son témoignage pourrait paraître exubérant s’il n’avait été corroboré à plusieurs reprises par des témoins à qui elle avait fait part de ses inquiétudes durant l’été 2001, dont son frère John Lindauer, qui l’a rapporté au

On savait déjà grâce à l’autre lanceuse d’alertes Sibel Edmonds, que le FBI avait aussi été informé d’opérations kamikazes imminentes, mais qu’aucune mesure visible n’avait été prise, au grand désarroi des deux agents du FBI qui avaient recueilli ces informations.

Notons aussi que Susan Lindauer est une cousine lointaine d’Andrew Card, le chef de cabinet de George W. Bush, et qu’elle dit avoir tenté à plusieurs reprises de le prévenir de ces attentats en août 2001. Sa dénonciation du camouflage entourant le 11/9 et la guerre en Irak lui a valu d’être poursuivie par la justice américaine et de passer une année en prison. Quel crédit apporter à ses déclarations ? Aux lecteurs de se faire leur propre idée. Toujours est-il que nous ne pouvions pas omettre de relayer cet article saisissant paru récemment sur le site The Intel Hub.

Enfin, même si cela n’a pas encore paru dans nos pages, qu’au moment même où les lois  liberticides PATRIOT ACT sont reconduites pour quatre ans aux USA, des mesures drastiques sont sur le point d’être adoptées contre les lanceurs d’alertes menacés notamment de perdre leur droit à la retraite fédérale sur la seule décision de l’administration, c’est-à-dire sans recours juridique.  A l’instar du soldat Manning toujours incarcéré pour avoir soi-disant transmis des documents classifiés à Wikileaks, il est clair que les avertissements se multiplient.  On voudrait faire taire les contestataires, ou ceux qui en savent un peu trop, qu’on ne s’y prendrait pas autrement 

Certains de nos dirigeants pensent que les Américains n’ont pas besoin de connaitre la vérité au sujet du 11-Septembre maintenant qu’Oussama est mort et que tout est terminé.

En tant que personne qui a souffert pendant presque dix ans des dissimulations entourant le 11-Septembre, je veux dire mon plus complet désaccord. J’en ai ma claque de demander une vraie enquête par le Congrès. Le Congrès connaît déjà la vérité sur le 11-Septembre.

Voilà pourquoi ils ne fouillent pas. Mais ce serait une grossière erreur d’attendre la permission de parler pour tous ceux d’entre nous qui connaissent la vérité, du moins en  partie. L’Amérique s’est elle-même prise au piège dans le cauchemar mythologique d’un terrorisme qui exagère [la puissance de] nos ennemis, pendant que nos dirigeants utilisent notre patriotisme et nous aveuglent en faisant passer des mesures erronées de politique de sécurité nationale. Cette politique ne peut pas être efficace si elle affaiblit notre pays.

Les États-Unis ont atteint un moment charnière, celui où il faut considérer la fin de l’ « Ere de l’Amérique ». C’est ce qui rend impératif un examen impartial du 11-Septembre.

Les Américains doivent démystifier le 11-Septembre, et crever enfin cette bulle terrifiante qui entoure la « Guerre au Terrorisme », et  ils pourront ainsi balayer les menaces bidon dont Washington se sert pour fomenter des guerres au Moyen-Orient, tout en ruinant notre économie par des dépenses militaires hors de tout contrôle au détriment de nos  droits civils, tout cela au nom de la sécurité nationale. 

Le mensonge lui-même est parfaitement effrayant. Valerie Plame, une femme que j’admire profondément, a récemment tenté d’expliquer aux Américains que le gouvernement des États-Unis n’aurait pas pu cacher aussi longtemps un secret aussi énorme et dévastateur.

Vous voulez parier ? J’ai moi-même été récompensée de cinq années d’inculpation, accusée d’être un ‘agent irakien’, avec à la clef une année de prison dans la base aérienne de Carswell à Forth Worth au Texas – sans aucun procès ni audition – après que j’eus demandé à témoigner au sujet de l’Irak et du 11-Septembre.

Trente jours après avoir parlé avec des hauts responsables de l’équipe des Sénateurs Trent Lott et John McCain, le FBI s’est présenté avec un mandat d’arrêt à mon encontre.

Mon acte d’accusation de 5 ans sous couvert du Patriot Act m’a valu le surnom de ‘Symbol Susan’. Ce n’était pas très subtil. L’acharnement dont j’ai fait l’objet était résolument destiné à effrayer quiconque aurait envisagé de parler. Les dissimulations autour du 11-Septembre et de l’Irak ont mis le PATRIOT ACT en exergue comme l’outil de prédilection pour faire taire les « lanceurs d’alertes » (whistle blowers)

Aux autres [lanceurs d’alertes] je dis ; ils ne peuvent pas nous faire taire si nous refusons de nous taire. Je mets au défi le Congrès de remettre notre pays sur la bonne voie en organisant des auditions sur le 11-Septembre afin de prendre en compte notre témoignage. Je serais heureuse de prêter serment devant tous.

La vérité : un été plein d’avertissements

La vérité est que notre équipe, qui triangulait avec la CIA et la DIA (Defense Intelligence Agency) a discuté pendant tout l’été 2001 du scénario exact des attentats du 11-Septembre et de leur planification.

Nous en avons parlé pratiquement chaque semaine lors de nos réunions. Nous en avons également discuté par téléphone, plaisantant ouvertement – ‘Bonjour la NSA ! Allez, décrochez ce téléphone – ’ sachant bien que la NSA avait mis mes lignes sur écoute.

Il ne fait aucun doute que l’histoire de la conspiration du 11-Septembre a été fabriquée plusieurs mois à l’avance afin de préparer les milieux du Renseignement à une réaction du gouvernement. Et cela s’est déroulé exactement comme ils nous l’avaient dit – avec l’aide d’une équipe autonome chargé des explosifs. Cela sera expliqué dans un deuxième article. Les deux ne sont pas contradictoires. 

Avant d’en arriver là, les Américains doivent d’abord accepter les motivations qui ont conduit au 11-Septembre, et les raisons pour lesquelles le gouvernement des États-Unis a permis que cela se produise. C’était comme pour Pearl Harbor. Cela répondait à un agenda bien défini.

Lorsque j’ai été prévenue du 11-Septembre, en avril-mai 2001, j’ai aussi appris que les États-Unis avaient prévu de déclarer la guerre à l’Irak immédiatement après les attentats. Les deux étaient déjà liés, de cause à effet.

Menaces de guerre contre l’Irak

Je peux en attester de manière catégorique, car j’étais la personne mandatée pour faire part de ces menaces aux diplomates irakiens à l’ONU. J’étais chargée de leur expliquer que « les États-Unis avaient l’intention de déclarer la guerre à l’Irak si Bagdad échouait à fournir des renseignements exploitables pour stopper le complot impliquant des détournements d’avion et une frappe contre le World Trade Center. Nous bombarderions l’Irak plus sauvagement que jamais – et le renverrions à l’âge de pierre. »

Mon responsable à la CIA m’a en outre demandé de souligner le fait que la menace de guerre « qui émanait des plus hauts niveaux du gouvernement – au-dessus du Directeur de la CIA et du Secrétaire d’État. » Il a estimé que les avertissements auraient plus de poids si les diplomates irakiens avaient conscience du pouvoir de ceux qui formulaient ces menaces.

Étant donné que je représentais le principal canal « secret » de communication avec Bagdad entre 1996 et 2003, j’ai continué de transmettre ce même message avec toutes les précisions voulues, d’avril-mai 2001 jusqu’au 4 août 2001. Je peux déterminer la date avec précision, car la conversation avec mon chef à la CIA eut lieu le jour même où se tint l’audience du Sénat pour confirmer la nomination de Robert Mueller à la tète du FBI.

Mon responsable à la CIA, le docteur Richard Fuisz a supposé tout haut que l’attaque du 11-Septembre pourrait survenir, et il l’a fait avant même que Mueller ne prenne officiellement le poste de Directeur du FBI.

Dans la même conversation, le docteur Fuisz m’a avertie que je ne devais pas retourner à New York, parce que l’attaque était ‘imminente’ et que la CIA s’attendait à des ‘pertes massives’ et à un ‘éventuel dispositif thermonucléaire miniature’. Passant outre ses objections, j’ai insisté pour retourner une dernière fois à l’ambassade d’Irak à l’ONU afin de vérifier si les diplomates avaient reçu des rapports de Bagdad. J’ai  ensuite promis de ne pas remettre les pieds à New York jusqu’à ce que les attentats aient eu lieu. 

Ma réunion avec les diplomates irakiens s’est déroulée deux jours plus tard, le samedi 4 août. Et je ne suis retournée à New York que le 18 septembre.

Soyons clairs : la menace n’était ni vague ni indéterminée. Nous nous attendions vraiment à des détournements d’avion et à une certaine forme de frappe aérienne visant spécifiquement le World Trade Center. Aucune autre cible ou lieu n’a jamais été évoqué.

Les détails du complot du 11-Septembre et le récit complet du Renseignement d’avant la guerre en Irak sont révélés dans mon livre, “Extreme Prejudice: The Terrifying Story of the Patriot Act and the Cover Ups of 9/11 and Iraq.” Cet ouvrage constitue un authentique thriller d’espionnage, et s’attache au vrai fond du problème, alors que cet article ne fait qu’en effleurer la surface.  

Extreme Prejudice’ révèle une réalité très différente de ce que l’Amérique a entendu jusque-là. Je défie le Congrès de me faire prêter serment et de me poser toutes les questions qu’ils veulent. Les Américains ont le droit d’entendre mon témoignage direct, qui révélera la chronologie complète de nos discussions à propos de ce complot, et aussi celle de tous nos efforts pour empêcher ces attentats.

Attendez-vous à être surpris. En tant qu’activiste antiguerre de longue date, j’ai vraiment été troublée par les menaces qu’il m’avait été demandé de délivrer aux diplomates irakiens. Et je ne suis pas quelqu’un de passif. 

Ajoutant à la tension, durant l’été 2001 la communauté internationale avait développé un profond écœurement à l’égard des sanctions de l’ONU qui détruisaient le tissu social et l’infrastructure publique de l’Irak. Les sanctions de l’ONU – que j’ai également condamnées – étaient sur le point de se terminer. La communauté internationale aurait condamné toute intervention militaire unilatérale contre l’Irak.

La CIA connaissait à l’avance le sort réservé à l’Irak. A l’insu du public, depuis les premiers jours de l’administration Bush en janvier 2001[1], notre équipe avait commencé à élaborer un plan d’ensemble pour que tous les objectifs des USA soient atteints – y compris les inspections d’armes sur le terrain – et que les États-Unis puissent prétendre à une victoire significative tout en cédant à la pression pour que les sanctions de l’ONU prennent fin. 

L’anti-terrorisme était une composante centrale de notre plan de paix. En fait, l’Irak avait donné son accord en février 2001 pour qu’une unité opérationnelle du FBI vienne sur place enquêter sur le terrorisme irakien. La CIA avait également obtenu l’accord de l’Irak sur des contrats de grandes reconstructions pour les sociétés américaines dans les télécommunications, les hôpitaux et les soins de santé, les transports – et le pétrole. Les États-Unis prenaient tout ce qu’ils voulaient. Et la CIA voulait tout.

Nos efforts conjugués pour stopper le 11-Septembre

Lorsque mon responsable à la CIA, le docteur Fuisz m’a informée le 2 août que l’attaque du 11-Septembre était en train de se mettre en place et était même considérée comme ‘imminente’, nous avons décidé d’un commun accord de tout faire pour empêcher cette tragédie.

Je ne suis pas en train de vous parler de ce qu’on fait les autres, mais de ce que j’ai moi-même entrepris ‘en temps réel’ pour empêcher  les attentats du 11-Septembre de se produire.

Le lundi 6 août, j’ai remis mon rapport au docteur Fuisz suite à mon voyage à New York. Je lui ai dit que les diplomates irakiens avaient baissé les bras. Ils n’avaient rien à nous donner. Oui, m’ont-ils assuré, Bagdad était pleinement conscient que l’Irak faisait face à une menace de guerre de grande ampleur si une attaque du style du 11-Septembre survenait. Ils ont compris qu’il était dans leur intérêt de nous fournir même le plus petit renseignement qui pourrait nous  aider à stopper l’attaque. Ils ont compris que le 11-Septembre compliquerait notre plan de paix exactement au moment où la communauté internationale s’apprêtait à rejeter les sanctions de l’ONU. Résultat des courses, ils n’avaient rien à nous offrir.

Ma position dans cette discussion avait quelque chose d’étrange, car j’éprouvais une profonde antipathie envers les sanctions et envers la violence du terrorisme et de la guerre. Pour ces raisons, j’ai informé le docteur Fuisz que je me sentais très motivée pour faire tout ce qui était en mon pouvoir pour stopper le 11-Septembre, à la fois pour protéger les citoyens de la ville de New York et pour empêcher une guerre inutile – exactement au moment où notre équipe réalisait ce remarquable plan de paix qui allait permettre aux USA d’atteindre tous leurs objectifs.

Sur instructions données par le docteur Fuisz le 6 août, j’ai personnellement téléphoné au cabinet du Procureur général John Ashcroft au Département de la Justice le 7 ou le 8 août. M’identifiant comme l’agent de la CIA couvrant les ambassades d’Irak et de Libye aux Nations Unies, j’ai personnellement demandé que le Bureau d’Ashcroft publie « un bulletin d’alerte d’urgence dans toutes les agences, pour rechercher toute source d’information sur des détournements d’avion, avec comme cible privilégiée le World Trade Center. »

J’ai décrit l’attaque comme ‘imminente’, avec la possibilité de ‘pertes massives’. J’ai demandé le maximum de coopération entre toutes les agences, et aussi que toute information [pertinente] soit immédiatement envoyée à la CIA.

Suite à ma requête, le personnel du sacro-saint bureau du Procureur Général John Ashcroft m’a transmis le numéro de téléphone du Bureau du Contre-terrorisme au Département de la Justice, et m’a urgemment prié de répéter exactement ce que je venais de leur dire. Ce que je fis sans délai. J’ai composé le numéro. J’ai parlé aux employés.

Je ne prenais pas vraiment de risques. Quelques jours plus tard, je rendis visite à mon cousin Andrew Card, Chef de Cabinet à la Maison Blanche. J’ai patienté dans ma voiture pendant que ses voisins épiaient à la fenêtre ; j’étais bien déterminée à le prévenir au sujet de notre scénario du 11-Septembre, et à demander de l’aide au niveau du cabinet pour contrecarrer l’attaque. Hélas, Andy n’est pas rentré. Lorsque je suis partie deux heures plus tard, j’ai pensé que j’étais en train de  commettre la plus grande erreur de ma vie.

Il restait beaucoup de temps pour contrecarrer l’attaque. Les Américains ont le droit de connaître la façon dont les hauts responsables du gouvernement ont accueilli nos avertissements, et  ont en réalité contrarié nos efforts dès août 2001.

Beaucoup de choses se sont produites durant ce mois d’août 2001 – y compris une seconde série d’événements dont j’ai eu vent plusieurs années après, qui impliquait une équipe autonome non-identifiée chargée de poser des explosifs dans les Tours Jumelles. Mon prochain article expliquera comment ces deux complots ont convergé. Contrairement à ce que suppose l’association pour la vérité sur le 11/9, ces deux opérations ne s’annihilent pas l’une l’autre.

Mais les Américains doivent d’abord comprendre que l’opération du 11-Septembre fut réellement une forme d’abdication, un authentique Pearl Harbor, autrement dit, les services de Renseignement américains et étrangers avaient très bien compris ce qui allait arriver. 

Les hautes sphères de l’administration américaine ont pris la décision de laisser l’attaque se produire – parce que la décision d’utiliser le 11-Septembre comme prétexte pour déclarer la guerre à l’Irak avait déjà été prise. Alors même qu’à l’époque la paix s’installait au Moyen-Orient, le « Parti de la Guerre » a exigé une menace massive pour pouvoir renverser le processus de paix. Ils ont décidé clairement que rien ne pourrait faire obstacle à cet objectif. 

Une fois que l’on a ces éléments en tête, le 11-Septembre devient compréhensible.

Une partie de mon témoignage surprendra l’Amérique – comme les efforts du gouvernement de Saddam Hussein pour garantir une coopération totale de l’Irak dans la lutte anti-terroriste internationale avant et après le 11-Septembre. Ceci sera expliqué dans un prochain article.

En fin de compte, mon livre, « Extreme Prejudice »fournit une vision d’ensemble de la brutalité utilisée par le Département de la Justice pour me réduire au silence, moi et d’autres agents, en utilisant le PATRIOT ACT comme arme pour garantir la réussite de sa supercherie. (Un indice : C’est en regardant la télévision depuis la prison que d’autres agents ont assisté [comme moi] aux dissimulations sur le 11/9. J’étais loin d’être la seule prisonnière). 

Oh tout n’a pas été si mal ! Mon responsable de la CIA a reçu en novembre 2001 la somme de 13 millions de dollars exonérés d’impôts pour les enquêtes sur le 11-Septembre – il s’est construit une immense demeure située à un jet de pierre du quartier général de la CIA à McLean, en Virginie. Pas un centime n’a été dépensé pour le 11-Septembre.

Cela dit, le gouvernement ne s’en plaint pas. Mais détourner l’argent du contribuable destiné à la coopération irakienne pour l’enquête sur le 11-Septembre, c’est enlever le pain de ma bouche. J’ai payé un prix terrible. Plus d’informations très bientôt.   

La démocratie exige la transparence

Tous les avertissements concernant le 11-Septembre, la dissimulation – les arrestations et les pots de vin – devraient déranger aussi bien les Démocrates que les Républicains qui se vantent du soutien de leur hiérarchie envers les personnes activement engagées dans la lutte contre le terrorisme. Cela revient à trahir leur serment de fidélité, c’est évident. Et cela noircit leur rôle de garant de la sécurité nationale, qui sera une mis à l’épreuve lors de la campagne électorale de 2012. Ceux qui ne se soucient pas du bien-être des citoyens ne doivent par être au gouvernement.

En deux mots, la démocratie exige la transparence envers le citoyen. Les Américains ont le droit fondamental de connaître la vérité sur le 11-Septembre, et sur la décision prise plusieurs mois avant les attentats de déclarer la guerre à l’Irak – par les temps qui courent, la sécurité nationale est une affaire sérieuse. Les Américains exigent des éclaircissements, pour évaluer la performance des dirigeants et la qualité de la politique mise en œuvre en leur nom.

Les dirigeants sincères et bien intentionnés ne doivent pas avoir peur. En revanche, les dirigeants malveillants doivent être renvoyés, et ce, pour le bien du gouvernement. Plus inquiétant, l’héritage du 11-Septembre s’est révélé être préjudiciable pour la sécurité de notre pays.

Selon le National Journal, la lutte contre ce monstre fantomatique du terrorisme met en jeu aujourd’hui 1 271 agences gouvernementales, générant 50 000 rapports par an du renseignement que d’ailleurs personne ne lit.

Pendant ce temps, ‘les budgets secrets’ pour des opérations de renseignements se sont multipliés à raison de 75 milliards de dollars par an, finançant la surveillance nationale et internationale qui contrôle les citoyens respectueux des lois de ce pays.

Il n’existe aucune autorité de contrôle fédéral ou de surveillance du Congrès pour ces ‘budgets secrets’. Le tout est exonéré d’impôts et non régulé. C’est un gouvernement secret devenu incontrôlable.      

La mort d’Oussama Ben Laden a peut-être été une grande victoire pour la CIA, mais elle ne ramènera pas les soldats américains d’Irak et d’Afghanistan, où les opérations militaires ont coûté 1 600 milliards de dollars et cela continue. Elle ne mettra pas fin au non-sens de la guerre contre la Libye, qui n’a aucune justification.[2]

La mort d’Oussama Ben Laden n’annulera pas les étapes programmées pour les futures guerres contre la Syrie, et Dieu nous en protège, l’Iran.

Est-ce vraiment patriotique de rester silencieux pendant que le complexe militaro-industriel dévore notre économie pour ses propres intérêts ? Et sans que cela bénéficie aux soldats américains ? L’Amiral Mullen, chef d’état-major, ne le considère pas de cette manière. Il a décrit la dette nationale américaine comme ‘la plus grande menace pour notre sécurité nationale’.

Notre pays se trouve au bord du précipice. Si nous voulons restaurer les grandes traditions de liberté et d’autorité morale, nous devons réapprendre l’histoire du 11-Septembre.

Nous devons reconnaître que les menaces réelles pour notre qualité de vie ne se trouvent pas ‘dehors’. Elles commencent ici. Et ces menaces sont perpétrées par les mythes que nos dirigeants ont inventés au cours de cette tragique matinée.
Aujourd’hui sonne le glas du mensonge. La réussite de notre politique de sécurité nationale, et notre capacité à éviter de futures guerres qui ne feront que détruire cette planète, en dépendent.

Un temps pour la vérité : La mort de Ben Laden ne mettra pas fin à la Guerre contre le terrorisme tant que les Américains ne comprendront pas que la vraie menace a toujours été l’Amérique elle-même.

Susan Lindauer

Susan Lindauer, lanceuse d’alertes (whistle Blower) sur les événements du 11-Septembre et auteur du livre Extreme Prejudice: The Terrifying Story of the Patriot Act and the Cover Ups of 9/11 and Irak.  qui relate son calvaire en tant que deuxième Américaine non arabe à avoir été inculpée au travers des lois Patriot Act, et à avoir dû faire face à des accusations secrètes, des preuves secrètes, des témoignages secrets d’un jury d’accusation, ainsi qu’à des menaces de détention illimitée.

TheIntelHub, 10 mai 2011

Traduction Vincent pour ReOpenNews

Notes ReOpenNews :

Ceci est expliqué notamment dans l’article "Pétrole et 11 septembre 2001", paru en avril 2010,

Lire à ce propos l’article "Le recyclage des hommes de Ben Laden : Ennemis de l’OTAN en Irak et en Afghanistan, alliés en Libye" sur VoltaireNet.org

Traduction Vincent pour ReOpenNews

paru sur TheIntelHub,

23 mai, 2011 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2011/05/23/lex-agent-susan-lindauer-la-cia-savait-en-avril-2001-que-le-11-septembre-allait-se-produire/

Les Américains comprendront pourquoi les deux ne sont absolument pas contradictoires. 

Susan Lindauer

TheIntelHub,

paru sur TheIntelHub,

Traduction Vincent pour ReOpenNews

10 mai 2011


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