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24/08/2011

n°34 - Journal de Libye - 08-04 au 23-08 - Début : « Opération Sirène »… Total gagne du terrain en Libye


n°34  - Journal de Libye -  08-04 au 23-08  - Début :  « Opération Sirène »… Total gagne du terrain en Libye


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deLibye

    n°34                                         08-04 au23-08    

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deLibye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Editorial

Total gagne du terrain en Libye

Les titres des entreprises italiennes actives s'envolent

Tiré à part :

Michel Collon ; Libye ? Vous vous êtes encore fait avoir ? Oui, encore !

K. Habib : Quand légalité internationale rime avec loi du plus fort.

Paroles & action du président Kadhafi

Le président Kadhafi appelle à sortir dans la rue pour livrer une bataille décisive pour défendre leur pays.

Paroles & action du président Obama

Thierry Meyssan : La main dans le sac : Washington tente de voler 1,5 milliard de dollars pour payer ses salariés du CNT.

Résistance

1 Lutte pour la libération du territoire

OTAN : Échec de la coalition ! Cesser de bombarder des civils !

Fin

2  Politique Libyenne  

Discours de Seif al-Islam Kadhafi, à la TV.

3  Politique de l'Otan 

« Opération Sirène »…

Des Canons ... pas du beurre

3 Etats-Unis

Les grandes manœuvres

La Chambre interdit de financer les rebelles libyens

Les États-Unis adoptent une approche de « puissance intelligente » sur la Libye et la Syrie

Thierry Meyssan : Washington planifie une occupation prolongée d’une partie de la Libye.

4 CNT- Les rebelles

Les grandes manœuvres

Le CNT ouvre son ambassade à Washington

Des Canons ... pas du beurre

Première visite de la rébellion libyenne à l'Otan.

 



Editorial

Total gagne du terrain en Libye

Le titre Total progressait nettement lundi matin, les investisseurs tablant sur un changement rapide de régime en Libye qui permettrait une réouverture des installations pétrolières du pays.
A 10H36 (08H36 GMT), le titre, première capitalisation du CAC 40, s'inscrivait en tête de l'indice, progressant de 3,05% à 32,94 euros dans un marché en hausse de 1,19%.
En cas de prise de contrôle de la Libye par les rebelles, ces derniers auront très vite besoin d'argent et vont donc opter pour une réouverture rapide des installations pétrolières, a commenté un analyste parisien sous couvert d'anonymat.
Environ 2,5% de la production du groupe pétrolier Total se fait actuellement dans le pays mais des nouveaux contrats pourraient être rapidement signés par le groupe, a ajouté l'analyste.
Après plus de six mois de combats, les rebelles ont pris le contrôle de plusieurs quartiers de Tripoli dimanche. L'Union européenne et l'Otan estiment désormais que la fin du régime du colonel Mouammar Kadhafi est proche.
La Libye, membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), exportait en temps normal 1,49 million de barils par jour, en majeure partie (85%) vers l'Europe, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Mais ses exportations se sont effondrées depuis le début de la révolte le 15 février et sont actuellement quasi-nulles.
TOTAL

Les titres des entreprises italiennes actives s'envolent

Les titres d'entreprises italiennes actives en Libye, comme Ansaldo STS et Eni, s'envolaient lundi à la Bourse de Milan de plus de 5% dans le sillage de l'avancée des rebelles dans Tripoli.
Vers 09h07 GMT, Ansaldo STS, filiale du groupe Finmeccanica spécialisée dans la construction ferroviaire et les infrastructures de télécommunications, très active en Libye avant le conflit, bondissait de 5,73% à 5,99 euros dans un marché en hausse, l'indice vedette FTSE Mib prenant 2,54% à 14.973 points.
A cause du conflit en Libye, Ansaldo STS avait dû annuler deux grands contrats portant sur un total de 660 millions d'euros et avait été contraint dans la foulée de revoir à la baisse ses objectifs pour 2011 et 2012, indique Enrico Coco de Banca Leonardo.
Le marché semble parier sur une normalisation de la situation et un retour à ses contrats, note l'analyste. Ansaldo a un contrat notamment pour réaliser la première ligne ferroviaire du pays.
Le groupe pétrolier Eni, également très présent en Libye, gagnait quant à lui 5,05% à 13,11 euros. C'est l'un des titres pétroliers qui a le plus souffert depuis le début de l'année. Il rebondit alors que la situation s'améliore en Libye, tout comme la compagnie autrichienne OVM, analyse Anne Pumir de Natixis Securities.
Eni était l'un des plus gros opérateurs en Libye, où il réalisait 17% de sa production totale, rappelle l'analyste.
Premier partenaire commercial de Tripoli -- l'Italie était en 2009 le premier débouché des exportations libyennes (20%) et le premier exportateur en Libye, avec une part de marché de 17,5% --, la péninsule, qui comptait près de 180 entreprises installées sur place, s'est révélée l'un des pays les plus exposés au conflit libyen.
A la suite d'un accord signé en 2008 entre les deux pays, de nombreuses entreprises italiennes avaient notamment été sélectionnées pour de juteux contrats, de Finmeccanica à Impregilo, en particulier pour la construction d'universités et de diverses infrastructures.
Impregilo, entreprise du BTP, enregistrait lundi une hausse de 1,48% à 1,64 euros et Finmeccanica s'appréciait de 1,46% à 4,71 euros.
Parmi les autres sociétés italiennes en affaires avec la Libye, figurent notamment Telecom Italia, Alitalia, Edison, Saipem.

 

- L'Union européenne (UE) a étendu ses sanctions ciblées …

à deux autres sociétés libyennes, indique un communiqué publié vendredi à Bruxelles.
Il s'agit de la compagnie pétrolière et gazière Al-Sharara et de l'Organisme chargé du développement des centres administratifs (ODAC).

L’UE accuse ces deux sociétés d’agir «selon les instructions du régime de Kadhafi», précisant que ODAC est une source potentielle de financement du régime de Kadhafi.

L’UE a gelé les avoirs de six autorités portuaires, 49 entités et 39 personnalités libyennes.

Pana 13/08/2011

http://www.afriquejet.com/sanction-libye-2011081320533.html



Tiré à part :

Michel Collon ; Libye ? Vous vous êtes encore fait avoir ? Oui, encore !

Les « armes de destruction massive », ça n’a pas suffi ? Le martyre de l’Irak, frappé d’abord par les médiamensonges et ensuite par les bombes, on n’en a pas tiré les leçons ? Non, on n’en a pas tiré les leçons. On sait que les États-Unis ont menti sur le Vietnam, l’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan et Gaza, mais on croit que cette fois-ci, sur la Libye, ils disent la vérité. Étrange.

La majorité de nos concitoyens croient encore ce que l’Otan a raconté sur la Libye. Y compris les Arabes car cette fois, Al Jazeera s’est aligné sur l’OTAN (on verra bientôt pourquoi).

Pourtant, dans nos infos quotidiennes, tellement d’indices devraient nous pousser à la méfiance. Juste un exemple... Depuis le début, l’Otan et les médias nous racontent que les rebelles ne cessent de se progresser, qu’ils ont conquis telle et telle ville, et qu’ils seront très bientôt dans Tripoli, où Kadhafi, « isolé et détesté », va tomber rapidement.

Ça fait cinq mois qu’on nous dit (comme toujours) que la guerre sera rapide et propre, presque joyeuse, ne vous faites pas de soucis ! Tous les quinze jours, les « rebelles » effectuent une « percée décisive ». Cette semaine, on le lit encore partout.

Depuis cinq mois qu’ils ne cessent « d’avancer », les rebelles devraient déjà se trouver à Paris ! Mais de « succès » en « succès », ils se retrouvent à piétiner au même point et cela bien qu’ils disposent de deux avantages énormes :

  • 1. Les bombardements effectués par les armées les plus puissantes du monde.
  • 2. Des livraisons d’armes ultra-modernes par la France, le Qatar (tiens, les propriétaires d’Al Jazeera !), et d’autres pays.

Alors pourquoi les rebelles piétinent-ils malgré tout ? Serait-ce qu’en fait ils n’ont pas le soutien massif de la population, comme on nous le prétend ?

Si vous vous renseignez ailleurs que chez les médias pro-Otan, vous entendrez une toute autre explication sur la situation militaire. En fait, les rebelles « progressent » seulement quand l’Otan a bombardé des positions de l’armée libyenne ou des milices de défense. Alors, ils prennent vite possession des zones « libérées », se font photographier avec un drapeau, envoient un communiqué aux médias complaisants et puis se retirent rapidement car la population ne les soutient pas et ils commettent quantité de crimes pour l’intimider. Donc, un pas en avant, deux pas en arrière, tout le temps.

Ça n’a rien à voir avec un soulèvement massif de toute la population contre Ben Ali ou Moubarak, et c’est pour ça que ça dure des mois.

Et donc, ça vaudrait la peine de se pencher sur tous les autres manipulations médiatiques, qui a mené à soutenir cette guerre en ignorant la véritable situation. Ces manipulations médiatiques, nous allons les examiner dans un petit livre de poche qui sortira le 8 septembre Libye, Otan et médiamensonges (1). Afin que plus jamais vous ne deviez dire : « Ah oui, je me suis fait avoir encore une fois ».

Bruxelles, 17 août 2011 – 

19 août

Michel Collon


K. Habib : Quand légalité internationale rime avec loi du plus fort.

Le jeu de massacre est couvert par la résolution 1973. Ils tuent au nom de la communauté internationale, prise au piège de son acceptation d’une légalité internationale dont le fondement est la loi du plus fort.

L’intervention militaire en Libye sous couvert de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU a outrepassé l’objectif qui lui a été assigné, à savoir empêcher le dictateur de Tripoli de faire usage de son aviation et de ses armes lourdes contre la population libyenne entrée en révolte contre lui.

Tant que les bombardements opérés dans ce cadre ont visé effectivement à neutraliser le potentiel en ces deux armes dont disposait Kadhafi, la légalité des opérations n’a pas posé problème à l’opinion internationale. Mais dès lors que des dirigeants politiques d’États membres de l’OTAN, à qui a été confiée la mission d’intervention, ont, par interprétation spécieuse du contenu de la résolution des Nations unies, fixé à cette intervention des buts outrepassant la seule protection de la population, questionnement et doute quant à sa conformité avec le droit se sont fait jour.

Les bombardements effectués par l’armada aérienne de l’OTAN ne visent plus des cibles militaires uniquement. Au motif que les troupes de Kadhafi utiliseraient des infrastructures civiles à des fins militaires, les stratèges de l’OTAN en ont fait des cibles et ordonné leur destruction.

Sans pour autant faire la preuve qu’il y avait une nécessité militaire conforme à l’esprit de la résolution 1973. Cette stratégie pour le moins aveugle fait autant de morts, sinon plus, parmi la population que les affrontements qui opposent la rébellion aux partisans du colonel Kadhafi.

A ce niveau de la tuerie, il n’est plus question de parler de « bavures » mais d’une opération froidement et délibérément menée, dont l’objectif est de terroriser la frange de la population libyenne encore fidèle à son « guide ».

Pour des actions de ce genre ordonnées par des hommes politiques et des chefs militaires dans d’autres conflits ayant eu cours dans le monde, il a été aussitôt accolé le qualificatif de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité et la justice internationale actionnée pour poursuivre leurs acteurs.

Libye, ceux qui ont décidé de bombarder où et quand ils le veulent ont la conscience tranquille. Le jeu de massacre est couvert par la résolution 1973. Ils tuent au nom de la communauté internationale, prise au piège de son acceptation d’une légalité internationale dont le fondement est la loi du plus fort.

Qu’est-ce d’autre en vérité cette légalité internationale quand des grandes puissances l’adaptent à leurs intérêts nationaux et font interdiction aux faibles d’en discuter la monopolisation par eux de son interprétation et de son application ? Pour avoir osé dire que dans le cas libyen il est fait un mauvais usage de la résolution 1973, l’Algérie a essuyé un tir croisé, dont les protagonistes ont manœuvré pour la mettre au banc des accusés en tant que soutien d’un dictateur et d’un régime universellement condamnés.

Diversion parmi d’autres pour faire oublier que l’intervention qui se poursuit en Libye est, elle, désormais hors la loi : car loin de protéger la population libyenne, elle participe à son extermination et en « bonne conscience ».

La légalité internationale étant faite de deux poids, deux mesures, le procureur du Tribunal pénal international s’active à réunir des dossiers de mise en accusation pour Gbagbo, Bachar El-Assad ou Ali Abdallah Salah.

Ceux qui, en Occident, ont programmé et ordonné les bombardements en Libye ne seront nullement confrontés à son activisme justicier. Leur lecture du contenu de la résolution de l’ONU a force de vérité aux yeux de ce procureur. Il est vrai qu’elle produit des conséquences qui sont tout bénéfice pour l’Occident.

Kharroubi Habib –

Le Quotidien d’Oran

1er août

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10958



Paroles & action du président Kadhafi

Le président Kadhafi appelle à sortir dans la rue pour livrer une bataille décisive pour défendre leur pays. 
Mouammar Kadhafi a appelé, dans un discours diffusé dimanche par la télévision libyenne, les Libyens à sortir dans la rue pour défendre leur pays 'que les rebelles veulent remettre aux mains des colonisateurs'.
Le guide Kadhafi a notamment exhorté les Tripolitains à ne pas avoir peur et à affronter les rebelles en livrant une bataille décisive à Tajoura, banlieue Est de Tripoli, que des informations indiquent qu’elle est sous le contrôle des groupes rebelles.
Le leader libyen a indiqué qu’il est aux côtés des Tripolitains pour combattre avec les tribus en vue de défendre la capitale, promettant d’ouvrir les entrepôts d’armement aux populations afin qu'elles puissent se défendre.
Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, appelé à un cessez-le feu immédiat et à des pourparlers entre toutes les parties en vue de trouver une solution à la crise et éviter l’effusion de sang.
Il a cependant révélé que des milliers de soldats et de volontaires sont disposés à défendre la capitale,Tripoli, soulignant qu’ils veulent défendre leur patrie et leurs familles.
Des rapports de presse des différents médias font état d’une avancée significative des rebelles libyens qui ont porté la guerre en plein cœur de la capitale libyenne, samedi soir, faisant entrer la crise libyenne dans une phase décisive.

22-08
http://www.afriquejet.com/tripoli-libye-rebelles-2011082120978.html



Paroles & action du président Obama

Thierry Meyssan : La main dans le sac : Washington tente de voler 1,5 milliard de dollars pour payer ses salariés du CNT.
Les États-Unis ont tenté de s’emparer lundi dernier d’1 500 000 000 de dollars appartenant à l’État libyen, mais en ont été empêchés in extremis par l’Afrique du Sud. Les documents produits lors de cet épisode, et que révèle le Réseau Voltaire, attestent que les membres du CNT et leurs fonctionnaires sont directement salariés par un organe US.
Mardi 9 août 2011, Sana Khan, secrétaire du Comité des sanctions mis en place par la résolution 1970 du Conseil de sécurité, a transmis aux membres du Comité un avis émanant de l’ambassadrice Susan Rice, représentante permanente des États-Unis à l’ONU.
Dans cette missive, dont le Réseau Voltaire s’est procuré une copie [document téléchargeable sur
http://www.voltairenet.org/Washington-tente-de-voler-1-5], Washington informe le Comité de son intention de dégeler 1 500 000 000 de dollars appartenant à la Banque centrale de Libye, à l’Autorité libyenne d’investissement, à la Banque étrangère de Libye, au Portefeuille d’investissement libyen en Afrique et à la Compagnie nationale libyenne du pétrole.
 
Arguant que ce dégel est légal lorsque les fonds sont destinés à des fins humanitaires ou civiles (article 19 de la Résolution 1970 [1]), Washington indique qu’il affectera unilatéralement cette somme comme suit :

  •  500 000 000 de dollars à des organisations humanitaires de son choix « pour répondre aux besoins humanitaires actuels et à ceux que l’on peut anticiper, dans la ligne de l’appel des Nations Unies et de ses mises à jour prévisibles » ;
  •  500 000 000 de dollars à « des sociétés d’approvisionnement en fuel et en biens humanitaires nécessaires  » ;
  •  500 000 000 de dollars au Temporary Financial Mechanism (TFM) pour « payer les salaires et les dépenses de fonctionnement des fonctionnaires libyens, des dépenses alimentaires, de l’électricité et d’autres achats humanitaires  ». Sur cette somme, 100 000 000 de dollars seront provisionnées afin d’être ultérieurement affectés aux besoins humanitaires des Libyens dans les zones non contrôlées par le Conseil de transition nationale (CNT) lorsque celui-ci aura établi « un mécanisme crédible, transparent et effectif » pour les leur transmettre.

  • En clair, les États-Unis ont informé le Comité des sanctions de leur intention de s’emparer 1,5 milliard de dollars qu’ils attribueraient pour un tiers à leurs propres services humanitaires (USAID…), pour un second tiers à leurs propres multinationales (Exxon, Halliburton etc.), et pour le restant au TFM, un bureau du LIEM, lequel n’est qu’un organe officieux créé par Washington et avalisé par le Groupe de contact pour administrer la Libye [2].
     
    Washington a fait savoir qu’il considérerait avoir l’accord tacite du Comité des sanctions dans les cinq jours suivant la réception de sa notification.
     
    Malheureusement, la Libye ne pouvait pas s’opposer à ce vol, car elle n’est pas représentée à ce Comité. En effet, son ancien ambassadeur a fait défection, et —en violation de l’Accord de siège— le Département d’État n’a toujours pas délivré de visa à son nouvel ambassadeur.
     
    Washington entendait bien profiter de cette absence forcée pour s’emparer du butin. Au demeurant, la France a déjà ouvert une brèche en volant 128 millions de dollars dans les mêmes conditions.
    C’est en définitive le représentant permanent de l’Afrique du Sud, l’ambassadeur Baso Sangqu, qui a fait obstacle à la manœuvre.
     
    Outre la rapacité des États-Unis, cet invraisemblable épisode confirme que l’auto-proclamée « Libye libre » de Benghazi et Misrata n’est pas gouvernée par le Conseil national de transition (CNT). Celui-ci n’est qu’une façade, au demeurant fort lézardée. L’Est de la Libye, contrôlé par l’OTAN, est administré par le Libyan Information Exchange Mechanism (LIEM), un organe informel, sans personnalité juridique, mis en place à Naples par les seuls États-Unis, même si certains de ses employés sont des Italiens.
    Les fonds que l’on présente comme attribués au CNT sont en réalités remis au LIEM qui les utilise pour salarier les membres du CNT et leurs fonctionnaires. La différence est de taille : le Conseil national de transition n’a pas de politique propre, il se contente d’exécuter la politique des États-Unis. Et c’est bien normal lorsque l’on sait que le CNT n’a pas été formé lors des événements de Benghazi, mais plusieurs années avant à Londres comme un gouvernement provisoire en exil.
     
    Par conséquent, l’action militaire des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN ou du Conseil de coopération du Golfe n’a pas pour objectif de mettre en œuvre la protection des civils prévue par la résolution 1973, et encore moins la « libération des Libyens », mais bien la colonisation du pays.
     
    [1] « Résolution 1970 sur la Libye », Réseau Voltaire, 26 février 2011.
    http://www.voltairenet.org/article168680.html
    [2] « Libye : Washington prépare sa revanche », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 21 juillet 2011.

Thierry Meyssan
Réseau Voltaire | Tripoli (Libye) |

16 août 2011
http://www.voltairenet.org/Washington-tente-de-voler-1-5
http://www.voltairenet.org/article170857.html



Résistance

1 Lutte pour la libération du territoire

OTAN : Échec de la coalition ! Cesser de bombarder des civils !

Que reste-t-il à faire après avoir épuisé tous les moyens funestes pour faire tomber un homme que soutient l’écrasante majorité de son peuple ? Au moins 5 millions et demi dont 2 millions ont été armés, pour un pays de 7 millions d’habitants - (observons les manifestations récentes, les plus remarquables : Tripoli le 1er juillet, 1million 750 000 ; Sebha le 8 juillet, 800 000 ; Laadjilet le jeudi 14 juillet, 1 million ; Zliten le vendredi 15 juillet,1 million ; Ezzaouiya le samedi 16 juillet, 600 000 et bien d’autres endroits - soit 80% au vu des autres manifestations dans plusieurs régions y compris celles de l’Est). Que reste-t-il des faux prétextes qui ont « justifié » l’agression de cette Libye qui vivait en paix et dans l’abondance jusqu’au jour où des brigands, des envieux, ont décidé de concert de la saigner pour accaparer ses richesses et ses biens. Que reste-t-il des mensonges et de la « stratégie » utilisée consistant à « protéger des civils » des mains d’un « dictateur » car on a fait, jusque-là, qu’en tuer, intentionnellement, par des bombardements aériens croyant ainsi susciter une révolte populaire. Que reste-t-il de ce Conseil fantoche, de type CNT, qui s’est avéré un ramassis de traitres libyens sans dignité et principes, composés d’opposants qui vivent pour leur majorité en Occident depuis plus de 30 ans, qui emmargent à la CIA et le MI6, d’ex-ministres opportunistes de dissidence récente, de quelques militaires renégats, d’ex haut fonctionnaires félons et d’affairistes qui ne reconnaissent de la Libye que ce qu’ils peuvent tirer comme richesse personnelle. Les plus cités sont entre autres Abdeljalil, Bouchena, Hafter, Younes, Tarhouni, Chemmam, Chelgham , Dogha, Djibril, Koussa, Logelli, Fethi, Hassouna, Hariri , Aissaoui et Baiba qui sollicitent des frappes destructrices et désignent les objectifs de ce qu’ils disent être leur pays, dirigent des milices auxquels se sont alliés l’Aqmi d’Al Qaida et le front islamique libyen que représentent entre autres Lahssadi, Salabi, Benguemou, Belaaradj et Fertas. Que reste-t-il des vantardises continues et médiatisées des « héros de la liberté » qui conquièrent de nouveaux territoires et qui seraient depuis 4 mois aux portes de Tripoli 

Que reste-t-il enfin après cet acharnement, par vengeance, à ‘sanctionner’ une population qui refuse l’abdication en se ‘cristallisant’, contrairement aux calculs, encore plus autour de son Guide face à l’adversité ? 2000 tributs et plus de 5 millions de manifestants qui renouvellent leur soutien franc et solennel à Kadhafi n’est pas chose banale malgré les 6788 frappes de missiles sur 17794 vols de reconnaissance des avions de combat au 6 aout 2011, surtout de nuit. Frappes qui ont atteint ou détruit des habitations civiles, des hôpitaux, des écoles et collèges, des bâtiments administratifs dont les locaux de police et des renseignements généraux chargés de la corruption, la cité de l’enfance, des infrastructures de bases, des dépôts de nourritures, des réseaux de communication, la télévision, des check point ; tuant des milliers de personnes civiles parmi eux des femmes, des vieillards, des hommes de religions dans leur lieu de culte, des enfants, des bébés et ce en plus des dizaines de viols de jeunes filles suivis d’assassinats (des scènes terribles filmées surtout à Mesrata). Tous les moyens politiques, militaires, juridiques, religieux et de propagandes ont été utilisés sans interruption mais surtout sans succès ! Que pouvait-il bien rester comme cartes devant un enlisement annoncé lorsque tout était construit sur du mensonge et du faux ! S’entêter et bombarder encore et encore, les mêmes cibles souvent, pendant aussi le mois sacré de Ramadhan, le mois de foi et de générosité, de surcroit au moment des prières surérogatoires (Tarâwih) ? Pour tuer, inutilement et gratuitement, encore plus de civils et détruire encore plus pour une cause et une face déjà perdue ? Cela rappelle les nazis avec leur solution finale. Que reste-il comme mensonge et propagande subversive ? Les répéter ? Comme l’annonce de la 2e mort de Khamis Kadhafi qui dirige la brigade la plus redoutée ; information que démentent les libyens et qui vient comme diversion afin de masquer les crimes récents commis à Zliten.
L’Otan mène bien des actions criminelles pour un projet funeste issu d’une pensée obscurantiste, en

filoutant l’Onu, en s’alliant à des groupes criminels et terroristes qu’elle prétend toujours combattre, pour un projet néocolonialiste plus étendu qui ne s’arrête pas aux frontières de la Libye. Par CNT interposé l’Otan, mais surtout la France de Sarkozy et la GB de Cameron - qu’appuient les Émirs du Qatar et des Émirat ainsi que le sinistre Amr Moussa et des Cheikhs de services - croient utiliser les islamistes pour leur projet et ces derniers jouent le jeu pour leur projet aussi. L’Otan le sait, mais en se croyant la plus maline. L’occident « démocratique » sait aussi que l’écrasante majorité des libyens soutiens Kadhafi, mais il n’est pas venu pour cela. Il n’a que faire de la démocratie dans ces contrées utiles. Ce qui l’intéresse c’est les intérêts, le pétrole et le gaz, et rien d’autres. Que valent ces foules d’idiots arabes, de musulmans, d’africains – utilisés comme faire valoir et chair à canon - devant des citoyens européens dans la mesure où les méfaits qu’ils commettront se dérouleront chez eux et entre-eux ! Dans le cas de la Libye, il s’agit d’un complot extérieur exécuté par des libyens qui doivent s’entretuer dans une guerre fratricide, pour des intérêts étrangers. Cette conception chauvine, égoïste, raciste et belliqueuse des relations internationales, aura sans aucun doute, de graves conséquences que l’esprit étriqué des dirigeants actuels occidentaux incompétents ne peut encore saisir. Nous avions bien dit, par ailleurs au sujet de l’ignoble pression de Sarkozy sur le Mali pour faire libérer, des mains de l’Aqmi, un citoyen français pris en otage, par le paiement d’une rançon aux terroristes que par ce geste volontaire la France venait « d’ouvrir le “boîte à Pandore” » en entrant, en plein, dans un engrenage infernal … ! La voici maintenant, cette France, se servir du même groupe pour les besoins de ses objectifs en Libye, elle qui ne cesse de se considérer, avec arrogance, chantre dans cette lutte anti-terroriste. Mensonge et mensonge quand on constate qu’elle n’est pas à sa première ineptie, notamment dans l’affaire de l’Arch de Zoé dans le trafic d’enfants, ou bien l’affaire dite des ‘infirmières bulgares’ ou encore l’affaire du Rwanda et de la Côte d’Ivoire.

Au vu de l’évolution des choses, les islamistes - en avançant leurs pions, en gagnant du terrain, en renforçant leurs moyens en armes - s’avèrent les vrais meneurs de jeu ! « A malin, malin et demi ». Ce CNT qui ne décide rien sans l’accord de Sarkozy et du sioniste milliardaire Bernard-Henri Lévy, le coordonnateur - ce « philosophe proconsul de Cyrénaïque (capitale Benghazi) » comme le titre un chroniqueur ou ce titre « narcissisme guerrier » de Daniel Salvatore Schiffer ( Médiapart) - s’avère épouvantail entre les mains des islamistes qui se permettent même d’assassiner, après d’atroces tortures, leur allié chef de guerre Abdelfattah Younes du CNT, avec une facilité troublante ; liée sans doute aux luttes intestines pour l’influence et la destinée des aides financières de l’Occident mais aussi à la débâcle de Bréga ( « plus de 600 mort » selon une source libyenne ). La brigade « Abou Oubeida Aljarah » serait derrière cet acte. Malgré cela la coalition des diablotins de l’Otan - dont il ne reste que la France en tête, la GB, le Qatar et les Emirat - continue à fournir encore plus d’ « aides » et de « logistique » qui prennent, pour une bonne partie, d’autres directions pour d’autres destinations et usages. Un vrai ‘bisness’ d’armes s’est installé. Quelle arnaque, quelle escroquerie du siècle ! Sarkozy et Cameron doivent se mordre les doigts. Par les actions bafouant le droit international que se permet l’Otan dans son agression – et de connivence avec l’ONU – il devient désormais légitime de ‘blanchir’ de l’argent, de faire de la piraterie, d’aider les terroristes, de prendre d’assaut les ambassades, d’aider les séparatistes, d’user des mercenaires, de tuer les chefs d’Etat et de gouvernements en cas de conflit.
Alors que les milices de Benghazi s’étaient alliées entre elles, en faire-valoir de l’Otan - contre le « dictateur de Tripoli qui bombarde sa population » - les voici maintenant, s’apercevant sûrement de la haute supercherie, s’entretuer par vengeance sur ‘font tribal’ à l’image de la composante d’un CNT hétéroclite, renégat, sans principes et sans projet pour la Libye que de la détruire et subtiliser ses avoirs, qui a transformé Benghazi et sa région en lieu où règne la terreur, les règlements de comptes, l’insécurité et où les habitants ne disposent plus de revenu, du minimum vital, que l’on a transformé en quémandeurs de nourriture. Quelle avilissement quand on constate que le pays jouit du 3e revenu national brut (RNB) par habitant d’Afrique et affiche de bons indicateurs de développement humain (IDH) et qui aidait d’autres pays dans le besoin ! Situation que n’ont cessé de mettre en garde des analystes politiques éclairés dont la télé libyenne par l’image et les preuves ; depuis février. La vedette est l’analyste politique le Dr Youssef Amine Chakir - ex opposant– devenu la bête noire de l’Otan, du CNT et d’Aljazeera. Ces milices - composées de prisonniers libérés de Benghazi, d’islamistes graciés, de frustrés et de ratés qui ont trouvé l’occasion de se venger et de s’enrichir, de bandits, de voyous, de plusieurs groupes d’Al-Qaïda surtout de l’Aqmi qui profite de la situation pour s’armer, de jeunes désœuvrés abrutis, dupés ou forcés – sont affublés du titre de « combattants de la liberté » malgré leur nombre réduit tandis que les millions de libyens qui défendent leur pays contre un agresseur dévastateur, tueur de civils et d’enfants qu’aide des traitres et des aventuriers , sont taxés de terroristes et de mercenaires. L’Otan pratique ou autorise tous les interdits dont elle accuse, par diversion, l’armée libyenne. C’est la perversion.

Sur le terrain, à Benghazi, c’est la débandade des insurgés qui ne savent plus à quel chef se vouer

et qui constatent le non-respect de leurs morts surtout ceux à Bréga que l’on a enterré, discrètement, dans des fosses communes près de Jdhabia ou de nuit au cimetière Al Haouari (des charniers en vue de les imputer à Kadhafi ?). C’est les combats de rues, les violations de domiciles, des hôpitaux et les enlèvements. C’est la liquidation des Ourfallis et Tarhounis (137 morts). C’est aussi ces mêmes fils de tribus avec ceux originaires de Zliten qui manifestent, en drapeau vert à Benghazi, leur soutien à Kadhafi et leur rejet du CNT et de l’Otan. C’est le chaos et la frustration des rebelles après l’échec aussi de Tidji puis de Mesrata et leur fuite de Zliten, de Dafnia et de Jdhabia non sans avoir semer des mines ; ils blâment tous leurs commandants. C’est les bombardements quotidiens et au hasard des villes qui ont manifesté leur soutien au Guide. C’est la fuite éperdue des Qataris vers Tobrouk. C’est les manifestations réclamant les salaires qui n’arrivent jamais. C’est les « bavures » qui se multiplient en bombardant encore des…insurgés. C’est des tribus qui menacent d’envahir surtout Benghazi et Mesrata pour les libérer. Citons Allain Jules : « Les évènements récents à Benghazi ont démontré le degré avancé de putréfaction du nid de vipère caché derrière le CNT … la dislocation du CNT arrive à la vitesse grand V. … le CNT ne survivra pas à la mort du général Younès… C’est clair, Mouammar Kadhafi est entrain de gagner sa lutte contre la coalition impérialiste … ». C’est le clan Younes, que soutiennent d’autres groupes, qui menace de faire parler les armes si toute la lumière n’est pas faite sur cet assassinat dans 3 jours. On apprend, en dernière, que 15 agents de l’OTAN ont été capturés à Benghazi ; en échange de leur libération, les Libyens réclament le retrait immédiat de l’OTAN de leur sol. Chakir soutient mordicus que Younes a été assassiné à la suite d’un complot monté par Abdeljalil et Hafter de connivence avec les islamistes de l’Aqmi. Il donne pour cela les détails troublants du quand, comment et pourquoi. Cela est confirmé dans un article de « Sharq el Awsset », du dissident Mohamed Abdelmoutrib El Houni posant 21 questions, intitulé « des questions qui demandes réponses ». Chakir avait déjà averti dans plusieurs émissions passées qu’il y avait des luttes de clan au sein du CNT et qu’ils vont certainement « s’entretuer ». Un document filmé par portable a été diffusé montant une prise de bec, entre responsables à Benghazi dont des éléments barbus connus pour leur « qaidisme » et des militaires dissidents, après la débâcle de Bréga. Cet assassinat montre que le CNT de l’Otan est une « duperie » de traitres sans dignité qui vont s’exterminer dans leur course, à qui mieux mieux, pour ‘arnaquer’ l’Occident. C’est enfin le coup de grâce lorsque le porte-parole du gouvernement Libyen, Ibrahim Moussa, répond aux évaluations des experts de l’OTAN, selon laquelle les capacités défensives du régime libyen aurait été réduits de 20% par « nous avons encore des réserves impressionnantes / des armes / mais ne jugeons pas nécessaire de les utiliser ».
Malgré tous les signes et indices d’un échec consommé de ce qui reste de la coalition - humiliée par un petit pays maghrébin de 7 millions d’habitants, qu’elle a cru faire abdiquer en quelques jours, mais qui résiste encore à 5 mois de bombardement aux missiles, tout en la défiant – il se trouve encore des hurluberlus comme le ministre de la défense britannique qui déclare a peu près ceci : « on s’attendait à une présence des islamistes d’Al Qaida, qu’on sait qu’ils sont présents mais on s’étonne de leur présence en Libye » ( ?!) pour ensuite affirmer l’incapacité des insurgés à gagner et qu’il faudra « trouver des traitres proches du cercle de Kadhafi » (et le CNT alors ?). A mister Haig de pérorer que l’intervention en Libye a permis de « sécuriser la Tunisie et l’Egypte » (pouah !). Gérard Longuet demande, quant à lui, au million 750 mille tripolitains qui ont soutenu récemment (le 1er juillet) Kadhafi « de se révolter » alors que Juppé reconnait une erreur dans l’appréciation des forces de Kadhafi. Tous se permettent encore de dicter, tels des suzerains, l’avenir d’un pays souverain et indépendant et d’exiger le « départ de Kadhafi ». Rien que des niaiseries ou stupidités de responsables incompétents - entrées frauduleusement en politique – qui essayent de se mesurer à un Maitre. Au moment où ce dernier réussissait sa révolution en 1969 à l’âge de 27 ans, en faisant abdiquer le Roi Idris, ces drôles de cocos étaient encore en culotte courte ! Si les Américains - qui se sont retirés sur la pointe des pieds de ce piège libyen - trouve maintenant matière à faire de la politique politicienne en orientant/imputant les choses à l’Iran qui soutiendrait Al Qaida comme ils l’ont fait pour l’Afghanistan c’est qu’ils admettent l’échec de cette aventure. Hugo Chavez assène « nous refusons d’une manière catégorique cette pantomime d’un Conseil de transition et l’attirail farineux de ces pays européens et d’autres qui ont reconnu un groupe de terroristes et lui ont donné une légitimité. Cela viole et détruit les bases du droit international ».
Les libyens et Kadhafi combattent légitimement, légalement et avec bonne conscience pour défendre leur pays contre une coalition d’agresseurs, de brigands, de barbares sans foi ni loi et sans morale, aidés par d’exécrables traitres à leur pays. Les premiers sont dans la gloire, la respectabilité et le martyr tandis que les seconds sont dans l’ignominie, le déshonneur et la poubelle de l’histoire.
Rappelons-nous les objectifs du projet « Grand Moyen Orient » devenu « Nouveau Moyen Orient ». Selon ce projet qui se base sur les travaux de Bernard Lewis, Ralph Peters et Zbigniew Brzezinski, il s’agit de recomposer le monde musulman et arabe avec un nouveau tracé géographique qui doit reposer sur le principe « diviser pour régner » en créant des mini-États pétroliers et ethniques et ce, pour mieux contrôler et s’assurer cette richesse et surtout sécuriser Israël. Cet objectif, disions-nous par ailleurs, ne peut aboutir qu’en agitant les peuples, en suscitant des conflits entre arabes et persans, entre sunnites et chiites, entre musulmans et chrétiens pour ensuite manipuler et recomposer dans le sens souhaité. On parle de Sykes-Picot 2. La Libye et la Syrie étant les pays déterminants pour la réussite de ce projet. A l’Université de Tel Aviv, en compagnie de Tzipi Livni, BHL déclare, en se comportant comme un dirigeant de l’insurrection en Libye « si nous réussissons à faire tomber Kadhafi ce sera un message pour Assad ».
Mais ces deux pays résistent. La Libye encore plus au regard de l’enlisement de l’Otan, dans ce petit pays, sans possibilité d’une sortie honorable. La seule issue est d’arrêter immédiatement les bombardements des civils, contraire à la résolution 1973, et laisser les libyens trouver eux-mêmes la solution à leurs problèmes sans se voir dicter quoi que ce soit. Sarkozy et Cameron se retrouvent dans la situation suivante : fournir de l’argent au CNT qui en réclame de plus en plus, mais sans avancée sur le terrain des combats ; ne pas en fournir et voir sonner le glas du CNT que l’on a reconnu et par conséquent accepter l’échec en Libye sans possibilité de négociation ; demander au CNT de négocier par le biais de l’UA et s’en sortir du guêpier à bon compte.

Dans tous les cas c’est Kadhafi qui aura le dernier mot car, fort d’un soutien populaire majeur. Sarkozy et Cameron et d’autres se sont bien fait avoir pour leur incompétence, leur penchant à la prédation et l’envie. Pour une Organisation dite du Traité de l’Atlantique Nord, destinée à faire face aux géants russe et chinois, quelle déchéance ! La Libye sera bien la malédiction de L’Otan, de l’ONU et des meneurs de cette coalition démoniaque !

Posté le 13 août 2011 à 09:41:26 par SOULEIMAN
http://allainjules.com/2011/08/09/l...


A 150 jours de bombardements, l’OTAN a rasé de nombreuses infrastructures, mais n’a toujours pas obtenu le moindre résultat militaire probant. Cet échec est imputable à l’absence de réflexion stratégique préalable. L’OTAN a cru pouvoir appliquer en Libye les méthodes standard qu’elle avait conçues pour d’autres environnements. Elle se trouve désemparée face à un cas particulier. La plus grande alliance militaire de l’Histoire, qui avait été conçue pour affronter l’URSS puis avait rêvé de devenir le gendarme du monde, n’a pas réussi sa reconversion.

Thierry Meyssan

10 AOÛT 2011

 

http://www.voltairenet.org/L-OTAN-tourne-le-dos-a-sa-mission


 

 

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