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26/08/2011

N° 35 - Libye : Médias et Manipulation de l'opinion - 25-08 – Fin Et dire que j’ai failli douter de cette histoire d’intervention humanitaire.

N° 35  - Libye : Médias et Manipulation de l'opinion  -  25-08 – Fin  Et dire que j’ai failli douter de cette histoire d’intervention humanitaire.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Libye : Médias et Manipulation de l’opinion 

n°35 du 25-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Le  dossier"Médias et Manipulation de l’opinion " est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :  

Fin

1-5 Allain Jules : Les désinformateurs mortifères.

1-6 Susan Lindauer : L’OTAN a créé une propagande concernant la Libye pour justifier sa «guerre humanitaire»...

1-7 Quelle responsabilité pénale pour De Crem et les pilotes de F-16 ?

2 Brèves

2-1 Cédric Rutter - Investig'Action

2-2 Djeha : Une guerre, milliers de victimes et des destructions à grande échelle pour établir la démocratie et la liberté?

2-3 Allain Jules : Chavez dénonce les massacres perpétrés par l'OTAN en Libye !

3-1 Dossier

3-1 Diana Johnstone : Démocratie et dictateurs. Le Diable est dans les Détails

3-2 Thierry Meyssan : C’est l’OTAN qui fait tout le travail militaire. Pas les rebelles.

3-3 Tuer la vérité.

 

 


1-5 Allain Jules : Les désinformateurs mortifères.

Le peuple de Libye, celui de Tripoli, qui veut vivre en paix, a marché vers l’hôtel des journalistes, pour leur dire non à la propagande, non au mensonge. Comme vous le savez tous, les journalistes occidentaux sur place en Libye, ne servent que les intérêts de la finance, du grand capital, pour qui ils travaillent. C’est ainsi qu’on peut constater que, même si les démentis sur les mensonges des renégats de Benghazi et de l’OTAN sont établis, ils utilisent le conditionnel. C’est le cas de la « résurrection » de Khamis Kadhafi dont la mort annoncée pour couvrir les crimes de l’OTAN et qu’ils avaient pris pour argent comptant, parce qu’ils sont les nounous de ceux qui veulent détruire leur propre pays, est relayée avec parcimonie voire avec doute. Or, ils connaissent bien l’homme vu hier à la télévision libyenne.

Journalisme Orwellien ?

On constate que, dans ce dossier libyen, ce qui est demandé aux journalistes ce n’est plus d’informer sur les faits, de dire la réalité du terrain. Mais c’est celui de présenter cette dernière sous un angle purement idéologique, raciste, et inhumain. Le but, satisfaire le dogme du mensonge, de la falsification et de la désinformation. Hélas, ça ne passera plus. La fierté du peuple libyen, sa force de caractère et l’amour qu’il porte à son leader, Mouammar Kadhafi est sans faille et ce dernier a cassé la doxa occidentale. Personne ne peut le battre s’il y a une élection présidentielle, d’où cette envie de le disqualifier. Une démocratie d’exclusion prônée par la France, qui permet pourtant que le Front national participe au débat politique. Cette hypocrisie cache une guerre de prédation, pour piller la Libye, l’Afrique.

Après le massacre de l’OTAN à Meyer-sur-Glane, petite bourgade tranquille proche de Zliten, qui ne voulait pas de cette pseudo révolution, les soldats de l’apocalypse ont pris pour cible des civils. 85 personnes tuées, dont des enfants et des femmes. Des militaires sans doute. Or, lorsque les autorités libyennes ont conduit les journalistes sur place, ces derniers ont continué leur propagande en disant leur sempiternel « selon les autorités libyennes ». Où est la morale ? Où est l’honneur ? Comment peut-on avoir la conscience tranquille après une telle falsification sur la mémoire des innocents ?

En réaction, hier, les résidents de Tripoli ont marché sur l’hôtel Rixos, un 5 étoiles où les journalistes occidentaux sont logés. Ils ont exigé de les rencontrer. La société de sécurité qui protège l’hôtel les a tenu à l’écart. Toutes ces femmes et ces hommes voulaient dire leur indignation. Pour ces gens en colère, il fallait dire aux journalistes étrangers qu’ils ne font par leur travail, parce ce qu’ils ne dénoncent pas les atrocités commises par l’OTAN ou les renégats de Benghazi. A titre d’exemple, aucun d’eux n’a osé dénoncer le bombardement de la télévision libyenne. Et ça se prétend journaliste. En lieu et place, ce ne sont que des bonimenteurs et des espions qui ne peuvent pas dire la vérité, notamment sur l’amour que le peuple libyen a de son leader.

Tiens, la Libye protège donc les désinformateurs dits journalistes, qui n’ont probablement de journalistes que le parchemin et qui luttent contre le peuple libyen ? Tandis que l’OTAN, de son côté, les tuent. Elle est belle la démocratie importée à coup de Tomahawk et de Rafale ? Rentrez chez vous, arrêtez de détruire la Libye et laissez les Libyens décider de leur avenir. Je l’avais répété mille fois, les renégats de Benghazi ne peuvent pas prendre la Libye. Il faut pour cela, tuer les 4 millions de Libyens qui soutiennent leur guide ou provoquer une guerre civile. Êtes-vous aveugles pour ne pas le voir ? Autistes alors ? Vous portez des œillères ?

Allain Jules

Publié le10 août 2011

http://allainjules.com:80/2011/08/10/libye-les-desinformateurs-mortiferes/


1-6 Susan Lindauer : L’OTAN a créé une propagande concernant la Libye pour justifier sa «guerre humanitaire»...

...contre le gouvernement de Mouammar Kadhafi. Jusqu’à présent, l’OTAN a réussi en grande partie parce que les citoyens ordinaires à travers le monde n’ont pas accès aux informations directes sur lesquelles fonder leurs propres opinions.
En tant qu’ancien agent de la CIA ayant couvert la Libye auprès des Nations Unies de 1995 à 2003 durant les négociations pour le procès de Lockerbie, je suis obligée de passer outre la propagande afin d’examiner les preuves factuelles.
Répondant à de nombreuses demandes, je partage des preuves de première main que je reçois tous les jours de sources provenant de l’intérieur de Tripoli.
Les vidéos viennent de réfugiés libyens, et sont recueillies par une commission d’enquête appelée «Les civils du monde pour la paix en Libye. »
L’équipe d’enquête comprend des Européens, Africains, Américains et des avocats pour les droits de l’homme internationaux , qui préparent les allégations de crimes de guerre contre l’OTAN. À en juger par ces vidéos, les dommages financiers que l’OTAN sera tenu de payer à la Libye devraient être prodigieux, en effet.
Surtout, il est clair que l’OTAN a grossièrement déformé ses arguments aux Nations Unies, afin de justifier une action militaire. La Grande-Bretagne et la France se sont basées sur de mauvais renseignements provenant de sources peu fiables, afin d’obtenir plus de pouvoir grâce au conflit.
Une enquête plus attentive montre que ce sont les rebelles soutenus par OTAN qui sont coupables d’atrocités, et absolument pas les soldats de Kadhafi.
Il faut lancer des sanctions, et que l’OTAN place ses forces militaires aux côtés de Kadhafi dans la défense du peuple libyen.
« Never play truth or dare with a spy »
Les vidéos dépeignent des atrocités épouvantables. Il y a deux raisons importantes pour lesquelles les rebelles de l’OTAN ont pu commettre ces actes. Premièrement, en commettant des crimes de guerre, les rebelles de l’OTAN ont déployé une stratégie de panique et provoquent la confusion dans la rue, où ils doivent contrôler les gens.
Ils ont terrifié les opposants pour mieux les soumettre. Les Libyens ordinaires peuvent voir de leurs propres yeux que les rebelles libyens sont tout puissants, et comme ils ont le soutien de l’OTAN, les pro-Kadhafi loyalistes feraient mieux de se taire ou ils devront faire face a de terribles conséquences.
En même temps, les rebelles libyens ont découvert un moyen de faire réagir l’OTAN, et de démarrer la « guerre humanitaire ». Apparemment, le monde est censé croire que le gouvernement de Kadhafi, qui n’a pas d’antécédents d’avoir attaqué son propre peuple en 41 ans de règne, est soudainement coupable des infractions les plus hideuses.
Ceux d’entre nous qui ont étudié de près la Libye ont d’autres avis.
Historiquement, Kadhafi a par le passé été si tenace et protecteur envers son peuple qu’il a refusé de livrer deux hommes libyens pour le procès de Lockerbie, malgré des années de sanctions de l’ONU.
Kadhafi savait que ces hommes étaient innocents, et qu’ils n auraient pas obtenu un traitement équitable devant la Cour. Bref, Lockerbie a été une opération false flag pour couvrir un voyou de la CIA impliqué dans un trafic d’héroïne de la vallée de la Bekaa au Liban, lors de la prise d’otage de Terry Anderson.
Une équipe conjointe de la CIA, du FBI et des enquêteurs de la Defense
Intelligence étaient sur le vol Pan Am 103 ce jour-là, en direction de Washington pour y dénoncer la corruption, lorsque l’avion a explosé au dessus de Lockerbie, en Ecosse. La Libye a été étiquetée comme bouc émissaire, mais comme pour le 9/11, la vérité a refusé de mourir. Et Kadhafi a refusé de faire marche arrière. Il se tenait aux côtés de son peuple, malgré les pressions internationales pour le punir.
D’ailleurs, Kadhafi avait vu juste. Dans un des épisodes les plus honteux de
corruption jamais connus dans les tribunaux internationaux, les États-Unis ont soudoyé deux témoins au procès de Lockerbie avec 4 millions de dollars qui leur ont été versés.
Après que les deux témoins se furent rétractés et eurent avoué les paiements, le seul libyien reconnu coupable de l’attentat contre le vol de la Pan Am 103, Abdelbasset Megrahi, a eu droit une « libération compassionnelle » de la prison écossaise en août 2009, apparemment pour qu’il puisse rentrer à la maison et y mourir du cancer.
Les actions de Kadhafi révèlent beaucoup de choses sur son caractère. En tant que leader, a-t-il jeter son peuple à des loups ? Ou l’a t-il abandonné pour des raisons pratiques ? Notoirement pas. Il revendique le peuple libyen comme le sien. Il le protège, peu importe ce que ça lui coûte.
Ces vidéos nous ramènent à la réalité. Ironiquement, en affirmant que ce sont les forces de Kadhafi qui sont responsables des crimes de viols spécifiquement, l’OTAN a fait une admission flagrante que des crimes de guerre existent ont bien cours à l’intérieur de la Libye.
Les Unes des médias selon lesquelles Kadhafi aurait donné du Viagra a ses soldats pour les assister dans leur frénésie de viols de femmes ont très bien joué sur CNN. Cependant, l’ancien congressiste Cynthia McKinney a déterminé que le seul acheteur majeur de Viagra à destination de la Libye était le gouvernement américain lui-même, qui a remis les petites pilules bleues à des soldats rebelles âgés pour les stimuler pour la bataille.
À en juger par les témoignages de viols qui parviennent de Libye, la stratégie américaine a réussi de la façon la plus tragique.
Les mauvais garçons
Ces vidéos ressemblent étrangement à Al-Qaïda, pour moi. Mais ne me prenez pas au mot. Regardez les preuves et décidez par vous-même.
*Avertissement : ces vidéos sont crues et horribles. Elles sont visibles sur : obamaslibya.com et FederalJack.com, parce que son site est très bien sécurisé, et que cela demande beaucoup de courage pour dire la vérité au pouvoir.
FederalJack ne reculera pas, et mettra à jour les vidéos sur obamaslibya.com dès qu’il recevra d’autres vidéos.
La première vidéo montre un rebelle libyen décapitant un soldat libyen. Si elle ressemble à l’Irak, eh bien c’est que le plus grand taux de combattants étrangers en Irak (ainsi qu’en Tchétchénie et en Afghanistan) venaient de l’Est de la Libye. Malheureusement pour l’OTAN, il n’y a pas moyen de nier que ces vidéos aient été tournées en Libye : les hommes parlent un dialecte arabe libyen reconnaissable à son accent particulier.
La deuxième vidéo montre des images horribles d’un rebelle libyen en train de dépecer la chair décomposée d’un soldat mort et la mettre de force dans les mains de prisonniers de guerre libyens alignés, qui sont obliges de la manger.
Une autre vidéo montre un groupe de rebelles en train de sodomiser un civil avec un pistolet.
Une autre montre une foule de rebelles pendant (pendaison) et décapitant un soldat libyen.
Une autre vidéo montre des agents de la CIA travaillant aux côtés des forces rebelles, en train de circuler dans des camions – preuve que les forces américaines sont déjà sur le terrain et participent activement aux atrocités.
Une autre vidéo montre plusieurs soldats libyens morts la gorge tranchée, couchés à l’arrière d’un camion. Les meurtres violent les Conventions de Genève, qui protègent les soldats ennemis après leur capture. Dans l’excitation, les rebelles de l’OTAN encouragent un témoin terrifié à filmer la boucherie et à proclamer que les forces de Kadhafi étaient les responsables. Par la suite, l’homme qui a filmé la vidéo a fui avec sa famille le bastion rebelle. Voilà comment la vidéo a atteint le groupe d’établissement des faits à Tripoli.Toutes les vidéos peuvent être consultées ici
Note de Intel Hub Note : Ces vidéos, en particulier la décapitation, sont très dures à regarder et laissent une impression persistante. Je conseillerais de ne PAS regarder la vidéo de la décapitation.
C’est tellement barbare que cela défie tout entendement. Comment l’OTAN a pu ne serait-ce qu’imaginer que ces rebelles puissent avoir un potentiel de leadership ?
Le viol comme arme de guerre
Pire que vous n’aviez pensé, n’est ce pas ? Notoirement, jusqu’à ce point, il est devenu évident que les rebelles utilisent le viol de guerre pour punir les familles pro-Kadhafi ou «neutres» qui n’embrassent pas automatiquement la cause rebelle.
Dans la culture islamique, c’est toute la famille qui souffre de stigmates après un viol, c’est pourquoi elle est utilisée comme une sorte de punition collective.
Actuellement, une équipe de femmes avocates des droits humains rencontrent les femmes qui ont été violées. Deux témoignages de viols et autres rapports de témoins oculaires sont fournis ici.
Cependant ce ne sont pas les histoires les plus crues. Le problème est répandu sur des centaines de kms, à travers les checkpoints et les bombes.
Pour vous expliquer, a partir du 22 Juin, des chercheurs non gouvernementaux ont parcouru 300 kms pour réaliser une vidéo d’un garçon qui a été castré et a eu les deux yeux arrachés par les rebelles de l’OTAN, comme punition pour avoir refusé de rejoindre leur unité paramilitaire.
Une autre vidéo recueillie provient d’un père qui décrit l’enlèvement de sa fille vierge issue d’une famille pro-Kadhafi. Après l’avoir traînée hors de la maison sous la menace des armes et emmenée à une « fête de viol » pour un viol collectif nocturne brutal, les rebelles de l’OTAN ont coupé ses seins avec un couteau, et elle a saigné à mort.
Les enquêteurs des droits de l’homme sont en attente d’interviewer une femme libyenne de Zawia qui a survécu à un viol collectif brutal après avoir eu les seins coupés. Horrifiés, les badauds l’ont sauvée, l’empêchant ainsi de saigner à mort, après que les rebelles excités se sont enfuis en tirant des coups de feu en l’air.
Elle a été hospitalisée, mais elle est encore en trop mauvais état physique et moral pour supporter un entretien. Les avocat internationaux des droits de l’homme patientent.
Nous cherchons d’urgence de l’aide américaine pour que cette femme libyenne puisse subir une chirurgie reconstructive aux États-Unis ou en Europe.
Le 19 Juin, des soldats de Kadhafi se battant pour la ville de Misurata ont secouru une autre survivante d’un viol.
La jeune femme avait été enlevée et retenue en otage pendant 20 jours. Les Rebelles l’ont violée chaque jour, à tour de rôle, sans arrêt, jusqu’au jour ou les forces de Kadhafi sont passées à travers leurs lignes et lui ont sauvé la vie.
Voilà pour la mission humanitaire de l’OTAN. Il est clair que l’OTAN a été grossièrement trompé, et devrait cesser immédiatement de protéger ces rebelles. Les impôts des États-Unis servent a la formation de nouveaux talibans afin d’intimider le peuple libyen et de le soumettre, pendant que l’Occident pille les richesses de la Libye.
Mais l’OTAN a omis de prendre en compte l’esprit du peuple libyen. La Libye a un passé puissant et une tradition d’endurance dans la défense de sa souveraineté contre les envahisseurs étrangers. Les familles libyennes et les chefs tribaux sont déterminés à obtenir des dommages financiers de la part de tous les pays de l’OTAN et arabes qui soutiennent les rebelles.
Tant que l’OTAN assurera la formation, les uniformes, les fusils d’assaut militaires, les jeeps et transports, les conseillers au sol et la puissance aérienne, l’OTAN sera forcée de prendre la responsabilité pour ces crimes.
Les dommages financiers seront prélevés sur les fonds destinés aux citoyens de l’OTAN – pour l’éducation, les soins de santé, les pensions publiques, les universités, les routes, les ponts et tout le reste.
Patrick Haseldine, un expert britannique en matière de conflit de la Libye avec l’OTAN, a estimé les dommages britanniques financiers actuels à 2,8 milliards de dollars.
Tout cela soulève la question de savoir pourquoi les gouvernements de l’OTAN voudraient soutenir ces rebelles, en premier lieu ? En effet, nous devrions tous poser quelques questions importantes.
Est-ce que le président Obama devrait dépenser l’argent fiscal américain durement gagné par la classe moyenne pour financer cette guerre ? Est-ce que l’Amérique doit entrainer les forces d’Al Qaïda ? Pendant que notre grande nation saigne ? Alors que les Américains peinent à trouver des emplois et luttent contre les saisies immobilières ? Sachant que nos soldats sont épuisés par deux autres guerres et luttent contre d’autres forces rebelles d’Al-Qaïda en Irak et en Afghanistan?
Et pourquoi au juste l’Amérique devrait soutenir l’OTAN, tout cela pour que les Britanniques et les Français puissent revivre leurs jours de gloire de l’Empire
? Est-ce que cela vaut la peine de risquer notre Empire et notre prospérité
? Vraiment ?
Ces vidéos montrent une vérité toute différente. La CIA ne va certainement pas apprécier que je les divulgue. Mais les bons services de renseignement sont censés délivrer une honnêteté brutale. Nous ne sommes pas censés cacher les sales vérités. Nous sommes censés obtenir des informations dont les dirigeants – et les communautés – ont de toute urgence besoin pour faire des choix plus informés en termes de politiques. Il se trouve que ces informations et renseignements sont très, très moches. Mais j’aurais tort de vous les épargner.
En ma qualité d’ancien agent américain, je pense que les États-Unis doivent rompre les liens avec les rebelles libyens et stopper leur financement immédiatement.
Vous pouvez décider par vous-même.
Susan Lindauer a travaillé dans la lutte contre le terrorisme en Libye, et a couvert l’Irak, l’Égypte, le Yémen, la Syrie et la Malaisie à l’ONU.

Son équipe a sonné l’alerte avant les attentats du 9 /11. Elle est l’auteur d’Extreme Prejudice: The Terrifying Story of the Patriot Act and the Cover Ups of 9/11 and Iraq: The Ultimate Conspiracy to Silence Truth [Extrême Préjudice: L’histoire terrifiante du Patriot Act et le Cover Ups de 9/11 et en Irak: l’ultime conspiration pour étouffer la vérité
Susan Lindauer
The Intel Hub
< http://lavoixdelalibye.com/?p=25 >


1-7 Quelle responsabilité pénale pour De Crem et les pilotes de F-16 ?

Quelle responsabilité morale pour les journalistes et les parlementaires ?

Le peuple de Libye, celui de Tripoli, qui veut vivre en paix, a marché vers l’hôtel des journalistes, pour leur dire non à la propagande, non au mensonge. Comme vous le savez tous, les journalistes occidentaux sur place en Libye, ne servent que les intérêts de la finance, du grand capital, pour qui ils travaillent. C’est ainsi qu’on peut constater que, même si les démentis sur les mensonges des renégats de Benghazi et de l’OTAN sont établis, ils utilisent le conditionnel. C’est le cas de la « résurrection » de Khamis Kadhafi dont la mort annoncée pour couvrir les crimes de l’OTAN et qu’ils avaient pris pour argent comptant, parce qu’ils sont les nounous de ceux qui veulent détruire leur propre pays, est relayée avec parcimonie voire avec doute. Or, ils connaissent bien l’homme vu hier à la télévision libyenne.

Journalisme Orwellien ?

On constate que, dans ce dossier libyen, ce qui est demandé aux journalistes ce n’est plus d’informer sur les faits, de dire la réalité du terrain. Mais c’est celui de présenter cette dernière sous un angle purement idéologique, raciste, et inhumain. Le but, satisfaire le dogme du mensonge, de la falsification et de la désinformation. Hélas, ça ne passera plus. La fierté du peuple libyen, sa force de caractère et l’amour qu’il porte à son leader, Mouammar Kadhafi est sans faille et ce dernier a cassé la doxa occidentale. Personne ne peut le battre s’il y a une élection présidentielle, d’où cette envie de le disqualifier. Une démocratie d’exclusion prônée par la France, qui permet pourtant que le Front national participe au débat politique. Cette hypocrisie cache une guerre de prédation, pour piller la Libye, l’Afrique.

Après le massacre de l’OTAN à "Meyer-sur-Glane", petite bourgade tranquille proche de Zliten, qui ne voulait pas de cette pseudo révolution, les soldats de l’apocalypse ont pris pour cible des civils. 85 personnes tuées, dont des enfants et des femmes. Des militaires sans doute. Or, lorsque les autorités libyennes ont conduit les journalistes sur place, ces derniers ont continué leur propagande en disant leur sempiternel « selon les autorités libyennes ». Où est la morale ? Où est l’honneur ? Comment peut-on avoir la conscience tranquille après une telle falsification sur la mémoire des innocents ?

En réaction, hier, les résidents de Tripoli ont marché sur l’hôtel Rixos, un 5 étoiles où les journalistes occidentaux sont logés. Ils ont exigé de les rencontrer. La société de sécurité qui protège l’hôtel les a tenu à l’écart. Toutes ces femmes et ces hommes voulaient dire leur indignation. Pour ces gens en colère, il fallait dire aux journalistes étrangers qu’ils ne font par leur travail, parce ce qu’ils ne dénoncent pas les atrocités commises par l’OTAN ou les renégats de Benghazi. A titre d’exemple, aucun d’eux n’a osé dénoncer le bombardement de la télévision libyenne. Et ça se prétend journaliste. En lieu et place, ce ne sont que des bonimenteurs et des espions qui ne peuvent pas dire la vérité, notamment sur l’amour que le peuple libyen a de son leader.

Tiens, la Libye protège donc les désinformateurs dits journalistes, qui n’ont probablement de journalistes que le parchemin et qui luttent contre le peuple libyen ? Tandis que l’OTAN, de son côté, les tuent. Elle est belle la démocratie importée à coup de Tomahawk et de Rafale ? Rentrez chez vous, arrêtez de détruire la Libye et laissez les Libyens décider de leur avenir. Je l’avais répété mille fois, les renégats de Benghazi ne peuvent pas prendre la Libye. Il faut pour cela, tuer les 4 millions de Libyens qui soutiennent leur guide ou provoquer une guerre civile. Êtes-vous aveugles pour ne pas le voir ? Autistes alors ? Vous portez des œillères ?



2 Brèves

2-1 Cédric Rutter - Investig'Action

Le Parti socialiste français favorable au massacre des civils de Tripoli :

Martine Aubry : "C'est avec plaisir que nous voyons les rebelles entrer dans Tripoli, la capitale où ils auraient pu entrer plus tôt, si la communauté internationale s'était mobilisée plus tôt comme je l'avais demandé".
"Nous avons soutenu l'intervention de la France derrière l'ONU, bien évidemment. Il fallait le faire"

 

Don d'ubiquité de Khadafi : 

Difficile de localiser le dirigeant libyen car il est à la fois en Algérie, au Venezuela, en Angola, au Zimbabwe ou encore au fond d'un bunker (sa résidence), ou bien, il est à Syrthe, son "bastion. Pour les habitants de Benghazi, il a même été annoncé mort.

 

Des journalistes au travail menacés de morts, d'autres blessés : 

L’ordre a été donné par de soi-disant "journalistes" US d’abattre Mahdi Darius Nazemroaya (Global Research Center - Canada) et Thierry Meyssan (Réseau Voltaire). Trois Etats ont offert leur protection diplomatique, aux collaborateurs du Réseau Voltaire. Cependant, piégés dans la ville, ces derniers n’ont aucun moyen de rejoindre leurs ambassades. Ils seraient sous la protection de l'agence de presse Xinhua.

Dr Franklin Lamb, directeur de Americains pour la Paix au Moyen-Orient, qui partageait des renseignements et des informations sur YouTube, a été touché à la jambe par un sniper près de son hôtel.

 

Hugo Chavez condamne à nouveau l'action de l'Otan :

Dans un communiqué datant de dimanche soir, le Président vénézuélien a à nouveau condamné l'action de l'OTAN. « Les gouvernements démocratiques européens (...) démolissent Tripoli avec leurs bombes »


Des convois remplis de milliers de volontaires et d'hommes armés se dirigent vers Tripoli pour protéger la capitale de la Libye :

Des milliers de volontaires des tribus de Ben Walid, Sirte, Sebha, Awlad Slimane, Al Mogarha, Worchafana, Tarhona, Al Siane, Al Ziyayna, Al Hsone, Worfala (1 500 000 d'habitants), ainsi que d'autres sont venus de partout de Libye pour soutenir les habitants de Tripoli ainsi que l'armée contre les attaques des rebelles et de l'OTAN.

 

GDF Suez et Total, ils signent les plus fortes hausses ce lundi à la Bourse de Paris (+5% et +4,1%). 

Les deux titres caracolent en tête du CAC 40 ce lundi. Ils profitent de la perspective d'un rétablissement des exportations de pétrole et de gaz libyens en cas de victoire des insurgés, ainsi que de possibles futurs contrats. D’après des analystes interrogés par l’agence Reuters, les entreprises françaises et italiennes pourraient émerger comme les grands gagnants de la redistribution des cartes en Libye du fait du fort soutien dont ont fait preuve Paris et Rome à l'égard des rebelles. Ce malgré leurs liens avec le régime de Kadhafi. Source : EasyBourse

 

Possible démission du chef rebelle :

Le chef du Conseil national de transition (CNT), l'organe politique de la rébellion en Libye, a évoqué aujourd'hui sa possible démission pour protester contre les actes de vengeance perpétrés selon lui par certains combattants rebelles sur le terrain. "Je salue l'action des chefs des révolutionnaires, j'ai confiance en leur parole, mais certains actes de quelques-uns de leurs hommes m'inquiètent", a déclaré Moustapha Abdeljalil, évoquant "des actes de vengeance". AFP

Informations réunies par Cédric Rutter - Investig'Action


2-2 Djeha : Une guerre, milliers de victimes et des destructions à grande échelle pour établir la démocratie et la liberté?
Les armes ne se sont même pas encore tues et la paix rétablie que les « actionnaires associés de la rapine » se précipitent pour se partager le trésor libyen.

C’est d’autant plus cocasse que c’est l’Allemagne, un pays qui avait refusé de prendre part à l’intervention qui, la première (officiellement) monte aux créneaux pour exiger sa part du butin et rappeler (notamment au partenaire français qui lance des cocoricos de victoire du haut de ses Rafale invendables) qu’elle détient la clé du règlement des dettes européennes…
Evidemment, les « rebelles », instruments flous, anonymes (à ce jour la composition du CNT demeure secrète) et tout compte fait chair à canons accessoire de la guerre, ne sont pas en état de donner leur avis et encore moins d’être écoutés.
Quand vous êtes « libérés » par des forces étrangères, la liberté ainsi obtenue est très relative. C’est le moins qu’on puisse dire.
Que cela serve de leçons à nos « démocrates » qui passent plus de temps sur les rives de la Seine qu’auprès de leur peuple.
Djeha,
Mardi 23 août 2011
  


2-3 Allain Jules : Chavez dénonce les massacres perpétrés par l'OTAN en Libye !

EXTRAIT

Libye - Bienvenue en démocratie !
Une victoire à la Pyrrhus

Oui, avec sa cohorte de morts. Tripoli est un vrai carnage, avec plus de 1500 morts et plus de 5000 blessés. Bravo ! La raison du plus fort étant toujours la meilleure, comme je le précisais sur Télésud: « C’est fini, les Occidentaux feront tout ce qu’ils veulent en Libye ». Ils l’ont fait. Des cris de joie, des quolibets, de la haine se lisent et s’exercent dans tout ce que ceux qui défendent la souveraineté d’un pays subissent. Peu importe les crimes contre l’humanité, de guerre, aussi, les membres de l’OTAN ne pourront jamais être traduit devant la Cour pénale internationale (CPI) qui attend Seif al-Islam. Qu’a-t-il donc fait ? C’est la question à mille pétro-dollars. « La Libye est libérée ». Tiens donc….

Mouammar Kadhafi, selon des sources diplomatiques, se bat encore, retranché dans son palais. Il veut mourir l’arme à la main. C’est tout à son honneur. Mais, que s’est-il passé à Tripoli pour que les renégats puissent être maîtres de la ville en une nuit alors qu’ils étaient incapables de prendre des villes de 100 000 habitants ? Les 10 000 hommes de Khamis kadhafi ont été infiltrés. Lorsque ce dernier a demandé à ses hommes de le rejoindre pour commencer la défense de Tripoli, il s’est retrouvé seul dans sa caserne. Auparavant, ce sont les forces spéciales de l’OTAN qui ont capturé Seif al-Islam dans son domicile où se trouvait aussi son frère, Mohammed, qui s’est rendu à son tour. Ils ont été remis aux galopins de Benghazi.

La responsabilité et l’irresponsabilité des Africains

la chute de Mouammar Kadhafi, l’un des derniers défenseurs du panafricanisme vivant prouve donc que, les dirigeants africains sont pusillanimes et inconsistants. Ne veulent-ils pas simplement profiter, comme les occidentaux des avoirs libyens et s’enrichir sur le dos d’un homme courageux, qui s’est battu pour son peuple ? dans une étude que j’avais réalisé pour Al Jazeera, (clic) de voir comment Mouammar Kadhafi luttait pour sortir l’Afrique de l’ornière, on ne peut comprendre le mutisme des Africains face à ce qui s’est passé en Libye. Mais, qu’ils sachent une chose, leur tour c’est demain, puisque les rois du monde feront de cet essai libyen, la règle. J’ai mal pour le peuple libyen qui est tombé dans un traquenard. Il se rendra très vite compte. Leur démoncratie se résumera à un bulletin de vote. C’est tout.

Tout compte fait, l’honneur et la morale doivent nous faire reconnaître notre défaite. Je reconnais donc volontiers que j’ai perdu. C’est mon honnêteté intellectuelle qui le commande. Si l’inverse s’était passé, ma grandeur d’âme n’allait pas me pousser à rire des perdants. Les forces en face, comme je le précisais, disproportionnées, ne pouvaient perdre cette guerre. On pouvait parler de miracle. En revanche, j’ai cru un instant que le peuple allait comprendre que c’était une guerre de prédation et non pour les sauver et apporter la démocratie. Bien plus, j’ai cru un instant que, les leçons d’Irak, d’Afghanistan et récemment de Tunisie et d’Égypte où, finalement, rien ne se passe, allaient leur servir de leçon. Hélas. Hier, j’ai pleuré mais, la vie continue puisque ce qui ne tue pas, rend plus fort…..

Source : Allain Jules
http://allainjules.com/...

http://www.youtube.com/watch?v=2197f0wJ-e0&feature=player_embedded



3-1 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Diana Johnstone : Démocratie et dictateurs. Le Diable est dans les Détails

L’idéologie actuelle qui justifie les guerres d’agression est fondée sur une dichotomie simpliste entre la démocratie et les dictateurs. Les gens qui, en Occident, soutiennent les guerres ont déplacé le centre de la loi internationale des Nations unies vers un club bien plus restreint de « démocraties » qui seules possèdent une « légitimité ». Le centre de ce club est le monde anglo-saxon, plus Israël, l’Union Européenne et le Japon. Cette « communauté internationale » de démocraties est supposée posséder le droit moral unique de décider quand le dirigeant de n’importe quel pays qui se situe en dehors de leur cénacle peut-être dénoncé comme un dictateur et renversé à l’aide d’une campagne de bombardements par l’OTAN.

Cette idéologie suppose que les démocraties respectent les droits de l’homme, alors que les dictateurs par définition sont des criminels qui violent systématiquement les droits de l’homme et envisagent même un « génocide contre leur propre peuple ». Certains détails, par exemple le fait que les États-Unis ont la plus grande population carcérale au monde à la fois en termes absolus et relatifs, et qu’ils utilisent des prisonniers comme travailleurs bon marché dans leur industrie de l’armement, ne sont pas supposés interférer avec cette vue dualiste du monde.

Les médias dominants entretiennent cette dichotomie par un biais persistant dans la façon dont ils rendent compte des pays qui sont caractérisées comme des « dictatures » - ceci peut inclure des pays dont les dirigeants sont en fait élus, tel que le Venezuela, la Russie, la Serbie sous Milosevic, la Biélorussie, mais qui tentent de suivre des politiques contraires aux diktats de la « communauté internationale » autoproclamée. Tous ces pays ne sont pas nécessairement attaqués militairement, mais l’image qui est ainsi créée rend l’attaque militaire facile à justifier si et quand celle-ci se produit.

Le reportage sélectif réduit le pays à son dictateur et à des minorités d’« opposants démocrates ». Le dictateur est décrit comme un criminel, sans aucune qualité qui pourrait peut-être expliquer un quelconque soutien populaire dans son propre pays.

Le cas de la Libye.

Le cas de la Libye illustre parfaitement la façon dont cela fonctionne. Des décennies de couverture médiatique biaisée ont convaincu un public occidental dont la seule connaissance de la Libye provient de reportages médiatiques occidentaux, du fait que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi est un criminel et un fou ; par conséquent, il semble évident, aux yeux de ce public occidental, que le peuple libyen souhaite unanimement se débarrasser d’un tel dirigeant.

Il est évident qu’il y a des gens en Libye qui détestent Kadhafi et qui veulent s’en débarrasser. Ce qui n’est pas évident est ce qu’ils veulent mettre à sa place, et dans quelle mesure ils sont réellement représentatifs de la population dans son ensemble.

En Occident la principale raison de détester Kadhafi ces dernières années a été l’explosion du vol Pan Am 103 en 1988 au-dessus de Lockerbie en Écosse. Pendant deux décennies l’assertion selon laquelle le dirigeant libyen était responsable de l’explosion terroriste de Lockerbie a été entretenue dans l’esprit du public par les médias dominants.

En février de cette année, les dirigeants de la rébellion qui émergeait en Libye ont donné des interviews aux médias occidentaux, en prétendant qu’ils avaient des documents prouvant que Kadhafi avait ordonné l’attaque terroriste qui a tué 272 personnes. Mustafa Abdel Jalil, l’ex-ministre de la justice qui dirige le « Conseil National de Transition » avait déclaré au Daily Telegraph que : « les ordres ont été donnés par Kadhafi lui-même ».

Peu de gens en Occident risquent de faire remarquer que, si les dirigeants du TNC possèdent réellement une telle preuve, ils ont été complices de ce crime pendant des décennies. Et les médias occidentaux ne vont pas se poser la question de savoir pourquoi l’habile Kadhafi garderait des documents « prouvant » l’ordre de commettre un acte un acte terroriste pendant 23 ans.

Ces assertions permettent de cimenter les liens entre les dirigeants du TNC et les puissances occidentales, principalement les États-Unis et le Royaume-Uni, et de suggérer une communauté d’intérêt dans la défense de la légalité entre eux, ainsi que contre le « criminel Kadhafi ». Cela permet de construire la fiction de « dirigeants légitimes et représentatifs du peuple libyen », dont les vues sur les droits de l’homme, la démocratie et les méfaits du méchant dictateur Kadhafi coïncident avec les attitudes occidentales, telles qu’elles sont exprimées par les politiciens et les médias occidentaux.

Par implication cela signifie que le peuple libyen aurait dû savoir depuis longtemps que leur dirigeant est un meurtrier à grande échelle. Cela doit être une bonne raison pour laquelle tous les citoyens Libyens décents veulent se débarrasser de lui. Mais est-ce que cette histoire est vraie ?

Lockerbie en Libye.

Ma visite en Libye en janvier 2007, qui avait pour but d’assister à une conférence internationale sur la Cour pénale internationale, m’a donné l’occasion d’avoir des conversations privées avec un certain nombre de Libyens fort éduqués, qui manifestement en savaient beaucoup plus sur l’Occident que l’Occident n’en savait sur leur pays. J’ai été particulièrement intéressée à entendre le point de vue de citoyens libyens non officiels sur deux questions qui à ce moment-là dominaient la perception occidentale de la Libye : Lockerbie et l’affaire des infirmières bulgares. Je dois mentionner que je n’ai jamais eu le moindre contact avec Kadhafi et que la conférence était organisée par des universitaires qui avaient des opinions diverses sur des questions importantes, souvent différentes de celles du Guide, et que cela ne semblait gêner personne. Mais j’ai pu constater que, sur la question de Lockerbie, il y avait deux points sur lesquels tout le monde était d’accord.

D’une part, personne ne pensait que la Libye était responsable de la bombe de Lockerbie. Il leur paraissait évident que la Libye avait été accusée injustement pour des raisons politiques.

D’autre part, il était clair que les sanctions imposées par l’Occident pour punir la Libye de sa culpabilité supposée avaient causé des difficultés et des mécontentements. La force de l’Occident, qui consiste à pouvoir à la fois imposer des sanctions et dominer la projection d’images et l’interprétations des événements, lui donne une capacité d’ingérence très grande dans la politique intérieure des pays visés, parce que beaucoup de gens, surtout des jeunes, veulent vivre dans un pays « normal » et sont tentés de blâmer leurs propres dirigeants comme étant responsables du fait que leur pays soit traité comme un paria par l’Occident. Par conséquent il était généralement admis que Kadhafi avait finalement cédé aux pressions occidentales pour accepter la responsabilité - mais non la culpabilité - pour l’attentat de Lockerbie, uniquement de façon à ce que les sanctions impopulaires soient levées. Le fait qu’il avait accepté de livrer deux citoyens libyens à un tribunal occidental afin qu’ils soient jugés pour ce crime et qu’il ait payé plus de 2 milliards de dollars de compensations aux victimes était explicitement considéré comme n’étant pas une reconnaissance de culpabilité, mais plutôt une réponse au chantage des grandes puissances de façon à normaliser les relations avec elles et à améliorer la vie quotidienne.

Cela ne m’a pas surprise, parce que depuis des années j’avais beaucoup lu sur l’affaire de Lockerbie. Et pas mal de choses avaient été écrites pour montrer la faiblesse de l’accusation, qui était basée sur un scénario très peu plausible (une bombe pour faire sauter un vol transatlantique avait soi-disant été envoyée à travers les aéroports de Malte, Francfort et Londres), les « preuves » techniques avaient été manipulées par des agents de la CIA et un témoin avait été richement récompensé pour un témoignage qui ne s’accordait pas avec les faits. Tout cela a été raconté de nombreuses fois, par exemple dans la London Review of Books, par le juriste britannique Gareth Peirce, en septembre 2009 (“The Framing of al-Megrahi” http://www.lrb.co.uk/v31/n18/peir01_.html). Mais le fait que l’accusation a été de façon répétée démontée par une analyse soigneuse comme étant probablement une mise en scène n’a pas le moins du monde impressionné les médias dominants et les politiciens qui continuent d’attaquer Kadhafi comme étant le monstre qui a ordonné le massacre de Lockerbie.

On peut ajouter qu’au moment où l’attentat s’est produit, en 1988, il était généralement admis que l’Iran avait ordonné cette attaque pour riposter aux fait que les États-Unis avaient abattu un avion de ligne iranien au dessus du golfe persique. Quand les États-Unis, changeant d’alliance anti-iranienne avec l’Irak pour faire à la guerre contre Sadam Hussein, décidèrent d’accuser la Libye au lieu de l’Iran, aucun mobile du crime n’a été avancé. Mais quand un « dictateur » a été stigmatisé comme monstre, aucun mobile n’est nécessaire ; il a commis ce crime tout simplement parce que c’est la sorte de choses que les méchants dictateurs sont supposés faire.

Les deux employés de ligne libyens qui travaillaient à Malte et qui ont été accusés ont été jugés en 2000, par trois juges écossais, sans jury, et dans un tribunal construit spécialement à cette fin aux Pays-Bas. Un des Libyens a été acquitté et l’autre, Abdel Basset al-Megrahi, a été condamné à 27 ans de prison. L’observateur des Nations unies lors de ce jugement très particulier, Hans Köchler, a déclaré la sentence « incompréhensible », « arbitraire, même irrationnelle » et a fait remarquer « qu’un air de politique de puissance internationale » entourait toute la procédure.

Le 12 novembre 2006 le Glasgow Sunday Herald a cité Michael Scharf, le conseiller juridique du département d’État qui était le conseiller du bureau des États-Unis anti-terroriste quand les deux Libyens ont été poursuivis pour l’explosion de la bombe ; il disait que l’accusation était « tellement pleine de trous qu’elle ressemblait à du gruyère », et il a dit qu’elle n’aurait jamais dû se trouver devant un tribunal. Il a affirmé que la CIA et du FBI avaient assuré aux officiels du département d’État que l’acte d’accusation contre les deux libyens était « en béton », mais, qu’en réalité, les agences de renseignement savaient fort bien, avant le procès, que leur principal témoin était « un menteur ». Mais les grandes puissances ne peuvent pas reculer. Leur sacro-sainte « crédibilité » est en jeu. Elles doivent continuer à mentir pour préserver l’illusion de leur infaillibilité.

Lorsque j’étais à Tripoli, l’équipe de juristes qui défendaient le Libyen condamné essayaient de faire appel devant une cour de justice de plus haut niveau. J’ai pu parler à une des juristes qui défendaient al-Megrahi. J’ai passé un certain temps dans son bureau, en essayant de surmonter sa réticence à parler de cette affaire. Finalement elle a été d’accord pour me parler, mais seulement à condition que la conversation reste confidentielle, de façon à ne pas risquer de faire du tort à la procédure d’appel. Mais, maintenant, les circonstances ont totalement changé.

Voici, en bref, ce qu’elle m’a dit.

Les juges écossais subissaient une énorme pression pour condamner les deux Libyens. Après tout, pendant des années, leur culpabilité avait été claironnée par les États-Unis, qui exigeaient qu’ils soient « amenés devant la justice ». Un tribunal spécial avait été mis en place dans le but évident de les faire condamner. Mais les preuves qui auraient justifié une condamnation devant un tribunal écossais normal n’existaient simplement pas. Le mieux que les juges ont osé faire a été d’acquitter un des accusés et de transférer la responsabilité de l’acquittement de l’autre vers une cour de plus haut niveau. Mais, au grand dam des défenseurs libyens, cette cour a évité d’aborder cette question dangereuse en se déclarant non qualifié pour entendre l’appel. C’est pourquoi un autre appel était en préparation, devant une autre cour d’appel, avec de nouvelles données, qui discréditaient encore plus les arguments de l’accusation.

Et, en fait, cinq mois plus tard, le 28 juin 2007 la Commission écossaise ( Scottish Criminal Cases Review Commission), qui avait analysé cette affaire depuis 2003, a recommandé d’accorder à Abdel Basset al-Megrahi un deuxième appel. La commission a dit qu’elle avait découvert six raisons indépendantes pour estimer que la condamnation pourrait avoir été une injustice. Cette annonce a provoqué une certaine sensation dans les cercles restreints qui suivaient cette affaire. Il semblait que la justice écossaise était assez courageuse pour oser s’affirmer et pour entendre des débats qui mettraient en lumière la mise en scène de la CIA.

Ce genre de choses peut se passer dans des films, mais dans le monde réel il en va autrement.

Un marchandage sordide

Ce qui s’est passé ensuite a permis la mise en route des attaques de l’OTAN contre la Libye cette année.

Tout d’abord, le temps passa. Deux ans plus tard, en avril 2009, l’appel devait finalement être entendu. Mais, en attendant, des négociations secrètes se passaient en coulisses, au milieu de fuites et de rumeurs.

Le 21 août 2009, invoquant le fait qu’il souffrait d’un cancer terminal, Abdel Basset Ali Mohmed al-Megrahi fut libéré de prison en Écosse par le ministre écossais de la justice Kenny MacAskill afin qu’il puisse « rentrer chez lui pour mourir ».

Or, en 2007, Tony Blair s’est rendu en Libye pour négocier un accord entre la Libye et la Grande-Bretagne avec Kadhafi, accord qui couvrait les extraditions et les transferts de prisonniers. Et c’est au nom de cet accord sur le transfert de prisonniers que les autorités libyennes ont demandé que Megrahi puisse rentrer chez lui à cause de sa maladie.

Mais il y avait une attrape : cet accord de transfert de prisonniers ne pouvait être appliqué que lorsqu’il n’y avait pas de procédures légales en cours. Ainsi, afin de bénéficier de cet accord, Megrahi a dû laisser tomber son appel.

La question est encore rendue plus confuse par le fait qu’il a été libéré formellement sur base de la « compassion ». D’une façon ou d’une autre, l’accord était clair : Megrahi pouvait rentrer chez lui, mais l’appel était mort. Hans Kochler, observateur spécial nommé par les Nations unies au tribunal de Lockerbie pensait que Megrahi pouvait avoir été soumis à un chantage « moralement scandaleux » pour qu’il abandonne son appel à l’encontre de sa volonté.

L’aspect sordide de ce marchandage est qu’il a privé Megrahi du droit de sauver sa réputation, tout en permettant que la mise en scène de la CIA ne soit jamais officiellement dévoilée. Rien ne s’opposait ainsi au choeur de protestations occidentales dénonçant l’Écosse pour avoir « libéré celui qui avait placé la bombe de Lockerbie ». Deux ans plus tard, la nouvelle que Megrahi n’était pas encore mort a suscité une nouvelle indignation dans les médias occidentaux, qui ont vu là une preuve du fait que la Grande-Bretagne a « vendu le responsable de la bombe de Lockerbie pour du pétrole libyen ». Évidemment il fallait donner l’impression que l’habile dictateur libyen avait trompé des Britanniques naïfs mais cupides, qui ont trahi leurs principes pour du pétrole.

Mais il est tout aussi probable que ce soit le dictateur libyen naïf qui ait été trompé par des Britanniques sans scrupules, en pensant qu’il avait passé avec eux un “gentleman’s agreement”. Plutôt que de poursuivre un appel qui risquait de causer un embarras extrême aux autorités occidentales, Megrahi pouvait être libéré et toute l’affaire être oubliée. Mais les médias occidentaux ont prétendu être scandalisés par le fait que ce meurtrier condamné pour un crime massif y était reçu en héros. En réalité, il fut reçu chez lui assez discrètement, mais en tant qu’innocent injustement condamné et non en tant que meurtrier de masse. Et dès qu’il a pu se faire entendre, il a réitéré son désir de prouver son innocence.

Les infirmières bulgares

L’autre sujet sur lequel j’ai posé des questions lorsque j’étais à Tripoli en 2007 étais le sort des infirmières bulgares. En 2004, 5 infirmières bulgares et un médecin palestinien qui travaillaient dans un hôpital de Benghazi ont été condamnés à mort pour avoir soi-disant infecté le virus IHV à des enfants. Tout le monde en Occident, moi-même y compris, supposait que cela était une extraordinaire injustice. Lorsque j’ai soulevé cette question en compagnie d’intellectuels libyens libéraux, très occidentalisés, je m’attendais à entendre des critiques sévères du dictateur, pour avoir persécuté des travailleurs de la santé sans défense. J’étais fort surprise lorsque la réaction fut quelque peu différente.

« Évidemment qu’ils sont innocents », dis-je.

L’homme à qui je parlais, que je pourrais vaguement décrire comme étant anti-Kadhafi, hocha sa tête. « Ce n’est pas si clair » répondit-il. Et c’est ainsi que j’ai commencé à apprendre ce qui fut expliqué quelques mois plus tard par Harriet Washington dans un article du New York Times, où on pouvait lire :

« Les preuves contre l’équipe médicale bulgare, telles que les fioles contaminées avec du virus IHV découvertes dans leurs appartements, ont toujours semblé ridicules aux yeux des occidentaux. Mais le fait de rejeter les accusations libyennes de malfaisance médicale d’un revers de main nous fait rater une possibilité de comprendre pourquoi la suspicion à l’égard de la médecine est tellement répandue en Afrique. »

« L’Afrique a eu sur son sol un certain nombre de brigands médicaux occidentaux, qui ont intentionnellement administré des substances mortelles en prétendant soigner ou conduire des recherches scientifiques » http://banthenword.org/news/publish/essays/Harriet_A_Washing...

Mes conversations en Libye ne m’ont pas convaincue que les travailleurs de la santé bulgares étaient coupables, mais elles m’ont permis d’avoir un autre regard sur le point de vue libyen. Sur le continent africain, il est assez facile, même pour des gens très rationnels, de croire que des travailleurs de la santé étrangers pourraient avoir été payés pour infecter des enfants, soit pour des raisons expérimentales, soit pour « déstabiliser » le système de santé publique. De plus, il était évident que ce n’était pas un exemple de plus du « dictateur Kadhafi » persécutant des innocents. L’arrestation, la torture et la condamnation des infirmières bulgares ont été le fait des autorités de Benghazi. En fait, le 11 mars, un jour après que la France eut reconnu le conseil national de transition rebelle comme « seul représentant légitime du peuple libyen », le premier ministre bulgare Boyko Borisov s’est plaint lors d’un sommet européen à Bruxelles que des membres clés de ce conseil « étaient les gens qui avaient torturé les travailleurs de la santé bulgares pendant huit ans, et que cela nous a coûté près de 60 millions de dollars » de réparations pour les enfants infectés et leurs familles (http://euobserver.com/9/31976/?rk=1 ).

En janvier 2007, les gens de Tripoli m’ont assurée que la condamnation à mort des infirmières ne serait jamais mise en application. Cela était vrai. En août 2007, les travailleurs médicaux ont été libérés par la famille Kadhafi et on les a autorisés à rentrer en Bulgarie, après un voyage en Libye très médiatisé de celle qui était à l’époque la femme du président Sarkozy, Cecilia. Cette libération a été présentée comme la réconciliation finale entre la Libye de Kadhafi et l’Europe.

Conclusions

Je me suis abstenue d’écrire sur ce sujet pendant des années, parce que je pense ne pas en connaître assez à propos de la Libye. Mais, maintenant, je vois d’autres personnes, qui en savent encore moins que moi, argumenter avec force pour que l’OTAN soutienne des rebelles dans une guerre civile dont les motifs et les conséquences réelles sont obscures.

Ma première conclusion est de faire remarquer que le simple fait qu’un pays ne soit pas une démocratie de style occidental ne signifie pas que tout ce qui s’y passe est « dicté » par un « dictateur ». Le terme « dictateur » sert à renforcer la paresse des médias et des politiciens, qui ne se donnent pas la peine d’analyser les complexités d’une société qui ne leur est pas familière.

Ma deuxième et dernière conclusion c’est que nous en Occident n’avons ni le droit ni la capacité de « réparer » ces sociétés peu familières telles que la Libye, que nous rejetons comme étant des « dictatures ». Alors que la crise financière risque d’amener le niveau de vie dans une partie de l’Occident en dessous de ce qu’il était dans la Libye de Kadhafi avant que l’OTAN n’intervienne, notre « démocratie » occidentale risque d’être graduellement réduite à n’être plus qu’une excuse idéologique pour attaquer, ravager et piller d’autres pays.

Diana Johnstone

22 août 2011

http://www.legrandsoir.info/democratie-et-dictateurs-le-diable-est-dans-les-details.html


3-2 Thierry Meyssan : C’est l’OTAN qui fait tout le travail militaire. Pas les rebelles.

Nous avons pu nous entretenir avec Thierry Meyssan aux heures les plus sombres et dramatiques pour les très nombreux Libyens opposés à l’intervention de l’OTAN - contrairement aux bobards proférés par Bernard-Henri Lévy.

21 août 2011

Silvia Cattori : D’ici on a le sentiment que Tripoli est en train de s’effondrer. Quel est votre avis ?

Thierry Meyssan : Nous sommes enfermés dans l’hotel Rixos. On ne peut pas dire si tout va s’effondrer ou pas. Mais la situation est très tendue. Hier soir, au moment de la prière, plusieurs grandes mosquées ont été verrouillées. Tout de suite après des haut-parleurs ont lancé l’appel à l’insurrection. A ce moment là des groupes armés ont commencé à sillonner la ville et à tirer dans tous les sens. Nous avons appris que l’OTAN a amené un bateau, juste à proximité de Tripoli, d’où ont été débarquées des armes et des Forces spéciales. Depuis les choses vont de pire en pire.

Silvia Cattori : S’agit-il là de « Forces spéciales » étrangères ?

Thierry Meyssan : On peut le supposer. Mais je ne suis pas en mesure de le vérifier. Même si ces « Forces spéciales » sont formées de Libyens tout leur encadrement est étranger.

Silvia Cattori : Quelle est la nationalité de ces « Forces spéciales » ?

Thierry Meyssan : Ce sont des Français et des Britanniques ! Depuis le début, c’est eux qui font tout.

Silvia Cattori : Comment tout a-t-il soudain basculé ?

Thierry Meyssan : Le 21 août, en fin de journée, un convoi de voitures avec des officiels a été subitement attaqué. Pour se mettre à l’abri des bombardements les membres de ce cortège se sont réfugiés dans l’hôtel Rixos, où réside la presse internationale, et où par hasard je me trouve.

Depuis ce moment là l’hôtel Rixos est encerclé. Tout le monde porte des gilets pare-balles et des casques. On entend tirer dans tous les sens à l’entour de l’hotel.

Les forces rentrées dans Tripoli depuis hier elles n’ont pris aucun bâtiment en particulier ; elles ont attaqué des cibles à certains endroits en se déplaçant. Il n’y à en ce moment aucun bâtiment occupé. L’OTAN bombarde de manière aléatoire pour terroriser toujours davantage. Difficile de dire si le danger est si important qu’il y paraît. Les rues de la ville sont vides. Tout le monde reste enfermé chez soi.

Nous on est prisonniers dans l’hôtel. Cela dit on a l’électricité, l’eau, nous ne sommes pas à plaindre. Les Libyens oui. Il y a des tirs maintenant alentour, une intense bataille ; il y a déjà eu de nombreux morts et blessés en quelques heures. Mais nous on est préservés. Nous sommes tous regroupés dans la mosquée de l’hôtel. Vous entendez des tirs en ce moment.

Silvia Cattori : Combien d’assaillants encerclent en ce moment votre hotel ?

Thierry Meyssan : Je suis incapable de vous le dire. C’est un périmètre qui est assez grand parce qu’il y a un parc tout autour de l’hôtel. Je pense que s’il n’y avait que les assaillants ce ne serait pas si simple de prendre Tripoli. Mais s’il y a d’autres troupes de l’OTAN avec eux oui, ça change tout, le danger devient grand.

 

Suite de l' entretien sur le site http://www.silviacattori.net/article1829.html

m-a


3-3 Tuer la vérité.

Chers amis,

Mahdi Nazemroaya et T. Meyssan sont en ce moment pris en charge par la Croix Rouge.

Ci-dessous, un article de Michel Chossudovsky, écrit avant cette libération, et, en bas, lien pour une photo du groupe des journalistes.

Les petits laquais de nos media (télés et radios libres...) répètent lamentablement la propagande de l'OTAN : ça vaut la peine d'écouter et regarder ce qu'ils racontent, pour prendre la mesure de leur servilité et, non négligeable, de leur stupidité. J'ai appelé France Inter ce matin pour demander à la ministre du budget où en était  le montant de la dépense, et en particulier quel était le montant de l'opération actuelle d'intervention au sol, pour la "libération de la Libye" ; et quelle part de cette dépense était budgétée -et où- dans le plan de rigueur annoncé (mais la question n'est pas passée à l'antenne...)

Le coût (global) des Opex avait été estimé (cf.  La tribune 13 juillet) à 1 millliard, si la "défense française continuait en Libye comme depuis le 19 mars ; s'y ajoutent ces jours-ci l'intervention de nos Forces spéciales.

Il serait vraiment temps d'arrêter de fumer (et de boire des alcools forts, le rhum par exemple -cf. Pécresse)

m-a

25-08



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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