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27/08/2011

n°36 - Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye - 25-08- Fin - Libye : l'heure d'un bilan critique.


n°36 - Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye  - 25-08- Fin - Libye : l'heure d'un bilan critique.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye 

n°36 du 26-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Le " dossiersdu libye" est  visible  sur mes blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Intervention militaire française en Libye : lettre ouverte aux députés et aux sénateurs.

2-2 Radja : Je viens d'arrivé de Tripolie a l'instant ...j'ai été sur le front ...

Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1Akram Belkaïd : Le spectre d’une guerre civile à la somalienne.

3-2 Une étrange mission pour éviter “une Somalie bis”.

3-3 Thierry Meyssan : La Libye et la fin des illusions occidentales. 

4 Annexe

4 Des illusions parties très vite en fumée. 

 



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Intervention militaire française en Libye : lettre ouverte aux députés et aux sénateurs.

Mercredi 6 juillet 2011

Par Gilles Munier

Monsieur/Madame le Député, 

Monsieur/Madame le Sénateur, 

Ayant séjourné une semaine à Tripoli du 8 au 14 juin dernier dans le cadre d’un reportage sur la situation en Libye pour le magazine Afrique Asie (1), j’estime être de mon devoir de témoigner de ce que j’y ai vu et entendu, et de vous communiquer des informations qui n’ont pas été rapportées par les médias français.

 

D’emblée, je tiens à souligner que cette lettre n’est pas un plaidoyer pour le colonel Kadhafi ou son régime. Je pense, comme beaucoup de Français, que l’avenir de la Libye est uniquement du libre choix du peuple libyen, que le conflit doit être réglé par la négociation, sans ingérence ni française ni étrangère. De plus, force est de constater que l’intervention « humanitaire » de la France et de l’OTAN en Libye, censée protéger la population en vertu de la résolution 1973 de l’ONU, provoque la mort de centaines de civils. La  poursuite de cette immixtion dans les affaires libyennes est dangereuse pour la stabilité en Méditerranée.

Je suis arrivé à Tripoli le 8 juin, au lendemain du plus important bombardement qu’ait connu la ville depuis le début de la guerre : 60 frappes dites ciblées causant la mort de 31 civils et de nombreux blessés. J’y ai appris que cette opération n’avait pas seulement été lancée pour détruire des sites dits militaires, mais parce que le 7 juin est… le jour anniversaire du colonel Kadhafi.

 

Il est vrai que de nombreux Libyens faisaient la queue au poste frontière pour se réfugier en Tunisie, mais je n’ai pas constaté d’agitation particulière ou de déploiements policiers à mon arrivée à  Tripoli.

 

Les informations selon lesquelles les Libyens vivraient calfeutrés chez eux, de peur de la répression des forces du régime, sont fausses. Sur le front de mer, des familles se promènent. Aux terrasses des cafés, on fume le narguilé. Les discussions s’arrêtent lorsqu’un vrombissement d’avion - volant à 5000 mètre d’altitude - se fait entendre. Les regards tentent de l’apercevoir, en vain. Est-ce un Rafale français, ou un Tornado britannique ? Quelques secondes plus tard,  une bombe explose au loin, puis une autre. Tous se demandent où sont tombés les missiles. Certains téléphonent à leur famille, puis rassurés, reprennent leur conversation. Je n’ai constaté nulle part de panique, mais de la colère rentrée chez ceux qui me demandaient qui j’étais et pourquoi j’étais là. Ils n’en voulaient pas, disait-ils, à « la France du général de Gaulle », mais, à Nicolas Sarkozy – et à Bernard Henri Lévy – à l’origine de cette guerre et de ses conséquences meurtrières pour la population civile.

Plus d’un millier de civils tués

L’intervention militaire en Libye - le tiers des frappes est effectué par des avions français - n’a rien « d’humanitaire ». Le bombardement d’un pays étranger, quel qu’il soit, est un acte de guerre. Plus d’un millier de civils a été tué, trois fois plus sont gravement blessés. D’autres, en plus grand nombre, mourront de cancers dans les années à venir, car les têtes des missiles ou leurs ailerons sont en uranium appauvri. Dans Tripoli, des affiches traitent Nicolas Sarkozy … de « tueur d’enfants ».

 

J’ai visité un hôpital et vu des civils – et bien sûr des enfants - blessés par les « bombes intelligentes » de l’OTAN. J’ai posé quelques questions à une fillette de 12 ans, traumatisée par le fracas du missile qui a détruit le siège du Comité anti- corruption, situé près de chez elle. Son père, éploré, m’a raconté que sa fille n’avait pas supporté les dernières explosions. Terrifiée par le bombardement massif du 7 juin, elle avait avalé des médicaments prescrits pour sa mère. Malgré un lavage d’estomac, ses membres inférieurs sont paralysés.

Je m’étais rendu dans son quartier la veille et avais vu les dégâts causés aux deux immeubles détruits et à leur voisinage. Le gardien des ruines du Comité anti- corruption et les habitants des alentours m’ont dit que le tir du missile avait pour but de réduire en cendres les dossiers d’un certain nombre de membres du CNT de Benghazi, impliqués dans des scandales. 

Plainte devant la Cour Pénale Internationale 

Les avocats Roland Dumas, ancien ministre français des Affaires étrangères, et Jacques Vergès sont allés à Tripoli, fin mai, pour rencontrer des familles de victimes des bombardements. Une plainte sera déposée à la Cour Pénale Internationale contre Nicolas Sarkozy pour « crime contre l’humanité ». D’autres plaintes l’ont été aussi à Paris et à Bruxelles par Aïcha Kadhafi contre Sarkozy, Gérard Longuet – actuel ministre de la Défense - et l’OTAN, pour la mort de sa fille Moustoura - un bébé de 4 mois - dans le bombardement de la maison familiale du colonel Kadhafi. Tués ce jour-là aussi : un des fils du colonel et trois de ses petits-enfants. La frappe est attribuée à un Rafale français. Le leader libyen avait quitté son domicile, avec son épouse, une demi-heure plus tôt. L’OTAN appliquait-elle la fatwa du cheikh extrémiste Yusuf al-Qardaoui, prédicateur attitré d’Al-Jazeera, qui appelle à assassiner Kadhafi ? 

Siphonner les voix du Front national

En 2008, Nicolas Sarkozy déclarait que les caisses de l’Etat étaient vides… Depuis, la situation économique de la France s’est détériorée, mais cela ne l’a pas empêché de se lancer dans une guerre qu’il croyait éclair contre la Libye. Il s’agissait pour lui, dit-on, de montrer à certains électeurs de Marine Le Pen que la France était toujours capable de « casser de l’Arabe ». L’idée serait de Patrick Buisson, ancien directeur de Minute, son conseiller chargé de siphonner les voix du Front national. Bernard Henry Lévy a, ensuite, joué le petit télégraphiste entre les rebelles de Benghazi et l’Elysée et mobilisé les réseaux pro-israéliens en faveur du Conseil National de Transition (CNT). Cet organisme de circonstance, sans réelle représentativité, ne survit que par la grâce de l’OTAN. Enfin, Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, a enfoncé le clou en assimilant …. à une Croisade l’appel lancé par Sarkozy aux membres de l’ONU…. C’est l’utilisation de ce terme, à forte connotation historico-religieuse – employé par George W. Bush et Oussama Ben Laden - qui permet au leader libyen de désigner ses agresseurs comment de nouveaux Croisés.

 

Coût de la guerre : facture salée pour les contribuables

En février 2011, le CNT donnait à Kadhafi… 72 heures, puis une semaine pour quitter le pouvoir. Cinq mois plus tard, il y est toujours. La coalition est l’alliée d’Al-Qaïda en Cyrénaïque et l’avenir de la Libye est de plus en plus incertain. Le 21 juin, Gérard Longuet, ministre de la Défense, a estimé le surcoût des trois premiers mois de frappes aériennes à 100 millions d'euros. L’opération Harmattan – nom de code de l’intervention française - serait d’un peu plus d’un million d’euros par jour. Certes, la guerre contre la Libye est une bonne opération publicitaire pour Dassault et les fabricants d’armes, mais pour les contribuables français – à qui personne n’a demandé leur avis – la facture est salée. Une heure de vol de Rafale ou de Mirage se situe entre 10.000 et 13.000 euros, le coût du nouveau missile Scalp entre 500 000 et 800 000 euros.

Faire retourner la Libye à l’ère pré-industriel ?

La Libye était le pays le plus développé d’Afrique au regard de l’Indice de développement humain (IDH) créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). L’IDH tient compte du PIB par habitant, du niveau d’éducation et de l’espérance de vie des habitants. Dans un rapport de 2011, le FMI louait la bonne gestion du pays, encourageant le colonel Kadhafi à « continuer d'améliorer l'économie ». Des centaines de milliers d’Africains qui travaillaient sur les chantiers libyens sont aujourd’hui parqués en Tunisie et en Egypte, avec pour seul espoir d’atteindre l’île italienne de Lampedusa. Qui peut le leur reprocher, puisque la France et l’OTAN sont à l’origine de leur désespoir ?

L’agression dont est victime la Libye a-t-elle pour but de la « renvoyer à l’ère pré-industrielle », pour reprendre les menaces prononcées par James Baker, secrétaire d’Etat américain, en 1989, à Tarek Aziz avant le déclenchement de  la 1ère guerre du Golfe ? Le général Wesley Clark, ancien commandant en chef de l'OTAN, a révélé, en 2007, que la Libye figurait, depuis 10 ans, sur une liste de pays à envahir qu’il a consultée dans un bureau du Pentagone (4). C’est fait, en partie, avec l’aide de la France.

En guerre sur de fausses informations

Une mission indépendante, composée notamment de Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, s’est rendue en mai à Benghazi et à Tripoli. Elle affirme que la France est entrée en guerre sur de fausses informations. Avant de débattre de l’intervention française au Parlement (2) vous devez absolument lire le rapport qu’elle a publié. Des questions méritent d’être posées sur l’origine des informations et du battage médiatique appelant à intervenir en Libye. Ces informations, de sources incontrôlées n’ont jamais été recoupées, comme il se doit, par des témoignages de terrain contradictoires. Comment a-t-on pu prendre pour argent comptant les reportages tendancieux de la chaîne de télévision Al-Jazeera, dont le propriétaire – l’émir du Qatar, cousin d’un des principaux chefs de tribus de Cyrénaïque – a un compte à régler avec le colonel Kadhafi ? Comment se fait-il que le soulèvement armé se soit produit alors que des réformes démocratiques allaient être annoncées, notamment la rédaction d’une nouvelle constitution et des élections ? Nicolas Sarkozy a-t-il mesuré les dangers qu’une alliance avec Al-Qaïda - et les organisations qui lui sont proches en Cyrénaïque – feront peser sur la Libye et ses voisins ? Les armes sophistiquées dont les djihadistes disposent aujourd’hui menacent les deux rives de la Méditerranée et l’Afrique sub-saharienne. 

Vous avez dit complot ? 

Selon le quotidien italien de droite Libero, appartenant au groupe de presse Berlusconi, le président Sarkozy aurait préparé le renversement du colonel Kadhafi dès le mois d’octobre 2010, en liaison avec l’ancien chef du protocole de ce dernier, réfugié politique en France. Mi-novembre, une mission économique française s’est rendue à Benghazi, avec des agents spéciaux déguisés en hommes d’affaires, pour prendre contact avec des opposants. Fin novembre, une réunion s’est tenue à Paris, à l’hôtel Concorde Lafayette, avec des Libyens venus de Benghazi, pour mettre la dernière main à ce qu’il faut bien appeler un complot. Selon le magazine arabe Al-Kifah al-Arabi, des armes ont ensuite été introduites clandestinement dans un port libyen. Les milliers de drapeaux de l’ancien régime libyen royaliste, de toutes tailles, apparus soudainement en Cyrénaïque, dés le début du soulèvement, rappellent les « révolutions oranges » déclenchées par le milliardaire Georges Soros.

Est-ce un hasard si un exercice militaire franco-britannique, de grande ampleur, était prêt pour attaquer Southland, un pays affublé d’un « régime dictatorial » situé au sud de la Méditerranée ? Date de l’opération : entre le 21 et le 25 mars 2011… Pour agresser - pour de vrai - la Libye, il ne manquait que l’habillage diplomatique, c'est-à-dire une résolution de l’ONU et une coalition comprenant « nos bons vieux amis arabes ». 

http://www.france-irak-actualite.com/article-intervention-militaire-fran-aise-en-libye-lettre-ouverte-aux-deputes-et-aux-senateurs-78706648.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+LeBlogDeGillesMunier+%28Le+blog+de+Gilles+Munier%29&utm_content=My+Yahoo

 

Monsieur/ Madame le Député,

Monsieur/ Madame le Sénateur, 

Au-delà des plaintes déposées contre Nicolas Sarkozy, c’est la France qui est salie. Ce sont aussi les principes du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et, de la non immixtion dans les affaires des autres Etats qui sont bafoués d’un revers de main. 

En avril 2011, 66% des Français étaient favorables à l’intervention militaire française en Libye (5) parce qu’elle leur était présentée comme une opération humanitaire. Le Parlement n’avait pas été consulté. Aujourd’hui, mieux informés grâce à Internet, les Français sont 51% à s’opposer à cette guerre injuste et inepte (6). Ils vous sauront gré, le 12 juillet, de mettre un terme aux massacres de civils libyens, à la dilapidation des deniers publics et à l’instrumentalisation de l’Armée française pour faire réélire le Président de la République. 

La guerre contre la Libye ne sent pas seulement le pétrole, elle préfigure – sait-on jamais - de nouvelles aventures coloniales. La livraison récente d’armes de guerre françaises aux rebelles berbères du Djebel Nefoussa, au sud de Tripoli, a des répercussions en Algérie (Kabylie) et au Maroc (Rif). Après la Libye et la Syrie, la France et l’OTAN vont-elles déstabiliser et partitionner les pays du Maghreb ? 

Rennes, le 7 juillet 2011

(1) Dans Tripoli martyrisée, par Gilles Munier (Afrique Asie – juillet 2011)
http://www.afrique-asie.fr/ 

(2) Libye : un avenir incertain (mai 2011)
Rapport de la mission organisée en Libye à l'initiative du Centre international de recherche et d'études sur le terrorisme et d'aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT) et du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), et avec le soutien du Forum pour la paix en Méditerranée. Ses membres se sont rendus tour à tour à Tripoli et en Tripolitaine (du 31 mars au 6 avril 2011), puis à Benghazi et en Cyrénaïque (du 19 au 25 avril 2011).
http://www.cf2r.org/images/stories/news/201106/rapport-libye.pdf 

(3) Site officiel de l’opération  « Southern Mistral »
http://www.southern-mistral.cdaoa.fr/ 

(4) Interview du général Wesley Clark
http://www.youtube.com/watch?v=d2169sRHNAs 

(5) Sondage: 66% des Français favorables à l'intervention en Libye (avril 2011)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110401.FAP7158/sondage-66-des-francais-favorables-a-l-intervention-en-libye.html 

(6) Sondage exclusif : 51% des Français désapprouvent la guerre en Libye (juillet 2011)
http://www.humanite.fr/01_07_2011-sondage-exclusif-51-des-fran%C3%A7ais-d%C3%A9sapprouvent-la-guerre-en-libye-475564


2-2 Radja : Je viens d'arrivé de Tripolie a l'instant ...j'ai été sur le front ...

bsr tout le monde ......
je viens d'arrivé de Tripolie a l'instant ...j'été sur le front ...ce que je peut vous dire que tout ce que vous voyais sur les chaines des monsonges médias mercenaires n'est que des gros monsonges ,le passage de ras jdir a Tripoli tt ce passe trés normale avec plus de barrages y'a au moins 100 barrages de la frontiére Tunisienne a Tripolie tous forces libyennes et volentaires ils tiennes et maitrise la situation bien dans les mains a zouwara, sobrata ,sorman ,ajilette,zawiya jusqu'a tripolie ,les forces rebelles avancent le jour avec l'aide des avions des alliés mais tous disparait avant le couché de soleil ,Tripolie est bien dans les mains des forces libyennes j'été dans le méme hotel courinthia tjrs les memes personnes sauf il est complet les memes services sauf les communication  sont couppé par les avions radars awacs  les insurgés tiennes des populatios en otages dans les quartiers sud de la capitale et ils pillent tout ce qui leurs tombes sous les mains ,au centre de Tripolie chaque coing de rue des civiles armés hommes et femmes pas un seul insurgés au centre de tripolie ,les insurgés sont au beulieue sud de la capitale ,il avancent dans les quartiers sud aprés le bombardement des avions en plein jour il ont couppés l'eau et l'électricité sur les habitants de ces quartiers et se replie la nuit trés loing de tripolie donc impossible de prendre tripolie les habitants sont conscient et tous armés ,j'ai apris qu'ils ont laisser passé les insurgés jusqu'a la place verte et les ont anéantie tout de suite aprés donc ils aventuront jamais plus de rentré au centre les avions de l'otan bombardent tout grand rassemblement au centre ville le jours(protection des civiles) donc Tripolie le jour est totalement vide personne ne sort sauf les quelques hommes dans chaque coing de rue protégés par les murs des batiments.le messages des habitants de Tripolie est:la vérité ce passe sur le terrain,pouvez vous comprendre comment ils ont arrivés a entré dans bab al aziziya et n'ont pas arrivé a prendre l'hotel riksos qui se trouve a 100m plus loing  ou ce trouve tous les journalistes du monde, attendez de nous des surprises ç'est le tour des forces libyennes les autres ont mis tout le paquet avec leurs médias et force de frappes ils ont plus rien ....j'y serai incha allah présent pour ce rassemblement  de Paris le 3 septembre ,mes amitiés a tout le monde.

From: radija_



Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1Akram Belkaïd : Le spectre d’une guerre civile à la somalienne.

Mais que se passe-t-il au sein de la rébellion libyenne?

Une semaine après l’assassinat du général Abdel Fattah Younes, le Conseil national de transition (CNT) vient d’annoncer la dissolution de son Comité exécutif, autrement dit l’une des pièces maîtresses de son fonctionnement et de sa gestion des zones dites «libérées».

Pour les soutiens acharnés du CNT, parmi lesquels nombre de chancelleries du Golfe, le Français Bernard-Henri Levy mais aussi plusieurs analystes de la chaîne Al-Jazeera, il ne s’agirait que d’une réorganisation technique destinée à faire en sorte que l’action politique et militaire du CNT soit plus cohérente, plus efficace et qu’elle efface le mauvais effet provoqué par la mort, toujours inexpliquée, du général Younès.

Dans le même temps, les porte-parole de la rébellion souhaitent que cette réorganisation ne soit pas exploitée pour faire oublier que le régime de Kadhafi n’est plus capable de mener des opérations militaires de grande envergure.

Le CNT au bord de l'implosion 

Il reste que cette dissolution fait non seulement désordre mais pourrait bien annoncer d’autres ruptures au sein de la rébellion. En effet, tout se passe comme si deux crises majeures se déroulaient en même temps. En premier lieu, les troupes qui se battent sur le terrain s’estiment de moins en moins représentées par le CNT et lui reprochent même son inefficacité en matière d’obtention d’armes lourdes auprès des Occidentaux et des pays du Golfe.

De même, les nominations récentes d’ambassadeurs du Conseil de transition dans les principales capitales européennes n’a semble-t-il pas été du goût de toutes les factions qui le composent.

 «Plus le CNT va déployer des efforts à l’étranger en envoyant des émissaires et des représentants permanents et plus les chefs militaires qui se battent sur le terrain vont avoir l’impression de se faire berner. La recomposition du conseil n’est rien d’autre que l’habituel affrontement entre militaires et civiles», analyse un diplomate algérien pour qui «d’autres règlements de compte sont inévitables même si la rébellion contre Kadhafi va continuer».

La seconde crise est liée à l’existence d’une importante ligne de faille entre islamistes et non-islamistes laquelle diviserait le CNT. Après avoir minimisé leur influence au sein de cette instance, les membres de la coalition internationale s’inquiètent de l’importance que commencent à prendre les groupes de combattants rebelles qui se revendiquent du salafisme ou qui se disent proches du mouvement des Frères musulmans.

Pour l’heure, rien ne prouve que ces factions n’aient rien à voir avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) comme l’affirme le régime de Kadhafi et comme le laissent entendre les autorités algériennes. Pour autant, alors que rien n’est encore réglé en Irak et en Afghanistan, l’administration américaine s’inquiète de plus en plus quant à la perspective de voir ces alliés du moment devenir ses ennemis de demain. Du coup, Washington pèse de plus en plus sur le CNT afin qu’il mette de l’ordre dans ses affaires et qu’il présente un visage plus convenable. Des pressions amicales qui entretiennent les tensions au sein du CNT.

La menace d'une guerre civile multidimensionnelle

Dans une situation qui correspond à une partition de fait —le CNT a ses relations diplomatiques et le régime de Kadhafi est encore loin d’être isolé notamment en Afrique et Amérique latine— il y a donc de fortes chances pour que la guerre civile devienne multidimensionnelle. 

Outre l’affrontement entre pro et anti-Kadhafi, on ne peut plus exclure que des factions, aujourd’hui encore unies au sein du CNT, puissent s’opposer les unes aux autres en ayant recours, le cas échéant, aux armes un peu à l’image de ce qui s’est passé en Somalie à la fin des années 1980. Un scénario catastrophe dont ne veulent absolument pas les membres de l’Otan car il remettrait en cause l’image d’une rébellion unie et solidaire contre Kadhafi.

Mais, dans le même temps, la coalition aura beaucoup de difficultés à maintenir la cohésion du CNT sans donner l’impression que ce dernier n’est rien d’autre qu’une marionnette entre ses mains. Cela d’autant que l’intervention de l’Otan est de moins en moins acceptée dans le monde arabe et que chaque jour qui passe redonne du crédit à Kadhafi et à sa posture de héros arabe et africain assailli par les forces impérialistes.

Akram Belkaïd

http://www.slateafrique.com/25477/libye-guerre-civile-somalie-cnt-otan-rebellion


3-2 Une étrange mission pour éviter “une Somalie bis”.

Ndlr : La publication de l’analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Du 2 au 7 août derniers, trois anciens eurodéputés français (Margie Sudre-UMP, Michel Scarbonchi-PRG et le Drômois Thierry Cornillet-Parti radical valoisien) ainsi que le Britannique John Corrie (conservateur) ont rencontré des proches de Mouammar Kadhafi à Tripoli. Une mission en dehors de toutes les voies diplomatiques classiques sur laquelle le quai d’Orsay s’est refusé à tout commentaire.
Thierry Cornillet, qui est président de l’Association internationale des régions francophones (AIRF), justifie cette initiative par l’inquiétude manifestée par des élus de pays du Sahel face à l’enlisement de la guerre menée par les forces de l’Otan contre le régime de Tripoli depuis cinq mois : “Ce conflit a un effet déstabilisant pour toute la région” explique l’ancien eurodéputé. “D’autant que désormais dans le Sahel, les armes circulent librement après le pillage des dépôts.” Ce qui est en jeu selon lui est le risque “d’une Somalie bis”.
C’est dans ce contexte que le quatuor d’anciens élus a séjourné à Tripoli. “Autant au début, les frappes de l’Otan étaient fondées, autant la diplomatie française a bien fait son travail, autant aujourd’hui une solution politique est la seule issue.”
La délégation préconise la tenue à Paris d’une “commission préparatoire au dialogue inter-libyen réunissant sous l’égide de l’Onu et de l’Union africaine, les représentants de l’Otan, de l’Union européenne, des autorités de Tripoli et du CNT (Conseil national de transition de Benghazi)”.
La solution est africaine”, ajoute encore Thierry Cornillet car “l’Europe n’a pas les moyens de voir une grande partie de l’Afrique complètement bouleversée à une heure d’avion de ses côtes”.
Lors de son séjour, la délégation a rencontré des proches de Mouammar Kadhafi dont Ali Lahwal, le coordinateur général des tribus et Bechir Saleh, son directeur de cabinet. “Ce voyage n’apporte en aucune façon un quelconque soutien au régime de Tripoli” se défend Thierry Cornillet. “Et d’ailleurs, nous n’avons pas rencontré Kadhafi.” 
L’ancien eurodéputé constate que l’Otan sous-estime “le poids réel, politique et militaire de Kadhafi dans un pays qui compte 2 100 tribus qu’il a su fédérer”. D’autre part, les forces engagées dans les frappes “surestiment la représentativité du Conseil national de transition (CNT)”.Il me semble que l’inquiétude et le délitement sont plus du côté du CNT que de Kadhafi” affirme encore Thierry Cornillet. Selon lui, rien ne dit que “l’Otan ne soit pas désavouée par l’assemblée générale de l’Onu en septembre au motif que le cadre de la résolution 1973 autorisant les frappes a été dépassé”.
Le gouvernement français, pas plus que l’Union européenne, n’ont réagi à cet étrange voyage en dehors de tout mandat officiel. [Étrange pour qui? Pour la presse bien alignée sur l'Otan?]

http://www.ledauphine.com/actualite/2011/08/10/une-etrange-mission-pour-eviter-une-somalie-bis

 


3-3 Thierry Meyssan : La Libye et la fin des illusions occidentales. 

Cinq mois après le début des bombardements, il n’est plus possible de croire la version officielle du début des évènements en Libye et des massacres imputés au « régime de Kadhafi ». Simultanément, il faut désormais tenir compte de la riposte judiciaire et diplomatique libyenne qui met en évidence les crimes contre la paix commis par la propagande TV, les crimes de guerre perpétrés par les militaires de l’OTAN, et les crimes contre l’humanité commis par les dirigeants politiques de l’Alliance atlantique.

Mouammar el-Kadhafi

Une petite moitié d’Européens soutient encore la guerre contre la Libye. Leur position se fonde sur des informations erronées. Ils croient en effet encore que le «  régime de Kadhafi » a réprimé dans le sang des manifestations à Benghazi en février et a bombardé des quartiers de Tripoli, tandis que le colonel lui-même aurait promis de faire couler des « fleuves de sang » si ses compatriotes continuaient à contester son autorité.

En deux mois d’enquête sur le terrain, j’ai pu vérifier par moi-même que ces accusations sont des intoxications de pure propagande, imaginées par les puissances de l’OTAN pour créer les conditions de la guerre, et relayées dans le monde entier par leurs chaînes de télévision : Al-Jazeera, CNN, BBC et France24.

Le lecteur qui ne sait où se situer dans ce débat et qui, malgré les intox du 11-Septembre et des armes de destruction massives de Saddam Hussein, rechigne à envisager que les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et le Qatar aient pu fabriquer de tels mensonges, peut néanmoins se faire une opinion avec le temps. L’OTAN, la plus vaste coalition militaire de l’Histoire, n’est pas parvenue en cinq mois de bombardements à renverser celui qu’elle décrit comme un «  tyran ». Chaque vendredi, une vaste manifestation de soutien au régime est organisée dans une ville différente du pays et tous les experts s’accordent aujourd’hui à dire que le colonel Kadhafi dispose d’au moins 90 % de soutien populaire en Tripolitaine et d’au moins 70 % à l’échelle du pays entier, incluant les zones « rebelles ». Ces gens souffrent tous les jours du blocus, des bombardements aériens et des combats au sol. Jamais ils ne soutiendraient avec leur chair et leur sang un individu qui aurait commis contre eux les crimes dont il est accusé par la « communauté internationale ». La différence entre ceux qui croient en Occident que Kadhafi est un tyran qui a fait tirer sur son propre peuple, et ceux qui croient en Libye que c’est un héros de la lutte anti-impérialiste, c’est que les premiers vivent dans l’illusion créée par la propagande TV, tandis que les autres ont sur place l’expérience de la réalité.

Ceci étant posé. Il existe une seconde illusion dont sont victimes les Occidentaux —et j’inclus désormais dans le camp « occidental », non seulement Israël qui s’en revendique depuis toujours, mais aussi les monarchies du Conseil de Coopération du Golfe et la Turquie qui, bien que de culture orientale, ont choisi ce camp— : ils persistent à penser qu’il est encore possible de dévaster un pays et de tuer sa population sans conséquences juridiques. Il est vrai que, jusqu’à présent, la Justice internationale n’a été qu’une justice des vainqueurs ou des puissants. On se souvient de ce dignitaire nazi qui apostrophait ses juges à Nuremberg leur disant que si le Reich avait gagné la guerre, ce serait les nazis qui seraient juges et les Alliés qui devraient rendre compte de leurs crimes de guerre. Plus récemment, nous avons vu l’usage fait par l’OTAN du Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie pour tenter de justifier a posteriori que la guerre du Kosovo était la « première guerre humanitaire de l’Histoire », selon l’expression de Tony Blair. Ou encore, comment le Tribunal spécial pour le Liban, a été utilisé pour tenter de renverser le gouvernement syrien, puis pour décapiter le Hezbollah libanais, et probablement bientôt pour accuser les Gardiens de la Révolution iranienne. Sans oublier, la Cour pénale internationale, bras séculier des puissances coloniales européennes en Afrique.

Cependant, le développement des instruments et des organes de Justice internationaux au cours du XXe siècle a établi progressivement un ordre international auquel les grandes puissances elles-mêmes vont devoir se conformer, ou qu’elles devront saboter pour fuir leurs responsabilités. Dans le cas libyen, on ne compte plus les violations du droit international. En voici les principales, telles qu’elles ont été établies par le Comité Technique Provisoire —organe libyen de coordination interministérielle— et décrites par l’avocat de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne, le Français Marcel Ceccaldi [1], lors de différentes conférences de presse.

Les chaînes de télévision qui, sous l’impulsion de leurs gouvernements respectifs, ont fabriqué de fausses informations pour conduire à la guerre, sont coupables de « crime contre la paix », tels que définis par les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale de l’ONU adoptées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale [2]. Les journalistes-propagandistes doivent être considérés comme plus coupables encore que les militaires qui ont exécuté des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité, dans la mesure où aucun de ces crimes n’aurait été possible sans celui qui les a précédé, le « crime contre la paix ».

Les chefs politiques de l’Alliance atlantique qui ont détourné la Résolution 1973 de son objet pour se livrer à une guerre d’agression contre un État souverain sont personnellement responsables devant la Justice internationale. En effet, selon la jurisprudence établie au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par le Tribunal de Tokyo, les crimes ne sont pas le fait des États ou des organisations, mais bien des individus. Piller les avoirs d’un État, instaurer un blocus maritime et bombarder des infrastructures pour faire souffrir les populations, attaquer une armée dans ses casernes, ordonner d’assassiner des leaders ennemis et, à défaut, de les terroriser en assassinant leur famille, sont autant de crimes de guerre. Les perpétrer de manière systématique, comme c’est le cas aujourd’hui, constitue un crime contre l’humanité. Ce crime est imprescriptible, ce qui signifie que MM. Obama, Sarkozy, Cameron et Al-Thani seront poursuivis par la Justice toute leur vie.

L’OTAN, en tant qu’organisation, est civilement responsable des dommages matériels et humains de cette guerre. Il ne fait aucun doute en droit qu’elle doit payer, même si elle tentera sûrement d’invoquer un privilège de juridiction pour fuir ses responsabilités. Il appartiendra ensuite à l’Alliance de voir comment répartir la facture de ce conflit entre ses États membres, alors même que certains d’entre eux sont au bord de la faillite. Il s’en suivra des conséquences économiques désastreuses pour leurs populations, coupables d’avoir avalisé ces crimes. Et, en démocratie, personne ne peut prétendre être innocent des crimes commis en son nom.

La Justice internationale devra se pencher plus particulièrement sur le cas de « l’administration » Sarkozy —j’emploie ici cet anglicisme pour souligner que désormais le président français conduit directement la politique de son gouvernement sans passer par son Premier ministre—. En effet, la France a joué un rôle central dans la préparation de cette guerre en organisant en octobre 2010 une tentative manquée de coup d’État militaire, puis en planifiant avec le Royaume-Uni dès le mois de novembre 2010 le bombardement de la Libye et un débarquement au sol que l’on croyait alors possible, enfin en participant activement aux troubles meurtriers de Benghazi qui aboutirent à la guerre. En outre, la France, plus que toute autre puissance, a déployé des Forces spéciales au sol —certes sans leurs uniformes— et a violé l’embargo sur les armes approvisionnant les insurgés —directement ou au moyen d’avions qatariotes—. Sans oublier que la France a violé le gel onusien des avoirs libyens, détournant une partie des fabuleuses liquidités du Fond souverain libyen au profit des fantoches du CNT et au détriment du peuple libyen qui croyait assurer le bien-être de ses enfants une fois le pétrole épuisé.

Ces Messieurs de l’OTAN qui espéraient échapper à la Justice internationale en écrasant en quelques jours leur victime, la Libye, de sorte qu’elle n’aurait survécue pour les poursuivre, vont devoir déchanter. La Libye est toujours là. Elle dépose des plaintes devant la Cour pénale internationale, les tribunaux belges (juridiction dont dépend l’OTAN), la Cour de Justice européenne, les juridictions nationales des États agresseurs. Elle entreprend des démarches devant le Conseil des Droits de l’homme de Genève, le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations Unies. Il ne sera pas possible aux grandes puissances d’éteindre tous ces incendies à la fois. Pis, les arguments qu’elles utiliseront pour échapper à une juridiction se retourneront contre elles devant une autre. Dans quelques semaines, dans quelques mois, si elles ne sont pas parvenues à détruire Tripoli, elles n’auront plus d’autres échappatoires pour prévenir d’humiliantes condamnations que de négocier au prix fort le retrait des plaintes.

Thierry Meyssan

 

[1] Mettant fin à la confusion qui a prévalu au début de la guerre lorsque divers ministères engageaient des avocats différents pour des procédures désordonnées, la Libye a désigné en juillet Marcel Ceccaldi pour superviser l’ensemble des procédures en cours.

[2] « Les journalistes qui pratiquent la propagande de guerre devront rendre des comptes », par Thierry Meyssan,

 Réseau Voltaire,

14 août 2011.

http://www.voltairenet.org:80/La-Libye-et-la-fin-des-illusions



4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4 Des illusions parties très vite en fumée
Après les révolutions tunisienne et égyptienne, certains ont caressé l’illusion qu’une offensive occidentale visant à réaménager le paysage géopolitique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avait commencé.

Les États-Unis et leurs alliés atlantistes et arabes s’étaient effectivement lancés dans une vaste opération d’investissement politique et sécuritaire dans les manifestations qui ont secoué plusieurs pays arabes dans le but de produire des élites dirigeantes en coordination avec la Confrérie des Frères musulmans. Cependant, ces tentatives de récupération se sont soldées par un chaos généralisé, en dépit des gigantesques moyens mis en œuvre par l’Occident, notamment dans le plan de déstabilisation de la Libye et de la Syrie. 
Il est manifeste qu’en Libye, l’Otan expérimente tous les jours son incapacité à faire pencher la balance en faveur des insurgés. Cette faiblesse s’est traduite par des divergences de plus en plus profondes entre les états-majors français et états-unien, qui commencent à apparaitre publiquement. Par ailleurs, les dissensions internes dans les rangs des insurgés ont éclaté au grand et se sont illustrés par l’assassinat, dans des circonstances obscures, du chef militaire des rebelles, le général Abdel Fattah Younès. Quatre mois après le début de l’intervention militaire de l’Otan, les opérations s’enlisent et l’issue de la bataille est plus incertaine que jamais pour l’Occident et ses collaborateurs dans ce pays. 
En Syrie, le vaste plan de déstabilisation et de subversion piétine, malgré les efforts désespérés de la machine médiatique arabo-occidentale visant à montrer le contraire. Le mouvement de contestation, noyauté et manipulé par des groupes extrémistes armés, ne présente aucune alternative crédible et encourageante au peuple syrien. Le soutien populaire dont bénéficie le président Bachar el-Assad et la cohésion de l’armée derrière la direction politique, ont fait échouer ce plan. 

Al Akhbar (26 juillet 2011) 
Abdel Kafi Samad 
L’évolution des tendances politiques à dans la ville Tripoli, chef-lieu du Liban-Nord, au cours des dernières années, mérite que l’on s’y attarde. Les évènements de mai 2008 ont instauré un climat d’hostilité envers la Résistance, qui a été exploité par le Courant du futur dans les élections de 2009. Avec la chute du gouvernement Hariri et l’accession de Najib Mikati à la tête d’un gouvernement dans lequel la ville est largement représentée, la popularité de Saad Hariri a commencé à reculer dans la ville. La remise de l’acte d’accusation du TSL et l’apparition télévisée de Hariri qui a suivi ont été froidement accueillis. Des observateurs s’attendent déjà à la formation d’un troisième courant dans les rangs des sunnites de Tripoli : Sans être l’allié du Hezbollah, ce courant ne serait pas hostile à la Résistance.

Al Akhbar (25 juillet 2011) 
Ibrahim al-Amine 
La nouvelle opposition (le 14-Mars, ndlr) n’a pas de programme et se contente de réagir à la réalité sans prendre d’initiatives concrètes. Habituée à attendre l’aide extérieure, elle trouve aujourd’hui les pays étrangers occupés par leurs propres affaires. L’Arabie saoudite est le théâtre d’une lutte pour le pouvoir au sein de la famille royale. Bahreïn est encore plongé dans ses problèmes. L’Europe a confié le dossier à la France, ce vieux pays qui s’imagine de temps en temps qu’il retrouve sa jeunesse, tantôt au Liban, tantôt en Syrie, et qui semble en passe de se transformer en bouc-émissaire après les scandales liés aux révoltes arabes, surtout en Tunisie et en Égypte, et la désillusion de l’Otan en Libye. Quant aux États-Unis, ils ne s’intéressent qu’à la sécurité d’Israël. Lassés des plaintes interminables des représentants du 14-Mars, Washington leur demande des actions concrètes. Ces derniers n’ont plus qu’une carte à jouer : l’acte d’accusation du TSL. Les voilà qui s’emploient de toutes leurs forces à obtenir la publication de l’acte d’accusation pour le présenter comme une vérité absolue.

Al Hayat (Quotidien saoudien-27 juillet 2011) 
Paris, Randa Takieddine 
L’entretien Juppé-Hague à Londres a notamment porté sur les dossiers syrien et libyen. Les choses semblent claires en ce qui concerne le dossier libyen, parce qu’il y a une stratégie claire et parce que l’opposition qui s’est formée peut constituer un substitut au régime Kadhafi. La situation en Syrie est plus compliquée. Pourquoi aucun leader occidental n’a encore dit qu’Assad doit partir ? Les responsables occidentaux s’interrogent d’abord sur l’alternative en cas de chute du régime syrien. Qui forme l’opposition ? Comment s’organisera-t-elle ? L’inquiétude est liée également à l’impact possible sur les pays voisins : Liban, Irak, Jordanie, Israël, Turquie…

Gulf News (Quotidien anglophone émirati, 25 juillet 2011) 
Lorsque qu’a été annoncée la formation du nouveau gouvernement au Liban, un vent nouveau s’est levé. Le pays qui s’est perdu entre la guerre civile et l’ère Hariri ouvre, cette fois pour de vrai, une nouvelle page de son histoire récente, bousculée depuis le retrait des troupes syriennes. Sont apparus les appels émis par le peuple, sommant leurs leaders de faire abstraction de l’extérieur et ainsi de libérer le pays de l’emprise du sectarisme. 
L’ère Mikati qui s’ouvre est pleine de promesses et d’espérances qui reflètent le sentiment de la rue. Cependant, le danger d’un pouvoir concentré dans les mains d’une seule partie persiste, comme à l’époque Hariri. Un tel dispositif amène la corruption, l’ingérence étrangère en échange d’avantages bon marché, sacrifiant ainsi la souveraineté du Liban et celle de son peuple. Il a mis en péril l’héritage historique de ce pays, fructifié par des artistes et des penseurs de haute renommée. Il a détruit les derniers bastions de la démocratie et de la Constitution.

Pierre Khalaf

Source 
New Orient News (Liban)



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" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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