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27/08/2011

n°36 - Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye - 25-08-Début - Libye : l'heure d'un bilan critique.


n°36 - Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye  - 25-08-Début - Libye : l'heure d'un bilan critique.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie de la Libye 

n°36 du 26-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Le " dossiersdu libye" est  visible  sur mes blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :  

Tiré à part :

Carlo Santulli : Libye : l’heure d’un bilan critique.

Mireille Delamarre : L’Attaque De Tripoli : Vaste opération criminelle d’enfumage médiatique bientôt suivie de milliers de « bottes au sol »…a la demande du CNT.

Michel COLLON : Massacre de Noirs par les « rebelles démocrates » - Investig'Action avait rencontré les victimes.

Canard Enchaîné : Intervention coloniale.

1 Analyse

1-1  Michel Chossudovsky :TUER LA VÉRITÉ : Mahdi Nazemroaya est menacé par les rebelles « pro-démocratie » de l’OTAN.

1-2  Manlio Dinucci : Pas de joie, de la terreur. Pas de liberté, l’occupation étrangère ».

1-3  Libye-France: L'imbroglio français  

1-4  Guy Lamb : Des armes pour les rebelles libyens: la "french-qatarie connection"... 

1-5 Brève analyse d'eva R-sistons : Le Nouvel Ordre Mondial s'étend...

Fin

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Intervention militaire française en Libye : lettre ouverte aux députés et aux sénateurs.

2-2 Radja : Je viens d'arrivé de Tripolie a l'instant ...j'ai été sur le front ...

Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1Akram Belkaïd : Le spectre d’une guerre civile à la somalienne.

3-2 Une étrange mission pour éviter “une Somalie bis”.

3-3 Thierry Meyssan : La Libye et la fin des illusions occidentales. 

4 Annexe

4 Des illusions parties très vite en fumée. 

 




Tiré à part

Carlo Santulli : Libye : l’heure d’un bilan critique.
L’État libyen a été bombardé puis envahi sur le fondement de trois résolutions successives : la première adoptée par les États du Golfe (Qatar le premier), la deuxième par la Ligue arabe (grâce à la majorité détenue par les États du Golfe, et contre la volonté des États arabes africains, l’Egypte, la Tunisie et la Libye n’ayant pas été en situation de voter sur une résolution rejetée par l’Algérie, et l’Union africaine s’étant opposée à l’opération), la troisième, de justesse, par le Conseil de sécurité des Nations Unies (Chine, Russie, Allemagne, Brésil et Inde – soit les représentants de 3 milliards de personnes, contre un demi-milliard pour la « majorité » – n’ayant pas voté en faveur du texte). Le motif allégué de ces décisions est le « constat » que Kadhafi aurait décidé de réprimer des manifestations pacifiques en les bombardant (10 000 morts, dont 3 000 à Tripoli), et qu’il aurait eu recours, pour ce faire, à des mercenaires. La télévision du Qatar, Al Jazeera, a lancé cette « rumeur », reprise en boucle par les médias du monde entier.

 Les expatriés européens présents en Libye, pourtant, n’avaient pas entendu les bombardements de civils. Les satellites russes n’ont pas perçu les avions sur les villes. Les enquêtes d’Amnesty et d’autres organisations indépendantes ont depuis confirmé, sans contredit, que ces bombardements n’ont jamais eu lieu. S’agissant des « mercenaires » de Kadhafi, on sait aujourd’hui qu’il s’agissait simplement de libyens de couleur (il y en a des milliers), et on a vu avec horreur que les « rebelles » (les « manifestants pacifiques » ?) ont massacré tous les « noirs » qui sont passés à portée de leurs kalachnikovs.

 Les russes confirment également que Kadhafi avait des armes (ils les lui ont vendues) permettant effectivement d’écraser la « révolte » ; il a choisi de ne pas les utiliser. Après plus de 40 ans de pouvoir, il ne présentait aucune menace humanitaire pour son « propre peuple » (« its own people », suivant la formule choisie par la propagande de guerre) en général, et à Benghazi en particulier. Fondé sur un mensonge, le bombardement de la Libye n’était pas destiné à sauver des vies. Il en a éteint par milliers.

 La résolution du Conseil de sécurité qui est censée avoir autorisé la guerre contre la Libye prononçait un cessez-le-feu (c’est sur sa base qu’on l’a ouvert), maintenait un embargo sur les armes, permettait une zone d’exclusion aérienne pour protéger les populations, et interdisait toute intervention au sol. Sur ce « fondement », la France et le Qatar (au moins) ont armé les rebelles. L’OTAN a soutenu l’entreprise armée dirigée contre le gouvernement (en violation du cessez le feu et en provoquant des milliers de morts), et le sol libyen pullule de troupes étrangères. L’opération à laquelle on a assisté était donc une agression non autorisée par le Conseil de sécurité. L’opération qui avait été autorisée, elle, n’a jamais été mise en œuvre, ce dont on ne peut être surpris puisqu’elle répondait à un objectif humanitaire fictif.

Malgré l’armement des « rebelles » et le bombardement massif du pays, les résultats sur le terrain ont été un désastre : six mois de massacres inutiles. La population locale ayant clairement rejeté le CNT (« rebelles ») et l’OTAN, l’intervention a tourné à l’escalade guerrière et à la catastrophe humanitaire. Les milliers de morts et les dizaines de milliers de réfugiés qu’on s’était inventés sont désormais réels : c’est nous qui l’avons massacré, « son propre peuple ». Au bout de six mois d’échec, après avoir bombardé les villes et les infrastructures civiles du pays, l’OTAN et le Qatar ont lancé une opération d’agression militaire de grande envergure à l’encontre de la capitale, Tripoli. Elle s’est soldée par un carnage, des annonces triomphalistes (y compris la fausse capture de deux fils de Kadhafi, Saïf Al-Islam et Mohammed, et le meurtre imaginaire de leur frère Khamis, donné pour mort quatre fois depuis février dernier), et un résultat inexistant sur le terrain : ni l’OTAN, ni le CNT ne contrôlent la Libye à ce jour. Pour ajouter le sordide au tragique, on a vu les « leaders » de l’« intervention humanitaire » de l’OTAN commencer à discuter du partage du pétrole libyen dès le 23 août. Mais si le spectacle ignoble du partage du butin pétrolier sous les décombres et les cadavres de l’« intervention humanitaire » démasque les nouveaux « French doctors », il montre aussi l’impréparation derrière cette hâte pathétique car les « rebelles », à force de se rapprocher jour après jour de Tripoli, puis de son centre, sont aujourd’hui à mille lieues de contrôler le pays.

 L’échec de l’intervention libyenne pèsera sur l’histoire de la France, et sur les valeurs qu’elle est censée incarner. Les faits ont confirmé que le CNT est un assemblage hétéroclite dominé par des islamistes proches d’Al-Qaïda et des éléments parmi les plus réactionnaires de l’ancien apparat kadhafiste. Il est incapable de gouverner la Libye et, même à l’Est (en Cyrénaïque), il ne contrôle pas les tribus. L’oppression des femmes (isolées par une palissade en plein Benghazi !) et la disparition des services publics ont été ses seules réalisations en six mois de « pouvoir ». A supposer même, ce qui est de plus en plus invraisemblable, que le système politique incarné par Kadhafi (assurant la gestion du pays par un équilibre intertribal) finisse un jour proche par être vaincu, le CNT n’est pas en mesure de se faire obéir par les tribus et de contrôler le pays : l’improbable défaite de Kadhafi se solderait elle-même par un échec. 

Plus profondément, la défaite de l’OTAN en Libye est une défaite morale et politique de la France, et du modèle « démocratique » occidental. Elle a confirmé, après la folie irakienne, que nos « démocraties » peuvent se révéler plus totalitaires (avec la propagande criminelle publique sur les bombardements de manifestants par Kadhafi, après celle sur les armes de destruction massive en Irak) et plus guerrières (avec l’agression d’un pays et l’escalade meurtrière devant sa résistance, en Libye comme en Irak) que les dictatures.

Face à l’emballement irresponsable des événements, avec l’intensification de bombardements inutiles sur les villes libyennes et l’apparition, terriblement dangereuse, de troupes étrangères sur le sol libyen, il est indispensable que nous, les citoyens, refusions clairement d’avoir ce sang sur nos mains. Il est grand temps de crier que nous ne voulons pas cette guerre.

Carlo Santulli, Professeur à l’Université Panthéon-Assas (Paris II)

25 août
http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article5441


Mireille Delamarre : L’Attaque De Tripoli : Vaste opération criminelle d’enfumage médiatique bientôt suivie de milliers de « bottes au sol »…a la demande du CNT.

Après plus de 6 mois de bombardements intensifs et confronté à l’incompétence des terroristes du CNT l’OTAN a décidé la semaine dernière de passer au Plan B en lançant de son QG à Naples une vaste campagne de propagande médiatique unique dans l’histoire avec comme objectif : faire croire que Tripoli est tombée et Kadhafi vaincu que le CNT peut désormais prendre les rennes du pouvoir en Libye.

Selon le chercheur américain Franklin Lamb qui se trouve actuellement à Tripoli et qui a été blessé dans un article publié sur Counterpunch.org le 24/08/2011 intitulé « The Siege Of Tripoli (Le Siège De Tripoli ) : 

« Saif - le fils de Kadhafi qui a fait une apparition surprise alors que le CNT et même la CPI affirmaient qu’il avait été arrêté (ndlt)- a emmené un cameraman occidental et un reporter faire une courte visite de Tripoli leur montrant que l’OTAN n’avait pas le contrôle - ni de 95% de contrôle de Tripoli comme le représentant du CNT à Londres l’avait affirmé depuis Dimanche soir et ni le contrôle de 80% de Tripoli comme la Maison blanche et le secrétaire général de l’OTAN Rasmussen à la tête de l’ "Opération pour protéger les civils libyens" l’ont affirmé…

« Un journaliste du quotidien britannique The Independent qui a accompagné les rebelles ces deux derniers mois et qui semblait hier littéralement s’être égaré dans notre hôtel m’a dit ce matin que les affirmations du CNT faites lors de cette période où il était parmi eux c’était » totalement de la merde »…

 « …Un représentant des médias des rebelles qui a de nouveau fait défection se ralliant au régime de Kadhafi est interviewé par un journaliste cet après midi. Il nous a dit que le bureau de l’OTAN à Naples écrit ou censure tous les communiqués du CNT et qu’ils ont parmi leur personnel des spécialistes de guerre psychologique du département de l’information du ministère de la défense israélien. Ce bureau produit des «prospectus pour provoquer la paniques et des messages sur téléphone mobile » de même que faire de fausses affirmations à des moments clés pour avoir un impact maximum sur l’opinion publique internationale et locale.

 « Je ne suis pas sûr que l’OTAN se souvienne comment lors de la guerre de Juillet au Liban, le Hezbollah s’est emparé de la propagande de l’armée israélienne et du lobby pro israélien US et s’en est servi pour étrangler pendant les 33 jours de guerre Israël. Cependant, il semble que l’Occident gobe les faux « conseils médiatiques » régurgités par les « experts sur la Libye » interviewés ad nauseum sur CNN, BBC, FOX, et d’autres sources MSM qui pontifient sur les réalisations étonnantes des démocrates du CNT. 

« L’interviewé mentionné ci-dessus a également affirmé qu’il avait entendu des rumeurs comme quoi l’OTAN avait envoyé des équipes de frappe pour contrôler les messages provenant des reporters non MSM qui décrivent les activités de l’OTAN et des rebelles sous un jour négatif. Le temps nous le dira…»

Ces derniers écrits de F. Lamb viennent effectivement confirmer ce qu’ont dit alors même qu’ils étaient sous cette menace le responsable et journaliste du site Voltairenet Thierry Meyssan - dont le dernier message de Tripoli avant d’être rapatrié aujourd’hui est : « Pas de joie, de la terreur. Pas de liberté, l’occupation étrangère» ainsi que le journaliste de Mondialisation.ca, Mahdi Nazemroay.

Comme le résume si bien Michel Chossudovsky directeur de Mondialisation.ca le 24 août 2011 dans un article intitulé « TUER LA VÉRITÉ » :

« …Les médias dominants, dont CNN et la BBC, ont des liens directs avec l’OTAN, le Conseil national de transition et les forces rebelles. Ils servent directement les intérêts de l’OTAN par une importante déformation médiatique….

«… On nous dit que ce massacre et cette destruction sont nécessaires à l’établissement de la « démocratie », sous le drapeau colonial du roi Idris. 

On nous ment de la manière la plus crapuleuse qui soit. Les victimes de l’agression de l’OTAN sont qualifiées de «criminels de guerre » alors que les responsables de la guerre sont accueillis comme des libérateurs… 

« …La réalité est sens dessus dessous. Les gens ne sont plus capables de penser.

« Ils acceptent le consensus parce qu’il émane d’une autorité supérieure qu’ils n’osent pas remettre en question.

« En réalité, il s’agit du fondement même d’une doctrine inquisitoriale.

« Toutefois, les bases « humanitaires » de la « responsabilité de protéger » vont bien au-delà de l’Inquisition espagnole. 

Nous faisons face à un dogme que personne ne peut mettre en doute. 

«… C’est la guerre la plus sordide et immorale de l’histoire, au point où même les activistes antiguerres, les politiciens de gauche et les soi-disant progressistes applaudissent. « Kadhafi est le dictateur, il doit partir. »

Le journaliste évoqué par F. Lamb ci-dessus c’est Kim Sengupta dont The Independent publie un article ce matin 25/08/2011 intitulé « Terreur à Tripoli Où Les Loyalistes Se Battent A Mort »

Selon lui actuellement dans Tripoli les rebelles attaquent les maisons des civils libyens, citant un témoin libyen il écrit : 

« Les rebelles disent qu’ils combattent les troupes gouvernementales ici mais tous ceux qui sont blessés sont des gens du coin. Il y a eu des pillages de la part des rebelles ils ont pénétré dans des maisons à la recherche de personnes et emmener des affaires. Pourquoi font-ils cela ? ils devraient chercher Kadhafi il n’est pas là. »… 

Sur les soit disant prouesses des combattants du CNT dans Tripoli et notamment leur tentative de prendre d’assaut le quartier d’Abu Salim réputé être pro Kadhafi, Sengupta écrit :

«Echouant de façon répétée à s’introduire par la force dans Abu Salim, les rebelles sont retournés à Bab al-Aziziya pour s’approvisionner en armes abandonnées par les troupes du régime. Mais leur dernier assaut a également été  repoussé par une poignée d’hommes armés positionnés stratégiquement en hauteur. Les rebelles ont répondu en tirant des roquettes et par des tirs intensifs de mitraillettes, les tirs des snipers se sont arrêtés- temporairement»

 

Sengupta fait également état de la frustration des combattants du CNT à cause de leur incapacité à écraser les loyalistes de Kadhafi mais aussi à cause des échecs dans leurs propres rangs.

  «Nous entendons en permanence que les fils de Kadhafi conduisent les attaques « s’est plaint un combattant volontaire de Zawiyah, Ahmed Jawad Ibadullah. « Qu’est ce qui se passe ici ? Les gens de Benghazi nous ont dit que toute la famille des bâtards avait été liquidée. Maintenant on a ça. Je suis pharmacien. Je suis loin de chez moi de mon boulot depuis 5 mois déjà. Même maintenant nous ne bénéficions pas d’une orientation et d’une direction convenable ».

La réunion du 1er Septembre «des amis de la Libye» organisée à Paris à l’initiative de Sarkozy vise à préparer le Plan C de l’OTAN : des « Bottes au Sol » à la demande du CNT gouvernement fantoche à la Karzai qui sera imposé au peuple libyen.

 Déjà on prépare l’opinion publique à ce plan puisque désormais les médias de masse dont le Figaro écrivent
« De hauts responsables du Groupe du contact sur la Libye (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne et Turquie) se sont d'ores et déjà réunis mercredi soir à Doha, à la demande du CNT ».

Autrement dit dorénavant toutes les initiatives de l’OTAN et ses supplétifs arabes (Qatar, Jordanie, EAU…) seront faites «à la demande du CNT» que pour l’instant - mais pour combien de temps encore étant donné les enjeux économiques dans la Libye détruite par l’OTAN à reconstruire - la Russie refuse de reconnaître comme seul représentant du peuple libyen. 

Seule possibilité d’envoyer des troupes de l’OTAN au sol en Libye car une nouvelle résolution du CSONU est semble-t-il pour l’instant vouée à l’échec : faire croire que Tripoli est aux mains du CNT quitte à installer quelques uns de ses représentants dans un bâtiment hautement protégé par des forces spéciales de l’OTAN déjà sur place alors même que pour l’instant la bataille pour Tripoli fait rage. 

Sarkozy lui-même lors de la conférence de presse tenue avec Mahmoud Jibril, premier ministre du CNT/agent de la CIA, lors de la visite de ce dernier à Paris le 24/08/2011, a adopté ce genre de sémantique en niant en plus qu’il y ait des forces spéciales françaises sur le terrain en Libye, un mensonge de plus.

 

Selon un article du Figaro du 24/08/2011 intitulé :

 «Sarkozy annonce une conférence sur la Libye à Paris

« …La France, a assuré Nicolas Sarkozy, est prête à poursuivre ses opérations militaires contre les forces militaires de Mouammar Kadhafi aussi longtemps que le CNT le jugera nécessaire. «À la minute où nos amis du CNT nous disent (...) « il n'y a plus de menace du camp Kafhafi contre le peuple libyen », à cette minute-là, les opérations militaires de la coalition s'arrêtent et les soldats, les aviateurs et les marins français rentrent à la maison», a-t-il déclaré. »

Autrement dit les troupes françaises sont - Fi de l'infâme Résolution 1973 du CSONU feuille de vigne pour une guerre criminelle contre le peuple libyen - désormais via l’OTAN à la disposition du CNT dont 1/3 est composé d’extrémistes d’Al Qaeda et si besoin est le CNT peut demander l’envoi de «Bottes au Sol » pour écraser les dernières poches de résistance des loyalistes de Kadhafi.

Cette réunion du 1er Septembre a lieu à une date symbolique dans l’histoire de la Libye puisque le 1er Septembre 1969 le colonel Kadhafi avait renversé par un coup d’état militaire la monarchie libyenne du roi Idris 1er qui s’était déplacé pour raison de santé à Ankara, en Turquie.

Quelle organisation ou mouvement politique va enfin sortir de sa torpeur/aveuglement volontaire pour manifester à Paris le 1er Septembre contre la recolonisation de l’Afrique et la restauration à terme de la monarchie en Libye - un plan cher à la Maison des Saoud, une dictature monarchique, qui mystère, a toujours échappé aux foudres des gauchistes humanistes et autres anti guerres et anti colonialistes de tout bord - avant de faire un sérieux examen de conscience pour avoir donné le feu vert aux massacres de milliers de Libyens et à la destruction de la Libye ? 

Comme l’écrit si justement Michel Chossudovsky directeur de Mondialisation.ca cité plus haut : 

«…C’est la guerre la plus sordide et immorale de l’histoire, au point où même les activistes antiguerres, les politiciens de gauche et les soi-disant progressistes applaudissent. "Kadhafi est le dictateur, il doit partir"»

Mireille Delamarre

Jeudi 25 Août 2011

Source :
http://www.planetenonviolence.org

http://www.planetenonviolence.org/L-Attaque-De-Tripoli-Vaste-Operation-Criminelle-D-Enfumage-Mediatique-Bientot-Suivie-De-Milliers-De-BOTTES-AU-SOL-A-La_a2479.html?print=1


Michel COLLON : Massacre de Noirs par les « rebelles démocrates » - Investig'Action avait rencontré les victimes.
The Associated Press a annoncé froidement le massacre d'un groupe de personnes noires installées dans un campement en face de la résidence présidentielle libyenne. Des dizaines de corps ont été retrouvés avec les mains attachées dans le dos. L'agence précise que ce n'étaient pas des combattants. Michel Collon et la délégation qui s'étaient rendus sur place au mois de juillet avaient rencontré ces hommes qui aimaient la Libye.
MICHEL COLLON : "J'ai rencontré ces personnes lors de ma mission à Tripoli. J'ai pu converser avec certains. Ce n'étaient nullement des "mercenaires" comme nous le prétendent les "rebelles" et les médias. Les uns étaient des Libyens à la peau noire (une grande partie de la population est de type africain en fait), les autres étaient des civils venus de pays d'Afrique noire et séjournaient en Libye depuis longtemps. Tous soutenaient Kadhafi justement parce qu'il s'opposait au racisme et qu'il traitait Arabes et Africains sur pied d'égalité.
Au contraire des "rebelles" de Benghazi, connus pour leur racisme anti-Noirs et qui se sont rendus coupables d'atrocités épouvantables et systématiques dès les premiers jours de guerre. Le paradoxe, c'est que l'Otan prétend apporter la démocratie et qu'il s'allie à une section libyenne d'al Qaeda et à des racistes du type Ku Klux Klan !"
 

Toute l'équipe d'Investig'Action est bouleversée par cette triste nouvelle.

Tony Busselen, journaliste à, l'hebdomadaire Solidaire, participait à la même mission, il y a quelques semaines :  

"Nos photos montrent que ces gens étaient des civils sans armes, il y avait même beaucoup de femmes et d'enfants. Je leur ai parlé, ils étaient très mobilisés contre la guerre et ils ne comprenaient pas ce que l'Europe voulait.Ils me disaient : “Mais ici, c’est un pays qui marche, les réalisations sont bien mieux qu’en Afrique, c’est très bon pour nous, et l’Europe vient bombarder ! C’est incompréhensible. ” Ils étaient très motivés pour défendre la Libye car ils pouvaient comparer avec leur pays d’origine. 

C’est vraiment barbare qu’on massacre ces gens désarmés en leur attachant les mains dans le dos, c’étaient de simples gens, des travailleurs venus spontanément défendre leur nouvelle patrie. C’est vraiment la terreur et j’ai vu des photos des mêmes actes commis à Benghazi par les “rebelles” qui pratiquement vraiment la terreur. Alors, quand je vois à Tripoli des gens qui “applaudissent” les rebelles, je me dis qu’ils sont terrorisés tout simplement. L’Otan apporte la terreur. “ 
QUI SONT VRAIMENT LES "REBELLES" ?
Bientôt, un livre deMichel Collon Libye, Otan et médiamensonges

Suite et photos sur   : http://www.michelcollon.info/Massacre-de-Noirs-par-les-rebelles


Canard Enchaîné : Intervention coloniale.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information

Avec les réserves d'usage concernant le "Canard Enchaîné", article bien documenté dans un journal qui s'embarque souvent dans les campagnes menées par la presse mainstream et voit des libérateurs partout.

A cette heure, le nombre de victimes dépasse les 20.000, morts et blessés. A entendre les journaux occidentaux, il n'y avait, jusqu'ici, de victimes que parmi les insurgés.

La flotte militaire de l'OTAN qui assure le blocus des côtes libyennes est aussi responsable des victimes de naufrages. Après cinq mois de combat, l'OIM (Organisation mondiale de migration) évacue, par mer, un millier de migtants, alors qu'il y avait près d'un million et demi de travailleurs étrangers. On comprend le refus de reconnaître le CNT de la part du Mali, du Niger et de la Mauritanie qui comptaient beaucoup d'expatriés en Libye et dont certains parmi ceux-là ont été victimes de pogroms racistes.

La propagande néo-coloniale s'attaque aussi à l'Afrique du Sud qui "ne comprend pas que le monde change"...

LES CHEFS REBELLES LE RECONNAISSENT : LES CONSEILLERS MILITAIRES OCCIDENTAUX, LES LIVRAISONS D’ARMES ET LES BOMBARDEMENTS INCESSANTS LEUR ONT OUVERT LA ROUTE DE TRIPOLI 

Le dimanche 21 août, alors que des insurgés pénétraient dans Tripoli, l’état-major de l’OTAN, à Bruxelles, publiait un communiqué d’un comique parfait. A en croire les stratèges de l’Alliance, leur mission en Libye se déroulait « dans le seul cadre des résolutions des Nations-Unies ».

Quelques heures plus tôt, les chefs du CNT, bien moins hypocrites eux, venaient de se réjouir que leur marche sur Tripoli se soit effectuée « en coordination avec l’OTAN ». Ce qui est déjà peu dire.

Pourquoi ne pas avouer que l’OTAN participe à une guerre civile ? Et qu’il fallait, à cette occasion chasser un dictateur détestable, voire le tuer, comme cela a été tenté à plusieurs reprises en bombardant ses repaires ? Réponse d’un diplomate français : « Ce serait reconnaître qu’on de fiche pas mal de l’ONU et des limites – la seule protection des populations civiles – qui nous avaient été fixées ».

Depuis quelques mois, sans tenir compte de ces « limites », Paris, Londres et Washington ont dépêché à Benghazi, puis dans les zones que les insurgés voulaient investir, conseillers militaires, instructeurs (parfois d’anciens militaires devenus contractuels privés) et commandos de leurs Forces spéciales chargés de guider les raids de l’OTAN. Et le général canadien Charles Bouchard, patron des opérations de l’OTAN, à Naples, avait installé à Benghazi une petite mission d’officiers « pour raccourcir le circuit décisionnel » avec les insurgés.

Cette présence sur le terrain ne pouvant suffire, l’émirat du Qatar a accueilli, avec la bénédiction des Français, plusieurs centaines d’insurgés afin de les former au combat, avant de les renvoyer au feu et y retrouver les armes, l’artillerie ainsi que les pick-up que leur livraient les Français via l’Egypte. Et, comme souvent, des militaires et des officiers des services français se montrent bien plus francs du collier que les états-majors bruxellois de

l’Alliance.

COUP DE POUCE U.S.

A la direction du renseignement militaire, par exemple : « On a aménagé des pistes, dans le djebel Nefoussa, pour que des avions puissent y déposer des cargaisons d’armes », confie un analyste, sans préciser qui est ce « on ». Auparavant, ces livraisons s’effectuaient par parachutage, au risque de les voir tomber aux mains de groupes incontrôlés ou terroristes.

Et le même de constater : « sans un ultime coup de pouce fourni par l’aviation américaine, les insurgés ne seraient pas aujourd’hui dans les rues de Tripoli. « .

Petite précision : avions et drones US ont bénéficié, lors de ces raids, d’une aide de militaires américains chargés de leur désigner des cibles depuis le sol libyen.

Un général, lui, évoque la fourniture aux rebelles de moyens « pour les communications radio et d’appui au domaine cartographique » nécessaires lors des combats. Et l’un de ses collègues signale que des hélicos Apache (britanniques) et Tigre (français) n’ont pas hésité à démolir des postes de police et pas seulement des bâtiments du ministère de l’Intérieur ou des casernes. Quant aux frégates françaises, le « Chevalier Paul » et le « Jean de Vienne », elles, ont participé, avec leurs canons de marine, à l’arrosage des objectifs qu’on leur désignait depuis la terre.

DELUGE SUR LA VILLE

 Le samedi 20 août, l’OTAN a détruit ou endommagé 22 cibles à Tripoli, au moment où la ville était déjà encerclée. Le lendemain, l’OTAN a passé la surmultipliée :  50 bombardements dans la journée, s’ajoutant aux 228 missiles de croisière et aux milliers de bombes balancées depuis mars.  Et, s’il fallait encore prouver à quel point cette guerre est celle de l’OTAN (…) voici d’autres chiffres.

Sur les bases de l’OTAN, sur leurs naviresou dans les « bureaux » d’où ils guident avions et drones, 8.500 Américains sont toujours mobilisés pour ce conflit.

Quant aux effectifs français (800, depuis le retour du « Charles De Gaule » à Toulon) et britanniques (1.300) , ils sont nettement plus modestes. Tout comme leurs dépenses de guerre : 260 millions de livres pour Londres, et 200 millions d’euros pour Paris, alors qu’à Washington on évalue à 1 milliard de dollars cette chasse au Kadhafi.

« Mais attention à la suite », avertit un diplomate français féru de géopolitique. Selon lui, et son opinion est partagée par nombre de militaires, la Libye n’a jamais été une véritable nation mais une cohabitation de tribus et d’ethnies différentes sur un immense territoire. Le risque serait donc qu’une guerre tribale succède à celle qui a mis fin à une dictature de quatre décennies.

Et comme ce pays regorge d’or noir, ce qui suscite déjà l’intérêt des Egyptiens et des Chinois, le pire est toujours possible.

Jérôme Canard, Le Canard Enchaîné, 24 août



1 Analyse

1-1 Michel Chossudovsky :TUER LA VÉRITÉ : Mahdi Nazemroaya est menacé par les rebelles « pro-démocratie » de l’OTAN

Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan sont actuellement isolés dans le centre de presse de l’hôtel Rixos à Tripoli, autour duquel ont lieu des combats intenses.

Nous demandons à nos lecteurs de réfléchir à ce que Mahdi tentait d’accomplir au centre de presse de l’hôtel Rixos : rapporter des faits de manière honnête, en se souciant de la vie humaine, solidairement avec ces hommes, femmes et enfants libyens ayant perdu la vie dans des raids de bombardements ayant touché des zones résidentielles, des écoles et des hôpitaux. 

La vie de Mahdi est en danger parce qu’il dit la vérité, parce qu’il expose les crimes de guerre de l’OTAN.

On nous dit que pour «  bâtir la démocratie » en Libye, il faut bombarder intensivement un pays entier, en vertu de la « responsabilité de protéger » (« Responsibility to Protect », R2P).

Toutefois, Mahdi remet ce concept en question. Il conteste le fondement même de la propagande de guerre voulant que l’acte de guerre soit une entreprise vouée à l’établissement de la paix.

Au cours des derniers jours, nous avons consacré tout notre temps et toutes nos énergies à assurer la sécurité de Mahdi, Thierry et de plusieurs autres journalistes indépendants coincés à l’hôtel Rixos.

Il faut comprendre l’atmosphère qui règne au centre de presse de cet hôtel à Tripoli.

Les médias dominants, dont CNN et la BBC, ont des liens directs avec l’OTAN, le Conseil national de transition et les forces rebelles. Ils servent directement les intérêts de l’OTAN par une importante déformation médiatique.

Au même moment, ceux qui s’engagent à dire la vérité au centre de presse du Rixos font l’objet de menaces voilées. Dans le cas de Mahdi, les menaces étaient très explicites.

Ceux qui disent la vérité sont menacés.

La vie de ceux qui mentent et acceptent le consensus de l’OTAN sera protégée. Les forces spéciales de l’OTAN opérant au sein des rebelles assureront leur sécurité.

Dans cet environnement répugnant, les liens personnels ont été rompus. Les journalistes des médias indépendants, ainsi que ceux des pays non-membres de l’OTAN, dont la Chine, l’Iran et les pays d’Amérique latine, sont considérés persona non grata par les groupes des médias dominants dans l’hôtel.

Mahdi dit la vérité. Il conteste directement les liens des médias dominants.

Ses reportages menacent le consensus de l’OTAN.

Il décrit la destruction entière d’un pays, de ses institutions et de ses infrastructures.

On nous dit que ce massacre et cette destruction sont nécessaires à l’établissement de la « démocratie », sous le drapeau colonial du roi Idris.

On nous ment de la manière la plus crapuleuse qui soit. Les victimes de l’agression de l’OTAN sont qualifiées de « criminels de guerre » alors que les responsables de la guerre sont accueillis comme des libérateurs.

Le mensonge est devenu vérité et c’est pourquoi la vie de Mahdi est en danger.

La guerre c’est la paix, selon le consensus de l’OTAN.

La « communauté internationale » a systématiquement approuvé la campagne de bombardement de l’OTAN au motif que Kadhafi est un dictateur.

Puisqu’il est répété ad nauseam, les gens acceptent tôt ou tard le consensus: le massacre est une entreprise destinée à établir la paix.

Comment pourrait-il en être autrement? Tous les médias au pays (Canada), les gens du gouvernement et les intellectuels ont accepté ce consensus.

 La réalité est sens dessus dessous. Les gens ne sont plus capables de penser.

Ils acceptent le consensus parce qu’il émane d’une autorité supérieure qu’ils n’osent pas remettre en question.

En réalité, il s’agit du fondement même d’une doctrine inquisitoriale.

Toutefois, les bases « humanitaires » de la « responsabilité de protéger » vont bien au-delà de l’Inquisition espagnole.
Nous faisons face à un dogme que personne ne peut mettre en doute.

Mahdi Nazemroaya a réfuté ce consensus en révélant les mensonges des médias dominants.

Une fois que le consensus de l’OTAN est brisé, la légitimité des bellicistes s’écroule comme un château de carte.

Voilà pourquoi la vie de Mahdi Nazemroaya est menacée.

C’est ça la guerre au 21e siècle : une guerre qui prétend ne pas être une guerre.

Tous les protocoles et toutes les conventions relatives à la guerre ne s’appliquent pas.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) n’est pas sur le terrain. Il n’a pas de mandat parce qu’officiellement, il ne s’agit pas d’une guerre.

C’est la guerre la plus sordide et immorale de l’histoire, au point où même les activistes antiguerres, les politiciens de gauche et les soi-disant progressistes applaudissent. « Kadhafi est le dictateur, il doit partir. »

C’est une blitzkrieg, une guerre éclair avec des systèmes d’armes sophistiqués. Selon les statistiques de l’OTAN, il y a eu 20 000 sorties depuis le 31 mars et 8000 missions de frappe.

Chaque mission de frappe implique plusieurs cibles, dont la plupart sont civiles.

Comparez cela aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale ou de la Guerre du Vietnam…

Nous sommes déterminés à ramener Mahdi au Canada en toute sécurité.
Dites-le à tout le monde, diffusez le message partout.
Michel Chossudovsky,

Mondialisation.ca,

24 août 2011

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=26170

http://www.timesofmalta.com/articles/view/20110824/world/trapped-journalists-moved-to-the-corinthia.381687


1-2 Manlio Dinucci : Pas de joie, de la terreur. Pas de liberté, l’occupation étrangère ».

A Tripoli les « rebelles » des forces spéciales OTAN

L’ambassade du Qatar  à Tripoli - d’après la vidéo -

http://www.youtube.com/user/ZZ7L?ob=5#p/a/u/0/PybQX__fLWQ -a été rouverte il y a trois jours (lundi 22 août 2011) par des hommes armés qui, une fois entrés dans l’édifice endommagé, y ont immédiatement fixé le drapeau national.

On est ainsi informé de la présence en Libye de forces spéciales qataries. Des forces spéciales de Grande-Bretagne, France et Qatar, écrit le New York Times (23 août 2011), sont en train de fournir un appui tactique aux forces rebelles et des conseillers de la Cia aident le gouvernement de Benghazi à s’organiser. Des commandos britanniques et français, confirme un officier supérieur de l’OTAN, sont sur le terrain avec les rebelles à Tripoli.  Et, à la question de savoir si des agents de la Cia y sont aussi, l’officier répond qu’il en est certainement ainsi.

[...]

Tandis qu’elle poursuit ses attaques aériennes pour aplanir la route aux rebelles, l’OTAN conduit sur le terrain une guerre secrète pour s’assurer que, dans la Libye de l’après-Kadhafi, le pouvoir réel serait dans les mains des puissances occidentales, flanquées par les monarchies du Golfe. Dans ce cas les forces spéciales hisseront le drapeau du peacekeeping (« maintien de la paix ») et porteront des casques bleus.

La désinformation va bon train depuis la libération des journalistes de l'hôtel Rixos : certains sites informent maintenant qu'ils étaient prisonniers des forces de Kadhafi et ont été libérés par les "rebelles"...!

Dans cette bataille aussi l'OTAN a les moyens, nos media répètent en choeur.

Diffusez s'il vous plaît !

m-a

Article intégral en pièce jointe.

Manlio Dinucci

August 25, 2011


1-3Libye-France: L'imbroglio français  

Crise libyenne - La cacophonie qui s'installe au sein du trio Nicolas Sarkozy- Alain Juppé-Bernard Henry Levy laisse perplexe bon nombre d'observateurs quant à la gestion du conflit libyen. Des propos contradictoires distillés ici et là révèlent l'impuissance de la France à terminer cette guerre qui est tout sauf humanitaire. A l'instar de la très longue guerre d'Afghanistan, celle menée depuis plus de quatre mois en Libye prouve, une fois encore, que la puissance militaire n'est en rien la panacée. Et pourtant, les Américains ont fait étalage de leur haute technologie avec des avions d'espionnage électronique, des bombardiers (pendant une courte période), des avions ravitailleurs et des drones.
Quant aux aviateurs français et britanniques (80% des raids offensifs et des vols de reconnaissance) associés à leurs collègues belges, italiens et norvégiens, ils n'ont ménagé ni leur peine ni leurs missiles, sans pouvoir encore crier victoire.
Une remarque, en passant, le spectacle n'a pas mobilisé beaucoup d'acteurs. Seuls cinq Etats de l'Otan, sur les 28 membres de l'Alliance, se sont engagés dans la chasse au Kadhafi.
Et, parmi les 27 pays de l'Union européenne, les vrais guerriers se comptent sur les doigts d'une main. Ce qui autorise un diplomate français, agressif en diable, à qualifier de «bordel sans nom » l'ambiance qui règne à l'Otan et à Bruxelles.
TOURISME D'EMISSAIRES
Aujourd'hui, à entendre Nicolas Sarkozy, il est vraiment temps d'en finir avec cet ennemi dont les exploits, terroristes ou autres, avaient bénéficié voilà quelques années d'un pardon collectif. Américains, Français, Britanniques, Italiens et Allemands, notamment, renouaient aussitôt des relations politiques avec le riche Kadhafi et se disputaient dans la foulée ses faveurs commerciales et pétrolières.
Moralité, s'il n'y en a jamais eu dans l'art de la guerre, il faut trouver une porte de sortie, puisque bombes et missiles n'ont pas permis de contraindre le Guide libyen à jeter l'éponge.
Selon « Figaro» du 26 juin, Nicolas Sarkozy avait déjà accepté de recevoir longuement, deux semaines plus tôt, le colonel Saleh Bashir, «un très proche de Kadhafi», sans obtenir la moindre concession de son patron.
Lequel, histoire de jouer la montre, dépêchait alors d'autres émissaires en Europe et au Maghreb, chargés, selon les termes ironiques d'un diplomate français, de «le dire prêt à négocier gentiment et à autoriser des élections libres».
Puis, tandis que les raids se poursuivent, Gérard Longuet, le ministre de la Défense, rencontre des journalistes le 10 juillet, deux jours avant le débat à l'Assemblée sur cette guerre sans conclusion. Et, il leur délivre cette promesse, destinée en fait aux députés : « On arrête de bombarder dès que les Libyens parlent entre eux ».
Et d'ajouter, à la surprise générale, que Kadhafi pourra rester à Tripoli : «Il sera dans une autre pièce de son palais, avec un autre titre». Une déclaration plutôt abrupte, qu'un conseiller de L'Elysée prétend corriger un peu, le 12 juillet, mais sans démentir Longuet : « Pour un arrêt des hostilités, il faut le retrait du pouvoir de Kadhafi ». En voilà une nouvelle
Et la fête continue. Une semaine plus tard, Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, devant des caméras de LCI, en rajoute, alors que Nicolas Sarkozy est toujours muet : «L'une des hypothèses envisagées, c'est qu'il (Kadhafi) séjourne en Libye à une condition : qu'il se mette à l'écart de la vie politique».
Il ne lui reste qu'à convaincre le gouvernement britannique d'accepter cette fin de guerre «à la française » (formule d'un de ses collaborateurs). Ce que Alain Juppé tentera de faire, le 25 juillet, en se rendant à Londres.
Mais, depuis la mi-juillet, le philosophe Bernard-Henri Levy, le missi dominici de Nicolas Sarkozy, arpente la Libye insurgée et prépare sa rentrée parisienne. Le 17 juillet, à Goualich, très au sud de Tripoli, il se fait photographier la main posée sur l'épaule d'un combattant, et l'AFP filme ses commentaires.
RAID SUR L'ELYSEE
Le 20 juillet, BHL, débarque dans un salon de l'Elysée, entouré de chefs rebelles venus de Misrata, pour demander de nouvelles livraisons d'armes à Nicolas Sarkozy. Lequel l'invite à participer à l'entretien au côté du général Puga, son chef d'état-major particulier.
A la sortie du Château, des caméras filment les propos de BHL sur le trottoir élyséen. Mais c'est le lendemain que le philosophe va sortir ses griffes. Interrogé sur Radio France Internationale, il s'en prend vertement à Alain Juppé, qui vient d'admettre que Kadhafi pourrait continuer de vivre en Libye.
«Cette déclaration me semble étrange, dit-il. Elle me semble même contradictoires avec tout ce que lui-même (Alain Juppé) et les responsables français, à commencer par le président, disent depuis presque cinq mois.
C'est peut-être un lapsus, peut-être une maladresse ». Et, gentiment, il concède : « Tout le monde en fait » Avant d'enfoncer le clou : « C'est le contraire de la position française, quelque chose d'inacceptable pour le peuple libyen dans son ensemble (sic)».
De retour d'un voyage à Madrid, Alain Juppé se dit furieux, mais «préfère traiter par le mépris cette nouvelle mauvaise manière de Sarko et de son BHL», confie l'un de ses collaborateurs.
Pierre Sellal, secrétaire général du Quai d'Orsay, téléphone à ses homologues de l'Elysée pour «protester». Et Henri Ladsous, chef de cabinet d'Alain Juppé, demande des explications sur la visite des libyens.
Enfin, d'autres diplomates estiment que leur ministre ne devrait pas admettre qu'une vedette des médias « parle au nom de la France ». Et de l'Elysée ? Ce qui, semble-t-il, ne dérange pas trop Nicolas Sarkozy, qui, selon l'un de ses proches, « estime qu'il ne faudrait pas que Juppé se croie trop important. »
Le Conseil national de transition (CNT) libyen qui vient de nommer son représentant en France, Mansour Saif Al-Nasr (le ministère des affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire sur cette prise de fonctions), devra manier avec circonspection les circonlocutions politico-diplomatiques françaises.
Robert Kongo

03/08/2011

http://www.afriquejet.com/france-libye-2011080319779.html



1-4 Guy Lamb : Des armes pour les rebelles libyens: la "french-qatarie connection"... 

  L’embargo sur les armes continue d’être floué  s’agissant du conflit armé libyen. La France et le Qatar ont tous les deux admis fournir des armes aux rebelles comme élément de stratégie complémentaire à celle de l’OTAN et  ses attaques aériennes. De tels actes non seulement portent atteinte au régime de l’embargo décrété par l’ONU mais violent aussi les obligations contractuelles des pays exportateurs et importateurs d’armes.

   Quand un pays vend officiellement des armes à un autre, le gouvernement importateur doit habituellement remplir un certificat de end-user (de destination finale), à savoir qu’il s’engage à ne pas transférer ces armes à d’autres parties, notamment si ce transfert se fait en violation d’un embargo sur les armes décrété par l’ONU. Cependant, il n’existe pas d’institution internationale qui surveille et applique cette procédure. La surveillance est la chasse gardée du pays exportateur, et est particulièrement sous-développée sauf pour le programme « Blue Lantern » des Etats-Unis le plus avancé.  

La violation du certificat de end-user signifie trafic d’armes

   La fourniture d’armes par le Qatar est des plus problématique dans la mesure où ce pays importe la majorité de son armement et aurait  donc dû souscrire à cette obligation puisqu’il achète principalement aux Etats-Unis (en terme de valeur) mais aussi au Royaume-Uni, en France, en Russie, en Italie, en Suisse, aux Pays-Bas et en Afrique du Sud. La question principale qui se pose est jusqu’à quel point le Qatar a-t-il renoncé à appliquer cette décision ?

   Il a été rapporté, dans un programme de la télévision suisse que des armes suisses, achetées par le Qatar,  ont été réexportées aux rebelles libyens en violation de la politique du certificat. Une vidéo amateur des rebelles libyens à Benghazi sur le site Rayyisse news du 31 juillet 2011 montre ce qui semble être un véhicule militaire Ratel de fabrication sud-africaine, entre les mains des rebelles, exhibant le drapeau qatari. On ne sait pas comment un tel véhicule a abouti dans le camp adverse dans la mesure où l’Afrique du sud n’a jamais publiquement déclaré avoir vendu de tels engins au Qatar.

La french-qatarie connection

   Deux scénari semblent être possibles : soit il a été clandestinement envoyé par bateau au Qatar à partir de l’Afrique du sud, ou le Qatar l’a obtenu d’un autre Etat, ce qui est le plus plausible. Les pays qui possèdent le Ratel sont Djibouti, le Ghana, la Jordanie, le Maroc, le Rwanda, et le Sénégal. Si le Qatar a reçu ce véhicule de l’un de ces Etats, alors il est possible qu’il y ait eu une transgression de l’accord sud-africain sur les certificats d’utilisation. A ce jour, l’étendue de la réexportation à la Libye par le Qatar d’armes fournies par d’autres Etats est un mystère.

   La France est un important marchand d’armes et il est très probable qu’elle ait fourni les rebelles en armes de sa production. Cependant, elle a aussi importé des armes d’un certain nombre de pays dont l’Autriche, l’Allemagne, Israël, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Afrique du Sud, l’Espagne, la Suède, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Si la France devait continuer à soutenir militairement les rebelles, il est probable que des armes d’autres pays leur seraient livrées.

   La réaction des Etats aux actes de la France et du Qatar a été mixte. La Chine, la Russie et l’Union africaine ont critiqué la décision de la France et certains Etats ont suspendu leurs ventes d’armes au Qatar. D’autres n’ont fait aucune déclaration officielle ou engagé une action diplomatique. A la surprise générale, l’Afrique du sud, qui a été très critique à l’égard de la campagne militaire lancée par l’Otan et a, à plusieurs reprises, fait savoir qu’elle était un exportateur d’armes responsable, a gardé le silence sur les connections qatarie et française. Comme elle s’est abstenue de toute déclaration sur l’état des exportations d’armes, présent et futur, vers la France et le Qatar.

* Guy Lamb est Senior Research Fellow à l’Institut d’Etude et de Sécurité (ISS) du Cap (Afrique du sud).

Source : Libya: Weapons Transfers - the French and Qatar Connections http://www.issafrica.org/iss_today.php?ID=1334

Jeudi 11 août 2011

Traduction : Xavière Jardez
Publié le 16 août 2011 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier

 

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...


1-5 Brève analyse d'eva R-sistons :Le Nouvel Ordre Mondial s'étend...

Actualité terrible !

Mensonges perpétuellement déversés par les Médias pour nous conditionner contre les pays non-alignésau Nouvel Ordre Mondial imposé aux peuplescontre leur gré et contre leurs intérêts.

La Syrie est déstabilisée par l'Occident anglo-saxon(en sous-mains par Israël, vrai commanditaire de l'action)car elle refuse le Désordre planétaire imposé  par l'Elite mondialiste,et elle est l'un des plus fidèles soutiens aux résistantslibanais, palestiniens...

C'est aussi un allié de la Russie et de la Chine,un bastion avancé de la résistance au Nouvel Ordre Mondial.

Sa mort politique est donc décidée !

Même scénario qu'en Libye : Création d'un Conseil Nationalartificiel, composé d'adversaires de Bachar El Assadet financé par la CIA.

La France de Sarkozy vassale des Anglo-Saxons et des Israélienssera la première à reconnaître ce gouvernement fantoche.

Le chaos du pays est provoqué par l'Occident,les snippers sont payés par lui.

Ensuite, les Médias aux ordres relaientles fausses informations pour préparer l'Opinion internationaleau changement de régime.

L'Occident mène une guerre sournoise, par procuration.

Comme en Libye. Lorsqu'il aura gagné,une marionnette sera installée,les pays seront pillés par les multinationales étrangères(comme du temps du Shah, en Iran),et ils suivront les directives de l'Oligarchie mondialisée.

Ces pays, aux mains des valets du NOM,en subiront TOUTES les conséquences..même le poison vaporisé du Ciel (chemtrails)pour réduire la population.

Prochaines cibles : Le Liban, l'Iran, etc.

L'étau va se resserrer autour de la Russie et de la Chine,privés de leurs avant-postes.

Ensuite viendra le tour des états latino-américainsau service de leur population plutôt que de

la mafia du Nouvel Ordre Mondial.

 

Si l'OTAN l'emporte en Libye,les Libyens verront la différencesous la férule des prédateurs anglo-saxons:

Finies les subventions des produits de première nécessité,finies la médecine et l'éducation gratuites !

Fini le travail pour tous,et l'emploi d'un million 500.000 Africains(ils retourneront à leur pauvreté,ou bien les "libérateurs" libyens les assassinent !).

Finie aussi les projets, sous la férule de Kadhafi,d'une Afrique indépendantesur les plans monétaire, politique, environnemental,transports etc - et qui dit transports,dit profits pour les Bolloré amis de Sarkozy(qui ont en charge une bonne partdu secteur en Afrique !).  

La dictature planétaire des Anglo-Saxonset de leurs alliés israéliens ou français,est en marche. Inexorablement.

Pour faire de chacune de nos vies un enfer....  

Citoyens ! Notre droit le plus absoluet notre devoir sont de refuserl'horreur en marche...  

Eva R-sistons

http://r-sistons.over-blog.com


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