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29/08/2011

n°10 - Journal de Syrie - 11-08 au 28-08 -: Fin - La Syrie est la cible d'un complot extérieur visant sa sécurité et sa stabilité.


n°10 - Journal de Syrie -  11-08 au 28-08  -: Fin - La Syrie est la cible d'un complot extérieur visant sa sécurité et sa stabilité.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deSyrie

             n°10                                                11-08 au28-08

        C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

1 Lutte pour la libération du territoire

La Syrie dément le bombardement maritime de Lattaquié.

2  Politique Syrienne 

Sur le terrain

Les grandes manœuvres

3  Politique US

Clinton

LesÉtats-Unis adoptent une approche de « puissance intelligente » sur la Libye et la Syrie.

Des Canons ... pas du beurre

Les USA appellent Moscou à stopper les fournitures d'armes à la Syrie.

Les grandes manœuvres

Louis Denghien : l’ambassadeur américain obligé d’écourter son ingérence

4 Pays Arabes & voisins

Iran

Turquie

5 Les institutions

ONU

Damas invite l'ONU à envoyer une délégation d'inspection en Syrie. .

6 Europe

1  France

7 Les réactions dans le monde

Russie

Des forces étrangères assurent l'arme et l'argent aux soi-disant manifestants pacifiques en Syrie..

Sologobovski: L'opposition extrémiste en Syrie cherche à réaliser sa démocratie présumée par des moyens pas du tout démocratiques.


 

1 Lutte pour la libération du territoire

La Syrie dément le bombardement maritime de Lattaquié.

Que l'on se souvienne des soi-disant bombardements de Tripoli par Kadhafi, démenti par la mission européenne.

Sur le terrain, une source militaire a démenti les informations propagées sur un bombardement maritime d'al-Raml al-Janoubi , à Lattaquié, a rapporté SANA.

La source a ajouté que les barques militaires exercent leur mission routinière de protéger les côtes et d'empêcher le trafic d'armes vers le pays à travers la mer comme c'était le cas dans d’autres régions.

De même, les habitants d'al-Ramel al-Janoubi ont démenti ces informations véhiculées par certains médias tendancieux sur un bombardement maritime et un déploiement des chars dans leur quartier, affirmant que ce sont des groupes terroristes armés qui assassinent les civils et jettent de la dynamite en direction des civils et des militaires afin de semer la terreur parmi eux.

Les citoyens du quartier ont souligné que les forces de l'ordre traquent ces groupes pour les arrêter. Nombre de ces citoyens ont raconté comment les hommes armés les terrorisaient, appelant l'armée à intervenir pour réinstaurer la sécurité dans leur ville.

Dimanche,  les forces de l'ordre ont traqué des hommes armés dans le quartier Arraml al-Janoubi à Lattaquié, a indiqué le correspondant de Sana, ajoutant que les hommes armés utilisaient des mitrailleuses, des grenades et des charges explosives, terrorisaient les habitants de la ville et attaquaient des biens publics et privés.

Le directeur de la Santé de Lattaquié a indiqué de son côté que deux éléments des forces de l'ordre sont tombés en martyr et 41 autres ont été blessés, en plus de quatre morts non identifiés parmi les hommes armés.

TEMOIGNAGES DE BLESSES..

Le blessé Aymen Qassir, agent de l'ordre a indiqué qu'il a reçu une balle au pied gauche, alors que son camarade, Kinan Souleymane Ghalia a dit qu'il a été blessé à l'épaule gauche par une balle ayant transpercé son gilet pare-balles.

Pour sa part, le blessé, Mohamed Selmane, a précisé qu'il a reçu deux balles, une à la main gauche et l'autre au menton, au moment où il était en train de ramener à ses camarades de la nourriture dans le quartier de Sayadate et Raml al-Janoubi, alors que son collègue, Issa Aref Mahfoudh, a reçu une balle à la cuisse gauche.

L'un des habitants de ce quartier, Mohamed Dassouqi, a assuré que l'intervention de l'armée était urgent  pour le rétablissement de l'ordre et de l'accalmie.

Oum Ahmed, habitant le quartier a révélé qu'elle avait décidé de quitter le quartier avec ses enfants pour éviter les actes terroristes des éléments armés qui ont sévi plusieurs jours dans le quartier avant l'entrée de l'armée et des forces de l'ordre.

Rappelons que le Conseil de sécurité de l'ONU doit tenir jeudi une réunion spéciale qui sera consacrée aux droits de l'Homme et à l'urgence humanitaire en Syrie.

http://www.mleray.info/article-la-syrie-dement-le-bombardement-maritime-de-lattaquie-81638089.html



2  Politique Syrienne  

Sur le terrain

Raghda Bittar : Vyacheslav Matuzov : « Une interviewclaire et franche. »

Des analystes et responsables arabes et étrangers qualifient de claire et franche l'interview du président al-Assad à la télévision syrienne

Le président de l'Association russe pour l'amitié et la coopération avec les pays arabes, Vyacheslav Matuzov, a qualifié de globale, positive et constructive l'interview du président Bachar al-Assad à la télévision syrienne qui répond à la politique occidentale qui s'ingère dans les affaires intérieures de la Syrie.

Dans une interview avec la télévision syrienne, M. Matuzov a indiqué que les réformes annoncées par la direction syrienne est le résultat des impératifs du 21ème siècle et non pas des pressions extérieures, ajoutant que la Syrie est la cible d'une campagne médiatique tendancieuse d'objectif politique.

M. Elie Ferzli, ancien vice-président du Conseil des députés libanais, a indiqué que le président al-

Assad a précisé que la campagne déclenchée contre la Syrie vise à porter atteinte à la souveraineté, à l'indépendance, à l'arabité et à la culture de la Syrie.

M. Ferzli a précisé que la position occidentale à l'égard du président al-Assad n'est pas nouvelle surtout que le président al-Assad représente la Syrie qui joue un rôle pionnier dans la région.

Le directeur du Centre des Etudes américaines et arabes à Washington, M. Mounzer Suleimane, a précisé que le traitement des Etats-Unis avec la région dépend en premier lieu des intérêts israéliens sans prendre en considération la souveraineté et l'indépendance des pays.

M. Rifaat Sayyed Ahmad, directeur du Centre de Jaffa des Etudes stratégiques au Caire a précisé que le président al-Assad était satisfait, quiet, franc et confiant dans son interview, ce qui confirme que la Syrie est sur le chemin de mettre fin à la crise. M. Amer al-Tal, rédacteur en chef du journal jordanien al-Wahda, a indiqué que la conspiration à laquelle fait face la Syrie ne vise pas cette dernière seulement mais la région tout entière.

Raghda Bittar

21 Août

http://www.sana.sy/fra/56/2011/08/21/365300.htm


Les grandes manœuvres

Assad à Davutoglu: «La Syrie ne sera pas indulgente dans la poursuite des groupes terroristes armés». 

Le président Bachar Al Assad a reçu hier Ahmet Davutoglu, ministre turc des Affaires étrangères, avec qui il a examiné les événements en Syrie.
Le président Al Assad a fait savoir que la Syrie ne sera pas indulgente dans la poursuite des groupes terroristes armés afin de protéger la stabilité de la patrie et la sécurité des citoyens, et qu'elle est résolue à poursuivre les démarches des réformes globales qu'elle avait entamées, affirmant que la Syrie est ouverte à toute aide apportée dans ce sens aux pays frères et amis. Le président Al Assad a informé Davutoglu de la situation dans nombre de villes syriennes du fait des actes des groupes terroristes armés qui avaient tué les civils et les éléments des forces de l'ordre et terrorisé les habitants.
Le ministre turc a fait savoir qu'il n'est porteur d'aucun message de quiconque et que la Turquie est soucieuse de la sécurité et de la stabilité de la Syrie.
Il a indiqué que les étapes parcourues dans les relations stratégiques entre la Turquie et la Syrie laissaient les directions des deux pays ressentir que ce qui se passe dans l'un d'eux comme une affaire intérieure, ajoutant : «Comme la Turquie estime que ce qui se passe en Syrie est une affaire intérieure turque, la Syrie a les mêmes considérations dans n'importe quel événement survenu en Turquie».
M. Davutoglu a exprimé la conviction que la Syrie sous la direction du président al-Assad sera un exemple à suivre dans le monde arabe après le parachèvement des réformes adoptées par la direction syrienne, soulignant que la stabilité de la Syrie est fondamentale pour la stabilité dans la région.
M. Ahmet Davutoglu a qualifié de très francs et fraternels ses entretiens avec le président Bachar al-Assad. Dans une conférence de presse tenue mardi soir à son retour à Ankara au terme d'une visite en Syrie, M. Davutoglu a indiqué que les points de vue des deux pays étaient concordants à l'égard des questions discutées
«Nous sommes convaincus que des pas de réformes seront sur le terrain dans les prochains jours», a-t-il précisé. Le chef de la diplomatie turque a dit avoir examiné avec le président Al Assad les répercussions des événements pour les deux peuples turc et syrien et lui avoir transmis des messages «purement turcs», et en même temps avoir pris connaissance des points de vue syriens à l'égard de ce qui se déroule.

11/08/2011
http://www.letempsdz.com//content/view/61071/186/



3  Politique US

Clinton

LesÉtats-Unis adoptent une approche de « puissance intelligente » sur la Libye et la Syrie. 

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a déclaré mardi que les États-Unis adoptaient une approche de « puissance intelligente » sur la Libye et la Syrie.
Rappelant comment une coalition a été assemblée en un laps de temps relativement court, mobilisant les pays arabes, pour mener des frappes aériennes en Libye, la responsable diplomatique américaine a déclaré « c'est exactement le genre de monde que je souhaite, un monde dans lequel les États-Unis ne sont pas seuls à agir pendant que tous les autres restent en recul, que nous seuls supportons tous les coûts, et tous les sacrifices, que nos hommes et nos femmes donnent leur vie pour des valeurs universelles; un monde dans lequel nous pouvons enfin commencer à dire que nous sommes les plus grands dirigeants au monde et que nous dirigeons effectivement".
« L'un des aspects pour être dirigeant est de mobiliser d'autres personnes. Et je pense que c'est ce que nous faisons », a- t-elle déclarée dans une adresse commune avec le secrétaire de la Défense Leon Panetta à l'Université nationale de la défense à Washington.

17/08/2011

 http://french.news.cn/monde/2011-08/17/c_131054395.htm


Des Canons ... pas du beurre

Les USA appellent Moscou à stopper les fournitures d'armes à la Syrie.

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a exhorté la Russie à cesser d’approvisionner la Syrie en armes. "Nous voudrions que la Russie cesse de vendre des armes au régime de Bachar al-Assad", a déclaré Hillary Clinton dans une interview sur la chaîne CBS.
Les exportations d'armes russes en Iran et en Libye sont déjà suspendues. Désormais, les autorités américaines soulèvent la question de la coopération entre Moscou et Damas.
Les exportations d'armements russes en Syrie est un thème très sensible même dans une affaire aussi délicate telle que la coopération militaro-technique. Israël et les Etats-Unis portent atteinte aux intérêts des producteurs d’armements russes et à la politique moyen-orientale complexe du gouvernement russe.
Des exportations d'armes aléatoires
Au cours des dernières années, les liens militaro-techniques entre la Russie et la Syrie ont souvent fait l’objet de critiques de la part de Tel-Aviv et de Washington. Souvent le gouvernement russe a dû annuler les contrats préparés après avoir évalué les perspectives de l’exacerbation des relations.
Même cas de figure pour la commande du système tactique de missiles Iskander-E(code OTAN SS-26), annulée en 2005. De temps à autre surviennent, sans confirmation par la suite, des déclarations sensationnelles sur les fournitures à la Syrie d'avions modernes(des chasseurs Su-30, code OTAN Flanker-C ou des intercepteurs de défense antiaériensMiG-31E, code OTAN Foxhound) et des systèmes sol-air S-300 PMU-2 Favorit(code OTAN SA-20B).
A l’heure actuelle, l’existence de trois contrats russo-syriens en vigueur sur la fourniture d’armes, dont le montant pourrait être supérieur à 2,5 milliards de dollars, selon les estimations du Centre d’analyses des stratégies et des technologies, a été officiellement confirmée. Un accord sur la fourniture à Damas de 24 nouveaux chasseurs MiG-29M/M2 a été signé. Les systèmes de défense antiaérienne Buk-M2E (code OTAN SA-17 Grizzly) devraient être envoyés en Syrie. Un programme de modernisation d’environ 1.000 chars syriens T-72M pour passer à la version T-72M1M a également été adopté.
Toutefois, ce n’est pas tout. Il est également question de la fourniture d’un système de missiles sol-mer Bastion qui perdure depuis 2007. Il s’agit d’un système moderne doté de missiles supersoniques Iakhont. Leur version en service en Russie, Onyx (code OTAN SS-N-26), deviendra prochainement la base de l’armement antinavire aussi bien des bâtiments de surface que des sous-marins nucléaires de la marine russe.
Le gouvernement russe, qui s’est retrouvé dans une situation complexe, tantôt réfute l’existence du contrat de fourniture des Bastions, tantôt insinue qu’il sera tout de même exécuté. Cela est compréhensible : l’argent des "armuriers" aime le silence, et il y a déjà beaucoup trop de politique dans cette question.
L’argent et la politique
La Russie a déjà adhéré aux sanctions sur les fournitures d'armes frappant l’Iran et la Libye, en gelant les contrats en vigueur pour la fourniture de matériel militaire. Dans le cas de la Libye, la situation ne semble pas être une grande perte dans le contexte des manœuvres de Kadhafi qui promettait beaucoup de choses à Moscou, mais qui tentait parallèlement d’obtenir un maximum d’avantages des entreprises d’armement européennes. Par contre, la rupture des accords iraniens a causé un préjudice significatif aux revenus de l’industrie de défense, notamment aux concepteurs des systèmes de défense antiaérienne. Le contrat portant sur la fourniture de5 divisions de S-300PMU (code OTAN SA-10 Grumble) aurait pu dépasser 800 millions de dollars, et le dédit atteignait 400 millions de dollars.
À l’époque soviétique la coopération militaro-technique avec la Syrie compliquait déjà les relations entre l’URSS et les Etats-Unis. Après l’effondrement de l’Union soviétique, le régime de Hafez al-Assad (puis de son fils) était prêt à acheter à Moscou des armements dont le volume dépassant les capacités d'exportation de la Russie
L’exacerbation de la situation en Syrie en août 2011 a compliqué des contradictions déjà complexes. La Russie pourrait se retrouver dans une position proche du zugzwang aux échecs, lorsque la position du joueur empire quel que soit le coup joué par ce dernier.
Si le Kremlin suivait la recommandation de la Maison blanche, la Russie pourrait perdre de l’argent et une part de marché dans les exportations mondiales d’armements high-tech. Et en renonçant démonstrativement à coopérer, la Russie pourrait compliquer l’ordre du jour déjà tendu des relations bilatérales avec les Etats-Unis et l’OTAN sur les questions de la défense antimissile (ABM) et des armements nucléaires. En jouant ainsi contre la politique du "reboot" et en renforçant l’aile des faucons de l’opposition politique américaine à la veille de la présidentielle de 2012.

http://fr.rian.ru/analysis/20110815/190489015.html


Les grandes manœuvres

Louis Denghien: l’ambassadeur américain obligé d’écourter son ingérence

Les relations syro-américaines étant ce qu’elles sont, on ne risque pas de les dégrader davantage. C’est ce qu’ont dû se dire les manifestants qui, à Damas, mardi 23 août, ont réservé un accueil chaud – ou frais, c’est selon – à l’ambassadeur Robert Ford, bien connu désormais pour sa participation  - pas très diplomatique -aux manifestations des opposants radicaux de Hama, le 8 juillet dernier. Depuis d’ailleurs, il continue de porter les encouragements d’Obama-Clinton aux opposants aux quatre coins du pays. Et c’est toujours dans le cadre de cette « diplomatie d’ingérence », que Mr Ford était venu apporter son soutien à une réunion d’avocats proches de l’opposition à l’hôtel Cham. Las, au sortie de la dite réunion, Robert Ford s’est retrouvé nez à nez avec un groupe de supporteurs de Bachar al-Assad. Ceux-ci, qui brandissaient une affiche à l’effigie du président syrien, ont copieusement conspué l’ambassadeur-déstabilisateur, recyclant avec beaucoup d’à-propos le vieux slogan « US go home ! » et proclamant vigoureusement leur amour conjoint de Bachar et de la Syrie.

Ford a vite été contraint au repli dans son 4×4 vitres-blindées-et-fumées sous la protection de ses bodyguards, serré de près par les manifestants qui ont pu symboliquement plaquer l’affiche de Bachar sur le pare-brise du véhicule diplomatique.

D’un ambassadeur US à l’autre

La télévision syrienne, c’est de bonne guerre psychologique, s’est emparée de l’incident. Nous mettons en ligne ci-dessous le reportage, hélas réservée prioritairement aux arabophones : on y voit un des manifestants raconter les péripéties de l’incident, puis on voit Ford circonspect à la sortie de l’hôtel Cham, avant de regagner précipitamment sa voiture, escorté vigoureusement par les « bacharistes ».

On sait que les Américains n’apprécient guère qu’on touche, même symboliquement, à leurs diplomates et aux signes extérieurs de leur puissance. L’administration Obama n’avait pas beaucoup aimé les jets de pierre contre son ambassade de Damas en juillet dernier, nul doute qu’elle condamnera vigoureusement la « reconduite » de Ford à sa voiture à défaut d’y pouvoir trouver un prétexte convaincant pour une intervention armée. La fin du reportage de la télévision syrienne devrait d’ailleurs, à cet égard, apaiser un peu cette blessure d’amour-propre diplomatique, puisqu’on a droit à une interview de l’ancien ambassadeur américain en  Irak Edward Peck, présent à Damas dans le cadre de la visite d’information – ou de réinformation – organisée dans la capitale syrienne et à Hama par les autorités et des des décideurs économiques syriens du 20 au 22 août. Peck, dont nous allons mettre en ligne l’entretien qu’il nous a accordé en cette circonstance, est un opposant résolu à la politique arabe – et syrienne – de son gouvernement. On voit donc que même au pays d’Hillary Clinton et de Paul Wolfowitz, il y a encore des personnalités courageuses pour essayer de sauver l’honneur perdu de la diplomatie américaine.

VIDEO:http://www.youtube.com/watch?v=yD_zlCfTQCs&feature=player_embedded#!

Louis Denghien,

le 25 août 2011 

http://www.infosyrie.fr/actualite/damas-lambassadeur-americain-oblige-decourter-son-ingerence/ 



4 Pays Arabes & voisins

Iran

Le MAE Iranien met en garde l'OTAN contre toute éventuelle attaque de la Syrie.  

Le Chef de la diplomatie iranienne, Ali-Akbar Salehi a mis en garde contre toute éventuelle attaque de l'OTAN contre la Syrie. "La Syrie se trouve en première ligne du Front de la résistance. L'OTAN ne peut pas menacer ce pays", a-t-il indiqué, avant de prévenir: "Si l'OTAN attaque la Syrie, elle s'enfoncera dans un bourbier duquel elle ne pourra jamais sortir". Et le ministre iranien des Affaires étrangères de poursuivre: "Les menaces de l'Occident n'affecteront en rien la volonté du peuple syrien". Le ministre iranien des Affaires étrangères a qualifié d'inefficace la politique des pays occidentaux en Irak et en Afghanistan qui n'aboutit qu'à la violence. S'agissant de la victoire des révolutionnaires libyens face au régime dictatorial de Kadhafi, le chef de la diplomatie iranienne a déclaré que le peuple libyen est suffisamment averti et qu'il ne permettra pas aux Américains de dévoyer sa révolution.
IRIB

28/08/2011

http://french.irib.ir/info/politique/item/138998-le-ministre-iranien-des-affaires-etrangeres-a-mis-en-garde-contre-toute-eventuelle-attaque-de-lotan-en-syrie


Turquie

Bachar El Assad dans la ligne de mire de la Turquie…  

Ankara semble las du comportement du président syrien. Les responsables turques ont donc décidé de forcer le leader de Damas à se plier aux désires et ordres des Occidentaux!
Ainsi, en plus de la décision d’Ankara de poster deux brigades de l’armée à la frontière avec la Syrie dans le but de créer une zone de sécurité à l'intérieur même du territoire syrien.
En plus de la visite du ministère turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu à Damas, où la Turquie avec l'aval des Etats-Unis a donné jusqu'au 27 août à Bachar el-Assad pour changer de politique; s'ajoutent les déclarations d'une source de haut rang turque paru samedi au journal «Hurriyet», cité par le quotidien as-Safir!
Selon as-Safir, le contenu de ces affirmations sont très dangereuses, non seulement parce que la source en question justifie les raisons pour lesquelles la Turquie souhaite rompre avec la Syrie, mais aussi la source dessine un avenir sombre sur ce qui risque de se passer si le président syrien ne se plie pas aux directives des occidentaux, incluant une participation turque à une intervention militaire.
Toujours selon as-Safir, citant des sources turques, «la participation de la Turquie dans une intervention militaire internationale» dans le cadre du principe de «l'intervention humanitaire», a fait l'objet de sérieuses discussions et évaluations de la part des hauts responsables Turcs !
Voire, cette question était au cœur de la conversation téléphonique entre le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et le président américain Obama.
Selon un haut responsable turc, cité par as-Safir, Erdogan a demandé à Obama de reporter la demande du président syrien de démissionner jusqu'à ce que la fin du délai des promesses de réforme. Cette source a déclaré que le délai est une sorte de pression sur Assad!
"Jusqu'à maintenant, nous avons essayé de convaincre les nations occidentales de donner à Assad plus de temps pour mener des réformes. Nous sommes aussi amicaux que nous le pouvons, nous avons tenu des réunions ministérielles communes et avons annulé le besoin d'un visa pour entrer en Turquie de Syrie", aurait écrit Abdullah Gul.
Il aurait ajouté: "Mais si le régime syrien n'écoute pas nos conseils, en tant qu'ami et voisin, et continue à tirer sur son peuple, nous ne pourrons plus être amis".
Autre pression turque, plusieurs officiers ont été rappelés de leurs vacances et les autorités envisagent même de créer une zone de sécurité à l’intérieur même du territoire syrien.
Des manœuvres qui en réalité visent à anticiper toute tentative d’embrasement de la part des activistes kurdes qui auraient l’intention de profiter du chaos ambiant dans la région pour tester le niveau de résistance des forces militaires d’Ankara.
Suite à ces pressions, et selon l'agence IRNA, le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi, a contacté son homologue turque Davutoglu pour discuter avec lui de l'avenir «des relations bilatérales et les derniers développements dans la région», soulignant que les deux parties ont échangé leur point de vue pour ce qui est des événements en Syrie ».

16/08/2011
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=27256&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1



5 Les institutions

ONU

Damas invite l'ONU à envoyer une délégation d'inspection en Syrie.  
Damas a invité l'ONU à envoyer une délégation officielle de son Département humanitaire en Syrie secouée par des protestations massives contre le régime du président Bachar al-Assad, a annoncé mercredi le site d'information d'Al-Arabiya.
La proposition de Damas intervient quelques heures après une déclaration faite par le coordinateur spécial des Nations Unies pour le Liban Michael Williams sur le retrait du personnel auxiliaire de l'ONU se trouvant en Syrie. "26 employés étrangers de la mission et les membres de leur familles ont déjà quitté le sol syrien", selon M.Williams.
Ces derniers mois, l'ONU a reproché à la Syrie d'empêcher aux représentants des organisations internationales d'évaluer la situation dans les villes touchées par les désordres. Les observateurs internationaux se sont notamment vu interdire l'accès à la ville de Deraa.

17/08/2011  
http://fr.rian.ru/world/20110817/190529537.html


Union Européenne

Les grandes manœuvres

L'UE adopte des sanctions contre le CGRI iranien pour le soutien du régime syrien.
L'UE a adopté des sanctions contre le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien pour son soutien porté au régime syrien de Bachar al-Assad, a annoncé mercredi le Journal officiel de
l'Union européenne.
"Les forces Qods sont des forces spéciales du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran. Elles participent à la fourniture de matériel et de soutien au régime syrien pour aider celui-ci à réprimer
la contestation en Syrie. Les forces Qods ont fourni aux services de sécurité syriens une assistance technique, du matériel et un soutien pour les aider à réprimer les mouvements de contestation civils", lit-on dans un bulletin de l'UE consacré aux mesures restrictives contre la Syrie.
Les sanctions prévoient le gel des actifs du CGRI en Europe et l'interdiction d'entrer sur le territoire européen.
Début juin, les Etats-Unis ont aussi introduit des sanctions contre le Corps des Gardiens de la révolution islamique les accusant d'avoir violé les droits de l'homme lors de la présidentielle iranienne de 2009.
Depuis le 15 mars dernier, la Syrie est secouée par un mouvement de contestation du régime en place. L'opposition réclame la démission du président Bachar al-Assad et le lancement des réformes politiques. Selon l'ONU, la répression de la révolte populaire en Syrie par les forces de sécurité aurait fait plus de 2.200 morts. Selon Damas, depuis le début des événements, près de 500 militaires et représentants des forces de sécurité ont été tués par des "éléments terroristes armés".

RIA Novosti

24/08
http://fr.rian.ru/world/20110824/190676977.html


6 Europe

1  France

L'intervention française en Libye, un "investissement sur l'avenir", assure Juppé.

L'intervention de la France en Libye est un "investissement sur l'avenir", a estimé vendredi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, dans un entretien au quotidien Aujourd'hui en France/Le Parisien.

"Quand on m'interroge sur le coût de l'opération - le ministère de la Défense parle de 1 million d'euros par jour - je fais remarquer que c'est aussi un investissement sur l'avenir", a-t-il déclaré.

Selon lui, "les ressources du pays ont été confisquées par Kadhafi qui a accumulé les stocks d'or". "Cet argent doit servir au développement de la Libye. Une Libye prospère sera un facteur d'équilibre pour la région", a affirmé Alain Juppé.

Interrogé sur les origines de l'intervention de la France dans le conflit, le ministre des Affaires étrangères a reconnu qu'"on nous a reproché du retard à l'allumage lorsque que se sont déclarées les manifestations du Printemps arabe".

"Il est vrai que, pendant longtemps, nous nous sommes un peu laissé intoxiquer par ceux qui disaient que les régimes autoritaires sont le meilleur rempart contre l'extrémisme", a-t-il avoué.

"C'est fini", a-t-il ajouté. "Notre ligne, qui a déjà prévalu en Côte d'Ivoire, c'est de privilégier les aspirations des peuples et la protection des populations civiles", a rappelé Alain Juppé.

A la question "pourquoi cette nouvelle doctrine ne s'applique-elle pas à la Syrie", le ministre a répondu : "Mais elle s'applique intégralement à la Syrie !"

"La France a dit la première que Bachar al-Assad devait quitter le pouvoir", a-t-il souligné. Pour lui, "elle est à la pointe de la mobilisation internationale pour faire pression sur le régime par des sanctions politiques et financières".

Alain Juppé a cependant concédé que "l'intervention militaire n'est évidemment pas envisageable aujourd'hui, car il faut tenir compte de la situation régionale et internationale du dossier syrien".

"La première différence, c'est qu'il n'y a pas de mandat international", a-t-il expliqué. "Nous n'allons pas, sous notre propre responsabilité, nous lancer dans une opération militaire !" s'est-il exclamé.

"La Russie, mais aussi la Chine, le Brésil ou l'Inde s'y opposent", a également confirmé le ministre français des Affaires étrangères.

Pierre Verdy

27/08/2011

 afp.com/



7 Les réactions dans le monde

Russie

Moscou ne soutient pas les appels de l'UE et des USA à la démission d'Assad.  

La Russie ne soutient pas les appels à la démission du président syrien Bachar al-Assad, lancés la veille par certains pays de l'Union européenne et les Etats-Unis, rapporte vendredi, dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères (MID).
"Nous estimons que la direction de la Syrie avec le président Bachar al-Assad à sa tête doit recevoir suffisamment de temps pour pouvoir réaliser son programme de réformes politiques, sociales et économiques", lit-on dans le document.
La diplomatie russe signale que bien que la situation en Syrie reste toujours alarmante, Damas a effectué ces derniers temps des "pas importants" dans le sens des réformes, en levant notamment l'état d'urgence, en vigueur depuis 1963 et autorisant le multipartisme, mettant ainsi fin au monopole du parti Baas arabe socialiste.
Jeudi la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a déclaré au nom de l'Union européenne que Bachar al-Assad avait perdu toute légitimité aux yeux du peuple syrien et qu'il devait partir. Mme Ashton a aussi fait savoir que l'UE préparait un nouveau train de sanctions à l'encontre du régime syrien.
Cette position de l'UE a été soutenue par la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Espagne.
Auparavant, le président américain Barack Obama avait déclaré que le président syrien devait quitter immédiatement le pouvoir "pour le bien du peuple de la Syrie".

M.Obama avait, en outre, annoncé des sanctions US unilatérales à l'encontre de Damas.

19/08/2011

http://fr.rian.ru/world/20110819/190564732.html

 

Des forces étrangères assurent l'arme et l'argent aux soi-disant manifestants pacifiques en Syrie.

L'expert politique russe, Mikhaïl Delyagin, directeur de l'institut des problèmes de la mondialisation à Moscou, a affirmé que des forces étrangères assurent l'arme, l'argent et la couverture médiatique à ce que l'occident nomme "manifestants pacifiques" en Syrie, ajoutant que ceux-ci, comme on l'a constaté, utilisent l'arme avec professionnalisme.

Dans un entretien accordé au correspondant de Sana à Moscou, M. Delyagin a souligné qu'il faut empêcher toute intervention étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie, lui accorder le soutien diplomatique, œuvrer pour arrêter la campagne médiatique farouche lancée contre elle et révéler la réalité des événements.

Il a qualifié de "juste et précise" la position de la direction russe à l'égard des événements en Syrie, précisant qu'elle repose sur l'expérience amère en Libye et l'exploitation de l'OTAN des résolutions du conseil de sécurité pour lancer son agression contre le peuple libyen.

Pour sa part, le directeur de l'établissement du développement de la culture, des sciences et de l'enseignement en Russie a fait noter que les événements en cours en Syrie et les tentatives des pays étrangers de s'y ingérer concrétise clairement les politiques colonialistes adoptées par les pays occidentaux pour mettre la main sur les pays de la région.

 Il a souligné le soutien de l'opinion publique russe à la Syrie et son refus de toute ingérence dans ses affaires intérieures.

 Il a souligné, enfin, la nécessité d'affronter la campagne médiatique acharnée par une autre plus forte en employant les plus modernes technologies, affirmant que la sincérité est l'arme la plus forte dans la guerre médiatique.

L.A.

http://www.sana.sy/fra/338/2011/08/21/365163.htm

 

21 Août 2011

 

Les parlementaires russes accusent l'Occident d’exercer contre la Syrie une politique agressive.

"L’Occident fournit des armes aux groupes terroristes en Syrie"

Le premier vice président de la commission des relations internationales au conseil russe de la Douma, Leonid Kalashnikov, a accusé l'Occident d’exercer contre la Syrie une politique agressive, notamment en offrant  aux groupes terroristes, armes et munitions, sans compter un appui logistique dans certaines villes rurales syriennes, et ceci, pour empêcher la Syrie d'assumer son rôle clé dans la région.

Dans une déclaration à l'agence Sana, Kalashnikov a fustigé l'ingérence étrangère dans les affaires syriennes dénonçant  la politique de deux poids, deux mesures, adoptée à l'égard de la Syrie. Il a assuré qu'aucun changement dans la position de la Russie vis-à-vis des événements en Syrie n’est envisageable.

Kalashnikov a condamné l'attitude des pays occidentaux qui accusent les autorités syriennes de violer les droits de l'homme, ignorant les faits qui prouvent que ce sont les groupes terroristes qui violent les droits de l'homme en tuant les civils et les militaires et en coupant les routes.

Il a affirmé, dans ce contexte qu'aucun pays dans le monde n'acceptera de rester les bras croisés devant des actes criminels qui menacent la sécurité de ses citoyens.

Pour sa part, le président de l'association russe pour l'amitié et la coopération avec les pays arabes, Vyacheslav Matuzov,  a réitéré le refus de Moscou à toute forme d'ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie.

Dans une interview à la TV syrienne, Matuzov a affirmé que la position russe est stable et inchangeable à l'égard de la Syrie, car elle reflète les intérêts patriotiques russes, selon ses termes.

Matuzov a aussi indiqué que la Russie s'oppose à toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie.

Matuzov a expliqué que le ministère russe des AE, a publié un communiqué   après l'adoption par le Conseil de sécurité du communiqué présidentiel contre la Syrie et dans lequel, il a  indiqué que Moscou se tiendra aux côtés de la la Syrie, soulignant  que le plus important point dans ce communiqué est l'appel aux pays étrangers de ne plus s'ingérer dans les affaires intérieures de la Syrie, et telle est la position réelle de la Russie amie de la Syrie.

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/

 

Sologobovski: L'opposition extrémiste en Syrie cherche à réaliser sa démocratie présumée par des moyens pas du tout démocratiques.

Le vice président de la commission russe de la solidarité avec les deux peuples syrien et libyen, Nicolay Sologobovski, a déclaré que l'opposition extrémiste en Syrie voulait imposer ce qu'elle prétend être la démocratie, par des moyens qui n'ont rien à voir avec la démocratie. Il a souligné à cet effet que le dialogue est le seul moyen de sortir de la crise actuelle en Syrie.

Dans une interview accordée à la chaîne satellitaire, La Russie Aujourd'hui, Sologobovski a dit avoir récemment visité la Syrie à la tête d'une délégation russe et avoir rencontré des intellectuels et des représentants de l'opinion publique ainsi que des opposants syriens. "L'on a appelé tout le monde à faire partie du dialogue entre l'Etat et l'opposition", a-t-il ajouté.

Sologobovski a, également, évoqué sa visite à Hama où il a vu des bâtiments publics incendiés ou détruits par les groupes armés alors que les habitants lui ont raconté le cauchemar qu'ils avaient vécu en raison des pratiques des terroristes dans la ville.

Sologobovski

25 Août 2011

 http://www.sana.sy/fra/55/2011/08/25/366194.htm



 

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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