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07/09/2011

n°37 - Journal de Libye - 23-08 au 06-09 / -- Début - : 30.000 bombes, 60.000 morts : une sacrée mission humanitaire

n°37 - Journal de Libye -  23-08 au 06-09 / -- Début  - : 30.000 bombes, 60.000 morts : une sacrée mission humanitaire.


 


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deLibye

 n°37                                           23-08 au06-09

        C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deLibye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Thomas C. MOUNTAIN : 30.000 bombes, 60.000 morts : une sacrée mission humanitaire.

Thierry Meyssan : Tripoli, dernières heures, avant la chute

ENCORE UN DE MOINS !IL NE RESTE DONC PLUS QUE:…

Ils vont annoncer la capture de Kadhafi.

Les rebelles fêtent l'arrivée des troupes dans Tripoli.

Manlio Dinucci : L’avenir de la Libye selon les plans de l’OTAN.

Rasmussen : Ce n'est pas l'arrestation de Kadhafi qui déterminera la fin de l'opération de l'OTAN en Libye…

POLÉMIQUE – Libération publie une lettre adressée au Qatar dans laquelle le Conseil national de transition ferait une telle promesse...

1 Lutte pour la libération du territoire

Sur le terrain

Ils ont été massacrés à huis clos en Libye - Qui sauvera les Touareg?

Un important convoi civil et militaire quitte la Libye pour le Niger.

Thierry Delforge" Crimes racistes dont le CNP est l'instrument et l'OTAN l'instigateur.

Les grandes manœuvres

Il n’y a aucune preuve étayant la présence de mercenaires dans l’est de la Libye

2 Politique

Les grandes manœuvres

Fin

3 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

3-1 MORT OU VIVANT, KADHAFI EST DEVENU UN HÉROS AFRICAIN

Vidéo :http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1814 

3-2 La vraie raison pour la guerre en Libye-Kadhafi et son Dinar en or -

Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=FA2OxRJ_SRo&feature=related

3-3 Honte aux journalistes de radio France-Inter traitant de la Libye - Silvia Cattori
 http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1827

3-4 Les verités de la Libye par T.Meyssan 2011.09.02
vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=5ClBYu0JfBo&feature=youtu.be

3-5 Gaëtan PELLETIER : L’histoire des trois petits cochons... 

Le plan de l’OTAN est d’occuper la Lybie par Fidel Castro Ruz

3-6 Michelle Verrier : Honte aux journalistes de radio France-Inter traitant de la Libye !

3-7 Crimes racistes dont le CNP est l'instrument et l'OTAN l'instigateur.

4 Les brèves.

4-1 Le dégel de 15 mds USD annoncé à Paris.

4-2 Pepe Escobar : C'est une guerre [de] TOTAL, monsieur.

 



Tiré à part

Thomas C. MOUNTAIN : 30.000 bombes, 60.000 morts : une sacrée mission humanitaire.

Après environ 8.000 raids aériens, et une estimation de 4 bombes lancées par attaque, l’OTAN a déjà largué plus de 30.000 bombes sur la Libye. Ca fait pratiquement 200 bombes par jour pendant 6 mois, soit des dizaines de milliers de tonnes d’explosifs puissants. Avec une estimation de 2 Libyens tués par bombe et aucune victime du côté de l’OTAN, les régimes occidentaux ont massacré environ 60.000 Libyens au cours des six derniers mois alors que les rebelles eux-mêmes annoncent 50.000 morts. Une sacrée mission humanitaire, n’est-ce pas ?

Le déroulement de la « guerre civile » en Libye peut être mieux décrit par les événements du 21 août. Ce dimanche après-midi, une équipe de télévision de la BBC a montré une colonne rebelle en train de s’enfuir de Zawiya, dans les environs de Tripoli. Battant pitoyablement en retraite, jetant des regards effrayés par dessus l’épaule et fuyant à toutes jambes sur la route par laquelle ils étaient arrivés – même la « presstituée » de la BBC qui était sur place n’a pas pu se retenir d’exprimer son dégoût devant la scène. Une fois de plus, confrontés à une résistance déterminée, les rebelles ont fui et montré leur véritable nature.

Le lendemain matin, une journaliste de France24 a raconté comment, plus tard dans la nuit de ce même dimanche, elle avait accompagné ces mêmes rebelles lorsqu’ils ont traversé Zawiya sans rencontrer la moindre résistance jusqu’à la Place Verte au centre de Tripoli, en croisant cette fois-ci une enfilade de ruines d’immeubles bombardés qui brûlaient encore.

Voilà ce qu’aura été la guerre de l’OTAN et si le monde ne le comprend pas, les rebelles, eux, ne le comprennent que trop bien.

Un problème majeur pour l’OTAN et sa Ligue de Traîtres Libyens, connue aussi sous le nom de Conseil National de Transition, est que la majorité des militaires rebelles sont sous les ordres du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), un groupe qui se présente comme affilié au groupe Al-Qaeda du Maghreb. (voir détails déjà rapportés icihttp://www.legrandsoir.info/comment-al-qaeda-est-arrive-a-re... – NdT)

(…)

Tandis que d’anciens terroristes de GICL devenus « combattants de la liberté » vont de maison en maison pour arrêter et exécuter des « supporters de Kadhafi » et des « mercenaires africains » à Tripoli, la vie quotidienne pour les habitants de la ville s’est transformée en une opération de survie. Sans eau depuis près de deux semaines, sans gaz pour cuisiner ou de combustible pour les véhicules et avec la nourriture qui commence à manquer, l’avenir pour la population de Tripoli paraît incertain.

Certains médias internationaux ont affirmé que la Grande Rivière Artificielle (GRA), le système d’irrigation qui fournit presque la totalité de l’eau du nord de la Libye, a été bombardée par l’OTAN. D’autres prétendent que les « loyalistes de Kadhafi » contrôlent toujours les puits du sud et qu’ils ont coupé l’eau – si c’est le cas, alors même Benghazi manquera d’eau. Tripoli devra donc importer son eau pendant un certain temps et le fait de savoir comment une ville de près de 2 millions d’habitants pourra vivre avec de l’eau importé par camions-citernes est un sujet que les médias n’abordent plus.

Le « Conseil National de Transition » désormais reconnu comme le « gouvernement légitime de la Libye » par les gouvernements de l’OTAN et leurs alliés est composé de nombreux anciens hauts officiels du gouvernement Libyen et se trouve de plus en plus dans une position délicate. Avec l’Union Africaine qui tente d’empêcher le déblocage des fonds du gouvernement Libyen détenus dans les banques occidentales il n’y a plus beaucoup de temps à perdre si ce CNT veut pouvoir continuer d’exister.

Le président de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma, a condamné les dirigeants du CNT qualifiés d’escrocs et exigé la restitution des dizaines de millions de dollars que les hauts dirigeants ont volé lorsqu’ils étaient en fonction dans le gouvernement Libyen avant que l’Union Africaine ne lève son opposition au déblocage des fonds du gouvernement de Kadhafi.

Les dirigeants de l’OTAN doivent se démener pour maintenir le CNT à flots. Les images de palettes chargées sur deux mètres de haut de 200 millions de dinars Libyens acheminés par avion depuis Londres montre la fragilité de l’influence du CNT. Alors que le cirque des « amis de la Libye » organisé par l’OTAN et qui se tient à Paris promet de libérer les milliards de dollars Libyens détenus en otage par l’Occident, la mise en application de ces promesses est une toute autre affaire. La corruption et l’incompétence sont la marque des dirigeants du CNT et il ne sera pas surprenant d’entendre parler plus tard de détournements massifs de fonds.

La grande question est de savoir combien de temps les dirigeants du GICL/AQM laisseront-ils le pouvoir à leurs anciens ennemis jurés au sein du CNT. Déjà le « gouvernement » rebelle dans la ville portuaire de Misrata a annoncé qu’il ne reconnaissait pas l’autorité du CNT et on y signale la tenue de manifestations quasi quotidiennes pour exiger l’expulsion du CNT des anciens fonctionnaires du gouvernement Libyen.

Pendant ce temps, de vastes étendues du désert Libyen dans le sud n’ont pas été conquises par l’OTAN et pratiquement toute l’eau et une partie du pétrole échappe au contrôle du CNT.

Avec de centaines de villages et de petites villes éparpillées à travers un territoire immense, le Colonel Kadhafi et ses supporters ont encore une vaste zone à leur disposition. Avec l’Algérie qui combat Al Qaeda du Maghreb, sa frontière avec la Libye reste ouverte et offre un terrain de repli aux opposants aux rebelles de l’OTAN. Le CNT a déjà sonné l’alarme quant à une insurrection à long terme qui pourrait s’implanter dans le sud de la Libye et qui utiliserait l’Algérie comme base arrière.

Jusqu’à présent les dirigeants Al-Qaeda et les gros bras de l’occident au sein du CNT n’ont pas encore commencé à s’entredéchirer mais une guerre interne paraît inévitable. Il se pourrait que nous assistions à des bombardements par l’OTAN de ses anciens alliés.

Une chose qui est claire est que la tragédie Libyenne ne fait que commencer et la capture de pratiquement tout le nord de la Libye par les rebelles de l’OTAN n’est que le début. 30.000 bombes sur le pays et la mort de quelques 60.000 Libyens marquent plutôt le début que la fin de cette catastrophe.

Thomas C. Mountain

(Counterpunch)

 

http://www.counterpunch.org/2011/09/02/30000-bombs-over-liby...

Traduction "combien de morts pour sauver combien de vies, déjà ?" par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.

URL de cet article 14554 
http://www.legrandsoir.info/30-000-bombes-60-000-morts-une-sacree-mission-humanitaire-counterpunch.html


Thierry Meyssan : Tripoli, dernières heures, avant la chute

Thierry Meyssan : D’abord je tiens à rappeler que j’ai annoncé cette histoire de fausse vidéo, qui était tournée à Qatar, je ne savais pas ce qu’on était en train de tourner, mais je savais qu’on avait reconstitué, en studio, à la fois la place verte, puis Bab -al -Aziya, je l’ai écrit, avant les événements ; je vois, encore, les journaux, comme "Marianne", qui se sont gaussés que je pouvais écrire des choses pareilles, mais les événements m’ont tristement donné raison. Depuis le début de cette guerre, beaucoup de choses qui ont été dites, beaucoup de choses que vous avez vues à la Télévision sont fausses. Le fait de voir n’est pas suffisant, -tel que le système fonctionne aujourd’hui-, et nous pouvons contester un grand nombre de choses qui sont acquises pour tout le monde, notamment, nous contestons, totalement, l’histoire des massacres qui auraient eu lieu, à Benghazi, au début. Tout cela est faux, absolument faux. Et j’ai essayé d’aller plus loin. Je pense que la presse est quelque chose de préalable à toute forme de démocratie. S’il n’y a pas de liberté d’expression, il ne peut pas y avoir de démocratie. Mais si cette liberté d’expression est manipulée, au service de la guerre, alors, tout le système est faussé. Donc, j’ai poussé la Jamahiriya libyenne à engager des poursuites, qui, évidemment, maintenant, ne pourront pas être menées à terme, puisque l’Etat s’est effondré, contre CNN, à la suite d’un certain nombre de faux reportages et sur la base de trois résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui ont été adoptées, à partir de 1945 -54, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, qui assimilent la propagande de guerre à un crime contre la paix, qui considère que la grande responsabilité des journalistes qui ont falsifié l’information, de manière volontaire- pas quand ils ont simplement commis des erreurs- Des falsifications, lorsque ces falsification ont conduit à la guerre, ils doivent être tenus responsables de toutes les conséquences, y compris, de crimes de guerre et contre l’humanité, qui auraient résulté de leur propre action

[...]

Julien Teil : "Amnesty international", l'ONG pro-atlantiste, a, néanmoins, fait preuve d’une certaine transparence, du mois d’avril à juillet, Donatella Rovera une envoyée d’"Amnesty International" de Londres, dans de nombreuses déclarations, aux médias, elle a bien expliqué et réitéré. Elle a dit que cette histoire de mercenaires de Kadhafi était entièrement fausse et que ceci était utilisé par les médias. Il n’y a jamais eu de mercenaires, qu’ils soient africains, tunisiens, algériens. Khadafi n’a jamais engagé de mercenaires, parce qu’il y avait un renfort populaire, qui s’est transformé en un volontariat immense, notamment, à Tripoli, où il y a à peu près 2 millions d’armes distribuées à la population ; cette propagande sert, finalement, à justifier.les exactions des mercenaires de Misrata. C’est une partie de la propagande médiatique.

[...]

lire l'interview sur http://french.irib.ir/analyses/articles/item/140096-tripoli-derni%C3%A8res-heures-avant-la-chute

 

ENCORE UN DE MOINS !IL NE RESTE DONC PLUS QUE:
SYRIE - IRAN - VENEZUELA - YEMEN - CUBA - CORÉE DU NORD - BIELORUSSIE - SRI
LANKA - EQUATEUR - BOLIVIE - NICARAGUA - ALGÉRIE

QUI SERA LE PROCHAIN ?
Le "Nouvel Ordre Mondial" continue d'avancer !
Et nous? Allons-nous enfin sortir de notre léthargie ?
--------------
PS. Ce Belhaj qui dit contrôler Tripoli et dont on nous parle maintenant a donc été arrêté par les USA et torturé par eux, selon Belhaj lui-même puis transféré au gouvernement Kadhafi qui a décidé de le libérer ...A votre avis est-ce normal de faire la guerre à celui qui vous a libéré en s'appuyant sur celui qui vous a arrêté puis torturé et finalement remis aux autorités de votre pays ? C'est une attitude digne ça ? Respectable ? Honorable ?
BD

Source : ELAC
http://www.elac-committees.org/

http://librepenseur-demosophy.blogspot.com/2011/09/sarkozy-reussit-son-coup-en-libye-les.html


Ils vont annoncer la capture de Kadhafi.

Bonjour

rProchain scénario à venir... Je vous préviens d'avance...Les rebelles & l'OTAN vont annoncer la capture puis le décès de Mouammar Kadhafi survenus lors de l’assaut donné à la ville de Bani Walid, pour susciter les défections. Dans le cadre de la guerre médiatique en Libye, voici un récapitulatif de quelques informations mensongères ralliés par un grand nombre de médias depuis le début des évènements en Libye :
21/02/2011 : Le ministre anglais des Affaires étrangères britannique, William HAGUE, a déclaré que Mouammar Kadhafi accompagné ...de sa femme et de sa fille, ont quitté la le territoire libyen vers le Venezuela. (Information fausse)
21/02/2011 : Saif Al Islam Kadhafi s'est blessé dans un accrochage avec les rebelles. (Information fausse)
23/02/2011 : Aïcha Kadhafi s'est enfui vers Malte. (Information fausse)
20/03/2011 : Khamis Kadhafi est mort à Brega, suite à une blessure reçue lors d'un crash d'avion. (Information fausse)
10/08/2011 : Khamis Kadhafi est mort à Zliten, suite dans d'un raid mené par l’OTAN. (Information fausse)
22/08/2011 : Saif Al Islam a été capturé par les rebelles et que Mohamed s'est rendu. (Information fausse)
27/08/2011 : Mouammar Kadhafi s'est enfui vers l'Algérie. (Information fausse & démenti par les autorités algériennes)
29/08/2011 : Khamis Kadhafi est mort à Terhona lors des combats et est enterré à Zliten. (Information fausse et démenti par l'OTAN)
N'écoutez pas ces conneries!!! Réveillez-vous, on est plus des enfants, un mensonge ça passe mais une dizaine ça ne marche pas!!!

http://allainjules.com/2011/09/04/libye-ils-vont-annoncer-la-capture-de-kadhafi/


Les rebelles fêtent l'arrivée des troupes dans Tripoli.

Mais les géants français ne sont pas les seuls à convoiter les richesses du pays.

Or, le gouvernement de transition rebelle l'a annoncé dès la semaine dernière : les pays qui ont aidé les rebelles à renverser Mouammar Kadhafi seront ceux qui auront le plus d'opportunités dans l'industrie pétrolière libyenne d'après-guerre.

Pour l'heure, la France semble plutôt bien positionnée, première nation à avoir plaidé en faveur d'une intervention militaire et reconnu le CNT. Mais l'Italie fait figure de concurrent sérieux. Le pays est historiquement présent en Libye, avec 182 entreprises sur place. La compagnie Eni, principal producteur étranger de pétrole en Libye (280.000 barils par jour avant l'insurrection) oeuvre dans le pays depuis 1959. Par ailleurs, le gouvernement italien, dans un premier temps hésitant à soutenir la rébellion, a très vite rattrapé son retard. Devançant les autres pays européen, Sylvio Berlusconi a notamment été le premier à répondre aux demandes d'aides financières de Mahmoud Jibril, le numéro deux du CNT, en débloquant le 25 août une tranche d'aide de 350 millions d'euros. Depuis une semaine, la compagnie pétrolière ENI a vu son cours bondir de 6,25%. Quant à celui de Total (55.000 barils avant l'insurrection), il a progressé de 4,78% sur cette période.

Le Brésil, la Russie et la Chine à la traîne

Pour d'autres pays au contraire, comme le Brésil, l'Allemagne ou la Russie, qui ont voté contre les mesures frappant le régime de Kadhafi, la situation est beaucoup plus compliquée. Dès mars dernier, la Russie, qui est présente sur le marché libyen de l'armement, du rail ou encore des hydrocarbures, a commencé à chiffrer ses pertes. Rosoboronexport, l'entreprise publique d'armements, évaluait par exemple à quatre milliards de dollars le manque à gagner entraîné par l'embargo décrété fin février par l'Onu sur la vente d'armes à la Libye. Aujourd'hui les entreprises russes sont conscientes qu'il faudra du temps pour normaliser leurs relations commerciales avec la rébellion, mais elles espèrent que l'amélioration de la situation rimera avec la reprise des contrats.

La situation est également délicate pour la Chine, dont 3% du pétrole est fourni par la Libye. Au début du conflit, le pays s'est abstenu de voter la résolution de l'ONU pour protéger les rebelles. Fin juin, néanmoins, Pékin a fini par reconnaitre le CNT "comme interlocuteur important". Depuis, elle multiplie les signaux et les appels à la stabilisation pour éviter que les 18,8 milliards de dollars qu'elle a investis dans le pays ne partent en fumée...

Des espoirs déçus?

Attention toutefois à ne pas redistribuer trop rapidement les cartes. Les pays qui ont soutenu la rébellion pourraient voir leurs espoirs déçus. Selon les observateurs notamment "le nouveau pouvoir libyen n'a aucune raison de brader son pétrole à ses amis entre guillemets, sachant que demain ils auront plein d'amis à travers le monde", estime par exemple Francis Perrin, expert de la Libye au Centre Arabe d'Etudes pétrolières. Même le CNT ne semble plus si sûr de pouvoir répondre à ses promesses. Il n'y aura "pas de favoritisme politique" et le nouveau régime procédera de façon "transparente", a notamment annoncé ce jeudi un porte-parole du CNT, Guma al-Gamaty, quelques heures avant le début à Paris d'un sommet consacré à la reconstruction du pays...

REUTERS/Reuters TV


Manlio Dinucci : L’avenir de la Libye selon les plans de l’OTAN.

Dans la représentation médiatique de la guerre de Libye, les « rebelles » dominent la scène, tandis que l’OTAN s’est mise à l’abri en coulisses. Mais c’est pourtant depuis sa cabine de régie que la guerre a été préparée et dirigée et que se décide le futur arrangement du pays.

  La mission de l’OTAN est « efficace et encore nécessaire », a déclaré la porte-parole Oana Lungescu. Personne n’en doute : en cinq mois de « protection unifiée », ont été effectués 21 mille raids aériens, dont plus de 8 mille d’attaques avec bombes et missiles, pendant que des dizaines de navires de guerre ont attaqué avec des missiles et des hélicoptères et contrôlé les eaux territoriales libyennes pour assurer l’embargo des forces gouvernementales et les approvisionnements de celles du Cnt de Benghazi. En même temps, des agents et des forces spéciales des Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et autres pays, ont joué un rôle clé sur le terrain, en signalant aux avions les objectifs à frapper, en plus de préparer et conduire l’attaque contre Tripoli. L’OTAN a joué un rôle décisif sans lequel les rebelles n’auraient jamais pu entrer à Tripoli, comme le confirme le général allemand Egon Ramms.

   Notre mission, a déclaré le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, continuera tant que continueront les attaques et les menaces (sic). Cela signifie-t-il que, une fois la « mission » accomplie, l’OTAN laissera aux Libyens la possibilité de décider de l’avenir de leur pays ?  En aucune manière. Elle passera à la phase 2 de la « mission ».  Il n’existe simplement pas de solution  militaire à cette crise, souligne un communiqué de l’Alliance, mais nous avons besoin d’un processus politique pour une transition pacifique à la démocratie en Libye. Et l’OTAN, assure Rasmussen, est prête à jouer un rôle de soutien.

  On ne spécifie pas de quelle manière, mais un plan général -décidé fondamentalement à Washington, Londres et Paris- est déjà prêt. Des détails ont filtré à travers les déclarations de quelques fonctionnaires. Formellement à la demande du futur gouvernement (dirigé par des hommes politiques garants des intérêts des plus grandes puissances occidentales), l’OTAN continuera à contrôler l’espace aérien et les eaux territoriales de la Libye. Officiellement pour assurer les aides humanitaires  et protéger le personnel civil sous bannière Onu. Cela nécessitera le libre accès aux ports et aéroports libyens, qui seront de fait transformés en bases militaires OTAN même si on y déploiera le drapeau rouge, noir et vert -celui-là même du régime du roi Idris qui, dans les années 50, concéda à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis l’usage du territoire pour y implanter des bases militaires, comme celle de la base aérienne de Wheelus Field aux portes de Tripoli. Un emplacement idéal, aujourd’hui, pour le quartier général du Commandement Afrique des Etats-Unis.

L’OTAN ne cesse de répéter qu’elle n’a pas l’intention d'envoyer des troupes en Libye, mais n’exclut cependant pas que des alliés, de façon singulière, le fassent, ou bien l’Ue, qui a déjà ses groupes de combat à déploiement rapides prêts. 

En même temps, l’OTAN entraînera et armera les « forces de sécurité » libyennes. Concept tout relatif. Le responsable de la sécurité à Tripoli, nommé avec  placet OTAN, est Abdel Hakim Belhaj, qui, à son retour de la jihad anti-soviétique en Afghanistan, forma en Libye le Groupe combattant islamique. Il fut capturé par la Cia en Malaisie en 2004 mais, après la normalisation avec Tripoli, renvoyé en Libye, où (sur la base d’accord entre les deux services secrets) il fût remis en liberté en 2010. C’est lui qui garantira, en habit de président du conseil militaire de Tripoli, la transition pacifique à la démocratie en Libye.

Edition de dimanche 4 septembre 2011 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110904/manip2pg/09/manip2pz/309387/

 

Rasmussen : Ce n'est pas l'arrestation de Kadhafi qui déterminera la fin de l'opération de l'OTAN en Libye…

L'Alliance atlantique cessera ses opérations en Libye uniquement lorsque les nouvelles autorités, incarnées par le Conseil national de transition (CNT), seront en mesure de protéger la population, a déclaré vendredi le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen.

Il s'exprimait en français, après avoir été reçu à l'Elysée par le président Nicolas Sarkozy -une rencontre qu'il a qualifiée de "très fructueuse".

"Pour l'OTAN, l'opération en Libye a été un grand succès" [la fantastique victoire de l'alliance des nations surarmées sur un pays du Tiers-Monde, extraordinaire en effet], s'est félicité M. Rasmussen, en précisant qu'elle n'était pas achevée et qu'il ne pouvait d'ailleurs pas avancer de date pour la fin de la mission. "Nous allons continuer notre opération aussi longtemps qu'il y a des menaces contre la population en Libye."

Ce n'est pas la capture du colonel Moammar Kadhafi qui dictera cette date, a expliqué le secrétaire général de l'Alliance atlantique. "La décision de terminer notre mission sera basée sur une évaluation politique globale incluant la capacité du Conseil national de transition d'assurer la sécurité du peuple libyen, incluant une évaluation militaire de l'OTAN et peut-être aussi incluant une évaluation ou une décision des Nations unies", a-t-il énuméré.

Il a d'ailleurs affirmé que "le colonel Kadhafi n'est pas une cible de nos opérations".

M. Rasmussen a assuré que l'opération contre les troupes du colonel Kadhafi n'avait en aucun cas des motivations pétrolières. "Nous avons exécuté nos opérations en Libye strictement en conformité avec le mandat des Nations unies, c'est-à-dire que nous avons exécuté ces opérations pour protéger la population civile en Libye -ni plus ni moins", a-t-il insisté.[comme celle de Syrte par ex.?]

Nicolas Sarkozy et M. Rasmussen "ont souligné le succès des opérations de la coalition en Libye" et affirmé "que celles-ci se poursuivraient encore le temps nécessaire", a précisé l'Elysée dans un communiqué. "Ils ont tiré les enseignements de ces opérations en ce qui concerne le renforcement du rôle des Européens dans l'Alliance, le partenariat avec les pays arabes et les capacités militaires", a ajouté l'Elysée.

AP, 3 sept.


POLÉMIQUE – Libération publie une lettre adressée au Qatar dans laquelle le Conseil national de transition ferait une telle promesse...

Aider son prochain, ça peut rapporter gros. C’est en tout cas ce qu’affirme une lettre, publiée par Libération aujourd’hui, sur un possible accord entre le Conseil national de transition libyen (CNT) et la France. Ce document montrerait «clairement que des engagements chiffrés ont été donnés il y a déjà plusieurs mois», rapporte le quotidien. Ce qui correspondrait à pas moins de 35% des nouveaux contrats pétroliers libyens. Ce document serait daté du 3 avril, c’est-à-dire 17 jours seulement après l’adoption de la résolution de l’Onu…

Que dit exactement cette missive? «[…] S’agissant de l’accord sur le pétrolepassé avec la France en échange de la reconnaissance de notre Conseil, lors du sommet de Londres, comme représentant légitime de la Libye, nous avons délégué le frère Mahmoud (Shammam, ministre en charge des médias au CNT, ndlr) pour signer cet accord attribuant 35% du total du pétrole brut aux Français en échange du soutien total et permanent à notre Conseil», révèle le journal.

Le quai d’Orsay «n’a pas connaissance d’un tel document»

Ce document a été adressé au pays qui sert d’intermédiaire depuis le début du conflit entre la France et le CNT: le Qatar. Une copie aurait été également envoyée au secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, ajoute Libération.

Une révélation qui vient mettre à mal le beau discours français sur l’engagement pour la protection des droits de l’Homme. «Venir en aide à un peuple en danger de mort […] au nom de la conscience universelle qui ne peut tolérer de tels crimes, déclare Nicolas Sarkozy lors d’un discours à l’Elysée, le 19 mars. Nous le faisons pour protéger la population civile de la folie meurtrière d’un régime qui, en assassinant son propre peuple, a perdu toute légitimité», a-t-on pu entendre le 19 mars.

Contacté par Libération, le Quai d’Orsay a expliqué qu’il n’avait «pas connaissance d’un tel document».

Total, de son côté, affirme ne pas avoir non plus connaissance de cette lettre et donc n'avoir jamais discuté de contrats pétroliers avec la Libye, rapporte Reuters.

 O.V.



1 Lutte pour la libération du territoire

Sur le terrain

Ils ont été massacrés à huis clos en Libye - Qui sauvera les Touareg?

«La population est pourchassée et liquidée...Ce qui s'y passe est tout simplement inhumain», rapportent des témoignages.

Assassinats collectifs, liquidations physiques et violences résument la situation catastrophique infligée aux Touareg libyens basés à une vingtaine de kilomètres des frontières algériennes, par certains éléments du CNT. Qui serait en mesure de mettre fin à ces massacres? Ce n'est certainement pas le Conseil de sécurité de l'ONU.
En permettant à l'Otan d'agir outre à la résolution 1973, l'Organisation des Nations unies, si elle n'a pas sous-entendu sa complicité, elle a confirmé la limite de sa puissance. Les insurgés libyens qui agissent avec la bénédiction du CNT se sont démasqués au monde et démontrent par des actes barbares leur monstruosité. Sous prétexte de combattre le régime du colonel El Gueddafi, les rebelles exécutent toute personne soupçonnée d'être favorable au leader libyen. C'est ce qu'a affirmé un représentant des Touareg réclamant l'ouverture des frontières algéro-libyennes. 

Des Libyens, ayant apporté par le passé des témoignages à L'Expression sur la situation en Libye avant l'invasion de Tripoli, contactés par téléphone hier, confirment de leur côté la barbarie des rebelles. «Beaucoup de citoyens ont été égorgés, la population est pourchassée et liquidée, c'est tout simplement inhumain ce qui se passe», ont-ils témoigné. 

Les mêmes propos ont été exprimés par ce représentant des Touareg, Ishak Ag Hassini, à un quotidien national: «La situation est catastrophique, les Touareg souffrent en Libye pourchassés par les rebelles libyens qui les considèrent comme des pro-El Gueddafi.» Et de préciser que de nombreux Touareg sont victimes d'assassinats collectifs et de liquidations, même ceux qui n'ont pas soutenu le colonel El Gueddafi.

Ce sont plus de 600.000 Touareg qui sont sous la menace des rebelles qui, sans aucun doute, sont d'une grande complicité avec les éléments d'Al Qaîda au Maghreb et agissent sous la coupe du tristement célèbre Abou Zeïd. Soucieuse de la sécurité de son territoire, l'Algérie avait pris toutes les mesures nécessaires pour préserver son territoire des incursions ou infiltrations des groupes armés affiliés à Al Qaîda, lesquels tentent de rejoindre la base de la nébuleuse au niveau du Mali. Les frontières ont été fermées dans ce sens juste après l'arrivée de l'épouse et des enfants du guide libyen.

Cette consigne impérative semble avoir mis la population libyenne dans une situation d'insécurité et conduit le représentant des Touareg à demander l'aide de l'Algérie et à solliciter les instances onusiennes et les organisations internationales concernées pour venir au secours des Touareg. La population dans sa totalité fait face à un vrai génocide: la sauvagerie des rebelles et les bombes de l'Otan. Cette dernière qui continue de prétendre agir dans un contexte humanitaire, a effectué 8000 raids avec 30.000 bombes lancées contre la Libye pour instaurer «la démocratie».

En six mois, ces bombes ont fait 60.000 victimes. Une action humanitaire qu'on n'est pas en mesure d'applaudir. Une action de démolir pour reconstruire. Une véritable démonstration de la démocratie et de la liberté.

 http://www.lexpressiondz.com/internationale/138390-qui-sauvera-les-touareg.html


Un important convoi civil et militaire quitte la Libye pour le Niger.

Un important convoi de véhicules civils et militaires venant de Libye a traversé lundi soir Agadez, une ville au nord du Niger, a affirmé un source militaire nigérienne à l'AFP.

"J'ai vu un convoi inhabituel et impressionnant de plusieurs dizaines de véhicules entrer à Agadez en provenance d'Arlit, une cité minière proche de la frontière algérienne, et se diriger vers Niamey par la route", a affirmé cette source, faisant état de "rumeurs insistantes" selon lesquelles Mouammar Kadhafi pourrait faire partie du convoi.

"Des rumeurs insistantes évoquent la présence de Kadhafi ou un de ses fils au sein de ce convoi", a souligné cette même source.

De son côté, un journaliste d'une radio privée à Agadez a affirmé avoir "aperçu un convoi de plusieurs dizaines de véhicules traverser la ville et se diriger vers Niamey", la capitale du pays.

"Plusieurs témoins ont dit avoir vu au sein de ce convoi Rhissa Ag Boula, une des figures de proue des deux rébellions touaregs au Niger et très proche de Kadhafi", a ajouté la même source.

Une dizaine de personnes proches de Mouammar Kadhafi, dont Mansour Daw, chef des brigades sécuritaires, sont arrivées dimanche à Agadez (nord Niger) venant de Libye.

Les autres personnes, dont l'identité n'a pas été révélée, sont arrivées sur le territoire nigérien en compagnie de Agaly Alambo, figure de la révolte Touareg, et ont rejoint lundi Niamey, la capitale du pays, selon la même source.

Kadhafi "en excellente santé" ?

Le nouveau pouvoir en Libye s'inquiétait lundi des civils bloqués à Bani Walid, devenue un "repaire" des pro-Kadhafi au sud-est de Tripoli, tandis qu'un porte-parole de l'ancien homme fort libyen assurait que Mouammar Kadhafi, "en excellente santé", préparait une riposte.

Lundi soir, les combattants aux portes de Bani Walid, à 170 km au sud-est de Tripoli, s'impatientaient, au lendemain de l'échec des négociations pour une reddition pacifique de la ville.

"Nous attendons toujours la décision du Conseil national de transition (CNT). Ils ne veulent plus de sang", a déclaré à la presse Abdelrazzak Naduri, commandant opérationnel sur ce front, interrogé au poste de Chichan, à 70 km au nord de Bani Walid.

"Il y a un débat entre les combattants pour savoir s'il faut aller de l'avant ou rester sur place", a indiqué à l'AFP Kamal Hodeisa, un responsable du "ministère" de la Défense.

Les nouvelles autorités s'inquiètent en effet que des civils soient utilisés comme "boucliers humains" par les pro-Kadhafi.

Les fidèles de Mouammar Kadhafi "ne sont pas nombreux, ils sont vraiment faibles. (...) Mais certains se cachent dans des familles qu'ils utilisent comme boucliers humains", a ajouté cet ancien colonel.

Selon le négociateur en chef du CNT pour la reddition de la ville, Abdallah Kenchil, "les soldats de Kadhafi ont aussi fermé les portes de la ville et ne laissent plus passer les familles. Ca nous inquiète, on ne veut pas tuer de civils dans un assaut".

Le porte-parole de l'ancien homme fort libyen, Moussa Ibrahim, cité lundi par la chaîne de télévision Arrai, basée à Damas, a assuré que Mouammar Kadhafi était "en excellente santé" et "organise la défense" du pays.

"Nous sommes encore puissants", a-t-il affirmé, ajoutant, sans les nommer, que les fils du dirigeant libyen "assument leur rôle dans la défense et le sacrifice" pour leur pays.

Les "tribus dignes" du pays continuent à défendre l'ancien pouvoir, a-t-il assuré.

Moussa Ibrahim se trouverait à Bani Walid, encerclé par les forces anti-Kadhafi, selon les responsables locaux.

Négociations à Syrte

Les responsables locaux ont également évoqué la présence ces derniers jours à Bani Walid de deux autres fils de Mouammar Kadhafi, Saadi et Mouatassim, sans pouvoir dire lundi s'ils y étaient encore.

Si des pro-Kadhafi résistent dans les derniers bastions, d'autres ont choisi de quitter le pays: une dizaine de proches de Mouammar Kadhafi, dont Mansour Daw, ex-chef des brigades sécuritaires, sont entrées dimanche au Niger, via Agadez (nord), a appris lundi l'AFP de source touareg.

Selon des responsables dans la région de Bani Walid, la majorité des fidèles à l'ancien régime ont fui avec Seif al-Islam Kadhafi qui, selon le commandant Naduri, s'est échappé il y a quelques jours de la ville en prenant la direction de Sebha, autre fief de l'ancien régime dans le sud du pays.

Après plus de cinq mois d'intervention en Libye, le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, a estimé lundi que l'Otan s'est "considérablement rapprochée" du succès de son intervention qui devrait s'achever "bientôt".

La capture éventuelle du dirigeant libyen en fuite Mouammar Kadhafi "n'est pas un facteur décisif", a toutefois jugé M. Rasmussen, car "les personnes, y compris Kadhafi, ne constituent pas des cibles" pour l'Otan.

A Syrte, autre bastion des fidèles à Mouammar Kadhafi, désormais cerné par les pro-CNT, les négociations se poursuivent.

Sur le plan politique, le Conseil de sécurité doit discuter vendredi d'une mission de l'ONU de trois mois en Libye pour aider les nouvelles autorités à réformer la police et la justice et à préparer les élections, selon un porte-parole de l'émissaire de l'ONU pour la Libye, Ian Martin.

Le CNT a annoncé qu'il comptait diriger le pays jusqu'à l'élection dans huit mois d'une assemblée constituante d'environ 200 membres, avant des élections générales un an plus tard.

Mais ce calendrier ne débutera que lorsque les nouvelles autorités, qui disent contrôler actuellement 90% du territoire libyen, auront déclaré la libération totale du pays, selon M. Martin qui vient d'effectuer une visite de plusieurs jours en Libye.

Et le CNT, qui siège toujours à Benghazi (est), a annoncé qu'il ne déménagerait à Tripoli qu'après la libération de l'ensemble du territoire.

L'économie libyenne a été ravagée par la guerre mais elle est stable, avec une inflation maîtrisée et pas de problèmes insurmontables, a assuré par ailleurs le "ministre" intérimaire de l'économie.

Ainsi, le géant suisse des matières premières Glencore a signé un premier contrat en Libye avec la Compagnie nationale de pétrole (National Oil Company, NOC) pour l'approvisionnement du pays en hydrocarbures, selon une source proche du dossier.

Plus de deux semaines après l'entrée des rebelles dans la capitale libyenne, le Royaume-Uni a annoncé avoir "réinstallé une mission diplomatique à Tripoli".

Les nouvelles autorités libyennes ont annoncé une enquête sur des informations de presse selon lesquelles la Chine aurait proposé d'importantes quantités d'armes en juillet à Mouammar Kadhafi, ce que Pékin a démenti lundi.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr:80/monde/01012358180-un-important-convoi-civil-et-militaire-quitte-la-libye-pour-le-niger?xtor=EPR-450206


Thierry Delforge" Crimes racistes dont le CNP est l'instrument et l'OTAN l'instigateur.
On se souviendra de la campagne de dénonciation d'une épurationethnique lors de la guerre de 0tan en Yougoslavie.
Les exactions et les crimes commis contre les Africains subsahariens sont connus depuis le début de l'offensive des mercenaires de l'OTAN.
La presse otanienne (tous les quotidiens belges) a entretenu, à l'instigation de l'OTAN, des services français et britanniques et des marionnettes du CNP la campagne de dénonciation des soi-disant mercenaires (que sont donc "nos" pilotes de F-16 ?).
Complicité de crimes racistes de la part de la presse européenne et det ous les gouvernements engagés  dans l'agression. Complicité, notamment des journalistes volontairement "embedded', tels ces deux journalistes RTB-F postés à la frontière  libyo-tunisieinne, au début de l'agression constatant "qu'en Tunisie les Africains ne sont pas les bienvenus" !!
Complicité des partis parlementaires belges !Il faudra aussi expliquer pourquoi, malgré le blocus maritime (y compris avec le porte-avion Ch. De Gaule) les navires de guerre de l'OTAN laissaient,passer les réfugiés vers l'Italie et assistaient à des naufrages au mépris des lois maritimes.
Complicité du président sénégalais Wade, engagé dans sa réélectionavec l'aval de la Françafrique, déclarant que certains de ses compatriotes tentent de fuir par le désert pour;;;gagner l'Europe. Un vrai "Bounty" ce Wade (noir à l'extérieur et blanc à l'intérieur...).
Désormais bien armé,Aqmi va pouvoir opérer au Mali, au Niger, en Mauritanie, au Nigéria et ailleurs. AREVA va devoir facturer les rançons de ses pilleurs d'uranium et/ou protéger ses techniciens par des mercenaires armés et de soldats français.
A noter l'emploi d'un vocabulaire adopté à la propagande de guerre : l'OTAN ne bombarde pas, mais "frappe", et surtout pas de bombardement de Tripoli où on entendait de "fortes explosions".

Thierry Delforge"
Sunday, September 04, 2011 4:54 PM


Les grandes manœuvres

Il n’y a aucune preuve étayant la présence de mercenaires dans l’est de la Libye,affirme l’organisation des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW).
Cette affirmation contredit les rapports largement diffusés récemment dans les médias internationaux, selon lesquels des soldats africains ont été transportés dans cette région pour combattre les rebelles opposés au colonel Kadhafi.
Dans une interview accordée en Libye à Radio Nederland Wereldomroep (RNW), Peter Bouckaert, de HRW, déclare avoir enquêté et n’avoir trouvé aucune preuve de la présence de mercenaires.
Peter Bouckaert, qui est dans la région depuis deux semaines, a précisé à RNW qu’il s’était rendu dans la ville d’Al Bayda après avoir reçu plusieurs rapports faisant état de l’arrestation de 156 mercenaires. Située à l’est de la ville de Benghazi, Al Bayda est également entre les mains des manifestants anti-gouvernementaux.
L’enquêteur de HRW déclare qu’il y a en fait trouvé 156 soldatsoriginaires du sud de la Libye et non pas d’un autre pays africain.
Après s’être entretenu avec eux, il a conclu qu’il s’agissait uniquement de Libyens noirs d’origine africaine. Les soldats ont, depuis, été tous relâchés par les manifestants.
Si les Libyens noirs du sud ont apporté leur soutien au régime du colonel Kadhafi, explique Peter Bouckaert, c’est que le numéro un de Tripoli a combattu la discrimination dont ils ont été l’objet dans la société libyenne.
Mohammed Abdulrahman, de RNW, qui a interviewé Bouckaert à Benghazi, déclare que l’absence de chances économiques dans le sud de la Libye est également l’une des raisons à avoir amené les Libyens du sud à entrer dans l’armée.
Jusqu’à présent, HRW a seulement enquêté dans l’est de la Libye, qui est sous le contrôle des manifestants, mais il se pourrait très bien, selon l’organisation des droits de l’homme, que les rapports faisant état de mercenaires dans les régions de l’ouest encore sous contrôle de Tripoli soient également inexacts.
Les médias internationaux affirment que les mercenaires sont rassemblés dans la ville de Sabha, dans le sud, connue pour être loyale au colonel Kadhafi, et que de là ils sont envoyés à travers le pays.

Selon notre reporter, il est également possible, vu la localisation de la ville, que les soldats regroupés soient, eux aussi, originaires du sud et non pas des mercenaires africains, comme l’affirment les médias internationaux. Etant donné que la région se trouve sous contrôle des forces loyales au colonel Kadhafi, il n’est pas possible de vérifiercette éventualité.

http://www.rnw.nl/afrique/article/hrw-il-ny-a-pas-de-mercenaires-dans-l%E2%80%99est-de-la-libye
2 mars 2011



2 Politique

Les grandes manœuvres

1 Belgique

Le courage de la Belgique.

Jolies perles du premier ministre belge «...lorsque  la communauté internationale [l'Otan] décide de dire que la violence n'est pas une solution...»

5 mois de bombardements, imposer ses rebelles par la loi du plus fort, non, vraiment, la violence n'est pas une solution...

"il est important que le CNT reconnaisse que la Belgique a été très courageuse..." : quel courage effectivement de s'attaquer à une telle puissance militaire, de larguer des centaines de bombes de bien haut, de piquer les avoirs libyens pour les restituer sous forme d'"aide humanitaire" désintéressée aux hommes de l'Otan.

Déblocage des avoirs et aide humanitaire [on est trop bons]

Yves Leterme: "Ben nous avons déjà décidé de rouvrir le plus vite possible notre ambassade, nous avons décidé aussi de libérer, sur proposition d'Olivier Chastel, de l'aide humanitaire mais je trouve que la chose la plus importante ce soir c'est de constater que lorsque la communauté internationale décide, pour de bonnes raisons, de mettre les points sur les i et donc de dire que la violence n'est pas une solution donc cette communauté internationale a quand même une capacité d'action très très importante."

Et le pétrole? la France se dit prioritaire

Alain Juppé expliquait ce matin que c'était normal que les gros contributeurs au conflit se taillent un peu la taille du gâteau pétrolier libyen. Yves Leterme: "Mais je ne crois pas seulement la France. Il y a d'autres pays qui ont pris des responsabilités dans une phase très précoce de l'action internationale. Nous l'avons fait, par exemple, l'Allemagne ne l'a pas fait. Il est clair, sans que cela ait été l'objectif, que cela a son importance, que les responsables du CNT reconnaissent le fait que la Belgique a été très active, très courageuse grâce aux efforts de nos concitoyens sur place et naturellement je ne veux pas nier qu'il y aura des retombées économiques aussi. Pour le Conseil National de Transition,  lorsqu'il s'agira de reconstruire il est clair qu'ils auront une attention prioritaire pour les pays qui les auront aidés dans les moments les plus difficiles." 

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_libye-la-belgique-reste-engagee-pour-le-futur?id=6686033


2 France

L’extrême gauche française est morte !

Le CNT a promis 35% du pétrole libyen à la France. Comme le CNT n’est rien d’autre que l’armée supplétive libyenne de Sarkozy et de l’impérialisme franco-anglais en Libye, on peut dire qu’au travers du CNT, la France s’attribue à elle-même 35% de ce pétrole d’excellente qualité. Faut-il préciser que ce sera à très bas prix ? que ce sera du vol, chose que Kadhafi avait réussi à éviter jusque là ? Qu’ont fait les prétendus "révolutionnaires" français pour éviter ça ? RIEN ! Où sont passées leurs manifs anti guerre massive ? NÉANT ! L’extrême gauche française est-elle complice de ce crime impérialiste ? NON ! L’extrême gauche française est morte !

 

Pétrole libyen : accord secret entre le CNT et la France .

La France aurait conclu un accord secret avec le Conseil national de transition lui attribuant 35% du pétrole libyen en échange de son soutien à la rébellion, écrit jeudi le quotidien français Libération.

Le journal affirme s’être procuré une lettre du CNT envoyée le 3 avril dernier à l’émir du Qatar dans laquelle le Conseil indiquait avoir signé "un accord" attribuant 35% du total du pétrole brut à la France en échange du soutien "total et permanent" à l’organe politique suprême de la rébellion libyenne.

Dans une interview accordée jeudi à la radio RTL, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré "ne pas avoir connaissance d’une telle lettre". Dans le même temps, le chef de la diplomatie française a jugé "logique" que les pays ayant soutenu les rebelles soient privilégiés dans la reconstruction de la Libye.

La France a été le premier Etat occidental à recevoir les représentants du Conseil national de transition, formé par la rébellion anti-Kadhafi à Benghazi, ainsi qu’à le reconnaître en tant que seule autorité légitime du pays.

RIA Novosti

1er septembre

http://fr.rian.ru/world/20110901/190793848.html

Cliquer ci-dessous pour voir l’image en plus grand :

http://mai68.org/spip/IMG/jpg/Expor…


3 Grande Bretagne 

Comment Londres a mené la guerre secrète du pétrole. 

Une cellule spéciale a asséché en carburant le régime Kadhafi et approvisionné les rebelles

Le Figaro - 2.9.2011 - De notre correspondant à Londres

En marge des raids aériens, Londres a mis en place un dispositif tactique pour étrangler le régime Kadhafi en le privant de carburant. Créée en avril, une cellule secrète a participé à l'assèchement en pétrole des forces pro-Kadhafi tout en visant à établir des circuits d'approvisionnement pour les rebelles. Une équipe de six à huit personnes, sous la houlette du ministre du Développement international, Alan Duncan, était composée de membres du Foreign Office et du ministère de la Défense, avec l'appui des services secrets du MI6.

Ancien trader spécialiste du pétrole, Alan Duncan est à l'origine de l'opération. Au printemps, des informations des milieux pétroliers montrent en effet que les sanctions internationales pénalisent plus les rebelles que le régime, qui, s'il n'est plus en mesure de raffiner le brut produit sur le sol libyen, continue à s'approvisionner en pétrole en payant 150 à 200 dollars de plus le baril que le cours officiel et en se faisant livrer par la Tunisie. Convaincu de la nécessité d'agir sur ce terrain, David Cameron donne son feu vert à la création de la cellule secrète, qui lui rend compte directement.

Installée dans des bureaux du Foreign Office, au centre de Londres, l'équipe parvient, en liaison avec des agents sur le terrain et avec l'Otan, à établir un blocus des ports libyens et à contrôler les voies utilisées pour l'importation de pétrole de contrebande. Elle aide les rebelles à couper l'alimentation de la raffinerie libyenne de Zawiya, la seule à fonctionner durant le conflit.

Pendant ce temps, à Londres, les traders des groupes pétroliers sont mis en contact avec les troupes du Conseil national de transition. Les livraisons aux insurgés, souvent à crédit, se déroulent par l'intermédiaire de Vitol, une société de trading suisse pour laquelle Alan Duncan avait travaillé dans le passé. La cellule parvient aussi à intercepter un pétrolier libyen, le Cartagena, porteur de 37.500 tonnes de brut, pour le détourner de sa route vers Tripoli et le faire livrer son chargement à Malte. Au total, l'opération aurait abouti à assécher de 90% les réserves pétrolières du régime Kadhafi et facilité la progression des rebelles.

Parallèlement aux efforts militaires et diplomatiques, cette pression économique sur le régime a contribué à sa chute, se félicite le gouvernement britannique. «Notre initiative a montré le rôle du pétrole comme l'arme non létale la plus cruciale dans ce conflit. Le nœud de l'énergie s'est resserré autour du cou de Tripoli. C'est beaucoup plus efficace et plus facile à réparer que des bombes. C'est comme de confisquer les clés de la voiture», commente une source gouvernementale.

Les liens approfondis tissés avec l'industrie pétrolière en Libye devraient aussi avantager les entreprises du Royaume-Uni dans l'après-guerre. Londres se prépare à envoyer sur place une équipe de représentants commerciaux. La Libye, 17e producteur pétrolier mondial, produisait jusqu'à 1,8 million de barils par jour avant le conflit. BP et Shell sont dans les starting-blocks pour reprendre leurs activités d'exploration dans le désert libyen.

Le Figaro –

2.9.2011

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