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17/10/2011

n°94 - Journal des Guerres de l'Otan : du 13-90 au 16-10- - Début : La guerre du faible au fort s'appelle rébellion, guérilla, lutte.... Mais généralement pas terrorisme!

n°94 - Journal des Guerres de l'Otan : du 13-90 au 16-10- - Début : La guerre du faible au fort s'appelle rébellion, guérilla, lutte.... Mais généralement pas terrorisme!



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan. 

Libye

n° 94- du 13-09 au 16-10

            C.De Broeder & M.Lemaire     



Sommaire.

Tiré à part :

Diana JOHNSTONE : APRÈS MILOSEVIC, KADHAFI

«.Guerre globale contre la terreur »

The Rebel Griot : Les chefs du CNT avaient préparé la conquête de l'OTAN depuis 2007

Mikhaϊl Berestov : L’impuissance de l’OTAN en Libye et les « héros accidentels » de la guerre contre Kadhafi.

La guerre du faible au fort s'appelle rébellion, guérilla, lutte.... Mais généralement pas terrorisme!

Tony Busselen : Libye : Otan en emporte les enfants.

Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Bombardements meurtriers de l’OTAN sur fond de résistance et de vide de pouvoir.

Massacre à Syrte  

Reuter : Frappes aériennes de l'Otan à Bani Walid.

1 Politique L'OtanSur le terrain

La mission de l'OTAN visant à ‘protéger’ les populations civiles se poursuit ; elle a été récemment prolongée de 90 jours par le Conseil de l'Atlantique Nord….

Allain Jules : Les dernières nouvelles du front (14-10-2011)

c Les USA

Sur le terrain

FaridMerrad : Les Etats-Unis appellent l'Otan à serrer les rangs face à la baisse des budgets.  

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

2-1 Le Nouvel Observateur : Le Tripoli merveilleux de l'Otan.

2-2 Vidéo : Entretien avec Thierry Meyssan. : L'OTAN massacre des civils en Libye.

3  Dossiers

3-1 M'sili : L’OTAN et la Libye: quand on aime, on ne compte pas. Ni l’argent, ni les morts…

3-2 Ibrahim Moussa : « Les habitants de Syrte ont été littéralement massacrés et chassés de leurs maisons »



Tiré à part :

Diana JOHNSTONE :APRÈS MILOSEVIC, KADHAFI

Moins de douze ans après que l’OTAN ait écrasé la Yougoslavie sous ses bombes, arrachant la province du Kosovo de la Serbie, il y a des signes que l’alliance militaire se prépare à une nouvelle petite “guerre humanitaire” victorieuse, cette fois-ci contre la Libye.

Les différences sont bien sûr énormes. Mais voyons quelques troublantes similitudes.

Un leader diabolisé

En tant que “nouvel Hitler” – l’homme que vous aimez haïr et que vous devez détruire – Milosevic était en 1999 un néophyte comparé à Muammar Kadhafi aujourd’hui. Les médias disposaient de moins de dix ans pour transformer Milosevic en monstre, alors qu’avec Kadhafi, ils s’y emploient depuis plusieurs décennies. E tKadhafi est plus exotique, parle moins anglais et se présente au public dans des tenues qu’aurait pu créer John Galliano (un autre réputé monstre récent). Cet aspect exotique ressuscite les quolibets et le mépris de cultures “inférieures” qui ont permis la conquête de l’Ouest, la colonisation de l’Afrique et le saccagez du Palais d’été de Beijing par des soldats occidentaux se battant pour que le monde puisse s’adonner à l’opium en toute liberté.

Le chœur des “il faut faire quelque chose”.

Comme dans le cas du Kosovo, la crise en Libye est perçue par les faucons comme une occasion d’affirmer leur pouvoir. L’inénarrable John Woo, le conseiller qui convainquit le gouvernement Bush II des avantages de la torture de prisonniers, s’est servi du Wall Street Journal pour pousser l’administration Obama à ignorer la charte des Nations Unies et à plonger dans le bouleversement libyen. “En se passant des règles vétustes de l’ONU, les Etats-Unis peuvent en même temps sauver des vies, améliorer le bien-être global et défendre leurs intérêts nationaux”, a-t-il proclamé. Et un autre grand théoricien de l’impérialisme humanitaire, Geoffrey Robertson, a expliqué à l’Independant que, malgré les apparences, violer le droit international était légal.

Le spectre des “crimes contre l’humanité” et du “génocide” est évoqué pour justifier la guerre.

Comme au Kosovo, un conflit interne entre un gouvernement et des rebelles armés est présenté comme une “crise humanitaire” dans laquelle un seul côté, le gouvernement, est considéré comme “criminel”. Cette criminalisation a priori se manifeste par l’appel à une juridiction internationale sensée se pencher sur les crimes prétendument commis ou sur le point de l’être. Dans son éditorial, Geoffrey Robertson a parfaitement précisé comment la Cour internationale de justice devait planter le décor d’une éventuelle intervention armée. L’Occident peut se servir de la

Cour pour éviter le risque d’un veto de l’action militaire au Conseil de sécurité, a-t-il expliqué. “Dans le cas de la Libye, le Conseil a au moins établi un important précédent en décidant à l’unanimité de se référer à la Cour de justice. (…) Que se passera-t-il si des inculpés libyens en liberté aggravent leurs crimes – par exemple en exécutant de sang froid par pendaison ou coup de feu des adversaires, des témoins éventuels, des civils, des journalistes ou des prisonniers de guerre ? (Notez

que jusqu’ici il n’y a ni “inculpés” ni preuves de crimes qu’ils pourraient “aggraver” de façons plus ou moins imaginaires. Mais Robertson cherche avec avidité un moyen de “relever le défi” si le Conseil de sécurité décide de ne rien faire). Les défaillances du Conseil de sécurité rendent nécessaire la reconnaissance d’un droit limité, sans son mandat, reconnu à une alliance comme l’OTAN d’utiliser la force pour empêcher que soient perpétrés des crimes contre l’humanité. Ce droit entrerait en vigueur une fois que le Conseil aurait identifié la situation comme étant une menace pour la paix mondiale – et il l’a fait pour la Libye, en renvoyant à l’unanimité le cas devant le procureur de la Cour.”

Ainsi renvoyer un pays devant le procureur de la Cour peut fournir le prétexte à lui faire la guerre ! Incidemment, la juridiction de la Cour internationale de justice est supposée s’étendre aux Etats ayant ratifié le traité de sa création ce qui, à ma connaissance n’est le cas ni de la Libye – ni des Etats-Unis. Une grande différence est que les USA ont réussi à persuader, par la menace ou la corruption, de nombreux pays signataires d’accepter de ne jamais, sous aucune circonstance, renvoyer devant le procureur des coupables américains. Un privilège refusé à Kadhafi.

Robertson, un membre du Conseil juridique de l’ONU, conclut : “le devoir d’empêcher le meurtre massif d’innocents, du mieux que nous pouvons s’ils demandent notre aide, s’est matérialisé : il rend l’usage de la force par l’OTAN non seulement légitime, mais légal.”

Ineptie gauchiste.

Il y a douze ans, la plus grande partie de la gauche européenne a soutenu la “guerre du Kosovo” qui a mis l’OTAN sur la voie sans fin qu’elle suit aujourd’hui en Afghanistan. N’ayant rien appris, elle semble prête à se répéter. Une coalition de partis se qualifiant de “Gauche européenne” a publié une déclaration “ condamnant avec force la répression perpétrée par le régime criminel du colonel Kadhafi” et appelant l’Union européenne “à condamner l’usage de la force et à agir rapidement pour protéger les gens qui manifestent pacifiquement et luttent pour leur liberté.”

Etant donné que l’opposition à Kadhafi ne fait pas que “manifester pacifiquement” mais a pris les armes, cela revient à condamner l’usage de la force par les uns et non par les autres – mais il est douteux que les politiciens qui ont rédigé cet appel se rendent même compte de ce qu’ils disent.

L’étroitesse de la vision de la gauche est illustrée par une déclaration publiée dans un journal trotskyste selon laquelle “de tous les crimes de Kadhafi, le pire et le moins connu est sa complicité avec la politique d’immigration de l’UE”. Pour l’extrême gauche, le pire péché de Kadhafi est de collaborer avec l’Occident , de même que doit être dénoncée la collaboration de l’Occident avec Kadhafi. Cette gauche finit, par simple confusion, par prendre le parti de la guerre.

Les réfugiés

La masse de réfugiés fuyant le Kosovo au début du bombardement de l’OTAN servit à justifier ce bombardement, sans enquête sur les causes variées de cet exode temporaire, la principale étant sans doute le bombardement lui-même. Aujourd’hui, d’après la façon dont les médias rendent compte du grand nombre de réfugiés quittant la Libye depuis le début des troubles, on pourrait croire qu’ils fuient la persécution de Kadhafi. Comme ils le font souvent, les médias se concentrent sur l’image superficielle sans chercher d’explications. Pourtant un minimum de réflexion pourrait combler cette lacune. Il est peu probable que Kadhafi soit en train d’expulser les travailleurs étrangers que son régime a importés pour réaliser d’importants projets d’infrastructures. Il est plutôt évident que certains des insurgés “démocratiques” ont attaqué les travailleurs étrangers par pure xénophobie. Les ouvertures à l’Afrique de Kadhafi mécontentent un certain nombre d’Arabes. Il ne faut pas trop en parler, parce que ces derniers sont aujourd’hui nos “bons gars”. Cela ressemble à la façon dont les attaques de Roms par les Albanais du Kosovo furen tignorés ou excusés par les occupants de l’OTAN sous prétexte que “les Roms avaient collaboré avec les Serbes”.

Osama ben Laden

Une autre similitude entre l’ex-Yougoslavie et la Libye est que les USA (et leurs alliés de l’OTAN) se retrouvent un fois de plus du côté de leur vieil ami du temps des mudjahidins, Osama ben Laden. Ce dernier fut l’allié discret du parti islamique d’Ali jaIzetbegovic durant la guerre en Bosnie, un fait soigneusement passé sous silence par les puissances de l’OTAN. Bien entendu, les médias occidentaux ont présenté comme le délire d’un aliéné l’affirmation de Kadhafi qu’il se battait contre ben Laden.

Pourtant le combat entre les eux est très réel et antérieur à l’attentat contre les Tours jumelles et le Pentagone du 11 septembre 2001. Kadhafi fut le premier à essayer d’alerter Interpol à propos de ben Laden, sans susciter la moindre coopération de la part des Etats-Unis. En novembre 2007, selon l’AFP, les leaders du “Fighting IslamicGroup” en Libye ont annoncé qu’ils rejoignaient Al Qaeda. Comme les mudjahidins qui combattirent en Bosnie, ce groupe de combattants islamistes a été créé en 1995par des vétérans de la guerre américaine contre les Soviétiques dans les années1980 en Afghanistan. Leur but proclamé est de renverser Kadhafi pour établir un Etat islamiste radical. La base de l’islamisme radical a toujours été la partie orientale de la Libye où la révolte a éclaté. Etant donné que celle-ci ne ressemble pas aux pacifiques manifestations de masse qui ont eu raison des dictateurs en Tunisie et en Egypte, mais comporte une composante visible de militants armés, on peu raisonnablement penser que les islamistes participent à la rébellion.

Refus des négociations.

En 1999, les USA voulaient absolument se servir de la crise du Kosovo comme “baptême du feu” de la nouvelle vocation internationale de l’OTAN. La mascarade des pourparlers de paix de Rambouillet fut sabotée par la secrétaire d’Etat US Madeleine Albright, qui écarta les leaders kosovars albanais plus modérés en faveur de Hashim Thaci, le jeune chef de “l’Armée de libération du Kosovo” (UCK), un réseau notoirement lié à des activités criminelles. Les rebelles albanais du Kosovo étaient un ensemble hétérogène ; mais comme souvent, les USA ne firent qu’en extraire le pire.

En Libye, la situation pourrait empirer

Mon impression, inspirée en partie par la visite à Tripoli il y a quatre ans, est que la révolte actuelle est encore plus hétérogène, avec de sérieuses contradiction politiques internes. A la différence de l’Egypte, la Libye n’est pas un Etat surpeuplé, comptant des milliers d’années d’histoire, doté d’un fort sentiment d’identité nationale et fort d’une longue culture politique. Il y a un demi-siècle, elle était un des pays les plus pauvres du monde, et elle n’a pas encore émergé tout à fait de sa structure clanique. Kadhafi, à sa façon excentrique, a été un facteur de modernisation, utilisant les revenus pétroliers pour élever les conditions de vie au plus haut niveau du continent africain. Son opposition est paradoxalement constituée à la fois par des islamistes traditionnels réactionnaires qui considèrent comme hérétiques ses opinions relativement progressistes et par les bénéficiaires occidentalisés de sa modernisation qui sont gênés par son image et veulent encore plus de progrès. Il y a aussi d’autres tensions qui peuvent aboutir à une guerre civile et même à une partition du pays selon des lignes géographiques.

Jusqu’ici les chiens de guerre fouinent pour trouver plus de sang qu’il n’en a encore été versé. Jadis, les USA ont poussé à l’escalade au Kosovo pour être “obligés d’intervenir” ; le même risque existe aujourd’hui en Libye où la même ignorance de l’Occident des effets de son ingérence est encre plus grande.

La proposition de Chavez d’éviter la catastrophe par une médiation neutre est la voie de la sagesse. mais en Otanie, la notion même de résoudre les problèmes par la médiation plutôt que par la force semble s’être complètement évaporée.

Diana JOHNSTONE.

Auteur de “La croisade des fous : la Yougoslavie, l’OTAN et les illusions


«.Guerre globale contre la terreur »

«.Guerre globale contre la terreur » : étymologiquement, cette terminologie pose un problème de stricte logique formelle.

Le terrorisme n’est pas une substance, mais un flux, sinon une technique – guerre du faible au fort – dont les modus operandi ne cessent de se transformer.
Cette affirmation que le « terrorisme »* est « l'arme des faibles » est souvent répétée.

Pourtant, force est de constater que c'est loin d'être le cas. Passons sur l'acte de terreur qu'a constitué les bombardements d'Hiroshima et Nagasaki, passons les actes de terreurs que sont les bombardements de civils, les guerres, les « techniques spéciales d'interrogatoire »*, les exécutions extra-judiciaires (les US « liquident »* maintenant ouvertement leurs propres « citoyens »*, passons sur la violence exercée par l'ordre économique qui fait craindre à tout un chacun la possibilité de se retrouver dans la misère et constatons que ce qu'il est généralement convenu d'appeler « terrorisme » est un ensemble d'actions servant à terroriser le peuple. Comment croire que c'est la population qui se terrorise elle-même? N'est-ce pas les tenants du pouvoir ou ceux envisageant de l'exercer à court terme qui ont intérêt à user de la terreur? Nous avons d'ailleurs moult exemples de « terrorisme d'état » effectué, cela va de soit, sous « fausse bannière » qui montrent l'usage de la terreur pour affirmer le pouvoir de l'ordre établi (voir par exemple les travaux de Ganser : « Les guerres secrètes de l'OTAN »). Les actes de terreur sont bien sur parfois réalisés par des exaltés pensant « servir » une cause, mais force est de constater qu'ils sont souvent encadrés et/ou surveillés par des agents de l'ordre établi (voir par exemple « Les attentats déjoués par le FBI », la nébuleuse "Al Quaida" ou plus anciennement, « Les CCC étaient infiltrés »).

ilmanifesto.it

Mondialisation.ca,

Le 21 septembre http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=DIN20110921&articleId=26694


The Rebel Griot : Les chefs du CNT avaient préparé la conquête de l'OTAN depuis 2007.
Une violente révolte éclatait le 15 février dernier (1). Six jours après, le ministre libyen de la justice, Moustafa Abdel-Jalil, démissionnait pour constituer un gouvernement provisoire. Le 27 février, le Conseil National de Transition était mis en place et le 5 mars cette instance se déclarait « l'unique représentant de toute la Libye », sous la direction de Moustafa Abdel-Jalil. Le 10 mars la France reconnaissait le CNT comme le gouvernement légitime de la Libye et ce même jour la Grande-Bretagne lui offrait un bureau diplomatique en territoire britannique. Neuf jours plus tard, le Conseil créait une nouvelle Banque Centrale Libyenne et une compagnie nationale pétrolière libyenne (2). En moins d'un mois depuis le début de l'insurrection Abdel-Jalil se positionnait en chef non seulement des rebelles mais aussi du nouveau gouvernement en attente, contrôlant les ressources libyennes et la politique monétaire avec la bénédiction de l'occident. Le 17 mars, l'OTAN entamait son massacre massif des soldats libyens afin d'installer son régime.

Il est clair que des puissances impériales aussi chevronnées que la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis n'allaient pas s'engager dans les considérables dépenses d'une campagne aérienne de longue durée afin de porter quelqu'un au pouvoir dans un Etat aussi stratégiquement important et aussi riche en pétrole sans posséder un atout sûr et avéré. Alors, qui est exactement Abdel-Jalil ?

Abdel-Jalil occupe son poste dans le gouvernement libyen depuis janvier 2007 lorsqu'il fut nommé secrétaire du Comité général du peuple à la Justice (l'équivalent de ministre de la justice). Depuis, il n'a cessé de paver la voie à la conquête militaire et économique de la Libye par l'OTAN.

Premièrement, en tant que chef du pouvoir judiciaire, il a supervisé la libération de prison des centaines de combattants anti-Kadhafi qui allaient constituer le cœur de l'insurrection. Saif al-Islam (fils de Mouammar) dirigeait le programme de libération des prisonniers – geste qu'il regrettera publiquement pour son extrême naïveté – mais il rencontra une forte opposition de la part de puissants éléments de son gouvernement. Il importait donc d'avoir un ministre de la justice sympathique pour permettre aux libérations de se poursuivre en douceur. Des centaines de membres du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) – y compris son fondateur Abdulhakim Belhadj, à présent chef militaire de Tripoli – furent libérés en 2009 et 2010 (3) et continuèrent à former les seules unités entraînées et expérimentées de la rébellion. En janvier 2010, Abdel-Jalil menaça de démissionner si le programme de libération de prisonniers n'était pas accéléré (4). Le deuxième jour de l'insurrection, la dernier contingent des 110 membres du GICL était libéré. Sa tâche accomplie, Abdel-Jalil quitta peu après son poste de ministre de la justice pour établir le CNT.

Deuxièmement, Abdel-Jalil sut se servir de sa position pour aider à préparer le canevas légal en vue du transfert institutionnel des ressources libyennes, qui fut réalisé tellement vite après la création du CNT. Bien que son rôle officiel fût celui de chef du judiciaire, une large part du dialogue entre Abdel-Jalil et les autorités états-uniennes, archivé dans des dépêches diplomatiques fuitées, était consacrée à la privatisation de l'économie. Elles témoignent de l'enthousiasme d'Abdel-Jalil pour «  l'engagement du secteur privé » et révèlent sa conviction que cela nécessite un changement de régime, ou, selon l'euphémisme des dépêches, une « aide internationale » permettant son parachèvement. Les dépêches rapportent également le commentaire inquiétant de Jalil à propos d'un « environnement commercial légal solide  » et d'une amélioration des relations entre Libye et USA, « qu'il fallait moins de paroles et plus d'action » (5).

Troisièmement, Abdel-Jalil réussit à arranger « en toute discrétion » des rencontres secrètes entre les Libyens pro-privatisation du « Programme de développement de la législation commerciale » et les autorités US, tant aux Etats-Unis qu'en Libye. Les dépêches US fuitées louent sa «  bonne volonté permettant à son équipe de communiquer avec les emboffs (officiels de l'ambassade) en dehors des canaux officiels » et notent que «  son organisation semble suivre une piste parallèle assurant l'approbation des visas tout en contournant le protocole et le MFA (ministère des affaires étrangères) » (6).

Peu après la nomination d'Abdel-Jalil en 2007, l'autre joueur majeur du CNT actuel – le président Mahmoud Jibril – fut également nommé au gouvernement libyen. Il devint le patron du Conseil national de planification et ensuite le chef du Conseil national de développement économique où, selon les dépêches US, lui aussi aida à « paver le chemin » pour la privatisation de l'économie libyenne et « accueillit les compagnies américaines ». Les autorités US se montraient positivement en extase devant Jibril après leur rencontre de mai 2009, concluant que « Jibril, docteur en sciences politiques de l'Université de Pittsburgh, et y ayant enseigné la planification stratégique, est un interlocuteur sérieux qui 'saisit' le point de vue états-unien ». En outre, à la lumière de la série de défections d'ambassadeurs qui suivirent la rébellion de Benghazi, le fait que Jibril avait aidé à faciliter six programmes d'entraînement américains pour les diplomates est très révélateur (7).

2007 fut également une année cruciale pour l'autre gros joueur du CNT actuel, le chef du conseil militaire de Tripoli Abdelhakim Belhadj. C'est lui qui fonda le Groupe islamique combattant, affilié à Al-Qaïda et qui lança une insurrection armée contre l'Etat libyen en 1995, pendant deux ans. Sa libération de prison en mars 2010 parmi des centaines d'autres combattants du GICL, fut le point culminant d'un processus qui commença par une lettre ouverte publiée en novembre 2007 par Norman Benotman – l'un des nombreux combattants du groupe qui avaient reçu asile au Royaume-Uni après l'échec de l'insurrection. Sa lettre renonçait à la violence et selon le London Times « demandait à Al-Qaïda de renoncer à toutes ses opérations dans le monde islamique et en Occident, ajoutant que l'Occidental moyen n'était pas à blâmer et ne devrait pas être attaqué ». La lettre entraîna un processus de dialogue entre le GICL et le gouvernement libyen, suivi deux ans plus tard par les excuses du GICL pour sa violence anti-gouvernementale et par une déclaration selon laquelle « réduire le jihad à un combat avec le glaive est une erreur et une lacune  » (8). Quelqu'un leur avait manifestement signalé que des drones et des bombardiers B-52 seraient bien plus efficaces.

2007 fut donc l'année qui lança les trois hommes sur la voie de leur rôle actuel de dirigeants de proximité pour l'OTAN en Libye. La lettre de Benotman rendit politiquement possible une aide de l'OTAN à un affidé violent d'Al-Qaïda et aida à persuader Saif al-Islam de relâcher ceux-là même qui deviendraient les forces de base qui renverseraient son gouvernement. La nomination d'Abdel-Jalil comme ministre de la justice faciliterait la libération des combattants et préparerait le canevas légal pour la prise de pouvoir par les entreprises occidentales. La nomination de Jibril comme Ministre de la Planification préparait, à un micro-niveau, le détail des modalités de cette prise de pouvoir, et elle entretenait les relations avec les compagnies occidentales qui seraient invitées à y participer.

Alors pourquoi tout cela se produisit-il ? Qui tirait les ficelles ?

Dans le cas de la lettre de Benotman, ce serait tout simplement le MI6 qui l'aurait contacté à Londres, où il vivait, et l'aurait mis en contact avec une bonne firme de RP pour l'aider à forger la lettre qui permettrait politiquement à l'OTAN de s'ériger en force aérienne du GICL.

Quant à ces deux nominations au gouvernement, Saif al-Islam Kadhafi en est le responsable ultime, mais il est clair qu'il ne visait pas le résultat qui s'ensuivit. Il mettait en œuvre des réformes politiques et économiques motivées par une conviction sincère et un désir naïf d'améliorer les relations entre son gouvernement et l'Occident ; il ne se rendait pas compte qu'il posait involontairement les jalons de la destruction politique et économique de son pays. La question est donc : agissait-il sur les conseils de quelqu'un d'autre ?

Si oui, le candidat le plus plausible est Mark Allen.

Mark Allen était l'agent MI6 qui avait facilité le rapprochement avec l'Occident en 2003. Saif-al-Islam menait les négociations pour la Libye, de sorte qu'en 2007 les deux hommes se connaissaient déjà assez bien. Mais par la suite Mark Allen ne fut plus officiellement employé par le MI6. En 2004 il avait été pratiquement pisté par le bureau du Cabinet britannique, contournant les procédures de sécurité habituelles, en vue de travailler pour BP et le gouvernement libyen (9) ; et en 2007, il réussit à conclure un contrat géant de 15 milliards de £ entre BP et le gouvernement libyen. Les nominations d'Abdel-Jalil et de Mahmoud Jibril pourraient-elles avoir fait partie de cet accord ? Avec le recul et vu leurs rôles ultérieurs, il semble hautement probable que le MI6 ait utilisé tout levier possible pour manœuvrer des complices consentants pour qu'ils occupent des postes au sein du gouvernement libyen.

Selon le Daily Mail (10), Allen s'est aussi activement impliqué dans les pressions exercées sur le gouvernement britannique pour qu'il soutienne le programme de libération de prisonniers. Bien sûr, le ton de cet article, conforme au tapage médiatique autour de la complicité du MI6 dans les tortures infligées à Belhadj, cadre complètement avec le récit d'ensemble selon lequel Kadhafi et l'Occident auraient eu une grande relation, jusqu'à ce que la rébellion démarre et force l'OTAN à mener une intervention humanitaire. Tout cela vise à obnubiler le fait réel que la Libye sous la conduite de Kadhafi était un obstacle à la domination occidentale et à la subordination de l'Afrique, et que le MI6 a comploté son éviction dès son arrivée au pouvoir.

Notes :

(1) Al-Jazeera
(2) Bloomberg.com

The Rebel Griot

Mardi 27 septembre 2011

Source :The Rebel Griot, 12 septembre 2011

Traduction : Anne Meert pour Investig'Action


Mikhaϊl Berestov : L’impuissance de l’OTAN en Libye et les « héros accidentels » de la guerre contre Kadhafi.

 L’opération de l’OTAN  en Libye a mis en évidence l’impuissance militaire de l’alliance, raconte le politologue russe Alexandre Khramtchikhine  dans son article « L’Impuissance militaire de l’OTAN : une victoire qui est devenue une défaite ».

Selon l’expert, les motifs de l’intervention de l’Occident dans le conflit civil  en Libye sont « incompréhensibles » et il souligne  que les membres de l’alliance n’ont pas été unis.

Les événements en Libye on montré que la discipline à l’Intérieur de l’OTAN s’est ébranlée  encore plus qu’à l’époque de l’opération militaire commune contre la Yougoslavie en 1999, annonce le politologue Alexandre Khramtchikhine. L’opération a été accomplie par la Grande-Bretagne et la France et elle a été soutenue symboliquement  par le Canada et la Belgique. Le rôle d’autres membres de l’OTAN  a été plutôt  symbolique, alors que les Etats-Unis se sont désistés.

Ces appréciations correspondent aux conclusions du compte-rendu « Les héros accidentels : la Grande-Bretagne, la France et l’opération n Libye » de Royal United Services Institute.   On y annonce que le renversement de Kadhafi est devenu possible  grâce à « l’improvisation, l’innovation et la chance » aussi bien que grâce à la maîtrise militaire. En même temps, on annonce dans le document  que les Forces aériennes royales  ont épuisé leurs réserves de missiles et les forces navales ont été obligées de suspendre certaines d’autres opérations.  Les Britanniques soulignent   que les Etats-Unis sont sortis de cette opération déjà au début. Finalement, la Grande-Bretagne et la France  ont exercé le rôle principal. La décision de sortir de l’opération a été dictée dictée, selon Alexandre Khramtchikhine,  par la mauvaise volonté de participer à la troisième guerre :

Deux guerres dans le monde islamique, en Irak et en Afghanistan leur suffisent. Il ne leur restait que déclancher la troisième   et discréditer définitivement leur image aux yeux des musulmans.  Les Américains ont décidé de « piéger » l’Europe  et de mettre en évidence sa faiblesse.

Selon les observateurs, après la Libye l’OTAN peut entreprendre  une tentative  de se mêler  dans le conflit syrien pour renverser le président Bachar el-Assad. Cependant, Alexandre Khramtchikhine   évalue d’une façon sceptique la possibilité du commencement de cette  opération.

A ce qu’il parait, l’OTAN ne veut pas mettre encore une fois en évidence son impuissance militaire. Parce que si cela a lieu encore une fois, les contribuables européens auront le droit de poser à leurs autorités la question suivante : avons-nous besoin d’une telle alliance?
french.ruvr.ru

25 Septembre

Commentaires

1.Posté par AFRIK le 25/09/2011 21:07

Etats-Unis d'Afrique (LVO) : Le 22 Septembre, 70 femmes et enfants innocents ont été tués à l'intérieur d'une école à Syrte selon de nouveaux rapports. Les familles utilisaient cette école comme abri, pensant que l’Organisation de l’Atlantique Nord ne les prendrait pas pour cible. Faisons un moment de silence, et prions pour les âmes de ces innocents qui ont été tués. Ces crimes contre l'humanité ne seront jamais oubliés. Les gens disent que le pardon est possible, peu importe le crime odieux, mais il ne sera jamais oublié, peu importe combien de médias corrompus nient le terrorisme de l’Otan.
Les mercenaires de l'OTAN ont déclaré avoir créer un gouvernement fantoche dimanche dernier (18 sept. 2011). Ils ont en réalité lamentablement échoué à créer un régime fantoche pour de multiples raisons :
1. Les forces de l'OTAN se sont, comme des voleurs, tourné les uns contre les autres (division).
2. La presque totalité de la Libye est sous contrôle du gouvernement de la Jamahiriya libyenne.
3. Différents membres de l'OTAN sont aussi divisés, chacun voulant voir ses propres marionnettes occuper un poste clé.
Ce sont trois problèmes majeurs qui doivent être résolus avant de prétendre avoir mis en place un gouvernement de marionnettes.
Les supporters de l’OTAN ont légèrement changé leur tactique, cette fois-ci ils affirment que de nombreuses villes du Sud de la Libye sont occupés, certains médias prétendent même que Bani Walid et Syrte sont les deux dernières villes contrôlées par le gouvernement de la Jamahiriya libyenne, tentant désespérément de résoudre le problème numéro 2.

L'ironie est que même si elles ont créé cette fausse perception, sur le terrain, une fois de plus les observateurs suggèrent que l'OTAN ne parviendra pas à créer un régime fantoche. Tout le battage médiatique de la propagande de l'OTAN selon laquelle le gouvernement fantoche sera annoncé la semaine prochaine pourrait à son tour devenir une blague le moment venu, semblable à celle de la semaine dernière. L'heure h est proche, et ils sont pris de panique, ils ne sont pas capables de former un régime fantoche d'ici là, et les membres de l'OTAN pourraient ne pas être satisfait des évolutions et pourraient donc potentiellement voter contre la poursuite des opérations terroristes, à cause de leurs échecs économiques .
Le Dr. Moussa Ibrahim a parlé sur Reuters hier, il a dénoncé au monde les assassinats brutaux qui ont eu lieu au cours de la nuit par l'OTAN. "Au moins 151 femmes et enfants innocents ont été tués à Syrte, c'est ce qu'ils appellent sauver des vies civiles. Les médias sont restés majoritairement silencieux, pour une raison quelconque, une chose est sûre, les médias sont totalement complices de ces crimes contre l'humanité, tout comme l'ONU et les organismes internationaux."
Le Dr. Ibrahim a aussi parlé de l'ironie que le drapeau de la monarchie ait été hissé dans le bâtiment de l'ONU, il a dit que "cela fait 60 ans que les Palestiniens ont demandé un siège à l'ONU et ils attendent toujours alors qu’un tas de voyous qui ne contrôlent même pas 20% du pays, aidé des agresseurs étrangers reçoivent un siège. Toute crédibilité de l'ONU est tombée. Le viol a été un des nombreux outils utilisés par les mercenaires barbares de l'OTAN pour faire taire les Libyens et les forcer à la soumission. De nombreux cas violents sont apparus, mais aucune organisation a condamné de telles atrocités, ni même promis d'organiser des poursuites en responsabilité contre l'OTAN pour ces atrocités. Cas après cas, des viols brutaux et impitoyables de la part des mercenaires de l'OTAN ont eu lieu avant, mais les médias sont resté silencieux dans leur ensemble. En revanche, ces médias et les organisations Internationales ont fabriqués des histoires sur le compte du gouvernement libyen en l’accusant d’utiliser le viol comme arme de guerre et leurs accusations furent d’ailleurs rapidement envoyé aux ordures comme étant un mensonge fabriqué. Les médias ont finalement décidé de montrer un aperçu du terrorisme de l'OTAN en Libye, une vidéo montre quelques-unes des victimes des mercenaires de l'OTAN, le viol a été sans aucun doute l'un des outils d'oppression utilisé par l'OTAN."
 

25 Septembre

Mikhaϊl Berestov


La guerre du faible au fort s'appelle rébellion, guérilla, lutte.... Mais généralement pas terrorisme!
«Elle [la stratégie américaine] a produit le phénomène inverse : selon plusieurs rapports de l’administration américaine, la menace terroriste a été multipliée par six depuis l’intervention anglo-américaine en Irak. Mais pour nombre d’analystes américain, cette contre-performance est loin d’être une défaite et s’inscrit – au contraire – parfaitement dans la mise en œuvre de l’instabilité constructive.»

De New-York à Kaboul, Mythes et réalités de la Global War On Terror

Par Richard Labévière, Consultant international, Auteur de Vérités et mythologies du 11 septembre. Ed. Nouveau Monde

1er mai 2003. Sur le porte-avions USS Abraham Lincoln, le président américain George W. Bush annonce avec fierté la fin des « combats majeurs » de l’opération « Libération de l’Irak ». En toile de fond, une grande banderole sur la tour de commandement précise «  Mission Accomplished.». 

Cette prestation est d’autant plus grotesque qu’au même moment trois attentats frappent le coeur de Bagdad. Commençaient alors l’occupation angloaméricaine et le démantèlement de l’Etat-nation irakien, livré aux communautés, aux tribus et autres pillards, avant-goût de la démocratie selon Washington. Grotesque, ce discours l’est à plus d’un titre, mais sa structure formelle confirme au moins un point capital : la deuxième guerre d’Irak s’inscrivait bien dans le cadre stratégique plus large de la « Global War on Terror », déclenchée au lendemain des attentats du 11-Septembre.

A cette date-là, l’OTAN déclare en effet qu’il ne s’agit pas d’une attaque contre les Etats-Unis, mais contre les 19 pays de l’Alliance. C’est la première fois que la clause de solidarité de l’article 5 du Traité de l'Atlantique Nord est invoquée depuis sa création en 1949. Rapidement, Al-Qaïda et son chef Oussama Ben Laden sont désignés comme responsables. Un contingent d’américains débarque le 7 octobre 2001 en Afghanistan pour l’opération Enduring Freedom. Le 20 décembre 2001, la résolution 1386 de l’ONU est votée. Elle mandante officiellement une coalition internationale. 

La Force internationale d’assistance et de sécurité (FIAS) est mise en place. La troisième guerre d’Afghanistan commence. Trois objectifs sont affichés : capturer Ben Laden, détruire les bases Al-Qaïda et renverser le régime taliban. Les deux derniers objectifs sont rapidement atteints.

GWOT : confusion volontaire des fins et des moyens

De la troisième guerre d’Afghanistan à celles d’Irak et de Libye (2011), ces opérations se démarquent des ripostes anti-terroristes et du contre-terrorisme traditionnels par des actions militaires de grande ampleur à l’étranger, non dénuées de visées stratégiques différentes de leurs objectifs initiaux. «.Guerre globale contre la terreur » : étymologiquement, cette terminologie pose un problème de stricte logique formelle. Le terrorisme n’est pas une substance, mais un flux, sinon une technique – guerre du faible au fort – dont les modus operandi ne cessent de se transformer.

Peut-on faire la guerre à un flux ? Ne s'opposant pas à des Etats mais à des groupes non étatiques, la GWOT n'a pas de calendrier clairement établi et conduit immanquablement à l’instauration d'un « état d'exception permanent ». Elle recourt parfois à des procédures étrangères au droit international et finit par imposer, sinon « légaliser » le concept de « guerres préventives » contre les États soupçonnés d’abriter des groupes terroristes et/ou susceptibles de leur fournir des « armes de destruction massive.».

Dans une confusion volontairement établie entre ses finalités stratégiques et ses moyens tactiques, la GWOT combine la lutte directe, c’est-à dire le démantèlement des cellules terroristes, la destruction des camps d’entraînement et la lutte indirecte. Cette dernière recouvre les enquêtes et les pressions sur les gouvernements, organisations et personnes soutenant les organisations terroristes et le gel des avoirs soupçonnés d’appartenir ou de servir à des groupes terroristes. Elle englobe aussi les aides financières aux pays participant à la lutte contre le terrorisme, les coopérations policière et judiciaire internationales ainsi que de la coopération entre services de renseignement. Sa dernière invention préconise une tentative de réorganisation politique des Proche et Moyen- Orient – le Grand Moyen-Orient – concocté par les idéologues néo-conservateurs de l’administration Bush. La deuxième guerre d’Irak aura été sa séquence la plus dévastatrice.

Le choix de l’instabilité constructive

La stratégie des Etats-Unis ne se résume pas à une traduction mécanique de ces éléments, mais de l’aveu même du président des Etats-Unis et de ses conseillers, ils permettent d’élaborer une « vision globale » et des « lignes directrices ». Le directeur exécutif du très influent Washington Institute for Near East Policy, Robert Satloff, a baptisé cette stratégie « instabilité constructive ». Il constate que la recherche de la stabilité des Etats de la région, qui fut, «  historiquement », le trait dominant d’une politique proche-orientale des Etats- Unis, a abouti « à des impasses ». Cette remise en cause d’une politique étrangère privilégiant la « stabilité » des Etats des Proche et Moyen-Orient a été, certes, confortée par les attentats du 11 septembre 2001, mais son chantier était ouvert dix ans plus tôt, début 1991, dès la fin de la première guerre du Golfe. Les experts des officines néo-conservatrices, comme Paul Wolfowitz qui deviendra numéro deux du Pentagone, expliquent alors qu’il aurait fallu « poursuivre la guerre de libération du Koweït jusqu’à Bagdad, pour démanteler un pays qui restera une menace pesant à la fois sur nos intérêts énergétiques et sur la sécurité d’Israël.». Les attaques du 11-Septembre apporteront le meilleur argument aux adeptes de l’instabilité constructive, qui estiment que la menace terroriste est ancrée principalement dans certains États de la région, dont l’Irak, la Syrie et l’Iran. En « déstabilisant » ces trois Etats de «  l’Axe du mal », la stratégie américaine « révisée » prétendait anéantir le terrorisme en changeant, par la force, la nature de leur régime.

Elle a produit le phénomène inverse : selon plusieurs rapports de l’administration américaine, la menace terroriste a été multipliée par six depuis l’intervention anglo-américaine en Irak. Mais pour nombre d’analystes américain, cette contre-performance est loin d’être une défaite et s’inscrit – au contraire – parfaitement dans la mise en oeuvre de l’instabilité constructive. 

GWOT : un bilan désastreux

L’utilisation optimale des attentats du 11- Septembre a fourni l’habillage médiatique idéal pour justifier les nouvelles priorités de la politique étrangère des Etats-Unis. En proclamant la priorité à la GWOT, à la chasse de ben Laden et de ses complices, « les décideurs américains vont disposer du plus bel alibi historique à leur disposition depuis la fin de la Guerre froide », explique un attaché militaire européen en poste à Washington : « Au nom de la lutte anti-terroriste, ils vont opérer le redéploiement militaire américain le plus considérable depuis la fin de la Seconde guerre mondiale ».

Directeur de l’IRIS, Pascal Boniface explique.: « Les Américains ont prôné le modèle du coup de pied dans la fourmilière, y compris par la guerre. Le bilan de celle d’Irak apparaît largement et globalement négatif. Les adversaires de cette politique estiment qu'ils peuvent être de l’extérieur un mouvement démocratique mais que celui-ci doit avant tout être le fruit d’un processus interne » . En définitive, la guerre globale contre la terreur et son corollaire diplomatique – le Grand Moyen-Orient – auront sérieusement amplifié la menace qu’ils étaient censés circonscrire, sinon anéantir. Discréditant durablement les principes fondateurs des vieilles démocraties occidentales et leurs capacités à inspirer l’avenir constitutionnel et politique de pays d’autres continents, les réponses aux attentats du 11 septembre 2001 auront aussi passablement consolidé la fabrication du « choc des civilisations ».

Texte publié dans la brochure de l'IRIS "Dix ans de guerre de l'information en Afghanistan"

 http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_docman&task=doc_download&gid=31

(ou http://csotan.org/pdf/574.pdf)


Tony Busselen : Libye : Otan en emporte les enfants.

En septembre, l’Otan a effectué pas moins de 427 bombardements sur la ville de Syrte. Les habitants de la ville assiégée parlent de milliers de morts. Et le discours du nouvel ambassadeur des États-Unis a des relents ouvertement colonialistes.

Depuis le 25 août, Syrte est assiégée par des groupes de rebelles et bombardée par les avions de l’Otan. Cela provoque une gigantesque catastrophe humanitaire, pour une ville qui compte 100.000 habitants. Selon ses propres estimations, l’Otan a bombardé 427 fois la ville, entre le 25 août et le 29 septembre. La semaine dernière, le colonel Roland Lavoie, porte-parole de l’alliance, faisait même état de 35 raids pour la seule journée du 27 septembre. D’après le récapitulatif hebdomadaire de l’armée belge, « nos » F-16 ne chôment pas non plus. Dans le même temps, les rebelles arrosent la ville de leurs missiles. Les gens qui ont fui la ville décrivent les scènes d’horreur et parlent de milliers de morts.

Le porte-parole de Médecins Sans Frontières (MSF), le Dr Mego Terzian, a expliqué à l’agence de presse Reuters que le personnel médical de la ville avec qui MSF a des contacts, se plaint de l’afflux de blessés, dont une majorité d’enfants : « On manque d’électricité, d’eau et de matériel médical élémentaire tels antibiotiques, pochettes de sang, etc. ». MSF voulait se rendre dans les hôpitaux avec du matériel, mais l’accès en a été formellement interdit par le Conseil national de transition. Par la mer, aucun accès n’est possible, en raison du blocus par les navires de l’Otan. Des centaines de fugitifs tentent de quitter la ville, mais les rebelles les en empêchent en bloquant les routes. Bien des Libyens noirs ainsi que des jeunes gens sont arrêtés et accusés d’être des partisans de Kadhafi.

Cette guerre de l’Otan revêt de plus en plus les allures d’une brutale guerre de conquête. C’est ce qui ressort lorsqu’on écoute les représentants des pays de l’alliance. On se croirait de retour à la fin du 19ème siècle, aux « beaux » jours du colonialisme. Par exemple, avec Gene Cretz, le nouvel ambassadeur des États-Unis en Libye. Le 22 septembre, une semaine après la chute de Tripoli, il s’est adressé à 150 hommes d’affaires lors d’une conférence : « Nous savons que le pétrole est le “diamant de la couronne” des richesses naturelles libyennes. Mais, même à l’époque de Kadhafi, ces dernières années, on s’est beaucoup occupé de travaux d’infrastructure. Si nous pouvons employer à grande échelle des entreprises américaines en Libye, la situation pourra s’améliorer aux États-Unis même et générer des emplois ».

Conquérir des terres et de nouveaux marchés

« Diamant de la couronne » est littéralement le terme qu’utilisait régulièrement le Premier ministre britannique Disraeli, dans la période 1868-1880, pour désigner les richesses de l’Inde à la « glorieuse » époque du colonialisme britannique. Le journal zimbabwéen The Herald comparait à juste titre ce discours de Cretz à une phrase prononcée en 1895 par Cecil Rhodes, le grand colonialiste britannique qui donna son nom à la Rhodésie, comme s’appelait le Zimbabwe de l’époque. En 1895, Rhodes notait : « Hier, j’ai assisté à un meeting de chômeurs dans l’East End londonien et j’ai entendu les discours rageurs qui, tous, ne revenaient qu’à des demandes de pain. Quand je suis rentré chez moi, j’y ai repensé et j’ai été encore plus convaincu de l’importance de l’impérialisme. Mon idée, c’est de résoudre le problème social. Si nous voulons sauver la Grande-Bretagne d’une guerre civile sanglante, il nous faut alors conquérir de nouvelles terres et de nouveaux marchés dans lesquels nous pourrons mettre au travail l’excédent de notre population. L’empire est une question de pain. Si vous voulez éviter la guerre civile, il vous faut devenir impérialiste ».

Les raisons invoquées à l’époque par Rhodes pour justifier les guerres coloniales de conquête sont les mêmes que celles des États-Unis aujourd’hui. Le taux officiel du chômage y est actuellement de 9,1 %, soit 14 millions de personnes. Mais ce chiffre ne reprend que les gens qui ont cherché du travail ces quatre dernières semaines. Le véritable taux de chômage est au moins deux fois plus élevé. Ainsi, en 2010, pas moins de 23 % des Américains de 20 à 64 ans n’avaient pas de travail. Chez les Afro-américains, ce chiffre est même de 51 %. « La guerre contre la Libye ouvre la porte de l’Afrique à l’Africom et à l’Otan », disait encore récemment un analyste. Il pourrait bien avoir raison.

Sources : Russia Today, 30 septembre ; Récapitulatif hebdomadaire des opérations à l’étranger de l’Armée belge, Reuters, 28 septembre ; The New York Times, 22 septembre ; The Herald, 27 septembre ; Libération, 29 septembre.

Tony Busselen


Commencer par la Fin


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n°94 - Journal des Guerres de l'Otan : du 13-90 au 16-10- - FIN : La guerre du faible au fort s'appelle rébellion, guérilla, lutte.... Mais généralement pas terrorisme!



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan. 

Libye

n° 94- du 13-09 au 16-10

            C.De Broeder & M.Lemaire     




Sommaire.

Au jour le jour

Bombardements meurtriers de l’OTAN sur fond de résistance et de vide de pouvoir.

Massacre à Syrte  

Reuter : Frappes aériennes de l'Otan à Bani Walid.

1 Politique L'OtanSur le terrain

La mission de l'OTAN visant à ‘protéger’ les populations civiles se poursuit ; elle a été récemment prolongée de 90 jours par le Conseil de l'Atlantique Nord….

Allain Jules : Les dernières nouvelles du front (14-10-2011)

c Les USA

Sur le terrain

FaridMerrad : Les Etats-Unis appellent l'Otan à serrer les rangs face à la baisse des budgets.  

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

2-1 Le Nouvel Observateur : Le Tripoli merveilleux de l'Otan.

2-2 Vidéo : Entretien avec Thierry Meyssan. : L'OTAN massacre des civils en Libye.

3  Dossiers

3-1 M'sili : L’OTAN et la Libye: quand on aime, on ne compte pas. Ni l’argent, ni les morts…

3-2 Ibrahim Moussa : « Les habitants de Syrte ont été littéralement massacrés et chassés de leurs maisons »

 


Guerres de l'Otan

Au jour le jour

Bombardements meurtriers de l’OTAN sur fond de résistance et de vide de pouvoir.

 7 octobre

Les dirigeants intérimaires de la Libye affirment qu’ils ne resteront pas au pouvoir une fois vaincus les derniers bastions de Kadhafi.

Mais Patrick Henningsen, un rédacteur en chef du site 21st Century Wire news, estime que le gouvernement intérimaire va encore rester longtemps en place.

La "démocratie" à la sauce de l’OTAN et du CNT : un libyen menace ici à la machette des ressortissants africains faits prisonniers par les forces rebelles

« Pour avoir une indication de ce à quoi l’avenir va ressembler, tout ce que vous avez à faire est de regarder l’Egypte », a-t-il dit. « Le gouvernement militaire est toujours au pouvoir, et il sera au pouvoir encore pendant un certain temps. »

Mais Henningsen dit aussi qu’il y a une énorme lutte de pouvoir au sein du Conseil national de transition.

« Ces rebelles se battent avant tout pour le morceau de gâteau qu’ils peuvent obtenir, » a-t-il dit. « Ils ne savent pas pour combien de temps ils vont être au pouvoir. Ils tentent par conséquent de servir au mieux leurs intérêts personnels, alors qu’ils n’ont même pas encore gagné la guerre. »

L’OTAN s’est engagée à ne pas mettre fin aux opérations en Libye jusqu’à ce que les civils ne soient plus en danger.

Avec des milliers de personnes fuyant Syrte et Bani Walid en raison des pénuries d’eau et des bombardements de l’OTAN, Henningsen considère que l’opération se poursuivra jusqu’à ce que le dernier bastion de Kadhafi soit vidé de ses civils et rasé au niveau du sol.

« Ce qu’ils font avec Syrte est un peu comme ce qui a été fait avec Falloujah [en Irak] - ils essaient de vider la ville, jusqu’à ce qu’il y ait seulement une présence militaire qui subsiste, que l’on appelle maintenant ’des insurgés’, » dit-il. « Et puis ils vont larguer des tapis de bombes, ou simplement tirer des obus pour une semaine ou deux, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien, plus qu’un tas de poussière. »

Henningsen fait valoir que pour l’instant, l’idée principale de l’Occident semble être : « Il n’y a pas encore de stabilité [en Libye]. Lorsque la stabilité viendra, nous allons vous faire cadeau de la démocratie. »

Mais la Libye a peu de chance de se transformer en un état pleinement démocratique, selon Henningsen, car les « graines » plantées grâce au soutien de l’OTAN aux rebelles ne sont pas exactement démocratiques.

« Pour l’essentiel, l’OTAN a donné une couverture aérienne et une couverture militaire à une faction rebelle qui n’a ni été ni choisie ni élue par le peuple », a-t-il dit. « Ils n’ont aucun mandat. Ce que nous aurons, je pense, c’est une longue lutte de pouvoir, un jeu tribal qui va se jouer en Libye à la suite de cette guerre. »

Il estime que l’Occident veut un découpage de la Libye, et la seule stabilité à laquelle il est vraiment intéressé, c’est celle qui permettra aux entreprises occidentales de s’installer et de signer de juteux contrats. 

4 octobre 2011 –

Russia Today - Vous pouvez consulter cet article à : http://rt.com/news/libya-stabilily-...
Traduction : Info-Palestine.net


Massacre à Syrte  

10/10/2011

Les pays de l’OTAN mené par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France sont en train de commettre de terribles crimes de guerre dans la ville libyenne de Syrte.
Acheminement de troupes du CNT pour donner l’assaut à la ville de Syrte - Plusieurs villes de Libye sont toujours aux mains de partisans de Mouamar Kadhafi, et opposent une résistance farouche aux attaques de l’OTAN et de ses supplétifs libyensDans leur frénésie d’écraser la résistance restante dans ce pays d’Afrique du Nord, l’OTAN et les forces militaires de son laquais, le Conseil national de transition (CNT), sont en train de déchaîner une force militaire aveugle, qui tuent les civils et détruisent les maisons et l’infrastructure partout dans le centre urbain. De nombreux réfugiés civils qui ont réussi à échapper au siège ont raconté avoir vu des écoles, des hôpitaux, des maisons et d’autres bâtiments civils détruits par les bombes de l’OTAN. Les frappes aériennes ont lieu maintenant 24 heures sur 24. Les milices anti-Kadhafi tirent des roquettes, des obus de mortier et des obus de chars sans même donner l’impression de cibler des objectifs particuliers dans la ville de 100.000 habitants. Syrte est en proie à une grave pénurie de nourriture, d’eau et de médicaments, ce qui ne fait qu’aggraver la crise humanitaire. Les enfants, les personnes âgées et d’autres personnes vulnérables sont tout particulièrement touchés.
La violence souligne les calculs économiques et géostratégiques prédateurs qui se cachent derrière la campagne pour le changement de régime lancée par le
président américain Barack Obama, le président français, Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique, David Cameron. Washington et ses alliés européens visent à prendre le contrôle des réserves pétrolières lucratives de la Libye tout en réaffirmant leur domination en Afrique du Nord et en contrant le défi posé à leurs intérêts par les soulèvements révolutionnaires survenus dans l’Egypte et la Tunisie voisines.

Irib

Reuter : Frappes aériennes de l'Otan à Bani Walid.

Au moins cinq frappes aériennes ont eu lieu samedi à Bani Walid, un des derniers bastions kadhafistes...

Des avions de l'Otan ont mené samedi au moins cinq frappes dans le secteur de Bani Walid, tenu par des combattants fidèles à Mouammar Kadhafi, a constaté un journaliste de Reuters présent aux abords de la ville.

L'Otan a démenti les informations de la chaîne Al Djazira selon laquelle elle avait demandé aux forces anti-Kadhafi de se retirer de Bani Walid en préparation de ces raids aériens. «L'Otan n'a pas pris contact avec les forces rebelles afin qu'elles se retirent de leurs positions dans Bani Walid. Nous ne les avons pas contactés, nous n'avons pas de contacts avec les forces du CNT (Conseil national de transition)», a déclaré à Reuters un responsable de l'Otan à Bruxelles.

 «Des commandants, sur le terrain, nous ont demandé de battre en retraite parce que l'Otan allait bombarder prochainement», a déclaré samedi un combattant, Abdoul Moulla Mohamed, quittant la ville au volant d'un pick-up. Plusieurs autres combattants quittant les lieux ont dit eux aussi s'attendre à une frappe aérienne de l'Otan. Un journaliste de Reuters a vu des dizaines de véhicules se retirant de Bani Walid.

Reuter,

11/09



1 Politique 

L'Otan

Sur le terrain

La mission de l'OTAN visant à ‘protéger’ les populations civiles se poursuit ; elle a été récemment prolongée de 90 jours par le Conseil de l'Atlantique Nord….

www.nato.int


Allain Jules : Les dernières nouvelles du front (14-10-2011)
Visiblement, l’OTAN a décidé de rayer Syrte de la carte. Courroucé par l’échec de ses mercenaires, elle a décidé de redoubler ses crimes.

Sur ses gardes, elle sait que l’opinion internationale se lasse. Sans vergogne, face à la résistance, tout en prétextant que les civils sont pris en otage par les pro-Kadhafi- le contraire serait…est plutôt valable-, elle bombarde actuellement Syrte avec une violence inouïe. on nous signale un immeuble entier d’habitation civile éventé. Est-ce ça protéger les civils ?
Dans un silence assourdissant, avec des roses à la main, l’OTAN va dans les
cathédrales et le synagogue prier. Mais de quel Dieu ces gens parlent ? Dieu du mensonge et des forfaitures s’apparentant à l’argent, au pétrole ? Ces gens ont perdu tout sens éthique. Aucune morale. Que dire des journalistes qui attendent la chute de Syrte avec envie ? La déontologie est restée dans les vestiaires. Leur bréviaire se limite au mensonge, statut commun de leurs agences. N’oubliez pas, il y a eu le nettoyage ethnique de Tawargha, à majorité peuplée de noirs. Plus de 30 000 personnes. L’ONU n’a pas soufflé mot. Les organisations des droits de l’homme non plus.
La résolution 1973 étant devenue le génocide 1973 par la trituration de ceux qui l’ont adopté, le peuple libyen se meurt, pour rien. Malheureusement, tous ceux qui cautionnent ce massacre, seront toujours libres demain. Des criminels en liberté qui commettrons toujours leurs crimes. A noter aussi en toute impunité, le génocide de la tribu des Gaddafa dont est issu Mouammar Kadhafi, ainsi que des al-Meshashyas . Qui condamne ? Personne.
Le peuple libyen fier, combat avec force, altruisme et détermination. On peut comprendre les terroristes qui l’attaquent d’outrepasser toutes les règles de l’art de la guerre.
Tripoli: trop contents de l’annonce mensongère du CNT sur la capture de Mouatassim Kadhafi, les renégats ont commencé à faire la fête. Cette bande de drogués, perdus dans leur rêve chimérique, ont commencé à se tirer dessus. Bilan catastrophique: 50 tués. Dans certaines banlieue de la ville, aucun renégat n’est plus admis.
Bani Walid: probablement la plus grande débandade de la bande à Sarkozy. Convaincu que Syrte allait tomber, l’OTAN/CNT a envoyé des soldats de pacotille, essayer de reprendre l’aéroport. Mais, une fois sur place, comme par enchantement, des hommes qui avaient échappé à la vue des drones ont surgi. Ils ont tous été tués et, les patriotes sont repartis avec nombre de véhicules et d’armes qu’ils ont dissimulé, avant que l’OTAN revienne bombarder.
Gadhamès: branlée mémorable des renégats. Une trentaine a tenté de s’inflitrer dans la ville, avec des forces spéciales en vue de localiser Mouammar
Kadhafi soupçonné d’y séjourner. Tous ont été capturés ou tués. De quelle nationalité sont ces Européens ?
Une victoire contre le peuple libyen ne sera qu’une victoire à la Pyrrhus.
Qui a dit que Mouammar Kadhafi était fini ?

Publié le14 octobre 2011 parAllain Jules


Dans les coulisses 

Les ministres de la Défense de l'OTAN se réunissent à Bruxelles

La réunion des ministres de la Défense de l'OTAN  des 5 et 6 octobre dernier, a discuté "des opérations et des capacités".

Entendez par Opérations = Afghanistan et Libye.. 

En ce qui concerne l'Afghanistan, l'Otan est bien décidée à PARTIR POUR MIEUX RESTER. 

Il est clair que la Belgique suivra cette politique déjà toute tracée. 

Que ce soit avec l'actuel ministre De Crem ou celui qui pourrait le remplacer dans un nouveau gouvernement. La seule chose qui pourrait encore se discuter (lors du Sommet de Chicago en 2012), c'est : quoi faire EN PLUS de l'actuelle "contribution cruciale des formateurs Otan et des fonds spéciaux internationaux". Il est à prévoir que le débat parlementaire en Belgique, si du moins il y en a un, servira une nouvelle fois à cautionner la stratégie de MAINTIEN de l'Otan. Où est le "changement de stratégie", ou "la stratégie de sortie" que certains de nos politiques s'imaginent possible?  

En ce qui concerne la Libye: non seulement les bombardements de l'Otan vont se poursuivre pour une période indéterminée, mais l'Otan organise aussi son installation à long terme, cette fois, en "application" de la Résolution 2009 du Conseil de Sécurité.

 Entendez par Capacités: le Bouclier anti-missiles, rebaptisé "Défense intelligente". 

 

Les ministres de la Défense des pays de l'OTAN se réunissent à Bruxelles les 5 et 6 octobre pour passer en revue les opérations en cours et discuter de la voie à suivre pour l'initiative OTAN de défense intelligente.

Les ministres dresseront le bilan de l'opération de l'Alliance en Libye sachant que l'OTAN est prête à poursuivre cette opération aussi longtemps qu'il le faudra, afin de s'acquitter du mandat de l'ONU, qui est de protéger la population civile. Les ministres auront également des réunions avec les pays partenaires qui contribuent aux opérations de l'Alliance au Kosovo et en Afghanistan. S'agissant de l'Afghanistan, ils examineront les progrès accomplis et s'intéresseront au processus de transition, qui consiste à transférer la responsabilité de la sécurité aux forces afghanes. « Avec l'opération Unified Protector, nous avons fait ce que nous avions dit. Nous avons tenu notre engagement envers l'ONU, la région et le peuple libyen », a déclaré le secrétaire général. « Nous allons également nous réunir avec nos partenaires de la FIAS pour parler des progrès en Afghanistan - car il y a eu des avancées significatives depuis notre dernière réunion. La transition est sur les rails - et nous ne laisserons pas les insurgés la faire dérailler ».

La défense intelligente consiste à bâtir la sécurité en y consacrant moins d'argent et en travaillant ensemble de manière plus souple. Cela exige de recenser les domaines dans lesquels les pays de l'OTAN doivent continuer à investir. Les Alliés parleront également des ressources et des capacités sur fond de contraintes financières, et ils réfléchiront à la manière de se doter durablement de capacités critiques en définissant des priorités, en se spécialisant et en recherchant des solutions multinationales. « Pour ce qui est de la défense intelligente, les ministres examineront en séance un rapport du Commandement allié Transformation. Nous ne prendrons pas de décisions concrètes sur des projets concrets à cette réunion mais nous veillerons à ce que les travaux puissent se poursuivre dans la perspective du sommet de Chicago en mai », a déclaré le secrétaire général. « Je pense que la réalité économique fera avancer ce programme car à l'avenir il sera tout simplement impossible, d'un point de vue budgétaire, que tous les Alliés aient tous les moyens militaires à disposition. La seule solution est de coopérer et de se spécialiser ».

Nato.int - 05 oct. 2011

 

Nato.int - 06 oct. 2011 - Les ministres déterminés à poursuivre l'opération en Libye aussi longtemps que des menaces persisteront

Les ministres de la Défense des pays de l'OTAN et les partenaires engagés dans l'opération Unified Protector ont examiné aujourd'hui à Bruxelles les perspectives d'une fin de la mission en Libye. Les ministres ont affirmé que le moment est bientôt venu de mettre un terme à l'opération Unified Protector mais que la mission n'est pas encore terminée. « Il est clair que la fin est en vue. Les forces de Kadhafi se battent pour une cause perdue. La menace pour les civils s'estompe. Les développements positifs récemment intervenus en Libye sont irréversibles », a déclaré le secrétaire général après la réunion.

Les ministres ont souligné que l'évolution positive de la situation en Libye est irréversible mais que l'ensemble de la population libyenne n'est pas encore à l'abri d'attaques des forces de Kadhafi. Ils ont par conséquent réaffirmé leur engagement à poursuivre la mission sous mandat de l'ONU aussi longtemps que nécessaire, ainsi que leur détermination à la mener à son terme le plus rapidement possible. Ils ont aussi rappelé leur ferme résolution à continuer d'affecter toutes les ressources nécessaires à l'opération jusqu'à ce qu'elle prenne fin. "Nous sommes résolus à poursuivre notre opération aussi longtemps que des menaces persisteront, mais à y mettre fin dès que les conditions le permettront. Nous sommes donc prêts à mettre un terme à la mission lorsque les conditions sur les plans politique et militaire auront été remplies, a souligné M. Rasmussen.

Les ministres de la Défense des pays de l'OTAN ont exprimé leur gratitude aux partenaires d'opérations de l'Alliance pour leur précieuse participation à l'opération Unified Protector. « L'opération Unified Protector a porté la coopération entre les Alliés et les partenaires à un nouveau niveau, tant sur le plan politique que sur le plan militaire, renforçant de ce fait les chances d'approfondir davantage encore nos partenariats. Nous nous réjouissons donc à la perspective de poursuivre cette relation de travail étroite dans d'autres dossiers d'intérêt commun », a ajouté le secrétaire général.

Pour le long terme, les ministres ont également exprimé leur volonté de soutenir les nouvelles autorités libyennes au moyen de réformes des secteurs de la défense et de la sécurité, si le concours de l'Alliance était sollicité. Les ministres ont conclu en s'engageant à suivre la situation en permanence, dans le but de mettre fin à l'opération dès que les conditions le permettront.

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Nato.int - 06 oct. 2011 - Les ministres des pays contribuant à la FIAS s’engagent à soutenir l’Afghanistan après 2014

Aujourd’hui, les ministres de la Défense des 49 pays qui contribuent à la FIAS se sont dits fermement déterminés à soutenir l’Afghanistan tout au long du processus de transition et bien au delà. Les ministres ont fait le point sur la poursuite de l’engagement de la FIAS en Afghanistan une fois que les forces afghanes seront pleinement responsables de la sécurité dans tout le pays. Ils ont analysé l’évolution du processus de transition et ont fait observer que les forces de sécurité nationales afghanes sont de plus en plus capables de faire face aux insurgés. Ils ont souligné que transition ne signifie pas abandon, et que l’OTAN continuera au contraire de soutenir l’Afghanistan après 2014.

« Que les choses soient bien claires : transition ne veut pas dire abandon. Il n’est pas question pour nous de quitter le navire lorsque les Afghans prendront la barre. Les pays de l’OTAN ont conclu un partenariat durable avec le peuple afghan et ils entendent l’honorer », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion.

Les ministres de la Défense ont échangé des vues sur le soutien que la FIAS peut apporter aux autorités afghanes à mesure que le processus de transition se poursuit. Ils sont convenus qu’au sommet de l’OTAN qui se tiendra à Chicago en mai prochain, ils définiraient concrètement la manière dont l’Organisation continuera de soutenir l’Afghanistan après 2014.

« Au sommet de Chicago, nous déciderons de la suite et nous verrons comment nous pouvons continuer de soutenir les forces de sécurité afghanes », a indiqué le secrétaire général de l’OTAN. « Les formateurs OTAN et les fonds spéciaux internationaux apportent déjà une contribution cruciale en Afghanistan. Il faut maintenant que nous décidions de ce que nous allons faire de plus. Ce sera l’une de nos tâches principales à Chicago – et c’est pourquoi il importe que nous lancions ce débat dès aujourd’hui », a souligné M. Rasmussen.

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Nato.int - 06 oct. 2011Les pays de la Charte adriatique contribuent collectivement à la mission de formation en Afghanistan

Par la voix de leurs ministres de la Défense, l'Albanie, l'ex-République yougoslave de Macédoine et le Monténégro se sont joints à la Croatie, pays chef de file, et à la Slovénie, pays contributeur, pour annoncer un soutien concret à la formation de la police militaire afghane. En marge de la réunion des ministres de la Défense des pays de l'OTAN, ces pays ont signé un mémorandum d'entente régissant les contributions pour l'École de police militaire à Kaboul, dans le cadre de la mission OTAN de formation en Afghanistan.

« Un tel engagement montre clairement que nous soutenons sans réserve la nouvelle stratégie de l'Alliance en Afghanistan avec la mise en place de capacités et de compétences essentielles pour la réussite du processus de transition, » a déclaré le ministre croate de la Défense, Davor Božinović, à l'ouverture de la cérémonie. Cette initiative commune, soutenue par les États-Unis, offre à l'École de police militaire afghane à Kaboul les formateurs nécessaires pour le développement de compétences spécialisées. Établissement spécialisé de l'armée nationale afghane, cette école est essentielle pour permettre à l'armée de continuer à se spécialiser et à se professionnaliser afin de devenir une force autonome.

Avec cette initiative, la Croatie espère aussi renforcer la coopération des membres de la Charte adriatique et soutenir les efforts de ceux d'entre eux qui aspirent à devenir membres de l'OTAN. Le ministre de la Défense de la Bosnie-Herzégovine, qui compte elle aussi mettre des formateurs à disposition, en février 2012, assistait également à la signature.

Les ministres ont accueilli cette initiative comme un exemple concret de défense intelligente. En mutualisant leurs ressources et en partageant leurs capacités, ces pays peuvent, ensemble, apporter une contribution significative à la mission OTAN de formation en Afghanistan.

« La signature de ce mémorandum d'entente constitue non pas un acte de bonne volonté isolé mais un signe tangible de l'engagement et de l'amitié constants de nos pays..., qui s'inscrit dans le cadre des efforts de la communauté internationale visant à instaurer une paix et une stabilité durables en Afghanistan », a déclaré le ministre Božinović.

 

Le Premier ministre espagnol, Zapatero a débarqué, de façon impromptue, à la réunion de Bruxelles, pour confirmer l'accord signé entre l'Espagne et les Etats-Unis pour agrandir la base navale de Rota (Andalousie) afin de pouvoir recevoir 4 navires US transporteurs d'éléments de ce bouclier anti-missiles ainsi que 1.200 militaires US chargés de l'organisation de la base navale. Ces informations sont parues dans le journal espagnol El Pais du 4.10.2011 (C.P.)


c Les USA

Sur le terrain

FaridMerrad : Les Etats-Unis appellent l'Otan à serrer les rangs face à la baisse des budgets.  

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a appelé mercredi les pays européens à ne pas baisser la garde en les avertissant que les coupes budgétaires du Pentagone allaient affecter le financement des opérations de l'Otan par les Etats-Unis.

Le plan de réduction du déficit américain va réduire d'environ 450 milliards de dollars sur dix ans le budget du Pentagone, de loin le plus élevé au monde avec près de 700 milliards de dollars prévus en 2012. Cette baisse est "lourde mais gérable", a estimé M. Panetta. Mais, a-t-il averti, si les Etats-Unis restent totalement engagés au sein de l'Otan, leur politique militaire va être également affectée par les mesures de réduction des déficits lancées dans l'ensemble des pays occidentaux. "Les coupes dans le budget du Pentagone allaient affecter la capacité des Etats-Unis à financer des opérations de l'OTAN". "Certains assument que le budget américain de la Défense est tellement important qu'il peut absorber les chocs et combler les lacunes de l'Alliance, mais ne faites pas cette erreur. Nous sommes confrontés à de lourdes coupes qui vont avoir de réelles implications sur les capacités de l'Alliance", a déclaré Leon Panetta, à Bruxelles, avant une réunion des ministres de l'OTAN.
Mais il a prévenu que si le Congrès ne trouvaient pas de nouvelles économies à faire d'ici la fin La solution est, selon lui, d'accélérer le mouvement de concertation et de mutualisation au sein de l'Otan afin de réduire les coûts et de rendre les programmes plus "efficaces". Les Etats-Unis financent à hauteur de 75% le budget de l'OTAN.
Farid Merrad

05/10/2011

http://french.irib.ir/info/international/item/145645-les-etats-unis-appellent-lotan-a-serrer-les-rangs-face-a-la-baisse-des-budgets


d L’Otan dans le monde

Le sommet Russie-OTAN n’aura lieu qu’en cas d’un compromis sur la défense antimissile

 La Russie avance une condition.

Le sommet Russie-OTAN n’aura lieu qu’en cas d’un compromis sur la défense antimissile, a déclaré le représentant permanent russe à l’alliance Dmitri Rogozine procédant aux consultations avec l’administration des pays européens de l’OTAN. Rogozine a eu cette semaine les pourparlers à Bruxelles et s’est entretenu avec les responsables militaires portugais. 

Le sommet du Conseil Russie-OTAN fixé à mai 2012 à Chicago est en question vu de multiples tentatives avortées de s’entendre sur le projet de système ABM pour l’Europe déployé par les Etats-Unis. Pour le moment les pourparlers piétinent.  

Selon Dmitri Rogozine, l’OTAN doit comprendre que sans les garanties nettes à long terme aucune démarche conjointe n’est possible.

« Les déclarations de l’OTAN ne débouchent pas toujours sur les actes concrets. Il existe parfois l’immense distance entre les paroles et les démarches concrètes. Les responsables de l’Atlantique Nord et les Etats-Unis ont déclaré immédiatement après le sommet de Lisbonne : ce sera un système à part. La Russie en aura le sien, nous en aurons le nôtre. Or, ils coopéreront sur plusieurs volets. Nous avons consenti pourvu que ce soient des systèmes différents. Or, pourquoi le rayon d’action et le secteur de frappe de vos missiles permettent d’atteindre l’Oural? Si vous voulez protéger l’Europe occidentale contre les risques croissants d’attaques de missiles, faites-le vous-mêmes. Il ne faut pas répandre votre bouclier sur notre territoire, nous avons notre défense contre-aérienne et spatiale que nous sommes en train de développer ».  

Pour confirmer que le système EuroABM entrait en contradiction avec les intérêts de la Russie, Dmitri Rogozine a cité le compte rendu des chercheurs de l’Université du Massachusetts. Il est indiqué que le déploiement d’une base des missiles intercepteurs à la troisième et à la quatrième étape en Pologne, dans la Baltique supposant pour le système antimissile américain la possibilité de pénétrer dans les mers du Nord exposera en danger les forces stratégiques russes. « Si nos collègues atlantistes ne croient pas les scientifiques et les experts russes, qu’ils prêtent attention aux conclusions de leurs experts. Il n’ont rien à opposer à ces données », a souligné Dmitri Rogozine.
french.ruvr.ru



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Le Nouvel Observateur : Le Tripoli merveilleux de l'Otan.

L'Organisation, qui a épaulé le CNT dans son offensive anti-Kadhafi, diffuse des images d'une capitale qui a déjà tourné la page, où le calme et la sécurité sont de retour.

L’Otan réalise ses propres reportages. Ou clips de promotion. C’est selon. Ils sont délivrés gratuitement aux journalistes ayant besoin d’images et d’interview pour illustrer leur couverture du pays. Il suffit de demander les séquences vidéos auprès du service presse de l’Otan ou de les télécharger directement sur des sites relais professionnels destinés aux journalistes et documentalistes. Des images a priori neutres, sans présence de militaire ou de porte-parole de l'Otan.

Tout en discrétion

Deux versions sont disponibles.

D’abord celle prête à diffuser avec habillage et récit de l’Otan.

L’autre version est délivrée "nue" permettant aux rédactions d'ajouter le commentaire d’un journaliste maison et d'incruster leur logo. L’internaute ou le spectateur ne s'en rendra sans doute jamais compte.

Le système est pratique. Les rédactions accèdent à des contenus gratuits et parfaitement formatés pour la diffusion sans devoir dépêcher de reporters sur place et financer leurs déplacements. Et l’Otan distille discrètement sa communication au détour d’images bien choisies. 

Quoi qu'il en soi, la résistance libyenne a déjà fait échouer le plan initial des pays de l'Otan de faire passer le coup en Libye sous le masque de "Printemps Arabe" : De façon parfaitement visible pour tous, Tripoli est tombé sous les bombes de l'Otan, pas moyen de le faire passer pour une "révolution du peuple libyen", il n'y a eu aucun soulèvement à Tripoli, et les bombardements de l'Otan sur Bani Walid et Syrte, et le blocus barbare de sa population (privée d'eau de nourriture et de médicaments) continue malgré "la chute du Tyran". Les soi-disant "révolutionnaires" ne sont rien sans l'Otan, c'est clair même pour ceux qui défendent encore cette agression, et les dénégations de l'Otan doivent leur apparaître absurdes même à eux.

Cet échec, cette résistance a p-e compromis les plans de déstabilisation du "Grand Moyen-Orient"

Le Nouvel Observateur,

14 septembre
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110914.OBS0339/video-le-tripoli-merveilleux-de-l-otan.html


2-2 Vidéo : Entretien avec Thierry Meyssan. : L'OTAN massacre des civils en Libye.

http://www.youtube.com/watch?v=mlIbES8O8uI&feature=related


2-3 Vidéo : Témoignage, Lizzie Phelan - «Son expérience en Libye au cours des attaques de l'OTAN»
Lizzy Phelan a été l'un des journalistes, qui se retrouvait enfermé dans l'hôtel Rexos, lorsque les rebelles ont fait irruption dans la capitale libyenne.

Qu'est-elle, Mahdi
Nazemroaya, Thierry Meyssan et beaucoup d'autres journalistes
VIDEO A
VISIONNER ICI http://www.youtube.com/watch?v=F6yPA4GI0X0



3  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

3-1 M'sili : L’OTAN et la Libye: quand on aime, on ne compte pas.

Ni l’argent, ni les morts…

Il n’y a a en ce moment ni crise financière, ni crise budgétaire en Europe. En tout cas pas en Grande Bretagne et pas en France.

Parce que la Grande Bretagne qui vient de faire des coupes sombres dans les rangs des fonctionnaires et de tailler dans les services publics peut quand même se payer le luxe, sur le dos des contribuables, de dépenser entre 1 et 2 milliards d’euros  pour sa guerre impérialiste en Libye.

Le coût de l’intervention britannique dans le conflit Libyen a été révisé à la hausse  à 1,75 milliard de livres Sterlings (près de 2,7 milliards de dollars), soit sept fois plus que les prévisions du gouvernement, a indiqué lundi une étude du Département de la Défense. Selon cette étude, ce montant est appelé à augmenter davantage dans les mois à venir en raison des frappes aériennes de la Royal Air Force (RAF) qui continuent à un rythme «exceptionnellement élevé», pour détruire les derniers bastions de la résistance, appauvrissant ainsi les stocks d’armes de précision que le ministère de la Défense va devoir remplacer.

 En France, on se moque des coûts liés à la guerre parce que quand on combat pour protéger les civils et par amour de la démocratie, il serait honteux de compter ses sous. On en restera donc au chiffre donné par M. Gérard Longuet, le M. Propre de la république irréprochable, soit 320 millions d’euros  début septembre.

Ce chiffre est sans doute bidon comme tout ce que peut dire Gérard Longuet. parce que M. Longuet c’est le genre de gus qui peut déclarer sans rire à la télévision le 14 juillet dernier que dans une région afghane, les Talibans « faisaient comme s’ils étaient chez eux. », chose qu’il ne pouvait bien sûr tolérer en tant que citoyen d’honneur afghan (ça c’est moi qui l’ajoute).

Donc la guerre impérialiste en Libye va certainement coûter cher aussi à la France qui n’a pas besoin de ça. D’autant que si les prétendus rebelles Libyens ont promis monts et merveilles aux véritables électeurs de M. Sarkozy, c’est-à-dire le patronat, l’affaire libyenne n’est pas pliée et les forces hostiles à « l’axe du bien » franco-anglo-saoudien n’ont sans doute pas dit leur dernier mot.

D’où bien sûr l’urgence de tuer la famille Kadhafi que les forces spéciales françaises et anglaises traquent activement.

Mais ce que ces nouveaux colons ne comprennent pas, c’est que Kadhafi(s) ou pas il y aura toujours de nombreux Libyens patriotes pour refuser ce nouveau joug colonial. Et que l’environnement immédiat de la Libye, à l’est et au sud, pourrait patiemment veiller à ce que le Conseil national de Transition honore tout à fait son nom et ne soit effectivement qu’une transition.

Les élections présidentielles en France sont pour bientôt et si ce ne sont pas elles qui emportent Nicolas Sarkozy, ce seront les multiples affaires qui s’en chargeront. 

Et il ne pourra sans doute pas compter sur un succès en Libye, même « définitif » (par exemple en exhibant la tête de Mouammar Kadhafi à l’Assemblée Nationale) pour redorer son blason électoral parce que les gens du peuple détestent en général les guerres impérialistes. 

Ce que n’avait pas compris un François Fillon dépité par la relative indifférence  de ses concitoyens devant le « succès » de la diplomatie et de l’armée françaises.

M'sili

27 Septembre

http://mounadil.wordpress.com/



3-2 Ibrahim Moussa : « Les habitants de Syrte ont été littéralement massacrés et chassés de leurs maisons »

Interview du docteur Ibrahim Moussa, porte-parole officiel du gouvernement libyen, par Arrai TV - 1er octobre 2011 (*) Traduite de l’arabe par Libya 360°

Libya 360° : En ligne avec nous le Dr. Ibrahim Moussa, porte-parole officiel du gouvernement libyen. Docteur, je voudrais commencer en remerciant Dieu de vous savoir sain et sauf. Les mensonges et les tromperies des media affirmaient que vous aviez tenté de fuir en revêtant des habits de femme et un niqab (voile qui cache entièrement le visage). Pensez-vous que ce soit une tentative de diffamer et salir l’image de la résistance et des combattants jihadistes comme vous ?

Dr. I. Moussa : Je vous salue cher frère et je salue les spectateurs de cette chaîne de télévision courageuse. Nous avons donné nos vies et nos âmes pour le bien de ce pays et nous participons à une cause honorable et dédiée à un projet de véritable civilisation et je ne suis pas surpris que ces voix et mensonges aient été soutenus par les chefs du Conseil de la honte et de la trahison de la Libye, et ni ne m’étonne que ces déclarations soient diffusées par les media qui collaborent de façon organisée avec l’OTAN et avec les rebelles-OTAN.

Ils essaient de salir l’image de la glorieuse jeunesse de Libye, qui a entrepris cette guerre sainte contre les grandes puissances du monde, mais cette image est plus grande et pure que leur guerre. Nous ne déserterons pas le champ de bataille. Nous combattrons jusqu’à la mort ou jusqu’au triomphe, si Dieu veut.

Ces voix sont des mensonges. J’étais près de la ligne de front à Syrte et, avec moi, se trouvait un escadron de 23 grands et loyaux combattants. Huit d’entre eux arrivaient de Syrte, deux de Harwara, deux de Tarhouna, trois de Werfella et un de Wershifana, un de Seesan et six de la courageuse Zliten.

Nous avons été pris dans une attaque surprise par une bande de miliciens de l’OTAN et contraints à nous retirer dans une zone isolée. Le groupe de jeunes qui étaient avec moi est resté au combat contre les milices OTAN, bien armées et équipées par leur maudit allié atlantique, alors que nous n’avions, nous, que des armes légères, etc. Le combat a continué pendant plus d’un jour et demi. Ils ont annoncé ma capture et mon arrestation, mais c’était faux. En réalité ils n’ont jamais été sur le point de me capturer. Les jeunes ont continué à se battre dans les vallées des déserts. Certains d’entre eux sont morts en martyrs dans cette bataille courageuse et pure : un jeune de Werfella et un de Seesan, pendant qu’avec les autres nous nous sommes repliés en sécurité. Que Dieu accorde sa miséricorde aux martyrs qu’il accueillera avec bienveillance, au contraire de l’OTAN.

Ceci nous apporte une autre vision du front de la guerre, qui témoigne de la détermination, de l’abnégation et du moral élevé des combattants. Mais les media menteurs essaient de diffuser autant de rumeurs infondées et mensonges que possible pour miner le moral du mouvement de résistance.

Je voudrais saisir l’occasion que vous me donnez pour dire que j’ai assisté personnellement, de mes yeux, à la façon dont ils ont tué à Zwaitneeya, Wershifna, Seesan, Werfella, Tarhouna, Hrawa et dans les tribus de la région de Syrte qui allaient main dans la main, côte à côte, et comment les avions volaient au-dessus de nous, comment ils bombardaient sans répit et comment la milice à terre essayait d’attaquer. Je jure, cher frère, que les yeux de ces combattants brillaient d’une lueur de colère et de lutte et que tout le monde parlait des martyrs et des camarades courageux, et de leurs familles, avec amour et compassion. Cela a été un spectacle incroyable. Ces gens n’avaient pas été entraînés. Ils n’ont pas été entraînés par Al Qaeda, ni par l’OTAN, la France et le Qatar. Ces jeunes sont des gens normaux, des gens ordinaires comme ceux qui regardent Al-Rai en ce moment et qui, ensuite, changeront de chaîne pour aller voir un programme de télé, un film ou des clips vidéo musicaux. Ce sont des jeunes ordinaires transformés de façon surprenante en lions et en héros parce qu’ils sentaient qu’ils avaient à présent un objectif plus élevé, celui de devoir être des combattants et des héros. J’ai demandé à plusieurs d’entre eux qui ils étaient, de quelles familles ils venaient, ce qu’ils faisaient dans la vie, leur travail. Certains étaient étudiants, enseignants, entrepreneurs, techniciens, etc. Tous ces gens n’avaient pas d’autre objectif ou aspirations que de combattre ces terroristes et renverser et abattre cette conquête coloniale de leur pays.

Je jure cher frère, que même si nombre de ces personnes ne sont pas instruites politiquement elles le sont cependant moralement et comprennent tout ce qui est en train de se passer. Ces gens ne peuvent pas être trompés par des mots pompeux comme « démocratie », « liberté » et changement, mensonges trompeurs pour masquer les vues coloniales sur la Libye. Ils comprennent collectivement de façon transparente et honnête que c’est leur devoir de combattre. Je voudrais une fois de plus rendre hommage aux deux martyrs que j’ai cités tout à l’heure et un salut à mes frères qui sont encore au combat sur les nombreux fronts de la bataille.

Libya 360° : Nous n’avons pas douté une seconde qu’Ibrahim Moussa « le combattant » aurait pu fuir la bataille au moment où on avait besoin de lui. En toutes occasions, Docteur, les media diffusent des rumeurs sur les civils qui fuiraient Syrte. Pensez-vous qu’il s’agisse de donner l’impression que la ville a été évacuée et d’affirmer que tout le monde a fui, pour pouvoir ensuite passer au massacre et « nettoyer » toute la ville et sa population ?

Dr. I. Moussa : Bien sûr, cher frère, et ils ont déjà commencé. Les spectateurs arabes du monde entier, Arabie Saoudite, Emirats, Egypte, Syrie, Irak, Algérie, Maroc, Soudan et tous les pays arabes, doivent savoir que les habitants de Syrte ont été littéralement massacrés et chassés de leur maison… je veux le répéter « de leur maison », le nombre de morts a atteint les milliers. Ceci n’est pas une exagération, des milliers de gens !

Ceci est manifeste dans la mesure où l’odeur de la mort, des tueries et de la destruction est devenue tellement oppressante que les organisations internationales l’ont ressentie même depuis les villages éloignés où se trouve l’ennemi. L’odeur, comme on dit en anglais, est trop forte pour l’ignorer.

Les manigances des media ont recommencé, disant que les habitants de Syrte sont en fuite, pour couvrir le fait que ce sont eux et pas nous qui tuons et bombardons les civils. Il s’agit d’une stratégie claire avancée par Al Jazeera et quelques autres qui sont désormais les porteurs les plus qualifiés et consumés du mensonge et de la tromperie. Je peux dire que j’ai été un expert de niveau mondial à propos de ces chaînes et de leurs capacités, pour avoir amplement traité avec eux et pour les avoir observés de près pendant les 9 derniers mois. Je sais que leur composition et la façon dont ils opèrent de l’intérieur n’est en réalité qu’une partie de cette opération internationale impériale. Partie fausse, cosmétique et pré-ordonnée.

La ville a encore 180.000 de ses habitants. Quelques centaines ont fui car leurs maisons et leurs vies avaient été détruites. Mais 180.000 personnes restent encore dans la ville, en sachant aussi que des tribus entières ont fui vers Syrte parce que leurs villages avaient été envahis par des bandes armées et qu’en ce moment justement ils sont bombardés, leurs maisons s’écroulent… Les tanks, les régiments les missiles Grad frappent sans distinction édifices civils et militaires.

Cher frère, j’ai eu personnellement des entretiens téléphoniques avec des organisations internationales et avec certaines chaînes de télévision et j’ai appelé les organisations des droits de l’homme, j’ai appelé des fonctionnaires et des autorités connues des Nations Unies. Je leur ai demandé à tous de venir à Syrte, en considérant les précédentes visites qu’ils avaient faites dans d’autres villes de Libye alors qu’était menée la conspiration contre nous. Pourquoi ne viennent-ils pas maintenant enregistrer et recueillir des informations sur la destruction et les crimes de guerre à Syrte ?

Ils disent d’accord nous viendrons, nous nous organisons et nous viendrons. Un mois est passé depuis ma requête, et pas une seule chaîne de télé n’est entrée à Syrte, pas une seule délégation de la Croix-Rouge n’a rejoint Syrte. Pas une seule entité islamique ou autorité des Nations Unies n’a fait de commentaire sur la destruction de la ville de Syrte !

La conspiration est claire pour qui a un cœur ou peut écouter ce qui est en train de se passer. Pour ceux qui n’ont pas de cœur et ne veulent pas savoir ou apprendre ou analyser ou abattre cet injuste régime de la mondialisation, mieux vaut bien sûr vivre dans une ignorance béate, mais nous, nous préférons étendre notre connaissance et toujours approfondir ce que nous savons.

Dans toute guerre, la recherche de la vérité est ce qui prime et nous sommes du côté de la vérité, avec l’aide de Dieu !

Libya 360° : Dr. Moussa, quelle est la situation sur le terrain, en première ligne, surtout dans les villes résistantes assiégées ? Je veux dire : Bani Walid, Ghadamis et Syrte ?

Dr. I. Moussa : Je vais essayer de vous donner une synthèse. Il y a deux types de première ligne, de champs de bataille. Les fronts principaux : Bani Walid, Syrte et Sabha et il y a d’autres fronts dans les villes envahies.

Pour ces dernières, nous pouvons observer que le mouvement de résistance a augmenté. Continuellement de nouvelles opérations sont en cours à Zliten, Tripoli, Zawiya, Azizia et Tarhouna et dans d’autres villes. Certaines sont des opérations planifiées et organisées tandis que d’autres sont menées par quelques individus seulement. Toutes ont réussi et on voit des résultats positifs. Il y a eu des victimes chez l’ennemi. Mais la chose la plus importante est que le drapeau de la lutte reste hissé. La continuation de ces opérations montre que l’OTAN ne peut pas prendre le contrôle de la Libye.

Pour ce qui est du front principal, grâce à Dieu, Bani Walid a été réellement et complètement nettoyée (des forces ennemies, NdT) dans une vaste rayon entourant la ville et il faut dire que, d’une certaine manière, nous sommes encore en train, bien sûr, d’en subir les effets.

Mais il y a des cadavres de miliciens de l’OTAN dans les montagnes et les vallées de Bani Walid. Et bien sûr les chefs des forces de terre des rebelles OTAN sont tout à fait au courant de cela.

L’hôpital de Tarhouna, celui de Tajoura, le Tripoli Medical Center sont tous pleins des corps provenant du champ de bataille de Bani Walid. Et de ce fait, pour ces bandes armées, Bani Walid signifie maintenant « mort ». Les rapports en provenance de ce front sont excellents. La dernière attaque contre Bani Walid a eu lieu hier, aujourd’hui il n’y a pas eu d’attaque (samedi 1er octobre 2011 ; l’absence d’informations, au jour le jour, sur ces terrains de bataille, équivaut à l’information que ces régions ne sont pas tombées aux mains des rebelles-OTAN ; sinon, ce serait le titre de tous nos media, NdT). Hier beaucoup de nos combattants ont sacrifié leur vie. Je voudrais saluer toutes les tribus de Bani Walid, surtout celle de la bataille dans la Vallée de Ghalboun, et nos frères de Sbaya et Asahbaa, Kimmat, Qbool, Gwaydaa, qui nous ont protégés et défendus.

Du point de vue de la seconde ligne principale du front de la ville résistante de Syrte, les attaques ont été majeures. Les ennemis sont arrivés de cinq points différents, soutenus par de lourds bombardements OTAN et équipés d’armes très modernes. Mais les jeunes de Syrte ont été capables de résister à cette attaque. Et je peux donner une information arrivée il y a deux heures seulement, sur des jeunes de Syrte qui ont réalisé une forte avancée dans la partie est de la ville, obligeant l’ennemi à s’enfuir et à reculer de plusieurs kilomètres, ce qui a permis la réquisition de certaines de leurs armes. Au sud et à l’ouest de la ville aussi, il semble qu’ils soient pareillement en bonne posture.

Ceci dit je voudrais informer les téléspectateurs que nous nous attendons à ce que les attaques contre Syrte s’intensifient à partir de demain (dimanche 2 octobre, NdT) surtout dans la zones ouest et sud. Mais nous sommes prêts et nous comptons sur une force importante à l’ouest, et, avec un travail soutenu sur les fronts sud et est, nous pensons pouvoir éliminer complètement la menace dans les prochains jours.

Si je peux, je voudrais saisir l’occasion de faire ici une déclaration aux tribus des cités violées, par exemple à la population honorable de Tarhouna. Nous savons que le peuple fier et patriote de Tarhouna n’accepte pas les rebelles de l’OTAN et nous recevons chaque jour des lettres d’eux qui nous indiquent leur opposition à l’OTAN mais ils sont contraints pour le moment au silence contre leur volonté.

Nous leur disons que s’ils ne peuvent pas, et n’ont pas les moyens d’ouvrir un champ de bataille et de résistance dans la cité même, que du moins les loyalistes se déplacent par centaines de Tarhouna, Wershefanna, Seesan et Hawamed et de tout autre endroit pour se joindre au front de Bani Walid et Syrte. Nous avons déjà, bien sûr, un grand nombre de combattants appartenant à ces tribus sur ces champs de bataille, mais ils doivent continuer à envoyer le plus possible de gens afin que nos forces puissent s’accroître et, à la fin, ouvrir un front de bataille dans leur ville.

Libya 360° : Docteur, en remerciant Dieu à nouveau que vous soyez sain et sauf, nous vous remercions de votre participation et vous saluons ainsi que la résistance.

Dr. I. Moussa : Avant de conclure, je voudrais transmettre les condoléances personnelles de notre Guide de la Révolution Muammar Kadhafi à la famille du héros Jamal Abdel Nasser pour son fils Khalid. Avec la pitié de Dieu, Muammar Kadhafi veut exprimer son plus profond respect à la famille de Jamal Abdul Nasser, à tout le peuple libyen et à tous les Arabes.

Et nous voudrions renforcer la lutte que Jamal Abdel Nasser a menée pour la liberté, pour la fierté et la lutte que tous les Arabes mènent contre les occupants étrangers, contre le vol du pétrole, contre la création des bases militaires en Libye et dans tout pays arabe. Nous voudrions présenter une fois de plus nos plus profondes condoléances au peuple arabe. Nous voudrions dire que, plaise à Dieu, nous garderons haute la bannière de la liberté, de la fierté, de l’Islam et de l’honnêteté jusqu’à la victoire, si Dieu veut.

Traduite de l’arabe par Libya 360°

7 octobre 2011

 (*) Voir la vidéo de cette transcription effectuée et publiée parhttp://libya360.wordpress.com/2011/10/01/dr-moussa-ibrahim-october-1-2011/

par Alexandra Valiente pour www.resistenze.org du Centro di Cultura e Documentazione Popolare di Torino, Nuove Resistenti n° 379 (jeudi 6 octobre 2011).

Traduction Marie-Ange Patrizio (07.10.2011)



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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