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29/05/2012

Afghanistan Journal de la libération du territoire n° 505 Les alliés vont pouvoir se retirer d’Afghanistan, la mission est accomplie.

Afghanistan Journal de  la libération du territoire n° 505 Les alliés vont pouvoir se retirer d’Afghanistan, la mission est accomplie.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 506 - du 12-05  au 29-05                                          C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

Tiré à part 

Yvonne Ridley : Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

Greshnov Andrei : Karzaï: l'Afghanistan lutte contre le terrorisme, pas contre les rebelles.

1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Deux soldats de l'OTAN tués

2 Dommages Collatéraux...

8 civils dont 6 enfants tués dans un bombardement de l'Otan  



Tiré à part 

 

Yvonne Ridley :Bush condamné pour crimes de guerre par contumace.

C’est officiel : George Bush est un criminel de guerre. Dans ce qui est la première condamnation de ce type dans l’histoire, l’ex-président des USA et sept membres de son administration ont été condamnés hier (vendredi) pour crimes de guerre.
Bush, Dick Cheney, Donald Rumsfeld et leurs conseillers juridiques Alberto Gonzales, David Addington, William Haynes, Jay Bybee et John Yoo ont été jugés par contumace en Malaisie,
Le procès qui s’est tenu à Kuala Lumpur a permis d’entendre les témoignages poignants de victimes de tortures subies par ces personnes alors qu’elles étaient aux mains des troupes américaines ou de contractants en Irak et en Afghanistan.
L’un d’eux est le témoignage d’un Britannique, Moazzam Begg, ex-détenu de Guantanamo et aussi celui d’une femme irakienne, Jameelah Abbas Hameedi qui ont été torturés dans la tristement célèbre prison d’Abu Ghraib.
À la fin des audiences qui ont duré tout le week-end, les 5 membres de la Cour ont prononcé à l’unanimité le verdict de culpabilité à l’encontre de Bush, Cheney, Rumsfeld et de leurs principaux conseillers juridiques, les condamnant tous pour crime de guerre en raison de tortures et de traitements cruels, inhumains et dégradants.
La transcription des accusations, les déclarations de témoins et d’autres documents du dossier seront transmis au Procureur général de la Cour Internationale de Justice, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité.
La Commission du Tribunal de guerre de Kuala Lumpur a également demandé à ce que les noms de Bush, Cheney, Rumsfeld, Gonzales, Yoo, Bybee, Addington et Haynes soient officiellement rajoutés au registre de la Commission pour les crimes de guerre.
Ce tribunal est né de l’initiative de l’ex-premier ministre malais, Mahathir Mohamad, qui s’est toujours opposé à l’invasion de l’Irak par les USA en 2003.
Il a assisté personnellement aux audiences où étaient évoquées les expériences personnelles de trois témoins, à savoir Abbas Abid, Moazzam Begg et Jameelah Hameedi. Le tribunal a aussi entendu deux autres déclarations statutaires de la part d’un citoyen irakien, Ali Shalal, et d’un Britannique, Rahul Ahmed.
Après que les cinq juges eurent prononcé la sentence de culpabilité, Mahathir Mohamad a déclaré : « Les États-Unis continuent impunément à commettre des meurtres. »
L’avocat et expert en crimes de guerre, Francis Boyle (ci-dessous), professeur en droit international à l’école de droit de l’université de l’Illinois, faisait partie de l’équipe de procureurs en charge de l’accusation.
Après le procès, il a déclaré : « C’est la toute première fois au monde que ces gens sont condamnés. »
Même si certains ne voient dans ce verdict qu’une mesure purement symbolique, le militant pour les droits de l’homme Francis Boyle a dit que Bush & Co allaient très certainement devoir faire face au même type de procès dans d’autres pays.
« Nous avons essayé par trois fois d’attraper Bush au Canada, mais le gouvernement canadien a fait échouer ces tentatives, puis nous l’avons dissuadé d’aller en Suisse. La démarche entreprise en Espagne a avorté à cause du gouvernement espagnol, et même résultat en Allemagne. »
Boyle a ensuite mentionné la Charte de Nuremberg qui a été utilisée comme support par le tribunal quand il s’est agi de justifier de la crédibilité de l’initiative malaise. Il rappelle que « les dirigeants, les organisateurs et les complices ayant participé à la formulation ou à l’exécution d’un plan commun ou d’un complot visant à commettre des crimes de guerre sont responsables de tous les actes perpétrés par quiconque met ces plans à exécution. »
Les USA sont sujets aux lois internationales communes et aux principes de la Charte de Nuremberg, a expliqué Boyle, qui pense également que le procès de ce week-end a été suivi de près par les responsables du Pentagone et de la Maison-Blanche.
Le professeur Gurdial Singh Nijar, qui présidait la Cour, a déclaré : « Le tribunal a porté une attention particulière au respect scrupuleux des principes dessinés par le tribunal de Nuremberg et les Cours internationales de justice. »
Il s’est aussi montré confiant sur le fait que le tribunal serait imité ailleurs dans le monde, « dans les pays qui ont le devoir de juger les criminels de guerre, » et il a cité le cas du dictateur chilien Augusto Pinochet, arrêté en Grande-Bretagne pour être extradé vers l’Espagne sur des accusations de crimes de guerre.
« Pinochet avait quitté son siège de Président depuis seulement 8 ans lorsque cela s’est produit. »
L’affaire Pinochet fut la première fois où plusieurs juges européens ont appliqué le principe de la juridiction universelle, se déclarant eux-mêmes compétents pour juger les crimes commis par l’ex-chef d’État, malgré les lois d’amnistie locales.
Tout au long de la semaine, la salle du tribunal était remplie d’experts juridiques et d’étudiants en droit écoutant les témoignages des témoins et les analyses croisées de la défense emmenée par l’avocat Jason Kay Kit Leon.
La Cour a entendu comment Abbas Abid, un ingénieur de 48 ans habitant Fallujah en Irak avait eu les ongles retournés à l’aide d’une pince.
• Ali Shalal était ligoté avec des fils électriques puis électrocuté alors qu’on le suspendait contre le mur.
• Moazzam Begg a été battu, le visage encapuchonné, et maintenu en confinement.
• Jameelah a été dénudé et humilié, et utilisé comme bouclier humain alors qu’il était transporté en hélicoptère.
• Les témoins ont également donné des détails sur les séquelles de leurs blessures qui perdurent encore aujourd’hui.
Moazzam Begg, qui travaille désormais comme directeur de l’association de défense des droits de l’homme basée à Londres, Cageprisoners, a dit être très satisfait du verdict, mais a ajouté : « quand les gens parlent de Nuremberg, il faut garder à l’esprit que les personnes jugées ont toutes été poursuivies après la guerre. »
« La prison de Guantanamo est toujours ouverte au jour d’aujourd’hui, des gens y sont toujours détenus et torturés. »
En réponse aux questions sur la différence entre les administrations Bush et Obama, il a ajouté : « Si le président Bush a été le président des tortures extrajudiciaires, alors le président américain Barack Obama est celui des assassinats extrajudiciaires, avec les frappes de drones. Notre travail ne fait que commencer. »
L’accusation s’est efforcée de montrer comment les décisionnaires au plus haut niveau, à savoir le président Bush, son vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, aidés et secondés par leurs conseillers juridiques et d’autres hauts responsables, ainsi que des officiels de la CIA, avaient tous agi de concert. La torture était utilisée systématiquement et est devenue un standard de fait.
D’après l’accusation, les récits des témoins prouvent l’exercice continu contre eux de traitements brutaux, barbares et déshumanisants.
Ces actes criminels ont été commis de façon cumulative afin d’infliger les peines et les souffrances maximales, ont expliqué les avocats.
Le président du tribunal, Tan Sri Dato Lamin bin Haji Mohd Yunus Lamin, (abrégé en « M. Lamin ») a statué que l’accusation avait établi au-delà de tout doute raisonnable que les personnes poursuivies, à savoir le Président George W. Bush et ses coaccusés, « avaient participé, à travers un ensemble d’instructions, de mémorandums, de directives, de recommandations et d’actions légales, à établir un plan d’ensemble et un objectif commun, ou encore une conspiration dans le but de commettre les crimes en relation avec la « Guerre contre la terreur » et avec les guerres lancées par les USA en Afghanistan et en Irak. »
Le président Lamin a précisé devant un parterre plein à craquer : « En tant que tribunal de conscience, la Cour n’a pas de pouvoir d’application de la loi (enforcement) ni celui d’imposer une sentence d’emprisonnement à l’une quelconque des 8 personnes condamnées. Ce que nous pouvons faire, au titre de l’article 31 du Chapitre IV de la 2e partie de la Charte, est de recommander à la Commission des Crimes de guerre de Kuala Lumpur qu’elle transmette le verdict d’accusation par le Tribunal, accompagné des documents attenants, au Procureur en chef de la Cour criminelle internationale, ainsi qu’aux Nations Unies et au Conseil de sécurité. »
« Le Tribunal recommande également à la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur que les noms des personnes condamnées soient ajoutés au Registre des Criminels de guerre de la Commission, et que celui-ci soit communiqué au public. »
« Le Tribunal recommande également que la Commission des crimes de guerre de Kuala Lumpur diffuse le plus largement possible au niveau international l’information sur cette condamnation et sur les garanties de compensations, étant donné qu’il s’agit ici de crimes universels pour lesquels il est de la responsabilité de chaque nation de poursuivre juridiquement ces personnes si elles venaient à pénétrer sur le territoire où s’applique leur juridiction. »
Yvonne Ridley

Samedi 19 Mai 2012

 

 



Commentaires

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1.Posté par momolit o2311 le 19/05/2012 20:22

Malheureusement ils n'y aura aucune suite a ces criminel de guerre, par contre il faudrait se battre pour fermer Guantanamo ou il y a encore des musulmans sous la torture !!! Que dieu maudisse les américains et leur allier ainsi que les sions !!!

 

2.Posté par red-one le 19/05/2012 20:24

Bravo à la Malaisie , même si c'est symbolique, mais tout commence par le symbole; ces démons pervers ne pourront plus voyager en Malaisie à titre privé par exemple .......

 

3.Posté par VIRGILE le 19/05/2012 21:23

Je ne crois pas que cela soit symbolique, ce procès fera date. Par contre, c'est tout le gouvernement Bush qu'il faut condamner, notamment les Wolkowich, Perle, Bolton, etc. des juifs-américains à la solde de Tel Aviv, tout comme il faudra ré ouvrir le dossier du 11/09. Israël est directement impliqué dans ce terrible attentat qui tua près de 3000 Américains tout en faisant porter le chapeau à Ben Laden. Nous savons aujourd'hui ce qu'il en est et nous en avons marre de ce perfide état sioniste qui fout le chaos sur toute la planète. Il faudra bien en finir un jour.

 

4.Posté par gjingis le 20/05/2012 00:34

il faut tout d'abord saluer le courage de la Malaisie même si c est pour le début et le symbole . bien que ce pays n'est impliqué d'une manière directe . la réaction de la Malaisie est tout simplement par le principe quelle soit musulmane
ce qui est triste par contre c'est de laisser ce pays par ceux qui sont riches et directement touché.
Autre chose : il parait qu'il viendra le jour ou ils seront tous divulgués selon les dires, si ce n est pas écrit dans le coran ... il me semble que oui ....
de toutes les façons on en parle que des juifs sionistes partout ...et ce n est pas la peine qu’ ils comptabilisent le massacre planétaire sur les arabes comme jusqu’ ici. c est la fin du film !!

 



Greshnov Andrei :

Karzaï: l'Afghanistan lutte contre le terrorisme, pas contre les rebelles.nb Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Le président afghan Hamid Karzaï a exposé dans une interview accordée aux correspondants spéciaux de RIA Novosti et des chaînes Russia Today et Rossia-24 les origines de la situation difficile de l'Afghanistan et les perspectives de son règlement après le retrait supposé des troupes étrangères. L'entretien qui s'est tenu dans sa résidence de Kaboul, le palais royal Arg, a été qualifié par le président afghan de très sincère et impartial.

Monsieur le président, merci de nous avoir accordé du temps. La première et la principale question: que pensez-vous des perspectives de l'Afghanistan après le retrait de la Force internationale d'assistance et de sécurité (Isaf)?

Le retrait n'aura pas d'incidence sur l'état d'ensemble de la sécurité en Afghanistan si l'aide financière à l'économie afghane se poursuit, si la contribution à la formation et à l'équipement des forces de sécurité afghanes continue d'être apportée et si la coopération se maintient au niveau actuel entre l'Afghanistan et la communauté internationale. Dans ces conditions, le retrait des forces internationales n'aura aucune conséquence négative. Bien au contraire, il se reflètera positivement sur la sécurisation du pays.

Est-ce que vous considérez vraiment les talibans, le Hezbi Islami d'Afghanistan et le réseau Haqqani comme des terroristes? Le fait est que 25 ans auparavant ces mêmes personnes (Gulbuddin Hekmatyar, Jalaluddin Haqqani) luttaient contre "l'occupation soviétique." A l'époque le monde entier les appelait des "moudjahidines", des combattants de la guerre sainte. Aujourd'hui ces gens luttent contre l'intervention des Etats-Unis et de l'Otan – et tout le monde les qualifie de terroristes. Où est la différence?

Avant tout, en Afghanistan on ne les appelle pas terroristes. C'est du point de vue occidental que certains d'entre eux sont des terroristes. Mais nous faisons une différence entre eux. Bien sûr, le Hezbi Islami, le réseau Haqqani et certains talibans faisaient partie des moudjahidines. De la même manière que nous, en fait: a l'époque on participait tous au jihad contre l'Union soviétique. Lorsque le jihad s'est conclu par le retrait des troupes soviétiques et que nous sommes revenus en Afghanistan, la guerre était terminée et il était nécessaire de s'occuper de la reconstruction pour remettre le pays sur le chemin de la stabilité et du développement. Mais cela ne s'est malheureusement pas produit – aussi bien en raison de nos propres erreurs que de l'ingérence dans les affaires de l'Afghanistan de nos voisins, ainsi que de la négligence des Etats-Unis et d'autres pays occidentaux. L'Occident a complètement ignoré l'Afghanistan. Lorsque l'Union soviétique a retiré ses troupes du pays et que les moudjahidines ont créé leur propre gouvernement, tous les Etats occidentaux ont fermé leurs ambassades en Afghanistan et ont rappelé leur corps diplomatique. Toute aide financière à l'Afghanistan a été suspendue. Tandis que nos voisins étaient autorisés à continuer de s'ingérer dans nos affaires. Les conséquences ont été catastrophiques et ont affecté le monde entier, y compris les Etats-Unis et la Russie. Après le 11 septembre 2001, les Etats-Unis, l'Otan et le reste de la communauté internationale ont soudainement pris conscience de toute la gravité de la situation qui affligeait le peuple afghan et de ses conséquences pour la sécurité internationale en général. Et ils sont alors arrivés en Afghanistan. Le peuple afghan a lutté épaule contre épaule avec eux. Nous avons évincé Al-Qaïda et les talibans en moins d'un mois et demi. Tous les leaders des moudjahidines sont revenus en Afghanistan, à l'exception de Hekmatyar. Il est resté à Téhéran, puis s'en est allé quelque part ailleurs. Nous n'avons jamais qualifié le parti Hezbi Islami d'organisation terroriste. Ce n'en est pas une. Les talibans afghans ne sont pas non plus des terroristes. C'est la raison pour laquelle je m'adresse à eux comme à des "frères."

Parlons du retrait de la Force internationale pour 2014: on en parle depuis longtemps, mais il existe des rumeurs concernant le maintien de la présence internationale en Afghanistan sous une certaine forme jusqu'en 2024. Selon le Conseil national du renseignement des États-Unis (U.S. National Intelligence Council), dans le meilleur des cas la situation en Afghanistan est dans l'impasse, et ce après 11 années de présence. Comment vous-même et votre gouvernement pouvez compter sur le soutien de la communauté internationale malgré la modestie des résultats obtenus au cours de cette période?

En ce qui concerne la sécurité, vous avez probablement raison. Mais quant au développement général de notre pays, nous avons accompli d'énormes progrès. L'éducation, la santé publique, les routes, le développement de l'économie, la monnaie nationale et le taux de change, la stabilité générale de l'Afghanistan, ses relations avec le monde extérieur – nous avons actuellement des relations on ne peut meilleures avec nos voisins et les autres Etats. Par ailleurs, la sécurité n'est pas seulement notre problème. C'est bien ce qui explique la présence de la communauté internationale en Afghanistan. Si c'était un problème purement intérieur de l'Afghanistan, alors les Américains ne seraient jamais intervenus. D'ailleurs, ils ne sont venus qu'après les attentats du 11 septembre 2001.

Mais si c'est un problème afghan, qu'en pense la population – souhaite-t-elle la poursuite de l'occupation?

Ce n'est pas seulement un problème afghan, c'est bien ce que je vous ai dit.

C'est également un problème concernant le Pakistan…

C'est un problème concernant le Pakistan, les pays voisins et l'Occident. C'est également un problème pour la Russie, la Chine, l'Inde et l'Iran. Ainsi, lorsqu'on parle de la sécurité en termes de maintien de l'ordre pour la sécurité des simples Afghans, on parle du problème afghan. Cependant, lorsqu'on parle de la sécurité de l'Afghanistan dans le contexte du terrorisme international et de la lutte contre ce phénomène, ce n'est plus une question afghane, mais une question de sécurité collective de la communauté internationale. Et dans ce sens, la communauté internationale n'a pas tenu toutes ses promesses.

Elle n'en a pas fait suffisamment en 11 ans? Monsieur le président, tant de temps, tellement d'argent, autant de pertes humaines – et tout cela est insuffisant?

Absolument.

Vous allez devoir en persuader le peuple américain.

C'est précisément ce que je m'efforce de faire. Les buts assignés n'ont pas été atteints parce qu'on ne poursuit pas le bon objectif. On insiste depuis longtemps en disant que la guerre contre le terrorisme ne doit pas prendre pour théâtre d'opérations les communes afghanes. La menace terroriste n'émane pas des villages afghans.

Sous quelle forme la présence étrangère se maintiendra-t-elle dans votre pays après 2014?

Je le dirai, mais cette question cruciale nécessite des explications supplémentaires. La guerre contre le terrorisme ne sera gagnée que si on s'intéresse aux refuges des terroristes, à leurs camps d'entraînement et à leurs zones de propagande, et si on s'occupe des problèmes fondamentaux, mais par d'autres moyens. Ce qui n'a pas été fait jusqu'à présent, et c'est la raison pour laquelle la guerre n'a pas connu le succès prévu. La présence internationale (notamment américaine) en Afghanistan après 2014 et jusqu'en 2024 sera déterminée par le Traité de sécurité qu'il est prévu de signer dans un an. Il dépendra, premièrement, de nos accords avec les Etats-Unis concernant le format et le spectre des responsabilités et des engagements des parties; deuxièmement, de ses objectifs et tâches, aussi bien en ce qui concerne l'Afghanistan que la guerre contre le terrorisme. Il convient donc d'examiner cette question séparément de la situation actuelle. Il est question du maintien de la présence militaire américaine en Afghanistan à une échelle largement inférieure par rapport à aujourd'hui, aussi bien dans le cadre de nos relations bilatérales que de la lutte générale contre le terrorisme.

Vous utilisez souvent l'expression "guerre contre le terrorisme." Cependant, au cours des quatre dernières années cette notion est devenue démodée aux Etats-Unis. Est-ce que vous appréciez ce terme?

Chez nous cette notion est loin d'être démodée. Les Etats-Unis utilisent aujourd'hui le mot de "rebelles" au lieu de "guerre contre le terrorisme." Nous ne sommes pas du tout d'accord avec cette terminologie. Si nous avons affaire à de simples rebelles, la communauté internationale n'a rien à faire en Afghanistan, car il s'avère qu'ils s'ingèrent militairement dans un conflit intérieur et soutiennent l'un des camps. C'est une ingérence dans les affaires intérieures pure et simple. Si nous avons affaire à un mouvement de rebelles, c'est aux Afghans, à nous-mêmes, qu'il appartient de régler ce problème – chercher des solutions, remédier à l'injustice et chercher un compromis. Pour cette raison nous n'appelons jamais ces gens des "rebelles", c'est un terme occidental utilisé pour l'Afghanistan. Mais ici on appelle ça le terrorisme.

Que pensez-vous des perspectives de confrontation interethnique en Afghanistan, ainsi que du danger de désintégration du pays?

L'Afghanistan est un pays très soudé. Probablement le plus soudé de cette région. Jugez vous-mêmes: après 30 ans de guerre, de conflit à l'intérieur du pays et d'ingérence étrangère active, les pensées de tous les Afghans restent fidèles à leur pays et à la capitale Kaboul. Chaque Afghan cherche à prouver qu'il est plus patriote que les autres. Le pays n'est donc pas menacé par de partition. En effet, nous avons une société multiethnique. Elle est hétérogène, comme dans beaucoup d'autres pays. C'est toute la beauté de l'Afghanistan: nous sommes un pays bigarré. Dans la diversité des tribus et des groupes ethniques réside notre force, et non pas la faiblesse. C'est notre point fort.

Cependant, vous avez un problème de contradictions entre le nord et le sud…

Pas du tout.

Le monde entier pense autrement.

Les conflits entre les divers mouvements n'ont rien à voir. Ce sont les conséquences de l'impact de l'Union soviétique sur la vie de notre pays, les conséquences de notre lutte contre la présence militaire soviétique, de l'ingérence des Etats voisins, ainsi que des faibles capacités institutionnelles des organisations de moudjahidines, qui n'arrivent pas à rétablir la paix dans le pays. Mais il n'y a jamais eu de conflit au sein du peuple afghan. Regardez tous ces gens qui s'affrontaient d'une manière ou d'une autre pendant divers conflits militaires – les factions Khalq et Parcham associées à l'Union soviétique; les organisations de moudjahidines derrières lesquelles se trouvait l'Occident, le Pakistan et le monde arabe; les groupes laïques en Afghanistan; le clergé – aujourd'hui ils travaillent tous ensemble au parlement afghan. Ils sont assis pratiquement côte à côte. Ce n'est donc pas un problème. L'Afghanistan est un pays uni, et très soudé.

Monsieur Karzaï, j'ai passé beaucoup de temps en Afghanistan – environ 14 ans, je suis ici depuis le début de la révolution de Saur (avril 1978). Je sais parfaitement que les pauvres aiment les Russes et n'aiment pas les Américains. En comparant les 10 années de présence de l'Union soviétique en Afghanistan aux 10 années de déploiement des forces des Etats-Unis et de l'Otan – laquelle de ces périodes a été plus bénéfique pour l'Afghanistan ou pire, et pourquoi?

Comparer les 10 années à l'époque de l'Union soviétique et avec les Américains? Très bien, je dirai sincèrement ce que je pense. Avant l'invasion, l'Union soviétique était l'un de nos meilleurs partenaires. L'URSS offrait à l'Afghanistan les meilleurs projets de développement, formait un grand nombre de personnes et apportait une aide à grande échelle. Lorsque l'URSS a envahi l'Afghanistan, tout notre peuple s'est révolté contre l'invasion. C'est la raison pour laquelle près de 8 millions de réfugiés se sont retrouvés en Iran et au Pakistan. Aux yeux du peuple afghan la résistance contre l'Union soviétique était légitime, et chaque Afghan se battait contre elle. Avec l'arrivée des Américains, des millions de réfugiés, des leaders du jihad et toutes les diasporas afghanes du monde entier sont revenus en Afghanistan. L'économie de notre pays a beaucoup progressé au cours de cette période. La présence de l'Otan et des Etats-Unis était légitime et approuvée par la communauté internationale. Même la Russie a approuvé la résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies sur l'envoi des troupes en Afghanistan. C'est donc complètement différent. Et si on parle d'accroissement du potentiel, la présence américaine nous a apporté l'augmentation du potentiel économique, éducatif et social. A son tour, la présence soviétique s'est traduite par le renforcement de notre potentiel militaire. Dans ce sens les Soviétiques nous ont beaucoup apporté. Au moment du retrait des troupes soviétiques, nous disposions de plus de 450 avions et hélicoptères divers, ainsi que des milliers de chars et de véhicules blindés. Dans ce sens, l'URSS a été un allié très puissant. D'autant plus que l'URSS a formé un grand nombre d'Afghans dans divers domaines. Les Américains n'ont pas été aussi efficaces en termes de fourniture de matériel militaire nécessaire. J'espère qu'ils y remédieront.

Comment voyez-vous vos relations avec le Pakistan?

Je voudrais avoir les meilleures relations possibles avec ce pays. C'est une question primordiale. L'Afghanistan devra vivre côte à côte avec ses voisins pendant de nombreuses années après le retrait des troupes de l'Otan et des Etats-Unis. Nous en sommes parfaitement conscients. C'est la raison pour laquelle nous nous efforçons d'améliorer les relations avec les voisins. Par exemple, nos relations avec l'Iran: malgré tous les différends, nous avons payé cher pour garder de bonnes relations avec ce pays. Ainsi qu'avec le Pakistan, en dépit de toutes les difficultés, même si le Pakistan a déjà attaqué l'Afghanistan, malgré les problèmes dans ce pays, et même si des terroristes pénétraient par la frontière [pakistanaise] dans notre pays, nous avons réussi à conserver un dialogue actif avec le Pakistan. Nous avons fait beaucoup d'efforts pour garder des liens solides avec ce pays. Je me suis rendu plus souvent en visite au Pakistan que tout autre dirigeant afghan au cours des 60 dernières années. On en est donc parfaitement conscient et on cherche en permanence à rester en bons termes avec le Pakistan et les autres voisins.

Cependant, il existe certains problèmes dans les relations entre les Etats-Unis et le Pakistan, car vous avez vos propres talibans, et ils ont les leurs. Les militaires dans ce pays ont leurs propres objectifs politiques, et les dirigeants civils poursuivent les leurs. Et votre pays s'est soudainement retrouvé au centre de cet imbroglio.

Ces questions affectent l'Afghanistan aussi bien du point de vue pakistanais qu'américain. Mais nous avons nos propres problèmes. Nous ne percevons pas les relations avec le Pakistan ou avec l'Iran à travers le prisme américain. Nous ne voyons pas nos relations avec la Russie ou la Chine avec les yeux des Etats-Unis. Malgré sa dépendance envers les Etats-Unis et l'Otan, notre pays a réussi à établir sa propre politique étrangère et des relations indépendantes avec les Etats voisins. Il faut continuer dans cet état d'esprit. Néanmoins, la position du Pakistan à l'égard des Etats-Unis et vice versa se reflète forcément sur notre politique étrangère. Cela concerne également l'Iran et la Russie. Mais nous nous efforçons de maintenir ces relations au meilleur niveau possible.

La situation financière en Afghanistan est telle qu'à l'heure actuelle seul le capital étranger est présent dans le pays. Que comptez-vous faire à cet égard? Après tout, la population souffre de la pauvreté et ne voit aucune perspective d'avenir.

En 2002, le revenu par habitant en Afghanistan était seulement de 180 dollars. Aujourd'hui, il est à hauteur de 700 dollars, aussi bien grâce à l'aide étrangère qu'à la croissance de l'économie afghane. Le retrait des forces internationales en 2014 se reflètera forcément sur la situation économique du pays. Mais dans l'ensemble, ce retrait aura un effet positif sur la population et l'économie afghane. Nous devons vivre à hauteur de nos moyens. On ne peut pas compter tout sa vie sur l'aide extérieure. Pour cette raison, indépendamment de l'impact de cet événement, nous devons avancer. La conférence de Bonn a promis de soutenir l'Afghanistan concernant cette réduction du budget et de contribuer au rétablissement de notre pays. De plus, prochainement se tiendra le sommet de l'Otan à Chicago, où les membres de l'Alliance approuveront une aide financière pour les forces de sécurité afghanes d'un montant de 4,1 milliards de dollars pour 10 ans à partir de 2014. Troisièmement, nous comptons sur la poursuite du rétablissement de l'économie afghane, qui connaîtra la croissance au fur à mesure du retrait de la Force internationale et de l'évolution de la situation après 2014. D'ailleurs, cette année notre revenu national a dépassé 2 milliards de dollars. Le revenu de l'exploitation minière augmente. Pour 2024, les revenus de l'Afghanistan devraient atteindre près de 5 milliards de dollars. Ainsi, la vie se normalisera dans notre pays, et lorsque la paix s'établira, et j'espère que ce sera le cas et que des relations étroites lieront tous nos pays (la Russie, le Pakistan, l'Afghanistan, l'Iran et l'Inde), l'Afghanistan deviendra la plaque tournante de nos intérêts communs.

Greshnov Andrei

Mardi 15 mai 2012

RIA Novosti.



1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

Deux soldats de l'OTAN tués  

Deux soldats de l'Isaf, la force armée de l'Otan en Afghanistan, ont été tués dans une attaque d'résistants dans le sud du pays, où la résistance est très active, a fait savoir l'Isaf dans un communiqué.

Un "attentat suicide contre un convoi de l'Isaf s'est produit (dimanche) matin", a déclaré le général Matiullah Khan, chef de la police de l'Oruzgan (sud), où l'incident s'est produit, ajoutant que deux enfants avaient été tués et plusieurs civils blessés."Le convoi de l'Isaf roulait près du marché de Trin Kot - la capitale provinciale,

NDLR - quand un kamikaze s'est approché à pied et s'est fait exploser", a raconté Farid Adel, le porte-parole de la police de l'Oruzgan.L'attaque s'est produite après une rencontre entre les hommes de la coalition et des responsables policiers, a indiqué Gul Agha, chef de la police du premier district de Trin Kot. L'Isaf, comme à son habitude, n'a pas confirmé les conditions de l'attaque ni la nationalité des soldats.

IRIB


Pas moins de 3.000 effectifs de l'OTAN, tués, en Afghanistan.  

13/05/2012

Quatre soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) ont trouvé la mort, samedi, en Afghanistan, a annoncé l'ISAF, dans un communiqué.

Deux militaires ont péri, dans une embuscade, un troisième a été tué, par un engin explosif artisanal, et le quatrième a été tué, dans un incident non lié aux combats. 22 membres de l'ISAF sont, donc, morts, en 2012, des suites de tirs des forces afghanes, au cours de 16 incidents différents. Près de 3.000 soldats de la Coalition, dont deux tiers d'Américains, sont morts, en Afghanistan, depuis le début de la guerre lancée, fin 2001, par les Etats-Unis, pour renverser le régime.

 Environ, 130.000 effectifs étrangers, qui se sont déployés, sous le commandement américain, sur le territoire afghan, doivent confier, d'ici fin 2014, la responsabilité des affaires de sécurité du pays à l'armée afghane elle-même et quitter l'Afghanistan.

IRIB

 

Le ministère britannique de la guerre a confirmé dimanche la mort de deux soldats britanniques, tués samedi par des membres des forces de police afghane.
Les deux hommes participaient à une réunion avec des autorités locales près de la base d'Attal, dans la province du Helmand, quand ils ont été tués par balle "par des membres des forces de police afghane", a précisé le ministère dans un communiqué.
Dimanche, le ministre de la guerre Philip Hammond, interviewé par la télévision BBC, a indiqué qu'il était encore "très, très tôt" pour connaître les circonstances précises de l'accident, et que les attaquants pouvaient aussi bien être des "résistants infiltrés" dans la police afghane que des policiers qui auraient développé des relations conflictuelles avec les soldats de l'Isaf.
Par ailleurs, deux autres soldats de l’occupation ont été tués samedi dans le sud du pays. D'après l'Isaf, un premier militaire est décédé samedi des suites d'un incident qui n'était pas lié à un combat, puis un second a péri sur une bombe artisanale.
Jusqu'ici, 20 membres des forces d’occupation sont morts en 2012 des suites d'un tir des forces afghanes lors de 15 incidents différents.

 

NB

Deux hommes en uniforme de la police tuent deux soldats de la police afghane.

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses  mais doit être vu comme information.

Deux hommes portant des uniformes de la police afghane ont retourné leur arme et tué deux soldats de la force internationale de l'Otan (Isaf) samedi dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Isaf.
Nous sommes au courant de la rumeur selon laquelle les tireurs appartenaient à la police afghane. Mais des rapports opérationnels indiquent que ces hommes étaient des résistants déguisés en policiers et non des policiers, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'Isaf.
Ces propos contrastent avec la version divulguée par Mohammad Ismail Hotak, un officier chargé de la sécurité de la province du Helmand, où l'incident s'est produit, selon qui les tueurs appartenaient depuis un an au 5e bataillon de la police afghane.
Plus tôt samedi, Farid Ahmad Farhang, le porte-parole de la police de cette province, avait déclaré que les deux victimes, britanniques, avaient été tuées par deux policiers afghans dans une base militaire commune du district de Nahre Saraj (Helmand).
Au moment où il parlait à l'AFP, M. Farhang était au courant d'un bilan moins élevé d'un mort et d'un blessé britanniques.
Un insurgé a été tué et un autre est recherché, a dit le porte-parole de l'Isaf, qui n'a pas donné plus d'indications sur les circonstances de l'incident ni sur la nationalité des défunts.
Les talibans n'ont pas revendiqué cette attaque. Londres n'a confirmé aucune perte samedi.
Deux autres soldats de l'Isaf sont morts samedi dans le sud de l'Afghanistan, l'un à la suite d'un incident non lié à un combat, l'autre de l'explosion d'une bombe artisanale, selon l'Isaf.
Jusqu'ici, et s'il est confirmé que les deux tireurs étaient des policiers, 22 membres de l'Isaf sont donc morts en 2012 des suites de tirs des forces afghanes au cours de 16 incidents différents.
La question de la sécurité des militaires étrangers est critique, alors que les membres des personnels militaire et civil de l'Otan forment militaires, policiers et fonctionnaires en général, qui devront sécuriser et administrer seuls l'Afghanistan après le départ prévu des dernières troupes de combat de l'Otan fin 2014.
La coalition de l'Otan, dirigée par les Etats-Unis, arrivée fin 2001 pour traquer Oussama ben Laden après les attentats du 11 septembre et renverser les talibans, au pouvoir depuis 1996 en Afghanistan, n'a jamais réussi à vaincre militairement ces derniers, malgré 130.000 soldats encore présents dans ce pays.
La guérilla est particulièrement active dans le sud et l'est de l'Afghanistan, bastions des talibans, et vise les forces gouvernementales, ainsi que celles de l'Isaf.
Recourant jusqu'ici aux attentats suicide et aux mines artisanales, les résistants ont élargi leur palette ces dernières années, ajoutant les infiltrations meurtrières dans des unités afghanes ou étrangères, une tactique efficace pour miner une confiance déjà très fragile entre l'Otan et les forces afghanes.
D'après un rapport de l'Otan, dont le contenu a été connu en janvier, les altercations mortelles entre Afghans et étrangers sont loin d'être rares ou isolées et reflètent une menace homicide systémique qui croît rapidement. Ce texte, intitulé Une crise de confiance et d'incompatibilité culturelle, évaluait ces pertes à 6% des pertes totales de l'Otan sur une période donnée.
Le document relativisait les infiltrations des talibans, estimant que ces attaques relèvent bien plus de disputes et d'antagonismes personnels que de mobiles idéologiques.

13/05/2012

http://www.romandie.com/news/n/_Afghanistan__deux_hommes_en_uniforme_de_la_police_tuent_deux_soldats_de_l_Otan_83120520121841.asp


 

 


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

28/05/2012

n° 72- Journal de PAKISTAN. du 03-04 au 28-05 - Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.

n° 72- Journal de PAKISTAN. du 03-04 au 28-05  - Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                                                    n° 72- 03-04 au 28-05    

  C.De Broeder & M.Lemaire                                                                                    

 



 Le "Journal de PAKISTAN" est visible sur les blogs :

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Paroles & action du président...

l'Afghanistan au cœur des débats.

Tiré à part 

Une nouvelle crise diplomatique met à mal les relations américano-pakistanaises.

1 Paroles & action

1-1 Dan Israel : Karachi : Jospin averti dès 1997.

2 Le Pakistan au cœur des débats.

2-1 La Sarkozie en examen médiatique

 2/3 - De Karachi à Takieddine.

3 Au jour le jour

4  Politique

USA

1 Dans de prison pour avoir aidé la CIA à débusquer Ben Laden.

2 Le Sénat américain réduit l'aide au Pakistan.

3 Otan-Isaf

3-1 Occupation du pakistan.

Lepoint.fr : Les discussions avec le Pakistan sur les convois de l'Otan piétinent..

4 Les voisins

4-1 Turquie

Xinhua : La Turquie respecte la décision du Pakistan sur les voies d'approvisionnement de l'OTAN.

5 Dans le monde

1 Chine

Le PM Wen Jiabao s'engage à renforcer les échanges militaires avec le Pakistan.

6  Dossiers

6-1 Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.

Pakistan.

Généralités.



Tiré à part 

Une nouvelle crise diplomatique met à mal les relations américano-pakistanaises.

Nous avons besoin du Pakistan. Le Pakistan a besoin de nous. Mais nous n'avons que faire d'un Pakistan qui joue double jeu", s’est indigné, jeudi 24 mai, Lindsey Graham, sénateur républicain, devant la commission chargée de répartir les fonds de l'aide américaine à l'étranger. Sa déclaration donne le ton et témoigne du regain de tensions actuel entre Washington et Islamabad.

Comme Lindsey Graham, nombre de sénateurs américains ont exprimé leur colère envers Islamabad qu’ils accusent de ne pas s’impliquer suffisamment dans la lutte contre les Taliban afghans. Comme mesure de rétorsion, ils ont décidé de réduire de façon significative, soit de 58 %, le montant de l’aide militaire américaine. Le sénateur Graham a ainsi proposé à la commission un amendement, qui a été approuvé à l’unanimité, pour diminuer de 33 millions de dollars l'aide au Pakistan. Le chiffre n’est pas anodin, il s’agit d’un million par année de prison auxquelles a été condamné la personne qui a aidé Washington à mettre la main sur Ben Laden.

Washington scandalisé

L'ire des sénateurs proveint effectivement de la condamnation mercredi 23 mai du docteur Shakeek Afridi à 33 ans de prison par un tribunal tribal pour avoir aider à débusquer Oussama Ben Laden et à le tuer lors du raid d’un commando américain à Abbottabad le 2 mai 2011. La réaction américaine ne s’est pas faite attendre. Pour la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, la condamnation est "injuste et infondée". "Les États-Unis estiment qu'il n'y a aucune raison de détenir le docteur Afridi", a-t-elle poursuivi, ajoutant que Washington continuerait à agir en sa faveur auprès des autorités pakistanaises. "Nous sommes tous scandalisés" par la décision de la justice pakistanaise, a renchérit devant la presse le républicain John McCain.

Islamabad avait auparavant invité les États-Unis à respecter la justice pakistanaise. "Je pense que dans le cas de Shakeek Afridi, tout s'est fait conformément aux lois et aux procédures pakistanaises et il faut que chaque pays respecte les décisions de justice de l'autre", a déclaré le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.

Alain Rodier, directeur de recherche au Centre français de recherche sur le renseignement (CFRR), ne manque pas de s’étonner de l’indignation des Etats-Unis. "Ils ont tout de même laissé derrière eux, à son sort, ce médecin que la CIA avait recruté et qui a été une pièce maîtresse dans l’opération d’Abbottabad", estime-t-il. Avant de poursuivre : "Cela entache à coup sûr leur image et leur crédibilité au Pakistan".

Des relations au plus froid depuis plus d’un an

Les tensions entre les deux pays ne sont pas nouvelles. "Elles ont atteint un summum il y a un an, lors de l’opération à Abbottabad que les Pakistanais n’ont jamais digéré", explique Alain Rodier. Mais les tensions entre Washington et Islamabad ont toujours été en dents de scie. "Historiquement, Islamabad, qui considère l’Afghanistan comme son pré carré, a toujours soutenu les Taliban, rappelle Alain Rodier. C’est pourquoi le Pakistan s’est retrouvé gêné quand, en 2001, les États-Unis ont sollicité son aide pour lutter contre les terroristes qu’ils assimilaient aux Taliban." Le chercheur poursuit: "Ils ont donc continué à apporter leur soutien aux Taliban, mais discrètement". Ce qui précisément provoque l’ire de Washington.

De son côté, le Pakistan reproche de longue date à son allié américain les incursions de drones sur son territoire et n’a eu de cesse de demander l’arrêt des bombardements. Pour Alain Rodier, c’est "compréhensible également", puisque "cela s’apparente à de l’ingérence et qu’à chaque fois ce sont des Pakistanais qui sont tués". En novembre 2011, 24 soldats pakistanais avait été tués dans des bombardements américains menés à la frontière avec l’Afghanistan. Le Pakistan avait alors décidé de fermer les routes pakistanaises vers l’Afghanistan aux convois militaires non seulement américains mais plus généralement de l'Otan.

Une occasion d’apaisement manquée

Cette nouvelle crise diplomatique survient alors qu’une occasion de dégel des relations vient d’être manquée. Le président pakistanais Asif Ali Zardari était à Chicago où se tenait le G8 afin d’aborder précisément la question de la réouverture des axes routiers fermés aux convois de l'Otan, cruciale pour la stratégie américaine. Or, selon des responsables américains, il aurait, lors d’une rencontre avec Hillary Clinton, exigé une contrepartie financière très élevée. Les négociations n’ont donc pas abouti et le président Barack Obama a refusé de le rencontrer comme il était initialement prévu.

Difficile de prédire si les rapports entre les deux pays vont se réchauffer. Toujours est-il que les États-Unis et l’Otan se seraient bien passés de cette crise diplomatique avec l’allié pakistanais, à l’heure où le désengagement d’Afghanistan de l'Otan est bien amorcé.

http://www.france24.com/fr/20120525-usa-pakistan-afghanistan-taliban-drones-ben-laden-cia-aide-militaire-shakeek-afridi-zardari



1 Paroles & action

1-1 Dan Israel : Karachi : Jospin averti dès 1997.
Dès 1997, ils savaient, et ils n'ont rien dit. Mediapart publie aujourd'hui une note qui ne laisse aucun doute sur le degré de connaissance du gouvernement Jospin sur les malversations financières ayant eu probablement lieu dans le cadre des contrats d'armement signés en 1994 par le gouvernement Balladur, notamment avec le Pakistan.

La note, rédigée en avril 1998 par le conseiller défense de Lionel Jospin, Louis Gautier, et le chef du cabinet militaire, le général Louis Le Mière, indique noir sur blanc : "À la mi-septembre 1997, à la suite d’interrogations sur les paiements associés au contrat d’armement français vers le Pakistan, les exportations de matériel de guerre à destination de ce pays ont été gelées sur instruction de votre cabinet." 

Juste après son arrivée à Matignon, Jospin avait donc des doutes sur les commissions versées aux autorités pakistanaises, sur lesquelles enquêtent actuellement les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire. "Saisis de faits d’abus de biens sociaux, blanchiment d’argent aggravé et recel, les juges ont chiffré à 20,3 millions d’euros les fonds versés aux intermédiaires Abdulrahman El-Assir et Ziad Takieddine, avant le premier tour de l’élection présidentielle de 1995", rappelle Mediapart. Les deux hommes, imposés à la dernière minute par le gouvernement comme intermédiaires dans le contrat pakistanais, sont soupçonnés d’avoir participé au financement illicite de la campagne électorale d’Édouard Balladur, via des rétrocommissions.

En 1998, les conseillers de Jospin suspectaient la même chose, évoquant un système de commissions qui "fait courir le risque de retours au profit de bénéficiaires français". Retours "illicites et condamnables, souvent organisés pour le financement des partis politiques". Malgré les doutes, Jospin autorisera la poursuite de la livraison des armes, et notamment de la construction des sous-marins (c'est sur ce chantier, à Karachi, qu'un attentat tuera 14 personnes, dont 11 Français en 2002). Il est vrai que les commissions suspectes avaient déjà été versées. Jospin n'aurait donc rien pu faire.

 

En revanche, selon l'article 40 du Code de procédure pénale, tout détenteur d'une autorité publique doit dénoncer à la justice les comportements illégaux dont il a connaissance. Ce qu'il s'est bien gardé de faire. Et l'ex-Premier ministre n'était pas le seul au courant de cette situation, puisque par une note manuscrite sur le document, il a indiqué qu’il allait consulter ses ministres Alain Richard (défense), Dominique Strauss-Kahn (économie) et Hubert Védrine (affaires étrangères).

 La preuve par l'écrit, Jospin signait "L.J."


Aujourd'hui, Jospin ne souhaite "pas entrer dans la discussion"

"En faisant silence sur ce grave secret du financement de la droite, le gouvernement socialiste a payé le prix fort de la cohabitation", résume Mediapart. Interrogés par le site, Olivier Schramek, directeur de cabinet de Jospin à l'époque, et l'ex-conseiller Louis Gautier, n'ont pas donné suite. Quant à Jospin, "manifestement embarrassé", il a indiqué mercredi à Mediapart "qu’il ne souhaitait «pas entrer dans la discussion», ni «donner une réaction» à la presse".

Comment la note embarrassante est-elle arrivée aux mains de la justice ? Elle "a été déclassifiée le 4 mai par la commission consultative du secret de la défense nationale, puis communiquée aux juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire", indique Mediapart. Sans préciser explicitement que la décision finale de déclassification revient au gouvernement.

Faut-il y voir là un cadeau de bienvenue piégé de François Fillon envers François Hollande ? Interrogé par @si, Fabrice Arfi, coauteur de l'article, ne le pense pas : "Nous savons que les juges ont demandé une série très spécifique de documents, dont les titres au moins avaient été lus par les enquêteurs dans les archives de Matignon il y a plusieurs semaines, indique-t-il. Et le document est arrivé chez les juges dans les tous derniers jours, après l'élection de Hollande." En revanche, il n'est manifestement pas sûr que tous les documents intéressants aient été transmis : la note des socialistes évoque en effet un autre document, rédigé "par le directeur des relations internationales de la Délégation générale pour l’armement". "Ces éléments, manifestement très précis, ne font pas partie des documents communiqués aux juges", indique l'article. Parce qu'ils étaient trop accusateurs contre le gouvernement Balladur ?

L'affaire Karachi, c'est quoi ?

Toutes les réponses dans notre bilan de ce dossier qui plombe la Sarkozie

ParDan Israelle 17/05/2012



2 Le Pakistan au cœur des débats.

2-1 La Sarkozie en examen médiatique 2/3 - De Karachi à Takieddine.

Comment le financement illicite de la campagne 1995 de Balladur a été révélé

Et l'enquête sur un attentat lointain déboucha sur des soupçons gravissimes de financement illégal de campagnes présidentielles. Après l'affaire Bettencourt, et avant les mystères de l'affaire Tapie, deuxième volet de notre rétrospective des affaires visant Nicolas Sarkozy: la galaxie médiatique Karachi-Takieddine.

C'est grâce à l'opiniâtreté d'une poignée de journalistes qu'ont été mis au jour les dessous du financement politique des balladuriens, ancêtres de sarkozystes. Jusqu'à amener l'ancien président du Conseil constitutionnel à reconnaître qu'en 1995, il aurait fallu invalider les comptes de campagne de Jacques Chirac et Edouard Balladur. Et jusqu'à la mise en examen d'un sulfureux intermédiaire, l'homme d'affaires Ziad Takieddine, entraînant avec lui plusieurs figures de la Sarkozie.

Cet épineux dossier est divisé en trois chapitres : la genèse de l'affaire ; l'état actuel de l'enquête judiciaire ; le degré d'implication de Nicolas Sarkozy.

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4827



3 Au jour le jour

3-1 Usa

1-1 Une attaque de drone US fait 10 morts.
Au moins 10 activistes présumés ont été tués jeudi dans une attaque de drone américain au nord-ouest du Pakistan, rapportent les médias internationaux.
L'attaque visait un immeuble dans le village de de Mir Ali, dans la zone tribale du Nord-Waziristan. Selon l'agence Chine Nouvelle, citant les témoins oculaires, des blessés pourraient se trouver sous les décombres de l'immeuble.
Le Pakistan a à plusieurs reprises exprimé son mécontentement concernant les attaques de drones et d'hélicoptères de l'Otan dans le nord-ouest du pays, qui fait régulièrement des victimes parmi la population civile.
Fin 2011, Islamabad a fermé les routes d'approvisionnement des forces de l'Otan en Afghanistan suite à une attaque meurtrière d'hélicoptères de l'Alliance qui avait fait 24 morts parmi les militaires pakistanais, dans le nord-ouest du pays.
Selon les médias internationaux, le 18 mai, le Pakistan a pour la première fois depuis six mois permis à un convoi de l'Otan de traverser la frontière afghano-pakistanaise.
Islamabad et Washington mènent actuellement des négociations afin de déterminer les conditions pour la réouverture des routes d'approvisionnement pakistanaises. Le Pakistan insiste sur la cessation des bombardements américains sur son territoire. Les Etats-Unis refusent de stopper leurs raids mais en ont réduit l'intensité.

MOSCOU, 24 /5

http://fr.rian.ru/world/20120524/194819135.html


 3-2 4 résistants tués par un drone américain dans le nord-ouest.

 Au moins quatre résistants ont été tués samedi à l'aube dans une attaque de drone américain dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan bordant l'Afghanistan, ont indiqué des responsables pakistanais.
L'attaque a eu lieu sur une maison près de Miranshah, la principale ville du Nord Waziristan, connu pour être un bastion des talibans et des militants liés à Al-Qaïd, ont précisé ces responsables.
Un drone américain a tiré deux missiles sur une maison et au moins quatre irésistants ont été tués, a déclaré à l'AFP un responsable de la sécurité, précisant que les victimes n'avaient pas été immédiatement identifiées.
Deux autres responsables ont confirmé l'attaque.
Des villageois ont indiqué avoir été réveillés par le survol de l'appareil et les tirs de missiles.
La maison a pris feu et des irésistants ont immédiatement interdit la zone d'accès, a expliqué un habitant à l'AFP.
Les Pakistanais estiment que les attaques de drones américains sont contre-productives et minent les efforts gouvernementaux pour séparer les tribus des militants, violent la souveraineté pakistanaise, tuent des civils, et alimentent les sentiments anti-américains.
La fréquence des attaques américaines a diminué ces derniers mois, mais les responsables américains les estimeraient trop utiles pour les arrêter complètement.
26 mai

AFP



4  Politique

a) USA

1 Dans les coulisses et au sénat

Dans de prison pour avoir aidé la CIA à débusquer Ben Laden.

Un médecin pakistanais accusé dans son pays d'avoir aidé la CIA à débusquer Oussama Ben Laden, tué il y a plus d'un an par un commando américain dans le nord du Pakistan, a été condamné mercredi à 33 ans de prison par un tribunal tribal, a indiqué l'administration.

Shakeel Afridi, un chirurgien accusé d'avoir mené une fausse campagne de vaccination à Abbottabad, la ville où se terrait le chef d'Al-Qaïda avec ses quatre femmes et ses enfants, pour prélever leur ADN, a été condamné en première instance par un tribunal tribal du district semi-autonome de Khyber, dans le nord-ouest du Pakistan, d'où il est originaire.

Les tribunaux tribaux sont compétents dans les zones tribales semi-autonomes du Pakistan mais tout appel est ensuite jugé par les juridictions de droit commun, avec l'aide d'un avocat. L'accusé n'était pas présent à son procès et les tribunaux tribaux interdisent qu'il prenne un avocat pour se défendre.

Certains juristes estiment cependant que pour de telles accusations, il ne peut être jugé par les tribunaux tribaux. Qui plus est, ils assurent que les faits reprochés ayant été commis dans un autre district que celui de Khyber, non tribal celui-là, la juridiction qui l'a jugé mercredi n'est pas compétente.

"Il a été condamné à 33 ans de prison" notamment pour trahison et complot contre l'Etat, et conduit à la prison centrale de Peshawar, la grande ville du nord-ouest, a déclaré à l'AFP Mohammad Siddiq, porte-parole de l'administration du district de Khyber.

Oussama ben Laden a été tué le 2 mai 2011 par un commando de Navy Seals, des soldats d'élite américains, héliportés de nuit à Abbottabad, officiellement au nez et à la barbe des autorités pakistanaises selon Washington et Islamabad, qui avait protesté.

Cette "violation de la souveraineté du Pakistan" selon Islamabad, est l'une des principales pierres d'achoppement au réchauffement des relations entre les Etats-Unis et le Pakistan, pourtant leur allié-clé dans leur "guerre contre le terrorisme" depuis fin 2001.

Mais Washington soupçonne certains membres de l'armée ou du renseignement pakistanais d'avoir eu connaissance de la présence de Ben Laden à Abbottabad, une ville-garnison à deux heures de route d'Islamabad, voire de l'avoir aidé à s'y terrer au moins cinq années, ce que les autorités pakistanaises démentent avec fermeté.

Le Dr Shakeel Afridi, un médecin du gouvernement, avait été licencié il y a deux mois. En plus de la peine de prison, le tribunal de Khyber lui a infligé une amende de 320.000 roupies (environ 2.700 euros). Son avocat n'a pas pu être contacté mais il est fort probable qu'il fasse appel.

En tout état de cause, le sort du Dr Afridi demeure un mystère: il a été arrêté par les tout puissants services de renseignement pakistanais peu après le raid fatal à Ben Laden et personne n'a de nouvelle de lui depuis.

En janvier dernier, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta avait confirmé que le Dr Afridi travaillait pour le renseignement américain pour tenter de prélever de l'ADN des nombreux enfants présents dans une maison d'Abbottabad où la CIA soupçonnait Ben Laden de se cacher. Washington avait alors exprimé son inquiétude sur le sort du médecin et réclamé sa remise en liberté.

"Il n'a commis aucun acte de trahison à l'égard du Pakistan", avait estimé M. Panetta sur la chaîne de télévision américaine CBS.

"Je considère comme une réelle erreur de leur part d'agir ainsi à son égard alors qu'il aidait à lutter contre le terrorisme", avait ajouté le chef du Pentagone.

23 mai.

http://www.liberation.fr/depeches/2012/05/23/pakistan-33-ans-de-prison-pour-avoir-aide-la-cia-a-debusquer-ben-laden_820792



2 Le Sénat américain réduit l'aide au Pakistan.

 - Les sénateurs américains, scandalisés par la condamnation pour trahison du chirurgien pakistanais qui a mis la CIA sur la piste d'Oussama ben Laden, ont amputé l'aide que les Etats-Unis accordent à Islamabad de 33 milliards de dollars, soit un milliard par année de prison.

"C'est arbitraire, mais nous espérons que le Pakistan comprendra que nous sommes sérieux", a déclaré Richard Durbin, après le vote unanime de la commission budgétaire du Sénat.

"Il est scandaleux de dire qu'un homme qui nous a aidé à trouver Oussama ben Laden est un traître", a-t-il poursuivi.

L'amendement a été proposé par le républicain Lindsey Graham et le démocrate Patrick Leahy. Quelques jours plus tôt, une sous-commission sénatoriale avait déjà réduit l'aide bilatérale en menaçant de le faire à nouveau faute d'une réouverture des voies d'approvisionnement de l'Otan en Afghanistan, qui traversent le Pakistan.

Le docteur Shakil Afridi, qui a donc été condamné mercredi à 33 ans de prison, a été reconnu coupable d'avoir mené une fausse campagne de vaccination pour permettre aux services secrets américains de localiser Ben Laden à Abbottabad, 60 km au nord d'Islamabad, où il a été tué par un commando des Navy Seals le 2 mai 2011.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton s'est elle aussi indignée jeudi de sa condamnation, qu'elle juge "injuste et inadaptée".

"Les Etats-Unis estiment qu'il n'y a aucune raison de détenir le Dr. Afridi", a-t-elle poursuivi, ajoutant que Washington continuerait à agir en sa faveur auprès des autorités pakistanaises.

Islamabad avait auparavant invité les Etats-Unis à respecter la justice pakistanaise. "Je pense que dans le cas de M. Afridi, tout s'est fait conforme aux lois et aux procédures pakistanaises et il faut que chaque pays respecte les décisions de justice de l'autre", a déclaré Moazzam Al Khan, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Créé le 24-05-

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120524.REU7063/le-senat-americain-reduit-l-aide-au-pakistan.html

 



3 Otan-Isaf

3-1 Occupation du pakistan.

Lepoint.fr : Les discussions avec le Pakistan sur les convois de l'Otan piétinent..

La question de la réouverture des routes pakistanaises aux convois de l'Otan, stratégique pour le désengagement graduel de l'Alliance atlantique d'Afghanistan, piétinait samedi sur la question du péage exigé par le Pakistan, jugé "inacceptable" par les États-Unis. Le droit de passage en territoire pakistanais, interdit depuis six mois par Islamabad en représailles à la mort de 24 de ses soldats tués par erreur dans des frappes aériennes américaines, est crucial pour l'Otan qui se prépare à une longue et coûteuse opération logistique pour retirer ses 130 000 hommes et leur matériel d'Afghanistan d'ici à la fin 2014.

En début de semaine, les perspectives d'une réouverture rapide de ces routes semblaient s'éclaircir, après six mois de blocage. Le Pakistan a même autorisé vendredi un premier convoi destiné à l'ambassade américaine à Kaboul à entrer en Afghanistan depuis son territoire. Mais le ciel s'est assombri samedi, à la veille de l'ouverture du sommet de l'Otan : une rencontre prévue à Chicago entre le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, et le président pakistanais, Asif Ali Zardari, a été annulée à la dernière minute, officiellement en raison de l'arrivée tardive de ce dernier. Si une rencontre entre les deux hommes n'est pas exclue, elle "sera organisée plus tard, si possible", selon le porte-parole du président pakistanais, Farhatullah Babar.

Le Pakistan accusé de double j

Selon un haut responsable américain, l'accord "pourrait ne pas intervenir ce week-end. L'un des points d'accrochage est le prix du droit de passage exigé par conteneur sur les routes de ravitaillement". De "plusieurs milliers de dollars par conteneur", le prix est "en un mot inacceptable", selon ce haut responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. Plusieurs médias américains ont avancé le chiffre de 5 000 dollars par conteneur, soit 30 fois plus qu'avant la fermeture des routes de ravitaillement. Dans un entretien au Los Angeles Times samedi, le chef du Pentagone a lui aussi évoqué le prix exorbitant réclamé par Islamabad. "Étant donné les problèmes budgétaires auxquels nous sommes confrontés, ça ne me paraît pas envisageable", a-t-il déclaré.

L'impasse serait due à une certaine confusion au sein des autorités pakistanaises, fréquemment tiraillées entre le gouvernement civil et les puissants responsables de l'armée. "Le gouvernement pakistanais doit trouver une proposition cohérente à mettre sur la table", a plaidé le haut responsable américain. En 2011, avant la fermeture des routes de ravitaillement, les États-Unis avaient convoyé 35 000 conteneurs en Afghanistan. L'Otan dispose également d'un autre réseau logistique pour acheminer son matériel en Afghanistan via la Russie et les pays d'Asie centrale, mais les coûts sont 2,5 fois plus importants qu'ils ne l'étaient par la voie pakistanaise. La réouverture des routes pakistanaises reste donc essentielle pour l'Otan alors que 23 000 soldats des 90 000 militaires américains doivent avoir quitté l'Afghanistan à la fin de l'été, sans compter l'intégralité des troupes combattantes françaises d'ici à la fin de l'année.

"J'espère que les négociations se concluront de manière positive afin de pouvoir rouvrir les routes de ravitaillement très prochainement", a déclaré dimanche à la presse Anders Fogh Rasmussen avant le début du sommet de l'Otan. Pour le Pakistan, fréquemment accusé de double jeu en Afghanistan par les Occidentaux, les droits de passage perçus sur les convois de l'Otan constituent une ressource d'autant plus importante qu'après 2014 l'attention de la communauté internationale risque de se détourner de la région. Les États-Unis versent plus de 2 milliards d'aide militaire chaque année à Islamabad, dont 300 millions destinés à financer la mobilisation de plus de 100 000 soldats pakistanais le long de la frontière avec l'Afghanistan.

http://www.lepoint.fr/monde/les-discussions-avec-le-pakistan-sur-les-convois-de-l-otan-pietinent-20-05-2012-1463353_24.php



4 Les voisins

4-1 Turquie

Xinhua : La Turquie respecte la décision du Pakistan sur les voies d'approvisionnement de l'OTAN.

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré mardi que son pays respecte la décision du Pakistan sur les voies d' approvisionnement de l'OTAN et a défendu la demande d'Islamabad pour des excuses de la part des États-Unis sur la mort de 24 soldats pakistanais.

Le Pakistan a fermé la ligne d’approvisionnement pour les forces de l'OTAN en Afghanistan, pour protester contre une frappe aérienne menée par les États-Unis et l'OTAN sur deux postes pakistanais en novembre 2011.

"C' est à la discrétion du Pakistan à prendre toute décision sur les routes d'approvisionnement de l'OTAN. Cependant, en tant que membre de l'OTAN, la Turquie estime que ces questions devraient être résolues par le dialogue mutuel", a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue pakistanais, Yusuf Raza Gilani.

Concernant la question sur la présence de l'OTAN en Afghanistan, il a dit que la Turquie ne va pas quitter l'Afghanistan seul, sauf si les Afghans demandent aux troupes turques de quitter le pays.

Pour sa part, M. Gilani a fait savoir que la décision finale d'ouvrir des lignes de la communication pour les approvisionnements de l'OTAN serait faite en conformité avec les recommandations de la commission parlementaire. Cependant, il a dit que "le Pakistan souhaite marcher avec le reste du monde".

Il a également apprécié le soutien apporté par le président turc Abdullah Gul au Pakistan lors du Sommet de l'OTAN tenu le 20 mai à Chicago, qui a vu la participation du président Asif Ali Zardari.

"Le monde doit reconnaitre les services rendus par le Pakistan dans sa lutte contre le terrorisme", a déclaré M. Gilani.

Xinhua :



5 Dans le monde

1 Chine

Le PM Wen Jiabao s'engage à renforcer les échanges militaires avec le Pakistan.  
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a rencontré jeudi à Beijing le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Ashfaq Parvez Kayani, et s'est engagé à renforcer les échanges militaires entre la Chine et le Pakistan.
"La Chine soutiendra sans relâche les efforts du Pakistan pour sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale, soutenir la croissance économique et améliorer le niveau de vie du peuple pakistanais", a déclaré M. Wen.
Le Premier ministre chinois a exprimé sa conviction que le gouvernement, les forces armées et le peuple du Pakistan travailleront ensemble pour surmonter les difficultés et réaliser un développement nouveau.
Face à la complexité de la situation régionale et internationale, il est dans l'intérêt commun des deux parties de renforcer leur coordination et de relever conjointement les défis, a ajouté M. Wen.
Concernant les relations militaires, M. Wen a fait remarquer que les forces armées pakistanaises avaient réalisé d'importantes contributions au maintien de l'amitié bilatérale et à la promotion du partenariat stratégique et de coopération entre la Chine et le Pakistan. Il a appelé à renforcer les échanges militaires et la coopération entre les deux pays.
M. Kayani, qui effectue une visite de cinq jours en Chine, a pour sa part remercié la Chine pour son aide sincère au développement économique et à la stabilité sociale de son pays, ainsi que pour son soutien aux efforts du Pakistan pour maintenir la souveraineté et l'intégrité territoriale.
Développer le partenariat stratégique et de coopération avec la Chine est un consensus auquel sont parvenus les divers milieux du Pakistan, et constitue la base des stratégies diplomatiques du pays, a déclaré M. Kayani. Les forces armées pakistanaises renforceront indéfectiblement l'amitié et la coopération avec la Chine et soutiendront fermement les efforts de la Chine pour préserver ses intérêts fondamentaux.
M. Kayani a entamé mercredi sa visite officielle en Chine.
http://french.china.org.cn/foreign/txt/2012-01/06/content_24336629.htm



6  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

 

6-1Etats-Unis: des sénateurs en colère veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie.

 Des sénateurs américains, furieux de la mauvaise volonté supposée d'Islamabad face au conflit afghan, ont décidé jeudi de frapper le Pakistan au porte-monnaie en approuvant une forte diminution de l'aide militaire américaine.

Des sénateurs américains, furieux de la mauvaise volonté supposée d'Islamabad face au conflit afghan, ont décidé jeudi de frapper le Pakistan au porte-monnaie en approuvant une forte diminution de l'aide militaire américaine.

"Nous avons besoin du Pakistan. Le Pakistan a besoin de nous. Mais nous n'avons que faire d'un Pakistan qui joue double-jeu", a dit le sénateur républicain Lindsey Graham devant la commission chargée de répartir les fonds de l'aide américaine à l'étranger.

La condamnation mercredi au Pakistan à 33 ans de prison du docteur Shakeel Afridi pour avoir aidé la CIA à débusquer Oussama ben Laden --tué en mai 2011 par un commando américain au Pakistan-- est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase au Sénat.

Le sénateur Graham a proposé jeudi un amendement pour diminuer de 33 millions de dollars l'aide au Pakistan, soit un million par année de détention du docteur Afridi. Ses collègues des deux partis ont approuvé la mesure comme un seul homme au sein de la commission par un vote de 30 voix pour et zéro contre.

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein, présidente de la commission du Renseignement a déclaré, en évoquant le reste des aides accordées à Islamabad: "si c'est comme ça que le Pakistan traite un ami et un héros, je ne suis pas sûre de l'attribution de ces fonds".

De son côté, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a qualifié jeudi "d'injuste et infondée" la condamnation de M. Afridi.

Le Pakistan est la troisième destination de l'aide extérieure américaine après Israël et l'Afghanistan, mais Washington soupçonne les autorités pakistanaises d'avoir été au courant de la planque d'Oussama ben Laden et de soutenir en sous-main le réseau islamiste Haqqani, un des principaux mouvements rebelles en Afghanistan.

Fiasco à l'Otan

L'action des élus intervient quelques jours après un rendez-vous raté entre les Etats-Unis et le Pakistan. Le sommet de l'Otan dimanche et lundi dernier à Chicago, qui était censé symboliser un dégel entre les deux alliés aux relations compliquées, s'est traduit par un nouveau fiasco.

Le président pakistanais Asif Ali Zardari était à Chicago en vue d'un accord pour la réouverture des axes de ravitaillement vers les troupes alliées en Afghanistan. Mais selon des responsables américains, les exigences financières des Pakistanais pour l'utilisation de ces routes a fait échouer les négociations.

Le Pakistan avait fermé ces axes routiers après la mort de 24 de ses soldats tués dans des bombardements américains en novembre.

Outre le vote symbolique de jeudi, les élus ont approuvé une diminution de 58% de l'aide au Pakistan. Au total, ils ont approuvé 184 millions de dollars pour les activités du département d'Etat au Pakistan et 800,3 millions d'aide à Islamabad, mais le président Barack Obama demandait une enveloppe de 2,2 milliards.

Les coupes envisagées visent l'aide militaire uniquement et non l'aide économique. Et seuls 50 millions sont attribués à la lutte contre les talibans. Mais cette aide a été conditionnée à la réouverture des axes d'approvisonnement.

Ces mesures doivent encore être examinées par le Sénat dans son ensemble puis à la Chambre des représentants.

Pour alimenter davantage la querelle avec Islamabad, les sénateurs de la commission de la Défense ont adopté jeudi aussi un projet de loi finances qui menace de suspendre des aides au Pakistan jusqu'à ce que les routes soient de nouveau ouvertes et que M. Afridi soit libéré.

"Nous sommes tous scandalisés" par la décision de la justice pakistanaise, a dit à la presse le républicain John McCain jeudi.

http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-des-senateurs-en-colere-veulent-frapper-le-pakistan-au-porte-monnaie-25-05-2012-1465049_24.php

 



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

27/05/2012

n°28 - Dossier de Libye - 10-4 au 26-05 .a1 - ’histoire ne repasse pas les plats


n°28 -  Dossier de Libye  - 10-4 au 26-05   .a1 -  ’histoire ne repasse pas les plats



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



      Dossier deLibye

                       n°28                                    10-4 au26-05

        C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deLibye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Editorial

Gilles Munier : Libye : l’histoire ne repasse pas les plats.

Abdel Bari Atwan : Chaos en Libye.

Tiré à part :

 fr.rian.ru : Moscou appelle la CPI à enquêter sur les raids de l'Otan.  

Tunis a décidé d'extrader l'ex Premier ministre libyen.

 

IRIB : Droits de l'homme: levée prématurée du contrôle de l'ONU.  

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Les crimes de Charles Bouchard

2 Les brèves

.Algerie1 : Libye : Tentative d’assassinat de deux membres du CNT .

IRIB :  Un candidat aux élections assassiné dans le sud

3  Dossier

3-1 Total déstabilisé en Libye : Les Américains passent ils à l’offensive ?

3-2 almanar.com : Nicolas Sarkozy a pris 100 millions de dollars à l'ex-leader libyen.

3-3 Devenu orphelin, le CNT Libyen rend hommage à Sarkozy .

3-4 Sarkozy-Kadhafi: la preuve du financement.

3-5 Jacques.tourtaux : L'ex-patron du contre-espionnage français: Sarkozy est responsable du chaos en Libye et au Mali.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 L’avocat de Baghdadi réplique : l’extradition de Baghdadi est un scandale et un comportement illégal 

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Ex-rebelles libyens et insurgés syriens sur le tapis rouge aux côtés de BHL .

 



Editorial

Gilles Munier : Libye : l’histoire ne repasse pas les plats.

Mohamed Albichari, fils d’un ancien ministre des Affaires étrangères du colonel Kadhafi mort en 1997 dans un curieux « accident de la route », n’est pas de ces opportunistes qui ont quitté le navire quand il devint évident que le régime allait s’effondrer sous les coups de boutoir de l’Otan et des milices. Dès le début de la révolte, il a apporté, sont soutien aux insurgés de Benghazi, mais crié « danger » si l’intervention occidentale dépassait les limites de la ville. Pour lui, Mohamed al-Senoussi, réfugié à Londres, petit-fils du roi Idris 1er renversé par l’organisation des Officiers libres le 1er septembre 1969, aurait dû s’envoler immédiatement pour la Cyrénaïque pour refonder le mouvement Senoussi, « seul, parmi les tribus libyennes, à disposer d’une véritable légitimité », et à dépasser « les clivages claniques et tribaux ». Après l’évacuation des forces loyalistes de Misrata, Mouamar Kadhafi était affaibli. La crise libyenne aurait alors pu se régler par la négociation – avec ou sans lui - et éviter une guerre civile dont personne ne peut prédire la fin. Le prince héritier est resté prudemment à Londres, probablement parce que l’Otan avait un autre agenda. L’histoire, comme on dit, ne repasse pas les plats.

 « Le cauchemar libyen » *, seul témoignage de l’intérieur du régime, écrit par Mohamed Albichari, n’est pas tendre pour le système Kadhafi, « assemblage hétéroclite d’institutions disparates ». Il dénonce la main mise de la famille du Guide et de son clan sur les « postes susceptibles de rapporter des sommes importantes », la création d’un Etat informel composés d’un réseau de sociétés et d’institutions administré par ses fils et parents proches. Après les « révolutions arabes » de Tunisie et d’Egypte, l’auteur redoutait une explosion incontrôlable en Libye, du fait de la complexité des rapports entre les composantes de la société. La suite des événements lui a donné raison. 

Où va la Libye ?

Selon Albichari, interviewé par Al Qarra TV (1), la décision d’en finir une fois pour toutes avec Kadhafi a été prise « en juillet »  après la chute de Misrata, alors que tout le monde savait que les milices ne s’entendaient pas entre elles, qu’il n’y avait pas de « personnage central capable de gérer la situation », qu’il s’agissait d’un règlement de compte interne entre des opposants ayant résidé pendant des décennies en Occident et Kadhafi, aucune alternative crédible au pouvoir n’avait été constituée.

 Mohamed Albichari regrette que le Conseil national de transition (CNT) n’ait pas choisi la voix du dialogue avec le régime affaibli. Pour lui, « On a remplacé le mauvais par le pire ! Pourquoi susciter une guerre civile quand on peut l’éviter ? ». Mais, le CNT le pouvait-il ? Création de l’Otan, sans légitimité nationale, il était coupé des réalités des jeunes combattants thowars (révolutionnaires) ou djihadistes. Pessimiste, Albichari pense que le chaos actuel va durer longtemps parce qu’il est entretenu par « certains intérêts pétroliers, certaines milices et certains pays étrangers ». Ce ne sont pas les élections prévues en juin, si elles ont lieu, qui apaiseront les esprits : une grande partie de la population, accusée de collusion avec l’ancien régime, en sera exclue. 

* Le cauchemar libyen, par Mohamed Albichari (Ed. Favre – Lausanne, 2011- 13 euros)

(1) Où va la Libye ? Débat avec Mohamed Albichari, Majed Nehmé, Hélène Bravin (28/2/12)

Gilles Munier (Afrique Asie – Mai 2012)

http://www.alqarra.tv/2012/en-quesn/ou-va-la-libye/

http://www.france-irak-actualite.com/article-libye-l-histoire-ne-repasse-pas-les-plats-104667386.html

 


Abdel Bari Atwan : Chaos en Libye.

Trop peu de bonnes nouvelles nous parviennent de Libye ces jours-ci. Même les stations satellitaires arabes qui ont soutenu l’intervention de l’OTAN visant à renverser le régime corrompu et dictatorial, évitent à présent de parler des développements sur le terrain. Et quand ils le font, c’est avec beaucoup de discrétion.

Hier, un groupe de miliciens armés a pris d’assaut le siège du gouvernement à Tripoli exigeant le paiement de leurs salaires. Ce groupe était équipé d’armes légères et moyennes. Il s’est engagé dans une bataille avec les gardes, ce qui ne manque pas de susciter d’autres préoccupations en Libye.

Il y a plus de 135 conseils militaires dans la capitale libyenne, où des milices armées délimitent leurs zones d’influence et se battent entre elles, tandis qu’il n’y a ni autorité centrale, ni gouvernement digne de ce nom, en plus de l’absence de sécurité et de la propagation de la corruption à une grande échelle.

La Libye a rejoint le club de la corruption

Les pays occidentaux sont intervenus pour renverser le régime et ont prétendu empêcher un massacre par Kadhafi dans Benghazi. Cependant, la question est de savoir pourquoi l’Occident se distancie aujourd’hui de la Libye, alors qu’il aurait pu mettre en place une armée nationale, des forces de sécurité, des hôpitaux, de nouvelles institutions et un système judiciaire indépendant ?

Ce qui préoccupe en priorité l’Occident, c’est de laisser les taux de production de pétrole en Libye (1,3 million de barils) retrouver les niveaux de production d’avant la chute de Kadhafi, et d’assurer un flux continu de pétrole vers les raffineries de l’Ouest. Leur volonté de rester à l’écart de la Libye l’atteste.

Les accusations selon lesquelles l’Occident et les États-Unis d’Amérique, en particulier, ont remplacé la dictature par le chaos, sont fondées. Nous l’avons constaté en Libye comme en Irak. Ces deux régimes ont été renversés par l’Occident par une intervention militaire.

Pourquoi 20 000 Libyens doivent-ils aller suivre un traitement médical à l’étranger ? Pourquoi y a-t-il des centaines de médecins libyens qui travaillent dans les plus grands hôpitaux d’Europe occidentale, d’Amérique et du Canada ? La Libye a de l’argent et reçoit 60 milliards de dollars US par an pour ses revenus pétroliers. Alors, pourquoi l’Occident n’installe-t-il pas un hôpital pour le traitement des Libyens dans leur pays ?

La Libye, ces jours-ci, a rejoint le club de la corruption financière et politique, exactement comme l’Irak, et il détient peut-être un rang plus élevé que l’Irak à cet égard. Le ministre libyen des Finances a démissionné de son poste en signe de protestation contre le pillage des fonds publics. Il avait demandé que les avoirs libyens à l’étranger soient débloqués, plutôt que de les voir transférés de la Libye vers des comptes bancaires européens.

Garder le silence à propos de cette situation est un crime. Le peuple libyen qui a renversé le régime de Kadhafi doit se révolter contre cette situation désastreuse et contre ceux qui ont corrompu leur pays et ont effacé le rêve de la sécurité, de stabilité, de la prospérité et d’une gouvernance démocratique.

Les Libyens sont censés se rendre aux urnes d’ici un mois afin de voter pour un parlement. Cependant, il n’y a aucune indication que les élections auront lieu à la date prévue. Cela est dû à la faiblesse du Conseil national qui représente un trop faible pouvoir exécutif et législatif et qui échoue lamentablement à gérer les affaires du pays.

Le Conseil national reste toujours aussi confidentiel et n’intègre aucune nouvelle personnalité. Son président et ses membres ont essayé à deux reprises de renverser le gouvernement el-Keeb et la troisième est en cours. Le chaos est la seule certitude qui reste au pays.

La Libye fonctionne actuellement sur deux modèles : celui des milices armées et celui des groupes islamistes militants. Il n’y a aucune vision claire de la situation du pays, que ce soit après un an, à deux ou même à cinq ans. Par ailleurs, il n’y a pas non plus de dirigeants compétents qui puissent prendre en charge la direction des affaires.

Les Libyens se sont révolté pour l’amour de la justice

Nous avions l’habitude de nous moquer des lois étranges de Mouammar Kadhafi, comme l’abolition de l’armée, l’interdiction de la formation de partis politiques ou de tribunaux d’appel. Cependant, il semble que la philosophie de Kadhafi et ses lois soient toujours en cours, appliquées d’une manière illégale, offensante pour l’Islam et les musulmans.

Mustafa Abdul Jalil, le Président du Conseil national a émis des lois accordant l’immunité aux révolutionnaires pour les crimes commis pendant la révolution, criminalisant aussi toute critique contre la révolution et les révolutionnaires. Ces lois ont suscité des protestations de tous les organismes de défense des droits de l’homme dans le monde entier.

Abdul Jalil dirige un conseil provisoire qui n’a pas le droit de décréter de telles immunités. Celui qui commet un crime de viol, un meurtre ou des actes de torture est un criminel et doit être jugé en tant que tel devant la justice et recevoir un châtiment mérité, qu’il soit un partisan de la révolution ou de l’ancien régime.

Les libyens se sont révoltés pour l’amour de la justice, pour la démocratie et pour disposer d’un vrai gouvernement, et non pas pour un duplicata ou une version encore pire de ce qu’ils ont connu.

En Libye, il y a des centres de détention mis en place par les milices qui arrêtent, torturent, tuent, violent des milliers de personnes accusées de soutenir l’ancien régime. Les rapports des organisations des droits de l’homme, dont Médecins Sans Frontières, Amnesty International et Human Rights Watch mentionnent de telles pratiques dans les détails. Par ailleurs, Médecins Sans Frontières s’est retiré de Misrata et a interrompu toutes ses activités en signe de protestation contre le viol et les actes de torture commis par les milices et leurs partisans dans une absence totale de droits.

Les révolutionnaires ne sont pas au-delà de la critique et ils n’ont pas droit d’être au-dessus de la loi, parce que ceux qui sont torturés sont aussi des Libyens et des compatriotes. Si le régime actuel ne parvient pas à assurer la coexistence entre les personnes d’un même pays et à maintenir la loi et l’ordre, alors à quoi sert une révolution ?

La haine de Sarkozy envers les Arabes et les musulmans

L’Occident qui a organisé le changement de régime en Libye tient la majeure responsabilité de cette catastrophe. En l’ignorant, l’Occident prouve que sa principale préoccupation est le pétrole et le pillage des richesses du pays, tout en encourageant la corruption et en semant le chaos, allant même jusqu’à démanteler l’unité géographique et démographique du pays.

La Libye est confrontée à un sort incertain et les mouvements séparatistes se renforcent en raison de la faiblesse du Conseil de transition et l’absence d’un gouvernement central fort capable de faire face à cette situation désespérée.

Nous espérons entendre maintenant ceux qui ont critiqué les avertissements selon lesquels la Libye sera entraînée dans une situation similaire à celle de la Somalie - je parle de ceux qui nous ont dit que le nouvelle Libye sera différente et une sorte de modèle. Pourquoi sont-ils silencieux maintenant ?

Cette dégringolade concerne directement Sarkozy qui a prétendu être loyal envers la Libye, bien que sa haine envers les Arabes et les musulmans soient connue, comme sa volonté de piller la richesse pétrolière du pays sous couvert d’apporter la démocratie et les droits de l’homme.

Cette démocratie et ces droits de l’homme ont été mis de côté lors de sa campagne présidentielle qui s’est concentrée sur le racisme anti-immigrés - dont beaucoup sont originaires du Maghreb - et l’interdiction de leur venue en France, .

Il n’y a pas de regret à avoir face à la chute de Khadafi, mais le peuple libyen mérite un autre présent et un meilleur avenir que ce à quoi nous assistons aujourd’hui.

Abdel Bari Atwan est palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres. Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.

 (revue de presse : Al-Qods al-Arabi - 22/05/12

Source : http://www.afrique-asie.fr/actualite/2925-chaos-en-libye.html

G. Munier/X. Jardez
Publié le 22 mai 2012 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier



Tiré à part :

 fr.rian.ru : Moscou appelle la CPI à enquêter sur les raids de l'Otan.  

 La Russie espère que la Cour pénale internationale (CPI) enquêtera sur l'ensemble des bombardements de l'Otan en Libye, qui ont causé de nombreuses victimes parmi la population civile, a déclaré vendredi Konstantin Dolgov, chargé des droits de l'homme au ministère russe des Affaires étrangères.
"Nous saluons la décision de Luis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale, d'examiner l'ensemble des violations présumées du droit international humanitaire. Nous espérons que la CPI enquêtera sur l'ensemble des bombardements otaniens ayant causé de nombreuses victimes parmi la population civile libyenne", lit-on dans un communiqué de M.Dolgov mis en ligne sur le site Internet de la diplomatie russe.
"Une enquête internationale impartiale sur les raids de l'Otan dans le cadre de l'opération Protecteur unifié en Libye est une condition sine qua non pour empêcher une réédition de telles tragédies", a insisté le responsable.

18/05/2012

 http://fr.rian.ru/world/20120518/194754204.html

 


Tunis a décidé d'extrader l'ex Premier ministre libyen.  
La Tunisie a décidé d'extrader vers la Libye l'ancien Premier ministre de Kadhafi, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, détenu depuis fin septembre sur son sol, a-t-on appris mardi auprès du ministère de la Justice.
La décision d'extradition est prise. Il ne reste que les procédures à compléter avec les autorités libyennes, a déclaré à l'AFP un responsable du ministère de la Justice, tandis que le parti islamiste Ennahda indiquait que Tunis et Tripoli se concertaient pour déterminer la date et régler les procédures.

22/05/2012
http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Tunis_a_decide_d_extrader_l_ex_Premier_ministre_libyen_37220520121633.asp


IRIB : Droits de l'homme: levée prématurée du contrôle de l'ONU.  

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a cessé de contrôler la situation en Libye de façon prématurée, a estimé vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères par intérim Guennadi Gatilov sur son Twitter.

"Selon un rapport de l'ONU, la Libye compte 4.000 détenus victimes de tortures. Il s'agit d'une violation flagrante des droits de l'homme. Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU ne s'est-il pas trop empressé de lever le contrôle, à la demande de certains pays occidentaux?", a indiqué M.Gatilov. S'exprimant jeudi devant le Conseil de sécurité de l'ONU, le représentant spécial du secrétaire général pour la Libye, Ian Martin, a noté que près de 4.000 partisans de Mouammar Kadhafi se trouvaient toujours dans les centres de détention du pays et que la torture continuait d'y être pratiquée. Selon lui, le gouvernement libyen doit enquêter sur tous les cas de tortures et de traitement cruels dans les prisons.  La Libye a été réadmise au sein du Conseil des droits de l'homme de l'ONU en novembre 2011, huit mois après que ce pays d'Afrique du nord a été suspendu à cause de la répression violente du mouvement de protestation populaire par le régime Kadhafi. En mars dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est déclaré préoccupé par les informations faisant état de répressions, de détentions arbitraires, de tortures, de mauvais traitements et d'exécutions extrajudiciaires en Libye et a prolongé d'un an la Mission de soutien de l'ONU en Libye (MANUL), appelant les nouvelles autorités à respecter les droits de l'homme.

12/05/2012  

IRIB :



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

1-1 Les crimes de Charles Bouchard

Chers tous, 

je sais que la plupart d'entre nous n'ont pas beaucoup de temps libre pour s'informer, mais il me semble très important de lire ce  long et très intéressant article qui rappelle de nombreuses vérités sur la Libye, ce qui peut aider ceux qui ont des doutes à comprendre ce qui se passe en Syrie.

fraternellement

Chris

publié sur la voix de la libye.com

Le début s'étend sur les crimes de Charles Bouchard (ce qui peut intéresser particulièrement les gens du Quebec)

Mais ensuite, c'est encore plus important,

http://www.vigile.net/Les-crimes-de-guerre-de-Charles

 



2 Les brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Algerie1 : Libye : Tentative d’assassinat de deux membres du CNT . 

L’Observatoire libyen des droits de l’Homme a condamné lundi dernier la tentative d’assassinat de deux membres du Conseil national de transition (CNT) et souligné la nécessité de rejeter toutes les formes de violence et de respecter la légalité. Dans un communiqué publié à Benghazi, l’Observatoire a appelé tous les Bataillons armés à renoncer à la violence et se placer sous la bannière du ministère de la Défense pour construire une armée nationale libyenne.

Le journal ‘ Barniq’, paraissant à Benghazi, a révélé dans son édition hebdomadaire que deux membres du CNT, Fathi Al-Baaja et Khaled Al-Saeh ont été victimes à la veille du week-end dernier d’une tentative d’assassinat à l’aéroport de Benghazi perpétrée par un groupe armé qui les attendait. Le journal ajoute que cette tentative est survenue un jour après les coups de feu tirés contre la voiture du directeur de l’hôpital de Benghazi, Fathi Al-Jehani.

L’Observatoire libyen des droits de l’Homme a fait assumer aux ministères de l’Intérieur et de la Défense la responsabilité de fournir la protection nécessaire aux personnalités politiques de l’Etat. Les observateurs à Tripoli ont noté le début d’un grand déploiement des éléments de la sécurité nationale du ministère de l’Intérieur dans plusieurs points stratégiques dans les environs de la capitale Tripoli, avec l’approche de la date des premières élections démocratiques dans le pays qui se tiendront le 19 juin pour élire un Congrès national de 200 membres.

L’Observatoire estime que de telles opérations et l’escalade de la violence pourraient menacer le processus de transition démocratique et a appelé à la poursuite des auteurs de ces incidents et à leur demander de rendre compte. Des éléments armés non identifiés ont assassiné la semaine dernière Khaled Abu Khatoua, candidat de la ville Murzouk (sud) au Congrès national, quelques heures seulement après avoir déposé sa candidature à la circonscription d’inscription des électeurs de la ville, rappelle-t-on.

23/05/2012

http://www.algerie1.com/flash-dactu/libye-tentative-d%E2%80%99assassinat-de-deux-membres-du-cnt/


IRIB :  Un candidat aux élections assassiné dans le sud. 

Un candidat aux élections d'une constituante prévues en juin en Libye a été assassiné dimanche peu après avoir enregistré sa candidature auprès de la Commission électorale à Oubary (sud), a-t-on appris d'une source au sein des services de sécurité. "Khaled Abou Salah a été assassiné à 30 km d'Oubary, après avoir déposé sa candidature" dans cette ville, a indiqué Mohamed Salah, vice-président de la Haute commission de sécurité, Mohamed Salah.
Selon M. Salah, le candidat, un médecin d'une quarantaine d'années, "a été poursuivi par cinq voitures d'une bande armée à sa sortie du bureau de la Commission électorale. Ils l'ont encerclé à 30 km de la ville et l'ont tué".
"Deux personnes qui accompagnaient Khaled Abou Salah dans la voiture ont pu fuir", a-t-il dit, ajoutant qu'une enquête a été ouverte sur ce meurtre dont le mobile n'était pas connu.

14/05/2012

IRIB

 



3  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Total déstabilisé en Libye : Les Américains passent ils à l’offensive ?

Les américains passent-ils à l’offensive pour placer leurs multinationales pétrolières en pôle position en Libye. Les enquêtes déclenchées, récemment, par les autorités libyennes, en étroite collaboration avec la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Foreign Corrupt Practices Act (FCPA), loi américaine anti corruption, .nous amène à nous interroger sur les raisons profondes de ces investigations ainsi qu’à l’utilisation par les États Unis de ces dispositifs juridiques.

MF

 2 

C’est en parcourant le quatrième rapport stratégique sur les exportations américaines (The national export strategy (trade promotion coordinating committee), Washington DC, Octobre 1997), que nous trouverons en partie la réponse à nos interrogations. En effet, celui-ci nous indique clairement que « la corruption était un frein au développement du commerce américain, et un obstacle à l’obtention de contrats publics par les entreprises américaines dans des situations de concurrence. »
Il s’agit bien de concurrence en Libye et celle-ci est à son paroxysme. A la fin de la guerre et la chute du régime de Kadhafi, les analystes et spécialistes du secteur pétrolier estimaient que les entreprises Total et Eni émergeraient comme les grands gagnants de la redistribution des cartes en Libye, du fait du fort soutien dont ont fait preuve Paris et Rome à l’égard des rebelles. Mais la fin du régime de Kadhafi a fait renaître des factions tribales rivales dont les intérêts divergents relèvent de la territorialité. Pour Total, Eni, Marathon Oil, Exxon, .présentes dans le pays, il ne s’agit plus seulement d’une guerre économique mais d’une concurrence territoriale.
En sachant qu’avant la guerre, la Libye, exportait 80% de son pétrole vers l’Europe 11% vers la Chine et seulement 3% vers les Etats-Unis, on comprend le souci des américains à se redéployer sur ces territoires. A cet effet, le FCPA serait il un facteur de déstabilisation des entreprises pétrolières concurrentes aux multinationales américaines. ? Cotées au NYSE (New York Stock Exchange) depuis 1991 l’entreprise Total, à l’instar d’Alcatel Lucent en 2010, serait il la cible des autorités américaines A regarder de plus près, le Foreign Corrupt Practices Act (FCPA), exclut de son champs d’application, les filiales étrangères des sociétés américaines. Ce qui donne toute la latitude à ces entreprises de contourner cette mesure anti corruption. Par ailleurs, le prolongement de cette loi au travers de la convention de l’OCDE (1999), «perçue par le grand public comme une avancée dans la lutte contre la corruption», incite à penser, que celle-ci résulte essentiellement d’une instrumentalisation du droit international par les Etats-Unis en vue de procurer à leurs entreprises nationales un important avantage concurrentiel. Situation corroborée par le constat d’échecs à répétition d’acteurs européens, et notamment d’industriels français, sur des contrats internationaux. Dans une interview donnée au Herald Tribune, James Woolsey, ancien Directeur de la CIA, a admis que le dispositif de renseignement américain surveille les entreprises étrangères, et notamment européennes. Son explication : “Espionner l’Europe est justifié, car ses entreprises ont la fâcheuse tendance à corrompre ». La mise en place d’un système d’alerte aux fraudes pour les entreprises cotées aux Etats-Unis ainsi que pour toutes leurs filiales, quelle que soit leur nationalité a permis le développement de systèmes organisés de délation professionnelle (whisteblowing) dont la maîtrise en terme d’investigation revient essentiellement à des cabinets privés anglo saxon opérant en étroite collaboration avec les organes de répression de la corruption, tant aux Etas unis qu’en Europe.
Pierre angulaire du secteur pétrolier en Libye, l’ancien ministre du pétrole de Kadhafi, exilé à Vienne, a été retrouvé mort noyé dans le Danube, le 30 avril dernier. Il serait logique de penser que celui-ci, en tant que témoin, pouvait infirmer ou confirmer les accusations portées sur Total dans le cadre des enquêtes déclenchées par les autorités libyennes et la Securities and Exchange Commission (SEC). La deuxième phase du plan américain de redéploiement en Libye et dans les pays subsahariens sonnerait t’elle le glas des compagnies pétrolière européennes au travers d’une politique de répression de la corruption n’ayant pour finalité que de servir les intérêts nationaux américains ?

24 Mai

http://www.knowckers.org/2012/05/total-destabilise-en-libye-les-americains-passent-ils-a-l%E2%80%99offensive/

 


3-2 almanar.com : Nicolas Sarkozy a pris 100 millions de dollars à l'ex-leader libyen.

SELON LE PRESIDENT BIELORUSSE LOUKACHENKO, SARKOZY A EMPOCHE 100 MILLIONS DE DOLLARS REMIS PAR KADHAFI POUR FINANCER SA CAMPAGNE ET NOUS PLUMER ENSUITE

Le président sortant français Nicolas Sarkozy a pris 100 millions de dollars à l'ex-leader libyen Mouamsmar Kadhafi pour le financement de sa campagne présidentielle de 2007, a déclaré mardi à Minsk le président biélorusse Alexandre Loukachenko.

"D'après ce que M.Kadhafi m'a dit lui-même lors de sa visite (à Minsk), M.Sarkozy a bénéficié d'un financement à hauteur de 100 millions de dollars, et non de 50 millions de dollars, pour sa campagne électorale de 2007", a indiqué M.Loukachenko dans un message adressé au peuple et au parlement du pays.

Nicolas Sarkozy, qui a perdu l'élection présidentielle 2012 face au socialiste François Hollande, quittera son poste à la mi-mai. Selon le bilan officiel de l'élection, il a recueilli 48,38% des voix contre 51,62% pour Hollande.

Les documents qui prouveraient que les autorités libyennes avaient financé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 sont au centre d'attention des médias français depuis un mois. M.Sarkozy a démenti ces allégations.

Mercredi 9 mai 2012

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=63229&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=26&s1=1


publié sur La Voix de la Libye.com

Nous, anti-colonialistes , amis des la Jamarihiya et soutiens des Etats-Unis d'Afrique avons contribué à donner un grand coup de pied à celui qui avec son compère sioniste BHL, a détruit la Libye et déstabilisé tout le Sahel.  Ce qui ne veut surtout pas dire que nous allons donner un chèque en blanc à Hollande. N'oublions pas que Martine Aubry secrétaire nationale du PS avait félicité Sarkozy pour son action meurtrière contre le peuple libyen. Je ne crois pas que Hollande soit différent de Sarkozy. Mais nous pouvons toujours lui promettre que nous pourrons recommencer, s'il continue la politique coloniale et néfaste de cette "France-Afrique" (France à fric) de son prédécesseur.

Ginette

3-3 Devenu orphelin, le CNT Libyen rend hommage à Sarkozy . 

Le Conseil national de transition (CNT) au pouvoir en Libye, qui a cru jusqu’au bout en la victoire de Sarkozy, est devenu le 6 mai au soir orphelin, tout comme l’armée syrienne libre (ASL). Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, le CNT a rendu hommage aujourd’hui au rôle de la France de Nicolas Sarkozy en Libye.

« Au moment où nous louons le rôle de la France représentée en la personne de Nicolas Sarkozy, dans son soutien moral et matériel à la révolution libyenne (…), nous présentons nos félicitations au président élu François Hollande », a indiqué à l’AFP le porte-parole du CNT, Mohamed Harizi lisant un communiqué.

Pour rappel, La France, avec Nicolas Sarkozy et Bernard Henry Lévy, a été le fer de lance du coup d’état international mené par l’Alliance atlantique pour porter au pouvoir les islamistes libyens, en lançant une campagne médiatique mensongère sans précédent, usant et abusant de contrevérités et d’autres artifices de propagande, en détruisant le pays par des bombardements massifs, en tuant des milliers de personnes, en faisant fuir de Libye des centaines de milliers de travailleurs étrangers, en aidant à l’assassinat et au lynchage à mort du défunt Mouammar Kadhafi et enfin en déstabilisant toute la région.

Des accusations sur un financement libyen de la campagne de M. Sarkozy en 2007, lancées en 2011 par le fils du colonel Kadhafi, Seïf Al-Islam, ont par ailleurs resurgi au cours de la campagne électorale Française.

07/05/2012

 http://www.algerie1.com/actualite/devenu-orphelin-le-cnt-libyen-rend-hommage-a-sarkozy/ 


3-4 Sarkozy-Kadhafi: la preuve du financement.

Comment peut-on accepter ça ?

Comment peut-on faire assassiner celui qui vous a reçu à sa table ?

Comment peut-on faire assassiner quelqu’un qui a financé votre campagne électorale ? A gerber. Cet article était à la base payant, et c’est grâce au site WikiStrike, que Médiapart a jugé bon de laisser l’accès libre. Bonne idée ! (Allain Jules)

Le régime de Mouammar Kadhafi a bien décidé de financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Mediapart a retrouvé un document officiel libyen qui le prouve. Cette note issue des archives des services secrets a été rédigée il y a plus de cinq ans. L’en-tête et le blason vert de la Jamahiriya préimprimés s’effacent d’ailleurs légèrement. Ce document, avec d’autres, a échappé aux destructions de l’offensive militaire occidentale. D’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité, ont accepté de le communiquer à Mediapart ces tout derniers jours.

Dès 2006, le régime libyen avait choisi « d’appuyer la campagne électorale» de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, et ce pour un « montant de cinquante millions d’euros » : c’est ce qu’indique en toutes lettres cette note datée du 10 décembre 2006, signée par Moussa Koussa, l’ancien chef des services de renseignements extérieurs de la Libye.

Un accord « sur le montant et les modes de versement » aurait été validé quelques mois plus tôt par Brice Hortefeux, alors ministre délégué aux collectivités locales, en présence de l’homme d’affaires Ziad Takieddine, qui a introduit dès 2005 en Libye les proches du ministre de l’intérieur, notamment Claude Guéant, et Nicolas Sarkozy lui-même. Le directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, Bachir Saleh, alors à la tête du Libyan African Portfolio (LAP, soit l’un des fonds d’investissement financier du régime libyen), aurait de son côté été chargé de superviser les paiements.

« Mon client n’était pas présent à la réunion indiquée dans le document, nous a indiqué Me Samia Maktouf, l’avocate de M. Takieddine. En revanche, il pense que ce document est crédible, vu la date et les personnes qui apparaissent dans ce document outre lui-même. »

« Ce document prouve qu’on est en présence d’une affaire d’Etat, que ces 50 millions d’euros aient été versés ou non, a lui-même commenté M. Takieddine, rencontré par Mediapart vendredi 27 avril. L’enquête sera difficile parce que beaucoup d’intervenants sont morts pendant la guerre en Libye, mais c’est déjà important de rendre public ce document ». Cette réponse de Ziad Takieddine – malgré son hostilité exprimée de multiples fois à notre égard – est celle d’un acteur clé de la lune de miel franco-libyenne, qui a secrètement conseillé Claude Guéant jusqu’à la veille de la guerre, comme en attestent de nombreuses notes publiées par Mediapart.

L’une d’entre elles, rédigée le 6 septembre 2005 par Ziad Takieddine et adressée à Claude Guéant, affirmait ainsi que certains pourparlers franco-libyens devaient« revêtir un caractère secret ». « L’autre avantage : plus d’aise pour évoquer l’autre sujet important, de la manière la plus directe…», précisait le document, mystérieusement.

L’élément nouveau que nous publions aujourd’hui vient désormais confirmer les accusations portées par les principaux dirigeants libyens eux-mêmes peu avant le déclenchement de la guerre sous l’impulsion de la France, en mars 2011. Mouammar Kadhafi, son fils Saïf al-Islam et un ancien chef des services secrets, Abdallah Senoussi, avaient en effet tous trois affirmé publiquement détenir des preuves d’un financement occulte du président français. La découverte de la note de M. Koussa exige désormais que s’engagent des investigations officielles – qu’elles soient judiciaires, policières ou parlementaires – sur cet épisode sombre et occulte des relations franco-libyennes.

La face cachée de l’arrivée de Nicolas Sarkozy sur la scène libyenne, en 2005, puis en 2007, apparaissait déjà en filigrane dans le dossier des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite et au Pakistan instruit par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, en particulier à travers l’activité de lobbying déployée par M. Takieddine en faveur de l’ancien ministre de l’intérieur auprès de Tripoli. Or l’enquête entre leurs mains vient d’être élargie par un réquisitoire supplétif, le 5 avril dernier, à tous les faits de blanchiment présumés apparus jusqu’à ce jour.

Les investigations visent l’intermédiaire, mais aussi plusieurs proches du chef de l’Etat, Thierry Gaubert, Brice Hortefeux, Nicolas Bazire ou encore plus indirectement Jean-François Copé. Echappée des secrets de la dictature déchue, la note décisive que nous reproduisons ci-dessus –  et dont la traduction intégrale est sous l’onglet Prolonger — vient en outre confirmer les propos de l’ancien médecin de M. Takieddine, qui avait suivi alors les déplacements de l’homme d’affaires, notamment en Libye, et avait rapporté des projets de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par la Libye.

Selon des connaisseurs du régime libyen à qui nous l’avons soumis, ce document, dont le signataire et le destinataire appartenaient au premier cercle de Kadhafi, est conforme, jusque dans son style, aux habitudes bureaucratiques du régime. Outre celle du calendrier grégorien, la deuxième date qui y figure conforte son authenticité: elle n’est pas celle du calendrier musulman habituel, mais de celui imposé par le dictateur, qui part de l’année du décès du prophète Mahomet, l’an 632.

Un document authentique, selon Ziad Takieddine

Depuis plusieurs mois, nous avons entrepris des recherches pour retrouver des dépositaires d’archives du régime déchu, en rencontrant à Paris et à l’étranger plusieurs représentants de factions libyennes, dont certaines avaient conservé des documents et d’autres s’en étaient emparé, en marge des affrontements armés. Ainsi, Mediapart a publié ici, dès le 10 avril dernier, des documents des services spéciaux libyens demandant des mesures de surveillance d’opposants toubous domiciliés en France.

Le document décisif que nous publions aujourd’hui, sous la signature de Moussa Koussa, a été adressé, le 10 décembre 2006, à un ancien homme clé du régime libyen, Bachir Saleh, surnommé le « caissier de Kadhafi ». Directeur de cabinet du “guide” déchu, M. Saleh était aussi le responsable du Libyan African Portfolio (LAP), le puissant fonds souverain libyen crédité de plus de 40 milliards de dollars. Sous l’ère Kadhafi, le LAP a servi à d’innombrables opérations d’investissement. Certaines avouables (tourisme, pétrole, agriculture, télécommunications…). Et d’autres moins, comme l’ont confirmé plusieurs sources libyennes concordantes. Contacté sur son numéro de téléphone portable français, M. Saleh n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Connu pour avoir été l’un des plus proches collaborateurs de Mouammar Kadhafi et le mentor de deux de ses fils (Motassem et Saïf al-Islam), Moussa Koussa a quant à lui été le patron pendant plus de quinze ans, entre 1994-2011, des services secrets extérieurs libyens (l’équivalent de la DGSE française), avant de devenir le ministre des affaires étrangères de la Libye.

Notons que l’auteur de cette note et son destinataire ont vécu, à l’heure de la chute du régime Kadhafi, des destins similaires. Moussa Koussa vit actuellement au Qatar, sous protection, après avoir fui la Libye en guerre, en mars 2011, ralliant d’abord Londres, puis quelques semaines plus tard Doha. Bachir Saleh, emprisonné brièvement par les rebelles du Conseil national de transition (CNT) avant d’être relâché en août dernier, a été exfiltré et accueilli par les Français. Comme l’a rapporté Le Canard enchaîné, lui et sa famille bénéficient toujours de la protection des autorités françaises qui leur ont accordé un titre de séjour provisoire.

Les deux paragraphes écrits par Moussa Koussa sont sans équivoque sur le sujet explosif abordé. «En référence aux instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l’approbation d’appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, Monsieur Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros », peut-on d’abord y lire. Puis M. Koussa affirme transmettre et confirmer « l’accord de principe sur le sujet cité ci-dessus ». Le montant pharaonique promis par les Libyens est à rapprocher des 20 millions d’euros officiellement dépensés par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle de 2007.

L’ancien chef des services secrets extérieurs de Mouammar Kadhafi ajoute dans sa note que l’accord évoqué est formulé « après avoir pris connaissance du procès-verbal de la réunion tenue le 6. 10. 2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ndlr) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh, ndlr), et du côté français Monsieur Brice Hortefeux et Monsieur Ziad Takieddine ». Ce serait « au cours » de cette entrevue qu’« un accord a été conclu pour déterminer le montant et le mode de paiement ». Le document ne précise cependant pas le lieu de cette réunion, qui s’est tenue un an jour pour jour après une visite de Nicolas Sarkozy en Libye.

Ziad Takieddine, rencontré par Mediapart en présence de ses avocats, vendredi 27 avril, n’a pas contesté l’authenticité du document que nous lui avons présenté, tout en précisant comme Me Samia Maktouf, son avocate, qu’il n’avait pas été présent, le jour indiqué, à cette réunion.

« Je n’ai pas assisté à cette réunion, mais elle a certainement pu avoir lieu, nous a indiqué M. Takieddine. Votre document reflète un accord signé par Moussa Koussa pour soutenir la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, et Brice Hortefeux a été effectivement là-bas à cette date ainsi qu’à d’autres dates, ça, c’est sûr. M. Moussa Koussa et les autres personnes citées étaient effectivement des relais avec la France ».

Selon M. Takieddine, Claude Guéant, l’ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, et « son correspondant en matière de renseignement d’Etat », Bernard Squarcini, étaient parallèlement en lien étroit avec M. Koussa. « Cela se passait nécessairement en secret, vu la sensibilité des relations entre les services de renseignement », précise-t-il, tout en confirmant l’implication, côté libyen, de Béchir Saleh, comme représentant du LAP, et Abdallah Senoussi lui-même « dans les relations de la Libye avec la France ».

« J’ai les éléments et je n’hésiterai pas à les sortir »

Les relevés des voyages de M. Takieddine, dont la justice française détient la copie depuis plusieurs mois, montrent toutefois que l’homme d’affaires était à Tripoli le 9 décembre 2006, soit la veille de la rédaction de la note de Moussa Koussa. Il était également en Libye quelques jours plus tôt, les 20 et 21 novembre.

Dans une entretien accordé le 25 avril à l’hebdomadaire Jeune Afrique, M. Takieddine déclare avoir été informé en mars 2011 par Saif al-Islam Kadhafi de l’existence d’un « versement d’argent » pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

« Lors de ma dernière rencontre avec Seif al-Islam que j’ai interrogé, il m’avait bien dit: “J’ai les éléments et je n’hésiterai pas à les sortir”, explique M. Takieddine à Mediapart. En réalité, il ne pensait pas que Nicolas Sarkozy irait jusqu’au bout. On peut penser que c’est pour cette raison que le système a protégé Bachir Saleh (exfiltration et production d’un passeport diplomatique) et qu’ils ont essayé par tous les moyens de tuer Saif al-Islam qui a été à l’origine de ces révélations. Par ailleurs, cela explique l’accueil que Monsieur Claude Guéant m’a réservé dès mon retour de Libye, en m’arrêtant à l’aéroport (ndlr, le 5 mars 2011), car il pouvait penser que j’étais moi-même en possession de ces documents, pour pouvoir les subtiliser. »

Ce n’est pas la première fois que le nom de Brice Hortefeux est associé à l’arrière-plan financier des relations franco-libyennes. Mais le haut responsable de l’UMP, intime de Nicolas Sarkozy, a toujours démenti. « Je n’ai jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh, a déclaré M. Hortefeux à Mediapart, le 27 avril. J’ai déjà rencontré Abdallah Senoussi, qui connaissait beaucoup de monde, mais nous n’avons jamais de discussion sur un financement électoral. Je suis allé en Libye une seule fois dans ma vie, en 2005. J’oppose donc un démenti catégorique et vérifiable ».

Comme Mediapart l’avait rapporté, les confessions de l’ancien médecin de M. Takieddine, couchées sur papier le 20 décembre 2006 par le directeur d’une société de renseignements privés suisse, Jean-Charles Brisard, évoquaient déjà le nom de M. Hortefeux dans un schéma de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2007. En des termes plus télégraphiques : « MODALITES FIN CAMPAGNE NS », « FIN LIB 50 ME », « MONTAGE INCLUT SOC BH PAN + BANQUE SUISSE (ND) » et « FIN CAMPAGNE TOTALEMENT REGLE ». Le mémo Brisard avançait aussi le chiffre de 50 millions d’euros affectés à la campagne de M. Sarkozy.

« C’est grotesque », avait réagi Nicolas Sarkozy sur le plateau de TF1, le 12 mars dernier. « S’il (Kadhafi, ndlr) l’avait financée (la campagne, ndlr), je n’aurais pas été très reconnaissant », avait ironisé le président-candidat, en référence à l’intervention militaire française en Libye. Contacté vendredi 27 avril, l’Elysée n’a pas souhaité faire de nouveaux commentaires.

L’actuel ministre de l’intérieur français, Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau, en 2006, a lui même admis ses contacts répétés avec Moussa Koussa, début 2007, devant la commission d’enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares. La sollicitude de la France vis-à-vis de Bachir Saleh pourrait aujourd’hui trouver son explication par sa connaissance des lourds secrets franco-libyens. Et des circuits financiers qu’il a lui même supervisés.

Quant à Abdallah Senoussi, également cité dans la note de décembre 2006, comme ayant participé aux réunions préparatoires avec Brice Hortefeux, au sujet du financement de la campagne électorale de 2007, il aurait été arrêté il y a quelques semaines en Mauritanie, mais aucune image n’est venue confirmer une telle affirmation. Il est réclamé par la Libye, mais également par la Cour pénale internationale (CPI), et la France, ayant été condamné par contumace à Paris dans l’affaire de l’attentat contre le DC-10 d’UTA.

Une chose est en revanche certaine : les forces de l’Otan ont bombardé le 19 août 2011, à 5 heures du matin, la maison d’Abdallah Senoussi, située dans le quartier résidentiel de Gharghour, à Tripoli. Un cuisinier indien avait trouvé la mort dans le raid et une école avait été détruite. « C’est un quartier résidentiel. Pourquoi l’Otan bombarde ce site ? Il n’y a pas de militaires ici », avait alors dénoncé un voisin, Faouzia Ali, cité par l’Agence France Presse.

La réponse se trouve peut-être dans les secrets qui lient M. Senoussi à la France. « C’est le principal témoin de la corruption financière et des accords qui ont impliqué de nombreux dirigeants et pays, dont la France », a affirmé en mars dernier à l’agence Reuters une source « haut placée dans le renseignement arabe ».

Depuis près de dix mois, Mediapart enquête sur les secrets libyens de Nicolas Sarkozy, de son élection en 2007 comme de sa présidence depuis. Cet article s’inscrit dans ces investigations au long cours, confirmant leur légimité et leur gravité (lire nos autres explications ici).

Nous avons compris l’ampleur de ces secrets libyens au seuil de l’été 2011 avec les documents Takieddine, découverts au cours de nos investigations sur l’affaire Karachi. Cette affaire met en cause les financements illégaux de la campagne présidentielle menée en 1995 par Edouard Balladur avec pour bras droit Nicolas Sarkozy. Or ce dossier a révélé le rôle central dans le premier cercle de Nicolas Sarkozy, depuis ces années-là jusqu’aux lendemains de son élection en 2007, de Ziad Takieddine, intermédiaire financier jusqu’alors pratiquement inconnu, ayant fait fortune dans les ventes d’armes.

Issus des archives personnelles de M. Takieddine, les documents dont nous avons commencé la publication en juillet 2011 ont prouvé que, dans les années qui ont précédé son élection en 2007, Nicolas Sarkozy et son entourage avaient tissé des liens de proximité et entretenu des relations suivies avec le régime libyen de Mouammar Kadhafi. Les enjeux financiers de ces fréquentations sont explicites dans les documents que nous avons révélés et la reconnaissance officielle accordée, fin 2007, en grande pompe par le nouveau président français au dictateur libyen y apparaît comme un remerciement pour services rendus.

Tel est le contexte de l’enquête qui, aujourd’hui, aboutit avec la découverte par Mediapart d’un exceptionnel document libyen dont Ziad Takieddine lui-même, auquel nous l’avons soumis vendredi 27 avril, affirme qu’il est authentique. La révélation de ce document exige que toute la lumière soit faite sur son contenu, tant il conforte le soupçon d’une immense affaire d’Etat: le financement, pour des montants faramineux, de la campagne électorale de l’actuel président de la République française par un Etat étranger, qui plus est dictatorial. Que la France soit, depuis, militairement intervenue pour renverser cette dictature ne fait qu’alourdir ce soupçon.

Note signée Moussa Koussa:

Traduction de la note.

Jamahirya arabe libyenne populaire glorieuse « Pas de démocratie sans conférence populaire » 

Date : 10. 12. 2006 

Correspondant à : 10. 12. 1375 

N° 1917 68 P 

Service de la sécurité extérieure 

Frère / Président du Fonds libyen des investissements africains 

Que la paix soit sur vous… 

En référence aux instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l’approbation d’appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, Monsieur /Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros. 

Nous vous confirmons l’accord de principe quant au sujet cité ci-dessus, et ce après avoir pris connaissance du procès-verbal de la réunion tenue le 6. 10. 2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens, et le président du Fonds libyen des investissements africains, et du côté français, Monsieur /Brice Hortefeux, et Monsieur /Ziad Takieddine, et au cours de laquelle un accord a été conclu pour déterminer le montant et le mode de paiement.

Que la paix soit sur vous et la miséricorde de Dieu et ses bénédictions… 

Moussa Imuhamad  Koussa 

Chef du service de la sécurité extérieure

Source: Médiapart

Publié le28 avril 2012


3-5 Jacques.tourtaux : L'ex-patron du contre-espionnage français: Sarkozy est responsable du chaos en Libye et au Mali.

Ex-directeur de la DST : Sarkozy est responsable du chaos en Libye et au Mali

L’ancien directeur de la Direction de la surveillance du territoire (DST), un service de renseignements du ministère de l'Intérieur, Yves Bonnet, a accusé  le président Nicolas Sarkozy d’être responsable «  du chaos en Libye, au Mali », soulignant que " le manque de confiance entre l'Algérie et la France a aggravé la situation dans la région de la côte de l'Afrique ".
> Dans  une interview accordée au quotidien  algérien alAkhbar, Bonnet a jugé que "l’Afrique fait l’objet de perturbations sécuritaires de plus en plus dangereuses en raison du chaos provoqué en Libye, et dont  les parties responsables sont bien connues à savoir  l'OTAN et la France. Or, ces derniers n’ont pas tenu compte de quelque chose de grave, celui de  réfléchir sur les résultats d’une intervention dans les affaires d'un Etat quel que soit la nature de son régime".
> Il a souligné qu’ "en politique, il est impératif de s'assurer que le règlement que nous cherchons dans une quelconque situation esera de loin meilleur que la situation elle-même, autrement dit  dans le cas de la Libye, je pense que la situation d’avant était bien meilleure que celle d’aujourd'hui."
> Directeur du DST entre 1982 et 1985, Yves Bonnet connaît bien la Libye et les Libyens, c’est pour cela il affirme que "la Libye était un pays bien géré et a réalisé des progrès sociaux importants, voire que  les Libyens étaient parmi les peuples les plus riches du Maghreb et maîtrisaient l’art de bien traiter avec autrui, sans compter qu’ils baignaient dans la paix et la sécurité, et donc  la situation qui leur a été imposée est tout à fait différente de ce qu’elle était auparavant".
> Et de poursuivre :"qu’au cours de sa visite l’an dernier à Benghazi et à Tripoli, durant laquelle il était accompagné par les membres d’un centre qui s’intéresse aux questions sécuritaires, nous avons exprimé de sérieuses préoccupations envers l'extrémisme islamique croissant et mis en garde contre la fragmentation de l'Etat ".
> Yves Bonnet a accusé "le gouvernement du président Nicolas Sarkozy et l'OTAN d’avoir entraîné la Libye dans un chaos et une perturbation sans précédent ", soulignant que "ces deux parties savaient parfaitement la taille des conflits tribaux là-bas et ses conséquences dans le cas où le pays sortait de sa stabilité".
> Pour ce qui est du Mali, l’ancien DST a mis en garde contre la présence d’Al-Qaïda en Lybie: "Nul doute que certaines parties en Libye sont contrôlées par Al-Qaïda, or cette dernière a implanté un homme dans une région vitale, ce qui est dangereux non seulement pour la Libye, mais pour tous les pays dans la région" !  
> Interrogé sur la nécessité d’une intervention militaire étrangère au Mali pour résoudre la crise, Bonnet n’a pas exclu cette option mais ne l’a point encouragée en raison de la gravité de ses conséquences, surtout que « les pays dans la région du Sahel sont confrontées à des situations  de plus en plus difficiles,  et que cette région est une zone de confluence des civilisations, ainsi la civilisation bédouine et celle des nomades autochtone n'ont pas réussi à trouver un état d'harmonie ».
> Enfin, l’ex-DST a mis en garde contre une marginalisation du rôle de l’Algérie : « La plus grande erreur qu’a commis la France, c’est qu’elle a oublié que  Algérie est aussi un Etat du désert du Sud, et donc un partenaire incontournable ».
> "On peut trouver des solutions aux problèmes de la région sous influence française, en créant une entente ou un accord entre l'Algérie et la France, sans que cela n’évolue en un problème plus complexe, surtout si les deux pays n’ont pas confiance l’un dans l’autre. Malheureusement, la France n’a pas confiance en l'Algérie, et non l’Algérie", a ajouté Yves Bonnet .
http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 L’avocat de Baghdadi réplique : l’extradition de Baghdadi est un scandale et un comportement illégal 
L’avocat du dernier Premier ministre libyen sous le régime de Kadhafi, a critiqué hier la décision du gouvernement tunisien d’extrader son client vers la Libye.
Contacté par nos soins, Al Bachir Al Sayed a manifesté son regret après les déclarations faites par le ministre tunisien de la Justice, Noureddine Bhiri, à Reuters, selon lesquelles, son client, Baghdadi Mahmoudi, sera extradé vers la Libye, dont la date n’est pas encore fixée.
Il est à noter que le ministre tunisien de la Justice insiste sur le fait que l’extradition du dernier Premier ministre libyen ne se fait sauf si la Libye fournit les garanties d'un procès équitable.
L’avocat tunisien de Mahoudi, Me Béchir Essid, a qualifié la décision d'extradition de son client d’ « injuste et d’illogique ». « De nombreux défenseurs des droits de l’Homme, d’avocats en Tunisie et ailleurs et moi dénonçons et refusons fermement l’extradition de Baghdadi Mahmoudi ». « Si jamais la Tunisie extrade effectivement en Libye mon client, elle transgressera une règle d’or selon laquelle aucun pays du Maghreb n’a, jusqu’ici, osé extrader un réfugié politique originaire de la région », a-t-il commenté.
Il a cité, à ce sujet, le cas du père youssefiste de l’actuel président provisoire de la république Mohamed Moncef Marzouki qui s’était réfugié au Maroc et que le roi HASSAN II avait refusé l’extradition, le cas du défunt Mohamed M’zali, ancien premier ministre de Bourguiba qui avait demandé refuge en Algérie, pays qui a refusé à son tour de l’extrader et le cas du commandant Mehichi (libye) qui s’était réfugié en Tunisie et dont l’extradition a été rejetée. Me Béchir a en outre salué le geste de l’Algérie d’avoir préservé cette règle d’or du Maghreb en refusant d’extrader la famille de Mouammar Kadhafi qui s’est réfugiée dans ses territoires.
Me Béchir Essid a affirmé que les raisons n’autorisant pas l’extradition de son client son disponibles. Selon lui, « la Constitution et la loi tunisiens interdisent l’extradition des personnes politiques ou des personnes à des fins politiques, tout comme les conventions judiciaires conclues entre Tunis et Tripoli ainsi que le droit international, notamment si l’extradition s’effectuera vers un pays qui ne fournit pas des garanties d’un procès équitable.
L'avocat de Mahmoudi a aussi appelé l’opinion publique tunisienne, les organisations humanitaires, les défenseurs des droits de l’Homme ainsi que les syndicats à agir afin d’empêcher ce qu’il qualifie de « scandale » de se produire.
« Comment a-t-on pris une telle décision alors que l’ex-président par intérim tunisien Fouad Mebazaa avait refusé de signer le décret d’extradition de Mahmoudi? Comment le pouvoir actuel a-t-il rouvert le dossier déjà classé par Mebazaa ? », s’est-il interrogé.
Il convient de rappeler également, à ce sujet, que le ministre tunisien de la Justice, Noureddine Bhiri avait annoncé mardi que Mahmoudi Baghdadi sera extradé à la Libye, laquelle s’engage à respecter son intégrité morale et physique et lui garantissant un procès équitable.

24/05/2012  

 http://www.echoroukonline.com/ara/articles/130068.html



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Ex-rebelles libyens et insurgés syriens sur le tapis rouge aux côtés de BHL . 

Pour symboliser le passage du flambeau de la Liberté entre ex-rebelles libyens et insurgés syriens en guerre, Bernard-Henri Lévy est venu accompagné, vendredi à Cannes, par des vétérans libyens et deux opposants clandestins au régime de Damas.
L'écrivain-philosophe avait prévu et annoncé que des invités libyens, rencontrés l'an dernier pendant les combats, fouleraient à ses côtés le tapis rouge pour la projection de son documentaire présenté en sélection officielle (séance spéciale), Le serment de Tobrouk.
Outre ces ex-rebelles, aujourd'hui membres de la nouvelle élite libyenne, deux Syriens sont clandestinement sortis de leur pays, via des pays limitrophes pour monter les marches vendredi soir aux côtés de l'équipe du film.
Par crainte de représailles contre leurs familles, ils ont demandé à conserver l'anonymat et sont apparus masqués vendredi en conférence de presse à Cannes, visage et tête dissimulés sous d'épaisses lunettes noires et des drapeaux de la Syrie libre.
Ils étaient en Syrie il y a encore quelques heures, ils sont sortis clandestinement (...) et ont pris des risques insensés pour être avec nous ce soir, a déclaré BHL.
L'écrivain a appelé les spectateurs à regarder Le serment de Tobrouk, documentaire personnel, donc subjectif comme un film de cinéma doit l'être. Mais je vous demande aussi de le voir avec un regard à double foyer: le regard d'une guerre gagnée et le regard d'une tragédie en cours, a-t-il ajouté.
Jeudi après-midi, c'est derrière les rideaux tirés d'un bureau parisien, au rez-de-chaussée d'un immeuble d'un quartier chic, que Libyens et Syriens avaient fait connaissance, en présence d'un reporter de l'AFP.
En arabe, Suliman Fortia, l'un des héros du bastion rebelle libyen de Misrata, a expliqué aux deux Syriens que Bernard-Henri Levy a été le premier à être venu en Libye. Ce qui s'est passé l'a été grâce à lui, car il connaissait Sarkozy.
Je vous souhaite la même chose. Bachar est un tyran comme Assad, il faut le faire tomber... Ma famille a lutté pendant trente-six ans, il faut avoir du courage.
En anglais, langue que certains d'entre eux comprennent, BHL a lancé: Aux Jeux Olympiques, il y a quelque chose qui s'appelle le passage du flambeau. J'aimerais que demain, à Cannes, vous passiez le flambeau de ce que vous avez fait à nos amis syriens. C'est le sens de notre rencontre. Vous avez la flamme de la liberté, vous la passerez à nos frères syriens.

L'un des deux Syriens, désormais officier dans l'un des groupes rebelles, ému aux larmes, est alors sorti de la pièce. Avant de revenir pour que, sur un écran de télévision, tout le monde visionne le Serment de Tobrouk.

25/05/2012

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/760706/Ex-rebelles_libyens_et_insurges_syriens_sur_le_tapis_rouge_aux_cotes_de_BHL.html

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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


Ouvrir carte de Libye ? cliquer surhttp://maps.google.be/maps?hl=fr&xhr=t&q=carte+de+libye&cp=12&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.&biw=1016&bih=559&wrapid=tljp1314001217203022&um=1&ie=UTF-8&hq=&hnear=0x13a892d98ece010d:0xfa076041c7f9c22a,Libye&gl=be&ei=ihFSTrDpNqP24QSK-ICvDQ&sa=X&oi=geocode_result&ct=image&resnum=1&sqi=2&ved=0CCYQ8gEwAA


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25/05/2012

Syrie : Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion - Les observateurs reconnaissent la présence de terroristes


Syrie : Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion  -  Les observateurs reconnaissent la présence de terroristes.

 



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Syrie : Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

n°53                             24-05

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier Syrie :Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage1" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.


Sommaire : 

Les observateurs reconnaissent la présence de terroristes.

Elwatan : Alors que les violences se poursuivent dans plusieurs villes ... Washington coordonne les livraisons d’armes aux rebelles syriens.

Aoun: Tous ceux qui avaient soutenu Israël lors de son agression contre le Liban appuient à présent l'offensive contre la Syrie.

Soraya Hélou ; Les masques sont tombés...

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Capitaine Martin : Gregorios III : « une dictature de la presse sur la crise syrienne ».

2 Les brèves

2-1Bahar Kimyongur : Acte de censure de l’AKP dans le dossier syrien.

2-2 Cameron s'est déclaré prêt à envoyer des forces militaires, en Syrie.

2-3 french.ruvr : La France rejette les propositions de conciliation d’Assad.

3  Politique

3-1 Bill Van Auken : Les bombardements terroristes de Damas: du 'Made in USA'.

3-2  IRIB : Guerre nucléaire : Medvedev met en garde.  

3-3 Mondialisation.ca : Le plan des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite pour détruire la Syrie.

3-4 Moscou : Après leur échec en Syrie, certaines puissances s'orientent vers le Liban.

3-5 La Russie dénonce des tentatives de faire dérailler le plan de Kofi Annan en Syrie.  

4 Dossier  

4-1 Assad invite la France à renoncer "aux incitations au chaos".

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Ria Novosti :  L’Otan exclut toute intervention. 

5-2 Raid routinier contre Grup Yorum à la veille d’un concert.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Un fin observateur de ce qui se passe dans son pays, raconte les atrocités sont perpétrées par l’« armée syrienne libre »

6-2 Giulietto Chiesa : Exercices militaires US à la frontière jordano-syrienne : Mais quel curieux hasard…

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 



Tiré à part :

 



Tiré à part :

Les observateurs reconnaissent la présence de terroristes.

Les observateurs des Nations unies en Syrie reconnaissent la présence de groupes terroristes dans le pays qui empêchent le rétablissement de la paix, a déclaré le secrétaire général adjoint de l'Onu pour les opérations de paix Hervé Ladsous cité mardi par l'agence Xinhua.
"Nous savons qu'il y a des groupes terroristes qui cherchent à obtenir des avantages pour eux-mêmes (…) mais nous devons voir cela comme une question interne à la Syrie, qui doit être traitée entre Syriens ", a annoncé M.Ladsous lors d'un point presse à Damas.
Le président syrien Bachar el-Assad a auparavant déclaré que les groupes extrémistes opérant en Syrie recrutaient des mercenaires étrangers, dont certains appartenaient à la nébuleuse terroriste Al-Qaïda.
Selon M.Ladsous, les observateurs de l'Onu se trouvent actuellement dans six villes syriennes et se rendront prochainement dans quatre autres localités.
Depuis la mi-mars 2011, la Syrie est secouée par un mouvement de contestation du régime en place. Selon l'Onu, la confrontation armée y aurait déjà fait plus de 9.000 morts et quelque 230.000 réfugiés.
L'Occident prône le départ du président el-Assad. Par ailleurs, de nombreux attentats dans le pays démontrent la présence sur le territoire syrien de groupes terroristes organisés.

http://fr.rian.ru/world/20120522/194794156.html


Elwatan : Alors que les violences se poursuivent dans plusieurs villes ... Washington coordonne les livraisons d’armes aux rebelles syriens.

 

...Alors que la révolte syrienne est entrée dans son 15e mois, les combats entre soldats et rebelles se multiplient malgré la présence de plus de 200 observateurs de l’ONU chargés de surveiller un cessez-le-feu proclamé il y a plus d’un mois mais systématiquement violé tous les jours.
De leur côté, les Etats-Unis ont décidé d’aider à coordonner l’arrivée d’armes en Syrie à destination des rebelles. Le Washington Post, citant des responsables américains et étrangers, rapporte que Washington a accru ses liens avec la rébellion et notamment joué un rôle dans la coordination de l’aide étrangère à destination des opposants. «Nous augmentons notre assistance non létale à l’opposition syrienne et continuons à coordonner les efforts avec nos amis et alliés de la région et au-delà pour que ce que nous entreprenons de façon collective ait le plus d’impact possible», selon un haut responsable du département d’Etat. Sur le terrain, au moins 26 personnes ont été tuées hier dans le pays, dont 15 civils   «sommairement exécutées» dans la nuit de mardi à mercredi par les forces du régime syrien lors de l’assaut du quartier Chammas à Homs, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Parmi ces victimes, l’imam sunnite de la mosquée Abou Horeira, cheikh Merai Zakrit, qui, selon l’ONG, «était aimé de tous, des sunnites et des alaouites et même des chrétiens, il appelait à l’unité nationale». En outre, au moins 11 personnes ont été tuées dans d’autres violences en Syrie : cinq dans la province de Deraa (sud), un civil tué dans le pilonnage de la ville rebelle de Rastane et cinq civils tués par les tirs de l’armée à Khan Cheikhoune, dans la région d’Idleb, selon l’OSDH.
Hier, six observateurs, du Yémen, du Brésil, du Bangladesh, du Danemark, du Maroc et des Pays-Bas, ont été évacués de la ville après y avoir passé la nuit, leur véhicule ayant été «endommagé par l’explosion», selon Abou Hammam.
L’opposition syrienne avait accusé le régime de l’attaque. Il s’agit du deuxième incident grave impliquant des observateurs de l’ONU chargés notamment de surveiller l’application d’un cessez-le-feu. Une mission à laquelle l’armée allemande est prête à envoyer jusqu’à 10 soldats, a annoncé Berlin. La France a condamné de son côté «avec la plus grande vigueur les nouveaux assassinats perpétrés par les forces du régime syrien contre leur propre peuple». Téhéran, principal allié de Damas, a en revanche estimé hier qu’il fallait «donner du temps» au régime pour appliquer le plan de l’émissaire international. Ce dernier avait sommé le gouvernement syrien d’autoriser sans plus tarder l’ONU à porter secours à plus d’un million de Syriens qui en ont besoin.
Par ailleurs, quatre personnes, dont un soldat, ont été blessées hier à Tripoli, la principale ville du nord du Liban, dans de nouveaux affrontements entre partisans et opposants au président syrien, selon un responsable au sein des services de sécurité. Ces affrontements ont fait neuf morts et des dizaines de blessés entre samedi et lundi.

le 17.05.12 | 10h0
http://www.elwatan.com/international/washington-coordonne-les-livraisons-d-armes-aux-rebelles-syriens-17-05-2012-171002_112.php


Aoun: Tous ceux qui avaient soutenu Israël lors de son agression contre le Liban appuient à présent l'offensive contre la Syrie.  

 

 Le chef du blocus de changement et de réforme, Michel Aoun, a affirmé que tous ceux qui avaient soutenu Israël lors de son agression contre la Liban appuient actuellement l'offensive contre la Syrie.
Lors d'une rencontre organisée par le comité des médecins du courant national libre, Aoun a qualifié de "dangereuse" l'étape actuelle du fait des différentes interventions, notamment en Syrie.
Il a affirmé que la dernière visite du sous-secrétaire d'État américain, Jeffrey Feltman, accompagné du membre du Congrès, Joseph Lieberman, à la région de Wadi Khaled et de Akar au Liban, a pour but de préluder à la transformer en passage pour l'agression contre la Syrie.

20/05/2012

 http://www.sana.sy/fra/55/2012/05/19/420015.htm


Soraya Hélou ; Les masques sont tombés...
Mardi 22 mai 2012

 

Ce qui avait été annoncé depuis des mois est en train de se produire. Toutes les mises en garde contre le danger d’entraîner le Liban dans la tourmente syrienne n’ont servi à rien ainsi que les déclarations répétées sur la nécessité de préserver la stabilité du pays. Hélas, certaines parties libanaises n’ont rien compris à 15 ans de guerre civile, ni au jeu des nations. Elles continuent à placer le Liban dans l’œil du cyclone en insistant pour l’entraîner vers la guerre en exploitant à fond la fibre confessionnelle et les événements en Syrie. Si on met ainsi bout à bout les derniers développements sur la scène libanaise, il apparaît clairement que deux objectifs sont ainsi recherchés : vider le Nord des forces légales pour laisser le champ libre à l’opposition syrienne et aux formations extrémistes et entraîner la résistance dans un affrontement interne entre sunnites et chiites pour la discréditer et l’affaiblir. Ce n’est donc pas un hasard si le plan a commencé par prendre Tripoli et le Akkar comme bastion de l’opposition syrienne. Comme l’armée libanaise n’a pas compris le message en continuant à arrêter les convois d’armes et plus récemment le bateau Loutfallah 2 et sa cargaison, il fallait la discréditer aux yeux de la population en la présentant comme une force communautaire et non nationale. Même chose pour la Sûreté générale coupable d’avoir démantelé un réseau présumé d’Al Qaëda et soudainement accusée d’être à la solde du Hezbollah. Mais tout cela ne suffisait pas, d’autant que le Hezbollah n’a pas réagi aux provocations, refusant de se laisser entraîner vers un affrontement sur le terrain. Les instruments du complot ont alors tenté de fermer les routes principales, notamment celles de la Békaa et du Sud vitales pour la résistance. Le Hezbollah n’a toujours pas réagi et la situation reste plus ou moins contrôlée. Mais la confessionnalisation de la sécurité est une arme dangereuse à double tranchant. Si le Courant du Futur et ses alliés extrémistes continuent à attaquer l’armée et la Sûreté générale, cela signifiera que ces deux forces nationales ne pourront plus intervenir sur le terrain dans certaines régions, réduisant ainsi le prestige de l’Etat à une peau de chagrin. Il ne s’agit plus désormais d’une bataille politique pour pousser le Premier ministre à la démission, mais bien d’un complot pour utiliser le Liban comme moyen de pression sur le régime syrien et pour affaiblir l’axe de la résistance. C’est ainsi, que profitant de la tension actuelle, des pays du Golfe se sont empressés d’appeler leurs ressortissants à quitter le Liban ou à ne plus s’y rendre, sachant que cette carte est de la plus haute importance pour le Premier ministre et pour el Liban en général, à la veille de la saison estivale.

Un malheur ne venant jamais seul, les combats de dimanche soir à Tarik jdidé ont montré aux Libanais que le spectre de la guerre civile est de plus en plus présent dans leur quotidien et les armes sont apparues au grand jour entre toutes les mains. Quelque part, c’est aussi la preuve que tous ceux qui menaient campagne contre les armes de la résistance possédaient chez eux des arsenaux non négligeables et étaient prêts à les utiliser contre leurs compatriotes. Le fameux argument de « la menace des armes » brandi depuis des années par le 14 mars est bel et bien tombé, dévoilant le gros mensonge qui a pu tromper les gens tout au long des années précédentes, sur l’existence d’une partie civile victime de la violence des armes du Hezbollah. Un autre mensonge se dévoile aussi celui de la lutte pour l’indépendance et la souveraineté, puisque grâce aux agissements du courant du Futur et de ses alliés, le Liban est plus que jamais à la merci des développements régionaux, entraîné dans la crise syrienne et poussé à s’aligner sur le camp américano-israélien…Les masques sont ainsi tombés et la partie se joue désormais cartes sur tables, mais il n’est pas dit que le plan de la discorde atteindra ses objectifs d’autant que la résistance reste stable et fidèle à ses principes et à la voie qu’elle s’est tracée.

Les masques sont tombés...
Soraya Hélou

Mardi 22 mai 2012

Ce qui avait été annoncé depuis des mois est en train de se produire. Toutes les mises en garde contre le danger d’entraîner le Liban dans la tourmente syrienne n’ont servi à rien ainsi que les déclarations répétées sur la nécessité de préserver la stabilité du pays. Hélas, certaines parties libanaises n’ont rien compris à 15 ans de guerre civile, ni au jeu des nations. Elles continuent à placer le Liban dans l’œil du cyclone en insistant pour l’entraîner vers la guerre en exploitant à fond la fibre confessionnelle et les événements en Syrie. Si on met ainsi bout à bout les derniers développements sur la scène libanaise, il apparaît clairement que deux objectifs sont ainsi recherchés : vider le Nord des forces légales pour laisser le champ libre à l’opposition syrienne et aux formations extrémistes et entraîner la résistance dans un affrontement interne entre sunnites et chiites pour la discréditer et l’affaiblir. Ce n’est donc pas un hasard si le plan a commencé par prendre Tripoli et le Akkar comme bastion de l’opposition syrienne. Comme l’armée libanaise n’a pas compris le message en continuant à arrêter les convois d’armes et plus récemment le bateau Loutfallah 2 et sa cargaison, il fallait la discréditer aux yeux de la population en la présentant comme une force communautaire et non nationale. Même chose pour la Sûreté générale coupable d’avoir démantelé un réseau présumé d’Al Qaëda et soudainement accusée d’être à la solde du Hezbollah. Mais tout cela ne suffisait pas, d’autant que le Hezbollah n’a pas réagi aux provocations, refusant de se laisser entraîner vers un affrontement sur le terrain. Les instruments du complot ont alors tenté de fermer les routes principales, notamment celles de la Békaa et du Sud vitales pour la résistance. Le Hezbollah n’a toujours pas réagi et la situation reste plus ou moins contrôlée. Mais la confessionnalisation de la sécurité est une arme dangereuse à double tranchant. Si le Courant du Futur et ses alliés extrémistes continuent à attaquer l’armée et la Sûreté générale, cela signifiera que ces deux forces nationales ne pourront plus intervenir sur le terrain dans certaines régions, réduisant ainsi le prestige de l’Etat à une peau de chagrin. Il ne s’agit plus désormais d’une bataille politique pour pousser le Premier ministre à la démission, mais bien d’un complot pour utiliser le Liban comme moyen de pression sur le régime syrien et pour affaiblir l’axe de la résistance. C’est ainsi, que profitant de la tension actuelle, des pays du Golfe se sont empressés d’appeler leurs ressortissants à quitter le Liban ou à ne plus s’y rendre, sachant que cette carte est de la plus haute importance pour le Premier ministre et pour el Liban en général, à la veille de la saison estivale.

Un malheur ne venant jamais seul, les combats de dimanche soir à Tarik jdidé ont montré aux Libanais que le spectre de la guerre civile est de plus en plus présent dans leur quotidien et les armes sont apparues au grand jour entre toutes les mains. Quelque part, c’est aussi la preuve que tous ceux qui menaient campagne contre les armes de la résistance possédaient chez eux des arsenaux non négligeables et étaient prêts à les utiliser contre leurs compatriotes. Le fameux argument de « la menace des armes » brandi depuis des années par le 14 mars est bel et bien tombé, dévoilant le gros mensonge qui a pu tromper les gens tout au long des années précédentes, sur l’existence d’une partie civile victime de la violence des armes du Hezbollah. Un autre mensonge se dévoile aussi celui de la lutte pour l’indépendance et la souveraineté, puisque grâce aux agissements du courant du Futur et de ses alliés, le Liban est plus que jamais à la merci des développements régionaux, entraîné dans la crise syrienne et poussé à s’aligner sur le camp américano-israélien…Les masques sont ainsi tombés et la partie se joue désormais cartes sur tables, mais il n’est pas dit que le plan de la discorde atteindra ses objectifs d’autant que la résistance reste stable et fidèle à ses principes et à la voie qu’elle s’est tracée.


 

Source : La Résistance islamique au Liban
http://www.french.moqawama.org/...



1 Médias et

Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

1-1 Capitaine Martin :

Gregorios III : « une dictature de la presse sur la crise syrienne ».

 « Il n’y a plus de Révolution, il n’y a plus de manifestations. Il y a seulement du banditisme et le monde entier refuse de le reconnaître ». Ces paroles ne sont pas celles du président syrien Bachar el-Assad, ni celles d’un de ses ministres, ou celles d’un membre d’un quelconque gouvernement arabe soutien du régime, mais celles du patriarche de l’Église grecque-catholique melkite, dont la résidence est à Damas.

Le prélat n’a pas fait usage de termes vagues pour décrire l’actuel état de crise dans lequel se trouve plongé la Syrie : « des éléments étrangers sont entrés dans le pays et ont même commencé à frapper les chrétiens, qui ont dû quitter Homs étant donné la dangerosité de la situation », a expliqué le patriarche qui n’a pas caché une certaine insatisfaction vis-à-vis de la situation jugée trop souple du Vatican à son égard. Grégoire III s’en est pris ensuite à la presse européenne avec laquelle il a eu affaire lors de récentes visites sur le Vieux Continent pour raconter ce qui était justement en train de se passer en Syrie. « Je n’excuse pas le régime comme j’ai pu l’entendre en France, mais je soutiens une réalité. Les journaux sont stéréotypés, ont des sources uniques et ne sont prêts à écouter personne, pas même moi », a avancé le prélat qui n’ pas hésité à parler d’une vraie « dictature de la presse au service des États-Unis ». Le patriarche a même raconté une anecdote arrivée au neveu d’un évêque travaillant à Dubaï (Émirats arabes unis), qui, alors qu’il se rendait un jour à son travail, a entendu derrière lui un homme annoncer au téléphone qu’il se trouvait à Homs, pendant que les troupes gouvernementales faisaient l’assaut de la ville, en tuant femmes et enfants.

« On a parlé de complot, mais c’est bien plus grave que cela : il y a une volonté internationale de nuire à la Syrie », a encore affirmé Grégoire III tout en se demandant comment certains États pouvaient changer en peu de mois « le régime qui a tant fait pour sa population », alors que ces mêmes Etats ne réussissent pas à mettre fin au conflit israélo-palestinien.  « Aucune sanction n’a été approuvée contre les colonies israéliennes, a-t-il ajouté, alors qu’elles sont illégales. Tout le monde en est persuadé mais personne ne fait rien ».

Enfin, répondant à une question des journalistes relative aux actions de l’armée syrienne vis-à-vis de la population, le patriarche n’a pas hésité à affirmer que l’intervention des forces armées a été « tardive et trop légère » pour espérer mettre fin aux violences des bandes rebelles.

Un témoignage important sur la situation réelle de la Syrie qui tranche singulièrement avec ce qu’on peut trouver dans les principaux media, lesquels ne se préoccupent décidément pas d’informations claires et objectives.

Capitaine Martin

11 mai 2012

LVO

source : resistance-politique.fr 

Source: http://stcom.net (http://s.tt/1btHy)

 

2 Les brèves

2-1 Bahar Kimyongur : Acte de censure de l’AKP dans le dossier syrien.
Le Parti de la justice et du développement (AKP) du premier ministre turc Erdogan ne se contente pas d’héberger et de financer le terrorisme anti-syrien, il s’acharne également sur toutes les forces qui manifestent leur sympathie envers la Syrie souveraine et insoumise.

Ce dimanche 13 mai, le célèbre collectif musical turc Grup Yorum donnera à Antioche un concert de solidarité avec la Syrie souveraine et insoumise.

Hier matin, la police turque a arrêté plusieurs organisateurs de ce concert dans le but de saboter la solidarité internationale avec la Syrie. Malgré la répression, plusieurs dizaines de milliers de personnes sont attendues à ce concert.

A propos de la violence policière visant ce groupe de musique, voici un article éloquent publié hier sur le site de la CNN Türk

13 mai 2012

http://www.cnnturk.com/2012/kultur.sanat/muzik/05/08/grup.yoruma.konser.oncesi.baskini/660333.0/index.html


2-2 Cameron s'est déclaré prêt à envoyer des forces militaires, en Syrie.  

 

Lors de la réunion du G-8, le Premier ministre britannique s'est déclaré prêt à envoyer des forces militaires, en Syrie.
"La Grande-Bretagne a les moyens d'envoyer ses militaires, en Syrie, afin d'accentuer la pression sur le régime d'Assad", a indiqué le quotidien britannique, "Daily Telegraph", citant Cameron. "Il faut prendre des mesures supplémentaires, pour arrêter Bachar al-Assad", a-t-il affirmé, hier soir, devant un certain nombre de dirigeants du monde. Actuellement, suivant le plan Annan, plus de 200 observateurs internationaux sont déployés, en Syrie

 19/05/2012

http://french.irib.ir/info/international/item/189295-cameron-s-est-d%C3%A9clar%C3%A9-pr%C3%AAt-%C3%A0-envoyer-des-forces-militaires-en-syrie

 

 

 



2-3 french.ruvr : La France rejette les propositions de conciliation d’Assad.

Le ministère français des Affaires étrangères a rejeté vendredi les propositions du président de la Syrie Bachar al-Assad de changer sa politique envers Damas. L'appel à le faire a été formulé par Bachar al-Assad au nouveau président français François Hollande.

« De telles déclarations de Bachar al-Assad ne nous forceront pas à oublier que ses forces de sécurité continuent à détruire son propre peuple, et le fait qu'il n'a pas encore commencé à exécuter les décisions prises dans le cadre de la résolution du représentant spécial des Nations-Unies et de la Ligue arabe sur le conflit syrien Kofi Annan », a déclaré le directeur de la communication du ministre des Affaires étrangères de la France Bernard Valero.

http://french.ruvr.ru:80/2012_05_18/Syrie-France-Bachar-al-Assad-Francois-Hollande/



3  Politique

 

3-1 Bill Van Auken : Les bombardements terroristes de Damas: du 'Made in USA'.

 « Notre politique et d’essayer d’accélérer l’arrivée à un point de basculement » où le régime syrien de Bachar al-Assad est renversé, avait expliqué en mars dernier le sous-secrétaire d’Etat américain pour les Affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman.

On a pu voir jeudi la dernière incarnation de cette politique. Les bombes dévastatrices placées dans des voitures et qui ont tué 55 personnes et fait près de 400 blessés à Damas marquent une nouvelle étape de la campagne impérialiste criminelle pour un changement de régime en Syrie.

Washington, après avoir détourné le mouvement de protestation, qui avait débuté en Syrie en mars de l’année dernière, en une tentative pour en faire un appareil pour l’installation d’un régime client à Damas, a ensuite soutenu la formation des « Amis de la Syrie », inspirée d’un groupe international similaire à celui utilisé lors de la préparation de la guerre en Libye.

Washington a déclaré que le Conseil national syrien (CNS), assortiment de politiciens islamistes issus des Frères musulmans et d’agents vieillissants en exil, originaires de diverses agences de renseignement occidentales, était le « représentant légitime » du peuple syrien. Washington a aussi soutenu la formation de la soi-disant Armée syrienne libre (ASL) pour perpétrer des attaques armées contre les forces de sécurité syriennes.

Les alliés les plus proches de Washington dans le monde arabe, en l’occurrence les monarchies féodales dictatoriales de l’Arabie saoudite et du Qatar, ont mis en place un fonds de 100 millions de dollars dans le but de faire figurer directement sur leur registre de personnel à rémunérer les membres de l’ASL tandis que les Etats-Unis annonçaient l’envoi d’une assistance « non létale » à ces mêmes forces, comprenant de l’équipement de communication sophistiqué, des lunettes de vision nocturne et du renseignement américain.

Rien de tout cela n’a eu le résultat souhaité. Dans la plupart des régions, l’ASL a à peine opposé un semblant de résistance à l’armée syrienne et il n’existe pas le moindre signe d’un soutien populaire de masse pour le Conseil national syrien.

Alors maintenant on en vient aux bombardements terroristes. Les explosions de jeudi à Damas ne sont que les dernières en date et les plus mortelles d’une série d’attaques à la bombe de ces quelques dernières semaines. Vendredi, le gouvernement syrien a rapporté avoir déjoué un autre attentat suicide, cette fois-ci dans la capitale commerciale d’Alep, et qui impliquait un véhicule chargé d’une tonne et demi d’explosifs.

L’objectif de cette campagne est de terroriser le peuple syrien et, avec en plus des sanctions unilatérales des Etats-Unis et de l’Union européenne, de paralyser l’économie du pays afin de créer les conditions d’une implosion sociale et politique. Dans le même temps, ceci est conçu pour prouver que l’accord de cessez-le-feu des Nations unies, négocié par l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, ne peut pas marcher.

Deux jours seulement avant les attaques de Damas, Susan Rice, ambassadrice américaine aux Nations unies, avait rejeté comme étant une « diversion » les avertissements syriens concernant des terroristes étrangers arrivant en Syrie. Elle soulignait dans le même temps que Washington restait concentré sur un changement de régime et augmenterait son assistance « non létale » à cette fin.

Comme l’a dit Rice en se référant au plan d’Annan, Washington ne « met pas tous ses oeufs dans le même panier. » Il semble à présent que certains de ces «oeufs » aient été en fait des voitures piégées.

Après le bombardement de Damas, les médias avaient initialement accordé une certaine crédibilité aux déclarations absurdes du Conseil national syrien selon lequel le régime d’Assad avait organisé l’attaque lui-même en tuant un nombre considérable de ses propres forces de sécurité.

Le Département d’Etat s’est trouvé obligé de publier une condamnation de pure forme du terrorisme, reconnaissant que des « saboteurs » avaient pu être impliqués dans l’attaque et en insistant pour dire que « la responsabilité [du bombardement] incombait fermement » à sa cible, le régime syrien.

Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a confirmé jeudi la « présence d’al Qaïda en Syrie » tout en réitérant que le Pentagone est chargé « de faire toutes sortes de plans en ce qui concerne d’éventuelles approches en Syrie. Et, si le président des Etats-Unis nous demande de réagir de manières particulières, nous sommes prêts à le faire. »

Selon le Washington Post, ses plans comprennent « une protection militaire des couloirs humanitaires pour aider les civils syriens ou bien une ‘zone de sécurité’ où l’opposition pourrait s’organiser, ainsi qu’une frappe aérienne contre la Syrie. »

Si des éléments d’al Qaïda sont en train de collaborer avec l’impérialisme américain pour mener une campagne terroriste en Syrie, ce ne serait pas la première fois. Abdel Hakim Belhadj, haut commandant des milices qui furent soutenues par les Etats-Unis et l’OTAN durant la guerre pour le changement de régime en Libye, avait auparavant été enlevé, restitué (« renditioned ») et torturé par la CIA en raison de son rôle joué dans le groupe terroriste islamiste.

Ces mêmes éléments libyens jouent à présent un rôle majeur dans l’armement et la formation de l’« opposition » armée soutenue par les Etats-Unis en Syrie tout comme dans l’envoi direct de combattants dans le pays.

Le cliché cynique de la guerre froide selon lequel «un terroriste pour l’un est un combattant de la liberté pour l’autre » est loin de faire le tour du rôle des Etats-Unis en Syrie, où ces éléments remplissent les deux rôles à la fois. D’un côté, dans une campagne en vue de renverser le régime d’Assad, Washington soutient des forces liées à al Qaïda tandis que de l’autre, il planifie de recourir à leur présence dans le pays comme prétexte pour une intervention militaire américaine.

Ceci a été exprimé le plus clairement par Anne-Marie Slaughter, ancienne directrice de la prospective du département d’Etat des Etats-Unis et proche conseillère d’Obama, et qui est une ardente partisane des interventions « humanitaires » impérialistes. La radio National Public Radio l’a citée pour avoir dit que « la présence de groupes jihadistes en Syrie ne devrait pas dissuader les Etats-Unis et leurs alliés d’intervenir, » au contraire, « elle devrait les réveiller aux dangers que pourrait engendrer un conflit prolongé en Syrie. » Elle a poursuivi en avertissant qu’une « menace grave » pesait sur la Syrie, à savoir que des armes chimiques puissent tomber entre les mains d’al Qaïda.

Et donc, les prétextes qui avaient servi pour une invasion américaine en Irak sont repris sous une nouvelle forme perverse. La présence d’al Qaïda, soutenue par Washington, et l’existence supposée d’« armes de destruction massive » en Syrie doivent avoir pour riposte une intervention militaire américaine.

La campagne pour le renversement d’Assad, principal allié de Téhéran dans la région, signifie l’isolement de l’Iran qui est considérée par Washington comme le principal obstacle à sa revendication d'hégémonie dans les régions riches en pétrole et stratégiquement vitales du Golfe persique et de l’Asie centrale. Derrière tous ces prétextes concernant al Qaïda, les armes chimiques, la « démocratie » et l’humanitarisme, l’impérialisme américain est en train de planifier de nouvelles guerres d’agression qui risquent d’avoir des conséquences atroces dans tout le Moyen-Orient et au-delà.

Bill Van Auken

15 mai 2012 

(Article original paru le 12 mai 2012)

http://www.wsws.org/francais/News/2012/mai2012/dama-m15.shtml

 


3-2  IRIB : Guerre nucléaire : Medvedev met en garde.  

 

 Les déclarations de jeudi de Medvedev, le Premier ministre russe, faites, à la deuxième Conférence des droits internationaux, à Saint-Pétersbourg,  sont, en fait, une réponse à la menace de l'Occident.

Dimitri Medvedev a critiqué, à cette conférence,  les négligences envers le droit à la souveraineté des pays, sur les scènes internationales, avant d'ajouter que  l'intervention militaire pourrait avoir comme conséquence  des guerres régionales et mêmes nucléaires. Le Premier ministre russe faisait allusion, en fait, à l'attitude de l'Occident, au Moyen-Orient, et, notamment, en  Syrie. Les pays occidentaux cherchent à  trouver  un prétexte, pour  leur intervention militaire, en Syrie, et le renversement du gouvernement de Bachar al-Assad. Les efforts des Occidentaux, pour obtenir une autorisation du Conseil de sécurité, pour une attaque militaire contre la Syrie, se sont heurtés  à la résistance de la Russie et de la Chine, et Moscou espère le retour du calme, en Syrie, avec l'application réussie du plan de Kofi Annan. Il est attendu que l'application  des parties de ce plan, dont le cessez-le-feu, prépare le terrain à la réconciliation nationale, en Syrie, et prive l'Occident de ses prétextes, pour une nouvelle intervention militaire, au Moyen-Orient. Les puissances occidentales ne voient pas dans leur intérêt l'application du plan de Kofi Annan. De ce fait, elles  tentent  de perturber le cessez-le-feu, en orchestrant et en armant les groupes terroristes de l'opposition. Ensuite, elles entravent l'établissement d'un dialogue entre Bachar al-Assad et l'opposition. Or, ce qui se passe, en Syrie, n'est pas, en fait, un affrontement entre un régime et ses opposants, mais les rivalités internationales, à l'intérieur des frontières syriennes. La Russie n'a pas l'intention de permettre à l'Occident de répéter le scénario libyen, en Syrie, et de remodeler, à sa façon, et selon ses propres visées, l'atlas du Moyen-Orient.  A la Conférence sur les droits internationaux, à Saint-Pétersbourg, le Premier ministre  Dimitri Medvedev a mis en garde l'Occident contre un tel aventurisme, avec, dans son sillage, des impacts irréparables, pour le Moyen-Orient, mais aussi, pour le monde entier.

 IRIB


3-3 Mondialisation.ca : Le plan des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite pour détruire la Syrie.

 

Les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite ont manigancé un nouveau plan pour détruire la Syrie après qu’ils n’aient pas pu atteindre leurs objectifs en créant des troubles dans le pays depuis plus d’un an, Press TV rend compte.

D’après le rapport, après l’échec de tous les efforts pour renverser le régime syrien, Washington et Riyadh sont en train de concocter un nouveau plan.

Le plan a deux buts principaux: d’abord, montrer que la paix ne pourra se faire en Syrie sans le consentement des Etats-Unis et deuxièmement, de fatiguer les supporteurs du gouvernement syrien pour qu’ils cessent de soutenir l’administration.

Les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite sont arrivés à la conclusion que l’armée syrienne ne peut pas être divisée et que le président Bachar Al-Assad est en contrôle total de l’armée. Ils savent également que la sécurité syrienne possède un bon contrôle du pays, même dans les zones d’influence de l’opposition.

De plus ajouta le rapport, bien que l’économie syrienne se soit affaiblie à cause du conflit, elle récupère rapidement.

Les Etats-Unis ont organisé plusieurs comités afin d’implémenter un nouveau complot en Syrie, qui incluent des comités politique, militaire et de sécurité.

Le comité politique comprend la ministre des affaires étrangères Hillary Clinton comme superviseur, Derek Chollet comme gérant exécutif, l’ancien ambassadeur américain en Syrie Robert Ford, Frederick Hoff comme membre et Jeffrey Feltman comme coordinateur.

Feltman, d’après le rapport, contrôle également un autre groupe politique dont les membres incluent le ministre des affaires étrangères saoudien le prince Saud al-Faisal et le ministre des affaires étrangères qatari Sheikh Hamad bin Jassim.

Feltman aussi supervise un bureau spécial de coordination de la sécurité pour la Syrie, basé à Doha. Ses membres incluent des agences de renseignement de pays tels que les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie, l’OTAN et la Libye.

L’ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite aux Etats-Unis le prince Bandar bin Sultan partage ses expériences en Syrie avec le groupe et Feltman révise les informations engrangées.

Le comité militaire inclut le chef d’état-major des armées américaines le général Martin Dempsey, à sa tête, ainsi que le Major-General Charles Cleveland et le général Frank Gibb.

Ce groupe travaille avec les autres groupes, mais a la décision finale sur la logistique des rebelles syriens, incluant le volume d’aide logistique et le type de renseignement qui doivent être fournis aux groupes d’opposition syriens.

Le comité pour la sécurité inclut les représentants de 7 à 10 agences de renseignement américaines ainsi que le conseiller national à la sécurité américain Tom Donilon, le directeur du renseignement James Clapper, et le directeur de la CIA le général David Petraeus.

Il y a plusieurs branches dans le comité de sécurité dont la mission est de fabriquer des complots de sécurité et de rapporter sur la situation en Syrie à la tête du comité en plus de préparer des rapports sur la stratégie de sécurité américaine sur la situation en Syrie.

Les objectifs principaux de la stratégie incluent de forcer la submission de la Syrie à la politique des Etats-Unis et d’empêcher les Russes de sécuriser un pied à terre permanent dans le pays.

D’autres buts incluent la rupture de l’alliance irano-syrienne en faisant prendre partie le gouvernement syrien aux côtés des Etats-Unis au lieu de l’Iran et de la Russie, d’intensifier la propagande de guerre et la guerre psychologique aussi bien par les Etats-Unis que par ses alliés régionaux et internationaux, transférer la démocratie en Syrie sans confrontation avec le pays ou sans prendre de risques avec la sécurité nationale d’Israël, ainsi que de couper les liens de Téhéran avec la Syrie et le Hezbollah libanais.

Le plan sera mis en action par des opérations militaires directes de bataillons de volontaires qui opèrent au travers des frontières de la Syrie avec les pays voisins comme le Liban, la Turquie, la Jordanie, le Golan, l’Irak et le Kurdistan, aussi bien que des régions nomades de l’Irak.

D’autres étapes de la phase d’exécution de ce plan incluent: le lancement de la guérilla dans les villes syriennes, des opérations spéciales dans des zones sous contrôle du gouvernement syrien (incluant des attentats à la bombe), des activités populaires combinées avec des opérations paramilitaires, une guerre psychologique contre l’armée et les forces de renseignement syriens.

Le rapport a noté que le renseignement saoudien a fait un accord avec les entreprises de sécurité américaines et israéliennes basées à Genève afin d’augmenter le conflit armé en Syrie sans engager d’autres pays. Les conflits seront menés par des militaires en retraite et des experts du renseignement qui sont en accord théorique avec Al Qaïda.

Pendant ce temps, les Américains vont créer de petites zones protégées au Liban et vont les utiliser comme camps d’entrainement militaires. Ces camps seront établis par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, et la Turquie et seront utilisés par Al Qaïda et l’opposition syrienne. Quelques zones de l’Irak, notemment dans la province d’Anbar et la région du Kurdistan, gouvernée par Massoud Barzani, ont été choisies pour ce but parce que Barzani travaille en relation très étroite avec le renseignement israélien, le Mossad.

L’Arabie Saoudite travaillera de concert avec les grandes tribus nomades syriennes dont la plupart vivent autour de la ville de Deir Ez-Zor et dans le désert syrien qui s’étend jusqu’à la ville de Homs.

Le gouvernement libanais est également sous pression de la part de l’assistante de Feltman, Elizabeth Dale, afin qu’il relâche 238 militants Wahabbites qui furent membres de groupes rebelles tels Fathul al Islam et Jund al-Sham.

La Syrie est sous le coup de graves troubles depuis la mi-Mars 2011 et plus de 6000 policiers, soldats, membres des forces de sécurité et de personnes pro-gouvernement, ont été tués dans cette guerre de basse intensité.
Press TV

Article original en anglais :
http://www.presstv.ir/detail/2012/05/15/241358/us-saudi-arabia-mull-destroying-syria/
Traduction par
Résistance 71


 

3-4 Moscou : Après leur échec en Syrie, certaines puissances s'orientent vers le Liban.  

 Le ministère russe des AE a affirmé que les puissances qui avaient échoué à réaliser leurs plans de déstabilisation de la Syrie se sont orientées vers le Liban dont la politique du gouvernement ne s'aligne pas aux intérêts de ces puissances.
"Ces puissances cherchent par tous les moyens à attiser les contradictions entre les différentes parties religieuses et politiques au Liban", indique un communiqué du ministère publié aujourd'hui.
Le communiqué souligne la vive inquiétude de la Russie vis-à-vis de la tension accrue à l'intérieur du Liban. "La Russie appelle tous les politiciens libanais à la retenue et à manifester un haut sens de responsabilité dans la circonstance actuelle'', ajoute-t-on dans ce communiqué.

23/05/2012

  http://www.sana.sy/fra/55/2012/05/21/420568.htm

 


3-5 La Russie dénonce des tentatives de faire dérailler le plan de Kofi Annan en Syrie.  

 

La Russie a accusé vendredi "certains éléments" en Syrie de tenter de faire dérailler le plan de paix de l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan.
"Certains éléments provoquent les autorités du pays[...] pour nuire au plan de l'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, Kofi Annan, et lancer la spirale de violence une fois de plus", a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexander Loukachevitch.
Il a reconnu que la situation en Syrie restait "très compliquée", malgré le déploiement des observateurs de l'ONU.
"Les affrontements armés directs entre l'armée et les groupes armés illégaux ont été remplacés par des activités terroristes croissantes", a mis en garde M. Loukachevitch.
Il a indiqué que des représentants de l'opposition syrienne n'allaient pas appliquer le plan de M. Annan, demandant à tous les pays qui soutiennent ce plan de le respecter à la lettre.
"Le but ultime de ce plan est de mettre fin aux affrontements et de lancer un processus politique mené par les Syriens eux-mêmes", a-t-il indiqué.
Par ailleurs, M. Loukachevitch n'a pas écarté l'idée que la mission de l'ONU en Syrie puisse être prolongée.
Néanmoins, il a rejeté l'idée d'armer les observateurs de l'ONU.

18/05/2012  

 http://french.cri.cn/621/2012/05/18/442s281678.htm



4 Dossier

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les 

 

4-1 Assad invite la France à renoncer "aux incitations au chaos".

Le président syrien Bachar al Assad met la France en garde contre de "nouvelles incitations au chaos" et souhaite que l'arrivée de François Hollande à l'Elysée la fasse changer d'attitude, dans un entretien diffusé mercredi par la chaîne russe Rossia-24.

"La question est de savoir ce que la France a gagné ces dernières années avec ses positions sur la Syrie et la Libye, notamment", dit-il évoquant la politique de l'ex-président Nicolas Sarkozy, l'un de ses plus fervents détracteurs.

"Puisque nous parlons de la France, vous savez qu'elle a participé à des offensives militaires et qu'elle est responsable de la mort de centaines de milliers de Libyens.

"J'espère que le nouveau président pensera à l'intérêt de la France. Je suis certain qu'il ne réside pas dans de nouvelles incitations au chaos et à la crise au Proche-Orient et dans le monde arabe", poursuit Assad, laissant entendre que le soulèvement populaire entamé à la mi-mars 2011 est encouragé par les puissances occidentales.

"Ce qui se passe au Moyen-Orient, le chaos qu'on y créé - le terrorisme - aura un effet négatif en Europe aussi, parce que ce n'est pas loin de notre région", avertit le chef de l'Etat, selon la traduction en russe des propos qu'il a tenus en anglais dans le cadre de cet entretien accordé mardi en Syrie.

"NOUS POUVONS TROUVER DES ALTERNATIVES"

"Pour les dirigeants de ces pays, il devient clair que ce n'est pas le 'printemps' mais le chaos et, comme je l'ai dit, si vous semez le chaos en Syrie vous pourriez être touché vous-même, ce qu'ils comprennent parfaitement", souligne-t-il, évoquant les soulèvements populaires du "printemps arabe".

Bachar al Assad reconnaît par ailleurs que les sanctions occidentales affectent l'économie syrienne, mais assure que Damas garde "d'excellentes relations" avec d'autres pays.

"Nous pouvons trouver des alternatives qui nous permettront de surmonter ces difficultés. L'Europe et les Etats-Unis ne sont pas le monde entier", ironise-t-il.

Comme le régime baassiste, dont elle est l'un des rares alliés, la Russie a imputé aux rebelles l'essentiel des violences commises depuis le cessez-le-feu du 12 avril négocié par Kofi Annan, émissaire de l'Onu et de la Ligue arabe. Moscou a en outre opposé son veto à deux résolutions de l'Onu condamnant la répression du soulèvement antigouvernemental.

Damas impute depuis des mois ce soulèvement à des "terroristes" soutenus par des pays étrangers, visant notamment l'Arabie saoudite et le Qatar, favorables à des livraisons d'armes à destination des insurgés.

Les attentats commis récemment à Damas et à Alep ont relancé cette théorie du complot étranger, mais l'opposition accuse les autorités de les avoir elles-mêmes ordonnés pour discréditer les rebelles.

Reuters

 

 

 



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 

5-1 Ria Novosti :  L’Otan exclut toute intervention.  

 L'Otan n'envisage pas de s'ingérer dans la situation en Syrie comme elle a pu le faire en Libye l'année dernière, a annoncé dimanche lors d'un point de presse le secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen.
"Nous sommes très préoccupés par la situation en Syrie, mais l'Otan n'envisage aucune intervention", a déclaré M.Rasmussen.
Le secrétaire général a critiqué les autorités syriennes pour le non-respect de leurs engagements dans le cadre du plan de règlement de la crise, proposé par l'émissaire spécial de l'Onu et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan. Il n'a pas cependant évoqué les actes de l'opposition armée  en lutte contre le régime de Bachar el-Assad.
Depuis la mi-mars 2011, la Syrie est secouée par un mouvement de contestation du régime en place. Selon l'Onu, la confrontation armée y aurait déjà fait plus de 9.000 morts et quelque 230.000 réfugiés. L'Occident prône le départ du président el-Assad. Par ailleurs, de nombreux attentats dans le pays démontrent la présence sur le territoire syrien de groupes terroristes organisés.
Craignant une réédition du scénario libyen, la Russie et la Chine, pays détenteurs du droit de véto au Conseil de sécurité de l'Onu, ont bloqué deux résolutions sur la Syrie. Se basant sur une résolution adoptée par les Nations unies, l'aviation otanienne a bombardé l'année dernière des positions des troupes gouvernementales libyennes, ce qui a aidé l'opposition à renverser le régime de Mouammar Kadhafi.

21/05/2012

Ria Novosti


5-2 Raid routinier contre Grup Yorum à la veille d’un concert.

 

C’est devenu un classique. A quelques jours d’un grand concert du Grup Yorum, les organisateurs sont victimes d’une opération de police.

Plusieurs perquisitions ont ainsi été menées hier au domicile des membres de l’Association pour les droits du Hatay (Hatay Haklar Dernegi) à Antakya (Antioche).

Le concert visé est celui que le collectif musical s’apprête à donner le 13 mai devant les écoles Dogus en soutien au peuple syrien.

Dans son communiqué, Grup Yorum fustige « les collabos des États-Unis qui ne connaissent aucune limite. » Et d’ajouter : « Mais leur répression, preuve de leur impuissance, ne les mènera nulle part. »

Le concert d’Antakya, nous l’organisons pour exprimer notre soutien à ceux qui résistent à l’impérialisme et à ses complices. Il s’intitule « Les USA et leurs collabos, dégagez de la Syrie ».

« Aucune force ne pourra nous empêcher d’exprimer notre solidarité avec le peuple syrien. » concluent les membres du groupe.

***

Notes sur le Grup Yorum :

Malgré la répression (plus de 400 procès, des dizaines de gardes à vue, la torture, l’emprisonnement, la mort pour trois de leurs membres ou collaborateurs, la censure audiovisuelle, les interdictions de concert, la destruction de leurs instruments de musiques et de leurs albums y compris à l’arme lourde…), Grup Yorum remplit les salles et a même vendu plus de 4 millions d’albums.

Les plus grandes salles de concert de Turquie étant devenues trop exiguës, le groupe s’est tourné vers les stades de football.

Les plus grands stades de football étant devenus trop exigus, le groupe remplit désormais de vastes places de marché qui peuvent accueillir des centaines de milliers de personnes. Le tout sans le moindre sponsor commercial.

L’an dernier, Grup Yorum a rassemblé 155.000 spectateurs qui ont chanté leur répertoire en chœur.

Dimanche 15 avril, ce sont pas moins de 350.000 choristes qui ont accompagné Grup Yorum dans ces hymnes d’espoir pour « les lendemains qui chantent » comme disait le député communiste Gabriel Péri avant d’être fusillé par les Nazis.

Influencé par la Nueva Cancion latino-américaine, par la musique de l’antifasciste grec Mikis Theodorakis, par les poèmes des bardes anatoliens antiféodaux, par les artistes communistes tels que Ruhi Su et Nazim Hikmet, Grup Yorum est l’héritier de toutes les résistances à l’exploitation, l’injustice et à l’oppression.

 

Sa posture militante lui vaut d’être inlassablement persécuté par la police politique turque.

 

Ainsi, le guitariste Muharrem Cengiz est à peine sorti de prison que Seçkin Aydogan, un joueur de saz du groupe, a été arrêté tandis qu’Ali Papur, lui aussi « Yorumcu » est accusé d’avoir participé à des rassemblements illégaux contre la tenue d’un sommet du FMI à Istanbul

 

L’an dernier, une syndicaliste dénommée Berivan Dogan a été condamnée à 10 mois de prison pour avoir été en possession des paroles de chansons de Grup Yorum. Ces paroles retrouvées sur son ordinateur ont été considérées par la 9e Cour pénale de Besiktas comme de la « propagande en faveur d’une organisation terroriste » (art. 220/8 du Code pénal turc) !

 

Quasi tous les membres du groupe sont actuellement poursuivis pour leurs liens présumés avec un mouvement marxiste clandestin. (Voir pour cela le site de Freemuse : http://www.freemuse.org/sw47158.asp )

Grup Yorum chante en turc mais aussi en kurde, en arabe, en tcherkesse ou encore en espagnol (Hasta Siempre de Carlos Puebla, El Aparecido de Victor Jara).

Grup Yorum prône « l’art organisé », la « créativité collective » et un « mode de vie humble » égal à celui des gens pour lesquels ses membres résistent.

Pour Grup Yorum, l’art se fait pour et avec le peuple.

Son répertoire est patriotique, anti-impérialiste et socialiste.

Cihan Keskek, l’un des musiciens du groupe, était en Irak durant l’invasion américano-britannique en 2003.

Il faisait partie des « boucliers humains ».

Fervent défenseur de la cause arabe et palestinienne, Grup Yorum chante le Nachid At Tahrir syrien, Weyn Al Malayeen de Julia Boutros, Ya Tayr Al Janoubi de Marcel Khalifé, Qalbu Falastini en hommage à Izzaddine Al Qassam, une élégie à la martyre irakienne Abeer Qassim Hamza Al Janabi victime de la barbarie étasunienne (Abir'e Agit) etc.

Voici quelques unes de leurs chansons :

http://www.youtube.com/watch?v=QXi47yrl-nw

http://www.youtube.com/watch?v=rRHl...

http://www.youtube.com/watch?v=PKiqn_t5FF4

http://www.youtube.com/watch?v=Bn7QMjfqZi8

http://www.youtube.com/watch?v=a0wDGioKdW0

 



6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Un fin observateur de ce qui se passe dans son pays, raconte les atrocités sont perpétrées par l’« armée syrienne libre »

Silvia Cattori 

La désinformation à propos des évènements en Syrie atteint de tels sommets que nul ne peut se fier à ce que les journalistes en disent. Les « grand reporters de guerre » – Sofia Amara, Martine Laroche-Joubert, Christophe Kenck, Marc de Chalvron, Romaric Moins, Manon Loizeau, Paul Moreira, Edith Bouvier - entrés clandestinement en Syrie, pour aller séjourner à Baba Amr, en compagnie des combattants d’une prétendue « armée syrienne libre » (ASL), comment ont-ils pu présenter comme de sympathiques combattants pour la démocratie des hommes qui se livraient, selon nos témoins (*), à des atrocités contre la population de Homs ?

15 mai 2012 |

Thèmes (S.Cattori) : Rôle des médiasSyrie

 

Silvia Cattori : Deux attentats d’une ampleur jamais connue en Syrie ont secoué Damas, hier, 10 mai. Un carnage destiné à inciter les gens à ne plus soutenir Bachar El-Assad ?

Réponse : C’est terrible ! Monstrueux ! Mais des attentats pareils ne sont pas organisés par des Syriens ! Un Syrien ne fait pas cela ! Ce sont des attentats commis par des gens manipulés, encadrés par des puissances étrangères. Tous les jours nos forces de sécurité saisissent des cargaisons d’armes et des millions de livres (monnaie syrienne) en provenance du Liban.

Silvia Cattori : Ce sont des attentats commandités de l’extérieur selon vous ?

Réponse : C’est exactement le même type d’attentat-suicide utilisé depuis l’intervention US en Irak. Faire un maximum de victimes. C’est le même procédé. Ils le mettent à exécution maintenant en Syrie. Ils ont pris pour cible une route à grand trafic à 8 heures du matin. C’est l’heure où les gens se rendent au travail et conduisent les enfants à l’école. Ils ont fait sauter une première voiture chargée d’explosifs. Ils ont attendu que les gens sortent des maisons, accourent de tous côtés vers le lieu de l’explosion, avant de faire sauter, la seconde bombe. Un camion portant des tonnes de ciment a été renversé par le souffle. Plus de quatre cent personnes ont été fauchées ; 55 sont mortes et parmi les blessés il y a de nombreux mutilés. 55 voitures pleines de citoyens ordinaires ont été carbonisées, 108 complètement détruites, 60 autres endommagées. Derrière ces attentats il y a la main d’Israël. Il y a la main d’autres services secrets étrangers. Ils veulent pousser la Syrie dans une guerre continue. Ces attentats ce sont des éléments étrangers à la Syrie qui les ont pilotés. Tout le monde ici pense la même chose. La Syrie est menacée depuis l’extérieur. Ces attentats ont été planifiés depuis longtemps et n’ont pu être exécutés sans qu’il y ait des complices à Damas. Comment deux voitures chargées d’explosifs auraient-elles pu entrer à Damas par la route sans se faire repérer aux nombreux barrages par les forces de sécurité ?

Silvia Cattori : Vous n’êtes pas sans savoir qu’à l’extérieur, les journalistes tout comme les hommes politiques, continuent d’assimiler l’opposition syrienne à une « révolte populaire ». Massacre après massacre, ils répercutent les dires de Syriens qui attribuent les attentats à Bachar El Assad. Par exemple, Valérie Crova, envoyée par Radio France en Syrie a interrogé un Syrien qui lui affirme que « c’est la sécurité et le président qui sont derrière ces attentats ». [1] N’est-ce pas un encouragement adressé aux tueurs ?

Réponse : Cette journaliste est folle ! Ou alors elle ment totalement ! N’a-t-elle pas vu les millions de Syriens qui sont descendus dans les rues depuis avril 2011 pour dire «  Nous voulons Assad ? » Les Syriens, ici en Syrie, sauf une infime minorité d’extrémistes, sont unis derrière leur gouvernement. Moi-même, je vous l’ai dit, j’étais critique vis-à-vis du gouvernement. Mais je soutiens El-Assad. Les Syriens qui ont manifesté pour demander des réformes ont été entendus par le gouvernement. Nous avons voté pour une Constitution pluraliste. Nous avons un nouveau Parlement. Nous sommes libres de critiquer le gouvernement. Pourquoi cette journaliste ne fait pas parler les Syriens qui, en leur grande majorité, soutiennent le gouvernement ? Tous les Syriens sont opposés à ces bandes qui lancent des bombes contre les policiers, enlèvent des professeurs, des médecins des ingénieurs, des officiers de police. Nous sommes ici tous convaincu que si le gouvernement d’El-Assad s’en allait, notre situation serait encore plus terrible ; le sang coulerait encore plus, et la Syrie serait complètement détruite.

Silvia Cattori : Mais l’opposition syrienne, invitée sur les ondes et les plateaux télévisés, a toute latitude pour donner un tout autre son de cloche et donner raison à ceux qui mentent et veulent votre perte ! Les porte-paroles du Conseil national syrien, donnent eux toujours raison à ces journalistes qui vous sont hostiles. L’opposante Randa Kassir affirmait le 10 mai « que celui qui profite de ces attentats c’est le régime syrien » [2] ?

Réponse : Dieu et le diable savent que, ces atrocités, ce ne sont pas les Syriens qui les commettent. Des Syriens honnêtes ne diraient jamais cela. Les Syriens qui, à l’extérieur, affirment de pareilles choses et coopèrent avec les puissances étrangères qui veulent pousser notre pays à la guerre, sont des gens très sales, très corrompus. Comment peuvent-ils dire que c’est le gouvernement, dont les forces de sécurités sont tuées, enlevées, égorgées, lynchées, qui est derrière ces attentats ? Outre les nombreuses victimes, ces attentats -qui visent toujours les forces de sécurité, des bâtiments des services spéciaux syriens ou de la gendarmerie- causent de grands dégâts matériels, rendant la tâche du gouvernement encore plus difficile.

Silvia Cattori : Votre gouvernement n’est-il pas en mesure d’empêcher ces attentats ?

Réponse : Ces attentats sont imprévisibles. Ceux qui les préparent se dissimulent dans la population. Il y a de nombreux mercenaires étrangers fanatiques ; ils viennent de Libye, de Jordanie, du Liban. La télévision syrienne a diffusé les confessions de 26 hommes - la plupart Tunisiens et Libyens - affiliés à Al-Qaïda. Cela explique tout. L’ambassadeur syrien auprès de l’ONU, Bachar Jaafari, a indiqué que douze étrangers figuraient parmi des combattants tués. Dont un Français, un Britannique, un Belge. Des forces étrangères à notre pays essayent de semer entre nous des haines confessionnelles. Cela nous ne pouvons pas le tolérer. Nous avons voté tous ensemble pour élire le Parlement. Nous sommes unis et attachés à notre gouvernement. Pourquoi, à l’extérieur, ne veut-on pas le voir ?

Silvia Cattori : Les habitants de Homs qui avaient fuit sont-ils revenus ? Sont-ils aujourd’hui en sécurité ?

Réponse : Oui et non. Si, à Baba Amr, il n’y a plus de bandes armées, dans certains quartiers de Homs les gangs continuent de tirer sur les forces de sécurité qui veulent défendre les habitants. Les chrétiens, les alaouites et nombre de musulmans sunnites ont fui en masse depuis l’an passé sans rien emporter. Quand ils reviennent, ils trouvent leurs maisons détruites ou occupées par les familles de sunnites proches des gangs. Mon beau fils, qui a quitté Homs il y a un an, est retourné l’autre jour voir sa maison dans le quartier de Baba Seeba. Il n’a pas vu de policiers dans les rues mais il a appris que les tueurs tirent toute la nuit ; une manière de dire : nous sommes toujours là.

Depuis un mois, des centaines d’hommes, jeunes pour la plupart, parfois accompagnés de leurs familles, se rendent aux autorités. Dans un village sunnite à 13 kilomètres de Homs, quatre officiers déserteurs qui avaient collaboré avec les mercenaires de Baba Amr, se sont rendus quand le gouvernement a déclaré que les déserteurs ne seraient pas punis s’ils rendaient leurs armes. Au bout de quatre jours au maximum, ils sont libérés.

Silvia Cattori : Ceux qui commettent ces atrocités n’en sont pas moins considérés par nos médias comme étant les bons « combattants de l’Armée syrienne libre » [3] !

Réponse : Il n’y a pas d’« Armée syrienne libre » (ASL). Il n’existe pas en Syrie quelque chose que l’on peut qualifier d’«  armée de libération ». C’est une invention pour désigner des groupes, financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite, rejoints par quelques déserteurs dont les chefs sont basés en Turquie. Comme preuve que l’ASL n’est nullement une armée d’honnêtes syriens qui veulent « libérer notre pays » mais des mercenaires, voici encore un exemple. L’autre jour, à Qusseir, Abdel Ghani Jawhar, un islamiste Libanais expert en explosif, [chef du groupuscule djihadiste Fatah Al-Islam] qui a rejoint la pseudo «  armée de libération », a été tué en maniant la bombe qui devait être lancée contre nos forces de sécurité.

Nous ne sommes à l’abri d’aucune vilaine surprise. Avant-hier (9 mai), j’ai vu un convoi de la Croix Rouge au barrage à la sortie de notre village. Je connais les policiers, j’ai un petit fils que j’accompagne à l’école, et qui aime les saluer. J’ai discuté avec eux et demandé aux conducteurs du convoi s’ils avaient besoin que je serve de traducteur. C’est ainsi que j’ai été heureux d’apprendre que ce convoi - quatre cars jeeps, deux doubles tracs, et un trac ordinaire - allait livrer des vivres à la population de Qusseir. Aujourd’hui, j’ai été très surpris d’apprendre par une personne venue de Qusseir, que le convoi de la Croix Rouge était allé livrer sa cargaison directement là où il y a ces bandes qui tournent leurs armes contre nous. En apprenant que la Croix Rouge est allée apporter les vivres à ces bandes de tueurs qui enlèvent, torturent, égorgent, j’étais très fâché. Des atrocités difficiles à imaginer sont commises. Nos terres sont en friche à cause d’eux.

Depuis une année les villageois n’osent plus aller les cultiver car ils ont peur des mercenaires qui se cachent dans leurs vergers pour se déplacer et transporter des armes. À cause de cela et des sanctions internationales contre notre pays, les prix ont triplé. Un kilo de tomates qui coûtait auparavant 15 livres en coûte aujourd’hui 80 [6 livres = 1 dollar US]. Au village, chacun cultive maintenant des tomates, des laitues, des aubergines dans son petit jardin. Les jeunes ne veulent plus aller travailler la terre. Ils peuvent toucher chaque jour 500, 800, 1’000 livres pour aller tuer des policiers. Un homme de Qusseir, qui s’est rendu l’autre jour aux autorités, a avoué avoir touché 150’000 livres pour avoir enlevé et égorgé six soldats. Des soldats ont dit avoir reçu jusqu’à 180‘000 livres pour avoir déserté, ce qui est une fortune ici en Syrie.

Silvia Cattori : Vous parlez bien du CICR ?

Réponse : Oui Madame. Je parle du CICR, de la Croix rouge internationale de Genève. Le convoi du CICR est allé à Qusseir apporter de l’aide à ceux qui dirigent leurs armes contre nos forces de sécurité, qui ont massacré de nombreuses familles et contraint beaucoup de gens à fuir ! Pour cette raison Madame, nous Syriens, nous sommes devenus méfiants et avons souvent exprimé notre crainte à l’égard des organisations humanitaires qui demandent à venir chez nous. Nous avons constaté qu’une fois ici, leur personnel prend le parti de nos adversaires, font des rapports mensongers, renforçant la propagande des pays qui veulent détruire notre pays.

Silvia Cattori : Votre armée a perdu des milliers d’hommes. Va-t-elle pouvoir résister ?

Réponse : Notre armée restera très forte. Elle ne s’immisce pas dans les affaires politiques. Elle accomplit son devoir de sauvegarder nos frontières, défendre notre pays. Elle vient en aide aux forces de police quand il le faut. Elle entoure Homs et, si c’est nécessaire, elle intervient pour combattre les mercenaires, comme elle l’a fait à Baba Amr.

Silvia Cattori : Lors de notre dernière conversation, vous étiez optimiste. Après tout ce qui vient de frapper la Syrie, l’êtes-vous encore ?

Réponse : Je serai toujours optimiste : je ne changerais pas, même s’ils venaient détruire ma maison. Je suis confiant comme tous les Syriens. La Syrie est très belle en ce moment. La Syrie et ses amandiers sont en fleurs. S’il n’y avait pas eu ces bandes, étrangères à la Syrie, qui agissent en-dehors de la loi, nous vivrions ici comme avant, en paix. Nous avons toujours vécu ensemble comme des frères. Nous ne savions pas si celui-ci était chrétien, celui-là alaouite ou sunnite. Savez-vous qu’un prêtre a récité la prière de l’islam ; et qu’un imam a récité le « Notre père » ? Nous sommes très unis. Ni la France, ni les États-Unis, ni l’Arabie Saoudite -qui est depuis sa création le diable des pays arabes- ni l’Émir du Qatar, qui après avoir assassiné son père veut être le leader de tous les Arabes, ne parviendront à réaliser leurs sinistres projets.

Les gens honnêtes savent que la Syrie a raison. Et à tout ce monde qui nous est hostile nous disons : ne la blessez pas. Laissez-nous vivre dans la dignité.

Propos recueillis le 11 mai 2012.

Le Syrien cultivé et posé qui s’exprime ici est âgé de 75 ans. Il vit dans la province de Homs. Pour des raisons évidente nous ne livrons pas son nom.

URL de cet article :
http://www.silviacattori.net/article3224.html

Silvia Cattori


(*) Voir les précédents témoignages que nous avons recueillis :
- 
http://www.silviacattori.net/article3094.html
- 
http://www.silviacattori.net/article3018.html
- 
http://www.silviacattori.net/article3000.html
- 
http://www.silviacattori.net/article2966.html
- 
http://www.silviacattori.net/article2787.html

 

[1] Valérie Crova, journaliste de Radio France commente : « Il nous faut sortir de Damas (…) pour rencontrer un Syrien qui ne croit pas à la version donnée par le régime ». Comprenez, pour trouver la personne qui dirait à l’envoyée spéciale ce que ses supérieurs du groupe de Radio France veulent entendre : « C’est la sécurité et le président qui sont derrière ces attentats »

[2] Invitée sur le plateau de la télévision suisse romande, TSR, le 10 mai 2012, à la question orientée du journaliste Darius Rochebin au sujet du double attentat de Damas « Il y a plusieurs hypothèses, islamistes manipulés et infiltrés par le pouvoir … », Randa Kassis, membre du conseil national syrien, a répondu que cet attentat « profite au régime » question de dire que c’est lui qui est derrière.

[3] L’ASL a le soutien financier et logistique de l’Arabie saoudite et du Qatar, le soutien politique de puissances membres de l’OTAN. Selon le Canard enchaîné du 23 novembre 2011, des membres du Service action de la DGSE et le Commandement des opérations spéciales ont été envoyés au Liban et en Turquie avec « pour mission de constituer les premiers contingents de l’Armée syrienne libre » et de former les déserteurs syriens à la guérilla urbaine. Deux rebelles libyens associés aux forces de l’OTAN en Libye, Abdelhakim Belhadj et Mahdi al-Harati, ont été photographiés avec les rebelles en Syrie.


6-2 Giulietto Chiesa

 :Exercices militaires US à la frontière jordano-syrienne : Mais quel curieux hasard…

 

Le plus vaste exercice militaire américain de tous les temps dans cette région se déroule à partir d’aujourd’hui à la frontière jordano-syrienne, mettant en jeu 12 000 soldats issus de 17 pays dont la France. L’ex-député européen Giulietto Chiesa – et auteur du film "Zéro – Enquête sur le 11-Septembre" – y voit plus qu’une coïncidence, surtout lorsqu’il fait également remarquer que les troupes irrégulières formées notamment par les ex-membres d’al-Qaïda en Libye s’amassent pour leur part du côté de la frontière turque. Une étape de plus dans la pression mise sur le gouvernement de Bachar el-Assad ? Dans tous les cas, un signe clair de la domination militaire américaine dans cette région du Proche-Orient.

Ce n’est certainement qu’une coïncidence, mais il me semble utile de faire remarquer qu’à partir du 15 mai (aujourd’hui), près de la frontière entre la Jordanie et la Syrie, se déroulera l’un des plus vastes exercices militaires jamais effectués au Proche-Orient.

Y participeront pendant environ un mois, près de 12 000 soldats et officiers, provenant de 17 pays. L’Italie y prendra part aussi, avec un contingent réduit de 47 unités. Mais nous ne serons pas les vrais protagonistes. Le commandement de la Task Force internationale est confié, voyez-vous ça, au général Ken Tovo, du Centre de commandement des opérations spéciales US, qui sera secondé par le général Mohammed Jeridad, en charge des opérations et de la formation des troupes jordaniennes (ci-contre).

L’exercice prévoit l’implication de troupes au sol, de forces aériennes de différents types et de moyens de la marine militaire. Tout cela évidemment sans la participation de la Syrie, même si, toujours par pure coïncidence, la Syrie se trouve à quelques pas de l’endroit où ces 12 000 militaires expérimenteront leurs capacités offensives.

Le thème de l’exercice, d’après nos sources, porte sur l’entrainement à la « guerre irrégulière », aux « opérations spéciales » et à la « contre-insurrection ». Cette dernière expression semble indiquer des opérations gouvernementales destinées à se débarrasser de formations de combattants non réguliers. Dit un peu plus brutalement : « écraser une rébellion ».

Quelque esprit mal tourné a vu une relation entre cet exercice militaire tombant à un moment plutôt très opportun, et la guerre civile qui sévit depuis plusieurs mois en Syrie. Mais les soupçons ont été promptement démentis par des sources américaines qui ont donné des nouvelles de cet événement ce vendredi. Le but serait simplement d’intégrer les troupes jordaniennes dans le dispositif général de sécurité de la zone mis en place par les États-Unis avec la collaboration du commandement de l’OTAN en Méditerranée. Que viennent y faire les 15 autres pays, dont l’Italie, ce n’est pas très clair. Et on ne connait toujours pas, à cet instant, la liste précise des pays qui y participeront.

L’exercice s’appelle « Eager Lion 2012 ». Il constitue un geste cordial d’amitié qu’Amman [capitale de la Jordanie – NdT] s’est senti en devoir de faire vis-à-vis du bailleur de fonds états-unien, qui a déboursé au moins 2,4 milliards de dollars ces 5 dernières années en « aide », dont la majeure partie est d’ailleurs allée à l’acquisition d’armements produits par les USA.

À la frontière turque, sont en train de s’amasser des contingents complets de troupes irrégulières de la très libre armée insurrectionnelle syrienne, guidée par les ex-membres de ce qu’on a appelé l’« al-Qaïda libyenne ». Ceux-ci seraient en train de faire exactement ce que, de l’autre côté, à la frontière jordanienne, les militaires US, jordaniens et de l’OTAN s’entrainent à désamorcer. Sauf que dans ce cas précis, les uns et les autres font partie de la même tenaille, dont le but est bien d’abattre le régime syrien.

Mais, que ce soit clair, tout cela n’est que pure coïncidence.

Giulietto Chiesa - 21 mai 2012

Traduction GVpour ReOpenNews http://www.reopen911.info/News/2012/05/15/giulietto-chiesa-v...

Giulietto Chiesa est un journaliste et homme politique italien. Il fut correspondant de presse d’El Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican.

Auteur du film "Zéro – Enquête sur le 11-Septembre" et de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum. Il vient également d’écrire l’ouvrage "Barack Obush" et d’éditer une 2e version du livre Zero à l’occasion du 10e anniversaire des attentats du 11/9 (Zero 2 – Le Pistole Fumanti dell’11 settembre) et a fondé une organisation politique "Alternativa" qu’il promeut au travers notamment de la télévision Internet PandoraTV.

URL de cet article 16745
http://www.legrandsoir.info/exercices-militaires-us-a-la-...

http://www.centpapiers.com/%c2%ab-printemps-arabe-%c2%bb-tunisie-l%e2%80%99art-d%e2%80%99avancer-en-arriere/85836 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



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22/05/2012

Dossier d'Iran n°96 du 21-04 au 21- : Le programme balistique iranien n’est pas un danger pour l’Europe et les USA"..

 


Le programme balistique iranien n’est pas un danger pour l’Europe et les USA"..


Dossier d'Iran   n°96  du 21-04 au 21-05                               

     C.De Broeder& M.Lemaire



 Le "dossierd'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

 

Tiré à Part

Maha Al-Cherbini : Vers un conflit avec l’Iran ?

Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste « Israël /Iran :  Non à la folie » (Officiels israéliens).

Almanar : Le FMI refuse de couper les ponts avec l’Iran.

Au jour le jour

 
 

Détroit d’Ormuz : "Les Gardiens de la Révolution surveillent chaque navire".

Al-Ahram : Moscou dénonce toute option militaire.

1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 VIDEO : Chavez et Ahmadinejad : déclaration d'amour aux peuples du monde. -

1-2  Pew Research Center :Les opinions US, britannique, française et allemande soutiendraient des frappes militaires

2Dossier & Point de vue

2-1 Michel Miraillet : "Le programme balistique iranien n’est pas un danger pour l’Europe et les USA"..

2-2 Irna : Kazem Jalali exhorte Paris à modifier son comportement vis-à-vis des activités nucléaires de l’Iran.  

2-3 Sarath Kumara  : L’ex-patron du Shin Beth Yuval Diskincritique Netanyahu sur l’Iran.

2-4 Julie Lévesque : À court de cibles », les services secrets israéliens Diminuent les assassinats » en Iran.

2-5 Clara Weiss : La Russie se prépare contre une frappe militaire israélo-américaine contre l'Iran. 

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Exercice militaire des monarchies du Golfe sur fond de tension avec l'Iran.  

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Directeur de l'IRIS : Un bouclier antimissile contre l'Iran, un système contraire à l'idée de dissuasion.

4-2 Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste : L'Occident s'allie au nucléaire israélien !

 

 

 



Tiré à Part

Maha Al-Cherbini : Vers un conflit avec l’Iran ?

Alors que des élections anticipées se profilaient à l’horizon, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a formé un gouvernement d’unité nationale avec la principale force d’opposition Kadima. Une alliance qui nourrit l’hypothèse d’une imminente frappe contre Téhéran.
La formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale et le ralliement au premier ministre, Benyamin Netanyahu, du parti centriste Kadima préluderont-ils à une frappe militaire contre l’Iran ? Le climat général le laisse supposer, surtout que le président américain, Barack Obama, restera pieds et poings liés à l’approche des présidentielles américaines de novembre et ne pourra guère contraindre son allié israélien à ne pas s’enliser dans une telle aventure militaire.
A l’heure actuelle, maints facteurs renforcent l’hypothèse d’une frappe israélienne imminente. Le premier et le plus important est que Netanyahu est devenu l’homme le plus fort d’Israël. Muni d’une majorité fabuleuse (94 sur les 120 députés de la Knesset), le premier ministre brigue l’une des majorités les plus larges de l’histoire d’Israël, ce qui lui donne la marge de manœuvre nécessaire en cas de confrontation avec l’Iran.
Avec cette forte majorité au Parlement, la donne politique change en Israël et Netanyahu devient l’unique roi du jeu qui aura les pleins pouvoirs pour 18 mois jusqu’aux élections d’octobre 2013. « J’ai l’intention de former la coalition la plus large possible pour apporter de la stabilité et de la capacité de décision à Israël pour faire face aux grands défis qui nous attendent », affirme le premier ministre, en référence à la crise du nucléaire iranien.

Selon les experts, Netanyahu a fait un grand sacrifice en annulant les élections anticipées prévues en septembre qui lui donneraient 4 ans de plus au pouvoir et a opté pour un gouvernement d’union nationale qui lui donne seulement 18 mois de stabilité dans une seule perspective : frapper l’Iran si le monde ne réussit pas à le ployer par la diplomatie et les sanctions.
Une coïncidence inquiétante
Affirmant l’hypothèse d’une frappe militaire, l’histoire nous rappelle à cet égard que la formation d’un gouvernement d’unité nationale — peu courant en Israël — est parfois synonyme de guerre comme c’était le cas en mai 1967 quand l’Egypte, la Syrie et la Jordanie étaient éprises par un vent de nationalisme qui menaçait fort l’Etat hébreu. A l’époque, un gouvernement d’union nationale était vite formé en Israël en mai toujours et a déclaré une guerre préventive de 6 jours en juin 1967.
Coïncidence fort inquiétante. Le gouvernement de Netanyahu est formé toujours en mai 45 ans après cette date ! ... Cela dirait-il qu’une guerre va éclater en juin ? Selon les analystes, cette hypothèse semble de plus en plus crédible car Israël fait aujourd’hui face à une menace aussi grave que celle de 1967. Elle trouve son existence menacée si le régime islamique radical de Téhéran, qui aspire à rayer Israël de la carte, détient l’arme nucléaire.
Pour Ari Shavit, éditorialiste du journal Haaretz, le but du nouveau gouvernement est l’Iran. « La décision de Netanyahu de faire entrer Mofaz, le chef de Kadima, dans sa coalition est comparable à celle de Levi Eshkol qui avait fait entrer Menahem Begin et Moshé Dayan dans son gouvernement en 1967 juste avant la guerre des 6 jours », écrit-il.
N’oublions pas aussi que le dirigeant de Kadima, Shaoul Mofaz, d’origine iranienne, était l’un des premiers responsables israéliens à avoir évoqué la possibilité d’une attaque contre l’Iran lorsqu’il était vice-premier ministre du gouvernement dirigé par Kadima en 2008. «
Permettre à l’Iran d’obtenir une capacité nucléaire changerait les rapports de force dans la région, ce qu’Israël ne peut pas accepter », a-t-il affirmé. Le ministre de la Défense israélien, Ehud Barak, a été plus explicite en expliquant le 1er mai qu’à ses yeux, l’Iran disposant d’une arme nucléaire est plus dangereux qu’une attaque contre l’Iran.
De peur qu’Israël ne passe de la parole à l’acte, la chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Catherine Ashton, s’est rendue cette semaine à Tel-Aviv pour rendre compte à Netanyahu de l’état des négociations nucléaires sur l’Iran. Au cours de l’entretien, Netanyahu a exprimé des doutes sur l’efficacité de ces pourparlers. « D’après ce qu’on a vu jusqu’ici, le régime iranien utilise ces discussions pour jouer avec le temps, rien n’indique qu’ils ont l’intention de stopper leur programmer nucléaire », a déclaré le premier ministre qui a toujours douté de l’efficacité des sanctions internationales. Le déplacement de Mme Ashton survient alors qu’Israël a dit craindre que les pourparlers n’aboutissent sur un accord permettant à Téhéran de poursuivre l’enrichissement d’uranium.
A la lumière de ces données inquiétantes, les jours à venir n’augurent rien de bon pour la République islamique et pour toute la région. Pourtant, le président iranien n’arrive point à retenir sa langue et ne cesse de mettre de l’huile sur le feu. « Il n’est pas nécessaire de faire la guerre pour voir la destruction d’Israël. Si les pays de la région coupent leurs relations avec les sionistes et froncent un peu les sourcils, c’en est fini pour ce régime fantoche », a lancé M. Ahmadinejad cette semaine.
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2012/5/16/bref2.htm

22/5

Maha Al-Cherbini


Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste « Israël /Iran :  Non à la folie » (Officiels israéliens)
Les autorités du régime sioniste sont en désaccord entre elles, notamment sur la question du nucléaire iranien et sur une éventuelle frappe militaire contre l’Iran.

La semaine dernière, l'ancien chef du Shin Beth (services israéliens de contre-espionnage), a estimé que les dirigeants israéliens Benyamin Netanyahu et Ehud Barak étaient inaptes à traiter le dossier du nucléaire iranien en raison des « sentiments messianiques » qui les animent. Yuval Diskin a déclaré n’avoir « aucune confiance dans le Premier ministre ou le ministre de la Défense ». Il a ajouté : « Je les ai côtoyés de près ; ce ne sont pas des Messies, ces deux-là. Ce sont des gens à qui, personnellement, je ne confierais pas la responsabilité de diriger Israël à l'occasion d'un événement de cette ampleur, ni de sortir le pays de semblable situation ».

De son côté, Ehud Barak, partisan de l'attaque contre les installations nucléaires iraniennes, a qualifié l'ex-Premier ministre israélien Ehud Olmert, les anciens dirigeants du Mossad (services israéliens d'espionnage) et du Shin Beth de « mercenaires de l'Iran ». Ces derniers avaient précédemment mis en garde contre toute attaque contre l'Iran, la jugeant même catastrophique pour Israël.

Ehud Olmert a pour sa part accusé Benyamin Netanyahu et Ehud Barak d'avoir exagéré la menace iranienne. Lundi 30 avril 2012, lors d’une interview sur CNN, il a déclaré : « Si tous les autres efforts échouent, la dernière mesure sera une frappe militaire, et je préfère qu’elle soit menée par les Américains avec le soutien de la communauté internationale. […] Les Etats-Unis devraient prendre une décision sur la question. Israël pourrait évidemment y participer, mais ne devrait pas se lancer le premier » a prévenu Olmert, dont le nom est assimilé à la défaite israélienne lors du conflit israélo-libanais de 2006.

Quant à Tzipi Livni, ancien chef démissionnaire du parti d'opposition israélien Kadima, elle a déclaré, mardi 1er mai 2012 à la Knesset : « Israël est sur un volcan. L'horloge internationale tourne et l'existence d'Israël en tant qu'Etat juif et démocratique est en danger de mort. […] Depuis des années, les dirigeants israéliens se mettent la tête dans le sable, sont occupés par des exercices politiques et pendant ce temps, la menace contre Israël ne fait que croître. Pour se rendre compte de cela, les rapports du Shin Beth ne sont pas nécessaires » (faisant allusion à la déclaration de Yuval Diskin).

Toutes ces déclarations traduisent une inquiétude et un malaise de la part des hautes autorités israéliennes, en poste ou pas, pour ce qui concerne l’avenir de l’entité sioniste.

Quant à nous, Parti Anti Sioniste, nous avons toujours déclaré que la seule solution pour le Moyen-Orient et en particulier pour la Palestine, se trouve dans un respect mutuel, dans la justice et la tolérance. Il y aura une seule Nation qui ne représentera aucun danger, ni pour elle, ni pour la région. Un Etat sans sionisme, où juifs, chrétiens et musulmans vivront en harmonie et en Paix : un modèle de réconciliation, d’égalité et de fraternité pour tous dans ce beau pays…

Source : Parti Anti Sioniste

Vendredi 4 mai 2012
http://www.partiantisioniste.com/...

 


Almanar : Le FMI refuse de couper les ponts avec l’Iran.

Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué mardi à l'AFP qu'il refusait de couper les ponts avec l'Iran comme l'exhorte à le faire un groupe de pression américain pro-israélien.

"Il n'y a rien dans les régimes de sanctions de l'Union européenne ou des Etats-Unis [contre Téhéran] qui contredise [les] arrangements" actuel du Fonds
avec l'Iran, a indiqué un porte-parole de l'organisation internationale, William Murray, dans un message électronique.

Il répondait à une demande de réaction du Fonds face à une "campagne" lancée mardi par United Against Nuclear Iran (UANI, en français: Ensemble contre un Iran nucléaire) pour que le Fonds "ferme le compte qu'il détient auprès de la banque centrale d'Iran (Bank Markazi), visée par des sanctions, ou qu'il suspende l'adhésion de l'Iran au FMI".

Conformément aux statuts du FMI, a-t-il ajouté, "les avoirs dans la monnaie de chaque membre sont maintenus à la banque centrale du membre en question et il en va ainsi pour l'Iran".

A savoir que le FMI ne fournit aucune assistance financière à l'Iran.

Créé par d'anciens hauts responsables de la diplomatie américaine, UANI compte parmi les membres de son conseil consultatif, Meïr Dagan, ancien chef des services secrets israéliens du Mossad, ainsi que James Woolsey, ancien patron de l'Agence centrale du renseignement américaine (CIA).

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=62359



Au jour le jour

 
 

Détroit d’Ormuz : "Les Gardiens de la Révolution surveillent chaque navire".

Le commandant adjoint des forces navales des gardiens de la Révolution islamique, le général Ali Reza, a déclaré  que « ses forces non seulement surveillent tous les mouvements des navires dans le détroit d'Ormuz, mais en plus elles contrôlent tout le détroit »!

Le haut-responsable militaire iranien a précisé que « prés de 40 %  des réserves mondiales en pétrole transitent à travers le golfe Persique et le détroit d'Ormuz d’où l'importance stratégique de ce détroit ».

 Il a expliqué que « les missions des gardiens de la révolution sont essentiellement de suivre la trajectoire des navires étrangers dans le golfe Persique, soulignant que « tous ces navires signalent leur nationalité aux forces maritimes iraniennes ».

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=62309

 


Al-Ahram : Moscou dénonce toute option militaire.
La Russie est préoccupée par le fait que plusieurs pays envisagent de résoudre la situation autour de l'Iran par la voie militaire, a annoncé aux journalistes le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.
"Nous sommes préoccupés par le fait que l'option militaire pour résoudre le problème est toujours considérée comme une réalité. Nous recevons périodiquement des signaux, par des canaux officiels ou non, selon lesquels cette option est désormais considérée par certaines capitales comme plus acceptable qu'elle ne l'était jusque là", a déclaré M.Riabkov.
Une telle option aurait "un impact négatif sur la sécurité de nombreux pays", ainsi que "des conséquences douloureuses pour l'économie mondiale suite à une hausse inévitable des prix des hydrocarbures", a indiqué le diplomate.
"Un préjudice sérieux serait ainsi porté au système international de non-prolifération nucléaire", a-t-il ajouté.

Al-Ahram HEBDO -  

Semaine du 16 au 22 mai 2012, numéro 922

http://fr.rian.ru/world/20120521/194779693.html

 

 



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

1-1 VIDEO : Chavez et Ahmadinejad : déclaration d'amour aux peuples du monde. -

http://www.dailymotion.com/video/xnlbr4_chavez-et-ahmadinejad-declaration-d-amour-aux-peuples-du-monde_news

 

1-2  Pew Research Center :Les opinions US, britannique, française et allemande soutiendraient des frappes militaires selon un sondage récent.
Un sondage mené parmi 21 pays par le Pew Research Center montre que les opinions sont pour la plupart opposées à ce que l’Iran se dote de l’arme nucléaire. Les opinions occidentales soutiendraient d’éventuelles frappes militaires.
96% des français et des allemands, 94% des américains et 91% des britanniques seraient opposés à ce que l’Iran possède la bombe  atomique.
Le sondage met en évidence deux grandes tendances au sein des pays du E3+3 qui négocient avec l’Iran (Royaume Uni, USA, Chine, France, Allemagne, Russie).
Les opinions du bloc “Atlantique” (Europe, USA) sont massivement opposées au programme nucléaire militaire iranien. En moyenne 9 personnes sur 10 affirment leur rejet.
La Chine et la Russie sont un peu en retrait avec des oppositions moins marquées (77% en Russie et 54% en Chine). En Russie 41% des personnes interrogées accepteraient que l’Iran possède l’arme nucléaire et 39% en Chine. seuls 24% des russes et 30% des chinois soutiendraient des frappes préventives.
On ne trouve dans le monde que deux “îlots” qui soutiennent le programme nucléaire militaire iranien: le Pakistan (50% de soutien) et les chiites libanais qui approuvent à 76% (en opposition totale avec les sunnites libanais qui désapprouvent à 94%).  Dans le monde arabo-musulman, seule une majorité de tunisiens (57%) de pakistanais (57%)  ne voient pas l’Iran nucléaire comme une menace.
Concernant la France, il existe un léger clivage droite-gauche sur la question iranienne. Le soutien à des frappes préventives est de 43% à gauche et de 56% à droite. Ce clivage n’apparaît pas en Allemagne ou au Royaume-Uni.
L’image de l’Iran est globalement négative dans le monde y compris dans le monde musulman. 

61% d’opinions négatives au Liban (moyenne), 79% d’opinions négatives en Jordanie et 76% en Égypte…
Dans chaque pays en moyenne 1000 personnes d’un panel représentatif ont été interrogées.

Publié le19 mai 2012
http://nanojv.wordpress.com/2012/05/19/sondage-pew-iran-bombe-atomique/



2Dossier & Point de vue

2-1 Michel Miraillet : "Le programme balistique iranien n’est pas un danger pour l’Europe et les USA".

Le programme balistique iranien ne présente pour le moment pas de menace pour l'Europe ou les Etats-Unis, a déclaré jeudi Michel Miraillet, directeur chargé des affaires stratégiques au ministère français de la Défense, lors d'une conférence sur la défense antimissile tenue à Moscou.
Selon Miraillet, les missiles iraniens constituent plutôt "un risque" mais pas "une menace". Toutefois, la communauté internationale ne doit pas ignorer le fait que Téhéran continue à développer ses technologies balistiques et qu'il possède déjà un arsenal comprenant plusieurs centaines de missiles, a-t-il souligné.
A ce titre, depuis quelques jours,des voix s’élèvent en " Israël" pour mettre en garde contre des frappes aériennes sur les installations nucléaires de l’Iran.
L’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert ainsi que plusieurs responsables de la sécurité et des renseignements israèliens ont récemment exprimé leurs doutes concernant un tel scénario d’attaque préventive contre la République islamique.
Dans une longue interview au journal Haaretz, le chef d’état-major israélien Benny Gantz estime que le Guide suprême de la République islamique «ne voudra pas franchir le pas supplémentaire» qui permettrait à Téhéran de se doter de la bombe.
Meir Dagan, l'ancien chef du Mossad, les services secrets israéliens s'est livré à quelques commentaires, dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine CBS à propos de bombardements sur les sites nucléaires iraniens : « Ce n’est pas le bon moment », estime-t-il.
Selon lui, l’Iran agit de manière rationnelle et peut donc faire des choix en fonction de ses intérêts.
Des propos qui pèsent, sortant de la bouche d’un homme dont la principale activité ces dernières années fut la lutte contre un Iran nucléaire. On attribue à Meir Dagan la paternité des actions de sabotage et des assassinats qui on freiné les progrès nucléaires de Téhéran.
Par contre, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak continue d’afficher une ligne dure sur la question du nucléaire iranien. Il a expliqué au micro de RFI qu’une attaque et ses conséquences seraient moins graves qu’un Iran doté de la bombe."Toutes les options doivent rester sur la table pour empêcher l’Iran de se doter d’armes nucléaires" a-t-il souligné.

03/05/2012  

 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=62499&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1

 


2-2 Irna : Kazem Jalali exhorte Paris à modifier son comportement vis-à-vis des activités nucléaires de l’Iran.  

 Le porte parole de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du parlement iranien a demandé à la France de revoir sa politique à l'égard de l'Iran surtout en matière nucléaire.
Kazem Jalali a déclaré à l’ IRNA que l'ancien président français Nicola Sarkozy a commis de nombreuses erreurs durant son mandat.
" La diplomatie française s'est distinguée par un trop grand suivisme pro américain, un soutien inconditionnel au régime sioniste, la violation des droits des nations dans les révolutions qui ont changé la face du monde arabe et musulman » a noté le député iranien .
Il a noté que le président Hollande se devrait De restaurer le prestige de la France dans les instances internationales en tenant compte des erreurs de Nicolas Sarkozy et en présentant une image presque équilibrée de la France dans un monde multipolaire.
Kazem Jalali a rappelé qu’il espérait voir l'expression concrète de ce changement au cours des pourparlers de Bagdad".

21/05/2012

Irna


 

2-3 Sarath Kumara  : L’ex-patron du Shin Beth Yuval Diskincritique Netanyahu sur l’Iran.
Un ancien directeur du Shin Beth, les services israéliens de contre-espionnage, estime que les dirigeants actuels de l’Etat hébreu sont inaptes à traiter le dossier du nucléaire iranien en raison des "sentiments messianiques" qui les animent.
"Je n’ai aucune confiance dans le Premier ministre ou le ministre de la Défense", a déclaré Yuval Diskin dans un discours prononcé vendredi et partiellement diffusé le lendemain sur Radio-Israël. "Je n’accorde aucun crédit à des dirigeants qui fondent leurs décisions sur des sentiments messianiques".
L’intéressé, qui a quitté son poste de patron du contre-espionnage israélien il y a un an, a ajouté à propos de Benjamin Netanyahu et de Ehud Barak et d’une éventuelle opération préventive contre l’Iran :
"Je les ai côtoyés de près : ce ne sont pas des Messies, ces deux-là. Ce sont des gens à qui, personnellement, je ne confierai pas la responsabilité de diriger Israël à l’occasion d’un événement de cette ampleur et de sortir le pays de semblable situation".
Ses propos très sévères sur Benjamin Netanyahu et Ehud Barak succèdent à une déclaration de l’actuel chef d’état-major de Tsahal, le général Benny Gantz, qui avait qualifié les dirigeants iraniens de "très rationnels" et donc peu disposés à fabriquer une bombe atomique comme le redoutent les Occidentaux et Israël.
Depuis plusieurs mois, des rumeurs circulent sur un possible raid aérien contre des installations nucléaires iraniennes pour empêcher la République islamique de se doter de l’arme atomique.

L’ancien patron du Mossad, les services israéliens d’espionnage, Meïr Dagan, a pour sa part tourné en dérision l’idée de frappes contre l’Iran.
Les entourages de "Bibi" Netanyahu et de Ehud Barak n’ont, pour le moment, pas réagi à l’attaque en règle de Yuval Diskin mais un vice-Premier ministre, Silvan Shalom, a répliqué : "Tout le monde ne pense pas de cette façon. Semblable décision ne sera pas prise par deux personnes.
"En fin de compte et en respectant chacun, celui qui importe le plus dans cette affaire est le chef d’état-major", a-t-il dit sur Radio-Israël.
Le chef de la diplomatie israélienne, l’ultra-orthodoxe Avigdor Lieberman, a réfuté les assertions de Yuval Diskine et s’est interrogé sur ses motifs.
La question de savoir s’il faut agir contre Israël et de quelle façon "(...) n’est pas du ressort du Premier ministre et du ministre de la Défense. Elle est généralement prise par le conseil des ministres ou le cabinet de sécurité", a-t-il fait valoir sur la deuxième chaîne de télévision.
Le ministre des Affaires étrangères a laissé entendre que les propos de l’ancien patron du Shin Bet pouvaient s’expliquer par son ressentiment de ne pas avoir été promu à la tête du Mossad.
Commentant la "sortie" de Yuval Diskine dans les colonnes du quotidien libéral israélien "Haaretz", Amos Harel relève que la température politique monte à l’approche de la nouvelle session, à Bagdad à la mi-mai, de pourparlers entre les Six et l’Iran sur le dossier nucléaire.
"Rien n’est écrit à l’avance dans ce dossier iranien et le printemps risque de se transformer en un nouvel été de tension", écrit-il.

Sarath Kumara

Samedi 28 avril 2012,

La Rédaction

http://www.aloufok.net/spip.php?article7323


2-4 Julie Lévesque : À court de cibles », les services secrets israéliens « Diminuent les assassinats » en Iran .

Citant anonymement des officiels hauts placés du renseignement israélien, la revue étasunienne Time Magazine contredit le très crédible quotidien britannique Sunday Times en suggérant que durant les derniers mois, le Mossad (les services secrets israéliens) a « réduit » ses opérations clandestines en Iran, incluant les assassinats ciblés.

Paradoxalement, le Times et TIME se contredisent. Dans son numéro du 25 mars, le Sunday Times affirmait que les services de renseignement israéliens avaient intensifié leurs activités clandestines à la base militaire de Parchin en Iran, prétendument pour trouver des preuves à l’effet que l’Iran fabriquait une arme nucléaire. Ces opérations des services de renseignement ont été menées alors que Téhéran négociait avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Celle-ci faisait pression sur les Iraniens afin qu’ils autorisent une visite sur cette même base. (Julie Lévesque, Fabrication de preuves pour attaquer l’Iran? Des espions israéliens en Iran déguisés en soldats iraniens, Mondialisation.ca, 27 mars 2012)

Un autre article intitulé US steps up intelligence, sabotage missions in Iran (Les États-Unis intensifient les missions de renseignement et de sabotage en Iran), publié par The Hill le 9 avril, semble corroborer les informations révélées par le Sunday Times. The Hill indique une augmentation dans la République islamique des opérations clandestines de la CIA et de ses alliés dans la région. Comme Israël est l’allié le plus important des États-Unis dans cette région, on peut assumer que le Mossad participait à ces missions de sabotage.

Citant le Washington Post, Carlo Munoz rapporte dans The Hill :Les agences de renseignement étasuniennes intensifient les missions de renseignement et de sabotage axées sur le programme nucléaire iranien, alors que Téhéran se prépare à renouer les pourparlers avec les puissances occidentales relativement aux efforts réalisés dans ce domaine.

Des représentants iraniens doivent rencontrer vendredi à Istanbul en Turquie le soi-disant groupe P5+1, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies plus l’Allemagne, dans le but de discuter du programme nucléaire du pays […]

La CIA et d’autres agences ont par ailleurs multiplié les missions de sabotage en Iran, lesquelles visent à perturber le travail nucléaire en cours au pays.

Afin d’y parvenir, l’agence a compté sur ses partenariats avec des services de renseignement dans la région afin de recruter des agents pour des missions de renseignement et de sabotage en sol iranien, rapporte le Post. (Carlo Munoz, US steps up intelligence, sabotage missions in Iran, The Hill, 9 avril 2012.)

Le compte-rendu du Washington Post révèle par ailleurs que l’ « activité de renseignement » a été utilisée pour accroître les sanctions économiques contre l’Iran :L’augmentation des activités de renseignement a coïncidé avec une campagne clandestine de la CIA et d’autres agences, visant à saboter le programme nucléaire iranien, et a permis d’accroître l’utilisation de sanctions économiques ciblées par les États-Unis et leurs alliés dans le but d’affaiblir la détermination de l’Iran […]

D’anciens représentants du renseignement ont affirmé que l’intensification des activités s’est poursuivie sous la direction de Leon E. Panetta, qui a établi des partenariats avec des agences de renseignement alliées de la région, capables de recruter des agents pour des missions en Iran. (Joby Warrick et Greg Miller, U.S. intelligence gains in Iran seen as boost to confidence, The Washington Post, 7 avril 2012.)

 

Ces deux reportages sèment définitivement le doute sur la crédibilité du reportage du TIME publié le 30 mars et intitulé « Mossad Cutting Back on Covert Operations Inside Iran, Officials Say » (Selon des officiels, le Mossad réduit ses opérations clandestines en Iran).

Selon le compte-rendu du TIME, le Mossad a réduit ses opérations en Iran, ce qui contredit les articles du Washington Post et du Sunday Times.

Cependant, l’aspect le plus frappant des révélations contradictoires du TIME n’est pas la diminution des activités clandestines du Mossad en Iran, mais plutôt la nature même des opérations, soit des assassinats et des attaques, rapportées par le TIME d’une manière très banale.

 Selon les officiels, la diminution touche un vaste éventail d’opérations, non seulement les missions très en vue comme les assassinats et les explosions sur des bases iraniennes de lancement de missiles, mais aussi la collecte de renseignement sur le terrain et le recrutement d’espions au sein du programme iranien. (Karl Vick, Mossad Cutting Back on Covert Operations Inside Iran, Officials Say, 30 mars 2012.)

 

Sans preuves à l’appui, Israël a nonchalamment accusé l’Iran d’être à l’origine d’attaques à la bombe menées récemment en Thaïlande et en Inde, lesquelles n’ont pas fait de victimes, mais ont blessé 5 personnes. Ces actions ont été qualifiées, à juste titre, d’attaques terroristes.

Cependant, dans le reportage du TIME cité ci-dessus, les assassinats et les attaques à la bombe commis par Israël en Iran ne sont pas considérés comme des actes terroristes. Il s’agit d’un cas évident de deux poids deux mesures.

L’article met l’accent sur la raison invoquée pour la réduction des attaques et des assassinats, notamment les conséquences néfastes sur l’« image d’Israël dans l’opinion publique ». Si l’on reconnaît dans le reportage que le Mossad a été impliqué dans l’assassinat d’Iraniens, entre autres, et qu’il a perpétré des attaques en sol iranien, la nature criminelle de ces actions n’est jamais évoquée :

 Des représentants occidentaux des services de renseignement avaient déjà confirmé au TIME que le renseignement iranien avait découvert une cellule entraînée et équipée par le Mossad. Les aveux détaillés de Majid Jamali Fashid l’an dernier à la télévision d’État iranienne étaient authentiques, selon ces représentants. Ces aveux concernaient l’assassinat du scientifique spécialisé dans le nucléaire, Massoud Ali Mohmmadi, tué dans un attentat à la bombe mené par un motocycliste en janvier 2010. Les responsables du renseignement occidentaux ont blâmé un pays tiers pour avoir révélé l’existence de la cellule.Dans ce cas-là, les dommages causés à l’image d’Israël dans l’opinion publique ont été limités par la crédibilité de l’Iran […]Mais cela pourrait changer si la République islamique capturait un Israélien ou présentait d’autres preuves, quelque chose de l’ordre des séquences vidéo en circuit fermé et des faux passeports ayant indiqué la présence d’agents du Mossad dans l’hôtel de Dubaï où le trafiquant d’armes Mahmoud al-Mabhouh a été trouvé mort dans sa chambre en janvier 2010.Certains préviennent que les assassinats courent déjà ce risque. Après le plus récent meurtre en janvier, celui du scientifique spécialisé dans le nucléaire Mostafa Ahmadi-Roshan, les États-Unis ont catégoriquement nié toute implication et ont condamné le meurtre. Des officiels occidentaux du renseignement affirment qu’il était au moins le troisième scientifique iranien tué par des agents du Mossad, lesquels sont récemment à court de cible, aux dires de certains représentants israéliens […] (Ibid.)

 

En revanche, dans un article du TIME sur les attaques à la bombe ayant ciblé des Israéliens en Inde et en Thaïlande et pour lesquelles on a blâmé l’Iran, TIME était catégorique en ce qui a trait à la définition du terrorisme :Pour être juste, il faut dire qu’il n’existe pas de définition du terrorisme admise au niveau international. Mais lorsque des bombes se mettent à exploser, aucune analyse terminologique ou déformation de définitions n’empêchera les gens de conclure qu’il s’agit de terrorisme. (Robert Horn, Thai Tourism Sector Must Face, Not Dismiss, the Threat of Terrorism, 20 février 2012.)

 

Une « équipe terroriste » israélienne arrêtée en Iran

Ces reportages contradictoires relativement à la quantité d’opérations secrètes en Iran pourraient indiquer qu’Israël et les États-Unis bluffent et font couler des informations dans le cadre d’une opération psychologique (PsyOp). Mais le 10 avril, le gouvernement iranien a déclaré avoir arrêté un groupe terroriste appuyé par Israël, sans donner trop de détails.

 Les responsables ont prétendu que les terroristes étaient financés et appuyés par Israël et envisageaient d’attaquer des scientifiques œuvrant dans le nucléaire et des sites nucléaires au pays. Le plan terroriste a été déjoué, a affirmé l’agence de presse étatique Islamic Republic News Agency (IRNA), citant des représentants du ministère. (Stephen Manual,Israel-backed terrorist team arrested in Iran, All Voices, 10 avril 2012.)

 

Le présumé plan terroriste cité par Téhéran ressemble énormément aux opérations clandestines détaillées dans le TIME. Mais il est possible que les Iraniens bluffent aussi.

S’il est vrai que la République islamique a « capturé un Israélien » ou qu’elle possède « d’autres preuves », comme le mentionnait le TIME, cela pourrait accroître « la crédibilité de Téhéran » et, en revanche, affecter « l’image d’Israël dans l’opinion publique ».
Julie Lévesque 

Vendredi 20 avril 2012
Mondialisation.ca

 


2-5 Clara Weiss : La Russie se prépare contre une frappe militaire israélo-américaine contre l'Iran.

Au cours de ces quelques derniers mois, la Russie a entrepris d'intenses préparatifs pour parer à une éventuelle frappe militaire perpétrée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran. Selon de récents rapports, l'état-major russe s'attend cet été à une guerre contre l'Iran qui aurait d'énormes répercussions non seulement au Moyen-Orient mais aussi dans le Caucase.

Les troupes russes au Caucase ont été techniquement renforcées et un bataillon de missiles situé dans la Mer caspienne a été placé en attente. Les patrouilleurs lance-missiles de la flotte caspienne ont à présent jeté l'ancre au large de la côte du Daguestan. L'unique base militaire russe dans le Caucase du Sud, qui se situe en Arménie, est également en état d'alerte pour une intervention militaire. L'automne dernier, suite à une intensification du conflit en Syrie, la Russie avait envoyé son porte-avions Kousnetsov au port syrien de Tartous. Des experts pensent que la Russie pourrait soutenir Téhéran en cas de guerre, du moins sur un plan militaire et technique.

Dans un commentaire publié en avril, le général Leonid Ivashov, président de l'Académie des problèmes géopolitiques, a écrit qu'une « guerre contre l'Iran serait une guerre contre la Russie » et il appelé à une « alliance politico-diplomatique » avec la Chine et l'Inde. Il a dit que des opérations étaient entreprises de par le Moyen-Orient dans le but de déstabiliser la région et d'agir à l'encontre de la Chine, de la Russie et de l'Europe. La guerre contre l'Iran, écrit Ivashov, « atteindrait nos frontières, déstabiliserait la situation dans le Caucase du Nord et affaiblirait notre position dans la région caspienne. »

Dans le cas d'une guerre contre l'Iran, la préoccupation principale de Moscou concerne les conséquences pour le Caucase du Sud. L'Arménie est l'unique alliée du Kremlin dans la région et entretient de liens économiques étroits avec l'Iran, alors que la Géorgie et l'Azerbaïdjan voisins entretiennent des liens militaires et économiques avec les Etats-Unis et Israël.

Ce que le Kremlin craint avant tout, c'est que l'Azerbaïdjan ne participe aux côtés d'Israël et des Etats-Unis à une alliance militaire contre l'Iran. L'Azerbaïdjan partage ses frontières avec l'Iran, la Russie, l'Arménie et la Mer caspienne et est, depuis le milieu des années 1990, un important allié militaire et économique des Etats-Unis dans le Caucase du Sud, abritant plusieurs bases militaires américaines.

Les relations entre l'Iran et l'Azerbaïdjan sont d'ores et déjà très tendues. Téhéran a, à plusieurs reprises, accusé Bakou d'avoir participé à des attaques terroristes et d'avoir commis des actes de sabotage très vraisemblablement en collaboration avec des agences de renseignement israéliennes et américaines. Ces dernières années, l'Azerbaïdjan a doublé ses dépenses militaires et a scellé en février un accord d'armement avec Israël s'élevant à 1,6 milliards de dollars américains et comprenant la fourniture de drones et de systèmes de défense anti-missiles.

A en croire des sources haut placées du gouvernement Obama, Mark Perry a dit fin mars au journal américain Foreign Policy que Bakou avait donné à Israël une autorisation d'accès à plusieurs bases aériennes près de la frontière Nord de l'Iran et qui seraient susceptibles d'être utilisées lors d'une frappe aérienne contre Téhéran. Le magazine cite un haut responsable du gouvernement américain qui aurait dit que, « Les Israéliens ont acheté un aéroport et cet aéroport se nomme Azerbaïdjan. » Perry a prévenu que : « Les experts militaires doivent à présent prendre en considération un scénario de guerre qui inclut non seulement le Golfe persique mais aussi le Caucase. »

Le gouvernement de Bakou a immédiatement nié le rapport mais le rédacteur en chef du journal d'Azerbaïdjan, Neue Zeit, Shakir Gablikogly, a prévenu que l'Azerbaïdjan pourrait être embarqué dans une guerre contre l'Iran.

Même s'il devait s'avérer que l'Azerbaïdjan n'est pas le point de départ d'une attaque israélienne contre l'Iran, le danger existe qu'une guerre ne mène à une escalade militaire d'autres conflits territoriaux telle la querelle entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan au sujet de Nagorny-Karabakh. Cette région est indépendante depuis 1994, date de la fin de la guerre civile, mais le gouvernement de Bakou, les Etats-Unis et le Conseil européen insistent pour qu'elle soit considérée comme faisant partie de l'Azerbaïdjan. Au cours de ces deux dernières années, il y a eu des conflits répétés à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et les commentateurs ont mis en garde que le conflit risquait de se transformer en une guerre impliquant la Russie, les Etats-Unis et l'Iran.

Lors d'une récente interview accordée au journal russe Komsomolskaya Pravda, l'expert militaire russe Mikhail Barabanov a dit que les conflits sur les territoires de l'ex-Union soviétique pourraient résulter en une intervention militaire en Russie. Toute intervention opérée dans la région par les Etats-Unis ou toute autre puissance de l'OTAN entraînerait « un risque inévitable de recours à l'arme nucléaire. » La Russie possède le deuxième plus grand arsenal nucléaire du monde après les Etats-Unis.

Après l'effondrement de l'Union soviétique, l'Eurasie est devenue, en raison de son importance géostratégique, l'épicentre des rivalités économiques et politiques ainsi que des conflits militaires entre les Etats-Unis et la Russie. L'Azerbaïdjan, la Géorgie et l'Arménie forment un pont entre l'Asie centrale riche en ressources et la Mer caspienne d'une part et l'Europe et la Mer Noire de l'autre.

Les Etats-Unis cherchent depuis les années 1990 à gagner de l'influence dans la région grâce à des alliances économiques . En 1998, le vice-président américain d'alors Richard Cheney avait déclaré, « A ma connaissance, je ne peux pas me rappeler une époque où une région a si soudainement connu une aussi grande importance stratégique que la région caspienne. »

Dans son livre Le Grand Echiquier (1998), Zbigniew Brzezinski, l'ancien conseiller à la sûreté du président Jimmy Carter, avait écrit : « Une puissance qui domine l'Eurasie contrôlerait les deux tiers des régions les plus avancées et économiquement les plus productives du monde. En Eurasie se concentrent environ les trois quarts des ressources énergétiques connues du monde. »

L'importance cruciale de la région réside dans son rôle de zone de transit pour l'approvisionnement énergétique d'Asie vers l'Europe en contournant la Russie. En soutenant des projets d'oléoduc alternatifs, Washington a cherché à affaiblir les liens russes avec l'Europe qui est lourdement tributaire du pétrole et du gaz russes.

Jusque-là, la Géorgie est le pays clé pour le transit des livraisons de gaz et de pétrole et s'est trouvée au cour des conflits de la région. La « révolution des roses » de la Géorgie en 2003 fut incitée par Washington pour installer Mikhail Saakashvili au pouvoir comme président dans le but de sauvegarder les intérêts économiques et stratégique des Etats-Unis dans la région. Cette révolution a mené à une intensification des tensions avec Moscou en vue d'arriver à une suprématie géostratégique. La guerre entre la Géorgie et la Russie à l'été 2008 a représenté une aggravation des rivalités entre les deux pays avec la possibilité de s'élargir en une guerre russo-américaine. Les relations entre la Russie et la Géorgie restent très tendues.

L'influence américaine dans le Caucase et en Asie centrale a décliné significativement ces dernières années. En plus de la Russie, la Chine est devenue une force majeure dans la région, établissant des liens économiques et militaires importants avec les Etats d'Asie centrale tels le Kazakhstan. Bien que la Russie et la Chine demeurent des rivaux, ils ont conclu une alliance stratégique dans leur concurrence avec les Etats-Unis. Pour les Etats-Unis, une guerre contre l'Iran représente une nouvelle étape dans leur confrontation croissante avec la Chine et la Russie pour le contrôle des ressources de l'Asie centrale et du Moyen-Orient.

Article original, WSWS, paru le 28 avril 2012

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=KUM20120517&articleId=30887



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1Exercice militaire des monarchies du Golfe sur fond de tension avec l'Iran.  

Les monarchies du Golfe vont organiser dimanche à Abou Dhabi des manœuvres de leur force conjointe, le "Bouclier de la Péninsule", a rapporté jeudi la presse locale.
Ces manœuvres de deux jours, organisées au niveau du commandement et de l'Etat-major, sont destinées à "tester l'harmonie et la coordination" entre les trois corps d'armée, indique un communiqué officiel cité par la presse.
L'exercice vise aussi à tester la capacité de la force conjointe à "exécuter des missions spéciales limitées ou d'envergure sur les côtes et dans les îles situées dans les eaux territoriales (des pays membres), à la lumière de la conjoncture actuelle", selon le communiqué.
L'exercice est placé sous le thème "Loyauté aux îles", ajoute le texte, sans plus de détails.
Il intervient sur fond de résurgence de la tension entre les Emirats arabes unis et l'Iran après une visite le 11 avril du président Mahmoud Ahmadinejad à Abou Moussa, l'une des trois îles du Golfe au centre d'un litige territorial entre les deux pays.
Cette visite a été dénoncée comme une provocation par les Emirats et le Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar).
Téhéran a pris le contrôle d'Abou Moussa et des deux Tomb en novembre 1971 après le départ des forces britanniques du Golfe précédant l'indépendance des Emirats.
Les monarchies du Golfe organisent des manoeuvres périodiques de leur force conjointe. L'exercice de dimanche "se déroulera au niveau du commandement, mais sans tirs d'armes, pour tester la (capacité) de riposte à une éventuelle attaque balistique ou maritime contre les pays du CCG", a expliqué un analyste militaire, Riadh Kahwaji, interrogé par l'AFP.
"Les démonstrations de force ne sont pas dans les habitudes des monarchies du Golfe (...), lesquelles sont plus diplomates que l'Iran. Ce pays cherche toujours à convaincre le monde qu'il est une puissance régionale", a ajouté M. Kahwaji, directeur de l'Institute for Near East and Gulf Military Analysis, basé à Dubaï.

26/04/2012  

 http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/756406/Exercice_militaire_des_monarchies_du_Golfe_sur_fond_de_tension_avec_lIran.html

 



4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Directeur de l'IRIS : Un bouclier antimissile contre l'Iran, un système contraire à l'idée de dissuasion.

 

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures. Le projet de bouclier antimissile sera débattu lors du sommet de l'OTAN de Chicago, confirme le dicton. Sous couvert de programme révolutionnaire, on recycle de vieux projets datant des années 60.
À cette date, Moscou et Washington lancent les ABM (Anti Ballistic Missiles), que le traité Salt 1 de 1972 conduira à abandonner. Trop cher, dangereux et irréaliste, jugèrent ensemble Nixon, Kissinger et Brejnev. Le projet sera par la suite réincarné sous l’appellation "d'initiative de défense stratégique" (rebaptisée "Star wars") du président Reagan dans les années 80. Fin 90 ce sont les "missiles défense" pour, disait-on à l'époque, faire face au danger nord-coréen.
Une relance de la course aux armements
L'idée, aujourd’hui, est de se protéger d'une éventuelle attaque iranienne. Au-delà de l'apparent bon sens de ce programme il pose de multiples questions de fond. Ses inconvénients l'emportent largement sur ses avantages.
Lorsque Barack Obama a été élu à la présidence des États-Unis, il avait exprimé ses réticences face à ce programme. Il disait qu'il faisait face à une menace dont l'existence était pas prouvée, en utilisant des technologies qui n’étaient pas démontrées, le tout financé par un budget qui n'existait pas. Barack Obama savait également que ce programme créerait des tensions avec la Russie, qui y voyait une menace pesant sur elle. Après l’avoir suspendu, il a changé d'avis, cédant probablement au complexe militaro-industriel américain.
La vérité c'est que ce programme n’est qu’une relance de la course aux armements, inutile, coûteuse et dangereuse.
L'Iran visé, la Russie méfiante
Ce système est contraire à l'idée de dissuasion. Il implique que la menace de représailles n’est pas efficace pour dissuader un adversaire potentiel et qu’il faut dès mettre en place un système d'interception et de protection. Dès lors, pourquoi la France devrait y adhérer et conserver une force de dissuasion ? L’une des deux est inutile.
Le bouclier antimissile ne sera jamais totalement fiable. Pour une garantie totale, il faudrait être certain qu'aucun missile adverse ne le transperce. Pourquoi l’Iran voudrait envoyer un missile sur le territoire européen ou américain ? Cela serait suicidaire face aux capacités de représailles des Occidentaux.
On va de nouveau sortir l'idée d'un régime irrationnel, en confondant la différence de valeurs entre le régime et la rationalité. Le but des dirigeants iraniens n'est pas de mourir en martyr mais de rester au pouvoir. Est-il vraiment nécessaire de se lancer dans un programme aussi coûteux et aussi incertain, qui aura pour effet de tendre de nouveau les relations avec la Russie ? Dans ce domaine également, il ne faut pas suivre aveuglément ceux qui jouent sur les peurs, mais plus se livrer à une véritable réflexion stratégique - inutile de suivre les intérêts du complexe militaro-industriel américain.
En son temps, François Mitterrand s'était avec force opposé au programme de "guerre des étoiles" dont Ronald Reagan faisait sa priorité. La France doit aujourd’hui, par la voix de son nouveau président, refuser de fausses évidences, dont la seule finalité est de relancer une course aux armements dangereuse.
___
*Directeur de l'IRIS


4-2 Yahia Gouasmi, Président du Parti Anti Sioniste : L'Occident s'allie au nucléaire israélien !

Dans notre article intitulé « Nucléaire israélien : Danger et urgence !», publié le 17 mars 2010, nous revenions sur les déclarations de Martin Van Creveld, universitaire israélien et historien militaire spécialisé dans les questions stratégiques. M. Van Creveld avait déclaré : « Nous possédons plusieurs centaines de têtes nucléaires et de missiles, et avons les capacités de les lancer contre des cibles dans n'importe quelle direction, peut-être même jusqu'à Rome [capitale du Catholicisme, ndlr]. La plupart des capitales européennes sont des cibles atteignables par nosforces aériennes. […] Nous avons la capacité de démolir le monde si on nous démolit. Et je peux vous assurer que ça se passera avant qu'Israël ne disparaisse ! ».

Même si cette déclaration remonte à 2003, il faut savoir que M. Martin Van Creveld est encore aujourd’hui très écouté dans les milieux gouvernementaux israéliens et américains. C’est pourquoi, cette déclaration doit être prise très au sérieux.

Mark Glenn, chef du mouvement « Solidarité du Croissant et de la Croix » (Etats-Unis), a pris très au sérieux les propos de Van Creveld.Lors d’une récente interview accordée à la chaîne iranienne anglophone Press TV, il soulignait le deux poids deux mesures du Traité de non prolifération nucléaire (TNP), lequel se concentre sur l’Iran et ignore l’arsenal nucléaire militaire israélien !

Contrairement à l’acharnement médiatique occidental sur la prétendue dangerosité du programme nucléaire iranien, cet analyste britannique défend l’idée qu’Israël est le seul pays à menacer le monde entier quand son existence est menacée. Selon Glenn, la menace du nucléaire israélien est réelle : « C'est la chose que les gens devraient garder en tête la nuit, quand ils se soucient de la prolifération nucléaire, parce que nous avons ici un pays avec un complexe messianique et qui a menacé de prendre le monde entier dans un Armageddon nucléaire, à l’instant même où son expérience précieuse d'autonomie juive au Moyen-Orient cesse de se matérialiser. C’est ce dont les gens devraient s’inquiéter, et non du programme inexistant d'armes nucléaires […] en Iran ».

Signataire du TNP, l’Iran est diabolisé, isolé et soumis à des sanctions à la demande d’Israël. Pourtant les nombreuses inspections ont confirmé le caractère civil du nucléaire iranien. Paradoxalement, le nucléaire israélien, militaire, jamais inspecté, rarement mentionné par les gouvernements occidentaux (soumis au sionisme) est la réelle menace dans la région et au-delà... C’est la France qui a offert l’arme nucléaire à Israël en 1956. Toute cette affaire s’est faite à l’insu du peuple français. La France porte devant l’Histoire la terrible responsabilité d’avoir introduit l’arme nucléaire au Moyen-Orient, en l’offrant à Israël (offerte oui, et non vendue !).

Depuis, grâce au soutien des États-Unis, de l’Union européenne et surtout de la complicité active des réseaux sionistes dans le complexe militaro-industriel mondial, Israël est devenu une puissance nucléaire. Il compte plus de 200 têtes nucléaires ainsi que des missiles à longue portée qui en font une puissance stratégique autonome. Le 3 mai 2012, l’Allemagne a livré son quatrième sous-marin « Dolphin » à la marine israélienne ; la livraison d’un cinquième bâtiment est prévue en 2014 !

Fort heureusement, les langues se délient comme c’est le cas de Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères (cf. notre article : « Le danger n’est pas l’Iran, c’est Israël ! »), ou de Günter Grass, prix Nobel de littérature (cf. notre article : « Günter Grass, prix Nobel de littérature, refuse désormais de se taire face à Israël ! »), etc.

Quel Européen croit aujourd’hui qu’Israël c’est la paix ? Quel Européen de bonne foi peut ignorer qu’Israël c’est soixante ans d’illégalités internationales ? Qui ignore en France la puissance et la malfaisance du lobby sioniste ? Et c’est justement parce que la vérité finit par s’imposer que le sionisme, se sentant acculé, est capable du pire…

Source : Parti Anti Sioniste

Mardi 8 mai 2012

http://www.partiantisioniste.com/...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



19/05/2012

n°111 - Géopolitique et stratégie des Guerres de l'Otan. - : L’Otan, un outil pour des intérêts géostratégiques.

n°111 - Géopolitique et stratégie des Guerres de l'Otan. - : L’Otan, un outil pour des intérêts géostratégiques.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.


'Géopolitique et stratégie '

des

Guerres de l'Otan.

n° 111- 19-05C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

 

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Sommaire.

Tiré à part :

Un général turc au centre du commandement du système balistique de l'Otan  

1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

La 1-1 Vijay Prashad  : De la Libye à la Syrie : tenir l’Otan en laisse.

1-2 Georges Spriet, Ludo De Brabander :L’Otan, un outil pour des intérêts géostratégiques.

2 Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Manlio Dinucci : L'école de mort de l'OTAN.

2-2 William BLUM : Le Rapport Anti-empire : Ce qu’il vous faut, c’est la sincérité, et si vous arrivez à simuler la sincérité, vous avez gagné…

3 Courrier des lecteurs  & témoignage

3-1 Gilles Devers : « Le Monde » et le gentil monde de l'OTAN

3-3 Silvia Cattori : Le terrorisme non revendiqué de l’OTAN - Entretien avec Danièle Ganser.



Tiré à part :

Un général turc au centre du commandement du système balistique de l'Otan  

17/05/2012

Un général de l'armée turque sera installé au centre du commandement du système balistique de l'Otan.

Le journal turc Zaman proche du parti au pouvoir a écrit dans son numéro d'aujourd'hui jeudi 17 mai qu'un général américain assumera le commandement de la base aérienne de Ramstein en Allemagne et  un général turc sera  désigné au poste de son adjoint.  Il est attendu que la décision  finale à ce propos  soit prise lors du prochain sommet de l'Otan à Chicago aux Etats-Unis qui se tiendra les 20 et 21 mai.  La base aérienne américaine  près de la ville allemande  Ramstein est le centre du commandement du bouclier antimissile de l'Otan dont une partie est installée en Turquie.

IRIB



1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1 Vijay Prashad  : De la Libye à la Syrie : tenir l’Otan en laisse.
Pourquoi le Conseil de sécurité des Nations unies n'accorde-t-il pas une résolution pour protéger les civils de Syrie ? Du côté des BRICS, on pointe clairement les exactions de l'Otan commises en Libye. L'alliance atlantique a clairement dépassé le cadre de la résolution et beaucoup s'interrogent sur l'efficacité de son intervention au regard des objectifs déclarés. Les Libyens ont-ils bien été protégés ? Les doutes se font pesants mais à demi-mots. Actuellement, il n'y a que l'Otan pour enquêter sur les crimes éventuels de l'Otan... (IGA) 

Le 18 Février, j'ai demandé à l'ambassadeur indien à l'Organisation des Nations Unies, Hardeep Singh Puri, pourquoi il n'y avait pas d'empressement pour une résolution forte de l'ONU sur la Syrie.

Après tout, la violence en Syrie semble avoir déjà dépassé celle de Libye. Si l'ONU a pu adopter la résolution 1973 (sur la Libye), pourquoi était-elle réticente à adopter une résolution semblable pour la Syrie ? Puri a pointé son doigt directement sur les Etats de l'OTAN.

Ils avaient outrepassé le mandat de la Résolution 1973, pour l'utiliser pour un changement de régime, au moyen d'une immense violence. Toutes les tentatives pour trouver une solution pacifique ont été bloquées. Le panel de haut niveau de l'Union africaine avait été empêché de pénétrer en Libye lorsque le barrage de l'OTAN a commencé. Toute résolution de l'ONU qui ne serait pas explicitement contre une intervention militaire humanitaire ouvrirait la porte à une attaque dans le style de l'OTAN. Cela semble être la crainte.

Si il ya un sentiment que l'OTAN a dépassé le mandat de 1973, ai-je demandé, est-ce que l'ONU considèrerait maintenant de faire une évaluation de la façon dont ce mandat a été utilisé dans la guerre en Libye ? « La Russie a demandé au Conseil de sécurité de procéder à une évaluation de la protection des civils, parce que la résolution 1973 concernait la protection des civils », a déclaré Puri. « Alors, quel genre de dommages il y a-t-il eu là, des dommages collatéraux sur des civils, etc. ? Il ya une grande réticence à s'engager dans cela  »

Un rapport publié par des groupes arabes indépendants de défense des droits de l'homme en janvier 2012, et un rapport du Conseil des droits de l'homme (2 mars 2012) ont été largement ignorés. Tout deux montraient que l'affirmation que les forces de Mouammar Kadhafi étaient en train de mener un génocide était grossièrement exagérée, et tout deux appelaient à une enquête ouverte sur les bombardements aériens de l'OTAN.

Le point de ce deuxième appel est simple : si l'OTAN s'est engagé dans le conflit en vertu de sa « responsabilité de protéger » (R2P) les civils, quel est le taux de victimes civiles en conséquence des bombardements de l'OTAN ? Est-ce que le Conseil de sécurité devrait approuver de nouvelles "interventions humanitaires" de l'OTAN si le taux de morts provoquées par les sauveurs est supérieur ou égal à celui provoqué par la violence [qu'ils étaient prétendument venus combattre] ?

Puri indique que les pays de l'OTAN au sein du Conseil de sécurité ne sont pas enthousiastes à l'idée d'une évaluation. Lorsque le Conseil des droits de l'Homme a commencé ses investigations, le conseiller juridique de l'OTAN, Peter Olson a écrit une vive lettre à la présidence de la commission :

« Nous serions préoccupés si "les incidents de l'OTAN" étaient inclus dans le rapport de la commission sur un pied d'égalité avec ceux pour lesquels la commission peut définitivement conclure qu'ils violaient la loi ou constituaient des crimes. Nous notons à cet égard que le mandat de la commission est de discuter "des faits et des circonstances de ... violations [de la loi] et ... des crimes perpétrés ». Nous demanderions par conséquent que, au cas où la commission choisissait d'inclure une discussion sur les actions de l'OTAN en Libye, son rapport indique clairement que l'OTAN n'a pas délibérément pris pour cible des civils et n'a pas commis de crimes de guerre en Libye. »

En d'autres termes, l'OTAN avait hâte de préjuger de l'enquête - elle ne permettrait pas à l'enquête, ce serait-ce qu'aborder les questions de crimes de guerre par l'OTAN. Cela devait être tué dans l'œuf.

Le 25 mars, CJ Chivers a publié dans le New York Times un article avec des mots très forts "Posture de secret de l'OTAN", où il revient sur une histoire qu'il avait écrit le 8 Août sur un bombardement de l'OTAN sur Majer, un village situé entre Misrata et Tripoli. Il est clair que à 34 civils ont été tués dans cette attaque. Il s'agit d'un cas type de refus de l'OTAN de permettre aucun examen public.

L'OTAN affirme qu'elle a déjà effectué un examen de cette affaire. Chivers a raison de noter que cela soulève une question fondamentale pour les sociétés démocratiques, à savoir, le contrôle civil sur l'armée. Si le public et les autorités politiques ne sont pas autorisés à avoir accès aux preuves et assurer une surveillance sur le commandement de l'OTAN, la notion d'un contrôle civil de l'armée est violée.

Cinq jours plus tard, un éditorial du New York Times (« Le Devoir de l'OTAN ») suivait Chivers, en constatant que l'OTAN « avait montré peu d'intérêt pour investiguer sur des affirmation indépendantes crédibles faisant état de morts parmi les civils . » [...]

Le lendemain (31 mars), la porte-parole de l'OTAN Oana Langescu répondait que l'OTAN avait déjà fait son enquête, et que si les autorités libyennes décidaient d'ouvrir une enquête, alors "l'OTAN allait coopérer". Il n'y a aucune indication que le faible gouvernement libyen va remettre en question ses sauveurs. L'OTAN est à l'abri de l'examen.

La suspicion autour des opérations de l'OTAN est désormais générale parmi les Etats des BRIC (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud). Dans la Déclaration de Delhi du 29 Mars, les BRICS notaient à propos de la Syrie, que «  les intérêts globaux seraient mieux servis en traitant la crise par des moyens pacifiques qui favorisent un large dialogue national qui reflètent les aspirations légitimes de toutes les sections de la société syrienne et de l'indépendance ce qui concerne la Syrie, l'intégrité territoriale et la souveraineté. »

En outre, les Etats BRIC ont réaffirmé leur « engagement fort pour la diplomatie multilatérale, avec les Nations Unies comme acteur central dans le traitement des défis et menaces globaux ».

La menace d'une intervention de l'OTAN au nom des droits de l'homme est dans les esprits des dirigeants des BRICS. On ne laissera plus à l'OTAN la bride sur le cou, avec l'autorisation des Nations Unies. Mr Puri l'affirme en tant qu'ambassadeur : « A cause de l'expérience libyenne, les autres membres du Conseil de sécurité, tels que la Chine et la Russie, n'hésiteront pas à exercer leur droit de veto si une résolution - et c'est un grand si - devait contenir des actions en vertu du chapitre 7 de la Charte des Nations Unies, qui permet l'utilisation de la force et les mesures punitives et coercitives. »

Vijay Prashad

10 avril 2012

Source : Alerte Otan

http://www.michelcollon.info/De-la-Libye-a-la-Syrie-tenir...


1-2 Georges Spriet, Ludo De Brabander :L’Otan, un outil pour des intérêts géostratégiques.
L’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) a été fondée en 1949. Pour ses partisans, l’intérêt de cette alliance militaire résidait dans la possibilité de dresser un barrage contre l’agressivité d’un système communiste expansionniste qui menaçait de plonger l’Europe de nouveau dans une guerre. La menace de guerre émanant de l’Europe de l’Est a été fortement propagée dans les médias. On y faisait référence au blocus de Berlin, à la guerre de Corée, au renversement de l’insurrection hongroise, au Printemps de Prague, etc. Les déclarations historiques, comme celle de Paul-Henri Spaak et son célèbre « Nous avons peur » lors de la troisième Assemblée générale des Nations Unies (septembre 1948), avaient pour but de mettre l’accent sur la perception d’une réelle menace. Dans ce contexte, la création de l’Otan et la militarisation s’avéraient de première nécessité pour effrayer l’ennemi et disposer d’une réponse militaire en cas de besoin.

Une lecture plus approfondie et une analyse des faits donnent néanmoins un récit bien plus nuancé, voire différent. La mise en place de l’Otan n’était pas destinée à la défense militaire contre le bloc de l’Est, mais poursuivait bel et bien un but idéologique, économique et géopolitique. Le ministre américain des Affaires étrangères (1953-1959) John Foster Dulles lui-même, réputé pour sa pugnacité, a déclaré qu’il n’avait « connaissance d’aucun haut fonctionnaire responsable, militaire ou civil, dans ce gouvernement ou dans un autre, qui envisageait la possibilité que l’Union Soviétique n’entame une conquête grâce à une offensive militaire ouverte ». Paul-Henri Spaak n’a d’ailleurs prononcé son tristement célèbre discours que par pur opportunisme politique. Dans un même temps, il est apparu que ni lui ni la majorité de ses collègues ne croyaient en une réelle menace émanant de l’Union Soviétique. Spaak était initialement opposé au Pacte atlantique, car cela aurait renforcé la dichotomie de l’Europe. Selon Spaak, la Belgique, dans son propre intérêt, avait besoin de réparations rapides de la part de l’Allemagne ce qui nécessitait l’aide des États-Unis1.

 

Le plan Marshall

Cette aide est apparue sous les traits du plan Marshall qui ne reflétait pas l’altruisme des Etats-Unis, mais bien une volonté d’atteindre les objectifs économiques et politiques américains. Une première explication réside dans l’inquiétude liée à l’avenir de l’économie américaine. Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis étaient menacés d’une crise économique, conséquence de la baisse du pouvoir d’achat européen. Le vice-ministre américain chargé des Affaires économiques, Will Clayton, a rédigé au printemps 1947 un courrier à l’attention du ministre des Affaires étrangères Marshall : « Nous avons besoin de marchés, de gros marchés où nous pourrions acheter et vendre2. » De nouveaux marchés furent créés tant dans l'intérêt des entreprises basées États-Unis que des entreprises américaines basées en Allemagne, dont l’activité s’était poursuivie la période nazie. Pour ce faire, un programme colossal de réparation de l’Europe de l’Ouest était nécessaire en vue de redresser le potentiel de production et de consommation. Il existe une seconde explication, directement liée à la première : la crainte que le malaise économique européen n’augmente l’influence de l’Union soviétique et des partis communistes sur les pays isolés, ce qui ferait obstacle aux ambitions capitalistes américaines.

L’Allemagne a joué un rôle crucial. Les États-Unis étaient convaincus que le redressement européen ne se ferait correctement que si le système économique allemand était intégré au plan. Les autres pays européens craignaient néanmoins qu’une Allemagne économiquement puissante ne se mue à nouveau en une Allemagne militairement puissante. Les dirigeants des pays alliés – Roosevelt, Churchill, Staline - avaient convenu à Yalta que les gros groupes industriels nazis, principalement ceux de la Ruhr, seraient démantelés. Cela aurait mis des bâtons dans les roues des finances du capital américain et de ses entreprises allemandes. Le président Truman (qui avait succédé à feu Roosevelt) fit tout ce qui était en son pouvoir pour obtenir le contrôle de cette zone — alors située dans la zone d’occupation britannique. Le 1er janvier 1947, les zones américaines et britanniques fusionnent. C’est le premier pas vers une séparation. Et l’Union Soviétique est, du même coup, frappée de plein fouet, elle qui avait tout intérêt à voir une Allemagne unie, neutre et démilitarisée, capable de verser des réparations à Moscou. À cet effet, la région de la Ruhr était d’importance capitale. La séparation unilatérale de l’Allemagne de l’Ouest, à laquelle s’est ensuite ajoutée la zone française, fut suivie de l’installation d’un gouvernement allemand et de l’introduction d’une nouvelle monnaie dans ces zones. L’Union soviétique réagit en instaurant le blocus de Berlin. La guerre froide devint en Europe une réalité bien tangible.

Washington était parvenu à ôter toute méfiance envers une nouvelle Allemagne forte grâce à une double politique : premièrement, en encourageant la collaboration européenne et en exécutant le plan Marshall grâce à la mise en place d’une nouvelle organisation multilatérale de seize pays, l’Organisation européenne de coopération économique (OECE) ; deuxièmement, en créant une alliance militaire avec les États-Unis, qui pour les alliés européens devaient se porter garants dans le cas où il faudrait contrer une « résurrection » de la menace militaire allemande. La fonction économique et géopolitique de l’Otan et de la construction militaire permet de comprendre plus clairement le discours du président américain Eisenhower : « Nous savons que nous sommes liés à tous les peuples libres non seulement par une noble idée, mais par un simple besoin. Aucun peuple libre ne peut longtemps se cramponner à un privilège ou rester en sécurité en s’enfermant dans une solitude économique. Malgré toute notre puissance matérielle, nous avons besoin de marchés dans le monde pour les surplus de notre production agricole et industrielle. Nous avons également besoin, pour cette même production agricole et industrielle, de matériaux vitaux et de produits venant de terres lointaines. Cette loi fondamentale d’interdépendance, si manifeste dans le commerce en temps de paix, s’applique en cas de guerre avec une intensité mille fois accrue3. » Les pays ouest-européens disposant de l’aide Marshall pouvaient se reconstruire et se moderniser à l’abri du bouclier Otan. Ainsi, le capitalisme américain put se développer, dans la mesure où les États-Unis étaient parvenus à obtenir un accès à l’Europe de l’Ouest et un contrôle sur elle.

Georges Spriet, Ludo De Brabander

LIRE LA SUITE EN CLIQUANT SUR LE LIEN : http://www.michelcollon.info/L-Otan-un-outil-pour-des-interet.html



2 Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Manlio Dinucci : L'école de mort de l'OTAN.
Contrairement à ce qu’il semble, l’OTAN aussi apprend. « Elle tire toujours des leçons de ses opérations, et c’est ce que nous sommes déjà en train de faire avec la Libye », explique l’amiral étasunien James Stavridis, commandant suprême allié en Europe. A cette fin l’OTAN dispose d’un centre adéquat, le Joint Analysis & Lessons Learned Centre (Jallc) : une sorte d’école, dans laquelle on enseigne les « leçons apprises ». Ainsi l’OTAN apprend à toujours mieux faire la guerre. Au début de celle contre la Libye, en mars 2011, le Jallc envoya une équipe d’analystes suivre les opérations auprès du centre allié de commandement à Naples. Les « leçons apprises » sont exposées dans un rapport réservé, présenté en février dernier, dont le New York Times a maintenant obtenu une copie. Que doivent apprendre les alliés, surtout ceux européens ? Que la guerre contre la Libye n’a pas été l’opération modèle qu’on pensait, mais a mis en évidence de graves lacunes. Avant tout, le fait que les alliés européens et le Canada ont dû compter de façon excessive sur les Etats-Unis. Même avec l’aide étasunienne, l’OTAN ne disposait que de 40% des avions pour la guerre électronique, qui auraient été nécessaires dans cette opération. Et ce sont les Etats-Unis qui ont fourni aux alliés la quasi totalité des munitions les plus avancées à guidage de précision : 7.700 bombes et missiles utilisés dans l’attaque contre la Libye (dont une grande partie probablement fournie par la base étasunienne de Camp Darby, à Pise).  Il faut se dépêcher de combler ces lacunes. « Le président Obama a déjà demandé au Pentagone de préparer des options militaires préliminaires en Syrie ». Toutefois, « une opération militaire contre la Syrie constituerait un plus gros défi par rapport à celle qui a renversé le pouvoir de Kadhafi ». La Syrie dispose en effet de forces armées et systèmes de défense aérienne plus efficients, plus difficiles à détruire par les attaques aériennes. De plus, l’opposition syrienne est plus désarticulée et dispersée que celle de Libye pendant la guerre, « rendant plus difficiles les efforts des alliés OTAN pour se coordonner avec les rebelles ». En conséquence, pour attaquer la Syrie, les alliés européens et le Canada devraient « s’appuyer lourdement sur les capacités des USA ». En prévision de cette guerre et d’autres (dans le collimateur il y a aussi l’Iran), les alliés et le Canada sont donc en train d’accélérer les cadences pour potentialiser leurs propres capacités militaires. C’est dans ce cadre que s’insère l’accord, conclu en février dernier, de créer à Sigonella (Sicile) le système Ags (Alliance Ground Surveillance) qui, assorti des drones Global Hawk déposés dans cette base, fournira à l’OTAN un cadre détaillé des territoires à attaquer, permettant aussi de frapper des véhicules en mouvement.

  Immédiatement après, en mars, les ministres européens de la défense se sont mis d’accord sur un « plan  ambitieux» qui comble une autre lacune : l’insuffisance des avions pour l’approvisionnement en vol des chasseurs bombardiers qui, dans la guerre en Libye, ont été mis à disposition en grande partie par les Etats-Unis. Bravo, vous avez compris la leçon -disent les enseignants du Jallc- mais vous devez vous impliquer davantage : « L’achat d’avions et appareils électroniques coûteux peut nécessiter des années pour être réalisé ». Voilà la leçon apprise par la guerre en Libye. Les élèves qui ont réussi l’examen passent dans la guerre suivante.

Manlio Dinucci

Mardi 17 avril 2012

Edition de mardi de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120417/manip2pg/14/manip2pz/321306/


2-2 William BLUM : Le Rapport Anti-empire : Ce qu’il vous faut, c’est la sincérité, et si vous arrivez à simuler la sincérité, vous avez gagné

(vieux dicton hollywoodien)

 « Il y a quelques mois, j’ai dit au peuple américain que nous n’échangions pas des armes contre des otages. Mon cœur me dit que c’est encore vrai, mais les faits indiquent le contraire. »

Président Ronald Reagan, 1987 (1)

Le 23 avril, s’exprimant dans le Musée du Mémorial à l’Holocauste à Washington, DC, le Président Barack Obama a déclaré qu’en tant que président « j’ai fait tout ce que j’ai pu... pour prévenir et mettre fin aux atrocités ».

Est-ce que les faits lui indiquent le contraire ?

Voyons voir … Il y a les multiples atrocités commises contre l’Irak par les forces américaines sous le Président Obama. Il y a les multiples atrocités commises en Afghanistan par les forces américaines sous Obama. Il y a les multiples atrocités commises au Pakistan par les forces américaines sous Obama. Il y a les multiples atrocités commises en Libye par les forces US/OTAN sous Obama. Il y a aussi les centaines d’attaques par drones contre le peuple et les foyers en Somalie et au Yémen (y compris une attaque contre des citoyens américains pour ce dernier). Les amis et les familles des victimes peuvent-ils considérer que le meurtre d’un proche et la destruction de leurs maisons constituent des atrocités ?

Ronald Reagan, lorsqu’il a grommelé les phrases mentionnées ci-dessus, était au bord de l’Alzheimer. Quelle est l’excuse d’Obama ?

Le président a continué sur le même ton en déclarant : « Nous possédons de nombreux outils... et nous les avons employés au cours des trois dernières années, je crois – je sais – que nous avons sauvé d’innombrables vies. » Obama a souligné que cela incluait la Libye, où les Etats-Unis, avec l’OTAN, ont participé à sept mois de bombardements quasi quotidiens. Le nouveau gouvernement libyen pro-OTAN ne nous fournira peut-être jamais le nombre de victimes provoquées par ces bombes, ni l’étendu des dégâts infligés aux habitations et aux infrastructures. Mais le Président des Etats-Unis a rassuré son auditoire au Musée de l’Holocauste en déclarant « aujourd’hui, le peuple libyen forge son propre avenir, et le monde peut être fier des vies innocentes épargnées. » (Comme je l’ai expliqué dans mon dernier article, la Libye est devenue un état en ruines)

Le langage est une invention qui permet à quelqu’un de nier ses actes.

M. Obama a conclu avec ces paroles émouvantes : « Il peut être tentant de baisser les bras et de nous résigner devant la propension infinie de l’homme pour la cruauté. Il est parfois tentant de croire qu’il n’y a rien à faire. » Mais Barack Obama, lui, n’avait aucun doute. Il sait qu’on peut faire quelque chose au sujet de la propension infinie de l’homme pour la cruauté. Il peut y participer. Beaucoup. Et pourtant, j’en suis certain, à quelques très rares exceptions près, tous ceux présents à l’audience au Musée de l’Holocauste sont repartis convaincus que cet homme méritait pleinement le Prix Nobel de la Paix.

Et les futurs livres d’histoire américains pourront certifier la véracité des propos du président, de sa sincérité, car son discours avait cette qualité requise pour les livres scolaires.

 

Le Cirque Prix-Nobellisé de l’Holocauste Israelo-Américano-Iranien.

Un cas d’espèce de ce que l’on peut faire de pire est celui du traitement par les médias US de la politique étrangère des Etats-Unis et particulièrement lorsqu’un Ennemi Officiellement Désigné (EOD) est concerné. J’ai déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises ces dernières années. L’EOD est le Président Iranien Mahmoud Ahmadinejad. Il est accusé d’avoir menacé Israël, et ce selon une remarque faite en 2005 où il appelait à « rayer Israël de la carte ». Qui pourrait compter le nombre de fois que cette expression a été répétée dans tous les médias possibles et imaginables, dans tous les pays du monde, sans la moindre interrogation sur sa véracité ? Une recherche dans (le moteur de recherche dédié aux articles de presse) Lexis-Nexis sur les termes « Iran et Israël « rayé de la carte », en langue anglaise, et au cours des sept dernières années, a renvoyé le message suivant : « La recherche a été interrompue car plus de 3000 réponses ont été trouvées. »

Comme je l’ai déjà souligné, « la menace » d’Ahmadinejad n’est que le résultat d’une mauvaise traduction, et un élément de preuve serait sa déclaration l’année suivante : «  le régime sioniste sera bientôt balayé, comme l’Union Soviétique l’a été, et l’humanité retrouvera la liberté. » (2) A l’évidence, il n’appelait à aucune attaque violente contre Israël, car l’effondrement de l’Union Soviétique s’est déroulé de manière remarquablement pacifique. Mais évidemment, le mythe a persisté.

Aujourd’hui enfin, nous avons cet échange du 9 avril sur la radio-TV Democracy Now ! :

Un haut officiel israélien a reconnu que le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad n’a jamais dit que l’Iran cherchait à « rayer Israël de la carte ». La déclaration traduite de façon erronée a été largement attribuée à Ahmadinejad et utilisée par les officiels US et israéliens pour appuyer des actions militaires et des sanctions contre l’Iran. Mais dans une conversation avec Teymoor Nabili sur la chaîne Al Jazeera, le premier ministre adjoint israélien Dan Meridor a admis que la phrase attribuée à Ahmadinejad était fausse.

 

Teymoor Nabili : « comme nous le savons, Ahmadinejad n’a pas dit qu’il voulait exterminer Israël, ni que la politique étrangère de l’Iran était d’exterminer Israël. La position d’Ahmadinejad et de l’Iran a toujours été, et ils l’ont – ils ont dit l’ont dit à chaque fois qu’ils ont critiqué Israël, ils ont dit à chaque reprise qu’ils n’avaient aucune intention d’attaquer Israël... »

 

Dan Meridor : « Eh bien, permettez-moi de ne pas être d’accord. Vous parlez d’Ahmadinejas. Moi je parle de Khamenei, d’Ahmadinejad, de Rafsanjani, de Shamkhani. Je vous donne tous ces noms. Ils ont tous dit qu’Israël était une création contre-nature, qu’il ne survivrait pas. Ils n’ont jamais dit « nous allons le rayer de la carte, » vous avez raison. Mais « il ne survivra pas, c’est une tumeur cancéreuse qui devrait être retirée », cela a été dit il y a encore deux semaines.

Teymoor Nabili : « Eh bien, je suis content que vous ayez reconnu qu’ils n’ont jamais dit qu’ils allaient le rayer de la carte. »

Et voilà. C’est bon ? Ben non. Fox News, NPR, CNN, NBC et toute la bande continueront probablement d’affirmer qu’Ahmadinejad a menacé de « rayer Israël de la carte ».

Et ça c’est juste pour ce qui concerne Ahmadinejad le tueur d’Israéliens. Parce qu’il y a aussi le Ahmadinejad négationniste de l’Holocauste. Alors en attendant qu’un haut officiel israélien admette finalement que ça aussi c’est un mensonge, gardez à l’esprit qu’Ahmadinejad n’a jamais dit simplement, clairement et sans ambiguïté que l’Holocauste n’a jamais eu lieu. Au contraire, il a déjà parlé de la particularité et de l’injustice de l’Holocauste qui a eu lieu en Europe et qui a abouti à la création d’un état pour les Juifs au Moyen orient, et non en Europe. Pourquoi les Palestiniens doivent-ils payer pour un crime commis par les allemands ? demande-t-il. Et il a aussi questionné le chiffre de six millions de juifs tués par l’Allemagne nazie, comme d’autres l’ont fait avant lui et de toutes tendances politiques. Dans un discours à l’Université de Colombia le 24 septembre 2007, répondant à une question sur l’Holocauste, le président iranien a déclaré : « Je ne dis pas que cela n’a pas eu lieu. Ce n’est pas du tout ce que je dis. » (3)

Ecoutons à présent Elie Wiesel, le réactionnaire simpliste qui a fait carrière en tant que survivant de l’Holocauste, lors de sa présentation du Président Obama au Musée de l’Holocauste pour le discours mentionné ci-dessus, cinq jours après la déclaration du premier ministre adjoint israélien.

« Comment se fait-il que le premier négationniste de l’Holocauste, Ahmadinejad , soit encore président ? Lui qui menace d’employer des armes nucléaires – des armes nucléaires – pour détruire l’état juif. N’avons-nous rien appris ? Nous le devons. Nous devons savoir que lorsque le mal a du pouvoir, il est déjà pratiquement trop tard. »

Bien sûr, parler « d’armes nucléaires » ne fait qu’ajouter une pierre à l’édifice du vieux mythe.

Weisel, comme Obama, a reçu le Prix Nobel de la Paix. Tout comme Henry Kissinger et Menachim Begin. Et plusieurs autres bêtes de guerre. Combien de temps encore durera cette monumentale farce du Prix Nobel de la Paix ?

Pour enfoncer le clou, qu’il soit rappelé que le 4 mars, en s’exprimant devant le American Israel Public Affairs Committee (AIPAC – équivalent du CRIF – NdT), Obama a dit : « Commençons par une vérité première que nous connaissons tous : aucun gouvernement israélien ne peut tolérer l’arme nucléaire entre les mains d’un régime qui nie l’Holocauste, qui menace de rayer Israël de la carte, qui soutient des groupes terroristes qui se consacrent à la destruction d’Israël. » (4)

PS : chaque fois que je critique Obama, certains de mes lecteurs demandent à être désabonnés. Je suis vraiment désolé de les perdre mais il est important que les autres se débarrassent de leur attachement au Parti Démocratique. Je ne suis pas certain sur la manière d’instaurer un changement révolutionnaire aux Etats-Unis, mais je sais qu’il ne se produira pas à travers le Parti Démocrate, et plus tôt ceux à gauche couperont le cordon ombilical avec les Démocrates, et plus tôt nous pourrons commencer à envisager sérieusement ce qu’on appelle la révolution.

Journée de la Terre, le 22 avril 2012

(Une) suggestion pour sauver la planète : (…) Eliminer le plus gros consommateur d’énergie au monde : l’armée des Etats-Unis.

Voici ce que dit Michaiel Klare, professeur de Peace and World Security Studies à l’université de Hampshire, en 2007 :

« 60 litres de pétrole. C’est la consommation moyenne journalière pour chaque soldat américain en Irak et en Afghanistan – soit directement avec leurs véhicules blindés, leurs chars, leurs camions et leurs hélicoptères, soit indirectement par les frappes aériennes. Multipliez ceci par le nombre de soldats, 162.000 en Irak et 24.000 en Afghanistan, et 30.000 dans la région autour (y compris les marins embarqués dans les navires de guerres US présents dans le Golfe Persique) et vous arrivez approximativement à 13 millions de litres : la facture des opérations militaires US au Moyen orient. Multipliez par 365 et vous obtenez 4,7 milliards de litres, soit la consommation annuelle de pétrole des opérations militaires US en Asie du sud-est. C’est plus que la consommation annuelle du Bangladesh, un pays de 150 millions d’habitants. Et encore, ces chiffres sont largement sous-estimés. (6) »

Depuis des décennies, l’armée US, avec ses innombrables bases et ses nombreuses guerres qui ont produit et abandonné sur place des produits toxiques. De l’usage de l’Agent Orange au Vietnam dans les années 60 aux fosses à ciel ouvert des bases US en Irak et Afghanistan au cours du 21ème siècle, d’innombrables personnes ont été rendus malades et sont morts ; et entre les deux périodes nous pouvons lire des choses comme cet extrait d’un long article du Los Angeles Times en 1990 :

« Les installations militaires ont pollué l’eau potable de l’île de Guam dans le Pacifique, déversé des tonnes de produits chimiques toxiques dans Subic Bay aux Philippines, introduit des produits cancérigènes dans une source d’eau naturelle en Allemagne, répandu des tonne de fumée de charbon sulfurée dans les cieux de l’Europe centrale et pompé des tonnes d’eaux usagées dans les océans. (7) »

L’armée a provoqué des dégâts similaires dans l’environnement des Etats-Unis sur nombre de ses sites. (Faites une recherche Google)

Lorsque je suggère de supprimer l’armée, on me rétorque généralement que « cela ouvrirait la voie à une invasion militaire des Etats-Unis ». Et moi je réponds en général : « Dites-moi qui nous envahirait ? Quel pays ? » ; « Que voulez-vous dire, quel pays ? Ca pourrait être n’importe quel pays. » ; « Alors ça doit être facile de m’en citer un. » ; « D’accord, n’importe lequel des 200 membres des Nations Unies ! » ; « Non, je vous demande de me nommer un pays précis qui pourrait envahir les Etats-Unis. Citez m’en un seul. » ; « OK. Disons le Paraguay. Ca vous va ? » ; « Non, parce qu’il faut maintenant m’expliquer pourquoi le Paraguay voudrait envahir les Etats-Unis. » ; « Et comment le saurais-je ? ».

Etc, etc... et si ce charmant dialogue se poursuit, je demande combien de soldats il faudrait pour occuper un pays de plus de 300 millions d’habitants.

Le Karma Yankee

Les questions concernant l’immigration aux Etats-Unis à travers la frontière du sud reviennent année après année, avec toujours les mêmes arguments : quel est le meilleur moyen pour bloquer le flux migratoire dans ce pays ? Comment punir les résidents illégaux ? Faut-il séparer les familles, ce qui arrive lorsque les parents sont déportés alors que leurs enfants nés aux Etats-Unis restent ? La police et autres services ont-ils le droit de demander leurs papiers à toute personne soupçonnée d’être illégalement présente ? Faut-il punir les employeurs qui embauchent les illégaux ? Faut-il accorder une amnistie à certains immigrants qui sont présents depuis des années ? … et ainsi de suite, et ça tourne en rond, et ce depuis des années. De temps à autre, un opposant à l’immigration se fait un devoir de déclarer que les Etats-Unis n’ont aucune obligation morale à accueillir les immigrants latinos.

Dans ce dernier cas, le contre-argument n’est jamais formulé : Oui, les Etats-Unis ont bien une obligation morale parce que s’il y a autant d’immigrants qui cherchent à échapper à une situation chez eux rendue désespérante par les interventions et la politique des Etats-Unis. Au Guatemala et au Nicaragua, Washington a renversé des gouvernements progressistes qui ont sincèrement tenté de combattre la misère. Au Salvador, les Etats-Unis ont joué un rôle majeur dans l’élimination d’un mouvement qui luttait pour instaurer un gouvernement similaire, et au Honduras aussi, dans une moindre mesure. Au Mexique, même si Washington n’est pas intervenu militairement au Mexique depuis 1919, au cours des ans les Etats-Unis ont fourni formation, armes et technologie de surveillance à la police et forces armées mexicaines pour améliorer leur capacité à étouffer les aspirations du peuple, comme aux Chiapas, ce qui a renforcé le flux de miséreux vers les Etats-Unis. De plus, l’accord économique de Washington, le North American Free Trade Agreement (NAFTA - en français ALENA, Accord de libre-échange nord-américain ; NdT), a provoqué une invasion de produits agricoles, bon marchés et subventionnés, au Mexique et a poussé de nombreux Mexicains à abandonner leurs terres.

Le résultat final de toutes ces politiques est une armée de migrants qui s’exilent vers le nord à la recherche d’une vie meilleure. Ce n’est pas que ces gens préfèrent vivre aux Etats-Unis. Ils préféreraient de loin vivre avec leurs familles et leurs amis, de pouvoir parler leur langue maternelle et de s’épargner toutes les difficultés que leur imposent la police américaine et l’extrême-droite.

(…)

http://killinghope.org/bblum6/aer105.html

 (1) Washington Post, March 5, 1987

(2) Associated Press, December 12, 2006

(3) President Ahmadinejad Delivers Remarks at Columbia University, Transcript, Washington Post, September 24, 2007

(4) Remarks by the President at AIPAC Policy Conference, White House Office of the Press Secretary, March 4, 2012

(5) Washington Post, March 3, 2008

(6) The Pentagon v. Peak Oil, TomDispatch.com, June 14, 2007

(7) Los Angeles Times, June 18, 1990

URL de cet article 16582

William BLUM

http://www.legrandsoir.info/ce-qu-il-vous-faut-c-est-la-sincerite-et-si-vous-arrivez-a-simuler-la-sincerite-vous-avez-gagne-vieux-dicton-hollywoodien.html


3 Courrier des lecteurs  & témoignage

3-1 Gilles Devers : « Le Monde » et le gentil monde de l'OTAN
Le Monde est un plaisant-triste, pour reprendre le mot de Gainsbourg. Comme prétentieux et donneur de leçons, c’est un must. Un peu comme France-Inter. Ces gens-là étant très intelligents et très savants, le Dieu des médias leur a donné le diplôme « de référence », c’est-à-dire de serviteur du consensus dominant. Ils connaissent une raison cachée, qui est « La Vérité » et s'ils consentent parfois à faire quelques visites d’inspection sur le terrain, encore appelées « reportages », c'est pour vérifier que tout se passe bien comme prévu. Mais voir la société telle qu'elle est, impossible. Ce serait trop dangereux.

Si on veut rester pépère « de référence », il faut trouver un équilibre : piquer de grosses colères sur des sujets périphériques, histoire de faire genre, et pour le reste défendre la ligne du parti. En politique étrangère, Le Monde est devenu le bulletin officiel de l’OTAN et de ses succursales. Le Monde ne veut fâcher ni les institutions, ni les annonceurs qui lui maintiennent la tête hors de l’eau. Chacun a pu apprécier la haute tenue de ses écrits sur la Libye, la Côte d’Ivoire ou l’Iran... Heureusement qu’on peut se passer de cette sauce officielle en cherchant les infos sur le net.

Voici un exemple rigolo avec le dernier rapport du Sipri (Stockholm International Peace Research Institute), un institut privé spécialisé dans l’observation des affaires militaires, publié ce mardi 18. Je vous livre en intégral ce qu’ont publié Le Monde et Il Manisfesto.

Le Monde (texte non signé)

Les dépenses militaires mondiales se sont stabilisées en 2011

Les dépenses militaires dans le monde se sont stabilisées en 2011 en raison de la crise économique mondiale, totalisant 1 740 milliards de dollars, soit 1 320 milliards d'euros, selon un rapport publié mardi 17 avril par le Sipri (Stockholm International Peace Research Institute), un institut international indépendant, spécialisé dans les conflits, les armements, le contrôle des armes et le désarmement, basé à Stockholm.

« La légère augmentation de 0,3 % en 2011 [par rapport à 2010] marque la fin d'une course continue d'augmentation des dépenses militaires enregistrées entre 1998 et 2010 », relève le rapport.

Le Sipri précise que la moyenne annuelle d'augmentation de ces dépenses a été de 4,5 % entre 2001 et 2009. Il souligne que parmi les premiers pays acheteurs d'armes, six – le Brésil, la France, l’Allemagne, l’Inde, le Royaume Uni et les Etats-Unis – ont réduit leurs budgets militaires en 2011, tandis que la Chine et la Russie les ont « nettement augmentés ».

« Le contrecoup de la crise économique mondiale, en particulier les mesures de réduction des déficits aux Etats-Unis et en Europe ont finalement stoppé - du moins pour l'instant - l'augmentation enregistrée pendant une décennie des dépenses militaires », explique M. Sam Perlo-Freeman, chercheur au Sipri.

Aux Etats-Unis, premier budget militaire mondial, les dépenses dans ce secteur devraient diminuer en raison du retrait américain d’Irak et du désengagement d’Afghanistan, selon le Sipri. De son côté, la France, l’un des trois premiers budgets militaires d’Europe occidentale avec l'Allemagne et le Royaume-uni, a réduit de 4 % son budget militaire depuis 2008 en raison de mesures d'austérité pour diminuer le déficit budgétaire. Dans la même période, les réductions ont été plus modestes en Allemagne (- 1,4 %) et au Royaume-Uni (- 0,6 %), ajoute le Sipri.

La Russie a au contraire augmenté de 9,3 % ses dépenses militaires à 71,9 milliards de dollars en 2011, dépassant la France et le Royaume-Uni et devenant le 3e budget militaire de la planète, relève l'institut.

Le Sipri note que le Moyen-Orient est la région où « une claire augmentation » des dépenses militaires est perceptible dans la plupart des pays. Mais il ajoute qu'en l'absence de données fiables pour des pays-clés comme l’Iran et les Emirats arabes unis, il est difficile de totaliser les budgets militaires de cette région.

Mon commentaire

Donc, l’OTAN est adorable. Tous les pays membres font un effort, à commencer par les super-sympas US, qui en plus vont se retirer d’Irak et d’Afghanistan. En revanche, vous avez bien noté les méchants : la Russie et la Chine, qui ont augmenté leurs dépenses. Bien sûr, Le Monde ne donne pas le chiffre des dépenses des US ou de l’OTAN cumulés. Le seul chiffre cité de tout l’article est celui de la Russie. Et puis, comme une signature, un coup de clavier contre l’Iran, pays non fiable.

Evidemment, Le Monde ne va perdre son encre à donner les chiffres de la dépense US, plus de 40% pour ce seul pays, et consacré à la domination du monde, car ni le Canada ni le Mexique n’ont en projet d’envahir les US. De même, hors de question de décrire comment les US, après les fiascos irakien et afghan, redéfinissent leur politique de domination, qui doit devenir plus efficace et moins coûteuse. Hors de question aussi d’expliquer le réinvestissement massif des US dans la région Asie/Pacifique, qui justifie en réplique l’effort de guerre de la Russie et de la Chine.

Manlio Dinucci, journaliste d’Il Manifesto – journal qui publie ces infos majeures à la une – a lu le même rapport, mais il en fait un compte rendu un peu plus précis...

Il Manifesto, Manlio Dinucci

La course folle de la dépense militaire

Pendant le temps que vous mettrez à lire cet article, on aura dépensé dans le monde 10 millions de dollars de plus en armes, armées et guerre. La dépense militaire mondiale se monte en effet à 3,3 millions de dollars à la minute. Soit 198 millions par heure, 4,7 milliards chaque jour. Ce qui équivaut à 1.738 milliards de dollars en une année. Ces données sont celles de 2011, publiées hier par le Sipri, le fameux institut international dont le siège est à Stockholm.

Les Etats-Unis sont toujours la locomotive de la dépense militaire, avec 711 milliards de dollars, équivalents à 41% du total mondial. La coupe annoncée de 45 milliards annuels dans la prochaine décennie reste encore à voir. Les économies devraient être effectuées en réduisant les forces terrestres et en restreignant les pensions (assistance médicale comprise) des anciens combattants.

Objectif du Pentagone : rendre les forces étasuniennes plus agiles, plus flexibles et prêtes à être déployées encore plus rapidement. La réduction des forces terrestres prend place dans la nouvelle stratégie, testée avec la guerre en Libye : utiliser l’écrasante supériorité aérienne et navale étasunienne et en faire assumer la plus grosse charge par les alliés. Mais les guerres n’en coûtent pas moins pour autant : les fonds nécessaires, comme cela s’est passé pour la guerre contre la Libye, sont autorisés par le Congrès à chaque fois, en les ajoutant au budget du Pentagone. Et s’ajoutent aussi à cela d’autres postes à caractère militaire, parmi lesquels environ 125 milliards annuels pour les militaires au repos et 50 pour le Département de la sécurité de la patrie, portant la dépense étasunienne à environ la moitié de celle mondiale.

Dans les estimations du Sipri, la Chine reste au deuxième rang par rapport à 2010, avec une dépense estimée à 143 milliards de dollars, équivalents à 8% de la dépense mondiale. Mais son rythme de croissance (170% en termes réels en 2002-2011) est plus grand que celui de la dépense étasunienne (59% pour la même période). Cette accélération est due fondamentalement au fait que les USA sont en train d’opérer une politique de « containment » de la Chine, déplaçant de plus en plus le centre focal de leur stratégie dans la région Asie/Pacifique. En rapide augmentation aussi la dépense de la Russie, qui passe, avec 72 milliards de dollars en 2011, du cinquième au troisième poste parmi les pays ayant les plus grandes dépenses militaires.

Suivent la Grande-Bretagne, la France, le Japon, l’Arabie saoudite, l’Inde, l’Allemagne, le Brésil et l’Italie. La dépense militaire italienne est estimée par le Sipri, pour 2011, à 34,5 milliards de dollars, équivalents à environ 26 milliards d’euros annuels. L’équivalent d’une grosse loi de Finances.

Dans la répartition régionale, l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon totalisent environ 70% de la dépense militaire mondiale : c’est donc la triade, qui jusqu’à présent a constitué le « centre » de l’économie mondiale, qui investit les plus grandes ressources dans le domaine militaire. Ceci a un effet de répercussion sur les régions économiq-tuement moins développées : par exemple, l’Afrique compte à peine 2% de la dépense militaire mondiale, mais l’Afrique du Nord a enregistré la croissance la plus rapide de la dépense militaire dans les sous-régions (109% en termes réels en 2002-2011) et celle du Nigeria aussi est en croissance rapide.

La dépense militaire continue ainsi à augmenter en termes réels. Selon les estimations du Sipri, elle a grimpé à 250 dollars annuels pour chacun des 7 milliards d’habitants de la planète. Un chiffre apparemment négligeable pour un citoyen moyen d’un pays comme l’Italie. Mais qui, additionné aux autres, devient un fleuve d’argent public qui se perd dans un puits sans fond. Avant même de tuer quand elle est convertie en armes et armées, la dépense militaire tue en soustrayant des ressources vitales à des milliards d’êtres humains.

Mon commentaire

Sans commentaire. Laissons les journalistes « de référence » présenter leur meilleur profil à leurs chers annonceurs.

Ouaip, mais quand même,... ces abrutis prétentieux nous gavent.

Gilles Devers

Jeudi 19 avril 2012

Actualités du droit

 http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/...


3-3 Silvia Cattori : Le terrorisme non revendiqué de l’OTAN - Entretien avec Daniele Ganser.

Daniele Ganser, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bâle et président de l’ASPO-Suisse, a publié un livre de référence sur « Les Armées secrètes de l’OTAN ».

Selon lui, les États-Unis ont organisé en Europe de l’Ouest pendant 50 ans des attentats qu’ils ont faussement attribué à la gauche et à l’extrême gauche pour les discréditer aux yeux des électeurs. Cette stratégie perdure aujourd’hui pour susciter la peur de l’islam et justifier des guerres pour le pétrole.

Silvia Cattori : Votre ouvrage consacré aux armées secrètes de l’Otan [1], s’attache à expliquer ce que la stratégie de la tension [2] et les False flag terrorism [3] comportent de grands dangers. Il nous enseigne comment l’Otan, durant la Guerre froide -en coordination avec les services de renseignement des pays ouest-européens et le Pentagone- s’est servi d’armées secrètes, a recruté des espions dans les milieux d’extrême droite, et a organisé des actes terroristes que l’on attribuait à l’extrême gauche. En apprenant cela, on peut s’interroger sur ce qui peut se passer aujourd’hui à notre insu.

Daniele Ganser : C’est très important de comprendre ce que la stratégie de la tension représente réellement et comment elle a fonctionné durant cette période. Cela peut nous aider à éclairer le présent et à mieux voir dans quelle mesure elle est toujours en action. Peu de gens savent ce que cette expression stratégie de la tension veut dire. C’est très important d’en parler, de l’expliquer. C’est une tactique qui consiste à commettre soi-même des attentats criminels et à les attribuer à quelqu’un d’autre. Par le terme tension on se réfère à la tension émotionnelle, à ce qui crée un sentiment de peur. Par le terme stratégie, on se réfère à ce qui alimente la peur des gens vis-à-vis d’un groupe déterminé. Ces structures secrètes de l’Otan avaient été équipées, financées et entraînées par la CIA, en coordination avec le MI6 (les services secrets britanniques), pour combattre les forces armées de l’Union Soviétique en cas de guerre, mais aussi, selon les informations dont nous disposons aujourd’hui, pour commettre des attentats terroristes dans divers pays [4]. C’est ainsi que, dès les années 70, les services secrets italiens ont utilisé ces armées secrètes pour fomenter des attentats terroristes dans le but de provoquer la peur au sein de la population et, ensuite, d’accuser les communistes d’en être les auteurs. C’était la période où le Parti communiste avait un pouvoir législatif important au Parlement. La stratégie de la tension devait servir à le discréditer, l’affaiblir, pour l’empêcher d’accéder à l’exécutif. 

Silvia Cattori : Apprendre ce que cela veut dire est une chose. Mais il reste difficile de croire que nos gouvernements aient pu ainsi laisser l’Otan, les services de renseignement ouest-européens et la CIA agir de façon à menacer la sécurité de leurs propres citoyens !

Daniele Ganser : L’Otan était au cœur de ce réseau clandestin lié à la terreur ; le Clandestine Planning Committee (CPC) et l’Allied Clandestine Committee (ACC) étaient des substructures clandestines de l’Alliance atlantique, qui sont clairement identifiées aujourd’hui. Mais, maintenant que cela est établi, il est toujours difficile de savoir qui faisait quoi. Il n’y a pas de documents pour prouver qui commandait, qui organisait la stratégie de la tension, comment l’Otan, les services de renseignement ouest-européens, la CIA, le MI6, et les terroristes recrutés dans les milieux d’extrême droite, se distribuaient les rôles. La seule certitude que nous avons est qu’il y avait, à l’intérieur de ces structures clandestines, des éléments qui ont utilisé la stratégie de la tension. Les terroristes d’extrême droite ont expliqué dans leurs dépositions que c’était les services secrets et l’Otan qui les avaient soutenus dans cette guerre clandestine. Mais quand on demande des explications à des membres de la CIA ou de l’Otan -ce que j’ai fait pendant plusieurs années- ils se limitent à dire qu’il a peut-être pu y avoir quelques éléments criminels qui ont échappé à leur contrôle.

Silvia Cattori : Ces armées secrètes étaient-elles actives dans tous les pays ouest-européens ?

Daniel Ganser : Par mes recherches, j’ai apporté la preuve que ces armées secrètes existaient, non seulement en Italie, mais dans toute l’Europe de l’Ouest : en France, en Belgique, en Hollande, en Norvège, au Danemark, en Suède, en Finlande, en Turquie, en Espagne, au Portugal, en Autriche, en Suisse, en Grèce, au Luxembourg, en Allemagne. On avait d’abord pensé qu’il y avait une structure de guérilla unique et que, par conséquent, ces armées secrètes avaient toutes participé à la stratégie de la tension, donc à des attentats terroristes. Or, il est important de savoir que ces armées secrètes n’ont pas toutes participé à des attentats. Et de comprendre ce qui les différenciait car elles avaient deux activités distinctes. Ce qui apparaît clairement aujourd’hui est que ces structures clandestines de l’Otan, communément appelées Stay behind [5], étaient conçues, au départ, pour agir comme une guérilla en cas d’occupation de l’Europe de l’Ouest par l’Union soviétique. Les États-Unis disaient que ces réseaux de guérilla étaient nécessaires pour surmonter l’impréparation dans laquelle les pays envahis par l’Allemagne s’étaient alors trouvés.

Nombre de pays qui ont connu l’occupation allemande, comme la Norvège, voulaient tirer les leçons de leur incapacité à résister à l’occupant et se sont dit, qu’en cas de nouvelle occupation, ils devaient être mieux préparés, disposer d’une autre option et pouvoir compter sur une armée secrète dans le cas où l’armée classique serait défaite. Il y avait, à l’intérieur de ces armées secrètes, d’honnêtes gens, des patriotes sincères, qui voulaient uniquement défendre leur pays en cas d’occupation.

Silvia Cattori : Si je comprends bien, ces Stay behind dont l’objectif initial était de se préparer pour le cas d’une invasion soviétique, ont été détournées de ce but pour combattre la gauche. Dès lors, on peine à comprendre pourquoi les partis de gauche n’ont pas enquêté, dénoncé ces dérives plus tôt ?

Daniele Ganser : Si on prend le cas de l’Italie, il apparaît que, chaque fois que le Parti communiste a interpellé le gouvernement pour obtenir des explications sur l’armée secrète qui opérait dans ce pays sous le nom de code Gladio [6], il n’y a jamais eu de réponse sous prétexte de secret d’Etat. Ce n’est qu’en 1990 que Giulio Andreotti [7] a reconnu l’existence de Gladio et ses liens directs avec l’Otan, la CIA et le MI6 [8]. C’est à cette époque aussi que le juge Felice Casson a pu prouver que le véritable auteur de l’attentat de Peteano en 1972, qui avait secoué alors l’Italie, et qui avait été attribué jusque là à des militants d’extrême gauche, était Vincenzo Vinciguerra, apparenté lui à Ordine Nuovo, un groupe d’extrême droite. Vinciguerra a avoué avoir commis l’attentat de Peteano avec l’aide des services secrets italiens. Vinciguerra a également parlé de l’existence de cette armée secrète Gladio. Et il a expliqué que, pendant la Guerre froide, ces attentats clandestins avaient causé la mort de femmes et d’enfants [9]. Il a également affirmé que cette armée secrète contrôlée par l’Otan, avait des ramifications partout en Europe. Quand cette information est sortie, il y a eu une crise politique en Italie, Et c’est grâce aux investigations du juge Felice Casson qu’on a eu connaissance des armées secrètes de l’Otan.

En l’Allemagne, quand les socialistes du SPD ont appris, en 1990, qu’il existait dans leur pays -comme dans tous les autres pays européens- une armée secrète, et que cette structure était liée aux services secrets allemands, ils ont crié au scandale et accusé le parti démocrate-chrétien (CDU). Ce parti a réagi en disant : si vous nous accusez, nous allons dire au public que, vous aussi, avec Willy Brandt, aviez trempé dans cette conspiration. Cela coïncidait avec les premières élections de l’Allemagne réunifiée, que le SPD espérait gagner. Les dirigeants du SPD ont compris que ce n’était pas un bon sujet électoral ; finalement ils ont laissé entendre que ces armées secrètes étaient justifiées.

Au Parlement européen, en novembre 1990, des voix se sont élevées pour dire que l’on ne pouvait pas tolérer l’existence d’armées clandestines, ni laisser sans explication des actes de terreur dont l’origine réelle n’était pas élucidée, qu’il fallait enquêter. Le Parlement européen a donc protesté par écrit auprès de l’Otan et du président George Bush senior. Mais rien n’a été fait.

Ce n’est qu’en Italie, en Suisse et en Belgique, que des enquêtes publiques ont été engagées. Ce sont du reste les trois seuls pays qui ont fait un peu d’ordre dans cette affaire et qui ont publié un rapport sur leurs armées secrètes.

 

Notes :

[1Les Armées Secrètes de l'OTAN : Réseaux Stay Behind, Opération Gladio et Terrorisme en Europe, Éditions Demi-Lune, 2007

[2] C’est après l’attentat de Piazza Fontana à Milan en 1969 que l’expression stratégie de la tension a été entendue pour la première fois.

[3] False flag operations (opérations faux drapeaux) est l’expression utilisée pour désigner des actions terroristes, menées secrètement par des gouvernements ou des organisations, et que l’on fait apparaître comme ayant été menées par d’autres.

[4] « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains » par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 août 2001.

[5] Stay behind (qui veut dire : rester derrière en cas d’invasion soviétique) est le nom donné aux structures clandestines entraînées pour mener une guerre de partisans.

[6] Gladio désigne l’ensemble des armées secrètes européennes qui étaient sous la direction de la CIA.

[7] Président du Conseil des ministres, membre de la démocratie chrétienne.

[8] « Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio » document du 26 février 1991, Bibliothèque du Réseau Voltaire.

[9] « 1980 : carnage à Bologne, 85 morts », Réseau Voltaire, 12 mars 2004.

LIRE LA SUITE EN CLIQUANT SUR CE LIEN :

15 mai 2012

http://www.michelcollon.info/Le-terrorisme-non-revendique-de-l.html?var_mode=calcul

Silvia Cattori



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

17/05/2012

n° 110 - 'Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan.-- 17-05 - Léon Camus : Hollande et l’Otan, la continuité dans le changement.

n° 110 - 'Géopolitique et stratégie ' des Guerres de l'Otan.-- 17-05 - Léon Camus : Hollande et l’Otan, la continuité dans le changement.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan.

n° 110 - 17-05

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

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d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

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Sommaire.

 Tiré à part 

Roland Marounek : 21 ans après la fin du « péril rouge », pourquoi encore l’Otan ?

Slobodan KLJAKIC : La mort lente semée par les Occidentaux (au Kosovo et en Métohie parmi les Albanais et les Serbes).

Hollande et l'Otan.....  

Les Etats-Unis observent la présidentielle française avec un intérêt teinté d'appréhension,

Geopo : Léon Camus : Hollande et l’Otan, la continuité dans le changement.

 1 Positions

1)  L'Otan

L’OTAN accusée d’avoir minimisé les pertes civiles en Libye.

2 Extension des guerres ?

NATO.INT :Préparation pour Chicago.

3 Dans les coulisses

Roland Marounek : La « Gauche » francophone belge et l’Otan.

4)  Les alliés de l'Otan

USA

Sur le terrain

Des manifestants anti-Otan arrêtés au quartier général d’Obama à Chicago

5 Les opposants

Russie 

Extension des guerres ?

Almanar.com : Bouclier: bras de fer américano-russe en faveur… de la Russie

Moscou/Washington : vers un clash?

La Russie menace de détruire le bouclier anti-missile américain en Europe.  



Tiré à part 

Roland Marounek : 21 ans après la fin du « péril rouge », pourquoi encore l’Otan ?

Beaucoup estiment que l’Otan aurait logiquement dû disparaître lors de la dissolution du Pacte de Varsovie. Le fait qu’il n’en a rien été, et qu’au contraire un rôle plus ouvertement agressif lui a été confié (agression de la Yougoslavie, déploiement hors zone, soutien direct à la ‘guerre à la Terreur’), devrait plutôt amener à se questionner sur la validité même des justifications de son existence avant 1991. De fait ces 40 premières années sont rarement mises en question, la menace que représentait le Pacte de Varsovie étant en quelque sorte passivement admise comme fait acquis.

Article paru en 2009

La création de l'Alliance Atlantique, en contradiction avec la Charte des Nations Unies

Beaucoup estiment que l’Otan aurait logiquement dû disparaître lors de la dissolution du Pacte de Varsovie. Le fait qu’il n’en a rien été, et qu’au contraire un rôle plus ouvertement agressif lui a été confié (agression de la Yougoslavie, déploiement hors zone, soutien direct à la ‘guerre à la Terreur’), devrait plutôt amener à se questionner sur la validité même des justifications de son existence avant 1991. De fait ces 40 premières années sont rarement mises en question, la menace que représentait le Pacte de Varsovie étant en quelque sorte passivement admise comme fait acquis.

Ainsi dans son récent document consacré à l'Otan1, la CNAPD pose la question de la légitimité, aujourd'hui, de l'Alliance atlantique en ces termes : « L'existence même d'une alliance comme l'Otan aujourd'hui ne sape-t-elle pas la tentative d'un ordre mondial réellement multilatéral sous égide de l'ONU ? ». En fait c'est dès sa création en 1949 que l'existence de l’Otan sapait cet ordre multilatéral onusien.

Un premier élément qui est généralement oublié, est que le dit Pacte de Varsovie a été créé plus de cinq ans après l’Otan, le 14 mai 1955 ; ce seul fait donne un éclairage singulier à l’argument usuel, selon lequel l’Otan était une réaction face à la menace du Pacte de Varsovie. De façon factuelle, la situation est juste inverse : le Pacte de Varsovie est une réaction à l'intégration dans l’Otan de l’Allemagne de l’Ouest ; la perspective du réarmement de ce pays à l’origine de la seconde guerre mondiale, au sein d’une alliance qui reprenait exactement le discours fasciste sur le péril communiste, était, de fait, une menace réelle.

La Charte des Nations-Unies, ratifiée en novembre 1945, énonce de façon précise les obligations qui incombent aux Nations membres pour écarter la guerre, et explicite en particulier l’obligation qu’ils ont d’unir les forces pour maintenir la paix et de prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix. Le Nations-Unies ont pour but de « .…réaliser, par des moyens pacifiques (…) le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix ; développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes…  »

Quel pouvait bien être le sens d’une alliance militaire isolant 12 pays si l’ensemble des pays sont sincèrement résolus à unir leurs forces pour maintenir la paix ?

Moins de trois ans après la signature de la Charte des Nations-Unies, les principaux empires coloniaux (France, Grande-Bretagne, Pays-Bas) plus la Belgique et le Luxembourg concluaient le Pacte de Bruxelles, qui allait être le noyau de l’Otan un an plus tard. La création d’un pacte militaire entre quelques superpuissances vidait de leur sens.les principes et obligations exprimés dans Charte. La prétendue nécessité de se protéger (et avec les armes offensives que l’on sait) dans un club de pays surarmés, revenait à affirmer que ces principes étaient pour eux lettre morte.

1948 : Qui devait avoir peur de qui ?

« Savez-vous quelle est la base de notre politique ? C'est la peur. La peur de vous, la peur de votre Gouvernement, la peur de votre politique. »

En septembre 1948, Paul-Henri Spaak lance à la tribune des Nations Unies son fameux discours « nous avons peur », considéré en quelque sorte comme l’acte de foi justifiant la création de l’Otan un an plus tard. Le chef de la diplomatie belge défendait en fait le Pacte de Bruxelles conclu quelques mois plus tôt.

Dans son discours, Spaak fait inévitablement référence aux idéaux du Monde libre, aux valeurs de la civilisation occidentale et démocratique face au totalitarisme. Il est frappant de constater que, en substituant ‘terrorisme’ à ‘totalitarisme’, ce discours n’a pas trop vieilli …

En 1948, les USA étaient encore les seuls détenteurs de l’arme atomique ; ils venaient de commettre les crimes de Hiroshima et Nagasaki, et ceux de Dresde notamment, non pas pour soumettre des nations déjà sur la voie de la capitulation, mais en réalité à l’adresse directe de l’Union Soviétique : littéralement, des actes de terreur. En Corée, ils avaient remplacé l’occupant japonais ; ils allaient bientôt y mener la guerre atroce que l’on sait. L’Empire Hollandais perpétuait ses massacres en Indonésie dans sa tentative désespérée de repousser l’indépendance. La France menait depuis 1946 sa guerre contre les nationalistes en Indochine, qui devait durer jusqu’en 1954. La "pacification" à Madagascar avait fait 89 000 morts en 1947... On pourrait continuer ainsi longuement. En ce qui concerne la Belgique, les Congolais devaient également avoir une vision assez particulière des idéaux du monde libre. Dans le même ordre d’idée, il est intéressant de rappeler que le Portugal de Salazar faisait partie des membres fondateurs de cette ‘union du Monde Libre’, qui avaient tellement peur.

« Ce régime [la démocratie libérale occidentale] a d'immenses avantages : (…) Il répudie l'emploi de la force et l'emploi de la violence. Il fait confiance au bon sens et à la sagesse de l'homme » (extrait du discours de Spaak). Il n’est pas certain que le reste du monde ait la mémoire aussi courte.
Défense de la liberté ? Démocratie ? Quelle tartufferie évidente, avec le recul, pour ces Empires coloniaux occupés à tenter de préserver leurs intérêts dans le sang. Et aujourd’hui ces mêmes puissances justifient souvent leur alliance militaire par la nécessité de faire respecter les droits de l’homme dans les pays qui avaient déjà si bien bénéficié de leur sollicitude dans le passé.

La Colonie avait été un élément indispensable à la prospérité de l’Europe occidentale. Et, quoi que l’on pense du ‘régime communiste’, l’Union Soviétique a été indéniablement (et dès sa création) non seulement un des plus actifs défenseurs de l’émancipation des peuples, et un acteur essentiel de la lutte anti-coloniale, mais aussi pour des millions de personnes à travers tout le Tiers Monde, un exemple concret d'un pays sortant du sous-développement en quelques décennies, et par ses propres moyens.
De ce point de vue, il y avait effectivement de quoi être effrayé.

Nos valeurs, - et nos ressources.

«  Nous avons à peu près 60 % de la richesse du monde mais seulement 6,3 % de sa population. Dans cette situation, nous ne pouvons éviter d'être un objet d'envie et de ressentiment. Notre véritable tâche dans la période qui vient est d'imaginer un système de relations qui nous assure de maintenir cette disparité. »
George Kennan, ex-responsable de la planification politique du département d'Etat US, février 1948

« Il est indispensable que l'OTAN définisse ce qu'elle peut apporter de plus au niveau de la protection des infrastructures essentielles ou de la sécurisation des goulets d'étranglement par lesquels passent les flux d'approvisionnement. Je pense d'ailleurs que l'OTAN a d'ores et déjà des moyens qui peuvent apporter une contribution majeure dans ce domaine.  »
Jaap de Hoop Scheffer, mars 2009

La désintégration du camps soviétique en 1991 a permis une politique de reconquête du monde de nature coloniale. La première guerre du Golfe a marqué le coup d’envoi. Les multinationales occidentales ont bien digéré l’Europe de l’Est, et les récalcitrants tels la Yougoslavie, ont été mis au pas comme il fallait.
La présence de l’Otan en Asie Centrale, et son ambition de plus en plus affichée de se projeter au besoin partout dans le monde pour sécuriser les sources d’approvisionnement, sont la continuation d’une même vieille politique.

La perte d’un épouvantail a nécessité la confection d’un autre ; le ‘terrorisme’ semble être un excellent choix, qui n’a pas à craindre de disparition prématurée.

L’Otan n’a pas disparu en 1991 : sa raison d’être aujourd’hui, est la même qu’en 1949.

Source : Comité de Surveillance Otan (2009)

1. « L’Otan, du bouclier à l’épée », Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie (CNAPD), www.cnapd.be/uploads/pdf/200901/brochure%20plaidoyer%20OTAN.pdf

15 mai 2012

Roland Marounek


Slobodan KLJAKIC : La mort lente semée par les Occidentaux (au Kosovo et en Métohie parmi les Albanais et les Serbes)
Aujourd’hui encore, les projectiles de l’OTAN sèment la mort au Kosovo et en Métohie parmi les Albanais et les Serbes, mais aussi parmi les soldats de la KFOR et le personnel de l’UNMIK.

Ce n’est pas sans raison que l’on a interdit aux militaires américains, à leur retour de la région, de se porter volontaires pour des dons de sang. On peut de même comprendre que certains experts militaires de la KFOR affirment que le séjour de leurs hommes au Kosmet constitue la plus grande expérimentation in vivo régie par les Américains. Il n’est pas sans logique que dans les têtes des stratèges US, il s’agisse là d’une étude des comportements et des apparitions de pathologies dans une guerre nucléaire à venir. Voilà ce qu’écrit le Pr Vujadin Otasevic, médecin pathologiste, professeur à la Faculté de médecine de Nis et directeur de l’Institut de médecine légale de la même ville, dans « Les nuages de mort du Kosovo-Métohie », un livre récemment publié par la Faculté. Pour les besoins du présent texte, nous nous sommes limités à la section intitulée « Empoisonnement et radiations dus aux bombardements » dans laquelle le Pr Otasevic rapporte des faits dûment attestés.

 

La catastrophe écologique, aux conséquences à long terme incalculables pour la santé et la vie des habitants, qu’ont provoquée les bombardements de l’OTAN, a connu dans sa forme la plus funeste l’utilisation de munitions à l’uranium appauvri (UA). « Cette utilisation a abouti à la libération d’importantes quantités de diverses substances dangereuses aux effets cancérigènes, sources de mutations et d’autres effets nocifs sur les humains, le monde végétal et animal », constate le Pr Otasevic en précisant que la plupart de ces substances ont aussi contaminé « la région des Balkans considérée dans son ensemble ».

 

Les avions A-10 ont largué sur leurs cibles des munitions de calibre 30 mm comportant en leur sein un projectile métallique d’U-238 radioactif, c’est-à-dire d’UA. « Avec une élévation très forte de la température il se produit un aérosol de fines particules d’uranium radioactives dont la poussière entre dans les poumons avec la respiration ou bien pénètre l’organisme avec de la nourriture ayant été en contact avec cette poussière. Une fois dans l’organisme, l’uranium irradie à faibles doses. La particule d’uranium se trouvant dans les poumons produit à chaque heure et jusqu’à la fin de la vie une irradiation comparable à un examen quotidien aux rayons X », indique le Pr Otasevic. Les particules radioactives restent dans le corps « sans se décomposer pendant dix années et plus, et une telle irradiation lente du corps entraîne maladies et mort prématurée ».

Le rapport de l’OTAN aux Nations Unies de septembre 2000 donne le chiffre de 30.000 projectiles à l’UA tirés sur des cibles en Yougoslavie, ce qui équivaut à environ 10 tonnes d’uranium.

 

Au terme de l’agression de l’OTAN, une équipe d’experts du programme de protection de l’Agence de l’ONU pour les établissements humains avait émis un avertissement concernant « des avortements, des malformations postnatales, des maladies incurables du système nerveux et du foie ». D’après l’agence de presse néerlandaise A & P, qui s’est procurée ce rapport, celui-ci « présente le tableau d’une tragédie plus grande que l’accident nucléaire à Tchernobyl en 1986. »

 

Dans son rapport préliminaire du 14 août 1999, l’équipe des experts internationaux avait conclu que « la Yougoslavie va connaître une catastrophe écologique si des mesures urgentes ne sont pas prises pour empêcher une possible débâcle écologique ».

 

Le Pr Otasevic rapporte les résultats d’une étude menée à l’hôpital de Kosovska Mitrovica d’après lesquels les apparitions de carcinomes se sont accrues de 200% au sein de la population serbe. Le directeur de l’Institut de radiologie de Pristina, Djevad Bitsaj, a dit par le passé que 3.500 cas de pathologies malignes avaient été relevés en 2004 et en 2005 parmi des Albanais de toutes les parties du Kosmet. Parce qu’elle soupçonnait des cas de leucémie et des carcinomes, la KFOR a retiré du Kosmet plus de 3.000 soldats, tandis que jusqu’à la mi-2006, 40 militaires italiens et 20 soldats français étaient décédés d’affections malignes.

 

Par rapport au début du siècle, constate le Pr Otasevic, « le nombre des pathologies malignes en Serbie s’est accru de quatre fois et demie ». Rien qu’en 2005, 18.000 personnes en sont décédées et 31.500 cas nouveaux ont été enregistrés. Dans le district de Nis, de 1997 à 1999, des pathologies malignes sont apparues chez 663 personnes, mais de 1999 à 2009, elles sont apparues chez pas moins de 18.247 individus. « La multiplication dramatique des pathologies malignes au cours des années consécutives à la guerre – entre deux et dix fois – est liée aux émissions radioactives causées par les bombardements de l’OTAN », conclut le Pr Otasevic.

 

Et il avertit : « Dans le monde et chez nous, il n’y a pas assez de résultats d’études scientifiques qui permettraient d’évaluer toutes les conséquences de l’utilisation de munitions à l’UA. La science est longtemps restée silencieuse sur ce problème, et aujourd’hui encore elle ne se prononce pas jusqu’au bout. C’est là probablement le résultat de l’influence de la politique et de la puissance armée sur la science pour éviter que l’on prenne connaissance des agissements inhumains et de leurs conséquences alarmantes pour la santé de l’homme et de son milieu vital ».

Slobodan KLJAKIC

Source Originale : B.I. Infos

http://www.michelcollon.info/La-mort-lente-semee-par-les.html



Hollande et l'Otan.....  

Les Etats-Unis observent la présidentielle française avec un intérêt teinté d'appréhension,

....vu les positions affichées par François Hollande sur l'Afghanistan, après avoir entretenu des relations qualifiées «d'excellentes» avec Nicolas Sarkozy malgré des désaccords de fond.
Officiellement, Washington se garde de prendre parti dans la course qui oppose le président sortant et son adversaire socialiste pour diriger un pays doté d'un droit de veto au Conseil de sécurité de l'Onu et dont 3.600 soldats restent déployés aux côtés des GI's en Afghanistan.
«La France est un grand, grand allié des Etats-Unis et le restera», a affirmé Jay Carney, porte-parole du président Barack Obama. Il a refusé de «préjuger des résultats de l'élection française» et de leurs conséquences sur la relation transatlantique.
Mercredi, Hollande a quant à lui évoqué une future relation de «confiance avec la direction actuelle des Etats-Unis», malgré des «différences d'approche sur l'Otan et sur l'Afghanistan». Ce dernier dossier pourrait provoquer des frictions entre un nouveau gouvernement socialiste à Paris et l'Administration Obama, qui a fixé à 2014 l'échéance d'un transfert des responsabilités aux forces afghanes. Hollande, favori des sondages, a, en effet, promis, sauf «impossibilité matérielle», un retrait des troupes françaises d'ici à la fin de l'année.
«François Hollande a annoncé qu'il entamerait le retrait dès son arrivée s'il était élu, et qu'il terminerait ce retrait en 2012, donc deux ans avant la décision collective, et ça, ça pose problème pour l'Administration Obama», observe Justin Vaïsse, chercheur à l'Institut Brookings de Washington. En cas de victoire le 6 mai au soir, Hollande devrait répondre immédiatement à ces inquiétudes. Moins d'une semaine après son éventuelle prise de fonctions, deux sommets l'attendraient aux Etats-Unis: le G8 à Camp David et l'Otan à Chicago.
Charles Kupchan, expert au Council of Foreign Relations, y prédit «des pressions pour faire en sorte que la France reste dans le rang des alliés de l'Otan».
Encore faut-il noter que Hollande ne semble pas vouloir revenir sur un des acquis importants de ces cinq dernières années : le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan. Un symbole de la rupture de Sarkozy avec l'héritage gaullien de refus d'un alignement avec les Etats-Unis.
Selon Vaïsse, «les émissaires de François Hollande ici à Washington ont délivré un message (...) qui était : ‘nous n'avons pas été d'accord avec la décision de réintégration complète telle qu'elle a été conduite par le Président Sarkozy (...) mais en même temps nous n'entendons pas renverser cette décision’».
«Evidemment, le Président Sarkozy a été un soutien extraordinaire de l'Otan et un partenaire proche sur des dossiers comme la Libye (...) et nous sommes certains de conserver cet élan à l'avenir», a expliqué Ben Rhodes, conseiller adjoint de sécurité nationale de Obama, en soulignant que l'Otan «a traversé de nombreuses décennies de couleurs politiques différentes de ses Etats-membres». Malgré de réels désaccords sur le fond, en particulier sur la relance de la croissance après la crise de 2008 et le dossier israélo-palestinien, Obama et Sarkozy ont vanté ces derniers mois l'efficacité de leur coopération.
Signe de cette entente après quelques accrocs formels en 2009, Obama avait consenti à participer à un entretien télévisé commun avec son homologue français, qu'il avait couvert d'éloges à l'issue du G20 à Cannes (France) début novembre 2011.
«Nicolas et moi, nous entretenons d'excellentes relations, nous les avons toujours eues. Cela résulte du fait que nous partageons des responsabilités, nous menons les mêmes combats dans une époque très difficile», avait affirmé Obama, en qualifiant Sarkozy de «partenaire ouvert, qui travaille beaucoup, qui a beaucoup d'énergie».

27/04/2012

IRIB


Geopo : Léon Camus :Hollande et l’Otan, la continuité dans le changement.

Le nouveau président français participera au sommet du G8 à Camp David les 18 et 19 mai puis à celui de l’Otan à Chicago, les 20 et 21. Un programme chargé mais qui devrait confirmer ce que chacun subodore : Hollande incarnera – avec brio on l’espère – « le Changement c’est maintenant », mais dans la continuité. L’annonce claironnée d’un retrait définitif d’Afghanistan devrait être en conséquence l’illustration magistrale de cette maxime… Car, quoiqu’il en dise, M. Hollande ne retirera pas le contingent français d’Afghanistan d’ici la fin de l’année, pour la bonne et simple raison qu’il ne le pourra pas.

D’abord parce que cela est matériellement impossible, parce qu’a priori la préparation logistique d’une telle évacuation ne s’improvise pas 1 . Il faut affréter les avions gros porteurs que la France ne possède pas et pour ce faire « budgéter » l’évacuation.

Qui plus est les Français ne seront pas autorisés à n’en faire qu’à leur tête : ils ne sont pas seuls, notamment ce ne sont pas eux qui décident en fonction de leurs humeurs ou de leurs caprices… dans le domaine de la guerre la réalité n’est pas escamotable derrière les pétitions de principe idéologiques, celles que l’échec sanctionne à tout coup !

Léon Camus

Mercredi 16 Mai 2012

Les forces hexagonales – plus ou moins 3500 hommes – occupent en effet une place déterminée dans un dispositif, lequel serait forcément remis en question dans sa totalité si un élément venait à en être retiré sans une soigneuse et longue planification préalable. De ce seul point de vue la France ne peut pas partir sauf à mettre en difficulté l’ensemble du dispositif de la Force internationale d’assistance et de sécurité - FIAS – conduite par l’Otan, sous commandement américain et sous couvert d’un mandat des Nations Unies. Une question cruciale d’ailleurs se pose, celle du nécessaire transfert des « responsabilités de sécurité » aux Afghans sans laquelle toute cette misérable guerre eut été totalement inutile. Or, dans la région de Surobi, la Kapisa, zone opérationnelle affectée à la France, représente un terrain particulièrement difficile à tenir, en raison notamment de sa grande complexité ethnique et tribale 2. Logiquement, ce transfert aurait dû avoir lieu dès l’été 2011, mais les Américains s’y sont catégoriquement opposés… et sans ménagement. En principe la décision en revient au gouvernement fantoche afghan, mais en principe seulement. Il a suffi que l’armée américaine rajoute une condition sine qua non - la présence d’un axe routier national dans le secteur, ici absent - pour décider que le retrait français n’était ni opportun ni faisable. Rompez !
Un retrait ni stratégiquement opportun ni techniquement faisable
Dans une telle occurrence, la France manquerait doublement à ses engagements et aux devoirs qu’elle s’est à elle-même imposée en tant qu’État membre de l’Organisation des Nations unies, et en tant que signataire du Pacte de l’Alliance Atlantique, traité fondateur de l’Organisation du même nom. Ce faisant Paris sortirait de la légalité et de la Communauté internationale 
3. Est-ce seulement envisageable ?
Reste que nos politiques ne sont pas à ça près. Toutes les foucades et les coups de canif dans les traités sont toujours possibles. Au demeurant c’est avec beaucoup d’inconséquence que M. Hollande a pratiqué ici, à l’instar de son prédécesseur, la technique de l’effet d’annonce, se réservant d’éventuellement corriger le tir une fois installé dans les ors de la République. Cela augure pourtant mal de la suite des événements en ce que cela ouvre le bal quinquennal sur une duperie. Doit-on dire aussi que cela n’a pas été lancé en l’air, au cours de la campagne des présidentielles, par simple légèreté ?
M. Hollande est entouré de conseillers qui savent exactement de quoi il retourne. Le contraire n’est d’ailleurs pas imaginable et serait au final particulièrement inquiétant. Il est surprenant d’ailleurs qu’au cours de la campagne le candidat sortant et futur perdant n’ait pas relevé avec toute la vigueur nécessaire l’irréalisme du projet et de l’intention, lui qui en connaissait les ressorts cachés aux yeux de l’opinion ! Il est vrai que les questions extérieures, les crises en cours au Proche-Orient et en Asie centrale, les profondes mutations qui affectent de précaires équilibres internationaux, n’ont guère été évoquées tout au long d’une campagne électorale d’une consternante platitude… à l’image des deux compères qui se sont affrontés sans jamais franchir les limites de la bienséance consensuelle et surtout sans jamais aborder les questions de fond, celles qui engagent l’avenir d’une Nation ! De ce point de vue personne n’a noté le peu de distance séparant l’un de l’autre candidat, complices dans la sauvegarde d’un système fondé sur le mensonge par omission. Le silence n’est-il pas la meilleur façon de masquer les choses qui ne ce cas « n’existent pas » ?
Ni M. Hollande, ni M. Obama ne perdront la face
Inutile de dire que l’élection de M. Hollande a suscité de vives inquiétudes à Bruxelles siège de l’Otan. Vu de loin les socialistes français apparaissent soit comme des sauveurs (pour les Grecs par exemple ce qui est du plus haut comique), soit comme des croquemitaines. Il est vrai que les « riches » taxés à 75% au-delà d’un revenu de 1 million d’€ l’an, revêt une dimension surréaliste aux yeux du premier libéral (progressiste) américain venu pour lequel un imposition à 30% constitue une limite indépassable voire intransgressible.
Le Secrétaire américain adjoint à la Défense, à l’Europe et l’Otan, James Townsend a ainsi déclaré à propos des velléités françaises de départ précipité d’Afghanistan « J’ai parlé avec leur ministre de la défense Le Drian [il s’agit du shadow minister, la personnalité pressentie pour occuper le poste]. Ils se trouvent dans une situation avec laquelle beaucoup d’hommes politiques sont confrontés suite à une élection. Ils vont devoir gouverner. Ils vont se retrouver devant un sommet pour lequel beaucoup de travail a été accompli par les Alliés pour essayer de s’assurer que nous sommes tous unis sur la marche à suivre… Au sommet, nous ferons une déclaration relative à l’Afghanistan… Or le nouveau gouvernement français, au moment où il arrive au pouvoir, va devoir entrer dans un fleuve qui coule déjà… et l’Alliance veut s’assurer qu’une présence sera maintenue en continu après 2014  ». Le programme est clair, le plan est tracé et Hollande n’aura guère le loisir de discuter, il lui faudra, d’une façon ou d’une autre, obtempérer.
Gageons que dans ces conditions M. Hollande saura à Chicago se montrer accommodant et que le calendrier du retrait français sera aménagé de façon à concilier les divers intérêts et impératifs d’ordre stratégique, organisationnel, technique et politique qui entrent en ligne de compte… Dans cette perspective il est à parier qu’une fois de plus le départ des soldats français sera strictement calé sur le départ des GI’s américains dont l’annonce sera un puissant argument de campagne en vue d’une éventuelle réélection de l’actuel titulaire de la Maison-Blanche.
Un argument massue, en premier lieu parce que les dépenses induites par l’occupation de l’Afghanistan deviennent insupportables : en juillet dernier, soit en dix ans, il apparaissait que les États-Unis avaient gaspillé approximativement 320 milliards d’€. Et puis aujourd’hui, il s’agit de clore le plus en douceur possible ce nouveau chapitre désastreux de l’histoire militaire américaine… Au plan militaire disons-nous, parce que les bénéfices géopolitiques éventuels des dévastations afghanes ne se comptabilisent pas sur le court terme ! Finalement, parce qu’il est temps de clore ce théâtre d’opérations afin de pouvoir, le cas échéant, ouvrir d’autres fronts de guerre. L’Iran par exemple contre lequel l’offensive a été reportée d’une année sous la pression des états-majors tant israéliens qu’américains .  
4
Quant à la France prise dans l’actuelle tourmente de la dette souveraine, elle se trouve confrontée aux mêmes difficultés financières que les États-Unis… Il y a un an, 27000 militaires français étaient déployés à l’étranger, or le budget 2011 limitait à 640 millions d’€ les dépenses liées aux opérations extérieures. Budget qui en réalité aura certainement atteint le milliard d’€ en fin d’année. De cela évidemment, les finalistes de la course à la présidence se sont bien gardés de parler. On comprend mieux aussi pourquoi M. Hollande semble pressé de clore le peu reluisant épisode afghan qui aura causé la morts de 82 soldats en pure perte si l’on considère la récente offensive Taleb sur Kaboul… non en raison d’un prurit moral aigu, tout bonnement parce que la France n’en a plus les moyens.


L’agitation tient lieu d’action
Le 12 juillet 2011, emboîtant le pas au président Obama 
5, M. Sarkozy annonçait à l’occasion d’une visite surprise à Kaboul le retrait accéléré des 4000 militaires français d’Afghanistan. Un quart devait être rapatriés avant la fin de 2012, le retrait définitif étant prévu en 2014. Presque un an plus tard ce sont toujours quelque 3500 hommes qui sont encore présents sur le sol afghan. M. Hollande fera-t-il mieux ? Rien n’est moins certain ! Au mieux il tiendra l’échéancier de M. Sarkozy – donc rien de nouveau – soit le rapatriement de 1300 hommes d’ici la fin de l’été 2012… Une procédure renouvelée d’alignement sur le désengagement Yankee que les Socialistes auraient eu du mal à désavouer puisque le PS s’était prononcé, en novembre 2010, lui aussi, pour un « retrait coordonné avec le désengagement américain ». Un plan américain d’évacuation (dicté a priori essentiellement par des considérations de fiasco militaire quasi intégral, un coût monstrueusement exorbitant et un refus grandissant de l’opinion publique américaine qui s’est moulé à bon escient sur des considérations de politique intérieure liée à l’élection présidentielle américaine de novembre 2012, tout autant que sur le calendrier politique français, ce qui convenait autant au candidat malheureux Sarkozy qu’au vainqueur Hollande à présent héritier de dispositions dont il n’hésitera pas à se prévaloir, n’en doutons pas.
Quant au retrait américain proprement dit il relève du grand art tout autant que du tour de passe-passe : M. Obama claironnait en juillet 2011 l’annonce du départ d’Afghanistan d’un premier contingent de 5000 GI’s sur cent mille (les derniers ne devant revenir au pays pas avant 2015)… Il fallait cependant voir dans cette amorce spectaculaire de reflux, à la fois un aveu de plate déconfiture et une habile manipulation : si effectivement à l’été 2012, 33 000 personnels sont censées avoir quitté les vallées de l’Hindou Koush, cela n’interviendra qu’après que le même Obama eut augmenté en décembre 2009 les effectifs américains basés en Afghanistan de quelque 30 000 hommes. Retrait claironné et conçu bien évidemment pour son rendement électoral basé sur un principe analogue à celui des soldes : les prix augmentent au préalable afin de rendre plus alléchant le rabais ensuite consenti 
6.
Intérêts convergents Obama/Hollande
Ce pourquoi le Sommet de Chicago pourrait voir se préciser un nouveau calendrier de retrait coordonné entre les divers membres de l’Otan empêtrées dans une confrontation aussi asymétrique que sanglante, rebaptisée pour les besoins de la cause « assistance et sécurité » ! Une telle annonce permettrait à n’en pas douter au président Démocrate américain de redorer un blason que l’exécution extra judiciaire d’un pseudo Ben Laden n’est pas parvenue à faire mieux briller. Mais jusqu’où pourra-t-il également aller au-delà de l’effet d’annonce ?
Notons que par une certaine ironie de l’histoire, les prétentions du président français à s’affranchir de toutes règles de bonne conduite internationale (mandat des Nations Unies oblige : lorsque l’on accepte une mission de paix et de stabilisation l’on est présumé aller jusqu’au bout, non ?) et du respect des traités, pourrait servir à M. Obama de prétexte à hâter le mouvement tant le « fardeau de l’homme blanc » 
7se fait désormais politiquement écrasant (« mais qu’allaient-ils faire dans cette galère ? »). Cela avons-nous dit, pour redéployer éventuellement ses troupes sur d’autres fronts présentant un caractère d’urgence accrue : Iran, Syrie… Algérie peut-être si tout y bascule à nouveau comme en 1991 après des élections dont les résultats laissent assez perplexes.
Et puis plus une centaine de milliers de « contractors », personnels de sécurité et mercenaires de tous poils, occupent le terrain pour un certain temps encore. Au moins aussi longtemps que la manne financière issue de l’exportation massive d’héroïne perdurera. Et le flux n’est apparemment pas prêt de se tarir dans un pays devenu le premier État narcotrafiquant de la planète par l’ampleur de production (de 7 à 8000 Tonnes/an… à comparer au 180 T produites la dernière année d’existence – 2001 - de l’Émirat islamique afghan !).
Guerre de l’opium
Grâce à l’action civilisatrice de l’Otan sous la houlette de la démocratie universelle façon Wall Street, l’Afghanistan fournit à présent 90% de la production mondiale de produits opiacés qui, selon la version politiquement correcte, servirait exclusivement à financer la résistance afghane… en réalité et « accessoirement » les chefs de guerre et tribaux liés de l’actuel clan au pouvoir, celui des Karzaï ! Ce pourquoi, le 5 avril 2012, Alexandre Grouchko, vice-ministre russe des Affaires étrangères dénonçait sans ambages le rôle de l’Otan dans le trafic d’héroïne en provenance d’Afghanistan… trafic causant en Russie plus de 30 000 décès l’an, tout en favorisant la pandémie sidaïque et en permettant au crime organisé de prospérer comme jamais.
Ce qu’établit formellement un rapport rendu public le 21oct. 2009, intitulé « Toxicomanie, criminalité et insurrection » de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC)… «  L’opium afghan : une menace transnationale…[le rapport] décrit quelles conséquences dévastatrices les 900 tonnes d’opium et 375 tonnes d’héroïne sorties clandestinement d’Afghanistan chaque année ont en termes de santé et de sécurité dans les pays situés le long de la route des Balkans et de la route eurasienne en direction de l’Europe, de la Fédération de Russie, de l’Inde et de la Chine. Il y explique comment la drogue la plus meurtrière au monde a donné naissance à un marché d’une valeur de 65 milliards de dollars où s’approvisionnent 15 millions de toxicomanes, marché qui cause jusqu’à 100 000 décès par an, qui favorise la propagation du VIH à une vitesse encore jamais vue et qui, surtout, finance des groupes criminels, des insurgés et des terroristes. Environ 40 % de l’héroïne afghane (soit 150 tonnes) passe clandestinement au Pakistan, à peu près 30 % (105 tonnes) en République islamique d’Iran et 25 % (100 tonnes) en Asie centrale ».
Au sommet de l’Otan de Bucarest en 2008, le président Medvedev avait offert de remettre à disposition les lignes ferroviaires russes pour assurer le transport depuis ou vers l’Europe du matériel non militaire en provenance ou en direction d’Afghanistan. Le 5 avril 2012, Alexandre Grouchko, lequel devrait devenir dans les prochains jours le représentant permanent de la Russie auprès de l’Otan, déclarait donc dans un entretien à l’Agence de presse Ria Novosti que ce fret sera désormais régi par un nouveau Protocole en vertu duquel les convois de l’Otan pourront faire l’objet de fouilles approfondies par les services de sécurité russes affectés à la lutte contre les narcotrafics. Des dispositions qui ne devraient pas calmer le jeu Est-Ouest à l’heure où les tensions se révèlent particulièrement vives entre Washington et Moscou à propos de l’installation, en Europe orientale et en Mer Baltique, d’un système antimissile prétendument destiné à contrer une attaque balistique iranienne… mais perçu, à juste titre, comme un quasi casus belli, par le président Poutine et ses conseillers militaires.
La Russie a déjà par le passé et à plusieurs reprises dénoncé le rôle de l’Otan, notamment en présentant le dossier au Conseil de Sécurité, dans le trafic d’héroïne, sachant que 193 000 hectares dévolus à la culture du pavot sont situés à 92 % dans les zones contrôlées par les forces du Pacte atlantique ! On comprendra à ce titre que Vladimir Poutine regarde son pays comme cible d’une authentique « agression par l’héroïne », autrement dit une version actualisé des « Guerres de l’opium » que les Britanniques livrèrent à la chine des Qing au milieu du XIXe siècle, et entend agir et réagir en conséquence…


Afghanistan nouveau Vietnam ?

On jugera à l’aune des informations qui viennent d’être données ci-dessus, la déclaration, le 24 janvier, du général allemand Carsten Jocobson, porte-parole de l’Otan pour l’Afghanistan, soulignant le « succès remarquable » obtenu par les troupes d’occupation au cours de l’année 2011.
Pourtant, à titre indicatif, en tant que « marqueur » de ce tonitruant « succès », les chiffres afférents aux décès de soldats (fournis par l’Onu elle-même) font état d’une hausse de 39% des incidents armés en 2011, alors que les insurgés se montrent de plus en plus capables de monter des coups d’éclat, comme l’attaque à Kaboul de l’ambassade américaine. À telle enseigne que l’Otan a semble-t-il retiré ses officiers des ministères afghans. La haine des uniformes étrangers paraît à présent rassembler et unir le peuple afghan. Quant à la nouvelle armée afghane, elle se sent trahie par la précipitation - devenue sensible - à vouloir partir de leurs bons alliés, faisant que les désertions maintenant se multiplient…
Succès si remarquable que l’on se bouscule désormais au portillon pour évacuer un pays intenable où les forces afghanes formées par les occidentaux, retournent de plus en plus fréquemment leurs armes contre leurs supposés sauveurs fourriers de la démocratie et de la libération de la Femme ! Ainsi, depuis le début 2012, 17 soldats de l’Otan ont en effet été exécutés par des policiers ou des soldats afghans 
8. Assassinats qui sont devenus une menace aussi importante que les attentats suicides ou les bombes improvisées. En près de trois mois ces actes représentent 20% des pertes. Le 20 janvier dernier ce sont quatre soldats français qui trouvent la mort sous les coups d’un déserteur. Le 26 mars un officier afghan abat deux soldats à l’entrée d’une base. Le 6 mai un soldat de l’Otan était tué par un individu portant l’uniforme afghan, une semaine auparavant, dans la province de Kandahar, un agent des forces spéciales afghanes retournait son arme contre ses alliés, tuant un soldat américain, deux militaires afghans et un interprète… En dépit de ses 130000 soldats, l’Isaf associée aux troupes de l’Opération « Liberté immuable » spécifiquement américaine, rencontre à l’évidence un franc et « remarquable succès »… auquel l’histoire devra associer M. Sarkozy et son « suppléant » M. Hollande, lesquels auront bien mérité de l’internationale des marchands de mort, narcomafias, industries de l’armement, mercenariat en tout genre !
Dans un tel contexte, les Américains pourront-ils tenir encore longtemps sans dévoiler totalement au monde l’ampleur de leur échec ? Auront-ils le loisir d’évacuer leurs troupes en bon ordre. Les morts se multiplient au sein des forces de l’Otan et de leurs supplétifs afghans à telle enseigne que les statistiques sérieuses et exhaustives sont introuvables. Aucune publicité n’est faite relatives aux pertes coalisées et pour cause. Nous sommes loin des décomptes macabres et bidouillés qu’égrènent mécaniquement les communiqués de presse ayant trait à la Syrie : l’on sait apparemment mieux ce qui se passe chez les autres que chez soi !

Notes

(1 ) Ce sont 1500 conteneurs et 1200 véhicules dont quelque 500 blindés lourds ainsi que 14 hélicoptères qui doivent être rapatriés en France. Les forces françaises doivent en outre compter avec un dispositif logistique engorgé par le retour au pays de 23000 soldats américains d’ici fin septembre.
(
2 ) De ce point un départ français rapide de Kapisa est jugé comme extrêmement problématique et risqué en raison d’un fort aléatoire transfert d’autorité à des forces afghanes éminemment fragiles dans une province caractérisée par son instabilité. En tout état de cause, la mise en œuvre de la « transition » en Kapisa, devrait prendre au minimum 18 mois pendant lesquels la coalition devra épauler les forces afghanes. La Kapisa, à 2 heures de la capitale, constitue « l’axe naturel de contournement de Kaboul sur lequel se rencontre une forte présence de trafiquants et de talibans »… mosaïque ethnique, c’est en vérité « un coupe-gorge… une zone quasi contrôlable ». En avril 2012, le général Emam Nazar, commandant de la 3e brigade de l’Armée afghane, évaluait à 800 le nombre d’insurgés présents en Kapisa, parmi lesquels de nombreux moudjahidin étrangers, « pakistanais et arabes ».
(
3 ) Le Monde 10 mai. Philip Gordon responsable de l’Europe au département d’État est venu recadrer à Paris M. Hollande et son équipe diplomatique, avec pour unique préoccupation l’Afghanistan et le sommet de l’Otan à Chicago, rappelant de manière brutale devant la Commission des affaires étrangères du Sénat, le principe adopté au Sommet de Lisbonne « in together, out together »… une rupture unilatérale avec les engagements de l’Alliance est donc totalement hors de question. « Notre principe de base a été ensemble dedans, ensemble dehors. A Lisbonne, l’Alliance entière et l’ISAF entière ont décidé conjointement que les troupes devraient rester et accomplir leur mission jusqu’à la fin de 2014 ».
(
4 ) Dans les colonnes du quotidien progressiste israélien Haaretz, le 29 avril 2012, l’ancien directeur du Shin Bet, le contre-espionnage hébreu, Yuval Diskin montait au créneau contre le bellicisme affiché du Premier ministre Netanyahu et de son ministre de la Guerre, Ehud Barak, déclarant n’avoir aucune « confiance dans les dirigeants actuels » incapables à ses yeux « de gérer un événement aussi majeur qu’une guerre régionale ou un conflit contre l’Iran…Je ne crois ni au Premier ministre, ni au ministre de la Défense. Je n’ai surtout pas confiance dans une direction politique susceptible de prendre des décisions sur des présupposés messianique ». Propos appuyés par Meir Dagan, également directeur retraité, mais du Mossad, ce dernier faisait également écho au chef d’état-major, Benny Gantz, celui-ci étant allé jusqu’à dire que l’Iran ne cherchait pas à se doter de l’arme atomique [AFP 25 avril 2012]… « Si le guide suprême iranien l’ayatollah Ali Khamenei le veut, son pays ira de l’avant dans l’acquisition de la bombe atomique, mais la décision doit être prise en premier ». Quant au “messianisme “ de certains dirigeants israéliens dénoncé par une hiérarchie militaire (laquelle semble dotée d’un sens des réalité très supérieur à celui des politiques), il a de quoi laisser songeur : le 27 janvier 2010, lors du 65e anniversaire de l’arrivée fortuites des troupes soviétiques au camp d’Auschwitz, M. Netanyahou déclarant accomplie la prophétie contenue au chapitre 37 du livre d’Ézéchiel, laissait entendre que les annonces des chapitres 38 et 39 restaient à accomplir… à savoir l’assomption du Peuple élu à l’issue d’une guerre sans laquelle l’arrivée si attendue du « Messie » ne pourrait intervenir. http://www.mfa.gov.il/MFA/Governmen....
(
5 ) 11 Juin 2011. Deux heures après les déclarations du président Obama sur le retrait des troupes d’Afghanistan, l’Élysée annonçait que le France « engagera un retrait progressif de renforts envoyés en Afghanistan, de manière proportionnelle et dans un calendrier comparable au retrait des renforts américains ». On remarquera que le document accessible sur le site de la présidence française n’est pas datée et reste introuvable dans la nomenclature de communiqués. http://www.elysee.fr/president/les-.... M. Sarkozy ayant quadruplé les effectifs français pour atteindre 4000 hommes, la mort de 4 soldats français le 20 janvier 2012, avait une fois de plus relancé la question d’un retrait anticipé… au mieux fin 2013, au lieu de 2014 comme prévu par l’Otan.
(
6 ) On relira utilement l’article de L. Camus « Afghanistan : la débâcle américaine » publié par Médiapart le 13 juillet 2011 ://blogs.mediapart.fr/blog/kafur-altundag/130711/afghanistan-la-debacle-americaine
(
7 ) Poème de l’écrivain britanno-franc-maçon Rudyard Kipling publié la première fois en février 1899 avec pour sous-titre « Les États-Unis et les îles Philippines ». Une exaltation sans équivoque de l’empire en marche vers la conquête mondiale sous couvert – déjà – de « libération » des peuples.
(
8 ) 22 victimes en 2011. Un rapport officiel du Pentagone (mai 2011 - publié en juin 2011 par le Wall Street Journal), présente ces « incidents » comme des « actes isolés », commis par des taliban infiltrés, des déséquilibrés ou des islamistes radicaux. Entre mai 2007 et mai 2011, sur l’ensemble du territoire afghan, ce sont au moins 58 personnels des armées occidentales qui ont trouvé la mort dans 26 attaques de soldats ou de policiers afghans soit 6 % de la totalité des pertes de coalition pendant cette même période. Le rapport précise cependant que ces attaques sont le symptôme le plus visible d’un mal plus profond lié à la « crise de confiance » et à « l’incompatibilité culturelle » existant entre les forces de sécurité afghanes et leurs homologues américaines.
Léon Camus 

Mercredi 16 Mai 2012

http://www.geopolintel.fr



1 Positions

1)  L'Otan

L’OTAN accusée d’avoir minimisé les pertes civiles en Libye.

Human Rights Watch estime dans un rapport publié lundi 14 mai que les frappes aériennes menées en Libye par l'OTAN l'an dernier ont coûté la vie à soixante-douze civils et accuse l'Alliance atlantique de ne pas avoir pris la mesure de l'ampleur des dommages « collatéraux" » provoqués par ses bombardements.

L'organisation de défense des droits de l'homme affirme qu'elle a mené la plus sérieuse enquête à ce jour sur les raids lancés par l'OTAN contre les forces de Mouammar Kadhafi, lequel sera finalement tué par les rebelles libyens le 20 octobre 2011. Son bilan, qui comprend vingt femmes et vingt-quatre enfants tués, est plus lourd que celui de cinquante-cinq tués - dont seize enfants et quatorze femmes - avancé par Amnesty International dans une étude en mars.

L'OTAN était mandatée par la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies autorisant le recours à la force pour protéger les populations civiles. "Les attaques n'étaient autorisées que sur des cibles militaires et de sérieuses questions demeurent dans certains cas sur le point de savoir ce que les forces de l'Otan visaient exactement", a déclaré Fred Abrahams, conseillerde HRW, dans un communiqué. (…)

L'ONG, qui s'appuie sur des enquêtes menées pendant et après le conflit sur les sites bombardés, évoque notamment l'attaque du village de Majer, 160 km à l'est de Tripoli, le 8 août 2011, qui a coûté la vie à trente-quatre civils.

Source: Le Monde



2 Extension des guerres ?

NATO.INT :Préparation pour Chicago.

L'OTAN tiendra son 25e sommet à Chicago (États-Unis), ville natale du président Obama, les 20 et 21 mai 2012. Ce sommet permettra de concrétiser les décisions prises au sommet de Lisbonne en novembre 2010, de faire progresser les politiques clés de l'Alliance et de réaffirmer le lien transatlantique.

Le sommet portera essentiellement sur trois thèmes principaux : l'engagement de l’Alliance envers l'Afghanistan tout au long de la transition et au-delà, la nécessité de veiller à ce que l'Alliance dispose des capacités dont elle a besoin pour protéger les populations et le territoire de ses pays membres et pour faire face aux défis du XXIe siècle, et le développement du réseau de partenaires que l'OTAN entretient à travers le monde.

L'OTAN est clairement déterminée à soutenir l'Afghanistan après 2014, une fois que la transition progressive de la responsabilité de la sécurité du pays entre les troupes de la FIAS et les forces afghanes aura été pleinement mise en œuvre. À Chicago, les dirigeants feront des propositions pour que cela devienne une réalité, et témoigneront ainsi de leur détermination à faire en sorte que le pays ne serve plus jamais de base au terrorisme mondial.

En cette période d'austérité, l'OTAN cherche également à mieux optimiser les ressources pour garantir sa sécurité. Avec la crise financière qui sévit en Europe, les mesures strictes de réduction des déficits en vigueur aux États-Unis et la pression accrue sur les budgets de défense, la valeur ajoutée de l'OTAN consiste à aider les pays à travailler ensemble. L'OTAN a la capacité de connecter des forces et de gérer des projets multinationaux. C'est là l'un de ses points forts. À Chicago, la « défense intelligente » – une priorisation, une spécialisation et une coopération accrues – sera transformée en stratégie capacitaire à long terme. Cette stratégie comprend trois composantes majeures : premièrement, un paquet concret de projets multinationaux portant sur les insuffisances capacitaires critiques ; deuxièmement, des projets multinationaux à long terme comprenant notamment la défense antimissile, la capacité alliée de surveillance terrestre et la police du ciel ; et troisièmement, des projets stratégiques pour 2020 couvrant des domaines tels que le renseignement, la surveillance et la reconnaissance interarmées et le ravitaillement en vol.

S'agissant des partenariats, l'OTAN travaille de manière plus souple avec les partenaires, dans le cadre et au-delà des liens existants, pour faire face aux défis mondiaux. Le sommet de Chicago sera l'occasion, pour les Alliés, d'élargir leurs réseaux de partenariat et d'approfondir les relations à un moment où la coopération n'est plus considérée comme un luxe, mais comme une nécessité.

Le sommet de Chicago aura la lourde tâche de transformer des paroles en actes, c'est-à-dire de transformer les décisions prises à Lisbonne en programmes et initiatives concrets. Cela signifie que les Alliés devront continuer d’investir sur les plans politique, militaire et économique pour préserver la force de l'OTAN. Et dans le climat actuel, cela signifie que les Alliés doivent rester attachés aux principes de l'OTAN, prêts à maintenir les capacités nécessaires et ouverts au développement des relations avec les partenaires.

www.NATO.INT

20 mai 2012– 21 mai 2012



3 Dans les coulisses

Roland Marounek : La « Gauche » francophone belge et l’Otan.
Quelques semaines avant le sommet de Lisbonne, la CNAPD entre autres organisations avait réuni à Bruxelles trois représentantes des partis « Démocrate-humaniste » (CDH, ex-sociaux-chrétiens francophones), Socialiste et Ecolo membres respectifs pour leur parti aux Commissions des Relations extérieures et de la Défense de la Chambre ou du Sénat. Soit ce qui est appelé communément 'la Gauche', comme ces représentantes politiques l’ont souligné elles-mêmes lors de la rencontre.

Article paru en janvier 2011

Aucune n'a bien sûr manqué de dénoncer l'absence de débat démocratique, voire même de simple information sur les questions de défense, sur l'engagement de notre pays en Afghanistan, sur ce que la Belgique allait défendre au sommet de l'Otan… tout cela à charge essentiellement du ministre de la Défense Pieter De Crem. De manière plus surprenante, chacune a admis comme une évidence que la présence de l'Otan en Afghanistan obéissait à des raisons géostratégiques, et non aux objectifs humanitaro-sécuritaires officiels. C'est une prise de conscience certes tardive, mais qu'il faut saluer.

Passons rapidement sur le fait que la représentante du PS ait néanmoins soutenu que l'Otan était en Afghanistan en vertu de l'Article 5 du traité de l'Atlantique Nord. Il est pour le moins sidérant que la représentante pour les affaires extérieures d'un parti au pouvoir ignore dans quel cadre exact les soldats belges sont envoyés dans un tel bourbier.

La partie la plus instructive était la belle unanimité concernant l'Otan. L'Otan n'aurait-elle pas dû disparaître avec le Pacte de Varsovie ? Pas question de dissolution "Il faut être réaliste", confie en substance la représentante Ecolo, "si on parle de dissolution, on nous prend pour de doux rêveurs". Le gouvernement en affaires courantes a-t'il le droit d'engager la Belgique à long terme comme il s'apprêtait à le faire en entérinant le dit 'Bouclier anti-missile' ? "La Belgique ne peut quand même pas bloquer tout l'Otan, même si nous sommes personnellement contre certains aspects du Concept Stratégique".

Enfin, quel doit être aujourd'hui le rôle de l'Otan ? "L'Otan doit agir dans le cadre des missions de l'ONU : elle doit être le bras armé des Nations Unies", ont-elles défendu toutes trois explicitement. N'est-ce pas là ce que devrait être le rôle des Casques Bleus ? "Les Casques Bleus ne sont pas efficaces, parce qu’ils manquent de moyens, qu'il n'y a pas d'unité de commandement, et qu'en fait, les soldats issus de pays pauvres sont juste là pour l'argent".

On reste médusé devant ces positions de partis auto proclamés progressistes. En 1994, au Rwanda, les Casques Bleus "qui n'étaient là que pour de l'argent" se sont comportés de manière un peu plus honorable que d'autres, issus de pays riches, sûrement mus, eux, par idéalisme, et pour défendre des valeurs, démocratie, droits de l'homme, l'attirail au complet. Cela trahit en fait une confiance innée dans la supériorité morale d'office de l'Occident, moteur essentiel dans l'acceptation des "bonnes" guerres.

Qu'est-ce que l'Alliance militaire de pays occidentaux va aller défendre, au nom des Nations Unies, si ce n'est les intérêts économiques de ces pays, et le maintien de leur domination globale sur le monde ? Comment ces politiciens 'de gauche' peuvent-ils ignorer que les résolutions du Conseil de Sécurité sont obtenues à coup de pressions économiques, de donnant-donnant, voire de menaces directes ? « L'objectif stratégique de la Bosnie est de devenir au plus vite membre à part entière de l'Otan et de l'Union européenne. Notre pays doit tenir compte de ces objectifs stratégiques lorsqu'il participe à la prise de décision dans des enceintes internationales », avait déclaré le président bosniaque quelque temps avant le vote du 4e train de sanctions contre l'Iran, en mai dernier.

L'entreprise de dénigrement des Casques Bleus a été sciemment organisée, à partir des guerres yougoslaves, précisément pour présenter l'Otan comme la seule force 'efficace'. Les drames humanitaires et les défenses soudain impérieuses de droits humains suit la géographie d'intérêts économiques et stratégiques bien précis : le bras armé des intérêts occidentaux ne peut être celui des nations du monde "unies".

C'est très bien cette prise de conscience sur la nature de l'expédition afghane. Mais il ne faudrait pas attendre 10 ans pour s'apercevoir que l'agression contre l'Iran en gestation aujourd'hui, fût-elle bénie par une résolution du Conseil de Sécurité, n'aurait rien eu à voir avec les motifs démocratiques, ou humanitaires, ou sécuritaires qui fascinent tant, une fois encore, une partie de plus en plus grande des progressistes, et leur fait perdre la mémoire immédiate.

Source : Alerte Otan

Roland Marounek

15 mai 2012

http://www.michelcollon.info/La-Gauche-francophone-belge-et-l.html?var_mode=calcul



4)  Les alliés de l'Otan

USA

Sur le terrain

Des manifestants anti-Otan arrêtés au quartier général d’Obama à Chicago

Huit militants anti-Otan ont été arrêtés lundi à Chicago après avoir refusé de quitter le bâtiment dans lequel se trouve le quartier général de la campagne de Barack Obama, quelques jours avant le début du sommet de l'Otan organisé dans la ville, a-t-on appris auprès de la police.

Environ une centaine de personnes ont participé à une manifestation dans l'immeuble qui abrite le quartier général de campagne du président démocrate sortant. Huit d'entre elles ont refusé de quitter les lieux et ont été arrêtées.

Les autorités municipales s'attendent à ce que plusieurs milliers de manifestants viennent protester contre le sommet de l'Otan, qui doit avoir lieu à Chicago dimanche et lundi, en présence de dirigeants d'une cinquantaine de pays.

Le sommet du G8 qui devait également s'y tenir a finalement été déplacé à Camp David, non loin de Washington, sur la côte Est.

AL MANAR



5 Les opposants

Russie 

Extension des guerres ?

Almanar.com : Bouclier: bras de fer américano-russe en faveur… de la Russie

 

La Russie pourrait frapper de manière préventive les systèmes de défense antimissile en Europe si la situation autour du bouclier européen s'aggrave, a déclaré jeudi le général Nikolaï Makarov, chef d'Etat-major général des Forces armées russes.

"Compte tenu du caractère déstabilisant du bouclier antimissile européen, (…) la décision de porter une frappe préventive (…) pourrait être prise (par l'État-major russe) si la situation devait s'aggraver", a déclaré le général lors de la conférence internationale sur la défense antimissile à Moscou.

Selon le général, Moscou pourrait utiliser à ces fins les missiles de type Iskander, dont le déploiement dans la région de Kaliningrad, enclave russe au cœur de l'Europe, a été à plusieurs reprises évoqué par les autorités du pays.

Mais encore..

Le général Igor Sergoun, chef du Renseignement militaire russe (GRU), a estimé lors de la conférence internationale de Moscou sur la défense antimissile que Les programmes balistiques excessifs de certains Etats risquent de perturber la stabilité régionale!

"La Russie admet que les programmes balistiques excessifs de certains Etats peuvent se répercuter sérieusement sur la stabilité régionale. Le ministère russe de la Défense suit attentivement les évolutions et entend adopter des mesures énergiques en vue d'empêcher que les défis actuels ne se transforment en menaces balistiques effectives", a déclaré le général.

Et d'ajouter que de telles mesures devaient reposer sur une évaluation adéquate des menaces balistiques et qu'elles demandaient des efforts conjoints et conjugués de nature, de préférence, politiques et diplomatiques.
  
"Mais si des mesures militaires sont inévitables, elles doivent tenir compte des intérêts de la sécurité nationale d'autres pays au lieu de menacer tout le système de stabilité stratégique, comme cela risque de se produire à l'issue d'un affaiblissement du potentiel russe de dissuasion nucléaire, suite au déploiement du volet européen du bouclier antimissile américain", a indiqué le chef du GRU.

Côté américain, on tente de dédramatiser l'impasse..

Ainsi, l'envoyée spéciale américaine pour la stabilité stratégique et la défense antimissile a affirmé que Washington et Moscou sont capables de s'entendre sur le problème du bouclier antimissile, les missiles américains ne visant pas la Russie..

"Nous sommes capables de nous entendre. Nos forces et nos moyens ne visent pas la Russie et n'ont pas l'objectif de miner les forces stratégiques nucléaires de la Russie", a indiqué la responsable.

Elle a ajouté que les Etats-Unis avaient déjà proposé une série de mesures, sans toutefois préciser leur nature.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=19&frid=19&eid=62519


Moscou/Washington : vers un clash?

Deux années de hauts et de bas ! C'est  ce qu'on peut constater des  relations russo-américaines durant ces deux dernières années.

Bien qu'à l'époque d'Eltsine, les Russes aient un regard optimiste envers Etats-Unis et voulu des relations plus étroites avec l'Amérique aussi bien qu'avec l'UE, cependant, des plans tels que l'extension de l'Otan vers l'est ou les mesures hostiles des Américains envers les Russes, ont progressivement changé la donne et fait apparaître les différends russo-occidentaux. Or, les Russes se sont rendus compte de ce que l'Occident surtout les Etats-Unis cherche à affaiblir et finalement démanteler la Russie d'autant plus que les Américains, de peur de l'avenir politique russe, guettaient des mesures et démarches pour réduire, aussi tôt que possible, le nombre des arsenaux nucléaires stratégiques de la Russie. A l'heure actuelle, avec le retour de Vladimir Poutine au Kremlin, les observateurs prévoient d'importantes évolutions dans les relations entre la Russie et l'Occident dont et notamment les Etats-Unis. Déjà, le président russe a évoqué, lors de la rencontre avec le conseilleur sécuritaire du président américain, ses conditions à l'essor des relations Moscou/Washington. Poutine a précisé que la Russie est prête à donner de l'impulsion aux relations bilatérales avec les Etats-Unis à condition que Washington  respecte le principe de la collaboration équitable, dans un esprit de respect mutuel. Le président russe a aussi appelé la Maison Blanche à tenir compte des intérêts et des positions de la Russie. Il semble qu'en dépit de ce que l'administration américaine prétend quant à l'établissement des relations amicales avec Moscou, les Américains ont toujours une vision pessimiste des Russes. En effet, se tenant toujours dans le cadre des exigences de la Guerre froide, Washington ne s'est pas montré si intéressé à la promotion des relations économiques et commerciales avec son ennemi d'antan. Les chiffres du Service fédéral des douanes de Russie parlent d'un volume d'échanges commerciaux estimé à 31 milliards de dollars en 2011, les Etats-Unis se rangeant au 8ème rang des partenaires commerciaux. De l'autre côte, les Etats-Unis ont, pratiquement, fait la sourde oreille aux demandes et inquiétudes de la Russie. Cela s'explique dans les affaires qui ont suscité la sensibilité des autorités russes telles que le déploiement du bouclier antibalistique en Europe de l'Est, la présence américaine dans le Pôle nord ou la mer noire ainsi que l'extension de l'Otan vers l'est. Il est vrai qu'avec la Chine, la Russie est le principal rival des Etats-Unis dans les domaines économique, commercial et militaire, ce que les Américains ne veulent pas voir répéter dans le domaine technologique. C'est justement, cette même position malhonnête qu'incite le président russe à avancer des conditions, subordonnant l'essor des relations avec les Etats-Unis à une collaboration équitable, dans un climat de respect mutuel, en tenant compte des intérêts et positions de la Russie.

 07/05/2012

IRIB


La Russie menace de détruire le bouclier anti-missile américain en Europe.La Russie est prête à détruire les installations de défense anti-missile des Etats-Unis en Europe si Moscou considère qu'elles représentent de réelles menaces, a annoncé vendredi le ministre de la Défense, Anatoly Serdyukov.
"(Le déploiement) suscite nos inquiétudes, c'est pourquoi nous détruirons la défense anti-missile", a déclaré M. Serdyukov aux journalistes à Sotchi, ville russe de la mer Noire.
Il a indiqué que les forces russes n'allaient pas avoir besoin de mesures supplémentaires pour mener cette mission, car les missiles Iskander existants sont capables de neutraliser les plateformes de lancement américaines.
Par ailleurs, M. Serdyukov a déclaré que Moscou attendait toujours les propositions des Etats-Unis sur le système de défense anti-missile controversé en Europe.
Moscou s'oppose depuis longtemps au déploiement des installations de défense anti-missile près de ses frontières et demande des garanties juridiquement contraignantes aux Etats-Unis et à l'OTAN prouvant que le bouclier anti-missile ne vise pas la Russie.

11/05/2012

http://french.cri.cn/621/2012/05/11/302s280942.htm



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


 

 

15/05/2012

n°611 - Dossier ‘Les grévistes de la faim Palestiniens ’: François Hollande et la question palestinienne : nouveau président, même politique...

 

 


n°611 - Dossier ‘Les grévistes de la faim Palestiniens ’: François Hollande et la question palestinienne : nouveau président, même politique...


       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                     



DossierLes grévistes de la faim  Palestiniens

n°345                                15-05

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 

Sommaire

Tiré à part

Farid Merrad : Les détenus en grève depuis 25 jours, la mobilisation en Cisjordanie tend vers une intifada.

Al-Manar : Grèves de la faim : des Palestiniens en colère contre l’indifférence de l’ONU.

Les détenus en grève

Ziad Medoukh : Et les cris des prisonniers palestiniens ?

Politique Palestinienne

Afp : Palestiniens en grève de la faim: Abbas met en garde contre un "désastre national".

IRIB - Les palestiniens bloquent le siège des organisations internationales à Gaza.

Politique Israélienne

wikistrike : Israël met ses détenus palestiniens dans des conteneurs.

Politique Internationale 

a) Les organisations

IRIB - Le CICR inquiet de l'état de santé des prisonniers palestiniens.

b) Les Pays

Grève de la faim des détenus palestiniens: des pourparlers en cours via une médiation égyptienne.

Egypte

Tunis

IRIB -Les Tunisiens manifestent en soutien aux grévistes palestiniens.

Turquie

IRIB -Istanbul : sit-in des palestiniens.

Suisse

IRIB -La Suisse durcit le ton contre Israël.

France

François Hollande - le président élu.

CAPJPO-EuroPalestine : Monsieur Hollande, n'avez-vous rien à dire sur les prisonniers palestiniens ?

 
 

Almanar : le Hamas invite le président élu, François Hollande, à Gaza.

Citizen K : François Hollande et la question palestinienne : nouveau président, même politique...

 2 Dossier

 2-1 Alain Gresh : Palestine, ces prisonniers ignorés en grève de la faim.

2-2 Amnesty: action urgente pour les prisonniers palestiniens en grève de la faim.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

3-2 Soutien aux 2 000 prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim 

Communiqué du Collectif 69 de soutien au peuple palestinien.

4 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

4-1; Middle East Monitor : Pourquoi les Palestiniens ont-ils entamé une grève de la faim ?

4-2 José Luis Moraguès : La dimension stratégique de la bataille des prisonniers politiques palestiniens et les tâches du mouvement de solidarité internationaliste.

5 Annexe

Poème dédié aux prisonniers palestiniens.

Rim al-Khatib : Excuse-moi, monsieur le prisonnier



Tiré a part

Farid Merrad : Les détenus en grève depuis 25 jours, la mobilisation en Cisjordanie tend vers une intifada.

  Pas moins de 3000 détenus palestiniens dans les prisons de l’occupation entrent ce vendredi dans leur 25e jour de grève de la faim illimitée, dans le but d’arracher leurs droits humains légitimes de l’administration pénitentiaire sioniste. Au même moment, un effet boule de neige s’amplifie en Cisjordanie où une mobilisation timide avait commencé jusqu’à devenir un troisième soulèvement populaire qui fait reconsidérer la cause palestinienne au niveau local et international.
L’état de santé de nombreux prisonniers grévistes se détériore, en raison de 74, 57 ou 50 de grève de la faim, où parce que certains ont arrêté de se soigner. Et en Cisjordanie occupée, région qui était absente dans l’action résistante depuis de nombreuses années, est désormais le lieu d’un mouvement populaire qui s’agrandit de jour en jour, et devient un espoir de retour de l’esprit de lutte et de résistance auprès des jeunes cisjordaniens traqués sans cesse par les soldats de l’occupation et leurs collègues des services de sécurité de l’Autorité.
De nombreuses activités, comités populaires et factions palestiniennes ont appelé à faire de ce vendredi un jour de colère pour soutenir les prisonniers grévistes de la faim, sous le nom du « vendredi des détenus ». Ceci après des appels adressés par l’un des responsables de la grève, le commandant des Brigades d’Ezzedin al-Qassam, Ibrahim Hamed, de sortir par millions vendredi pour soutenir les prisonniers et comme un don offert par la Cisjordanie.
Des sources au sein du Comité de direction de la grève ont annoncé l’échec de la réunion tenue jeudi soir dans la prison de Nafha, entre l’ensemble des membres du Comité et une importante délégation de l’administration pénitentiaire sioniste.
Le centre Ahrar spécialisé dans les affaires des prisonniers a indiqué que l’échec de cette rencontre s’est confirmé avec la poursuite des détenus dans leurs mesures de lutte, en se privant de vitamines et en boycottant la clinique de la prison. Le Comité de direction de la grève exhorte le peuple palestinien et l’ensemble des factions et activités à intensifier le mouvement de solidarité et le soutien à leur cause. De même qu’il demande à l’Egypte, la Tunisie, la Libye, la Jordanie et les autres pays à venir en aide aux détenus et de sortir dans de grandes marches de soutien.

Farid Merrad

 http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7U8d65l%2bxt9hbjRdHX3exDIjRTVQDT11gXG%2f7FAIrQFZPnBHIAetzGVMBFiZOwwcQl64rG1zFbe4FxCKGJCpttuGZUW0Rj7UAF9vOLMu3ajs%3d


Al-Manar : Grèves de la faim : des Palestiniens en colère contre l’indifférence de l’ONU.

" Ceci contraste nettement avec vos déclarations fortes et constantes pour soutenir le soldat israélien incarcéré Gilad Shalit ", détenu par le Hamas à Gaza pendant cinq ans et libéré en octobre en échange d’un millier de prisonniers palestiniens, soulignent-ils.

Plusieurs dizaines de Palestiniens bloquaient mercredi l’accès aux bureaux de l’organisation des Nations-Unies à Ramallah en Cisjordanie, pour exprimer leur colère contre son double poids et mesure et presser le secrétaire général Ban Ki-moon d’intervenir en faveur des détenus en grève de la faim en Israël. Les manifestants, qui empêchaient les employés de l’ONU d’entrer, brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire en anglais "UNfair" (injuste, jeu de mots sur le sigle de l’ONU en anglais : UN), laissant entendre que l’organisation onusienne est injuste.

"Nous remarquons avec déception votre silence depuis le début de ce mouvement de protestation en décembre 2011", affirment les organisateurs du rassemblement dans une lettre ouverte à M. Ban, citant le pionnier de cette mobilisation, Khader Adnane, membre du mouvement de résistance Jihad islamique, libéré le 17 avril sur décision de la justice israélienne après 66 jours de grève de la faim.

" Ceci contraste nettement avec vos déclarations fortes et constantes pour soutenir le soldat israélien incarcéré Gilad Shalit ", détenu par le Hamas à Gaza pendant cinq ans et libéré en octobre en échange d’un millier de prisonniers palestiniens, soulignent-ils.

Au moins un tiers des quelque 4700 détenus palestiniens d’Israël (dont près de 310 en détention administrative) sont actuellement en grève de la faim, dont sept depuis plus d’un mois et demi, selon l’administration pénitentiaire israélienne, des sources officielles palestiniennes et des organisations humanitaires.

Ils réclament l’abolition de l’isolement carcéral et de la détention administrative, une disposition héritée du mandat britannique sur la Palestine qui permet l’incarcération sans inculpation ni jugement de suspects pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

"Nous vous exhortons à prendre une position ferme et forte contre la violation par Israël des droits des prisonniers", selon le texte, demandant au chef de l’ONU "d’encourager les Etats membres à s’opposer à ces violations flagrantes des droits de l’Homme".

Le bureau du coordinateur spécial de l’ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Robert Serry, n’avait pas de commentaire dans l’immédiat sur cette protestation, mais M. Serry s’est dit le 3 mai "profondément troublé par les informations sur l’état critique d’au moins deux prisonniers palestiniens (...) en grève de la faim depuis plus de deux mois". Dans un communiqué, il "appelait toutes les parties à trouver une solution avant qu’il ne soit trop tard".

Le 2 mai dernier, le rapporteur des Nations-Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 Richard Falk s’est dit « écœuré par les violations des droits de l’homme dans les prisons israéliennes ».

Appelant la communauté internationale à veiller à ce qu’Israël respecte les lois et normes internationales en matière de droits de l’homme dans sa façon de traiter les prisonniers palestiniens, il a reppelé dans son communiqué que depuis 1967 « quelque 750 000 Palestiniens, dont 23 000 femmes et 25 000 enfants, ont été en détention dans les prisons israéliennes, soit approximativement 20% du total de la population palestinienne des territoires occupés ».

Al-Manar

jeudi 10 mai

Al-Manar


Les détenus en grève

Ziad Medoukh : Et les cris des prisonniers palestiniens ?
Depuis un mois, plus de 2000 prisonniers palestiniens ont entamé une grève de la faim illimitée. Leur mouvement, d'une ampleur nationale et politique sans pareille, n'aboutit à aucune réalisation de leurs revendications pourtant légitimes. Le gouvernement israélien refuse de répondre à leurs demandes : ils réclament l'amélioration de leurs conditions de détention, la fin de l'isolement, l'autorisation de visite pour leurs familles, la suppression des arrestations arbitraires et l'abolition de l'arrestation administrative sans aucun jugement

Ce mouvement est suivi en Cisjordanie et dans la bande de Gaza par des milliers de Palestiniens qui organisent partout des manifestations de soutien à ces prisonniers, dans leur combat pour la liberté et la vie. Et des centaines de personnes ont commencé une grève de la faim en solidarité avec eux.

Cette grève est historique, c’est la plus longue dans l’histoire des prisonniers politiques du monde. C’est une résistance remarquable que celle de ces hommes et de ces femmes de bonne volonté qui, par leur patience et leur persévérance, sont un exemple pour le monde entier

Malgré quelques initiatives prises par des associations de la société civile dans certains pays, en solidarité avec les prisonniers palestiniens grévistes de la faim, on observe le profond silence des médias, des intellectuels, des partis politiques et celui des gouvernements d'un monde qui se dit libre et démocrate.

Personne ne bouge pour réagir devant le sort réservé à ces prisonniers ? Pourquoi?

Vont-ils continuer longtemps à souffrir ?

Où sont donc les organisations des droits de l’homme ?

Où donc est le monde libre ?

Quand y aura-t-il une réelle pression sur les autorités israéliennes d’occupation ?

Les cris des estomacs vides de nos prisonniers vont-ils être entendus ?

En attendant, derrière les prisonniers palestiniens, tout notre peuple va poursuivre le combat, jusqu’à la conquête de ses droits légitimes et jusqu’à la sortie du dernier détenu des prisons et des ghettos israéliens.

Jeudi 10 mai 2012

Ziad Medoukh



Politique Palestinienne

Afp : Palestiniens en grève de la faim: Abbas met en garde contre un "désastre national".

RAMALLAH (Territoires palestiniens) — Le président palestinien Mahmoud Abbas a mis en garde dimanche contre un "désastre national" au cas où un des 1.550 prisonniers palestiniens en grève de la faim décéderait dans une prison israélienne.

Deux des détenus, Bilal Diab et Thaer Halahla, ont cessé de s'alimenter depuis 75 jours et la communauté internationale, comme les organisations de défense des droits de l'Homme, s'alarment de l'état de santé des grévistes de la faim.

"La situation des prisonniers est extrêmement dangereuse. Certains d'entre eux risquent des lésions très graves, ce qui serait un désastre national que personne ne saurait tolérer", a prévenu M. Abbas avant de présider une réunion du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

"J'espère et je prie Dieu que personne ne souffre davantage car ce serait une énorme catastrophe", a-t-il insisté.

Le président palestinien a évoqué le sort des prisonniers lors de sa rencontre samedi soir avec l'envoyé spécial israélien, Yitzhak Molcho, porteur d'une lettre du Premier ministre Benjamin Netanyahu sur le processus de paix.

L'OLP a affirmé dimanche son soutien à la position de M. Abbas "sur l'impératif de relâcher les prisonniers et mettre fin à leurs souffrances". L'organisation a aussi appelé à un jeûne de 24 heures lundi en solidarité avec les détenus.

Selon la porte-parole de l'administration pénitentiaire, environ 1.550 détenus palestiniens sont actuellement en grève de la faim.

Des responsables palestiniens ont dit espérer prochainement une réponse positive des autorités israéliennes aux revendications des prisonniers. Mais ils ont prévenu que les détenus intensifieraient leur mouvement sans précédent, en cas d'échec des négociations en cours.

Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a fait état de contacts entre l'Egypte et l'Etat hébreu pour tenter de régler la crise, mais il a accusé Israël d'avoir "changé d'avis".

"La partie israélienne joue avec les mots. Après les efforts louables des Egyptiens (...) afin de répondre aux exigences israéliennes, et tenter de mettre fin à la grève de la faim et à la crise, les Israéliens ont changé d'avis il y a deux jours", a affirmé à l'AFP le numéro deux du Hamas, Moussa Abou Marzouk, dans une interview dimanche au Caire.

Selon lui, les autorités israéliennes sont revenues sur leurs promesses de lever les mesures d'isolement contre certains prisonniers et de faciliter les visites des familles.

Les détenus réclament l'abolition de l'isolement carcéral et de la détention administrative, qui permet l'incarcération sans inculpation ni jugement pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment, ainsi que l'autorisation des visites de proches pour les prisonniers originaires de Gaza.

L'envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient, Tony Blair, s'est déclaré samedi "de plus en plus inquiet de la dégradation de l'état de santé des prisonniers palestiniens qui sont en grève de la faim dans les prisons israéliennes".

Vendredi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est dite "extrêmement préoccupée par l'état de santé de plus de 1.600 détenus" en grève de la faim en Israël et a appelé l'Etat hébreu à leur "assurer un accès immédiat et approprié aux soins".

Le règlement de la crise devient pressant à l'approche du 15 mai, le jour de la "Nakba" ("catastrophe"), l'exode des populations palestiniennes après la création de l'Etat d'Israël en 1948, anniversaire marqué chaque année par des manifestations et un regain de tensions dans les Territoires palestiniens.

afp

 

IRIB - Les palestiniens bloquent le siège des organisations internationales à Gaza.  

Des dizaines de jeunes palestiniens, ont organisé, aujourd'hui dimanche, des rassemblements protestataires, devant les sièges des organisations internationales, à Gaza, contre les conditions déplorables des palestiniens détenus dans les prisons du régime sioniste.

Ces organisations ont été fermées, pendant 2 heures, en raison de ces rassemblements. Les protestataires ont exigé de ces organisations d'assumer leurs responsabilités et de soutenir les revendications équitables des prisonniers palestiniens. Ils ont empêché pendant deux heures les employés du Croix Rouge Mondiale, de l'UNESCO et de l'organisation de l'UNDP de se rendre au travail. Les organisations internationales sont responsables de la vie des prisonniers palestiniens, tandis qu'elles ne font rien dans ce sens, a déclaré l'un des manifestants, Hani Abou Mostafa, lors d'une conférence de presse devant le siège du Croix Rouge Mondial. Les manifestations ont menacé de fermer tous ces sièges  à Gaza si leur mutisme immobilisme se poursuit.

IRIB



Politique Israélienne

wikistrike : Israël met ses détenus palestiniens dans des conteneurs.  
Un groupe de détenus palestiniens dit que les fonctionnaires des prisons israéliennes ont adopté une série de nouvelles mesures pour punir les prisonniers qui font une grève de la faim.
Les gardiens de prison ont confisqué leurs effets personnels, fouilles à nu effectuées, et les prisonniers ont été placés dans des petits conteneurs métalliques dans les prisons du Néguev dans le sud d'Israël, c’est ce que rapporte Ma'an samedi.
Les autorités ont également interdit les pauses pour les prisonniers et six détenus ont été placés à l'extérieur dans des conteneurs en guise de punition.
Le 17 avril, des centaines de prisonniers palestiniens ont commencé une grève de la faim pour protester contre l'emprisonnement sans accusation et l'isolement exercé par le régime de Tel-Aviv.
Il ya eu plusieurs manifestations à travers la Cisjordanie occupée et la bande de Gaza pour exprimer la solidarité envers les prisonniers.
Selon le Bureau central palestinien de la statistique et des groupes de défense des prisonniers, il y a actuellement des milliers de prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, dont beaucoup ont été enfermés sans inculpation ni jugement.

06/05/2012

http://www.wikistrike.com/article-exclu-wikistrike-israel-met-ses-detenus-palestiniens-dans-des-conteneurs-104681084.html



Politique Internationale 

a) Les organisations

IRIB - Le CICR inquiet de l'état de santé des prisonniers palestiniens.  

Le Comité international de la Croix rouge évoque la nécessité de l'examen de l'état de santé des prisonniers palestiniens, en grève de la faim dans les geôles du régime sioniste. Nadia Dibsy, porte-parole du CICR a dit, dimanche, au reporter de Press TV, que le CICR s'inquiète de l'état de santé de ces prisonniers en grève de la faim détenus dans les prisons israéliens et qu'il a demandé à maintes reprises aux responsables israéliens d'entreprendre les mesures nécessaires pour transférer à l'hôpital, les 6 prisonniers, en grève de la faim depuis 74 jours. Entre temps, l'Agence allemande a rapporté, citant un responsable palestinien qui a souhaité garder l'anonymat, que la récente lettre du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu au président de l'Autorité autonome, Mahmoud Abbas, ne comprend pas d'importants points pour une nouvelle relance du processus des négociations de paix.

4/05/2012

IRIB



b) Les Pays

Grève de la faim des détenus palestiniens: des pourparlers en cours via une médiation égyptienne.

 Des pourparlers sont en cours, via des médiateurs égyptiens, pour tenter de trouver une issue à la grève de la faim de centaines de prisonniers palestiniens détenus en Israël, a-t-on appris samedi de sources officielles palestinienne et israélienne.

Selon des responsables pénitentiaires, au moins 1.600 des 4.600 prisonniers palestiniens détenus en Israël refusent de s'alimenter. Les Palestiniens estiment qu'environ 2.500 détenus suivent la grève de la faim. Les grévistes entendent dénoncer leurs conditions d'incarcération et réclamer la fin des "détentions administratives". Ce système, justifié par l'Etat hébreu au nom de la lutte contre le terrorisme, permet que des suspects palestiniens restent détenus pendant des mois, voire des années, sans que des charges aient été retenues contre eux.

C'est la première fois que l'on évoque des négociations importantes depuis le début du mouvement, il y a plusieurs semaines, ou même dans certains cas plusieurs mois. Selon des responsables palestiniens, des médiateurs égyptiens tentent de favoriser un accord entre les grévistes et les autorités israéliennes. Un responsable israélien a confirmé la tenue de pourparlers, sans autre précisions. Les autorités israéliennes sont réticentes à conclure un accord avec les prisonniers, craignant qu'il n'encourage d'autres grèves de la faim.

Deux prisonniers, Thaer Halahleh et Bilal Diab, sont en grève de la faim depuis plus de 70 jours. Tous deux sont membres du Djihad islamique, un groupe palestinien qui a perpétré de nombreux attentats-suicide, fusillades et autres opérations meurtrières contre les Israéliens. On ignore toutefois si les deux hommes ont été impliqués dans des activités terroristes, car ils sont incarcérés dans le cadre d'une détention administrative.

Par ailleurs, un émissaire du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, Yitzhak Molcho, devait rencontrer plus tard dans la journée le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à Ramallah, en Cisjordanie, pour évoquer les pourparlers de paix dans l'impasse, selon une source palestinienne.

AP http://www.romandie.com/news/n/Greve_de_la_faim_des_detenus_palestiniens_des_pourparlers_en_cours_via_une_mediation_egyptienne120520121731.asp

 


Tunis

IRIB -Les Tunisiens manifestent en soutien aux grévistes palestiniens.  

L'association lycéenne pour le soutien à la cause palestinienne, en Tunisie, a entamé une série d'initiatives, en soutien aux Palestiniens détenus dans les prisons du régime sioniste. La grève de la faim  de deux jours à laquelle ont participé, symboliquement,  certains ministres et représentants de l'Assemblée constituante figure parmi ces initiatives. Simultanément à ces démarches, des manifestations de soutien à la revendication réclamant la libération des prisonniers, afin de mettre fin à leurs souffrances, ont eu lieu, dans différentes villes tunisiennes.  En signe de solidarité avec les Palestiniens détenus dans les prisons du régime sioniste, une grève de la faim de deux jours avec la devise «Nous resterons affamés, pour soutenir les épris de liberté», a été organisée.

06/05/2012

IRIB


Turquie

IRIB -Istanbul : sit-in des palestiniens.

En solidarité avec les palestiniens détenus dans les prisons du régime sioniste, les ressortissants palestiniens résidant en Turquie ont observé un sit-in.

La minorité palestinienne en Turquie a observé un sit-in, à Istanbul, et a exigé au premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoghan,  et au minstre des AE Ahmed Davutoglu ainsi que aux instances de défebse des droits de l'homme de réagir et faire pression sur le régime sioniste. Le palestiniens détenus dans les prisons du régime sioniste ont entamé une grève de la faim depuis le 17 avril simultanément à la journée du prisonnier palestinien en protestation contre l'arrestation

4/05/2012

IRIB


Suisse

IRIB -La Suisse durcit le ton contre Israël.  

Le ministre suisse des Affaires étrangères a critiqué, dans un communiqué officiel, la situation des prisonniers palestiniens.

Cité par l'IRNA, la diplomatie suisse s'est dite inquiète de la situation des Palestiniens détenus par les militaires israéliens dans les geôles du régime sioniste, appelant les responsables israéliens à mettre des moyens médicaux à la disposition de ceux qui observent une grève de la faim. A noter qu'un grand nombre de Suisses ont manifesté, il y a deux semaines, en guise de protestation contre l'invitation faite au ministre israélien des Affaires étrangères de venir en Suisse. Plus d'une centaine de Suisses s'étaient réunis, devant le ministère de la diplomatie suisse et demandé à son ministre de revenir sur cette invitation. Les manifestants ont considéré Lieberman comme un raciste et un violateur des droits de l'Homme, insistant pour qu’il ne lui soit pas permis d’effectuer sa visite, à Bern. Ils ont, également, demandé le boycott de marchandises israéliennes.

4/05/2012

IRIB



François Hollande - le président élu.

CAPJPO-EuroPalestine : Monsieur Hollande, n'avez-vous rien à dire sur les prisonniers palestiniens ?
François Hollande a beaucoup parlé de justice et de dignité pendant sa campagne électorale. Serait-il néanmoins indifférent au sort des 2000 prisonniers palestiniens en grève de la faim, et pour certains en danger de mort, qui réclament un peu plus de justice et de dignité justement.

François Hollande est très occupé.

Mais tout de même, n’a-t-il rien a dire, concernant le respect du droit international, au partenaire privilégié de la France qu’est Israël ?

Ne pense-t-il pas que la France, pour laquelle il a déclaré avoir de grandes ambitions, s’est créé quelques obligations en signant les Conventions de Genève, en ratifiant la Convention sur la Torture, et en votant les résolutions de l’ONU ?

Des hommes sont en train de mourir pour protester contre le système israélien de "détention administrative", c’est à dire l’emprisonnement pour des durées illimitées, sans charge et sans procès.

Non seulement Israël maintient depuis 45 ans une occupation illégale (résolution 242 de l’ONU)

Non seulement Israël viole la 4ème convention de Genève qui interdit le transfert de population et de prisonniers des territoires occupés sur le territoire de la puissance occupante

Non seulement Israël ne reconnait pas le statut de prisonniers politiques à ces femmes et ces hommes qui luttent pour leur liberté, pour leur indépendance

Non seulement Israël a légalisé la torture contre les Palestiniens en autorisant les "pressions physiques modérées", qui couvrent un large éventail de tortures physiques et psychologiques, y compris à l’encontre des enfants

Non seulement Israël a emprisonné 800.000 femmes, hommes et enfants palestiniens depuis 1967

Mais en plus Israël inflige des châtiments (privations de visites, placement en cellule d’isolement...) aux prisonniers contraints de recourir à la grève de la faim pour faire valoir des droits fondamentaux

Monsieur Hollande, ne serait-il pas temps d’intervenir, de montrer que les mots "justice" et "dignité" ont véritablement un sens pour vous ?

Vous vous honorez d’être Français. Pouvez-vous faire en sorte que nous puissions en faire autant, et ne soyons pas submergés par la honte face au silence de cette "nation qui n’est pas une nation parmi les autres", comme vous l’avez affirmé ?

Nous vous rappelons au demeurant que votre co-équipière, Martine Aubry s’est beaucoup agitée pour non pas 2000, mais une seule prisonnière (dont les agissements restent assez obscurs), au Mexique, allant jusqu’à appeler au boycott du Mexique, et bien plus encore puisqu’elle s’est permis, en tant que maire de Lille, d’empêcher la tenue d’une exposition sur le Mexique dans sa ville !

CAPJPO-EuroPalestine

Vendredi 11 mai 2012

(cf : http://www.europalestine.com/spip.php?article5874 )


 
 

Almanar : le Hamas invite le président élu, François Hollande, à Gaza.

Le mouvement de résistance palestinien Hamas, qui gouverne la bande de Gaza, a invité le président français élu François Hollande à visiter le territoire sous blocus israélien et à «corriger» la politique française envers les Palestiniens.

«Nous appelons le président français élu François Hollande à mettre la question palestinienne en tête de ses priorités et à corriger l'approche française de la question palestinienne», affirme le Hamas dans un communiqué.

Le mouvement, victorieux aux dernières élections législatives palestiniennes en 2006, presse le nouveau président de «respecter les droits du peuple palestinien, d'agir pour leur recouvrement, de respecter le choix démocratique de notre peuple et mettre fin au boycott de notre direction élue et au siège de la bande de Gaza». «Nous l'appelons également à venir à Gaza pour y constater la situation et la souffrance tragique de sa population», poursuit-il.

«Malheureusement, jusqu'à présent les interventions internationales dans la situation intérieure palestinienne et les conditions injustes du Quartette sont le plus grand obstacle à la démocratie palestinienne et la cause principale de sa destruction», estime le Hamas.

La France n'entretient officiellement aucune relation avec le Hamas, considéré par l'Union européenne (UE) comme une «organisation terroriste». Elle exige pour cela que le mouvement accepte les trois principes du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, ONU, Russie): reconnaissance d'  « Israël », renonciation à toute « violence » et respect des accords signés.

Le président français sortant, Nicolas Sarkozy, avait salué en octobre la libération du soldat israélien Gilad Shalit, lors d'un échange de prisonniers avec le Hamas, comme «un signal positif» mais pas suffisant pour que le mouvement devienne un interlocuteur de la France.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=63509

 


Citizen K : François Hollande et la question palestinienne : nouveau président, même politique...

Le changement, c’est pas maintenant.

Le nouveau président de la république va encore plus loin que son prédécesseur. Dans un article publié sur le site du CRIF, on apprend que François Hollande, lors d’une rencontre avec une “forte délégation” du Crif, a assuré “de son engagement de fermeté contre les actes antisémites et antisionistes”.

La première question qui devrait être débattue est la suivante : que signifient les mots “Sémite” et “Sioniste” ?

Pourquoi, M. Hollande, comme l’ensemble de la classe politique française et mondiale, utilise le mot “antisémite” pour qualifier le racisme envers les juifs ? C’est incorrect et trompeur. Selon la définition du Larousse, un sémite est une personne appartenant à un ensemble de peuples parlant ou ayant parlé dans l’Antiquité des langues sémitiques. Il ne s’agit donc pas du “peuple juif”. En effet, un polonais ou un américain, bien que juif, n’est pas et ne sera jamais un sémite.

En ce qui concerne la volonté du nouveau président de combattre les actes antisionnistes... Est ce que le sionisme est une religion Monsieur Hollande ? Non, absolument pas. Le sionisme est un courant idéologique. Il s’agirait donc, en France, pays des droits de l’homme et des libertés individuelles, d’interdire au peuple d’exprimer son mépris pour le sionisme ? Au nom de quoi ?

Critiquer l’état d’israel et sa politique entre dans le cadre de la libre expression. Même si cela est devenu quasiment impossible dans notre pays à cause des lois mémorielles et d’une sacrée dose de mauvaise foi et de mensonges à répétition.

S’agirait-il de faire un pas de plus dans le mensonge et la tromperie ? Ce qui, avant le 5 mai, consistait à inculper chaque personne osant critiquer l’état d’israël d’être antisémite, consisterait désormais, de faire également de l’antisionisme un crime passible de poursuites judiciaires ? S’agirait-il d’un ultime coup d’épée pour museler les dissidents de la pensée commune qui, au fil du temps, ont appris à se défendre et à éviter les inculpations d’antisémitisme ?

Les images de la Place de la Bastille, pleine de monde, célébrant l’avènement du Parti socialiste au pouvoir, ont dérangé un grand nombre de personnes. Parce que des drapeaux “maghrébins” (Algériens, Marocains et Tunisiens) flottaient pour célébrer le nouveau président de la République française. Ce raisonnement est aussi choquant que stupide. Tous ces drapeaux flottant au même endroit, au même moment et pour une même “cause” étaient un symbole d’unité et de fraternité qu’apparemment beaucoup n’ont pas su percevoir. Sans doute à cause d’oeillères inconscientes imposées insidieusement par une propagande médiatique massive et continuelle.

Ce qui m’a choqué devant ces images de la Bastille en liesse, c’est de voir ces mêmes drapeaux, ainsi que de voir le drapeau Palestinien, mais pour une toute autre raison : voir tout ce monde fêter l’arrivée au pouvoir d’un homme tel que M.Hollande, qui est en plusieurs points identique à Nicolas Sarkozy, et notamment sur la question Palestinienne. Comment est ce que les français peuvent penser un seul instant qu’il sera un bienfait pour la Palestine ? Ne sont-ils pas au courant de ses nombreuses déclarations pro-israélienne ? Ne l’ont-ils pas vu aller, comme une grande majorité de la classe politique française, prêter allégeance au diner du Crif en février dernier (le CRIF est un lobby sioniste ayant pour but principal la défense d’israël et de ses intérêts) ? Ne se demandent ils pas pourquoi les diners du CRIF sont devenus un passage obligatoire aux élus de la république ? Ne remarquent-ils pas que M.Hollande utilise les mêmes mots que son prédécesseur pour qualifier la Résistance de Terrorisme, et ainsi, en un tour de mots, légitimer les atrocités quotidiennes infligées aux palestiniens ?

Dans l’article auquel je fais référence un peu plus haut, nous apprenons également que François Hollande a déclaré lors de sa rencontre avec le CRIF, que si Israël est l’objet de tant de critiques c’est qu’il constitue une grande démocratie. Ces mots semblent tout droit sortis de la bouche de Bernard Henri Levy (que je n’ai plus besoin de présenter tant sa réputation de faussaire et d’agent israélien est connue). En effet, en faisant quelques recherches supplémentaires, on peut apprendre que ces deux hommes, Hollande et Levy, ont déjeuné ensemble peu de temps avant cette rencontre.

Les français n’ont pas remarqué tout cela. Très souvent parce que les médias complaisants traitaient ces informations de manière trop peu approfondie. Les discours de Monsieur Hollande lui ont valu à plusieurs reprises d’être qualifié par la droite et l’extrême droite de “candidat des musulmans”. Ce qui bien entendu est faux ! Mais qui a suffit, par une habileté médiatique déjà prouvée, à laisser penser aux musulmans de France et aux français sensibles à la question, que M.Hollande serait différent de son prédécesseur sur la question palestinienne.

L’histoire ne change pas. Le cirque des élections auquel les sujets sont invités à participer en votant, renforce l’illusion de la démocratie et permet de conserver un système corrompu et élitiste qui ne sert bien évidemment pas le peuple. 

mardi 8 mai 2012 - 07h:56

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