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18/07/2012

Dossiers du 11-09 - 12- 07/2012 : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Dossiers du 11-09

n°22 du 12- 07/2012

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

Tiré à part :

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

John Pilger : Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.

Au jour le jour

Calebirri : Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 VIDEO VOST : John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur".

1-2 Buzzlclair : Le documentaire « The Elephant in the Room » enfin disponible en version française.

Dossier & Point de vue

2-1 11-Septembre : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie ses mémoires « ClassifiedWoman »

2-2 Lorraine Millot : Polémiques autour du procès du 11 Septembre.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

3-1 Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

4-1.Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire

4-2 Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 




Tiré à part :

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

GiuliettoChiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’Il Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur du film "Zéro – Enquête sur le 11-Septembre" et de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum

 

Le comité d’experts internationaux dont j’ai l’honneur de faire partie a publié hier ses dernières conclusions (chronologiquement parlant) sur la question cruciale des faux comptes-rendus des actions et des endroits où se trouvaient les plus hauts responsables politiques et militaires américains au cours de cette journée fatale.

Ces conclusions s’articulent en huit chapitres, dont les détails peuvent être consultés sur le site www.consensus911.org/fr [en français - NdT], et qui éclairent d’une lumière nouvelle et impressionnante ce sur quoi, à presque onze ans de distance, des millions de personnes dans le monde entier (disons l’immense majorité) ne savent absolument rien. À commencer par les mensonges officiels qui ont été diffusés pour empêcher que le public – et en premier lieu les Américains – sache où se trouvaient et ce que faisaient les quatre plus hauts responsables de l’époque : le président américain George W. Bush, le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, et le général en charge de tout l’État major, Richard Myers.

Ces huit nouveaux chapitres ont été élaborés par les vingt membres du 9/11 Consensus Panel, sur la base de documents obtenus grâce à la loi sur la liberté de l’information (FOIA), et par l’analyse de toutes les sources journalistiques disponibles. Et en prenant comme point de départ les propres affirmations de la Commission d’enquête officielle.

La documentation est effectivement impressionnante et les mensonges officiels y coulent à torrents. A commencer par le fait avéré et proprement stupéfiant du nombre sans précédent d’exercices militaires qui se déroulaient précisément le 11 septembre 2001. Il y en avait pas moins de sept. Mais la Commission d’enquête officielle ne fait mention que d’un seul, celui qui portait le nom de « Vigilant Guardian ». Cet exercice était habituellement organisé chaque année en octobre. Mais en 2001, il fut avancé à septembre. Il y eut au même moment l’exercice « Global Guardian », du NORAD (North American Aerospace Defense Command), qui lui aussi était normalement planifié au mois d’octobre. Et ainsi de suite : « AmalgamWarrior » (vaste exercice portant sur plusieurs régions du NORAD, conduit normalement aux mois d’avril et d’octobre). Cette année-là, l’exercice fut lui aussi déplacé en septembre.

Le 4e est intéressant, « Northern Vigilance », qui eut pour effet ce matin-là de déplacer pratiquement toute la flotte aérienne militaire américaine au Canada et en Alaska. Suivirent, ou plutôt furent organisés au même moment « Vigilant Warrior » (exercice d’entrainement en vol), et « Red Flight » (qui prévoyait le transfert d’avions de chasse de la base de Langley, Virginie, vers d’autres bases). Et enfin, n’oublions pas le National Reconnaissance Office (NRO) qui – quelle coïncidence extraordinaire – prévoyait justement ce matin-là, exactement à 9 h 10, l’impact d’un petit avion contre l’une des tours de l’Agence, dans les environs de Washington.

Il est impossible de résumer ici tous les points les plus criants qui émergent de ces huit chapitres. Une chose est sure : la Commission officielle, présidée (illégalement) par Philip Zelikow, ami intime et collaborateur de CondoleezzaRice, oublia de mentionner les sept exercices militaires en cours ce jour-là, mais sous-estima de manière incroyable la confusion provoquée par tous ces entrainements et ces simulations alors que se produisaient les quatre détournements d’avion. En outre, il parait irréfutable que ce matin-là, les écrans radars de la défense aérienne américaine furent criblés de faux échos par rapport à ce qui se passait en réalité dans le ciel de l’Amérique du Nord. Ces faux échos radars furent retirés des écrans seulement après les frappes contre la Tour Sud du World Trade Center.

Mais qui commandait pendant ces heures [cruciales] ? Les sources officielles répètent sans cesse que Bush, Cheney, Rumsfeld, Richard Myers (qui remplaçait le général Hugh Shelton), Montague Winfield, lui aussi général et à la tête de la « War room » étaient tous (de façon totalement inexplicable) loin de leurs postes de responsabilité. C’est-à-dire qu’ils n’étaient pas là où ils auraient dû être. Et qu’ils n’y retournèrent qu’après la frappe contre le Pentagone, à 9 h 37. Mais les documents démentent cette version des faits. Certains d’entre eux, non seulement se trouvaient à leur poste, mais ils étaient parfaitement informés sur ce qui se passait et ils discutèrent même de la nécessité ou pas d’abattre le 4e avion détourné, le Vol 93, dont les débris furent retrouvés non pas à Shanksville (comme le dit la version officielle) mais sur un périmètre de plusieurs kilomètres de diamètre. Encore un démenti de la version officielle.

Le 9/11 Consensus Panel n’est pas un tribunal, mais il recueille les éléments qui pourront être utiles aux recherches ultérieures, peu importe qui les conduit, une institution publique, les médias, des sites académiques. Ceux qui veulent ouvrir les yeux peuvent aller s’en assurer sur le site. Le site du Consensus 9/11 est une contribution à l’enquête que Ferdinando Imposimato compte mener à bien pour exposer les chefs d’accusation devant le Tribunal pénal international de La Haye, afin que celui-ci puisse examiner l’hypothèse d’incriminer d’importants membres de l’administration américaine de l’époque, sur l’accusation de « participation à un crime ».

GiuliettoChiesa

8 juin 2012

 

IlFattoQuotidiano.it, le 6 juin 2012

Traduction GV pour ReOpenNewshttp://www.reopen911.info/News/2012/06/08/giulietto-chiesa-l...

URL de cet article 16919
http://www.legrandsoir.info/11-septembre-de-nouveaux-indices-dementent-la-version-officielle.html


John Pilger : Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.
Dans le théâtre kabuki de la politique parlementaire britannique, les grands crimes ne sont pas commis et les criminels courent en liberté. Il s’agit bien de théâtre après tout ; ce sont les pirouettes qui comptent, et non pas des actions décidées en déconnexion, à la fois géographique et culturelle, avec leurs conséquences. C’est un dispositif sécurisé, protégé aussi bien par les acteurs que par la critique. Le discours d’adieu de l’un des plus malins de ces gens, Tony Blair, « était profondément imprégné d’un sens de conviction morale », s’épanchait alors le présentateur de télévision Jon Snow, comme si le charme que Blair exerçait aux adeptes du kabuki était mystique. Le fait qu’il était un criminel de guerre n’était en rien pertinent.

La manière dont on a étouffé les crimes de Blair et de ses administrations est décrite dans un livre de Gareth Peirce intitulé Dispatchesfrom the DarkSide : on torture and the death of justice, publié en version de poche ce mois-ci par les éditions Verso. Peirce est l’avocate des droits de l’Homme la plus distinguée de Grande-Bretagne ; sa poursuite de dénis de justice infâmes et sa recherche de justice pour les victimes de crimes gouvernementaux, tels que la torture et l’extradition, restent inégalées. Son compte-rendu de ce qu’elle appelle le « pandémonium moral et légal » au lendemain du 11 septembre, est exceptionnel dans le sens où, en s’appuyant sur les mémoires de Blair et Alistair Campbell, des procès-verbaux du Cabinet et des dossiers du MI6, elle leur applique la règle de droit.

 

Des avocats de la trempe de Peirce, Phil Shiner et Clive Stafford-Smith ont permis que la mise en accusation de puissances dominantes ne soit plus un tabou. Ainsi Israël, l’homme de main des États-Unis, est maintenant largement reconnu comme l’État le moins respectueux du droit au monde. Des personnes comme Donald Rumsfeld, à l’instar de George W. Bush et Blair, évitent dorénavant les pays, au-delà des frontières, où la loi règne.

 

Étalant ses sinécures de « pacification » et de « développement » qui lui permettent d’ajouter à la fortune accumulée depuis son départ de Downing Street, Blair voyage en avion ici et là, tel une pie, avec pour destinations habituelles les cheikhats du Golfe, les Etats-Unis, Israël et des havres de sécurité comme la petite nation africaine du Rwanda. Depuis 2007, Blair a rendu sept visites dans ce pays, où il a accès à un jet privé fourni par le président Paul Kagame. Le régime de Kagame, dont les opposants ont été réduits au silence brutalement au moyen de fausses accusations, est « innovant » et un « leader » en Afrique, selon Blair.

 

Le livre de Peirce accomplit l’impossible avec Blair : il arrive à choquer. Quand elle remonte aux sources « des thèses injustifiables, de la belligérance débridée, de la falsification et d’un irrespect délibéré des lois » qui ont mené aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, elle identifie l’offensive de Blair sur les musulmans comme étant à la fois criminelle et raciste. « Il fallait neutraliser par tous les moyens possibles, et de manière définitive, toute personne suspectée de tenir des opinions [islamistes]... dans le langage de Blair, un « virus » devant être « éliminé » et nous poussant à « une myriade d’interventions vigoureuses dans les affaires d’autres nations [sic] ». » Des communautés entières ont été réduites à des « taches de couleur » constellant un tableau sur lequel le Napoléon du parti travailliste s’attèlerait à « la réorganisation du monde ».

 

Le concept même de guerre a été détourné de son sens véritable pour devenir la logique de « nos valeurs contre les leurs ». Les réels coupables des attaques du 11 septembre, pour la plupart des Saoudiens entraînés à piloter en Amérique, ont été oubliés en cours de route. Tant s’en faut, les « taches de couleur » se sont révélées provenir du sang d’innocents – d’abord en Afghanistan, pays des pauvres entre les pauvres. Il n’y avait pas d’Afghans parmi les membres d’Al-Qaïda ; au contraire, on pouvait noter un ressentiment mutuel entre les uns et les autres. Mais cela n’importait pas. Une fois les bombardements commencés le 7 octobre 2001, des dizaines de milliers d’Afghans ont été châtiés par la famine au moment où le Programme alimentaire mondial retirait son aide à l’aube de l’hiver. Dans un village dévasté, Bibi Mahru, j’ai été témoin des conséquences d’une bombe de « précision » Mk82 : l’oblitération de deux familles, dont huit enfants. « Tony Blair, » a écrit Alistair Campbell, « a dit qu’ils devaient être conscients que nous les ferions souffrir s’ils ne nous présentaient pas Oussama Ben Laden. »

 

Le personnage grotesque d’Alastair Campbell était déjà à l’œuvre en train de concocter une autre menace en Irak. La guerre qui a suivi « a donné jusqu’à » entre 800 000 et 1.3 millions de morts, d’après le Centre d'Etudes Internationales du MIT[i] : des chiffres qui dépassent les estimations de l’Université de Fordham pour le nombre de victimes du génocide au Rwanda.

 

Et pourtant, écrit Peirce, « les fils de courriers électroniques, de communiqués internes du gouvernement ne révèlent aucune dissension ». Des séances d’interrogations qui comportaient de la torture venaient d’« instructions expresses... de ministres du gouvernement ». Le 10 janvier 2002, le ministre des affaires étrangères Jack Straw a contacté par courrier électronique ses collègues leur informant que l’envoi de citoyens britanniques au camp de Guantanamo représentait « le meilleur moyen d’atteindre nos objectifs de contre-terrorisme ». Il a rejeté « l’unique alternative du rapatriement au Royaume-Uni ». (Plus tard nommé « Secrétaire d’État à la Justice », Straw s’est débarrassé de procès-verbaux incriminants du Cabinet au mépris de l’avis du commissaire à l’information[ii]). Le 6 février 2002, le ministre de l’Intérieur David Blunkett a fait remarquer qu’il ne montrait « aucun empressement à voir qui que ce soit retourner [de Guantanamo] au Royaume-Uni ». Trois jours plus tard, le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères Ben Bradshaw a écrit : « Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour éviter que les détenus soient rapatriés au Royaume-Uni. » Or pas une seule des personnes en question dans leurs propos n’avait été accusée ; la plupart avaient été vendues en tant que primes aux Américains par des chefs de guerre afghans. Peirce décrit encore comment des officiels du ministère des Affaires étrangères, antérieurement à une inspection du camp de Guantanamo, ont « vérifié » que les prisonniers britanniques étaient "traités humainement" alors que c’était tout le contraire.

 

Noyé dans ses mésaventures et ses mensonges, à l’écoute uniquement des berceuses de son dirigeant sur sa "sincérité", le gouvernement travailliste n’a consulté personne qui dise la vérité. Peirce cite l’une des sources les plus sûres, le Conflicts Forum, un site tenu par l’ex-officier des services de renseignement britanniques Alastair Crooke, qui considère qu’« isoler et diaboliser des groupes [islamiques] qui jouissent de soutien sur le terrain y a pour effet de renforcer le point de vue selon lequel l’Occident comprend seulement le langage de la puissance militaire ». En niant délibérément cette vérité, Blair, Campbell et leurs perroquets ont semé les graines des attaques du 7 juillet à Londres.

 

Aujourd’hui, un autre Afghanistan et un autre Irak s’annoncent en Syrie et en Iran, peut-être même une guerre mondiale. Une fois encore, il se trouve des voix, comme celle d’Alastair Crooke, pour tenter d’expliquer à des médias assoiffés d’ « intervention » en Syrie que la situation de guerre civile dans ce pays requière des négociations intelligentes et patientes, et non les provocations du SAS britannique et des habituels exilés soudoyés qui montent dans le cheval de Troie anglo-américain.

Source originale : John Pilger

Traduit de l'anglais par T.K. pour Investig'Action

Source : michelcollon.info

 



Au jour le jour

Calebirri : Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.

L’autre jour, monsieur Sarkozy a rapproché ce qu’on appelle désormais « l’affaire Merah » des évènements du 11 septembre 2001. Certains se sont bien sûr insurgés contre cet amalgame récupérateur, mais c’est négliger la finesse de celui qui le prononce : car si les deux évènements n’ont en apparence aucun lien direct, leurutilisation électoraliste et leurs conséquences ne sont pas si éloignées.

 

En effet, c’est depuis le 11 septembre qu’a été révélée au monde la nouvelle croisade des occidentaux qui, comme il y a plusieurs centaines d’années déjà, a permis d’exploiter les ressources et les hommes pour entretenir la « croissance » des monarchies d’alors, ou pour « lutter contre la crise » de l’époque. Car le 11 septembre est arrivé à un moment « propice » de l’Histoire, c’est-à-dire au moment même où la puissance des pays occidentaux était remise en cause par l’émergence de ceux qu’on appelait encore « pays en voie de développement ». Ce retournement du capitalisme, conséquence logique d’une course à la rentabilité à travers une mondialisation incontrôlable, a atteint les limites de l’idéologie de ce système et a contraint les dirigeants occidentaux à rechercher d’autres justifications de leur domination : les différences de valeur des « civilisations ». Et le 11 septembre est le point d’appui qui a servi au basculement de l’idéologie capitaliste à celle du « post-capitalisme », c’est-à-dire le retour à l’obscurantisme.

 

Puisque les règles du capitalisme ne suffisaient plus à asseoir l’hégémonie occidentale ni à justifier les injustices propre à ce système, il leur fallait trouver un autre moyen que celui économique pour continuer à dominer le monde. Et face à une contestation populaire qui s’exprime désormais internationalement pour lutter contre des injustices devenues flagrantes, les dirigeants lui opposent une vision autoritaire qui ne peut être acceptable que si un « ennemi » assez fort et assez diffus lui permet de le justifier.Cet ennemi, c’est la religion, l’Islam. Devenu par amalgames successifs islamisme puis terrorisme, cette religion est le truchement qui permet de rassembler dans un même terme tous les contestataires que l’on désire y mettre. Il permet d’introduire la civilisation dans les causes de l’état de délabrement du monde actuel, de diviser et d’opposer les peuples, de stigmatiser des boucs-émissaires, de faire accepter des mesures liberticides, d’installer la peur et la haine entre les hommes. En distinguant l’Islam des autres religions, les gouvernants occidentaux sont parvenus ainsi à établir les bases d’un nouveau régime sécuritaire fondé sur le repli sur soi, la fermeture des frontières, la peur de l’étranger, la suspicion et la haine.

 

La propagande qui s’est installée depuis le 11 septembre avec la prétendue volonté des musulmans  (à travers ces amalgames) de détruire la « civilisation occidentale » a réussi à scinder le monde en deux entités ennemies, le « bien » contre le « mal », en confondant tour à tour la civilisation et la race, la culture et l’origine ethnique ou géographique, la religion et la politique. Elle a établi que même athée en France nous provenions tout de même d’une civilisation « judéo-chrétienne » (bien que nos ancêtres aient été pour la plupart païens), et qu’il fallait lutter contre celles des musulmans qui y serait opposée (ce qui est historiquement faux). Et elle a surtout permis le PatriotAct, Guantanamo, les invasions afghane et irakienne, prépare celles de l’Iran et la Syrie. Et ce que le 11 septembre a autorisé aux Etats-Unis, on veut nous le faire subir en France à l’occasion de drames comme celui de Toulouse. Car au-delà des élections présidentielles il y a le choc des civilisations. Pour quoi ?

 

Pour terroriser non pas les terroristes mais les peuples, pour bloquer et empêcher toute révolte, tout changement de système qui proviendrait de ceux qui commencent à comprendre qu’ils ont été bernés depuis trop longtemps, que le système est truqué et que le capitalisme ne favorise pas les meilleurs mais les plus forts… Cette terreur qui se propage provient en réalité des dirigeants occidentaux, qui ont profité des terroristes pour créer une tension, des conflits, de la peur et de la haine entre les peuples. Elle crée les conditions favorables à la mise en place effective d’une structure internationale et organisée du terrorisme, seul ennemi capable de justifier des attaques « préventives » et les sacrifices exigés en retour de ces mêmes peuples à qui on a fait peur, tout en leur permettant de créer une sorte de « nouvelle définition » du terrorisme susceptible d’englober n’importe quel opposant au système qui se met en place, qu’il soit musulman ou pas.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

1-1 VIDEO VOST : John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur".

John Pilger, célèbre journaliste anglo-saxon, dénonce le terrorisme d’État et la propagande faite autour de la guerre à la terreur en expliquant que ce sont les musulmans qui sont les principales victimes du terrorisme dans le monde, et que la soi-disant "guerre à la terreur" lancée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 est le fait d’une "clique" à l’intérieur même de l’appareil d’État américain.

Vidéo :http://www.legrandsoir.info/+john-pilger-denonce-le-terrorisme-d-etat-et-la-guerre-contre-la-terreur-video-vost+.html


1-2 Buzzlclair : Le documentaire « The Elephant in the Room » sur le « 9/11 TruthMovement » enfin disponible en version française.

Nous vous annoncions en avril 2011 la sortie prochaine de la version sous-titrée en français du film "The Elephant in the Room" (2008) réalisé par Dean Puckett. Nous sommes heureux d’être enfin en mesure de la mettre aujourd’hui à disposition ! Pour l’occasion, nous republions la recension élogieuse parue sur 911Blogger suite au prix que ce film a reçu en 2008 pour meilleur film documentaire anglais au Festival du film indépendant de Londres. Ce festival du cinéma se tient chaque année dans le très select British Film Institute. Dean Puckett avait reçu la même année la récompense de meilleur réalisateur pour ce film auFestival du film de Portobello.

Nous aurons également très bientôt des nouvelles du prochain documentaire de Dean Puckett "The Crisis of Civilization", basé sur le livre de NafeezMosaddeq Ahmed, qui est aussi l’auteur du livre "La Guerre contre la vérité : 11 Séptembre, désinformation et anatomie du terrorisme" traduit en français aux Editions Demi-Lune. En effet, l’association ReOpen911 s’est chargée de traduire et de sous-titrer bénévolement ce film en français pour sa future sortie qui devrait avoir lieu dans le courant du mois de mars 2012.

 

Film documentaire de 2008 réalisé par Dean Puckett (92min)

Le film "The Elephant in the Room"
* Présentation *

Elu meilleur film-documentaire au Festival du Film indépendant de Londres en 2008, "The Elephant in the Room" nous propose de suivre le réalisateur Dean Puckett dans son voyage au sein du Mouvement pour la Vérité sur le 11-Septembre.

 

De William Rodriguez, survivant et héros du 11/9 qui fut témoin de nombreuses explosions dans la Tour Nord, à l’ex-députée verte Cynthia McKinney qui conteste le récit gouvernemental des événements, en passant par un activiste qui s’empare des micros de supermarchés pour diffuser son message militant, "The Elephant in the Room" nous montre le Mouvement dans toute sa diversité et sans concession. La narration objective et distanciée permet à chacun de se faire une opinion libre sur ce Mouvement.

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La dernière partie du film s’intéresse au sort épouvantable et particulièrement émouvant des secouristes du 11/9. Au lendemain des attentats, la Maison Blanche avait demandé à l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) de falsifier leurs rapports sur la qualité de l’air afin de rouvrir la Bourse au plus vite, quitte à sacrifier la santé et la vie des secouristes, pompiers, et ouvriers du bâtiment qui, mal équipés et manquant de masques, ont œuvré dans les poussières toxiques. Résultat : les pompiers et secouristes du 11/9 sont aujourd’hui massivement atteints de cancers. Ils seraient déjà plus de 1000 à être morts des suites de leurs cancers et autres maladies développés à cause des poussières du WTC qu’ils ont inhalées. A ce jour, le gouvernement refuse toujours de prendre en charge le traitement des cancers en éludant sa responsabilité.

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La phrase "the elephant in the room" (l’éléphant dans la pièce) est une locution anglaise désignant une vérité évidente qui est ignorée ou négligée (notamment par les médias). Ce qui est sans aucun doute le cas du Mouvement pour la Vérité. Or, le 11/9 et la Guerre au Terrorisme ne peuvent être traités comme un "elephant in the room" que nous pouvons ignorer dans l’espoir qu’il s’en ira.

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* Visionnez le film gratuitement ici *

http://www.reopen911.info/News/2012/03/02/le-documentaire-the-elephant-in-the-room-sur-le-911-truth-movement-enfin-disponible-en-version-francaise/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

 


Compte-rendu : Festival du Film Indépendant – Présentation au British Film Institute de Londres

Soumis par andyb sur 911blogger le mercredi 16 avril 2008 – 9h28

 

Compte-rendu sur ‘The Elephant in the Room’, documentaire de Dean Puckett sur le Mouvement pour la Vérité et les Secouristes du 11 Septembre, projeté au Festival du Film Indépendant – BFI Londres le 14 avril [2008].

 

D’une certaine manière, parmi les sujets importants comme la bataille de Britney Spears pour la garde [de son enfant] et la vie sociale d’Amy Winehouse, les médias dominants sont passés à côté du plus important phénomène culturel du 21ème siècle – le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 ». Depuis le premier jour, quand l’animateur-radio Alex Jones hurlait dans son micro qu’il avait prédit les attaques depuis des mois (et que c’était le gouvernement américain qui était responsable), puis au cours des années suivantes, quand des universitaires, des scientifiques et des ingénieurs ont commencé à rejoindre le mouvement, et jusqu’à aujourd’hui – un mouvement d’individus de tous âges et de toutes obédiences politiques se chiffrant maintenant en centaines de milliers si ce n’est en millions d’individus, tous croient que la version officielle du 11/9 est un mensonge. The Elephant in the Room est un film qui raconte leur histoire.

 

Ce n’est pas un film qui présente des théories du complot ; ce n’est même pas un film consacré uniquement aux théoriciens du complot. The Elephant in the Room propose une vision large de l’impact du 11/9 sur la société, à commencer par le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 » et les opinions de jeunes Musulmans britanniques, diabolisés dans leur identité même suite aux événements, avant de nous plonger dans l’émouvante histoire des secouristes. The Elephant in the Room agit comme un miroir brandi face aux orientations du monde post-11/9 que les médias ignorent et que ceux au pouvoir préfèrent prétendre qu’elles n’existent pas, et le reflet est à la fois beau et déformé.

 

Le film commence par des séquences incertaines du jeune Puckett (qui se trouvait par hasard à New York juste après le 11/9), puis fait un bond jusqu’à nos jours – la variation dans le temps étant marquée par l’évolution de Puckett en tant que réalisateur. Dès l’instant que le film nous rejoint dans le présent, il est esthétiquement irréprochable – chaque plan est parfaitement mis en scène, la réalisation et le montage sont agréables et le film est tourné en Haute Définition – à des années-lumière des films granuleux que l’on trouve sur Internet au sujet du 11/9 – ce film est un film authentique réalisé par un véritable cinéaste au talent non négligeable

 

 

Nous entamons alors une traversée bien rythmée dans le monde des théoriciens du complot. Le calibre et l’éventail de personnalités que Puckett a réussi à approcher sont impressionnants et donnent au spectateur une bonne idée de la diversité et de l’étendue du mouvement. De William Rodriguez (un héros du 11 Septembre devenu un célèbre ‘9/11 Truther’ pour avoir affirmé qu’il avait fait l’expérience et avait été le témoin de multiples explosions dans les tours), à Cynthia McKinney (l’ex-membre du Congrès qui a contesté le récit du gouvernement sur le 11 Septembre et a perdu son poste au Congrès), et soutenue par une formidable distribution agrémentée d’activistes hauts en couleurs, cette partie du film est par moments intense, parfois très drôle et constamment divertissante. Puckett nous balade des villes pittoresques anglaises, et des singeries désopilantes d’un truther qui détourne le système d’annonce publique d’un supermarché pour dire aux malheureux clients que le ‘11/9 était un coup monté’, jusque dans une manifestation explosive à New York lors de la commémoration du 11/9 où Puckett lui-même et son équipe sont arrêtés en direct sur Fox TV. Restant résolument objectif dans son récit, il accepte l’avis d’autrui sans jamais imposer le sien.

 Le dernier tiers du film adopte un ton très différent et aborde un sujet très délicat à développer – le traitement effroyable réservé aux secouristes du 11/9. Au lendemain du 11/9, la Maison Blanche a fait pression sur l’EPA, Agence de Protection de l’Environnement, pour supprimer les alertes dans leur rapport concernant la qualité de l’air ; les niveaux de concentration de poudre de béton, d’amiante et d’autres toxines étaient potentiellement mortels. Le but était de rouvrir et faire tourner Wall Street, les conséquences étant que ceux qui ont tout risqué pour aider au cours du nettoyage après le 11/9 ont maintenant tout perdu. Certains sont décédés ; des milliers sont atteints de maladie dont bon nombre en phase terminale. Leurs allocations ont été coupées, ils reçoivent peu de soutien et leur histoire est censurée par les médias dominants. Le soin avec lequel Puckett traite ses personnages et la tragédie humaine que tisse leur histoire collective, laisse en larme une partie du public alors que le film se termine par un dernier retour poignant du couteau dans la plaie. Pas de ‘happy end’ dans ce film, juste des questions essentielles.

 

Alors que ce dernier tiers du film véhicule le plus fort impact émotionnel, il est plutôt déstructuré comparé au rythme serré des deux premiers tiers, sorte de collage des expériences et de la souffrance de ces hommes. Le film glisse d’une section à l’autre sans que le récit ne donne de séparation précise entre les deux, aidant peut-être à amplifier le changement soudain de rythme. Puckett ne semblait pas vouloir se placer devant ses personnages délivrant leur message et bien qu’on prenne conscience que le temps passe de par sa juxtaposition avec les deux premiers tiers du film, il n’y a pas de partie qui ne mérite pas d’être entendue, bien au contraire. En fin de compte, Puckett a substitué l’éthique à l’esthétique; le public, le monde entier en fait, a besoin d’entendre l’histoire de ces hommes, et après avoir capté votre attention, il ne vous lâchera plus. Dans l’ensemble je lui en suis reconnaissant.

 

The Elephant in the Room est un film que tout le monde devrait voir. Il invite le spectateur à se poser des questions essentielles sans jamais prendre position par rapport aux réponses apportées. Ces questions sont celles qui ne peuvent plus être ignorées dans ce contexte de ‘Guerre au terrorisme’ qui bat son plein. Le monde s’est transformé, nous rappelle Puckett, et l’attitude à adopter face à ce changement nous appartient, mais il est grand temps d’arrêter de traiter le 11/9 et la Guerre au terrorisme comme un éléphant dans une pièce qu’on ignore dans l’espoir qu’il disparaisse.

Traduction : Vincent pour ReOpenNews

 



Dossier & Point de vue

2-1 GeantVert : 11-Septembre : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie ses mémoires « ClassifiedWoman » malgré la censure du FBI (Vidéo + Interview)

La célèbre lanceuse d’alerte Sibel Edmonds répond aux questions de la chaine RT à l’occasion de la publication intégrale de ses mémoires "ClassifiedWoman" pourtant interdits par le FBI et les autorités américaines. Elle y met en cause directement plusieurs niveaux du gouvernement US pour haute trahison et dissimulation, et dénonce la propagande sur le mythe d’al-Qaïda : en effet, selon cette ex-traductrice du FBI, les USA ont utilisé Ben Laden et al-Qaïda à l’étranger (Afghanistan, ex-Yougoslavie, Tchétchénie notamment) depuis les années 1990 et jusque bien après le 11-Septembre. La version non censurée de son livre "ClassifiedWoman" peut être commandée en anglais sur son site BoilingFrogs.

Sibel Edmonds interviewée par RussiaToday à propos de son livre "ClassifiedWoman"

publié sur BoilingFrogs, le 9 mai 2012

Traduction et sous-titrage Maurice / Perry / Arno / GV pour ReOpenNews

25 juin, 2012 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/06/25/11-septembre-la-lanceuse-dalerte-sibel-edmonds-publie-ses-memoires-classified-woman-malgre-la-censure-du-fbi-interview-video/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


11/9 : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie… par ReOpen911

 

*** TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO *** VIDEO A VISIONNER EN CLIQUANT SUR LE LIEN DE L’ARTICLE

http://www.reopen911.info/News/2012/06/25/11-septembre-la-lanceuse-dalerte-sibel-edmonds-publie-ses-memoires-classified-woman-malgre-la-censure-du-fbi-interview-video/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

Malgré les promesses d’Obama sur la protection des lanceurs d’alerte, son administration est la plus impitoyable qui soit pour les faire taire ou les poursuivre en justice. L’une des plus célèbres de ces lanceuses d’alertes s’appelle Sibel Edmonds. C’est la femme la plus "bâillonnée" de l’histoire. Ancienne traductrice du FBI, née en Iran, elle lutte depuis plusieurs années pour raconter son histoire. Lasse d’avoir attendu 340 jours l’autorisation du FBI pour son mémoire, elle a décidé d’en publier l’intégralité sans autorisation des autorités, et sans rien en censurer. Elle y accuse directement plusieurs niveaux du gouvernement pour haute trahison et dissimulation au sein du FBI. Sibel Edmonds a créé le groupe des "lanceurs d’alerte pour la sécurité nationale". Son livre s’intitule "ClassifiedWoman". Nous l’accueillons aujourd’hui.

Sibel, vous avez été interdite de publication pendant des années, mais avez décidé de passer outre. Pourquoi ?

J’ai passé 5 ans à essayer de me défendre devant la Justice, et auprès du Congrès ou des agences exécutives telles que le bureau de l’Inspecteur général. Mais à chaque fois, je fus "classifiée", interdite de parole. En fait, l’administration Bush et son ministre de la justice, John Ashcroft, ont invoqué une ordonnance de non-publication au Congrès, en classifiant rétroactivement ce que le Congrès avait étudié sur mon cas. Après ces 6 années, j’étais épuisée. Je suis partie 2 ans, avant de revenir en 2009, en pensant qu’avec la nouvelle administration les choses changeraient. Ce ne fut pas le cas. J’ai alors commencé ce livre, en me conformant aux règles du département de la Justice, je le leur ai soumis. Ils avaient 30 jours pour censurer certains passages, et me le rendre. Au lieu de cela, ils ont harcelé mes avocats pendant 1 an, interdisant la publication pure et simple de mon livre, sans nous indiquer les passages à censurer. Nous avons rempli nos obligations. La Constitution est de mon côté. Alors, j’y suis allée et j’ai finalement publié ce livre. Il est paru.

RT : Dans votre livre, vous parlez de hauts fonctionnaires qui travaillent contre la sécurité internationale, et d’avertissements très explicites avant le 11/9 qui furent ignorés ou censurés par l’Agence. Pourquoi donc des fonctionnaires travailleraient-ils contre notre sécurité nationale en n’empêchant pas de tels attentats.

Pour le 11/9, des informations ont été bloquées intentionnellement.  Au-delà de l’incompétence, ce fut souvent volontaire. Et après, ces informations ont été classifiées et n’ont atteint ni la Commission du 11/9, ni le Sénat, ni l’enquête conjointe de la Chambre sur le 11/9. Et ces rapports provenant de différentes instances, ne contiennent aucune des preuves que le FBI avait depuis des années. Cela concerne le 11/9 mais les cas de corruption impliquaient surtout un lobby et des organisations étrangères qui travaillent avec des hauts fonctionnaires dont certains élus du Congrès. Pour ma seule division, il y avait 12-13 personnes du Congrès. Et aussi des contacts avec des employés très haut placés au département d’État, aux 2e ou 3e rangs qui travaillaient avec certaines entités étrangères et leur passaient des informations.

RT : Que dire des médias alternatifs ? Certains vous ont persécutée à cause de votre théorie alternative qui contredit le récit gouvernemental des événements. Pour vous, ces médias sont-ils complices de cette dissimulation ?

Il existe 2 sortes de médias : les médias traditionnels, et tout le monde sait bien qu’ils ont perdu toute crédibilité auprès du peuple américain, plus personne ne les prend au sérieux. Le New York Times et ses mensonges sur l’Irak, avec Judith Miller. En fait, si ces journaux disaient du bien de mon livre, cela m’inquiéterait beaucoup. Vu leur position, ce serait presque une insulte pour moi. Et parmi les médias alternatifs, nous avons des chaines comme RT qui ont montré leur indépendance, mais tant d’autres sont financés par ces fondations, ces grandes corporations qui les possèdent, les même 1% que vous décriez. Alors comment peuvent-ils être indépendants ? Vous avez les fondations Soros qui donnent des millions de $ à certains médias alternatifs. En quoi sont-ils alternatifs ? Je les appelle : "quasi alternatifs", et malheureusement, il reste aujourd’hui très peu de journaux ou de radios vraiment alternatifs et indépendants.

RT : Quelle est l’affirmation la plus explosive de votre livre ?

Comme je l’ai dit, j’ai soumis ce livre au FBI, mais je n’y révèle rien de ce que je savais être classifié. Maintenant, ceux qui lisent ce livre savent par exemple que notre pays a coopéré avec ceux que nous appelons les "terroristes". Que ce soit Ben Laden ou un groupe affilié, nous avons travaillé avec eux depuis les années 90 en Asie Centrale, et cela a continué même après le 11 septembre 2001. Nous y étions directement, comme nation, et le Congrès finançait. Nous avons entendu parler de budgets secrets, finançant des groupes terroristes comme les Tchétchènes. Toutes les actions majeures conduites de 1996 à 2001 par les principaux terroristes tchétchènes, le furent sous nos ordres, avec nos fonds, nos armes, et nos orientations. Et nous avons travaillé en étroite collaboration avec des individus ou des groupes en Afghanistan, au Pakistan, en Arabie Saoudite, et en Turquie, pays de l’OTAN, pour placer des cellules en Asie Centrale et dans le Caucase, et semer la terreur.

RT : Et concernant nos affaires intérieures [aux USA], avec tous ces complots terroristes déjoués à temps qui s’avèrent n’être que des arnaques, des pièges ? Est-ce vraiment légitime, ou seulement la justification des mesures policières et de la guerre sans fin à l’étranger ?

Difficile à dire. Les médias et le gouvernement n’ont plus aucune crédibilité. Alors comment distinguer le réel ? Il reste que le gouvernement doit entretenir cette peur. Et pour cela, ces incidents sont nécessaires, car sinon, le 11/9 s’éloignant, les gens diront : "Attendez une seconde, les pires attentats contre les USA et notre Constitution ne venaient pas de terroristes, mais de notre gouvernement." Car al-Qaida ne peut pas attaquer notre liberté. S’ils existent encore, ils ne peuvent pas attaquer notre Constitution. Les seuls attentats contre notre peuple ou notre Constitution, nos libertés et même notre dignité nationale, vis-à-vis des autres pays, ou bien ici, aux USA, quand vous vous faites tripoter à l’aéroport par exemple, sont l’oeuvre du gouvernement qui suspecte chaque citoyen. Ils n’ont pas de mandat, et pourtant ils vous fouillent. Ces attentats contre le peuple viennent du gouvernement US, et non de l’extérieur, que ce soit du sud de la frontière ou d’une sorte d’al-Qaida imaginaire au Yémen.

RT : Parlons un peu d’al-Qaida et de l’exécution récente de Ben Laden. Vous savez bien qu’al-Qaida est une tactique, et qu’avant le 11/9 personne ne parlait d’une organisation. Cette guerre à la terreur est-elle totalement fabriquée ? Ben Laden serait-il vraiment mort il y a 10 ans ? On ne nous a montré aucune preuve.

Je crois que la confusion est un des principaux buts, c’est une opération psychologique contre le peuple. Ils créent de la confusion et plus personne ne sait ce qui est vrai, même la logique ne fonctionne plus. Vous avez soulevé un point important : Au FBI, nous travaillions sur des fichiers datant des années 90, et il n’y avait pas d’unité en charge d’al-Qaida. Tous ceux qui l’affirment sont des menteurs. Parce qu’ils avaient des unités appelées "moudjahidines". Et tandis que le FBI menait ses enquêtes, deux autres branches de notre secteur exécutif, le département d’État et la CIA, après 1995, collaboraient étroitement avec ces gens. En fait, ils utilisaient les avions de l’OTAN pour les transférer d’Afghanistan, d’Arabie Saoudite, et d’Asie Centrale, vers la Turquie, qui fait partie de l’OTAN. On les envoyait en Bosnie munis de passeports turcs. Comment auraient-ils pu avoir des unités pourchassant al-Qaida, alors que c’était notre plus grand partenaire, et que ça ne s’appelait pas al-Qaida, mais "nos alliés moudjahidines".

RT : Intéressant, en effet nous avons travaillé avec Ben Laden, et collaboré ces organisations avant et après le 11/9. C’était Sibel Edmonds, fondatrice et directrice de la coalition nationale des lanceurs d’alerte pour la sécurité nationale, et auteur du livre "ClassifiedWoman".

Traduction et sous-titrage Maurice / Perry / Arno / GV pour ReOpenNews

 


2-2 Lorraine Millot :Polémiques autour du procès du 11 Septembre.

Récit : La décision de juger les accusés à Guantánamo devant une cour militaire risque de créer «une justice de second ordre».

Une loterie sera organisée pour sélectionner les victimes qui assisteront au procès du 11 Septembre à Guantánamo. Les moins chanceux pourront aussi suivre le procès retransmis sur écrans dans des bases militaires…

«Terrible erreur». Ce seul détail révèle bien le gâchis qui s’annonce avec la décision prise la semaine dernière de renvoyer le procès des principaux accusés du 11 Septembre devant un tribunal militaire sur la base-prison de Guantánamo. Le procès des plus terribles attentats jamais commis sur le sol américain se déroulera au loin, sur un territoire contesté (Cuba n’accepte pas la présence de cette base américaine sur l’île), devant un tribunal d’exception, après avoir torturé ou soumis les accusés à des traitements dégradants. Le tout, pour aboutir sans doute à une peine capitale : les cinq accusés encourent en effet la peine de mort.

Ce sera une justice de «second ordre», s’indignent les juristes de l’American Civil Liberties Union (ACLU), qui défendent l’Etat de droit outre-Atlantique et dénoncent là une «terrible erreur de Barack Obama».«Les Etats-Unis seront en procès» en même temps que les accusés pour les traitements infligés aux détenus, prévient Andrea Prasow, experte en contre-terrorisme pour l’ONG HumanRights Watch.

Les procès du 11 Septembre sont «trop importants pour être tenus devant un système biaisé de commission militaire», lançait… Barack Obama lui-même en février 2008, tandis qu’il n’était encore que candidat à la Maison Blanche. Un an après son élection à la présidence, en novembre 2009, le département de la Justice annonce que Khaled Cheikh Mohammed, architecte supposé des attentats, et ses quatre complices présumés, Ramzi ben al-Chaïba, Ali Abd al-Aziz Ali, Wallid ben Attash et Moustapha al-Houssaoui, seront plutôt jugés devant un tribunal fédéral civil à New York. Mais Barack Obama avait signalé qu’il ne «chercherait pas la controverse en défendant ses positions sur Guantánamo», attaque l’avocat David Remes, qui représente plusieurs détenus à Gitmo, le surnom donné à la base.

Sitôt annoncé que les «terroristes du 11 Septembre» seraient jugés à New York, les élus locaux s’étaient indignés du «danger» (dixit Rudy Giuliani, l’ancien maire de la ville) que ce procès ferait courir aux habitants ou du «mépris flagrant» pour les souffrances déjà endurées (selon Marty Golden, un sénateur local et ancien policier du NYPD). «C’est très douloureux», plaidait le gouverneur démocrate de l’Etat de New York, David Paterson : «Nous n’avons pas encore été capables de reconstruire le site, et avoir ces terroristes jugés si près du lieu de l’attaque sera un fardeau pour tous les New-Yorkais.» D’abord favorable au procès, le maire de la ville, Michael Bloomberg, s’est aussi ravisé, estimant qu’il coûterait «un milliard de dollars» et priant le gouvernement de trouver un autre site.

Surfant sur l’émotion, en décembre 2010, le Congrès a rendu impossible ce procès à New York, en interdisant de facto le transfert de tout prisonnier de Guantánamo vers le sol américain, même pour y être jugé. L’administration Obama peut ainsi arguer aujourd’hui qu’elle n’a guère le choix que de renvoyer les «Gitmo 5» en commission militaire, par la faute du Congrès. «Mais ils ont eu tout de même un acte d’accusation à New York pendant douze mois, rappelle Andrea Prasow. Si l’administration Obama avait vraiment voulu un procès civil, elle aurait pu alors faire avancer les choses. Mais elle a cédé pour des raisons politiques. Les hommes politiques font croire que la seule présence de ces accusés à New York serait un danger. Ce qui n’est pas vrai. Ahmed Ghailani [un autre détenu de Guantánamo, condamné à la prison à vie en janvier pour les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998, ndlr] a été transféré et jugé à New York sans qu’il y ait de nouveaux attentats pour autant.»

«Portes de l’enfer». Tandis que les défenseurs de l’Etat de droit s’indignent de cette occasion ratée, les quelques sondages menés sur la question suggèrent pourtant qu’une majorité d’Américains est plutôt favorable à un procès militaire, loin de chez eux. Le tabloïd new-yorkais Daily News a bien résumé cet état d’esprit dans un éditorial récent : «En réalité, KCM [Khaled Cheikh Mohammed, ndlr] aurait déjà dû être envoyé de l’autre côté des portes de l’enfer par injection mortelle», écrit le journal, estimant qu’un tribunal militaire sera tout à fait adapté pour «ces combattants sans uniforme».

Les partisans d’une justice expéditive et implacable pour les «terroristes du 11 Septembre» risquent pourtant d’être déçus aussi, car la procédure militaire prendra encore de longues années. Après la lecture de l’acte d’accusation, qui doit maintenant intervenir dans les trente jours, le procès des cinq accusés ne démarrera sans doute pas avant «deux ou trois ans», estime Andrea Prasow, le temps nécessaire pour préparer un procès d’une telle ampleur. «Avec ensuite les possibilités d’appel, il faudra encore compter cinq, six ou sept ans avant d’arriver à un verdict final», calcule cette experte. Qu’attendre alors de ce procès ? «Une sensation médiatique, de la gesticulation politique et l’ennui du public», résume l’avocat David Remes.

Par Lorraine Millot Correspondante à Washington

http://www.liberation.fr:80/monde/2012/04/09/polemiques-autour-du-proces-du-11-septembre_810575?xtor=EPR-450206



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

Pourtant nous constaterons, sur la base de documents de l’administration des États-Unis et de déclarations officielles d’élus américains, plusieurs anomalies spectaculaires au sein de l’appareil d’État de la première puissance mondiale, en lien étroit avec les crimes du 11-Septembre. Et nous observerons nombre d’indices ostensibles indiquant une implication dans les attentats de 2001 de membres haut placés de l’administration au pouvoir. Ces révélations permettront aussi de mieux comprendre pourquoi la commission d’enquête sur le 11-Septembre et les grands médias n’ont pas jugé utile de produire un travail élémentaire d’investigation sur ces déviances majeures, emprisonnant ainsi le peuple américain et le reste du monde dans l’illusion de cette parenthèse enchantée.

03 juillet, 2012 by Lalo

 

 

Un certain 10 septembre 2001

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).

 

« Durant les années 1990, l’industrie pétrolière états-unienne et le Pentagone ont contribué à répandre l’idée selon laquelle les États-Unis auraient besoin d’une domination totale afin de garantir leur accès au pétrole ainsi qu’aux autres ressources dans le reste du monde. Ce programme aurait dû engendrer d’énormes dépenses, potentiellement des milliers de milliards de dollars, une somme que le Congrès ne pourrait accorder – sauf dans le cadre d’une réponse à une attaque aussi vaste et effrayante que celle de Pearl Harbor. Cela nous incite à rappeler que les entrées en guerre des États-Unis ont fréquemment été déclenchées par des attaques douteuses à l’image des incidents du Golfe du Tonkin au Vietnam. Au re-gard des événements du 11-Septembre, il est clair que le but que s’était fixé l’administration Bush-Cheney – envahir l’Irak – nécessitait qu’une telle attaque se produise. Ce dont nous avons été témoins, pour reprendre les termes d’Ola Tunander, un chercheur basé à Oslo, est “l’utilisation du terrorisme dans la construction de l’ordre mondial”. » 

Peter Dale Scott, "La route vers le nouveau désordre mondial", éditions Demi Lune [1]

 

Régime d’exception

Le 7 juillet 2011, la Chambre des représentants des États-Unis approuvait un amendement, proposé par un membre démocrate du Congrès, Peter DeFazio, exigeant que le Pentagone soit en mesure de produire des états financiers vérifiables. En effet, bien qu’il soit entièrement financé par le contribuable américain, le Département de la Défense (DoD) n’a pas été sérieusement contrôlé sur ses dépenses depuis plus de vingt ans, et cette exonération s’est transmutée en usage convenu et permanent [2]. Dans sa présentation de l’amendement, Peter DeFazio est revenu en particulier sur les 2300 milliards de dollars dont le Pentagone a "perdu la trace" dix ans plus tôt, ainsi que le déclarait en public le secrétaire d’État à la Défense Donald Rumsfeld, un certain 10 septembre 2001. Le lendemain même, les attentats spectaculaires détruisant le World Trade Center et une partie du Pentagone, permettaient aux États-Unis d’envahir avec une impunité déconcertante l’Afghanistan et l’Irak, pour le plus grand bénéfice d’une industrie de guerre très influente au sein du pouvoir américain.

En juillet 2007, Peter DeFazio avait déjà fait valoir son indépendance d’esprit sur la scène politique américaine en sollicitant à deux reprises un accès à la version classée secrète du plan de l’administration Bush sur la Continuité de Gouvernement (COG) [1b]. Ce plan avait été imposé par le "Homeland Security" – le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis créé à l’initiative du Président Bush en réponse aux attaques du 11-Septembre – afin de garantir la continuité du pouvoir en cas de crise majeure, et ce malgré un risque de dérapage hors du cadre démocratique prescrit par la constitution des États-Unis [3]. Or, en tant que membre du Comité spécial du Congrès sur le "Homeland Security", DeFazio était supposé avoir accès aux informations gouvernementales confidentielles, mais George Bush avait finalement refusé de lui accorder le droit d’examiner ces informations qui restent encore à ce jour inaccessibles aux représentants du peuple américain [4].

 

Au cours de l’été 2011, la crise de la dette est revenue en force au cœur de l’actualité économique des États-Unis. S’imposant dans les médias, cette crise a fait bouger les lignes. Ainsi l’opinion publique américaine s’est trouvée davantage consciente des incohérences budgétaires et de la dette colossale qui pèse sur les États-Unis [5]. De plus, en contrepoint des dépenses militaires sans cesse croissantes depuis dix ans, le congrès s’est agité sur les réductions substantielles prévues dans les programmes d’aides aux familles de classe moyenne. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2011, en prenant la parole devant la chambre des représentants pour soutenir l’amendement qu’il déposait, Peter DeFazio est revenu sur le budget astronomique qui s’est égaré une décennie plus tôt dans le labyrinthe des jeux comptables du Pentagone. Dans son discours, le représentant démocrate confirmait de façon claire et catégorique : « Nous ne savons pas où sont passés ces 2300 milliards de dollars. » [6]

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http://www.reopen911.info/News/2012/07/03/la-parenthese-enchantee-111-un-certain-10-septembre-2001/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29



4 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire (EXTRAIT)

 « Chaque pays, dans chaque région, doit maintenant prendre une décision.
Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes avec les terroristes »
George W. Bush, le 20 septembre 2001.

Depuis de nombreuses années en France, la remise en cause des explications officielles sur les attentats du 11 septembre 2001 est devenue un sujet tabou et assure à celui qui l’aborde de se faire cataloguer à l’extrême droite tant l’accusation, ajoutée à celle d’antisémitisme, a régulièrement servi dans les médias à empêcher un réel débat d’avoir lieu. Ce genre de cliché vient de valoir à René Balme, maire de Grigny et membre du Parti de gauche, de se faire traiter de conspirationniste rouge-brun dans une poussée de maccarthysme de Rue89 à la veille des élections législatives. Outre son déroulement, c’est la place de cet événement dans la politique néolibérale dont l’analyse a été évacuée par ce chantage. Le film The Crisis of Civilization de l’activiste britannique Dean Puckett vient donc donner de l’altitude à ce débat en replaçant la guerre au terrorisme dans son contexte global, au milieu des différentes crises générées par le capitalisme néolibéral, qu’elles soient énergétiques, écologiques ou économiques.

La juste part des choses

« Je ne sais pas si je peux supporter d’assister à une autre audition [de la Commission du 11/9]
qui ne va pas au cœur du sujet. Mais si nous n’y allons pas, qui regarde ? »
MindyKleinberg, veuve d’Alan Kleinberg décédé dans la tour Nord
du World Trade Center le 11 septembre 2001.

Il est très difficile de parler du 11 Septembre. Chaque fois que l’on aborde le sujet pour la première fois avec quelqu’un, on se demande pour qui on va passer. On s’en abstient souvent d’ailleurs. Et si on est rapidement rangé dans la case conspirationniste à laquelle on peut s’habituer à contrecœur avec le temps, il est en revanche plus dérangeant de passer pour un militant d’extrême droite ou un antisémite. Certes, on peut considérer qu’une certaine partie de ceux qui contestent la version officielle du 11 Septembre mérite le qualificatif de conspirationniste ; il s’agit en général de personnes qui ont rarement fait plus d’efforts à comprendre le sujet que la plupart des journalistes ou qui sont plongées comme eux dans leurs convictions malgré tout ce qui s’y oppose. Si d’ailleurs certains aspects controversés restent encore sujets à débat, les différents partis pris exprimés relèvent plus souvent d’une croyance personnelle que d’une réelle capacité d’analyse.

Cela dit, il existe des faits indéniables qui posent des questions significatives sur ce qui s’est passé le 11 Septembre et sur la commission chargée de l’expliquer. Le documentaire 9/11 : Press for Truth qui donne principalement la parole aux familles de victimes en fournit un bon aperçu [1]. Ce sont elles qui se sont battues pour obtenir une commission d’enquête, et ce sont également elles qui ont été les premières à dénoncer le rapport final [2]. On y découvre également Paul Thompson, un informaticien de San José, dont le travail participatif initié sur le site History Commons(*) constitue à ce jour la base d’information thématique et chronologique la plus complète sur le 11 Septembre [3]. Cette chronologie du 11 Septembre (9/11 Timeline) est une véritable bible pour tous ceux qui s’intéressent vraiment au sujet. Le journaliste d’investigation américain Peter Lance, primé par cinq Emmy Awards au long de sa carrière, déclara même dans son livre Cover Up qu’ « avec quasiment aucun budget et un simple accès à l’Internet, Thompson a réalisé ce que la Commission du 11/9 a été incapable de faire, achever l’intention du Congrès de "rendre un compte-rendu complet des circonstances entourant les attaques" » [4]. Noam Chomsky, bien que ne militant pas pour une nouvelle enquête, se dit également insatisfait des conclusions de l'enquête « parce que ce sont les conclusions d'une commission gouvernementale. Prenez n'importe quelle commission gouvernementale sur n'importe quel sujet, elle ne dira tout simplement jamais la vérité », affirme t-il[5]. Ces différentes personnalités, tout comme les proches de victimes insatisfaites du rapport d'enquête, n'ont évidemment rien à voir avec l’extrême droite ou l’antisémitisme. Pourtant, en dépit de ce simple constat nourri par l’évidence des faits, certains journalistes et intellectuels français avaient fermement décidé d’empêcher une discussion raisonnable d’avoir lieu.

Les maîtres chanteurs

« Ce sont des purs criminels ! Ce sont évidemment des purs paranoïaques,
c’est tout ce qu’on veut, mais en attendant ce sont des criminels,
car leurs idées ne sont pas neutres, elles ont un but. »
Philippe Val

Posté par .Rédaction le 01/07/2012
http://www.reopen911.info/11-septembre/le-chantage-du-11-septembre/


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https://groups.google.com/group/medias-mensonges-desinformation/browse_thread/thread/13754ea81f798053?hl=fr

 


 

4-2 Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Depuis la chute du mur de Berlin, l’emprise des médias atlantistes sur les opinions publiques occidentales, au lieu de décliner en raison de la disparition de la menace communiste, s’est développée au point de supprimer quasiment toutes les voix dissidentes des canaux d’information non marginaux ou alternatifs. En France, pays un peu plus rétif que ses voisins à la mainmise atlantiste, ce travail de nettoyage médiatique a été achevé par Nicolas Sarkozy avec l’aide de personnalités néoconservatrices comme Christine Ockrent ou Philippe Val (legs sur lequel le nouveau Président très atlantiste ne reviendra évidemment pas).

Il en résulte un unanimisme de l’information dont on pourrait s’accommoder en invoquant l’imperfection des Homo Sapiens s’il n’avait pour objectif principal de cacher des crimes de masses dont les élites dirigeantes des démocraties occidentales se rendent coupables avec une impunité déconcertante.

Les crimes médiatiques sont une composante à part entière des crimes politiques plus généraux qui ensanglantent la scène internationale où nos dirigeants déchaînent leur volonté de puissance. Sans une complicité active des médias atlantistes avec les élites occidentales les guerres en Irak et en Afghanistan, le dépeçage de la Libye et la descente aux enfers de la Syrie, n’auraient pas pu être réalisés aussi facilement.

Ainsi, il y a eu crime médiatique quand l’Otan a décidé d’attaquer l’Afghanistan dans la foulée des attentats du 11-Septembre parce que les médias ont refusé sciemment d’interroger les motivations de l’administration Bush dans cette guerre et de questionner la responsabilité directe des néoconservateurs dans ces attentats.

Il y a eu crime médiatique quand les États-Unis et leurs alliés ont envahi l’Irak en 2003 parce que les médias ont relayé volontairement de fausses informations sur la présence d’armes de destruction massive.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont inventé la fable du bombardement de Benghazi par Kadhafi pour envahir la Libye, quand ils ont laissé, sans broncher, les dirigeants occidentaux, avec la caution morale de quelques intellectuels atlantistes (dont J.B. Botul), donner le pouvoir à des milices wahhabites proches d’Al-Qaeda et créer une guerre civile afin d’accomplir des objectifs géostratégiques dont les peuples d’Occident et d’Orient ne verront jamais les bénéfices (moraux ou matériels).

Il y a crime médiatique quand les médias attribuent de manière opportune la paternité des massacres en Syrie (Houla) au clan au pouvoir pour faire tomber un régime qui ne répond plus à leurs objectifs dans la région ; il y a crime médiatique quand l’Occident peut, sans que les médias ne s’en émeuvent, armer des groupes terroristes, organiser des massacres de civils et apporter la guerre civile et religieuse dans un pays en paix.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont choisi de taire le soutien des États-Unis à un coup d’État au Honduras en 2009 et que ce silence couvre les cris des torturés et des suppliciés.

Il y a un crime médiatique quand les médias passent sous silence les implications pour les libertés fondamentales de la loi NDAA votée par l’administration Obama en décembre 2011 qui autorise les détentions arbitraires (des citoyens américains ou étrangers) comme au temps de l’absolutisme royal en France.

Il y a crime médiatique quand aucun grand média ne cherche à expliquer les raisons et les dessous de la guerre contre le terrorisme ni l’alliance des Occidentaux avec les défenseurs du terrorisme islamique (Arabie Saoudite et Qatar).

Il y a eu crime médiatique dans tous ces exemples parce que les médias mainstream ont délibérément choisi de se faire les porte-parole d’une élite à la quelle ils appartiennent ou à laquelle ils s’identifient, élite qui commet, de manière répétée, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité contraires aux valeurs des Lumières.

L’incompétence n’est pas une excuse suffisante pour écarter la responsabilité directe des médias dans les crimes que nous avons mentionnés (d’autant que les médias alternatifs ont offert ou offrent des analyses précises et pertinentes sur l’ensemble de ces événements). L’incompétence ne peut pas être, en effet, à ce point partagée, voire unanime, tandis que la soumission volontaire à la parole officielle peut l’être en raison du commun dénominateur qui caractérise l’ensemble des médias qui comptent pour forger l’opinion des bourgeois cultivés : l’idéologie atlantiste. En effet, sans une idéologie commune et puissante capable de souder ensemble les intelligences humaines les plus diverses, autant d’erreurs et d’approximations dans l’information ne pourraient pas être commises de manière répétée et à propos de la plupart des événements cruciaux.

Nul besoin ici de mentionner tous les crimes médiatiques commis par les médias atlantistes tant la liste est longue et presque sans fin. Nous voulions juste rappeler l’évidence suivante au moment où le traitement médiatique du drame syrien semble atteindre en Occident un degré d’abjection rarement égalé : la désinformation tue des innocents.

Aux citoyens de rendre leurs journalistes comptables de celle-ci lorsque cette désinformation est manifestement volontaire, à défaut d’en accepter la part d’ombre pour soi-même et de démobiliser sa conscience face à la brutalité du monde. Aux citoyens de s’organiser pour faire tomber les tyrannies médiatiques qui dominent les opinions publiques occidentales. Pour que cessent les crimes des mass media.

Guillaume de Rouville

http://lidiotduvillage.org/2012/06/13/crimes-mediatiques-ou-...

URL de cet article 16970

15 juin 2012

http://www.legrandsoir.info/crimes-mediatiques-ou-les-consequences-meurtrieres-de-la-desinformation.html

 

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



n°59 - Journal de Syrie - 09-07 au 18-07 - a - Des massacres qui tombent à pic!


n°59 - Journal de Syrie - 09-07 au 18-07 - a - Des massacres qui tombent à pic!



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deSyrie

 n°59                                       09-07 au18-07

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deSyrie" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

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b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Karim Mohsen : Des massacres qui tombent à pic!

1 Politique

Les grandes manœuvres

1-1 MajedNehmé explique la guerre en Syrie.

2 Pays Arabes & voisins

Liban

L’armée libanaise renforce sa présence à la frontière avec la Syrie.



Tiré à part :

Karim Mohsen : Des massacres qui tombent à pic!

Ce qu'il y a de remarquable dans les massacres qui se succèdent en Syrie, c'est sans aucun doute, leur étrange coïncidence.

Etrange, en effet, ces massacres qui «tombaient à pic» au moment même où le Conseil de sécurité se réunit sur la Syrie. Cela a été le cas pour Hula, El Koubeir et jeudi à Treimsa, qui ont ainsi allongé la liste du martyrologe syrien, donnant, chaque fois, l'opportunité à l'opposition d'exiger du Conseil de sécurité une résolution «contraignante» sous le chapitre VII de la charte de l'ONU. A cela s'ajoutent les condamnations sélectives qui visent le régime de Damas, occultant la part de la rébellion syrienne qui participe activement à ensanglanter le pays. De fait, l'opposition armée syrienne, pressée sans doute de prendre le pouvoir en Syrie, fait pression sur l'ONU et tente de faire intervenir militairement des forces extérieures à la Syrie et à la région sous le label du Conseil de sécurité. Jusqu'ici, en vain. Surtout du fait de l'opposition de la Russie et de la Chine à l'aventure que l'on veut faire courir aux peuples du Moyen- Orient, que serait une intervention armée étrangère. En fait, tous les «coups» semblent avoir été bons, pour parvenir à ces fins. Certes! Aussi, cette synchronisation entre les pics de violence en Syrie, de vrais massacres, avec les moments où la communauté internationale se rencontre pour examiner la situation dans ce pays est par trop parfaite et convenue pour être innocente.

On ne voit pas, en effet, le régime de Damas, à moins d'être parano et suicidaire, donner des arguments - aussi sanglants - à ses adversaires et les conforter dans leur position. Il est patent que le régime de Damas partage avec l'opposition armée syrienne la responsabilité de ce qui se passe en Syrie, mais mettre tous ces dépassements à l'actif d'une seule partie, comme le fait l'Occident - qui rejette toute possibilité de dialogue intersyrien, exigeant en revanche le départ de Bachar Al Assad - n'aide en rien à trouver une solution à la crise en Syrie. Est-il normal que des grandes puissances, à leur tête les Etats-Unis - membre permanent du Conseil de sécurité - loin de contribuer à rapprocher les belligérants, font leurs exigences de l'opposition qui met comme préalable, à toute discussion, le départ sine qua non, du dirigeant syrien. L'inattendu est que le régime syrien résiste. Alors, on passe aux grandes manœuvres, les massacres à grande échelle. C'est ce qui se passe en Syrie. L'émotion, largement justifiée, que suscitent ces crimes annihile en fait toutes réflexion et lucidité permettant une analyse saine de la situation. Mais le matraquage des médias, la désinformation récurrente, sur ce qui arrive réellement en Syrie, les condamnations d'une seule partie sans autre réserve ou précaution, sont tels qu'il est devenu impossible de faire la part des choses, comme de comprendre les tenants et aboutissants de la crise syrienne. Le massacre de Treimsa, (notons que la majorité des morts de Treimsa sont des rebelles, des hommes armés. Personne n'a condamné l'Otan pour avoir tué les talibans à ce que l'on sache?) Comme ceux de Hula et d'El Koubeir sont odieux, mais personne n'a tenté, par des moyens indépendants, de savoir ce qui y eut lieu réellement.

Les chiffres que donne une ONG basée à Londres - qui accapare l'information sur la Syrie et alimente télés, radios et agences - sont en fait invérifiables, laquelle accuse systématiquement le régime de Damas, accusations répercutées par les agences et télévisions mondiales qui ne s'inquiètent pas de vérifier ce qu'il en est en vérité. N'a-t-on pas, en son temps, accusé les Serbes de génocide des Albanais du Kosovo? Ce qui permit, entre autres l'intervention de l'Otan (Kfor). Après coup, il s'est avéré qu'il n'en était rien. Trop tard, l'Alliance était déjà sur place au Kosovo. Ce scénario est resservi en Syrie, l'essentiel étant d'accabler le régime syrien et faire porter à son crédit tous les malheurs du peuple syrien. Or, l'opposition syrienne qui pousse à la guerre, soutenue par l'Occident, semble prête à toutes les outrances comme à marcher sur les cadavres de milliers de Syriens pour parvenir à ses fins.

 15 juillet 2012 09:04

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/200435-des-massacres-qui-tombent-à-pic-par-karim-mohsen



1 Politique

Les grandes manœuvres

1-1 MajedNehmé explique la guerre en Syrie

Dans l'interview qu'il a accordée à «Algérie patriotique», MajedNehmé, directeur et rédacteur en chef d’Afrique-Asie, décrit les enjeux inavoués du conflit né de la crise en Syrie et évalue les risques d'embrasement dans la région à travers le Liban où se déroulent des affrontements armés.

Il situe également ce conflit par rapport à la confrontation Est-Ouest et parle du rôle du Qatar et de l'Arabie Saoudite.

Pour MajedNehmé, ces deux monarchies pétrolières n'agissent pas d’une manière autonome.

RamdaneOuahdi

Dimanche 15 Juillet 2012

 

Des informations très contradictoires nous parviennent sur ce qui se passe en Syrie. Quelle est la situation exacte dans ce pays actuellement ? 
Comme l’a reconnu le chef de l’État syrien dans son discours du 26 juin dernier, à l’occasion de l’investiture du nouveau gouvernement syrien, «nous vivons une véritable situation de guerre ! Toutes nos politiques et tous les secteurs doivent être mis au service de la victoire dans cette guerre !» Il s’agit donc d’un aveu majeur, quoique tardif, car jusqu’ici, le mot «guerre» était soigneusement évité. Le pouvoir a cherché à dédramatiser la gravité de la situation, se contentant de parler de «bandes armées», de «terroristes» ou de «djihadistes d’Al-Qaïda» infiltrés dans le pays via le Liban, la Turquie, la Jordanie et passablement via l’Irak. Pratiquement, tous les pays limitrophes, à l’exception d’Israël, participent d’une manière ou d’une autre à cette guerre ! Il a longtemps hésité avant de jeter toutes ses forces dans la balance estimant, à tort, qu’il était en mesure de venir à bout de cette rébellion armée à moindres frais. Il a d’abord surestimé la solidité du front intérieur, tout comme l’ampleur des engagements financiers et militaires des Occidentaux et des pays du Golfe en faveur de la rébellion. Il voulait également éviter de rééditer le scénario de la ville de Hama de 1982 quand Hafez al-Assad, le père de l’actuel président, y avait écrasé dans le feu et le sang, après quatre années de guérilla islamiste, un ultime soulèvement armé, sous la conduite d’Al-Tali’a al-Mouqatila (l’avant-garde combattante), branche armée des Frères musulmans syriens. Cette faction minoritaire et dissidente des Frères musulmans avait auparavant multiplié les attentats contre le régime (assassinats de personnalités scientifiques, universitaires, militaires proches du régime, liquidation de près de cent élèves de l’académie militaire d’Alep, triés selon leur appartenance religieuse à la communauté alaouite etc.), exactement comme c’est le cas aujourd’hui, mais à huis-clos, la révolution numérique n’était pas encore là. La confrontation finale se solda par la destruction de plusieurs quartiers de la ville de Hama et le massacre de quelques milliers de ses habitants qui s’étaient solidarisé avec les rebelles en armes. Il s’en est suivi une répression implacable des Frères musulmans qui furent pourchassés, emprisonnés, exécutés ou exilés. Une loi d’exception fut par la suite promulguée condamnant à la peine capitale toute personne appartenant à cette confrérie. Dans la foulée, le régime baathiste, profitant de cette campagne d’éradication de l’organisation clandestine des Frères musulmans, étendit la répression aux forces syndicales et démocratiques de gauche qui demandaient plus de libertés et une démocratisation politique, sociale et économique du régime. Elles ont fait les frais de cette insurrection avortée des Frères musulmans. Une chape de plomb s’abattit sur le pays sans que cela gêne les États-Unis, les pays occidentaux et les monarchies du Golfe qui avaient à cette époque besoin de la Syrie pour pacifier le Liban, victime d’une interminable guerre civile et pour mettre au pas les organisations palestiniennes qui y avaient élu domicile…Avec la mort de Hafez al-Assad en juin 2000 et l’accession de son fils Bachar à la présidence, grâce au soutien direct de l’ancien ministre de la Défense de l’époque, Moustafa Tlass (un sunnite de Homs dont le fils, Manaf, vient de faire défection), le régime poursuivra une libéralisation timide qui donnera naissance à un éphémère «Printemps de Damas» vite réprimé. Il s’est traduit par la libération de la parole et l’éclosion de nombreux forums de débats à travers le pays, exigeant la fin de l’état d’urgence, le multipartisme et le retrait des troupes syriennes du Liban. Le système sécuritaire fut également dénoncé par les nombreuses associations des droits de l’Homme. C’en était trop pour les caciques du régime (essentiellement les services de sécurité et le parti Baath) qui avaient réussi à amener le jeune président, encore otage des différents centres de pouvoir hérités de son père, à clore ce chapitre printanier qui aura duré à peine six mois. En dépit du coup d'arrêt de l'été 2001, qui se solda par l’arrestation de nombreux animateurs de forums de la société civile, force est de reconnaître qu’une nouvelle dynamique politique s’était déclenchée, instaurant une nouvelle atmosphère politique malgré la poursuite d’une répression qu’on pourrait qualifier de «soft» par comparaison à la phase antérieure. La chape de plomb d'une époque a, en effet, vécu. La libération d'un grand nombre de prisonniers politiques, le retour négocié et conditionnel de nombreux opposants exilés, dont des anciens membres des Frères musulmans et de baathistes irakiens, s’est amplifié. Mais ce retour n’était pas massif et était soumis à l’accord préalable des services de sécurité qui procédaient au cas par cas. Et la loi condamnant à la peine capitale toute personne appartenant aux Frères musulmans est toujours en vigueur quoique non appliquée. Instruit par l’expérience avortée du «Printemps de Damas», le régime choisit, sans doute par prudence excessive, la «voie chinoise» vers la démocratie. La perestroïka d’abord, la glasnost ensuite. Plutôt qu’une ouverture politique rapide, le parti Baath opta pour une modernisation «technique de l’économie.» Pour justifier ce ralentissement des réformes politiques, le régime invoqua également, non sans raison, les défis régionaux majeurs auxquels il fait face : poursuite de l’occupation israélienne d’une partie du territoire syrien (les plateaux du Golan occupés en juin 1967), l’impasse du processus de paix en Palestine, la situation en Irak et, last but not least, le Liban où la Syrie maintenait, jusqu’en 2005, un contingent militaire de plusieurs milliers de personnes. Car depuis l’échec de la dernière rencontre entre l’ancien président syrien Hafez al-Assad et le Président américain Bill Clinton, à Genève, en 2000, les États-Unis ont pratiquement abandonné leurs efforts pour aboutir à un règlement du conflit israélo-arabe (entre Israéliens et Palestiniens, entre Israéliens et Syriens et entre Israéliens et Libanais), laissant les protagonistes à eux-mêmes, donc au bon vouloir des Israéliens. Depuis l’an 2000, plusieurs événements régionaux sont venus bousculer – et retarder – le calendrier des réformes sur le plan intérieur. En voici les principaux :


1 - Le 2 mars 2000, un sommet de dernière chance eut lieu à Genève entre les présidents Bill Clinton et Hafez al-Assad, tous deux en fin de règne (Clinton étant arrivé vers la fin de son deuxième mandat qui se terminera en novembre 2000 et Hafez al-Assad étant au chapitre de l’agonie). A l’ordre du jour de ce sommet : la conclusion d’un accord de paix global entre la Syrie et Israël sur la base de la paix et de la normalisation en contrepartie du retrait des forces d’occupation israélienne aux frontières du 4 juin 1967. Un tel accord aurait ouvert la voie à un accord similaire avec le Liban et facilité la conclusion d’un accord de paix final avec les Palestiniens. Face au refus des Israéliens, soutenus par les Américains, de se retirer de la totalité des territoires syriens, la rencontre, mal préparée, se conclut, au bout de seulement deux heures de palabres, par un échec retentissant. Le 10 juin, Hafez al-Assad disparaît, emporté par la maladie laissant à son fils et successeur, ce lourd héritage. C’est dans ce contexte que le gouvernement de Ehud Barak, pensant à tort priver la Syrie d’une carte maîtresse, à savoir la carte de la résistance contre l’occupation israélienne au Sud Liban, décide de retirer unilatéralement ses forces du Liban, harcelées de plus en plus audacieusement par le Hezbollah, soutenu à la fois par la Syrie et l’Iran. C’est l’inverse qui se produit : le Hezbollah sort renforcé de cette «débâcle» israélienne. La Syrie également. Loin d’affaiblir l’emprise de la Syrie sur le Liban, elle le renforce considérablement. Désormais, le sort du Hezbollah – devenu véritable Etat dans  l’État au Liban – et de la Syrie sont indissociable. Le retrait israélien unilatéral – mais incomplet, puisque Israël maintient son occupation des hameaux de Cheb’aa, sous prétexte qu’ils appartiennent à la Syrie – du Liban ne régler donc rien et n’aboutit pas à la signature d’un traité de paix séparée avec le gouvernement libanais. 


2 - Parallèlement à l’intransigeance israélienne sur les fronts libanais et syrien, l’échec des négociations de camp David et de Taba entre Palestiniens et Israéliens, sous l’égide des États-Unis, la même année 2000, déclenchent la deuxième Intifada dans les territoires occupés. Une Intifada soutenue par la Syrie. Au grand dam de la nouvelle administration américaine dominée, avec G.-W. Bush, par les néo conservateurs. Les attentats du 11 septembre 2001, qui conduisirent les États-Unis et leurs alliés à occuper l’Irak deux ans plus tard, en 2003, mettent le régime syrien sous pression. Bien que totalement engagée dans la lutte contre le terrorisme, main dans la main avec les pays occidentaux et arabes, la Syrie s’opposa fermement à la guerre contre l’Irak, en dépit du fait que les relations entre Damas et Bagdad étaient détestables. Ainsi, juste après la chute de Bagdad, Colin Powell, le secrétaire d’État américain, se rend à Damas porteur d’un ultimatum on ne peut plus clair. Il exigea du président syrien de ne pas aider la résistance à l’occupation américaine de l’Irak (près d’un million et demi d’Irakiens se réfugient en Syrie), de chasser les organisations palestiniennes basées en Syrie, dont le Hamas, accusées de terrorisme, de rompre toute coopération stratégique avec le Hezbollah libanais et l’Iran, et de retirer l’armée syrienne du Liban. Et gâteau sur la cerise : démanteler ses programmes d’armes chimiques et balistiques. Tout cela sans contrepartie concrète. Bachar al-Assad rejeta en bloc toutes les clauses de cet ultimatum. Une guerre totale (économique, clandestine mais aussi politique) pour renverser le régime syrien est engagée, mais cette fois-ci avec la complicité de la France et de l’Arabie Saoudite. 


3 - Le 11 novembre 2003, le Congrès américain vote une résolution – dite SyriaAccountabilityAct – autorisant le président des États-Unis à édicter, quand il le déciderait, des sanctions contre Damas. Des sanctions qui n’ont pas tardé à se concrétiser. Un an plus tard, le 2 septembre 2004, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte, à l'initiative conjointe de la France et des États-Unis, par 9 voix sur 15, et 6 abstentions, la résolution 1559 qui appelle «au respect de la souveraineté et de l'indépendance politique du Liban, au retrait de toutes les troupes étrangères de son sol, au désarmement des milices (entendre le Hezbollah) et à une élection présidentielle libre et équitable». Pour mémoire, l’Algérie, le Brésil, la Chine, le Pakistan, les Philippines et la Russie s’étaient abstenus estimant que cette résolution constituait une ingérence dans les affaires intérieures du Liban. Cette résolution visait en fait à empêcher le renouvellement du mandat présidentiel d’Emile Lahoud, un allié sûr de Damas et du Hezbollah, que la Syrie, sentant la difficile période d’incertitude qui s’ouvre devant elle dans la région, voulait à tout prix le voir reconduit. Ces menaces n’ont pas dissuadé Bachar al-Assad de continuer à tenir tête aux États-Unis, à la France et à leurs alliés régionaux, particulièrement l’Arabie Saoudite (à l’époque le Qatar, qui était en conflit avec Riyad, soutenait la Syrie du bout des lèvres). Le soutien syrien au Hezbollah, au Hamas et l’alliance stratégique avec l’Iran se poursuivait donc. Le général Lahoud est réélu pour un deuxième mandat présidentiel au prix d’un amendement constitutionnel, malgré l’opposition initiale du président du Conseil des ministres Rafiq Hariri (il se résigne à la fin d’accepter le fait accompli). Et le contingent militaire et sécuritaire syrien au Liban est maintenu, quoique réduit considérablement (de 40 000 hommes il passe, en 2004, à seulement 15 000). 


4 - C’est dans ce cadre qu’un événement majeur intervint : le 14 février 2005, l’ancien président du Conseil est assassiné dans un attentat suicide à la camionnette piégée à Beyrouth. La Syrie et ses alliés sont immédiatement montrés du doigt. Face à l’indignation médiatique et politique d’une partie des Libanais, et dans le monde, la Syrie retire ses dernières troupes du Liban quelques semaines après cet assassinat. Les principaux piliers du régime libanais allié à la Syrie sont pourchassés et arrêtés. Le Conseil de sécurité des Nations unies vote, dans la foulée, le 7 avril 2005, la résolution 1595 créant une commission d’enquête sur l’assassinat de Rafiq Hariri. La Syrie s’incline sans rompre, allant même jusqu’à coopérer avec cette commission d’enquête qui n’a apporté jusqu’ici (2012) aucune preuve crédible sur l’implication de Damas et du Hezbollah dans cet assassinat qui n’a servi, en fin d’analyse, que ses adversaires. Les investigations de la commission d’enquête et le tribunal spécial censé juger les assassins présumés de Hariri n’ont abouti à rien d’autre que de servir d’épée de Damoclès que les Occidentaux brandissent contre leurs adversaires : la Syrie, le Hezbollah et l’Iran. Jusqu’ici, les enquêteurs se sont interdit de pousser leurs investigations en direction des services occidentaux et israéliens ou vers la piste djihadiste pourtant avancée dès les premiers jours du crime. Ce qui a amené de nombreux juristes à accuser ces instances d’instrumentalisation politique. 


5 - C’est dans ce contexte défavorable au régime syrien, plus isolé que jamais, mais toujours combatif et récalcitrant face aux exigences des États-Unis englués dans le bourbier irakien, qu’éclata la guerre du Liban en juillet 2006. Elle se révéla très bénéfique pour le régime. 

Le 12 juillet 2006, au matin, un commando du Hezbollah libanais s’attaqua à une patrouille israélienne à la frontière entre les deux pays, tuant huit soldats israéliens et enlevant deux autres. Cette action audacieuse faisait partie, depuis 2000, de la stratégie du Hezbollah qui cherche à utiliser les prisonniers israéliens capturés comme monnaie d’échange pour faire libérer les milliers de prisonniers libanais, palestiniens et arabes (environs 11 000) détenus en Israël, certains depuis des décennies. Un autre objectif de cette opération : amener Israël à mettre fin à son occupation des hameaux libanais de Cheb’aa dont il s’est emparé depuis 1967. Plusieurs opérations de ce genre avaient eu lieu dans le passé sans que cela ne dégénère en guerre totale. Cette fois-ci, le commandement militaire israélien en a décidé autrement. Le gouvernement israélien d’Ehud Olmert, encouragé par l’Administration américaine, voulait en découdre une fois pour toute avec le Hezbollah, allié de la Syrie et de l’Iran. Liquidé, le Liban tomberait définitivement dans l’escarcelle de l’Occident et de ses alliés. La Syrie ne tarderait pas à tomber à son tour, suivie par l’Iran. Le Grand Moyen-Orient cher aux néoconservateurs deviendrait une réalité. C’est ce qui explique la réaction israélienne disproportionnée à cette opération hardie du Hezbollah. Contre toute attente, le Hezbollah libanais, soutenu par la Syrie, sort victorieux de cette mini-guerre, malgré les énormes dégâts infligés aux infrastructures libanaises. L’offensive israélienne dura 34 jours sans atteindre son objectif affiché : détruire le Hezbollah. Elle coûta la vie à 1 200 Libanais, majoritairement des civils, contre 163 Israéliens dont 119 soldats. Pour les Israéliens c’est une véritable débâcle stratégique. L’armée israélienne qu’on dit la plus puissante du Moyen-Orient ne parvint pas à vaincre la résistance libanaise. Mais c’est aussi une défaite politique majeure pour les États-Unis, la France et ses leurs supplétifs arabes (l’Arabie Saoudite, la Jordanie et l’Égypte qui avaient condamné le Hezbollah plutôt que l’agression israélienne). Par contre, la Syrie et l’Iran ont pavoisé. Le président syrien Bachar al-Assad, jusqu’ici sur la défensive, n’a pas eu la victoire modeste. Dans un discours célébrant la «victoire de la résistance», il qualifia la troïka arabe qui avait juré sa perte (le roi d’Arabie, le roi de Jordanie et le président Moubarak) de «demi-portions». La guerre entre l’axe pro-syrien et l’axe pro-saoudien est désormais totale, malgré une relative trêve. La déstabilisation de la Syrie est désormais programmée. Une nouvelle étape dans cette guerre : le 27 décembre 2008, l’armée israélienne lança une opération d’envergure contre la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, qui était alors soutenu par la Syrie. Mais cette guerre, malgré les dégâts humains subis par les Palestiniens, ne parvint pas à mettre le Hamas à genoux. La guerre se termine le 18 janvier 2009 sans que l’armée israélienne, au moral atteint et à la réputation ternie, réalise ses objectifs. On l’aura compris, à travers l’encerclement de la Syrie, c’est son alliance avec l’Iran, le Hezbollah et le Hamas qui était visée. La manière forte ayant échoué, les États-Unis et leurs alliés vont essayer d’utiliser la carotte. Ce rôle d’aguicheur pour casser l’alliance entre Damas et Téhéran reviendra à la France (et à l’Union européenne), à la Turquie et au Qatar. En contrepartie de cette main tendue, il est désormais demandé à la Syrie (dont le président Bachar sera accueilli en grande pompe dans les capitales européennes) de s’insérer dans la mondialisation. Une option qui se révéla autrement plus productive pour les Occidentaux que le bâton. Un partenariat économique et stratégique est également signé avec la Turquie. Il s’agissait d’une erreur stratégique fatale que les couches les plus vulnérables de la société syrienne, notamment la paysannerie, paieront le prix. La libéralisation économique, la levée des barrières douanières avec la Turquie, une longue et sévère sécheresse de quatre ans, transformera la paysannerie syrienne en sous-prolétariat autour des villes. Or, ce sont ces couches qui seront la chair à canon de cette contestation. Il faut reconnaître que le pouvoir syrien, autiste ou berné par le mirage de la libéralisation économique sauvage, a mis du temps à réaliser à quel point cette politique d’ouverture économique, combinée à un blocage politique, a ébranlé les fondements sociaux du régime et a éloigné de lui de larges couches qui n’acceptaient l’autoritarisme que tant que la contrepartie était le maintien d’une paix sociale fondée sur la satisfaction des besoins minimaux : logement, pouvoir d’achat, système de santé… D’autant que cette ouverture économique avait aggravé le fléau de la corruption. A cela il faudra ajouter la gestion initiale de la crise par un appareil sécuritaire aussi autiste qu’arrogant. Maintenant, au bout d’un an et demi de rébellion, et après de longues hésitations, le régime revient à une politique qui avait fait ses preuves dans le passé : fin du libéralisme sauvage parallèlement à l’engagement massif de toutes ses forces militaires et sécuritaires dans le combat.C’est en tout cas la lecture qu’on est en droit de faire de l’allocution télévisée de Bachar al-Assad aux ministres du nouveau gouvernement syrien, lors de leur première réunion officielle : guerre totale contre la rébellion et ses soutiens extérieurs et guerre totale contre les lois libérales qui avaient poussé la paysannerie et le lumpenprolétariat dans la révolte. Quant aux réformes substantielles, elles n’interviendraient qu’une fois la paix rétablie.

 

Quels sont les enjeux inavoués dans ce conflit ? 

Ils sont essentiellement régionaux : casser l’alliance avec l’Iran, amener la Syrie à signer une paix au rabais avec Israël, détruire les fondements de  l’État-Nation pour livrer la Syrie aux forces wahhabites et islamistes radicales, ce qui signifie l’éclatement de la Syrie en plusieurs entités en guerre entre elles. Ce qui enracinerait la présence occidentale au Moyen-Orient pour les décennies à venir. 
Un autre enjeu capital : les monarchies du Golfe, fragilisées elles aussi par le vent de contestation qui souffle sur le monde arabe, et par la transformation inattendue de l’Irak, débarrassé du régime de Saddam Hussein, en un protectorat iranien, cherchent, à travers la chute du régime syrien anti-wahhabite et pro-russe, à transformer la Syrie en base arrière pour reconquérir l’Irak et déstabiliser l’Iran. Elles cherchent surtout à liquider le Hezbollah libanais. Ces objectifs non avoués n’ont pas été jusqu’ici atteints et ne le seront pas tant que le soutien sino-russe ne faiblit pas et tant que l’axe syro-iranien, qui comprend le Hezbollah et l’Irak de Maliki ne se rompt pas. 

Des affrontements armés se déroulent au Liban, est-ce un début d’embrasement dans la région ? 

Personne n’a intérêt, pour le moment, et tant que le régime syrien et ses alliés libanais (Hezbollah et une majorité des chrétiens) estiment qu’ils ne sont pas menacés à rallumer la guerre civile. Et cela malgré l’utilisation de certaines forces libanaises pro-saoudiennes et pro-qataries sur le territoire libanais pour déstabiliser le régime de Damas. La Syrie a au contraire besoin de maintenir la stabilité du Liban pour s’en servir comme base arrière logistique et financière afin de contourner les sanctions occidentales qui la frappent. Par contre, l’Arabie Saoudite et le Qatar peuvent être tentés de jeter de l’huile sur le feu au Liban pour maintenir la pression sur la Syrie et se servir de ce pays comme voie d’acheminement des hommes, des armes et de l’argent en direction de la rébellion. C’est un risque non négligeable mais à double tranchant : si la Syrie et ses alliés l’emportent, c’est toute l’influence occidentale et saoudienne qui sera éradiquée. Et le Liban basculerait définitivement dans l’axe syro-irako-iranien. Le risque d’un tel scénario (le chaos ou la victoire de l’axe pro-iranien) est dévastateur pour Israël, et c’est la raison pour laquelle les États-Unis seront contraints d’amener ses supplétifs libanais, du Golfe et la Turquie à ne pas trop entraîner le pays du Cèdre dans cette direction incontrôlable. Le meilleur scénario pour l’Occident est de jeter de l’huile sur le feu sans permettre à l’un des camps de l’emporter, ce qui équivaut à un affaiblissement durable de l’État Syrien. 

La Russie et la Chine empêchent l’Otan d’intervenir en Syrie. Peut-on parler d’une nouvelle confrontation Est-Ouest ? 

On assiste en effet à un changement majeur dans les relations est-ouest et nord-sud. La crise syrienne, après le camouflet libyen, et auparavant la guerre des Balkans, sonne définitivement la fin de l’unilatéralisme occidental dans les relations internationales et annonce l’avènement d’un monde multipolaire. L’avènement des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) participe à ce changement substantiel dans les relations internationales. La crise financière et économique sans précédent en Occident ne favorise pas non plus une nouvelle guerre autrement plus coûteuse que la guerre contre la Libye ou l’Afghanistan. La destruction d’un avion militaire turc dans l’espace aérien syrien donne aux va-t-en-guerre de l’Otan à réfléchir. La Turquie ne le demande d’ailleurs pas, malgré certaines gesticulations, car elle sait à quel point elle s’expose à des représailles de la part de la Syrie (qui pourrait de nouveau jouer la carte des indépendantistes kurdes du PKK qui sont très nombreux en Syrie mais interdits d’agir à partir du territoire syrien). Par ailleurs, l’Iran, l’Irak ou la Russie limitrophe ne permettraient pas une telle intervention. Il n’y aura pas donc une confrontation Est-Ouest, mais un nouveau bras de fer autour du bouclier anti-missile de l’Otan, autour de la Syrie et de l’Iran et, enfin, autour des courants islamistes wahhabites que Moscou, Pékin et New Delhi considèrent comme le cheval de Troie de l’Occident pour déstabiliser la fédération russe. A travers la Syrie, la Russie cherche aussi à éviter la réédition de la guerre de Tchétchénie. 
Idem pour la Chine qui ne voudrait pas que l’islam radical ou politique soutenu par l’Occident à travers ses obligés du Golfe et surtout à travers la Turquie atteigne la province chinoise du Xinjiang, aussi appelée Turkestan oriental, peuplée majoritairement par les Ouïgours, turcophones musulmans sunnites, travaillés par des courants séparatistes. 

Comment expliquer le rôle dominant du Qatar et de l’Arabie Saoudite dans la crise syrienne ? 

Il est illusoire de penser que ces deux monarchies pétrolières agissent d’une manière autonome. Elles dépendent en grande partie des États-Unis qui leur assurent la survie en contrepartie d’une totale soumission ou alignement sur leur agenda géopolitique et énergétique. C’est le cas en ce qui concerne l’actuel bras de fer avec l’Iran. Ces deux monarchies, comme d’ailleurs les quatre autres qui font partie du Conseil de coopération du Golfe (Émirats arabes unis, Koweït, Bahreïn et Oman) ont désigné le régime iranien comme l’ennemi à abattre. En cela, ils suivent l’agenda américain et israélien. Ce suivisme arrange surtout Washington : la prétendue menace iranienne rend la présence militaire américaine dans le Golfe et dans la région indispensable et durable. Ainsi que la multiplication de bases militaires. On ne peut pas comprendre le retournement spectaculaire du Qatar contre l’«ami syrien», sans ce paramètre, à savoir son alliance avec l’Iran. Dans le passé, ces émirats abritaient des bases étrangères en contrepartie de royalties. Aujourd’hui ce sont ces émirats qui couvrent les frais de ces bases ! En fait, ces pays comptoirs sont structurellement fragiles. Pour assurer leur survie, ils doivent, pensent-ils, fragiliser leurs puissants voisins. C’est ainsi qu’ils ont participé à la destruction de l’Irak, à l’affaiblissement de  l’Égypte et aujourd’hui œuvrent inlassablement pour casser l’Iran et ses alliés. Non seulement à travers leur soumission à la stratégie militaire occidentale et israélienne, mais aussi à la stratégie énergétique. Comment ? Les monarchies pétrolières appliquent, en matière de prix pétroliers et gaziers, les consignes américaines. La guerre des prix déclenchée vers le milieu des années quatre-vingts du siècle dernier a été coordonnée avec la politique de l’Agence internationale de l’énergie dont l’objectif premier avait été de casser l’Opep et les pays pétroliers récalcitrants et souverainistes comme l’Algérie, l’Irak, l’Iran, le Nigeria ou le Venezuela et la Russie. Et quand le roi Fayçal a voulu utiliser l’arme du pétrole après 1973, il a été assassiné ! Depuis, elles ont bien rempli cette mission au vu des ravages que cette guerre des prix avait provoqué contre ces pays. Le Qatar, par sa politique gazière offensive, reproduit le même schéma. Avec une infrastructure gazière ultra-compétitive et une flotte ultra-moderne, cet émirat gazier cherche à nuire à la Russie et à l’Algérie sur le marché européen et à l’Iran sur le marché asiatique. Il était aussi question, selon ce plan, de construire un gazoduc via la Syrie. Le refus de Damas, alliée de Moscou, d’accepter ce tracé, explique en partie le retournement du Qatar contre la Syrie. 
Reste enfin une autre motivation, capitale celle-ci, qui anime ces deux monarchies wahhabites : la wahhabisation de la Syrie, donc son affaiblissement, prélude à sa soumission à la stratégie américaine qui a toujours favorisé l’islam dit politique dans le monde contre les courants nationalistes arabes.

 

Au plan strictement interne, quelles parts prennent les clivages confessionnels et les difficultés sociales dans la crise dans ce pays ? 

La Syrie, comme le Liban ou l’Irak, est composée d’une multitude de confessions religieuses. Le ciment qui les soude est l’arabité, dans la mesure où près de 90% de la population se définit comme arabe. Le parti Baas (comme d’ailleurs tous les partis nationalistes de types nassériens, unionistes arabes ou nationalistes syriens, voire les partis dits progressistes…) se veut le miroir de cette réalité. Il projette de fédérer toutes les communautés religieuses dans un État national arabe et séculier qui transcenderait l’antagonisme confessionnel et ethnique. Ce projet définit l’islam comme l’un des éléments constitutifs de l’identité nationale arabe, mais pas le seul. L’islam sunnite est certes majoritaire dans le pays (65%), mais il est traversé par des sensibilités antagonistes. Dans leur écrasante majorité, les Syriens sunnites sont de sensibilité soufie et craignent plus que tout l’islam wahhabite qui, s’il parvient à s’emparer du pouvoir en Syrie, risque de les éradiquer, comme il l’avait fait dans la province du Hedjaz conquise par les Saoudiens. Basés essentiellement dans les villes, ces sunnites de sensibilité soufie constituent, avec les minorités alaouite, chrétienne, druze et ismaélite, la majorité de la population. Cela explique sans doute pourquoi le régime continue à bénéficier d’une large majorité dans l’opinion (au moins la moitié de la population), par conviction ou par réalisme, ou tout simplement par rejet des ingérences étrangères occidentales, turque ou des monarchies du Golfe. La seule composante non arabe de la population syrienne, à savoir les Kurdes (10%), est majoritairement acquis au pouvoir. Leur aversion de la Turquie explique, entre autres, leur soutien critique au régime qui, aux premiers mois de la révolte, avait accordé la nationalité syrienne à quelques 300 000 Kurdes apatrides. Mais ce qui crée l’illusion que l’actuel régime syrien est un régime confessionnel alaouite c’est sans doute le fait que le nombre des officiers au sein de l’armée ou de l’appareil sécuritaire est disproportionné avec leur importance numérique au sein de la population pour des raisons historiques et sociales. Car pendant que les fils de la bourgeoisie des villes boudaient ces deux institutions, les fils des paysans et des minorités y voyaient un moyen rapide d’ascension sociale. C’est aussi le fait que l’actuel président est lui-même issu de la communauté alaouite (15% de la population) comme de nombreux hauts militaires. Il n’en reste pas moins que les clivages sont essentiellement socio-économiques et les vrais décideurs économiques et sociaux sont majoritaires au sein de la bourgeoisie sunnite des villes. Comme l’a souligné l’opposant syrien HaythamManna, sur 500 décideurs économiques ou dans les milieux des affaires, on compte à peine 15 issus de la communauté alaouite. Même si l’un des plus riches hommes d’affaires connus en Syrie n’est personne d’autre que Rami Makhlouf, le cousin du président. Les clivages actuels, comme je l’avais mentionné plus haut, sont essentiellement socioéconomiques et géographiques (la campagne contre la ville, la paysannerie et la petite bourgeoisie contre les affairistes), des clivages aggravés par la politique de libéralisme effréné conduite au nom des réformes structurelles et de l’efficacité économique exigées par l’Union européenne. 

On parle d’une opposition intérieure et d’une autre extérieure. Ces deux oppositions sont-elles alliées ou, au contraire, antagoniques? 

Comme vient de le montrer la dernière conférence réunie au Caire cette première semaine de juillet sous l’égide de la Ligue arabe, de l’ONU et des pays occidentaux pour unifier les rangs de l’opposition syrienne, cette dernière ne parvient pas à surmonter ses divergences. Les groupes armés qui mènent la guérilla à l’intérieur (majoritairement islamistes) ont rejeté d’emblée la tenue d’une telle conférence, qui impliquerait leur marginalisation. Ils ont même accusés ces opposants réunis au Caire de «comploteurs contre la révolution». Il ne faut pas se tromper : la principale force d’opposition contre le régime du Baas est, sur le terrain, celle des Frères musulmans. C’est cette opposition qui reçoit l’essentiel des fonds, des armes et des djihadistes venus de l’extérieur. Même au sein de l’opposition extérieure dite libérale et démocratique, les Frères musulmans sont omniprésents et décident de tout en veillant cependant à mettre en avant certaines figures libérales, laïques ou démocratiques. 
Cette division de l’opposition fait le jeu du régime. Entre partisans de la militarisation de la révolte, ceux qui appellent l’Otan à intervenir et ceux qui ne cherchent que des réformes démocratiques, le fossé est infranchissable. 
A l’intérieur, l’Armée syrienne libre (ASL) rejette tout compromis avec le pouvoir. Son jusqu’au-boutisme est à la mesure de son éclatement et de sa faiblesse. Le Comité général de la révolution syrienne (CGRS), composé d’opposants intérieurs qui rejettent l’ingérence étrangère, fait bande à part. Créé en août 2011, le CGRS s’était fixé pour objectif de «resserrer» les liens entre les différentes factions opposantes agissant en Syrie. En vain. Quant au Conseil national syrien (CNS), vitrine extérieure de l’opposition adoubée par les Occidentaux et les «démocrates» du Golfe, il est contrôlé par les Frères musulmans, eux-mêmes divisés entre intérieur et extérieur. 
Il faut ajouter à ce tableau les Comités locaux de coordination (CLC) et le Comité de coordination pour le changement national et démocratique (CCCND) ainsi la Coalition des forces laïques et démocratiques (CFLD). Toutes ces structures ne pèsent pas lourd sur le terrain face aux groupes djihadistes qui semblent gagner du terrain, mais n’ont pas de stratégie cohérente. 

De grandes incertitudes pèsent sur l’évolution des événements en Syrie. Une solution à court terme à la crise est-elle envisageable ? 

Bien malin celui qui se hasarderait à donner un diagnostic fiable de l’évolution des événements en Syrie. 
Il convient cependant d’observer que, contrairement à ce qui s’est passé dans les autres pays du mal nommé «printemps arabes», en seize mois, le régime est encore debout et même capable d’organiser des manœuvres militaires grandioses (mer, terre et air). Ce qui montre qu’il a confiance en l’institution militaire. On n’a également observé aucun effondrement dans l’armée, les services de sécurité, l’Administration et le corps diplomatique. L’alliance avec la Russie, la Chine, l’Iran et le Hezbollah ne s’est pas fissurée. Mieux encore, l’Irak, contre toute attente, a ouvert son marché aux produits syriens, rendant peu opérationnelles les sanctions occidentales contre l’économie syrienne... 
Mais il est illusoire de croire, comme le souhaitent certains ultras du régime, que l’option militaire et sécuritaire soit le remède. Certes, les ultras de l’autre camp facilitent la tâche des éradicateurs du régime en exigeant le départ de Bachar, le démantèlement de l’appareil sécuritaire et militaire plutôt qu’un dialogue productif qui déboucherait sur un régime de transition qui préserve la Syrie d’une guerre civile assurée. 
C’est la philosophie préconisée par le plan Annan, par les Russes et les Chinois et certains pays arabes lucides comme l’Algérie. En dehors de ce plan de transition qui permettrait aux Syriens de retrouver entre eux le chemin de l’unité, de la démocratie et de la stabilité, il n’y a pas de salut. 
Je doute cependant que les pays occidentaux et leurs supplétifs arabes puissent donner une suite favorable à ce plan qu’ils avaient pourtant approuvé à Genève. La sortie de crise en Syrie échappe désormais aux seuls Syriens. Elle est entre les mains des Russes et des Occidentaux. 
Le médiateur onusien Kofi Annan n’a pas mâché ses mots en identifiant les responsables de l’enlisement de la crise. Dans un entretien accordé au Monde, il s’est indigné contre ceux qui accusent les Russes d’empêcher une «transition crédible» en Syrie. 
«Mais ce qui me frappe, a-t-il dit sans faux-fuyants, c'est qu'autant de commentaires sont faits sur la Russie, tandis que l'Iran est moins mentionné, et que, surtout, peu de choses sont dites à propos des autres pays qui envoient des armes, de l'argent et pèsent sur la situation sur le terrain. Tous ces pays prétendent vouloir une solution pacifique, mais ils prennent des initiatives individuelles et collectives qui minent le sens même des résolutions du Conseil de sécurité.» Le Grand Jeu se joue aujourd’hui en Syrie. Au grand malheur des Syriens qui en paient le prix.
 

 http://algeriepatriotique.com/article/majed-nehme-explique-la-guerre-en-syrie-pour-algeriepatriotique-1



2 Pays Arabes & voisins

Liban

L’armée libanaise renforce sa présence à la frontière avec la Syrie
L’armée libanaise a commencé mardi à renforcer sa présence à la frontière avec la Syrie à la suite d’incidents répétés dans le nord du Liban, a indiqué un porte-parole militaire. "Nous avons commencé à nous déployer et cela prendra entre une semaine et dix jours", a-t-il dit. Le conseil des ministres a décidé lundi soir de renforcer la présence de l’armée à la frontière libano-syrienne à la suite de plusieurs incidents récents, parfois meurtriers. L’armée libanaise a annoncé que des "échanges de tirs ont eu lieu entre les troupes syriennes et des hommes armés" dans la nuit de lundi à mardi et que des obus s’étaient abattus sur le sol libanais, faisant des blessés parmi les civils. L’agence officielle syrienne Sana a affirmé de son côté que les soldats syriens avaient déjoué une tentative d’infiltration de "groupes terroristes" à partir de la frontière libanaise.
La France a condamné mardi des tirs d’obus syriens ainsi que la répétition ces derniers jours d’incidents à la frontière entre les deux pays. "Nous appuyons la décision du conseil des ministres libanais de renforcer la présence des forces armées libanaises aux frontières, pour garantir la sécurité du territoire et des populations libanaises", a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, lors d’un point de presse. "La France appelle la Syrie au strict respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban, conformément aux résolutions des Nations unies", a-t-il ajouté.
L’incident intervient deux jours après la mort de deux personnes lors d’accrochages et d’explosions dans la zone.
http://www.assawra.info/spip.php?article362



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



17/07/2012

n°96-journal d'Iran - 21-04 au 17-07 - a - Les États-Unis et Israël incitent à la confrontation avec l'Iran.

 


n°96-journal d'Iran - 21-04 au 17-07 - a - Les États-Unis et Israël incitent à la confrontation avec l'Iran.


journald'Iran   n°2 du 21-06 au 20-07- 2012

C.De Broeder& M.Lemaire



a) Le "Journald'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à Part

 Peter Symonds : Les États-Unis et Israël incitent à la confrontation avec l'Iran.

french.irib : Gazoduc Iran/Pakistan/Inde : les sabotages US.

French.ruvr : Le président Egyptien veut réviser les accords de paix avec Israël.

François Hollande : Israël a une possibilité d'attaquer l'Iran de manière efficace…

Xinhua : LAURENT FABIUS, MINISTRE SOCIALISTE DES AFFAIRES ETRANGERES, "La France" appelle à durcir les sanctions contre l'Iran ».

Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

France24 interview en direct Mahmoud Ahmadinejad.

2) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Frappe contre l’Iran : l’opinion publique israélienne divisée.

3) Les Voisins

3-1 Algérie

french.irib : Le président algérien a reconnu à l’Iran le droit à la technologie nucléaire pacifique.

3-2 Egypte

RIA Novost ; L'Egypte poursuivra le transport de pétrole iranien .

3-3 Russie

fr.rian : Viatcheslav Dzirkaln : Moscou espère poursuivre la coopération militaire et technique avec l'Iran.

4 Dans le monde

4-1 Chine

La Chine répond à l'exemption par les États-Unis des sanctions visant les importations de pétrole iranien.  

4-2 Suisse

EurActiv avec Reuters : La Suisse n'imposera pas d'interdiction sur le pétrole iranien comme l'UE et les USA.

5  Les brèves

5-1 IRIB : Le Japon contrecarre les restrictions US. 

5-3 Boris Pavlichtchev : La diplomatie secrète autour de la rencontre « Iran – les six »

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 lorientlejour : Doutes sur la capacité du duo Netanyahu-Barak à attaquer l’Iran

 

 


Tiré à Part

 Peter Symonds : Les États-Unis et Israël incitent à la confrontation avec l'Iran
Les États-Unis et Israël incitent à la confrontation avec l’Iran

Les négociations qui auront lieu à Bagdad entre l’Iran et les P5+1 – les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie, la Chine et l’Allemagne – seront un tournant dans le dangereux conflit lié aux programmes nucléaires iraniens. Washington exerce une pression intense pour que Téhéran fasse des concessions majeures, au même moment où les États-Unis se préparent à imposer des sanctions écrasantes et menacent l’Iran de guerre.

21 mai 2012

Lorsqu’il a parlé à Vienne la semaine dernière, le négociateur américain en nucléaire, Robert Wood, a demandé que l’Iran prenne « des mesures urgentes et concrètes » dans le but de se conformer « à toutes les obligations internationales ». Il a critiqué l’Iran pour ne pas avoir donné « à l’AIEA [Agence internationale d’énergie atomique] l’accès à tous les sites pertinents, aux documents et aux personnes nécessaires pour résoudre les questions entourant son programme nucléaire ».

L’Iran a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’a aucunement l’intention de fabriquer des armes nucléaires. Ses établissements nucléaires, incluant les usines d’enrichissement de Natanz et de Fordo, et ses stockages de réserve, sont inspectés et surveillés par l’AIEA comme il est stipulé par le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Cependant, les États-Unis et leurs alliés soutiennent que l’Iran doit mettre fin à son programme d’enrichissement d’uranium, qui est permis sous le TPN, et que le pays doit envoyer ses réserves d’uranium enrichi à 20 pour cent à l’extérieur du pays.

La probabilité d’un quelconque accord sérieux émergeant des pourparlers de Bagdad est mince. Les demandes des États-Unis pour que l’AIEA puisse avoir accès au personnel et aux établissements est un processus sans fin qui exige que l’Iran prouve quelque chose de négatif : que nulle part sur son vaste territoire ne se trouve un programme lié aux armes nucléaires. L’AIEA, qui rencontre des responsables iraniens cette semaine, demande l’accès au complexe de Parchin, une base militaire, où il y aurait eu, il y a près d’une décennie, des tests du même type que ceux qui sont requis pour la conception d’un engin nucléaire. Tout comme les affirmations du genre, les « preuves » de l’AIEA proviennent de services de renseignement étrangers – probablement des États-Unis ou d’Israël.

Israël, qui menace d’attaquer délibérément l’Iran, a exercé plus de pression sur les négociations en exigeant l’arrêt complet des programmes d’enrichissement d’uranium de l’Iran. Selon AssociatedPress, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit la semaine dernière au chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, que l’Iran allait devoir fournir un échéancier pour établir la fin de son programme d’enrichissement et le démantèlement de son usine de Fordo pour qu’Israël donne son accord au processus. Ces demandes ont déjà été rejetées par Téhéran.

Ashton était en Israël pour s’assurer de la position prise par la coalition nouvellement formée qui a amené le parti d’opposition Kadima dans le gouvernement. Le chef de Kadima, ShaulMofaz, ancien chef de la sécurité intérieure, avait critiqué les menaces d’agression contre l’Iran de Netanyahu. Mais son entrée dans le cabinet rend plus probable, et non moins, une attaque sur l’Iran. La coalition offre au gouvernement une majorité parlementaire écrasante et la présence de Mofaz servira à tempérer l’opposition intérieure largement répandue à une guerre contre l’Iran.

Channel 10 News en Israël ont rapporté jeudi dernier que des représentants américains participaient à d’intenses pourparlers, s’inquiétant du fait qu’Israël avait maintenant le champ libre pour déclencher des frappes aériennes contre l’Iran. Netanyahu a mis sur pied la coalition dans une entente-surprise de dernière minute qui a empêché la tenue d’élections, ce qui était vu comme un obstacle à une attaque. Lors d’une conférence de presse conjointe, les deux hommes ont affirmé qu’ils étaient d’accord sur plusieurs questions, dont celle de l’Iran.

Les différends entre les États-Unis et Israël ne sont que tactiques. Netanyahu n’appuie pas l’idée des négociations et des sanctions que les États-Unis favorisent pour affaiblir et miner le régime à Téhéran, avant de mener une attaque. L’Iran cherche désespérément à éviter l’imposition des sanctions américaines et européennes qui représenteraient essentiellement un blocus de ses exportations de pétrole (en soi, un acte de guerre économique). Ces sanctions doivent entrer en vigueur à la fin juin.

Au cours des deux dernières semaines, la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a fait pression sur l’Inde et la Chine pour qu’elles réduisent leurs importations de pétrole iranien. Les sanctions américaines vont pénaliser unilatéralement les banques et les sociétés étrangères qui font des affaires avec la banque centrale iranienne, sauf si Obama leur accorde une exonération. Cette imposition sélective de pénalités montre clairement que les États-Unis se servent de la confrontation avec l’Iran pour miner la position de ses rivaux, et surtout la Chine.

Les préparatifs de l’administration Obama ne se limitent pas qu’à des sanctions. Depuis le début de l’année, la marine américaine a augmenté à deux le nombre de porte-avions à proximité du Golfe Persique. Plus tôt ce mois-ci, des représentants anonymes des États-Unis ont confirmé que le Pentagone avait envoyé son chasseur le plus sophistiqué, le Raptor F-22, à la base aérienne d’Al-Dhafra aux Émirats arabes unis. Ces forces permettraient à l’armée américaine d’effectuer de lourdes frappes aériennes contre les installations militaires et nucléaires de l’Iran. Washington augmente aussi l’arsenal militaire des régimes autocratiques qui sont ses alliés dans le Golfe. L’administration Obama a annoncé vendredi qu’elle allait reprendre la vente de matériel militaire au Bahreïn, malgré la violente répression des manifestations dans les États du Golfe. Selon le Washington Post, cet arsenal serait constitué de navires de guerre, de systèmes de missile air-air et sol-air et d’améliorations aux moteurs de ses chasseurs F-16. Le Bahreïn abrite la Cinquième flotte de la marine américaine.

L’intensification des conflits entre les États-Unis et Téhéran n’est pas essentiellement due à la question des programmes nucléaires iraniens. Les préparatifs pour une nouvelle guerre d’agression sont plutôt motivés par le déclin historique de l’impérialisme américain et sa détermination à imposer sa domination incontestée sur les régions riches en ressources énergétiques du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Après avoir envahi l’Afghanistan et l’Irak, les États-Unis menacent maintenant de déclencher une guerre qui pourrait impliquer toute la région et provoquer des conflits encore plus importants.

Si les pourparlers de Bagdad échouent, le danger d’un conflit militaire déclenché par Israël ou les États-Unis va augmenter radicalement. Les travailleurs et la jeunesse aux États-Unis et internationalement doivent s’opposer à cette campagne guerrière de l’administration Obama. La seule façon d’empêcher la guerre est la mobilisation indépendante de la classe ouvrière, sur la base d’une stratégie socialiste et internationaliste, pour mettre fin à la cause fondamentale de la guerre : le système de profit en faillite.

Peter Symonds

World SocialistWebsite,

14 mai 2012.

Source : http://www.wsws.org/francais/News/2012/mai2012/iran-m17.shtml


french.irib : Gazoduc Iran/Pakistan/Inde : les sabotages US.

L'ambassadeur américain, à Islamabad a exprimé, dans un acte interventionniste, son inquiétude quant à la mise en application du projet du gazoduc Iran/Pakistan/Inde.
Lors d'un entretien avec les médias pakistanais Cameron Munter a fait part de l'inquiétude de Washington de voir le projet du gazoduc transitant le gaz iranien vers l'Inde via le Pakistan se réaliser. Depuis les accords conclus entre Téhéran et Islamabad sur la construction d'un gazoduc, les autorités américaines se sont efforcées en permanence d'y mettre des entraves et dans ce droit fil, en se faisant accompagner par le Turkménistan elles ont proposé au Pakistan la construction du gazoduc TAPIO en remplacement de celui de l'Iran. Et ce alors qu'en raison de la crise énergétique au Pakistan, les autorités pakistanaises ont besoin du gaz pour subvenir aux besoins de la population

08/07/2012

 http://french.irib.ir/info/asie/item/199160-les-autorit%C3%A9s-am%C3%A9ricaines-sont-indispos%C3%A9es-quant-%C3%A0-la-mise-en-application-du-plan-de-gazoduc-iran-pakistan


French.ruvr : Le président Egyptien veut réviser les accords de paix avec Israël

Le président élu d'Egypte Mohamed Morsi a déclaré son intention de réviser les accords de paix avec Israël de Camp David. « Notre politique à l'égard d'Israël sera basée sur l'égalité, a déclaré Mohamed Morsi à l'agence iranienne Fars. Nous discuterons aussi du droit des Palestiniens ».
Il a ajouté qu'il ne prendrait aucune décision seul et que tous les changements seraient faits par les organes gouvernementaux. Le nouveau dirigeant égyptien s'est prononcé pour le renforcement des rapports avec l'Iran ce qui devait, selon lui, créer un équilibre stratégique dans la région.

25/06/2012

 http://french.ruvr.ru/2012_06_25/79258674/

 


 

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

François Hollande : Israël a une possibilité d'attaquer l'Iran de manière efficace…

Israël, contrairement aux autres États, a une possibilité d'attaquer l'Iran de manière efficace. Cela a été annoncé par le président français François Hollande lors d'une réception au ministère de la Défense de la France, consacrée à la fête nationale. Le président a ajouté que la mise en œuvre de cette possibilité serait mener à une déstabilisation dans le Moyen-Orient.
François Hollande a également déclaré qu'il soutient une politique à double standard à l'égard de l'Iran. D'une part, nous devons renforcer les sanctions, et d'autre part - une volonté de prendre l'Iran dans la communauté internationale si Téhéran renonce à son projet du programme nucléaire.

15/07/2012

 http://french.ruvr.ru/2012_07_15/francois-hollande-israel-iran/


Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Xinhua : LAURENT FABIUS, MINISTRE SOCIALISTE DES AFFAIRES ETRANGERES, "La France" appelle à durcir les sanctions contre l'Iran ».

La France appelle à continuer à durcir les sanctions contre l'Iran "tant que l'Iran refusera de négocier sérieusement", selon une déclaration du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius publié mardi soir.
"La pression doit désormais s'accroître sur l'Iran avec la pleine application le 1er juillet par l'Union européenne de l' embargo pétrolier décidé en janvier dernier. Les sanctions continueront d'être durcies tant que l'Iran refusera de négocier sérieusement", a souligné M. Fabius suite à la réunion du groupe E3+3 (France, Royaume-Uni, Allemagne, Chine,Russie et Etats-Unis) avec l'Iran à Moscou en Russie.
Selon cette déclaration, "les réponses de l'Iran à l'offre des Six ont confirmé l'écart important entre les positions des deux parties et l'insistance de l'Iran sur la reconnaissance d'un droit à enrichir l'uranium et la levée de toutes les sanctions".
"Nous regrettons que l'Iran n'ait toujours pas effectué les gestes concrets que nous attendions et qui pourraient constituer une première étape vers le respect des résolutions du Conseil de sécurité et du Conseil des gouverneurs de l'AIEA", a indiqué le ministre français.
M. Fabius a cependant souligné que conformément à la double approche, la porte du dialogue reste ouverte. "Une réunion d' experts, prévue le 3 juillet à Istanbul, pourrait permettre de clarifier les détails techniques des idées avancées par les deux parties. Sur cette base, nous évaluerons avec nos partenaires du groupe E3+3 les prochaines étapes du processus", a-t-il précisé. "Il appartient désormais à l'Iran de lever les obstacles qu'il a posés à l'approfondissement du processus relancé à Istanbul en avril 2012", a conclu le ministre français.  

(Xinhua)

http://french.news.cn/monde/2012-06/20/c_131664540.htm



Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

France24 interview en direct Mahmoud Ahmadinejad.

Une interview en direct, par un grand média français, de l’un des présidents étrangers les plus honnis et diabolisés ces dernières années, voila qui ne manquera pas de piquer notre curiosité. Les journalistes vont-ils aller jusqu’à questionner Mahmoud Ahmadinejad sur la récente condamnation du Hezbollah par un tribunal de Manhattan à verser plus de 9,4 milliard de dollars de dédommagement aux victimes du 11-Septembre ? Ou bien vont-ils lui demander sa vision sur la situation en Syrie ? Saluons en tout cas cette initiative de France 24 qui donne donc la parole au seul chef d’État à avoir officiellement demandé une nouvelle enquête sur les attentats du 11-Septembre, et dont les propos ont régulièrement, et sur divers sujets, été déformés et discrédités à l’envi par les grands médias occidentaux.

Compte-rendu de l’interview par France24

Source : Site Web de France24, le 20 mai 2012

Dans un entretien accordé à FRANCE 24, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad se dit "déçu" par les massacres commis en Syrie mais met en doute la responsabilité du régime de son allié Bachar al-Assad.

Au cours d’une interview accordée à FRANCE 24, le président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a commenté la situation en Syrie, condamnant notamment le massacre de Houla qui s’est produit la semaine dernière, tout en mettant en doute l’implication du régime de son ami Bachar al-Assad.

"Nous sommes très fortement sensibles et déçus", a-t-il assuré. "C’est le droit de tout peuple d’être libre, y compris le peuple syrien. Dès qu’une personne meurt c’est terrible, et surtout dans les conditions où c’est arrivé, dans le massacre…", a-t-il ajouté faisant allusion à la tuerie de Houla. Samedi 26 mai, 108 corps – majoritairement des femmes et des enfants – ont été retrouvés dans cette petite ville du centre de la Syrie située à quelques dizaines de kilomètres de Homs.

Le président iranien a néanmoins émis des doutes sur une éventuelle implication du gouvernement syrien dans le massacre de Houla. "Il existe des commissions dont le travail est d’examiner la situation. Il me paraît incroyable qu’un gouvernement puisse tuer son propre peuple", a-t-il dit.

Soutien moral ou approvisionnement en armes ?

L’Iran a apporté son soutien au plan de paix défendu par Kofi Annan, l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe en Syrie. "C’est la meilleure solution pour sortir de cette situation", avait déclaré un porte-parole du gouvernement iranien il y a quelques semaines. Mais au cours de son entretien avec FRANCE 24, Mahmoud Ahmadinejad a, à plusieurs reprises, condamné “les interventions étrangères dans la région” et s’est demandé ce qu’envisageaient les gouvernements occidentaux en Syrie.

Alors que les initiatives internationales se multiplient pour faire cesser le bain de sang en Syrie, les gouvernements occidentaux accusent l’Iran d’assurer l’approvisionnement en armes du régime de Bachar al-Assad. De leur côté, les autorités iraniennes ont toujours affirmé qu’elles n’apportaient qu’un soutien moral à la Syrie.

Sur l’antenne de FRANCE 24, Mahmoud Ahmadinejad a assuré que l’Iran entretenait des "relations parfaitement normales" avec la Syrie. "Nous sommes en faveur de la protection des droits de l’Homme", a-t-il déclaré.

Le nucléaire, un droit selon Ahmadinejad

Par ailleurs, le président iranien a défendu le programme nucléaire de son pays. "Selon le droit international, l’Iran a le droit d’enrichir l’uranium à 20 %", a-t-il déclaré, assurant une nouvelle fois que son pays n’avait pas l’intention de se doter d’une bombe. Ces déclarations coïncident avec la reprise des discussions, longtemps suspendues, avec les six grandes puissances sur la question du nucléaire iranien. À l’issue d’une réunion cruciale à Bagdad la semaine dernière, les pays impliqués dans ces pourparlers ont accepté une nouvelle réunion en juin à Moscou.

"Je ne m’attends pas à un miracle à cette prochaine réunion à Moscou", a cependant affirmé le président iranien au journaliste de FRANCE 24 Marc Perelman. Tout en affirmant le droit de l’Iran d’enrichir l’uranium à 20 %, il a laissé entendre que son pays pourrait envisager un arrêt de cet enrichissement en échange de concessions "significatives" de la part des grandes puissances. "Si les grandes puissances ne veulent pas que nous puissions bénéficier de ce droit, ils doivent nous expliquer pourquoi. Ils doivent également nous dire ce qu’ils sont prêts à donner au peuple iranien en échange", a affirmé Mahmoud Ahmadinejad, tout en refusant de détailler ce que pourrait accepter son gouvernement.

30 mai, 2012

GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/05/30/breve-18h30-aujourdhui-france24-interview-en-direct-mahmoud-ahmadinejad/

 


2) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Frappe contre l’Iran : l’opinion publique israélienne divisée.

Les Israéliens semblent être partagés sur la question d’une potentielle attaque à mener par leur gouvernement contre les installations nucléaires iraniennes, selon un nouveau sondage publié lundi.
Ce sondage, mené par le Collège Académique de Netanya, montre que 52% des Israéliens s’opposent à une frappe, affirmant qu’Israël doit d’abord essayer tous les canaux diplomatiques, alors que 48% soutiennent inconditionnellement une action militaire.
Concernant la possibilité que l’Iran acquiert une arme nucléaire
, 18% des interrogés ont répondus qu’ils pensent que la république islamique tentera de l’utiliser pour éliminer Israël de la carte, alors que 62,5% estiment qu’Israël arrivera à affronter un Iran doté de l’arme nucléaire.
Les Israéliens pensent également qu’une bombe iranienne servira soit à menacer soit à faire pression sur leur pays.
Environ 32% des interrogés ont déclaré que l’Iran utilisera une arme nucléaire à cette fin, alors que seuls 6% estiment que Téhéran agira de manière pragmatique quand il sera en possession d’une de ces armes.
Les résultats de l’enquête coïncident avec ceux des autres études menées ces derniers mois pour sonder l’opinion publique sur une possible frappe aérienne sur l’Iran.
Un sondage commandé en mars par le journal Ha’aretz a montré que 58% des personnes étaient opposées à une attaque en solo, c’est-à-dire sans le soutien des Etats-Unis, alors que 50% des interrogés ont déclaré faire confiance au gouvernement pour la gestion du dossier iranien.
Une autre étude, menée un mois auparavant par la Brookings Institution, a montré que seuls 19% des Israéliens soutenaient une action militaire indépendante contre l’Iran, par rapport à un tiers, 32%, opposé à une frappe commune.
Le dernier sondage intervient à la suite de deux cycles de négociations entre l’Iran et le G5+1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine, Russie, Allemagne), dont le but était de convaincre l’Iran d’abandonner son programme nucléaire, avec un troisième et dernier cycle prévu à Moscou en fin de mois.
Israël, les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux accusent l’Iran de clandestinement poursuivre un programme d’arme nucléaire. L’Iran nie ces accusations et affirme que son programme nucléaire n’a que des fins pacifiques telles que la production d’électricité.
Source: http://french.peopledaily.com.cn/International/7836299.html

 



Les Voisins

Algérie

french.irib : Le président algérien a reconnu à l’Iran le droit à la technologie nucléaire pacifique.
"Tous les pays ont le droit à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire", a déclaré Abdelaziz Bouteflika, jeudi soir, lors de sa rencontre avec le vice-Président iranien, Mohammad-RezaMirtadjeddini. "En tenant compte de la tenue de la 2ème conférence de la haute Commission conjointe des deux pays, en 2012, l’Algérie est prêt à renforcer ses coopérations et à promouvoir ses relations avec l’Iran", a-t-il affirmé, en rappelant que les deux pays se tenaient l’un à côté de l’autre, en toutes circonstances. "L’instauration de la sécurité et de la stabilité, dans la région, passe par une approche politique et la participation du peuple de la région", a ajouté le président algérien.

 http://french.irib.ir/info/iran-actualite/item/193408-le-pr%C3%A9sident-alg%C3%A9rien-soutient-le-droit-de-l%E2%80%99iran-au-nucl%C3%A9aire


Egypte

RIA Novost ; L'Egypte poursuivra le transport de pétrole iranien .
L'Egypte n'envisage pas de bloquer le transit de pétrole iranien via le canal de Suez en dépit de l'entrée en vigueur de l'embargo pétrolier imposé contre Téhéran par l'Union européenne, rapporte dimanche le journal égyptien Al Ahram.
"L'embargo a été décrété par les Etats membres de l'Union européenne, et nous n'avons rien à voir avec cela", a indiqué au quotidien une source au sein du secteur énergétique du pays.
Selon le journal, le pétrole iranien passe toujours à travers l'oléoduc de SUMED liant la baie de Suez à la mer Méditerranée.
"Le transport de pétrole iranien est assuré conformément aux contrats qui sont renouvelés de façon annuelle. Aucune indication concernant l'interdiction du transport du pétrole en provenance de l'Iran n'a été donnée", a fait savoir l'interlocuteur du journal.
Auparavant, certains médias ont rapporté que les exportations de brut iranien vers la Turquie (plus de 160.000 barils par jour) pourraient être sensiblement réduites en raison des sanctions européennes visant l'industrie pétrolière de la République islamique.
L'Iran produit 3,5 millions de barils de pétrole par jour et en exporte environ 2,5 millions.
Depuis le 1er juillet, le secteur pétrolier iranien est frappé par un embargo européen décrété dans l'espoir de contraindre Téhéran à négocier sur son programme nucléaire controversé.

 RIA Novost

15 juillet -
http://fr.rian.ru/world/20120715/195361386.html


Russie

fr.rian : Viatcheslav Dzirkaln : Moscou espère poursuivre la coopération militaire et technique avec l'Iran.
La Russie espère poursuivre à l'avenir la coopération militaire et technique avec l'Iran et ce, en bons partenaires, a déclaré mercredi le directeur adjoint du Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS) Viatcheslav Dzirkaln.
"Nous essayons d'expliquer à nos collègues iraniens que (…) des partenaires ne réagissent pas ainsi", a dit M.Dzirkaln, répondant à la question des journalistes sur les sanctions iraniennes pour le non-respect par la Russie du contrat de livraison de missiles sol-air S-300 à Téhéran.
M.Dzirkaln, qui conduit la délégation russe au Salon aéronautique de Farnborough, a rappelé qu'à l'époque, la Russie agissait dans le cadre d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu.
Selon certains médias, le ministère iranien de la Défense et la compagnie The Aerospace Industries Organisation ont déposé une requête auprès de la Cour internationale d'arbitrage de Genève contre l'exportateur d'armes russe Rosoboronexport pour ne pas avoir honoré ses engagements concernant les S-300.
Conclu en 2007, le contrat de livraison de missiles sol-air S-300 à l'Iran engageait la Russie à fournir cinq unités complètes de ces systèmes pour un montant d'environ 800 millions de dollars.

Or, l'exécution du contrat a été suspendue en septembre 2010 par le président russe Dmitri Medvedev, en application d'une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu interdisant la livraison d'armes conventionnelles à Téhéran, dont des missiles, des chars, des hélicoptères d'assaut, des avions de combat et des bâtiments de guerre.

http://fr.rian.ru/defense/20120711/195324262.html



Dans le monde

Chine

La Chine répond à l'exemption par les États-Unis des sanctions visant les importations de pétrole iranien.  

La Chine s'oppose à toute sanction imposée unilatéralement, a déclaré vendredi Hong Lei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, en réponse à la décision du Département d'Étataméricain d'exempter la Chine de sanctions économiques visant les importations de pétrole iranien.
"La Chine s'oppose à ce qu'un pays impose unilatéralement des sanctions à un autre pays en se basant sur ses lois nationales. C'est d'autant moins acceptable lorsque ces sanctions sont imposées unilatéralement par un pays tiers", a tranché Hong Lei lors d'un point de presse.
En vertu du National DefenseAuthorizationAct des États-Unis signé par le président américain Barack Obama fin 2011, les institutions financières étrangères des gouvernements qui continueront d'acheter du pétrole brut à l'Iran après le 28 juin ne seront plus autorisées à accéder au marché financier américain.
Toutefois, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a annoncé jeudi la décision de Washington d'exempter la Chine et Singapour de ces mesures du fait de la réduction "significative" de leurs achats de pétrole iranien.
Hong Lei a rappelé que la Chine importait du pétrole de l'Iran par les voies normales afin de répondre aux besoins de son développement économique.
"Cela ne viole aucune résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU ni ne porte atteinte aux intérêts d'une tierce partie ou de la communauté internationale", a affirmé le porte-parole, ajoutant "Cela est donc totalement légitime et justifié".

29/06/2012

 http://french.cri.cn/621/2012/06/29/302s286417.htm


Suisse

EurActiv avec Reuters : La Suisse n'imposera pas d'interdiction sur le pétrole iranien comme l'UE et les USA

Le gouvernement suisse n'imposera pas les mêmes sanctions que l'UE à l'Iran. Le pays a décidé hier (5 juillet) que sa propre série de mesures ne comporterait pas l'interdiction de commercer du pétrole iranien. La Suisse a ainsi tenté de défendre sa neutralité face aux pressions de l'UE et des Etats-Unis.Cette initiative pourrait permettre aux négociants en pétrole basés en Suisse, comme Glencore et Trafigura, de profiter d'une faille juridique pour négocier le brut iranien, même s'il est quasiment certain qu'ils se heurteraient aux objections de l'UE et des Etats-Unis.Les deux entreprises ont indiqué qu'elles avaient suspendu leurs échanges avec l'Iran.La Suisse est l'un des premiers centres d'échange de pétrole et abrite également une branche de la National IranianOilCompany, même si le pays n'importe pas de pétrole en provenance d'Iran.Les nouvelles sanctions suisses, qui entrent en vigueur aujourd'hui, affecteront l'approvisionnement de l'industrie pétrochimique, les équipements de télécommunication, ainsi que l'achat et la vente de métaux précieux et de diamants, a fait savoir le département fédéral de l'économie.Ces sanctions font suite à l'embargo de l'UE sur l'importation, l'achat et le transport de pétrole iranien, qui a pris effet le 1er juillet dans le but de faire pression sur la République islamique d'Iran afin qu'elle abandonne son programme nucléaire. Les sanctions renforcées des États-Unis ont quant à elles pris effet le 28 juin dernier.« S'il s’avérait que l'un des grands négociants pétroliers commerçait encore avec l'Iran, les retombées seraient immenses en termes de relations publiques », a expliqué Matthew Parish, partenaire de l'entreprise HolmanFenwickWillan basée à Genève.« Le champ libre accordé par cette décision est réservé aux petits négociants, ceux qui n'opèrent qu'en Suisse ou dans d'autres pays qui ne sont pas impliqués dans les sanctions internationales », a-t-il affirmé.La Suisse, un pays non membre de l'Union européenne et traditionnellement neutre, n'est pas obligée de suivre les sanctions de l'UE, même si elle a eu tendance, ces dernières années, à aligner ses lois sur celles de ses principaux partenaires commerciaux.L'ambassadeur américain en Suisse, Donald S. Beyer, a déclaré le mois dernier que son pays était déçu que les autorités suisses n'aient pas adopté l'embargo de l'UE et qu'il ne s'attendait pas à les voir autoriser le contournement des sanctions.En avril dernier, le pays a exempté la banque centrale iranienne du gel de ses avoirs.La présidente suisse, Eveline Widmer-Schlumpf, a défendu la position indépendante du pays, expliquant qu'elle était dans l'intérêt des États-Unis en permettant la communication entre Téhéran et Washington. La Suisse représente en effet les intérêts américains en Iran depuis la révolution islamique de 1979.

EurActiv avec Reuters – Article traduit de l'anglais



2  Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

IRIB : Le Japon contrecarre les restrictions US. 

Dans une tentative de contrer le boycott d'assurance mené par les Etats-Unis et l'UE contre l'Iran,

le cabinet ministériel japonais a soumis une loi au parlement pour autoriser le gouvernement à donner une couverture d'assurance aux pétroliers important du pétrole brut iranien au lieu d'aller chercher ce type de couverture vers l'Union européenne.
Cette loi autoriserait le gouvernement japonais à offrir une couverture d'assurance allant jusqu'à 7 milliards 600 millions de dollars US aux pétroliers transportant du pétrole brut iranien lorsque le boycott de l'UE sur le pétrole et sur l'assurance des cargaisons iraniennes prendra effet au 1er Juillet, a dit le ministère des transports japonais dans un communiqué Lundi.
Le 23 Janvier, sous la pression des Etats-Unis, les ministres des affaires étrangères européens ont approuvé de nouvelles sanctions contre Téhéran, interdisant l'importation de pétrole iranien en UE, ce qui inclut également la couverture d'assurance des pétroliers transportant le brut iranien.
En Mars, les Etats-Unis ont exempté le Japon des sanctions financières contre l'Iran.
Faisant fi des sanctions des Etats-Unis et de l'UE contre le pétrole iranien, bon nombre de clients d'Asie orientale de l'Iran pour son pétrole brut, incluant la Chine, la Corée du Sud et le Japon désirent maintenir leurs importations d'Iran afin de remplir leur carnet de demande domestique.
Les Etats-Unis, Israël et quelques uns de leurs alliés accusent Téhéran de poursuivre des objectifs militaires dans son programme d'énergie nucléaire.
L'Iran rejette toutes ces accusations, argumentant qu'elle a pris part au traité de Non Prolifération Nucléaire et qu'en tant que membre de l'AIEA, elle a le droit de développer une technologie nucléaire à des fins pacifiques.

13/06/2012

IRIB


Boris Pavlichtchev : La diplomatie secrète autour de la rencontre « Iran – les six »

Les négociations entre les « six » (cinq membres permanents du CS de l’ONU et l’Allemagne) et l’Iran ont repris à Bagdad au sujet du problème nucléaire iranien.

Les « six » veulent obliger l’Iran à geler les travaux d’enrichissement d’uranium jusqu’à 20%. En effet, l’uranium enrichi à 20% pourrait servir à produire rapidement de l’uranium enrichi à 90% qui est la matière première pour la fabrication de la bombe nucléaire.

Des avancées importantes ont précédé la rencontre de Bagdad. YukiaAmano, le directeur de l’AIEA qui a visité lundi Téhéran a dit que les résultats de son voyage allaient produite un effet positif sur le round de Bagdad. Un jour plus tard, il a dévoilé le secret de son optimisme. C’est que l’AIEA allait prochainement signer avec l’Iran l’accord sur les inspections de ses sites nucléaires et l’accès à la documentation et aux savants atomistes.

Les sources israéliennes insistent sur  le fait que l’optimisme d’Amano s’explique également par les progrès dans la réalisation d’un accord secret bilatéral entre les États-Unis et l’Iran. L’Iran s’engagerait à suspendre les travaux d’enrichissement d’uranium jusqu’à 20% dans son usine de Ford sans pour autant la fermer définitivement. Les stocks d’uranium enrichi à 20% seraient transformés en barres de combustible et retournés à l’Iran. L’Iran signerait également un avenant au Traité sur la non-dissémination des armes nucléaires en ce qui concerne les inspections surprises des sites nucléaires. Cependant, cet avenant ne concerne pas les sites iraniens secrets au sujet desquels les États-Unis et l’AIEA ne disposent que de rensignements sommaires.

En réponse les États-Unis et l’UE annuleront progressivement les sanctions introduites contre l’Iran et s’abstiendront notamment d’appliquer l’embargo pétrolier qui doit devenir effectif le premier juillet.

Si les renseignements israéliens sont exacts, c’est le point clé ele gel des travaux d’enrichisement qui était la principale revendication des « six ». Il semble être résolu de manière automatique. Quant à l’accord secret entre l’Iran et les États-Unis, elle est plus que parobable,  admet Vladimir Sotnikov, expert de l’Institut d’études d’Orient.

Tous ces points paraissent en effet très alléchants. Ce serait effectivement une grande avancée dans la situation autour du problème nucléaire iranien. Je n’exclus pas non plus qu’Amano pouvait discuter en diplomate de cet accord secret. Les États-Unis ont tout intérêt à agir par le biais de l’AIEA tout en soulignant que les Iraniens sont en contact avec l’Agence et coopèrent avec cette institution de l’ONU.

En même temps, il était évident même sans diplomatie secrète que la situation se prête aux négociatioins actuells des « six » avec l’Iran, - poursuit le politologue Stanislav Tarassov.

Je suis rentré il y a quelques jours de Téhéran où nous nous sommes entretenus avec des diplomates iraniens. Ils disaient que l’Iran était prêt à accepter un compromis à  condition qu’il ne soit  pas unilatéral et que l’Occident et les « six » allait prendre une décision intermédaire visant à atténuer le régime des sanctions.

A la veille des négociations de l’Iran avec le groupe 5+1, les États-Unis se sont bornés à réagir d’une manière évasive aux information faisant état des progrès dans les rapports entre l’Iran et l’AIEA. « C’est un pas en avant mais nous jugeons le comportement de l’Iran d’après les actes et non pas d’après les paroles »,a dit le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney. – La pression sera maintenue tant qu’il n’y a pas de résultats ».

En effet, bientôt le round de Bagdad, s’il n’est pas empêché par une tempête de sable, va faire la lumière sur la crédibilité des renseignements en provenance de Jérusalem si on ne prend pas en considération le fait que cette fuite pouvait être délibérément faire dans l’intérêt d’Israël. Reste à savoir pourquoi à son retour de Téhéran Yukia Atano est resté, contrairement aux attentes, muet pendant une journée entière sur l’accord entre l’AIEA et l’Iran.

Boris Pavlichtchev

Jeudi 24 Mai 2012

 french.ruvr.ru

 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

lorientlejour : Doutes sur la capacité du duo Netanyahu-Barak à attaquer l’Iran
Les médias israéliens laissaient percer leurs doutes hier sur la capacité de Benjamin Netanyahu et de son ministre de la Défense à organiser une attaque contre l’Iran à la lumière des critiques cinglantes émises à leur encontre dans le fiasco de la flottille pour Gaza.
Dans un rapport officiel publié mercredi, le contrôleur de l’État MichaLindenstrauss a en effet critiqué sans ménagement la manière dont le Premier ministre israélien a décidé d’arraisonner une flottille humanitaire internationale pour Gaza, le 31 mai 2010. L’abordage, mal préparé et exécuté, du navire amiral de la flottille, le ferry turc MaviMarmara, s’était soldé par la mort de neuf passagers turcs.
  « Il y a au moins une chose qui apparaît dans ce rapport, et que personne ne saurait contester, c’est que nous avons de bonnes raisons d’être inquiets. Et ces raisons s’appellent Netanyahu et Barak », souligne Sima Kadmon, une éditorialiste du quotidien Yediot Aharonot(indépendant). En revanche, l’analyste militaire du quotidien progouvernemental IsraelHayom, YoavLimor, défend le Premier ministre :
« Certains commentateurs ont établi un lien direct entre la flottille et l’Iran. Ils peuvent se calmer : Netanyahu sait très bien qu’une attaque égale une guerre, une guerre égale une enquête et que sa tête sera sur le billot. Or il y a toutes les chances pour qu’il veuille se priver de ce plaisir. »
Le vice-Premier ministre Moshe Yaalona pour sa part jugé hier qu’il valait mieux pour Israël bombarder l’Iran plutôt que de laisser ce pays se doter de l’arme nucléaire, dans une interview au quotidien Haaretz.
M. Netanyahu et son ministre de la Défense avaient affirmé à moult reprises que « toute les options sont sur la table », laissant la porte ouverte à une possible frappe israélienne contre les installations nucléaires iraniennes

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/763922/Doutes_sur_la_capacite_du__duo_Netanyahu-Barak__a_attaquer_l%27Iran.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



 

16/07/2012

L’Otan : une association de criminels au service de la stratégie du chaos.

L’Otan : une association de criminels au service de la stratégie du chaos.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



'Géopolitique et stratégie '

des

Guerres de l'Otan.

n° 118 - 11-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm 

 

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Rick Rozoff : Conseil de Guerre de l'OTAN contre la Syrie.

L’OTAN opprime la liberté de parole.  

Syrie : l’OTAN tente un remake de Houla...

Caroline GrimberghsLa communauté internationale met-elle de l’huile sur le feu syrien ?

La Russie déboute les agents de l’OTAN en Syrie.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Ria Novosti : Russie: un projet de loi propose de considérer des ONG comme "agents de l'étranger"

2 Dossiers

2-1 Chris Sands : L'OTAN adopte la stratégie irakienne en Afghanistan.

2-2 RIA Novosti : Kosovo: un ex-général de l'Otan veut exploiter des ressources de charbon.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1« SES » COOPÈRE AVEC NORTHROP GRUMMAN DANS LE CADRE DU NOUVEAU SYSTÈME AÉROPORTÉ DESURVEILLANCE TERRESTRE DE L'OTAN.

4 Brèves

4-1 Le parlement européen veut une enquête sur les prisons secrètes de la CIA.

4-2 Record de ventes d'armes en 2012 pour les Etats-Unis.

4-3 Rasmussen : Kosovo: l'Otan maintient 6.000 militaires.

5 Vidéo

5-1 Michel Collon : L’Otan : une association de criminels au service de la stratégie du chaos.

5-2 Vidéo : Les entrevues de l’idiot – La Démocratie ambiguë.



Tiré à part :

Rick Rozoff : Conseil de Guerre de l'OTAN contre la Syrie.

Mardi 26 juin, à Bruxelles, le Conseil de l'Atlantique Nord - la plus haute instance de commandement du bloc militaire de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord), dominé par les États-Unis - doit aborder la question de la Syrie sous l'angle des clauses de son texte fondateur qui, tout au long de la dernière décennie, a été à l'origine de déploiements préliminaires de forces armées conduisant au déclenchement de guerres totales
Ce conseil est constitué des ambassadeurs des 28 États membres, représentant une population totale de 900 millions d'habitants. Ses membres fondateurs comptent trois puissances nucléaires - les USA, la France et l'Angleterre - dont la première s'est autoproclamée unique puissance militaire mondiale.
Jusqu'à la veille de cette réunion, l'OTAN devait examiner une requête de l'un de ses membres, la Turquie, de tenir des consultations conformément aux dispositions de l'Article 4 du Traité de l'Atlantique Nord, qui autorise tout État membre à appeler l'intégralité des membres de l'Alliance à répondre à ce qu'il considère comme une attaque contre sa sécurité et son intégrité territoriale.
Le 25 juin, trois jours après que le chasseur bombardier supersonique F14 eut été abattu au-dessus des eaux territoriales syriennes, la Turquie annonça qu'elle demanderait que l'alliance militaire en réfère à l'Article 5, lequel stipule que « toute attaque armée contre un ou plusieurs États membres en Europe ou en Amérique du Nord doit être considérée comme une attaque contre tous », les alliés de l'OTAN étant alors tenus de « porter assistance à la, ou aux parties ainsi attaquées, en engageant sur le champ, individuellement et en concertation avec les autres parties, toute action jugée nécessaire, y compris le recours à la force armée... »
L'Article 5 avait été invoqué en octobre 2001, pour la première et unique fois en date, et fonde toujours, depuis une dizaine d'années, le déploiement en Afghanistan de troupes des 28 États membres et de leurs 22 partenaires.
L'Article 4 fut invoqué pour la première fois le 16 février 2003, à nouveau par le Conseil de l'Atlantique Nord et à nouveau au sujet de la Turquie, à la veille de l'invasion anglo-américaine de l'Irak. Cela entraîna le déclenchement de l'Opération « Display Deterrence » [déploiement d'une force de dissuasion], et le déploiement en Turquie de cinq batteries de missiles d'interception 'Patriots' - trois allemandes et deux américaines - ainsi que de quatre appareils de surveillance aérienne AWACS [Airborne Warning and Control Systems : Systèmes aéroportés de Contrôle et d'Alerte], en conjonction avec le Système de Défense Aérienne Élargi Intégré de l'OTAN.
L'OTAN déploya, selon ses propres termes, « 1 000 techniciens spécialisés et extrêmement compétents » pour conduire l'Opération.
Les premiers avions AWACS arrivèrent le 26 février, et trois semaines plus tard l'invasion et le bombardement de l'Irak étaient lancés. Bien qu'il n'y ait eu à l'époque en Irak que 25 millions d'habitants, contre 70 en Turquie, et bien que l'armée turque ait été la plus formidablement équipée de la région - tandis que l'Irak sortait affaibli de huit années de guerre contre l'Iran dans les années 1980, de la campagne de bombardements des États Unis et de leurs alliés en 1991 et depuis, et de douze années de sanctions écrasantes, l'OTAN ne tarissait pas d'éloges sur l'Opération Display Deterrence, qui venait de « tester et prouver la capacité des forces de l'OTAN à répondre immédiatement et avec la force offensive appropriée, à une menace évoluant rapidement contre l'un des membre de l'Alliance ».
Dans quelle mesure un Irak aussi mortellement affaibli avait réellement pu représenter pour la Turquie « une menace évoluant rapidement », cela ne fut jamais précisé.
Les AWACS sortirent sur une centaine de missions et les batteries de Patriots allemandes furent notamment équipées de missiles Patriot Advanced Capability-2, « un missile plus moderne fourni par l'Allemagne » expliqua l'OTAN.
L'Opération prit fin le 3 mai, soit 65 jours après son déclenchement et 45 jours après le début de l'invasion de l'Irak. Pour donner une idée de ce que l'OTAN pourra déclarer à l'issue de cette réunion au sommet, l'Ambassadeur turc de l'époque, auprès de l'OTAN, déclara après avoir invoqué l'Article 4 : « Encore une fois, je tiens à témoigner de la sincère gratitude du peuple et du gouvernement turcs envers la solidarité dont l'Alliance a su faire preuve en renforçant la défense de mon pays en réponse à la dernière crise en Irak. Nous sommes convaincus que, à travers un déploiement d'une force de dissuasion aussi active et collective, l'OTAN a non seulement tendu la main et offert une aide infiniment appréciable à l'un de ses membres en grande difficulté, mais il a aussi prouvé une fois de plus sa crédibilité et sa pertinence, en tant que pierre de touche de la sécurité collective dans la zone Euro-Atlantique ».
La Turquie était alors, tout comme aujourd'hui, présentée comme la victime - « en grande difficulté » qui plus est - tandis que l'Irak, en état de siège et sur le point d'être anéanti, était considéré comme l'agresseur.
La population syrienne se trouve à l'heure actuelle dans la même position que l'Irak à l'époque, sauf que la Turquie est cette fois une nation quasiment trois fois plus grande. La Syrie est isolée et ses forces militaires sont dérisoires par rapport à celles de son voisin turc. Ce dernier peut en outre compter sur le soutien de 27 alliés, au nombre desquels la plupart des plus grandes puissances militaires du monde. Les États-Unis disposent déjà d'environ 90 bombes nucléaires tactiques B61 stationnées sur la base aérienne d'Incirlik, à 35 miles des côtes méditerranéennes de Turquie.
C'est en outre au moins la seconde fois depuis avril dernier que le Premier Ministre turc RecepTayyipErdogan demande l'activation de la clause d'assistance militaire mutuelle de l'article 5 - qui implique le déclenchement d'une guerre. La première ayant eu lieu plus de deux mois avant la destruction du chasseur bombardier turc survenue la semaine dernière.
Le 25 juin, le vice Premier ministre turc Bulent Arinc avait annoncé que sa nation « avait déposé auprès de l'OTAN toutes les demandes requises concernant l'Article 4 et l'Article 5 ».
Selon l'agence de presse AssociatedPress, il aurait ajouté : « Il est important de comprendre que, dans le cadre légal, nous userons bien évidemment jusqu'à la fin, de tous les droits que nous garantit le droit international. Cela inclut notamment l'auto-défense. Cela inclut aussi toutes les formes possibles de représailles. Cela inclut toutes les sanctions applicables à l'État agresseur en vertu du droit international. La Turquie ne négligera absolument rien en la matière... ».
Les États-Unis et l'OTAN avaient impérativement besoin d'un prétexte pour attaquer la Syrie, et la Turquie, seul membre de l'OTAN frontalier de la Syrie, a toujours été le prétexte idéal auquel recourir pour attaquer une nation arabe.
L'incident de vendredi dernier et la réunion de l'Otan qui y a fait suite, marquent le début du quatrième acte d'une tragédie que le reste du monde n'a que trop peu de temps pour empêcher.
Traduit de l'anglais par Dominique Arias.
Auteur de nombreux articles très documentés sur les activités militaires des Grandes Puissances occidentales à travers le monde, Rick Rozoff est chercheur et activiste, créateur de l'organisation Stop NATO.
Stop NATO : site et articles : http://rickrozoff.wordpress.com

Rick Rozoff 

29 juin 2012
Source originale : Global Research
Source : Investig'Action


L’OTAN opprime la liberté de parole.  

Les Pays de l'OTAN sont en train de mener une véritable guerre d’information contre la Syrie, en essayant parfois même d’éliminer les journalistes syriens, est persuadé le journaliste français Thierry Meyssan, fondateur du site Réseau Voltaire.

Il a accordé récemment une interview à La Voix de la Russie à ce sujet.
« Les Etats-Unis et l’OTAN procèdent à l’élimination systématique des médias qui ne sont pas désirables pour eux. Ils sont les ennemis invétérés de la liberté d'expression. C’était déjà le cas en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak et en Libye.
Au cours de ces derniers mois, la CIA américaine a créé plusieurs chaînes de télévision pour remplacer avec leur signal les émissions de la télévision syrienne. Des images fictives, filmées spécialement sur des plateaux de tournage ont été montées pour démoraliser complètement la population locale. Cette « escroquerie » médiatique a été découverte, et les informations sur ce fait ont été publiées sur des centaines de ressources Internet et d’autres médias. Résultat, le fournisseur des communications par satellite « Milsat» a refusé de couper le signal des chaînes syriennes, et la Ligue des États arabes était obligée d'abandonner ses projets de collaboration avec l'opérateur satellite « Arabsat ». Dans le même temps, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a inscrit à l'ordre du jour du groupe de contact la question sur l’abandon de la guerre d’information par les différentes parties du conflit.
L'OTAN a décidé de se venger. Des forces spéciales d’intervention ont été envoyées vers la station de télévision syrienne, située à quelques kilomètres de Damas. Seulement quatre gardes assuraient la sécurité de ce site. Equipés de dispositifs de vision de nuit, les militaires des forces spéciales ont pénetré dans le bâtiment, tué les gardes, ainsi que trois animateurs du service d’information, qui se trouvaient sur place. Après cela, les bâtiments ont été dynamités. Cela fait 20 ans que l'OTAN et les États-Unis font appel à ce genre de tactique. Et ce sont ces mêmes responsables qui se présentent en défenseurs de la liberté d'expression. Le monde à l'envers ! Les journalistes ne peuvent plus faire leur travail ! Si le pays ne dispose pas de moyens adéquats d'auto-défense, chacun de nous sera en danger ».
72 journalistes ont été tués dans le monde au cours des six premiers mois de cette année. Ces chiffres sont cités dans le rapport de l’ONG PressEmblemCampaign, basée à Genève. Le nombre de journalistes tués a augmenté d’un tiers par rapport à l’année dernière. La Syrie occupe la première place dans ce classement lugubre. 20 journalistes ont été tués dans ce pays depuis le début de 2012.

04/07/2012  

 http://french.ruvr.ru/2012_07_04/media-journalistes-Syrie-Etats-Unis/ 


Syrie : l’OTAN tente un remake de Houla...

Comme pour Houla, les dirigeants occidentaux, rejoints par Ban Ki-moon et Kofi Annan, dénoncent bruyamment le « massacre » d’al-Treimseh survenu le 12 juillet : citons Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne , qui parle de « violation flagrante« du plan Annan,, Hillary Clinton qui évoque une « vision de cauchemar » ou encore François Hollande qui a exhorté Russie et Chine à ne plus s’opposer à des sanctions contre la Syrie.

On passe les délires du CNS, selon qui le régime a commis le « plus infâme des génocides » commis par le régime et on note la réaction de Kofi Annan pour qui Damas, en utilisant des armes lourdes à al-Treimseh, a « bafoué » les résolutions de l’ONU.

Maquillage d’une défaite ASL en crime de guerre occidental

Or, et c’est là que l’on touche à une certaine folie internationale – ou plutôt qu’on persévère dans le mensonge et la manipulation – ce qui s’est passé à Treimseh, c’est d’abord un affrontement d’ampleur entre l’armée syrienne et l’ASL. Affrontement, selon un témoin de l’opposition cité hier par plusieurs sources dont l’AFP, provoqué par une attaque des rebelles contre une colonne de l’armée. Affrontement qui s’est soldé, de l’aveu même de l’OSDH et de diverses sources opposantes, par un désastre pour l’ASL, qui a laissé des dizaines de tués – une centaine ? – dans l’affaire.

Aujourd’hui, l’OSDH transforme en catastrophe ces combattants armés en civils, parle de dizaines de personnes « sommairement exécutées« , sans préciser d’ailleurs s’il s’agit de combattants ASL ou de vrais civils. L’officine de R.A. Rahmane, qui excelle à transformer les activistes morts les armes à la main en civils victimes de la répression, parle par ailleurs de 17 personnes, dont des femmes et des enfants, tuées alors qu’elles tentaient de fuir le village. Hier, le témoin cité par Le Point estimait à sept le nombre de civils morts à al-Treimseh, tandis qu’un autre cité par Sana estimait que les terroristes avaient tué au moins 50 habitants.

Bref on est dans une double confusion, sans doute volontaire :

-on (les Occidentaux et même l’ONU) fait comme si les activistes armés de l’ASL étaient d’innocentes victimes de la barbarie du régime. Et sans doute, une Hillary Clinton n’apprécie pas que « son » ASL soit taillée en pièces, à Treimseh comme en d’autres points du territoire syrien.

-on met, comme à Houla, les vraies victimes civiles, dont le nombre est pour le moins imprécis, au compte des militaires syriens, voire des inévitables chabihas puisque l’OSDH évoque à présent des blessures « à l’arme blanche » sur le corps de certaines victimes.

L’AFP dans une dépêche de minuit rappelle tout de même que l’OSDH a d’abord reconnu que sur les 150 victimes supposées des incidents d’al-Treimseh, figurent « des dizaines de combattants rebelles » ; donne la version gouvernementale – un combat victorieux contre les « terroristes » ; rappelle le témoignage d’un militant de l’opposition qui corrobore la version gouvernementale en disant qu’une colonne de l’armée a riposté à une attaque des rebelles ; et indique encore que les vidéos circulant sur l tuerie d’al-Treimseh ne montrent que des cadavres d’hommes.

On voit que tout ça n’empêche pas les habituels soutiens internationaux de l’ASL d’essayer de relancer la machine à indignation et à sanctions, sur le « modèle éprouvé » de Houla.

À ce stade on se tourne vers les Russes, une fois de plus sommés par leurs adversaires géostratégiques d’infléchir leur position au Conseil de sécurité. Eh bien les Russes ont eux aussi condamné un « crime sanglant« , mais qu’ils imputent « à des forces qui cherchent à semer les graines de la haine interconfessionnelle« , ce qui revient très clairement à accuser l’ASL et le groupes de la responsabilité des violences à al-Treimseh. Le Conseil de sécurité étant réuni depuis jeudi pour discuter de deux projets de résolution contradictoires, cela promet des débats houleux entre les deux camps, mais aussi un nouveau véto sino-russe au texte occidental.

Mais, sur le fond de l’affaire, on est comme malgré soi effaré par la mauvaise foi – pourtant « structurelle » – des Occidentaux, prêts à travestir les agresseurs de l’ASL en femmes et en enfants massacrés par l’armée. Il n’y a décidément rien de juste et de vrai à attendre de ces fauteurs de guerre – civile ou internationale – et le gouvernement et l’armée syriens auraient bien tort d’arrêter leur nettoyage des bandes téléguidées par Washington, Londres et Doha.

 14 juillet

 

http://www.medialibre.eu/monde/syrie-lotan-tente-un-remake-de-houla/12270


 

Caroline GrimberghsLa communauté internationale met-elle de l’huile sur le feu syrien ?

Le CNAPD met en garde contre l’attitude de la communauté internationale vis-à-vis du conflit syrien.

La communauté internationale met-elle de l’huile sur le feu syrien ? C’est le postulat de la CNAPD (Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie, coordination pluraliste d’organisations de jeunesse et de mouvements d’éducation permanente). "Si le conflit syrien s’enlise, c’est aussi parce qu’elle est amplifiée et exacerbée par la communauté internationale" estime la CNAPD dans un communiqué publié ce mardi. "Il soutiennent tel groupe face à tel autre plutôt que de soutenir avant tout l’instauration d’un cessez-le-feu".

Créé en 1970, en pleine période de guerre froide, la CNAPD, qui a toujours eu pour objectif de sensibiliser l’opinion publique et mobiliser contre la guerre, reste attachée au multilatéralisme dans les relations internationales. Dans leur communiqué, ils accusent la communauté internationale de ‘discours véhéments’, là où d’autres estiment l’attitude de la communauté internationale pour le moins timorée au vu des 15.000 morts en 18 mois.

Fraîchement élu président du CNAPD, Carlos Crespo a répondu aux questions de LaLibre.be et justifie leur appel à une solution négociée.

Ne pensez-vous pas qu’un conflit qui a déjà fait plus de 15.000 victimes a besoin d’être placé sous le feu des projecteurs pour ne pas devenir un combat silencieux et invisible en Occident ?

Il est évident que la CNAPD est sensible aux pertes humaines et que nous louons de nos vœux une solution à la spirale de violence à l’œuvre en Syrie mais l’approche tendancieuse que nous critiquons est l’absence de médiatisation d’autres conflits tout autant si pas plus meurtriers. Dans l’est du Congo, au Mali, il y a moins d’intérêts occidentaux donc on en parle moins. Un mort est un mort de trop donc pas de comptabilité macabre mais une volonté d’attirer l’attention sur cet aspect des choses.

Si on veut sortir de ce conflit, il faut avant tout que la communauté internationale parvienne à parler d’une seule voix. L’Occident doit jouer de ses bonnes relations économiques avec la Russie et la Chine pour les obliger à se mettre autour de la table et trouver une solution politique à ce conflit. En encourageant les soldats à la désertion, certains responsables européens légitiment un potentiel recours à une intervention militaire que la CNAPD ne soutient pas. Et cette position n’enlève rien au fait que nous soyons choqué, comme tout le monde, par le sang qui ne cesse de couler en Syrie. Ce que l’on veut éviter, c’est l’enlisement dans une guerre civile et la solution politique nous parait la meilleure voie pour cela.

Dans votre communiqué, vous dites : « Les déclarations de l’OTAN sont autant de menaces aux normes internationales, à la paix et la sécurité». Le scénario de sortie de crise proposé à Genève ne va pas très loin dans ses recommandations. Or, vous avez l’air d’estimer que c’est déjà une prise de position trop importante…

Par le passé, certaines actions de l’OTAN ont été de véritables menaces pour la paix et provoqués de nombreux morts civils. Je pense à la Libye ou à la Yougoslavie. L’OTAN a une responsabilité dans des conflits qui ont causé des pertes humaines et il ne faut pas perdre cela de vue. Quand on pense à l’Afghanistan ou à l’Irak, pays dans lequel la communauté internationale a opté pour une intervention militaire, on ne peut pas dire que ce sont aujourd’hui des exemples de stabilité et de dialogue interethnique apaisé. La Syrie est un pays complexe d’un point de vue ethnique et religieux et les relations entre les communautés pourraient être mises à mal par une intervention militaire. Certaines minorités, notamment chrétienne et alaouite (musulmans chiites), pourraient être en danger. Ce que l’on veut mettre en exergue c’est que le remède pourrait être pire que la maladie, à l’image des précédents afghans et irakiens. Ce n’est pas ici de la politique fiction. Même si le régime tombe, on peut être parti pour 15 ans de conflits. Ce scénario est un scénario catastrophe mais il est probable. Sauf si les protagonistes parviennent à une solution négociée.

Croyez-vous encore à la possibilité d’une solution politique à ce conflit ? Encourager le dialogue, que vous estimez ‘courageux, difficile mais nécessaire ‘ dans votre communiqué, n’est-ce pas de l’angélisme excessif ?

C’est la seule solution pour éviter un scénario à l’afghane et s’enfoncer dans une guerre civile. Une fois qu’on est dans une situation de guerre civile, il y a deux possibilités : soit on éradique un camp soit on aboutit à un cessez-le-feu. C’est cette dernière option que nous préconisions même s’il on sait que cela ne sera pas facile. Un règlement multipolaire est aujourd’hui impossible essentiellement en raison des intérêts économiques et politiques divergents des forces en présence. Même si Assad est, à juste titre, honni en Occident, et la répression imposée à son peuple, féroce, il faut aussi garder à l’esprit que les opposants ne sont pas des enfants de chœur. La solution politique ne sera pas la plus facile à obtenir mais certainement la plus économe en termes de vies humaines. On a des moyens de pressions sur les belligérants et nous devons les utiliser pour les obliger à négocier le cessez-le-feu.

Vous reprochez aux mandataires belges (et nommément à Mr Reynders) de mettre des pré-conditions.

Didier Reynders ne joue pas un rôle apaisant dans ce dossier. Il fait des déclarations matamoresques, il parade aux réunions des ‘Amis de la Syrie'. Or, les conséquences indirectes de ce conflit sont potentiellement gigantesques. Une intervention militaire pourrait avoir des effets dramatiques sur la crédibilité de l’Occident aux yeux des opinions publiques arabes pour lesquels notre image est déjà désastreuse. Le corollaire de cela, c’est que cela pourrait renforcer la légitimité d’Assad et être, finalement, contre-productif. Une déstabilisation plus large de la région est également toujours possible, à l’image de la situation actuelle au Mali, en partie due au retour de combattants de la garde rapprochée du clan Kadhafi qui a provoqué une accélération de la spirale de violence.

 Un papier assez remarquable par son originalité : débat portant sur l¹opportunité d¹une intervention en Syrie

Caroline Grimberghs

Mis en ligne le 04/07/2012

http://www.lalibre.be/actu/international/article/747944/la-communaute-internationale-met-elle-de-l-huile-sur-le-feu-syrien.html

 


La Russie déboute les agents de l’OTAN en Syrie.

C’est encore un signe, après tout, que le pôle magnétique de la diplomatie internationale s’est vraiment déplacé vers l’Est : une délégation du CNS a fait ce mercredi 11 juillet le déplacement de Moscou, avec son nouveau président Abdel Basset Sayda.

Lequel a tenté de convaincre le redoutable chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, qu’une « révolution » était en cours en Syrie. Et, sans doute pour impressionner ou émouvoir son interlocuteur, Sayda a fait un parallèle entre cette « révolution » syrienne aux événements ayant entraîné la disparition de l »URSS en 1991.Pas qûre que la comparaison soit heureuse : quoiqu’il pense du bilan soviétique et de l’idéologie marxiste-léniniste, Lavrov – comme Poutine – est bien conscient que cet effondrement historique a entraîné pour une bonne dizaine d’années un recul géopolitique, social et moral pour l’essentiel du peuple russe et pour la Russie en tant que grande nation, toute l’oeuvre d’un Poutine consistant justement à faire remonter à son pays la pente vertigineuse des années Eltsine,soigneusement mises à profit par les Américains et l »OTAN. Vingt ans plus tard, Poutine est président, il a restauré la puissance russe et a réinstallé son pays au coeur du jeu international.

Le Titanic CNS conte l’iceberg Lavrov

Et c’est précisément sur le dossier syrien que les dirigeants russes ont enregistré, ces tous derniers mois, un nouveau « pic » d’influence internationale. Pour en revenir au CNS et à son président, Lavrov leur a poliment dit qu’il se réjouissait de leur visite, avant de leur poser la question à mille roubles : « Nous aimerions comprendre s’il y a de réelles perspectives d’union de tous les groupes d’opposition sur la base d’un dialogue avec le gouvernement, comme le prévoit le plan de Kofi Annan approuvé par le Conseil de sécurité ».

On peut dire que chaque segment de cette longue question était destiné à embarrasser la délégation du CNS : sur l’union de l’opposition, Lavrov sait très bien que dans le champ somme toute réduit de l’opposition radicale syrienne, le CNS est contesté par l’ASL, le CCCND de HaythamManaa, les Comités locaux de coordination, le Forum démocratique de Michel Kilo, plus deux ou trois autres groupes, sans oublier son ex-président démissionnaire Burhan Ghalioun ! Et le ministre russe n’a pas oublié que le congrès de l’opposition organisé voici peu au Caire par la Ligue arabe a tourné à la foire d’empoigne, et pas seulement métaphoriquement.

Et puis sur le reste, Lavrov rappelle « malicieusement » à ses invités d’un jour qu’il sont tenus de se conformer au plan Annan, approuvé par le Conseil de sécurité, et affiné le 30 juin dernier à la réunion de Genève du Groupe d’action sur la Syrie. Lequel plan oblige les parties prenantes de la crise syrienne à s’asseoir à une table commune de négociations pour jeter les bases du fameux « gouvernement de transition ».Or le CNS ne veut pas entendre parler de négociation avec le gouvernement de Bachar, dont il continue à demander le départ comme préalable, alors que l’accord de Genève a écarté,, sous pression sino-russe, cette éventualité.

Voilà pourquoi Abdel Basset Sayda a parlé à Lavrov de « révolution » irrésistible en cours en Syrie, essayant peut-être de recycler le concept marxiste de « sens de l’Histoire« . Sans succès. À l’issue de la rencontre, M. Sayda s’est fendu d’un franc constat d’échec : « Je confirme au nom de toute l’opposition populaire syrienne (abus de langage manifeste, NdlR) qu’il ne peut pas être question d’un dialogue, tant qu’Assad ne sera pas parti ». Et Sayda d’en arriver à cette précision : « La Russie est d’un autre avis ». En effet, e l’on se demande ce qu’espéraient en arrivant à Moscou Sayda et ses comparses.

Et un bonheur n’arrivant jamais seul, un responsable de la coopération militaire russe annonçait, ce même mercredi, que la Russie allait poursuivre ses livraisons d’armes à la Syrie, et notamment des systèmes de DCA.

Il se confirme que le camp syrien et pro-syrien a gagné en assurance, quand les Occidentaux n’ont gagné qu’en arrogance. Quant au CNS, il a visiblement mangé son pain blanc, jusqu’à l’ultime miette….

12 juillet

http://www.medialibre.eu/monde/la-russie-deboute-les-agents-de-lotan-en-syrie/12164



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Ria Novosti : Russie: un projet de loi propose de considérer des ONG comme "agents de l'étranger"

Un millier d'ONG russes, dont celles de contrôle électoral Golos, de lutte contre la corruption Transparency International, et les deux tiers des ONG écologistes seront considérées comme des "agents de l'étranger", selon un nouveau projet de loi, a annoncé lundi l'agence Ria Novosti.
En Russie "nous comptons près d'un millier d'organisations non-gouvernementales qui correspondent
à ces deux critères : elles ont une activité politique et un financement étranger", a indiqué une source à la présidence russe, citée par l'agence publique.
La Douma (chambre basse du Parlement) doit examiner vendredi en première lecture un projet de loi qui prévoit de considérer comme "agents de l'étranger" les ONG bénéficiant de financement étranger et ayant une activité politique, a indiqué lundi à l'AFP son initiateur, le député pro-pouvoir Alexandre Sidiakine.
Parmi ces ONG figureront notamment l'association de lutte contre la fraude électorale Golos, l'antenne russe de Transparency International, et "70% des ONG écologistes en Russie", a estimé le responsable.
Golos a été le fer de lance dans la dénonciation de fraudes massives aux législatives de décembre dernier, qui ont déclenché la mobilisation de l'opposition russe ces derniers mois.
Transparency International dénonce année après année une corruption endémique en Russie.
Les associations écologistes accusent de leur côté les autorités russe de cautionner des catastrophes environnementales, comme Greenpeace qui en septembre dernier a déclaré Vladimir Poutine "pire ennemi du lac Baïkal", à l'issue d'une consultation sur l'internet.
"Si une organisation s'occupe de corruption ou de campagnes électorales, il est évident que c'est de la politique, et que cette ONG devra se faire enregistrer comme le prévoit" la nouvelle loi sur les "agents étrangers", a indiqué le responsable.
Quant aux associations écologistes, "30% d'entre elles travaillent sur l'élevage de lapins ou la protection d'animaux rares, mais 70% font simplement de la politique", a estimé le responsable.

 02/07/2012

 http://www.elwatan.com/depeches/russie-un-projet-de-loi-propose-de-considerer-des-ong-comme-agents-de-l-etranger-02-07-2012-176960_167.php


1-2 Medialibre : La Russie ligote les ONG au service de l’OTAN.

Le Parlement russe a adopté, hier, une loi, qui qualifie des ONG «d’agents de l’étranger».

Ce ne sont pas toutes les ONG qui sont visées par cette loi. Il s’agit de celles qui ont «une activité politique» et celles qui bénéficient d’un «financement étranger». Pour autant, la loi ne les interdit pas sur le sol russe mais les soumet à un enregistrement séparé des autres associations. Dans leurs activités, elles devront afficher publiquement leur spécificité «d’agents de l’étranger».

Il va de soi également qu’elles seront soumises à un étroit et régulier contrôle financier. Alors que les députés russes l’ont adoptée à l’unanimité moins quatre voix et une abstention, les Etats-Unis, l’Union européenne et, bien entendu, les principales ONG dans le monde comme « Amnesty International », « Greenpeace », « HumanRights Watch », etc., se sont carrément élevés contre ce qui, à leurs yeux, est «une atteinte» aux droits de l’homme. Pour bien faire la différence, le gouvernement russe avait pris le soin, en mai dernier, de débloquer pour l’année 2012, pas moins d’un milliard de roubles (près de 26 millions d’euros), aux associations russes (dont la liste a été annexée au décret) réalisant des projets sociaux. C’est-à-dire celles qui n’œuvrent que dans l’intérêt des Russes et de la Russie. D’ailleurs, la loi des ONG «agents de l’étranger» a été soutenue par tous les partis de la majorité et de l’opposition siégeant à la Douma.

Ce qui a permis l’adoption à l’unanimité. Décidément, Poutine double d’ingéniosité. Après avoir scrupuleusement respecté l’exigence de l’alternance pour revenir, en toute légalité, au pouvoir, voilà qu’il utilise «l’idéologie» de la transparence contre les «filiales» d’ONG internationales dans son pays. En les obligeant, seulement, à afficher leur allégeance à des lobbys étrangers. Pour ne plus leur permettre d’avancer masquées de «valeurs» universelles et tromper les citoyens russes. L’événement dépasse les frontières russes dans la mesure où tous les peuples sont confrontés à l’activisme de ces ONG «agents de l’étranger».

14 juillet

http://www.medialibre.eu/france/la-russie-ligote-les-ong-au-service-de-lotan/12276



2 Dossiers

2-1 Chris Sands : L'OTAN adopte la stratégie irakienne en Afghanistan.

Alors que les troupes internationales s'apprêtent à partir d'Afghanistan, l'OTAN cherche une porte de sortie. David Petraeus, chef de la CIA voudrait calquer le modèle du Conseil de l'Eveil irakien sur la situation afghane.

Une solution qui ne fait pas l'unanimité. 

Un destin surprenant

Abdul JabarFarhad n’était qu’un ancien commandant moudjahid, vivant dans ses souvenirs de gloires passées dans la campagne afghane. Il est désormais à la tête d’un projet controversé, qui pourrait devenir la stratégie de sortie de l’OTAN dans le pays.

Son groupe de 150 hommes fait partie du programme national de la police locale, financé par les États-Unis, qui fournit les armes et paie les forces du village pour défendre les zones rurales attaquées par les taliban.

Un schéma qui fait inévitablement penser au Conseil d’Eveil irakien, sponsorisé par les Etats-Unis, où des groupes tribaux se mobilisaient contre Al-Qaïda. Ici, en revanche, peu de personnes sont convaincues que cela fonctionne.

De mauvais souvenirs

Entre les accusations de violences et la criminalité, le sentiment de nombreux Afghans est mitigé. Ils pensent que ces milices pourront agir librement et causer le même genre de chaos que les Soviétiques ont laissé en 1989.

Abdul Farhad était un insurgé à l’époque, combattant contre les Russes dans les montagnes et les champs près de Kaboul.

Il dirigeait une division de combattants lors de la guerre civile, et s’était ensuite opposé au régime taliban. Après avoir lutté contre l’occupation américaine, qui avait saisi son district natal de Nijrab, dans la province de Kapisa, une entreprise de construction l’a contacté pour protéger une route contre les attaques de la guérilla. Il avait accepté et continue aujourd’hui d’avoir l’appui des résidents.

Une « police locale » efficace

« Les gens nous ont encouragé à tenir tête aux taliban », dit-il. « C’est pourquoi nous nous sommes soulevés, Dieu nous a aidé, cela a marché et nous les avons expulsé d’ici ».

L’année dernière, Abdul Farhad et ses hommes ont rejoint la police locale. Selon lui, ils ont reçu quinze jours de formation dans une base française de l’OTAN, et sont payés environ 200 dollars par mois.

« Les taliban se battent très farouchement », explique-t-il. « Ils sont très puissants par rapport au gouvernement ».

Comme le Conseil de l’éveil irakien, la création d’une milice afghane était l’idée de David Petraeus, anciennement à la tête des troupes de l’OTAN, et désormais directeur de la CIA.

Lancé en 2010, il faisait partie intégrante d’une stratégie qui mettait en avant la contre-insurrection, en utilisant des troupes locales, afin de fédérer les espritsDavid Petraeus a décrit cette nouvelle « police » comme un « ajout important sur la campagne militaire en général » qui s’explique comme « une communauté de défense, armée de AK 47 ».

L’objectif : une milice gigantesque

Le but final serait d’avoir trente mille membres actifs, qui finiront par être désarmés ou absorbés dans les forces de sécurité classiques (si les conditions le permettent). Mais on distingue des signaux clairs qui indiquent que le programme a commencé à prendre forme, même s'il existe une véritable méfiance face aux milices qui existaient au préalable.

Abdul Farhad à lui-même parlé avec un commandant de police de Nijrab, qui a également combattu des factions rivales dans le passé. Il prédit l’apparition d’une guerre civile afghane dans un futur proche. Il a expliqué qu’il n’était armé que de simples kalachnikovs, même si un politicien de Kapisa a affirmé leur avoir fourni des mitrailleuses lourdes et des lance-grenades.

Des unités difficiles à contrôler

Noor Mohammed KafeelNoori, un membre du Sénat Afgan, a expliqué avoir fourni de l’armement à Abdul Farhad. « Un choix entre le mauvais et le pire », a-t-il déclaré, en justifiant que cela était toujours mieux que les taliban.

Dans d’autres zones du pays, la police a été accusée d’abus de pouvoir, et de menaces envers les villageois. Les hommes d’une unité de la province septentrionale de Kundunz ont récemment été arrêtés pour l’enlèvement et le viol présumés d’une jeune fille. Ailleurs, les accusations de criminalité sont monnaie courante.

Des souvenirs que les Afghans aimeraient oublier

Tout cela rappelle aux Afghans des souvenirs qu’ils aimeraient oublier. Dans les années 1980, des milices pro régime avaient été mis en place pour réprimer l’insurrection des moudjahidines, mais nombre d’entre eux avait changé de camp, et participé ensuite à la chute du gouvernement de Kaboul.

De 1992 à 1996, le pays a ensuite été divisé en une série de fiefs concurrents et des dizaines de milliers de civils ont été tués. Jurant d’imposer la loi et l’ordre, le mouvement taliban a émergé comme une conséquence directe de ce chaos.

Un rapport de Human Right Watch, publié l’an dernier, explique que ce programme de « police locale » représentait « une stratégie à haut risque pour atteindre des objectifs à court terme ».

Un avenir incertain

Le président Hamid Karzai a d’ailleurs émis une forte inquiétude à ce sujet, mais s’est ravisé sous la pression de David Petraeus et des Etats-Unis. Beaucoup de gens là-bas pensent que c’est une erreur, qu’il regrettera un jour.

ShahnawazTanai était ministre de la Défense dans l’administration pro-soviétique communiste. Il craint une escalade dans le conflit si les troupes étrangères quittent le pays comme prévu, à la fin de l’année 2014.

« Avec un gouvernement impuissant, les milices vont unir leurs forces avec les seigneurs de guerre et les politiciens du nord, et combattre contre les taliban pour le contrôle du sud du pays », a-t-il prédit. « Vos dix années d’efforts n’auront servi à rien », conclut-il.

Chris Sands –

13/07/2012

Global Post/ Adaptation Henri Lahera pour JOL Press

http://www.jolpress.com/article/otan-adopte-la-strategie-irakienne-en-afghanistan-programme-national-de-la-police-locale-hamid-karzai-811993.html


2-2 RIA Novosti : Kosovo: un ex-général de l'Otan veut exploiter des ressources de charbon.

L'ex-général américain Wesley Clark, qui était à la tête de la campagne militaire de l'Otan ayant évincé au printemps 1999 les forces serbes du Kosovo, pourrait y investir jusqu'à 5,6 milliards de dollars, rapporte mardi la chaîne de télévision serbe B92 en référence à des médias kosovars.
Selon B92, le général a demandé aux autorités du Kosovo une licence en vue d'exploiter des ressources de charbon pour le compte d'une société canadienne qu'il dirige. Cette compagnie, Envidity, compte produire du carburant synthétique à partir du charbon.

Elle s'engage notamment à se servir de technologies non polluantes pour transformer le charbon de basse qualité en carburant diesel synthétique de haute qualité.
"Cette demande est en train d'être traitée", a fait savoir le gouvernement kosovar.
La campagne de bombardements de l'Otan a ouvert la voie à la proclamation de l'indépendance du Kosovo le 17 février 2008 par les autorités albanaises de la province serbe, soutenues par les Etats-Unis et certains pays membres de l'Union européenne.
La Serbie conteste la proclamation d'indépendance unilatérale du Kosovo et considère toujours ce territoire comme sa province méridionale. La Russie, la Chine, l'Inde et plusieurs autres puissances sont opposées à cette démarche, la qualifiant de violation de la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies proclamant l'intégrité territoriale de la Serbie.

26 juin

RIA Novosti



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1« SES » COOPÈRE AVEC NORTHROP GRUMMAN DANS LE CADRE DU NOUVEAU SYSTÈME AÉROPORTÉ DESURVEILLANCE TERRESTRE DE L'OTAN.

SES (Paris:SESG) (LuxX:SESG) a annoncé ce jour la signature d'un accord avec Northrop Grumman Corporation (NYSE:NOC) portant sur la fourniture d'une capacité et de services satellitaires au profit du système aéroporté de surveillance terrestre AGS (Alliance Ground Surveillance) de l'Alliance Atlantique. Placé sous le commandement de l'OTAN, l'AGS constituera une importante source de données pour le système interallié de renseignement, surveillance et reconnaissance (JISR).

L'AGS répond aux besoins de renseignement, surveillance et reconnaissance de l'OTAN et d'un large éventail de missions, telles que la protection des forces terrestres, la sécurité frontalière et maritime, le contre- et l'anti-terrorisme, la gestion des crises, le maintien et le rétablissement de la paix, l'assistance humanitaire et les interventions d'urgence en cas de catastrophes naturelles. A ce titre, SES fournira une capacité en bande Ku au-dessus des Etats-Unis et de l'Europe, ainsi qu'une assistance technique dans la conception et le développement du système.

En tant que maître d'?uvre du programme AGS de l'OTAN, Northrop Grumman fournira les cinq drones stratégiques Global Hawk, ainsi que les systèmes et charges utiles associés. Ces dernières incluent le radar MP-RTIP (Multi-Platform Radar Technology Insertion Program), capable de détecter et poursuivre des cibles mobiles, et de fournir une imagerie radar des sites visés et des objectifs fixes.

Northrop Grumman a signé un contrat de 1,7 milliard USD (1,2 milliard EUR) avec l'OTAN et 13 nations participantes au mois de mai 2012. Outre le segment aérien, le contrat porte aussi sur l'achat, la mise en service initiale et la maintenance des stations sol, qui incluent des unités mobiles et transportables, ainsi que sur la fourniture en temps réel, aux commandements, de renseignements et de données d'identification de cibles à portée visuelle ou au-delà de la vue directe.

« La participation de SES à ce programme multinational à long terme de l'OTAN revêt pour nous une importance toute particulière, car nous pouvons ainsi mettre à contribution les capacités de notre flotte et de nos services, et faire valoir les atouts et l'expertise que nous possédons dans la construction et l'exploitation de grands systèmes internationaux de type gouvernemental ou institutionnel », a déclaré Romain Bausch, Président-Directeur général de SES. « Nous sommes honorés de satisfaire aux plus hauts niveaux d'exigence et de besoin de l'Alliance Atlantique. Grâce aux compétences et à la mobilisation permanente de l'équipe gouvernementale et institutionnelle de SES, nous démontrons notre savoir-faire dans le domaine extrêmement pointu des services fournis aux systèmes de drones ».

A propos de SES

SES est un opérateur satellitaire de tout premier plan mondial, avec une flotte de 51 satellites géostationnaires. L'entreprise fournit des services de communication par satellite aux télédiffuseurs, aux prestataires de services d'information et Internet, aux opérateurs de réseaux fixes et mobiles, ainsi qu'aux entreprises et organisations gouvernementales du monde entier.

SES se fait fort d'établir des relations commerciales durables, une qualité de service exemplaire et un niveau d'excellence dans l'industrie de la télédiffusion. D'horizons culturels divers, les équipes régionales de SES sont présentes partout dans le monde et travaillent en lien étroit avec les clients pour satisfaire au mieux leurs besoins spécifiques de services et de largeurs de bande satellitaires.

SES (Paris:SESG) (LuxX:SESG) détient des participations dans Ciel au Canada et QuetzSat au Mexique, ainsi qu'une participation stratégique dans l'infrastructure satellite de démarrage O3b Networks.

Pour plus d'information, rendez-vous sur : www.ses.com.

SES
Markus Payer
Market Communication & PR
Tél. +352 710 725 500

Markus.Payer@ses.com

http://bourse.lci.fr/bourse-en-ligne.hts?urlAction=bourse-en-ligne.hts&idnews=BNW120713_00005141&numligne=0&date=120713



4 Brèves

4-1 Le parlement européen veut une enquête sur les prisons secrètes de la CIA.  

Le parlement européen a demandé une nouvelle enquête sur les prisons secrètes de la CIA, dans certains pays européens.

Le parlement européen,  en adoptant le rapport de la Commission des libertés individuelles de cette instance, a demandé aux pays membres, notamment, à la Pologne, la Roumanie et la Lituanie, de mener des nouvelles enquêtes, sur ces centres de détentions secrets. La CIA a créé des prisons secrètes, en Pologne et dans certains pays européens, pour garder les individus suspects de mener des activités terroristes ou des membres présumés d’Al-Qaïda. Selon les activistes des droits de l’Homme, la CIA gardait ces personnes, sans aucune forme de procès, et les soumettait à divers types de tortures.

12/07/2012 

Irib


4-2 Record de ventes d'armes en 2012 pour les Etats-Unis.

Les ventes d'armes américaines ont atteint un record en 2012 pour s'établir à plus de 50 milliards de dollars, portées par des contrats importants avec l'Arabie Saoudite notamment et le régime israélien.

Andrew Shapiro, secrétaire d'Etat adjoint aux affaires politiques et militaires, a par ailleurs évoqué le souhait de conclure des ventes supplémentaires avec l'Inde, qui envisage un achat de 22 hélicoptères Apache pour 1,4 milliard de dollars.
"Aujourd'hui, je peux confirmer qu'il s'agit d'une année record pour les ventes militaires à l'international", a-t-il précisé.
Ce chiffre représente une hausse de 70% par rapport aux ventes d'Etat à Etat de 2011, qui était déjà une année record, avec des ventes totalisant 30 milliards de dollars.
Le contrat de 29,4 milliards avec l'Arabie saoudite, pour la vente de 84 chasseurs Boeing F-15SA et une amélioration de sa flotte existante de 70 F-15s pour des versions plus puissantes, a été "évidemment très significatif".

 13 Juillet 2012.

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/1207137841193612.htm


4-3 Rasmussen : Kosovo: l'Otan maintient 6.000 militaires.

L'Otan a suspendu la réduction de son contingent au Kosovo et envisage d'y conserver jusqu'à 6.000 militaires, rapportent les agences occidentales se référant au secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen.

En 2010, l'Otan a lancé un retrait progressif des soldats de la Force pour le Kosovo (KFOR) diminuant leur nombre de 15.000 à près de 6.200 hommes. D'après les plans initiaux, le contingent aurait dû compter 2.500 militaires en 2012.

La KFOR a été déployée au Kosovo en juin 1999 conformément à la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l'Onu. Dirigée par l'Otan, la Force regroupe des contingents issus de 29 pays.

En 2008, le Kosovo a proclamé unilatéralement son indépendance par rapport à la Serbie avec le soutien des Etats-Unis et de l'Union européenne.

12 juillet -

http://fr.ria.ru/world/20120712/195329787.html



5 Vidéo

5-1 Michel Collon : L’Otan : une association de criminels au service de la stratégie du chaos.
Invité à Ce soir ou jamais pour débattre sur le sommet de l'Otan, Michel Collon en a profité pour rappeler le rôle fondamental de cette alliance militaire : soumettre les populations du Nord comme du Sud pour défendre les intérêts de l’élite occidentale. C’est le bilan à tirer lorsqu’on examine les actions de l’Otan, au-delà de la propagande sur la menace soviétique hier et sur les interventions humanitaires aujourd’hui. Michel Collon explique également comment, dans le contexte actuel d’un empire US en déclin, l’Otan applique la stratégie du chaos pour contenir l’émergence des concurrents économiques.

VISIONNER LA VIDEO EN CLIQUANT SUR CE LIEN

http://michelcollon.info/L-Otan-une-association-de.html


5-2 Vidéo : Les entrevues de l’idiot – La Démocratie ambiguë.

Guillaume de Rouville répond aux questions de l’idiot du village pour la sortie le 31 mai 2012 de son essai La Démocratie ambiguë, un livre-choc consacré aux crimes de masse commis par les démocraties occidentales ces vingt dernières années, et plus particulièrement par la France et les Etats-Unis.

« Le plus important est d’apprendre à manier l’ambiguïté, à prononcer des discours qui puissent s’interpréter dans un sens aussi bien que dans un autre afin que nul ne puisse trancher. » Cardinal Mazarin, Bréviaire des politiciens.

La Démocratie ambiguë, Guillaume de Rouville, Editions Cheap.

http://www.editionscheap.fr/Ouvrage disponible à partir du 31 mai 2012.

30 avril 2012 ·

http://lidiotduvillage.org/2012/04/30/video-les-entrevues-de-lidiot-la-democratie-ambigue/


5-3 Le rôle de l'OTAN dans le monde.                                                

Un excellent montage vidéo pour nous livrer un autre point de vue.

Pour lire la suite

cliquez ici

http://www.uam93.com/news/jai-un-doute-sur-lotan.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


14/07/2012

Dossiers du 11-09 - 12- 07/2012 : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation

 


 

-Dossiers du 11-09 - 12- 07/2012 : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Dossiers du 11-09

n°22 du 12- 07/2012

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

Tiré à part :

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

John Pilger : Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.

Au jour le jour

Calebirri : Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 VIDEO VOST : John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur".

1-2 Buzzlclair : Le documentaire « The Elephant in the Room » enfin disponible en version française.

Dossier & Point de vue

2-1 11-Septembre : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie ses mémoires « ClassifiedWoman »

2-2 Lorraine Millot : Polémiques autour du procès du 11 Septembre.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

3-1 Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

4-1.Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire

4-2 Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 




Tiré à part :

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

GiuliettoChiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’Il Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur du film "Zéro – Enquête sur le 11-Septembre" et de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum

 

Le comité d’experts internationaux dont j’ai l’honneur de faire partie a publié hier ses dernières conclusions (chronologiquement parlant) sur la question cruciale des faux comptes-rendus des actions et des endroits où se trouvaient les plus hauts responsables politiques et militaires américains au cours de cette journée fatale.

Ces conclusions s’articulent en huit chapitres, dont les détails peuvent être consultés sur le site www.consensus911.org/fr [en français - NdT], et qui éclairent d’une lumière nouvelle et impressionnante ce sur quoi, à presque onze ans de distance, des millions de personnes dans le monde entier (disons l’immense majorité) ne savent absolument rien. À commencer par les mensonges officiels qui ont été diffusés pour empêcher que le public – et en premier lieu les Américains – sache où se trouvaient et ce que faisaient les quatre plus hauts responsables de l’époque : le président américain George W. Bush, le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, et le général en charge de tout l’État major, Richard Myers.

Ces huit nouveaux chapitres ont été élaborés par les vingt membres du 9/11 Consensus Panel, sur la base de documents obtenus grâce à la loi sur la liberté de l’information (FOIA), et par l’analyse de toutes les sources journalistiques disponibles. Et en prenant comme point de départ les propres affirmations de la Commission d’enquête officielle.

La documentation est effectivement impressionnante et les mensonges officiels y coulent à torrents. A commencer par le fait avéré et proprement stupéfiant du nombre sans précédent d’exercices militaires qui se déroulaient précisément le 11 septembre 2001. Il y en avait pas moins de sept. Mais la Commission d’enquête officielle ne fait mention que d’un seul, celui qui portait le nom de « Vigilant Guardian ». Cet exercice était habituellement organisé chaque année en octobre. Mais en 2001, il fut avancé à septembre. Il y eut au même moment l’exercice « Global Guardian », du NORAD (North American Aerospace Defense Command), qui lui aussi était normalement planifié au mois d’octobre. Et ainsi de suite : « AmalgamWarrior » (vaste exercice portant sur plusieurs régions du NORAD, conduit normalement aux mois d’avril et d’octobre). Cette année-là, l’exercice fut lui aussi déplacé en septembre.

Le 4e est intéressant, « Northern Vigilance », qui eut pour effet ce matin-là de déplacer pratiquement toute la flotte aérienne militaire américaine au Canada et en Alaska. Suivirent, ou plutôt furent organisés au même moment « Vigilant Warrior » (exercice d’entrainement en vol), et « Red Flight » (qui prévoyait le transfert d’avions de chasse de la base de Langley, Virginie, vers d’autres bases). Et enfin, n’oublions pas le National Reconnaissance Office (NRO) qui – quelle coïncidence extraordinaire – prévoyait justement ce matin-là, exactement à 9 h 10, l’impact d’un petit avion contre l’une des tours de l’Agence, dans les environs de Washington.

Il est impossible de résumer ici tous les points les plus criants qui émergent de ces huit chapitres. Une chose est sure : la Commission officielle, présidée (illégalement) par Philip Zelikow, ami intime et collaborateur de CondoleezzaRice, oublia de mentionner les sept exercices militaires en cours ce jour-là, mais sous-estima de manière incroyable la confusion provoquée par tous ces entrainements et ces simulations alors que se produisaient les quatre détournements d’avion. En outre, il parait irréfutable que ce matin-là, les écrans radars de la défense aérienne américaine furent criblés de faux échos par rapport à ce qui se passait en réalité dans le ciel de l’Amérique du Nord. Ces faux échos radars furent retirés des écrans seulement après les frappes contre la Tour Sud du World Trade Center.

Mais qui commandait pendant ces heures [cruciales] ? Les sources officielles répètent sans cesse que Bush, Cheney, Rumsfeld, Richard Myers (qui remplaçait le général Hugh Shelton), Montague Winfield, lui aussi général et à la tête de la « War room » étaient tous (de façon totalement inexplicable) loin de leurs postes de responsabilité. C’est-à-dire qu’ils n’étaient pas là où ils auraient dû être. Et qu’ils n’y retournèrent qu’après la frappe contre le Pentagone, à 9 h 37. Mais les documents démentent cette version des faits. Certains d’entre eux, non seulement se trouvaient à leur poste, mais ils étaient parfaitement informés sur ce qui se passait et ils discutèrent même de la nécessité ou pas d’abattre le 4e avion détourné, le Vol 93, dont les débris furent retrouvés non pas à Shanksville (comme le dit la version officielle) mais sur un périmètre de plusieurs kilomètres de diamètre. Encore un démenti de la version officielle.

Le 9/11 Consensus Panel n’est pas un tribunal, mais il recueille les éléments qui pourront être utiles aux recherches ultérieures, peu importe qui les conduit, une institution publique, les médias, des sites académiques. Ceux qui veulent ouvrir les yeux peuvent aller s’en assurer sur le site. Le site du Consensus 9/11 est une contribution à l’enquête que Ferdinando Imposimato compte mener à bien pour exposer les chefs d’accusation devant le Tribunal pénal international de La Haye, afin que celui-ci puisse examiner l’hypothèse d’incriminer d’importants membres de l’administration américaine de l’époque, sur l’accusation de « participation à un crime ».

GiuliettoChiesa

8 juin 2012

 

IlFattoQuotidiano.it, le 6 juin 2012

Traduction GV pour ReOpenNewshttp://www.reopen911.info/News/2012/06/08/giulietto-chiesa-l...

URL de cet article 16919
http://www.legrandsoir.info/11-septembre-de-nouveaux-indices-dementent-la-version-officielle.html


John Pilger : Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.
Dans le théâtre kabuki de la politique parlementaire britannique, les grands crimes ne sont pas commis et les criminels courent en liberté. Il s’agit bien de théâtre après tout ; ce sont les pirouettes qui comptent, et non pas des actions décidées en déconnexion, à la fois géographique et culturelle, avec leurs conséquences. C’est un dispositif sécurisé, protégé aussi bien par les acteurs que par la critique. Le discours d’adieu de l’un des plus malins de ces gens, Tony Blair, « était profondément imprégné d’un sens de conviction morale », s’épanchait alors le présentateur de télévision Jon Snow, comme si le charme que Blair exerçait aux adeptes du kabuki était mystique. Le fait qu’il était un criminel de guerre n’était en rien pertinent.

La manière dont on a étouffé les crimes de Blair et de ses administrations est décrite dans un livre de Gareth Peirce intitulé Dispatchesfrom the DarkSide : on torture and the death of justice, publié en version de poche ce mois-ci par les éditions Verso. Peirce est l’avocate des droits de l’Homme la plus distinguée de Grande-Bretagne ; sa poursuite de dénis de justice infâmes et sa recherche de justice pour les victimes de crimes gouvernementaux, tels que la torture et l’extradition, restent inégalées. Son compte-rendu de ce qu’elle appelle le « pandémonium moral et légal » au lendemain du 11 septembre, est exceptionnel dans le sens où, en s’appuyant sur les mémoires de Blair et Alistair Campbell, des procès-verbaux du Cabinet et des dossiers du MI6, elle leur applique la règle de droit.

 

Des avocats de la trempe de Peirce, Phil Shiner et Clive Stafford-Smith ont permis que la mise en accusation de puissances dominantes ne soit plus un tabou. Ainsi Israël, l’homme de main des États-Unis, est maintenant largement reconnu comme l’État le moins respectueux du droit au monde. Des personnes comme Donald Rumsfeld, à l’instar de George W. Bush et Blair, évitent dorénavant les pays, au-delà des frontières, où la loi règne.

 

Étalant ses sinécures de « pacification » et de « développement » qui lui permettent d’ajouter à la fortune accumulée depuis son départ de Downing Street, Blair voyage en avion ici et là, tel une pie, avec pour destinations habituelles les cheikhats du Golfe, les Etats-Unis, Israël et des havres de sécurité comme la petite nation africaine du Rwanda. Depuis 2007, Blair a rendu sept visites dans ce pays, où il a accès à un jet privé fourni par le président Paul Kagame. Le régime de Kagame, dont les opposants ont été réduits au silence brutalement au moyen de fausses accusations, est « innovant » et un « leader » en Afrique, selon Blair.

 

Le livre de Peirce accomplit l’impossible avec Blair : il arrive à choquer. Quand elle remonte aux sources « des thèses injustifiables, de la belligérance débridée, de la falsification et d’un irrespect délibéré des lois » qui ont mené aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, elle identifie l’offensive de Blair sur les musulmans comme étant à la fois criminelle et raciste. « Il fallait neutraliser par tous les moyens possibles, et de manière définitive, toute personne suspectée de tenir des opinions [islamistes]... dans le langage de Blair, un « virus » devant être « éliminé » et nous poussant à « une myriade d’interventions vigoureuses dans les affaires d’autres nations [sic] ». » Des communautés entières ont été réduites à des « taches de couleur » constellant un tableau sur lequel le Napoléon du parti travailliste s’attèlerait à « la réorganisation du monde ».

 

Le concept même de guerre a été détourné de son sens véritable pour devenir la logique de « nos valeurs contre les leurs ». Les réels coupables des attaques du 11 septembre, pour la plupart des Saoudiens entraînés à piloter en Amérique, ont été oubliés en cours de route. Tant s’en faut, les « taches de couleur » se sont révélées provenir du sang d’innocents – d’abord en Afghanistan, pays des pauvres entre les pauvres. Il n’y avait pas d’Afghans parmi les membres d’Al-Qaïda ; au contraire, on pouvait noter un ressentiment mutuel entre les uns et les autres. Mais cela n’importait pas. Une fois les bombardements commencés le 7 octobre 2001, des dizaines de milliers d’Afghans ont été châtiés par la famine au moment où le Programme alimentaire mondial retirait son aide à l’aube de l’hiver. Dans un village dévasté, Bibi Mahru, j’ai été témoin des conséquences d’une bombe de « précision » Mk82 : l’oblitération de deux familles, dont huit enfants. « Tony Blair, » a écrit Alistair Campbell, « a dit qu’ils devaient être conscients que nous les ferions souffrir s’ils ne nous présentaient pas Oussama Ben Laden. »

 

Le personnage grotesque d’Alastair Campbell était déjà à l’œuvre en train de concocter une autre menace en Irak. La guerre qui a suivi « a donné jusqu’à » entre 800 000 et 1.3 millions de morts, d’après le Centre d'Etudes Internationales du MIT[i] : des chiffres qui dépassent les estimations de l’Université de Fordham pour le nombre de victimes du génocide au Rwanda.

 

Et pourtant, écrit Peirce, « les fils de courriers électroniques, de communiqués internes du gouvernement ne révèlent aucune dissension ». Des séances d’interrogations qui comportaient de la torture venaient d’« instructions expresses... de ministres du gouvernement ». Le 10 janvier 2002, le ministre des affaires étrangères Jack Straw a contacté par courrier électronique ses collègues leur informant que l’envoi de citoyens britanniques au camp de Guantanamo représentait « le meilleur moyen d’atteindre nos objectifs de contre-terrorisme ». Il a rejeté « l’unique alternative du rapatriement au Royaume-Uni ». (Plus tard nommé « Secrétaire d’État à la Justice », Straw s’est débarrassé de procès-verbaux incriminants du Cabinet au mépris de l’avis du commissaire à l’information[ii]). Le 6 février 2002, le ministre de l’Intérieur David Blunkett a fait remarquer qu’il ne montrait « aucun empressement à voir qui que ce soit retourner [de Guantanamo] au Royaume-Uni ». Trois jours plus tard, le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères Ben Bradshaw a écrit : « Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour éviter que les détenus soient rapatriés au Royaume-Uni. » Or pas une seule des personnes en question dans leurs propos n’avait été accusée ; la plupart avaient été vendues en tant que primes aux Américains par des chefs de guerre afghans. Peirce décrit encore comment des officiels du ministère des Affaires étrangères, antérieurement à une inspection du camp de Guantanamo, ont « vérifié » que les prisonniers britanniques étaient "traités humainement" alors que c’était tout le contraire.

 

Noyé dans ses mésaventures et ses mensonges, à l’écoute uniquement des berceuses de son dirigeant sur sa "sincérité", le gouvernement travailliste n’a consulté personne qui dise la vérité. Peirce cite l’une des sources les plus sûres, le Conflicts Forum, un site tenu par l’ex-officier des services de renseignement britanniques Alastair Crooke, qui considère qu’« isoler et diaboliser des groupes [islamiques] qui jouissent de soutien sur le terrain y a pour effet de renforcer le point de vue selon lequel l’Occident comprend seulement le langage de la puissance militaire ». En niant délibérément cette vérité, Blair, Campbell et leurs perroquets ont semé les graines des attaques du 7 juillet à Londres.

 

Aujourd’hui, un autre Afghanistan et un autre Irak s’annoncent en Syrie et en Iran, peut-être même une guerre mondiale. Une fois encore, il se trouve des voix, comme celle d’Alastair Crooke, pour tenter d’expliquer à des médias assoiffés d’ « intervention » en Syrie que la situation de guerre civile dans ce pays requière des négociations intelligentes et patientes, et non les provocations du SAS britannique et des habituels exilés soudoyés qui montent dans le cheval de Troie anglo-américain.

Source originale : John Pilger

Traduit de l'anglais par T.K. pour Investig'Action

Source : michelcollon.info

 



Au jour le jour

Calebirri : Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.

L’autre jour, monsieur Sarkozy a rapproché ce qu’on appelle désormais « l’affaire Merah » des évènements du 11 septembre 2001. Certains se sont bien sûr insurgés contre cet amalgame récupérateur, mais c’est négliger la finesse de celui qui le prononce : car si les deux évènements n’ont en apparence aucun lien direct, leurutilisation électoraliste et leurs conséquences ne sont pas si éloignées.

 

En effet, c’est depuis le 11 septembre qu’a été révélée au monde la nouvelle croisade des occidentaux qui, comme il y a plusieurs centaines d’années déjà, a permis d’exploiter les ressources et les hommes pour entretenir la « croissance » des monarchies d’alors, ou pour « lutter contre la crise » de l’époque. Car le 11 septembre est arrivé à un moment « propice » de l’Histoire, c’est-à-dire au moment même où la puissance des pays occidentaux était remise en cause par l’émergence de ceux qu’on appelait encore « pays en voie de développement ». Ce retournement du capitalisme, conséquence logique d’une course à la rentabilité à travers une mondialisation incontrôlable, a atteint les limites de l’idéologie de ce système et a contraint les dirigeants occidentaux à rechercher d’autres justifications de leur domination : les différences de valeur des « civilisations ». Et le 11 septembre est le point d’appui qui a servi au basculement de l’idéologie capitaliste à celle du « post-capitalisme », c’est-à-dire le retour à l’obscurantisme.

 

Puisque les règles du capitalisme ne suffisaient plus à asseoir l’hégémonie occidentale ni à justifier les injustices propre à ce système, il leur fallait trouver un autre moyen que celui économique pour continuer à dominer le monde. Et face à une contestation populaire qui s’exprime désormais internationalement pour lutter contre des injustices devenues flagrantes, les dirigeants lui opposent une vision autoritaire qui ne peut être acceptable que si un « ennemi » assez fort et assez diffus lui permet de le justifier.Cet ennemi, c’est la religion, l’Islam. Devenu par amalgames successifs islamisme puis terrorisme, cette religion est le truchement qui permet de rassembler dans un même terme tous les contestataires que l’on désire y mettre. Il permet d’introduire la civilisation dans les causes de l’état de délabrement du monde actuel, de diviser et d’opposer les peuples, de stigmatiser des boucs-émissaires, de faire accepter des mesures liberticides, d’installer la peur et la haine entre les hommes. En distinguant l’Islam des autres religions, les gouvernants occidentaux sont parvenus ainsi à établir les bases d’un nouveau régime sécuritaire fondé sur le repli sur soi, la fermeture des frontières, la peur de l’étranger, la suspicion et la haine.

 

La propagande qui s’est installée depuis le 11 septembre avec la prétendue volonté des musulmans  (à travers ces amalgames) de détruire la « civilisation occidentale » a réussi à scinder le monde en deux entités ennemies, le « bien » contre le « mal », en confondant tour à tour la civilisation et la race, la culture et l’origine ethnique ou géographique, la religion et la politique. Elle a établi que même athée en France nous provenions tout de même d’une civilisation « judéo-chrétienne » (bien que nos ancêtres aient été pour la plupart païens), et qu’il fallait lutter contre celles des musulmans qui y serait opposée (ce qui est historiquement faux). Et elle a surtout permis le PatriotAct, Guantanamo, les invasions afghane et irakienne, prépare celles de l’Iran et la Syrie. Et ce que le 11 septembre a autorisé aux Etats-Unis, on veut nous le faire subir en France à l’occasion de drames comme celui de Toulouse. Car au-delà des élections présidentielles il y a le choc des civilisations. Pour quoi ?

 

Pour terroriser non pas les terroristes mais les peuples, pour bloquer et empêcher toute révolte, tout changement de système qui proviendrait de ceux qui commencent à comprendre qu’ils ont été bernés depuis trop longtemps, que le système est truqué et que le capitalisme ne favorise pas les meilleurs mais les plus forts… Cette terreur qui se propage provient en réalité des dirigeants occidentaux, qui ont profité des terroristes pour créer une tension, des conflits, de la peur et de la haine entre les peuples. Elle crée les conditions favorables à la mise en place effective d’une structure internationale et organisée du terrorisme, seul ennemi capable de justifier des attaques « préventives » et les sacrifices exigés en retour de ces mêmes peuples à qui on a fait peur, tout en leur permettant de créer une sorte de « nouvelle définition » du terrorisme susceptible d’englober n’importe quel opposant au système qui se met en place, qu’il soit musulman ou pas.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

1-1 VIDEO VOST : John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur".

John Pilger, célèbre journaliste anglo-saxon, dénonce le terrorisme d’État et la propagande faite autour de la guerre à la terreur en expliquant que ce sont les musulmans qui sont les principales victimes du terrorisme dans le monde, et que la soi-disant "guerre à la terreur" lancée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 est le fait d’une "clique" à l’intérieur même de l’appareil d’État américain.

Vidéo :http://www.legrandsoir.info/+john-pilger-denonce-le-terrorisme-d-etat-et-la-guerre-contre-la-terreur-video-vost+.html


1-2 Buzzlclair : Le documentaire « The Elephant in the Room » sur le « 9/11 TruthMovement » enfin disponible en version française.

Nous vous annoncions en avril 2011 la sortie prochaine de la version sous-titrée en français du film "The Elephant in the Room" (2008) réalisé par Dean Puckett. Nous sommes heureux d’être enfin en mesure de la mettre aujourd’hui à disposition ! Pour l’occasion, nous republions la recension élogieuse parue sur 911Blogger suite au prix que ce film a reçu en 2008 pour meilleur film documentaire anglais au Festival du film indépendant de Londres. Ce festival du cinéma se tient chaque année dans le très select British Film Institute. Dean Puckett avait reçu la même année la récompense de meilleur réalisateur pour ce film auFestival du film de Portobello.

Nous aurons également très bientôt des nouvelles du prochain documentaire de Dean Puckett "The Crisis of Civilization", basé sur le livre de NafeezMosaddeq Ahmed, qui est aussi l’auteur du livre "La Guerre contre la vérité : 11 Séptembre, désinformation et anatomie du terrorisme" traduit en français aux Editions Demi-Lune. En effet, l’association ReOpen911 s’est chargée de traduire et de sous-titrer bénévolement ce film en français pour sa future sortie qui devrait avoir lieu dans le courant du mois de mars 2012.

 

Film documentaire de 2008 réalisé par Dean Puckett (92min)

Le film "The Elephant in the Room"
* Présentation *

Elu meilleur film-documentaire au Festival du Film indépendant de Londres en 2008, "The Elephant in the Room" nous propose de suivre le réalisateur Dean Puckett dans son voyage au sein du Mouvement pour la Vérité sur le 11-Septembre.

 

De William Rodriguez, survivant et héros du 11/9 qui fut témoin de nombreuses explosions dans la Tour Nord, à l’ex-députée verte Cynthia McKinney qui conteste le récit gouvernemental des événements, en passant par un activiste qui s’empare des micros de supermarchés pour diffuser son message militant, "The Elephant in the Room" nous montre le Mouvement dans toute sa diversité et sans concession. La narration objective et distanciée permet à chacun de se faire une opinion libre sur ce Mouvement.

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La dernière partie du film s’intéresse au sort épouvantable et particulièrement émouvant des secouristes du 11/9. Au lendemain des attentats, la Maison Blanche avait demandé à l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) de falsifier leurs rapports sur la qualité de l’air afin de rouvrir la Bourse au plus vite, quitte à sacrifier la santé et la vie des secouristes, pompiers, et ouvriers du bâtiment qui, mal équipés et manquant de masques, ont œuvré dans les poussières toxiques. Résultat : les pompiers et secouristes du 11/9 sont aujourd’hui massivement atteints de cancers. Ils seraient déjà plus de 1000 à être morts des suites de leurs cancers et autres maladies développés à cause des poussières du WTC qu’ils ont inhalées. A ce jour, le gouvernement refuse toujours de prendre en charge le traitement des cancers en éludant sa responsabilité.

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La phrase "the elephant in the room" (l’éléphant dans la pièce) est une locution anglaise désignant une vérité évidente qui est ignorée ou négligée (notamment par les médias). Ce qui est sans aucun doute le cas du Mouvement pour la Vérité. Or, le 11/9 et la Guerre au Terrorisme ne peuvent être traités comme un "elephant in the room" que nous pouvons ignorer dans l’espoir qu’il s’en ira.

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* Visionnez le film gratuitement ici *

http://www.reopen911.info/News/2012/03/02/le-documentaire-the-elephant-in-the-room-sur-le-911-truth-movement-enfin-disponible-en-version-francaise/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

 


Compte-rendu : Festival du Film Indépendant – Présentation au British Film Institute de Londres

Soumis par andyb sur 911blogger le mercredi 16 avril 2008 – 9h28

 

Compte-rendu sur ‘The Elephant in the Room’, documentaire de Dean Puckett sur le Mouvement pour la Vérité et les Secouristes du 11 Septembre, projeté au Festival du Film Indépendant – BFI Londres le 14 avril [2008].

 

D’une certaine manière, parmi les sujets importants comme la bataille de Britney Spears pour la garde [de son enfant] et la vie sociale d’Amy Winehouse, les médias dominants sont passés à côté du plus important phénomène culturel du 21ème siècle – le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 ». Depuis le premier jour, quand l’animateur-radio Alex Jones hurlait dans son micro qu’il avait prédit les attaques depuis des mois (et que c’était le gouvernement américain qui était responsable), puis au cours des années suivantes, quand des universitaires, des scientifiques et des ingénieurs ont commencé à rejoindre le mouvement, et jusqu’à aujourd’hui – un mouvement d’individus de tous âges et de toutes obédiences politiques se chiffrant maintenant en centaines de milliers si ce n’est en millions d’individus, tous croient que la version officielle du 11/9 est un mensonge. The Elephant in the Room est un film qui raconte leur histoire.

 

Ce n’est pas un film qui présente des théories du complot ; ce n’est même pas un film consacré uniquement aux théoriciens du complot. The Elephant in the Room propose une vision large de l’impact du 11/9 sur la société, à commencer par le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 » et les opinions de jeunes Musulmans britanniques, diabolisés dans leur identité même suite aux événements, avant de nous plonger dans l’émouvante histoire des secouristes. The Elephant in the Room agit comme un miroir brandi face aux orientations du monde post-11/9 que les médias ignorent et que ceux au pouvoir préfèrent prétendre qu’elles n’existent pas, et le reflet est à la fois beau et déformé.

 

Le film commence par des séquences incertaines du jeune Puckett (qui se trouvait par hasard à New York juste après le 11/9), puis fait un bond jusqu’à nos jours – la variation dans le temps étant marquée par l’évolution de Puckett en tant que réalisateur. Dès l’instant que le film nous rejoint dans le présent, il est esthétiquement irréprochable – chaque plan est parfaitement mis en scène, la réalisation et le montage sont agréables et le film est tourné en Haute Définition – à des années-lumière des films granuleux que l’on trouve sur Internet au sujet du 11/9 – ce film est un film authentique réalisé par un véritable cinéaste au talent non négligeable

 

 

Nous entamons alors une traversée bien rythmée dans le monde des théoriciens du complot. Le calibre et l’éventail de personnalités que Puckett a réussi à approcher sont impressionnants et donnent au spectateur une bonne idée de la diversité et de l’étendue du mouvement. De William Rodriguez (un héros du 11 Septembre devenu un célèbre ‘9/11 Truther’ pour avoir affirmé qu’il avait fait l’expérience et avait été le témoin de multiples explosions dans les tours), à Cynthia McKinney (l’ex-membre du Congrès qui a contesté le récit du gouvernement sur le 11 Septembre et a perdu son poste au Congrès), et soutenue par une formidable distribution agrémentée d’activistes hauts en couleurs, cette partie du film est par moments intense, parfois très drôle et constamment divertissante. Puckett nous balade des villes pittoresques anglaises, et des singeries désopilantes d’un truther qui détourne le système d’annonce publique d’un supermarché pour dire aux malheureux clients que le ‘11/9 était un coup monté’, jusque dans une manifestation explosive à New York lors de la commémoration du 11/9 où Puckett lui-même et son équipe sont arrêtés en direct sur Fox TV. Restant résolument objectif dans son récit, il accepte l’avis d’autrui sans jamais imposer le sien.

 Le dernier tiers du film adopte un ton très différent et aborde un sujet très délicat à développer – le traitement effroyable réservé aux secouristes du 11/9. Au lendemain du 11/9, la Maison Blanche a fait pression sur l’EPA, Agence de Protection de l’Environnement, pour supprimer les alertes dans leur rapport concernant la qualité de l’air ; les niveaux de concentration de poudre de béton, d’amiante et d’autres toxines étaient potentiellement mortels. Le but était de rouvrir et faire tourner Wall Street, les conséquences étant que ceux qui ont tout risqué pour aider au cours du nettoyage après le 11/9 ont maintenant tout perdu. Certains sont décédés ; des milliers sont atteints de maladie dont bon nombre en phase terminale. Leurs allocations ont été coupées, ils reçoivent peu de soutien et leur histoire est censurée par les médias dominants. Le soin avec lequel Puckett traite ses personnages et la tragédie humaine que tisse leur histoire collective, laisse en larme une partie du public alors que le film se termine par un dernier retour poignant du couteau dans la plaie. Pas de ‘happy end’ dans ce film, juste des questions essentielles.

 

Alors que ce dernier tiers du film véhicule le plus fort impact émotionnel, il est plutôt déstructuré comparé au rythme serré des deux premiers tiers, sorte de collage des expériences et de la souffrance de ces hommes. Le film glisse d’une section à l’autre sans que le récit ne donne de séparation précise entre les deux, aidant peut-être à amplifier le changement soudain de rythme. Puckett ne semblait pas vouloir se placer devant ses personnages délivrant leur message et bien qu’on prenne conscience que le temps passe de par sa juxtaposition avec les deux premiers tiers du film, il n’y a pas de partie qui ne mérite pas d’être entendue, bien au contraire. En fin de compte, Puckett a substitué l’éthique à l’esthétique; le public, le monde entier en fait, a besoin d’entendre l’histoire de ces hommes, et après avoir capté votre attention, il ne vous lâchera plus. Dans l’ensemble je lui en suis reconnaissant.

 

The Elephant in the Room est un film que tout le monde devrait voir. Il invite le spectateur à se poser des questions essentielles sans jamais prendre position par rapport aux réponses apportées. Ces questions sont celles qui ne peuvent plus être ignorées dans ce contexte de ‘Guerre au terrorisme’ qui bat son plein. Le monde s’est transformé, nous rappelle Puckett, et l’attitude à adopter face à ce changement nous appartient, mais il est grand temps d’arrêter de traiter le 11/9 et la Guerre au terrorisme comme un éléphant dans une pièce qu’on ignore dans l’espoir qu’il disparaisse.

Traduction : Vincent pour ReOpenNews

 



Dossier & Point de vue

2-1 GeantVert : 11-Septembre : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie ses mémoires « ClassifiedWoman » malgré la censure du FBI (Vidéo + Interview)

La célèbre lanceuse d’alerte Sibel Edmonds répond aux questions de la chaine RT à l’occasion de la publication intégrale de ses mémoires "ClassifiedWoman" pourtant interdits par le FBI et les autorités américaines. Elle y met en cause directement plusieurs niveaux du gouvernement US pour haute trahison et dissimulation, et dénonce la propagande sur le mythe d’al-Qaïda : en effet, selon cette ex-traductrice du FBI, les USA ont utilisé Ben Laden et al-Qaïda à l’étranger (Afghanistan, ex-Yougoslavie, Tchétchénie notamment) depuis les années 1990 et jusque bien après le 11-Septembre. La version non censurée de son livre "ClassifiedWoman" peut être commandée en anglais sur son site BoilingFrogs.

Sibel Edmonds interviewée par RussiaToday à propos de son livre "ClassifiedWoman"

publié sur BoilingFrogs, le 9 mai 2012

Traduction et sous-titrage Maurice / Perry / Arno / GV pour ReOpenNews

25 juin, 2012 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/06/25/11-septembre-la-lanceuse-dalerte-sibel-edmonds-publie-ses-memoires-classified-woman-malgre-la-censure-du-fbi-interview-video/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


11/9 : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie… par ReOpen911

 

*** TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO *** VIDEO A VISIONNER EN CLIQUANT SUR LE LIEN DE L’ARTICLE

http://www.reopen911.info/News/2012/06/25/11-septembre-la-lanceuse-dalerte-sibel-edmonds-publie-ses-memoires-classified-woman-malgre-la-censure-du-fbi-interview-video/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

Malgré les promesses d’Obama sur la protection des lanceurs d’alerte, son administration est la plus impitoyable qui soit pour les faire taire ou les poursuivre en justice. L’une des plus célèbres de ces lanceuses d’alertes s’appelle Sibel Edmonds. C’est la femme la plus "bâillonnée" de l’histoire. Ancienne traductrice du FBI, née en Iran, elle lutte depuis plusieurs années pour raconter son histoire. Lasse d’avoir attendu 340 jours l’autorisation du FBI pour son mémoire, elle a décidé d’en publier l’intégralité sans autorisation des autorités, et sans rien en censurer. Elle y accuse directement plusieurs niveaux du gouvernement pour haute trahison et dissimulation au sein du FBI. Sibel Edmonds a créé le groupe des "lanceurs d’alerte pour la sécurité nationale". Son livre s’intitule "ClassifiedWoman". Nous l’accueillons aujourd’hui.

Sibel, vous avez été interdite de publication pendant des années, mais avez décidé de passer outre. Pourquoi ?

J’ai passé 5 ans à essayer de me défendre devant la Justice, et auprès du Congrès ou des agences exécutives telles que le bureau de l’Inspecteur général. Mais à chaque fois, je fus "classifiée", interdite de parole. En fait, l’administration Bush et son ministre de la justice, John Ashcroft, ont invoqué une ordonnance de non-publication au Congrès, en classifiant rétroactivement ce que le Congrès avait étudié sur mon cas. Après ces 6 années, j’étais épuisée. Je suis partie 2 ans, avant de revenir en 2009, en pensant qu’avec la nouvelle administration les choses changeraient. Ce ne fut pas le cas. J’ai alors commencé ce livre, en me conformant aux règles du département de la Justice, je le leur ai soumis. Ils avaient 30 jours pour censurer certains passages, et me le rendre. Au lieu de cela, ils ont harcelé mes avocats pendant 1 an, interdisant la publication pure et simple de mon livre, sans nous indiquer les passages à censurer. Nous avons rempli nos obligations. La Constitution est de mon côté. Alors, j’y suis allée et j’ai finalement publié ce livre. Il est paru.

RT : Dans votre livre, vous parlez de hauts fonctionnaires qui travaillent contre la sécurité internationale, et d’avertissements très explicites avant le 11/9 qui furent ignorés ou censurés par l’Agence. Pourquoi donc des fonctionnaires travailleraient-ils contre notre sécurité nationale en n’empêchant pas de tels attentats.

Pour le 11/9, des informations ont été bloquées intentionnellement.  Au-delà de l’incompétence, ce fut souvent volontaire. Et après, ces informations ont été classifiées et n’ont atteint ni la Commission du 11/9, ni le Sénat, ni l’enquête conjointe de la Chambre sur le 11/9. Et ces rapports provenant de différentes instances, ne contiennent aucune des preuves que le FBI avait depuis des années. Cela concerne le 11/9 mais les cas de corruption impliquaient surtout un lobby et des organisations étrangères qui travaillent avec des hauts fonctionnaires dont certains élus du Congrès. Pour ma seule division, il y avait 12-13 personnes du Congrès. Et aussi des contacts avec des employés très haut placés au département d’État, aux 2e ou 3e rangs qui travaillaient avec certaines entités étrangères et leur passaient des informations.

RT : Que dire des médias alternatifs ? Certains vous ont persécutée à cause de votre théorie alternative qui contredit le récit gouvernemental des événements. Pour vous, ces médias sont-ils complices de cette dissimulation ?

Il existe 2 sortes de médias : les médias traditionnels, et tout le monde sait bien qu’ils ont perdu toute crédibilité auprès du peuple américain, plus personne ne les prend au sérieux. Le New York Times et ses mensonges sur l’Irak, avec Judith Miller. En fait, si ces journaux disaient du bien de mon livre, cela m’inquiéterait beaucoup. Vu leur position, ce serait presque une insulte pour moi. Et parmi les médias alternatifs, nous avons des chaines comme RT qui ont montré leur indépendance, mais tant d’autres sont financés par ces fondations, ces grandes corporations qui les possèdent, les même 1% que vous décriez. Alors comment peuvent-ils être indépendants ? Vous avez les fondations Soros qui donnent des millions de $ à certains médias alternatifs. En quoi sont-ils alternatifs ? Je les appelle : "quasi alternatifs", et malheureusement, il reste aujourd’hui très peu de journaux ou de radios vraiment alternatifs et indépendants.

RT : Quelle est l’affirmation la plus explosive de votre livre ?

Comme je l’ai dit, j’ai soumis ce livre au FBI, mais je n’y révèle rien de ce que je savais être classifié. Maintenant, ceux qui lisent ce livre savent par exemple que notre pays a coopéré avec ceux que nous appelons les "terroristes". Que ce soit Ben Laden ou un groupe affilié, nous avons travaillé avec eux depuis les années 90 en Asie Centrale, et cela a continué même après le 11 septembre 2001. Nous y étions directement, comme nation, et le Congrès finançait. Nous avons entendu parler de budgets secrets, finançant des groupes terroristes comme les Tchétchènes. Toutes les actions majeures conduites de 1996 à 2001 par les principaux terroristes tchétchènes, le furent sous nos ordres, avec nos fonds, nos armes, et nos orientations. Et nous avons travaillé en étroite collaboration avec des individus ou des groupes en Afghanistan, au Pakistan, en Arabie Saoudite, et en Turquie, pays de l’OTAN, pour placer des cellules en Asie Centrale et dans le Caucase, et semer la terreur.

RT : Et concernant nos affaires intérieures [aux USA], avec tous ces complots terroristes déjoués à temps qui s’avèrent n’être que des arnaques, des pièges ? Est-ce vraiment légitime, ou seulement la justification des mesures policières et de la guerre sans fin à l’étranger ?

Difficile à dire. Les médias et le gouvernement n’ont plus aucune crédibilité. Alors comment distinguer le réel ? Il reste que le gouvernement doit entretenir cette peur. Et pour cela, ces incidents sont nécessaires, car sinon, le 11/9 s’éloignant, les gens diront : "Attendez une seconde, les pires attentats contre les USA et notre Constitution ne venaient pas de terroristes, mais de notre gouvernement." Car al-Qaida ne peut pas attaquer notre liberté. S’ils existent encore, ils ne peuvent pas attaquer notre Constitution. Les seuls attentats contre notre peuple ou notre Constitution, nos libertés et même notre dignité nationale, vis-à-vis des autres pays, ou bien ici, aux USA, quand vous vous faites tripoter à l’aéroport par exemple, sont l’oeuvre du gouvernement qui suspecte chaque citoyen. Ils n’ont pas de mandat, et pourtant ils vous fouillent. Ces attentats contre le peuple viennent du gouvernement US, et non de l’extérieur, que ce soit du sud de la frontière ou d’une sorte d’al-Qaida imaginaire au Yémen.

RT : Parlons un peu d’al-Qaida et de l’exécution récente de Ben Laden. Vous savez bien qu’al-Qaida est une tactique, et qu’avant le 11/9 personne ne parlait d’une organisation. Cette guerre à la terreur est-elle totalement fabriquée ? Ben Laden serait-il vraiment mort il y a 10 ans ? On ne nous a montré aucune preuve.

Je crois que la confusion est un des principaux buts, c’est une opération psychologique contre le peuple. Ils créent de la confusion et plus personne ne sait ce qui est vrai, même la logique ne fonctionne plus. Vous avez soulevé un point important : Au FBI, nous travaillions sur des fichiers datant des années 90, et il n’y avait pas d’unité en charge d’al-Qaida. Tous ceux qui l’affirment sont des menteurs. Parce qu’ils avaient des unités appelées "moudjahidines". Et tandis que le FBI menait ses enquêtes, deux autres branches de notre secteur exécutif, le département d’État et la CIA, après 1995, collaboraient étroitement avec ces gens. En fait, ils utilisaient les avions de l’OTAN pour les transférer d’Afghanistan, d’Arabie Saoudite, et d’Asie Centrale, vers la Turquie, qui fait partie de l’OTAN. On les envoyait en Bosnie munis de passeports turcs. Comment auraient-ils pu avoir des unités pourchassant al-Qaida, alors que c’était notre plus grand partenaire, et que ça ne s’appelait pas al-Qaida, mais "nos alliés moudjahidines".

RT : Intéressant, en effet nous avons travaillé avec Ben Laden, et collaboré ces organisations avant et après le 11/9. C’était Sibel Edmonds, fondatrice et directrice de la coalition nationale des lanceurs d’alerte pour la sécurité nationale, et auteur du livre "ClassifiedWoman".

Traduction et sous-titrage Maurice / Perry / Arno / GV pour ReOpenNews

 


2-2 Lorraine Millot :Polémiques autour du procès du 11 Septembre.

Récit : La décision de juger les accusés à Guantánamo devant une cour militaire risque de créer «une justice de second ordre».

Une loterie sera organisée pour sélectionner les victimes qui assisteront au procès du 11 Septembre à Guantánamo. Les moins chanceux pourront aussi suivre le procès retransmis sur écrans dans des bases militaires…

«Terrible erreur». Ce seul détail révèle bien le gâchis qui s’annonce avec la décision prise la semaine dernière de renvoyer le procès des principaux accusés du 11 Septembre devant un tribunal militaire sur la base-prison de Guantánamo. Le procès des plus terribles attentats jamais commis sur le sol américain se déroulera au loin, sur un territoire contesté (Cuba n’accepte pas la présence de cette base américaine sur l’île), devant un tribunal d’exception, après avoir torturé ou soumis les accusés à des traitements dégradants. Le tout, pour aboutir sans doute à une peine capitale : les cinq accusés encourent en effet la peine de mort.

Ce sera une justice de «second ordre», s’indignent les juristes de l’American Civil Liberties Union (ACLU), qui défendent l’Etat de droit outre-Atlantique et dénoncent là une «terrible erreur de Barack Obama».«Les Etats-Unis seront en procès» en même temps que les accusés pour les traitements infligés aux détenus, prévient Andrea Prasow, experte en contre-terrorisme pour l’ONG HumanRights Watch.

Les procès du 11 Septembre sont «trop importants pour être tenus devant un système biaisé de commission militaire», lançait… Barack Obama lui-même en février 2008, tandis qu’il n’était encore que candidat à la Maison Blanche. Un an après son élection à la présidence, en novembre 2009, le département de la Justice annonce que Khaled Cheikh Mohammed, architecte supposé des attentats, et ses quatre complices présumés, Ramzi ben al-Chaïba, Ali Abd al-Aziz Ali, Wallid ben Attash et Moustapha al-Houssaoui, seront plutôt jugés devant un tribunal fédéral civil à New York. Mais Barack Obama avait signalé qu’il ne «chercherait pas la controverse en défendant ses positions sur Guantánamo», attaque l’avocat David Remes, qui représente plusieurs détenus à Gitmo, le surnom donné à la base.

Sitôt annoncé que les «terroristes du 11 Septembre» seraient jugés à New York, les élus locaux s’étaient indignés du «danger» (dixit Rudy Giuliani, l’ancien maire de la ville) que ce procès ferait courir aux habitants ou du «mépris flagrant» pour les souffrances déjà endurées (selon Marty Golden, un sénateur local et ancien policier du NYPD). «C’est très douloureux», plaidait le gouverneur démocrate de l’Etat de New York, David Paterson : «Nous n’avons pas encore été capables de reconstruire le site, et avoir ces terroristes jugés si près du lieu de l’attaque sera un fardeau pour tous les New-Yorkais.» D’abord favorable au procès, le maire de la ville, Michael Bloomberg, s’est aussi ravisé, estimant qu’il coûterait «un milliard de dollars» et priant le gouvernement de trouver un autre site.

Surfant sur l’émotion, en décembre 2010, le Congrès a rendu impossible ce procès à New York, en interdisant de facto le transfert de tout prisonnier de Guantánamo vers le sol américain, même pour y être jugé. L’administration Obama peut ainsi arguer aujourd’hui qu’elle n’a guère le choix que de renvoyer les «Gitmo 5» en commission militaire, par la faute du Congrès. «Mais ils ont eu tout de même un acte d’accusation à New York pendant douze mois, rappelle Andrea Prasow. Si l’administration Obama avait vraiment voulu un procès civil, elle aurait pu alors faire avancer les choses. Mais elle a cédé pour des raisons politiques. Les hommes politiques font croire que la seule présence de ces accusés à New York serait un danger. Ce qui n’est pas vrai. Ahmed Ghailani [un autre détenu de Guantánamo, condamné à la prison à vie en janvier pour les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998, ndlr] a été transféré et jugé à New York sans qu’il y ait de nouveaux attentats pour autant.»

«Portes de l’enfer». Tandis que les défenseurs de l’Etat de droit s’indignent de cette occasion ratée, les quelques sondages menés sur la question suggèrent pourtant qu’une majorité d’Américains est plutôt favorable à un procès militaire, loin de chez eux. Le tabloïd new-yorkais Daily News a bien résumé cet état d’esprit dans un éditorial récent : «En réalité, KCM [Khaled Cheikh Mohammed, ndlr] aurait déjà dû être envoyé de l’autre côté des portes de l’enfer par injection mortelle», écrit le journal, estimant qu’un tribunal militaire sera tout à fait adapté pour «ces combattants sans uniforme».

Les partisans d’une justice expéditive et implacable pour les «terroristes du 11 Septembre» risquent pourtant d’être déçus aussi, car la procédure militaire prendra encore de longues années. Après la lecture de l’acte d’accusation, qui doit maintenant intervenir dans les trente jours, le procès des cinq accusés ne démarrera sans doute pas avant «deux ou trois ans», estime Andrea Prasow, le temps nécessaire pour préparer un procès d’une telle ampleur. «Avec ensuite les possibilités d’appel, il faudra encore compter cinq, six ou sept ans avant d’arriver à un verdict final», calcule cette experte. Qu’attendre alors de ce procès ? «Une sensation médiatique, de la gesticulation politique et l’ennui du public», résume l’avocat David Remes.

Par Lorraine Millot Correspondante à Washington

http://www.liberation.fr:80/monde/2012/04/09/polemiques-autour-du-proces-du-11-septembre_810575?xtor=EPR-450206



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

Pourtant nous constaterons, sur la base de documents de l’administration des États-Unis et de déclarations officielles d’élus américains, plusieurs anomalies spectaculaires au sein de l’appareil d’État de la première puissance mondiale, en lien étroit avec les crimes du 11-Septembre. Et nous observerons nombre d’indices ostensibles indiquant une implication dans les attentats de 2001 de membres haut placés de l’administration au pouvoir. Ces révélations permettront aussi de mieux comprendre pourquoi la commission d’enquête sur le 11-Septembre et les grands médias n’ont pas jugé utile de produire un travail élémentaire d’investigation sur ces déviances majeures, emprisonnant ainsi le peuple américain et le reste du monde dans l’illusion de cette parenthèse enchantée.

03 juillet, 2012 by Lalo

 

 

Un certain 10 septembre 2001

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).

 

« Durant les années 1990, l’industrie pétrolière états-unienne et le Pentagone ont contribué à répandre l’idée selon laquelle les États-Unis auraient besoin d’une domination totale afin de garantir leur accès au pétrole ainsi qu’aux autres ressources dans le reste du monde. Ce programme aurait dû engendrer d’énormes dépenses, potentiellement des milliers de milliards de dollars, une somme que le Congrès ne pourrait accorder – sauf dans le cadre d’une réponse à une attaque aussi vaste et effrayante que celle de Pearl Harbor. Cela nous incite à rappeler que les entrées en guerre des États-Unis ont fréquemment été déclenchées par des attaques douteuses à l’image des incidents du Golfe du Tonkin au Vietnam. Au re-gard des événements du 11-Septembre, il est clair que le but que s’était fixé l’administration Bush-Cheney – envahir l’Irak – nécessitait qu’une telle attaque se produise. Ce dont nous avons été témoins, pour reprendre les termes d’Ola Tunander, un chercheur basé à Oslo, est “l’utilisation du terrorisme dans la construction de l’ordre mondial”. » 

Peter Dale Scott, "La route vers le nouveau désordre mondial", éditions Demi Lune [1]

 

Régime d’exception

Le 7 juillet 2011, la Chambre des représentants des États-Unis approuvait un amendement, proposé par un membre démocrate du Congrès, Peter DeFazio, exigeant que le Pentagone soit en mesure de produire des états financiers vérifiables. En effet, bien qu’il soit entièrement financé par le contribuable américain, le Département de la Défense (DoD) n’a pas été sérieusement contrôlé sur ses dépenses depuis plus de vingt ans, et cette exonération s’est transmutée en usage convenu et permanent [2]. Dans sa présentation de l’amendement, Peter DeFazio est revenu en particulier sur les 2300 milliards de dollars dont le Pentagone a "perdu la trace" dix ans plus tôt, ainsi que le déclarait en public le secrétaire d’État à la Défense Donald Rumsfeld, un certain 10 septembre 2001. Le lendemain même, les attentats spectaculaires détruisant le World Trade Center et une partie du Pentagone, permettaient aux États-Unis d’envahir avec une impunité déconcertante l’Afghanistan et l’Irak, pour le plus grand bénéfice d’une industrie de guerre très influente au sein du pouvoir américain.

En juillet 2007, Peter DeFazio avait déjà fait valoir son indépendance d’esprit sur la scène politique américaine en sollicitant à deux reprises un accès à la version classée secrète du plan de l’administration Bush sur la Continuité de Gouvernement (COG) [1b]. Ce plan avait été imposé par le "Homeland Security" – le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis créé à l’initiative du Président Bush en réponse aux attaques du 11-Septembre – afin de garantir la continuité du pouvoir en cas de crise majeure, et ce malgré un risque de dérapage hors du cadre démocratique prescrit par la constitution des États-Unis [3]. Or, en tant que membre du Comité spécial du Congrès sur le "Homeland Security", DeFazio était supposé avoir accès aux informations gouvernementales confidentielles, mais George Bush avait finalement refusé de lui accorder le droit d’examiner ces informations qui restent encore à ce jour inaccessibles aux représentants du peuple américain [4].

 

Au cours de l’été 2011, la crise de la dette est revenue en force au cœur de l’actualité économique des États-Unis. S’imposant dans les médias, cette crise a fait bouger les lignes. Ainsi l’opinion publique américaine s’est trouvée davantage consciente des incohérences budgétaires et de la dette colossale qui pèse sur les États-Unis [5]. De plus, en contrepoint des dépenses militaires sans cesse croissantes depuis dix ans, le congrès s’est agité sur les réductions substantielles prévues dans les programmes d’aides aux familles de classe moyenne. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2011, en prenant la parole devant la chambre des représentants pour soutenir l’amendement qu’il déposait, Peter DeFazio est revenu sur le budget astronomique qui s’est égaré une décennie plus tôt dans le labyrinthe des jeux comptables du Pentagone. Dans son discours, le représentant démocrate confirmait de façon claire et catégorique : « Nous ne savons pas où sont passés ces 2300 milliards de dollars. » [6]

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4 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire (EXTRAIT)

 « Chaque pays, dans chaque région, doit maintenant prendre une décision.
Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes avec les terroristes »
George W. Bush, le 20 septembre 2001.

Depuis de nombreuses années en France, la remise en cause des explications officielles sur les attentats du 11 septembre 2001 est devenue un sujet tabou et assure à celui qui l’aborde de se faire cataloguer à l’extrême droite tant l’accusation, ajoutée à celle d’antisémitisme, a régulièrement servi dans les médias à empêcher un réel débat d’avoir lieu. Ce genre de cliché vient de valoir à René Balme, maire de Grigny et membre du Parti de gauche, de se faire traiter de conspirationniste rouge-brun dans une poussée de maccarthysme de Rue89 à la veille des élections législatives. Outre son déroulement, c’est la place de cet événement dans la politique néolibérale dont l’analyse a été évacuée par ce chantage. Le film The Crisis of Civilization de l’activiste britannique Dean Puckett vient donc donner de l’altitude à ce débat en replaçant la guerre au terrorisme dans son contexte global, au milieu des différentes crises générées par le capitalisme néolibéral, qu’elles soient énergétiques, écologiques ou économiques.

La juste part des choses

« Je ne sais pas si je peux supporter d’assister à une autre audition [de la Commission du 11/9]
qui ne va pas au cœur du sujet. Mais si nous n’y allons pas, qui regarde ? »
MindyKleinberg, veuve d’Alan Kleinberg décédé dans la tour Nord
du World Trade Center le 11 septembre 2001.

Il est très difficile de parler du 11 Septembre. Chaque fois que l’on aborde le sujet pour la première fois avec quelqu’un, on se demande pour qui on va passer. On s’en abstient souvent d’ailleurs. Et si on est rapidement rangé dans la case conspirationniste à laquelle on peut s’habituer à contrecœur avec le temps, il est en revanche plus dérangeant de passer pour un militant d’extrême droite ou un antisémite. Certes, on peut considérer qu’une certaine partie de ceux qui contestent la version officielle du 11 Septembre mérite le qualificatif de conspirationniste ; il s’agit en général de personnes qui ont rarement fait plus d’efforts à comprendre le sujet que la plupart des journalistes ou qui sont plongées comme eux dans leurs convictions malgré tout ce qui s’y oppose. Si d’ailleurs certains aspects controversés restent encore sujets à débat, les différents partis pris exprimés relèvent plus souvent d’une croyance personnelle que d’une réelle capacité d’analyse.

Cela dit, il existe des faits indéniables qui posent des questions significatives sur ce qui s’est passé le 11 Septembre et sur la commission chargée de l’expliquer. Le documentaire 9/11 : Press for Truth qui donne principalement la parole aux familles de victimes en fournit un bon aperçu [1]. Ce sont elles qui se sont battues pour obtenir une commission d’enquête, et ce sont également elles qui ont été les premières à dénoncer le rapport final [2]. On y découvre également Paul Thompson, un informaticien de San José, dont le travail participatif initié sur le site History Commons(*) constitue à ce jour la base d’information thématique et chronologique la plus complète sur le 11 Septembre [3]. Cette chronologie du 11 Septembre (9/11 Timeline) est une véritable bible pour tous ceux qui s’intéressent vraiment au sujet. Le journaliste d’investigation américain Peter Lance, primé par cinq Emmy Awards au long de sa carrière, déclara même dans son livre Cover Up qu’ « avec quasiment aucun budget et un simple accès à l’Internet, Thompson a réalisé ce que la Commission du 11/9 a été incapable de faire, achever l’intention du Congrès de "rendre un compte-rendu complet des circonstances entourant les attaques" » [4]. Noam Chomsky, bien que ne militant pas pour une nouvelle enquête, se dit également insatisfait des conclusions de l'enquête « parce que ce sont les conclusions d'une commission gouvernementale. Prenez n'importe quelle commission gouvernementale sur n'importe quel sujet, elle ne dira tout simplement jamais la vérité », affirme t-il[5]. Ces différentes personnalités, tout comme les proches de victimes insatisfaites du rapport d'enquête, n'ont évidemment rien à voir avec l’extrême droite ou l’antisémitisme. Pourtant, en dépit de ce simple constat nourri par l’évidence des faits, certains journalistes et intellectuels français avaient fermement décidé d’empêcher une discussion raisonnable d’avoir lieu.

Les maîtres chanteurs

« Ce sont des purs criminels ! Ce sont évidemment des purs paranoïaques,
c’est tout ce qu’on veut, mais en attendant ce sont des criminels,
car leurs idées ne sont pas neutres, elles ont un but. »
Philippe Val

Posté par .Rédaction le 01/07/2012
http://www.reopen911.info/11-septembre/le-chantage-du-11-septembre/


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4-2 Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Depuis la chute du mur de Berlin, l’emprise des médias atlantistes sur les opinions publiques occidentales, au lieu de décliner en raison de la disparition de la menace communiste, s’est développée au point de supprimer quasiment toutes les voix dissidentes des canaux d’information non marginaux ou alternatifs. En France, pays un peu plus rétif que ses voisins à la mainmise atlantiste, ce travail de nettoyage médiatique a été achevé par Nicolas Sarkozy avec l’aide de personnalités néoconservatrices comme Christine Ockrent ou Philippe Val (legs sur lequel le nouveau Président très atlantiste ne reviendra évidemment pas).

Il en résulte un unanimisme de l’information dont on pourrait s’accommoder en invoquant l’imperfection des Homo Sapiens s’il n’avait pour objectif principal de cacher des crimes de masses dont les élites dirigeantes des démocraties occidentales se rendent coupables avec une impunité déconcertante.

Les crimes médiatiques sont une composante à part entière des crimes politiques plus généraux qui ensanglantent la scène internationale où nos dirigeants déchaînent leur volonté de puissance. Sans une complicité active des médias atlantistes avec les élites occidentales les guerres en Irak et en Afghanistan, le dépeçage de la Libye et la descente aux enfers de la Syrie, n’auraient pas pu être réalisés aussi facilement.

Ainsi, il y a eu crime médiatique quand l’Otan a décidé d’attaquer l’Afghanistan dans la foulée des attentats du 11-Septembre parce que les médias ont refusé sciemment d’interroger les motivations de l’administration Bush dans cette guerre et de questionner la responsabilité directe des néoconservateurs dans ces attentats.

Il y a eu crime médiatique quand les États-Unis et leurs alliés ont envahi l’Irak en 2003 parce que les médias ont relayé volontairement de fausses informations sur la présence d’armes de destruction massive.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont inventé la fable du bombardement de Benghazi par Kadhafi pour envahir la Libye, quand ils ont laissé, sans broncher, les dirigeants occidentaux, avec la caution morale de quelques intellectuels atlantistes (dont J.B. Botul), donner le pouvoir à des milices wahhabites proches d’Al-Qaeda et créer une guerre civile afin d’accomplir des objectifs géostratégiques dont les peuples d’Occident et d’Orient ne verront jamais les bénéfices (moraux ou matériels).

Il y a crime médiatique quand les médias attribuent de manière opportune la paternité des massacres en Syrie (Houla) au clan au pouvoir pour faire tomber un régime qui ne répond plus à leurs objectifs dans la région ; il y a crime médiatique quand l’Occident peut, sans que les médias ne s’en émeuvent, armer des groupes terroristes, organiser des massacres de civils et apporter la guerre civile et religieuse dans un pays en paix.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont choisi de taire le soutien des États-Unis à un coup d’État au Honduras en 2009 et que ce silence couvre les cris des torturés et des suppliciés.

Il y a un crime médiatique quand les médias passent sous silence les implications pour les libertés fondamentales de la loi NDAA votée par l’administration Obama en décembre 2011 qui autorise les détentions arbitraires (des citoyens américains ou étrangers) comme au temps de l’absolutisme royal en France.

Il y a crime médiatique quand aucun grand média ne cherche à expliquer les raisons et les dessous de la guerre contre le terrorisme ni l’alliance des Occidentaux avec les défenseurs du terrorisme islamique (Arabie Saoudite et Qatar).

Il y a eu crime médiatique dans tous ces exemples parce que les médias mainstream ont délibérément choisi de se faire les porte-parole d’une élite à la quelle ils appartiennent ou à laquelle ils s’identifient, élite qui commet, de manière répétée, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité contraires aux valeurs des Lumières.

L’incompétence n’est pas une excuse suffisante pour écarter la responsabilité directe des médias dans les crimes que nous avons mentionnés (d’autant que les médias alternatifs ont offert ou offrent des analyses précises et pertinentes sur l’ensemble de ces événements). L’incompétence ne peut pas être, en effet, à ce point partagée, voire unanime, tandis que la soumission volontaire à la parole officielle peut l’être en raison du commun dénominateur qui caractérise l’ensemble des médias qui comptent pour forger l’opinion des bourgeois cultivés : l’idéologie atlantiste. En effet, sans une idéologie commune et puissante capable de souder ensemble les intelligences humaines les plus diverses, autant d’erreurs et d’approximations dans l’information ne pourraient pas être commises de manière répétée et à propos de la plupart des événements cruciaux.

Nul besoin ici de mentionner tous les crimes médiatiques commis par les médias atlantistes tant la liste est longue et presque sans fin. Nous voulions juste rappeler l’évidence suivante au moment où le traitement médiatique du drame syrien semble atteindre en Occident un degré d’abjection rarement égalé : la désinformation tue des innocents.

Aux citoyens de rendre leurs journalistes comptables de celle-ci lorsque cette désinformation est manifestement volontaire, à défaut d’en accepter la part d’ombre pour soi-même et de démobiliser sa conscience face à la brutalité du monde. Aux citoyens de s’organiser pour faire tomber les tyrannies médiatiques qui dominent les opinions publiques occidentales. Pour que cessent les crimes des mass media.

Guillaume de Rouville

http://lidiotduvillage.org/2012/06/13/crimes-mediatiques-ou-...

URL de cet article 16970

15 juin 2012

http://www.legrandsoir.info/crimes-mediatiques-ou-les-consequences-meurtrieres-de-la-desinformation.html

 

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


11/07/2012

n°30- 2eme et dernière partie - Journal de Libye - 12-06 au 10-07-a : - Les grandes manœuvres. 1 -


n°30- 2eme et dernière partie - Journal de Libye - 12-06 au 10-07-a  : -  Les grandes manœuvres. 1 -


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre




Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

1 Les grandes manœuvres

1-1 elwatan : Le droit de Seïf Al Islam à un procès équitable «compromis»

2 CPI

2-1 French.ruvr : La Cour pénale internationale (CPI) est préoccupée par le sort du fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam.

3 Communiqué - Amnesty International

3-1 Libye « La mainmise des milices est corrosive pour l'état de droit ».

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Guillaume de Rouville : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

5 Dossier

5-1 Benghazi en proie à une série d'attentats anti-occidentaux.

6  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 Guillaume DE ROUVILLE : La démocratie contre la paix.

7 Annexe

7-1 Pepe Escobar : BHL : L'art de la guerre, avec un verre de vin.

 



1 Les grandes manœuvres

1-1 elwatan : Le droit de Seïf Al Islam à un procès équitable «compromis»
Le droit de Seïf Al Islam à un procès équitable a été «irrémédiablement compromis», a déclaré, hier vendredi, son avocate, l’Australienne Melinda Taylor, qui a été libérée le 2 juillet dernier après avoir été détenue pendant près d’un mois en Libye.
«Indépendamment de toutes les questions concernant ma propre conduite personnelle, les droits de mon client, M. Seif Al Islam, ont été irrévocablement compromis pendant ma visite à Zenten», a déclaré Mme Taylor, lors d’une conférence de presse dans la banlieue de La Haye, à Voorburg.  L’équipe de défense de Seïf Al Islam, composée de Melinda Taylor, 36 ans, et de l’avocat désigné par la CPI, Xavier-Jean Keïta, estime que «les évènements récents ont complètement démontré qu’il sera impossible pour M. El Giueddafi d’être jugé de manière impartiale et indépendante dans les tribunaux libyens», a ajouté Mme Taylor.
Celle-ci avait été arrêtée le 7 juin en Libye avec la délégation de la
Cour pénale internationale (CPI) dont elle faisait partie, après avoir rendu visite au fils du défunt Mouammar El Gueddafi, Seïf Al Islam, emprisonné à Zenten, à 170 km au sud-ouest de Tripoli, depuis son arrestation. Seïf Al Islam, 40 ans, fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour des crimes contre l’humanité commis pendant la révolte qui a provoqué la chute puis la mort de Mouammar El Gueddafi en 2011.
Les autorités libyennes ont accusé la délégation d’atteinte à la «sécurité nationale». Mme Taylor, 36 ans, est en effet accusée d’avoir apporté un stylo-caméra lors de sa visite et d’avoir essayé de transmettre à Seïf Al Islam une lettre codée de son ancien bras droit, Mohammed Ismaïl, l’un des hommes les plus recherchés par la justice libyenne. «Les autorités libyennes ont délibérément trompé la défense au sujet de la surveillance de la rencontre avec M. El Gueddafi et elles ont saisi des documents qui étaient protégés par le secret professionnel et les consignes de la CPI», a ajouté Mme Taylor.

Outre l’avocate australienne, son interprète libanaise, Helen Assaf, et deux membres du greffe, le Russe Alexander Khodakov, 60 ans, et le chef de la section d’aide aux conseils, l’Espagnol EstebanPeraltaLosilla, 48 ans, sont également détenus, selon la CPI.
Les ex-rebelles de Zenten, qui détiennent Seïf Al Islam, ont traité les quatre employés de la CPI «avec respect et dignité», selon Mme Taylor, qui a précisé avoir pu parler avec sa famille une fois pendant ses 26 jours de détention. «Parler avec ma fille de deux ans dans de telles circonstances a été à la fois vital et déchirant», a assuré Mme Taylor.
Les autorités libyennes, qui souhaitent juger elles-mêmes Seïf Al Islam, ont déposé le 1er mai dernier une requête contestant la compétence de la CPI pour poursuivre le seul fils de l’ancien dirigeant à être détenu en Libye.

le 07.07..2012
http://www.elwatan.com/international/le-droit-de-seif-al-islam-a-un-proces-equitable-compromis-07-07-2012-177545_112.php



2 CPI

2-1 French.ruvr : La Cour pénale internationale (CPI) est préoccupée par le sort du fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam.

Les représentants de la Cour pénale internationale (CPI) sont préoccupés par le sort du fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam. C'est ce qu'a déclaré les employés de la CPI, qui ont essayé de lui rendre visite en prison à Zintan en juin, mais finalement ils ont été arrêtés à ce moment-là et libérés cette semaine. 

Actuellement, ils donnent leurs premières entrevues, qui montrent clairement que les jours du fils de Kadhafi sont comptés. Un tribunal indépendant et impartial en Libye n'est pas possible pour lui, a déclaré l'avocat de la CPI Melinda Taylor.

Les nouvelles autorités libyennes vont juger Seif al-Islam pour les crimes contre l'humanité. La CPI exige son extradition à La Haye, craignant qu'il fasse face à la vengeance chez lui.

07/07/2012

french.ruvr.ru



3 Communiqué - Amnesty International

3-1 Libye « La mainmise des milices est corrosive pour l'état de droit ».

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

La Libye risque d’être le théâtre de ces mêmes violations des droits humains qui ont conduit à la « Révolution du 17 février », à moins que les vainqueurs des élections prévues le 7 juillet ne placent au premier rang de leurs priorités le rétablissement de l’état de droit et le respect des droits fondamentaux, écrit Amnesty International jeudi 5 juillet dans un nouveau rapport.

Dans ce document intitulé Libya: rule of law or rule of militais?l’organisation affirme que près d’un an après la chute de Tripoli aux mains des révolutionnaires (thuwwar), les violations des droits humains – notamment les arrestations et détentions arbitraires, les actes de torture (y compris lorsqu'ils entraînent la mort), l’impunité pour les homicides illégaux et les déplacements forcés – mettent en péril les premières élections nationales du pays depuis le renversement du régime de Mouammar Kadhafi.

Lors d’une visite en Libye en mai et en juin, Amnesty International a constaté que des centaines de milices armées continuent d’agir au mépris de la loi, refusant d’être désarmées ou de rejoindre l’armée ou la police nationale. Le ministère de l’Intérieur a indiqué qu’il a pu démanteler quatre milices à Tripoli, ce qui représente une part infime de l’ensemble.

« Il est plus que décourageant de constater qu’après tant de mois, les autorités ont échoué de manière flagrante à briser la mainmise des milices sur la sécurité en Libye, qui se traduit par des conséquences dramatiques pour la population, touchée de plein fouet par leurs agissements, a déploré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International.

« La " Révolution du 17 février " est née de la volonté d’en finir avec la répression et l’injustice. Si rien n’est fait pour stopper les violences et l’anarchie, le danger est bien réel que la Libye se mette à reproduire et consolider les différentes formes de violations des droits humains qui prévalaient depuis 40 ans. »

Violences contre les détenus et morts en détention

Les milices continuent d’arrêter des citoyens et de les placer en détention, dans des centres non officiels tenus secrets. Malgré certaines initiatives visant à placer les centres de détention sous le contrôle des autorités centrales, on estime qu’environ 4 000 prisonniers sont toujours détenus, pour certains parfois depuis un an sans inculpation, dans des lieux hors de contrôle de ces autorités.

Les violences infligées aux prisonniers, particulièrement s’ils ont été arrêtés récemment, se poursuivent. Une mission d’enquête menée par Amnesty International a mis au jour des éléments prouvant que des passages à tabac et autres violences – s’apparentant parfois à de la torture – ont été infligés dans 12 des 15 centres de détention où elle a pu s’entretenir en privé avec des prisonniers, lors de sa dernière visite.

Parmi les méthodes de torture couramment signalées figurent la suspension dans des positions contorsionnées, les décharges électriques et les passages à tabac des heures durant à l’aide de divers objets, notamment des chaînes et des barres métalliques, des câbles électriques, des bâtons, des tuyaux en plastique, des tuyaux d’arrosage et des crosses de fusil.

Amnesty International dispose d’informations détaillées sur au moins 20 cas de prisonniers morts en détention des suites de tortures infligées par les milices depuis fin août 2011.

Affrontements armés et déplacements forcés

Les affrontements entre les milices armées qui utilisent à tort et à travers des mitrailleuses, des grenades propulsées par roquettes et d’autres armes dans des zones d’habitation continuent de faire des ravages en Libye, causant des victimes parmi des personnes qui se trouvent sur les lieux ou ne prennent pas part au conflit.

La ville de Koufra, dans le sud du pays, qui abrite des membres de la minorité tabou, a été le théâtre de trois périodes de combats entre février et juin. Selon Amnesty International, ces affrontements, qui s’accompagnent toujours de détentions arbitraires et d’actes de torture imputables à toutes les parties, creusent davantage encore les lignes de fracture au niveau régional, tribal et ethnique.

Par ailleurs, Amnesty International a vivement critiqué les autorités pour leur incapacité à résoudre la situation de communautés entières, qui ont été déplacées de force lors du conflit en 2011 et ne peuvent toujours pas rentrer dans leurs foyers, pillés et incendiés par les milices armées. Les habitants de la ville de Tawargha, à savoir 30 000 personnes, ne peuvent toujours pas rentrer chez eux.

Les étrangers en danger

D’après le rapport d’Amnesty International, les ressortissants subsahariens en Libye – particulièrement les migrants sans papiers – sont soumis à des arrestations arbitraires et placés en détention à durée illimitée, victimes de passages à tabac s’apparentant parfois à de la torture et exploités par les milices armées. Ceux qui embarquent les étrangers ne font généralement pas de distinction entre les migrants et ceux qui fuient la guerre et les persécutions dans leur pays.

La situation désespérée des migrants en Libye est exacerbée par le fait que les autorités ne combattent pas le racisme ni la xénophobie dont font l’objet les Libyens à la peau foncée et les Africains subsahariens.

Pas de justice pour les victimes

Les autorités libyennes continuent de minimiser l’ampleur et la gravité des violations des droits humains commises par les milices, les qualifiant d’actes isolés qu’il convient de considérer dans le contexte des violences subies sous le régime de Mouammar Kadhafi.

Au mois de mai, les autorités de transition ont adopté une loi qui accorde l’immunité contre toute poursuite aux thuwwar(révolutionnaires) pour les actes militaires et civils commis « dans le but d’assurer le succès de la Révolution du 17 février ou de la protéger ».

Lors d’une rencontre avec Amnesty International en juin, le procureur général libyen n’a pu donner aucune information concernant des thuwwartraduits en justice pour avoir torturé des détenus ou commis d’autres atteintes aux droits humains.

Hasna Shaeeb, 31 ans, accusée d’être fidèle à Kadhafi, a été placée en détention pendant trois jours en octobre 2011. Elle a reçu des décharges électriques, a été frappée et fouettée jusqu’à perdre connaissance et on lui a versé de l’urine dessus. Ses gardiens ont menacé de violer sa mère si elle ne passait pas aux « aveux ».

Hasna Shaeeb a été libérée sans inculpation trois jours plus tard et, depuis, a porté plainte via divers canaux. Le médecin légiste qui l’a examinée a rendu un rapport corroborant son témoignage.

À la connaissance d’Amnesty International, rien n’a été fait pour donner suite à sa plainte. Au contraire, elle a reçu une série d’appels anonymes, lourds de menaces, ainsi qu’un appel en juin de la personne qui l’avait arrêtée. En mars, en plein milieu de la nuit, des assaillants non identifiés ont ouvert le feu sur son appartement.

Demandes aux autorités libyennes pour la période post-électorale

Après l’élection, en vue de tourner la page, le Congrès national général et le gouvernement qu’il nommera doivent reconnaître publiquement l’ampleur et la gravité des atteintes aux droits humains, les condamner sans équivoque et faire savoir qu'elles ne seront plus tolérées.

« Afin de rendre hommage aux sacrifices et aux souffrances du peuple libyen, ceux qui auront la responsabilité de gouverner la nouvelle Libye doivent dire haut et fort qu’ils traduiront en justice et demanderont des comptes aux auteurs présumés de violations des droits humains, quel que soit leur grade ou leurs affiliations », a assuré Hassiba Hadj Sahraoui.

Jeudi 5 juillet 2012

Source : Service presse Amnesty International



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Guillaume de Rouville :Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Depuis la chute du mur de Berlin, l’emprise des médias atlantistes sur les opinions publiques occidentales, au lieu de décliner en raison de la disparition de la menace communiste, s’est développée au point de supprimer quasiment toutes les voix dissidentes des canaux d’information non marginaux ou alternatifs. En France, pays un peu plus rétif que ses voisins à la mainmise atlantiste, ce travaille de nettoyage médiatique a été achevé par Nicolas Sarkozy avec l’aide de personnalités néoconservatrices comme Christine Ockrent ou Philippe Val (legs sur lequel le nouveau Président très atlantiste ne reviendra évidemment pas).

Il en résulte un unanimisme de l’information dont on pourrait s’accommoder en invoquant l’imperfection des Homo Sapiens s’il n’avait pour objectif principal de cacher des crimes de masses dont les élites dirigeantes des démocraties occidentales se rendent coupables avec une impunité déconcertante.

Les crimes médiatiques sont une composante à part entière des crimes politiques plus généraux qui ensanglantent la scène internationale où nos dirigeants déchaînent leur volonté de puissance. Sans une complicité active des médias atlantistes avec les élites occidentales les guerres en Irak et en Afghanistan, le dépeçage de la Libye et la descente aux enfers de la Syrie, n’auraient pas pu être réalisés aussi facilement.

Ainsi, il y a eu crime médiatique quand l’Otan a décidé d’attaquer l’Afghanistan dans la foulée des attentats du 11-Septembre parce que les médias ont refusé sciemment d’interroger les motivations de l’administration Bush dans cette guerre et de questionner la responsabilité directe des néoconservateurs dans ces attentats.

Il y a eu crime médiatique quand les États-Unis et leurs alliés ont envahi l’Irak en 2003 parce que les médias ont relayé volontairement de fausses informations sur la présence d’armes de destruction massive.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont inventé la fable du bombardement de Benghazi par Kadhafi pour envahir la Libye, quand ils ont laissé, sans broncher, les dirigeants occidentaux, avec la caution morale de quelques intellectuels atlantistes (dont J.B. Botul), donner le pouvoir à des milices wahhabites proches d’Al-Qaeda et créer une guerre civile afin d’accomplir des objectifs géostratégiques dont les peuples d’Occident et d’Orient ne verront jamais les bénéfices (moraux ou matériels).

Il y a crime médiatique quand les médias attribuent de manière opportune la paternité des massacres en Syrie (Houla) au clan au pouvoir pour faire tomber un régime qui ne répond plus à leurs objectifs dans la région ; il y a crime médiatique quand l’Occident peut, sans que les médias ne s’en émeuvent, armer des groupes terroristes, organiser des massacres de civils et apporter la guerre civile et religieuse dans un pays en paix.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont choisi de taire le soutien des États-Unis à un coup d’État au Honduras en 2009 et que ce silence couvre les cris des torturés et des suppliciés.

Il y a un crime médiatique quand les médias passent sous silence les implications pour les libertés fondamentales de la loi NDAA votée par l’administration Obama en décembre 2011 qui autorise les détentions arbitraires (des citoyens américains ou étrangers) comme au temps de l’absolutisme royal en France.

Il y a crime médiatique quand aucun grand média ne cherche à expliquer les raisons et les dessous de la guerre contre le terrorisme ni l’alliance des Occidentaux avec les défenseurs du terrorisme islamique (Arabie Saoudite et Qatar).

Il y a eu crime médiatique dans tous ces exemples parce que les médias mainstream ont délibérément choisi de se faire les porte-parole d’une élite à la quelle ils appartiennent ou à laquelle ils s’identifient, élite qui commet, de manière répétée, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité contraires aux valeurs des Lumières.

L’incompétence n’est pas une excuse suffisante pour écarter la responsabilité directe des médias dans les crimes que nous avons mentionnés (d’autant que les médias alternatifs ont offert ou offrent des analyses précises et pertinentes sur l’ensemble de ces événements). L’incompétence ne peut pas être, en effet, à ce point partagée, voire unanime, tandis que la soumission volontaire à la parole officielle peut l’être en raison du commun dénominateur qui caractérise l’ensemble des médias qui comptent pour forger l’opinion des bourgeois cultivés : l’idéologie atlantiste. En effet, sans une idéologie commune et puissante capable de souder ensemble les intelligences humaines les plus diverses, autant d’erreurs et d’approximations dans l’information ne pourraient pas être commises de manière répétée et à propos de la plupart des événements cruciaux.

Nul besoin ici de mentionner tous les crimes médiatiques commis par les médias atlantistes tant la liste est longue et presque sans fin. Nous voulions juste rappeler l’évidence suivante au moment où le traitement médiatique du drame syrien semble atteindre en Occident un degré d’abjection rarement égalé : la désinformation tue des innocents.

Aux citoyens de rendre leurs journalistes comptables de celle-ci lorsque cette désinformation est manifestement volontaire, à défaut d’en accepter la part d’ombre pour soi-même et de démobiliser sa conscience face à la brutalité du monde. Aux citoyens de s’organiser pour faire tomber les tyrannies médiatiques qui dominent les opinions publiques occidentales. Pour que cessent les crimes des mass media.

Guillaume de Rouville

http://lidiotduvillage.org/2012/06/13/crimes-mediatiques-ou-...

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5 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Benghazi en proie à une série d'attentats anti-occidentaux.

Le Monde.fr | 15.06.

Benjamin Barthe

Benghazi est secouée depuis un mois par une série d'attentats qui prennent pour cibles des symboles de la présence ou du style de vie occidentaux en Libye. Revendiquées par d'obscures groupuscules islamistes, ces attaques qui n'ont pas fait de morts mais que les autorités semblent pour l'instant impuissantes à endiguer, suscitent une inquiétude croissante. Mardi 12 juin, le quotidien panarabe Al-Quds Al-Arabi, basé à Londres, se demandait en titre de son éditorial : "Al-Qaida s'attaque-t-il à Benghazi ?".

La préoccupation est d'autant plus grande que cette vague de violences survient à trois semaines d'une échéance cruciale pour l'avenir de la Libye post-révolutionnaire : l'élection d'une assemblée constituante, le 7 juillet, censée remplacer le Conseil national de transition (CNT), le bras politique de la rébellion anti-Kadhafi, qui pilotait jusqu'à ce jour la transition.

 

MULTIPLES ATTENTATS 

Le dernier attentat en date a visé un salon de beauté, mercredi 13 juin, dont la devanture a été mitraillée par des individus circulant en voiture. Personne n'a été blessé dans les tirs. Selon le Libya Herald, un site d'informations libyen, la propriétaire, GhazalehBahja, avait auparavant reçu des menaces d'un groupe d'hommes inconnus qui lui avait intimé de fermer sa boutique. Deux jours plus tôt, le convoi transportant l'ambassadeur britannique en Libye faisait l'objet d'une attaque à la roquette.

 

Deux de ses gardes du corps ont été blessés dans l'embuscade, qui aurait été conduite, selon une vidéo envoyée aux autorités locales, par des extrémistes se réclamant d'Al-Qaida.

 

Mardi 5 juin, c'est la mission diplomatique américaine à Benghazi, qui était victime d'un attentat à la bombe. L'explosion, qui n'a fait que de faibles dégâts, a été revendiquée par "Les brigades du cheikh emprisonné Omar Abdul Rahman", selon l'agence américaine SITE, spécialisée dans la surveillance des sites jihadistes, qui ajoute qu'elle visait à venger la mort du numéro deux d'Al-Qaida, le libyen Abou Yahya Al-Libi, tué le 4 juin par un drone américain au Pakistan.

 

Surnommé "le cheikh aveugle", âgé de 73 ans, l'égyptien Omar Abdel Rahman a été condamné en 1995 à la prison à vie par la justice américaine, pour son implication dans des projets visant à attaquer des cibles new-yorkaises.

 

Les mêmes brigades se sont attribuées la paternité de l'attaque, perpétrée le 22 mai, contre des locaux à Benghazi du Comité international de la croix rouge (CICR), accusé de se livrer à la propagation du christianisme. L'organisation humanitaire helvétique a été visée par une seconde explosion, le 12 juin, devant ses bureaux de Misrata, une ville portuaire, 150 km à l'est de Tripoli.

 

Les responsables sécuritaires de Benghazi s'efforcent de minimiser l'importance de ces attentats, qu'ils tendent à interpréter comme une manœuvre de déstabilisation, conduite par d'anciens Kadhafistes.

 

"Nos renseignements sur les groupes islamistes libyens nous incitent à penser qu'ils ne veulent pas basculer dans le terrorisme, dit Moustafa Seguesli, une figure de la révolution, nommé chef de la commission des combattants, en charge de la reconversion des ex-rebelles. Nous penchons plutôt pour la thèse du complot, fomenté par des éléments de l'ancien régime, pour discréditer les nouvelles autorités libyennes, en montrant qu'elles ne contrôlent pas le situation".

 

Selon lui, ces attaques ne justifient pas de repousser une nouvelle fois les élections, qui ont déjà été déplacées du 20 juin au 7 juillet pour des raisons techniques. "A Benghazi, la vie est normale, nos enfants vont à l'école, les restaurants sont ouverts et les affaires reprennent doucement".

 

Un journaliste local qui préfère rester anonyme critique cette approche : "Les autorités nous servent l'argument de la cinquième colonne à chaque fois qu'il y a un problème, dit-il. Elle ne veulent pas admettre qu'il y a un problème d'intégrisme car elles n'ont ni la volonté ni la capacité de trouver la solution".

 

"LA FORCE DES MILICES ARMÉES NE CESSE DE CROÎTRE"

 

De fait, le gouvernement du premier ministre Abderrahim Al-Kib, désigné à l'automne par le CNT, paraît démuni face à la masse d'armes en circulation. Le programme de démobilisation des anciens "thuwar" (rebelles) et d'intégration dans les structures du ministère de la défense ou de l'intérieur, traîne en longueur.

 

"Le pouvoir central est quasi absent, faible et incapable de contrôler la plupart des zones de Libye alors que la force des milices armées ne cesse de croître", s'inquiétait l'éditorial d'Al-Quds Al-Arabi.

 

Faute de réponse des autorités, la société civile de Benghazi n'hésite pas à prendre l'initiative. Jeudi 7 juin, plusieurs centaines d'islamistes armés, débarqués de Derna, bastion de l'extrémisme religieux libyen, à l'est de Benghazi, mais aussi d'autres villes de la côte, ont organisé une démonstration de force, en investissant la Place de la libération, là même où la révolution a commencé en février 2011.

 

La kalachnikov en bandoulière, juchés sur des batteries anti-aériennes installées sur des pick-up, ils agitaient des drapeaux noirs et brandissaient des bannières portant des slogans hostiles aux élections : "La démocratie est un système occidental et non islamique", "La démocratie est athée".

 

Choqué par l'irruption de ces fanatiques dans un lieu aussi emblématique, des habitants de Benghazi ont rapidement afflué sur la place. Aux cris de "La Libye est unie", "La Libye n'est pas l'Afghanistan", ils ont réussi à refouler peu à peu les intrus. Le lendemain soir, pour bien marquer leur victoire sur les intégristes, des jeunes de Benghazi organisaient un concert de rap dans un jardin du centre ville.

Benjamin Barthelemy Tchepnang 

Source :  Le Monde.fr | 15.06.

http://www.lemonde.fr/libye/article/2012/06/15/benghazi-en-proie-a-une-serie-d-attentats-anti-occidentaux_1719481_1496980.html

 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

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6-1 Guillaume DE ROUVILLE :La démocratie contre la paix.

Les preuves de l’instrumentalisation par l’Occident du terrorisme islamique à des fins géopolitiques, notamment dans les conflits libyen et syrien, s’amoncellent, et pourtant l’opinion publique occidentale continue à soutenir l’idée que nos dirigeants défendent la démocratie contre la tyrannie dans ces régions du monde.

L’Occident peut ainsi s’allier ouvertement avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, principaux pourvoyeurs de fonds aux mouvements terroristes islamistes dans le monde, leur fournir des armes, un appui logistique, des images satellites, des informations stratégiques et un soutien diplomatique sans faille, les opinions publiques refusent de voir la réalité en face et préfèrent penser que ces actions sont motivées par les valeurs démocratiques qui fondent nos sociétés.

Pour ces opinions publiques, mettre en avant le jeu pervers des Occidentaux en Orient ce n’est pas dire la vérité, c’est soutenir Assad ou Kadhafi et faire le jeu des dictatures. Ce n’est pas expliquer le monde tel qu’il fonctionne devant nos yeux avec ses complexités et ses manipulations, ses enjeux géopolitiques et les calculs cyniques de ses principaux acteurs, c’est prendre parti contre des mouvements démocratiques.

Quand les démocraties occidentales soutiennent et répandent la guerre et la terreur, comme en Libye ou en Syrie, avec les pires alliés que l’on puisse imaginer pour aller planter le drapeau de la démocratie en terres étrangères, ne faut-il pas être du côté de la paix et lutter contre les dérives de la démocratie occidentale au nom même des valeurs qu’elle est sensée représenter ? La paix n’est-elle pas un bien commun tout aussi important que cet autre bien commun qu’est la démocratie ? Quand la démocratie n’est qu’un prétexte pour des appétits prédateurs sans limite (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie), appétits qui se traduisent par des massacres de masse de populations civiles innocentes, quand la démocratie sert d’appât pour attraper un peuple à la gorge et le jeter dans un cycle de violences dont ne sortiront que la misère, le chaos et l’asservissement généralisés, ne faut-il pas prendre la défense de la paix contre la démocratie, quoiqu’il en coûte pour sa propre réputation ?

Car il ne s’agit évidemment pas de défendre des dictateurs (comme d’habiles rhéteurs aiment à le répéter), nos dirigeants le font très bien à notre place, aussi longtemps d’ailleurs que ces dictateurs financent leurs actions ou hochent de la tête au pillage des ressources naturelles de leur pays. Il s’agit de répondre au bourgeois cultivé (celui qui lit Le Monde, le Guardian ou le New York Times et croit y trouver une description de la réalité) vivant dans les beaux quartiers de Paris, de Londres ou de New York, qui ne comprend pas que l’on puisse s’horrifier des stratégies employées pour faire tomber un dictateur. Il n’a jamais eu à se battre pour la démocratie, il l’a reçue en héritage et on l’a gavé depuis sa plus jeune enfance avec des valeurs démocratiques qui sont pour lui plus une jouissance qu’un devoir ou une obligation. Pour se sentir un citoyen méritant il n’a qu’à se soumettre avec nonchalance à la société de consommation et du spectacle et à aller voter de temps à autre pour le bonimenteur le plus présentable. Il n’y a pas de mal à cela ; c’est ainsi que vont les choses en démocratie et nous ne revendiquons pas d’autre régime politique pour gouverner le troupeau de consommateurs que nous sommes.

Ce que nous souhaitons simplement souligner, c’est que les rentiers de la démocratie (dont nous faisons partie) n’ont aucun mérite particulier dans l’essor ni dans l’existence de la démocratie occidentale et de ses valeurs. Alors, quand sans aucune nuance, tel ou tel d’entre eux approuve des guerres qui apportent la ruine, la terreur et le chaos dans des pays non démocratiques, on a envie de lui dire, “va là-bas, va t’engager aux côtés des rebelles salafistes et va admirer les massacres, les haines ethno-religieuses s’élever sur le cadavre de la laïcité, va contempler les enfants se faire trancher la tête et dis-moi s’il faut nécessairement en passer par là pour mériter la démocratie” ? Car, apparemment, pour ces rentiers, pour ces enfants gâtés de la démocratie, il s’agit juste de la mériter, pas de l’avoir, ni d’en profiter.

Si seulement cette démocratie était la promesse du sang versé et des souffrances endurées, on pourrait, en effet, comprendre l’envie du bourgeois cultivé de clouer le bec aux diseurs de mauvaise fortune et autres trouble-fête ou rabat-joie qui prennent la démocratie trop au sérieux pour jouer avec elle. Mais elle n’est, comme on l’a dit, que le prétexte d’un jeu géopolitique où l’Occident s’est allié avec des islamistes radicaux financés par l’Arabie Saoudite et le Qatar pour détruire des États-nations laïques sur des bases ethno-religieuses afin, notamment, de contrer l’influence chinoise et russe et de s’assurer l’accès à un certain nombre de ressources naturelles. On ne bâtit pas la démocratie sur le sectarisme religieux, sur le démembrement des États-nations, en envahissant un pays, en ruinant son infrastructure, en y apportant le libéralisme le plus pur (comme en Irak et en Libye), en donnant le pouvoir aux légions wahhabites qui défendent un islam intolérant et moyenâgeux. C’est mensonger et criminel de le prétendre ou de feindre de l’ignorer. À la place de la démocratie nous avons installé des fosses communes dans lesquelles nous avons jeté pêle-mêle des civils innocents et le cadavre de la paix.

Créer des guerres civiles dans des pays en paix : voila en un mot la responsabilité morale du bourgeois cultivé, rentier de la démocratie qui, dans le confort de ses certitudes sans conséquences pour lui, soutient l’impérialisme humanitaire de nos grands commis. Il y a beaucoup d’irresponsabilité et de morgue dans cette attitude qui consiste à soutenir la terreur wahhabite au nom des valeurs des Lumières et à faire de la démocratie occidentale un instrument de jouissance pour soi et de malheur pour les autres.

Comment expliquer l’aveuglement volontaire des bourgeois cultivés qui forment la masse inerte de nos opinions publiques, celle dont l’élite se joue pour fabriquer le consentement général ?

Peut-être que l’explication se trouve dans ce que nous appelons “l’ambiguïté démocratique” ou le “paradoxe démocratique” : la démocratie est à la fois le meilleur régime et celui qui permet le mieux de faire la guerre au nom de la paix, de tuer au nom des droits de l’homme, de persécuter au nom de la liberté individuelle, de conquérir des pays au nom des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il semble qu’il y ait un caractère orwellien inhérent à la démocratie, en raison de l’image de vertu qui lui colle à la peau et qui permet, sans forcer les gens, de leur faire accepter l’inacceptable. La domination d’une élite y est discrète, invisible, sans violence excessive. On peut limiter la répression à quelques individus, torturer essentiellement ceux qui n’ont pas la qualité de citoyens (10 000 Musulmans étrangers torturés pour un Bradley Manning). L’élite démocratique ne dépend pas d’un tyran identifiable dont il suffirait de couper la tête pour remettre en cause l’ordre établi. En démocratie, la domination d’une minorité semble être le résultat d’un consentement général que l’on appelle souveraineté du peuple. L’oligarchie parvient à vendre à l’opinion publique son credo libéral, la financiarisation de son économie qui tue ses emplois, des guerres d’agression qui ne profitent qu’à une minorité, des explications du monde qui ne résistent pas à l’examen critique (11-Septembre, guerre contre le terrorisme), etc. La démocratie semble ainsi être, entre les mains de nos élites, l’instrument le plus efficace qui leur permet de se maintenir au pouvoir et d’accomplir des politiques contraires à l’intérêt général au nom même de cet intérêt général. Comme nous l’exposons dans La Démocratie ambiguë (1) : le sentiment commun est que la démocratie est infaillible, que les dirigeants ne nous trompent pas, que les médias ne nous manipulent pas. Nous évacuons toute pensée contraire comme ‘théorie du complot’, absurde paranoïa d’illuminés du Web. Le simple questionnement de la version officielle est synonyme de folie.

Il est quasiment impossible de démontrer aux citoyens d’un régime démocratique que leur pays peut, dans telle ou telle situation, incarner le mal. Les citoyens vivant en démocratie ne parviennent pas à être soupçonneux de leurs dirigeants ; ils sont de candides consommateurs qui ne peuvent pas admettre que la démocratie puissent faire le mal, car, si elle le faisait, ils ne vivraient plus dans cette démocratie immaculée qu’on leur vend, ils devraient, par conséquent, douter de la nature du régime dans lequel ils vivent, et cela, ils en sont psychologiquement et moralement incapables. À force de leur répéter qu’ils vivent en démocratie on leur a ôté l’appareil critique qui leur permettrait de voir les limites de cette affirmation.

L’esprit critique semble impuissant à renverser cette image trop flatteuse que nous avons de nos propres démocraties. Il faut avoir un esprit dissident, et pas seulement critique, pour ne pas se satisfaire de l’apparence démocratique et pour exiger que la chose corresponde au mot.

Ainsi, pour revenir sur le cas syrien, il est difficile pour la Russie ou la Chine de soutenir Bachar el-Assad car on assimile leur soutien à celui d’un régime dictatorial qui commet des crimes contre l’humanité. En revanche, et c’est là que le paradoxe apparaît, il est semble naturel et moral pour les États-Unis et leurs alliés occidentaux de soutenir les légions wahhabites (qui commettent également des crimes contre l’humanité - 2), car étant des démocraties, les États-Unis et leurs alliés ne pourraient pas vouloir le mal. Qu’importe que l’Occident utilise la guerre comme moyen de domination (en Afrique et au Moyen-orient par exemple) et que la Russie et la Chine aient principalement recours au développement économique, la morale semble toujours du côté de la ‘démocratie’.

Souligner la complexité d’une situation et expliquer l’instrumentalisation de l’idéal démocratique par les élites occidentales, plutôt que de proposer une vision monolithique d’un conflit, c’est faire honneur aux valeurs démocratiques de discussions et de libre réflexion. Que ceux qui se posent des questions se fassent insulter et traiter d’auxiliaires des dictateurs par les bourgeois cultivés est certainement triste, mais ne doit pas les décourager de continuer à faire des efforts de compréhension et d’explication et à défendre la paix contre les fausses promesses des apprentis sorciers de la démocratie qui promeuvent, sur le mode orwellien, la paix éternelle par des guerres perpétuelles et les vertus démocratiques par des crimes de masse.

Guillaume de Rouville

http://lidiotduvillage.org/2012/06/26/la-democratie-contre-l...

(1) La Démocratie ambiguë, Guillaume de Rouville, Éditions Cheap, juin 2012.

(2) Et sans doute de manière plus systématique.

URL de cet article 17088

27 juin 2012

http://www.legrandsoir.info/la-democratie-contre-la-paix.html



7 Annexe

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7-1 Pepe Escobar : BHL : L'art de la guerre, avec un verre de vin.

PARIS- Elle se trouvait là, dans un coin discret, jamais repérée par les hordes de touristes : ma petite table favorite depuis les années 80 au Café de Flore à Saint-Germain.

J'en ai pris possession, j'ai commandé un croque-monsieur et un verre de Chablis, et j'ai repris mes activités, en lisant et en regardant le monde passer devant moi pour la première fois depuis la chute du Roi Sarko.

Première impression : où diable mon bouquiniste peut-il bien se trouver ?

La vénérable librairie La Hune, juste au milieu de mon angle de vision, semblait avoir été frappée par le feu de l'enfer. Zeus merci, elle avait déménagé pas loin. Deuxième impression plus prometteuse : BHL ne se trouvait pas au Flore. En fait, le philosophe français Bernard-Henri Lévy, alias BHL, était occupé ailleurs à assurer la promotion de sa prochaine guerre.
BHL n'est pas simplement un philosophe/écrivain/cinéaste, il est avant tout le patron exécutif d'une gigantesque opération de relations publiques montée à la gloire perpétuelle de lui-même. Il dirige pratiquement l'arène culturelle française, de la même manière que Christopher Hitchens pensait faire la pluie et le beau temps aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Pouvons-nous vivre dans la médiocrité ? Si seulement Sartre était encore vivant pour renvoyer BHL d'un coup de pied dans le derrière vers son jardin d'enfants intellectuel ! BHL s'est rendu dernièrement au Festival du film de Cannes en emportant dans ses bagages quelques rebelles otanesques libyens en guise d'animaux de compagnie - des compagnons de son aventure de « libération », comme Moustafa El-Zagizli, de Bengazi, fièrement présenté comme le « prince des chabab », et le général Ramadan Zarmouth, de Misurata.

Le colonel Kadhafi avait l'habitude de planter ses tentes à Rome et de faire embrasser ses magnifiques robes par les potentats occidentaux. Les rebelles otanesques libyens, pour leur part, étaient abasourdis et troublés par leur expérience explosive des tapis rouges de Cannes.

Fait décisif, en compagnie de ses Libyens favoris, qui maugréaient contre « l'unité de la révolution », BHL avait également emmené avec lui - qui d'autre ? - ses Syriens favoris, deux Kurdes, des personnages louches en lunettes noires, dont les têtes étaient enveloppées dans des drapeaux syriens. Ils étaient décrits comme « des combattants qui avaient fui la Syrie en cachette, il y a seulement quelques heures, pour découvrir Le Serment de Tobrouk ».  

Nous avons donc là le sioniste certifié BHL, emmenant avec lui ses Arabes de service pour visionner la première mondiale de son nouveau film. Oui, toute cette affaire devait faire partie d'un autre exercice de glorification de BHL. Après avoir gagné pratiquement à lui tout seul la guerre de Libye - selon son propre « récit » - BHL a maintenant insisté sur le fait que « ce qui a été fait à Bengazi ne fut pas plus facile que ce qui devrait être fait à Homs ». Garçon ! Apportez-moi un changement de régime avec mon Chablis !

 

La guerre, c'est moi

Quant au film, diffusé sur les écrans en France et déjà vendu au marché nord-américain, il pourrait aspirer à se qualifier comme pièce surréaliste digne d'Alfred Jarry. Mais en tant que paon hyperactif, BHL n'a pas la moindre faculté d'autocritique, et ce qui reste est un BHL cinéaste se filmant lui-même en tant que réalisateur de l'Histoire en marche. Voilà comment une tradition littéraire et philosophique française vieille de plusieurs siècles se termine : L'Intellectuel est devenu un va-t-en guerre.

En voix off - quelle autre ? - celle de BHL non-stop : un monologue néo-proustien débité qui flirte avec Sun Tzu. BHL parcourt les rues de Bengazi à la recherche d'un héro rebelle postmoderne, et il le trouve en la personne d'Abdul OTAN Jalil.

La scène est à présent installée pour que BHL d'Arabie joue son épopée libératoire, constamment vêtu d'une veste noire, d'une chemise blanche Charvet méticuleusement ouverte pour montrer sa peau blanche, et un téléphone satellitaire collé sur son oreille, depuis les déserts et les montagnes jusqu'aux salons du Palais de l'Elysée et - bien sûr - le Café de Flore qui se révèle à une délégation libyenne éblouie.

Tous, du Roi Sarko à la Reine Hillary « Nous sommes venus, nous avons vu, et il mourut » Clinton et à David Cameron d'Arabie, sont manipulés pour servir d'extras dans une guerre de libération concoctée par BHL. Qui a réellement envie de savoir ce qu'il s'est réellement passé en Libye, comme l'Asia Times Online l'a rapporté pendant des mois ?

BHL rejoue inévitablement le coup de fil tristement célèbre qui aurait converti le Roi Sarko au changement de régime. Sarko lui-même a nourri ce mythe, en déclarant à la télé française en mars 2011 comment cet appel téléphonique l'avait conduit à rencontrer les rebelles de l'OTAN et à démarrer l'offensive franco-britannique. Foutaise ! Le changement de régime avait déjà été décidé à Paris depuis octobre 2010, lorsque le chef du protocole de Kadhafi s'était enfui de Libye pour se réfugier en France.

Maintenant, BHL est très occupé à rappeler au nouveau président français François Hollande « la France fera-t-elle pour Houla et Homs ce qu'elle a fait pour Bengazi et Misurata ? ». Eh bien, la coalition des volontaires est déjà en place : la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Turquie et la Ligue Arabe contrôlée par le Conseil de Coopération du Golfe ! Ils se nomment eux-mêmes « les Amis de la Syrie » et décideront des prochaines étapes du changement de régime, à Paris début juillet.

BHL concède que « sauver l'euro est une obligation impérieuse », mais le drame grec pourrait ne pas empêcher Hollande de passer un coup de fil, exactement comme BHL l'a fait averc son prédécesseur le Roi Sarko, pour convaincre la Russie et la Chine que l'Etat terroriste syrien relève du passé. Evidemment, BHL ne reconnaîtra jamais la nature terroriste de l'Etat israélien envers les Palestiniens, même s'il était sur le point de se faire écraser par un char de Tsahal. De toute façon, si Hollande cale, BHL se tournera vers David Cameron d'Arabie.

BHL insiste pour dire qu'il a réalisé Le Serment de Tobrouk pour la Syrie. En Libye, dit-il, il y avait « une réelle coalition avec les pays arabes, qui impliquait les forces émiraties et qataries ».

Pour l'Emir du Qatar, le Serment de Tobrouk devrait être perçu comme une comédie musicale façon « The Sound of Music ». Après tout, le Qatar a déjà acheté la moitié de la Place Vendôme, une bonne partie des Champs-Élysées et presque tout entre Madeleine et Opéra.

BHL pourrait faire pire que passer lui-même un coup de fil à l'Emir francophile pour lui demander de financer sa prochaine guerre. Mais dites donc, le Qatar arme déjà les rebelles syriens ! Prochaine étape pour BHL? L'Iran

Merci à Questions critiques
Source: http://atimes.com/atimes/Middle_East/NF14Ak02.html
Date de parution de l'article original: 14/06/2012
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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



10/07/2012

Subject: n°29 - Journal de Libye - 12-06 au 10-07 -mm1n- Le Soleil Noir de l'Occident se lève sur la Libye. 12-06 au 10-07 - 1ere partie

 


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deLibye

                   n°29                                                               12-06 au10-07

        C.De broeder & M.Lemaire

1ere partie 



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c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

1 Lutte pour la libération du territoire

 2 Politique

a) Politique Libyenne

3  Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

7 Brèves

8 Dossiers

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

10 Analyse - Géopolitique et stratégie- Réflexion

11 Annexe

 



Tiré à part

Le Soleil Noir de l'Occident se lève sur la Libye.

L'intervention occidentale de 2011 en Libye, illustre, jusqu'à la caricature, à la fois l'impérialisme humanitaire dont peuvent faire preuve les démocraties et l'aveuglement plus ou moins volontaire des grands médias démocratiques sur les arrières-pensées géostratégiques, pourtant faciles à déceler, des puissances occidentales. Au moment où nous rédigeons ces lignes les informations sont encore parcellaires et il faut bien se garder de porter un jugement définitif sur les événements qui s'y déroulent. Mais, on peut déjà, à grands traits, et sur la base d'éléments factuels rendus publics, présenter une version des faits radicalement différente de celle qui nous est servie par les protagonistes occidentaux et leurs relais médiatiques.

Tout commence en 2006 quand Kadhafi réprime dans le sang (14 morts parmi les manifestants) une révolte islamiste à Benghazi, avec la bénédiction des Occidentaux qui ont œuvré, depuis 2004, pour faire du dirigeant libyen un homme fréquentable. Quelques années plus tard, mi février 2011, a lieu, toujours à Benghazi, une manifestation des parents des prisonniers 'politiques' de la révolte de 2006 qui demandent leur libération. À cette occasion, des échauffourées entre manifestants et forces de l'ordre font une dizaine de morts. À partir de là tout s'enchaîne à merveille pour les Occidentaux, qui vont entrer en scène pour impulser le déroulement des événements en leur faveur, après avoir 'subi' les révoltes arabes de Tunisie et d'Égypte qui ont fait tomber leurs amis autocrates (1).

Très vite on nous présente devant les caméras quelques 'foules' clairsemées de rebelles qui, curieusement, ressemblent plus à des soldats et à des islamistes poussant à la guerre civile qu'à des étudiants pacifiques réclamant, comme on a pu le voir en Tunisie et en Égypte, la démocratie téléphones portables à la main. On fait illusion avec quelques centaines de personnes pour annoncer un soulèvement général qui n'a pas lieu. Le soulèvement est circonscrit à une ou deux villes (principalement Benghazi et Derna, toutes deux situées en Cyrénaïque) connues pour leur insoumission au pouvoir central et leur proximité avec les mouvements islamistes les plus extrémistes de la région (2). Al Jazeera, chaîne d'un émir du Qatar (précieux allié des États-Unis dans la péninsule arabique) qui avait pourtant couvert très largement les révoltes arabes en Tunisie et en Égypte, est incapable de nous montrer les foules en délires démocratiques à Benghazi ou ailleurs sur le territoire libyen. Au lieu de cela, on voit quelques rebelles de Benghazi maniant des armes lourdes ou conduisant des chars et l'ancien ministre du Protocole de Kadhafi, Nuri Mesmari, sur fond de Tour Eiffel, appelant à la révolution contre son ancien maître, au nom de droits de l'homme qu'il n'a jamais défendus : celui-ci s'est réfugié en France en novembre 2010, plusieurs mois avant que le vent de révolte ne porte le trouble dans les oligarchies arabes. La chaîne qatarie affirme que le 21 février des avions et des hélicoptères de Kadhafi auraient ouvert le feu contre des manifestants, sans, cependant, pouvoir fournir une seule image pour appuyer ses affirmations, en dépit de la présence sur place de ses journalistes. Pour prix de sa coopération avec les insurgés de Benghazi, Al Jazeera sera, quelques semaines plus tard, mandatée par les rebelles pour créer une nouvelle chaîne nationale libyenne.

On reconnaît (dès le 10 mars 2011 pour la France (3)) un Conseil National de Transition, formation politique hétéroclite qui se divise en deux parties inconciliables : d'un côté, les anciens cadres de Kadhafi ayant senti le vent tourner et plutôt de tendance laïque (dont le Ministre de la Justice du dictateur jusqu'au 21 février 2011, Mustafa Abdel Jalil, Ministre qui avait supervisé, avec le Ministre de l'Intérieur, la torture des infirmières Bulgares libérées grâce à l'intervention de Nicolas Sarkozy et qui a été désigné par Amnesty International comme un homme particulièrement infréquentable ; et Abdul Fatah Younis, ancien Ministre de l'Intérieur de Kadhafi et auparavant chef de la police politique) ; de l'autre, des fondamentalistes (4) qui réclament la Charia (dont l'un des principaux dirigeants du Conseil, al-Hasidi) et dont les mouvements ont fourni les plus importants contingents de djihadistes en Irak de la part d'un pays étranger (5). Ni les uns ni les autres n'ont un passé de militants des droits de l'homme, mais qu'importe, les démocraties savent transformer le djihadiste en démocrate, l'islamiste terroriste en musulman modéré ami de l'Occident s'il le faut. D'une certaine manière, les rebelles libyens ressemblent aux rebelles kosovars, mafieux avérés et terroristes reconnus, mais amis providentiels instrumentalisés par l'Occident pour appuyer leurs guerres. Les Occidentaux semblent, en outre, rejouer en Libye le pari afghan : on s'allie avec l'ennemi de demain pour combattre l'ennemi d'aujourd'hui (sauf que l'ennemi de demain - les islamistes - c'est déjà l'ennemi d'aujourd'hui, du moins si l'on en croit les raisons de notre présence en Afghanistan !). Que des membres éminents du Conseil National de Transition aient des liens avec les mouvances terroristes islamistes et peut-être, même, avec al-Qaïda, ne semble guère émouvoir nos experts en géostratégie et spécialistes de la guerre contre le terrorisme.

On passe un marché avec certains membres de la Ligue des États Arabes (6) pour donner l'impression que le monde arabe est derrière l'intervention occidentale : on oublie de mentionner que la Ligue des États Arabes est un club de dictateurs dont l'Arabie Saoudite est l'un des membres les plus influents et que cette dernière, en échange d'une acceptation de principe, a été mandatée pour aller écraser dans le sang, au même instant, une autre révolte populaire, au Bahreïn, celle-ci réelle et de grande ampleur, avec la bénédiction des Occidentaux, dans le silence médiatique le plus total. Il était inconcevable pour les États-Unis et l'Arabie Saoudite de laisser les dirigeants sunnites du Bahreïn céder aux revendications des foules chiites -70% de la population- vues comme les alliées potentielles des Iraniens. Rappelons également que le Bahreïn est le port d'attache de la 5ième flotte américaine. Les militants des droits de l'homme du Bahreïn ont été arrêtés, torturés et exécutés. Les dirigeants de l'opposition et les principaux représentants des manifestations vont bientôt être jugés et sans doute condamnés à mort. Le 19 mai 2011, le prince régnant du Bahreïn était chaleureusement accueilli par le premier Ministre Britannique au 10 Downing Street pour parler des affaires du monde, comme si de rien n'était. On prend également soin de ne pas mentionner que seulement 9 des 22 membres de la Ligue des États Arabes ont donné leur accord pour 'une zone d'exclusion aérienne' afin de protéger les populations civiles qui seraient la cibles des folies de son dirigeant (les autres membres étant absents lors du vote). Ils n'ont, par ailleurs, jamais donné leur accord pour une intervention au sol de l'OTAN (sans doute inévitable), ni pour armer la rébellion (une réalité dès le début du conflit (7)).

On sur-représente un soulèvement pour rendre nécessaire une intervention que l'on qualifie dans un premier temps d'humanitaire et que l'on prétend limitée à un pont aérien destiné à protéger les civils des bombardements du dictateur. On jure que ce seront les Nations unies qui interviendront et qu'il n'y aura pas de troupes au sol. On annonce et répète en boucle sur tous les médias que les bombardements de Kadhafi ont fait plus de 6000 morts en quelques jours (dont 3000 à Tripoli (8)). Le nombre de '6000' morts a été avancé dès le 2 mars 2011 par le tout nouveau porte-parole de la Ligue libyenne des droits de l'Homme, Ali Zeidan, à ce point proche de la rébellion qu'il est également le porte-parole du Conseil National de Transition ! Quelques jours plus tôt (le 28 février), pressentant sans doute qu'un 'génocide' serait en cours, on fait entrer en scène l'ONU, par l'intermédiaire de son Secrétaire Général, Ban Ki-moon, qui, à la sortie d'une visite du mémorial sur l'Holocauste à Washington, fait une déclaration dans laquelle il ose un parallèle entre les bombardements supposés du régime libyen sur son peuple et le génocide perpétré par les nazis (9). Il annoncera plus tard que le Conseil de Sécurité des Nations unies devra également poursuivre le tyran devant la Cour Pénale Internationale pour crimes contre l'humanité (ce qui sera chose faite avant la fin du mois de mai 2011, le Conseil de Sécurité ayant saisi le Procureur de la Cour - Luis Moreno-Ocampo - à cet effet, Procureur qui s'exécutera immédiatement).

Qu'importe que, quelques semaines plus tard, on apprenne que les bombardements contre les foules démocratiques n'ont pas eu lieu. Le spectre de Timisoara (les fameux faux charniers du dictateur roumain Ceauşescu) est de retour. Mais les médias dominants ne reprendront pas la nouvelle. On ne niera pas la répression sanglante, mais il convient d'en mesurer la portée : puisque Kadhafi était devenu l'ami des Occidentaux, c'est que nous avions pardonné son passé (à tort d'ailleurs). Ainsi, l'intervention de 2011 n'est pas basée sur ses crimes passés qui ont, en quelque sorte, été absous par les Occidentaux, mais sur la répression supposée de la rébellion de Benghazi et les '6000' victimes qui en ont résulté. Mais, on le sait, les chiffres ont été manipulés (10) et la répression peut, d'une certaine manière, être analysée comme une réponse à un défi militaire orchestré par des Occidentaux appuyant un clan non-démocratique dans le cadre d'une guerre civile provoquée. Face à deux mouvances non-démocratiques, toutes deux responsables de crimes de guerre (11), pourquoi les Occidentaux devraient-ils choisir l'un des deux camps ? Ne peuvent-ils pas se contenter d'appuyer des forces démocratiques crédibles sans vouloir en tirer un profit géopolitique pour eux-mêmes ? Les opinions publiques occidentales, sont, sans aucun doute, prêtes à aider les démocrates sincères des révoltes arabes, sans réclamer en échange autre chose qu'un peu de reconnaissance et le témoignage de l'amitié entre les peuples.

  

Enfin, au lieu de l'ONU on voit finalement l'OTAN intervenir. Derrière l'OTAN ce sont les États-Unis qui pilotent les opérations militaires depuis leur base de Stuttgart (en Allemagne), base chargée de leurs opérations militaires pour l'ensemble de l'Afrique (il s'agit, plus précisément, de l'Africom, ou centre de commandement unifié américain pour l'Afrique, que la Libye a effrontément refusé de rejoindre en 2007, à la différence de la quasi-totalité des pays africains). Mais, pour ne pas froisser une opinion publique américaine échaudées par l'Irak et l'Afghanistan, les États-Unis préfèrent laisser les premiers rôles médiatiques à leurs subalternes français et britanniques, qui voient là une occasion de bomber le torse à moindre frais. Et, en dépit des dénégations de ses dirigeants, l'intervention au sol commence dès le début des opérations aériennes de l'OTAN, des membres des forces spéciales françaises et britanniques aidant les insurgés à manier les armes lourdes dès le début de la rébellion (13).

Ainsi, on attise les tensions entre tribus et clans politiques (Kadhafi s'appuie sur les tribus de l'Ouest, du Centre et du Sud -les Fezzans-, qui s'opposent depuis longtemps aux Harabi et aux El-Obeidat identifiés à l'ex-classe dirigeante du temps de la monarchie) dans un pays étranger jusqu'à créer et nourrir une guerre civile au nom des droits de l'homme, comme l'avait fait autrefois la France au Biafra dans les années 1960. On arme une partie contre une autre en tenant soin de ne pas permettre à l'une d'entre elles d'écraser définitivement son adversaire. On démembre l'État, comme en Irak, avec l'intention, sans doute, de créer plusieurs entités indépendantes, mais pas assez fortes pour se dispenser de l'aide et de la protection des Occidentaux. On s'accapare, avec l'aval de l'ONU, une partie des fonds souverains libyens (14) (plus de 35 milliards de dollars pour les États-Unis, le même montant pour l'Europe - les fonds en question ne sont pas ceux de Kadhafi, mais ceux de la Banque Centrale Libyenne et de la compagnie nationale de pétrole) qu'on prétend destinés à la reconstruction d'un pays dont on est le principal destructeur. Il ne serait pas surprenant que nous utilisions ces fonds pour financer nos propres entreprises et pour acheter les alliances nécessaires à nos fins, comme l'ont fait les États-Unis en Irak en toute impunité.

On met également fin, de la sorte, à une tentative d'indépendance financière de l'Afrique dans laquelle la Libye jouait un rôle majeur. En effet, les investissements libyens (300 millions de dollars) ont permis la réalisation et la mise en orbite (en 2007) du premier satellite de télécommunications de la RegionalAfrican Satellite Communications Organization qui ouvre, enfin, aux pays africains, l'espoir de devenir moins dépendants des réseaux satellitaires occidentaux (et notamment du réseau satellitaire européen qui coûtait au continent africain plus de 500 millions de dollars par an). Également importants ont été les investissements de la Libye dans les organismes financiers et de développement créés par l'Union Africaine : la Banque africaine d'investissement, dont le siège est à Tripoli ; le Fonds monétaire africain (dont la Libye est le principal contributeur avec l'Algérie (15)) et qui était destiné à contourner les orientations néolibérales du FMI dès 2011 et, enfin, la Banque centrale africaine qui a pour ambition de créer une monnaie africaine pour l'ensemble du continent au grand dam, notamment, des défenseurs du Franc CFA. De leur côté, les États-Unis voyaient d'un mauvais œil le soutien apporté par le Guide libyen au projet de Dominique Strauss-Kahn, alors directeur du FMI, de faire des Droits de Tirage Spéciaux, émis par l'institution, une monnaie internationale pouvant, à terme, concurrencer le dollar, dans certaines régions du monde. Les fonds souverains libyens, détournés par les Occidentaux, ne viendront plus financer ces organismes de manière indépendante pour l'Afrique. C'est un coup dur porté au continent africain. L'Occident envoie un signal fort à ses amis tyrans qui auraient quelques velléités d'indépendance à son égard : 'tenez vos promesses envers nos oligarchies, ou dégagez'.

  

Dès avril 2011, sous la houlette bienveillante des puissances occidentales, les insurgés de Benghazi, curieusement pressés, diligents et bien inspirés,ont créé une banque centrale (avec l'aide de la banque HSBC) et une nouvelle compagnie nationale du pétrole (la LibyanOilCompany), toutes deux indépendantes du pouvoir central de Tripoli. Ils ont annoncé leur intention de privatiser, à terme, la LibyanOilCompany. Les contrats pétroliers en faveur des Occidentaux ont été renégociés dans la foulée, dans des termes beaucoup plus avantageux pour ces derniers que du temps de la splendeur de leur ami Kadhafi. La gestion de la LibyanOilCompany a été confiée au Qatar. Dès le 29 mars 2011, les Occidentaux décident lors du sommet de Londres que les insurgés seront autorisés à exporter à leur profit le pétrole du pays (17). La guerre humanitaire est, décidément, une affaire bien lucrative pour certains milieux qui n'attendent pas l'issue de la guerre pour négocier leur part du butin.

Il ne faudra pas s'étonner de voir, à moyen terme, les États-Unis installer des relais puis des bases militaires sur le territoire libyen. Il ne faudra pas non plus jouer l'étonnement si une grande partie des industries libyennes est privatisée au profit de grands groupes occidentaux dans les mois qui viennent. L'opération 'Aube de l'Odyssée' (18) n'est que le début du long voyage de l'OTAN pour conquérir l'Afrique militairement, à défaut de savoir comment y investir pour l'avenir de ses populations. Face aux révoltes démocratiques inattendues des sociétés tunisienne et égyptienne qui n'ont pas reçu le soutien des dirigeants démocrates, ces derniers ont préféré prendre les devants en Libye pour reprendre la main sur l'échiquier géopolitique régional. Les Occidentaux sont en pleine guerre froide avec la Chine en Afrique et avec l'Iran chiite dans la péninsule arabique toute proche ; les Libyens semblent devoir en payer le prix sous l'œil passif des opinions publiques occidentales. Il n'y a là rien de nouveau pour qui observe froidement les actes de guerre des démocraties au-delà des apparences médiatiques. Dans cette reconquête du terrain perdu (19), les Occidentaux sont aidés par l'Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats Arabes Unis, pays qui ont tous participé à la répression du soulèvement populaire au Bahreïn. La société américaine de mercenaires Xe Services (connue anciennement sous le nom de Blackwater) est en train de constituer aux Émirats Arabes Unis une force d'intervention destinée à mater les révoltes populaires qui pourraient survenir dans la région (20). L'Arabie Saoudite déverse des milliards de dollars pour s'assurer que l'Égypte maintienne son oligarchie en place et n'aille pas davantage vers la voie de la démocratie (21). Dans ce contexte, et Kadhafi n'ayant pas tenu ses promesses à l'égard de des États-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne en ce qui concerne les contrats pétroliers (22) et l'achat d'armements, il était temps de donner une leçon au nouvel ami peu fiable. Une fois Kadhafi hors-jeu, la France pourra, si l'Algérie a bien retenu la leçon libyenne, relancer l'Union pour la Méditerranée qui avait été snobée par le dictateur libyen.

S'il est difficile de ne pas se réjouir de la chute d'un dictateur, il est, de notre point de vue, criminel, de la part des pays occidentaux, de prendre prétexte de cette chute pour bombarder, conquérir, démembrer, dépouiller un pays sans y apporter la démocratie. Le dictateur tombe, l'oppression reste, avec, en général, plus de violence, moins de droits pour les femmes (23) et les enfants et une économie dépecée par la rapacité des nouveaux chefs locaux alliés des démocrates aux mains sales. Les charniers laissés derrière elles par les démocraties sont-ils plus tolérables et moins douloureux pour les victimes que ceux légués par les dictatures ? Le désastre irakien était pourtant là pour nous le rappeler : les belles déclarations occidentales sont pavées de mauvaises intentions ; aux promesses succèdent les crimes, aux crimes succèdent les tombes, aux tombes le silence des victimes. Les interventions occidentales semblent, dans nombre de cas, ajouter un surcroît de désespoir aux malheurs des peuples opprimés.

Les exemples tunisien et égyptien nous montrent que les peuples sont capables de faire tomber leurs tyrans avec moins de sang répandu ou de souffrances endurées que lorsque ce sont les Occidentaux qui s'en mêlent. Mais ces derniers ne peuvent pas imaginer un monde sans eux ; ils veulent se rendre indispensables à tout prix, même si pour cela ils doivent commettre l'irréparable. La démocratie devient un alibi pour les démocrates aux mains sales qui ne supportent pas que le monde leur échappe et que les aspirations démocratiques des pays arabes ne s'inspirent pas d'eux, ne s'appuient pas sur eux, ne se réclament pas d'eux.

Guillaume de Rouville

31 juillet 2011.

Sources :

(1) Voir : « The U.S. and Its Allies Will Do Anything to PreventDemocracy in the Arab World », interview de Noam Chomsky sur DemocracyNow ! en date du 11 mai 2011 : [http://www.democracynow.org/2011/5/11/noam_chomsky_the_us_and_its]

(2) Benghazi a depuis toujours accueilli et protégé les mouvements islamiques les plus réactionnaires comme les wahhabites et les salafistes.

(3) Au 15 juillet 2011, la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, le Qatar, l'Italie, la Gambie, le Koweït et quelques vingt autres pays ont reconnu officiellement le Conseil national de transition.

(4) « Avec les djihadistes de Derna », de Sara Daniel, Le Nouvel Observateur, 14 avril 2011 : http://sara-daniel.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/04/14/avec-les-djihadistes-de-derna1.html

(5) « Libyanrebellion has radical Islamistfervor : Benghazi link to Islamicmilitancy : U.S. Military Document Reveals », par Daya Gamage, Asian Tribune, le 17 mars 2011 : http://www.asiantribune.com/news/2011/03/17/libyan-rebellion-has-radical-islamist-fervor-benghazi-link-islamic-militancyus-milit

(6) Voir : « The US-SaudiLibya deal » par Pepe Escobar, 2 avril 2011, Asia Times : « As Asia Times Online has reported, a full ArabLeagueendorsement of a no-fly zone is a myth. Of the 22 full members, only 11 werepresentat the voting. Six of themwere Gulf Cooperation Council (GCC) members, the US-supported club of Gulf kingdoms/sheikhdoms, of whichSaudiArabiais the top dog. Syria and Algeriawereagainstit. SaudiArabiaonlyhad to "seduce" threeothermembers to get the vote » [ http://atimes.com/atimes/Middle_East/MD02Ak01.html ]

(7) La France aurait livré des armes aux insurgés de Benghazi dès le début du mois de mars d'après le Canard Enchaîné du 16 mars 2011. Voir également : (i) Le Canard Enchaîné du 25 mai 2011, « Trafic élyséen », page 3 : « C'est le général Benoît Puga, chef d'état-major particulier de Sarko, qui a supervisé les livraisons clandestines d'armes aux insurgés libyens », (ii) « La France a parachuté des armes aux rebelles libyens », de Philippe Gelie, Le Figaro, 28 juin 2011 ; http://www.lefigaro.fr/international/2011/06/28/01003-20110628ARTFIG00704-la-france-a-parachute-des-armes-aux-rebelles-libyens.php ; (iii) « Libye : des missiles livrés à dos d'âne », Luc Mathieu, Libération, 2 juillet 2011 ; http://www.liberation.fr/monde/01012346704-libye-des-missiles-livres-a-dos-d-ane

(8) Voir, pour la presse française, sur le chiffre de '6000' morts : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/en-libye-6000-morts-et-kadhafi-menace-encore_968125.html ; http://www.liberation.fr/monde/01012323154-libye-les-etats-unis-de-de-plus-en-plus-menacants ; http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/02/97001-20110302FILWWW00548-libye-nouveau-bilan-de-6000-morts.php

(9) « Il y a 70 ans, six millions de gens ont été assassinés à l'instigation d'un État. Ce musée commémore cette vérité choquante. Il nous appelle à nous souvenir et à agir. 'Jamais plus' », a dit le Secrétaire général dans une déclaration. « Une fois encore, nous sommes mis à l'épreuve. En Libye, un régime qui a perdu toute légitimité a déclaré la guerre contre son peuple. C'est à nous, la communauté des nations, de nous dresser contre ce crime » : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp ?NewsID=24593&Cr=Libye&Cr1

(10) Voir : « Libye : Amnesty conteste le nombre de victimes et accuse les rebelles », de Céline Lussato, Le Nouvel Observateur, 17 juin 2011 : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110617.OBS5317/libye-amnesty-conteste-le-nombre-de-victimes-et-accuse-les-rebelles.html

(11) « Les deux camps accusés de crimes de guerre en Libye », AFP, dans Le Monde du 2 juin 2011.

(12) http://www.rue89.com/2011/06/16/libye-amnesty-accuse-les-rebelles-de-torture-et-dexactions-209588-0

(13) Voir : (i) Le Canard Enchaîné du 25 mai 2011 (« Commandos clandestins ») : 125 membres des Forces Spéciales françaises se trouveraient sur le terrain, ainsi que 500 membres des Forces Spéciales britanniques, (ii) Le Figaro du 23 mai 2011 : « Depuis le début du conflit, des forces spéciales françaises sont à l'œuvre en Libye. Équipées de visées laser, elles repèrent les cibles et guident les chasseurs de la coalition. », dans « La France engage des hélicoptères en Libye », par Isabelle Lasserre : http://www.lefigaro.fr/international/2011/05/22/01003-20110522ARTFIG00149-la-france-engage-des-helicopteres-en-libye.php ; (iii), « Libya : SAS veteranshelping NATO identifyGaddafitargets in Misrata », par Richard Norton-Taylor et Chris Stephen, The Guardian, 31 mai 2011.

(14) Voir : « Comprendre la guerre en Libye », de Michel Collon, 7 avril 2011 ; http://www.michelcollon.info/Comprendre-la-guerre-en-Libye-1-3 ?lang=fr

(15) À eux deux ils représentent plus de 60% des fonds investis dans le Fonds monétaire africain.

(16) http://www.rue89.com/2011/06/16/libye-amnesty-accuse-les-rebelles-de-torture-et-dexactions-209588-0

(17) Voir : « West'sOilFirms, No Love Lost in Libya », de Guy Chazan, The Wall Street Journal, 15 avril 2011 ; http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703730104576260902489238740.html

(18) Nom officiel donné par les États-Unis à l'opération occidentale en Libye.

(19) Il s'agit d'une véritable contre-révolution menée par les Occidentaux avec leurs alliés arabes non-démocratiques.

(20) Voir : « Secret Desert Force Set Up by Blackwater'sFounder », par MARK MAZZETTI et EMILY B. HAGER, The New York Times, 14 mai 2011 : [http://www.nytimes.com/2011/05/15/world/middleeast/15prince.html]. Également : « United ArabEmiratesConfirmsHiringBlackwaterFounder'sFirm », mêmes auteurs, 15 mai 2001 dans The New York Times : http://www.nytimes.com/2011/05/16/world/middleeast/16prince.html

(21) Voir : « The cold hard cash counter-revolution », de Pepe Escobar, Asia Times, 10 juin 2011 ; http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MF10Ak04.html

(22) Voir : « Conflict in Libya : U.S. oilcompaniessit on sidelines as Gaddafimaintainshold », de Steven Mufson, The Washington Post, 11 juin 2011.

(23) Les Occidentaux font ou tentent de faire tomber des régimes laïques (Irak, Libye, Syrie) et appuient des mouvements d'opposition qui sont aux mains de fondamentalistes religieux.

dimanche 31 juillet 2011, par L'Idiot Du Village    

http://www.lidiotduvillage.com/article.php3?id_article=5807



1 Au jour le jour

1-1 Silvia Cattori : Les bouchers de la nouvelle Libye de BHL.

L’ancien Premier ministre libyen, extradé dimanche matin de Tunisie, a été torturé et hospitalisé dans l’après-midi suite à une hémorragie. Son état est jugé grave par des sources médicales libyennes. Selon l’avocat Ceccaldi, il aurait été torturé en présence de Abdelahakim Bel Haj, chef militaire de Tripoli, qui aurait lui-même frappé M. Mahmoudi.

 Baghdadi Mahmoudi a des côtes cassées et un poumon perforé

A peine atterri en Libye, M. Mahmoudi, extradé dimanche 24 juin de bonne heure de Tunisie vers Tripoli, a été tout de suite soumis à l’interrogatoire.

Dans l’après-midi du même jour, il a été hospitalisé et son état de santé est inquiétant.

Selon son avocat français Marcel Ceccaldi, M. Mahmoudi a été violenté par Abdelhakim Belhaj, chef militaire de Tripoli, en personne. Il a eu des côtes cassées, qui lui ont perforé un poumon et abîmé des intestins. Son état a nécessité son hospitalisation en urgence.

La ministre de la Santé libyenne Fatma Harrouche a été informée par le médecin traitant qui lui a remis un rapport sur l’état de santé de l’ancien Premier ministre de Kadhafi : grave hémorragie suite à la fracture des côtes. L’enfoncement de ces côtes ont perforé un poumon et abîmé les intestins et il est difficile d’arrêter l’hémorragie, qui nécessite le transfert de M. Mahmoudi à l’étranger pour des soins intensifs.

Tous les ministres du gouvernement tunisien Jebali (dont la majorité vient du parti islamiste Ennahdha) ont déclaré que M. Mahmoudi va bénéficier d’un jugement équitable dans son pays et qu’il ne risque pas la torture, selon le constat des membres d’un comité d’expert envoyé par le gouvernement Jebali en Libye et qui a été rassuré par des associations locales de défense de droits de l’Homme.

La suite ne semble pas avoir donné raison aux conclusions pour le moins hâtives et irresponsables de ce comité.

Silvia Cattori 

26 Juin 2012

 


1-2 Silvia Cattori : Ennahdha au cœur de l’extradition de Mahmoudi.

Le conseiller du ministre de la Justice Saïd Ferjani (d’Ennahdha) et Salim El Hassi, chef des services de renseignement libyen se sont rencontrés, en mai dernier, à l’hôtel parisien Georges V. Les comptes bancaires de Mouammar Kadhafi étaient au centre de la discussion.

Un rendez-vous a eu lieu entre le Libyen et le Tunisien avec l’avocat de BaghdadiMahmoudi, Me Marcel Ceccaldi qui a invité les deux dirigeants islamistes au restaurant le Fouquet’s.

L’avocat, qui dit conserver encore la note des frais du restaurant ainsi que les cartes professionnelles de ses deux visiteurs, a notamment déclaré à plusieurs agences de presse que le sujet tournait autour des clefs des comptes de Mouammar Kadhafi en France dont seul l’ancien Premier ministre BaghdadiMahmoudi, extradé dimanche de la Tunisie vers la Libye, a les secrets et les codes.

Selon l’avocat, de M. Mahmoudi était décidé à livrer des secrets à un juge français concernant le financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy et son enrichissement personnel.

A son retour à Tunis, Saïd Ferjani a rendu visite à BaghdadiMahmoudi à la prison de la Mornaguia. Que se sont raconté les deux hommes ? On n’en sait rien. Et que vient faire M. Ferjani dans ce dossier franco-libyen ? Intervenait-il au nom d’Ennahdha ou du gouvernement ? Dans les deux cas, des éclaircissements sont nécessaires.

Quoi qu’il en soit, quelques jours après, l’avocat français a rencontré l’ancien Premier ministre de Kadhafi qui a souhaité livrer le plus tôt possible quelques secrets à un juge d’instruction français concernant le financement de la campagne de Sarkozy et de l’acharnement de ce dernier dans l’intervention de l’OTAN en Libye.

C’était le 16 juin. Huit jours après, M. Baghdadi a été extradé de la prison de la Mornaguia vers Tripoli. Où il a été transféré dans une prison. Aussitôt arrivé, l’interrogatoire a commencé et, selon l’avocat français, en présence de Abdelahakim Bel Haj, chef militaire de Tripoli, un ancien d’Al-Qaïda, qui aurait lui-même frappé M. Mahmoudi, transporté dans l’après midi à un hôpital.

Interrogé à propos d’un marché conclu entre la Tunisie et la Libye au sujet de cette extradition, le ministre de la Justice, NourddineBhiri, et Samir Dilou, ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle et porte-parole du gouvernement, ont affirmé qu’aucun marché n’a été conclu entre Tunis et Tripoli autour de cette extradition.

Auparavant, leur collègue, le ministre des Finances, HoucineDimassi avait déclaré qu’en politique il n’y a pas de morale et qu’il y a eu des accords entre les deux gouvernements islamistes.

Silvia Cattori 

28 Juin 2012

Source :
http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/10560-libye-mahmoudi-a-des-cotes-cassees-et-un-poumon-perfore.html



2 Analyse

2-1 Paroles & action du président Obama

Jean-Paul Pougala :RÉACTION AU PLAN D’OBAMA POUR L’AFRIQUEA 4 MOIS DE LA FIN DE SON MANDAT.

Jeudi dernier, le 14/06/2012, Obama a sorti la plus drôle blague de l'année : il a un plan pour sauver l'Afrique. Pire, il découvre que l'Afrique se développe malgré ses bombes. Il dit que la Côte d'Ivoire a été une victoire, que la Libye a été une victoire. Il dit que diviser le Soudan en plusieurs morceaux a été son succès en Afrique. 

On a envie de lui demander, sur quelle planète il vit. 

On a envie de lui demander si prendre un otage un chef d'Etat Africain (Laurent Gbagbo) confiné dans une cellule du cirque hollandais de la Haye dénommé TPI est un succès? 

On a envie de lui demander s'il peut aller en vacance dans cette nouvelle Libye version Obama avec son épouse et ses 2 filles. Même le consulat américain dans le fief le plus sûr du CNT à Benghazi est pris pour cible des bombes quotidiennes. La solution : les médias qui hier ont tous dit qu'il fallait aller bombarder la Libye pour y chasser un dictateur et installer la démocratie, ont tout simplement choisi de mettre la tête sous le sable et garder le silence sur les nombreux morts quotidiens dans ce pays. Ils préfèrent continuer de mentir sur les contrats de gaz, de supermarchés français etc... bravo Obama, votre plan pour l'Afrique ? 

 

Merci, mais nous n'en voulons pas, on en a trop vu. Donnez-le au peuple américain, appliquez-le à votre propre population qui sombre chaque jour dans la misère la plus profonde et qui depuis 4 ans n'a toujours pas vu l'ombre de solution à ses problèmes de pauvreté venant de vous. Comment pouvez-vous sauvez un continent de 1 milliard d'habitants, si vous n'arrivez pas à donner du travail au peuple américain qui vous a voté pour cela ? 

 

Obama dit qu'il veut contrer les Chinois en Afrique. Après avoir tenté de freiner les investissements chinois sur notre continent, maintenant il trouve que la solution miracle c'est de déchaîner ses spéculateurs sans foi ni morale en Afrique pour contrer les chinois. En seulement 5 mois de pouvoir, aura-t-il le temps de comprendre qu'il est complètement à coté de la plaque ? Mais après le plan de Tony Blair il y a 10 ans pour lui aussi contreer a Chine en Afrique, les plans de 7 des 10 candidats aux dernières élections présidentielles françaises du 22/04/2012 pour freiner la Chine en Afrique etc. la question qui me tourmente depuis 10 ans est: pourquoi ne s'inquiètent-ils pas des mêmes investissements chinois en Amérique du Sud? pourquoi Obama n'a pas la meme vigueur pour barrer la route à la Chine dans son propre pays? pourquoi l'Afrique ? et seulement l'Afrique ?

Si ce n'est toujours et toujours nous voir comme leurs propriété, leurs esclaves en jachère.

(la suite de cet article sera disponible lundi 17/06/2012)

Jean-Paul Pougala



3 Politique Libyenne 

3-1 Reuters : Les Libyens ont voté dans un climat tendu.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

 Les Libyens ont participé samedi avec de la joie et parfois des larmes d'émotions aux premières élections libres après quatre décennies de régime autocratique de Mouammar Kadhafi.

Tandis que l'humeur était plutôt à l'allégresse à Tripoli, le vote a été perturbé dans l'est du pays par des manifestants hostiles aux élections.

Malgré les troubles, les autorités libyennes ont annoncé que 98% des bureaux de vote avaient fonctionné correctement.

La Commission électorale a annoncé qu'1,6 million d'électeurs sur près de 2,8 millions d'inscrits avaient voté, ce qui représente une participation de près de 60%.

Les bureaux de vote ont fermé samedi à 20h00 (18h00 GMT) mais les premières tendances ne sont pas attendues avant dimanche et les résultats complets lundi.

Les Libyens étaient appelés à élire une assemblée de 200 membres, qui désignera à son tour un gouvernement et un Premier ministre et rédigera une nouvelle Constitution afin de permettre l'organisation d'élections législatives en 2013.

Après la Tunisie et l'Egypte, la Libye pourrait à son tour porter des islamistes à sa tête dans la foulée du "printemps arabe". Beaucoup parmi les plus de 3.700 candidats à la députation défendent en effet des programmes d'inspiration religieuse.

Dans une école du centre de Tripoli transformée en bureau de vote, une dizaine de femmes faisaient la queue samedi pour voter et certaines avaient les larmes aux yeux.

"Je suis un citoyen libyen dans une Libye libre", s'est réjoui Mahmoud Mohamed al Bizamti, à l'extérieur de ce bureau de vote.

"Je suis venu aujourd'hui pour pouvoir voter démocratiquement. Aujourd'hui, c'est comme un mariage pour nous", a-t-il ajouté.

ATTAQUES

La principale menace pesant sur les élections vient de la province orientale de Cyrénaïque, berceau du soulèvement contre Mouammar Kadhafi début 2011. A Benghazi, la capitale provinciale, et dans sa région, s'est développée une hostilité à l'égard des autorités intérimaires installées à Tripoli, dans l'ouest.

Un manifestant hostile aux élections a été abattu samedi à Ajdabiya, à environ 160 km au sud de Benghazi, alors qu'il tentait de dérober une urne dans un bureau de vote, a annoncé un responsable local de la sécurité.

Au moins quatre bureaux de vote ont également fait l'objet d'une attaque, selon des témoins. Des manifestants ont mis à sac l'un d'entre eux. Cherchant à jeter le discrédit sur les élections, ils ont mis le feu aux registres électoraux.

Un homme a par ailleurs été touché d'une balle dans le bras et transporté à l'hôpital après un affrontement entre partisans du boycott et partisans des élections.

"Le bureau n'était pas assez sécurisé pour les empêcher d'agir", a explique un témoin de la scène à Reuters.

La Cyrénaïque sera représentée par 60 élus contre 102 pour l'ouest du pays. Les manifestants avaient annoncé leur intention de boycotter le scrutin.

Mais ces troubles n'invalident pas pour autant les élections aux yeux des Occidentaux. "Je pense que la meilleure chose pour la Libye est que Mouammar Kadhafi ne massacre plus son propre peuple. Jusqu'ici, tout montre que ces élections ont été libres et équitables", a déclaré le sénateur américain John McCain à Tripoli.

"Il y a un an, les Libyens combattaient la tyrannie. Les élections d'aujourd'hui sont une étape décisive vers une Libye en paix, stable, prospère et démocratique", a déclaré le secrétaire au Foreign office William Hague.

"Je pense que nous pouvons déjà constater que les problèmes rencontrés se sont produits dans un nombre suffisamment restreint de bureaux de vote qu'ils ne vont pas remettre en cause la crédibilité générale de l'élection", a déclaré quant à lui Ian Martin, émissaire de l'Onu en Libye.

VERS UN SUCCÈS ISLAMISTE?

A Syrte, la ville de Mouammar Kadhafi sur les rives de la Méditerranée, les élections ne suscitent guère d'enthousiasme.

"Ils devraient d'abord s'occuper de nous, regardez nos maisons", déclare Abed Mohamed, un habitant du quartier n°2, dévasté par les combats de 2011. Mouammar Kadhafi se serait caché dans ce quartier avant d'être débusqué et tué en octobre.

"Nous ne sommes pas contre des élections à l'avenir, mais faisons les choses dans l'ordre", ajoute-t-il.

Beaucoup de Libyens sont toutefois impatients de pouvoir désigner enfin par eux-mêmes leurs dirigeants et il est quasiment impossible de prédire l'issue du vote.

Le Parti de la Justice et de la Reconstruction, aile libyenne des Frères musulmans, et Al Watan, de l'islamiste Abdel Hakim Belhadj, devraient recueillir de nombreux suffrages.

Un certain nombre de sièges sont réservés aux femmes, ce qui suscite des tensions, comme l'illustrent les gribouillages sur les affiches électorales des candidates à Tripoli.

Reuters

Avec TahaZargoun à Syrte,

 Bertrand Boucey, Baptiste Bouthier, Hélène Duvigneau et Benjamin Massot pour le service français

Créé le 08-07



4 Sur le terrain  - Des Canons ... pas du beurre

 

4-1La commission électorale saccagée à Benghazi.  

Quelque 300 partisans de l'autonomie pour l'Est de la Libye ont saccagé la commission électorale à Benghazi. Selon Reuters,ils étaient armés. Ils ont incendié le matériel de vote et ont détruit le matériel bureautique.

Le 7 juillet les premières élections après le renversement du régime de Mouammar Kadhafi doivent avoir lieu en Libye. Les chefs de tribus et de milices se prononçant pour l'autonomie de l'Est du pays appellent à les boycotter.
Les partisans de l'autonomie réclament pour les représentants de l'Est davantage de sièges à l'Assemblée qui sera chargée de rédiger une nouvelle Constitution libyenne

french.ruvr.ru

02/07/2012


4-2 AFP : 23 morts dans des affrontements.  

23 personnes ont été tuées et des dizaines autres blessées dans des combats entre la tribu des Toubous et des forces gouvernementales à Koufra, ville frontalière du Tchad, du Soudan et de l'Egypte situés dans le Sud-est de la Libye.
Selon un médecin toubou, 20 personnes de sa tribu ont été tuées, « dont des femmes et des enfants », tandis que le commandant de la brigade Bouclier de la Libye, a fait état de trois morts et 12 blessés parmi ses hommes.IssaAbdelmajid, le chef controversé des Toubous, a fait état quant à lui de 28 morts, appelant les Nations unies à « faire pression sur le Conseil national de transition (CNT, au pouvoir en Libye) pour lever le siège sur les Toubous » qui font face à un plan d'extermination.

Irib

AFP 

07/07/2012


4-3 Une colonne automobile de l’Ambassade britannique attaquée en Benghazi.  

Un convoi de l'Ambassade britannique a été attaqué ce lundi dans la ville libyenne de Benghazi.

Selon les témoignages, un obus à reaction a été lancé sur l'une des voiture du convoi. Un garde a été blessé à la suite de l'attaque. Le véhicule blindé a été endommagé par le coup direct d'obus.Les représentants de l'Ambassade britannique ont déclaré que tous les employés sont à leur lieu de travail. D'autres détails de l'incident ne sont pas communiqués.

07/07/2012 

Irib


 

09/07/2012

n°61 - Syrie : Médias et Manipulation de l’opinion - 09-07 : p : - Conseil de Guerre de l'OTAN contre la Syrie

 


n°61 - Syrie : Médias et Manipulation de l’opinion - 09-07 : p : - Conseil de Guerre de l'OTAN contre la Syrie



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettr



Dossier Syrie : Médias et Manipulation de l’opinion.

n°61                              08-07

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.


Sommaire :  

Tiré à part :

Rick Rozoff Conseil de Guerre de l'OTAN contre la Syrie.

fr.rian.ru : Bachar al-Assad doit partir.

legrandsoir : Cumhuriyet - Interview du Président Al-Assad avec un représentant des médias turcs.

algerie1 : Plusieurs puissances extérieures « profondément impliquées », selon Annan.

fr.rian.ru : Syrie/conférence: Moscou s'opposera à toute ingérence étrangère.  

french.cri : La Chine s'oppose à toute tentative de changement de pouvoir en Syrie par la force.

Al Manar : Nous, le Hezbollah et l'Iran combattrons aux côtés de la Syrie en cas d'agression.

Au jour le Jour

- french.cri :L'OTAN entame des exercices navals au large de la Syrie

-La Suisse suspend ses ventes d'armes aux Emirats Arabes Unis.

-french.cri :L'OTAN entame des exercices navals au large de la Syrie.

-Irib : McCain appelle au soutien des terroristes armés en Syrie

-La Chine ne participera pas à la réunion sur la Syrie.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

-Liesi : Guerre ou Intox ? Vidéo : Thierry Meyssan à propos de la destruction de la télévision Al-Ikhbariya.

Les brèves

2-1 IRIB : F4 turc, la nature de la mission ?

3  Dossier

3-1 Tlaxcala : BHL : L'art de la guerre, avec un verre de vin.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Kevin Barrett : Ingérence impérialiste en Syrie: le peuple turc donne l’exemple…

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Avion turc : l'Otan a-t-elle menti ? vv

5-2 Akil Cheikh Hussein : Craignant une défaite en Syrie, l'OTAN pousse la Turquie dans le guêpier.v  

6 Annexe

6-1 Vidéo : Les entrevues de l’idiot – La Démocratie ambiguë.



Tiré à part :

Rick Rozoff  :Conseil de Guerre de l'OTAN contre la Syrie.

Mardi 26 juin, à Bruxelles, le Conseil de l'Atlantique Nord – la plus haute instance de commandement du bloc militaire de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord), dominé par les États-Unis – doit aborder la question de la Syrie sous l'angle des clauses de son texte fondateur qui, tout au long de la dernière décennie, a été à l'origine de déploiements préliminaires de forces armées conduisant au déclenchement de guerres totales.

Ce conseil est constitué des ambassadeurs des 28 États membres, représentant une population totale de 900 millions d'habitants. Ses membres fondateurs comptent trois puissances nucléaires – les USA, la France et l'Angleterre – dont la première s'est autoproclamée unique puissance militaire mondiale.

Jusqu'à la veille de cette réunion, l'OTAN devait examiner une requête de l'un de ses membres, la Turquie, de tenir des consultations conformément aux dispositions de l'Article 4 du Traité de l'Atlantique Nord, qui autorise tout État membre à appeler l'intégralité des membres de l'Alliance à répondre à ce qu'il considère comme une attaque contre sa sécurité et son intégrité territoriale.

Le 25 juin, trois jours après que le chasseur bombardier supersonique F14 eut été abattu au-dessus des eaux territoriales syriennes, la Turquie annonça qu'elle demanderait que l'alliance militaire en réfère à l'Article 5, lequel stipule que « toute attaque armée contre un ou plusieurs États membres en Europe ou en Amérique du Nord doit être considérée comme une attaque contre tous »,les alliés de l'OTAN étant alors tenus de « porter assistance à la, ou aux parties ainsi attaquées, en engageant sur le champ, individuellement et en concertation avec les autres parties, toute action jugée nécessaire, y compris le recours à la force armée... »

L'Article 5 avait été invoqué en octobre 2001, pour la première et unique fois en date, et fonde toujours, depuis une dizaine d'années, le déploiement en Afghanistan de troupes des 28 États membres et de leurs 22 partenaires.

L’Article 4 fut invoqué pour la première fois le 16 février 2003, à nouveau par le Conseil de l'Atlantique Nord et à nouveau au sujet de la Turquie, à la veille de l'invasion anglo-américaine de l'Irak. Cela entraîna le déclenchement de l'Opération « Display Deterrence » [déploiement d'une force de dissuasion], et le déploiement en Turquie de cinq batteries de missiles d'interception 'Patriots' – trois allemandes et deux américaines – ainsi que de quatre appareils de surveillance aérienne AWACS [Airborne Warning and Control Systems : Systèmes aéroportés de Contrôle et d'Alerte], en conjonction avec le Système de Défense Aérienne Élargi Intégré de l'OTAN.

L'OTAN déploya, selon ses propres termes, « 1 000 techniciens spécialisés et extrêmement compétents » pour conduire l'Opération.

Les premiers avions AWACS arrivèrent le 26 février, et trois semaines plus tard l'invasion et le bombardement de l'Irak étaient lancés. Bien qu'il n'y ait eu à l'époque en Irak que 25 millions d'habitants, contre 70 en Turquie, et bien que l'armée turque ait été la plus formidablement équipée de la région – tandis que l'Irak sortait affaibli de huit années de guerre contre l'Iran dans les années 1980, de la campagne de bombardements des États Unis et de leurs alliés en 1991 et depuis, et de douze années de sanctions écrasantes, l'OTAN ne tarissait pas d'éloges sur l'Opération Display Deterrence, qui venait de « tester et prouver la capacité des forces de l'OTAN à répondre immédiatement et avec la force offensive appropriée, à une menace évoluant rapidement contre l'un des membre de l'Alliance ».

Dans quelle mesure un Irak aussi mortellement affaibli avait réellement pu représenter pour la Turquie « une menace évoluant rapidement », cela ne fut jamais précisé.

Les AWACS sortirent sur une centaine de missions et les batteries de Patriots allemandes furent notamment équipées de missiles Patriot Advanced Capability-2, « un missile plus moderne fourni par l'Allemagne » expliqua l'OTAN.

L'Opération prit fin le 3 mai, soit 65 jours après son déclenchement et 45 jours après le début de l'invasion de l'Irak. Pour donner une idée de ce que l'OTAN pourra déclarer à l'issue de cette réunion au sommet, l'Ambassadeur turc de l'époque, auprès de l'OTAN, déclara après avoir invoqué l'Article 4 :

« Encore une fois, je tiens à témoigner de la sincère gratitude du peuple et du gouvernement turcs envers la solidarité dont l'Alliance a su faire preuve en renforçant la défense de mon pays en réponse à la dernière crise en Irak. Nous sommes convaincus que, à travers un déploiement d'une force de dissuasion aussi active et collective, l'OTAN a non seulement tendu la main et offert une aide infiniment appréciable à l'un de ses membres en grande difficulté, mais il a aussi prouvé une fois de plus sa crédibilité et sa pertinence, en tant que pierre de touche de la sécurité collective dans la zone Euro-Atlantique ».

La Turquie était alors, tout comme aujourd'hui, présentée comme la victime – « en grande difficulté » qui plus est – tandis que l'Irak, en état de siège et sur le point d'être anéanti, était considéré comme l'agresseur.

La population syrienne se trouve à l'heure actuelle dans la même position que l'Irak à l'époque, sauf que la Turquie est cette fois une nation quasiment trois fois plus grande. La Syrie est isolée et ses forces militaires sont dérisoires par rapport à celles de son voisin turc. Ce dernier peut en outre compter sur le soutien de 27 alliés, au nombre desquels la plupart des plus grandes puissances militaires du monde.

Les États-Unis disposent déjà d'environ 90 bombes nucléaires tactiques B61 stationnées sur la base aérienne d'Incirlik, à 35 miles des côtes méditerranéennes de Turquie.

C'est en outre au moins la seconde fois depuis avril dernier que le Premier Ministre turc RecepTayyipErdogan demande l'activation de la clause d'assistance militaire mutuelle de l'article 5 – qui implique le déclenchement d'une guerre. La première ayant eu lieu plus de deux mois avant la destruction du chasseur bombardier turc survenue la semaine dernière.

Le 25 juin, le vice Premier ministre turc Bulent Arinc avait annoncé que sa nation « avait déposé auprès de l'OTAN toutes les demandes requises concernant l'Article 4 et l'Article 5 ».

Selon l'agence de presse AssociatedPress, il aurait ajouté : :

« Il est important de comprendre que, dans le cadre légal, nous userons bien évidemment jusqu'à la fin, de tous les droits que nous garantit le droit international. Cela inclut notamment l'auto-défense. Cela inclut aussi toutes les formes possibles de représailles. Cela inclut toutes les sanctions applicables à l’État agresseur en vertu du droit international. La Turquie ne négligera absolument rien en la matière... ».

Les États-Unis et l'OTAN avaient impérativement besoin d'un prétexte pour attaquer la Syrie, et la Turquie, seul membre de l'OTAN frontalier de la Syrie, a toujours été le prétexte idéal auquel recourir pour attaquer une nation arabe.

L’incident de vendredi dernier et la réunion de l'Otan qui y a fait suite, marquent le début du quatrième acte d'une tragédie que le reste du monde n'a que trop peu de temps pour empêcher.

Rick Rozoff 

29 juin 2012

Article original en anglais :

Traduit de l'anglais par Dominique Arias.

Auteur de nombreux articles très documentés sur les activités militaires des Grandes Puissances occidentales à travers le monde, Rick Rozoff est chercheur et activiste, créateur de l'organisation Stop NATO.S

Stop NATO: site et articles: http://rickrozoff.wordpress.com

http://www.internationalnews.fr/article-conseil-de-guerre-de-l-otan-contre-la-syrie-107591269.html


fr.rian.ru : Bachar al-Assad doit partir.

Et pourquoi ça?

"Non, non et non!" est la réaction préalable de divers mouvements d'opposition syrienne à l'issue de la réunion de samedi dernier à Genève, où a été créé le Groupe d'action sur la Syrie.

Le départ du président Bachar al-Assad sera presque à coup sûr le point clé du communiqué final de la conférence des forces d'opposition de Syrie, qui s'achève mardi au Caire.

D'autres opposants, parmi ceux qui combattent le régime en Syrie même, ne veulent pas se lier d'amitié avec l'équipe du Caire, mais sont d'accord en ce qui concerne le départ d'al-Assad. Et ils sont tous indignés par la décision prise à Genève et selon laquelle la démission du président syrien n'est pas le début du règlement du conflit syrien, mais plutôt la fin de celui-ci, si tant est qu'elle soit nécessaire.

Un dictateur par an

Faisons preuve de naïveté et posons-nous la question: et pourquoi le président syrien doit partir?

Il existe plusieurs réponses. Par exemple, parce que pour le président américain Barack Obama, qui cherche à briguer un second mandat (ou plutôt pour ses électeurs), Bachar al-Assad est un dictateur qui utilise des chars et l'aviation contre le peuple révolté aspirant à la démocratie et armé uniquement d'armes d'infanterie. Un bon président américain est celui qui fera partir Assad.

Mais à quoi vous attendiez-vous dans une société où Blanche-Neige, autrefois douce et gentille, revêt aujourd'hui une cotte de mailles et lutte, épée à la main, contre la dictature de la reine? Et si votre public a été habitué à voir un dictateur être renversé quelque part dans le monde une fois par an?

Autre version: Bachar al-Assad doit partir parce que l'Arabie saoudite lutte contre l'Iran et cherche dans le même temps à établir des régimes plus ou moins extrémistes à travers tout le Proche-Orient, en Tunisie, en Egypte, en Libye… La Syrie n'est pas le seul pays pro-iranien de la région, mais elle est d'importante.

Ou encore. Le départ d'al-Assad est le programme minimum, un moyen de "sauver la face" pour l'opposition syrienne qui doit, après tout, avoir conscience qu'elle peut également perdre. Au début, c'était facile – Tunisie, Egypte, Libye, personne n'a d'objections, personne n'utilise son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies, l'opinion publique européenne et américainne est comme toujours du côté des révolutionnaires (peu importe le nombre de meurtres qu'ils commettent), même les autorités américaines ignorent comment empêcher les Saoudiens de remanier le Proche-Orient.

Mais aujourd'hui, tout est devenu plus difficile, les opposants syriens admettent déjà l'éventualité de rester sans soutien. Et dans ce cas, un compromis est nécessaire, une illusion de victoire, un sacrifice rituel. C'est-à-dire al-Assad.

Qui a commencé

Posons-nous encore quelques questions très simples: qui fait exploser des studios de télévision, qui pose des bombes dans les cortèges funéraires, capture des quartiers et des villes? En fait, combien exactement de personnes en Syrie soutiennent l'opposition armée (et non armée) – 10%? 20%? Pour quelle raison l'armée syrienne se mettrait à utiliser les chars et l'aviation contre des habitants presque pacifiques, et pourquoi le régime s'est tout à coup mis à attaquer la population?

Et en cherchant les réponses à ces questions, on sera immédiatement confronté à une réalité très simple: la majeure partie des informations destinées au public en dehors de la Syrie provient de l'opposition.

L'un des événements les plus captivants de ces derniers jours est le discours du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Genève devant la presse, à l'issue de la conférence sur la Syrie. On ressent très bien, à travers ses réponses, qu'au sommet de la diplomatie mondiale, on est parfaitement conscient de ce qui se passe en réalité autour de la Syrie, mais on cherche pathétiquement à ne pas faire de scandale les uns avec les autres.

Et d'après cette conférence de presse, on constate également que dès que quelqu'un (une mission quelconque de maintien de la paix) commence à comprendre ce qui se passe réellement en Syrie, la mission prend fin.

A la fin de l'année dernière, c'était le cas des observateurs de la Ligue arabe, et aujourd'hui, cela concerne la mission de l'émissaire de l'ONU Kofi Annan… Tout cela se produit pour la bonne et simple raison que ceux qui commencent à voir la situation sur place, en Syrie même, mentionnent d'abord que l'opposition est "également" responsable de l'effusion de sang, puis…

Et puis, à titre privé, ces gens se mettent à dire que l'agresseur dans le conflit est bien l'opposition, et qu'il s'agit du même public hétéroclite et pas forcément d'origine syrienne qui a participé à la guerre en Libye, qui tue des gens au Yémen et qui était impliqué auparavant dans des opérations similaires au Kosovo… Quant au gouvernement syrien, évidemment il se défend parfois férocement, et souvent il utilise la répression sans discernement. La guerre n'est jamais bonne.

Et pour régler quelque chose en Syrie, il faut faire pression sur les deux camps. A commencer par l'opposition. Mais dès qu'on en arrive là, la communauté internationale se retrouve dans une impasse, comme l'a très bien noté à Genève Kofi Annan: tout le monde est d'accord, mais personne ne fait rien.

L'affaire est arrivée dans la même impasse immédiatement après Genève. Par exemple, comment les Etats-Unis vont pouvoir faire pression sur les opposants syriens qui sont approvisionnés en armements par les monarchies du Golfe? Washington a déjà perdu pratiquement toutes ses positions au Proche-Orient, alors il ne va certainement pas se brouiller avec ses derniers amis, tels que l'Arabie saoudite…

Comment tout se passera en réalité

Pendant la conférence à Genève, le communiqué final du Groupe d'action a été adopté. Il faut, bien sûr, le lire en entier – c'est un document très sensé qui décrit intelligemment les étapes pour imposer la paix en Syrie. La démission d'al-Assad n'est pas exclue, étant donné que l'avenir du pays doit être déterminé par l'ensemble du peuple, et tout dépendra de son vote.

Comparons-le avec le document qui sera adopté par une partie de l'opposition syrienne demain au Caire: il commence par le départ de tout le monde – d'al-Assad, du gouvernement, du parlement. Autrement dit, pour commencer, le pays doit rester sans gouvernement. Puis l'opposition récupérera le tout et décidera.

Mais comment tout se passera réellement en Syrie? Il existe plusieurs scénarios, et tous sont plutôt pessimistes. Admettons que des volontaires iraniens commencent à se battre sur le territoire syrien contre… qui? Il y a déjà des volontaires armés par les monarchies du Golfe, qui sont précisément l'opposition. Mais il existe toujours l'éventualité d'une intervention étrangère sous un prétexte quelconque.

Ou le scénario du chaos. Si, par exemple, les militaires se retrouvent les mains liées par certains engagements, et que l'opposition poursuit ses "exercices", alors la population cesserait d'être pacifique et exigerait (et obtiendrait) des armes de la part de l'armée pour ne pas laisser l'opposition la décimer trop facilement. C'est précisément ce qui s'est passé au Kosovo en 1999, et au Timor oriental la même année. Et c'est une mauvaise perspective, car la milice civile est hors de contrôle et commet des atrocités pires que l'armée.

De plus, c'est exactement ce qui se passe. Récemment a été examinée une mystérieuse affaire des cent morts dans le village de Houla, et dans les communiqués, on mentionnait les "chabiha". Il s'agit précisément d'une milice civile.

Quant au scénario positif, il ne paraît pas très plausible. Non seulement parce que l'opposition syrienne ne souhaite pas déposer les armes, mais également car ceux qui lui fournissent ces armes expliquent à chaque fois: ne faites pas attention à ces conférences. C'est pour rire.

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction

http://fr.rian.ru/discussion/20120703/195235978.html


legrandsoir : Cumhuriyet - Interview du Président Al-Assad avec un représentant des médias turcs.

Le Quotidien turc « Cumhuriyet » a publié le 3 juillet 2012 une partie d’une interview accordée par le Président Bachar al-Assad qui s’est exprimé sur les événements en Syrie et leurs développements régionaux et internationaux. D’après « Shukumaku », cinq quotidiens turcs… avaient sollicité cet entretien accepté par les autorités syriennes compétentes, mais quatre d’entre eux n’ont pas été en mesure de se rendre en Syrie pour y participer ; le Directeur du Bureau du Premier ministre turc RecepTayyipErdogan leur ayant demandé de s’abstenir.

D’après Syria-politic [1], la BBC serait pratiquement le seul média à ne pas avoir plus ou moins mésinterprété le sens des paroles du Président syrien en ce même jour [NdT].

Monsieur le Président, est-ce que les relations tendues entre la Syrie et la Turquie, notamment depuis qu’un avion turc a été abattu, pourraient mener à une « chaude » confrontation entre nos deux pays, comme semble le croire les dirigeants turcs ?

Nous vivons une étape que je considère historique. Une multitude d’événements et de développements sont en train de dessiner la carte de toute une région. À mon avis, cette étape est probablement comparable à celle qui a eu lieu, il y a cent ans, lorsque l’Empire Ottoman a reculé et que le Khalifat est tombé, avec la discorde entre les Arabes et les Turcs qui a suivi. Ces douze dernières années, et depuis la première visite du Président Sezer en Syrie, nous n’avons eu de cesse de changer cette image héritée du passé, et même de l’effacer totalement de l’esprit des Arabes. Nous avons toujours dit que l’époque de ces litiges révolus nous a beaucoup et utilement appris.

Les Arabes ont perdu… les Turcs ont perdu… il n’est donc pas raisonnable que, tout d’un coup, nous reprenne l’envie de revenir à ce stade pour que vous et nous perdions de nouveau ! Depuis un an et 3 mois, autrement dit, depuis le début de la crise en Syrie, nous avons travaillé dans plusieurs directions à la fois… la première pour résoudre la crise et faire face aux terroristes ; la deuxième pour tenter de conserver la relation que nous avions réussi à construire avec la Turquie, alors que chacun des pas et des discours de l’actuel gouvernement turc s’évertuent visiblement à la saper… Je peux dire qu’ils sont arrivés à détruire la plus grande partie de l’édifice que nous avions bâti, mais les fondations sont restées, et ces fondations sont les relations entre les deux peuples.

C’est pourquoi et en réponse à votre question, je tiens à dire qu’en Syrie nous continuerons à travailler dur pour que les choses n’en arrivent pas à la confrontation, une confrontation perdante pour la Syrie, et pour la Turquie. Je vois bien que la Turquie se dirige dans le sens inverse, mais seulement au niveau de son gouvernement, non au niveau de son peuple. Le peuple turc est conscient et ne permettra pas, comme nous ne permettrons pas, d’en arriver là. Il sait que ce gouvernement veut l’entrainer vers la confrontation pour des intérêts particuliers et non pour des intérêts nationaux.

Monsieur le Président, maintenant que vous avez dit que vous ne laisserez pas les choses aller dans le sens de la confrontation, quelle est la position syrienne sur l’avion turc abattu… et les déclarations du gouvernement et de l’Etat turcs disant qu’il l’a été délibérément et conformément aux instructions directes du Président Al-Assad ?

Étaient-ils en ma présence à ce moment précis ? C’est ridicule… il faut rester logique. Nous sommes face à deux versions : soit nous avons abattu cet avion délibérément, comme ils le prétendent ; soit nous l’avons abattu en dehors des eaux territoriales par erreur, si erreur il y a ! Si nous l’avions abattu par erreur en dehors de nos eaux territoriales, nous n’aurions pas de problème pour le reconnaître et présenter nos excuses officielles ; ce dont le peuple turc sera juge. En revanche, si nous l’avions délibérément abattu, la question logique serait de savoir quel serait l’intérêt de la Syrie à ce faire. Détesterions-nous le peuple turc au point de lui adresser un message en ce sens ? Ce n’est pas vrai parce que, ces dernières années, ce peuple a répondu à notre amitié par autant d’amitié et que, dans sa grande majorité, il ne croit pas aux allégations avancées par le gouvernement Erdogan depuis le début de la crise… Avons-nous cherché à asséner un coup à l’armée turque ? Pourquoi faire, alors qu’elle n’a commis aucun acte d’agression à notre égard ?

En réalité, l’avion a été abattu par le plus petit des canons utilisés en défense anti-aérienne dont la portée est de 2,5 kms au maximum, et il est très difficile pour des canons anti-aériens d’abattre un avion de combat s’il ne vole pas très bas. Par conséquent, le fait que cet avion ait été abattu par une telle arme signifie qu’il se situait à moins de 2,5 kms des côtes et à basse altitude. En temps normal et en temps de paix, lorsqu’un avion ami de n’importe quel pays du monde se pointe de la sorte vous ne le descendez pas, à plus forte raison s’il s’agit de l’avion d’un pays voisin comme la Turquie ! Mais nous sommes un pays en guerre et dans ces conditions lorsque vous ne pouvez identifier l’avion qui arrive, vous supposez qu’il s’agit d’un avion ennemi ; d’autant plus que lorsqu’il est descendu en altitude, il n’était pas visible sur les radars syriens.
Nous avons donc descendu un avion non identifié, et ce n’est que lorsque la Turquie a annoncé la disparition de l’un de ses avions que nous avons supposé qu’il pouvait s’agir d’un avion turc. Nous avons contacté le côté turc, alors qu’il ne s’est manifesté d’aucune façon et que les communications directes entre nos deux armées sont totalement interrompues sur décision des autorités turques. C’est donc le côté syrien qui a contacté le ministère turc des Affaires étrangères, qui a mis quelques heures à répondre… Les bateaux de sauvetage ont été envoyés… Et bien sûr, une coopération syro-turque s’est établie pour porter secours aux pilotes…
Cependant, ce qui n’a pas été dit, c’est que l’avion volait dans un couloir aérien emprunté maintes fois par l’aviation israélienne pour violer notre espace. Donc, en de pareilles circonstances et vu la vitesse, le trajet, et la basse altitude, tout militaire syrien pressent qu’il peut s’agir d’un avion ennemi et agit en conséquence. Je répète et j’affirme que, du côté syrien, l’avion n’était pas identifié avant d’être abattu.

Monsieur le Président, pourquoi n’y a-t-il pas eu de sommation ?

Pour cela, il aurait fallu que l’avion apparaisse sur le radar, mais le soldat derrière son canon ne dispose pas de mécanismes d’alerte. Ses instructions sont telles qu’en pareil cas, il doit tirer. C’est la règle… il tire sans se référer à son commandement, car c’est une affaire de secondes.

À aucun moment, cet avion n’a été repéré par les radars syriens ? Peut-être l’a-t-il été quand il se trouvait en haute altitude et à l’extérieur des eaux territoriales… Mais dans les eaux territoriales, la question est toute autre. Tout le monde sait que nous parlons ici d’une distance de 20 kms normalement parcourue en une minute ou moins, et qu’en basse altitude un avion échappe aux radars. La preuve en est que lorsque les avions israéliens ont pénétré notre espace pour nous bombarder en 2007, ils ont échappé à nos radars… Plus important encore, il n’y a pas de missiles de défense anti-aérienne pouvant atteindre les limites de nos eaux territoriales dans cette zone. Ce sont là des mensonges lancés par certains responsables turcs

L’armée turque a parlé de communications entre responsables des radars syriens ayant trait à l’attaque de l’avion turc… Elle a appelé tous les États possédant des dispositifs d’écoute, des satellites, et des bases militaires dans la région, Chypre en particulier, à publier ce qu’ils auraient enregistré.
Qu’ils publient donc ! Mais ils mentent… Nous avons abattu un avion resté non identifié jusqu’à ce que la Turquie l’annonce, et je répète et insiste pour que ceux-là répondent à ma question : où est l’intérêt de la Syrie pour abattre un avion turc ? Ils n’ont pas la réponse, alors que jusqu’ici nous avons refusé de traiter le sujet comme un avion destiné à violer notre espace aérien… en cet instant précis, nous voulons toujours en rester à une hypothèse de bonne foi … une erreur du pilote… peut-être… un accident !

Monsieur le Président, qu’avez-vous ressenti lorsque vous avez été informé qu’un avion turc avait été abattu ?

Sur le plan psychologique, le peuple turc est un peuple ami et il est évident que vous ne pouvez pas être heureux d’avoir abattu un avion, à moins que ce ne soit celui d’un ennemi. Pour nous, l’ennemi est israélien… En revanche, nous avons bien ressenti que Mr Erdogan et son gouvernement voulaient exploiter la situation pour des bénéfices qu’ils n’ont pas été en mesure de récolter cette dernière année. En quinze mois, ils n’ont pas réussi à mobiliser le peuple turc contre nous… ils ont donc tenté d’utiliser ce sujet pour transférer l’hostilité entre deux gouvernements à deux peuples. C’est grave !

Monsieur le Président, vous venez d’expliquer à la rue turque que cet avion n’a pas été abattu délibérément et que l’interprétation qui en a été donnée est différente. Mais deux jeunes pilotes sont morts et sont donc les victimes, qu’ils aient été envoyés délibérément ou non… que dites-vous aux familles de ces deux officiers, en sachant que l’un d’eux se préparait à rejoindre une mission dans l’espace ?

Abstraction faite des politiques de Mr Erdogan qui n’a infligé au peuple syrien que blessures et destructions, et abstraction faite de son gouvernement qui ne lui a souhaité que la mort… nous, nous ne souhaitons que le bien pour le peuple turc. C’est un peuple ami et, pour nous, la mort d’un citoyen turc signifie la mort d’un frère. Nous présentons nos sincères condoléances aux familles et exprimons notre estime à ce père du pilote que nous avons entendu dire à Erdogan : « c’est mon fils qui a été tué et nous ne voulons pas que sa mort soit exploitée pour aller à la guerre » ! C’est un comportement honorable qui mérite le respect… il est certain que nous partageons leur sentiment… et puisque nous sommes frères, nous ressentons la perte de n’importe quel turc comme la perte de n’importe quel syrien. Ceci, je le répète, abstraction faite des politiques de Mr Erdogan.

Auriez-vous souhaité qu’une telle chose ne soit pas arrivée ?

Nous ne souhaitons pas qu’une telle chose arrive à tout avion non hostile et non seulement à un avion turc. Ceci dit, n’importe quel avion et même un avion syrien serait considéré comme un avion ennemi dans les mêmes circonstances ! Ce ne sont pas là des règles politiques mais des règles militaires, et je pense qu’elles sont suivies dans la plupart des pays du monde.

Monsieur le Président, quel serait votre commentaire au fait que ces deux pilotes décédés ne faisaient partie ni du gouvernement ni de l’Etat turcs… malgré notre considération pour vos sentiments envers eux, leurs familles, et le peuple turc ?

C’est normal… mais ces deux pilotes font partie de l’armée, et ce que vous sous-entendez est censé passer par une relation directe entre nos deux institutions militaires, relation totalement interrompue alors qu’en l’occurrence, elles étaient censées communiquer directement. Ce ne fut pas le cas !

Relation interrompue dans ce seul cas ?

Non… la relation est interrompue depuis plus de six mois par décision du gouvernement turc et plus précisément depuis les modifications survenues au sein de l’armée turque. Vous savez bien qu’entre pays voisins, certains événements semblables ou totalement différents nécessitent une coordination directe entre les forces armées. Or, nous ne disposons actuellement d’aucun annuaire à utiliser en cas d’urgence. Quand nous avons soulevé la question auprès de l’attaché militaire turc, il nous a été répondu que nous devrons le contacter par le biais du gouvernement. Ce n’est pas très pratique, mais c’est une décision prise du côté turc, non du côté syrien.

Monsieur le Président, le côté turc prétend que son point fort réside dans le fait que c’était un avion de reconnaissance ne disposant d’aucune arme ou protection… pourquoi a-t-il été abattu ?

Les règles militaires ne sont pas liées au type d’avion, à sa mission ou à son armement. Le guerrier ou le soldat derrière la DCA ne sait pas s’il s’agit d’un avion de reconnaissance ou de combat, équipé ou non de missiles… entré par erreur ou pour hostilité… Il ne peut apprécier, mais votre question en entraîne une autre : pourquoi ne nous ont-ils pas prévenu que leur avion allait s’approcher de l’espace aérien syrien ? S’il y avait eu coordination entre nos deux armées, nous aurions été au courant des exercices en cours et nous aurions plus facilement estimé la situation… Le côté turc doit dire publiquement ce que faisait cet avion dans l’espace aérien syrien bien que nous ne l’exigions pas, considérant l’incident comme un accident !

Le gouvernement turc voit désormais le gouvernement et le régime syriens comme un ennemi et, suite à cette crise récente, il a commencé à masser ses troupes à la frontière syrienne, comment voyez-vous la Turquie et quelle est votre réponse à ces agissements ?

Les deux pires phases qui ont traversé l’Histoire des relations syro-turques ont eu lieu en 1998 lorsque la Turquie a massé son armée à nos frontières et dans les années cinquante, en 1955 je crois, au moment du « Pacte de Bagdad » ; cependant, nous n’avons pas vu la Turquie comme un ennemi. Il est donc évident que nous ne la verrons pas comme un ennemi ni aujourd’hui, ni demain, même si nous sommes en désaccord entre gouvernements. Pour qu’il y ait hostilités entre la Syrie et la Turquie, il faudrait qu’il y ait hostilités entre les deux peuples… L’hostilité entre les gouvernements n’est pas suffisante et c’est pourquoi il n’y a pas de troupes syriennes qui se dirigent vers la Turquie.

En Turquie, il se dit que de nouvelles règles d’affrontement feraient que n’importe quel avion ou tank syriens qui s’approcheraient de la frontière turque seraient attaqués… Qu’en dites-vous ?

Aucun État n’a le droit de tirer que s’il y a violation de son territoire par un autre État.

Supposons qu’il y ait ciblage d’un tank ou d’un avion syriens…

C’est une question hypothétique. Nous ne voulons pas que les choses aillent dans ce sens entre la Syrie et la Turquie… Et, s’ils ciblent n’importe quel engin à l’intérieur des frontières syriennes, ce sera une agression contre la Syrie.

Comment évaluez-vous la Conférence de Genève… et, en particulier, les points soulignés par Mr Kofi Annan ?

Nous n’en avons pas encore discuté directement avec Mr Kofi Annan ou avec le côté russe. Néanmoins, certains points nous ont semblé très clairs dans les déclarations de Mr Annan et du ministre russe des Affaires étrangères, Mr Lavrov. Le premier : c’est au peuple syrien de décider et c’est la position syrienne … Le deuxième : il faut commencer par l’arrêt des violences et c’est la position syrienne … Le troisième : il faut désarmer les bandes armées et c’est la position syrienne… Comme l’a dit Mr Annan, les mains tâchées du sang syrien ne se trouvent pas seulement en Syrie mais aussi à l’étranger, ce qui confirme le rôle d’autres pays qui sont impliqués… Ces points sont essentiels pour nous, le plus important et celui sur lequel nous ne céderons pas est que toute prise de décision émane de l’intérieur de la Syrie, non de l’extérieur !

Y a t-il des paroles qui vous auraient déplu dans les déclarations de Mr Annan à Genève ?

Tant qu’il n’y a pas atteinte à la souveraineté syrienne, tout le reste est discutable… Tout ce qui porte atteinte à cette souveraineté nous déplait… Hier, Mr Annan a dit que tout relève du peuple syrien et cela nous satisfait.

Monsieur le Président, je ne sais si vous avez suivi la conférence de presse de Mme Clinton qui a dit avoir compris des déclarations de Mr Annan que le président Assad devait s’en aller… Comment comprenez-vous ces mots ?

Tout d’abord, pour nous les paroles des responsables étatsuniens ne sont généralement d’aucune crédibilité ; ensuite, les prises de position des États-Unis sont fondamentalement hostiles à la Syrie depuis le début de la crise dont ils sont partie prenante, en plus de leur soutien évident aux terroristes. C’est pourquoi, nous ne nous sentons nullement concernés par les déclarations de tel ou tel responsable étatsunien au cours de cette crise.

Ce qui nous importe c’est comment vous comprenez ce qu’a dit Mr Annan, non ce qu’a dit Mme Clinton ou Mr Lavrov… comment vous comprenez la conclusion de la Conférence de Genève ?

Nous, ce qui nous importe principalement est que la décision revienne au peuple syrien. C’est ce qu’il nous importe de comprendre et ce qui nous intéresse… le respect de notre souveraineté et la non-ingérence dans nos affaires intérieures.

À cette Conférence ont été abordées les questions de la transition du pouvoir avec ou sans le Président Al-Assad et celles des exigences régionales et internationales pour achever le processus de réforme… quelle est votre position à ce sujet ?

Les réformes n’ont rien à voir avec le régional ou l’international. Nous n’acceptons aucun diktat imposé de l’extérieur et tout se décide en interne. Si j’avais été personnellement intéressé par un poste, j’aurais exécuté les diktats des Etats-Unis et les exigences des pétrodollars… j’aurais vendu mes positions et mes principes au pétro-dollar… et surtout, j’aurais accepté la mise en place d’un bouclier anti-missiles en Syrie.

Si les circonstances exigeaient que vous abandonniez votre poste pour sauver votre peuple et la Syrie… le feriez-vous ?

Si le départ d’un Président réalise l’intérêt de son pays, il est naturel qu’il parte… c’est évident. Il n’est pas concevable de rester un seul jour de plus si telle n’est pas la volonté du peuple et c’est les élections qui en décident.

Devons-nous comprendre que vous ne pensez pas rester en poste ad vitam aeternam ?

Je vous ai déjà dit que ce qui m’intéresse est ce que je construis, non le poste que j’occupe. Pour moi, l’important est de construire !

Dr Bachar al-Assad Président de la République Arabe Syrienne 03/07/2012

Article original : Shukumaku http://www.shukumaku.com/Content.php?id=48985

Article traduit de l’arabe par MounaAlno-Nakhal [Biologiste]

[1] بيبيسيتنفرد بـ"عدمتزوير" ترجمةحوارصحيفةتركيةمعالأسد http://syria-Cumhuriyet : I

http://www.legrandsoir.info/syrie-interview-du-president-al-assad-avec-un-representant-des-medias-turcs-cumhuriyet.html

politic.com/ar/Default.aspx?subject=806

URL de cet article 17147 
http://www.legrandsoir.info/syrie-interview-du-president-al-assad-avec-un-representant-des-medias-turcs-cumhuriyet.html


algerie1 : Plusieurs puissances extérieures « profondément impliquées », selon Annan.

L’envoyé spécial conjoint de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, a affirmé vendredi que des pays tiers « sont profondément impliqués » dans la crise qui frappe la Syrie depuis 15 mois.
« Plusieurs puissances extérieures sont profondément impliquées (…) la méfiance mutuelle les a poussées à aller à l’encontre » du plan de paix, a déploré M. Annan dans une tribune publiée vendredi dans le quotidien américain Washington Post, à la veille d’une réunion cruciale sur la Syrie à Genève.
Sans nommer ces pays, l’émissaire international les a accusés « d’inciter, intentionnellement ou non, le gouvernement et une partie de l’opposition à penser que la force est la seule option ». « Ceci n’est dans l’intérêt de personne et surtout pas du peuple syrien », a-t-il ajouté.
Pour M. Annan, « le moment est venu pour tous ceux qui ont une influence sur les parties (au conflit syrien) et pour tous ceux qui portent la responsabilité de la paix et de la sécurité internationale d’agir en faveur de la paix ».
Le nouveau Groupe d’action pour la Syrie qui se réunit au niveau ministériel samedi à Genève « doit s’engager à agir dans l’unité pour mettre fin au bain de sang et appliquer le plan en six points » que l’ONU a entériné en avril, a-t-il affirmé. Selon M. Annan, « il est très clair que la violence ne s’arrêtera pas sans une pression commune et continue exercée de la part de ceux qui ont une influence, y compris en prévoyant des conséquences pour le non respect » des engagements pris.
« Si tous les participants à la réunion de samedi sont prêts à agir en conséquence, nous pouvons renverser la tendance et progresser vers une situation de paix où le peuple syrien pourra décider de son propre avenir. Sinon, la spirale de la violence continuera et pourrait bientôt devenir irréversible », a-t-il averti.
Le plan de sortie de crise d’Annan prévoit la mise en place d’un gouvernement provisoire d’union nationale dont pourraient être exclus certains responsables du gouvernement syrien actuel.

30/06/2012

 http://www.algerie1.com/flash-dactu/syrie-plusieurs-puissances-exterieures-profondement-impliquees-selon-annan/


fr.rian.ru : Syrie/conférence: Moscou s'opposera à toute ingérence étrangère.  

La Russie ne soutiendra pas l'idée d'une intervention étrangère en Syrie si cette démarche est évoquée lors de la conférence internationale prévue à Genève le 30 juin, a déclaré aux journalistes le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
"Nous ne soutiendrons aucune ingérence étrangère ou autre prescription imposée", a insisté le chef de la diplomatie russe.
Selon lui, une période de transition est nécessaire pour faire face aux conséquences de la crise mais c'est au peuple syrien de décider comment la mettre en œuvre.
"Dans le cadre d'un dialogue national entre le gouvernement et l'ensemble des forces de l'opposition, le peuple syrien doit décider du contenu à donner à cette période de transition, ainsi que ses mécanismes", a souligné M.Lavrov.
La communauté internationale soutient le plan Annan dans la mesure où ce dernier conditionne le règlement de la crise à la participation du peuple syrien, a ajouté le ministre russe.
Moscou ne pense pas qu'un quelconque pays de l'Otan soit enclin à rejouer le scénario libyen en Syrie, a annoncé jeudi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
"Je ne pense pas que tel ou tel membre de l'Alliance soit prêt à répéter l'aventure libyenne", a déclaré le ministre.
En octobre 2011, Mouammar Kadhafi, qui a dirigé la Libye pendant plus de 40 ans, a été renversé et tué par des insurgés dans le cadre d'une opération militaire de l'Otan autorisée par le Conseil de sécurité de l'ONU.
"Lors de nos contacts avec les autorités des pays de l'Otan et d'autres Etats, cette idée [d'une intervention militaire en Syrie, ndlr] n'est pas évoquée", a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie russe a souligné que malgré une telle position de l'Alliance, "des appels anonymes à déclencher des violences armées en Syrie se faisaient entendre de temps en temps".
Selon M. Lavrov, un tel scénario est inacceptable pour la Russie.
"Nous affirmons publiquement qu'une intervention armée en Syrie pourrait tourner à la catastrophe", a conclu le ministre.

28/06/2012  

 http://fr.rian.ru/world/20120628/195184294.html


french.cri : La Chine s'oppose à toute tentative de changement de pouvoir en Syrie par la force.  

La partie chinoise s'oppose à toute tentative de changement de pouvoir en Syrie par la force, a déclaré le porte-parole du Ministère chinois des Affaires Etrangères, lors d'une conférence de presse régulière tenue le 28 juin à Beijing.
Le groupe d'action sur la Syrie doit tenir samedi une réunion ministérielle à Genève. Les Etats-unis ont récemment déclaré que le problème du changement de pouvoir en Syrie serait abordé lors de cette réunion.
« La Chine préconise toujours le règlement pacifique du problème syrien. Dans la situation actuelle, la communauté internationale doit soutenir les efforts de médiation de l'envoyé spécial Kofi Annan, engager toutes les parties concernées de la Syrie à cesser le feu et les violences, à appliquer les résolutions concernées du Conseil de sécurité des Nations unies et les propositions de Kofi Annan, ainsi qu'à ouvrir au plus vite le dialogue politique », a indiqué Hong Lei. « La partie chinoise veut travailler avec la communauté internationale pour promouvoir le règlement du problème syrien de manière pacifique, juste et convenable dans les meilleurs délais », a-t-il conclu.

28/06/2012

 http://french.cri.cn/621/2012/06/28/102s286267.htm


Al Manar : Nous, le Hezbollah et l'Iran combattrons aux côtés de la Syrie en cas d'agression.
Le Secrétaire général du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, Ahmed Jibril, a affirmé dans une interview télévisée diffusée sur la chaîne satellitaire arabe Mayadine, que « les factions palestiniennes, le Hezbollah et l’Iran participeront avec la Syrie dans un conflit armé en cas d'une «agression extérieure» contre Damas.Et de souligner : « le régime en Syrie est fort, mais en cas d’agression extérieure, nous avons discuté de cette question avec les Frères (en Syrie) et avec le Secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah au Liban et avec nos frères en Iran, nous ferons partie de cette bataille ».

«S'il y a une tentative d’une escalade militaire turque, européenne et ou de la part de l’OTAN, nous descendrons dans la rue et nous nous battrons avec tous nos honorables frères syriens» at-il ajouté.

Le responsable palestinien a affirmé qu' « il a rencontré SayyedNasrallah le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le président syrien Bachar al-Assad », ajoutant que «Sayyed Hassan lui a assuré qu'il ferait partie de cette bataille en cas d’agression extérieure», ajoutant que « les dirigeants iraniens ont affirmé qu’il n’était pas question de laisser la Syrie exposée à une agression sans riposte », et ils ont ajouté «nous avions prévenu les Turcs plus d'une fois de ne pas jouer avec le feu et que toute intervention militaire contre la Syrie est une ligne rouge».

Jibril a indiqué que « son mouvement de résistance, le Hezbollah et les régimes syrien et iranien sont dans un même axe », ajoutant que «nous avons ressenti qu'il y avait une entente entre nous sur ce qui se passe en Syrie, qu’il ne s’agit pas d’un mouvement populaire interne, mais plutôt une tentative de renversement de la structure de cette région au bénéfice d'un nouveau Moyen-Orient».

Et de conclure : « La bataille pour défendre le régime syrien est celle qui déterminera l’avenir de la région. »

Mercredi 4 juillet 2012

Source : Al Manar
http://www1.almanar.com.lb/...



Au jour le Jour

french.cri :L'OTAN entame des exercices navals au large de la Syrie.

Un groupe naval des pays de l'OTAN a commencé les manœuvres dans la Méditerranée est, à proximité des côtes syriennes. Conformément à la légende officielle de l'exercice, trois frégates des marines de Turquie, d'Allemagne et de France entameront des exercices de « procédés de lutte contre le terrorisme ».
« Le terrorisme n'est pas vaincu. Nous devons faire en sorte que les criminels sachent : l'OTAN n'admettra pas un regain de leur activité dans la région », a déclaré le contre-amiral Torster Kahler commandant les manoeuvres. Selon lui les frégates continueront de patrouiller la région après la fin de l'exercice.
Le groupe comprend trois frégates : fraçaise, allemande et turque. Auparavant elles étaient déployées au large de Somalie. A l'époque le groupe était conduit par l'amiral turc Sinan Tosun. La mission actuelle est commandée par la partie allemande.
De l'avis des experts, cette mission dans la Méditerranée vise, en effet, à intimider la Syrie dont les relations avec la Turquie se sont exacerbées suite à la destruction d'un avion de reconnaissance turc à la proximité des côtes syriennes.

 05/07/2012

http://french.cri.cn/621/2012/07/05/301s287112.htm


La Suisse suspend ses ventes d'armes aux Emirats Arabes Unis.

La Suisse a décidé de suspendre ses ventes d'armes aux Emirats Arabes Unis après avoir appris que des grenades fabriquées en Suisse étaient utilisées par des gangs armés en Syrie.
La mesure a été prise mercredi dernier après que le journal Sonntagszeitung ait publié la photo d'une de ces grenades en possession des forces qui s'opposent à Damas dans la ville de Marea, au nord d'Alep, à la fin du mois de juin, selon l'AFP.

Une enquête préliminaire de la photo a révélé que la grenade en question avait été fabriquée par la firme d'armements RUAG de Bernes et faisait partie d'une livraison de cette entreprise aux Emirats Arabes Unis en 2003.
Selon le Département Fédéral des Affaires Economiques, 225 162 grenades à main ont été exportées aux  Emirats Arabes Unis qui se sont engagés par écrit à ne pas réexporter ces munitions.  
"D'après les informations que détient le Département Fédéral des Affaires Economiques, la grenade à main.... vient d'une livraison de RUAG aux Emirats Arabes Unis de 2003. Pour le moment rien ne prouve que des grenades à main suisses aient été envoyées en Syrie; cependant nous poursuivons nos investigations," a déclaré le gouvernement.  
Le Département Fédéral des Affaires Economiques a aussi indiqué que les livraisons d'armes suisses à la Syrie se sont arrêtées en 1998 et il a émis des doutes sur le fait que la photo ait été vraiment prise en Syrie.
AntjeBaertschi, une porte parole du Secrétariat d'Etat aux Affaires Economiques, a dit que la Suisse avait immédiatement pris la mesure "provisoire" de "geler tous les permis d'exportation d'armes aux Emirats Arabes Unis".
"Nous avons pris la chose au sérieux parce qu'un incident identique s'est produit l'année dernière avec la découverte par un journaliste qui couvrait la Libye de caisses de munitions suisses en Libye" a-t-elle précisé.
La Syrie vit une période troublée depuis mars 2011 avec des manifestations à la fois contre et en soutien du régime du gouvernement du président Bashar al-Assad.
Le gouvernement syrien affirme que ce sont des hors la loi, des saboteurs et des terroristes armés qui sont à l'origine des désordres et de la violence meurtrière, mais selon l'opposition ce sont les forces de sécurité qui sont responsables des massacres.
Damas dit aussi que le chaos est orchestré de l'étranger et que les forces de sécurité ont reçu l'instruction précise de ne pas faire de mal aux civils.

Pour consulter l'original: http://www.presstv.com/detail/2012/07/05/249403/switzerland-suspends-uae-arms-shipments/
Traduction: Dominique Muselet

 05/07/2012

PressTV


Irib : McCain appelle au soutien des terroristes armés en Syrie

 A l'issue de sa visite avec Sami Geagea, chef de file des Forces Libanaises, le sénateur John McCain a demandé à ce que les Etats Unis apportent clairement un soutien financier et logistique aux terroristes armés de l'ASL en Syrie.

McCain évoque la construction des bases au nord de Liban à Tripoli pour faciliter le transit d'armes et de terroristes vers la Syrie. les agences de presse ont fait état de l'arrivée de plusieurs bateaux israéliens dans le port de Tripoli avec à leur bord de munitions destinées aux rebelles syriens, munitions que les agents de Saad Hariri (Courant Futur) et de Samir Geaegea auraient transféré aux terrorsites syriens.

06/07/2012

Irib

 


La Chine ne participera pas à la réunion sur la Syrie.  

La Chine a été invitée à la prochaine réunion des "amis de la Syrie", mais ne compte pas y participer, a déclaré jeudi Liu Weimin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
La France a invité la Chine à participer à cette réunion qui se tiendra vendredi à Paris, a révélé M. Liu lors d'une conférence de presse régulière, en réponse à une question sur l'approche chinoise à l'égard de cette rencontre.
"A ce jour, nous ne comptons pas participer à cette réunion", a-t-il déclaré.
"Nous estimons qu'il s'agit actuellement d'une phase cruciale pour régler politiquement le problème de la Syrie", a ajouté le porte-parole, appelant la communauté internationale à se concentrer sur la mise en oeuvre du consensus auquel est parvenue la réunion ministérielle du Groupe d'action sur la Syrie organisée à Genève.
Les parties concernées doivent conjuguer leurs efforts en ce sens, a-t-il indiqué.
Le 30 juin, la réunion de Genève a rassemblé les ministres des Affaires étrangères des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies, de la Turquie, du Koweït, du Qatar et de l'Irak, ainsi que des représentants de l'ONU, de la Ligue arabe et de l'Union européenne.
Les ministres des Affaires étrangères ont estimé qu'un gouvernement de transition devait être mis en place en Syrie pour mettre fin aux conflits qui ravagent le pays depuis 16 mois, mais n'ont pas exigé le départ du président Bashar al-Assad.
La troisième réunion des "amis de la Syrie" se tiendra vendredi. La Chine n'a pas participé aux deux précédentes réunions organisées en février en Tunisie et en avril en Turquie.

06/07/2012



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Liesi : Guerre ou Intox ?  

Les forces spéciales Britanniques auraient attaqué en force en Syrie ce mardi 26.

Une force d’invasion aurait pénétré par la Turquie dans le Nord de la Syrie.

Les mêmes sources Britanniques, Françaises et Turques de Debka rapportent de lourds combats contre les forces de la Garde présidentielle dans les faubourgs de Damas. Des sources en provenance du Golfe persique auraient confirmé cette présence militaire britannique en Syrie.Les télévisions britanniques et du Golfe, d’après Debka, passeraient des interviews de soldats syriens faits prisonniers, au cours de ces différentes batailles. Poutine était ce matin même en Israël pour ré-affirmer le fait que Moscou ne tolérera pas une intervention militaire occidentale en Syrie. Pendant ce temps-là, la Turquie fait des moulinets de sabre en disant que son chasseur abattu par les forces syriennes ne restera pas impuni. 
Quelques jours après la révélation par Thierry Meyssan des plans de l’OTAN pour une “
Opération d’intoxication ” en Syrie, avec de fausses vidéos tournées en studio ou dans le Golfe pour abuser le peuple syrien et faire croire à une fuite de Assad, je reste extrêmement circonspect.
NB. DEBKA est un organe de presse 100% sioniste.
Ras le bol de ces fachos de l’OTAN, qui veulent mettre en place “
la mission anglo-saxonne “.
Vous aurez compris qu’avec l’effondrement du système, ces fous-furieux veulent mettre en place leur Armageddon. Au moment où tout s’écroule, il devient urgent de faire monter la tension internationale.
Je salue François Hollande qui a retiré les forces françaises de l’OTAN. Est-ce déjà trop tard ?

27/06/2012

Liesi


1-2 Louis Denghien : Syrie: Le Monde trouve de nouveaux mensonges et en recycle d’anciens

 

Le quotidien français naguère de « référence », Le Monde, publie dans la rubrique « Idées » de son site un article récapitulatif de la situation actuelle en Syrie. C’est intéressant bien que largement mensonger, ou d’ailleurs intéressant car largement mensonger. En effet, l’auteur, Christophe Ayad, du service international du quotidien, donne à peu près l’état de l’analyse désormais faite par nos élites franco-mondialisées, au terme de 16 mois d’échecs diplomatiques de l’Occident atlantisé, sur la crise.

S’abritant derrière une toute récente déclaration d’Hervé Ladsous, en charge à l’ONU des opérations de maintien de la paix, Ayad officialise en quelque sorte la guerre civile syrienne. Plus exactement, précise l’homme du Monde, il y a trois guerres civiles en une.

D’abord une « guerre (du pouvoir) contre les civils », ayant débuté en mars 2011. C’est l’occasion pour Christophe Ayad de recycler un des clichés favoris de la propagande anti-Bachar, auquel les journalistes français ne renoncent pas volontiers : celui des « manifestants à mains nues ». Ce cliché a certes correspondu à une réalité dans les tous premiers temps de la révolte, à Deraa notamment. Mais très vite, les manifestants ont été doublés par des extrémistes armés qui ont enclenché le cycle provocation-répression.

Ayad dit que cette « révolution pacifique » se poursuit aujourd’hui dans tout le pays, et que la persistance de ces manifestations infirme la thèse du pouvoir syrien selon laquelle il n’est confronté qu’à des bandes armées. Car, écrit Ayad, « les Syriens ne veulent pas renoncer à ce qui fait l’essence même de leur révolution ».

Tiens donc ! On touche là à  ce que nous avons déjà appelé le «stalinisme bobo » : des milliers, voire, dans le meilleur des cas, des dizaines de milliers de manifestants aux slogans fleurant bon le sectarisme religieux – dont un grand nombre d’enfants en bas âge – représentent donc LES Syriens dans leur ensemble, qui sont tout de même la bagatelle de 23 millions ! Et dont des centaines  milliers ont à plusieurs reprises manifesté dans plusieurs villes leur soutien au gouvernement, sans que Christophe Ayad ne leur accorde la plus fugitive allusion. Si l’on est indulgent, on dira que le plumitif du Monde est tellement auto-formaté dans sa bonne conscience « citoyenne» qu’il ne se rend plus compte de ce qu’il écrit, ni des réalités du rapport de forces politique en Syrie !

La deuxième guerre civile, il fallait bien qu’Ayad y vienne assez vite, c’est le « conflit inégal mais meurtrier » qui oppose depuis la fin de l’été l’ASL  à l’armée régulière. Réactivant le mythe biblique du David rebelle contre le Goliath gouvernemental, Christophe Ayad explique que si l’ASL n’est pas de taille à battre l’armée de Bachar, sa tactique de guérilla, son implantation et les armes « qu’elle commence à recevoir » inquiètent de plus en plus le régime…

Non, M. Ayed, l’ASL inquiète surtout – pour reprendre votre rhétorique–  LES Syriens, qui perçoivent dans leur grande majorité les bandes rebelles comme des terroristes qui multiplient les attentats contre les personnes et les destructions des biens et infrastructures, et prennent des populations entières en otage comme à Homs. Quant aux (ex)actions des bandes armées elles ont commencé plus tôt que vous ne le dites : c’est le 6 juin 2011 qu’une troupe d’islamistes armés, qui ne se recommandaient pas encore de l’ASL, ont pris d’assaut un QG de la police à Jisr al-Choughour, massacrant au moins cent membres des forces de l’ordre. Et si la lutte est inégale entre les bandes et les militaires, c’est aussi que les premiers recourent souvent à la tactique de l’assassinat ciblé ou de l’embuscade contre les seconds.

Propagande invérifiable encore (et pour cause) que l’affirmation, empruntée prudemment à un service de l’ONU, selon laquelle les rebelles contrôlent « 40% » du territoire syrien : c’est l’habitude de l’OSDH de déclarer qu’une ville ou une région est sous contrôle de l’ASL, dès lors qu’une bande y a fait une apparition ponctuelle, avant de devoir s’éparpiller au premier retour offensif de l’armée. Au début de l’année, les médias français, Monde en tête, nous ont fait le coup, rappelez-vous, de l’ASL contrôlant toute la périphérie Est de Damas, au point pratiquement d’assiéger Bachar dans son palais. Cette légende urbaine a duré 48 heures, mais manifestement elle fait encre rêver un Christophe Ayad !
Ce qui serait cruel, à cet égard, ce serait de se repasser le fil d’un an de dépêches OSDH/AFP, et d’articles du Monde : car on y lirait une suite ininterrompue de succès militaires de l’insurrection, transformant presque toutes les villes de Syrie en bastions, recrutant un flot continu de soldats dissidents, à se demander comment il subsiste un État et une armée syro-bachariste à l’heure actuelle !

Troisième conflit en cours en Syrie selon l’analyse ayadienne, « la guerre de tous contre tous » : là, le collaborateur du Monde vise les massacres de civils, commis d’un communauté à l’autre. Et là, bien sûr, Ayad sort de son chapeau la tuerie de Houla, en mai dernier, l’attribuant avec une tranquille assurance aux chabihas alaouites. Sait-il, ou feint-il d’ignorer, ce bourreur de crânes bobos, que pratiquement toutes les victimes de ce massacre appartiennent justement à des familles alaouites, et que même une famille était celle d’un député bachariste ? Que la télévision russe (qu’un Ayad, formé à la rude école gaucho-atlantiste de Libération, évidemment méprise statutairement) mais aussi un grand reporter de la Frankfurter Allgemeine Zeitung ont recueilli assez de témoignages et d’indices pour conclure à la responsabilité des miliciens islamistes, ASL ou pas, puisque même notre Ayad reconnait, avec ses mots de Tartuffe, « une grande autonomie des groupes » censés constituer cette ASL, et aussi une possible «infiltration» de celle-ci « par une composante djihadiste » (Que galamment ces choses-là sont dites !)

Bien-pensance géostratégique, déni de réalité, franc mensonges, mythes propagandistes, Le Monde sera toujours le Monde, et ses collaborateurs des collabos de l’OTAN ! Quand bien même ils auraient reçu, comme Christoph Ayad, le prix Albert Londres (décerné par le gratin du journalisme français mainstream) Mais, au fond, c’est la réalité et l’avenir qui devraient fournir le meilleur démenti aux assertions de ces militants déguisés en journalistes.

Louis Denghien, le 20 juin 2012
Info Syrie


 

Vidéo : Thierry Meyssan à propos de la destruction de la télévision Al-Ikhbariya

RÉSEAU VOLTAIRE | 30 JUIN 2012

http://www.voltairenet.org/Video-Thierry-Meyssan-a-propos-de

Mercredi 27 juin 2012 au matin, un important commando ont lancé un raid contre le siège de la chaîne de télévision privée syrienne Al-Ikhbariy, tuant sept employés, en enlevant d’autres et détruisant les locaux.

Quelques heures après l’attaque, la chaîne a repris la diffusion de ses programmes à partir de studios improvisés.

Voir la vidéo sur le site d'origine: http://www.voltairenet.org/Video-Thierry-Meyssan-a-propos-de

 

 



Les brèves

2-1 IRIB : F4 turc, la nature de la mission ?

 Et si la fuite d'un pilote syrien, en Jordanie, n'était pas sans rapport avec l'abattage du F4 turc, dans le ciel syrien?

On se demande beaucoup le pourquoi de l'incident du 22 juin, qui a fait monter d'un cran les tensions Damas/Ankara, mais on sait moins y répondre. Selon le site syrien Dampress, le pilote de l'avion de combat qui a fui son pays, collaborait avec les services de renseignement jordaniens; l'avion qui s'est posé, à l'aéroport d'Amman, a été examiné de près par les agents et les techniciens israéliens, jordaniens et américains. L'objectif : décoder le système et permettre son application, sur des avions autres que ceux de la flotte aérienne syrienne, et c'est là que le lien est fait avec l'incident du vendredi. En effet les avions de chasse turcs, qui sont entrés, dans l'espace aérien de la Syrie, étaient en mission, et celle-ci consistait à bombarder le système de défense anti-aérien de la Syrie. il s'agissait d'utiliser le même code d'entrée que celui des avions syriens et de tromper, ainsi, les systèmes de Radar de la Syrie. Les services secrets syriens ayant découvert la manoeuvre la DCA avait l'ordre expresse de tirer sur tout objet volant, y compris, les avions syriens. L'opération baptisée "Chasse aux corbeaux" a réussi, quand la DCA syrienne est parvenue à abattre l'un des deux F4 turc, tandis que l'autre a pris la fuite. la Turquie a, une nouvelle fois, fait preuve d'un parfait alignement, sur les politiques de l'OTAN. mais que cherchaient les avions turcs? Bombarder le port de Lattaquieh et le systèpe défensif de la Syrie et permettre un afflux, sans précédent, de terroristes vers le territoire syrien.

 26/06/2012

IRIB 



3  Dossier

3-1 Tlaxcala : BHL : L'art de la guerre, avec un verre de vin.

PARIS - Elle se trouvait là, dans un coin discret, jamais repérée par les hordes de touristes : ma petite table favorite depuis les années 80 au Café de Flore à Saint-Germain. J'en ai pris possession, j'ai commandé un croque-monsieur et un verre de Chablis, et j'ai repris mes activités, en lisant et en regardant le monde passer devant moi pour la première fois depuis la chute du Roi Sarko.

Première impression : où diable mon bouquiniste peut-il bien se trouver ?

La vénérable librairie La Hune, juste au milieu de mon angle de vision, semblait avoir été frappée par le feu de l'enfer. Zeus merci, elle avait déménagé pas loin. Deuxième impression plus prometteuse : BHL ne se trouvait pas au Flore. En fait, le philosophe français Bernard-Henri Lévy, alias BHL, était occupé ailleurs à assurer la promotion de sa prochaine guerre.
BHL n'est pas simplement un philosophe/écrivain/cinéaste, il est avant tout le patron exécutif d'une gigantesque opération de relations publiques montée à la gloire perpétuelle de lui-même. Il dirige pratiquement l'arène culturelle française, de la même manière que Christopher Hitchens pensait faire la pluie et le beau temps aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.


Pouvons-nous vivre dans la médiocrité ? Si seulement Sartre était encore vivant pour renvoyer BHL d'un coup de pied dans le derrière vers son jardin d'enfants intellectuel ! BHL s'est rendu dernièrement au Festival du film de Cannes en emportant dans ses bagages quelques rebelles otanesques libyens en guise d'animaux de compagnie - des compagnons de son aventure de « libération », comme Moustafa El-Zagizli, de Bengazi, fièrement présenté comme le « prince des chabab », et le général Ramadan Zarmouth, de Misurata.

Le colonel Kadhafi avait l'habitude de planter ses tentes à Rome et de faire embrasser ses magnifiques robes par les potentats occidentaux. Les rebelles otanesques libyens, pour leur part, étaient abasourdis et troublés par leur expérience explosive des tapis rouges de Cannes.

Fait décisif, en compagnie de ses Libyens favoris, qui maugréaient contre « l'unité de la révolution », BHL avait également emmené avec lui - qui d'autre ? - ses Syriens favoris, deux Kurdes, des personnages louches en lunettes noires, dont les têtes étaient enveloppées dans des drapeaux syriens. Ils étaient décrits comme « des combattants qui avaient fui la Syrie en cachette, il y a seulement quelques heures, pour découvrir Le Serment de Tobrouk ».  

Nous avons donc là le sioniste certifié BHL, emmenant avec lui ses Arabes de service pour visionner la première mondiale de son nouveau film. Oui, toute cette affaire devait faire partie d'un autre exercice de glorification de BHL. Après avoir gagné pratiquement à lui tout seul la guerre de Libye - selon son propre « récit » - BHL a maintenant insisté sur le fait que « ce qui a été fait à Bengazi ne fut pas plus facile que ce qui devrait être fait à Homs ». Garçon ! Apportez-moi un changement de régime avec mon Chablis !

 

La guerre, c'est moi

Quant au film, diffusé sur les écrans en France et déjà vendu au marché nord-américain, il pourrait aspirer à se qualifier comme pièce surréaliste digne d'Alfred Jarry. Mais en tant que paon hyperactif, BHL n'a pas la moindre faculté d'autocritique, et ce qui reste est un BHL cinéaste se filmant lui-même en tant que réalisateur de l'Histoire en marche. Voilà comment une tradition littéraire et philosophique française vieille de plusieurs siècles se termine : L'Intellectuel est devenu un va-t-en guerre.

En voix off - quelle autre ? - celle de BHL non-stop : un monologue néo-proustien débité qui flirte avec Sun Tzu. BHL parcourt les rues de Bengazi à la recherche d'un héro rebelle postmoderne, et il le trouve en la personne d'Abdul OTAN Jalil.

La scène est à présent installée pour que BHL d'Arabie joue son épopée libératoire, constamment vêtu d'une veste noire, d'une chemise blanche Charvet méticuleusement ouverte pour montrer sa peau blanche, et un téléphone satellitaire collé sur son oreille, depuis les déserts et les montagnes jusqu'aux salons du Palais de l'Elysée et - bien sûr - le Café de Flore qui se révèle à une délégation libyenne éblouie.

Tous, du Roi Sarko à la Reine Hillary « Nous sommes venus, nous avons vu, et il mourut » Clinton et à David Cameron d'Arabie, sont manipulés pour servir d'extras dans une guerre de libération concoctée par BHL. Qui a réellement envie de savoir ce qu'il s'est réellement passé en Libye, comme l'Asia Times Online l'a rapporté pendant des mois ?

BHL rejoue inévitablement le coup de fil tristement célèbre qui aurait converti le Roi Sarko au changement de régime. Sarko lui-même a nourri ce mythe, en déclarant à la télé française en mars 2011 comment cet appel téléphonique l'avait conduit à rencontrer les rebelles de l'OTAN et à démarrer l'offensive franco-britannique. Foutaise ! Le changement de régime avait déjà été décidé à Paris depuis octobre 2010, lorsque le chef du protocole de Kadhafi s'était enfui de Libye pour se réfugier en France.

Maintenant, BHL est très occupé à rappeler au nouveau président français François Hollande « la France fera-t-elle pour Houla et Homs ce qu'elle a fait pour Bengazi et Misurata ? ». Eh bien, la coalition des volontaires est déjà en place : la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Turquie et la Ligue Arabe contrôlée par le Conseil de Coopération du Golfe ! Ils se nomment eux-mêmes « les Amis de la Syrie » et décideront des prochaines étapes du changement de régime, à Paris début juillet.

BHL concède que « sauver l'euro est une obligation impérieuse », mais le drame grec pourrait ne pas empêcher Hollande de passer un coup de fil, exactement comme BHL l'a fait averc son prédécesseur le Roi Sarko, pour convaincre la Russie et la Chine que l'Etat terroriste syrien relève du passé. Evidemment, BHL ne reconnaîtra jamais la nature terroriste de l'Etat israélien envers les Palestiniens, même s'il était sur le point de se faire écraser par un char de Tsahal. De toute façon, si Hollande cale, BHL se tournera vers David Cameron d'Arabie.

BHL insiste pour dire qu'il a réalisé Le Serment de Tobrouk pour la Syrie. En Libye, dit-il, il y avait « une réelle coalition avec les pays arabes, qui impliquait les forces émiraties et qataries ».

Pour l'Emir du Qatar, le Serment de Tobrouk devrait être perçu comme une comédie musicale façon « The Sound of Music ». Après tout, le Qatar a déjà acheté la moitié de la Place Vendôme, une bonne partie des Champs-Élysées et presque tout entre Madeleine et Opéra.

BHL pourrait faire pire que passer lui-même un coup de fil à l'Emir francophile pour lui demander de financer sa prochaine guerre. Mais dites donc, le Qatar arme déjà les rebelles syriens ! Prochaine étape pour BHL? L'Iran. 

Merci à Questions critiques
Source:
http://atimes.com/atimes/Middle_East/NF14Ak02.html
Date de parution de l'article original: 14/06/2012
URL de cette page:
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=7575



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Kevin Barrett : Ingérence impérialiste en Syrie: le peuple turc donne l’exemple…

Il n’est pas dupe du jeu truqué qui se trame en son nom.
Le peuple turc demeure calme malgré le jusqu’au boutisme de son leadership
Un nouveau sondage par le centre de recherche social d’Ankara montre que plus des deux tiers de la population turque est opposée à une intervention militaire en Syrie et ce malgré les tirs récents sur deux avions militaires turcs volant au dessus des eaux territoriales syriennes. Le sondage, rapporté dans l’hebdomadaire turc Al-Akhbar, a aussi montré que la majorité des gens désirent que le premier ministre RecepTayyipErdogan prenne une position plus neutre sur le conflit en Syrie.

Kevin Barrett

Mardi 26 Juin 2012

Le sondage reflète une nouvelle réalité: cela devient de plus en plus difficile d’utiliser des provocations afin de manipuler l’opinion publique pour qu’elle soutienne la guerre.
“Dans le passé, les leaders des pays pouvaient mettre en scène des provocations ou prendre avantage d’incidents comme comme celui qui s’est passé Vendredi dernier, afin de générer un large soutien populaire pour une entrée en guerre. Ainsi que l’expliquait déjà le chef nazi Hermann Goering: “Naturellement, le commun des gens ne veut pas la guerre… Ceci est bien compris, mais après tout, ce sont les chefs d’état qui déterminent la politique… Les peuples peuvent toujours être amenés à suivre leurs leaders. C’est très facile. Tout ce que vous avez à faire est de prétendre et de dire au peuple que vous êtes attaqués, dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme et d’exposer le pays au danger. Cela fonctionne de la même façon quel que soit le pays.”’
> Mais cela ne marche pas en Turquie, pourquoi donc ?
> Peut-être parce que les Turcs ont déjà vu des provocations faites d’avions abattus. Il y a plusieurs années, un groupe d’officiers de l’armée turque et leurs complices fascistes avaient comploté un faux abattage grec d’un avion turc, ceci faisant partie d’un coup d’état contre la démocratie, ceci fut appelé l’Opération Marteau-piqueur. Les comploteurs ont été arrêtés, et maintenant quelques douzaines de ceux-ci doivent faire face à un emprisonnement à vie.
> “Ce n’est pas seulement le peuple turc qui devient de plus en plus sceptique au sujet des provocations de guerre. En Espagne en 2004, l’attentat du train à Madrid, largement suspecté d’être une opération fausse-bannière de provocation, a échoué quant à son but de rallier les Espagnols autour du président Aznar pour la guerre contre l’Irak. Aznar fut battu dans les élections qui s’ensuivirent 3 jours plus tard. De la même manière, les attentats de Londres en Juillet 2005 ont été exposés comme étant une opération sous fausse-bannière dans “Terreur dans le métro” de Nick Kollerstrom et ils ont échoué dans leur but de convaincre le public britannique de soutenir la guerre en Irak. De même pour les gros attentats de Mumbai en 2008 et 2011 qui ont échoué de ralier le peuple indien contre l’islam en général et le Pakistan en particulier, et ce en grande partie parce que ces attentats furent exposés comme étant des opérations fausse-bannières.”
> La maturité politique du peuple turc reflète les leçons apprises au cours de la lutte longue de décennies pour l’islam et la démocratie et contre le fascisme séculier Kémaliste. Le leadership turc kemaliste, travaillant au sein de l’opération Gladio de l’OTAN, a essayé tous les trucs du manuel pour sauvegarder sa dictature, incluant une vaste variété de provocations, mais le peuple s’est peu à peu éduqué à désamorcer les trucs du pouvoir.
> Dans une interview avec cet auteur Samedi, le journaliste modéré de la télévision turque Ceylan Ozbudak était d’accord pour dire que le gouvernement turc devrait adopter un ton plus neutre devant la crise syrienne et a félicité le premier ministre Erdogan pour sa retenue. Ozbudak a dit que le peuple turc veut une solution diplomatique pacifique à la crise syrienne.
> “Même les Américains, le peuple qui a été le plus trompé et le plus régulièrement à soutenir des guerres inutiles, sera sûrement plus difficile à tromper que dans le passé. Un sondage en 2007 trouva que 36% des Américains pensaient que “cela était très possible” ou “plutôt possible” que les attentats du 11 Septembre aient été organisés ou laissés faire par le gouvernement américain afin de lancer des guerres au Moyen-Orient.”
> Le Dr. James Fetzer de l’université de Duluth-Minnesota, fondateur du mouvement “Scholars for 9/11 Truth”, dit qu’il n’est pas surpris que le peuple turc réponde calmement à l’évènement de l’avion turc abattu, “quand les Américains paraissent être de plus en plus conscients des mensonges que leur gouvernement leur a dit, ce qui a été répété par les médias de masse, cela ne doit pas surprendre si les gens vivant dans des pays où la presse est plus ouverte et moins contrôlée, aient une plus grande conscience sur les tentatives qui sont faites pour manipuler l’opinion publique, spécifiquement en considérant la litanie ininterrompue des opérations fausses-bannières pour justifier des guerres par la tromperie, le mensonge et la diabolisation de leaders nationaux tels Saddam Hussein et Mouamar el-Kadhafi. Cette étude apparaît être encourageante quant au fait que le système semble être devenu transparent et que les gens deviennent de plus en plus critiques dans leur mode de penser et plus sophistiqués dans leur vision politique.”
> Le Dr. Fetzer a noté que le 11 Septembre apparaît avoir été le point culminant d’une série de provocations orchestrées qui ont servies à lancer la plupart des guerres des Etats-Unis: la fausse invasion mexicaine de 1846, le coulage du USS Maine en 1898 à Cuba et du Lusithania en 1915, le plan en huit points pour provoquer Pearl Harbour en 1941, l’incident mythique du Golfe du Tonkin en 1964 et la fameuse histoire des couveuses koweitiennes en 1990. Il a ajouté que la montée de l’internet a augmenté le scepticisme public quant à ces incidents et d’autres du même accabit, ceci en permettant l’accès public à une information plus juste et ce de manière bien plus vaste.
> Depuis le 11 Septembre, une longue liste de personnalités de haut-rang de la politique, de l’armée, de la culture et de l’éducation ont remis en cause la version officielle gouvernementale des évènements de ce jour. Le tout nouvellement élu président égyptien Mohamed Morsi est documenté pour être un sceptique de la version officielle gouvernementale des attentats du 11 Septembre, tandis que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a collecté plusieurs acclamations debout aux Nations-Unies après avoir exprimé son scepticisme quant au 11 Septembre.
> Les gouvernements va t’en guerre et leurs caniches des médias vont-ils toujours essayer d’utiliser des “incidents impliquant des attaques ennemies”, réelles ou orchestrées, ou totalement fabriquées, pour faire marcher les opinions publiques au pas des bottes de leur politique agressive ? Ou les citoyens de toutes les nations vont-ils résister à de telles manipulations plus avant et les reléguer aux proverbiales oubliettes de l’histoire ?
> La réaction calme du peuple turc à l’incident de la destruction de leur appareil de combat offre toutes les raisons d’être optimiste. Si le sang-froid continue de prévaloir, alors la prédiction du président américain Dwight David Eisenhower pourrait bien devenir réalité: “Les peuples du monde désirent véritablement la paix. Un jour les leaders du monde devront abandonner et la leur donner.”
Kevin Barrett