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25/08/2012

n° 508 - "Les dossiers 'de l'Afghanistan - 24-08-: - la mort, la guerre, l’hypocrisie impérialistes

n° 508 - "Les dossiers 'de l'Afghanistan - 24-08-: - la mort, la guerre, l’hypocrisie impérialistes




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Afghanistan 

Les dossiers de la defaite

n°508 du 24-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "Afghanistan le dossier" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

d) un sommaire à :  http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ )colonne de gauche.

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)


Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... i

dem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytesPs : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Le "Afghanistan le dossier" est  visible : 

a)   sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 



1 Tiré à part 

 

Otan

Après le massacre de 17 civils perpétré par un soldat américain, le scandales des marines urinant sur des dépouilles afghanes, après les photos de chasses de soldats fiers de posés devant des cadavres, après l’autodafé des Saints Corans brulés à Abu Ghraib, d’autres offenses encore, voilà une autre révélation, toute aussi horrible faite par un officier Us qui a passé plusieurs années en Afghanistan: les chiens de l'armée américaine se nourrissent des cadavres des afghans.

Selon John Jordan qui entend publier "ses Mémoires !, "Nos commandants nous avaient intimé l'ordre de ne pas remettre les cadavres des Action kamikaze et des Qaidistes aux membres de leur famille et les jeter en pâture devant les chiens, ils considéraient ça comme une punition infligée aux terroristes"!.

Certaines sources judiciaires indépendantes affirment vouloir poursuivre cette affaire en justice si les déclarations de Jordan sont avérées exactes.



Troupes d'occupation
1-4 Ce que l’on certifie !!!: 2.000 militaires américains tués en près de 11 ans d’invasion

Le nombre des militaires américains tués en Afghanistan a atteint 2.000, après presque 11 ans de guerre et la mort mercredi d'un caporal des Marines dans des combats avec les action kamikaze, selon des données du Pentagone consultées jeudi.

Le site internet icasualties.org, qui compile les données sur les soldats tués au cours de l'opération EnduringFreedom (Liberté immuable), qui a débuté en octobre 2001, évoque de son côté 2.008 morts américains.

Sur les 2.000 morts recensés par le Pentagone, 1.577 ont été tués dans des combats et 34 sont des femmes. Quelque 16.402 militaires ont par ailleurs été blessés.

Plus de 150 militaires américains ont été tués depuis le début de l'année.

L'armée américaine a connu ses pertes les plus importantes en 2010 avec 499 morts, contre 414 en 2011.

Plus de 90.000 soldats américains occupent l’Afghanistan. Ce chiffre devrait être ramené à 68.000 à la fin de l'été.

Environ 40.000 hommes de l'Otan occupent également l’Afghanistan.

Au moins 1.039 soldats de l'Otan ont été tués depuis le début de l’invasion du pays en 2001, dont 418 Britanniques et 87 Français.

L'Otan doit transférer la responsabilité de la sécurité aux 352.000 hommes des forces afghanes d'ici à la mi-2013.

Les pertes des Etats-Unis en Afghanistan sont loin d'égaler celles connues en Irak: quelque 4.475 militaires américains y ont été tués et 32.228 blessées entre 2003 et 2010, selon les données du Pentagone.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68519&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=25

 



1-1 Crocker : les USA comptent reste jusqu'en 2024 en Afghanistan!  

L'ambassadeur américain sortant en Afghanistan a déclaré que les militaires américains resteraient en Afghanistan jusqu'en 2024.

Selon le journal pakistanais « Dawn », Ryan Crocker a déclaré mardi que  Washington avait un nouveau plan pour sa présence militaire en Afghanistan. Crockezr interviewer par  AssociatedPress, a ajouté qu'après le retrait des Etats-Unis de l'Afghanistan en 2014, une partie des forces spéciales  américaines  de l'armée de terre et de l'air restera dans ce pays pour une période 10 ans afin de contrôler les Taliban. Il a prétendu que la présence des forces américaines en Afghanistan a des impactes positifs sur la situation afghane , et celle des pays voisins.  Crocker a ajouté que ce plan sera mis en application au Pakistan.

17/07/2012

Irib


1-2 Le pétrole est-il l'eldorado de l'Afghanistan?

Des sociétés pétrolières comme Exxon s'intéressent au sous-sol du pays.

Avec les difficultés de la guerre, de la corruption et de la division ethnique, d'autres hésitent à entrer dans la course.

«Exxon n’irait pas dans une zone à moins qu’elle ne soit prometteuse.» Chakib Khelib, ancien ministre algérien du pétrole, expliquait par ces mots à l’agence Reuters que si le géant pétrolier américain lorgnait du côté des réserves afghanes, c’est que son exploitation ne devait pas être beaucoup plus difficile que celle de l’Arctique.

Le groupe américain pourrait en effet s’intéresser au pétrole afghan. C’est ce qu’ont révélé plusieurs médias anglo-saxons au mois de juillet. L’enjeu: des enchères pour entamer une phase d’exploration dans le bassin afghano-tadjik. Une région du nord du pays qui pourrait contenir de colossales réserves d’or noir. 1,9 milliard de barils, estime l’USGS (US GeologicalSurvery) dans sa dernière évaluation.

Les industriels ont jusque fin octobre pour faire une offre. Le résultat est attendu à la mi-décembre. Le gagnant aura le droit de consulter les documents compilés par le ministère des Mines et l’USGS, qui promettent plusieurs centaines de millions de barils de pétrole répartis sur six secteurs «blocs». Il pourra alors faire des propositions pour espérer signer un contrat d’exploitation à l’horizon mars 2013.

Pour l’instant, seul le ministère afghan des Mines a communiqué sur le sujet, révélant ainsi les concurrents en lice le 4 juillet dernier. Les industriels, eux, restent très discrets. Il ne faut surtout pas révéler le montant et les termes de l’offre pour ne pas s’exposer aux autres groupes qui participent. Pour Kaboul, l’enjeu est de taille: le ministre de l’Economie estime que le pétrole pourrait rapporter 9,75 milliards d’euros par an. Une somme non négligeable pour un pays dont le PIB s’élève à 16,4 milliards en 2011, dans un contexte de dépendance extrême à l’aide internationale.

Huit entreprises se retrouvent en concurrence pour cet «Afghan tajik tender 2012». Face à Exxon, sept groupes de moindre ampleur, la plupart sous tutelle de leurs Etats respectifs: Dragon Oil (Arabie Saoudite), Kuwait Energy (Koweït), ONGC Videsh (Inde), Petra Energia (Brésil), Pakistan Petroleum (Pakistan), PTT (Thaïlande) et TPAO (Turquie). 20 autres entreprises ont été disqualifiées d’office, considérées comme n’ayant pas la solidité financière pour un tel contrat.

Des multinationales comme sauveurs de l’économie afghane

Comme l’explique Chakib Khelib, la présence d’une société comme Exxon serait un gage rassurant pour les autres investisseurs. Le patron de la lutte anti-corruption de l’Otan, le brigadier-général Ricky Waddell, estime de même que «Exxon est si gros et présent dans tellement de pays qu’ils peuvent se permettre de dire non [à la corruption]». Les Américains et leurs alliés ont bien compris que la viabilité de l’Afghanistan, et donc sa sécurité, dépend de la capacité de partenaires internationaux à s’y installer dans de bonnes conditions.

Washington, entre autres, pousse ainsi ses grands groupes à considérer une implantation dans ce pays avec la plus grande attention.

Lors de cet appel d’offres, le ministre afghan des Mines, WahidullahShahrani, a ainsi salué le nombre de compétiteurs. «Cet impressionnant groupe d’enchérisseurs démontre de la croissance robuste et du développement rapide des secteurs du gaz et du pétrole afghans», a-t-il déclaré dans un communiqué. Il estime que ce «succès» s’explique par le précédent contrat remporté fin 2011 par la China National PetroleumCorp (CNPC), qui développe les infrastructures pour extraire le pétrole du bassin d’AmuDarya.

Dana Rohrabacher, un représentant républicain s’est lui offusqué de voir Pékin trouver une place en Afghanistan: «Les Chinois raflent le potentiel économique en profitant d’une guerre menée par les Etats-Unis». Exxon n’est pourtant pas le premier géant à envisager un tel investissement. Auparavant, JP Morgan Chase a commencé à s’intéresser au secteur minier à hauteur de 32,5 millions d’euros pour des mines d’or.

Certains se sont étonnés de l’absence de Total sur ce marché. Le Français surveille pourtant bien ces réserves de pétrole. En 2009-2010, il s’était penché sur un appel d’offre comparable, pour un secteur plus restreint dans la région de Kashkari. Arrivé en finale, Total n’avait finalement pas fait d’offre et, faute d’une concurrence suffisante, l’enchère était tombée à l’eau. Un site trop petit? Des conditions de sécurité trop risquées? Lepétrolier se refuse à tout commentaire. «Ces phases sont ultra-confidentielles, on ne peut ni commenter ni confirmer l’intérêt de Total pour ces gisements», explique-t-on au siège du groupe.

La filiale tricolore Exploration reste malgré cela aux aguets. En 2011, la députée du Nord Françoise Hostalier, grande passionnée et spécialiste de l’Afghanistan, rédigeait un rapport parlementaire destiné au Président Sarkozy dans lequel elle aborde les partenariats économiques potentiels entre la France et ce pays.

Au cours de cette enquête, elle avait pu consulter, entre autres grands patrons d’industries, Pierre Olinger, le numéro 2 de Total. Aujourd’hui, l’ancienne députée (elle n’a pas été réélue) assure que le groupe français est attentif aux enjeux afghans :

«Total est très à l’écoute, très au courant de tout ce qui se passe en Afghanistan. Le problème, c’est la législation de ce pays qui n’est guère adaptée à la gestion et à l’exploitation d’une entreprise comme Total. Elle interdit de dissocier l’exploration et l’exploitation. Aussi, les risques sont trop grands pour les sociétés spécialisées pour cette phase. Total estime pour sa part qu’il y a pour le moment des zones du monde plus rentables pour eux.»

Chacun sa part de corruption

Les Chinois, eux, ont dû s’associer au groupe Watan dans une joint venture qui leur a ouvert les portes d’un premier site à exploiter. Les premiers barils de pétrole du bassin de l’AmuDarya devraient en être extraits à l’automne prochain, à un rythme de 5.000 barils par jour dans un premier temps. L’Afghanistan doit récolter 70% des bénéfices, en plus d’autres taxes sur l’exploitation. Le tout pour un site qui reste, avec ses 70 à 80 millions de barils de réserve, beaucoup plus modeste que ce qui est actuellement mis aux enchères dans le bassin afghano-tadjik.

Cette association avec un industriel local est une véritable contrainte pour les groupes internationaux qui veulent s’installer en Afghanistan. Dans le cas des Chinois, cette alliance forcée avec Watan est loin d’être neutre: l’entreprise afghane est dans le giron du clan Karzaï. Les propriétaires de ce groupe, les frères Ahmad et Rashid Popal, sont en effet des cousins du président afghan tandis que le frère de ce dernier, QuayumKarzaï, en est l’actionnaire principal.

Le groupe, qui a investit dans divers secteurs, comme les télécommunications, l’énergie ou la métallurgie, est impliqué dans de nombreux scandales, des affaires de corruption et de rackets, notamment dans sa branche sécurité qui rançonne les camions empruntant l’autoroute entre Kaboul et Kandahar.

Cette alliance n’aura pourtant pas été une garantie de sécurité pour les Chinois de CNPC. Ils ont sous-estimé l’éloignement entre Kaboul et le site pétrolier… qui se trouve sur les terres d’Abdul Rachid Dostom. Ce chef de guerre local s’est successivement allié aux Soviétiques, puis à Massoud qu’il trahira, avant de rejoindre l’Alliance du nord en 2001.

Loin de porter les Popal et les Karzaï dans son cœur, il aurait dépêché des miliciens pour intimider les ingénieurs chinois et réclamer sa part des bénéfices. Des méthodes qui, pourtant, sont difficiles à sanctionner: la population adhère au discours du chef local qui passe pour défendre les intérêts de la région contre les élites de Kaboul. Johan Freckaus, entrepreneur et consultant français installé en Afghanistan depuis plus de dix ans, connaît bien ce pays et les us et coutumes locales:

«En Afghanistan, les intérêts locaux priment sur les intérêts nationaux, même si l’attachement à l’unité reste fort. Il y a une très forte philosophie du “chacun chez soi”. Les ruraux s’occupent de leurs affaires et les citadins des leurs. En sympathisant avec Watan group et des proches du pouvoir de Karzaï, les Chinois ont obtenu les faveurs de Kaboul … sans savoir qu’il fallait aussi avoir l’aval du chef local.»

Pour lui, plus que des questions de sécurité, ce sont ces pratiques très particulières qui refroidissent les investisseurs, aussi bien français qu’américains. Les Afghans seraient prêts à accueillir tout le monde: «Ils donnent sa chance à chacun. Si le résultat leur plaît, tant mieux, sinon, ils les chassent». Des risques difficilement acceptables pour des groupes privés qui ne sont pas poussés par leurs Etats respectifs.

Malgré les encouragements des gouvernements occidentaux, les grandes multinationales continuent d’hésiter à investir dans un pays qui reste classé quatrième plus corrompu au monde par l’ONG Transparency. Et si ces capitaux pourraient être un moyen de soutenir l’économie délabrée de l’Afghanistan, nombreux sont les observateurs à rester sceptiques: la plupart des pays aux sous-sols démesurément riches continuent d’être ravagés, comme continuent de le montrer l’Irak, la République Démocratique du Congo ou encore le Soudan.

Romain Mielcarek

http://www.slate.fr:81/story/60389/petrole-afghanistan


8 compagnies étrangères, en lice, pour le droit d’explorer les champs pétroliers et gaziers  

10/07/2012

 «Huit compagnies sont en lice, pour obtenir le droit de prospecter et d'exploiter le pétrole et le gaz, en Afghanistan», a annoncé le ministère afghan des Mines.

Selon Reuters, le ministère afghan des Mines a annoncé, dans un communiqué : «Dragon Oil, Kuwait Energy, India's ONGC Videsh, Brazil's Petra Energia, Pakistan Petroleum, Thailand's PTT and Turkey's TPAO join Exxon Mobil rivalisent, pour s'octroyer le droit d’explorer les champs pétroliers et gaziers de l’Afghanistan». Le délai de cet appel d’offre expire au mois d’octobre.

Irib

 


 

Almanar : Washington compte transférer du matériel en Asie centrale.

Une partie du matériel américain déployé actuellement en Afghanistan pourrait être transférée à des républiques d'Asie centrale après le retrait du contingent international de ce pays, écrit vendredi le journal Kommersant.

Le Pentagone étudie notamment la possibilité de transmettre du matériel militaire et de l'équipement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) au Kirghizstan, au Tadjikistan et à l'Ouzbékistan, indique le journal citant des sources au sein des ministères de la Défense de ces républiques d'Asie centrale.

"Il s'agit de véhicules blindés, de semi-remorques porte-chars, de tracteurs, de ravitailleurs, de niveleuses, de bulldozers et de porteurs d'eau. En outre, le Pentagone est prêt à transmettre aux pays voisins de l'Afghanistan de l'équipement médical, des moyens de communication et même des salles de musculation ambulantes", lit-on dans le journal.

Des sources au ministère russe des Affaires étrangères se sont dites étonnées par ces projets de Washington. "Un tel scénario est absolument inacceptable pour la Russie car il contredit les accords conclus avec nos partenaires en Asie centrale et au sein de l'Organisation du traité de sécurité collective (Arménie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Russie et Tadjikistan, ndlr)", a indiqué une source diplomatique russe.

Après le retrait d'Afghanistan des troupes de l'Otan et des partenaires de l'Alliance, prévu en 2014, la sécurité dans le pays sera assurée par plus de 300.000 soldats et policiers afghans. L'Otan entend débloquer chaque année 4,1 milliards de dollars à ces fins.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68499&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=25


 


2 Des militaires britanniques cachaient les dépouilles de soldats

 Le ministère de la Défense de Grande-Bretagne conservaient secrètement et illégalement des échantillons de tissus et des fragments de corps des militaires du Royaume-Uni tués en Afghanistan, annoncent les médias britanniques.

Les fragments de corps ont été découverts le mois dernier lorsqu'un chef nouveau a été placé à la tête de la section d'enquête (Special Investigations Branch) de la police militaire royale.
Le ministère l'a expliqué par une erreur. Il a promis de communiquer l'identité des soldats tués dont les fragments se trouvaient dans les locaux de la police militaire. Un porte-parole du ministère a déclaré que des excuses seraient présentées aux familles des soldats tués par écrit

10/08/2012

french.ruvr.ru

 


1-6 Washington Post :92 millions de dollars pour bâtir un "pentagone" en Afghanistan !

Ce n'est pas seulement en Irak que les Américains comptent dépenser des centaines de milliers de dolars pour se bâtir des pseudo ambassades et de les utiliser en lieu et place de base militaire.

En Afghanistan, ils ne s'en cachent même pas et projettent de construire un immense complexe militaire à 5 étages d'où ils conduiraient leurs opérations militaires. C'est à partir de ce complexe que les généraux afghans et les soldats de ce pays devront entrer en contact avec les Américains. quelques 92  millions de dollars devront être dépensés pour accomplir ce "pentagone" afghane. alors que les Etats Unis disent vouloir se retirer de l'Afghanistan les projets de ce genre qui garantissent une certaine présence militaire US en Afghanistan se multiplient.

 02/07/2012


Action des résistants ( les résistants revendiquent l’action.)

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

Cinq résistants tués dans la tentative d'attentat à Kaboul. 

 02.08.

Les forces afghanes ont donné dans la nuit l'assaut sur une maison de l'est de la ville où se cachaient les insurgés, a précisé à l'AFP le porte-parole des services de renseignement afghans (NDS), LutfullahMashal.
"Un groupe de résistants munis de gilets remplis d'explosifs, de roquettes et de mitrailleuses prévoyait de s'emparer d'un immeuble de Shar-i-Naw", un quartier central très commerçant du centre de Kaboul, a indiqué M. Mashal.
A la suite d'informations recueillies par le NDS, les forces de sécurité ont fait une descente sur une maison dans le quartier de Pul-e-Charkhi, entraînant des échanges de tirs, a-t-il ajouté.
"Les affrontements ont duré six heures" et se sont soldés par la
mort des cinq rebelles qui se trouvaient sur place, dont un qui a déclenché la veste bardée d'explosifs qu'il portait sur lui, a poursuivi M. Mashal, en précisant que les autorités pensaient dans un premier temps avoir affaire à sept insurgés.
Une camionnette remplie d'explosifs a été trouvée près de la maison et était entre les mains des services de déminage, a-t-il précisé.
Un porte-parole de l'Otan en Afghanistan a confirmé qu'"un fait de cette nature se déroule actuellement à Kaboul", sans autre précision.
Les attaques suicide spectaculaires dans les villes ou contre les bases de l'Otan sont, avec les bombes artisanales placées sur les routes, les armes de prédilection de la rébellion menée par les action kamikaze qui combat depuis plus de dix ans le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l'Otan.
Le 15 avril dernier, les rebelles avaient déclenché six attaques suicide concomitantes dans le pays, dont trois en plein cœur de Kaboul, pour marquer, selon eux, le début de leur traditionnelle "offensive de printemps".
Ils avaient notamment visé le Parlement, un vice-président et des ambassades dans ce qui reste à ce jour la plus vaste attaque coordonnée à Kaboul en dix ans de guerre, avec 17 heures de combat et 51 morts, dont 36 assaillants.
Le raid de ce jeudi intervient après que l'Otan a fait état d'une augmentation récente du nombre des attaques rebelles, sur fond de violences croissantes dans les provinces qui entourent Kaboul.
Près de 3.000 attaques se sont produites en juin, le mois plus violent depuis près de deux ans, alors que la force internationale de l'Otan (Isaf) a amorcé le retrait de ses 130.000 hommes encore stationnés en Afghanistan au printemps.
L'armée française a ainsi quitté mardi le district de Surobi, près de Kaboul, une étape importante sur la voie du retrait total de ses troupes.
Selon l'Isaf, la résurgence des attaques s'explique par un début prématuré de la saison des combat, accéléré par la fin, elle-même prématurée, de la récolte d'opium, une des principales sources de revenus des insurgés.
Mercredi, les corps de sept civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan avaient été retrouvés près de Kaboul, tués par les action kamikaze selon les autorités afghanes, quelques jours après d'autres meurtres similaires dans la même région.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/afghanistan-cinq-rebelles-tues-dans-la-tentative-d-attentat-a-kaboul-02-08-2012-2110952.php

 


1-3Le demi-frère du président Karzaï assassiné  

Ahmad Wali Karzaï, le demi-frère du président afghan et gouverneur de la province de Kandahar, en Afghanistan, a été assassiné par l'un de ses gardes du corps, chez lui, dans le sud du pays.
La mort d'Ahmed Wali Karzaï a été confirmée par deux porte-paroles du gouvernement. C'est un membre de sa garde privée qui l'a tué avec un fusil automatique AK-47, selon un témoin oculaire.
Le demi-frère du chef de l'État avait été visé par de multiples tentatives d'assassinat par le passé.
En mai 2009, son convoi avait été attaqué dans la province orientale de Nagarhar par des insurgés qui avaient utilisé des roquettes et des mitrailleuses. Un de ses gardes du corps avait été tué.
Moins de deux mois avant cette embuscade, quatre kamikazes action kamikaze avaient attaqué le bureau du conseil provincial de Kandahar, tuant 13 personnes.
Ahmed Wali Karzaï, qui avait quitté le bâtiment quelques minutes avant le début de l'assaut, avait déclaré qu'il était visé, tandis qu'un porte-parole taliban affirmait que la cible était le tout le site.
Ahmed Wali Karzaï, qui était né en 1961, a fait l'objet de nombreuses accusations et était notamment soupçonné d'être payé par la CIA ou mêlé au trafic de drogue dans cette région instable du pays.
Soutenu par son aîné, le président Karzaï, il niait tout implication dans des activités criminelles.

14/07/2012
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/07/12/001-afghanistan-wali-karzai.shtml


Un attentat contre le gouverneur de la province de Samangan fait 22 morts

Un action kamikaze a fait samedi au moins 22 morts au cours d’un mariage dans le nord de l’Afghanistan, a annoncé la police. Une quarantaine de personnes ont été blessées .Ahmad Khan Samangani, influent responsable politique et hôte de cette réception, figure parmi les victimes, a déclaré à Reuters KhairullahAnosh, gouverneur de la province de Samangan. Cet attentat est l’un des plus meurtriers depuis des mois en Afghanistan. (ATS)

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3652c61c-cd93-11e1-bf3b-25c04a2c31e8/Un_attentat_en_Afghanistan_fait_22_morts


Un policier tire sur les forces de l’Otan

13 août 2012

Un policier afghan a tiré sur des soldats de l’armée afghane et de l’Isaf, la force armée de l’Otan en Afghanistan, lundi dans l’est du pays.

Un homme « appartenant à la police afghane en uniforme » mais qui était « habillé en civil » au moment des faits a tiré sur un groupe de soldats de l’Isaf et des forces de sécurité afghanes lundi matin dans la province de Nangahar (est), a raconté le colonel Hagen Messer, un porte-parole de l’Isaf.

Les résistants  revendiquent l’attaque.

L’assaillant était « de retour à son poste après des vacances. Il a pris l’arme d’un de ses collègues et a fait feu », a expliqué Abdullah AzimStanikzaï, le chef de la police dans la province de Nangahar. « Personne n’est mort » dans l’attaque, a affirmé le porte-parole de l’Isaf, qui s’est refusé à communiquer le nombre de blessés. Deux soldats de la coalition et un membre des services de renseignement afghans ont été blessés, selon Abdullah AzimStanikzaï. L’assaillant a pris la fuite, a poursuivi le colonel Messer, assurant qu’« aucun rapport sur le fait que l’homme ait été rattrapé n’est parvenu » à l’Isaf.

Zabiullah Mudjahid, un porte-parole des résistants, a revendiqué l’attaque, assurant que le tireur, « un Afghan courageux », avait « rejoint le rang des rebelles » après son méfait.

Trois soldats de l’Isaf sont morts, a prétendu Zabiullah Mudjahid, généralement prompt à exagérer les pertes ennemies.

Les soldats de l’Isaf pris pour cible

Les attaques de soldats ou militaires afghans contre les troupes de l’Isaf qui les forment ont atteint un pic récemment. Six soldats américains ont péri de cette manière lors de deux attaques distinctes dans la seule journée de vendredi.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Afghanistan.-Un-policier-tire-sur-les-forces-de-l-Otan-et-blesse-des-soldats_6346-2103973-fils-tous_filDMA.Htm

AFP


09-08

22 camions de l'Otan détruits,  

Au moins 22 camions de ravitaillement de l'Otan ont été détruits mercredi par l'explosion d'une bombe dans le nord de l'Afghanistan, ont annoncé à l'AFP les autorités locales, une attaque revendiquée par les kamikazes.

Cette attaque est intervenue alors que le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian, se trouve dans le pays pour évoquer l'organisation du retrait de ses troupes. La France, déployée sous la bannière de l'Otan, prévoit de rapatrier d'ici la fin de l'année 2.000 de ses 3.500 soldats déployés sur place.
L'explosion, intervenue avant l'aube, a provoqué un incendie qui a ravagé les véhicules garés sur un parking pour la nuit, a précisé GhulamSakhiBaghlani, vice-gouverneur de la province de Samangan, où a eu lieu l'attaque. Les camions détruits venaient d'Ouzbékistan et se rendaient dans le sud du pays, selon lui.

18/07/2012

Irib


Crash d’un hélicoptère de l’OTAN.  

 Un hélicoptère de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) s'est écrasé mercredi matin dans l'ouest de l'Afghanistan, a annoncé le service de presse de l’ISAF.

« Deux membres ont été blessés lorsque leur hélicoptère s'est écrasé », a précisé le service.
Le communiqué n'a cependant donné aucun détail sur l'incident, faisant seulement savoir qu'une enquête était en cours pour déterminer la cause du crash

18/07/2012

french.ruvr.ru


 Alexander Klein : 7 civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan ont été tués

01.08.

Sept civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan ont été tués par des action kamikaze près de Kaboul, la capitale, ont annoncé mercredi les autorités, quelques jours après d'autres meurtres similaires dans la même région. | Alexander Klein

Sept civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan ont été tués par dans 1 action kamikaze près de Kaboul, la capitale, ont annoncé mercredi les autorités, quelques jours après d'autres actionssimilaires dans la même région.
Les corps criblés de balles des quatre hommes ont été retrouvés dans le district de Jalrez, dans la province de Wardak, à 40 km de Kaboul.

"Ils ont été tués dans des actions kamikaze car ils travaillaient pour une entreprise étrangère de sécurité", a ajouté le responsable qui dirige les unités militaires de la zone, depuis le quartier général situé dans la province voisine de Logar.
Shahidullah Shahid, un porte-parole des autorités de la province de Wardak, a confirmé la
mort des quatre Afghans et indiqué que les hommes avaient été arrêtés mardi par les action kamikaze alors qu'ils quittaient Kaboul pour se rendre à leur travail.
Selon les autorités locales, des actions kamikaze ont également tué trois Afghans qu'ils avaient enlevés il y a quatre jours parce qu'ils travaillaient pour l'Otan dans le Logar. Leurs corps criblés de balles ont été déposés mercredi sur le principal
marché du district de Charkh, a précisé à l'AFP le gouverneur du district, HumayoonFarooq.
Fin juillet, les actions kamikaze avaient déjà tué cinq hommes au motif qu'ils travaillaient eux aussi pour un groupe étranger.
A la suite de ces meurtres, les forces de sécurité afghanes avaient lancé une vaste opération dans la région, tuant une dizaine d'insurgés, selon le ministère de l'Intérieur.
Au début de leur traditionnelle offensive d'été, les action kamikaze avaient averti qu'ils allaient viser les Afghans travaillant pour des firmes étrangères.
De nombreux Afghans travaillent pour des organisations civiles et militaires en Afghanistan, où l'Otan compte 130.000 soldats chargés de soutenir le gouvernement local face aux rebelles.
Mercredi toujours, quatre soldats de la Force internationale de l'Otan (Isaf) et un interprète ont été tués dans trois attaques à la bombe dans le sud et l'est du pays, a annoncé l'Isaf, sans révéler la nationalité des soldats.
Dans un rapport publié la semaine dernière, l'Isaf avait relevé une augmentation de 11% du nombre des attaques rebelles entre avril et juin derniers par rapport à la même période de 2011.

La force, dirigée par les Américains, relevait également que plus de 100 attaques (bombes et tirs) avaient été recensées en juin, un record en près de deux ans.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/afghanistan-les-action kamikaze-tuent-4-civils-employes-d-une-firme-etrangere-01-08-2012-2109991.php

 

Six soldats américains de l'Isaf, la force d’occupation armée de l'Otan

Six soldats américains de l'Isaf, la force d’occupation armée de l'Otan en Afghanistan, ont été tués dimanche dans l'explosion d'une bombe artisanale dans l'est du pays, a-t-on appris de sources concordantes.  

La nationalité des victimes a été confirmée à l'AFP par un responsable américain sous couvert d'anonymat. Ni ce responsable ni l'Isaf n'ont précisé les conditions de l'attentat.  

L'est de l'Afghanistan constitue, avec le sud du pays, la principale zone de friction entre les forces pro-gouvernementales, soutenues par l'Isaf, et l'insurrection menée par les action kamikaze.

Et au moins 234 militaires de la coalition ont péri depuis le début de l'année 2012, selon un décompte fourni par le site casualties.  L'armée et la police afghanes ainsi que les troupes de l'Isaf sont les principales cibles des rebelles, dont les principales armes sont les attentats suicide et les bombes artisanales.

AP

9/7

Cinq militaires US blessés à Kaboul.  

04/07/2012 

Cinq militaires américains ont été blessés au Sud-ouest de Kaboul, capitale afghane.

Selon Press TV, un militaire afghan a tiré, mercredi, sur un groupe de militaires américains, dans la province Wardak, au Sud-ouest de la capitale, blessant 5 entre eux. Des informations plus détaillées sur cette information restent toujours à attendre.

Irib


Six militaires étrangers tués

Selon le porte parole des Action kamikaze six militaires étrangers seraient tués dans le sud du pays. Ces six soldats se trouvaient à bord de deux chars dans deux régions différentes et les chars auraient été explosés dans des attaqués menées par les Action kamikaze.

 30/06/2012


Six soldats américains tués en 24 heures

Trois soldats américains ont été tués par balles par un employé afghan à l'intérieur d'une base militaire, portant à six le nombre de militaires américains tués en l'espace de 24 heures, a annoncé samedi un porte-parole de l'Otan.

La première attaque s'est produite vendredi matin, lorsque des policiers afghans ont tué trois soldats membres des forces spéciales qu'ils avaient invités à partager un petit-déjeuner dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan.

La seconde, qui a tué trois autres soldats, a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, dans le district de Garmsir, près du lieu de la précédente attaque. Le tireur, qui a agi seul, était un employé de la base et ne portait pas l'uniforme, ont déclaré des sources militaires.

"Ces deux incidents ne reflètent pas la situation dans l'ensemble de l'Afghanistan", a déclaré le général de brigade Gunter Katz, porte-parole en chef de la coalition, selon qui la coopération entre les troupes étrangères et les 350.000 membres des forces afghanes de sécurité continue de bien se dérouler.

"Nous avons environ 500.000 policiers et soldats qui travaillent ensemble, (...) afin de lutter ensemble pour que ce pays ait un meilleur avenir", a-t-il ajouté.

L'Otan a indiqué que 26 attaques de ce type avaient été commises depuis janvier, et avaient tué 34 personnes.

ATTAQUES "VERT SUR BLEU"

Un porte-parole de la coalition au pouvoir a cependant déclaré que la dernière attaque en date ne viendrait pas grossir le bilan des attaques dites "vert sur bleu", de policiers afghans qui retournent leurs armes contre des militaires occidentaux. Le tueur ne portant pas d'uniforme, il ne faisait a priori pas partie des forces de sécurité afghanes.

Les attaques isolées semblent par ailleurs également toucher les forces afghanes. Neuf policiers afghans ont ainsi été tués samedi dans la région de Nimroz, lorsque deux hommes en uniforme ont ouvert le feu après avoir passé un check-point près de Delaram, a déclaré le chef de la police local Mohammad Musa Rasoli.

"Les deux hommes ont été tués après par la police d'un poste de contrôle voisin. Nous enquêtons pour savoir s'il s'agissait d'agents de police ou d'insurgés portant l'uniforme", a-t-il précisé.

Les attaques dites "vert sur bleu" -en raison des couleurs respectives des uniformes- ont gravement entamé la confiance entre les alliés alors que les troupes de combat de l'Otan se préparent à transférer l'entière responsabilité de la sécurité aux Afghans d'ici 2014.

L'actuel regain de violence en Afghanistan est le plus important depuis le renversement du gouvernement taliban en 2001. Au moins six civils ont par ailleurs été tués vendredi dans la même province d'Helmand, une bombe déposée sur le bord de la route ayant fait exploser leur véhicule. le 11-08-KABOUL (Reuters)

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120811.REU3435/six-soldats-americains-tues-en-afghanistan-en-24-heures.html


Trois soldats de l'OTAN tués dans le sud de l'Afghanistan.  

Les trois soldats, dont la nationalité n'a pas été divulguée, ont été tués dans une caserne du district de Garmsir (sud) utilisée conjointement par les forces afghanes et étrangères, a déclaré une porte-parole militaire, le commandant Lori Hodge.
C'est le quatrième attentat de ce type depuis le début de la semaine contre des soldats de l'ISAF. Ils forment les forces afghanes qui doivent assurer la sécurité du pays après le retrait de la coalition prévu en 2014. Vendredi, trois Marines américains ont été tués par un homme portant un uniforme de l'armée afghane, dans le district de Sangin de la province du Helmand (sud).
L'auteur de l'attentat de vendredi est un policier de la province du Helmand qui a rejoint l'insurrection après cette attaque, a déclaré un porte-parole des action kamikaze, Qari Youssef Ahmadi. Le policier, a-t-il ajouté, aidait les soldats américains à former les forces de police locales.

11/08/2012

 http://www.romandie.com/news/n/Trois_soldats_de_l039OTAN_tues_dans_le_sud_de_l039Afghanistan110820121109.asp


Un homme en uniforme de policier tue trois membres de l'Otan.

 Un homme portant un uniforme de la police afghane a tué trois membres de la Force internationale de l'Otan (Isaf) dimanche dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Isaf.
Une enquête est en cours, a indiqué l'Isaf, qui comme à son habitude s'est refusée à communiquer la nationalité des victimes.
L'homme, qui portait un uniforme de l'Ordre national civil de la police afghane (ONCPA, ANCOP en anglais), une unité d'élite, a tourné son arme contre les trois membres de l'Isaf, les abattant, selon un communiqué de l'Isaf.
La dernière attaque de ce type datait du 19 juin, soit il y a moins de deux semaines, quand trois hommes portant des uniformes de la police afghane avaient tué un soldat de l'Isaf dans le sud du pays.
Un peu moins d'une trentaine de membres de l'Isaf - 26 selon un décompte de l'AFP - sont morts dans des circonstances similaires en 2012.
La question de la sécurité des membres du personnel civil et militaire de l'Otan est critique, car ils sont chargés de former les militaires, policiers et fonctionnaires afghans qui devront sécuriser et administrer seuls l'Afghanistan après le départ des dernières troupes de combat de l'Otan, prévu fin 2014.
La coalition de l'Otan, dirigée par les Etats-Unis, est arrivée en Afghanistan fin 2001 pour traquer Oussama ben Laden après les attentats du 11 septembre et renverser ses alliés les action kamikaze, au pouvoir à Kaboul depuis 1996.
Les Occidentaux, qui ont installé un régime allié à Kaboul après avoir fait tomber le régime des action kamikaze, n'ont toutefois jamais réussi à vaincre militairement la rébellion menée par ces derniers, particulièrement actifs dans le sud et l'est de l'Afghanistan.

 01/07/2012

 http://www.romandie.com/news/n/_Afghanistan_un_homme_en_uniforme_de_policier_tue_trois_membres_de_l_Otan_45010720122306.asp?


Dans l'est du pays

Six soldats américains de l'Isaf, la force d’occupation armée de l'Otan en Afghanistan, ont été tués dimanche dans l'explosion d'une bombe artisanale dans l'est du pays, a-t-on appris de sources concordantes.  

La nationalité des victimes a été confirmée à l'AFP par un responsable américain sous couvert d'anonymat. Ni ce responsable ni l'Isaf n'ont précisé les conditions de l'attentat.  

L'est de l'Afghanistan constitue, avec le sud du pays, la principale zone de friction entre les forces pro-gouvernementales, soutenues par l'Isaf, et l'insurrection menée par les action kamikaze.

Et au moins 234 militaires de la coalition ont péri depuis le début de l'année 2012, selon un décompte fourni par le site icasualties.  L'armée et la police afghanes ainsi que les troupes de l'Isaf sont les principales cibles des rebelles, dont les principales armes sont les attentats suicide et les bombes artisanales.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=71329


Trois soldats de l’Otan tués dans une double action kamikaze.  

Trois membres de l’Isaf, la force de l’Otan en Afghanistan, sont morts lors d’une attaque de la résistance  dans l’est du pays, a annoncé l’Isaf, sans plus de précision, dans un communiqué.
Ces militaires sont morts dans une double action kamikaze, qui s’est produit dans la province de Kunar, selon une source militaire occidentale.
« Deux kamikazes ont visé ce matin des soldats américains, des conseillers, qui marchaient de leur base proche vers le bâtiment du gouverneur » de Kunar, a déclaré à l’AFP Aywaz Mohammad Naziri, le chef de la police de cette province.
Un Afghan a également péri dans l’attaque, a-t-il ajouté.
Malgré la présence de 130.000 soldats de l’Isaf, en soutien aux 352.000 militaires et policiers afghans, le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l’Isaf n’ont pas réussi à vaincre l’insurrection menée par les action kamikaze, chassés fin 2001 du pouvoir par la coalition étrangère.
La violence est particulièrement élevée dans le sud et l’est du pays. Les attentats suicides sont avec les mines artisanales les principales armes de l’insurrection.
L’Isaf, dont la majeure partie des effectifs quittera l’Afghanistan d’ici la fin 2014, a lancé dans l’est une offensive contre la rébellion.
Le nombre de soldats de l’Otan tués a baissé, passant de 282 au premier semestre 2011 à 220 au cours des six premiers mois de 2012, selon un décompte du site icasualties.org.
Les forces de sécurité afghanes, ciblées  ont toutefois subi cinq fois plus de pertes que celles de l’Otan ces quatre derniers mois.
Quelque 635 policiers et 218 militaires, selon les ministères de l’Intérieur et de la Défense, soit un total de 853 hommes, sont morts entre avril et juillet, contre 165 soldats de l’Isaf.

08/08/2012

http://www.algerie1.com/flash-dactu/afghanistan-trois-soldats-de-lotan-tues-dans-un-double-attentat-suicide/



Australie 

Un militaire australien tué.  

Un militaire australien membre du corps spécial vient de périr en Afghanistan .

David Hurley , 40 ans et membre des unités aériennes de l'Otan  " a été tué touché en pleine popitrine alors qu'il était en mission". Depuis le début de l'année 223 militaires étrangers ont perdu la vie en Afghanistan. le majorité d'entre eux est américaine.

03/07/2012



France

Un soldat français tué dans un accrochage dans la province de Kapisa (est), dans la province de Kapisa

Un soldat français a été tué mardi matin en Afghanistan lors d'un accrochage armé survenu dans l'est du pays, a annoncé l'Elysée, tandis qu'un autre a été blessé.
Cet adjudant-chef du 13e bataillon de chasseurs alpins de Chambéry, qui faisait partie d'une équipe d'assistance conseillant les unités afghanes, a perdu la vie lors d'un "engagement avec des insurgés" dans la province de Kapisa (est), a précisé Matignon.
Ce décès porte à 88 le nombre de soldats français tués dans ce pays depuis le début de l'intervention lancée fin 2001, après les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. Depuis le début de l'année, 275 membres des force de l'OTAN ont été tués en Afghanistan.

07/08/2012

http://www.romandie.com/news/n/Un_soldat_francais_tue_dans_un_accrochage_en_Afghanistan070820121151.asp


88ème militaire françaismort en Afghanistan : la mort, la guerre, l’hypocrisie impérialistes, jusqu’au bout. Sans fin ?

Un 88ème militaire français a été tué en Afghanistan le 7 août 2012, laissant une veuve et trois orphelins.

Le mort a eu le droit à une cérémonie à Paris et à un discours présidentiel le 11 août dans l’Isère.

Là encore, nouveau président mais pas changement.

François Hollande a repris les mêmes expressions que celles de Nicolas Sarkozy, mélangeant compassion, grandiloquence, mais surtout réaffirmation, sans aucune autocritique, de la politique d’intervention militaire française dans le monde.

Selon François Hollande : « La France se bat, non pas pour son influence dans le monde, non pas pour ses intérêts, mais au nom de valeurs et de principes. C'était le sens de la présence de la France en Afghanistan. Elle avait été décidée au lendemain de l'attaque terroriste du 11 septembre 2001 qui avait frappé les Etats-Unis d'Amérique. …
Il s'agissait à l'époque d'en terminer avec un régime lié à Al Quaïda et qui abritait Ben Laden. A l'égard de forces obscures qui menaçaient la sécurité du monde. Nous avions un but, un seul : permettre aux Afghans de prendre souverainement en charge leur propre destinée. Cette mission est aujourd'hui accomplie.
 »

Quel beau bilan en effet ! 11 ans de guerre d’occupation ont détruit, tué partout dans le pays. La résistance nationale, menée par des « action kamikaze », ceux-là qui tenaient le régime précédent, n’a cessé d’enregistrer des victoires politiques et militaires. Le pouvoir intronisé par les Américains est totalement fantoche et ne se distingue que par sa corruption sans égale.

Quant à Ben Laden, il a été tardivement liquidé, dans sa résidence pakistanaise, alors que l’administration américaine avait déjà décidé le retrait.

Dans la campagne électorale, gauche et droite se sont disputées la primeur de la sortie des troupes françaises de cette guerre impopulaire. En réalité, l’une et l’autre n’ont fait que s’inscrire docilement dans le calendrier de retrait fixé par les Etats-Unis.

Hollande ne se prévaut aujourd’hui du retrait auquel il se serait « engagé » que pour mieux justifier de nouvelles interventions. Notons que le militaire dont on vient de célébrer les obsèques n’aurait pas fait partie des 2000 qui rentreront normalement d’ici la fin de l’année, mais des 1000 autres qui comme lui, major et « conseiller militaire », resteront encore.

Rien des objectifs officiels de la guerre en Afghanistan n’a été atteint mais était-ce les vrais objectifs ? Evidemment non.

Le lobby militaro-industriel occidental s’est gorgé de centaine de milliards de dollars. La guerre est le principal moteur de la « croissance » US ! L’Afghanistan aura aussi coûté aux contribuables français entre 5 et 10 milliards d’euros.

Les puissances impérialistes occidentales ont poursuivi leur travail de déstabilisation d’une zone géostratégique majeure, carrefour du transport du pétrole. Ils ont fait une démonstration de forces non loin de la Chine et de la Russie. L’Afghanistan, après l’Irak, avant la Syrie ? Mêmes si les conditions afghanes se sont avérées particulièrement retorses.

Voilà les véritables raisons pour lesquelles la France a fait la guerre alignée derrière les Etats-Unis avec les autres pays de l’UE pour défendre, n’en déplaise à M. Hollande, les intérêts de l’impérialisme français liés à ceux du capitalisme US et UE.

La mise en scène toujours plus accentuée des obsèques des soldats français tombés en Afghanistan appelle la réflexion. Le pouvoir redoute visiblement l’opinion publique. Prépare-t-il ou du moins n’exclut-il pas, après la coûteuse opération libyenne de 2011, l’engagement de troupes sur de nouveaux théâtres d’opération ?

Dans son discours du 11 août, devant la dépouille du soldat français, François Hollande, affirme : « Cette semaine encore, nos forces déploient un groupement médico-chirurgical dans le nord de la Jordanie. J'en ai ainsi décidé sur la proposition du ministre de la Défense. Au plus près de la frontière avec la Syrie, pour venir en aide aux réfugiés mais aussi aux combattants… » : Aveu que la France intervient déjà du côté d’un belligérant.

Plus que jamais, communistes français, nous voulons agir contre la guerre impérialiste, casser le consensus des forces politiques derrières les « interventions » hypocrites, coûteuses et meurtrières.

L’intervention en Afghanistan derrière les Etats-Unis a été décidée en 2001 par Chirac et la gauche « plurielle ». Son intensification et sa prolongation ont reçu l’accord de la droite et de la gauche parlementaires. Elles surenchérissent maintenant sur la forme d’une intervention en Syrie. Aucune véritable contestation nationale de la guerre en Afghanistan n’a été organisée en France, malgré des initiatives, comme la pétition lancée en 2008 pour le retrait d’Afghanistan émanant de plusieurs organisations du PCF, dont la nôtre, à l’appel d’Henri Alleg.

Plus que jamais, nous appelons et contribuons à des actions nationales pour :

-      Le rejet de toute forme d’ingérence française à l’étranger, notamment en Syrie, l’arrêt immédiat de toutes les interventions militaires françaises en cours hors de France, le retour en France de tous les militaires français « en mission » à l’étranger, la sortie unilatérale de la France de l’OTAN et des politiques extérieures de l’UE.

Hollande finit son discours en se référant à « la force de l’âme française » vantée par Clémenceau pour accompagner des millions de jeunes à la grande boucherie de 14-18. Nous préférons une autre citation : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels » (Anatole France).

Pcf Paris 15,

12 août



b) Troupes d'occupation : Analyse& déclaration

L'armée française quitte définitivement Surobi.  

L'armée française a officiellement quitté ce mardi le district de Surobi, près de Kaboul, une étape importante du retrait de ses troupes d'Afghanistan qui doit s'achever à la fin 2013, a constaté un journaliste de l'AFP. Surobi, dont le contrôle avait officiellement été transféré aux forces afghanes le 12 avril dernier, était l'un des trois points de déploiement principaux des quelque 3 000 soldats Français encore présents dans le pays avec la province voisine de Kapisa et Kaboul.
650 soldats français, pour la plupart issus du 92ème régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand, avaient été déployés dernièrement à Surobi. Seule une centaine d'entre eux rentrera en France. Le reste restera stationné à Kaboul dans le cadre d'une force d'intervention rapide. Leur départ a été marqué par une brève cérémonie entamée vers 8 h 30 (6 h à Paris) durant laquelle le drapeau français a été remplacé par le drapeau afghan sur la base de Surobi en présence d'une trentaine de soldats français et autant de soldats afghans.
Sur les 4 000 soldats français présents en Afghanistan au milieu de l'année 2011, environ 2 950 seront encore déployés fin août, pour atteindre le seuil fixé de 1 400 fin décembre 2012, avait indiqué le 12 juillet l'état-major des armées. Le calendrier arrêté par le président François Hollande prévoit le retrait d'environ 2 000 hommes des forces combattantes d'ici à fin 2012, soit deux ans avant le départ prévu du reste de la force internationale de l'OTAN (Isaf), sous la bannière de laquelle sont déployés les Français.
Au-delà, 1 400 soldats français resteront dans le pays pour assurer courant 2013 le retrait du matériel et poursuivre la formation de l'armée et de la police afghanes, censées assurer elles-mêmes la sécurité du pays, toujours en conflit, après le retrait de l'Isaf.

31/07/2012

AP



L'armée française quitte la province afghane de Surobi

L'armée française quitte la province afghane de Surobi

Avec la Kapisa et Kaboul, cette province était l'une des trois où des forces françaises étaient déployées. Les forces combattantes doivent avoir quitté le pays avant la fin de l'année, pour un retrait total fin 2013.

L’armée française a officiellement quitté mardi le district de Surobi, près de Kaboul, une étape importante sur la voie du retrait total de ses troupes d’Afghanistan prévu pour la fin 2013.

Surobi, dont le contrôle avait officiellement été transféré aux forces afghanes le 12 avril dernier, était l’un des trois points de déploiement principaux des quelque 3 000 soldats Français encore présents dans le pays avec la province voisine de Kapisa (nord-est) et Kaboul.

Les derniers 250 soldats français déployés dans le district ont quitté mardi la base de Tora, où était installé le commandement français depuis le déploiement des troupes tricolores dans la zone en 2008.

Leur départ a été précédé en début de matinée d’une brève cérémonie de baisser du drapeau français et de montée du drapeau afghan, à laquelle assistaient une trentaine de soldats français et autant de soldats afghans.

Les derniers Français déployés en Surobi étaient pour la plupart issu du 92e régiment d’infanterie de Clermont-Ferrand. Seule une centaine d’entre eux rentrera en France, les autres restant stationnés à Kaboul au sein d’une force de réaction rapide chargée d’appuyer au besoin l’armée afghane dans la région.

Les soldats français avaient quitté fin juin et début juillet les deux postes de combat avancés qu’ils tenaient dans le district avec l’armée afghane à Anjiran et Uzbin, une vallée où l’armée française perdit en 2008 onze soldats à la suite d’une embuscade rebelle, l’opération la plus meurtrière pour elle depuis 1983.

En dépit de cet incident meurtrier, qui a contribué à nourrir le débat sur la participation française à un conflit qui a pris des allures de bourbier, Surobi est souvent présenté comme un district calme, au contraire de la province voisine de Kapisa, très infiltrée par la rébellion.

Sur les 87 soldats français morts dans le pays depuis la fin 2001, 53 ont péri en Kapisa, province stratégique située entre Kaboul et l’est afghan. C'est aussi en Kapisa qu'ont péri les 24 militaires tués en 2011, l’année la plus meurtrière pour la France dans le pays.

La France, qui comptait 4 000 soldats dans le pays à la mi-2011, prévoit de faire baisser progressivement leur nombre pour atteindre 1 400 fin décembre 2012, soit deux ans avant le départ prévu de celles du reste de la force internationale de l’Otan (Isaf), sous la bannière de laquelle ils sont déployés.

Selon ce calendrier arrêté par le président François Hollande, Paris aura officiellement retiré à cette date ses derniers 2 000 soldats «combattants».

Au-delà, 1 400 soldats français resteront dans le pays pour assurer courant 2013 le retrait du matériel et poursuivre la formation de l’armée et de la police afghanes, censées assurer elles-mêmes la sécurité du pays, toujours en conflit, après le retrait de l’Isaf. En dehors de 500 formateurs qui resteront sur place, le retrait militaire français sera en principe achevé à la fin 2013.

Fin janvier, le président de l'époque Nicolas Sarkozy avait annoncé un retrait anticipé du pays de l’armée française, qui contrôlait alors Surobi et Kapisa, un mouvement ensuite accéléré par son successeur François Hollande.

La Kapisa a été officiellement transférée aux autorités afghanes début juillet. Le désengagement français de cette province sera progressif.

La France était arrivée en Afghanistan à la fin 2001 dans le cadre de l’intervention militaire occidentale qui a chassé les action kamikaze du pouvoir.

Malgré la présence de 130 000 soldats de l’Isaf, en soutien de 352 000 militaires et policiers afghans, le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l’Otan n’ont pas réussi à vaincre l’insurrection menée par les action kamikaze, laissant craindre une guerre civile après le retrait occidental.

(AFP)

31 juillet 2012 à 07:52 (Mis à jour: 12:01)

http://www.liberation.fr:80/monde/2012/07/31/l-armee-francaise-quitte-la-province-afghane-de-surobi_836653?xtor=EPR-450206


 Belgique

La Belgique commence le retrait de ses troupes de l'Afghanistan.

 La Belgique remettra d'ici au 30 septembre toute sa mission de protection de l'aéroport de Kaboul aux forces afghanes ou alliées, dans le cadre de la première phase du retrait des troupes de l'Afghanistan, a indiqué vendredi Mme Ingrid Baeck, porte-parole de la Défense, lors d'un point de presse.

La Belgique participe depuis neuf ans à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) en Afghanistan sous le commandement de l'Organisation du traité de l'Atlantique du Nord (OTAN) et déploie entre 250 à 300 militaires, dont cinq pelotons, à l'aéroport de Kaboul. Les 35 militaires du peloton belgo-luxembourgeois avaient regagné Bruxelles le week-end dernier, a confirmé Mme Baeck. Jusqu'à fin juillet (juillet), la Belgique déployait environ 600 militaires et six chasseurs F-16 en Afghanistan, en particulier à Kaboul (est), à Kunduz et Mazari-Sharif (Nord) et à Kandahar (sud). Le processus de retrait des troupes belges de l'Afghanistan devrait s'achever à la fin de l'année 2014.

Toujours selon Mme Baeck, la mission des troupes belges en Afghanistan est d'ores et déjà passée de la sécurisation et de la patrouille à l'entraînement et au conseil des unités afghanes. 

http://french.cri.cn/621/2012/08/03/102s290705.htm



Des détenus de Guantanamo interrogés sous antipsychotique.

 

Certains détenus de Guantanamo, se trouvaient sous traitement médicamenteux pendant leurs interrogatoires, avec le risque que les antipsychotiques aient altéré leur capacité à fournir une information fiable, selon un rapport du Pentagone.

Ce rapport de l'Inspecteur général du ministère américain de la Défense, a obtenu une copie jeudi, ne démontre pas que des médicaments aient été administrés de force aux prisonniers mais il admet que des détenus, incarcérés à la prison de Guantanamo à Cuba, ont pu être interrogés en étant sous traitement.

Dans ce rapport classifié de 41 pages, on peut ainsi lire : "Certains détenus recevaient une médication avec des médicaments psycho-actifs qui ont pu altérer la capacité d'un individu à fournir une information fiable", ajoute le document.

Mise à part cela, les auteurs du rapport stipule "n'avoir trouvé aucune preuve attestant que le ministère de la guerre ait autorisé l'utilisation de médicaments altérant l'esprit dans le but de faciliter les interrogatoires".

Ce rapport, d'abord obtenu et rendu public en vertu de la loi sur la liberté de la presse par le site internet Truthout, est la conclusion d'une enquête menée de 2008 à 2009 à la demande du Congrès.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=13&frid=13&eid=71398 


Nouveau scandale et nouveaux occupants tués.

 

Le ministère allemand de l'Intérieur a dénoncé la diffusion d'une photo montrant un groupe de policiers allemands posant en armes avec un drapeau à tête de mort devant leur ambassade à Kaboul, a rapporté le Spiegel à paraître lundi.  

Selon la police allemande, ce cliché est le résultat d'un "défi" lancé par les policiers des forces SIK, chargées d'assurer la sécurité des représentations diplomatiques allemandes, aux francs-tireurs de la police de l'unité d'élite GSG9.  

Le cliché publié dans le magazine a été réalisé en 2009 et montre cinq policiers du SIK, les visages cachés par des foulards pour la plupart, prenant la pose en tenant un drapeau de pirate noir à tête de mort. 

 On aperçoit derrière eux les drapeaux allemand et européen de l'ambassade dans la capitale afghane. L'un des protagonistes porte sur son épaule un petit canard jaune en plastique.  

Dans un courrier le ministère allemand de l'Intérieur  a estimé que les forces de sécurité ont commis des "infractions au devoir" qui "nuisent gravement" à l'image de la fonction publique allemande, indique le journal. De son côté, le porte parole de la police fédérale, Alexander Geyer qui annonce ne pas avoir engagé de sanction disciplinaire à l'encontre des policiers « qui n'ont pu être identifiés » a tenté de minimiser le scandale en expliquant que   "ça s'est passé lors d'un concours entre camarades, il ne faut pas voir plus loin". 

http://www4.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=70789

 

 

Un homme portant un uniforme de la police afghane a tué trois membres de la Force internationale de l'Otan (Isaf) dimanche dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Isaf.   Une enquête est en cours, a indiqué la force occupante, qui comme à son habitude s'est refusée à communiquer la nationalité des victimes.  

L'homme, qui portait un uniforme de l'Ordre national civil de la police afghane (ONCPA, ANCOP en anglais), une unité d'élite, a tourné son arme contre les trois membres de l'Isaf, les abattants, selon un communiqué de l'Isaf.

L'homme, qui portait un uniforme de l'Ordre national civil de la police afghane (ONCPA, ANCOP en anglais), une unité d'élite, a tourné son arme contre les trois membres de l'Isaf, les abattants, selon un communiqué de l'Isaf. Un peu moins d'une trentaine de membres de l'Isaf - 26 selon un décompte de l'AFP - sont morts dans des circonstances similaires en 2012

selon un décompte de l'AFP - sont morts dans des circonstances similaires en 2012. 

http://www4.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=70789



Le candidat Mélenchon remet en cause la version officielle sur le 11 Septembre !

Le 5 avril 2012 ·

Dans un discours du 30 mars 2012 devant le Cercle Républicain le candidat Jean-Luc Mélenchon a remis en cause la version officielle sur le 11 Septembre. De manière subtile, mais claire.

Voir la minute 34 (et suivantes).

« Nous voici donc entrainés et bientôt liés à toutes les aventures militaires qui résulteront de la crise d’hégémonie des Etats-Unis d’Amérique que j’ai d’abord décrite il y a un instant. Là se trouvent des dangers supérieurs à ceux qui résultent des autres situations de conflit que je ne méconnais pas, mais qui seront toutes revisitées sous cet angle par la puissance dominante.


Personne ne pourra jamais expliquer ce que nous sommes en train de faire en Afghanistan, à part défendre le passage d’un pipeline qui d’ailleurs ne passera pas par là. Il n’y a aucun raison ni aucune possibilité de victoire militaire en Afghanistan. Tout le monde le sait depuis le début. Aussi longtemps que la compagnie UNOCAL a pu croire que les actions kamikazes lui faciliteraient le travail, les actions kamikazes étaient les bienvenus au Etats-Unis d’Amérique. Ils ont été reçus et choyés. Et on s’accommodait fort bien et de la charria et du voile. Lorsqu’une compagnie argentine s’est infiltrée dans le jeu, lorsque la Russie a commencé à avancé ses pattes, lorsque les Chinois se sont intéressés au transit du pétrole qui pourrait passé par là, tout d’un coup, la situation a changé.

 Et à la faveur d’un drame, celui du 11-Septembre, on a justifié une intervention militaire dans un endroit qui n’avait certainement rien à voir avec la catastrophe à laquelle on prétendait répondre par légitime défense. Chacun se souvient de la fuite du Mollah Omar à Mobylette et les autres épisodes de cette « grande guerre » et des faits d’armes qui l’ont signalé avant que nous soyons embourbés dans une situation comparable à celle qu’ont connues toutes les invasions étrangères et les interventions étrangères en Afghanistan, toutes sans exception, aussi longtemps qu’on remonte dans la mémoire humaine de l’histoire des civilisations et des grands empires. »

VIDEOS A VISIONNER EN CLIQUANT SUR CE LIEN

http://lidiotduvillage.org/2012/04/05/le-candidat-melenchon-remet-en-cause-la-version-officielle-sur-le-11-septembre/


Manlio Dinucci : Le puits afghan sans fond.

 « C’est merveilleux d’entendre les oiseaux saluer de leur chant cette belle journée ici à Kaboul » : ce sont les paroles romantiques par lesquelles Hillary Clinton a ouvert la cérémonie officielle au milieu des arbres du très blindé palais présidentiel dans la capitale afghane. Tandis qu’elle parlait, d’autres oiseaux à la queue à rayures et étoiles volaient dans les cieux afghans : les chasseurs F/A 18 qui, ayant décollé du porte-avions Stennis dans la Mer Arabique, survolent l'Afghanistan. Une fois leur proie choisie, ils l’attaquent avec des missiles et des bombes à guidage laser et la mitraillent avec leur canon de 20mm, qui tire à chaque rafale 200 projectiles à l’uranium appauvri. Ces avions et d’autres, dont le prix dépasse les 100 millions de dollars, coûtent 20 mille dollars l’heure de vol : chaque mission durant environ huit heures, elle emporte une dépense de plus de 150mille dollars, auxquels s’ajoute celle des armes utilisées. Et l’an dernier, selon les chiffres officiels,  les avions Usa/Otan ont effectué 35mille missions d’attaque sur l’Afghanistan. On ne s’étonnera donc pas que les Etats-Unis à eux seuls aient dépensé jusqu’ici, pour cette guerre, environ 550 milliards de dollars. Un puits sans fond, qui continuera à engloutir des milliards de dollars et d’euros. A Kaboul Clinton a annoncé la bonne nouvelle : « J’ai le plaisir d’annoncer que le président Obama a officiellement désigné l’Afghanistan  comme plus grand allié non-Otan des Etats-Unis ». Ceci signifie que ce pays a acquis le statut dont jouit Israël et que, sur la base de l’ « Accord de partenariat stratégique », les Usa s’engagent à garantir sa « sécurité ». Selon des fonctionnaires de l’administration, les Usa conserveront en Afghanistan 10-30mille hommes, surtout des forces spéciales, flanqués de compagnies militaires privées. Et ils continueront à utiliser en Afghanistan leur propre force aérienne, y compris les drones d’attaque. Le « plus grand allié non-Otan » recevra de l’Otan une aide militaire de plus de 4 milliards de dollars annuels. L’Italie, qui s’engage à verser 120 millions annuels, continuera à fournir, selon les mots du ministre de la défense Di Paola, « assistance et support aux forces de sécurité afghanes ». Le gouvernement afghan recevra en outre, comme décidé à la conférence des « donateurs » de Tokyo, 4 autres milliards annuels pour les « exigences civiles ». Et dans ce domaine aussi, a déclaré le ministre des affaires étrangères Terzi, « l’Italie accomplira sa part ». Selon la motivation officielle, on aidera de cette façon la « société civile afghane ». Selon l’expérience réelle, chaque dollar et chaque euro, dépensé officiellement à des fins civiles, sera utilisé pour renforcer la domination militaire Usa/Otan sur ce pays. Pays dont la position géographique est de première importance stratégique pour les puissances occidentales et leurs groupes multinationaux, qui avancent de plus en plus vers l’est, en défiant la Russie et la Chine. Pour convaincre les citoyens étasuniens et européens, lourdement touchés par les coupes dans les dépenses sociales, qu’il convient de prélever d’autres milliards de dollars et euros des caisses publiques pour les destiner à l’Afghanistan, on raconte qu’ils servent à apporter de meilleures conditions de vie au peuple afghan, en particulier aux femmes et aux enfants. C’est la fable qu’Hillary Clinton a racontée, accompagnée par le gazouillis des petits oiseaux de Kaboul et par le chœur de ceux qui jouissent de toute cette largesse.

Edition de mardi 10 juillet 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120710/manip2pg/14/manip2pz/325590/

Traduit de l‘italien par Marie-Ange Patrizio



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

14/08/2012

n°119 Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan en Afrique - 14-8 : PAS D’ÉTAT DE GRÂCE … La paix mondiale tient à un fil .


n°119  Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan en Afrique  - 14-8 : PAS D’ÉTAT DE GRÂCE … La paix mondiale tient à un fil .



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'Otan et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Géopolitique et stratégie'des Guerres de l'Otan.

n°119 - 14-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

 

1 Guerres de l'Otan

2 Au jour le jour

3 Politique

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos .



Tiré à part

1 JPP Libye: ILS CROYAIENT QU'EN TUANT LE GUIDE LIBYEN ILS METTAIENT L'AFRIQUE A  GENOUX!!!

 C'est depuis la mort du Guide Libyen que les Européens se frottent les mains, tous contents d'avoir stopper les projets phares de la fédération africaine. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que nous sommes
 déjà passés au plan B. Et rien n'arrêtera l'Afrique dans son douloureux chemin vers la liberté. L'Algérie avait à peine refusé de prêter au FMI pour aider l'Union Européen. La même semaine, elle annule la dette de 10 pays africains. Il n'y a que les sourds qui ne veulent pas entendre. Le message est clair : c'est fini quand onvenait donner l'os aux africains pour ronger et on en repartait avecL’Algérie annule la dette de 10 pays africains, - sans avoir besoin de vouloir changer les hommes qui sont au pouvoir dans ces pays, - sans avoir besoin de vouloir installer des Algériens à la tête des entreprises étatiques de ces pays, - sans vouloir obliger ces pays à recruter des entraineurs algériens pour les équipes de football de ces pays,- sans avoir besoin de déferler sur ces pays ses chômeurs rebaptisés en ONG des thèmes les plus bidons etc... suivez mon regard.
Les médias-mensonge vont qualifier cela de colonisation algérienne del'Afrique, mais je préfère de loin une colonisation qui viendrait d'unautre pays africain, car lorsque la Californie ou le Massachusetts investit dans le Mississippi ou dans l'Arkansas, personne ne parle décolonisation. et dans tous les cas, préparez-vous à recevoir HillaryClinton dans les prochains mois, comme pour la Chine, faire le  Afrique pour vous expliquer de comment l'Algérie est dangereuse et qu'il faut s'en méfier. Le ridicule vient du fait qu'il n'y a plus enAfrique même les enfants de la maternelle pour croire à de telleslégendes.
JPP 8/8/2012



2 K. Selim : Chine/USA et l'Afrique : Le dragon et le drone !!!.

La Secrétaire d'Etat Américaine, Madame Hilary Clinton fait le 4ème tour d'Afrique pour convaincre les Africains à se méfier de la Chine. Je mets au défi n'importe qui de me montrer sur les 30 millions de km2 du continent africain, l'ombre d'un pont, d'une école ou d'un hôpital construit avec l'aide des USA. ZERO !!! Ca n'existe pas, rien que du bluff. Et même si les Chinois allaient être des médiocres alliés, la triste vérité est qu'en comparant Zéro avec n'importe quel autre chiffre positif de l'arithmétique, on n'a pas besoin d'être un marabout pour prédire que rien ne sera jamais pire qu'avant.
Après 500 ans, de bluff, ils n'ont toujours rien pigé de l'Afrique. Et je compte sur la jeunesse africaine pour leur rafraichir la mémoire que l'Afrique est déjà debout, malgré nos chefs d'Etat tués, emprisonnés par le même bourreau.

Dire que l'Afrique se trompe dans son alliance stratégique avec la Chine est une insulte à l'intelligence des Africains. Et tous ceux qui le disent (y compris les Africains) y concourent. Personne ne se plaint de la violence, du viol que l'Europe a obligé l'Afrique à subir à sa rencontre.
Aujourd'hui que c'est l'Afrique qui choisit son amant, même les violeurs montent au créneau pour dire qu'elle se trompe. C'est tout simplement démentiel. C'est comme dire qu'il est pire pour une femme de ménage (c'est comme ça que l'Europe voit l'Afrique) de se choisir un mauvais amant pour former un couple que de continuer à se faire violer par son patron (c'est comme ça que l'Europe veut être perçue par les africains). ...

JPP 4/8/2012


3 IRIB- L’ombre du dragon plane au-dessus de Washington.
Madame Hillary Clinton, la secrétaire d’État, a entrepris une tournée africaine destinée à «promouvoir la démocratie» mais aussi - surtout ? - à mettre en garde les dirigeants du continent contre les dangers de l’offensive économique de la Chine.
Il faut vraiment que la menace soit importante et imminente pour qu’un dignitaire aussi important de l’administration impériale consente à visiter une région du monde, en apparence, sans importance politique, mais dont la grande valeur stratégique est indéniable.
Depuis plusieurs années, une guerre secrète pour les ressources se déroule sur le continent entre Occidentaux en perte de vitesse et Chine en expansion très dynamique. La Chine est, depuis 2009, le premier partenaire commercial de l’Afrique. Les échanges ont atteint l’an dernier un record à 166,3 milliards de dollars, en hausse de 83% par rapport à 2009, d’après Pékin. Les Chinois viennent d’annoncer un doublement à 20 milliards de dollars de leurs crédits à l’Afrique. La Chine construit des routes, finance des universités et des centres sociaux dans des pays oubliés du monde mais qui font partie de la réserve stratégique des multinationales dont Mme Clinton est l’un des principaux porte-parole. Les Chinois ne sont certes pas des philanthropes, mais l’histoire - ancienne et récente - comme l’actualité, montre bien de qui il faudrait se méfier.
Les Américains et les Européens continuent de gérer l’Afrique à travers leurs réseaux politico-affairistes et les institutions multilatérales, FMI et Banque mondiale. On a vu avec quel succès. Ainsi, par exemple, le malheureux Mali a été contraint de se spécialiser dans la production de coton par la Banque mondiale, se plaçant en concurrence avec les cotonculteurs nord-américains qui, eux, bénéficient de subventions de la première puissance libérale. Clinton ne demandera certainement pas aux Africains de se méfier de ces organisations qui ont imposé la réduction des budgets de la santé et de l’éducation au prétexte que les équilibres macro-économiques allaient miraculeusement attirer les investissements et assurer le développement. Les résultats dévastateurs à travers tout le continent d’un dogmatisme économique inhumain parlent pour eux-mêmes.
Mettre en garde contre les Chinois quand on est l’héritier d’un tel passif est donc, au moins, parfaitement cynique. Mais le tropisme antichinois de l’Empire est articulé comme une campagne permanente d’agit-prop et s’exprime sur tous les registres. Dernière illustration en date, un dirigeant du sport nord-américain, dont le track-record en matière de dopage n’a rien à envier à celui de l’ex-République démocratique allemande, a, au mépris de tout esprit sportif, voulu jeter la suspicion sur les performances olympiques de la formidable nageuse YeShiWen. Avec un physique qui n’a pourtant rien à voir avec celui des «déménageuses» occidentales, la jeune Chinoise soumise à tous les tests de dépistage a écrasé de sa classe la natation féminine. Ce n’est pas du goût des experts civilisés qui en profitent pour déplorer avec une hypocrisie involontairement comique les «zones d’ombre» du sport au Céleste Empire.
Les ressorts de la diabolisation paranoïaque de la Chine renvoient au «péril jaune» fabriqué au début des années cinquante du siècle dernier par la presse américaine sur le modèle du terrifiant docteur Fu Manchu, génie du mal asiatique, inventé par l’écrivain Sax Rohmer. Mais ce qui était recevable hier passe mal aujourd’hui : l’Occident en crise générale, dont l’emprise médiatique et les canons sont le dernier argument, peine à convaincre une opinion africaine qui a payé le prix de son expérience. Personne n’oublie que le dernier apport significatif des États-Unis au bien-être de l’Afrique a consisté dans le tir sur la Libye de cent dix missiles de croisière Tomahawk d’un coût unitaire d’un million d’euros. Chacun a sa conception de l’aide au développement, même si la Chine n’a jamais tiré ne serait-ce qu’une balle en direction du continent… On peut se méfier de qui on veut, mais ce qui plane au-dessus de l’Afrique n’est certainement pas un chimérique dragon pékinois, mais un bien réel drone impérial.

Source :

vendredi, 03 août 2012 00:40
http://french.irib.ir/component/k2/item/204047-chine-usa-le-dragon-et-le-drone-,-par-k-selim



4 Ali Titouche : L’Algérie efface la dette de dix pays africains: 

 Le président de la République vient d’adresser des télégrammes aux ambassadeurs en poste dans les pays africains, les informant de ladécision de l’Algérie d’annuler les dettes qu’elle détient sur quelques Etats du continent noir.
 Une source diplomatique nous a précisé que les montants concernés par cette décision avoisinent les 3 milliards de dollars, selon nossources.Le Trésor public est sollicité ainsi à nouveau pour donner unesuite technique à cette décision politique pour le moins surprenante.
 Le Trésor public procéderait, comme à l’accoutumée, à la transformation des créances en question en vue de leur abandon en déclarant ces dettes détenues sur les pays concernés définitivement insolvables. Cependant, plusieurs maillons manquent à la chaîne reliant la décision à sa concrétisation technique : absence de concertation sur les tenants et les aboutissants d’un tel acte et défaut de débat au niveau de l’APN, une institution censée représenter le peuple.
 S’il est vrai que l’Etat a eu déjà, par le passé, à se livrer à de telles pratiques, le secret demeure néanmoins entier sur le devenir de certaines contreparties dont a bénéficié l’Algérie en échange d’une opération d’abandon et/ou de transformation d’une dette. C’est le cas d’une forêt héritée par l’Algérie au Mozambique suite à une action d’effacement d’une dette détenue sur ce pays. L’Algérie, qui devait exploiter cette forêt en échange de l’abandon des créances, n’a pas estimé la mesure opportune et le mystère demeure entier sur cette forêt mozambicaine. Quelquefois, des décisions d’effacement de dettes s’accompagnent de concessions faites de bon gré au pays créanciers.
> L’Algérie a bénéficié également par le passé, à titre d’exemple, d’un permis d’exploitation dans le domaine de la pêche sur les côtes mauritaniennes en échange de l’abandon d’une créance, mais n’a jamaisofficiellement mis à exécution ce permis d’exploitation, du moins dansses rapports d’Etat à Etat. Mais il est tout de même difficile devérifier, auprès des diplomates auxquels nous nous sommes adressés, si les concessions en question ont été exploitées par des privés au nom de l’Etat algérien car il existe, par moment, dans ce genre de pratiques, ce qu’on appelle dans le jargon diplomatique « les opérations triangulaires » qui consistent à faire bénéficier plusieurs parties de cet acte d’effacement de dette d’un pays par un autre Etat.
 C’est comme lorsqu’on rembourse une dette par le moyen d’une marchandise compensatoire. Les diplomates que nous avons interrogés se sont contentés de nous révéler ces quelques ficelles. Il y en a certainement d’autres.
Article paru dans le principal journal algériein :El Watan

El Watan>

mardi 31 juillet 2012 |

Source :http://www.setif.info/article6821.html


 


2 Les Guerres de l'Otan .Géopolitiqueet stratégie.

2-1 Usa

Visite d’Hilary signe d’une conquête de l’Afrique par les américains.

La chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton a entamé mardi dernier une visite de 11 jours dans 6 pays africains (L’Afrique du Sud ,le Malawi ,L’Ouganda ,Le Sud soudan, Le Sénégal, et le Ghana) en commençant par le Sénégal où elle a été accueillis par le président nouvellement élus MackySall. Tous comme Sarkozy avec sa politique de France-Afrique elle a prononcé  un discours devant les autorités sénégalaises ,les représentants du peuple ,les étudiants,…à l’université Cheikh AntaDiop de Dakar.

Officiellement Hillary Clinton fait cette tournée diplomatique en Afrique pour trois raisons principales. La première raison c’est la démocratie en Afrique comme les États Unis d’Amérique ont des leçons à donner aux africains en matière de démocratie. La deuxième raison c’est le développement des relations commerciales entre l’Afrique et les USA et cela face au développement des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique qui mène une très bonne coopération avec les États africains dans le plus grand bonheur des populations africaines qui ont trop souffert face au capitalisme et impérialismes des grandes puissances .Et la troisième raison de cette visite c’est la sécurité en Afrique comme si les États Unis et leurs alliés ne sont pas responsables de l’insécurité qui règne aujourd’hui dans beaucoup de nos pays, (crise malienne, libyenne, conflit au Soudan, en Somalie ,au Congo….)

Ainsi après l’élection de Barack Obama un fils du continent noir à la tête de la super puissance beaucoup d’africains avaient cru à un changement mais ils oubliaient que ce fils du contient devrait avant tous servir les USA et que les États n’ont pas d’ami ils n’ont que des intérêts .Au lieu d’arranger les choses Obama a d’avantage compliquer les choses pour les africains avec ces guerres impérialistes contre le régime de Kadhafi qui voulait sortir l’Afrique de la dépendance avec son projet États Unis d’Afrique. Et aujourd’hui que les africains se sont tournés vers un nouveau partenaire beaucoup plus fiable la Chine ,il faut revenir recoloniser l’Afrique n’ont seulement pour bloquer son émergence mais aussi bloquer l’ émergence économique de la Chine qui se trouve être le partenaire numéro 1 de l’Afrique depuis 2009.Il s’agit aujourd’hui pour les américains de bloquer les échanges Sud-Sud pour assoir leur domination sur le monde car il faut le souligner que les américains sont dans des difficultés économique et doivent empêcher à la Chine de devenir la nouvelle super puissance en coupant l’acheminement des matières premières pour la Chine, matières premières dont à elle a véritablement besoin pour assoir son émergence .

On constate aisément que partout ou la Chine à  un intérêt les États Unis et leurs alliés sont en train de créer des troubles, c’est le cas de la guerre en Libye ,au Soudan ,en Syrie, au Mali, en Somalie ,et bientôt en Iran,….L’objectif pour les américains est d’isolé la Chine pour que son économie s’effondre. Et en Afrique cela a déjà commencé par l’attaque contre le régime de Kadhafi, la crise malienne qui finira par l’implantation des bases militaires américaines notamment avec le projet AFRICOM qui verra le jour au nom de la lutte anti-terrorisme et à partir de la contrôler tous les pays du Sahel(le Niger ,Mali, Mauritanie, Algérie, Libye, Tchad,…)qui se trouvent être des pays riches en pétrole, uranium ,or ,phosphore, gaz,…,pays qui se trouvent être également de grands partenaires de la Chine. Cette crise malienne ajoutons le qui est l’objectif caché de cette visite, car derrière ces islamistes du MUJAO qui occupe le nord du Mali il y a le Qatar qui est le bras armé des USA qui ne veulent pas voir la CDEAO intervenir pour véritablement créer le désordre et au nom de la lutte anti-terroriste les américains interviendront pour occuper le nord du Mali.

Il s’agit aujourd’hui pour les africains de véritablement prendre conscience des enjeux que constituent nos États qui sont pris entre une rivalité entre chinois et américains, même si ces deux États ne visent que leurs intérêts nous devons aussi visés nos intérêts et choisir de coopérer avec le plus offrant dans des échanges gagnant-gagnant .Démocratie ,commerce et sécurité  uniquement dans l’intérêt des américains voilà ce que signifie cette visite d’Hillary en Afrique, et la machine coloniale américaine est en marche depuis la chute de Kadhafi prenons garde face à l’impérialisme américain.

jeudi 2 août 2012

http://www.jeunessafricaine.blogspot.fr/search?updated-min=2012-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2013-01-01T00:0



2-2 Alain BENIE BI et Al. : OBAMA PARLE COMME JESUS, MAIS TUECOMME UN Héros‏ ...!!!

A l'avènement de Barack Obama au pouvoir, des milliards de personnes sur la terre avaient manifesté leur optimisme. Parmi celles-ci, c'est peu dire qu'il y a eu la quasi-totalité des africains. Tous étaient persuadés que la couleur de peau du nouveau président augurait un changement de la politique internationale. Il faut en convenir et insister qu’ils n’étaient pas les seuls. Les quelques rares voix qui avaient émis des réserves furent sévèrement critiquées et taxées d’antiaméricanisme primaire.

 

Apres son périple ghanéen, son discours fut chaleureusement applaudi.

Un discours quasi-unanimement saluéparticulièrement par les africains qui ne virent là qu'un excellent discours.

On voyait en l’homme un ‘sauveur’ qui allait désormais fait la différence dans la politique internationale sur les peuples opprimés.

Retenons quelques de ses idées en terre de Kwame N’Krouma :

 

1 Vous pouvez vaincre la maladie, mettre fin aux conflits, changer fondamentalement les choses. Vous pouvez faire ça. Oui, vous le pouvez. Mais cela n'est possible que si, vous tous, vous assumez la responsabilité de votre avenir. Cela ne sera pas facile. Cela réclamera du temps et des efforts. Il y aura des épreuves et des déconvenues. Mais je peux vous promettre ceci: l’Amérique sera à vos côtés, à chaque étape, en tant que partenaire, en tant qu’amie

 

2 Je ne vois pas dans les pays et les populations d'Afrique un monde à part. Je vois l'Afrique comme une partie fondamentale d'un monde interconnecté, comme des partenaires de l'Amérique agissant au nom de l'avenir que nous voulons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit être fondé sur la prise de responsabilité et le respect mutuels».

 

3 Nous devons nous dresser contre l'inhumanité quand elle se manifeste parmi nous (...) Nous encourageons la vision d'une architecture régionale de sécurité qui soit forte et qui puisse produire une force transnationale efficace quand il le faut. L'Amérique a la responsabilité de favoriser cette vision, pas seulement par les mots, mais par un soutien qui renforce les capacités africaines. Quand on a un génocide en cours au Darfour oû des terroristes en Somalie, il ne s’agit pas seulement de problèmes africains, ce sont des défis lancés à la sécurité internationale et ils réclament une réponse internationale. Et c’est pourquoi nous nous tenons prêts à être des partenaires, à travers l’action diplomatique, l’assistance technique et le soutien logistique et nous soutiendrons les efforts visant à faire juger les criminels de guerre.

 

4 Nous devons reconnaître cette vérité fondamentale, à laquelle vous avez donné vie au Ghana: le développement dépend de la bonne gouvernance. C'est un ingrédient qui a fait défaut pendant beaucoup trop longtemps, dans beaucoup trop d'endroits (...) L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes.

 

5 L'Amérique tendra la main de manière plus responsable (...) L'aide, ce n'est pas une fin en soi. Le but de l'assistance étrangère doit être de créer les conditions pour qu'elle ne soit plus nécessaire.

Aujourd'hui, avec le recul, peut-être qu'en Afrique, tout au moins, les plus enthousiastes d'hier commencent par comprendre deux ou trois choses. Le sourire et l'image du Président Américain n’était qu’une simple affabulation pour assoupir les Opprimés afin de mieux les abattre par des conseils de guerres en cours ou à venir. Cette manœuvre insidieuse se met en place par une conspiration qui fait de lui le prix Nobel de la paix du 9 octobre 2009, pour dit-on «pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples»,

Mais le Président de guerre il est, et il restera. Barack Obama n’a pas eu peur de pousser le paradoxe à l’extrême lors de dans son discours de réception du prix Nobel de la paix, à Oslo. «Nous sommes en guerre», a-t-il reconnu, dès ses premières phrases. Quoi de plus paradoxal?

«La guerre est apparue avec le premier homme», a-t-il souligné. Elle est parfois «non seulement nécessaire mais moralement justifiée», il doit y avoir des conséquences» au fait que les pouvoirs locaux «brutalisent leur propre peuple», a-t-il mis en garde. Et à Malcolm X de leur répondre qu’ils font de l’oppression, de l’exploitation et de la guerre un acte de l’humanitarisme, pour tuer, asservir un peuple et n’ont jamais avoué leurs plans macabres de destruction sans précédent.

Il commence son héroïsme en Afghanistan où un curieux calendrier l’oblige à se justifier sur le paradoxe: faire la guerre pour la paix... Ainsi donc il  l'annonce l'envoi de 30.000 hommes supplémentaires en Afghanistan pour avoir l’autre prix Nobel qu’est la Guerre.

Chose curieuse, alors même qu'il était sur deux fronts de guerre ouverte : Irak, avec un retrait qui n'en est pas un et Afghanistan, un prix Nobel lui a été décerné. Son pays n'avait de cesse de provoquer en toute finesse des pays comme l'Iran, la Corée du Nord, le Cuba et le Venezuela. Sommé d’abandonner son antisémitisme  puisque toute critique à l’égard de cet Etat est identifiée à ce mal terrifiant  il a été vite et sévèrement redressé et ainsi a-t-il laissé la main libre à la colonisation et à la répression. A chaque fois qu’un téméraire avance au sein de la boîte à outils occidentale qu’est l’ONU et surtout son Conseil de sécurité un texte visant à contraindre Israël à faire un geste si minime soit-il dans ce qui est ironiquement appelé ‘les territoires’, Susan Rice dégaine son véto. Et pourtant cette Rice là, c’est elle qui a failli lever les deux mains en faveur du texte de Sarkozy présenté par l’ex-délinquant qui avait  ‘trahi la confiance du peuple français’ Alain Juppé pour agresser la Libye et la Cote d’Ivoire. Tellement la Rice était comblée.

Sans en donner l'air, le prix de Nobel de la paix fait des guerres. Mais, ces guerres-là elles sont ‘justes et humanitaires’. Elles sont nécessaires et utiles pour l'humanité. Exactement comme celles menées par Bush et ses « freedomfighters » au motif de libérer la planète de ‘l’Axe du mal’. Redoutable communicateur, Obama agit autrement que son prédécesseur. Il agresse la Libye et tue des milliers de civiles. Dans cette agression, il a su s’effacer pour mener la bataille via des sous-lieutenants qui n’ont rien à envier à Tony Blair. Ces sous-lieutenants à savoir les zélés Sarkozy et Cameron sont aux avant-postes. Ils sont pour la cause, accompagnés de leurs frères d’armes du Canada, d’Italie, de Pologne, du Danemark, d’Espagne, du Portugal et bien d’autres, pour la plupart rompus depuis des millénaires à une culture guerrière et de rapines à travers le monde. Ces pays, en meute si possible, en loup solitaire si besoin, agressent les pays qui ont le malheur d’être pourvus par dame nature de matières premières convoitées, enflamment la terre, tuent des populations civiles, soumettent des peuples affaiblis, saignent aux quatre veines des territoires à l'issue des opérations de braquage à mains armées cyniquement qualifiées d'opérations  ‘humanitaires’. Quasiment tous les pays arabes, africains et latino-américains ont goûté ou goûte régulièrement à ce plat « humanitaire ». Lequel a déjà fait empoisonné et englouti des civilisations entières.

Obama ne fait pas la guerre, dit-on. Ah oui ?? ‘Il a rencontré des guerres qui étaient créées avant son avènement’. ‘Il ne peut pas les éteindre’. ‘Il est obligé de les gérer’. ‘Il fait des guerres justes’. ‘Ce sont des guerres qui s'imposent à lui, il n'y peut rien’. La vérité face à toutes à ces argumentations sophistiquées, est que le prix Nobel de la paix fait des guerres. Il les fait en souriant, renvoyant ainsi à une opinion tétanisée la belle image qui est la sienne. Or, la guerre dans le concret, est ignoble et horrible. Obama les lui mène les mots d’une douceur à faire dormir debout, à la bouche.

Aujourd'hui, c'est la Syrie qui est prise. Elle est étranglée par la meute. Elle est bombardée sous le fallacieux prétexte que son dirigeant, Hassan Bahar ‘massacre des populations civiles’ qui manifestent pacifiquement. Curieuse présentation des faits qui pourtant montrent des rebelles lourdement armés qui s’emparent des villes et confisquent des ressources. Face à ces faits, le prix Nobel de la paix des ‘guerres humanitaires’ et ses amis demandent au pouvoir syrien comme hier au libyen et Ivoirien de ne pas réagir, de laisser les rebelles avancer jusqu’à prendre la capitale du pays et mettre à la place du khalife, un nouveau khalife plus docile. On demande au pouvoir de ne pas riposter et d’assister les bras croisés au déchirement de son territoire. On lui intime l’ordre de cessez-le-feu et de laisser le passage aux rebelles. On voit des scènes de guerre et on demande à une seule partie de désarmer.

Visiblement, ces  insurgés  ont d'importantes missions à accomplir. C'est pour cela que leur protection est si prompte. Ils font des gouvernants plus dociles qui offrent et offriront du pétrole, gaz et du cacao quasi-gratuitement.

Et comme c'est toujours le cas, le modus operandi n'a guère varié. On couvre les crimes des amis, on révèle voire fabrique ceux de l'ennemi à abattre. On passe par les instruments de l'éternelle boîte à outils occidentale : l'ONU et le fameux Conseil de sécurité dominé par les cousins occidentaux, si ce n’est pas elle, on sollicite l’OTAN, on parle de coalitions par-ci et d’alliance par là. Si ces instruments de légitimation de l’agression ne suffisent pas, on fait appel à des ensembles régionaux tels l’Union Européenne, l’Union Africaine, la Ligue Arabe et quoi encore ? Les médias, eux, n’ont jamais accompli leur meilleur rôle qu’en ces moments de guerre. Pendant que les « frappes chirurgicales » terrorisent les populations sur le terrain des opérations, ils font de la césarienne à l’information dans les salles de rédaction, propagent les pires mensonges, suppriment des images et convoquent sans discontinuité des experts autoproclamés, nourris à la mamelle du complexe militaro-industriel et de milieu du business de la guerre pour asséner leur évangile à tous ceux qui veulent les écouter.

Le prix Nobel de la paix est donc un seigneur de guerre au même titre que son prédécesseur. La seule divergence entre eux est que le premier joue plus finement. Il avait eu la même attitude sur la Côte d’Ivoire jusqu'au jour où Sarkozy, toujours plus zélé et souvent plus royaliste plus que le roi a gaffé avec l’ultimatum lancé contre Gbagbo depuis Bruxelles. Ce qui a eu le  malheureux  mérite de réveiller beaucoup d’africains qui dormaient encore. Sarkozy aurait eu l’intelligence d’inverser les rôles et laisser aux avant-postes l’Oncle Barry qu’une  ‘opération humanitaire’ serait déjà réalisée dans ce pays qui au demeurant, sera le prochain sur la liste après la Libye. Il suffit d’écouter l’ex-délinquant français Alain Juppé qui utilise la même rhétorique que sur la Libye en appelant l’ONU, toujours elle, à « jouer son rôle plus efficacement», rappelant que son mandat «permet d’utiliser la force» contre les crimes contre l’humanité commis par Laurent Gbagbo. Là encore, on ferme les yeux sur les exactions des rebelles et du ‘commando invisible’ et tous les bouviers du frci, des dozo du couple Ouattara-Soro.

Alors, une prochaine résolution issue de la case du sorcier nommée Conseil de sécurité de l'ONU contre la Côte d’Ivoire avec la même meute, et Obama en cool attitude, sourire aux lèvres fera cette nouvelle guerre humanitaire à laquelle le destin l'a obligé.

L’interpellation est grande. La disparition de la bipolarisation entrainant ainsi une forte mono-polarisation est un mal nécessaire pour les opprimés. Comment comprendre l'administration Obama d’accorder 25 millions de dollars d’aide à la rébellion syrienne. Une assistance «non létale» qui devrait permettre à l’insurrection de se doter d’équipements de communication. Une telle aide intervient par manque de consensus au conseil de Sécurité ou faire recours à l’Otan pour installer les rebelles au pouvoir. Tout cet échec est dû à la diplomatie Sino-russe qui voit en la propagande du bloc Otan une nouvelle domination du monde. C’est pour cette raison que le Russie et la Chine ont exprimé une fin de non coopération vu ce qu’ils ont apporté à la Cote d’Ivoire et la Libye qui sont devenues des tyrannies entretenues par Obama et qui tuent, emprisonnent, font des génocides sous les regards silencieux des protecteurs des civiles. Le contre poids Sino-russe, devrait et doit demeurer comme tel, on assistera désormais à la  reformation des blocs de l’Est et de l’Ouest pour réduire l’hégémonie du Prix Nobel de la Guerre.

Alain BENIE BI et Al.

Begal.politicienne.com

 Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.



1 Afrique

1-1 Mali

1 Solidarité Internationale PCF   : De l'entreprise de déstabilisation à l'intervention déléguée aux « amis » africains.

Un plan de dépeçage du Mali méthodiquement orchestré par les puissances occidentales

Depuis le début de l'année 2012, le Mali sombre dans le chaos. Indépendantistes touareg, rebelles islamistes, coup d’État éclair, transition « démocratique », intervention des pays de la CEDEAO, ingérences occidentales : la confusion règne, mais le brouillard de guerre se dissipe pour peu à peu, permettant de démêler l'écheveau des événements successifs.

Présenté abusivement comme un exemple de « démocratie », le Mali de l'ancien putschiste Amadou Toumani Touré (ATT) donnait en tout cas l'apparence d'un État stable. Une stabilité garantie par des relations guère conflictuelles avec l'ancienne puissance coloniale, par un étouffement de l'opposition (au nom du « consensus »), et par une pratique généralisée de la corruption et du clientélisme.

Un système à bout de souffle pour un président réélu en 2007 avec 71% au premier tour. Une « démocratie » gérée de façon anti-démocratique, un pays « stable » de plus en plus incapable de gérer l'instabilité au nord et surtout un pays regorgeant de richesses mais enfoncé dans une pauvreté entretenue par le système ATT et par la mise en œuvre zélée des recettes désastreuses du FMI.

L'enjeu : un pays pauvre regorgeant de richesses, objet de convoitises

Car si le Mali reste un des pays les pauvres au monde – la moitié de la population sous le seuil de pauvreté, le Mali occupant la 178ème place sur 182 pour son indice IDH – son sol et son sous-sol abrite des richesses considérables.

Troisième producteur d'or du continent africain, derrière les géants Ghanéens et Sud-Africains, exportateur majeur également de fer et de coton, le sous-sol Malien recèle surtout de gisements pétroliers conséquents, découverts dans le Bassin de Touadenni, au Nord-ouest du Mali.

Des richesses pétrolières encore largement inexploitées qui suscitent la convoitise des majors américaines, du grand groupe de la Françafrique Total, des entreprises d’État chinoises. Le ministère des mines Malien, encore maître des concessions pétrolières, a jusqu'alors préféré confier des blocs d'extraction à l'entreprise algérienne SONATRACH et à l'italienne ENI.

La participation potentielle du Mali au projet de pipeline TSGP (TransaharianGas Pipeline), acheminant le gaz du delta du Niger vers l'Europe via le Niger, renforce l'importance stratégique de l’État sahélien.

La nécessité d'établir un État « stable » au Mali, c'est-à-dire plus conciliant envers les intérêts pétroliers occidentaux, mais aussi d'exercer un contrôle direct ou indirect sur un État sécessionniste au Nord-Mali, est un des facteurs explicatifs du déroulement de la crise malienne.

Première étape : coup d’État d'opérette, déstabilisation et rupture de l' « ordre constitutionnel »

La déstabilisation du Mali commence par un coup d’État confus, à une semaine d'élections qui allaient concrétiser le départ du président Amadou Touré. Le 22 avril, le capitaine Sanogo dépose le président malien et annonce la constitution d'un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDR).

Des putschistes qui utilisent le prétexte de l'instabilité dans le Nord-Mali pour rompre l'ordre constitutionnel, et lancent un appel immédiat à une aide militaire et politique des puissances occidentales pour lutter contre le péril islamiste.

Il ne faut pourtant que deux semaines pour voir ces militaires déterminés céder le pouvoir à un gouvernement de transition présidé par le bras de droit de Touré, Dioncounda Traoré, sur proposition de la CEDEAO, appuyée par les grandes puissances occidentales, et surtout concoctée par le dictateur du Burkina-Faso Blaise Compaoré.

Les putschistes rentrent alors dans le rang, tout en occupant une place centrale dans la « transition démocratique », aux côtés du nouveau président intérimaire. Un intermède grand-guignolesque qui soulève des questions de fond :

Qui est cet obscur capitaine Sanogo, putschiste formé aux États-Unis de 2004 à 2010, où il a bénéficié d'une formation d'officier de renseignement ?

Quels intérêts servent ces putschistes, lançant des appels à l'aide aux puissances impérialistes et cédant le pouvoir à leurs premières injonctions ?

Quelle transition avec le bras droit du système corrompu d'ATT, Dioncounda Traoré par ailleurs en « visite médicale » à Paris pendant les deux semaines précédant sa prise de fonction début juin ?

Deuxième étape : un vide politique pour préparer le démantèlement du Mali

Usant de l'instabilité comme un prétexte pour rompre l'ordre constitutionnel, les putschistes n'ont fait qu'acter la sécessionde factodu Nord-Mali, sous les coups du mouvement sécessionniste Touareg (MNLA) et des groupes islamistes (Ançar Dine, AQMI).

Tirant profit des justes revendications du peuple Touareg à l'autonomie et au respect de sa dignité, le MNLA revendique la sécession, autrement dit la remise en cause de l’État malien unifié. Une revendication qui rejoint certaines préoccupations des puissances occidentales intéressées par le gâteau pétrolier du Nord, ainsi que les objectifs à court terme des combattants islamistes.

Des convergences matérialisées en mai dernier par un rapprochement avec Ançar Dine, islamistes fondamentalistes salafistes, issus du mouvement touareg, dominateurs à Tombouctou. Avec le MUJAO (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest) hégémonique à Gao, Ançar Dine et le MUJAO contrôlent désormais l'essentiel du Nord-Mali, et gagnent du terrain au détriment des rebelles touaregs.

La menace d'Al-Qaida Maghreb Islamique(AQMI) est plus présente dans les discours que dans la réalité du terrain. Ce groupe salafiste, issu d'une scission du GIA qui a semé le chaos en Algérie dans les années 1980, représente en réalité plus un groupe mafieux trans-frontalier qu'une puissance politique.

Des groupes islamistes allègrement financés par le Qatar, la monarchie absolue du Golfe fournissant des fonds, mais aussi directement des armes et des formateurs militaires, acheminés via les aéroports de Tombouctou et Gao, sous le silence bienveillant de la France et des États-Unis.

Un 'double jeu' occidental permettant de pérenniser la sécession du nord, de laisser croître un péril islamiste créé de toutes pièces par leurs alliés du Golfe, et in fine de justifier leur ingérence dans les affaires maliennes.

Troisième phase : préparer l'intervention des puissances impérialistes, déléguée à leurs bras armés africains

Après avoir soutenu la rupture avec l'ordre constitutionnel, laissé faire l'installation des rebelles au Nord, les puissances occidentales – France en tête – utilisent désormais le prétexte de la crise humanitaire et du péril islamiste, qu'ils ont eux-mêmes encouragés, pour justifier leur ingérence dans les affaires Maliennes.

L'alternance et le gouvernement de « gauche » n'ont pas changé la donne. Le ministre de la Défense français appelle désormais à une intervention militaire. De son côté, le ministère des affaires étrangères Laurent Fabius prépare par sa tournée en Afrique du nord et de l'Ouest les modalités pratiques d'une intervention.

Handicapée par son passé colonial et la réalité encore actuelle de la Françafrique,soucieuse de ne pas prendre en charge une action armée coûteuse économiquement et symboliquement, la France prépare une intervention déléguée aux Etats de l'Afrique de l'Ouest.

Avec comme fer de lance, deux « amis démocrates » de la France.

D'un côté, le président burkinabé Blaise Compaoré, le putschiste assassin de Thomas Sankara en 1987, dictateur depuis 25 ansré-élu en 2010 avec 80% des voix. Compaoré est le premier artisan du plan de transition confiant le pouvoir à Dioncounda Traoré, et jouant le rôle du « médiateur » délégué par la CEDEAO.

De l'autre, le nouveau président ivoirien installé par la France, le président de la CEDEAO Alassane Ouattara. L'ancien numéro 2 du FMI, ami des États-Unis et de la France, sécessionniste et putschiste expérimenté après son expérience en Côte d'Ivoire, est lui chargé de jouer le rôle du « va-t-en guerre », censé dessiner les conditions d'une intervention prise en charge par les Etats de la CEDEAO.

L'intervention militaire africaine, parrainée par leurs tuteurs occidentaux, paraît désormais inévitable. La seule incertitude reste l'issue de ce conflit :

vers un scénario à la Soudanaise ?

Soit une sécession du Nord-Mali, abritant l'essentiel des gisements pétroliers actée par l'impérialisme occidental. Une indépendance reposant peut-être sur le combat de certains groupes islamistes, délégué aux États africains, mais aussi sur la négociation avec le MNLA et la frange dite « modérée » des islamistes ;

vers un scénario à l'Ivoirienne ou à la Libyenne ?

Soit le maintien d'un État unifié avec à sa tête un gouvernement acquis aux intérêts français et américains, concédant sans doute une large autonomie au Nord et livrant des concessions avantageuses aux grands groupes pétroliers occidentaux ;

Quel que soit le scénario adopté, le peuple Malien en sera le grand perdant. Ébranlées par la crise capitaliste, concurrencés par les économies émergentes pour le contrôle des ressources et des marchés, les puissances impérialistes, françaises, européennes ou américaines ne reculent désormais plus devant l'usage systématique de la force pour briser toute résistance à son ordre.

Comme en Libye hier, en Syrie aujourd'hui ou en Iran demain, il est nécessaire au Mali de s'opposer à ce plan de destruction d'une nation souveraine, dépecée après avoir été appauvrie au profit des grands groupes occidentaux !

Mardi 7 août 2012

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


 

Source : Solidarité Internationale PCF
http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Solidarite-Internationale-pcf.070812.htm



-2  Ramzy Baroud : Mali : une situation hors de tout contrôle.

Le Nord du Mali promet d’être le cimetière d’un très grand nombre de personnes innocentes, si les pays africains s’avèrent incapables de contrer collectivement l’influence occidentale dans la région.

Le Mali est en passe de devenir l’Afghanistan de l’Afrique.

La réalité tragique est que le Mali - un pays très vaste mais peu peuplé, avec environ 15,5 millions d’habitants - était jusqu’à il y a quelques mois présenté comme un modèle de stabilité et de démocratie naissante en Afrique de l’Ouest.

Qu’est-il arrivé pour qu’il se transforme en un foyer de terrorisme, de nettoyage ethnique et d’une guerre civile qui pourrait déstabiliser toute la région ?

Le 22 mars dernier, le capitaine de l’armée Amadou Sanogo, formé aux États-Unis, a mené un coup d’État contre le président Amadou Toumani Touré, maintenant en exil, l’accusant de ne pas faire assez pour s’opposer aux menaces séparatistes dans le nord du pays.

Il y eut une condamnation générale du coup d’État de Sanogo, bien que les États-Unis aient été plus indulgents que les médias africains, dont la plupart ont vu ce coup de force comme une fin violente de deux décennies de démocratisation. Les organes de presse à capitaux américains ont prétendu que le coup d’Etat était « une surprise pour Sanogo lui-même » et l’ont même qualifié « d’accidentel », une évaluation inepte dépourvue de la moindre crédibilité.

Quels que soient les motifs de Sanogo, le coup d’État n’a rien fait pour stopper les séparatistes - bien au contraire. Le Mouvement touareg de libération de l’Azawad (MNLA) a profité du vide politique pour déclarer son indépendance dans le nord à peine deux semaines plus tard.

La déclaration faisait suite à une rapide succession de victoires militaires qui comprenaient la capture de Gao et d’autres grandes villes.

Ces développements ont enhardi les islamistes et d’autres groupes militants pour se saisir des villes à travers le pays. Une lutte de pouvoir a bientôt éclaté, dans lequel le mouvement islamiste Ansar Dine (« protecteurs de la foi ») a pris le dessus, évinçant le MNLA d’un certain nombre de zones, dont la ville historique de Tombouctou.

Ces militants ont ensuite prétendu que l’histoire islamique de la ville n’était pas compatible avec leur interprétation de la religion, et ils se sont aussitôt mis à détruire des bâtiments et à brûler des manuscrits islamiques, toutes choses considérées comme patrimoine de l’Unesco.

Un autre groupe s’est vite engouffré dans la brèche : Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), qui avait été utilisé par Washington pour justifier la création de l’United States Africa Command (Africom) en 2008 avec une mission couvrant l’ensemble du continent, à l’exception de l’Égypte.

Le Département d’Etat américain affirme que les troupes de l’Africom « joueront un rôle de soutien aux Africains pour la mise en place d’institutions démocratiques et l’établissement d’une bonne gouvernance à travers le continent. » Il n’explique pas comment ce processus pourrait être épaulé par le Centre de Commandement des opérations spéciales de l’Africom...

Des fuites dans les médias et des commentaires d’analystes faisant autorité ont relié l’Africom au chaos régnant au Mali. Le vide sécuritaire dans ce pays situé stratégiquement pourrait être l’exacte opportunité pour les États-Unis qui cherchent à établir une présence militaire durable en Afrique. Ceci, bien sûr, fait partie intégrante de la réévaluation récente des États-Unis de leurs priorités militaires à travers le monde.

Non seulement l’Africom dispose d’une présence notable au Mali - organisant des formations dont Sanogo lui-même a bénéficié - mais le chef d’état-major, le général Carter Ham, est en train de tenir le genre de propos que nous avons entendu si souvent dans les zones de conflit.

« Nous - la communauté internationale, le gouvernement malien - avons raté une occasion de traiter l’Aqmi quand celle-ci était faible. Maintenant la situation est beaucoup plus difficile et il faudra plus d’efforts de la communauté internationale et certainement, avec un nouveau gouvernement malien, » a-t-il a déclaré aux journalistes au Sénégal la semaine dernière.

La nature de ce « grand effort » est inconnue, mais les États-Unis et la France - l’ancienne puissance coloniale qui a encore une grande influence et des intérêts économiques considérables au Mali - étudient plusieurs options militaires.

Sachant que les interventions occidentales produisent très souvent l’opposé de ce qui est leur but déclaré, certains pays ouest-africains se sont empressées de prévenir ces scénarios potentiellement sinistres.

Le 5 juillet, le Conseil de sécurité a approuvé les efforts des pays de l’Afrique de l’Ouest pour mettre fin au chaos et ceux-ci - malgré les pressions - n’ont pas approuvé le principe d’une intervention militaire.

L’Union Africaine, qui a eu peu de succès dans les conflits du passé, semble susceptible de céder la direction des opérations sur la question à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Mais ses membres sont fortement dépendants de l’aide étrangère et donc très sensible à la pression extérieure.

Malgré ce que dit la couverture médiatique occidentale, al-Qaida n’est pas la plus grande préoccupation dans le nord du Mali. Même le général Ham estime que les combattants étrangers dans le nord ne sont que quelques « dizaines, voire quelques centaines. »

La véritable crise est politique et humanitaire. Selon le bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, 420 000 personnes ont été transformées en réfugiés dans une région très dure, même pour ceux qui ne sont pas contraints de fuir à travers les déserts sans fin.

Mais les États-Unis ont déjà entamé des discussions sur l’utilisation dans la région de leurs meurtriers drones sans pilote. Les médias américains se font très alarmistes, sans doute en préparation d’une campagne militaire.

« Les islamistes extrémistes ont pris le contrôle d’une région de la taille de la France dans le nord du Mali et ils ont proclamé un état islamiste, » rapporte ABC news le 23 juillet.

Beaucoup moins a été dit sur les causes à la base de cette situation - et surtout pas que c’est l’intervention occidentale en Libye l’an dernier qui a eu pour effet de noyer cette région sous une énorme quantité d’armes, actuellement distribuées à travers toute l’Afrique.

Le Mali est à la veille d’un autre épisode de violence, dont la portée et la nature ne nous sont pas encore révélées. Alors que les puissances occidentales et leurs alliés régionaux mettent au point leurs prochaines manœuvres, des centaines de milliers de personnes misérables s’enfuient à travers le Sahara, à la recherche d’eau dans l’un des terrains les plus impitoyables de la planète.

La partie la plus tragique de l’histoire, c’est que les difficultés du Mali ne font que commencer.

*Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (PlutoPress, London), peut être acheté sur Amazon.com. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible sur Fnac.com

5 août Ramzy Baroud

31 juillet 2012 – 5 août Ramzy Baroud

Traduction : Info-Palestine.net - Claude Zurbach

Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.ramzybaroud.net/articles...



3 Cote d’Ivoire

3-1 Guehi Brence : LA FETE DE LA REGRESSION NATIONALE

A l’instar de plusieurs pays africains, la Cote d’Ivoire fête cette année sa 52ème année d’indépendance avec à sa tête Alassane Dramane Ouattara. La présence de Ouattara au sommet de l’Etat donne une touche particulière à cette fête. Il s’agit du Président certifié par la communauté internationale, laquelle dit-on, est très attachée aux notions d’indépendance, de souveraineté. Si donc elle a fait de Ouattara, son filleul incontesté c’est certainement parce qu’il partage avec elle, les notions sus-indiquées. Or vu le mode d’accession au pouvoir de Ouattara ainsi que sa manière de conduire l’Etat, l’on se sent pressé de conclure que de l’indépendance, l’homme fort d’Abidjan n’a qu’une notion parcellaire. Cela l’a conduit à transformer la fête nationale en une fête de la régression nationale.  

Ouattara et la notion d’indépendance

Des nombreuses définitions que nous fournissent les dictionnaires, sur la notion d’indépendance, nous retiendrons celle-ci : qualité d’un groupe, d’un pouvoir... qui n’est pas soumis à un autre, qui est libre de toute sujétion. Cette définition met en évidence les notions de liberté de décision, de réflexion, de jugement, de pensée etc. Elle englobe aussi et surtout, la notion de souveraineté.

Au regard de cette définition, il nous apparait difficile, à l’épreuve des faits, de conclure que M.Ouattara partage sans réserves la notion d’indépendance. Pour s’en convaincre, marquons un pays ferme sur l’actualité récente de notre pays en nous référant à deux moments.

La création du RHDP

Le Rhdp, ce groupement de partis politiques qui soutient Ouattara et qui fait la promotion de celui-ci, est le fruit de l’œuvre politique de la droite française. C’est en effet à Paris, sous l’impulsion de Chaque Chirac en 1995 que ce groupement a vu le jour. Dans le fond de la pensée chiraquienne, il s’agissait de tout mettre en œuvre pour installer Alassane Ouattara au pouvoir et non Bédié ou MabriToikeusse encore moins AnakyKobenan. Bédié lui avait déjà gouverné et s’il était tant aimé par le pouvoir français d’alors, il ne serait pas tombé au premier coup de fusil. Mabri et Anaky, sont des figurants de première heure, des pailles. Alors que Ouattara, est l’homme de la haute finance, l’homme de la Bceao, du FMI, le filleul bien poli de la droite française. Il fallait être malvoyant pour ne pas saisir cette réalité. Lorsque Sarkosy succède à Chirac, la relation de dépendance entre Ouattara et la droite française prend l’ascenseur, elle réussit même à faire ombrage à la factice aura du Rhdp. Les médias français ont été mis à la disposition de Ouattara pour une campagne de propagande sauvage. En conclusion, la création du Rhdp signait au fond, un lien de dépendance très fort entre la France et Ouattara.

La prise du pouvoir le 11 Avril 2011

Les conditions dans lesquelles Ouattara a été installé au pouvoir ressemblent bien, à quelques différences près, à celles que l’on a pu constater avec le parachutage au pouvoir de David Dacko en Centrafrique (1979). On notera que David Dacko a atterri à la tête de la Centrafrique grâce à l’action des militaires français (opération Barracuda). En côte d’Ivoire, c’est l’action conjuguée de la coalition Onuci-Forces Licornes qui a porté Ouattara au pouvoir. La prise en otage du processus électoral par Nicolas Sarkozy agissant par le biais de ses rejetons que sont les leaders du Rhdp, a finit par imposer une guerre voulue et souhaitée par Ouattara et ses soutiens. Si Ouattara est donc au pouvoir ce n’est pas parce qu’il y est parvenu dans les règles de l’art, mais c’est bien parce que la droite française, en sa qualité de tutelle de Ouattara, a usé de tous les moyens pour remettre le pouvoir à son filleul. Dans ces conditions est-il utile de parler d’indépendance de «l’heureux élu»? C’est donc un truisme de dire que Ouattara est un homme dépendant du pouvoir français.

Ces deux exemples expliquent en partie, pourquoi une fois au pouvoir, Ouattara a fait l’effort de poser des actes qui portent atteinte à la dignité du peuple ivoirien. Quelles sont ces actes ?

Les actes constitutifs de la régression nationale

Au moment où la Côte d’Ivoire souffle ses 52 bougies, nous nous posons la question de savoir de quelle Côte d’Ivoire Ouattara parle. Visiblement, il parle de sa Côte d’Ivoire, celle qu’il a transformée de façon régressive.

La terre ivoirienne a été violée par des armes étrangères, des mercenaires étrangers, des mercenaires en cravate. Grâce à Ouattara,  une force coalisée a bombardé les symboles de l’Etat : la Présidence de la République, La Résidence du Président de la République, mettant ainsi en péril, l’indépendance nationale. Pis Ouattara a réussit avec l’appui de Nicolas Sarkozy à transférer un acteur incontournable de la scène politique ivoirienne à la Haye, dans des conditions qui s’apparentent à un enlèvement. Ouattara a réussit également à fragiliser nos institutions en se faisant aider par la fameuse communauté internationale en vue d’obliger le Conseil Constitutionnel à proclamer deux chefs d’Etats différents en trois mois. C’est une grande première dans le monde. Si cela a été possible c’est bien parce que le recomptage des voix proposé par Laurent Gbagbo a été refusé par Ouattara et ses soutiens. Or cette solution a été appliquée aux Usa, en Haïti mais en Côte d’Ivoire, elle ne peut passer car notre indépendance et notre souveraineté ont été prises en otage par les USA, l’ONU, l’UE, la France, la CEDEAO, L’UA.

En outre, sous Ouattara, la Côte d’Ivoire est devenue le pays des blocs. Deux blocs politiques (Rhdp et FPI), deux blocs géographiques (Nord et Sud), deux blocs religieux (Musulmans et chrétiens). En un mot, la Côte d’Ivoire est plus que divisée et plus le temps passe plus les positions se radicalisent. Cette radicalisation est la conséquence de l’incapacité du pouvoir à renoncer à son orgueil pour se comporter comme un arbre sous lequel tous viennent s’abriter. C’est une telle Côte d’Ivoire décousue que Ouattara présente au drapeau national le 07 Août. Une Côte d’Ivoire qui a plusieurs milliers de ses enfants en exil d’autres détenus au nord (fief de Ouattara), à la MACA, à la MAMA, et certainement en d’autres lieux tenus secrets.

Par ailleurs, Ouattara a rendu les libertés dépendantes des aspirations du pouvoir. Comme une peau de chagrin, lentement, l’on assiste au plissement des libertés de penser, d’aller et de venir, d’association etc.  L’espace politique est devenu monocolore, un seul groupe parle, un seul groupe à les médias d’Etat, un seul groupe à le droit de rire, un seul groupe à le droit de porter des vêtements à l’effigie de son leader, un seul groupe a droit à tout : le Rhdp, coalition au pouvoir.

Sous Ouattara, la justice est plus dépendante du pouvoir politique que le rapport qui existe entre un nouveau né et sa mère. Seuls les pro-Gbagbo sont derrières les barreaux et pourchassés. Le Comble du ridicule est que certains sont accusés d’avoir commis des génocides (!!!) sans que les ex chefs rebelles, connus pour être d’excellents violateurs des droits de l’homme, ne soient inquiétés. Mieux le volet sécuritaire est totalement lessivé. En effet, la sécurité des ivoiriens est confiée aux mains d’une armée tribale (dont des éléments occupent illégalement des biens privés) et des supplétifs Dozos (chasseurs traditionnels) qui ne savent manier que les fusils de chasse. Ces derniers ne se lassent pas de consumer les biens des populations ou simplement tuer certaines personnes. Nous avons encore en mémoire les tueries du camp des refugiés Nahibly, les évènements de Sanégoulifla (Sinfra). Les récentes attaques du commissariat du 17è arrondissement de Yopougon et du camp militaire d’Akouedo sont éloquents pour nous faire croire que Ouattara est incapable d’assurer la sécurité des ivoiriens.

A la date du 07 Août 2012 des autochtones de l’Ouest de la Côte d’Ivoire sont, en majorité sans terre, parce qu’expropriés par des colons burkinabés. Ceux-ci sont désormais des propriétaires terriens qui certainement après avoir annexés l’ouest, déposeront leurs intentions dans d’autres régions du pays.

.Voici quelques actes qui nous obligent à penser que la fête nationale est devenue sous Ouattara la fête de la régression nationale. Depuis deux ans notre ou la régression ? Nous penchons pour la régression nationale.

07 Août 2012

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=5629

 

 
 
 
 

3-2 Guehi Brence : A un mois du procès de Gbagbo la vérité éclate sur la crise ivoirienne.

Soro dans le faux devant des députés européens.

Plus le temps passe, plus la vérité éclate sur la réalité de la crise ivoirienne.

Ce qui n’est pas fait pour arranger le pouvoir. Soro envoyé en France pour rétablir l’équilibre, ne fait que servir du faux par manque d’arguments. A un mois du procès du Président laurent Gbagbo, ce n’est pas la grande sérénité au palais. Car les nouvelles qui arrivent chaque jour de la Haye ne sont pas bonnes pour le roi et sa cour.

Après la déportation du Président Gbagbo dans cette prison onusienne, le schéma mis en place pour le maintenir loin de la Côte d’Ivoire prend un coup d’arrêt. En mécanique, on dirait que la machine a pris du sable. Surtout qu’à Paris, Sarkozy le grand parrain, metteur en scène de tout ce complot contre le Président Gbagbo, n’est plus aux affaires. En France, il est assailli par les ennuis judiciaires, au point même de vouloir fuir aujourd’hui son propre pays, pour chercher asile au Canada. Ça veut tout dire… En Occident, il y a l’action des patriotes qui depuis plus d’un an, ne font que battre le pavé pour faire éclater la vérité dans la crise ivoirienne. Et ces mouvements se sont surtout accentués avec la déportation du Président Gbagbo à la Haye. les actions de soutien au Président Gbagbo étaient au départ
limitées à la diaspora africaine qui connait l’homme politique depuis plusieurs années.

Mais aujourd’hui, le phénomène Gbagbo dépasse le cadre africain. Il prend tous les jours, une ampleur mondiale. Ce qui emmène certains de ses proches à dire que «Gbagbo ne nous appartient plus». n’a-t-on pas vu des Américains demander sa libération lors de la commémoration de la date anniversaire de la mort de Martin luter King en Atlanta aux usa. En France, les socialistes qui ont été entrainés dans ce complot contre la Côte d’Ivoire par le même Sarkozy, ont fini par découvrir le faux qui a été servi dans cette crise. On les voit donc trainer les pas avant de recevoir Ouattara. Ce qui veut clairement dire qu’il est aux yeux de la gauche française, un président infréquentable. Ouattara a dû faire le pied de grue devant le palais de l’Elysée, passer des nuits blanches à passer des coups de fils qui restent toujours sans réponse, avant d’avoir un rendez- vous avec Hollande qui ne joue visiblement pas dans la même équipe que lui.

En France, il y a aussi l’action de la diaspora qui trouve grâce aux yeux de la presse hexagonale qui leur était pourtant fermé il ya juste quelques mois. C’était la belle époque du roi Sarkozy, régnant et gouvernant. Tout ce qui se fait maintenant dans les rues de Paris et même à la Haye par la diaspora africaine, est relayé par les médias et la presse française. Et comme le dit si bien Bernard Houdain, l’un des conseillers du Président Gbagbo, l’Afrique et le monde ne peuvent pas s’engager dans un combat qui est faux. le Président mobilise parce que c’est lui qui mène le juste combat. Mais bien plus que ça, dans la crise ivoirienne, c’est lui qui a raison. le reste n’est que pure manipulation. A la vérité, Ouattara est rattrapé par ses propres ombres en Côte d’Ivoire et dans le monde. Son entourage avait fait croire que le débat portant sur la question de savoir «qui a gagné les élections en Côte d’Ivoire» était clos. Mais à son grand dam, ce débat refait de plus en plus surface au fur et à mesure que la date du procès du Président Gbagbo approche. Comme le dit le ministre Amani n’guessan, «il ne peut être clos», car c’est là le noeud du problème ivoirien. la Cpi qui est aujourd’hui face à l’Histoire, se trouvera, à un moment, obligée de se demander pourquoi l’Onu a refusé le recomptage des voix que le Président Gbagbo a proposé pour éviter un bain de sang à la Côte d’Ivoire. Il va falloir dire au monde qui d’entre Ouattara et Gbagbo a préconisé la «solution militaire».

En tout cas, le pouvoir d’Abidjan vit de grands moments de troubles. Sur le terrain, la situation dramatique des droits de l’Homme n’est pas faite pour arranger les choses. A la grande joie du pouvoir, Frci et Dozos sèment, chaque jour, la terreur. S’attaquant à tous ceux qui ne chantent pas les louanges de Ouattara. une situation qui ne fait qu’irriter les diplomates en poste à Abidjan. Philip Carter 3, l’ambassadeur des usa en Côte d’Ivoire, s’en est plusieurs fois plaint à son poulain. Mais rien ne change. Et en privé, le diplomate américain ne cesse de ruminer sa colère et sa déception. Sans plus. C’est tout ce qu’il peut faire. Surtout que Ouattara le regarde désormais comme un «pro-Gbagbo», par la force des choses. Au niveau continental, après le départ de Sarkozy, Ouattara est cerné par des chefs d’Etat qui ne masquent plus leur admiration pour le Président Gbagbo. Ils sont libérés du joug Sarkozy qui menaçait tout le monde, avec des intimidations dignes de la belle époque de la mafia françafricaine. «Depuis que Sarkozy est parti, je dors bien», a lâché la semaine dernière, Alpha Condé, le Président guinéen. Des propos qui montrent à quel point Sarkozy agaçait tout le monde en Afrique. Le pouvoir ivoirien qui ne fait que multiplier les maladresses tous les jours se rend à l’évidence. Son image préfabriquée commence à s’effriter à l’échelle mondiale. Dans ce cas, que faire ? Ouattara a d’abord envoyé en mission en Europe, deux de ses collaborateurs; à savoir le jeune Touré Amadou et Joël nguessan. Objectif, polir son image esquintée dans l’opinion occidentale. Mais l’exercice est périlleux pour ses deux caïds du Rdr. Car le monde découvre, de plus en plus, le drame que vit le peuple ivoirien. les tueries à l’Ouest, les enlèvements et les tortures transformés en mode de gouvernement sont bien là pour le prouver. Et ce n’est pas Gbagbo qui en est l’auteur. Et la répression qui s’est accentuée sur les pro-Gbagbo à la veille de son procès du 13 aout prochain, n’entame pas l’ardeur des Ivoiriens déterminés à faire triompher la vérité et la justice dans cette crise. Comme on le voit, le navire Ouattara prend de l’eau de toute part. Ce qui a conduit Soro, le «commandant adjoint» à prendre le taureau par les cornes. Au point de transformer une visite privée en France en visite officielle.

A ce sujet, des proches du palais confient que Ouattara qui était censé profiter de la sortie de son filleul donnerait, en privé, des signes d’agacement. Car le «petit» n’arrive plus à contrôler sa langue. Il y a quelques jours, il a mis la Cpi très mal à l’aise en affirmant que cette institution a lancé «des mandats d’arrêts contre Blé Goudé» et plusieurs autres proches du Président Gbagbo. le lendemain, cette cour de justice onusienne a dû réagir. Mais la vérité est que ce qui pourrait être un deal entre Ouattara et la Cpi a été mis sur la place publique. Soro a-t-il coupé l’herbe sous les pieds de Ouattara? C’est possible. Vu qu’un mandat d’arrêt contre Blé Goudé équivaudrait aussi à un autre mandat d’arrêt contre lui. Car après le cas Gbagbo qui met à nu la partialité de cette institution, la Cpi ne voudrait plus paraître comme un instrument à la solde du pouvoir ivoirien. Soro sait donc que son maître n’est pas content à Abidjan. C’est pourquoi devant les parlementaires européens, le «petit» s’est essayé, le mercredi 11 juillet 2012, à une option de «rattrapage », en s’adonnant à une séance oratoire pleine de faux. Mais le mal est déjà fait. Bref, lisez plutôt Soro. «Fallait-il, comme dans une tragédie antique, payer le lourd tribut de plus de 3000 morts innocentes et gratuites, alors qu’il eût suffit que la Conseil constitutionnel fasse preuve de courage et de transparence, pour proclamer des résultats conformes au verdict populaire, un simple coup de fil du perdant au vainqueur (…) et la Côte d’Ivoire eu été sauvée », ainsi tente-t-il d’apaiser la colère de son patron. Mais quelle est cette «tragédie antique» à laquelle il fait référence ? Peut-être que ce serait trop lui demander. Toutefois, la vérité est que le monde découvre ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire en novembre 2010.

Soro et Ouattara étaient convaincus que Youssouf Bakayoko a donné le vrai verdict au Golf hôtel, ils auraient applaudi le recomptage des voix proposé par le Président Gbagbo. Ce qui aurait évité à la Côte d’Ivoire, cette «tragédie antique » avec son «lourd tribut de 3000 morts». 3000 morts entraînées par «l’option militaire» que la force française licorne, les Casques bleus de l’Onuci et les ex-rebelles dits forces pro Ouattara puis Frci ont déclenchée dès mars 2012.
gbrence02063193@yahoo.fr

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=5640 



3-3 Guillaume Soro rejette les «accusations» de la défense de M.Gbagbo

 Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

La plainte déposée le 25 juin à Paris contre Guillaume Soro et une dizaine d’officiers de l’ex-rébellion ivoirienne fait réagir l’ancien chef des Forces nouvelles.

Les avocats de Michel Gbagbo, le fils de l’ancien chef de l’Etat, accusent l'actuel président de l'Assemblée nationale et les chefs militaires de l'ex-rébellion d'enlèvement, séquestration, traitements inhumains et dégradants. Guillaume Soro rejette ces accusations.

C’est sur son blog que l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne répond à ceux qui l’accusent dans le dossier de l’incarcération de Michel Gbagbo, en ouvrant une polémique sur la nationalité du fils de Laurent Gbagbo, détenu à Bouna dans le nord-est de la Côte d’Ivoire depuis plus d’une année.

Michel Gbagbo avait été arrêté le 11 avril 2011 en compagnie de son père et de dizaines d’autres membres de la famille et de proches de Laurent Gbagbo. Avant même que la plainte déposée à Paris ne connaisse une suite comme la nomination d’un juge – une première plainte avait déjà été rejetée - Guillaume Soro s’est employé à dénier à Michel Gbagbo sa double nationalité.

Mais au cas où la justice française décidait d’ouvrir une enquête, suite à la plainte des avocats de Michel Gbagbo, Guillaume Soro, qui était Premier ministre et ministre de la Défense lors de la crise postélectorale conseille aux plaignants de porter plainte contre l’Etat ivoirien, la France, la Cédéao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), l’Union africaine et le Conseil de sécurité de l’ONU.

Toutes ces entités ont joué un rôle, selon le patron de l’ex-rébellion, dans les frappes qui ont neutralisé les armes lourdes qui défendaient la résidence présidentielle où étaient retranchés Laurent Gbagbo et ses proches le jour de leur capture.

http://www.rfi.fr/afrique/20120628-cote-ivoire-guillaume-soro-rejette-accusations-michel-gbagbo



CPI (NANWOUL & G. Simone) : GBAGBO sera-t-il jugé selon le droit ou la politique ?

Le 11 avril 2011, les forces coalisées de France (Licorne), de l’ONU (soldats de l’ONUCI) dont l’objectif était de maintenir la paix en Côte d’Ivoire, aidées des rebelles du couple Ouattara-Soro et de mercenaires ouest-africains (en particulier burkinabè et maliens), après avoir détruit des milliers de vies humaines sur tout le territoire ivoirien et la Résidence de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire, ont alors chassé du pouvoir le Président élu démocratiquement et installé légalement par le Conseil Constitutionnel ivoirien. Ce coup de force, (il faut bien appeler cet acte anti-démocratique comme tel) a imposé au pouvoir les rebelles, auteurs du coup d’état avorté de 2002. Il faut rappeler que la France, ses médias, ses ONG censées défendre les droits de l’Homme, pour atteindre leur objectif, ont au préalable mené une campagne démoniaque (le diable étant le père du mensonge) de dénigrement systématique de ce Président souverainiste qui a refusé, à juste raison d’ailleurs, de quitter le pouvoir ; et ce, malgré les menaces de Sarkozy, le bourreau des ivoiriens et d’Obama l’américain-africain qui s’est ainsi offert une entrée, par effraction et par la petite porte, dans l’histoire des patriotes et autonomistes africains.
 

 C’est pour avoir refusé le diktat de Sarkozy et Obama que ces Chefs d’Etat-sangsues ont commandé à leurs larbins de la CPI et de Côte d’Ivoire de jeter en prison Gbagbo, pour masquer leurs massacres de milliers de civils ivoiriens; ainsi cette coalition présente la victime Gbagbo comme étant le bourreau tout indiqué pour couvrir ses nombreux crimes.

Pour parfaire cette supercherie, les dirigeants occidentaux et leurs pions africains justifient ces manœuvres cyniques devant une cour afin de moins choquer les opinions publiques française et internationale qui ignorent presque tout de la vérité sur la rébellion, la guerre, les tueries et la dictature actuelle en Côte d’Ivoire. Dans ce procès, les juges de la CPI, dans leur logique, trouvent là le moyen de conduire « légalement » Gbagbo en prison pour casser définitivement la carrière politique de celui qui a pourtant été légalement élu Président en Novembre 2010.

Ce sont les mêmes qui, des dizaines d’années plus tard, reconnaîtront leurs forfaits et demanderont pardon comme ce fut le cas pour Lumumba assassiné par les occidentaux dès l’aube des indépendances des pays africains.

La réaction de Gbagbo à l’audience du 5 décembre 2011 où il a manifesté son désir «d’aller jusqu’au bout» et le récent report de l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges, amènent à s’interroger sur l’effectivité du prochain jugement de ce patriote. Il faut affirmer déjà que le Président souverainiste Gbagbo ne sera pas jugé par des juges soumis au droit mais fera l’objet d’un procès politique selon les intérêts des puissances occidentales. Pourquoi?

 

La France de Chirac et de Sarkozy ainsi que le Président du RDR et ses militants ont, dès l’accession au pouvoir de cet homme, fait un usage considérable du mensonge. Pour la France et le RDR, le mensonge a été utilisé comme le plus grand moyen pour que l’armée française impose aux ivoiriens le pouvoir actuel; pour exemple, il convient d’indiquer que Gbagbo, le père de la démocratie ivoirienne a été présenté par leur propagande médiatique comme un dictateur, un criminel qui a perdu les élections mais qui refuse de céder le pouvoir. Cette tribune de la CPI va donc permettre à Gbagbo de montrer à la face du monde qu’il s’agit du procès de la vérité contre le mensonge. On saura alors qui a gagné et qui a perdu l’élection présidentielle de novembre 2010. Ainsi sera étalé au grand jour le coup d’état de la France de Sarkozy, des USA d’Obama, du Burkina Faso de Compaoré, de l’ONU et de Ouattara. Déjà Médiapart (un organe de presse non ivoirien) confirme que Gbagbo est bel et bien le vainqueur de la dernière élection présidentielle. Cette vérité continuera de se répandre auprès des décideurs occidentaux après que ceux-ci eurent arraché le pouvoir, dans la violence, pour le remettre au candidat de l’étranger.

Il faut éviter, pour ces habitués au mensonge que soient découverts leurs forfaits à la Haye ; la tribune qu’offrent ces criminels français et ivoiriens à Gbagbo sera l’occasion pour ce dernier d’étaler au grand jour leurs grossiers mensonges et d’affirmer ses idées souverainistes pour son pays. L’énoncé des actes qu’il a posés pour son pays et l’Afrique feront éclater la vérité sur ses actions démocratiques entreprises en Côte d’Ivoire. Il l’a déjà montré en Côte d’Ivoire par son budget sécurisé, en augmentant les salaires, en réalisant des investissements pendant que le pays subissait la guerre des rebelles de Ouattara, Sarkozy et consorts. Le mensonge ne peut prospérer toujours.

 

Devant cette cour, Gbagbo fera la genèse de la crise ivoirienne et l’étalage de la monstruosité des nombreux crimes des rebelles du couple Soro-Ouattara. Ce tribunal, soumis au droit de véto des quatre grandes puissances du monde, autorisera-t-il que la dénonciation des crimes des rebelles du couple infernal, de la France et de l’ONU soient retransmis en direct sur les radios et les télévisions du monde entier ? Il s’agit notamment :

-de la tentative de coup d’état de septembre 2002 muée en rébellion soutenue par la France et financée par Ouattara selon les propres déclarations des rebelles;

-des tueries de centaines de civils à la Résidence du Chef de l’Etat, sur les ponts De Gaule et Houphouët-Boigny par l’armée française;

-du génocide des wè à Duékoué (plus de 1 000 morts) perpétré par les rebelles de Ouattara, avec la complicité de soldats de l’ONUCI;

-des assassinats par balles tirées par les soldats de l’ONU, dans le dos de policiers ivoiriens; quelle lâcheté pour des soldats dits de la paix!

- des assassinats à Bouaké des gendarmes désarmés et des danseuses d’Adjanou de Sakassou;

-des crimes rituels exécutés par les rebelles avec la participation de soldats français.

La France, les USA, l’ONU, l’UE, des états et organisations qui se font passer pour des défenseurs des droits de l’Homme accepteront-ils que leurs crimes soient portés à la connaissance de leurs populations?

C’est pourquoi si procès de Gbagbo il devrait y avoir, ce ne serait pas un procès juste car il s’agira pour les puissances de ce monde, de continuer à cacher leurs nombreux crimes, d’exiger un procès à huis clos et que la parole soit donnée le moins possible à la défense et surtout au Président Gbagbo. Un procès juste dévoilerait au monde la face hideuse des dirigeants occidentaux et conduirait à la perte du pouvoir par Obama, l’associé du bourreau Sarkozy et coauteur des crimes engendrés par la guerre post-électorale. Ce Président américain, bénéficiaire hâtif et injustifié du Prix Nobel de la paix a préféré la guerre au recomptage pacifique des voix proposé par le Président Gbagbo. Le monde saura alors qui sont les vrais coupables du génocide et des crimes perpétrés pendant cette guerre en Côte d’Ivoire. 

Ce tribunal servira aussi de tremplin à Gbagbo pour dénoncer cette guerre multiforme de la France contre ce petit et riche pays d’Afrique Occidentale.

Sarkozy a mené une guerre médiatique fondée sur de grossiers mensonges itératifs, colportés et entretenus par les politiques et les médias de l’Hexagone. Si pour la France, le RDR de Ouattara et certaines puissances de ce monde, le mensonge est devenu le mode privilégié de stratégie politique, l’éthique et la morale mais aussi beaucoup d’autres hommes politiques réprouvent avec véhémence cette approche diabolique. L’échec récent de Sarkozy à la présidentielle française l’atteste éloquemment. C’est ainsi qu’Obama, une fois ses accointances avec la rébellion dévoilées (ce qui ne saurait tarder) sera rejeté par les électeurs américains majoritairement attachés à la vérité. Les efforts exercés pour travestir le père de la démocratie ivoirienne en homme sanguinaire et en dictateur par ces fossoyeurs de l’état ivoirien a certes porté des fruits hors de Côte d’Ivoire mais dans ce pays d’Eburnie les ivoiriens sont restés, malgré ces propagandes haineuses, attachés à leur Président. C’est pourquoi, ils l’ont porté légalement et majoritairement à la magistrature suprême en 2010. On comprend aisément que cette guerre médiatique a été perdue par ces adversaires hétéroclites du leader ivoirien.

C’est pourquoi, la coalition France, ONU, USA, les mercenaires de la CEDEAO et les rebelles de Ouattara ont aussi eu recours à une guerre économique pour chasser Gbagbo du pouvoir: fermeture de la Banque Centrale et des banques commerciales à capitaux majoritairement étrangers et cela, sans aucun respect des règles de droit en vigueur au sein de l’UEMOA. Ces juges de la CPI sauront apprécier l’intelligence politique de Gbagbo qui, par sa décision de nationaliser ces banques et de réquisitionner les travailleurs de ces établissements a évité à l’économie ivoirienne  de plonger dans le gouffre. Il s’agissait d’un véritable chantage pour amener le peuple ivoirien à se dresser contre le Président GBAGBO. Ce fut peine perdue pour ces véritables hors-la-loi politiques. Toutefois, cette guerre économique a créé une sécheresse financière dans bien des foyers ivoiriens occasionnant ainsi la mort de nombreux malades. Ces morts sont à imputer à la méchanceté des occidentaux qui ont imposé un embargo ….même sur les médicaments à destination de la Côte d’Ivoire.

Ce procès sera aussi l’occasion pour le Président GBAGBO de montrer à la face du monde le banditisme économique de la France et de ses pions de l’UEMOA et de la CEDEAO. Il faut noter au passage que les responsables économiques et monétaires ivoiriens ont su faire front victorieusement à cette guerre économique en réussissant à payer régulièrement les fonctionnaires ivoiriens, jusqu’en Mars 2011, contrairement aux déclarations mensongères du chef « rattrapeur » et « rapatrieur » qui dit avoir payé trois mois de salaires aux fonctionnaires et agents de l’état dès sa prise de pouvoir dans la violence.

Devant cet autre échec, il ne restait que le recours à une guerre militaire menée, hypocritement et sans la déclarer contre le peuple de Côte d’Ivoire. La France a fait preuve de couardise dans sa guerre contre ce paisible peuple en cherchant toujours à se cacher derrière l’ONU, l’UA, la CEDEAO. Cette guerre a occasionné des milliers de morts ;

GBABGO ne manquera pas de la condamner pour montrer que les vrais auteurs et coupables des crimes sont bien la France de SARKOZY, les USA d’OBAMA, la rébellion de Soro-Ouattara et l’ONU. Devant ce tableau pas du tout reluisant pour cette coalition, ces personnes vont-elles permettre un procès juste, transparent, équitable, ouvert au public qui ne peut que blanchir et grandir le Président GBAGBO ? A la vérité, ces authentiques criminels ont très peur que GBAGBO mette au grand jour leurs mensonges répétés et leurs nombreux crimes commis en Côte d’Ivoire.

 

GBAGBO ne sera donc pas jugé selon les règles de droit car ces politiciens voyous occidentaux ont peur de la réaction de leurs peuples respectifs. C’est d’ailleurs pourquoi Sarkozy a fait en sorte que l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges soit portée au 18 juin après les élections françaises. C’est pourquoi aussi OCAMPO, le Procureur partisan, n’a remis qu’à la date limite ses accusations aux juges et aux avocats.

En vérité, le procès de GBAGBO sera celui de la Françafrique, des USA d’OBAMA, des organisations internationales (ONU, UA, UEMOA, CEDEAO, bras séculiers des puissances économiques, financières et monétaires de ce monde).

 

Le Président GBAGBO, par sa défense, pourra déclencher le printemps des peuples francophones d’Afrique trop longtemps dominés par la France. Le soutien croissant dont il bénéficie de par le monde et particulièrement en Afrique ne saurait laisser indifférent un nombre de plus en plus croissant d’Africains acquis à sa cause et qui se reconnaissent dans ce combat de l’indépendance économique et politique qu’il a enclenché. L’emprisonnement de cet homme a déjà été un stimulant de l’aura de ce patriote dans l’esprit des africains attachés à la souveraineté de ce continent. Le procès de GBAGBO amplifiera sa belle image d’autonomiste et de patriote africain et stimulera le désir d’indépendance et de démocratie des pays de son continent. C’est pourquoi beaucoup de citoyens de pays francophones d’Afrique pourraient, pendant et à l’issue de ce procès, chasser eux aussi comme ce fut le cas des pays du Maghreb leurs dictateurs du pouvoir.

C’est pourquoi, cette cour, sous la contrainte de la France et des Usa, ne donnera pas la parole à GBAGBO. Elle voudra éviter de donner la parole à Gbagbo au risque de voir des bouleversements non désirés par les occidentaux s’opérer en Afrique pour chasser leurs filleuls à la tête de certains pays africains.

Déjà, la presse se fait l’écho de la libération conditionnelle de ce patriote qui bénéficierait d’une résidence en Ouganda. Ce qui le maintiendrait éloigné de son pays, permettant ainsi à l’homme de continuer son règne tyrannique sur la Côte d’Ivoire au bénéfice des occidentaux. C’est pourquoi, le Chef de l’Etat sénégalais peut s’égosiller en déclarant que « cette liberté serai bienvenue si elle peut apporter la paix et si elle obtient l’accord préalable » du dictateur ivoirien. MakySall voudrait ainsi se substituer aux juges de la CPI, sans doute sur injonction des occidentaux, pour casser ainsi politiquement le Président Gbagbo.

De plus, connaissant la fermeté de l’homme Gbagbo dans ses convictions, aucune compromission ne sera acceptée par ce digne fils d’Afrique. On peut conclure aisément que toutes les conditions sont réunies pour que ce procès n’ait pas lieu, à moins qu’il soit purement politique, totalement dénué de sa dimension juridique, confirmant que cette CPI est un instrument d’asservissement des peuples africains. C’est pourquoi, elle s’intéresse plus à la destruction des mausolées maliens qu’à la préservation des vies ivoiriennes. Il faut dès lors craindre que la méchanceté de ces impérialistes occidentaux ne les conduise à chercher à mettre fin aux jours de cet innocent prisonnier, gênant. Seul DIEU en décidera autrement pour le bonheur des véritables démocrates du monde entier comme ce fut le cas pour un premier prisonnier célèbre Nelson Mandela.

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source : NANWOULET G. Simone



08/08/2012

Subject: n°31- Libye : Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie - A - 08-08 - : La Libye après l'intervention impérialiste.


Subject: n°31- Libye : Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie - A - 08-08 - : La Libye après l'intervention impérialiste.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Libye : Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie 

 

n°31 du 08-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire

 

Mohamed Belaali : La Libye après l’intervention impérialiste.

Dans « l'impérialisme est l'ennemi des peuples : le cas de la Libye », nous avons écrit : « Profitant de la révolte du peuple libyen contre le régime de Kadhafi devenu despotique et anachronique, l’impérialisme américain et son caniche européen tentent par tous les moyens d’intervenir en Libye pour installer un régime qui servira leurs intérêts (…) Le peuple libyen serait alors privé de sa révolution, de sa richesse et connaîtrait une situation aussi tragique que celle que subit actuellement le peuple irakien ou afghan par exemple » (1).

 Aujourd'hui cette tragédie est de plus en plus évidente. Règlements de comptes, torture, violence ethnique, corruption généralisée, milices surarmées formées d'anciens « rebelles » se retournant les unes contre les autres, tribus réclamant leur autonomie, pouvoir central impuissant et compagnies pétrolières étrangères pompant allègrement le pétrole du peuple libyen, voilà à quoi ressemble la Libye après l'intervention impérialiste.

Du 27 juin au 1er juillet 2012, des affrontements entre tribus rivales ont fait 47 morts et plus d'une centaine de blessés dans le sud-est libyen

(2). Dans le sud-ouest et plus précisément dans les villes de Mizdah et Al-Chakika des combats entre les tribus de Zentan et d’Al-Machachiya ont fait 105 victimes et des centaines de blessés. En avril 2012, des groupes armés s'affrontaient près de Zouara à 80 km de Tripoli (3). Les différentes milices (plus de 100 rien qu'à Tripoli !) non contentes de s'entretuer, font régner une véritable terreur sur l'ensemble du territoire libyen. Leurs trafics notamment d'armes et d'alcool dégénèrent en règlements de comptes violents : « Chaque milice a son quartier et une véritable économie de la violence s’est mise en place. Il y a de l’alcool, des armes, des trafics des luttes d’influence. Tout cela dégénère très vite en règlements de comptes ; on a tous les ingrédients d’une guerre civile larvée... »disait Patrick Haimzadeh ancien diplomate français (4). Dans son dernier rapport sur la Libye, Amnesty International constate que « un an après le soulèvement, des milices au comportement "anarchique" commettent des violations massives ». Les milices de Misratah et de Zintan « ont ainsi chassé de chez eux tous les habitants de Tawargha, soit environ 30 000 personnes, et ont pillé et incendié leurs logements en représailles contre des crimes que des Tawarghas sont accusés d’avoir commis pendant le conflit. Des milliers de membres de la tribu des Mashashyas ont eux aussi été forcés à quitter leur village par des miliciens de Zintan » (5). Il ne s'agit là que de quelques exemples de ces crimes, de ces affrontements entre tribus, milices et autres seigneurs de guerre. Malgré cette « guerre de tous contre tous », la production de pétrole assurée par des compagnies étrangères, quant à elle, coule à flots. Elle a même retrouvé son niveau d'avant l'intervention impérialiste !

La violence, l'arbitraire et l'anarchie, au mauvais sens du terme, font partie intégrante du quotidien des libyens auxquels l'OTAN avait pourtant promis démocratie, liberté, respect des droits de l'Homme et tutti quanti. Non seulement le Conseil National de Transition (CNT) tolère ces crimes, mais il les encourage. Ainsi le 2 mai 2012, le CNT a voté une loi(loi 38) protégeant les responsables de ces exactions si elles ont pour but de « promouvoir ou protéger la révolution » (6).

L'intervention impérialiste a brisé également l'unité du peuple libyen. En mars 2012, la Cyrénaïque, un tiers du territoire, où se trouve l'essentiel des ressources pétrolières et gazières a proclamé son autonomie. Son Conseil intérimaire est dirigé par le prince Ahmed Al Zoubaïr al Senoussi petit neveu du roi Idriss Al Sanoussi.

A quelques jours des élections de l'assemblée constituante du 7 juillet 2012, des incidents violents se sont produits dans cette région de l'est libyen.

Le 1er juillet 2012, des hommes armés ont saccagé les bureaux de la commission électorale de Benghazi pour protester contre la répartition des sièges dans la future assemblée constituante qui devrait être élue le 7 juillet. Ils réclament pour la Cyrénaïque un nombre de sièges égal à celui des des deux autres régions, la Tripolitaine (ouest) et le Fezzane (sud). Le 5 juillet, c'est le dépôt contenant le matériel électoral qui a été incendié à Ajdabiya. Le 6 juillet, un fonctionnaire de la commission électorale a été abattu. Son hélicoptère, qui transportait des urnes, a été la cible des tirs d'armes légères (7). Le 7 juillet, un homme hostile aux élections a été tué dans un échange de tirs à Ajdabiya.

La Cyrénaïque comme d'ailleurs les Toubous (ethnie du sud d'origine africaine) appellent au boycott du scrutin du 7 juillet 2012.

Berbères, Toubous et autres Touaregs revendiquent, eux, leur spécificité culturelle et linguistique (8) et les tensions avec les tribus arabes dominantes se règlent souvent les armes à la main faisant plusieurs dizaines de morts. L'éclatement de la nation libyenne, construction récente et fragile, en entités plus ou moins indépendantes du pouvoir central et dominées par des tribus s'entretuant mutuellement est un risque réel, conséquence directe de l'intervention impérialiste.

L'autre conséquence directe de l'intervention militaire occidentale en Libye est le morcellement du Mali. Car si l'OTAN n'avait pas envahi la Libye et imposé un CNT à sa solde, jamais le Nord du Mali n'aurait pu être occupé par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés islamistes. L'occupation de vastes territoires maliens est rendu possible grâce à la complicité des États-Unis, de la France et de leurs serviteurs locaux regroupés dans la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les armes qui ont permis aux assaillants de s'emparer des deux tiers du territoire malien provenaient des arsenaux libyens. Le Qatar qui a participé à la guerre en Libye et qui finance avec l'Arabie Saoudite l'opposition syrienne, apporte son soutien financier, sous couvert d'aide humanitaire, aux mouvements armés qui agissent au nord du Mali. « Le gouvernement français sait qui soutient les terroristes. Il y a le Qatar par exemple qui envoie soi-disant des aides, des vivres tous les jours sur les aéroports de Gao, Tombouctou etc. » disait Sadou Diallo maire de Gao (9). Mais ce que le maire n'a pas compris, c'est que la France dont il demande l'intervention militaire, travaille main dans la main avec le Qatar sous la houlette des États-Unis qui, eux, agissent bien sûr à travers l'OTAN mais aussi à travers l'AFRICOM (Commandement militaire des États-Unis pour l'Afrique ). Ce commandement leur permet non seulement de contrer la présence chinoise en Afrique, mais aussi et surtout de s'approprier les immenses richesses minières et pétrolières du continent. C'est dans ce cadre général qu'il convient de situer l'intervention impérialiste en Libye et ses prolongements au Mali.

L'intervention impérialiste en Libye a fait des dizaines de milliers de victimes innocentes. Elle a détruit l'essentiel de l'infrastructure économique du pays. Elle a brisé l'unité de la nation libyenne. L'impérialisme américain et son supplétif européen ont imposé au peuple libyen par la violence un pouvoir sans légitimité aucune, mais qui leur est totalement soumis. Les bourgeoisies occidentales, à travers leurs compagnies, peuvent désormais pomper, tels des vampires, le pétrole libyen en toute quiétude. Mais ces rapaces sont insatiables. Leurs visées impérialistes portent maintenant sur le sous sol de tout le Sahel africain en exploitant les mécontentements des populations marginalisées par les régimes en place. La destruction de la Libye rappelle étrangement la destruction de l'ex-Yougoslavie, de l'Irak, de l'Afghanistan, de la Côte d'Ivoire et bien d'autres États encore. Aujourd'hui, l'impérialisme américain et européen avec l'aide de leurs alliés locaux (Arabie Saoudite, Qatar, Turquie etc.) sont en train de détruire la Syrie pour imposer, là encore, un pouvoir à leurs bottes. Toutes les nations qui n'ont pas les moyens militaires pour se défendre sont des cibles potentielles de l'impérialisme. Cette violence exercée sur des peuples sans défense est intimement liée aux fondements même du système capitaliste dont le seul et unique but est la maximisation du profit par tous les moyens. Rien n'arrêtera cette minorité d'exploiteurs d'exercer sur l'immense majorité d'exploités, à travers le monde, une répression et une cruauté sans limite pour atteindre leur objectif. La résistance et le combat pour la destruction du capitalisme doivent être planétaires.

Mohamed Belaali

http://www.belaali.com/

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(1) http://www.belaali.com/article-l-imperialisme-est-l-ennemi-des-peuples-le-cas-de-la-libye-68565735.html

(2) http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20120701101410/

(3)http://www.rfi.fr/afrique/20120404-libye-reprise-affrontements-entre-groupes-armes-zouara-ouest-tripoli

(4)http://www.bbc.co.uk/afrique/nos_emissions/2012/02/120215_invite.shtml

(5) http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Crises/Afrique-du-Nord-Moyen-Orient/Actualites/Libye-un-apres-le-soulevement-des-milices-commettent-des-violations-massives-4673

(6) http://allafrica.com/stories/201205110309.html

(7) http://www.humanite.fr/monde/libye-premieres-elections-sous-tension-500391

(8) http://www.irinnews.org/fr/Report/95542/LIBYE-Les-minorit%C3%A9s-libyennes-revendiquent-leurs-droits

(9) http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/international/article/sadou-diallo-maire-de-gao-au-mali-le-gouvernement-francais-sait-qui-soutient-les-terroristes-il-y-a-le-qatar-775034

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-libye-apres-l-intervention-120029



Derek Ford : L’intervention "humanitaire" a provoqué une catastrophe humanitaire.

Des milices armées, employées par le CNT pour combattre les partisans de Kadhafi, continuent de sillonner le pays, pillant les villages et se livrant à des assassinats, enlèvements et tortures.

"La situation des Droits humains est bien pire aujourd’hui que sous le Colonel Kadhafi" selon l’Observatoire Libyen des droits de l’homme

Neuf mois après le renversement par l’OTAN et les Etats-Unis de Mouammar Kadhafi en Libye, le pays est toujours la proie de la violence et du désordre, et les violations des droits humains y sont monnaie courante.

En fait, selon Nasser al-Hawary de l’Observatoire Libyen des droits de l’homme : "La situation des Droits humains est bien pire aujourd’hui que sous le Colonel Kadhafi." (Inter Press Service, 14 juillet). Cette déclaration est d’autant plus significative qu’elle provient d’un opposant politique de l’ancien gouvernement.

Le Conseil National de Transition, l’organe pro-impérialiste qui gouverne la Libye, s’est révélé incapable de faire respecter son autorité dans le pays. Des milices armées employées auparavant par le CNT pour combattre les supporters de Kadhafi continuent de parcourir le pays, pillant les villages et torturant, tuant et enlevant des gens sur leur passage.

Les Libyens à la peau noire et les immigrants africains sont les premières victimes de la terreur que les milices font régner. Les violences racistes ont été un élément central de la "révolution" libyenne qui s’est déclenchée le 17 février 2011.

Avant le soulèvement, la Libye accueillait environ 1 million de travailleurs immigrés. La propagande que les rebelles produisaient avec un talent particulier, a diaboliquement ciblé les immigrés noirs présentés comme des "mercenaires" du gouvernement Kadhafi de sorte que les Africains noirs ont été lynchés, torturés et emprisonnés parce qu’ils étaient noirs. Ce racisme dure toujours. En mars dernier, on a diffusé une vidéo qui montrait des Africains noirs détenus dans un zoo de Benghazi par des rebelles qui les torturaient et les forçaient à manger le drapeau de l’ancien pouvoir.

Le CNT retient encore en prison plus de 6000 personnes dans le pays. Dans le désert autour de Sabha, au sud-ouest de la Libye, plus de 1300 immigrés, la plupart d’Afrique sub-saharienne, sont détenus dans des prisons à ciel ouvert. Les détenus dorment à même le sol sans abri et sans matériel de couchage et l’eau et la nourriture manquent.

La situation des droits humains en Libye aujourd’hui n’est pas seulement pire que sous Kadhafi, comme dit al-Hawary ; c’est le jour et la nuit.

De fait, un rapport du 4 janvier 2011 du Conseil des droits humains de l’ONU de l’Assemblée Générale a donné une appréciation globalement positive de la situation des droits humains sous le gouvernement de la Jamahiriya et de Kadhafi. On lit dans la conclusion de ce rapport : "Plusieurs délégations ont aussi noté avec plaisir la détermination du pays à faire respecter les droits humains sur le terrain." La grande majorité des 46 délégations qui ont participé à l’étude ont félicité le gouvernement de la Jamahiriya de sa détermination à faire respecter les droits humains et de ses progrès dans ce domaine.

La répression politique dans la Libye "libre"

Les médias impérialistes ont applaudi les élections du 7 juillet comme le signe de la naissance d’un nouvel état démocratique. Ils n’ont quasiment pas signalé toutefois que, comme l’a reconnu lui-même le CNT, presque 40% des électeurs ont boycotté l’élection. De plus, les membres de l’ancien gouvernement qui n’avaient pas rallié le camp impérialiste n’ont pas été autorisés à se présenter aux élections. Et des dizaines de milliers* de Libyens ont été exclus des listes électorales à cause de leur soutien au gouvernement de la Jamahiriya.

Sans surprise, Mahmoud Elwarfally Jibril, l’ancien premier ministre du CNT, a été déclaré vainqueur.

Plus tôt dans l’année, le CNT avait mis en place une loi dite "loi de glorification" qui permettait de mettre en prison les gens qui disaient du bien du gouvernement de Kadhafi ou critiquaient le soulèvement contre Kadhafi. Bien que la loi ait été abrogée en juin, elle a toujours de l’effet. Les enseignants en Libye hésitent à parler de l’histoire des 42 dernières années de leur pays par crainte des représailles et il semblerait que des livres d’histoire aient été censurés en vertu de cette loi.

Ce qui se passe aujourd’hui en Libye est un autre exemple de la "liberté" et de la "démocratie" que les bombes de l’OTAN et des Etats-Unis procurent.

Derek Ford

Liberation News

Pour consulter l’original : http://www.pslweb.org/liberationnews/news/human-rights-disas...

Traduction : Dominique Muselet

URL de cet article 17277 

http://www.legrandsoir.info/libye-l-intervention-humanitaire-a-provoque-une-catastrophe-humanitaire-liberation-news.html

* cet article oublie de signaler que plus d'un million de Libyens (sur 5 millions !) se sont réfugiés dans les pays voisins et n'ont donc pu (l'auraient-ils voulu ???) voter, car le "gouvernement" CNT leur refuse désormais le statut de citoyen "Libyen" au titre qu'ils seraient de nationalité ..."kadhafiste".


 Dans un entretien accordé au journal français "Le Parisien", le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, évoque la situation, au Sahel, et ses répercussions sur la stabilité dans la sous-région.
Le ministre estime que «l'adoption, jeudi, à l'initiative de la France, de la résolution 2.056 du Conseil de sécurité de l'ONU, sur le Mali, est, déjà, un pas important qui en appelle d'autres».
Le ministre a estimé que le Sahel «risque d'apparaître, demain, comme un sanctuaire du terrorisme,, un nouvel Afghanistan, miné par l'islamisme, au cœur de l'Afrique. On a sous-estimé ,politiquement, la fragilité du Mali et les conséquences de la chute de Kadhafi, dont une partie des milices soutenant le régime sont passées au Mali». Le ministre français de la Défense a souhaité un engagement européen, au cas où l'option d'une intervention armée soit fixée pour le Nord du Mali.
«Il faut maintenant que l'Union africaine trouve les voies et les moyens de la mise en œuvre d'un tel dispositif qui sera soumis à une nouvelle résolution, mais ce n'est pas la vocation des forces françaises. Si cette initiative appelle un soutien d'autres acteurs, il serait souhaitable que celui-ci soit européen», dira Jean-Yves Le Drian, à propos de la résolution onusienne qu'il a citée. Les organisations terroristes, notamment, l'Aqmi et le Mujao, tirent profit d'importants lots d'armes libyennes volées de casernes de l'armée libyenne, au cours du conflit armé, qui a abouti à la chute de Mouammar el-Kadhafi.

09/07/2012
http://french.irib.ir/info/afrique2/item/199337-france-%C2%ABon-a-sous-estim%C3%A9-les-cons%C3%A9quences-de-la-chute-de-kadhafi%C2%BB

 


 
www Romandie: CH/Regain d'intérêt des entreprises suisses pour le marché libyen. …

 Même si les sanctions économiques ont cessé, le commerce entre la Libye et la Suisse peine à redémarrer. Les grandes sociétés estiment la situation politique encore trop incertaine. Toutefois, l'or noir libyen se déverse à nouveau en abondance en Suisse.

Les exportations helvétiques en Libye n'ont jamais été particulièrement importantes. Ce pays nord-africain achetait avant tout des machines et des produits pharmaceutiques.

En 2007, bien avant la crise diplomatique entre Tripoli et Berne, elles s'élevaient à 278,6 millions de francs, indiquent les statistiques de l'Administration fédérale des douanes. Cela correspondait à peine 0,14% des exportations suisses. L'an passé, ce taux était symptomatiquement encore plus faible: 0,04%.

La Suisse de son côté s'intéresse surtout au pétrole brut libyen. Avant la guerre civile de 2011, les importations d'or noir ont pu représenter de 0,86 à 1,68% des importations helvétiques selon les années. Elles ont reculé en 2009 suite à l'arrestation en été 2008 à Genève d'Hannibal Kadhafi, le fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Elles ont même chuté à 0,07% l'an passé.

TENSIONS APAISÉES

Aujourd'hui, les tensions entre les deux pays se sont apaisées. Une crise avait éclaté en juillet 2008 lorsque deux hommes d'affaires suisses -Max Göldi et Rachid Hamdani- avaient été emprisonnés en représailles peu après l'arrestation d'Hannibal Kadhafi.

Les deux Suisses ont été libérés après 53 jours mais avec l'interdiction de sortir du territoire libyen durant de nombreux mois. L'affaire a pris fin en été 2010.

Les sanctions économiques réciproques ont été levées depuis janvier et les importations de pétrole brut libyen ont retrouvé leur niveau d'avant la crise. Toutefois, environ 100 millions de francs d'avoirs libyens restent bloqués en Suisse.

"TRANSITION DÉMOCRATIQUE"

Les premières élections législatives libres après plus de 40 ans de dictature sous Mouammar Kadhafi se sont déroulées début juillet. Elles ont vu la victoire de l'Alliance des forces nationales (libérale) conduite par l'ancien Premier ministre du Conseil national de transition Mahmoud Jibril.

Maints pays occidentaux, dont la Suisse, ont salué le bon déroulement de ce scrutin. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a évoqué "une étape importante" et appelé les Libyens "à poursuivre sur la voie de la transition démocratique".

SÉCURITÉ JURIDIQUE

"Il est maintenant important que le gouvernement soit constitué", souligne Stefan vonBelow, porte-parole du DFAE contacté par l'ats. "Ce nouveau gouvernement doit disposer de la légitimité pour prendre des décisions importantes dans le domaine commercial et économique."

Par ailleurs, la législation libyenne devrait être actualisée afin de contribuer au développement des activités commerciales et des investissements étrangers. La sécurité juridique est un facteur déterminant pour rendre la Libye à nouveau attrayante aux entreprises helvétiques, analyse M. vonBelow.

Pour l'instant, aucun investissement n'a été répertorié cette année provenant de sociétés suisses jusqu'à présent absentes du marché libyen. Cependant, cela pourrait changer. Le DFAE signale que plusieurs fois des entreprises ont consulté l'ambassadeur helvétique à Tripoli Michel Gottret pour d'éventuels projets.

INFRASTRUCTURES À DÉVELOPPER

L'Office suisse d'expansion commerciale (Osec) reste plus prudent. Aucune nouvelle demande d'information d'entreprises ne lui est parvenue cette année, indique à l'ats son porte-parole Patrick Djizmedjian. Elles doivent estimer qu'il y a encore trop d'incertitudes même si leurs responsables observent sans doute la situation de près.

"Lorsque la Libye sera stabilisée politiquement et socialement, ce pays deviendra certainement intéressant pour des investissements", avance M. Djizmedjian. "Il y a là-bas un besoin considérable de développer les infrastructures."

Les bureaux d'ingénieurs sont particulièrement demandés, mentionne Stefan vonBelow, porte-parole du DFAE. Outre les domaines traditionnellement demandés comme les produits pharmaceutiques et les instruments médicaux, les perspectives pour le secteur de l'énergie sont prometteuses.

http://www.romandie.com/news/n/CHRegain_d_interet_des_entreprises_suisses_pour_le_marche_libyen66300720120623.asp


 

Au jour le jour

Une attaque frappe le bâtiment de l'intelligence militaire de Benghazi.  

Une attaque à la bombe a endommagé le bâtiment de l'intelligence militaire de Benghazi, deuxième plus grande ville de Libye, tôt mercredi matin, a indiqué un responsable de la sécurité à Xinhua.
L'attaque n'a fait aucune victime, mais la surface de la structure de deux étages a été sérieusement endommagée dans l'explosion, selon le Lieutenant Colonel Khalid Hydar, officiel responsable de la sécurité de la ville. Plusieurs bâtiments environnants ont également été touchés.
L'identité des assaillants demeure inconnue, a-t-il mentionné.
Une vague de violence contre des installations de sécurité à Benghazi fait rage depuis le 20 juillet, début du Ramadan. Plusieurs attaques ciblaient des officiels de l'ancien régime de Kadhafi, a ajouté M. Hydar.
Lundi, des responsables de la sécurité ont démantelé une bombe à retardement dans un hôtel de luxe de Benghazi.
Le niveau de sécurité général s'est détérioré en Lybie, avec un nombre grandissant d'enlèvements, de pillages et autres formes de violence, tandis qu'une grande quantité d'armes réparties entre les mains des citoyens est devenue le plus grand défi relié à la sécurité.

01/08/2012

http://french.cri.cn/621/2012/08/01/483s290400.htm

L’armée libyenne confirme le survol de l’espace aérien de Benghazi par un drone - L’état-major général des armées libyennes a reconnu qu’un avion de surveillance sans pilote a survolé l’espace aérien de la ville de Benghazi au cours des deux derniers jours, pour mettre un terme à la rumeur et aux commentaires les plus invraisemblables sur cet événement.
L’armée a indiqué, dans un communiqué, que cette surveillance s’inscrit dans le cadre d’un accord signé après la libération entre la Libye et les pays amis,  pour le contrôle et la protection de l'espace aérien libyen. 
Le communiqué explique que le drone est entré l'espace aérien libyen, avec l’autorisation préalable des autorités compétentes et était sous la surveillance des forces de défense aérienne.
Le document précise que l'avion a survolé l’espace aérien à une altitude de 13 mille pieds, pour éviter que sa marque ou son pavillon ne soit perceptible

09/07/2012

http://www.afriquejet.com/un-drone-survol-lespace-aerien-de-benghazi-2012080542770.html


RIA Novosti : Le chef du Comité olympique national enlevé.

Le président du Comité olympique libyen Nabil Elalem a été enlevé par des inconnus dimanche à Tripoli, rapportent les médias occidentaux citant des collègues du responsable.
Selon les informations dont on dispose pour le moment, M.Elalem se déplaçait dans sa voiture avec un collaborateur quand deux véhicules transportant des hommes armés vêtus d'uniformes militaires se sont interposés.
"Ils ont dit qu'on avait besoin de lui et qu'il devait les suivre. Il ademandé à ces gens s'il pouvait prendre son ordinateur portable et son téléphone, et puis les deux voitures sont parties avec lui", a fait savoir le fonctionnaire du Comité olympique libyen Arafat Jwan.Ensuite, le porte-parole du Comité a annoncé aux journalistes que les ravisseurs avaient prétendu faire partie de l'armée.
Une révolte dirigée contre le régime de Mouammar Kadhafi a éclaté en Libye à la mi-février 2011. Le leader libyen a violemment réprimé les manifestations des opposants, qui ont ensuite dégénéré en guerre civile.
Les hostilités ont duré de février à octobre 2011 et se sont soldées par la victoire de l'opposition libyenne soutenue par l'Otan, dont l'organe directeur, le Conseil national de transition (CNT), a pris le pouvoir dans le pays. Le 20 octobre 2011, le colonel Kadhafi a été tué par des rebelles. Le conflit a fait des milliers de morts et causé un préjudice énorme à l'économie libyenne. En dépit de l'arrêt des hostilités, la situation dans le pays reste tendue, plusieurs groupes armés d'anciens rebelles se livrant à des activités illégales.

 

RIA Novosti

16 juillet -
http://fr.rian.ru/world/20120716/195365387.html



Sur le terrain - Des Canons ... pas du beurre

Abdeljalil révèle : "Le plan de libération de Tripoli a été préparé au Qatar"

Mustapha Abdeljalil, président du conseil national de transition libyen, a déclaré que le Qatar a dépensé plus de deux milliards de dollars pour la révolution de son pays, révélant pour la première fois que le plan de libération de la capitale Tripoli a été préparé dans cette monarchie pétrolière du Golfe.
Abdeljalil a minimisé de la portée de l’intervention qatarie en Libye, estimant qu’elle a été beaucoup amplifiée, rapporte le site du journal libyen quryna.
Le chef du CNT a ajouté en marge des séances culturelles ramadanesques organisées par la faculté des études islamiques dans la ville d’Al-Bayda, que le Qatar appuie les courants islamistes et sa vision penche vers la construction d’un système arabe fondé sur la Charia comme mode de gouvernance.
Il a encore dit qu’aucun Libyen n’est allé au Qatar, sans qu'il ne lui octroie une somme d’argent, certains l’ont livré à l’Etat, et d’autres l’ont gardé pour eux-mêmes.
"Je dis toujours que celui qui nie le rôle du Qatar est réellement un ingrat", a-t-il encore souligné.

 02/08/2012

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/abdeljalil-revele-le-plan-de-liberation-de-tripoli-a-ete-prepare-au-qatar/id-menu-957.html




 

3  Politique des Usa

Almanar : William Burns en Libye pour parler de "coopération" en matière de sécurité.

Le secrétaire d'état adjoint américain William Burns a rencontré samedi des responsables libyens pour discuter de la « coopération bilatérale », notamment en matière de sécurité.

"Un avenir stable et prospère en Libye repose sur la réalisation de progrès en matière de sécurité, (c'est-à-dire sur) la capacité de la Libye à sécuriser ses frontières, à contrôler les armes et à empêcher tout groupe de saper les progrès accomplis à ce jour", a déclaré Burns après une rencontre avec le Premier ministre libyen Abdelrahim al-Kib.

"Il est vraiment dans l'intérêt de la Libye et des Etats-Unis de coopérer afin de répondre aux menaces contre la sécurité de la Libye", selon ses propres termes.

Les discussions ont également porté sur la coopération dans les domaines de la santé et l'éducation, selon Burns.

Aucun contrat n'a été signé, mais le responsable américain a déclaré que les Etats-Unis avait exprimé le souhait de coopérer avec les futurs dirigeants du pays, notamment dans le domaine militaire.

 Burns a qualifié par ailleurs les élections législatives du 7 juillet d'"étape décisive" dans l'instauration d'institutions démocratiques.

 Burns a également rencontré samedi des membres du Parti pour la justice et la construction (PJC), un parti issu des Frères musulmans, et des représentants de l'Alliance des forces nationales (AFN, libérale) qui semble bien partie pour remporter les élections dont les résultats partiels sont annoncés au compte-gouttes.

http://www1.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=21&frid=21&eid=71649



Les grandes manœuvres

french.ruvr : Résultats définitifs des élections en Libye  

En Libye, les résutlats définitifs des élections législatives ont été annoncés. La majorité a été remportée par l'Alliance des forces nationales (libérale) conduite par l'ex-premier ministre du Conseil national de transition Mahmoud Jibril : 39 sièges sur 80 réservés aux partis.

Le parti islamiste des Frères musulmans a obtenu 17 sièges.

120 sièges au parlement libyen, Congrès national général, seront attribués par scrutin uninominal.
Plus de 100 partis dont beaucoup avaient été organisés au cours des derniers mois avant le scrutin ont participé aux élections.

18/07/2012

french.ruvr.ru

 

 
Jean Shaoul et Chris Marsden :La véritable signification des élections libyennes.

Les élections en vue d'un nouveau Congrès national général en Libye sont une tentative visant à fournir une façade « démocratique » à un gouvernement autoritaire et non démocratique, servile envers les intérêts des grandes puissances occidentales, des entreprises et des banques.
Le Conseil national de transition (CNT), mis en place par l'OTAN, a tout fait pour que les candidatures ne soient réservées qu'à une couche relativement petite et approuvée par la Commission électorale.
Il semble que l'Alliance des forces nationales de Mahmoud Jibril ait obtenu le plus grand nombre de voix pour le nouveau Congrès de 200 sièges avec un taux de participation tout juste supérieur à 60 pour cent des 80 pour cent de Libyens inscrits sur les listes électorales. On ne saura comment ceci se reflètera réellement en nombre de sièges que lorsque les résultats seront officiellement annoncés. Jibril va essayer de former une coalition pour remplacer le CNT qui avait été mis en place par la sanglante offensive militaire impérialiste conduite par l'OTAN pour renverser le régime de Mouammar Kadhafi. Mais ce n'est sûr qu'il réussisse étant donné les divisions politiques profondes qui dévastent le pays.
Un concert d'hypocrisie officielle a salué l'élection, avec l'expression d'une satisfaction toute particulière devant la victoire du soi-disant « libéral » Jibril. Le président américain Barack Obama a salué « la première élection libre de Libye » comme étant « l'aube d'une ère nouvelle. »
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a déclaré, « L'année dernière, des milliers de Libyens ont sacrifié leur vie ou souffert des blessures durables afin de gagner le droit du peuple libyen à bâtir un nouvel Etat sur la dignité humaine et l'Etat de droit, » comme si c'était maintenant devenu la réalité.
Les médias dociles ont applaudi les résultats et dissimulé leur portée réelle. « Les transitions démocratiques sont toujours longues et problématiques, » a écrit le New York Times. Néanmoins, «Cette élection est un pas énorme qui nous éloigne du cauchemar Kadhafi. »
Après avoir déclaré sans la moindre ironie que pour surmonter « les griefs de cette période » « il va falloir des leaders politiques éclairés, attachés à la tolérance, à l'Etat de droit et à la juste représentation de tous les Libyens, » le Times affirme que la proposition de Jibril de former une grande coalition est « un signe potentiellement encourageant d'intégration. »
Tous les reportages et commentaires de ce type, invariablement enveloppés dans des références au « Printemps arabe »ont pour objectif de dissimuler le fait que le changement de régime en Libye était la réponse politico-militaire des puissances américaines et européennes aux soulèvements révolutionnaires de la Tunisie et de l'Egypte, toutes deux voisines de la Libye.
Loin de rechercher la libération et la démocratie, les puissances de l'OTAN se sont engagées à installer un régime plus directement docile à leurs exigences. Leur but était soit de placer sous leur contrôle soit de réprimer activement tous les mouvements d'opposition à l'encontre des innombrables régimes corrompus de la région et de sauvegarder l'accès aux réserves de pétrole de la Libye, la plus importante d'Afrique, et de celles du reste du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.
Il voulaient faire de la Méditerranée un lac contrôlé par l'OTAN, après avoir garanti un changement de régime en Syrie et au Liban, tandis que la Libye fournirait une tête de pont pour d'autres interventions à venir en Afrique. Jibril est l'incarnation même de cette politique. Formé aux USA, c'était un protégé de Saif al-Islam Kadhafi, fils du leader libyen. Il s'était recommandé aux puissances occidentales du fait de son rôle d'ancien dirigeant du Conseil national de développement économique, responsable de la privatisation des entreprises publiques, et du fait de son empressement à abandonner ses anciens alliés. Avec un cynisme sans limite, le quotidien britannique Guardian a même dit de Jibril qu'il a « l'avantage de l'expérience. »
Lorsque le CNT a formé un gouvernement d'intérim en mars dernier, au début de la guerre de l'OTAN contre la Libye, Jibril a été nommé à sa tête. Il a été installé au poste de premier ministre en août après une guerre qui a tué au moins 50 000 personnes et en a blessé tout autant. Les éléments constituant le CNT, à savoir des personnalités du régime de Kadhafi, des islamistes, des personnes travaillant pour la CIA et des leaders tribaux, constitueront encore une partie significative de tout nouveau régime.
La Libye est déchirée par des conflits ethniques, des confrontations tribales et des combats entre milices qui ont fait des centaines sinon des milliers de tués depuis la fin de l'intervention de l'OTAN. Il existe une réelle possibilité de voir le pays se désagréger.
Benghazi, centre de la production pétrolière de la Libye et soi-disant berceau de la révolution, a exigé l'autonomie de la Cyrénaïque et un contrôle plus grand sur la richesse pétrolière. Les élections ont été marquées par la violence et le gouvernement d'intérim a déployé entre 30 000 et 40 000 forces de sécurité. A Benghazi la production de pétrole a été stoppée pendant 48 heures et il y a eu de nombreuses attaques contre des officiels de l'élection pour protester contre la distribution des sièges au nouveau Congrès, qui est perçu comme accordant trop de pouvoir à Tripoli.
Une kyrielle de partis soi-disant de gauche, d'intellectuels et d'universitaires tel le professeur Juan Cole ont complètement soutenu le prétexte de la défense des droits de l'Homme avancé par les grandes puissances pour intervenir en Libye et ont ainsi donné leur appui à une guerre de conquête coloniale.
Il ne s'agit pas là de naïveté politique, mais d'un alignement déterminé et conscient derrière l'impérialisme. Ils ont soutenu l'OTAN du fait d'un objectif partagé consistant à empêcher le développement d'un mouvement révolutionnaire authentiquement prolétarien au Moyen-Orient, possibilité qu'ils ont décrite, avec un mépris non dissimulé, comme un rêve impossible. Au vu de preuves irréfutables que le mouvement de Benghazi avait été co-opté par l'impérialisme américain depuis le début, ces éléments petits-bourgeois se sont manifestés en faveur d'un mouvement bourgeois favorable au capitalisme, le CNT, dont la victoire, du fait d'une guerre rapide de l'OTAN, subordonnerait inévitablement davantage la région aux dictats des grandes puissances et des grandes entreprises.
Cole s'est surpassé dans ses apologies post-électorales, disant que les reportages des médias étaient « teintés par ce qui est de mon point de vue une combinaison d'un pessimisme et d'un sensationnalisme extrêmes. » L' « élection s'est très, très bien passée, » a-t-il insisté, parce que « parmi cette génération de Libyens, la démocratie est vraiment très populaire. »
Aujourd'hui ces couches utilisent les mêmes justifications politiques par rapport à l'opposition syrienne pour soutenir la campagne en cours en faveur d'un changement de régime ayant pour but d'isoler l'Iran, d'évincer de la région la Russie et la Chine et d'établir l'hégémonie de Washington.
La leçon cruciale à tirer de la Libye est qu'on ne peut se permettre de céder la tâche du renouveau démocratique et social à une quelconque faction de la bourgeoisie régionale. Le faire revient à désarmer la classe ouvrière et les classes opprimées et permet aux impérialistes de dicter les événements au moyen de forces qui agissent inévitablement comme leurs intermédiaires locaux.
C'est à la classe ouvrière elle-même qu'il revient de renverser les régimes corrompus de la région et de les remplacer par des gouvernements socialistes, anti-impérialistes et authentiquement démocratiques, dirigés par la classe ouvrière elle-même au sein des Etats socialistes unis du Moyen-Orient.
Les travailleurs des Etats-Unis, d'Europe et du reste du monde doivent voir dans la Libye l'augure sanglante des conséquences désastreuses de la nouvelle tentative des puissances impérialistes à prendre le contrôle du monde et de ses ressources et marchés stratégiques. Un nouveau mouvement contre la guerre est nécessaire, qui soit fermement ancré dans la classe ouvrière et parmi les jeunes et qui soit libéré de l'influence politique des partisans petits-bourgeois de la guerre humanitaire, afin de remettre en cause et de s'opposer aux desseins prédateurs de leurs élites dirigeantes sur le Moyen-Orient et l'Afrique.

Jean Shaoul et Chris Marsden

Jeudi 12 Juillet 2012 

WSWS

 


Des Canons ... pas du beurre

"Pougala :ILS CROYAIENT QU'EN TUANT LE GUIDE LIBYEN ILS METTAIENT L'AFRIQUE A GENOUX. ERREUR !!!
C'est depuis la mort du Guide Libyen que les Européens se frottent les mains, tous contents d'avoir stopper les projets phares de la fédération africaine. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que nous sommes déjà passés au plan B. Et rien n'arrêtera l'Afrique dans son douloureux chemin vers la liberté. L'Algérie avait à peine refusé de
prêter au FMI pour aider l'Union Européen. La même semaine, elle
annule la dette de 10 pays africains. Il n'y a que les sourds qui ne veulent pas entendre.

Le message est clair : c'est fini quand on venait donner l'os aux africains pour ronger et on en repartait avec la patente des généreux et des plus bons de la terre. Maintenant, la bonté a changé de camp.
L’Algérie annule la dette de 10 pays africains,
- sans avoir besoin de vouloir changer les hommes qui sont au pouvoir dans ces pays,

- sans avoir besoin de vouloir installer des Algériens
à la tête des entreprises étatiques de ces pays,
- sans vouloir obliger ces pays à recruter des entraineurs algériens
pour les équipes de football de ces pays,
- sans avoir besoin de déferler sur ces pays ses chômeurs rebaptisés
en ONG des thèmes les plus bidons etc... suivez mon regard.
Les médias-mensonge vont qualifier cela de colonisation algérienne de l'Afrique, mais je préfère de loin une colonisation qui viendrait d'un autre pays africain, car lorsque la Californie ou le Massachusetts investit dans le Mississippi ou dans l'Arkansas, personne ne parle de colonisation. et dans tous les cas, préparez-vous à recevoir Hillary Clinton dans les prochains mois, comme pour la Chine, faire le tour d'Afrique pour vous expliquer de comment l'Algérie est dangereuse et qu'il faut s'en méfier. Le ridicule vient du fait qu'il n'y a plus en Afrique même les enfants de la maternelle pour croire à de telles légendes.
JPP 8/8/2012



Les institutions

Human Rights Watch

Mahmud Turkia : Des milliers de personnes toujours aux mains des milices

Human Rights Watch a lancé un appel aux autorités libyennes à prendre des mesures pour prendre sous leurs responsabilités les quelque 5000 personnes détenues arbitrairement par des groupes armés.  

Un appel à l'aide pour la Libye. Human Rights Watch (HRW) a appelé ce samedi les autorités libyennes à prendre les mesures nécessaires pour prendre sous leurs responsabilités les milliers de personnes encore détenues par des milices.  

Le Conseil national de transition (CNT, au pouvoir) "n'est pas parvenu à reprendre sous sa responsabilité les quelque 5000 personnes détenues arbitrairement par des groupes armés et dont certaines font l'objet de tortures sévères après l'expiration du délai" en ce sens, indique HRW dans un communiqué. 

L'ONG basée à New York se réfère à une loi adoptée en mai qui stipule que les ministères de l'Intérieur et de la Défense doivent, d'ici le 12 juillet, "transférer tous les partisans de l'ancien régime devant la justice si leur culpabilité est prouvée". 

"Ces détenus (aux mains d'anciens rebelles) ainsi que 4000 autres dans des prisons sous le contrôle de l'Etat doivent tous avoir la garantie que leur droit soit respecté", ajoute le communiqué. 

La plupart des détenus sont des membres des forces de sécurité du régime déchu du colonel Mouammar kadhafi, d'anciens responsables gouvernementaux, des présumés mercenaires étrangers ou des migrants sub-sahariens, selon HRW. 

Les nouvelles autorités libyennes ont montré "peu de volonté politique" pour s'atteler au phénomène des groupes armés qui avaient combattu les forces de Mouammar Kadhafi, regrette HRW. 

Les milices font la loi

L'armée et la police n'étant toujours pas entièrement opérationnelles en Libye, ces milices en profitent souvent pour faire la loi dans le pays depuis la chute du régime de Kadhafi en octobre 2011. 

L'ONU s'était inquiétée en mai que de milliers de personnes demeuraient emprisonnées en Libye, dont certaines dans des centres de détention secrets, et que la torture continuait d'y être pratiquée. 

"Toute détention en dehors de la loi, y compris celle opérée par des miliciens, doit être considérée comme un acte criminel", affirme HRW, pressant le Congrès national général, qui doit émaner des récentes élections législatives, de mettre fin à ces pratiques et d'établir un réel système judiciaire. 

Mahmud Turkia

LEXPRESS.fr, 

14/07

/afp.com/Mahmud Turkia



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

VIDEO BHL : Un Sayan en Libye, en Syrie, et ailleurs..
http://www.youtube.com/watch?v=DNgwNgAqoho&feature=share 

 


6 Les brèves.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

AP : Le fils de Kadhafi veut être jugé à La Haye.  

Le fils du président  libyen exécuté  Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, veut être jugé par la Cour pénale internationale (CPI) et non en Libye.

La déclaration que ses avocats ont remise à la Cour de La Haye dit que pour Seif al-Islam le procès en Libye signifiera la mort.

Précédemment l'avocat de la CPI Melinda Taylor a déclaré que la Libye ne pouvait pas garantir un procès équitable et impartial au fils de Kadhafi.

Seif al-Islam est accusé de ‘meurtres’ et de ‘violation des Droits de l'Homme’. Il a été arrêté en novembre dernier lors de sa tentative de franchir la frontière du Niger.
Il est actuellement emprisonné à Zenten, dans l'ouest de la Libye.

01/08/2012

AP - ml

 


 


7  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

LIBYE : ELECTIONS, TORTURES ET BUSINESS

Au lendemain des élections législatives en Libye, les grands médias occidentaux soucieux de cautionner le nouveau régime politique imposé par l'OTAN ont annoncé la victoire des libéraux de l'Alliance des forces nationales, sous la houlette de Mahmoud Jibril, face aux Frères Musulmans du Parti pour la justice et le développement de Mohamed Sawan dans les grandes villes, et l'échec des autonomistes de Benghazi, mécontents de la répartition des sièges à l'assemblée constituante à faire échouer la tenue du scrutin (ils avaient détruit le bureau de la commission électorale à Adjdabia et ordonné la fermeture des entreprises de raffinage de pétrole de Syrte).

Les Frères musulmans paieraient ainsi le prix de leur proximité avec Seif-el-Islam Kadhafi (actuellement détenu à Zeitan) après qu'il eût fait libérer 150 d'entre eux en 2003 (ils avaient boycotté la conférence de l'opposition à Londres en 2005 appelant au renversement du régime) ainsi que leurs liens trop visibles avec le Qatar. Toutefois l'avance de Jibril, candidat des Occidentaux, président du Conseil national de transition et ancien patron des réformes économiques sous Kadhafi, est toute relative. En outre 80 des 200 sièges de l'assemblée constituante seulement sont  attribués aux partis politiques, les autres des "indépendants". Ce montage a été suggéré par les "spin doctors" américains logés à l'hôtel Rixos en vue de marginaliser les Frères musulmans et les salafistes comme Abdelhakim Belhadj, et devrait conduire de toute façon à un gouvernement d'union nationale entre islamistes et libéraux en vue de l'élaboration d'une constitution qui débouchera seulement en 2013 sur l'élection d'une assemblée législative définitive.

 

Important : Ce que les médias occidentaux oublient de dire, c'est que, comme en Irak en 2004, ou en Haïti sous l'occupation de l'ONU, les élections sous le nouveau régime ne sont pas démocratiques puisque tous les courants d'expression ne sont pas libres de concourir au scrutin (notamment les partisans de l'ancien régime) et que le règne des milices compromet la liberté d'expression et de pensée.

Début juillet Amnesty International a publié un rapport d'enquête sur des faits des mois de mai et juin dernier intitulé « Libya: rule of law or rule of militias ? » (Libye règne de la loi ou règne des milices ?).

Le rapport cite notamment le cas de Hasna Shaeeb (Chahib, en retranscription française), une femme de 31 ans, enlevée à son domicile de Tripoli en octobre dernier par des hommes en tenue militaire et transférée à l'ancien Bureau du fonds de dotation islamique dans la capitale. Elle a été accusée d'avoir été une loyaliste pro-Kadhafi et un sniper. On l'a faite s'asseoir sur une chaise avec ses mains menottées dans le dos et elle a reçu des décharges électriques à sa jambe droite, aux parties intimes et la tête. Les gardes a menacé d'introduire sa mère dans la cellule et de la violer, et ont versé de l'urine sur elle.

Après qu'elle a été libérée de sa chaise, ses tortionnaires n'ont pas pu ouvrir ses menottes avec une clé, et ont donc tiré dessus avec un pistolet, des débris de balle se sont incrustés dans sa chair. Libérée après trois jours, Mme Shaeeb a fait constater par un médecin ses blessures et s'est plainte aux autorités. Celles-ci n'ont rien fait, mais Mme Shaeeb a reçu un appel téléphonique menaçant du milicien qui l'avait arrêtée et la façade de sa maison a été mitraillée.

Ce qui fait la singularité de l'histoire de Mme Shaeeb, c'est seulement le fait qu'elle a déposé une plainte officielle, beaucoup d'autres ont trop peur de le faire.  Le gouvernement estime qu'il détient 3 000 détenus dans ses prisons et les milices 4 000 autres. Les tortures à mort sont fréquentes.

Bien loin des préoccupations d'Amnesty international, les milieux d'affaire internationaux eux sont satisfaits de la transition politique actuelle en Libye.  Ainsi Mario Zotelle,  directeur de la Joint Libyan Construction Company (JLCC), un consortium de sociétés dépendant de Asamer Holdings (basée en Autriche) intervenait à Doubaï le 27 juin à l'invitation de la chambre de commerce et d'industrie de ce pays la semaine dernière dans le cadre d'une conférence "Forum sur le développement à venir de la Libye 2012 : infrastructure et reconstruction" devant les 150 représentants de 60 compagnies d'Europe, des pays du Golfe et d'Afrique. « Nous fondons des attentes importantes sur ces élections, a-t-il déclaré, et sur le nouveau climat politique qui devrait fonctionner pour créer un cadre institutionnel et commercial plus fort ». « La  Libye a besoin de réforme de l'éducation, a-t-il ajouté, afin de répondre à la demande pour les professionnels.Il faut également une réforme du secteur bancaire et la sécurité garantie dans tout le pays. Les transport et la fourniture d'électricité et de gaz doivent être améliorés. Mais le potentiel pour les entreprises et la participation de l'investissement dans la reconstruction de la Libye est important. »

Asamer possède et gère trois cimenteries en Libye. Pendant la "révolution", Asamer a soutenu ses travailleurs et les insurgés de Benghazi, la livraison de l'aide humanitaire. La compagnie a payé 2011 salaires à ses travailleurs malgré l'arrêt de la production pendant la crise.

Asamer a investi plus de 100 millions dans les usines afin d'accroître l'efficacité énergétique, production, qualité et les normes du travail et d'installer un système de protection de l'environnement.

La conférence de Doubaï était introduite par Charles Gurdon, directeur de l'agence anglaise de consulting Menas qui avait entre autre fait du lobbying pour le Conseil national de transition dans le New York Times en août 2011. Charles Gurdon sera aussi présent les 6-8 novembre 2012 au sommet du pétrole et du gaz de Vienne aux côtés des responsables de Total, de Repsol, de Haliburton etc, soit des représentants de 27 pays (notamment 30 % des compagnies pétrolières nationales du monde). Une conférence qu'il sera sans doute intéressant de suivre pour comprendre les stratégies pétrolières internationales dans la région...

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-libye-electi...

 


8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

8-1 L’imposture libyenne
6 août Rabeh Sebaa - Le Quotidien d’Oran « Et je savais pour quoi désormais le décor était planté. » Julien Gracq, Le rivage des Syrtes
Jusqu’à la mise à prix de la tête du fugitif en dollars, et non en monnaie locale, et la photo du même fugitif frappée d’un wanted diagonal, tous les ingrédients d’un feuilleton yankee sont réunis. Le reste de la série qui se déroule en permanence, en Iraq, en Afghanistan, au Pakistan et bientôt en Syrie est déjà devenu d’une saisissante banalité. Mais le cas libyen permet d’observer, de façon frappante, et effrontément cynique, la voracité empressée des puissances occidentales, en l’occurrence les Etats-Unis et l’Union Européenne, à l’endroit des territoires à conquérir, aux fins d’une mainmise sur leurs ressources stratégiques. Cette voracité non déguisée, baptisée par l’euphémisme burlesque de printemps arabe, et curieusement relayé par l’ensemble des médias de la « bien pensance », a eu pour théâtre originel la Tunisie, l’Egypte puis le Yémen et ensuite la Libye et la Syrie, devient ouvertement insatiable. Elle compte bien s’étendre à d’autres pays dont le travail de fragilisation ou de déstabilisation à déjà commencé. Et tous les prétextes sont bons pour déclencher la sale besogne. C’est dans ce but, et seulement dans ce but, que les États-Unis et l’Union européenne introduisirent, soudainement dans leur vocabulaire idéologique la nouvelle panacée, comme variante droithommienne : la sacro-sainte Protection des Populations Civiles (PPC). Une protection à coups de bombes, dont ces mêmes populations sont, tout naturellement, les premières victimes. Etrange conception de la protection.
L’agression brutale contre la Libye, s’est basée, comme on le sait, sur une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, ou siègent les membres de l’OTAN, résolus, avant même l’adoption de la résolution, à bombarder les cibles définies par eux et/ou par leur services présents sur le sol libyen. Services ayant pour mission « d’encadrer efficacement » les insurgés, reconnus comme étant non expérimentés. Comme le souligne Eric Dénécé, directeur du Centre français de Recherche sur le Renseignement. « Les insurgés étaient totalement incapables de faire quoi que ce soit militairement. L’instruction et l’encadrement des insurgés aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest les a amenés à être un peu moins mauvais en matière militaire. » Citant, un conseiller à la Défense français, assurant, déjà en avril, au Nouvel Observateur : « Il ne faut pas se leurrer, le but est quand même de professionnaliser les combattants libyens pour qu’ils puissent conquérir du terrain et certaines villes. Et pour cela il faut les aider sur les armements et sur des planifications opérationnelles pour leur apprendre à mieux résister.
Enfin, « Je peux vous dire, selon mes sources, qu’il y avait déjà en Libye, avant le déclenchement des frappes aériennes, des agents infiltrés français, britanniques, américains, égyptiens, émiratis et italiens », assure encore Eric Dénécé.
De quelle victoire, alors, ces insurgés préfabriqués, qui se transformèrent, en quelques jours et par les miracles d’un glissement sémantique, en rebelles puis subitement en révolutionnaires, peuvent-il se targuer ? Et quel type de « révolutionnaires » sont-ils ? Il y a quelque amusement, d’ailleurs, à se demander depuis quand les USA et l’UE sont-ils aux petits soins avec les révolutionnaires ? Ces révolutionnaires tant glorifiés dans les pays arabes et si détestés en Amérique latine… Loin de tout idéal révolutionnaire, et en toute constance, les États-Unis et l’UE n’entretiennent, de toute évidence, que des rapports d’intérêts et de domination avec l’ensemble des pays arabes voire de la planète. Quand ils prétendent y faire autre chose, ils mentent effrontément. Et c’est ainsi que les « bombes humanitaires » larguées, de façon diluvienne sur des quartiers civils de Libye, PPC oblige, n’avaient d’autre objectif, contrairement aux mensonges de l’Otan et des USA, que de faciliter l’avancée des « révolutionnaires » de pacotille, vers le but ultime, Tripoli, symbole du pouvoir à éradiquer. Pouvoir, faut-il le souligner, détenu par un psychopathe délirant, durant quatre décennies et dont la disparation est, bien entendu plus que bienvenue. Mais cette disparition, souhaitée par toute personne sensée, ne doit pas voiler la vérité. Encore moins absoudre les crimes contre l’Humanité perpétrés par l’Union Européenne et les Etats-Unis.
Selon le Commandement conjoint allié de Naples, « l’OTAN a effectué, en moins de cinq mois, plus de 20 mille raids aériens, dont 8 mille attaques par bombes et missiles ». Cette action, aux chasseurs-bombardiers qui larguent des bombes à guidage laser d’une tonne, dont les têtes pénétrantes à l’uranium appauvri et tungstène peuvent détruire des édifices renforcés, se sont joints les hélicoptères de combat, dotés des systèmes d’armements les plus modernes. Parmi eux, le missile à guidage laser Hellfire, qui est lancé à 8 km de l’objectif, utilisé par les avions télécommandés Predator/Reaper. Les objectifs sont repérés non seulement par les avions radar Awacs, qui décollent de Trapani (côte sud-ouest de la Sicile), et par les Predator italiens qui décollent d’Amendola (Foggia, province des Pouilles), en survolant la Libye 24h/24. Ils sont aussi signalés - par les rebelles. Ceux-ci, tout en étant « mal entraînés et mal organisés », sont en mesure, grâce des technologies fournies par des pays de l’OTAN, de transmettre d’importantes informations au team OTAN en Italie, qui choisit les objectifs à frapper » indiquent, sans rougir, au New York Times les responsables de l’OTAN et des forces US.
De toute évidence, si ces insurgés sont arrivés à Tripoli, c’est dû non pas à leur capacité de combat, mais au fait que les chasseurs-bombardiers, les hélicoptères et les Predator de l’OTAN le leur ont permis. Ainsi la mort de plus d’un millier de civils libyens et la destruction des infrastructures socioéconomiques, sanitaires et culturelles est une opération de protection et de défense bien originale de ces mêmes civils. Un remake de la prise de Baghdâd mais à partir du ciel. Un remake car pour Baghdâd aussi, la guerre psychologique et la propagande avaient commencé par des accusations de possession d’armes de destruction massive, de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité commis par le « Dictateur » sanguinaire et son régime barbare. Toujours selon le même scenario. Des sanctions économiques qui précédent systématiquement l’appel impérieux au départ du dirigeant pestiféré d’abord par les USA, auxquels emboitent le pas la France, l’Italie, l’Allemagne et le Royaume uni. S’ensuit, comme dans tous les cas, la réactivation d’une « opposition démocratique » ou d’un Conseil de Transition ou de Coordination, reconnu illico presto par les puissances occidentales et gratifié de toutes les vertus démocratiques. On retrouve immanquablement dans ces oppositions et ces conseils, des figures connues pour manger goulûment dans le râtelier occidental ou encore des frustrés instrumentalisés de la dernière heure auxquels on fait miroiter un avenir politique mirobolant qui a été contrarié par le régime maudit. Il suffit d’observer la composante humaine du CNT libyen pour comprendre toute l’ignominieuse régularité de ce scenario à répétition. Ce conseil composé d’une quarante de membres mais qui n’a dévoilé que les noms d’a peine la moitié, non pas pour une prétendue raison sécuritaire mais tout simplement parce qu’il s’agit de pourris du régime, d’opportunistes affairistes et d’activistes islamistes notoires, connus et fichés par ces mêmes services occidentaux, qui sont allés les former et les encadrer à Benghazi avant de les lâcher en hordes hagardes sur les chemins dévastés par les bombardements intensifs et répétés. Des pantins dont on se met à vanter, sans la moindre retenue ; à l’instar de ce rentier de la pensée français, philosophe de service attitré, la bravoure et le courage, devant une armée de professionnels et des armements lourds qu’ils affrontent à mains nus. Mais quand on a l’OTAN et l’ONU de son côté n’est-on pas capables de tous les miracles ? Y compris celui de défaire un Etat en quelques semaines sans avoir la moindre idée de ce que peuvent proposer ces Protecteurs mondiaux pour le remplacer, hormis les mots creux de Liberté et de Démocratie, comme ce fut le cas dans les pays, déjà désarticulés.
Et c’est précisément pour cela que la reconnaissance officielle du Conseil national de transition (CNT) libyen comme étant la nouvelle autorité légitime de la Libye, s’est opérée hâtivement hors du cadre onusien et avant même l’organisation de la moindre élection « démocratique » dont ces protecteurs bien intentionnés sont si friands. Reconnaissance en boule de neige d’un CNT fantoche au moment ou la simple évocation du projet d’annonce de l’Etat palestinien devant cette même ONU, septembre, a provoqué une levée de boucliers. Mais les intérêts stratégiques, c’est bien connu, autorisent toutes les entorses au droit international. Celui que ces organisations mondiales s’évertuent à bafouer, sans vergogne, précisément au nom de son observance et de son respect. Tout doit être sacrifié aux rapports de force à l’échelle planétaire c’est-à-dire à la redéfinition du nouvel ordre expansionniste et de prédation au nom de la Sacro-sainte Protection des Populations Civiles et de sa Majesté La Sérénissime Démocratie. Un nouvel ordre impérialiste qui affiche manifestement sa préférence monarchique. Et ce n’est pas un hasard si l’étendard du roi Senoussi a supplanté le tissu vert de Kadhafi en Libye.
Ce qui s’y passe incite à se demander, au-delà du satisfecit distribué tapageusement à la Tunisie et à l’Egypte par le nouvel Ordre de la Prédation, ce qui a vraiment changé dans ces pays, depuis la survenue de ce prétendu « printemps arabe », aux promesses déjà piteusement fanées ? Une fois ce CNT libyen installé, sous contrôle, aux commandes politiques du pays, que va-t-il réellement apporter ? Une quarantaine de personnes encadrées par les services de sécurité occidentaux est-elle en mesure de concevoir et de concrétiser un projet de société conforme aux aspirations d’un peuple, longtemps opprimé ? Et, enfin, quel impact attendre sur l’équilibre régional maghrébin, quand on sait qu’un pays comme le Maroc s’est déjà empressé de dépêcher son ministre des Affaires étrangères muni d’une lettre de son roi, auprès de ce même CNT, avec pour objectif déclaré d’instrumentaliser la question du Sahara occidental et surtout le dessein avoué, et cyniquement jubilatoire, d’isoler l’Algérie. Il s’agit, indubitablement, d’une imposture aux relents pestilentiels. 


8-2 Juan Sarkofrance : En Syrie comme en Libye, Big Brother est un peu français

 

Quand la France était en guerre contre la Libye, on a « découvert » qu'une entreprise française avait vendu un puissant système d'espionnage au régime Kadhafi.

De surcroît, elle avait été aidé par Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l'intérieur.
Depuis que la Syrie est à feu et à sang, voici qu'une autre entreprise française est à nouveau sous les projecteurs pour l'exportation de technologie de Web-surveillance.
La première s'appelait Amesys, devenue filiale de Bull. Son patron de l'époque avait été décoré de la légion d'honneur par Nicolas Sarkozy devenu président. Ce commerce était absolument légal.
Amesys fit le ménage comme il put. Nicolas Sarkozy s'était appuyé sur Claude Guéant, Brice Hortefeux et ... ZiadTakkiedine pour cette conclusion commerciale. Le site Mediapart a largement relayé les soupçons de financement politique qui a accompagné cet étrange commerce. Quand il était directeur de cabinet de Sarkozy à l'Intérieur, Claude Guéant avait directement négocié la vente d'équipements de sécurité auprès du colonel Kadhafi entre 2005 et 2007. Ces équipements comprenaient notamment un logiciel d'espionnage baptisé Eagle
En France, la Fédération internationale des droits de l'homme avait porté plainte
en mai dernier à l'encontre d'Amesys pour « complicité d'actes de tortures en Libye ».  
La seconde entreprise s'appelle QOSMOS. Son affaire est moins bien partie. Mercredi 25 juillet 2012, le site d'information
Owni révélait que la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’homme (LDH) devaient déposer une dénonciation contre « des sociétés françaises, dont QOSMOS, pour leurs activités en Syrie. » Motif: « Dans ce document qu’Owni a consulté, les deux organisations ciblent la participation de QOSMOS “aux opérations de répression réalisées par le régime de Bachar El Assad à l’encontre du peuple syrien”. La société a été “mise en cause pour avoir contribué à fournir au régime syrien le matériel de surveillance électronique nécessaire à la répression de la contestation”. Ce qui fait penser à la FIDH et à la LDH que QOSMOS, à l’instar d’autres sociétés françaises, “[pourrait] être impliqu[é] dans la commission d’actes de tortures et de crimes contre l’Humanité.” » .  
QOSMOS avait également vendu au régime Kadhafi. Le site
Reflets s'était fait l'écho de l'exportation de ces technologies en Syrie, (les DeepPacket Inspections - DPI), qui permettent de « fouiller dans les mails et de reconstituer tout ce qui se passe sur l’ordinateur d’un internaute », pour reprendre une expression d'un directeur marketing de QOSMOS citée par Reflets et Owni. Interrogé le 6 juillet dernier, Olivier Laurelli, co-fondateur de Reflets, avait regretté la différence de traitement entre les Etats-Unis et l'Europe : « le congrès américain a diligenté une enquête et l'entreprise Bluecoat a été condamnée un mois plus tard, alors qu'en France, un an après, il n'y a qu'un début d'enquête, et encore, parce que la FIDH a porté plainte. »  
L'entreprise se présente   d'ailleurs ainsi: «Qosmos fournit une technologie d’Intelligence Réseau qui identifie et analyse en temps réel les données qui transitent sur les réseaux. Au-delà d’une simple classification du trafic, la technologie de Qosmos permet également d’extraire du contenu et des attributs protocolaires à des débits de plusieurs dizaines de Gbps – ce qui rend possible une analyse précise et exhaustive de l’activité des réseaux en temps-réel.»  
En Syrie comme en Libye,
Big Brother est un peu français.   
et il fallut
18 mois de boucherie, des massacres quotidiens de civils, une guerre éponyme, un attentat, et la menace d'utilisation d'armes chimiques pour que ces funestes exportations soient placées au grand jour. 

Juan Sarkofrance 

Rédigé par le Mercredi 25 Juillet 2012

http://www.marianne2.fr/sarkofrance/En-Syrie-comme-en-Libye-Big-Brother-est-un-peu-francais_a915.html

 


 


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 Les armes abandonnées, une menace sérieuse pour les civils.

Des armes abandonnées ayant fait partie de l'arsenal de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, représentent une menace sérieuse pour les populations civiles, prévient un rapport publié jeudi par l'université Harvard. “Si ces armes ont été abandonnées, leur capacité de nuisance sur les civils reste intacte”, souligne Bonnie Docherty, à la tête d'une équipe de recherche de la Harvard Law School et son partenaire l'ONG CIVIC qui s'est rendue en Libye. Parmi ces armes abandonnées après le conflit de l'an dernier figurent des balles et des obus de mortier ainsi que des torpilles et des missiles sol-air, précise le rapport. Pour NicoletteBoehland, co-auteur du rapport, “la gamme d'armes est choquante” et cet arsenal crée une “situation explosive” dans un pays où le gouvernement central est encore faible. “Des armes sont dispersées en dehors de centaines de bunkers mal sécurisés. D'autres sont dispersées à travers le pays, parmi les stocks des milices dans les centres urbains, les musées, les champs et même les foyers”, a-t-elle précisé à l'AFP en Libye. Le risque d'explosion de stocks d'armes près des zones peuplées, la curiosité de la population et l'accès aux sites pollués et aux munitions ou encore la collecte d'armes pour les vendre et les utiliser, sont autant de menaces pour la population civile.
Le rapport souligne également les dangers auxquels s'exposent les civils quand certains groupes non entraînés s'emploient à nettoyer des zones de munitions ou exposent leurs armes comme souvenir de guerre.
Il donne comme exemple une explosion qui s'est produite à Dafniya (Ouest), où une milice conservait des armes dans 22 conteneurs, propageant une quantité importante de matières dangereuses et mettant en péril la population. Steve Joubert de l'ONG JMACT (Joint Mine Action Coordination Team) souligne de son côté qu'il y a “plus d'armes que de personnes à Misrata”, en référence à la troisième ville de Libye, qui avait connu des semaines d'un siège implacable en 2011.
Le rapport note que le service de l'action anti-mines des Nations unies  (UNMAS) et des organisations internationales ont assumé le gros du travail, nettoyant des zones polluées et conseillant les populations sur la gestion des stocks d'armes. Citant UNMAS, Mme Boehland a fait état d'au moins 208 victimes, dont 54 décès causés par des armes abandonnées.
Ce bilan inclut 72 enfants tués ou blessés. “Les enfants sont particulièrement attirés par les armes car elles portent des couleurs vives ou ressemblent à des jouets”, relève-t-elle.  Le rapport appelle les autorités récemment élues en Libye à développer une stratégie nationale pour sécuriser les équipements militaires abandonnés et les stocks.  Il exhorte les organisations internationales, notamment l'Otan, à aider à cette tâche. Les bombardements par l'Otan de bunkers de munitions durant le conflit l'an dernier ont “propagé les armes à travers les champs, créant un problème encore plus dangereux et difficile”, note-t-il.
Le rapport a été publié par l’International humanrightsclinic(HRC) de la Harvard Law School, en partenariat avec l'ONG (CIVIC) campaign for innocent victims in conflict et le (CAP) Center for American Progress.

http://www.liberte-algerie.com/international/les-armes-abandonnees-une-menace-serieuse-pour-les-civils-libye-183122

 



10 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Centpapiers : Comment Seif al-Islam a piégé le CNT et les anti-Kadhafi.

Les renégats libyens du Conseil national de transition (CNT) se préparent à céder le pouvoir à la nouvelle Assemblée libyenne, le 8 août prochain.

C’est par la voix de Othmane Ben Sassi, un des responsables de ces criminels avérés qu’est arrivée la déclaration: « Le 8 août est la date qui a été prévue pour le transfert de pouvoir entre le Conseil national de transition et le Congrès général national ». Mais, en Libye, rien de nouveau sous le soleil, que le chaos. 

Dans le même temps, à Benghazi, hier matin,mercredi, une attaque à la bombe a endommagé un bâtiment de l’armée. Lundi déjà, des responsables de la sécurité avaient démantelé une bombe à retardement dans un hôtel de luxe. C’est quand même le comble, quand ça se passe dans la ville-bastion des traîtres à leur Nation. Alors qu’elle voulait le changement, la ville connaît une recrudescence du terrorisme, depuis le début du Ramadan. Juger un homme dans un pays aussi instable, c’est se moquer de la gueule du monde, d’où mon profond mépris du premier-ministre tunisien, Hamadi Jebali, qui a livré l’ancien Premier ministre libyen à des meurtriers. Un acte criminel, dont seuls les extrémistes musulmans ont le secret, une violation flagrante des droits de l’homme.  Seif al-Islam a raison de vouloir être jugé par la CPI.

Pourquoi dès le 1er mai dernier, les “autorités” libyennes ont-elles déposé une requête contestant la compétence de la CPI pour poursuivre Seif al-Islam, le seul fils emprisonné du frère Guide Mouammar Kadhafi, assassiné en toute impunité par les ennemis de l’Afrique ?  Pourquoi ces criminels protégés par l’Occident veulent-ils par tous les moyens imaginables et inimaginables juger  Seif Al-Islam alors qu’ils n’ont aucun grief contre lui, à part son nom ?

Sans être devin, vous verrez comme le « deux poids deux mesures » fonctionne, avec le cas Saif Al-Islam. En effet, il est reproché au fils du frère Guide Mouammar Kadhafi, d’avoir recruté des…mercenaires qui auraient commis des crimes contre l’humanité. On se demande bien en Libye, durant cette agression, les “qui” ont commis des crimes contre l’humanité, en dehors de l’OTAN.  

Une accusation, bien sûr, qui se base sur un vide juridique abyssal et par conséquent, sachant que le dossier est vide en l’espèce,  Seif al-Islam a donc piégé, non seulement le défunt CNT mais aussi la soi-disant « communauté internationale ». Ces requins qui se cachent derrière le tout humanitaire, pour perpétrer des crimes à travers le monde, sont au pied du mur. On verra bien comment les ONG, qui sont promptes à condamner les dirigeants africains qui ne plaisent pas à Paris, notamment, feront avec le cas Seif al-Islam.

L’équipe de défense de Seif al-Islam, composée de Melinda Taylor, 36 ans, et de l’avocat désigné par la CPI, Xavier-Jean Keïta, estime que “les évènements récents ont complètement démontré qu’il sera impossible pour M. Kadhafi d’être jugé de manière impartiale et indépendante dans les tribunaux libyens”. Il s’agit, vous l’avez deviné, de leur incarcération arbitraire par le CNT. Aucun cri d’orfraie n’était venu troubler la quiétude des criminels. Croyez-vous que Seif al-Islam pourra s’en sortir, avec tous les secrets qu’il a en sa possession ? C’est moins sûr, ils vont le condamner à mort, dans une parodie de procès.

1 août 2012

http://www.centpapiers.com/libye-comment-seif-al-islam-a-...

 



Le "Journal deLibye" est  visible   

 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



 

05/08/2012

Subject: n° 61 - Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion de Syrie -- 03-08 : P-- Washington a rédigé une nouvelle constitution pour la Syrie… -

 



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion deSyrie

                                                         n°61                              03-08                                                               

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier deSyrie" est  visible 

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b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Tiré à part

Réseau Voltaire : Washington a rédigé une nouvelle constitution pour la Syrie…

Depuis janvier, un groupe d’une quarantaine d’exilés syriens se réunit secrètement place de l’église Saint-Louis à Berlin, dans les locaux de la StiftungWissenschaftundPolitik [1]. Si cette fondation est financée par le patronat allemand, les réunions le sont par les départements US d’État et de la Défense.

Elles sont présidées par Steven Heydemann, un double national US-Israélien, qui a longtemps travaillé pour la CIA [2], avant de devenir chercheur à l’US Institute of Peace. Cet organisme, qui fournit le cadre officiel des réunions est —contrairement à ce que pourrait laisser supposer son intitulé— un paravent du Pentagone [3]. Non sans surprise, le ministère suisse des Affaires étrangères est associé à ce projet.

Le programme est intitulé « Le jour d’après. Soutenir une transition démocratique en Syrie » [4]. Dans le vocabulaire orwellien de Washington, « transition démocratique » signifie le passage du président élu et plébiscité par le peuple syrien Bachar el-Assad à un président choisi par les puissances occidentales ; et l’expression « jour d’après » désigne la période suivant le renversement du régime syrien par ces mêmes puissances occidentales.

Alors que les Syriens approuvaient par référendum une nouvelle constitution [5], le groupe de travail en rédigeait une autre. Il définissait aussi ce que serait la politique du futur gouvernement syrien. Le document final a été présenté par la secrétaire d’État US, Hillary Clinton, au président du Conseil national syrien, Abdel BaysetSyda [6], lors de la 3e conférence des Amis de la Syrie à Paris, le 6 juillet. M. Syda a accepté de mettre en œuvre cette « feuille de route ».

Haut du formulaire

 

Bas du formulaire

[1] Le directeur de la fondation, Volker Perthes, participait en juin 2008 à la réunion annuelle du Groupe de Bilderberg avec BassmaKodmani, directrice de l’ArabReform Initiative et actuelle porte parole du Conseil national syrien.

[2] Selon un schéma classique, cette activité était couverte par la Fondation Ford, par l’US Information Agency et par la Freedom House.

[3] L’US Institute of Peace a été créé en même temps que la National Endowment for Democracy, dont il est le pendant. Sur les documents du Congrès, son budget figure dans celui du Pentagone, tandis que celui de la NED est rattaché au département d’État.

[4] “The dayafter : Supporting a democratic transition in Syria”

[5] « La Constitution de la République arabe syrienne 2012 », Réseau Voltaire, 26 février 2012.

[6] La presse occidentale a pris l’habitude d’orthographier le nom de M. Syda en ajoutant un « a », en « Sayda », de manière à éviter la confusion avec la maladie du même nom.

Réseau Voltaire |

21 juillet 2012



Selon Lavrov, la position des États-Unis constitue une approbation sans équivoque du terrorisme

La réaction de Washington à l’attentat (*) de Damas constitue une justification claire du terrorisme, s’est indigné le ministre des Affaires étrangère russe, Sergey Lavrov. Le Département d’État des États-Unis a déclaré que les actes terroristes en Syrie n’étaient pas surprenants étant donné le comportement du régime.

 Sergey Lavrov a exprimé son étonnement à une conférence de presse à Moscou : "Ces paroles constituent une claire approbation du terrorisme. Qu’est-ce que cela signifie ? C’est une déclaration désastreuse, je n’ai pas assez de mots pour le dire."

Lavrov a aussi exprimé sa surprise que le Conseil de Sécurité de l’ONU se soit refusé à condamner les actes terroristes en Syrie. La représentante permanente étasunienne à l’ONU, Susan Rice, a déclaré que les actes terroristes de Damas contribuaient à accélérer l’adoption d’une Résolution sur la Syrie en vertu du chapitre 7 de la Charte de l’ONU qui implique des sanctions sévères y compris le recours à la force.

"En d’autres termes, cela signifie : ’Nous soutiendrons ces actes terroristes jusqu’à ce que le Conseil de Sécurité de l’ONU fasse ce que nous voulons" a dit Lavrov, à propos des déclarations des représentants étasuniens.

La Secrétaire d’État étasunienne, Hillary Clinton, a dit dernièrement qu’il fallait travailler en lien plus étroit avec l’opposition syrienne qui gagnait du terrain pour préparer de nouvelles actions de résistance contre le gouvernement, à Damas.

Lavrov a fait remarquer que, selon les informations dont on disposait, l’opposition avait pris le contrôle de postes de frontières syriens aux frontières turque et irakienne et qu’il y avait eu des cas de pillage de biens turcs. Il a ajouté que, d’après certaines sources, ce n’étaient pas les militants de l’Armée syrienne libre qui avaient capturé ces postes mais des groupes liés à Al-Qaeda, et que des diplomates russes étaient en train de vérifier ces informations.

"Si nos partenaires soutiennent le fait que des terroristes s’emparent de territoires, nous aimerions savoir quelle est exactement leur position sur la Syrie. Quel objectif poursuivent-ils dans ce pays ?" a demandé le ministre russe des Affaires étrangères.

Quant aux sanctions unilatérales prises par l’Union européenne contre Damas, elles entrent en contradiction avec les décisions du Conseil de Sécurité de l’ONU et les accords conclus aux pourparlers de Genève, a précisé Lavrov.

"Nous pensons que le fait de prendre des décisions unilatérales entre en contradiction avec le principe de gestion collective des affaires qui régit l’accord de Genève," a dit Lavrov qui a ajouté que la Russie souhaitait que ces questions soient discutées collectivement.

"Malheureusement, quand l’Union européenne, les États-Unis et d’autres États ont décidé d’adopter des sanctions contre la Syrie, ils ne nous ont pas consultés du tout," a observé Lavrov.

La crise en Syrie dure depuis plus d’un an et demi, et après tout ce temps, ce n’est pas vraiment approprié de demander au Conseil de Sécurité de prendre des sanctions, a ajouté le diplomate russe.

Lavrov a souligné que si la communauté internationale avait voulu que la crise syrienne soit gérée collectivement, elle aurait dû le faire depuis le début en traitant les deux camps également.

Les ministres des Affaires étrangères européens ont décidé d’élargir la liste des officiels syriens bannis d’Europe et de geler les comptes bancaires et les biens qu’ils ont dans les pays européens.

D’autres mesures ont aussi été prises pour solidifier l’embargo des armes contre la Syrie. En conséquence, les bateaux et les avions cargos qui se rendent en Syrie sont soumis à des inspections forcées quand ils sont soupçonnés de transporter des armes et des équipements interdits vers la Syrie.
Note :

(*) Qui a tué trois dirigeants syriens.

Il ne faut pas manquer l’excellente analyse de la réaction de Lavrov aux déclarations des USA sur cet attentat par Dedefensa : http://www.dedefensa.org/article-la...

25 juillet 2012 - Pour consulter l’original : http://www.rt.com/news/us-position-... -

Traduction : Dominique Muselet

 28 juillet RT


Mourad Arbani : Vidéo : Massacre de loyalistes sunnites par les rebelles 

Des rebelles "islamistes" de l’Armée syrienne libre (ASL) ont exécuté mardi des partisans du régime à Alep, selon des images postées sur Youtube.
La vidéo montre des hommes retenus dans une salle et qui de toute évidence ont été torturés avant d’être conduits dehors entourés d’hommes armés surexcités criant : « Allah est le plus Grand ».
Les rebelles entourent l’un des captifs, au visage ensanglanté et presque nu, avant de le mettre face à un mur. D’autres sont alignés à côté de lui alors que les combattants scandent toujours « Dieu est le plus grand ».
Ces derniers mitraillent alors les prisonniers, identifiés comme membres de la tribu des Barri, puissant clan sunnite de la région d’Alep qui sont fidèles au régime de Bachar al-Assad. Après leur forfait, ils reviennent encore pour tirer de nouveau sur les cadavres.
Ces massacres comme bien d’autres vont être mis sur le compte des troupes régulières, grâce à la propagande et à la désinformation servies par Rami Abdel Rahmane, chef de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une officine installée à Londres, qui a imposé depuis le début des événements ses bilans et infos sur la Syrie à l’ensemble des rédactions occidentales.

Mourad Arbani

1 Août

 Lien vidéo http://www.youtube.com/watch?v=zQAgU8h7hW4&feature=player_embedded

http://www.algerie1.com/actualite/syrie-massacre-de-loyalistes-par-les-rebelles-islamistes-video/



2  Politique anti - Syrienne  


Sur le terrain

Les rebelles syriens se sont assurés du soutien d'Obama  !!!

Le président des Etats-Unis Barack Obama a signé une directive secrète autorisant la CIA et d'autres services secrets américains à aider les adversaires du régime de Bachar al-Assad en Syrie. L'agence Reuters l'a communiqué faisant référence à des sources dans l'administration des Etats-Unis.
D'après une de ces sources, l'aide militaire et logistique aux rebelles est régulée depuis une base secrète aux environs de la ville d'Adana en Turquie qui a été mise en place par la Turquie, l'Arabie saoutide et le Qatar. Une base aérienne des Etats-Unis, Incirlik, est également située à proximité d'Adana.

02/08/2012

french.ruvr.ru



3  Politique

Les grandes manœuvres

La CIA et le Mossad préparent le renversement du gouvernement syrien. La zone frontalière de Turquie abrite des camps militaires où sont formés des mercenaires envoyés en Syrie pour combattre l'armée gouvernementale, annonce le quotidien turc Idinik. Selon le journal, les camps sont contrôlés par des vigiles américains. Damas a déjà communiqué que l'opposition syrienne avait des instructeurs du Mossad et de la CIA.
La veille une vidéo a été mise en ligne montrant l'exécution par les rebelles à Alep des hommes armés fidèles au régime.
Le ministère syrien des Affaires étrangères a accusé la Turquie de soutenir les activités terroristes en Syrie.
« Le gouvernement turc a déployé des camps militaires sur son territoire, d'où les autorités israéliennes, des États-Unis, du Qatar et des forces de sécurité saoudiennes envoient les terroristes pour combattre le peuple syrien » a déclaré le ministre des Affaires étrangères de la Syrie dans un communiqué, publié ce jeudi.
Pendant ce temps, l'état-major général turc a commencé des exercices près de la frontière avec la Syrie, dans la province de Sanliurfa, dit le journal Hurriyet. Selon ces données, 25 chars, des véhicules blindés, des systèmes de missiles anti-aériens, des unités de l'infanterie et des unités de soutien participent aux manœuvres.
Un jour plus tôt, des exercices similaires ont commencé dans une autre partie de la frontière turco-syrienne.

02/08/2012

http://french.ruvr.ru/2012_08_02/syrie-turquie/

 



Sénat américain.
Des Canons ... pas du beurre

Des « experts » américains appellent Washington à s'impliquer activement…  

Washington doit soutenir davantage les « rebelles » en Syrie, en leur fournissant des armes et un appui aérien, et montrer clairement au régime en place la ligne à ne pas franchir, au prix d'une intervention militaire, ont estimé des experts mercredi.
Plus longtemps durera le conflit syrien, qui fait rage depuis 17 mois, plus grand sera le risque de voir se multiplier les massacres de grande ampleur, ont-ils indiqué au Sénat américain.
Martin Indyk, un ancien ambassadeur des Etats-Unis en Israël, a souligné lors d'une audition au Sénat les conséquences très mauvaises de la situation actuelle et a affirmé: Il est important que nous intervenions de manière active, mais il faut le faire de manière intelligente.
Nous devons faire attention à qui nous donnons des armes, a fait observer cet expert aujourd'hui directeur de la politique internationale à la Brookings Institution, selon qui les Etats-Unis n'ont pas encore une vision nette de l'identité et des objectifs des forces qui constituent la rébellion syrienne.
Andrew Tabler, de l'Institut pour le Proche-Orient (Institute for Near East Policy), a quant à lui mis en garde le comité du Sénat pour les affaires étrangères contre le risque d'utilisation d'armes chimiques par le régime Assad.
Washington et ses alliés doivent dessiner et faire respecter une ligne rouge pour empêcher la Syrie d'utiliser ses armes chimiques, a-t-il lancé.
Il a appelé les Etats-Unis à formuler un avertissement fort à l'encontre du président Bachar al-Assad, lui signifiant que des atrocités de masse en Syrie appelleront une réponse militaire immédiate.
Des inquiétudes ont aussi été exprimées quant au prochain gouvernement de la Syrie, si Washington ne s'implique pas davantage. Le prochain gouvernement (...) sera probablement à la fois méfiant et hostile aux intérêts américains, a prévenu M. Tabler.
La raison est simple: Washington a passé trop de temps à négocier diplomatiquement aux Nations unies au lieu d'aider directement le peuple syrien à accélérer la chute de Bachar al-Assad, a-t-il dit.
Un expert en sécurité internationale, James Dobbins, a pour sa part défendu la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne sur la Syrie, destinée à protéger les civils de la répression gouvernementale, comme ce fut le cas en Libye l'année dernière.
S'il a estimé que pour ce faire il était nécessaire d'avoir une demande en ce sens de l'opposition syrienne, il a jugé qu'un mandat de l'ONU était très souhaitable mais pas absolument nécessaire.
Au Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie et la Chine ont bloqué toute tentative occidentale d'imposer des sanctions au régime syrien.
01 août

http://www.romandie.com/news/n/_Syrie_des_experts_americains_appellent_Washington_a_s_impliquer_activement_RP_010820122257-16-221446.asp



4 Pays Arabes & voisins

Israel Shamir : Tel Aviv recherche la Somalisation de la Syrie
nb- Désormais, nous relaierons régulièrement certains articles dont nous ne sommes pas les auteurs, spécialement lorsque ceux-ci contiennent des informations qui nous semblent pertinentes, et (quasiment) absentes des médias francophones.

Le présent article, dont Israël Shamir est l’auteur, est paru en anglais le 30 juillet 2012 sur le site CounterPunch.

Israël conserve sa capacité à contrôler les rebelles islamistes syriens. Netanyahou n’est pas inquiet de la possible désintégration de la Syrie. Malgré l’opinion admise selon laquelle les Israéliens préfèrent un Assad stable et familier à la grande inconnue de la guérilla islamique, l’information nouvelle et sensationnelle que nous venons de recevoir souligne le contraire, à savoir que les Israéliens préfèrent la somalisation de la Syrie, son éclatement et l’élimination de son armée, car cela leur permettra de s’attaquer à l’Iran sans obstacle.

C’est ce qu’implique un dossier secret récemment divulgué par une personne(s) proche du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman. Il contient un enregistrement des conversations entre Bibi Netanyahou, Avigdor Lieberman et le président russe Vladimir Poutine lors de la visite récente de ce dernier en Israël. Les Israéliens ne semblent pas avoir de doutes sur son authenticité. Counterpunch a reçu le fichier d’origine, et voici les faits saillants de cette conversation (dans notre traduction de l’hébreu):

Netanyahou a demandé à Poutine de faciliter le départ de Bachar Al-Assad.

“Vous pouvez désigner son successeur, et nous ne nous y opposerons pas, a déclaré le Premier ministre israélien. “Mais Il y a une condition – le successeur doit rompre avec l’Iran“.

Poutine a répondu : “nous n’avons pas de candidat pour succéder à Bachar. Et vous ?”

“Non, nous n’en avons pas, a répondu M. Netanyahou, mais nous allons vous dire notre préférence bientôt.”

Apparemment, Israël peut influer sur les rebelles, dans la mesure où il suppute qu’ils choisiraient d’accepter un successeur acceptable pour Tel-Aviv. Cela signifie que la chaîne du commandement des rebelles va bien au-delà des chefs de troupe indisciplinés sur le terrain, au-delà du Qatar et l’Arabie saoudite, au-delà de Paris et Washington, et débouche tout droit sur Israël. Il est bien connu que les rebelles cherchent l’amitié avec Israël, mais personne ne pensait qu‘Israël était en mesure de les contrôler dans une telle mesure.

Il va de soi que Netanyahou avait reçu le feu vert de Washington pour faire une telle offre. Cela signifie que pour les États-Unis et Israël, cela ne dérange pas que la Syrie reste dans la sphère d’influence russe, à condition qu’elle coupe ses liens avec l’Iran. Et c’est cela qui indique qu’Israël est la force motrice derrière les rebelles, car autrement, un tel arrangement serait inacceptable pour les Américains.

Cependant, il est possible que l’offre de Netanyahou ait été une simple ruse pour découvrir les intentions russes. En tout cas, c’est ce qu’a pensé Poutine, et il a répondu dans la même veine :

“Nous ne devons rien à Assad,” a déclaré M. Poutine. “Avant la rébellion, il était un visiteur fréquent à Paris plutôt qu’à Moscou. Nous n’avons pas de programme secret en ce qui concerne la Syrie. J’ai demandé au président Obama quelles sont les intentions des États-Unis en Syrie ; pourquoi les Américains rejettent Assad. Est-ce à cause de son incapacité à se réconcilier avec Israël ? Ou à cause de ses liens avec l’Iran ? En raison de sa position sur le Liban ? Je n’ai reçu aucune réponse sérieuse. Notre motivation, a dit Obama, c’est la répression violente d’Assad contre le peuple syrien. Je lui ai répondu que la violence est causée par le Qatar et l’Arabie, par leurs interférences.”

On comprend que Poutine est perplexe : s’il lui a été offert de garder la Syrie dans la sphère russe, pourquoi les USA s’en prennent-ils au gouvernement syrien ? Peut-être, les États-Unis relayent-ils simplement les instructions d’Israël ? Et quelles sont les intentions d’Israël ?

L’objectif d’Israël est la somalisation de la Syrie, à la suite de la somalisation de l’Irak,” a déclaré M. Poutine, et Netanyahou n’a pas rejeté son interprétation.

Ces mots durs de Poutine répondent à la question des intentions américaines et israéliennes. Telle était la position de Yinon, stratège israélien et des néo-conservateurs : la somalisation de la région. Les dirigeants israéliens obéissent encore à leur stratégie à cout terme de déclencher la guerre civile en Syrie, en supprimant Assad, et en plongeant la Syrie dans un bourbier de groupes armés qui ne constitueraient pas un obstacle pour les avions israéliens cherchant à atteindre l’Iran. C’est un jeu risqué, comme il était risqué d’attaquer le Liban en 2006, mais Israël a un complexe militaire tellement puissant qu’il a besoin de prendre des risques, qui seraient inutiles autrement.

Le dossier de la conversation Poutine-Netanyahou contient deux importantes concessions russes envers Israël : Poutine a promis de rompre le contrat sur l’offre de systèmes S-300 de missiles anti-aériens à Damas (et il l’a fait) et d’arrêter les fuites d’informations de missiles utiles au Hezbollah.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a profité de la réunion pour se plaindre de la chaîne audacieuse RussiaToday :

“Le bureau israélien de RT se répand en propagande anti-israélienne. Ils ont diffusé des entretiens avec Hassan Nasrallah [probablement une référence à l'entrevue que celui-ci a accordée à Julian Assange]. Nous avons parlé à des journalistes RT privé, mais ils ne bougeront pas, arguant en cela des instructions de Moscou. Vladimir Vladimirovitch [Poutine], s’il vous plaît, penchez-vous sur la politique éditoriale de RT de sorte qu’elle devienne objective envers d’Israël…. “

Cette plainte s’inscrit bien dans la pratique israélienne de faire pression sur les médias étrangers. Récemment, l’ambassadeur israélien à Washington a tenté d’interférer avec CBS et de censurer Bob Simon au sujet de son reportage sur ​​les chrétiens palestiniens, causant beaucoup de ressentiment aux États-Unis. Les Israéliens ne peuvent toujours pas s’habituer à l’existence d’une presse relativement libre.

La principale conclusion des échanges qui ont fuité, c’est que les dirigeants israéliens continuent d’aimer vivre dangereusement. Alors que certains autres pays, notamment la Russie, sont à la recherche de la stabilité, les Israéliens aiment le jeu, et le jeu pour le pouvoir. Qui ne risque rien n’a rien, disent-ils. Ils sont prêts à accepter des risques à court terme pour des gains à long terme. Et l’élimination de l’armée syrienne est certainement un gain à long terme pour Israël.

Israel Shamir

Mercredi 1er août 2012

Israël Shamir est correspondant de CounterPunch à Moscou



5 Europe

1 Allemagne

Christophe Dreier : L’Allemagne participe aux préparatifs de Guerre !.

En coulisses le gouvernement allemand s’active depuis longtemps dans la guerre civile en Syrie…

… et dans les préparatifs d’une intervention militaire.

Berlin est un important centre pour l’ASL et le CNS soutenus par les occidentaux qui travaillent discrètement là bas à des plans pour renverser le président syrien Bashar al Assad. Les 70 états appartenant au groupe des « Amis de la Syrie » qui ont soutenu le soulèvement armé contre Assad ont un secrétariat à Berlin et s’y sont réunis là bas le mois dernier. Jusqu’à présent la plupart de ces activités ont eu lieu en secret. Publiquement Berlin joue le rôle de médiateur cherchant à obtenir le ralliement de la Russie et de la Chine pour soutenir une Résolution au CSONU. Néanmoins ce rôle semble terminé.

En début de semaine dernière, le ministre des affaires étrangères allemand, Guido Werterwelle, a dit au Süddeutsche Zeitung qu’un « virage » avait été amorcé concernant la politique à l’égard de la Syrie. Berlin ne cherche plus à considérer le conflit dans le cadre du CSONU mais en dehors avec les « Amis de la Syrie » même contre la volonté de la Russie et de la Chine. Un document produit par le ministre des affaires étrangères pour les partenaires européens de Berlin dit que le régime d’Assad ne pourra plus re contrôler toute la Syrie. Parce que les puissances occidentales ne peuvent pas intervenir avec le soutien du Conseil de Sécurité à cause du rejet par la Russie et la Chine de toute intervention militaire d’autres arrangements doivent être trouvés pour la reconstruction après la fin du régime déclare le document. Ceci est un appel à peine voilé à une intervention militaire par une « coalition des volontaires ».

Depuis le début du conflit en Syrie la Bundeswehr (forces armées allemandes ) a joué un rôle primordial dans la fournitures d’armes aux « rebelles » syriens. Une grande partie de ses armes ont été transportées par mer au port libanais de Tripoli et de là passées clandestinement en Syrie. La marine de guerre allemande est stationnée dans la région depuis 2006 dans le cadre de la mission de l’UNIFIL et est officiellement chargée de stopper tout transfert clandestin d’armes . Aucun transfert aux « rebelles » n’a été stoppé. Le 28 Juin le Bundestag( Parlement fédéral ) a prolongé le mandat de la mission de l’Allemagne citant la situation en Syrie.

De plus Berlin a fait fortement pression pour que l’UE adopte et intensifie régulièrement ses sanctions contre la Syrie. En Syrie l’embargo a provoqué une situation sociale catastrophique. En Mai l’inflation était de 33% et l’interdiction d’importation du pétrole syrien dans l’UE à lui seul a réduit les revenus de 3 milliards. En conséquence 65% des PME ont du fermer. Depuis fin Mai l’Allemagne fait partie du groupe des « amis de la Syrie » qui comprend des pays qui soutiennent l’ASL et oeuvrent au renversement d’Assad.

Le bureau de coordination du groupe qui maintient des contacts avec les « rebelles « syriens est basé à Berlin et dirigé par l’ancien chef des bureaux afghans du KreditanstaltfürWiederaufbau (KfW), Gunnar Wälzholz. Il est financé par le ministère des affaires étrangères à hauteur de 600 000 euros. En coopération avec le CNS, le groupe est supposé organiser la reconstruction de la Syrie après la chute d’Assad. Ce qui veut dire la privatisation des entreprises d’état et le développement d’une économie de marché.

Comme l’a rapporté l’hebdomadaire le Zeit depuis Janvier de cette année le ministère des affaires étrangères a également développé un projet secret le « Jour D’Après » organisé par la StiftungWissenschaftundPolitik (Foundation for Science and Politics, SWP) en coopération avec le United States Institute of Peace (USIP) à Berlin-Wilmersdorf.

Plus de 50 représentants de l’opposition syrienne ont été amenés pour travailler avec les deux institutions sur des plans pour la période post Assad. Parmi eux on trouve des ex généraux et des représentants de l’ASL de même que des Frères Musulmans et des nationalistes séculiers. Le SWP a été crée en 1962 et reçoit environ des dizaines de millions de $ chaque année de fonds fédéraux. En tant que plus grande institution en Europe il conseille le gouvernement fédéral allemand en matière de politique étrangère et de sécurité. Avec le « Jour d’Après » il est devenu un acteur clé en matière de politique étrangère concernant la Syrie. Selon le directeur du SWP, Volker Perthes, il a eu la chance de « créer une communauté d’expression sans se faire remarquer et sans pression ». En Août un document sera soumis faisant état des « réformes nécessaires » de la Constitution en Syrie, pour l’armée les agences de sécurité et l’économie.

Depuis des mois le SWP a publié des analyses appelant à une intervention militaire en Syrie et demandant la participation de l’Allemagne. Dans un article paru le 3 Juin le « Jour d’Après » chef Muriel Asseburgs a écrit que le temps des compromis pour la Syrie était terminé. I[« La violence en Syrie ne sera pas stoppée par des négociations mais seulement par la victoire ou l’épuisement d’un des deux protagonistes »]- a-t-elle écrit résumant la nouvelle position du gouvernement fédéral. En Mai le dirigeant du groupe de recherche pour la politique de sécurité de la Fondation, Markus Kaim, a publié un texte déclarant qu’une opération de l’OTAN contre la Syrie était probable et présentant 5 scénarios pour une frappe militaire. Sa première proposition armer et entraîner les rebelles de même que mener des actes de sabotage contre le régime d’Assad ont déjà été actés.

Une participation purement symbolique de l’Allemagne dans une intervention militaire ne serait pas suffisante selon Kaim. Le rôle de l’Allemagne dans la crise de l’Euro a « de nouveau soulevé « la question « de la volonté de l’Allemagne de diriger et imposer ses capacités en Europe mais aussi au-delà » écrit -il. « Décider actuellement de condamner les actions du gouvernement Assad contre l’opposition mais finalement les accepter discréditerait la politique étrangère allemande ».

Le soutien de Berlin à l’opposition armée syrienne et ses préparatifs pour la période post Assad montrent que ce point de vue est maintenant dominant au sein du gouvernement. L’Allemagne est prête à imposer ses intérêts économiques et stratégiques par les armes. Cela marque un changement significatif dans la politique de l’Allemagne au Moyen Orient. Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale l’Allemagne a établi des relations économiques fortes non seulement avec Israël et d’autres états dominés par les US mais aussi avec d’autres pays de la région. En 2009 le Moyen Orient était le deuxième plus important importateur de produits allemands en dehors de l’Europe et après les Etats Unis.

Ces intérêts ont de plus en plus été mis à mal par les efforts des US pour dominer militairement la région par des interventions et des guerres. Berlin s’est opposé à la guerre d’Irak et au bombardement de la Libye. Des entreprises allemandes continuent de refuser l’embargo contre l’Iran soutenu par Berlin car les contrats iraniens sont trop lucratifs. Cependant cette position a atteint ses limites car Berlin n’est pas dans une position de se confronter aux US militairement. Cela s’est vu pour la Libye. L’année dernière la France les US et la Grande Bretagne ont mené une guerre contre le colonel libyen Muammar al Gadhafi pour imposer un changement de régime l’Allemagne et les états du BRICS se sont abstenus au CSONU et ont refusé de participer militairement. Mis à part ses propres intérêts économiques en Libye le gouvernement de Berlin avait aussi en tête la coopération économique et stratégique de l’Allemagne avec la Russie et la Chine. Alors que l’industrie allemande menait des affaires lucratives avec Kadhafi après la victoire des rebelles et l’installation d’un régime fantoche les intérêts allemands en Libye ont été sérieusement endommagés. En 2011 les exportations allemandes vers la Libye ont chuté de 67% et les importations de l’Allemagne en provenance de Libye de 36% comparé à l’année précédente.

Vu sous l’angle de l’impérialisme allemand ce scénario ne peut pas se reproduire. Par conséquent l’Allemagne participe activement aux préparations de guerre. En Syrie aussi l’Allemagne avait des intérêts économiques stratégiques. En 2009 l’Allemagne était le plus important client de la Syrie pour le pétrole et la Syrie est le huitième fournisseur de pétrole de l’Allemagne. Gardant un œil sur la Russie et la Chine - deux marchés clés pour les exportations et les sources de matières premières- l’Allemagne a partiellement dissimulé ses efforts pour soutenir l’opposition syrienne et déclaré officiellement qu’elle n’accepterait une intervention militaire que sous mandat de l’ONU. Cette dissimulation a aussi une autre raison : une opposition profondément enracinée dans la population allemande à la guerre. Selon un sondage récent 12% seulement des Allemands soutiendraient une intervention militaire en Syrie tandis que 13% sont pour un soutien militaire et financier à l’opposition. La grande majorité de la population rejette les deux scénarios.

Pour appliquer sa politique étrangère agressive l’impérialisme allemand doit combattre sur deux fronts : contre la Syrie et contre les classes laborieuses allemandes.

Christophe Dreier 01 août

World Socialist Web site : Germany participates in warpreparationsagainstSyria

Traduction Mireille Delamarre pour PNV

http://mai68.org/spip/spip.php?article4416



6 Les actions dans le monde

1 Russie

Xinhua :La Russie s'oppose au projet de résolution proposé par les pays arabes  

La Russie ne soutiendra pas le projet de résolution de l'ONU sur la Syrie proposé par plusieurs pays arabes, a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères.
Le projet de résolution, soumis à l'Assemblée générale de l'ONU, était "partial et déséquilibré", a déclaré le ministère dans un communiqué publié sur son site Internet.
"Moscou pense que le document sous sa forme actuelle ne contribue pas à la stabilisation de la situation et n'aide pas à apaiser les violences en Syrie. Pour cette raison, la Russie ne le soutiendra pas", a déclaré le ministère.
La résolution ne fait que "mettre l'entière responsabilité" de la crise sur les autorités syriennes et ne mentionne pas les exigences de la communauté internationale envers l'opposition, selon le communiqué, qui a ajouté que cette approche allait encourager l'opposition à poursuivre le conflit armé.
Plusieurs pays arabes se sont tournés vers l'Assemblée générale de l'ONU pour obtenir l'approbation d'une résolution prônant une " transition politique" et l'établissement d'un "gouvernement démocratique" en Syrie, après que les membres du Conseil de sécurité ont échoué à atteindre à un consensus sur ce point.
Le projet de résolution appelle également à des sanctions contre Damas.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov, a vivement critiqué cette initiative, soulignant qu'il était " incorrect" de soulever ce point à l'Assemblée générale, car il incombe au Conseil de sécurité de traiter les problèmes de sanctions.
Contrairement aux décisions du Conseil de sécurité, les résolutions de l'Assemblée générale ne sont pas juridiquement contraignantes.
Le ministère des Affaires étrangères a réitéré sa position dans son communiqué de jeudi, déclarant que la Russie estimait qu'une telle résolution était une intrusion dans les prérogatives du Conseil de sécurité de l'ONU et était contraire aux dispositions de la Charte de l'ONU.
2 août (Xinhua) –

http://french.news.cn/monde/2012-08/03/c_131757457.htm



Venezuela

Venezuela soutient la position russo-chinoise qui est soucieuse de la souveraineté de la Syrie

02 Août 2012

Le président vénézuélien, Hugo Chavez, a affirmé le soutien de son pays aux positions de la Chine et de la Russie respectant la souveraineté de la Syrie.

"Si des problèmes existent en Syrie, il faut qu’ils soient réglés par les Syriens eux-mêmes via les moyens pacifiques", a souligné le président vénézuélien dans une conférence de presse rapportée par l’agence russe "Itar-Tass".

Il a aussi regretté la reconnaissance des gouvernements européens et les aides, en armes et en fonds, fournies par eux aux terroristes en Syrie, précisant que les pays élites de l’Europe sont toujours incapables de renoncer à leurs ambitions impérialistes.

http://sana.sy/fra/55/2012/08/02/434453.htm.



8  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Albano Nunes : La Syrie est en guerre.

Article d'Albano Nunes, membre du secrétariat du Parti communiste portugais pour Avante !

La Syrie vit des moments dramatiques pour son peuple. Les combats touchent désormais les principales villes du pays, Damas tout d'abord puis Alep, la capitale économique de la Syrie. Par la frontière avec la Jordanie, entrent des dizaines de milliers de mercenaires(40 à 60 000 ces derniers jours, selon certaines sources) recrutés dans des pays comme la Libye et l'Afghanistan, nombre d'entre eux appartenant à des groupes terroristes.

 

Se poursuit et s'intensifie l'entrée d'armes dans le pays, notamment d'armes lourdes comme des dispositifs anti-chars et des lance-roquettes fournis par l'OTAN, via la Turquie et les monarchies dictatoriales du Conseil de Coopération du Golfe.Les groupes armés et financés à partir de l'étranger par une coalition de la terreur menée par les États-Unis, la France et l'Allemagne, opérant à partir de la Turquie et financés par le Qatar et l'Arabie saoudite, tentent de prendre des positions à la frontière pour faciliter l'entrée de nouveaux armements et de nouveaux hommes. Il est de plus en plus difficile de cacher la présence d'agents étrangers britanniques et français sur le terrain, et que les agents de la CIA entraînent et choisissent les hommes qui, à partir des camps d'entraînement en Turquie, sont infiltrés dans le pays. L'armée israélienne renforce ses positions et son action sur le plateau du Golan et fait peser une menace sur le gouvernement syrien. L'armée turque concentre d'énormes moyens militaires à la frontière avec la Syrie. Les « rebelles » exigent du Conseil de sécurité de l'ONU qu'il donne le feu vert aux bombardements sur un peuple qu'ils prétendent défendre. La Russie et la Chine, dans une résistance notable aux pressions et se défendant de ce qu'ils savent être un projet qui touche à leur propre sécurité et à leurs propres intérêts, bloquent sur le terrain diplomatique la légitimation de la guerre d'agression directe.

 

L'attentat terroriste de la semaine dernière contre le siège de la sécurité nationale syrienne, qui a tué trois haut-responsables du gouvernement syrien, dont le ministre de la Défense, DaudRajha, nous indique bien jusqu'où est prêt à aller la prétendue Armée libre syrienneet les puissances impérialistes impliquées dans le projet de soumission de la Syrie. La version officielle des événements parie sur un attentat suicide, mais des récits circulent sur la possibilité d'une attaque aérienne de drones, les avions sans pilote nord-américains qui tuent des centaines de civils au Yémen et au Pakistan. Si cette version venait à se confirmer, nous serions face à une preuve éclairante du degré d'implication des États-Unis, ce qui est confirmé d'ailleurs par les actions de ces derniers jours, comme le blocage du signal satellite de la chaîne Al-Douniasyrienne ou le piratage du compte Twitterde cette même chaîne par la CIA.

 

La Syrie est en guerre, voilà la vérité. Une guerre montée sur le terrain pendant plus d'un an, programmée dans les couloirs du Pentagone des temps de l'administration Bush, financée depuis des années par une chaîne criminelle de financement et l'injection de millions de dollars qui a alimenté des mercenaires politiques, pantins de Washington et de l'OTAN, qui intègrent aujourd'hui le Conseil national syrien. Des gens qui défilent dans les réunions du Club Bilderberg, vivent confortablement à Paris (comme Kodami, une des figures de proue du CNS) ou à Coventry (comme Rami Abdel Rahman), le visage du sinistre Observatoire syrien des droits de l'Homme). Le pays qui pendant des décennies n'a pas connu de conflits ethniques ou communautaires ; le pays où chiites, sunnites, alaouites, druzes, kurdes et chrétiens coexistaient pacifiquement ; le pays où les religions musulmanes et chrétiennes coexistaient pacifiquement dans un des seuls États arabes laïcs du monde, ce pays, un des seuls éléments de stabilité dans la région troublée du Moyen-Orient, est entraîné par l'impérialisme dans une guerre dont les fondements reposent sur l'incitation à la violence communautaire, qui peut condamner le peuple syrien à des années, si ce n'est des décennies, de guerre et qui peut dégénérer en guerre régionale qui, au vu de l'internationalisation à laquelle elle est sujette, peut conduire à un conflit aux dimensions imprévues. 

Mais rien n'est jamais totalement écrit. L'opération Volcan de Damass'est conclue par une énorme défaite militaire des « rebelles » et l'armée syrienne reprend le contrôle de diverses régions du pays. C'est une lutte pour la souveraineté du peuple syrien, et aussi incroyable que cela puisse paraître, au vu de la violence des combats, pour la paix au Moyen-Orient et dans le monde.

 Traduction MA

rhttp://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 



9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

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Le soutien aux troupes rebelles contraire aux résolutions de l'Onu.

Le soutien apporté par des pays étrangers aux groupes armés antigouvernementaux en Syrie va à l'encontre des résolutions précédemment adoptées par l'Onu, a annoncé vendredi la porte-parole du département de l'Information et de la Presse du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.
"Nous sommes obligés de constater une fois de plus que le soutien et le concours à l'opposition (syrienne) armée vont à l'encontre des résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu relatives à la Syrie et du plan de Kofi Annan qui repose sur la résolution pacifique du conflit", a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Selon le document, la diplomatie russe est préoccupée par le fait que les insurgés syriens reçoivent de l'étranger des systèmes antiaériens portables.
"Les vidéos mises en ligne démontrent entre les mains de qui tomberont ces armes", a-t-elle souligné en allusion à une vidéo montrant des rebelles exécutant des partisans du président Bachar el-Assad non armés.
"Quelqu'un doute-t-il que les auteurs de ces atrocités sont au-delà de la loi et de la moralité humaine?", a conclu Mme Zakharova.
Mercredi, les médias ont annoncé que la Turquie avait livré à l'Armée syrienne libre 20 systèmes antiaériens portables. Selon Moscou, l'Arabie saoudite et le Qatar seraient derrière ces livraisons.

 http://fr.rian.ru/world/20120803/195572575.html 



10  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Yann Yéc'han  Pour BHL, on s’en serait douté: « une intervention en Syrie est inévitable » 

Yann Yéc'han : Nous connaissions sa position, mais une confirmation une fois de temps en temps pourra peut-être permettre d’en éveiller un peu certains….

Attention tout de même, je met l’article mais précise que la propagande est ici totale, en particulier du au fait qu’il s’agisse ici de BHL qui est considéré comme étant un philosophe, aussi crédible que le fait que Sophie Favier puisse être académicienne, sans critiquer spécifiquement Sophie Favier…

Jeudi 2 Août 2012

Et il y a mieux, encore plus lourd, jugez par vous-même, je cite: « Je pense que les Russes et les Chinois sont en train de changer de position, ils en donnent des signes multipliés. Ils sont en train de le faire non pas parce qu’ils sont en train de se convertir à la morale humaniste universelle, mais (sic…) parce qu’ils s’associent aux assassin ». Fallait oser la dire cette connerie là!
Interrogé par Europe 1, Bernard-Henri Lévy est revenu la situation en Syrie où la ville d’Alep est en proie à de violents combats depuis plusieurs jours. Bernard-Henri Lévy estime qu’une « intervention militaire est inévitable en Syrie ».
Alors que la France prend la tête de la présidence du Conseil de Sécurité de l’ONU, le philosophe appelle le pays à « mettre au pied du mur la Russe et la Chine qui s’opposent à une intervention en Syrie.
« Les russes ont intérêt à débloquer ce verrou et la France peuvent les aider e tenant un discours de fermeté et en leur faisant savoir que, quoique qu’il arrive, une intervention militaire est inévitable.
Pas de la même forme que la Libye, que les pays voisins, la Turquie, certains pays arabes, mais on ne peut plus laisser faire ce massacre au quotidien. Voila ce qui doit être dit aux Russes avec eux ou sans eux », a-t-il commenté.
BHL se montre toutefois confiant pour faire changer les Russes et les Chinois d’avis. « Je pense que les Russes et les Chinois sont en train de changer de position, ils en donnent des signes multipliés.
Ils sont en train de le faire non pas parce qu’ils sont en train de se convertir à la morale humaniste universelle, mais parce qu’ils se rendre compte que pour sauver une base navale en Syrie, ils sont en train de perdre toute leur position dans le monde arabe en général, parce qu’ils s’associent aux assassin », a estimé la philosophe.

Yann Yéc'han

Jeudi 2 Août 2012

 http://www.sanfinna.com/?p=170691


GhalebKandil : Assad en 2012 comme Nasser en 1956

Même pour ceux qui refusent de le reconnaitre, la crise syrienne a pris la dimension d’une lutte entre la Syrie, en tant que nation, Etat, peuple et armée, d’un côté, et l’alliance impérialiste et coloniale, conduite par les Etats-Unis, de l’autre. L’enjeu est donc l’indépendance de la Syrie, sa souveraineté, l’intégrité de son territoire et la dignité de son peuple, qui se défend face aux projets hégémoniques qui servent, en fin de compte, les intérêts d’Israël. Il est normal, dans un tel contexte, que l’écrasante majorité de la population soit attachée à son indépendance et opte pour la résistance afin de protéger son Etat. Les oppositions de l’intérieur et de l’extérieur ont refusé le dialogue et oublié les réformes, qui ne font plus partie de leurs slogans ou revendications. Alors que l’Etat, lui, conscient de ses responsabilités dans la sauvegarde de l’indépendance et de l’intégrité du pays, réaffirme jusqu’au bout son attachement au dialogue et propose un programme de réformes avec un calendrier.

La cause syrienne aujourd’hui est celle de la liberté et de l’indépendance d’une nation, face à une guerre sans merci dirigée par les Etats-Unis à partir du territoire turc, et financée par les pétromonarchies du Golfe, qui se trouvent à l’opposé de la démocratie. Et pour alimenter cette guerre, cette alliance coloniale n’hésite pas à mobiliser des jihadistes (un euphémisme pour dire terroristes) du monde entier, de l’aveu même de l’Agence France presse, qu’on ne peut pas accuser de complaisance ou de sympathie pour le pouvoir syrien. Des centaines d’entre eux ont d’ailleurs été tués lors de l’épuration de Damas, dans le quartier de Midane, où les combattants étaient dans leur grande majorité des étrangers. Les autres ont été acheminés de la campagne de Damas et de Homs. C’est le même schéma qui se reproduit à Alep, la deuxième ville du pays, dans le Nord.

L’opinion publique syrienne connait bien ces réalités. Selon des études fiables, dans le pire des cas, la population syrienne peut être divisée en trois blocs inégaux: près de 50% appuient l’Etat et son armée et gardent confiance dans les capacités du président Bachar al-Assad à mener les réformes; 35% sont des partisans des réformes mais sont très critiques à l’égard du pouvoir actuel, notamment la corruption. Ils sont franchement hostiles à toute intervention étrangère et restent attachés à l’indépendance et à l’unité du pays. Le reste, soit 15%, soutiennent les différentes factions de l’opposition, dont les Frères musulmans. Un mouvement qui est arrivé au pouvoir en Egypte et ailleurs et qui a affiché d’emblée sa volonté de «travailler» avec les Etats-Unis. La dernière déception, pour ceux qui croyaient en lui, est venue du refus du président égyptien Mohammad Morsi de lever le blocus imposé à la Bande de Gaza, après avoir reçu le Premier ministre limogé du Hamas (la Branche palestinienne des Frères musulmans), Ismail Haniyya. Le prétexte avancé par Morsi est que Le Caire est lié par des engagements internationaux de nature sécuritaire.

L’Etat syrien jouit donc du soutien des deux tiers de la population. C’est cela, et uniquement cela, qui explique les raisons pour lesquelles le régime résiste depuis 17 mois à une véritable guerre mondiale menée contre lui. Pour tous ces facteurs, il ne fait aucun doute que quelques milliers de miliciens, financés par le Golfe, entrainés par la Turquie et organisés par la CIA, n’ont aucune chance de tenir face à l’armée nationale syrienne dans la ville d’Alep. Les équations internes et externes donnent la victoire à l’Etat, qui parviendra à écraser les hordes jihadistes internationales et à nettoyer les repères des insurgés.

La bataille sera rude, difficile, peut-être longue, au vu des moyens colossaux déployés par les Etats-Unis et leurs auxiliaires régionaux et internationaux. Mais en plus de la solidité de son armée et de ses institutions, la Syrie peut compter sur la fermeté de Moscou et de Pékin, qui n’accorderont aucune légitimité à une quelconque action étrangère. Mais surtout, la Syrie dispose d’une supériorité morale dans son combat. La bataille que livre Bachar al-Assad en 2012 ressemble en plusieurs points à celle menée et gagnée par Gamal Abdel Nasser, en 1956, contre les puissances coloniales déclinantes de l’époque, la France et la Grande-Bretagne

GhalebKandil

Lundi 30 juillet 2012 Lundi 30 juillet 2012

 

Source : New Orient News
http://www.neworientnews.com/...

 

 



11 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Thierry Meyssan : L’Occident et l’apologie du terrorisme.

  Cette nouvelle chronique de Thierry Meyssan est consacrée à l’analyse et au commentaire d’une déclaration officielle ou d’un document d’actualité. Toujours attentif aux silences autant qu’aux paroles, il observe cette semaine le renversement doctrinal des Occidentaux face au terrorisme.

 

Obsèques nationales des généraux victimes de l’attentat terroriste du 18 juillet 2012

Le Conseil de sécurité s’est réuni peu après l’attentat du 18 juillet qui a décapité le commandement des forces de sécurité syriennes. Certes, les deux séances qui ont suivi portaient sur les propositions de résolution des Occidentaux et de la Russie. Néanmoins, il revenait au Conseil de condamner le principe de l’action terroriste, comme il fait toujours en pareille circonstance. L’usage est d’adopter unanimement une déclaration et de la faire lire par le président en exercice du Conseil, en l’occurrence le Colombien Nestor Osorio. La courtoisie veut que l’on présente ses condoléances à l’État-membre qui vient d’être frappé.

 

Pourtant le Conseil est resté silencieux. Les Occidentaux ont refusé d’appliquer à la Syrie un des principes de base des relations internationales : la condamnation du terrorisme.

 

Pis, dans leurs déclarations respectives, les dirigeants allemands, britanniques, états-uniens et français ont condamné les victimes, les ont rendues responsables de la violence dont elles ont été l’objet, et ont réaffirmé leur soutien à ceux qui ont perpétré l’attentat. Et encore : les médias occidentaux se sont appliqués à salir la mémoire des victimes, comme si leur mort ne suffisait pas à étancher leur soif de sang syrien.

Personne ne doute que le terrorisme en Syrie soit commandité par l’OTANet le CCG, mais jusqu’à présent cela se faisait en toute hypocrisie. Ne pouvant bombarder et raser le pays du fait du double veto russe et chinois, les Occidentaux et leurs partenaires arabes faisaient saigner le pays en attendant de le faire attaquer par des mercenaires. Il y eu certes l’épisode du 12 février : l’appel au jihad d’Ayman al-Zawahiri.

Tout d’un coup, l’OTAN, le CCG et al-Qaida poursuivaient le même objectif. Cependant, faisait-on remarquer à Bruxelles, les déclarations du cheikh égyptien n’engagent que lui, elles ne valent pas d’être commentées, et l’OTAN ne va pas réviser ses positions en fonction de ces fatwas. Ce raisonnement n’était pas convaincant, car il éludait la question des objectifs communs aux champions autoproclamés de la démocratie d’une part et de l’islamisme d’autre part, mais les apparences étaient sauves. Cette fois, c’est différent. Les Occidentaux assument leurs liens avec les terroristes.

Le tournant s’est opéré lors de la 3e conférence des « Amis » du peuple syrien à Paris, le 6 juillet. Le président François Hollande avait accordé une place d’honneur à des individus que l’on payait jusque-là en secret en prenant soin de nier les connaître. Il avait élevé des criminels de guerre au rang de héros sans susciter la nausée de ses partenaires étrangers.

Sans attendre qu’al-Qaida soit invité à une prochaine conférence des « Amis » du peuple syrien, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, s’est étonné de ce comportement : « Il signifie que [les Occidentaux]continueront à soutenir ce genre d’attaques terroristes jusqu’à ce que le Conseil de sécurité remplisse [leurs]exigences. C’est une position terrifiante.  » Et de poursuivre « Nous ne savons pas comment nous devons le prendre. »

 

En effet, au delà de la question morale, que signifie ce revirement doctrinal ? Durant une décennie, les Occidentaux se présentaient comme les champions de la « guerre au terrorisme », aujourd’hui, ils revendiquent leur soutien à des terroristes.

De nombreux auteurs, y compris des stratèges US comme ZbignewBrzezinski, ont souligné que la notion de « guerre au terrorisme » est un concept absurde. On peut mener une guerre contre des terroristes, pas contre leur stratégie. Quoi qu’il en soit, ce slogan marketing avait le double avantage de placer certains États du côté du Bien et de justifier leur « guerre sans fin » contre tous les autres.

Le terrorisme est une méthode de combat asymétrique que l’on utilise toujours par défaut. Elle permet d’affaiblir un adversaire, mais elle est insuffisante pour obtenir la victoire militaire et conduit toujours à une défaite politique. Elle prive pour un long moment celui qui en fait usage de la perspective d’exercer le pouvoir. Le terrorisme est une méthode immorale qui ne s’emploie donc que lorsque l’on est en position de faiblesse, non pour gagner un avantage, mais pour gagner du temps, en attendant d’être en mesure de livrer un combat conventionnel.

 

D’où le trouble de Sergey Lavrov. Les Occidentaux sont-ils en train de reconnaître à la fois leur immoralité et leur impuissance ? Que cache leur comportement ? Ou se pourrait-il que leur décadence soit beaucoup plus avancée que nous n’osions le concevoir 

Chacun a bien compris que la crise syrienne n’est pas, ou n’est plus, une confrontation interne, mais la résultante d’un réajustement des rapports de force mondiaux.

Washington tente de poursuivre le remodelage du Moyen-Orient élargi et de changer l’équation militaire régionale. Moscou conteste son autorité et tente d’instaurer un Nouvel ordre international, basé sur le droit et le multilatéralisme. La Syrie est la zone d’achoppement entre les nouveaux blocs.

 

La géophysique nous a appris que la tectonique des plaques provoque les tremblements de terre. La géopolitique a les siens. Les publicitaires de la soi disante Armée « syrienne » libre ont eu tort d’évoquer cette image. Les deux blocs se sont heurtés en Syrie, mais c’est la plaque occidentale qui a commencé à glisser sous la plaque eurasiatiaque et à disparaître, et non l’inverse.

Sergey Lavrov considère Washington comme un malade en fin de vie. Sachant que « les empires ne meurent pas dans leur lit », il tente de calmer « l’empire américain » pour lui éviter un accès de folie, tout en le conduisant gentiment au cimetière où il reposera. Il observe le patient avec prudence.

L’apologie du terrorisme est-il le symptôme d’un début de crise de démence, ou d’une anémie irréversible ?

Thierry Meyssan

Source 
Tichreen (Syrie)

Les emphases sont d'IN

 

http://www.internationalnews.fr/article-l-occident-et-l-apologie-du-terrorisme-par-thierry-meyssan-108725844.html

1ER AOÛT 2012



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


03/08/2012

n°60 18-07au 01-08-22-21



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Dossier deSyrie

    n°60                              18-07au 01-08-22-21

                                    C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be




Tiré a part

Même s’il est encore trop tôt pour enterrer le régime syrien, il n’en demeure pas moins qu’en coulisses, les Occidentaux intensifient les manœuvres pour préparer l’après-Al Assad. But prioritaire de la mission : éviter à la Syrie de sombrer dans l’anarchie ou de se retrouver dans un désert institutionnel.

En Europe comme aux Etats-Unis, on ne veut en aucun cas avoir affaire à un remake de ce qui s’est produit en Irak ou en Libye après la chute de Saddam Hussein et de Mouammar El Gueddafi. Pour limiter les règlements de comptes anti-alaouites, dont seraient victimes les membres de la minorité qui soutient le clan Al Assad, le groupe des amis de la Syrie aurait ainsi commencé à prendre contact avec les instances religieuses sunnites en Egypte pour qu’elles incitent les cadres sunnites de la rébellion à «une attitude responsable». Pour pallier le vide politique et sécuritaire, Washington et Londres semblent privilégier la création d’une sorte de conseil suprême des forces armées, regroupant les généraux déserteurs et ceux qui sont toujours en service.

Cette structure aurait à gérer une période transitoire à l’issue de laquelle seraient organisées des élections et rédiger un projet de Constitution. Cette option s’inspire des travaux sur la transition du médiateur international, Kofi Annan, et des recommandations adoptées par l’ensemble de l’opposition lors de sa dernière réunion au Caire, début juillet. A ce propos, l’on considère que le général ManafTlass, haut gradé de la Garde républicaine, qui a quitté Damas pour la France il y a trois semaines, pourrait jouer un rôle central. Les Occidentaux misent beaucoup sur lui pour travailler à la mise en place d’un «commandement militaire renforcé» de l’Armée syrienne libre (ASL), pour y intégrer les autres généraux qui, comme lui, ont récemment fait défection.

Les Américains et les Britanniques pensent que les bonnes relations de ManafTlass avec les généraux syriens peuvent permettre à l’armée de garantir la stabilité et la sécurité pendant une phase de transition. Pour éviter tout flottement après le départ de Bachar Al Assad et de son clan, les Français travaillent sur une seconde option. Ils préféreraient voir d’abord l’opposition et l’ASL former rapidement un gouvernement de transition dans lequel seraient inclus le Conseil national syrien. Les Français sont rejoints dans leur desideratum par le Qatar et l’Arabie Saoudite. Pas plus loin que dimanche dernier, le Premier ministre qatari, Cheikh Hamad Ben Jassam Al Thani, a appelé l’opposition et l’ASL à mettre en place un gouvernement de transition. Pour le moment, personne ne sait laquelle des deux options sera retenue.

La CIA aveugle en Syrie

Davantage préoccupés par les questions de sécurité, les Américains ne tiennent cependant pas à donner trop de place aux islamistes. Sur le terrain, les groupes intégristes ou même djihadistes s’affranchissent de plus en plus de la tutelle de l’ASL, alors que des accrochages meurtriers sont signalés entre leaders de ces deux mouvances rivales. Cette situation inquiète les Américains d’autant que des lacunes dans la collecte de renseignements en Syrie entravent les efforts de Washington visant à accélérer la chute du régime de Bachar Al Assad et à conclure des alliances avec l’opposition sur le terrain. Selon le Washington Post, qui a interrogé des responsables de services des renseignements américains et étrangers, la CIA n’est pas parvenue à établir une présence en Syrie, à l’inverse de ce qu’elle était arrivée à faire lors des révolutions en Egypte et en Libye.

Les services des renseignements américains doivent se contenter «d’intercepter des communications et d’observer le conflit à distance», ajoute le journal. Depuis la fermeture de l’ambassade des Etats-Unis à Damas en début d’année, la CIA ne dispose que d’une poignée d’agents aux frontières syriennes. Elle dépend largement de ses homologues en Jordanie et en Turquie pour récolter des renseignements à l’intérieur de la Syrie, rapporte le journal. Ces lacunes empêchent l’administration Obama de s’y retrouver dans une crise qui présente le risque de voir des mouvements islamistes ou des sympathisants d’Al Qaîda prendre le pouvoir à Damas.

Source :

Revue de presse (El Watan – 25/7/12)

http://www.elwatan.com//international/comment-les-occidentaux-preparent-l-apres-al-assad-25-07-2012-179558_112.php

 


David Edwards : Massacre de Houla, mise à jour : le rapport des Nations Unies

Lors  de 2 alertes le 31 mai et le 13 juin, nous avons expliqué comment le système des médias institutionnels avait instantanément rendus responsables du massacre de 108 personnes, dont 49 enfants à Houla le 25 mai non pas simplement le gouvernement syrien, mais son leader Bachar el Assad. De nombreux dessins d’humoristes ont dépeint Assad couvert de sang ou baignant dans le sang. A peine 2 jours après le massacre, la couverturede l’édition du dimanche de l’Independent voulait savoir comment ses lecteurs allaient réagir : « Il doit y avoir bien sûr,  un cessez le feu, que le régime brutal d’Assad ignore purement et simplement. Et la communauté internationale ? Elle fait semblant de ne rien voir. Feriez-vous la même chose ? Ou bien le destin épouvantable de ces enfants innocents vous met-il très très en colère ? » (Independent, dimanche 27 mai 2012)

 

Ce que les lecteurs étaient supposés faire, à part y voir, n’était pas très clair. Après tout, l’un des grands triomphes de la politique moderne est la presque totale étanchéisation  de la politique étrangère des USA-Royaume-Uni contre les pressions démocratiques. Dans l’article, David Randall (ci-contre) écrit ces phrases amères : « Il est le Président, elle est la Première Dame ; ce sont des enfants morts. Il gouverne, mais ne protège pas ; elle fait du shopping, et s’en fiche… et on se prend à espérer que ceux du Conseil de sécurité des Nations Unies, lors de leur prochaine réunion, regarderont dans les yeux fixes de ces enfants morts et se souviendront des mots creux de l’épouse d’Assad lorsqu’elle a geint qu’elle réconfortait les familles des victimes de son pays.»

 

C’était de ce niveau en matière de commentaire politique et de couverture médias, qui mélangent la politique et les médias. Houla n’a pas été rapporté seulement comme un horrible événement de plus dans les actualités internationales. Il a été vendu au public britannique comme un moment charnière historique où « on doit faire quelque chose », sur la base d’une comparaison avec le massacre contesté de Racak, et celui hypothétique de Benghazi, utilisés respectivement pour justifier les attaques de l’Occident sur la Serbie en 1999, et sur la Libye en 2011.

 

Les politiciens anglais et américains désespéraient clairement d’utiliser Houla pour alimenter l’agenda de leur renversement de régime. Recyclant les tactiques grossières de l’ère Bush-Blair, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton et le ministre des affaires étrangères William Hague répétèrent inlassablement leurs satanés jugements : les faits ne comptent pas, la propagande emporte tout sur son passage. Aucune retenue.  Les médias, comme à leur habitude, furent heureux d’être de la fête. Si l’alliance Royaume-Uni USA devait l’emporter dans la justification d’un changement de régime imposé de l’extérieur, alors le gouvernement Assad devait absolument être déclaré responsable – de façon certaine, de façon isolée, et de façon impardonnable. Et c’est effectivement le message qu’ont colporté les médias.

 

Cependant, comme nous l’avons expliqué dans notre bulletin d’alerte du 13 juin, des fissures sont apparues très vite. Ils’est avéré que des femmes et des enfants n’avaient PAS eu leurs gorges tranchées, comme cela avait été universellement rapporté.  De plus, le rédacteur en chef de BBC world News Jon Williams (ci-contre) a commenté : «  A Houla, et maintenant à Koubeir, on a pointé du doigt les shabiyas, la milice pro-gouvernementale. Mais si on met de côté le nombre tragique de morts, les faits sont très ténus : qui a ordonné les tueries, ou pourquoi… ce n’est pas clair. » Mes ces commentaires, et une poignée d’autres –ainsi que les sources à leur origine – furent maintenus  à la marge et ne firent jamais l’enjeu de discussions entre médias. De façon inexplicable, leurs implications vis à vis des déclarations des medias faites auparavant restèrent lettre morte, sans examen ni discussion.

 

L’ONU « incapable à cette heure, de déterminer l’identité des responsables »

 

La semaine dernière, le 27 juin, une commission d’enquête de l’ONU a publié son rapport sur le massacre. Lorsqu’il s’est agi de prendre en considération ceux qui étaient responsables, l’ONU désigna les 3 possibilités les plus plausibles : « Premièrement, que les auteurs aient été des Shabiyas, ou une autre milice locale des villages environnants, ayant peut-être opéré avec les forces de sécurité du gouvernement syrien, ou avec leur accord, deuxièmement, que les auteurs aient été des forces anti-gouvernementales cherchant l’escalade tout en punissant ceux qui ne les soutiennent pas ou qui s’opposent activement à la rébellion, ou troisièmement, des groupes armés à l’affiliation inconnue.» La conclusion du rapport : « En fonction des preuves disponibles, la CoI (Commission d’Enquête / Commission of Inquiry) n’a pu exclure aucune de ces possibilités. »

 

L’ONU a résumé de la sorte : 

« A cette heure, la CoI est incapable de déterminer l’identité des auteurs de ce crime, néanmoins, la CoI considère que des forces loyales au gouvernement ont pu se rendre responsables d’un grand nombre des morts. L’enquête continue jusqu’à la fin du mandat de la CoI. » Une conclusion remarquablement prudente, compte tenu du fait qu’elle fut produite face à une pression politique et médiatique occidentales (sans aucun doute en coulisses aussi) pour accuser le gouvernement syrien.

Et comment réagirent les médias à ce rapport d’experts en contradiction flagrante avec le consensus ambiant sur Houla ? Un média honnête aurait mis les doutes de l’ONU à la une, alertant ses lecteurs sur le manque de fondements de ses allégations antérieures, et sur son erreur éditoriale. Au lieu de cela, le moteur de recherche sur bases de données LexisNexis ne trouve (5 juillet) que 6 articles mentionnant le rapport de l’ONU dans des journaux nationaux et sur leurs sites, dont 5 seulement mentionnent Houla. Une couverture étonnamment basse compte tenu de l’attention massive des médias qui l’avait précédée. LexisNexis trouve 1017 publications et articles en ligne mentionnant Houla dans tous les journaux depuis le massacre du 25 mai.

The Independent, qui, comme évoqué, s’était empressé de prendre la tête du battage sur Houla, décrit ainsi les conclusions de l’ONU : « Des hommes armés  ont investi hier le quartier général d’une TV syrienne pro-gouvernement, tuant 7 employés, kidnappant les autres et démolissant des bâtiments. Le gouvernement a décrit les assassinats comme un « massacre », au moment même où l’ONU accusait les forces gouvernementales du massacre de Houla. » S’il s’agissait d’une grosse erreur d’interprétation des conclusions de l’ONU, celle-ci en devenait absurde en cliquant vers un lien qui propose d’en savoir plus, et qui redirige les lecteurs vers le texte de Patrick Cockburn (ci-contre) : « Le rapport de l’ONU sur le massacre de Houla le mois dernier, près de la ville de Homs au nord du pays, ne nomme pas ceux qui sont responsables, disant seulement que des forces loyales envers le gouvernement « sont susceptibles d’être responsables » d’un grand nombre de morts. Il ne nomme pas les milices alaouites –les Shabiyas- comme responsables, ainsi que cela a été largement rapporté, mais il dit que c’était très facile pour elles de s’y rendre. » C’est bien cela qui était l’information nouvelle: le rapport de l’Onu avait fortement contredit la certitude « largement diffusée », mais fausse. 

Dans une veine similaire, un article du Guardian s’intitulait « des loyalistes au gouvernement syrien « sans doute responsables du massacre » –rapport de l’ONU ». Une accroche séparée de la une du Guardian annonce : « Les forces d’Assad sans doute responsables d’un grand nombre de morts à Houla – ONU ». 

De façon contrastée, et avec plus de précision, Alex Thompson (ci-contre) de Channel4 a tweeté :  « rapport sur la Syrie de l’ONU : le massacre de 108 personnes à al-Houla peut avoir été perpétré aussi bien par des milices pro-Assad que des anti-Assad. Nous avons écrit à Thompson : Intéressant, le Guardian rapporte l’info de cette manière : ‘« des loyalistes du gouvernement syrien « sans doute responsables du massacre » –rapport de l’ONU ».Thompson a répondu : "vrai, mais l’ONU dit de façon identique que des milices anti-gouvernementales ont pu le faire. Et je parle en tant que personnalité interrogée par l’ONU à ce sujet. »

 

L’ex journaliste du Guardian et de l’Observer, Jonathan Cook, nous a adressé cet email : « Oui, en fait, la une du Guardian affirmant que des loyalistes du gouvernement syrien « sont sans doute responsables » du massacre de Houla, est simplement grotesque. Le récit déjà vendu par le Guardian (et tous les autres) est qu’ils « étaient » responsables. Donc il devrait être particulièrement évident aux yeux des rédacteurs en chef que la seule information  de ce rapport de l’ONU est que les loyalistes peuvent très bien ne pas être responsables. Jonathan » (email à Medialens, 27 juin 2012)

 

A peine trois jours après que le rapport de l’ONU ait été publié, Martin Chulov a écrit dans The Guardian : « Une famille originaire de Houla, où un massacre fin mai a été largement attribué à des soutiens du régime, a trouvé refuge dans le village syrien de Qatma, près de la frontière turque. » Dans l’article, qui se concentrait exclusivement sur les perspectives de l’opposition syrienne armée, Chulov n’a pas mentionné le rapport de l’ONU, ou le fait qu’il avait mis en cause les allégations largement répandues. Au lieu de cela, il conclut : « Là où l’ONU et la Communauté internationale peuvent avoir été considérées comme pondérées dans les Balkans, elles sont vues sous un jour bien plus sombre par l’opposition syrienne –incapables d’agir. « Leurs discussions à Genève sont insensées », a déclaré Idris (un exilé syrien). « Cela ne va rien changer. » Considérées « pondérées » par qui ? Sans doute pas l’opposition syrienne. Et sans doute pas ceux d’entre nous qui furent émus par la propagande mensongère utilisée pour justifier la guerre de l’OTAN contre l’opposition serbe en 1999. Chulov pensait, bien évidemment, aux gens bien pensants. Le commentaire rappelait la réponse antérieure de Chulov via twitter : « Cela a pris beaucoup de temps  pour mobiliser le soutien à une réponse en Bosnie et au Kosovo. En Syrie, ce sera encore plus difficile. »

 

Même The Times a fait mieux que The Guardian :

« Les signataires [du rapport de l’ONU] disent qu’ils ont été incapables de déterminer qui avait organisé et perpétré un massacre de plus de 100 personnes à Houla le mois dernier, mais ils ont ajouté que des forces loyalistes pourraient être responsables de beaucoup des assassinats. (Janine di Giovanni,  « Assad et les rebelles pensent qu’ils ont plus à gagner par la violence, selon un assistant de l’ONU », The Times, 28 juin 2012

 

Le site de la BBC a d’abord commenté « les enquêteurs de l’ONU et l’auteure du rapport Karen Abuzayd (ci-contre) ont raconté à la BBC que « ces actes sont susceptibles d’avoir été commis par trois groupes différents. Elle a dit que "les forces gouvernementales étaient responsables du pilonnage d’artillerie initial, au cours duquel quelques personnes ont perdu la vie. Mais ce qu’elle a appelé ensuite le « massacre » dans les maisons de la population, a été perpétré soit par des miliciens des villages alaouites, connus sous le nom de Shabiyas, soit par des groupes armés de l’opposition. » Comme le site « News Sniffer » l’a noté et archivé, ces mots ont été rapidement nettoyés. Des commentaires similaires ont été rétablis plus tard.

 

La réponse des médias sur le rapport de l’ONU à propos de Houla est un exemple patent de la façon dont le système institutionnel a évolué pour diffuser et favoriser les déclarations de propagande gouvernementale à la demande. Comme toujours, les preuves a contrario, même en provenance de sources respectées, doivent se battre pour parvenir à percer contre ces babillages de caniveau.

 

On pourrait penser que le souci principal des rédacteurs en chef et des journalistes serait de proposer aux consommateurs de médias  des informations compréhensibles et précises, à tout le moins en corrigeant des erreurs antérieures aux conséquences graves. Mais pas un seul éditorial ou commentaire examinant les implications du rapport de l’ONU sur Houla n’a cherché à le faire. La plupart des lecteurs continueront de croire que des femmes et des enfants ont eu la gorge tranchée, de façon certaine sur ordre du gouvernement syrien. D’autres seront simplement perplexes devant un tel consensus accablant ponctué de contradictions bizarres, crédibles en apparence, mais inexplorée

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SUGGESTION D’ACTION 

Le but de Medialens est de promouvoir la raison, la compassion et le respect envers les autres. Si vous décidez d’écrire à des journalistes, nous vous demandons avec détermination de garder un ton poli, non agressif,  et sans user de grossièretés.

Vous pouvez écrire à

John Mullin, rédacteur en chef de the Independent on Sunday

Email: j.mullin@independent.co.uk

David Randall pour the Independent

Email: d.randall@independent.co.uk

Martin Chulovpour the Guardian

Via Twitter: @martinchulov

Alan Rusbridger, rédacteur en chef du Guardian

Email: alan.rusbridger@guardian.co.uk

Via twitter: @arusbridger

Email: steve.herrmann@bbc.co.uk 

Steve Herrmann, rédacteur en chef de BBC News online

En lien avec cet article:

 

Par David Edwards, Medialens, 5 juillet 2012

Traduction et photos ajoutées par Corto

The Independent,  mai 2012

 


1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

ARMADA : une mise en scène coloniale de l'Empire.
Les USA tout à la fois "docteurs, ingénieurs x/mines et experts comptables" en colonialisme et impérialisme en compagnie de "leurs compères occidentaux" de leur gendarme au moyen-orient, Israël et des kounichettes arabes l'Arabie Saoudite, le Quatar, le Koweit et la Jordanie entre autres nous rejouent le énième complot du siècle écoulé de l'Afrique de Lumumba à l'Amérique du sud  du Chilien Salvador Allende, en passant par le Cuba de Fidel Castro et la Bolivie du Che jusqu'au Viet Nam du général Giap et de Ho Chi Minh...
Seulement à cette époque les journalistes faisaient réellement leur travail et il n'était pas possible de présenter ces guerres d'agressions impérialistes comme des oeuvres humanitaires. Leurs reportages attestant de la réalité de l'agression coloniale et de ses dégats sur les populations locales faisaient apparaître une vérité crue qui retombait sur la tête des envahisseurs étrangers et de leur oeuvre de mort...
Aujourd'hui l'ensemble des médiats de la communauté internationale (pays qui se résument d'ailleurs au club des agresseurs occidentaux + Israël "le pays de l'Apartheid"...) participe aux mises en scène sur place et à la stratégie de désinformation des masses de leur propre pays, allant jusqu'à présenter l'Etat agressé et son président comme le criminel ...

Espérons que les récents "grossiers remake" en Afghanistan, Irak, Côte d'Ivoire, Libye, Mali ont éclairé un peu plus les masses mondiales et surtout convaincu Chine et Russie de demeurer fermes... Fermes et déterminés à entraîner les autres pays du sud dans un front du refus des guerres d'agressions coloniales...
ARMADA le 26 juillet 2012


Algerienetwork : Plusieurs milliers de mercenaires recrutés par la CIA terrorisent la Syrie.  

Le vice-président du Parti travailliste turc Bülent Esinoglu a révélé que la CIA a recruté 6.000 mercenaires arabes, afghans et turcs, pour mener des opérations terroristes en Syrie.
Esinoglu assure que le peuple turc s’oppose à la présence des citoyens turcs dans les régions syriennes en crise, et aux massacres perpétrés contre les Syriens innocents, « pour les beaux yeux des Etats-Unis », selon ses termes.
Il met en cause la société sécuritaire américaine "Blackwater" la soupçonnant d'être derrière contre ces tueries, signalant qu’elle verse de grosses sommes d’argent à ses mercenaires pour le faire.
« La guerre déclarée, par la Turquie, contre la Syrie, est dirigée par Washington et Tel-Aviv, qui ont transformé pratiquement l’armée turque, en une armée de mercenaires, qui lutte pour l’argent, tout comme "Blackwater" » a-t-il martelé.
Le vice-président du Parti travailliste turc a accusé le gouvernement d’Erdogan d’être le premier gouvernement turc à exécuter les ordres de l’Occident, et d’appeler à son éviction pour éviter une guerre régionale.

29/07/2012

 http://algerienetwork.com/info/index.php/dossier/syrie/12309-6000-mercenaires-recrutes-par-la-cia-terrorisent-la-syrie.html


Le plus important journal autrichien joue avec Photoshop
Dans l’édition du Kronen Zeitung (aussi connue sous le nom de Krone) du 28 Juillet 2012, le plus important quotidien autrichien qui touche près de 43% de tous les lecteurs de journaux du pays, on pouvait y voir une photo de la ville d’Alep complétement détruite avec un couple et son enfantfuyant les combats.

Pour titre : “Les chars d’Assad roulent à travers les rues vers la Mère de toutes les batailles.”
Cependant, cette photo est un montage comportant des images d’une photographie de l’Agence EPA.
LIENA OUVRIR STP MARC

http://www.epa.eu/webgate/preview.php?UURL=47a1bf01a9dd77982f8ffad39595fefb&IMGID=50441600



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2.Algerienetwork : Plusieurs milliers de mercenaires recrutés par la CIA terrorisent la Syrie.  

 vice-président du Parti travailliste turc Bülent Esinoglu a révélé que la CIA a recruté 6.000 mercenaires arabes, afghans et turcs, pour mener des opérations terroristes en Syrie.
Esinoglu assure que le peuple turc s’oppose à la présence des citoyens turcs dans les régions syriennes en crise, et aux massacres perpétrés contre les Syriens innocents, « pour les beaux yeux des Etats-Unis », selon ses termes.
Il met en cause la société sécuritaire américaine "Blackwater" la soupçonnant d'être derrière contre ces tueries, signalant qu’elle verse de grosses sommes d’argent à ses mercenaires pour le faire.
« La guerre déclarée, par la Turquie, contre la Syrie, est dirigée par Washington et Tel-Aviv, qui ont transformé pratiquement l’armée turque, en une armée de mercenaires, qui lutte pour l’argent, tout comme "Blackwater" » a-t-il martelé.
Le vice-président du Parti travailliste turc a accusé le gouvernement d’Erdogan d’être le premier gouvernement turc à exécuter les ordres de l’Occident, et d’appeler à son éviction pour éviter une guerre régionale.

29/07/2012

 http://algerienetwork.com/info/index.php/dossier/syrie/12309-6000-mercenaires-recrutes-par-la-cia-terrorisent-la-syrie.html



2-2 Un des  patrons...

Onu

Un convoi onusien attaqué dans un secteur tenu parl’opposition.(Talibissa,)  

Le convoi du chef intérimaire de la Mission de supervision des Nations unies en Syrie (Misnus), le général sénégalais Babacar Gaye, a été attaqué dimanche, a annoncé ce lundi le secrétaire général de l’ONU.
«Hier, le convoi du général Gaye a été visé par une attaque», a déclaré Ban Ki-moon en précisant que c’était grâce au blindage des véhicules que l’on ne déplorait aucune victime. «Fort heureusement, il n’y a pas eu de blessés», a-t-il dit à la presse sans entrer dans les détails.
Mais des responsables de l’Onu ont révélé, sous le sceau de l’anonymat, que les cinq véhicules du convoi ont essuyé des coups de feu tirés par des armes légères à Talibissa, à une vingtaine de km de Homs, dans un secteur tenu par l’opposition.
Le mandat de la Misnus, qui a suspendu l’essentiel de ses missions d’observation en juin en raison de l’aggravation des violences, a été prorogé le 20 juillet pour une période de 30 jours. 31/07/2012

http://www.algerie1.com/flash-dactu/syrie-le-convoi-onusien-attaque-dans-un-secteur-tenu-par-lopposition/



3 Politique extérieure des pays .

3-1 France

Romandie.com : Laurent Fabius qualifie Bachar el-Assad de "bourreau"!!!  

La France va demander une réunion du Conseil de Sécurité de l'ONU sur la Syrie "avant la fin de la semaine", a annoncé lundi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui a qualifié Bachar el-Assad de "bourreau".
"Puisque la France prend la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies au 1er août, nous allons donc demander, avant la fin de cette semaine, la réunion du Conseil de sécurité probablement au niveau ministériel", a-t-il déclaré sur RTL. Et ce, "à la fois pour essayer d'arrêter les massacres et en même temps pour préparer la transition politique".
Le chef de la diplomatie française, qui craint un massacre, a souligné que "c'est un martyre que subit le peuple syrien et le bourreau s'appelle Bachar el-Assad".
Même s'"il y a des armes qui sont livrées" aux rebelles par "le Qatar, l'Arabie saoudite et probablement d'autres", Laurent Fabius a dénoncé "un déséquilibre massif puisque Bachar el-Assad a des moyens très très lourds, et il en profite pour massacrer et tuer".
Face à l'opposition de la Russie et de la Chine à toute intervention en Syrie, le ministre des Affaires étrangères a martelé qu'"il ne faut pas arrêter, il faut se démobiliser, il faut continuer". Mais il a prévenu que "si on continue comme aujourd'hui, de plus en plus, cela va être une opposition confessionnelle et la température ne peut pas redescendre".
"On va vers une telle violence du conflit que la Syrie sera détruite et les pays voisins vont être contaminés", a-t-il mis en garde, citant le Liban, la Jordanie et "dans une certaine mesure la Turquie". "On ne peut plus dire que c'est une affaire intérieure".
Quant à l'ancien président Nicolas Sarkozy qui aurait appelé à être "plus ferme" vis-à-vis de Damas, Laurent Fabius a préféré "mettre ça sur le compte de propos de vacances". "Le seul souvenir que j'ai de l'action de M. Sarkozy avec Bachar el-Assad, c'est de l'avoir invité à présider aux cérémonies du 14 juillet".

30/07/2012

http://www.romandie.com/news/n/Syrie_Laurent_Fabius_qualifie_Bachar_el_Assad_de_bourreau300720121055.asp?



3-2 Russie

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

RIA Novosti: Sanctions: la Russie ne permettra pas d'inspecter ses navires.
Moscou ne permettra pas d'inspecter les navires battant pavillon russe dans le cadre des sanctions décrétées par l'Union européenne contre la Syrie, a déclaré samedi le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Alexandre Loukachevitch.
"Nous n'avons pas l'intention de participer aux démarches visant à faire exécuter les décisions adoptées par l'UE à l'encontre de la Syrie, et nous ne donnerons pas notre accord pour l'inspection de navires naviguant sous pavillon russe", lit-on dans un commentaire de M.Loukachevitch publié sur le site du ministère.
Le 23 juillet, le Conseil de l'Union européenne a approuvé un 17ème train de sanctions visant le régime de Damas. Les pays de l'UE se sont notamment engagés à inspecter les navires et les avions ayant pour destination la Syrie "s'ils les soupçonnaient de transporter des armes ou des équipements destinés à la répression interne".

 RIA Novosti

MOSCOU, 28 juillet

http://fr.rian.ru/world/20120728/195501245.html 



4  Dossier

 

4-1 Chems Eddine Chitour :La Syrie se trouve sur la plus colossale plaque de réserve de gaz du monde ! D'ou la guerre.

C'est pour cela qu'on lui fait la guerre. Les vautours se groupent toujours autour de la viande, mais ne peuvent la manger que lorsque leur victime est morte.
La Syrie se trouve sur la plus colossale plaque de réserve de gaz du monde !

REFONDATION ÉNERGÉTIQUE DU MOYEN-ORIENT : La plaque tectonique syrienne

«Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent.»  Jean-Paul Sartre

Prof. émériteChems Eddine Chitour

Samedi 14 Juillet 2012

Un conflit qui dure depuis seize mois et qui aurait fait des milliers de morts selon une comptabilité tenue soigneusement par les médias des pays occidentaux qui attribuent insidieusement les morts uniquement au régime de Damas et non aussi aux insurgés armés lourdement par les Occidentaux avec l'argent des roitelets du Golfe.

Les chrétiens ont peur de servir de variables d'ajustement d'un conflit qui les dépasse.

Ce conflit, un siècle après les accords de Sykes-Picot, met en jeu les mêmes acteurs avec en plus, les Etats-Unis, la Russie et la Chine et...Israël.

Les dépouilles sont toujours les mêmes, les dirigeants arabes faibles, lâches qui continuent à s'étriper pour le plus grand bien de l'Empire et de ses vassaux. Avec cette fois-ci, un coup d'arrêt à la tentation d'Empire, de la part de puissances asiatiques qui s'affirment. 
>
> Que se passe t-il réellement, et pourquoi Assad ne tombe pas malgré les communiqués triomphalistes présentant des personnalités qui ont lâché le pouvoir, le général Tlass, l'ambassadeur de Syrie en Irak qui s'enfuit au Qatar... Un autre round de négociations sur le règlement pacifique en Syrie s'est tenu dernièrement à Moscou. Cette fois, le ministère des Affaires étrangères de Russie a invité le président du Conseil national syrien (CNS) Abdel Basset Sayda. Mais il n'y a pas eu de rapprochement de positions. D'autre part, l'émissaire international Kofi Annan, qui poursuit sa tournée en Iran, a rencontré Bachar el-Assad en Syrie pour tenter de trouver une issue au conflit dans le pays. Il a annoncé lundi 9 juillet 2012 être tombé d'accord avec le président Bachar el-Assad sur une «approche» qu'il soumettra aux rebelles syriens. 
>La diabolisation des médias occidentaux 
> Et si la version matraquée tous les jours par les médias français n'était pas la bonne? C'est en tout cas l'avis du politologue Gérard Chalian, sur le plateau de «C dans l'air» du 14 juin 2012, sur France 5: ce qu'il dit c'est que ce n'est pas uniquement un méchant contre des gentils et que la volonté d'intervention et les hésitations des Occidentaux ne sont pas forcément liées à des sentiments purement humanistes. Il dit qu'une intervention impliquerait beaucoup de conséquences géopolitiques. Pour lui, ce qui se passe en Syrie est avant tout une affaire politique et non humanitaire. C'est en fait, l'exacerbation du conflit artificiel sunnite /chiite avec d'un côté pour les sunnites l'Arabie Saoudite, le Qatar, l'Union européenne, les Etats-Unis et Israël et de l'autre, les chiites, c'est-à-dire les Alaouites aidés par l'Iran. Le but de la manipulation est de casser l'Iran et de réduire le Hezbollah. 

> Nous verrons qu'il existe aussi l'argument énergétique.

Le témoignage d'une Française, épouse d'un Franco-Syrien, qui a séjourné en Syrie du 19 mai au 12 juin 2012, est édifiant: «Alors que ce pays offrait une totale sécurité, les «Amis de la Syrie» y ont semé la violence. À Alep, des bandes armées ont fait leur apparition dans le 2e semestre 2011: kidnapping, demandes de rançons... Une mafia très lucrative. Nous avons eu connaissance de nombreux récits d'enlèvements à toute heure et à tout endroit à Alep à un rythme quasi quotidien. Les enfants ont pris l'habitude de téléphoner à leurs parents dès leur arrivée et départ de l'école. Les militaires et policiers sont les cibles privilégiées pour ceux qui sont payés pour tuer. Ainsi, un commandant de 35 ans a été abattu de 2 balles dans la tête un matin à 8 h 30 alors qu'il achetait du pain. Les commerçants ferment sur ordre d'hommes armés qui menacent de brûler leur boutique. Ainsi, le 2 juin, à la Médine (anciens souks) tout était fermé.

Les médias français parlent alors de grève générale anti-régime. Lors de manifestations pro Bachar, des hommes armés s'infiltrent et se mettent à tirer dès que la foule est dense. Ceci est filmé et envoyé aux chaînes de télévision. Le pouvoir conseille de ne pas faire de manifestations de soutien pour éviter ces tueries. La population, qui est confrontée aux kidnappings, bombes, asphyxie des commerces, connaît des difficultés d'approvisionnement en fuel, essence et gaz. Il n'y a pas pénurie en Syrie, mais les véhicules de transport sont attaqués et brûlés sur les routes.» (1) 

> «Pour ceux qui à l'étranger souhaitent apporter leur aide, il est impossible de virer de l'argent et impossible d'en retirer sur place (d'un compte en France par exemple). À Damas, tout semble comme avant, vie diurne et nocturne, malgré la menace des bombes. Cependant, beaucoup d'hôtels ont fermé, le tourisme est inexistant. À Homs, un seul quartier reste occupé par les rebelles. Les habitants se sont réfugiés dans les villages alentour chez la famille ou des amis. Sur les grands axes routiers, l'ASL effectue des contrôles et abat sur le champ un militaire présent. (...)

Il n'y a pas de guerre civile en Syrie, les communautés continuent de vivre en harmonie. Il y a des actes de barbarie et de violence de la part de mercenaires et de l'ASL contre des minorités pour provoquer une guerre civile. (...) Monsieur Sarkozy a en son temps exprimé au patriarche maronite venu le rencontrer que les chrétiens d'Orient devaient laisser leur pays aux musulmans et que leur avenir était en Europe. L'Occident applique en Syrie le même scénario qu'en Irak et en Libye. (...) L'opposition en Syrie participe de façon légale au changement. Les gens sont écoeurés par le manque d'objectivité des médias français. La seule source, l'Osdh, basée à Londres, est animée par un Frère musulman, payé par les services secrets britanniques.»(1) 
>L'argument énergétique 
> Le professeur Imad FawziShueibi analyse les causes et les conséquences de la récente position de la Russie au Conseil de Sécurité de l'ONU. Le soutien de Moscou à Damas n'est pas une posture héritée de la Guerre froide, mais le résultat d'une analyse en profondeur de l'évolution des rapports de force mondiaux. La crise actuelle va cristalliser une nouvelle configuration internationale, qui d'un modèle unipolaire issu de la chute de l'Union Soviétique, va évoluer progressivement vers un autre type de système qui reste à définir. Inévitablement, cette transition va plonger le monde dans une période de turbulences géopolitiques.

L'attaque médiatique et militaire à l'encontre de la Syrie est directement liée à la compétition mondiale pour l'énergie, ainsi que l'explique le professeur Imad Shuebi: la Syrie, centre de la guerre du gaz au Proche-Orient. C'est ainsi que Imad FawziShueibi analyse la situation actuelle. Il écrit: L'attaque médiatique et militaire à l'encontre de la Syrie est directement liée à la compétition mondiale pour l'énergie, ainsi que l'explique le professeur Imad Shuebi.(2) 

 «Avec la chute de l'Union soviétique, les Russes ont réalisé que la course à l'armement les avait épuisés, surtout en l'absence des approvisionnements d'énergie nécessaires à tout pays industrialisé. Au contraire, les USA avaient pu se développer et décider de la politique internationale sans trop de difficultés grâce à leur présence dans les zones pétrolières depuis des décennies. C'est la raison pour laquelle les Russes décidèrent à leur tour de se positionner sur les sources d'énergie, aussi bien pétrole que gaz. (...) Moscou misa sur le gaz, sa production, son transport et sa commercialisation à grande échelle. Le coup d'envoi fut donné en 1995, lorsque Vladimir Poutine mis en place la stratégie de Gazprom. (...) Il est certain que les projets Nord Stream et South Stream témoigneront devant l'Histoire du mérite et des efforts de Vladimir Poutine pour ramener la Russie dans l'arène internationale et peser sur l'économie européenne puisqu'elle dépendra, durant des décennies à venir, du gaz comme alternative ou complément du pétrole, avec cependant, une nette priorité pour le gaz.

 

À partir de là, il devenait urgent pour Washington de créer le projet concurrent Nabucco, pour rivaliser avec les projets russes et espérer jouer un rôle dans ce qui va déterminer la stratégie et la politique pour les cent prochaines années. Le fait est que le gaz sera la principale source d'énergie du XXIe siècle, à la fois comme alternative à la baisse des réserves mondiales de pétrole, et comme source d'énergie propre.(...) Moscou s'est hâté de travailler sur deux axes stratégiques: le premier est la mise en place d'un projet sino-russe à long terme s'appuyant sur la croissance économique du Bloc de Shanghai; le deuxième visant à contrôler les ressources de gaz. C'est ainsi que furent jetées les bases des projets South Stream et Nord Stream, faisant face au projet états-unien Nabucco, soutenu par l'Union européenne, qui visait le gaz de la mer Noire et de l'Azerbaïdjan. S'ensuivit entre ces deux initiatives une course stratégique pour le contrôle de l'Europe et des ressources en gaz. Le projet Nord Stream relie directement la Russie à l'Allemagne en passant à travers la mer Baltique jusqu'à Weinberg et Sassnitz, sans passer par la Biélorussie. Le projet South Stream commence en Russie, passe à travers la mer Noire jusqu'à la Bulgarie et se divise entre la Grèce et le sud de l'Italie d'une part, et la Hongrie et l'Autriche d'autre part.»(2) 

> «Pour les États-Unis, poursuit le professeur Imad, le projet Nabucco part d'Asie centrale et des environs de la mer Noire, passe par la Turquie et devait à l'origine passer en Grèce, mais cette idée avait été abandonnée sous la pression turque. Ce projet, écrit le professeur Imad, bat de l'aile. À partir de là, écrit-il, la bataille du gaz a tourné en faveur du projet russe. En juillet 2011, l'Iran a signé divers accords concernant le transport de son gaz via l'Irak et la Syrie. Par conséquent, c'est désormais la Syrie qui devient le principal centre de stockage et de production, en liaison avec les réserves du Liban. C'est alors un tout nouvel espace géographique, stratégique et énergétique qui s'ouvre, comprenant l'Iran, l'Irak, la Syrie et le Liban. Les entraves que ce projet subit depuis plus d'un an donnent un aperçu du niveau d'intensité de la lutte qui se joue pour le contrôle de la Syrie et du Liban.

 

Elles éclairent du même coup le rôle joué par la France, qui considère la Méditerranée orientale comme sa zone d'influence historique, devant éternellement servir ses intérêts, et où il lui faut rattraper son absence depuis la Seconde Guerre mondiale. En d'autres termes, la France veut jouer un rôle dans le monde du gaz où elle a acquis en quelque sorte une «assurance maladie» en Libye et veut désormais une «assurance-vie» à travers la Syrie et le Liban. (...) L'empressement de la coalition Otan-Etats-Unis-France à mettre fin aux obstacles qui s'élevaient contre ses intérêts gaziers au Proche-Orient, en particulier en Syrie et au Liban, réside dans le fait qu'il est nécessaire de s'assurer la stabilité et la bienveillance de l'environnement lorsqu'il est question d'infrastructures et d'investissement gaziers. La réponse syrienne fût de signer un contrat pour transférer vers son territoire le gaz iranien en passant par l'Irak. Ainsi, c'est bien sur le gaz syrien et libanais que se focalise la bataille, alimentera-t-il.» (2) 

> «De plus, poursuit le professeur Imad, la coopération sino-russe dans le domaine énergétique est le moteur du partenariat stratégique entre les deux géants. Il s'agit, selon les experts, de la «base» de leur double veto réitéré en faveur de la Syrie. Parallèlement, Moscou affiche sa souplesse concernant le prix du gaz, sous réserve d'être autorisé à accéder au très profitable marché intérieur chinois. (...) En conséquence, les préoccupations des deux pays se croisent au moment où Washington relance sa stratégie en Asie centrale, c'est-à-dire, sur la Route de la soie. (...)

 

Cet aperçu des mécanismes de la lutte internationale actuelle permet de se faire une idée du processus de formation du nouvel ordre international, fondé sur la lutte pour la suprématie militaire et dont la clé de voûte est l'énergie, et en premier lieu le gaz. La «révolution syrienne» est un paravent médiatique masquant l'intervention militaire occidentale à la conquête du gaz. Quand Israël a entrepris l'extraction de pétrole et de gaz à partir de 2009, il était clair que le Bassin méditerranéen était entré dans le jeu et que, soit la Syrie serait attaquée, soit toute la région pourrait bénéficier de la paix, puisque le XXIe siècle est supposé être celui de l'énergie propre. Selon le Washington Institute for Near East Policy (Winep, le think tank de l'Aipac), le Bassin méditerranéen renferme les plus grandes réserves de gaz et c'est en Syrie qu'il y aurait les plus importantes. La révélation du secret du gaz syrien fait prendre conscience de l'énormité de l'enjeu à son sujet. Qui contrôle la Syrie pourrait contrôler le Proche-Orient.» (2) 

>L'argument religieux: sunnite versus chiite 
> Un autre argument de basse intensité est le conflit artificiel sunnite-chiite. Le conflit en Syrie est devenu, écrit Bernard Haykel spécialiste du Moyen-Orient à l'université Princeton, une guerre par procuration entre Riyadh et Téhéran. Pendant de longues années, le salafisme a été le vecteur d'influence de l'Arabie Saoudite. Mais cette doctrine a créé des monstres, notamment Al-Qaîda, qui se sont retournés contre le régime des Al Saoud. Aujourd'hui, l'anti-chiisme et le discours contre l'Iran sont utilisés par la monarchie pour que les Saoudiens, à 90% sunnites, fassent bloc derrière le régime. Cela pourrait devenir aussi la nouvelle base des relations avec les États-Unis. Il a montré comment le régime saoudien tente de tirer son épingle du jeu dans le grand chambardement du printemps arabe.» (3) 
>
> «Mais c'est la Syrie qui est au centre de l'attention de l'Arabie Saoudite. Le roi s'est prononcé contre le régime de Bachar Al Assad. Il a rappelé son ambassadeur à Damas. Les Saoudiens estiment que l'Iran est aujourd'hui une menace réelle pour leur pays. Ils jugent que si Bachar Al Assad est renversé, ce sera un revers important pour l'influence de l'Iran dans la région. Il y a donc un flot d'argent saoudien qui vise à radicaliser les sunnites syriens, comme en 2006-2007 au Liban quand il s'agissait de radicaliser les sunnites locaux contre le Hezbollah. Riyadh ne considère plus qu'un changement dans la région est mauvais. «Enfin, elle tente de promouvoir cette approche à Washington.» L'Arabie Saoudite est sous protection militaire des Etats-Unis», conclut Bernard Haykel.» «Ces deux pays entretiennent aussi des relations commerciales fortes, dominées par les hydrocarbures et les ventes d'armes.» (3) 
>
>Le résultat de cette anomie 
> Quels sont les perdants et quels sont les gagnants?

Le grand perdant est d'abord et avant tout le peuple syrien qui paie le prix fort d'une guerre qui le dépasse. Il devient clair que la clé de la réussite économique et de la domination politique réside principalement dans le contrôle de l'énergie du XXIe siècle: le gaz. 

C'est parce qu'elle se trouve au coeur de la plus colossale réserve de gaz de la planète que la Syrie est sur une plaque tectonique énergétique. Une nouvelle ère commence, celle des guerres de l'énergie.

Le grand gagnant dans tous les cas est Israël qui réussit - sans y participer - à affaiblir ses adversaires, l'Iran, les pays arabes qui ne comptent plus et le Hezbollah. On l'aura compris, la paix en Syrie n'est pas pour demain. Hélas! 
1. 
http://www.afrique-asie.fr/nous-ecrire/27-actualite32/3216-desinformation-mais-que-se-passe-t-il-en-syrie.html3/07/12 
> 2. Imad Fawzi Shueibihttp://
www.voltairenet.org/La-Syrie-centre-de-la-guerre-du 8 mai 2012 
> 3. Bernard Haykel: Le conflit en Syrie est devenu une guerre par procuration entre Riyadh et Téhéran. Conférence École des Hautes études en sciences sociales, Paris, mardi 22 mai 2012
 

>Professeur émérite Chems Eddine Chitour 
> Ecole Polytechnique Alger enp-edu.dz 

 



5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1Syrie: le traitement fallacieux du Massacre de Houla par la presse britannique

A l’heure d’un nouveau massacre extrêmement grave perpétré à Treimsa (Tureymisah), devenu nouveau village martyr après Houla et Al Koubeir, et de l’intensification des combats entre rebelles et loyalistes, nous souhaitons une fois de plus appeler à la prudence envers les accusations contre le gouvernement Assad, et revenir sur les réactions des médias face au premier massacre désormais attribué aux forces de la mouvance anarchique anti-Assad, ce qui éclaire forcément les 2 autres.

La "version officielle" sur France3 le 16 juillet 2012 à 22H56 :

Tous ces massacres sont le fait de l’armée syrienne ou des milices

pro-régime, les chabiyas, et Kofi Annan doit rencontrer Vladimir

Poutine "seul allié du régime syrien"… novlangue, quand tu nous tiens…

 

En Angleterre, quelques sites veillent au discours médiatique, comme ici MEDIALENS qui se livre à une analyse sans concession des médias britanniques, un peu comme ACRIMED en France. Mais rien sur ces massacres sur le site d’ACRIMED… Contacté en milieu de mois, avec à l’appui nos précédentes traductions d’articles, le site ACRIMED n’a toujours pas répondu. Un autre site, NEWS SNIFFER , sans équivalent en France, comme ça c’est encore plus simple, renseigne les citoyens britanniques sur les changements de contenus opérés dans des articles parus sur des dizaines de sites officiels du gouvernement et des principaux médias britanniques. Concernant le massacre de Houla, cette surveillance éditoriale est très fructueuse, et montre comment les médias officiels renâclent à intégrer les conclusions dissonantes de médias beaucoup plus autonomes et honnêtes qu’eux.

Ce mur médiatique est bien connu de ReOpen911, qui l’affronte chaque jour avec des fortunes diverses. Et pour quelques percées significatives, n’oublions jamais qu’une seule "piqûre de rappel" de la VO du 11/9 à la "grand messe du 20H00", repousse des millions de téléspectateurs un peu plus loin dans les dédales de l’ignorance et de la mystification qui empêchent une vraie démocratie de respirer, comme en cet instant avec la Syrie où en fait, avec la complicité des médias, des puissances étrangères dont la France empêchent le peuple syrien très majoritairement pacifique et méfiant de respirer – et nous avec, qui sommes là encore rejetés dans l’ignorance – c’est à dire d’accomplir sa mission de démocratisation par une pression populaire et parlementaire sur le gouvernement Assad qui a amorcé des réformes et procédé à des élections (un parlementaire légitimiste sunnite converti au chiisme a d’ailleurs été exécuté lors du massacre de Houla).

Nous devrions tous concentrer nos efforts sur ce mode de transition, au lieu d’enterrer hier le rapport de la mission d’observation de la ligue arabe, et à présent de saper en coulisses tous les efforts de la mission Annan. Nous n’avons aucune leçon à donner à la dynastie Assad, aussi violente ait-elle été par le passé. Si nos yeux de démocrates calibrés se révulsent aujourd’hui, quid de ceux de nos gouvernants élèves de Machiavel, qui trouveront en aparté de quoi justifier leurs complicités de massacres, persuadés qu’ils sont de travailler pour le confort énergétique et matériel de leurs peuples à la pensée trop limitée, tout en cajolant les intérêts de leurs grands argentiers ?

Si la Turquie vocifère contre Assad, tout en s’aventurant dans son espace aérien et en hébergeant et armant des camps rebelles aidés par la CIA et nichés au milieu des réfugiés (rien dans les médias dominants, et Annan n’a pas pu tout visiter…) quid de la "grande catastrophe d’Asie Mineure" de 1922, du massacre arménien si cher à nos gouvernements, et de la répression contre les kurdes ?

Car depuis 1970, combien de millions de morts de par le monde, doivent être imputés aux forces qui conspirent à présent contre le gouvernement Assad ? Et combien à la dynastie Assad ? Quant au trésor oligarchique présumé des Assad, est-il comparable aux appétits des multinationales pétrolières et des stratèges et politiciens occidentaux qui, outre le sol et le gaz syriens, visent le pétrole iranien ? Même madame Assad n’est pas épargnée, alors que les frasques des élites occidentales en guerre partout, et des dignitaires du Golfe sont légions, de Hollywood à Miami, de Genève à Monaco, d’Ibiza aux Seychelles en passant par tous les paradis fiscaux, City en tête… N’oublions jamais, comme pour l’affaire du 11-Septembre, combien le chemin de la vérité est éloigné des Aboiements de Dissuasion Massifsdes médias, politiciens et affairistes occidentaux dominants, surtout lorsqu’ils sont en guerre. L’article qui suit le prouve encore une fois, en attendant la vérité sur Al Koubeïr et Treimsa.

21 juillet, 2012 by Corto

http://www.reopen911.info/News/2012/07/21/syrie-le-traitement-fallacieux-du-massacre-de-houla-par-la-presse-britannique/



6 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 VOIX DE LA RUSSIE : Konstantin Garibov :Le scénario libyen de guerre propagandiste pour la Syrie.

 

L'Occident utilise largement le scénario libyen pour le renversement du régime à Damas. Sur tous les fronts, a lieu une guerre informationnelle. Le plus grand journal autrichien Die Kronen Zeitung s’y est joint. Il a utilisé le Photoshop dans le reportage sur la guerre en Syrie.

C’est pareil aux vidéos truquées faites dans des studios du Qatar et payées par l'Arabie Saoudite sur les atrocités du régime de Mouammar Kadhafi contre les Libyens.

Alors, les Qatariens étaient attrapés en flagrant délit de production des faux documents sur les événements en Libye par plusieurs journaux arabes respectables. Maintenant, les bloggeurs ont dévoilé un mensonge du journal autrichienDieKronen Zeitung. Celui-ci a publié la photo de la famille des réfugiés sur fond de la ville détruite d'Alep – la capitale économique de la Syrie. Un homme avec un enfant dans les bras et une femme portant un hijab longent une rue, en proie aux flammes. Et sous la photo, il y a cette explication : l'armée d’Assad se fraie le chemin avec les chars vers Alep, où les rebelles se sont établis. Les bloggeurs ont pu accuser le journal d’avoir recouru au Photoshop grâce à la collection de photos de l’agence de presse Européenne EРА (Еuropeanpressphotoagency). Elle a reproduit la même famille syrienne sur fond d’un paysage municipal ordinaire, transformé par les efforts des artisans du Photoshop en ruines.

La Voix de la Russie possède aussi des preuves que l'Occident attise exprès la situation à Alep. Une d'elles, c’est le témoignage d’un habitant de la ville Anfouanach-Chakhabi.

« On ne peut pas traiter de tranquille la situation à Alep, bien sûr, mais elle n’est pas intolérable. En tout cas, elle est différente de ce qui est décrit par les médias étrangers. Les troupes gouvernementales évincent les rebelles de la ville, dans les jours qui viennent, ils la libéreront. À propos, plusieurs d'entre eux déposent bénévolement les armes. Dans certains quartiers d'Alep, il y a des collisions avec les rebelles, dans d’autres - tout est tranquille. Surtout que maintenant, c’est le Ramadan. À Tartous et Latakia, en général, on ne sait rien sur les rebelles, ils n'y étaient pas. Les gens vivent tranquillement, vont au travail ».

Autour du sujet des rebelles, il y a aussi une guerre propagandiste intense. L'Occident les présente comme les porte-parole des intérêts de tous les Syriens faisant la guerre contre le régime de Bachar al-Assad.

En s'appuyant, en premier lieu, surtout sur la jeunesse trompée, les États-Unis, une série de pays de l'Europe et du golfe Persique comptent renverser le régime de Bachar al-Assad. Et en outre, il y a déjà des scénarios de la transmission du pouvoir. Le ministre de la Défense des États-Unis Léon Panetta a déclaré que Washington se produisait pour la préservation de l'appareil d'État de la Syrie après le départ d'Assad. C'est nécessaire pour garder la stabilité dans le pays. Il est très important que nous ne répétions pas les erreurs admises en Irak, a souligné Panetta.

Il s'en suit qu’au Pentagone, on a déjà tout décidé - pour Assad, et pour les Syriens.

Konstantin Garibov

http://french.ruvr.ru/2012_07_31/Syrie-media-Occident-Bachar-al-Assad/



7 Annexe

7-1Thierry Meyssan : Qui se bat en Syrie ?  

Alors que la presse occidentale présente l’Armée syrienne libre comme une organisation révolutionnaire armée, Thierry Meyssan affirme depuis plus d’un an qu’il s’agit au contraire d’une formation contre-révolutionnaire. Selon lui, elle serait progressivement passée des mains des monarchies réactionnaires du Golfe à celle de la Turquie, agissant pour l’OTAN. Une telle affirmation à contre-courant requiert une démonstration argumentée
source : Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 23 juillet 2012
Depuis 18 mois, la Syrie est en proie à des troubles qui n’ont cessé d’augmenter jusqu’à devenir un vaste
conflit armé ayant déjà causé la mort d’environ 20 000 personnes. S’il y a consensus sur ce constat, les narrations et les interprétations divergent au-delà.

Pour les États occidentaux et leur presse, les Syriens aspireraient à vivre à l’occidentale dans des démocraties de marché. Suivant les modèles tunisien, égyptien et libyen du « printemps arabe », ils se seraient soulevés pour renverser leur dictateur Bachar el-Assad. Celui-ci aurait réprimé les manifestations dans le sang. Alors que les Occidentaux auraient souhaité intervenir pour faire cesser le massacre, les Russes et les Chinois, par intérêt ou par mépris de la vie humaine, s’y seraient opposés.

Au contraire, pour tous les États qui ne sont pas vassalisés par les USA et pour leur presse, les États-Unis auraient lancé une opération contre la Syrie qu’ils planifiaient de longue date. D’abord par le truchement de leurs alliés régionaux, puis directement, ils auraient infiltré des bandes armées qui ont déstabilisé le pays, sur le modèle des Contras du Nicaragua. Cependant ceux-ci n’auraient trouvé qu’un très faible soutien intérieur et auraient été mis en déroute pendant que la Russie et la Chine aurait empêché l’OTAN d’anéantir l’armée syrienne et de renverser ainsi l’équation régionale.

Qui dit vrai ? Qui se trompe ?

Les groupes armés en Syrie ne défendent pas la démocratie, ils la combattent

En premier lieu, l’interprétation des événements syriens comme un épisode du « printemps arabe » est une illusion car ce « printemps » n’a pas de réalité. C’est un slogan publicitaire pour présenter positivement des faits hétéroclites. S’il y a bien eu une révolte populaire en Tunisie, au Yémen et au Bahrein, il n’y en a pas eue, ni en Égypte, ni en Libye. En Égypte, les manifestations de rue se sont limitées à la capitale et à une certaine bourgeoisie, jamais, absolument jamais, le peuple égyptien ne s’est senti concerné par le spectacle télégénique de la place Tahrir [1]. En Libye, il n’y a pas eu de révolte politique, mais un mouvement séparatiste de la Cyrénaïque contre le pouvoir de Tripoli,puis l’intervention militaire de l’OTAN qui a coûté la vie à environ 160 000 personnes.

La station libanaise NourTV a connu un vif succès en diffusant une série d’émissions d’Hassan Hamade et Georges Rahme intitulée « Le printemps arabe, de Lawrence d’Arabie à Bernard-Henri Lévy ». Les auteurs y développent l’idée que le « printemps arabe » est un remake de la « révolte arabe » de 1916-1918 orchestrée par les Britannique contre les Ottomans. Cette fois, les occidentaux ont manipulé les situations pour renverser une génération de leaders et imposer les Frères musulmans. De fait, le « printemps arabe » relève de la publicité mensongère. Désormais, le Maroc, la Tunisie, la Libye, l’Égypte, et Gaza sont gouvernés par une confrérie qui d’un côté impose un ordre moral, et de l’autre soutient le sionisme et la capitalisme pseudo-libéral, c’est-à-dire les intérêts d’Israël et des Anglo-Saxons. L’illusion s’est dissipée. Certains auteurs, comme le Syrien Said Hilal Alcharifi raillent désormais le « printemps otanien ».

Deuxièmement, les dirigeants du Conseil national syrien (CNS) comme les commandants de l’Armée syrienne libre (ASL) ne sont aucunement des démocrates, au sens qu’ils seraient favorables à « un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », suivant la formule d’Abraham Lincoln reprise dans la Constitution française.

Ainsi, le premier président du CNS fut l’universitaire parisien Burhan Ghalioun. Il n’était aucunement « un opposant syrien persécuté par le régime » puisqu’il venait et circulait librement dans son pays. Il n’était pas non plus un « intellectuel laïque » comme il le prétend, puisqu’il était le conseiller politique de l’Algérien Abbassi Madani, président du Front islamique du salut (FIS), aujourd’hui réfugié au Qatar.

Son successeur, Abdel Basset Syda [
2], n’est entré en politique qu’au cours des derniers mois, et s’est immédiatement affirmé comme un simple exécutant des volontés états-uniennes. Dès son élection à la tête du CNS, il s’est engagé non pas à défendre la volonté de son peuple, mais à appliquer la « feuille de route » que Washington a rédigé pour la Syrie : The Day after.

Les combattants de l’Armée syrienne libre ne sont pas plus des militants de la démocratie. Ils reconnaissent l’autorité spirituelle du cheikh Adnan al-Arour, un prêcheur takfiriste, qui appelle à renverser et à tuer Bachar el-Assad non pour des motifs politiques, mais uniquement parce qu’il est de confession alaouite, c’est-à-dire hérétique à ses yeux. Tous les officiers identifiés de l’ASL sont sunnites et toutes les brigades de l’ASL portent des noms de figures historiques sunnites. Les « tribunaux révolutionnaires » de l’ASL condamnent à mort leurs opposants politiques (et pas seulement les partisans de Bachar el-Assad) et les mécréants qu’ils égorgent en public. Le programme de l’ASL est de mettre fin au régime laïque installé par le Baas, le PSNS et les communistes au profit d’un régime confessionnel sunnite pur.

Le conflit syrien a été prémédité par les Occidentaux

La volonté occidentale d’en finir avec la Syrie est connue et elle suffit largement à expliquer les événementsactuels. Rappelons ici quelques faits qui ne laissent aucun doute sur la préméditation des événements [3].

La décision de faire la guerre à la Syrie a été prise par le président George W. Bush lors d’une réunion à Camp David, le 15 septembre 2001, juste après les attentats spectaculaires de New York et Washington. Il était prévu d’intervenir simultanément en Libye pour montrer la capacité d’action sur un double théâtre d’opération. Cette décision a été attestée par le témoignage du général Wesley Clark, ex-commandeur suprême de l’OTAN, qui y était opposé.

Dans la foulée de la chute de Bagdad, en 2003, le Congrès a adopté deux lois donnant instruction au président des États-Unis de préparer une guerre contre la Libye et une autre contre la Syrie (le SyriaAccountabilityAct).

En 2004, Washington a accusé la Syrie de cacher sur son sol les armes de destruction massive que l’on ne parvenait pas à trouver en Irak. Cette accusation a fait long feu lorsqu’il a été admis que ces armes n’avaient jamais existé et n’étaient qu’un prétexte pour envahir l’Irak.

En 2005, après l’assassinat de Rafik Hariri, Washington a tenté d’entrer en guerre contre la Syrie, mais n’y est par parvenu car elle a retiré son armée du Liban. Les États-Unis ont alors suscité des faux témoignages pour accuser le président el-Assad d’avoir commandité l’attentat et ils ont créé un tribunal international d’exception pour le juger. Mais ils ont en définitive été contraints de retirer leurs fausses accusations après que leurs manipulations aient été mises à jour.

En 2006, les États-Unis ont commencé à préparer la « révolution syrienne » en créant le SyriaDemocracy Program. Il s’agissait de créer et de financer des groupes d’opposition pro-occidentale (comme le Mouvement pour la Justice et le Développement). Au financement officiel du département d’État s’est ajouté un financement secret de la CIA via une association californienne, le Democracy Council.

Toujours en 2006, les États-Unis ont sous-traité à Israël une guerre contre le Liban, dans l’espoir d’y impliquer la Syrie et de pouvoir intervenir. Mais la rapide victoire du Hezbollah a fait échouer ce plan.

En 2007, Israël a attaqué la Syrie, bombardant une installation militaire (Opération Orchard). Mais là encore, Damas a gardé son sang-froid et ne s’est pas laissé entraîné dans la guerre. Des vérifications ultérieures de l’Agence internationale de l’énergie atomique ont montré qu’il ne s’agissait pas d’un site nucléaire, contrairement à ce qui avait été affirmé par les Israéliens.

En 2008, lors de la réunion que l’OTAN organise annuellement sous le titre Groupe de Bilderberg, la directrice de l’ArabReform Initiative, BassmaKodmani, et le directeur de la StiftungWissenschaftundPolitik, Volker Perthes, exposèrent brièvement au Gotha américano-européen les avantages économiques, politiques et militaires d’une possible intervention de l’Alliance en Syrie.

En 2009, la CIA a mis en place des outils de propagande à destination de la Syrie comme la chaîne BaradaTV, basée à Londres, et OrientTV basée à Dubai.

À ces éléments historiques, ajoutons qu’une réunion s’est tenue au Caire, la seconde semaine de février 2011, autour de John McCain, Joe Lieberman etBernard-Henry Lévy, des personnalités libyennes comme Mahmoud Jibril (alors numéro 2 du gouvernement de la Jamahiriya) et des personnalités syriennes comme Malik al-Abdeh et Ammar Qurabi. C’est cette réunion qui donna le signal des opérations secrètes qui débutèrent à la fois en Libye et en Syrie (le 15 février à Benghazi et le 17 à Damas).

En janvier 2012, les départements US d’État et de la Défense constituèrent le groupe de travailThe Day After. Supporting a democratic transition in Syria qui rédigea à la fois une nouvelle constitution pour la Syrie et un programme de gouvernement [4].

En mai 2012, l’OTANet le CCG mirent en place le Working Group on Economic Recovery and Development of the Friends of the Syrian People, sous co-présidence allemande et émiratie.L’économiste syro-britannique Ossam el-Kadi y élabora un partage des richesses syriennes entre les États membres de la coalition, à appliquer le « jour d’après » (c’est-à-dire après le renversement du régime par l’OTAN et le CCG) [5].

Révolutionnaires ou contre-révolutionnaires ?

Les groupes armés ne sont pas issus des manifestations pacifiques de février 2011. Ces manifestations dénonçaient en effet la corruption et réclamaient plus de libertés, tandis que les groupes armés —nous l’avons vu plus haut— ressortent de l’islamisme.

Au cours des dernières années, une terrible crise économique a frappé les campagnes. Elle était due aux mauvaises récoltes, qui ont été à tort appréhendées comme des malheurs passagers alors qu’elles étaient la conséquences de changements climatiques durables. À cela se sont ajoutées des erreurs dans la mise en œuvre de réformes économiques qui ont désorganisé le secteur primaire. Il s’en est suivi un fort exode rural auquel le gouvernement a su faire face, et une dérive sectaire de certains paysans que le pouvoir a négligé. Dans de nombreuses régions, l’habitat rural n’était pas concentré en villages, mais dispersé sous forme de fermes isolées, personne n’a mesuré l’ampleur du phénomène jusqu’à ce que ses adeptes se regroupent.

En définitive, alors que la société syrienne incarne le paradigme de la tolérance religieuse, un courant takfiriste s’est développé en son sein. Il a fourni la base des groupes armés. Ceux-ci ont été richement financés par les monarchies wahhabites (Arabie saoudite, Qatar, Sharjjah).
Cette manne a suscité le ralliement de nouveaux combattants parmi lesquels on trouve des parents de victimes de la répression massive du sanglant coup d’État manqué des Frères musulmans, en 1982. Leur mobile est souvent moins idéologique que personnel. Il ressort de la vendetta.

De nombreux voyous et repris de justice appâtés par l’argent facile se sont ajoutés : un « révolutionnaire » est payé 7 fois le salaire moyen.
Enfin, des professionnels ayant combattu en Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie ou Irak ont commencé à affluer. Au premier rangs desquels les hommes d’Al Qaida en Libye, conduits par Abdelhakim Belhaj en personne [
6]. Les médias les présentent comme des jihadistes, ce qui est inapproprié, l’islam ne concevant pas de guerre sainte contre des coreligionnaires. Ce sont avant tout des mercenaires.

La presse occidentale et du Golfe insiste sur la présence de déserteurs dans l’ASL. C’est certain, mais il est par contre faux qu’ils aient fait défection après avoir refusé de réprimer des manifestations politiques. Les déserteurs en question rentrent presque toujours dans les cas que nous avons précédemment cités. Au demeurant, une armée de 300 000 hommes a forcément parmi elle ses fanatiques religieux et ses voyous.

Les groupes armés utilisent un drapeau syrien à bande verte (au lieu de la bande rouge) et à trois étoiles (au lieu de deux). La presse occidentale le qualifie de « drapeau de l’indépendance », car il était en vigueur au moment de l’indépendance du pays, en 1946. En réalité, il s’agit du drapeau du mandat français qui resta en vigueur lors de l’indépendance formelle du pays (1932 à 1958). Les trois étoiles représentent les trois districts confessionnels du colonialisme (alaouite, druze et chrétien). Utiliser ce drapeau, ce n’est certainement pas brandir un symbole révolutionnaire. Au contraire, c’est affirmer vouloir prolonger le projet colonial, celui de l’Accord Sykes-Picot de 1916 et du remodelage du « Moyen-Orient élargi ».

Au cours des 18 mois d’action armée, ces groupes armés se sont structurés et plus ou moins coordonnés. En l’état actuel,la grande majorité sont passés sous commandement turc, sous le label Armée syrienne libre. De fait, ils sont devenus des supplétifs de l’OTAN, le quartier général de l’ASL étant même installé sur la base aérienne de l’OTAN à Incirlik. Les islamistes les plus durs ont formé leurs propres organisations ou ont rejoint al-Qaida. Ils sont sous le contrôle du Qatar ou de la branche sudeiri de la famille royale saoudienne [7]. De facto, ils sont rattachés à la CIA.

Cette constitution progressive, qui part de paysans pauvres pour se terminer avec un afflux de mercenaires, est identique à ce que l’on a connu au Nicaragua lorsque la CIA organisa les Contras pour renverser les sandinistes, ou que l’on avait connu à Cuba lorsque la CIA organisa le débarquement de la Baie des cochons pour renverser les castristes. Précisément, c’est de ce modèle que les groupes armés syriens se revendiquent aujourd’hui : en mai 2012, les Contras cubains ont organisé à Miami des séminaires de formation à la guérilla contre-révolutionnaire pour leurs homologues syriens [8].

Les méthodes de la CIA sont partout les mêmes. Ainsi les Contras syriens ont concentré leur action militaire d’une part sur la création de bases fixes (mais aucune n’a tenu, même pas l’Émirat islamique de Baba Amr), puis sur le sabotage de l’économie (destruction des infrastructures et incendie des grandes usines), enfin sur le terrorisme (déraillement de trains de passagers, attentats à la voiture piégée dans des sites fréquentés, assassinat de leaders religieux, politiques et militaires).

Par conséquent, la partie de la population syrienne qui pouvait avoir de la sympathie pour les groupes armés au début des événements, pensant qu’ils représentaient une alternative au régime actuel, s’en sont progressivement désolidarisés.

Sans surprise, la bataille de Damas a consisté à faire converger vers la capitale les 7 000 combattants dispersés dans le pays et des armées de mercenaires en attente dans les pays limitrophes. Des dizaines de milliers de Contras ont tenté de pénétré le pays. Ils se sont déplacés simultanément en nombreuses colonnes de pick-up, préférant traverser les déserts que prendre les autoroutes. Une partie d’entre eux a été stoppée par des bombardements aériens et a du rebrousser chemin. D’autres après s’être emparés de postes-frontière sont parvenus à la capitale.Il n’y ont pas trouvé le soutien populaire escompté. Au contraire, ce sont les habitants qui ont guidé les soldats de l’Armée nationale pour les identifier et les déloger. Au final, ils ont été contraints de battre en retraite et ont annoncé qu’à défaut de prendre Damas, ils prendraient Alep. Au demeurant, cela montre qu’ils ne sont ni des Damascènes en révolte, ni des Alepains, mais des combattants itinérants.


Infiltration de Contras via le désert près de Dera

L’impopularité des groupes armés doit être comparée avec la popularité de l’Armée régulière et des milices d’auto-défense. L’Armée nationale syrienne est une armée de conscription, c’est donc une armée populaire, et il est impensable qu’elle puisse servir à une répression politique. Depuis peu, le gouvernement a autorisé la constitution de milices de quartiers. Il a distribué des armes aux citoyens qui se sont engagés à consacrer chaque jour 2h de leur temps pour défendre leur quartier, sous encadrement militaire.

Des vessies pour des lanternes

En son temps, le président Reagan rencontra quelques difficultés pour présenter ses Contras comme des « révolutionnaires ». Il créa pour cela une structure de propagande, le Bureau de la diplomatie publique, dont il confia la direction à Otto Reich [9]. Celui-ci corrompit des journalistes dans la plupart des grands médias US et ouest-européens pour intoxiquer le public. Il lança entre autres une rumeur selon laquelle les sandinistes disposaient d’armes chimiques et risquaient de les utiliser contre leur propre peuple. Aujourd’hui la propagande est dirigée depuis la Maison-Blanche par le conseiller de sécurité nationale adjoint chargé des communications stratégiques, Ben Rhodes. Il applique les bonnes vieilles méthodes et a ressorti contre le président el-Assad la rumeur des armes chimiques.

En collaboration avec le MI6 britannique, Rhodes a réussi a imposer comme principale source d’information des agences de presse occidentales une structure fantôme : l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Les médias n’ont jamais questionné la crédibilité de cette signature, alors même que ses affirmations ont été démenties par les observateurs de la Ligue arabe et par ceux des Nations Unies. Mieux, cette structure fantôme, qui n’a ni locaux, ni personnel, ni expertise, est également devenue la source d’information des chancelleries européennes depuis que la Maison-Blanche les a convaincues de retirer leur personnel diplomatique de Syrie.


En attendant le direct, le correspondant d’Al-Jazeera Khaled Abou Saleh téléphone à sa rédaction. Il prétend que Baba Amr est bombardé et organise les bruitages. M. Abou Saleh était invité d’honneur de François Hollande à la 3e Conférence des Amis de la Syrie.

Ben Rhodes a également organisé des spectacles pour journalistes en mal d’émotions. Deux tours operators ont été mis sur pied, l’un au cabinet du Premier ministre turc Erdogan et le second au cabinet de l’ex-Premier ministre libanais Fouad Siniora. Les journalistes qui le souhaitaient étaient invités à entrer illégalement avec des passeurs en Syrie. On offrait durant des mois un voyage depuis la frontière turque dans un village témoin situé en montagne. On pouvait y réaliser des séances photos avec des « révolutionnaires » et « partager le quotidien des combattants ». Puis, pour les plus sportifs, on pouvait depuis la frontière libanaise aller visiter l’Émirat islamique de Baba Amr.

Fort étrangement, nombre de journalistes ont observé eux-mêmes d’énormes falsifications, mais ils n’en ont tiré aucune conclusion. Ainsi, un célèbre reporter-photographe a filmé les « révolutionnaires » de Baba Amr brûler des pneus pour dégager de la fumée noire et faire accroire à un bombardement du quartier. Il a diffusé ces images sur Channel4 [10], mais a continué à affirmer qu’il avait été témoin du bombardement de Baba Amr relaté par l’Observatoire syrien des Droits de l’homme.

Ou encore, le New York Times a relevé que des photos et vidéos transmises par le service de presse de l’Armée syrienne libre et montrant de valeureux combattants étaient des mises en scène [11]. Les armes de guerre étaient en réalité des répliques, des jouets pour enfants. Le quotidien a néanmoins continué à croire en l’existence d’une armée de déserteurs de près de 100 000 hommes.

Lecture d’une déclaration de l’Armée syrienne libre. Les fiers « déserteurs » sont des figurants qui portent des armes factices.

Selon un schéma classique, les journalistes préfèrent mentir que reconnaître qu’ils se sont fait manipuler. Une fois bernés, ils participent donc consciemment au développement du mensonge qu’ils ont découvert. Reste à savoir si vous, lecteurs de cet article, préférerez aussi fermer les yeux ou si vous déciderez de soutenir le peuple syrien contre l’agression des Contras.

Thierry Meyssan
[
1] La place Tahrir n’est pas la plus vaste du Caire.

Elle a été choisie pour des raisons de marketing, le mot Tahrir se traduisant dans les langues européennes par Liberté. Ce symbole n’a évidemment pas été choisi par les Égyptiens, car il existe plusieurs mots en arabe pour désigner la Liberté. Or, Tahrir indique la Liberté que l’on reçoit, pas celle que l’on acquiert.

[2] La presse occidentale a pris l’habitude d’orthographier le nom de M. Syda en ajoutant un « a », en « Sayda », de manière à éviter la confusion avec la maladie du même nom. Ndlr

[3] Le terme « préméditation » s’emploie normalement en droit criminel. En matière politique, le terme adéquat est « complot », mais l’auteur s’est abstenu de l’utiliser car il suscite une réaction hystérique de la part de ceux qui s’appliquent à faire croire que la politique occidentale est transparente et démocratique. Ndlr

[4] « Washington a rédigé une nouvelle constitution pour la Syrie », Réseau Voltaire, 21 juillet 2012.

[5] « Les « Amis de la Syrie » se partagent l’économie syrienne avant de l’avoir conquise », par GermanForeign Policy, traduction Horizons et débats, Réseau Voltaire, 14 juin 2012.

[6] « L’Armée syrienne libre est commandée par le gouverneur militaire de Tripoli », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 décembre 2011.

[7] Pour plus de détails, lire « La Contre-révolution au Proche-Orient », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda/Réseau Voltaire, 11 mai 2011.

[8] « L’opposition syrienne prend ses quartiers d’été à Miami », par Agence Cubaine de Nouvelles, Jean Guy Allard, Réseau Voltaire, 25 mai 2012.

[9] « Otto Reich et la contre-révolution », par Arthur Lepic, Paul Labarique, Réseau Voltaire, 14 mai 2004.

[10] « Syria’s video journalists battle to telle the ’truth’ », Channel4, 27 mars 2011.

[11] “Syrian Liberators, Bearing Toy Guns”, par C. J. Chivers, The New York Times, 14juin 2012.

  

Mensonges, morts et désolations (Agoravox)

On me demande souvent pourquoi je ne crois pas en la propagande occidentale sur la Syrie et plus précisément sur le régime de Bashar Al Assad. Je tiens à préciser que je ne connais pas la Syrie, je n’y suis jamais allé, je n’y ai pas d’amis. Ce que j’ai entendu ici et là sur Bashar Al Assad ne me pousse pas à admirer cet homme comme je peux être enthousiasmé pour certaines raisons par Hugo Chavez, Kadhafi ou Fidel Castro. Cependant je n’ai pas d’antipathie particulière pour lui non plus étant donné qu’il ne s’est jamais mêlé de mes affaires contrairement à certains que vous reconnaîtrez aisément. J’ai passé l’âge de croire au père Noël et aux contes de fée, comme j’ai passé l’âge de croire tout ce que l’on me dit peu importe la personne qui le dit. J’avoue que je ne me serais pas intéressé au cas syrien n’eût été le tapage médiatique sur ce pays qui à ma connaissance ne représente et n’a jamais représenté une menace pour la paix mondiale. Mais nous avons brusquement l’impression que l’avenir du monde se joue en Syrie et je me dis que c’est possible notamment eu égard à la voracité de l’élite étasunienne. Si les médias et politiciens occidentaux s’acharnent autant sur ce pays comme ils ont pu le faire sur l’Iraq, la Lybie etc… C’est probablement que quelque chose de fort se joue là. Dans ce texte donc je vais faire part de mes observations, de mon analyse et de mes conclusions.
 

Je ne suis pas un idéaliste et je n’ai pas tendance à réagir de manière émotionnelle. Cependant je ne peux cacher une certaine aversion pour l’élite tant médiatique que politique des états occidentaux notamment à cause de son indécente hypocrisie. Je me rappelle que ce sont les dirigeants étasuniens qui ont utilisé des armes comme l’agent orange, l’uranium appauvri ou les bombes atomiques sans compter le phosphore blanc et autres joyeusetés du genre. Alors quand on a été capables de commettre de pareilles abominations on essaie de faire profil bas. Mais nous savons que cette élite a tendance à diaboliser un pays qu’elle veut détruire pour des raisons éminemment géopolitiques (http://www.youtube.com/watch?v=cVnb...) dire le contraire c’est vouloir nous prendre pour des neuneus. Il faut diaboliser un régime pour rendre acceptable sa destruction à l’opinion publique. Celle-ci étant parfois sans mémoire cela s’avère quelques fois aisé. Ainsi selon la propagande, l’Afghanistan était dirigé par des barbus rétrogrades, terroristes de leur état (les talibans) qu’il fallait occire. L’Iraq était dirigé par un fou capable d’exterminer une partie de sa population et possédant des armes de destruction massive donc étant de facto une menace pour le « monde libre ». Le leader libyen était un illuminé, fantasque qui menaçait de faire couler des rivières de sang dans son pays pour contrer la « révolution printanière » qui balayait son pays comme elle avait balayé d’autres pays arabes nous avait-on dit. Les étasuniens et autres atlantistes sont intervenus dans ces pays et je pense qu’il serait bon de demander à leurs populations si la vie y est meilleure, notamment aux enfants de Falloujah. Voyait-on des attentats terroristes en Iraq au temps de Saddam ? Démocratie et liberté ? De jolis dogmes, mais comme bien d’autres ils mènent souvent au désastre et à la dévastation de contrées entières. Après l’Iraq, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie est aujourd’hui dans l’œil du cyclone. On traite son président de fou sanguinaire qui veut exterminer son peuple parce que celui-ci veut sa « révolution printanière ». Cette description bonne pour des bisounours fait penser à celle qui fut faite de Kadhafi avant la dévastation de son pays et son élimination. Il aurait des armes de destruction massive qu’il compte utiliser comme Saddam. Certains pourront dire que l’état syrien a menacé de s’en servir en cas d’invasion extérieure (http://www.infosyrie.fr/actualite/a...) ! A mon avis c’est avant tout de la communication de guerre et je ne crois pas plus la propagande d’Assad que celle des occidentaux. On décrit Assad comme le diable. Je ne crois pas avoir entendu ces mêmes politiciens hypocrites décrire l’élite américaine malgré toutes les atrocités en Iraq comme étant diabolique. Bien au contraire on cherchait à justifier ses dérives pourtant abominables. Alors la propagande c’est amusant mais je pense qu’il faut être sérieux un temps soit peu. Je ne connais pas exactement la situation en Syrie et je me dis qu’il est fort probable que de nombreux syriens veuillent le départ d’Assad du pouvoir. Mais il en est de même dans d’autres pays où une partie de la population se débarrasserait bien de ses dirigeants. Alors Assad massacre-t-il son peuple ? J’ai du mal à le croire surtout quand ce sont des hypocrites finis qui l’affirment. Assad doit-il partir ? Je suis de ceux qui pensent que c’est au peuple syrien d’en décider et à personne d’autre. Si l’on impose un nouveau président ce pays pourrait de mon point de vue sombrer dans le chaos. Car il semble évident que l’élite occidentale voudra placer dans ce pays stratégique un président qui leur sied.

L’élite occidentale plus précisément étasunienne il faut le dire semble percevoir le monde comme un échiquier géant et d’ailleurs ZbigniewBrzezinski n’a intitulé son ouvrage « le grand échiquier » (http://www.lalettrevolee.net/articl...) pour rien. Le but des dirigeants étasuniens semble d’assurer l’hégémonie de leur pays déclinant sur le monde. Cela passe par le contrôle des ressources énergétiques et le confinement des états comme la Russie, la Chine ou l’Inde qui sont des superpuissances de demain. Il semble évident que cela peut provoquer des frictions et causer des guerres. Tout ceci est parfaitement résumé dans le rapport « reconstruire les défenses de l’Amérique » (http://www.reopen911.info/uploads/d...) du think tank PNAC (http://lemirador.over-blog.fr/artic...). D’ailleurs si l’on s’en tient aux dires du général Wesley Clark (http://www.youtube.com/watch?v=e8ya...) plusieurs pays étaient ciblés par cette élite notamment l’Iraq, la Libye, l’Iran et la Syrie. On sait aussi qu’une propagande odieuse est en marche contre le régime des mollahs en Iran. Encore une fois je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’aimer ou non ces régimes mais de voir les conséquences de ingérences malsaines des étasuniens et affiliés. Ingérences qui nous le savons à moins d’être des abrutis ne se font que dans l’intérêt de cette élite. Je ne crois pas que les jeunes soldats étasuniens qui vont crever ou devenir infirmes sur les champs de bataille aient quelque chose à gagner, ni leurs familles ou l’étasunien moyen non plus. Pour se faire cette élite utilise des alliés de circonstances qu’elle combattra ou cherchera à détruire le moment venu. Nous avons vu Saddam, Moubarak, Ben Ali, Mobutu ou tant d’autres. Il n’y a donc rien de nouveau au soleil. Tous ces dirigeants sont des pions rien de plus si certains d’entre eux ont cru le contraire ils auront tout le loisir dans l’autre monde s’il existe de méditer sur leurs erreurs et leur naïveté. Aujourd’hui des états comme l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie voient leurs dirigeants servir de faire-valoir à la « toute puissance » atlantiste. Mais un chien ne change jamais sa manière de s’asseoir et en temps voulu, ils seront sans aucun doute « récompensés » comme il se doit.

Pour conclure je dirais qu’il est nécessaire pour le commun des mortels d’arrêter d’avoir une vision simpliste des évènements. Aussi pourri que puisse être le régime Assad il ne représente par exemple aucune menace pour les pays occidentaux. Alors il faudrait que les peuples demandent à leurs dirigeants le pourquoi de cette nouvelle aventure et le pourquoi de cette diabolisation insensée. Assad était pour beaucoup d’entre nous un parfait inconnu et dans un monde rationnel il aurait du le rester. Je crois qu’en toute chose il faut savoir raison gardée. J’étais en Côte d’Ivoire durant la guerre récente qu’il y a eu et je mentirais si je disais que je savais tout ce qui s’est passé et le nombre de morts qu’il y a eu. Les deux camps y ont à ma connaissance et selon les témoignages que j’ai pur recouper. Pour dire que même quand vous êtes dans un pays qui subit une attaque il est difficile de savoir où est la vérité. Mes pensées vont au peuple syrien qui subit cette guerre diabolique.

source : http://www.agoravox.fr

 

 



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