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17/04/2010

n° 4 - Journal du Yémen - 15-04- Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

n° 4  -  Journal du Yémen - 15-04- Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.


Dossier du Yémen

  n° 4                                                   15-04-2010

        C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

 1 Politique

a) Yemen

b Les

c Usa 

2 Brèves

2-1 Les USA mettent en garde contre des attaques d'al-Qaïda au large du Yémen.

3  Dossier

3-1 Washington donne son feu vert à l'élimination de Anwar al-Aulaqi.

3-2 Nicolas Marmié : Washington veut la tête de l'américain Anwar al-Awlaki­

3-3 Mise en garde contre une élimination de Aulaqi.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 "Les Amis du Yémen": les donateurs appelés à honorer leurs engagements.

4-2 Les Houthis peut-être tentés par le modèle du Hezbollah libanais.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Evaresis : Urbicide, sociocide, mnémocide: Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

5-2 Philip Giralda : L'état voyou & sans scrupules.

6 Annexe

6-1 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

6 Pièce jointe

André Tosel : "L'inhumaine humanité de la guerre"

 



1 Politique

a) Yemen

Ali Abdallah Saleh

11-02

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé  le cessez-le-feu et le chef de la résistance Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.

http://www.romandie.com/ats/news/100212124130.s8m770bk.asp


2a-1 Sur le terrain

La guerre est terminée"

La guerre contre les rebelles dans le nord du Yémen est "terminée", a affirmé le président Ali Abdallah Saleh, dans une interview à la télévision Al-Arabiya qui sera diffusée ce soir.
Dans des extraits de cette interview mis en ligne sur le site internet Alarabiya.net, le chef de l'Etat yéménite déclare que la mise en œuvre actuelle du cessez-le-feu entre rebelles et gouvernement est "le signe que la guerre a pris fin et qu'il ne s'agit pas d'une trêve passagère".
Les deux parties s'emploient depuis ls 12 févier à consolider la trêve qui a mis fin à six mois de combats dans le nord, dans ce qui est appelé "la sixième guerre" depuis le début des hostilités en 2004.

Ce conflit a fait depuis 2004 plusieurs milliers de morts et plus de 250.000 déplacés.

AFP
19/03

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/19/97001-20100319FILWWW00484-yemen-la-guerre-est-terminee.php


2a-3 Les grandes manœuvres

Des sympathisants de la rébellion  jugés pour espionnage au profit de l'Iran.(...)

Quatre sympathisants de la rébellion du nord du Yémen ont été traduits en justice lundi pour espionnage au profit de l'Iran, une accusation qui leur fait encourir la peine capitale réclamée par les procureurs.

Arrêtés l'été dernier, les quatre hommes sont accusés d'avoir transmis à l'Iran des photographies d'installations de l'armée et de la sécurité ainsi que de ports et d'îles du pays sur une période s'étalant de 1994 à 2009.
Le président Ali Abdallah Saleh a décrété le mois dernier définitivement finie la guerre contre les insurgés du nord du Yémen qui durait avec plus ou moins de violence depuis 2004.

Mais les trêves dans ce conflit sont rarement durables.

SANAA, 12 avril

(Reuters)



b) Les Houthis

2a-1 Les grandes manœuvres

Nasser al-Aulaqi propose un marché à Washington.

Le père d’Anwar al-Aulaqi, que les Etats-Unis cherchent à éliminer pour ses liens présumés avec Al-Qaïda, a proposé à Washington de cesser de traquer son fils affirmant qu'en échange celui-ci cesserait ses déclarations anti-américaines.

"Que Washington cesse de traquer mon fils pour le capturer ou le tuer, et Anwar cessera de faire des déclarations ou des discours anti-américains", a affirmé Nasser al-Aulaqui dans des propos rapportés lundi par la chaîne de télévision satellitaire Al-Jazira.

Nasser al-Aulaqi est un ancien ministre yéménite de l'Agriculture et ancien recteur de l'université de Sanaa.

L'influente tribu des Al-Awaliq, à laquelle appartient la famille de l'imam, avait réagi en affirmant qu'elle "ne demeurerait pas les bras croisés si l'on touche à un cheveu de cheikh Anwar al-Aulaqi".

Cette tribu, fortement armée et basée dans les provinces de Chabwa et d'Abyan (est) où se cacherait Anwar al-Aulaqi, a "mis en garde quiconque contre toute coopération avec les Américains" pour la capture ou la liquidation de l'imam.

Pour sa part, le vice-Premier ministre aux Affaires de la Défense et de la sécurité, Rached Mohammed al-Alimi, a affirmé que les autorités recherchaient l'imam.

"Aulaqi figure parmi les personnes recherchées par les forces de sécurité. Il est pourchassé pour être arrêté", a affirmé le ministre dans des déclarations mises en ligne sur le site gouvernemental 26sep.net.

"Si le Yémen reçoit des preuves sur la culpabilité d'Aulaqi, l'Etat agira conformément à la Constitution et aux lois yéménites", a ajouté M. Alimi, laissant entendre que Sanaa était réticent à une possible liquidation d'Aulaqi par les Américains au Yémen.

"L'Etat ira chercher les personnes recherchées là où elles se cachent pour les présenter à la justice", a ajouté M. Alimi, en minimisant la capacité des tribus, pourtant très influentes au Yémen, à soustraire des suspects à la justice.

L'imam, soupçonné d'être lié à l'Al-Qaïda(…)  dans la péninsule arabique (Aqpa), a acquis une certaine notoriété pour avoir entretenu une correspondance par courriels avec le commandant américain Nidal Hassan qui a tiré en novembre 2009 sur des soldats à Fort Hood (Texas), faisant 13 morts. Il avait ensuite dit approuver cette attaque.

Il avait par ailleurs affirmé en février dans une interview à Al-Jazira que le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab, accusé d'avoir tenté de faire exploser le vol Amsterdam-Detroit le 25 décembre, était son "disciple", mais qu'il n'avait pas lancé de fatwa (avis religieux) lui demandant de commettre cet attentat.

Il avait appelé le mois dernier dans un message audio les musulmans américains à se rebeller contre leur gouvernement.

SANAA,

12 avr 2010

(AFP) -

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100412080922.sipag22s.htm



c) Usa  (le parrain)

Les grandes manœuvres

10-04

Un responsable ‘antiterroriste’ américain avait confirmé à l'AFP des informations selon lesquelles l'administration Obama avait donné son feu vert à l'élimination de l'imam Aulaqi, un ressortissant des Etats-Unis installé au Yémen.

Afp



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

2-1 Les USA mettent en garde contre des attaques d'al-Qaïda au large du Yémen.

NB : Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Les Etats-Unis craignent un risque d'attentats du réseau al-Qaïda visant des navires au large du Yémen, autour du détroit contrôlant l'entrée méridionale de la mer Rouge, selon une mise en garde de la Marine militaire américaine.
 "Des renseignements laissent penser qu'al-Qaïda continue de préparer des attaques en mer le long des côtes du Yémen dans le détroit de Bab el-Mandeb, en mer Rouge et dans le golfe d'Aden", indique cette note émanant de la Direction du renseignement de l'US Navy.
Rien ne permet de dire quand et où le réseau d'Oussama ben Laden compte frapper, mais "les risques que des bateaux soient pris pour cible sont maximaux dans les zones où les manœuvres sont peu faciles", ajoute le texte.
Dans un message audio publié début février sur un site internet, la branche d'Al-Qaïda au Yémen(..)  avait annoncé son intention de s'emparer du Bab el-Mandeb ("la porte des Lamentations").

22/03  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=130472&language=fr



3  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Washington donne son feu vert à l'élimination de Anwar al-Aulaqi.

Le gouvernement américain a donné son feu vert à l'élimination de l'imam Anwar al-Aulaqi, un ressortissant des Etats-Unis installé au Yémen et soupçonné d'activités terroristes, a déclaré mercredi à l'AFP un responsable anti-terroriste américain.

"Le gouvernement américain commettrait une erreur s'il ne traquait pas des menaces terroristes comme al-Aulaqi", a affirmé ce responsable sous couvert de l'anonymat, confirmant ainsi des informations du New York Times.

"Cela ne devrait surprendre personne, surtout pas Anwar al-Aulaqi lui-même, d'être une cible américaine. Oui, c'est un citoyen américain, mais les Américains qui collaborent avec l'ennemi ne jouissent pas de protection spéciale", a-t-il déclaré.

Selon le quotidien new-yorkais, cette autorisation, exceptionnelle dans le cas d'un citoyen américain, a été donnée cette année quand l'administration du président Barack Obama s'est convaincue que l'imam ne se contente plus de soutenir le terrorisme mais y participe directement.

En février, le directeur du renseignement américain, Dennis Blair, a confirmé lors d'une audition parlementaire que les services d'espionnage étaient autorisés à tuer des citoyens américains s'ils représentaient une menace directe pour les Etas-Unis.

L'imam, né dans l'Etat du Nouveau Mexique, a acquis une certaine notoriété pour avoir entretenu une correspondance par courriels avec le commandant américain Nidal Hassan accusé d'avoir tiré en novembre 2009 sur des soldats à la base de Fort Hood (Texas), faisant 13 morts.

Il avait ensuite dit approuver cette attaque.

Il a également été mis en cause dans l'attentat raté commis par le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab dans un avion américain le 25 décembre 2009 juste avant son atterrissage à Detroit (nord des Etats-Unis).

"La menace que fait peser Aulaqi sur notre pays ne se limite plus à des mots. Il est désormais impliqué dans des préparatifs" d'attentat, a déclaré un haut responsable américain au New York Times, sous couvert de l'anonymat.

"Les Etats-Unis s'efforcent, comme les Américains s'y attendent, d'éliminer les menaces à leur sécurité et cet individu en est devenu une de par ses propres actes", a ajouté la même source.

Washington considère que le droit international permet d'éliminer des individus ou des groupes qui posent une menace imminente.

Les Etats-Unis ont également dévoilé récemment la base juridique qui couvre, selon eux, les frappes de drones --avions sans pilotes-- qu'ils mènent contre Al-Qaïda et les talibans, en se prévalant du droit à "l'auto-défense", inscrit dans le droit international.

Ces offensives se sont multipliées ces derniers mois tant au Pakistan qu'en Somalie ou sur d'autres "points chauds" où l'armée américaine s'attaque aux militants extrémistes, mais dont l'administration du président Barack Obama refuse de dévoiler les détails.

Dépêche (texte)

07/04/2010 

AFP

http://www.france24.com/fr/20100407-etats-unis-autorisent-elimination-iman-americain-yemen-anwar-aulaqi-terrorisme


3-2 Nicolas Marmié : Washington veut la tête de l'américain Anwar al-Awlaki­

Pour la première fois, un citoyen américain est placé par Washington sur la liste noire des islamistes radicaux. A ce titre, Anwar al-Awlaki­, d'origine yémenite, est susceptible d'être éliminé physiquement par tous les moyens.

« Il doit se douter qu’on ne va pas le chercher pour lui offrir des fleurs », avertit un responsable américain de la lutte antiterroriste. L’imam Anwar al-Awlaki­ ne peut l’ignorer: ce citoyen américain, né en 1971 dans l’État du Nouveau-Mexique, est désormais officiellement sur la liste noire des islamistes radicaux susceptibles d’être éliminés physiquement au nom de la « sécurité nationale ».

Aujourd’hui localisé au Yémen, Awlaki a grandi aux États-Unis. Ingénieur de formation, il a été imam à la mosquée de San Diego (Californie) avant de s’enfuir en 2002 au Royaume-Uni, puis au Yémen, son pays d’origine. Selon le New York Times, son nom serait lié à une douzaine d’attentats (ou tentatives), aux États-Unis, au Canada et au Royaume-­Uni. Y compris à ceux du 11 Septembre… Il passe d’ailleurs aujourd’hui pour l’un des principaux donneurs d’ordres d’Al-Qaïda.

Ses prêches virulents connaissent une large audience chez les musulmans anglophones, à qui il enseigne les règles du djihad et en donne le mode d’emploi. Par l’intermédiaire de son site internet, Awlaki a salué « l’héroïsme » de Nidal Hasan, cet officier américain de confession musulmane qui a tué treize de ses collègues sur la base de Fort Hood, au Texas, en novembre 2009. Et a publiquement affirmé qu’Omar Farouk Abdulmutallab, le jeune Nigérian auteur de l’attentat manqué contre le vol ­Amsterdam-Detroit, qui a failli coûter la vie à 290 passagers en décembre, était son « disciple ».

Exécution extrajudiciaire

Autant dire qu’il est dans la ligne de mire de Washington, qui fournit une aide militaire importante (près de 70 millions de dollars en 2009) au Yémen, devenu, avec la Somalie voisine, l’une des bases stratégiques d’Al-Qaïda. Les forces gouvernementales yéménites, appuyées par des commandos américains, auraient déjà, à deux reprises, livré des assauts pour mettre la main sur le prédicateur djihadiste. L’utilisation de drones est également envisagée pour le localiser et le supprimer.

Reste la question de sa nationalité. C’est en effet la première fois qu’un citoyen américain est, au moins publiquement, désigné comme cible d’une exécution extrajudiciaire. « Nous avons une autorisation spéciale du Conseil de sécurité nationale », répond laconiquement Dennis Blair, le patron du DNI, les services de renseignements intérieurs. Considéré comme un « ennemi de la nation », Awlaki peut oublier son passeport américain. S’il ne l’a pas déjà brûlé…

Nicolas Marmié

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2570p014.xml1/


3-3 Mise en garde contre une élimination de Aulaqi.

La tribu Al-Awaliq a mis en garde ceux qui coopéreraient à l'élimination de l'imam Anwar al-Aulaqi, autorisée par l'administration Barack Obama, dans un communiqué obtenu samedi par l'AFP.

Dans ce communiqué publié au terme d'une réunion de ses dignitaires et notables, la puissante tribu Al-Awaliq avertit qu'elle "ne restera pas les bras croisés si l'on touche à un cheveu de cheikh Anwar al-Aulaqi".

"Le gouvernement américain commettrait une erreur s'il ne traquait pas des menaces terroristes comme al-Aulaqi", a affirmé ce responsable sous couvert de l'anonymat.

S'élevant contre ce "comportement maladroit" de Washington, la tribu Al-Awaliq, fortement armée et basée dans les provinces de Chabwa et d'Abyan (est) où se cacherait Anwar al-Aulaqi, "met en garde quiconque contre toute coopération avec les Américains" pour la capture ou la liquidation de l'imam.

"Celui qui prend le risque de dénoncer notre fils, sera la cible des armes d'Al-Awaliq", conclut le communiqué.

En février, le directeur du renseignement américain, Dennis Blair, a confirmé lors d'une audition parlementaire que les services d'espionnage étaient autorisés à tuer des citoyens américains s'ils représentaient une menace directe pour les Etats-Unis.

L'imam, né dans l'Etat du Nouveau Mexique, a acquis une certaine notoriété pour avoir entretenu une correspondance par courriels avec le commandant américain Nidal Hassan accusé d'avoir tiré en novembre 2009 sur des soldats à la base de Fort Hood (Texas), faisant 13 morts. Il avait ensuite dit approuver cette attaque.

Il a également été mis en cause dans l'attentat raté commis par le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab dans un avion américain le 25 décembre 2009 juste avant son atterrissage à Detroit (nord des Etats-Unis).

SANAA,

10 avr 2010

(AFP) –

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100410074805.ah7ccw0b.htm



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 "Les Amis du Yémen": les donateurs appelés à honorer leurs engagements.

Le vice-ministre yéménite du Plan, Hicham Charaf Abdallah, a exhorté lundi les donateurs à honorer leurs engagements financiers pris il y a près de quatre ans pour aider son pays, confronté à la pauvreté et à la menace d'Al-Qaïda.

"Le besoin se fait de plus en plus pressant pour la mobilisation des ressources" financières promises en 2006 à Londres pour "réduire la pauvreté et le chômage" au Yémen, a déclaré M. Abdallah au début d'une réunion des "Amis du Yémen", un forum des donateurs à ce pays pauvre de la péninsule arabique.

"Le gouvernement a entrepris des réformes (...), mais le chemin est encore long (...) pour relever les défis qui entravent l'œuvre de développement et sapent les fondements de la sécurité et de la stabilité", a-t-il ajouté.

Il s'adressait aux représentants d'une vingtaine de pays arabes et occidentaux, réunis pendant deux jours à Abou Dhabi.

"Les Amis du Yémen" est un forum créé lors d'une conférence internationale fin janvier à Londres avec l'idée de soutenir le Yémen face aux menaces d'Al-Qaïda, qui avait revendiqué la tentative d'attentat de Noël contre un avion de ligne américain entre Amsterdam et Detroit.

Fin février, une réunion des donateurs avait discuté à Ryad des moyens de débloquer le reste d'une aide de 5,7 milliards de dollars promise en 2006 à Londres, dont 2,5 milliards de dollars à la charge des monarchies pétrolières du Conseil de coopération du Golfe (CCG), voisins du Yémen.

"Jusqu'en 2009, le CCG a honoré 15% de ses engagements, et nous espérons porter ce taux à 30% cette année", a déclaré aux journalistes M. Abdallah, indiquant que les donateurs occidentaux continuaient à s'acquitter de leurs quotes-parts à travers des programmes annuels de coopération bilatérale.

M. Abdallah devait présenter aux participants les projets prévus dans le plan quinquennal de développement du Yémen pour 2011/2015, dont le financement nécessite quelque 44 milliards de dollars.

Sanaa espère juguler le chômage qui touche 34% des jeunes dans un pays où 68% des habitants ont moins de 24 ans, et réduire la pauvreté qui frappe 40% de la population alors que les revenus pétroliers (70% des revenus de l'Etat), sont en baisse constante, a-t-il indiqué.

Le ministre adjoint émirati des Affaires étrangères, Khaled Ghanem Al-Ghaïth, a assuré Sanaa du soutien des donateurs, soulignant toutefois que la sécurité devait être améliorée. Le Yémen est confronté à un regain d'activités d'Al-Qaïda, à un mouvement séparatiste dans le sud et aux conséquences de la rébellion dans le nord.

Avant la réunion, Human Rights Watch (HRW) a exhorté les donateurs à lier leur aide au Yémen à la bonne gouvernance et au respect de la loi.

Les donateurs veulent s'assurer que leur aide soit bien utilisée dans un pays rongé par une corruption dénoncée par l'opposition et des ONG.

A cette fin, les "Amis du Yémen" prévoient une série de réunions techniques, avec une conférence ministérielle en mai à Ryad, puis une autre en septembre à New York, selon des responsables yéménites.

AFP

29 mars

http://www.romandie.com/ats/news/100329114154.3xrseba5.asp


4-2 Les Houthis peut-être tentés par le modèle du Hezbollah libanais.

Ndlr : La publication de l' article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vuze des auteurs mais doit être vu comme information.

Les insurgés du nord du Yémen pourraient être tentés de marcher sur les traces du Hezbollah libanais, selon des analystes à Sanaa qui s'interrogent sur les objectifs véritables des combattants zaïdites en lutte depuis 2004 contre le pouvoir central.

Farès al-Sakkaf, qui dirige le Centre des études de l'avenir, un organisme indépendant, évoque la perspective d'une formation politique flanquée d'une aile militaire avec un noyau d'administration locale. "Les Houthis n'annoncent pas leurs intentions réelles. Ils disent que l'Etat les empêche de pratiquer leur foi, et que c'est pour se défendre qu'ils ont pris les armes", déclare cet analyste à l'AFP.
"Mais après six campagnes de combats avec l'armée depuis 2004, je pense qu'ils cherchent à avoir un parti politique avec une aile militaire qui pourrait trouver sa place sur la scène politique", comme le Hezbollah au Liban, dit-il."Le réveil" des chiites au Yémen ressemble à celui des chiites du Liban même si "les Houthis ne sont pas une création de l'Iran", souligne M.Sakkaf.
Le zaïdisme, branche du chiisme, a commencé, selon lui, à se politiser lorsque le premier chef de la rébellion, Hussein al-Houthi, a lancé "une réinterprétation des textes religieux de sa communauté pour leur donner un contenu revendicatif". "Ses petits fascicules, largement diffusés, ont dessiné un projet politique" articulé autour de la défense de l'identité zaïdite et de l'hostilité à l'Occident, explique M. Sakkaf.

Allié du pouvoir pendant la période d'ouverture démocratique des années 1990, Hussein al-Houthi a commencé à déranger par son activisme croissant, et c'est une opération pour arrêter cet ancien député qui a déclenché la rébellion en 2004.
Cet activisme, le fait d'un groupe appelé "les jeunes croyants", une aile dure créée par Hussein al Houthi au sein du parti zaïdite modéré Al-Haq, s'est manifesté par un accueil houleux réservé au président Ali Abdallah Saleh lors d'une visite dans le nord en 2003. Il a culminé avec une manifestation monstre et violente dirigée contre l'ambassade américaine à Sanaa en protestation contre l'invasion de l'Irak la même année.

Sur le terrain, les insurges dégradent, selon de nombreux récits, tous les symboles l'Etat mais tentent aussi de créer le noyau d'une administration locale avec des juges, une collecte de l'impôt et la protection des civils zaïdites.
Mohammed al-Dhahiri, professeur de sciences politiques à l'université de Sanaa, ne croit pas toutefois à une ressemblance entre les Houthis et le Hezbollah. "Ils sont différents idéologiquement", estime-t-il pour l'AFP, notamment parce que les Houthis ne vénèrent que cinq imams et que les chiites libanais en révèrent douze. "La géostratégie n'est pas la même", poursuit-il, expliquant que les Houthis peuvent difficilement justifier leur combat par la "résistance à Israël"."

On surestime la force des Houthis là où il faut parler de la faiblesse de l'Etat", dont les projets de développement ont été freinés par les rivalités entre tribus puissantes, faisant le lit de la rébellion, selon cet analyste.
Pour Mohammed Yahia al-Sabri, un dirigeant de l'opposition, "il n'est pas exclu que les Houthis cherchent à contrôler une partie du territoire pour pouvoir négocier une portion du pouvoir".

"Le pays chiite yéménite, négligé et où l'Etat est peu présent, ressemble en effet à la zone chiite libanaise, mais personne ne peut dire avec certitude que les Houthis ont les capacités du Hezbollah et son organisation à moins que quelqu'un veuille qu'il les ait", déclare-t-il, en allusion à l'Iran.

AFP –



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Evaresis : Urbicide, sociocide, mnémocide: Les dernières trouvailles de l'Occident assassin.

 Les dernières inventions de l'Occident pour mieux détruire

 L'imagination de l'homme ne connaît aucune limite pour détruire.  
 On nous parle tous les jours de la Shoah (passée) des Juifs, en oubliant d'ailleurs les Tsiganes et les autres victimes de la barbarie des camps de la honte.

Et on se tait scandaleusement sur les "Shoah" d'aujourd'hui. Il y en a à la pelle, à commencer par celle du peuple Karens en Birmanie.

Sur http://r-sistons.over-blog.com/article-shoah-des-irakiens-nouveaux-concepts-sociocide-mnemocide-cancers-47540727.html
, vous verrez le sort réservé aux Communautés indiennes en Colombie lorsqu'elles gênent les multinationales, ou aux paysans qui revendiquent l'application du Droit : Têtes coupées, fours crématoires, Indiens jetés vivants aux caïmans, etc, et cela par milliers ! Silence de nos médias, plus prompts à s'inquiéter de la popularité de Chavez auprès de son peuple... Et que dire du génocide en Irak, accompli par ceux-là mêmes qui se prétendent les dépositaires du Bien, de la Liberté, de la Démocratie, peuple lui aussi "élu" pour être un modèle, mais aux USA cette fois ?   
 Bilan de l'opération irakienne :
 - Un million et demi de morts (essentiellement des civils)
 - Cinq millions de réfugiés
 - Enfants nés avec des malformations à cause du phosphore blanc et de l'uranium appauvri
 - Manque d'eau potable, d'électricité, de soins de santé
 - Destruction du Système d'Enseignement (génération perdue)
 - Intimidations, enlèvements, meurtres d'universitaires, de journalistes, de médecins, d'ingénieurs, de leaders spirituels... Assassinats ciblés.

Aucune enquête sur les meurtres, pas de coupables, pas de jugements...

Il s'agit d'"éliminer la classe intellectuelle qui aurait pu devenir le fondement d'un nouvel Etat démocratique". Elle est belle, la démocratie imposée par l'Occident ! Et nous devons prendre les USA comme modèle, nous aligner sur cet Etat, participer à ses guerres impériales, dérouler le tapis rouge devant ses dirigeants ?

Avons-nous perdu la tête ?

Nous devons TOUS devenir anti-Américains si nous aimons la paix, la justice, la vérité, si nous aimons notre prochain ! Et toutes ces atrocités se font pour que les financiers et les industriels puissent se goinffrer davantage ?    
 Et cela ne suffit pas, on fait la même chose en Afghanistan, au Pakistan, au Yemen, partout...

C'est ça, le Prix Nobel de la Paix ? Sommes-nous tombés sur la tête ? Parce qu'Obama est noir, souriant, avenant, beau parleur, nous devons nous réconcilier avec l'Amérique de Bush qui a commis des crimes d'Etat, de guerre, contre l'humanité ? Mais Obama est pire, et hypocrite, en plus !
 Et cela ne suffit pas, après tous ces carnages d'ailleurs non couverts par la Presse immonde, on veut faire la même chose avec l'Iran, le Vénézuela, la Syrie, le Liban... et ne parlons pas de Gaza !  
 Et on veut aussi immoler sur l'autel de Mâmon la Chine et la Russie ?

Aucune voix ne s'élève pour dénoncer cela ?

Non, on préfère fustiger ceux qui, naturellement, sainement, dénoncent les atrocités de l'Occident carnassier ?  
 Mais ce n'est pas tout ! Les tueries, les bombardements, les assassinats ciblés ne suffisent pas, voici maintenant de nouveaux concepts pour réduire à néant les peuples : L'urbicide (destruction des villes), le sociocide (destruction de sociétés), le mnémocide (destruction de la mémoire
collective) ! Mais nous sommes cinglés, ou quoi ? On poursuit un Milosevic devant le Tribunal de la Haye alors qu'il commet des atrocités en défendant son peuple agressé sauvagement, et on déroule les tapis rouges devant ceux qui commettent des guerres d'agression, des génocides, des exactions, des crimes de masse, des actes d'une barbarie inouïe, tout cela pour du fric ? Combien d'années de prison pour la soldate américaine qui s'est amusée en photographiant les prisonniers irakiens humiliés ? Et les VRAIS auteurs de ces crimes courent toujours ? Les vrais commanditaires échapperont-ils à la Justice parce qu'ils sont haut-placés et Anglo-Saxons ou Israéliens ?
Qu'est-ce que ce deux poids deux mesures infâme ?

Les peuples en ont assez des crimes impunis, des criminels comme Bush qui reçoivent des millions en donnant des conférences sur leur métier de Président ! Le monde est tombé sur la tête !

L'Occident est une vomissure qui ne mérite que le mépris !

eva R-sistons à l'intolérable
Lundi 29 Mars 2010

http://r-sistons.over-blog.com/


5-2 Philip Giralda : L'état voyou & sans scrupules.

 Bien que nulle part dans le monde les États-Unis ne soient face à un ennemi capable de s'opposer à eux sur le champ de bataille, le budget de la Defense de 2011 sera augmenté de 7,1 pour cent par rapport au niveau actuel. Une grande partie des nouvelles dépenses iront dans des drones, la dernière contribution des USA à la civilisation occidentale, capable de surveiller de grandes surfaces de terrain et de délivrer la mort depuis le ciel.

C'est une vision de la guerre typiquement zunienne, avec un « pilote » assis à un bureau à l’autre bout du monde, capable de détruire une cible tout en bas en appuyant sur un bouton. Hygiénique et automatique, c'est un peu comme un jeu vidéo, sans nettoyage salissant après.

Diffusé récemment, le Bilan Quadriennal de la Defense des États-Unis fait état de la manière dont le Pentagone développera une nouvelle génération de supers drones pouvant rester très longtemps en l'air pour frapper n'importe où et à tout moment dans le monde, afin de tuer ses ennemis.

Certains supers drones pourront voler à des vitesses supersoniques et d'autres seront assez grands pour transporter des armes nucléaires. Conçus pour la Marine, quelques-uns de ces nouveaux drones seront capables de décoller des porte-avions pour étendre la puissance zunienne même aux points chauds les plus lointains. Les drones sont particulièrement estimés par les décideurs car ils n’ont pas d’équipage, peuvent voler au ras du sol et violer « accidentellement » l'espace aérien de quelqu'un sans que ça n’aboutisse nécessairement à un incident diplomatique.

      L'une des raisons majeures pour lesquelles les États-Unis sont devenus l'empire du mal est dans l’adoption des drones comme arme de choix de Washington pour ses assassinats internationaux. Les drones constituent le poing déployé de ce qui se référait d’habitude à la Doctrine Bush. En vertu de la Doctrine Bush, Washington prétend avoir le droit d'user de sa force militaire préventive à tout moment contre quiconque dans le monde, à partir du moment où la Maison Blanche détermine que cette action peut être interprétée comme une Defense des États-Unis. Le vice président Dick Cheney a défini la politique en termes de pourcentage, affirmant que, si une évolution quelque part dans le monde avait 1% de chance de mettre les Zuniens en danger, le gouvernement des États-Unis était tenu d'agir. Il convient de noter que le président Barack Obama n'a renié ni la Doctrine Bush, ni la résolution du 1% de Dick Cheney, et a même été jusqu'à prétendre que les États-Unis font des « guerres justes, » approuvées par le christianisme, une position contestée entre autres par le pape Benoît XVI. Loin d’éviter la guerre et le massacre, le nombre et l'intensité des attaques de drones ont augmenté sous Obama, tout comme le nombre de victimes civiles, auquel fait allusion le splendide euphémisme non ensanglanté de « dommages collatéraux. »

      Des drones tuent en ce moment des gens en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Il convient de noter que les États-Unis ne sont pas en guerre contre tous ces pays. Dans un monde sain d'esprit cela devrait impliquer l’illégalité de ces meurtres en vertu tant du droit international que de la Constitution zunienne. Pour rendre difficile aux Zuniens de partir en guerre, les pères fondateurs des États-Unis se sont servis de contraintes constitutionnelles qui exigent du Congrès une déclaration de guerre. Malheureusement, ça ne marche pas comme ça. Les États-Unis sont embringués dans une guerre quasi continue depuis la Seconde Guerre mondiale, mais la plus récente déclaration de guerre véritable fut celle du 8 décembre 1941. Et puis il y a les opérations spéciales et clandestines qui couvrent le monde. À part Israël, aucun autre pays du monde n'a une politique avouée ouvertement d’agissements meurtriers contre des gens. On pourrait penser qu’en conséquence la communauté internationale regarderait en parias à la fois Tel Aviv et Washington, mais la peur de froisser la seule superpuissance du monde et son principal État satellite fait avorter la plupart des critiques. Les nations se sont en majorité résignées à laisser agir comme ils leur plaisent les équipes d'assassins et les drones armés des feux de l’enfer. Si l'Iran utilisait des drones et faisait la peau de ses ennemis en des lieux comme Dubaï, vous pourriez être sûr que la réaction serait vraiment différente.

      Et ça ne s'arrête pas là. Eric Holder, l’Attorney Général (ministre de la Justice) d’Obama a en réalité bloqué toute enquête sur le recours à la torture des fonctionnaires zuniens, majoritairement de la CIA. L'administration prétend avoir cessé la pratique, mais a déclaré que personne ne sera puni pour avoir obéi à l’ordre de soumettre des prisonniers à la torture de la noyade, un argument qui était inacceptable au procès de Nuremberg en 1946 et qui ne devrait pas être acceptable maintenant. Les États-Unis sont signataires de l'accord international sur la torture et il y a aussi des lois fédérales et locales qui interdisent soit de la pratiquer, soit de la permettre. C’est pourquoi la décision du pouvoir consiste essentiellement à ignorer les crimes graves qui ont été commis contre des individus qui, dans de nombreux cas, étaient à la fois sans Defense et totalement innocent. Ça ignore aussi la participation des juristes du ministère de la Justice et des médecins de la CIA dans le processus, une participation que beaucoup auraient considéré à la fois immorale et contraire à l'éthique.

Pire que tout, ça permet de laisser s’échapper de vrais criminels de guerre, des gens comme George Tenet et ceux de la Maison Blanche qui ont approuvé cette pratique. Tenet on s'en souvient la médaille présidentielle de la liberté et un contrat d’avocat de 4 millions de dollars. Il enseigne toujours à l’université Georgetown.

Les juristes du ministère de la Justice, John Yoo et Jay Bybee, qui ont fabriqué l'argumentation juridique de la torture, sont maintenant respectivement professeur titulaire à Berkeley et juge à la Cour d'appel fédérale. On suppose que les véritables tortionnaires de la CIA seront toujours employés par le gouvernement fédéral ou bénéficieront d'une retraite confortable. Voilà pour le devoir de rendre des comptes pour les crimes de guerre sous le président Obama.

      Enfin, il y a l'assassinat. Le 3 février, Dennis Blair, le directeur du Renseignement intérieur, a fait remarquer lors d'un briefing au Congrès que les États-Unis se réservent le droit de tuer leurs citoyens à l'étranger quand ils sont « impliqués » activement dans des groupes considérés comme terroristes. L’implication est naturellement une expression très mouvante procurant une liberté maximum à ceux qui cherchent à faire un cas de l'exécution sommaire. Une liste de cibles implique une sorte de processus propre dans lequel un fonctionnaire du gouvernement prend une décision qui doit être basée sur des directives, mais elle ne permet pas à l'accusé de rejeter ou de contester la preuve contre lui. Il convient de noter également que personne au Congrès n’a objecté devant la déclaration de Blair, et que les médias n’ont guère signalé l'affaire. Ce qui suggère que la tolérance envers l’activité illégale et immorale imprègne désormais l’establishment. Comme l’a commenté Bruce Fein, l’ancien procureur général adjoint de Reagan, le pouvoir de suspendre les droits constitutionnels de quelqu’un à l'étranger peut être étendu à quiconque aux États-Unis. Il suffit de le déclarer combattant ennemi en vertu des clauses de la loi sur les commissions militaires. Bien que c’était un citoyen zunien, Jose Padilla a été démis de son droit constitutionnel en un procès équitable, et a été arrêté à Chicago, pas à l'étranger. Pouvons-nous anticiper les exécutions extrajudiciaires de citoyens zuniens aux États-Unis dans le cadre de la guerre contre le terrorisme ? Bien sûr que nous le pouvons.

      Trois chances et vous êtes fini, M. Obama. Votre régime tolère le meurtre préventif et le tir de missiles contre des habitants de pays qui ne sont pas en guerre avec lui, laisse en liberté les tortionnaires et ceux qui permettent la torture, et prétend avoir le droit d'assassiner ses propres citoyens partout dans le monde sur la base de preuves secrètes. Ronald Reagan a autrefois décrit sa vision des États-Unis comme une ville brillante sur une colline. Ces dix dernières années, la ville brillante est devenue l’États Voyou absolu, glorifié par la puissance et l'orgueil en dépit des signes visibles de déclin et de l’avancée inexorable vers une chute catastrophique.

Philip Giralda,

Ancien officier de la CIA, Philip Giraldi est aujourd’hui conseiller de rédaction à l’American Conservative et associé à l’American Conservative Defense Alliance.

11 mars 2010

Original : original.antiwar.com/giraldi/2010/03/10/the-rogue-nation/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

Antiwar.com,
http://www.internationalnews.fr/article-l-etat-voyou-par-philip-giralda-47058363.html 



6 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 Danielle Bleitrach : La lutte contre le terrorisme: l’exception et la règle.

En matière de terrorisme et de guerres censées lutter contre ce péril, il y a un travail psychologique qui fait étrangement songer à la pièce de Berthold Brecht: l’exception et la règle.

Ce que nous décrit Brecht est l’histoire d’un riche marchand qui traverse le désert avec un guide et un coolie qui porte son énorme barda.

Dans la première partie on assiste à la montée de la peur du riche marchand née  du constat de sa faiblesse et de sa solitude face à deux individus avec lesquels il se conduit comme un salopard. En proie à une tension extrême il renvoit le guide qui a mauvais esprit. Mais le soir alors qu’il frise la paranoïa intégrale, il finit par abattre le coolie d’un coup de pistolet, car celui-ci lui tend une gourde d’eau pour qu’il se désaltère, et le marchand croît que c’est une pierre destinée à l’assommer.

La deuxième partie de la pièce décrit  procès du marchand, un procès trés froid, une certaine conception de la justice de classe, une logique implacable et glacée qui aboutit à l’acquittement du marchand assassin. Le comportement du coolie (donner à boire à son bourreau)est totalement anormal pour le tribunal et donc la sentence d’acquittement est :  «L’accusé a donc agi en état de légitime défense : peu importe qu’il ait été réellement menacé ou qu’il se soit cru menacé. Dans la situation où il se trouvait, il devait se croire menacé. L’accusé est donc acquitté

On voit que nous sommes au coeur de tous les problèmes de sécurité et de légitime défense des paranoïas occidentales, celles qui relient les peurs quotidiennes exaspérées par « l’étranger » dans nos murs, à l’étranger terroriste à nos frontières. Nous les traitons si inhumainement qu’ils ne peuvent que nous vouloir du mal, c’est dans le fond ce que nous répètent nos médias dans des messages sublimaux, alors que le discours officiel est du pathos humanitaire:  il faut se protéger tout autre comportement serait illogique et quoique nous fassions nous sommes en état de légitime défense.

Que l’on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas : le pauvre homme ou la pauvre femme qui craint pour son emploi, qui a du mal à joindre les deux bouts, serait aussi responsable que le complexe militaro-industriel, l’OTAN, la CIA, leurs médias aux ordres et autres grands « humanitaires » qui provoquent cette vision paranoïaque y compris en fabriquant des attentats pseudo terroristes, en créant des débats sur le choc des civilisations. Créer entre eux un signe d’égalité en matière de responsabilité  est une autre dimension du discours dominant. Quand une responsabilité est déjà reconnue, elle est une des rares choses qu’ils offrent au partage égalitaire, nous sommes tous des colonialistes, nous étions tous à Vichy et Montoire,etc… « NOUS » sommes tous également coupable, moi et monsieur Dassault sommes aussi coupables de ce qui se passe en Afghanistan. Et bien non, cela ne se passe pas ainsi…  Le fait est que la majorité de la population française est  presque autant victime que l’immense majorité  des pauvres peuples qui subissent l’invasion, le chaos, la peur quotidienne.

Cependant il ne faudrait pas ignorer que pour ces Français victimes, l’insécurité vécue subjectivement par le marchand a pris la place de l’insécurité réelle. Alors que pour les pauvres gens qui subissent les effets directs de cette stratégie du chaos, la mort, la peur sont leur quotidien, alors nous ne pouvons pas nous dégager comme ça de toute responsabilité. Confondre le virtuel et le réel voilà le mécanisme à travers lequel on emporte notre adhésion apathique et pire encore… L’objectif est justement de substituer le pauvre type dans tous les cas aux véritables coupables, ici et ailleurs.

Nous sommes bien dans un système mortifère. Une preuve parmi d’autres, considérons rien que l’évolution actuelle de l’OTAN. Voilà une organisation qui n’aurait pas du survivre à la chute de l’ex-URSS et qui est en train de passer d’une alliance atlantique théoriquement défensif, à un système complexe mondial. L’ONU devient moins maniable, la Chine bloque le Conseil de sécurité, les peuples se révoltent contre un empire en chute libre. Alors il s’agit de recruter autour de l’impérialisme étasunien en crise profonde, différents pays, et de les intégrer de grè ou de force dans la machine de guerre étasunienne, en faisant croître sans cesse les dépenses militaire dans un monde rongé par la famine, l’analphabétisme, le chômage.

Contre quel ennemi? Et là la paranoïa devient monstrueuse, la machine de guerre otanesque comme une folle armada grossit, grossit pour pilonner des ennemis fabriqués par elle. Pour les isoler, elle s’attaque en priorité à la population civile, les bombarde, les massacre selon la logique que ces gens doivent nous haïr et abriter nos ennemis puisque nous sommes chez eux et qu’ils sont nos victimes.

Même raisonnement en ce qui concerne les peuples dont les gouvernements résistent à notre pillage, ce ne peut être que d’horribles dictateurs qui martyrisent leurs peuples pour les forcer à résister. Alors là on déclenche des campagnes médiatiques pour justifier les infamies qu’on leur fait subir, le cas de Cuba est exemplaire. Mais il y en a d’autres comme le Venezuela. Mais Cuba a le mérite de l’antériorité, de la durée, l’île est en quelque sorte le laboratoire de cette paranoïa qui justifierait toutes les atteintes, blocus, terrorisme, campagnes médiatiques, ce serait risible si cela n’était tragique. Ce pays qui est connu dans tout le tiers monde comme celui qui apporte les soins médicaux doit être convaincu de se réjouir de la mort de ses démocrates nos amis, les admirateurs de notre système. Souvenez-vous il n’y a pas si longtemps, tandis que les Cubains soignaient , organisaient et coordonnaient les soins dans Haïti martyre (et ça continue), l’armée nord américaine débarquait des troupes de marines connues pour leur brutalité dans toute l’Amérique latine.

Et il n’y a aucune exception à cette règle là!

Danielle Bleitrach

30 mars
http://socio13.wordpress.com/2010/03/30/la-lutte-contre-le-terrorisme-lexception-et-la-regle-par-danielle-bleitrach/#more-21166



6 Pièce jointe ( A la demande).

André Tosel : "L'inhumaine humanité de la guerre"

A la Maison de la poésie avec les Amis de l’Humanité, André Tosel a offert à une assistance emportée par le rythme haletant de l’exposé une cérémonie de haut vol.

En débat, Jaurès, le capitalisme transnational et la guerre mondialisée.

Retrouvez ici l’intégralité de ses propos.

Il ne lit pas, il ne dit pas, il ne raconte pas, il professe. Et l’on comprend mieux ce que ce mot peut avoir d’admirable quand on a eu la chance, trop rare, d’entendre une leçon d’André Tosel. Le philosophe, ancien professeur à la Sorbonne et à Nice, a choisi, encouragé par Charles Silvestre et Claude Guerre, les maîtres de céans, d’interroger de plein fouet l’énigmatique phrase de Jaurès qui sert de prétexte à ces rencontres. Il l’affronte pendant une heure trente de combat sans pause, dans ce qu’elle a de plus désarmant, de plus terrifiant peut-être : ce qu’il appelle «  l’inhumaine humanité de la guerre  ».

Le scandale d’une humanité qui n’a pas renoncé à la guerre.

Une humanité qui, plus exactement, est retournée en barbarie, dans l’affrontement inexpiable des empires coloniaux à la fin du XIXe siècle, au moment où les nations européennes libérées de leurs conflits d’unité nationale semblaient aborder les rivages civilisés. C’est ce scandale qui a bouleversé Jaurès au beau milieu de sa vie d’intellectuel et de militant, c’est aussi ce scandale pressenti, analysé et dénoncé, qui l’a tué, en entraînant le monde dans l’abîme de la Première Guerre mondiale – et bientôt de la Seconde.

Mais c’est encore ce scandale qui nous ronge, nous autres «  prolétaires de tous les pays  », qui, aujourd’hui comme hier, voulions changer de monde et n’y sommes pas parvenus. Dans ce parcours lucide qui côtoie sans cesse le désespoir sans y verser, Tosel convoque un florilège de figures tutélaires. Avec les mots les moins arides qu’on puisse aligner, il montre comment et pourquoi Jaurès emprunte à Marx, aux métaphysiciens allemands et au mouvement révolutionnaire et ouvrier français, comment il s’écarte à la fois de Bergson, d’Auguste Comte ou de Kant, comment il anticipe Lénine, Rosa Luxemburg ou Gramsci.

Comment, en fin de compte, sa vision d’une «  évolution révolutionnaire  », d’une «  interpénétration des contraires  » qui contraigne le capital à entendre la classe ouvrière sur les conditions d’une transformation inédite des rapports sociaux, fut noyée à contre-courant d’une histoire vomissant une violence aussi radicale qu’imprévue. Jaurès a échoué, mais nous restons les héritiers de sa persévérance : celle qui relève le défi de ce combat infini contre la violence. Tosel distingue et clarifie quatre versants du «  carré  » où agir face à la guerre mondialisée de notre époque. Dans les rôles principaux, la politique impériale du supergrand militaire, une multiplicité de conflits nationalitaires à tonalité raciste et potentiellement génocidaires, une culture de la vie quotidienne hantée par la concurrence et tentée par la violence contre «  l’autre  », et un capitalisme transnational obsédé par l’exploitation sans fin du travail et des hommes. Le pire est-il certain, se demande Tosel L’optimisme, en tout cas, est affaire de volonté.

 Le texte intégral est en pièce jointe.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



28/03/2010

n°44 - Journal de PAKISTAN - 03-03 au 27-03 - : Début : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

n°44 - Journal de PAKISTAN -  03-03 au 27-03 - : Début : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                    n° 44   03-03 au 27-03

                          C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est  visible :

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Rencontre du G8 : Manifestation annoncée.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Drones

Paroles & action du président...

1 Au jour le jour

2 Les Déclarations

Suite

3 Politique

a) locale

b) Usa

4  Brèves

4-1 Afghanistan, Pakistan: un responsable américain avait un réseau d'espionnage privé.

4-2 Pakistan/US : "dialogue stratégique".

5 Dossiers .

Le Pakistan s'affirme à Washington.

5-2 Le Pakistan promet son aide aux USA, mais veut quelque chose en échange.

5-3 Sue Pleming : Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

5-4 Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

Fin

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

7-2 Matthieu Amaré : L'étrange cas de Affia Saddiqui.

7-3 Al Qaïda souffre des attaques de drones mais s'adapte sans cesser d'agir.

7-4 Mark Perry : GL David Petraeus : "Israël Met Des Vies Américaines En Danger ".

7-5 John Pilger : Passez une bonne guerre mondiale, braves gens. 

8 Annexe

8-1 Ben Laden menace l'Amérique si le cerveau du 11-Septembre est exécuté.

8-2 François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État.

8-3 Oscar Fortin : La démocratie : celle qui plaît à Washington et ses alliés.

Pakistan.



Tiré à part :

Rencontre du G8 : Manifestation annoncée.

Plusieurs groupes pour la paix et la justice sociale ont annoncé qu'ils avaient l'intention de manifester dans les rues de Gatineau lundi prochain, lors d'une rencontre des ministres des Affaires étrangères du G8 dans la municipalité.

La protestation vise à faire comprendre aux ministres qu'ils devraient en faire davantage pour bannir les armes nucléaires, freiner les changements climatiques et être plus responsables de leurs gestes.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, doit rencontrer ses homologues en vue du sommet des dirigeants des huit pays les plus industrialisés de la planète.

La rencontre du G8 aura lieu à la fin du mois de juin à Huntsville, en Ontario.

M. Cannon a indiqué que les ministres s'entretiendront de la prolifération des armes nucléaires, de la sécurité mondiale et de la stabilité du Pakistan et de l'Afghanistan. Auparavant, il rencontrera des ministres de quatre autres pays arctiques pour discuter d'environnement et du développement économique de la région.

25 mars

http://www.radio-canada.ca/regions/ottawa/2010/03/25/003-manifestation-gatineau-G8.shtml


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Drones
Les États-Unis ont multiplié les raids de drone au Pakistan depuis que Barack Obama a pris ses fonctions l'an dernier.

Selon les responsables américains, ces attaques prennent des résistants  pour cible mais la plupart des centaines de personnes qui ont été tués depuis août 2008 sont des civils.
 Pour le directeur de
la CIA, Léon Panetta, cette tactique est cependant la bonne. Il la résumait ainsi, il y a quelques mois, lors d’une réunion des cadres dirigeants de la CIA :
 « Nous sommes en guerre. Nous ne pouvons pas nous permettre d’hésiter. Le fait est que nous faisons la bonne chose. Mon approche va être de travailler encore plus dur jusqu’à ce que nous battions ces fils de putes», a-t-il affirmé, selon un des participants présent à cette réunion (2).
(1)   http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=121358&sectionid=351020401

(2)   http://in.news.yahoo.com/139/20100321/888/twl-panetta-eff... 
 Traduit de l’anglais par Altynbek Bizhanov pour Alterinfo.net.

08-03

 Au Nord-Waziristan, un drone a tiré des missiles sur une clinique vétérinaire que les résistants utilisaient comme base(…). Cinq résistants ont été tués dans cette attaque, selon les services de renseignement pakistanais.

 http://www.lexpress.fr/

16-03

Au moins quatre personnes ont été tuées mardi dans le nord-ouest du Pakistan par des tirs de missile présumés américains, ont annoncé les services de renseignement pakistanais. Un nombre inconnu de personnes ont été blessées dans la frappe contre la région tribale du Nord-Waziristan.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100316/twl-pakistan-usa-frappe-224d7fb_2.html

22-03

Au moins quatre personnes ont été tuées par une attaque de drone, ce dimanche, au Waziristan, une région située au nord-est du Pakistan à la frontière afghane, selon des sources officielles américaines.
Le drone a tiré deux missiles sur une habitation située dans la zone de Datta Khel, a une cinquantaine de kilomètres de Miranshah, la principale ville du nord Waziristan. L’identité exacte des victimes n’a pas été révélée (1). 
 



1 Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan ainsi que contre l'armée pakistanaise.

a) Résistance

19-11

Les attaques devenues quasi-quotidiens depuis les quelques jours qui ont précédé le lancement de l'offensive du Waziristan, le 17 octobre, les résistants  empêchant ainsi de dissuader l'armée d'y engager quelque 30.000 soldats au sol.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/

13-03

A l'automne 2007, les résistants s'étaient emparés de la vallée de Swat, le site touristique le plus prisé du Pakistan, sur les premiers contreforts de la chaîne himalayenne de l'Hindou Kouch.

Les bastions de ces résistants isont situés dans les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan, devenue une base arrière des résistants afghans.

Mais, en s'emparant de Mingora et ses environs, ils avaient largement débordé au delà ce ces zones et s'étaient approchés à une centaine de km de la capitale, provoquant une offensive de l'armée en avril dernier.

Les militaires avaient repris rapidement la vallée, les résistants n'opposant pas de résistance frontale, mais ces derniers, retranchés dans les montagnes et les zones tribales ont, depuis, multiplié les attentats.

Les résistants de Swat font partie du Mouvement des Résistants du Pakistan (TTP).

http://www.romandie.com/ats/

04-03

Les résistants contrôlent une majorité du sud de l'Afghanistan et s'en prennent au gouvernement et aux forces de l'OTAN.

http://fr.news.yahoo.com/

04/03

Des dizaines de résistants  armés de fusils d'assaut ont attaqué dans la nuit de mercredi à jeudi un poste de contrôle dans le nord-ouest du Pakistan.

Les affrontements ont tué un soldat pakistanais, ont rapporté jeudi des membres du gouvernement et de l'armée pakistanais, sous le couvert d'anonymat. L'attaque a eu lieu dans la zone de Chamarkand, dans la région tribale de Mohmand, à proximité de la frontière afghane.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100304/twl-pakistan-attaque-2f4e741_2.html

5/3

La région située à la frontière afghane est fréquemment le théâtre d'attaques de la résistance, mais les forces de sécurité l'avaient récemment déclarée sûre.

Elles continuent toutefois d'escorter les collaborateurs qui la traversent.

Les attaques semblaient reculer ces dernières semaines, suggérant un affaiblissement de la résistance dans cette région tribale échappant largement au contrôle central.

Plusieurs groupes extrémistes sunnites pakistanais se sont alliés aux résistants, qui considèrent les chiites comme des collaborateurs.

http://fr.news.yahoo.com/


Résistance sur le terrain

05.03.

Une attaque kamikaze visant un convoi escorté par des militaires dans le nord-ouest a eu lieu.

Au moins 12 collaborateurs civils ont été tués et une dizaine d'autres ont été blessé dans la ville de Tul" (district de Hangu), a déclaré à l'AFP le chef de la police locale, Abdur Rashid Khan.
Islamuddin Khattak, un autre officier de police du district, a confirmé l'attaque ce bilan.

L'attaque n'aurait fait aucun blessé parmi les forces de sécurité.

AFP.

05-03

Au moins six personnes ont été tuées et 25 autres blessées, vendredi 5 mars, dans une attaque kamikaze à proximité d'un marché dans le nord-ouest du Pakistan, a annoncé la police.

Le kamikaze a déclenché ses explosifs au passage d'un convoi de civils (…) escortés par les forces de sécurité, a-t-on précisé.

http://www.lemonde.fr/

08-03

Un attaque kamikaze contre un bâtiment des services de renseignement de la police a fait 13 morts et 70 blessés lundi à Lahore, dans l'est du Pakistan, annonce la police.

La bombe a explosé lundi aux heures de pointe devant une agence des services de renseignement dans cette ville de l'est du Pakistan..

"De telles attaques se poursuivront tant que les raids de drones et les opérations militaires ne cesseront pas dans les zones tribales", a dit à Reuters un porte-parole des résistant, Azam Tariq.

http://www.lexpress.fr/

09-03

Une forte explosion a secoué lundi un bâtiment abritant une agence de renseignement fédérale à Lahore, dans l'est du Pakistan, faisant au moins 13 morts et 61 blessés, dont plusieurs se trouvaient dans un état critique, a-t-on appris de sources officielles. D'après le responsable de la police Zulfikar Hameed, la déflagration s'est produite au centre des enquêtes fédérales de Lahore.

Les résistants du Pakistan ont revendiqué l'attentat dans un appel téléphonique à un journaliste de l'Associated Press.

"Cet endroit était utilisé pour interroger d'importants suspects, mais aucun d'entre eux n'était présent" au moment de l'attaque, a précisé le chef de la police de Lahore, Pervez Rathore. "Plus de 40 employés" se trouvaient cependant sur place..

http://fr.news.yahoo.com/3/

10-03

Au moins cinq personnes ont été tuées mercredi dans l'attaque des bureaux d'une ONG américaine par des hommes armés dans le nord-ouest du Pakistan, non loin des zones où l'armée combat les résistants, ont annoncé la police et un humanitaire.

"Des hommes armés ont attaqué les bureaux de l'ONG World Vision, il y a eu des coups de feu et une explosion à l'intérieur", a déclaré à l'AFP l'officier de la police locale Sajid Khan par téléphone

Pour sa part un travailleur humanitaire, sous couvert de l'anonymat a assuré : "Six membres du personnel de World Vision ont été tués et six sont grièvement blessés, des gens sont encore bloqués dans les bureaux", a-t-il ajouté.

http://www.romandie.com/ats/news/100310060017.edboaf5k.asp

13-03

Au moins trois membres des forces de sécurité ont été tués samedi dans une attaque kamikaze dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan, a indiqué la police.

"Le kamikaze était à pied. Il a essayé d'entrer dans le bâtiment et s'est fait exploser après avoir été stoppé par la police", a-t-il encore précisé.

Cette attaque kamikaze intervient au lendemain d'une double attaque visant des militaires à Lahore, la grande ville de l'est du Pakistan, qui a fait 45 morts et 134 blessés, quatre jours après une attaque similaire des résistants alliés à Al-Qaïda qui avait fait quinze tués.

ATS

14-03

Cinq personnes tuées à un check-point. L'assaillant a fait exploser sa bombe près du barrage dans le district de Swat, a précisé le porte-parole de l'armée, le major Mushtaq Khan. Une vingtaine de personnes ont aussi été blessées, d'après le policier Mohammed Anfal.

14/3

http://fr.news.yahoo.com/

21-03

Dans le Waziristan du Nord, des résistants ont exécuté trois personnes accusées d'espionner pour le compte des forces américaines stationnées de l'autre côté de la frontière, en Afghanistan. «Des messages indiquent que les hommes ont été tués pour avoir espionné pour les États-Unis», a déclaré à l'AFP un responsable de la police tribale, Nisar Khan.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/

 

24-03

Des résistants ont exécutés deux hommes qu'ils accusaient d'espionner pour les Etats-Unis, dans le Nord-Waziristan, une région tribale du nord-ouest du Pakistani, frontalière avec l'Afghanistan, selon des témoins.

Selon un habitant, Sana Ullah, une des victimes était un membre du conseil tribal et l'autre victime afghane.

http://blog.lefigaro.fr/geopolitique/2010/02/gates-denonce-la-demilitarisat.html



Au jour le jour

b) Armée Pakistanaise

01-03

L’armée pakistanaise progresse dans le district de Bajaur.

Leur offensive de deux mois a entrainé la mort de 75 résistants.

En outre, la mort de Mohammed Qari Zafar, un haut responsable du Lashkar-e-Jhangvi, est confirmée par les résistants pakistanais.

1er mars 2010

http://cicr.blog.lemonde.fr

02-03

Mardi, l'armée pakistanaise avait annoncé l'avoir emporté sur les résistants et les résistants  d'Al-Qaïda, après plus d'un an et demi de combats dans la région tribale de Bajur, qui borde cette poche de Chamarkand.

Mais il y a un an, l'armée avait fait le même type de déclaration, alors que les attaques se sont poursuivies depuis.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100304/twl-pakistan-attaque-2f4e741_2.html

4 Mars

Pour les forces pakistanaises, une victoire majeure a été remportée contre la résistance.

Elles ont découvert un immense réseau sous terrain de grottes à la frontière de l'Afghanistan présenté comme le centre de commandement principal de la résistance

Le complexe très élaboré de plus de 150 grottes reliées les unes aux autres se situe non loin du village de Damadola dans la zone tribale du Bajaur à 200 kilomètres au nord ouest de la capitale Islamabad.

Des attaques auraient été lancées depuis des années depuis Bajaur contre l'armée américaine en Afghanistan et contre plusieurs objectifs à l'intérieur du territoire pakistanais. Selon le major général pakistanais Tariq Kahn, c'est la première fois depuis l'indépendance du Pakistan en 1947 que son drapeau flotte sur Damadola.

Toujours selon l'armée pakistanaise, plus de 75 combattants étrangers ont été tués dans la phase finale de capture du sous. Les militaires reconnaissent qu'un plus grand nombre encore de combattant a pu s'enfuir vers l'Afghanistan et même le Pakistan.

Les sous terrains sont invisibles depuis les airs et creusés assez profondément parfois dans les montagnes. Les militaires pakistanais y ont trouvé de véritables entrepôts de matériel militaire comportant des stocks de fusils automatiques, de munitions, de bazookas, d'obus, de roquettes, de grenades, de mines et d'uniformes volés de l'armée américaine.

D'autres grottes possédaient des réserves d'eau, de nourriture et d'argent liquide et d'autres encore étaient aménagées en dortoirs avec des matelas et des couvertures.

http://www.slate.fr/story/


Armée Pakistanaise sur le terrain

25/3

Les forces de sécurité pakistanaises ont tué mercredi 23 résistants dans plusieurs de leurs caches à la frontière avec l'Afghanistan, dans le nord-ouest du pays, a annoncé un responsable pakistanais. L'armée a employé des soldats au sol et des avions de chasse dans ces opérations menées dans trois zones de la région tribale de Orakzai, dans la province de la Frontière du Nord-Ouest, a précisé Rasheed Khan. Un soldat a été blessé.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100324/twl-pakistan-violences-2f4e741_4.html

http://www.lefigaro.fr/f



Au jour le jour

c) Usa

11-03

Ces derniers mois, les unités de la CIA et de l'armée américaine basées en Afghanistan ont considérablement intensifié les attaques par leurs avions sans pilote dans les zones tribales pakistanaises frontalières, bastion des résistants pakistanais, et base arrière des résistants afghans.

Les missiles tirés par les drones Predator ou Reaper américains ont fait, en 90 attaques recensées, plus de 820 morts depuis août 2008, visant les résistants islamistes mais n'épargnant pas les civils.
http://www.romandie.com/

17/3

Les raids suscitent le ressentiment des populations et ont considérablement augmenté l'antiaméricanisme au Pakistan.

Ces attaques sont aussi une source de friction entre les Etats-Unis et leur allié pakistanais qui y voit une violation de sa souveraineté.

AP

21/0.

Ces derniers mois, les unités de la CIA et de l'armée américaine basées en Afghanistan ont considérablement intensifié les attaques de leurs avions sans pilote dans les zones tribales pakistanaises,
Les bilans annoncés par les responsables pakistanais, reposent sur des renseignements fournis par les villageois.

Des responsables militaires et des habitants affirment que les frappes américaines font de nombreux morts parmi les civils.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/


Usa sur le terrain

08.03.

Cinq résistants ont été tués lundi dans la région tribale du nord-ouest du Pakistan par trois missiles tirés par un drone américain, ont déclaré des responsables de la sécurité.

"Cinq personnes ont été tuées et trois blessées dans cette attaque. C'était une attaque de drone américain",

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41885975@7-60,0.html

10/3

Au moins douze résistants ont été tués, mercredi 10 mars, par deux frappes de missiles effectuées par un ou plusieurs drones américains dans la région tribale du nord-ouest du Pakistan, proche de la frontière avec l'Afghanistan, ont annoncé des responsables.

La première frappe a eu lieu, selon ces sources, à 8 heures locale (16 heures en France) dans le village de Mizar Madakhel, à environ 50 kilomètres à l'ouest de Miranshah, principale ville du district tribal du Waziristan du Nord, connue comme un bastion des résistants..

Une seconde frappe a eu lieu peu après dans le même secteur contre deux véhicules que des résistants utilisaient pour emporter les corps de victimes de la frappe précédente, a déclaré un responsable.

 http://www.lemonde.fr/

 23-03

Des missiles tirés mardi par des drones américains ont tué au moins six résistants dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan proche de la frontière afghane, ont déclaré des responsables de la sécurité.

Le raid a eu lieu dans les faubourgs de Miranshah, la principale ville du Waziristan du Nord.

AFP



2  Les Déclarations

a) Résistance

19-11

Les attaques devenues quasi-quotidiens depuis les quelques jours qui ont précédé le lancement de l'offensive du Waziristan, le 17 octobre, les résistants  empêchant ainsi de dissuader l'armée d'y engager quelque 30.000 soldats au sol.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/

13-03

A l'automne 2007, les résistants s'étaient emparés de la vallée de Swat, le site touristique le plus prisé du Pakistan, sur les premiers contreforts de la chaîne himalayenne de l'Hindou Kouch.

Les bastions de ces résistants isont situés dans les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan, devenue une base arrière des résistants afghans.

Mais, en s'emparant de Mingora et ses environs, ils avaient largement débordé au delà ce ces zones et s'étaient approchés à une centaine de km de la capitale, provoquant une offensive de l'armée en avril dernier.

Les militaires avaient repris rapidement la vallée, les résistants n'opposant pas de résistance frontale, mais ces derniers, retranchés dans les montagnes et les zones tribales ont, depuis, multiplié les attentats.

Les résistants de Swat font partie du Mouvement des Résistants du Pakistan (TTP).

http://www.romandie.com/ats/

04-03

Les résistants contrôlent une majorité du sud de l'Afghanistan et s'en prennent au gouvernement et aux forces de l'OTAN.

http://fr.news.yahoo.com/

5/3

La région située à la frontière afghane est fréquemment le théâtre d'attaques de la résistance, mais les forces de sécurité l'avaient récemment déclarée sûre.

Elles continuent toutefois d'escorter les collaborateurs qui la traversent.

Les attaques semblaient reculer ces dernières semaines, suggérant un affaiblissement de la résistance dans cette région tribale échappant largement au contrôle central.

Plusieurs groupes extrémistes sunnites pakistanais se sont alliés aux résistants, qui considèrent les chiites comme des collaborateurs.

http://fr.news.yahoo.com/


b) Troupes d'occupation

USA

16-10

Les Etats-Unis considèrent les zones tribales pakistanaises comme l'"endroit le plus dangereux du monde", et qui infligent de lourdes pertes de l'autre côté de la frontière aux forces internationales, dont les deux tiers américaines.

16 mars 2010

http://www.romandie.com/



    «Qu'il s'agisse d'une attaque ou d'une attaque par drone,
Pour moi c'est la même chose, un Pakistanais a été tué "

 

Suicide Bombing Victims

Dead = 3454, Injured = 8860, Total = 12314 and Counting…

Drone Attacks Victims

Dead = 1179, Injured = 379, Total = 1558 and Counting…

Success Rate of Drone Attacks against Al-Qaeeda ~ 2.5%

Les données sont recueillies à partir des rapports des médias, les hôpitaux, et internet.

Toutes les données sont accessibles au public et il n'y a pas de données classées ici. Il s'agit d'un effort pour montrer au monde l'intensité de suicide et les attaques Drone au Pakistan ".

Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/

 

n°44 - Journal de PAKISTAN - 03-03 au 27-03 - : Suite : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

n°44 - Journal de PAKISTAN -  03-03 au 27-03 - : Suite : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                    n° 44   03-03 au 27-03

                          C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est  visible :

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Rencontre du G8 : Manifestation annoncée.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Drones

Paroles & action du président...

1 Au jour le jour

2 Les Déclarations

3 Politique

a) locale

b) Usa

4  Brèves

4-1 Afghanistan, Pakistan: un responsable américain avait un réseau d'espionnage privé.

4-2 Pakistan/US : "dialogue stratégique".

5 Dossiers .

Le Pakistan s'affirme à Washington.

5-2 Le Pakistan promet son aide aux USA, mais veut quelque chose en échange.

5-3 Sue Pleming : Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

5-4 Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

 



3 Politique

a) Pakistan

Extension des guerres ?

14.03.

L'Afghanistan et le Pakistan vont se battre ensemble contre le terrorisme (…)

L'Afghanistan et le Pakistan ont accepté de se battre ensemble contre le terrorisme et l'extrémisme dans la région et ont souligné que le terrorisme est une menace commune pour les deux pays, a déclaré samedi Waheed Omar, porte- parole en chef du président afghan.
"Ces deux dernières années, les deux pays ont compris que le terrorisme et l'extrémisme sont la menace commune des deux pays", a indiqué M. Omar lors d'une conférence de presse.
Il a également ajouté que la partie pakistanaise a promis de prolonger toute l'aide possible dans l'intérêt de la stabilité politique en Afghanistan, ajoutant que "le Pakistan a pesé de tout son poids dans l'agenda du processus de paix afghan".
Le gouvernement pakistanais a promis de soutenir complètement les efforts du gouvernement afghan destinés au processus de réconciliation et de réintégration des résistants dans la société, a affirmé le porte-parole.
M. Omar a également indiqué que le président afghan, a assuré à la partie pakistanaise que l'Afghanistan ne permettra pas que son sol soit utilisé contre tout pays voisin.
M. Karzaï a souligné catégoriquement que l'Afghanistan ne veut pas de guerres de proximité sur son territoire entre l'Inde et le Pakistan ou encore entre les Etats- Unis et l'Iran.

14.03.

Source: xinhua


1-13 Prisons & tortures - Déclaration et situation dans les geôles.

Arrestation d'un porte-parole d'Al-Qaïda

070/3

Un des porte-parole de la résistance d'origine américaine a été arrêté au Pakistan, ont annoncé dimanche des officiers des services de renseignement pakistanais.

Adam Gadahn a été arrêté à Karachi, la capitale pakistanaise

M. Gadahn était recherché par le FBI depuis 2004 et avait été inculpé pour trahison deux années après.

Une récompense d'un million de dollars a été offerte en échange de toute information pouvant permettre son arrestation ou sa condamnation.

Adam Gadahn a mis en ligne plusieurs vidéos et messages appelant à la destruction de l'Occident et à des attaques contre des cibles aux Etats-Unis.

Son dernier message, dans lequel il faisait l'éloge du commandant de l'armée américaine poursuivi pour avoir tué 13 personnes à Fort Hood (Texas), avait été mis en ligne dimanche

http://fr.news.yahoo.com/3/20100307/twl-pakistan-al-qaida-arrestation-2f4e741_2.html

 

L’Américain arrêté n'est pas Adam Gadahn…

Les services de renseignement pakistanais avaient annoncé dimanche qu'une personne, suspectée d'être Adam Gadahn, un porte-parole d'Al-Qaïda d'origine américaine, avait été arrêtée à Karachi, dans le sud du Pakistan. Mais lundi, ils sont revenus sur leurs affirmations, précisant que ladite personne n'était pas Adam Gadahn.

"La ressemblance entre leurs noms est à l'origine de la confusion", a expliqué un membre des services secrets pakistanais, ayant requis l'anonymat, qui a ajouté que l'homme, arrêté il y a quelques jours, "se sent fier d'être un membre d'Al-Qaïda".

Un membre des services de renseignement américains a confirmé, sous le couvert de l'anonymat lundi, que l'homme n'était pas Adam Gadahn, l'Américain, recherché par le FBI depuis 2004 et inculpé pour trahison en 2006. (Texas).

8/3

http://fr.news.yahoo.com/3/20100308/twl-pakistan-al-qaida-arrestation-2f4e741_2.html

18.03

"Le 16 mars, les autorités pakistanaises ont inculpé pour ‘terrorisme’ cinq Américains venus de Virginie et ont fait état de leur projet d'aller combattre les forces américaines en Afghanistan, voire de perpétrer une attaque aux Etats-Unis"(…) , rapporte un quotidien de Washington.

Ces cinq Américains ont été arrêtés le 7 décembre, près de Lahore. Ils risquent la prison à vie. Ils plaident non coupable.

http://www.courrierinternational.com/breve/2010/03/18/cinq-americains-inculpes-pour-terrorisme



3 Politique

Les voisins

b) Afghanistan

Hamid Karzaï au Pakistan…
Kaboul accuse Islamabad de ne pas faire assez pour éliminer les activistes résistants basés au Pakistan, d'où ils entretiennent la résistance en Afghanistan, désormais dans sa neuvième année. Karzaï s'est engagé à tenté de mettre sur pied une conférence de paix pour encourager les résistants et autres résistants à déposer les armes. Il n'a pris cependant aucun engagement quant à une réconciliation avec Al-Qaïda.i10/03

http://www.lefigaro.fr/



3 Politique

Les alliés

c)  Onu

Fin des contacts avec les résistants.
Les récentes arrestations de hauts responsables résistants au Pakistan ont interrompu un canal secret de communications avec les Nations unies, a déploré aujourd'hui sur la BBC l'ex-représentant de l'ONU en Afghanistan, le Norvégien Kai Eide.
Kai Eide, dont la mission s'est terminée ce mois-ci, confirme ainsi pour la première fois qu'il menait des discussions avec des résistants entamées selon lui il y a environ un an.

Des discussions en tête à tête ont eu lieu avec "de hauts responsables au sein du leadership résistant" à Dubaï et en d'autres lieux, a déclaré le diplomate, précisant qu'il pensait que le mollah Omar avait donné son feu vert à ces contacts.
"J'ai évidemment rencontré des dirigeants résistants lorsque j'étais en Afghanistan", a déclaré Kai Eide depuis Oslo. "Le premier contact a probablement eu lieu au printemps dernier, puis bien sûr nous sommes entrés dans le processus électoral et il y a eu une pause dans cette activité", a-t-il dit.
Il a expliqué que les contacts avaient repris une fois le processus électoral achevé et qu'ils s'étaient même "intensifiés jusqu'à un certain moment il y a quelques semaines". Le diplomate se référait à la capture de plusieurs commandants résistants au Pakistan ces dernières semaines, dont le mollah Baradar, saluée par les Etats-Unis comme étant un signe de la volonté du Pakistan d'agir contre les résistants afghans sur leur territoire.

Mais, a-t-il souligné, "l'impact de ces (arrestations) a été, au total, clairement négatif sur notre possibilité de poursuivre un processus politique que nous estimions nécessaire à ce moment-là".
Parlant de nombreux canaux de communications avec les résistants y compris avec le président afghan Hamid Karzaï, Kai Eide a indiqué que les discussions en étaient encore à "un stage préliminaire", s'agissant de "discuter (...) des discussions". Il a également suggéré que le Pakistan avait délibérément tenté de saper les discussions. "Les Pakistanais n'ont pas joué le rôle qu'ils auraient dû jouer (...) Je ne pense pas que ces gens aient été arrêtés par pure coïncidence. Ils (les Pakistanais) devaient savoir qui ils étaient, le rôle qu'ils jouaient et vous voyez le résultat aujourd'hui", a-t-il dit.
Parlant du mollah Omar, "j'estime impensable que de tels contacts se déroulent sans qu'il en ait été informé et sans son accord", a dit Kai Eide. Nommé en 2008 au moment où la résistance des résistants commençait à s'intensifier, Kai Eide a connu une fin de mandat controversée, après une crise liée à la gestion de l'élection présidentielle afghane.

19/03

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/19/97001-20100319FILWWW00373-onu-fin-des-contacts-avec-les-résistants.php



 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

4-1 Afghanistan, Pakistan: un responsable américain avait un réseau d'espionnage privé.

 Un responsable du gouvernement a mis en place un réseau de sous-traitants privés en Afghanistan et au Pakistan dans le but de localiser et de tuer des résistants présumés, rapporte lundi le New York Times.

"Cet article formule de graves accusations et soulève de nombreuses questions qui exigent d'être étudiées par ce département", a réagi lundi un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman, tout en refusant de dire si l'affaire faisait l'objet d'une enquête.

Citant sous le couvert de l'anonymat des sources militaires officielles et des hommes d'affaires en Afghanistan et aux Etats-Unis, le quotidien écrit que ce responsable du ministère américain de la Defence, Michael Furlong, a embauché des sous-traitants auprès de sociétés de sécurité privées faisant travailler d'anciens agents de la CIA et des forces spéciales américaines.

Ces sous-traitants collectaient des renseignements permettant de localiser des résistants et des camps résistants, selon le journal.

Les informations étaient adressées à des responsables de l'armée et du renseignement pour être ensuite utilisées dans des frappes au Pakistan et en Afghanistan.

Certains responsables américains ont exprimé leur préoccupation face à la possibilité que Michael Furlong soit à la tête d'un réseau d'espions non officiel, sans qu'on sache réellement qui supervisait ses opérations, selon le New York Times, soulignant qu'il est généralement considéré comme illégal que des militaires embauchent des sous-traitants privés pour qu'ils agissent en tant qu'espions sous couverture.

Le réseau de Michael Furlong a pu également être financé par des détournements d'argent consacré à un programme visant à collecter des renseignements dans la région, selon le journal.

Le réseau mis en place par Furlong a été démantelé et ce dernier fait l'objet d'une enquête du Pentagone, qui l'accuse notamment de fraude, selon des sources officielles anonymes citées par le New York Times.

16/3

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gmy2-WVHS3fpj8YCH5HO5tVG4MFg


4-2 Pakistan/US : "dialogue stratégique"
Pakistan et Etats-Unis, alliés de raison plus que de cœur, inaugurent aujourd'hui à Washington un "dialogue stratégique", alors qu'Islamabad espère récolter les fruits de l'aide militaire qu'il apporte à son puissant partenaire. Le ministre des Affaires étrangères, Mehmood Qureshi, et le général Ashfaq Kayani, chef de l'armée, doivent s'entretenir avec la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, au lendemain de rencontres au Sénat.
Les deux hommes sont arrivés à Washington avec une liste de demandes qui commence par la fourniture de matériel militaire. Le Pakistan espère notamment recevoir des drones, ou avions sans pilote, pour mener lui-même le combat contre les résistants islamistes dans les zones de guérilla. Le Pakistan espère aussi des accords commerciaux et douaniers facilitant son accès au marché américain, en particulier pour ses exportations de textiles.
Pour le président Barack Obama, l'objectif est d'abord de convaincre l'opinion pakistanaise, farouchement anti-américaine, du désir de l'Amérique de s'engager dans une relation large et de long terme avec le Pakistan.

24/03

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/24/97001-20100324FILWWW00453-pakistanus-dialogue-strategique.php 



5 Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Le Pakistan s'affirme à Washington.

NbNdlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Les Etats-Unis et le Pakistan entament aujourd'hui à Washington un "dialogue stratégique". 

Avec, en toile de fond, la guerre en Afghanistan et le rôle que souhaite jouer Islamabad dans sa résolution.

Le Pakistan présentera en quelque sorte l'addition aux Américains pour services rendus dans la guerre contre le terrorisme.

Et ne manquera pas de demander à Washington de faire pression sur l'Inde pour qu'elle cesse d'étendre son influence en Afghanistan.

La composition de la délégation dépêchée par Islamabad à Washington pour faire avancer le « dialogue stratégique » entre les Etats-Unis et le Pakistan parle d'elle-même : officiellement emmenée par le ministre des Affaires étrangères, Shah Mahmood Qureshi, la vedette incontestée en est le général Ashfaq Kayani, le chef des armées. Ce n'est pas tout. Shuja Pasha, le patron de l'ISI, les Services de renseignements pakistanais, est aussi du voyage. Tous deux sont arrivés en Amérique suffisamment tôt pour avoir des entretiens bilatéraux avec leurs homologues respectifs, et au moins un ministre. Le ton est donné, le terrain est balisé : les pourparlers qui se dérouleront aujourd'hui porteront d'abord sur la sécurité dans la région « Af-Pak », et sur le rôle qu'entend bien jouer le Pakistan dans la dernière phase de la guerre afghane.

Un chapitre crucial, autant pour Islamabad que pour Washington, qui a peut-être encore plus besoin du Pakistan pour sortir d'Afghanistan que pour y gagner une guerre qui est entré dans neuvième année.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit.

Depuis que Barack Obama a laissé entendre que les troupes américaines pourraient commencer à se retirer d'Afghanistan dès 2011 ; depuis, surtout, que l'ouverture d'un dialogue avec les talibans n'est plus un sujet tabou, Islamabad n'a de cesse de placer ses pions.

Un, en réclamant de faire partie du peloton de tête des médiateurs entre les talibans et les pays de la coalition ;

deux, en exigeant que l'Inde soit chassée d'Afghanistan que le Pakistan considère comme son « arrière-cour ».

Sur ces deux points, Kayani est monté au créneau à plusieurs reprises. A Bruxelles, fin janvier, lors d'une réunion aux quartiers généraux de l'Otan, où il a laissé entendre que le Pakistan ne pouvait pas se permettre de perdre sa « profondeur stratégique » en Afghanistan, arguant de la menace indienne à l'Est. Il avait alors notamment proposé d'entraîner en partie la nouvelle armée afghane, ce que fait déjà l'Inde à dose homéopathique. Il a été plus explicite encore à Islamabad, en février, lors de deux conférences de presse où il a clairement expliqué que la politique militaire pakistanaise resterait « India-centric ». En clair, pas question de dégarnir le front oriental pour s'engager davantage à la frontière avec l'Afghanistan.

Les Etats-Unis sont-ils prêts à payer le prix fort pour en finir avec la guerre afghane ?

Au point d'ignorer les inquiétudes de l'Inde, leur autre allié dans le sous-continent ?

« Ce qui nous intéresse, c'est de forger des relations à long terme entre les Etats-Unis et le Pakistan. Et nous allons explorer comment nous pouvons aider les Pakistanais à relever les défis auxquels ils sont confrontés en matière de sécurité, et qui sont aussi les nôtres et ceux de l'Otan », a déclaré à la veille de l'ouverture du "dialogue stratégique" le Secrétaire américain à la Défense Robert Gates, après s'être entretenu une nouvelle fois avec le général Kayani. Quant à Hillary Clinton, elle a souligné que les Etats-Unis soutenaient déjà les efforts du Pakistan « en vue de renforcer ses institutions démocratiques, développer son économie, et anéantir les groupes extrémistes qui menacent le Pakistan, la région, et même notre propre pays ». Les Pakistanais, eux, ont annoncé la couleur : « Le Pakistan a fait sa part ! Nous en avons déjà trop fait », a lancé Shah Mahmood Qureshi avant de s'envoler pour les Etats-Unis.   

La « shopping list » du Pakistan est longue, un document de 56 pages, selon le Wall Street Journal. Elle va d'une coopération renforcée entre les agences du renseignement des deux pays, à un accord sur le nucléaire civil comparable à celui que Washington a consenti à New Delhi.

En passant par des demandes d'hélicoptères, de drones, une aide financière accrue etc.

Les Indiens sont furieux. « Il est temps pour nous de rejoindre des pays comme Israël et d'étouffer dans l'œuf ce geste de l'administration Obama », lance G. Parthasarathy, ancien ambassadeur de l'Inde au Pakistan.

Le jeu pourrait s'avérait dangereux, y compris pour Washington. En admettant que l'Inde subisse une nouvelle attaque du type de celle de Bombay, qui a fait près de 200 morts fin novembre 2008 ; en supposant que, cette fois encore, la responsabilité du Pakistan - via un groupe terroriste comme le Lashkar-e-Taiba - soit avérée, Delhi pourra difficilement rester inerte. Or, si les Indiens en venaient à masser quelques troupes à la frontière avec le Pakistan, voire se contentaient d'en proférer la menace, le général Kayani aura beau jeu de faire valoir aux Etats-Unis qu'il doit d'abord se consacrer à protéger son pays contre l'Inde.

Une chose est sûre, l'Inde figurera en bonne place dans le "dialogue stratégique" américano-pakistanais. 

(De larges extraits de cette note ont été publiés dans Le Figaro d'aujourd'hui)  

http://blog.lefigaro.fr/inde/2010/03/le-pakistan-saffirme-a-washing.html?xtor=RSS-24


5-2 Le Pakistan promet son aide aux USA, mais veut quelque chose en échange.

NbNdlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.
Islamabad demande à Washington de jouer un rôle « constructif» concernant le Cachemire.
Le premier « dialogue stratégique » entre les États-Unis et le Pakistan s'est ouvert hier, l'occasion pour Islamabad de demander à Washington de jouer un rôle « constructif » concernant le Cachemire ou l'énergie en échange de son aide pour lutter contre les extrémistes résistants.
La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a ouvert dans la capitale américaine les discussions, auxquelles participent côté pakistanais son homologue Shah Mehmood Qureshi et le général Ashfaq Kayani, chef d'état-major, en assurant qu'un « jour nouveau » se levait sur les relations souvent tendues entre les deux pays. Elle a notamment souligné l'effort de plus en plus net des autorités pakistanaises pour
combattre les groupes résistants extrémistes et leur a promis le soutien plein et entier des États-Unis. « Votre lutte est la nôtre », a-t-elle dit.
« Il est certain qu'il y aura encore des désaccords à l'avenir »,a-t-elle ajouté, mais « il y en a toujours entre amis ou entre membresd'une même famille ».
M. Qureshi, de son côté, a promis le soutien du Pakistan à la lutte antiterroriste, mais a ajouté que son pays avait aussi des demandes à formuler. « Le Pakistan est déterminé à faire sa part pour aider à l'effort de la communauté internationale en vue d'obtenir la paix et la stabilité en Afghanistan, a-t-il dit. Nous espérons que la communauté internationale répondra de la même façon à nos préoccupations légitimes. »
« Le Pakistan continuera de rechercher une résolution pacifique de tous les conflits en cours en Asie du Sud, y compris au Cachemire. Nous espérons que les États-Unis maintiendront leur approche constructive pour encourager ce processus », a-t-il notamment déclaré. Islamabad réclame depuis longtemps une intervention internationale au Cachemire, territoire himalayen à majorité musulmane divisé entre l'Inde et le Pakistan.
Par ailleurs, « nous espérons qu'un accès non discriminant aux ressources énergétiques vitales nous sera accordé pour que nous puissions poursuivre notre plan de développement économique et industriel », a déclaré M. Qureshi.
Ces demandes risquent d'être accueillies froidement par les États-Unis,qui ont refusé jusqu'ici de jouer un rôle de médiateur sur le Cachemire, que l'Inde considère comme un problème de politique intérieure.
Concernant le dossier énergétique, le Pakistan souhaite obtenir un accord nucléaire civil avec les États-Unis, similaire à celui signé entre Washington et New Delhi. Mais l'idée est accueillie avec prudence par les responsables américains, notamment en raison du passif du Pakistan : le « père » de la bombe atomique pakistanaise, Abdul Qadeer Khan, avait reconnu en 2004 des activités de prolifération en Iran, Corée du Nord et Libye.
Interrogée par la chaîne pakistanaise Express TV pour savoir si une coopération nucléaire permettrait d'éviter les pénuries chroniques d'énergie que connaît le Pakistan, Mme Clinton a déclaré qu'il y avait « des mesures plus urgentes à prendre », notamment la modernisation des centrales.
Mais les demandes de coopération du Pakistan ne s'arrêtent pas là, et concernent aussi les secteurs de l'eau et de l'éducation. Islamabad voudrait également que Washington lui fournisse des drones de combat.
Les États-Unis ont mené plus de 90 attaques de drones au Pakistan depuis août 2008, tuant plus de 830 personnes, selon des sources locales. Ces opérations ont été dénoncées au sein du gouvernement pakistanais comme empiétant sur la souveraineté du pays.

L’Orient-Le Jour  -
Jeudi 25 mars 2010
http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/article/651486/Le_Pakistan_promet_son_aide_aux_USA%2C_mais_veut_quelque_chose_en_echange_.html


5-3 Sue Pleming : Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

NbNdlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Pakistanais et Américains ont ouvert mercredi à Washington deux jours de discussions stratégiques portant notamment sur la coopération dans la lutte contre les  résistants.

Les tensions persistent entre les Etats-Unis et le Pakistan sur de nombreux sujets, allant de la coopération nucléaire aux questions de sécurité.

"C'est le début de quelque chose de nouveau", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton à l'ouverture des discussions, avant d'ajouter cependant: "Nos pays ont eu leurs désaccords et leurs malentendus dans le passé et il est sûr qu'ils en auront encore dans l'avenir".

Pour le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, "le partenariat (entre Washington et Islamabad) est bon pour le Pakistan, bon pour l'Amérique, bon pour la paix, la sécurité et la prospérité dans le monde".

Il s'est dit "un homme heureux" à l'issue de la première journée de discussions qui a porté sur des sujets comme la sécurité, l'énergie ou l'eau.

Les Etats-Unis ont promis d'accélérer le versement d'une aide militaire de deux milliards de dollars due au Pakistan dans le cadre d'un programme baptisé fonds de soutien de coalition.

Qureshi a précisé qu'une partie "substantielle" de ce montant serait versée d'ici la fin avril, et que Washington avait promis de payer le solde d'ici la fin juin.

TENSION SUR LE NUCLÉAIRE

Le chef de la diplomatie pakistanaise a également déclaré que les deux pays avaient convenu d'accélérer l'examen de demandes pakistanaises en équipement militaire et Clinton a ajouté qu'ils travailleraient à la mise au point d'un ensemble pluriannuel de mesures portant sur la sécurité.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a salué la coopération accrue du Pakistan dans la guerre en Afghanistan, dont la récente arrestation du numéro deux des taliban Abdul Ghani Baradar.

En public, les deux parties cherchent à présenter un front uni mais les discussions à huis clos s'annoncent délicates sur plusieurs sujets, notamment sur la poursuite des offensives contre les taliban et la coopération nucléaire civile.

Islamabad recherche dans ce dernier domaine un accord comparable à celui que son grand rival indien a finalement passé avec Washington, ce à quoi les Américains sont très réticents.

"Ce qui est bon pour l'Inde devrait être bon pour le Pakistan", a souligné Salman Bashir, secrétaire d'Etat pakistanais chargé des Affaires étrangères.

Si la délégation pakistanaise est officiellement menée par le ministre des Affaires étrangères, les entretiens devraient souligner le rôle prépondérant de l'armée et de son chef d'état-major, Ashfaq Kayani, qui a, selon des analystes, fixé lui-même l'agenda des sujets à aborder.

Bien que le Pakistan soit retourné à un régime civil avec la démission en 2008 du président Pervez Musharraf, l'armée n'a pas renoncé à son contrôle sur les questions de sécurité, notamment en ce qui concerne les relations avec l'Inde ou l'Afghanistan et les liens militaires avec les Etats-Unis.

Pour préparer la rencontre, Kayani a multiplié les entretiens avec des responsables américains, parmi lesquels Robert Gates, le chef d'état-major interarmées, le général Mike Mullen, et le chef du Commandement central américain, le général David Petraeus.

Avant la rencontre le Pakistan a soumis une "liste de souhaits" avec pour objectif d'étendre la coopération militaire et économique entre Washington et Islamabad, a-t-on indiqué de sources autorisées américaine et pakistanaise.

Dans ce document de 56 pages, le Pakistan réclame un meilleur partage des renseignements et l'obtention d'hélicoptères de combat et de drones afin d'intensifier la lutte contre les taliban et les activistes d'Al Qaïda. Islamabad souhaite également une augmentation de l'aide économique.

Sue Pleming

Reuters

Avec Deborah Charles, Guy Kerivel et Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Gilles Trequesser

http://www.challenges.fr/actualites/asie/20100324.REU9892/washington_et_islamabad_ouvrent_un_dialogue_strategique.html?xtor=RSS-25

http://www.laprovence.com/article/monde/discussions-strategiques-entre-pakistanais-et-americains


5-4 Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

Publié par l’ONU le 27 janvier dernier, le document de 220 pages crée l’embarras au sein des gouvernements. Initialement prévue lundi 8 mars, la présentation du rapport est reportée à la session de juin. Fruit d’enquêtes croisées entre l’expert indépendant sur la lutte contre le terrorisme

, Martin Scheinin, et celui sur la torture, Manfred Nowak, ainsi que les groupes de travail sur les disparitions forcées et sur la détention arbitraire, l’étude ne révèle rien qui ne soit déjà du domaine public – y compris le nom les 66 pays qui ont détenu au secret des personnes soupçonnées de terrorisme depuis 2001. En revanche, elle met en lumière l’ampleur des connections et les complicités entre les Etats, tous continents confondus. "Ces informations étaient connues, mais de manière éparpillée, confirme Antoine Madelin, représentant de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) auprès de l’Union européenne.

C’est la première fois qu’un document donne une vue universelle sur la question, avec en plus le tampon officiel de l’ONU." Dans son rapport sur les vols secrets de la CIA présenté en juin 2007 au Conseil de l’Europe, le parlementaire tessinois Dick Marty avait révélé la connivence de 14 pays européens. "Mais cette fois, la mise en évidence d’un réseau mondial démontre comment les services secrets peuvent élaborer des pratiques en dehors de tout contrôle démocratique, en parallèle, voire à l’insu de leur gouvernement, explique-t-il au téléphone. Et on est encore loin d’avoir fait toute la lumière !

Aussi bien pour Dick Marty que pour Antoine Madelin, le rapport pointe du doigt la nécessité impérative d’obtenir plus de transparence des services secrets dans la lutte contre le terrorisme.

Un problème auquel la communauté internationale a refusé de répondre jusqu’à aujourd’hui, affirment-ils. "Le rapport met aussi sur la table un autre problème non résolu en Europe : les responsabilités dans les vols de la CIA. Très peu d’affaires ont été traduites en justice alors que les liens sont avérés", ajoute le représentant de FIDH. Des raisons qui expliquent le malaise général.

Le 31 décembre 2009, le Pakistan envoyait au nom de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) une lettre au président du Conseil, Alex Van Meeuwen, demandant que le rapport ne soit pas reconnue comme document officiel de l’ONU, donc qu’il ne soit pas présenté au Conseil des droits de l’homme. Selon la lettre, les rapporteurs spéciaux auraient outrepassé leur mandat en menant cette enquête de leur propre initiative. Ils reprochent par ailleurs à Martin Scheinin de n’avoir pas rédigé une autre enquête qui lui avait été demandé par le Conseil sur les bonnes pratiques en matière de lutte antiterroriste.

Le 8 janvier, l’ambassadeur du Nigeria, au nom du groupe des pays africains, réitérait la demande au président Van Meeuwen. Lequel répondait le 11 février, après consultation juridique, que les experts n’avaient en rien outrepassé leur mandat et qu’ils avaient agi en total accord avec leur code de conduite. Selon Peter Splinter, représentant d’Amnesty International auprès de l’ONU à Genève, ces protestations faites au nom des pays de l’OCI et du groupe africain ressemblent à des "tactiques pour étouffer davantage les procédures spéciales à la veille du processus de révision du Conseil prévu plus tard cette année." Ces pays, qui avaient réussi à imposer un code de conduite pour les rapporteurs spéciaux en 2007, aimeraient un contrôle encore plus serré. 

Tabnak.com

Lundi, 08 Mars

http://french.irib.ir/index.php/article/32027-le-rapport-de-lonu-sur-les-prisons-secretes

n°44 - Journal de PAKISTAN - 03-03 au 27-03 - : Fin : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".

n°44 - Journal de PAKISTAN -  03-03 au 27-03 - : Fin : - Washington et Islamabad ouvrent un "dialogue stratégique".



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

                                    n° 44   03-03 au 27-03

                          C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Journal de PAKISTAN" est  visible :

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise

7 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

7-1 Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

7-2 Matthieu Amaré : L'étrange cas de Affia Saddiqui.

7-3 Al Qaïda souffre des attaques de drones mais s'adapte sans cesser d'agir.

7-4 Mark Perry : GL David Petraeus : "Israël Met Des Vies Américaines En Danger ".

7-5 John Pilger : Passez une bonne guerre mondiale, braves gens. 

8 Annexe

8-1 Ben Laden menace l'Amérique si le cerveau du 11-Septembre est exécuté.

8-2 François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État.

8-3 Oscar Fortin : La démocratie : celle qui plaît à Washington et ses alliés.

Pakistan.



6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

6-1 Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise

22 mars,

Islamabad veut interroger le père de la bombe A pakistanaise Abdul Qadeer Khan, soupçonné d'avoir transmis des secrets nucléaires à l'Irak et l'Iran, déclare un avocat du gouvernement.

La requête déposée par le gouvernement devant la Haute Cour de Lahore survient à deux jours de l'ouverture d'un dialogue stratégique entre Etats-Unis et Pakistan, à l'occasion duquel Islamabad pourrait demander un accord sur le nucléaire civil similaire à celui conclu entre Washington et l'Inde.

"Nous demandons l'autorisation de voir le Dr (Abdul) Qadeer Khan et d'enquêter sur ce dossier, et aussi de l'empêcher de s'exprimer publiquement et de prendre contact avec quiconque", a déclaré l'avocat du gouvernement, Naveed Inayat Malik.

La Cour, après une audience préliminaire lundi, a ajourné ses débats à mercredi prochain.

Selon l'avocat de Khan, Ali Zafar, l'initiative du gouvernement n'est qu'une riposte à une requête judiciaire de son client, qui conteste les restrictions imposées par les autorités à ses déplacements. Pour Islamabad, ces restrictions visent uniquement à assurer la sécurité du savant atomiste.

Selon deux articles parus dans le Washington Post les 10 et 14 mars, l'expert nucléaire pakistanais a essayé d'aider l'Irak et l'Iran à produire des armes nucléaires, a précisé Malik. Ces contacts auraient été connus du gouvernement pakistanais. Khan comme Islamabad ont démenti les allégations contenues dans ces articles.

Khan a avoué lui-même, en février 2004, avoir transmis des informations et du matériel nucléaires à l'Iran, la Libye et la Corée du Nord. Il avait été alors pardonné par le président d'alors, Pervez Musharraf, mais placé en résidence surveillée.

Il a été libéré de cette assignation à résidence sur décision de la Haute Cour en février 2009.

A l'époque, le gouvernement pakistanais avait tenté d'apaiser les inquiétudes de Washington et de la communauté internationale en déclarant que le réseau de Khan avait été totalement démantelé et que le chercheur n'avait aucun accès au programme nucléaire du Pakistan.

Le Pakistan, qui n'est pas signataire du traité de non-prolifération, a procédé à plusieurs essais nucléaires en 1998 mais on suppose qu'il disposait dès 1986 de la capacité de fabriquer des bombes atomiques.

Islamabad espère aborder la question d'un accord sur le nucléaire civil lors de son dialogue stratégique avec Washington qui doit débuter mercredi.



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Alain  Chouet : Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus.

 On s’en doutait mais il serait temps que cela soit dit ! 
Alors qui a intérêt à entretenir ce mythe ? Et surtout dans quel but ?

Alain Chouet

Salam,

Al-Qaïda n'est qu'une marque qui rapporte et rien de plus. Effectivement on s'en doutait !

 Cependant les propos de ce monsieur restent trop partiels et tendancieux, ce sont clairement des certitudes qui proviennent des rapports qu'on lui remonte et qui sont loin de dire la vérité et de comprendre les motivations des gens dans d'autres contrés avec d'autres références et d'autres cultures.

 De plus, ce monsieur veut nous faire croire que les mouvements islamiques qui optent pour la violence le font pour s'accaparer le pouvoir et les richesses du pays, mais ceci est loin d'être vrai.

A l'origine, et depuis l'époque de Nasser, ces mouvements n'ont opté pour la violence, stupide et inutile, qu'en réaction presque désespérée à la répression terrible qu'ils ont subie par des régimes absolutistes, soutenus, voire fabriqués, soit par le bloc de l'Est ou bien par l'Occident.

Mais le point qui me semble le plus important que cet ancien directeur à la sécurité extérieure, un saint-ni-touche sans aucun doute, cherche à nous faire avaler, c'est que le danger qu'il faut combattre se trouve en vérité dans le mouvement des Frères Musulmans, qui est le mouvement principal qui a pignon sur rue et qui s'oppose politiquement aux régimes arabes pourris, notamment en Egypte et en Jordanie, et dont est issu le mouvement de résistance islamique en Palestine.

On peut être pour ou contre les points de vue des Frères Musulmans, mais c'est un mouvement populaire qui se renouvelle et se modernise avec des jeunes gens de haut niveau et devient donc l'ennemi à abattre.

Cela pourrait même dépasser le cadre des pays arabes et musulmans pour atteindre des organisations musulmanes en France, comme l'UOIF par exemple, et en Occident d'une manière générale, sous prétexte des liens qu'ils pourraient avoir avec les Frères Musulmans.

Il y a donc les musulmans « modérés » bien gentils qu'il faut encourager partout, et les exemples ne manquent pas, et des musulmans « extrémistes » qui semblent faire peur et qu'ils faut combattre !
 http://videos.senat.fr/video/videos/2010/video3893.html


7-2 Matthieu Amaré : L'étrange cas de Affia Saddiqui.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Une neuroscientifique pakistanaise, Affia Siddiqui, a été condamnée en février 2010 pour avoir tenté de tuer des officiers de l'armée américaine au sein d'un poste de police en Afghanistan.

Alors que sept chefs d'accusation ont été retenus à son encontre, son procès est considéré comme «une farce» au Pakistan.

Sa disparition avec ses trois enfants entre 2003 et 2008 représente toujours un grand mystère.

Une neuroscientifique de 38 ans, Afia Siddiqui, vient d'être condamnée par un jury de la «United District Court» de Manhattan à une peine de 20 ans de réclusion criminelle pour des faits remontant à 2008. Cette année là, elle fut placée en garde à vue pour ses liens supposés avec la mouvance islamiste Al-Qaïda. Garde à vue au cours de laquelle elle aurait tiré sur un agent du FBI. Selon les médias pakistanais, cette sentence relève de la pure folie et le premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani a d'ores et déjà promis de faire pression sur les Etats-Unis pour obtenir sa libération. Les journaux du Pakistan ont également assimilé le verdict à une «farce» qui serait l'exemple typique de l'injustice des tribunaux américains envers les musulmans, depuis l'attentat du 11 septembre 2001.

«La femme la plusrecherchée du monde»

Affia Saddiqui a effectué ses études à l'université privée de Brandeis dans le Massachussetts, connu pour être un foyer de contestation et de militantisme, avant d'obtenir son diplôme de neuroscience dans le très réputé «Massachussetts Institute of Technology». Suivant un début de carrière des plus honorables, elle rejoint le Pakistan, en 2003, pour épouser Ammar al-Baluchi, actuellement à Guantanamo pour son implication supposée dans les attentats du 11 septembre 2001. La même année, alors qu'elle quittait le domicile de sa sœur avec ses trois enfants pour l'aéroport de Karachi, la famille disparaît. Interpellé par cette soudaine évasion, Robert Mueller, directeur du FBI à l'époque, soupçonne la jeune femme d'être en intelligence avec Al-Qaïda. Toujours portée disparue avec ses trois enfants, elle est identifiée, en 2004, par l'Organisation des Nations Unies (ONU), comme «un membre d'Al-Qaïda opératoire». Au cours de sa disparation, Affia Saddiqui est devenue, selon l'ancien procureur général américain John Ashcroft «la femme la plus recherchée du monde».

Cinq ans de néant

Selon les documents administratifs, rendus public récemment par la justice américaine, et publiés par le quotidien britannique «The Independent», Affia Siddiqui a été arrêtée avec son fils aîné, en Afghanistan, à Ghazni, le 18 juillet 2008 pour «vagabondage suspect». Dans son sac, les enquêteurs auraient trouvé des instructions sur la fabrication d'explosifs et une liste de points de repères concernant New York, principalement la Statue de la Liberté, le pont de Brooklyn et l'Empire State Building. Immédiatement placée en détention provisoire, elle révèle dans les colonnes de «The Independent» que le FBI, l'accuse, pendant l'interrogatoire, d'avoir ouvert, en 2002, une boîte postale au nom de Majid Khan, soupçonné être un membre d'Al-Qaïda. Toujours selon les documents judicaires de la cour de Manhattan, la jeune chercheuse aurait saisi un fusil M4, dissimulé dans le faux-plafond de la salle d'interrogatoire, avant de tirer et de toucher un agent du FBI à l'abdomen. Les faits ont été certifiés par plusieurs témoignages d'agents du FBI. Affia Siddiqui, quant à elle, crie à la tromperie affirmant qu'elle n'a jamais eu l'arme dans la main. La justice américaine n'en a cure et la condamne, en 2010, à 20 ans de prison.

«La dame grise de Bagram»

L'histoire de cette neuroscientifique est devenue un véritable «mythe» au Pakistan. Pour la famille de l'accusée, toute la lumière n'a pas été faite sur cette affaire. En effet, le plus grand mystère demeure sur sa supposée disparition en 2003 et 2008. Aucun document de la justice des Etats-Unis ne lève le voile sur cette période d'inactivité. Alors, sa sœur, Fauzia Siddiqui, suspecte les services de renseignement pakistanais d'avoir transféré Affia à Bagram, une prison américaine située près de Kaboul, en Afghanistan. Cinq ans durant, elle aurait été torturée. D'anciens détenus de la maison d'arrêt de Bagram, où selon eux les sévices corporels sont monnaie courante, ont affirmé avoir entendu, chaque nuit, des cris de femme provenant d'une cellule isolée. Interrogés par «The Independent», ces ex-prisonniers ont surnommé cette femme battue «La dame grise de Bagram».

«Honte à l'Amérique»

Farouchement niée par les responsables américains, cette thèse concernant la possible détention d'Affia Siddiqui est acceptée par bon nombre de Pakistanais. Pour eux, il ne fait aucun doute que la neuroscientifique a été torturée et que ses deux enfants, par ailleurs toujours portés disparus, ont été assassinés. Dans toutes les grandes villes du Pakistan, d'immenses panneaux «Honte à l'Amérique» sont brandis par des centaines de manifestants qui réclament, depuis des semaines, la libération de leur compatriote. Au Pakistan, Affia Siddiqui est devenu un symbole si puissant que les politiciens de tous bords, les résistants ainsi que les médias nationaux se sont alignés sur les mêmes revendications. L'effusion provoquée par les diverses manifestations ont par ailleurs conduit le président de la République pakistanaise, Asif Ali Zardari, à déclarer publiquement son ressenti. Erigée au rang de martyre, Affia Siddiqui est désormais considérée par l'ensemble du gouvernement comme «une fille de la nation».

Matthieu Amaré

ParisMatch.com

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/L-etrange-cas-d-une-pakistanaise-condamnee-174855/


7-3 Al Qaïda souffre des attaques de drones mais s'adapte sans cesser d'agir.

Extrait

La multiplication des attaques de drones américains en Irak ou dans les zones tribales pakistanaises force Al Qaïda à adapter ses tactiques mais ne semble pas l'empêcher d'agir, estiment des analystes.
Les raids meurtriers de ces avions sans pilotes,
armés de missiles et télécommandés depuis les Etats-Unis, sont devenus la crainte des résistants cachés dans les déserts irakiens ou dans les régions montagneuses aux confins du Pakistan et de l'Afghanistan.

Dans les zones tribales pakistanaises, une centaine d'attaques en un an et demi (dont plus de 20 depuis début 2010) ont tué des résistants, mais aussi, selon des responsables militaires pakistanais, de nombreux civils.

Sur internet des résistants ont évoqué la peur que leur inspire cet ennemi invisible et implacable.
"Ils peuvent suivre nos mouvements et prendre des photos de jour comme de nuit", avertissait récemment, dans une vidéo mise en ligne, un membre d'Al Qaïda en Irak.

Mais, même s’ils subissent des pertes, les hommes d'Al Qaïda et les résistants pakistanais ont prouvé qu'ils savaient s'adapter.
Des volontaires occidentaux arrêtés ont confié que les entraînements se faisaient désormais par petits groupes, rarement plus de dix, que les consignes étaient de rester au maximum à l'intérieur et de se méfier de tout le monde, par crainte des espions.
Ces attaques "représentent l'opération la plus agressive dans laquelle
la CIA a été impliquée de toute son histoire", a assuré mercredi dans le Washington Post le directeur de la centrale américaine, Leon Panetta.
"Ces opérations empêchent sérieusement Al Qaïda de fonctionner", a-t-il ajouté. "Tous nos renseignements concordent: il leur est très difficile de maintenir un système de commandement (...) Nous les avons mis en déroute".

Enlevé et détenu pendant sept mois en Afghanistan et au Pakistan, le journaliste du New York Times David Rohde a raconté "la présence terrifiante des drones".
"Nous pouvions les entendre tourner au-dessus de nos têtes pendant des heures", a-t-il écrit dans le récit de sa captivité. "Ce ne sont que des points dans le ciel, mais leurs missiles portent à des kilomètres. Nous savions que nous pouvions être immolés à tout instant".
"Ces raids rendaient les résistant paranoïaques", ajoute-t-il. "Ils croyaient qu'un réseau d'indicateurs guidaient les missiles.

L'expert américain Peter Bergen, qui étudie au sein de la New America Foundation l'impact de la "guerre des drones" (www.newamerica.net/drones), estime "qu'il faut être idiot, si vous êtes un membre d'Al Qaïda, pour rester à attendre dans les zones tribales d'être rattrapé par un missile Hellfire". "Ces zones sûres ne le sont plus. Nous pouvons raisonnablement penser qu'il y a eu (pour les membres d'Al Qaïda) un mouvement de retour vers les grandes villes", ajoute-t-il.
"La campagne des drones a tué un nombre important de chefs et de soldats résistants", écrivent Peter Bergen et Katherine Tiedermann dans un rapport de février, intitulé "L'année des drones", "mais ces pertes ont clairement été absorbées".

http://www.leparisien.fr/


7-4 Mark Perry : GL David Petraeus : "Israël Met Des Vies Américaines En Danger "

« …la relation de l’Amérique avec Israël est importante, mais pas aussi importante que les vies des soldats américains… »

Briefing De Petraeus : Toute l’histoire ne se résume pas à l’embarras de Biden

Le 16 Janvier, deux jours après le tremblement de terre meurtrier d’Haïti, une équipe d’officiers supérieurs du Commandement Central US (responsable de la supervision des intérêts sécuritaires américains au Moyen Orient) est arrivée au Pentagone pour un briefing avec le chef de tous les états majors de l’armée US, l’amiral Michael Mullen, sur le conflit israélo palestinien.
L’équipe a été envoyée par le commandant de CENTCOM, le Gl David Petraeus, pour exprimer ses inquiétudes croissantes sur l’absence de progrès dans la résolution de ce conflit. Mullen a été stupéfié par la présentation PowerPoint de 45mn et 33 diapositives. Les officiers ayant fait la présentation ont rapporté qu’il y avait une perception grandissante parmi les dirigeants arabes que les US étaient incapables de tenir tête à Israël, que CENTCOM, comprenant principalement des pays arabes, croyait de moins en moins dans les promesses américaines, que l’intransigeance israélienne dans le conflit israélo palestinien mettait en péril la position US dans la région, et que Mitchell lui-même était (comme un haut gradé du Pentagone l’a décrit plus tard) « trop vieux, trop lent et arrivé trop tard. »
Le briefing de Janvier de Mullen était sans précédent. Aucun commandant du CENTCOM auparavant ne s’était lui-même exprimé sur ce qui est essentiellement une question politique ; c’est pourquoi ceux qui ont fait le briefing ont agi avec circonspection et dit à Mullen que leurs conclusions faisaient suite à un tour de la région effectué en Décembre 2009, où, sur instruction de Petraeus, ils ont discuté avec des hauts dirigeants arabes.
« Partout où ils sont allés, le message était plutôt humiliant » a dit un officier du Pentagone ayant eu connaissance du briefing. «L’Amérique est non seulement perçue comme faible, mais sa position militaire dans la région est entrain de s’éroder».
Mais Petraeus n’avait pas terminé. Deux jours après le briefing de Mullen, Petraeus a envoyé un document à
la Maison Blanche demandant que la Cisjordanie et Gaza (qui avec Israël font partie du commandement européen - ou EUCOM) fassent partie de sa zone d’opérations. La raison invoquée par Petraeus était directe : avec des troupes US déployées en Irak et en Afghanistan l’armée US doit être perçue par les dirigeants arabes comme engagée dans les conflits les plus difficiles.
Actualisation
Un officier supérieur a nié dimanche que Petraeus ait envoyé un document à
la Maison Blanche.
« CENTCOM a eu affectivement une équipe qui a fait un briefing au CJCS sur des problèmes concernant la question palestinienne, et CENTCOM a proposé un changement UCP, au CJCS, et non pas à
la WH « a dit l’officier via un email.
« Le Gl Petraeus n’est pas certain de ce qui a pu avoir été transmis à
la WH (si quelque chose l’a été) du briefing au CJCS ».
UPC = Unified Combatant Command comme le CENTCOM ; CJCS une référence à Mullen ; et WH la Maison Blanche.
Le briefing de Mullen et la demande de Petraeus ont frappé
la Maison Blanche telle une bombe. Tandis que la demande de Petraeus que le CENTCOM soit élargi pour inclure les Palestiniens a été rejetée, ce qui a été confirmé par un officier du Pentagone disant : « c’était mort dés le départ », l’administration Obama a décidé qu’elle redoublerait d’effort - pressant Israël de nouveau sur la question des colonies, envoyant Mitchell visiter un certain nombre de capitales arabes et Mullen pour une rencontre soigneusement arrangée avec le chef d’état major de l’armée israélienne, le Lt Gl Gabi Ashkenazi.
Alors que la presse américaine spéculait que le voyage de Mullen était centré sur l’Iran, le président du JCS en fait a transmis un message dur et direct portant sur le conflit israélo palestinien qu’Israël devait voir le conflit avec les Palestiniens «dans un contexte régional plus large» - - comme ayant un impact direct sur le statut de l’Amérique dans la région. On a certainement pensé qu’Israël comprendrait le message.
Israël n’a pas compris.

Quand le Vice Président Joe Biden, a été mis dans l’embarras par une annonce israélienne que le gouvernement Netanyahou allait construire 1600 nouveaux appartements à Jérusalem Est, l’administration a réagi. Mais personne n’était plus indigné que Biden qui, selon le quotidien israélien Yedihot Aharonot a en privé échangé des paroles de colère avec le premier ministre israélien.

Sans surprise, ce qu’a dit Biden à Netanyahou reflétait l’importance que l’administration attache au briefing de Mullen par Petraeus.
On a rapporté que Biden a dit à Netanyahou : « cela commence à devenir dangereux pour nous ». « Ce que vous faites ici sape la sécurité de nos troupes qui combattent en Irak, en Afghanistan, au Pakistan. Cela nous met en danger et menace la paix régionale. »
Yedihot Aharonot continuait en rapportant que «le Vice Président avait dit à ses hôtes israéliens que comme de nombreuses personnes dans le monde musulman considèrent qu’il y a un lien entre les actions d’Israël et la politique des US, toute décision de construction qui sape les droits des Palestiniens à Jérusalem Est pourrait avoir un impact sur la sécurité personnelle des troupes américaines combattant le terrorisme islamique ».
Le message ne pouvait pas être plus simple. L’intransigeance d’Israël peut coûter des vies américaines.
Il existe d’importants et puissants lobbies en Amérique : le NRA, l’American Medical Association, les juristes - et le Lobby israélien. Mais aucun lobby n’est aussi important, aussi puissant que celui de l’armée US.
Tandis que les commentateurs et gourous ont pu dire que le voyage de Joe Biden en Israël a changé pour toujours la relation de l’Amérique avec son allié d’autrefois dans la région, la véritable rupture s’est faite en Janvier, quand David Petraeus a envoyé son équipe faire un briefing au Pentagone pour transmettre un message d'alerte absolue: la relation de l’Amérique avec Israël est importante, mais pas aussi importante que les vies des soldats américains. Peut être qu’Israël a compris le message maintenant.
Mark Perry

13/03/10

Foreign Policy
http://mideast.foreignpolicy.com/posts/2010/03/14/the_petraeus_briefing_biden_s_embarrassment_is_not_the_whole_story

Mardi 16 Mars 2010

Mireille Delamarre titre traduction

http://www.planetenonviolence.org/GL-David-Petraeus-Israel-Met-Des-Vies-Americaines-En-Danger_a2143.html


7-5 John Pilger : Passez une bonne guerre mondiale, braves gens. 

Voici les nouvelles en provenance du tiers-monde.

Les Etats-Unis ont envahi l’Afrique.

Des troupes US sont entrées en Somalie pour étendre leur front de guerre d’Afghanistan et du Pakistan vers le Yémen et la corne de l’Afrique.

En guise de préparation à une attaque contre l’Iran, des missiles américains ont été placés dans quatre états du Golfe Persique, et les bombes « bunker-buster » (briseurs de bunkers) auraient été acheminées sur la base militaire située sur l’île britannique de Diego Garcia dans l’Océan Indien.

A Gaza, la population malade et abandonnée, en majorité des enfants, se fait enterrer vivante derrière des barrières souterraines fournies par les Etats-Unis pour renforcer un siège criminel.

En Amérique latine, l’administration Obama s’est octroyé sept bases militaires en Colombie, à partir desquelles il pourra mener une guerre contre les démocraties populaires du Venezuela, de la Bolivie, de l’Equateur et du Paraguay. Pendant ce temps, le secrétaire à la « défense » Robert Gates se plaint que « l’opinion publique (européenne) et la classe politique » sont tellement opposées à la guerre qu’elles constituent un « obstacle » à la paix. Rappelez-vous, nous serons bientôt le 1er Avril.

Selon un général américain, l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan n’est pas une véritable guerre mais une « guerre d’images ». Ainsi, la récente « libération de la ville de Marjah » de la « structure de commande et de contrôle » des Taliban n’était qu’une mise en scène. Les libérateurs héroïques ont tué les civils habituels, les plus pauvres parmi les pauvres. Sinon, pour le reste, c’était du bidon. Une guerre d’images est destinée à fournir de fausses informations à la population, à transformer une aventure coloniale ratée en une opération patriotique qui en valait la peine, comme si le film « les Démineurs » était réel et les parades de cercueils couverts de drapeaux à travers le ville de Wiltshire à Wooten Basset n’étaient pas une opération cynique de propagande.

« La guerre, c’est amusant », pouvait-on lire avec une extrême ironie sur les casques des soldats au Vietnam. Cela signifie que si la guerre n’a pas d’autre objectif que de servir de justification à un pouvoir vorace au service des fanatismes lucratifs des marchands d’armes, alors la vérité représente un danger. Un danger qu’on peut illustrer en comparant l’image « libérale » d’un Tony Blair en 1997, présenté à l’époque comme quelqu’un qui « veut créer un monde (où) l’idéologie aurait totalement cédé la place aux valeurs » (Hugo Young, The Guardian) à celle d’aujourd’hui, d’un menteur et d’un criminel de guerre.

Les états occidentaux tels que les Etats-Unis ou la Grande Bretagne (et la France – petit rajout du traducteur) ne sont pas menacés par les Taliban, pas plus que par une autre tribu lointaine quelconque, mais par les instincts guerriers de leurs populations respectives. Prenez par exemple les peines prononcées contre les nombreux jeunes qui ont protesté contre l’agression israélienne contre Gaza au mois de janvier de l’année dernière (2009). A la suite de ces manifestations où la police paramilitaire a « canalisé » des milliers personnes, les premiers condamnés se sont vu infliger des peines de deux années et demi de prison pour des délits mineurs qui en d’autres temps n’auraient pas fait l’objet d’une peine d’emprisonnement. Des deux côtés de l’Atlantique, toute dissidence déterminée qui dénoncerait la guerre illégale est devenue un délit grave.

C’est le silence aux sommets qui permet une telle perversion morale. Dans le monde des arts, de la littérature, du journalisme et du droit, les élites « libéraux », fuyant les débris abandonnés par Blair et à présent par Obama, continuent de voiler leur indifférence devant la barbarie et les crimes d’état de l’occident en agitant de vieux démons, tels que Saddam Hussein. Maintenant que Harold Pinter a disparu, essayez donc de dresser une liste d’écrivains, d’artistes ou de militants célèbres dont les principes n’auraient pas été consumés par le « marché » ou neutralisés par la célébrité. Qui parmi eux a parlé de l’holocauste provoqué en Irak par prés de 20 années de blocus et d’agressions ? Ce fut un acte délibéré. Le 22 janvier 1991, l’agence de renseignement de l’armée US avait prévu en détail comment le blocus allait systématiquement détruire la distribution d’eau potable en Irak et aboutir à « une augmentation de crises sanitaires, sinon d’épidémies ». Alors les Etats-Unis se sont mis à éliminer l’eau potable pour la population Irakienne. Ceci fut une des causes, selon UNICEF, de la mort d’un demi million d’enfants irakiens âgés de moins de cinq ans. Apparemment, cet extrémisme là ne mérite pas d’être cité.

Norman Mailer a dit un jour qu’il pensait que les Etats-Unis, dans leur poursuite incessante de domination et de guerres, étaient entrés dans une « ère préfasciste ». Mailer semblait indécis, comme s’il voulait nous avertir de quelque chose que lui-même n’arrivait pas à définir. « Fascisme » n’est pas le bon terme, car il fait trop facilement référence à des précédents historiques, en nous renvoyant une fois encore aux images de l’oppression allemande ou italienne. A l’inverse, l’autoritarisme américain, comme l’a souligné le professeur Henry Giroux , « est plus nuancé, moins théâtral, plus subtil, moins attaché aux moyens de contrôle répressifs qu’aux moyens de contrôle par consentement. »

C’est ça l’Américanisme, la seule idéologie prédatrice qui nie qu’elle est une idéologie. La montée en puissance d’entreprises tentaculaires qui sont autant de dictatures et celle des militaires qui sont devenus un état dans l’état, planqués derrière une façade que 35.000 lobbyistes à Washington nous vendent comme la meilleure démocratie qu’on puisse trouver sur le marché, le tout accompagné d’une culture populaire programmée pour nous divertir et nous engourdir, est un phénomène sans précédent. C’est peut-être un peu exagéré, mais les résultats sont néanmoins évidents et reconnaissables. Denis Halliday et Hans von Sponeck, les hauts officiels des Nations Unies en poste en Irak durant le blocus américano-britannique, n’ont aucun doute d’avoir assisté à un génocide. Ils n’ont pourtant vu aucune chambre à gaz. Insidieusement, silencieusement, et même parfois présentés intelligemment comme une marche vers la civilisation, la troisième guerre mondiale et le génocide ont eu lieu et les victimes sont tombées les unes après les autres.

Dans la prochaine campagne électorale en Grande Bretagne, les candidats ne parleront de la guerre que pour chanter les louanges de « nos p’tits gars ». Les candidats sont tous les mêmes momies politiques enveloppés dans l’Union Jack ou le Stars and Stripes (respectivement, nom du drapeau britannique et américain – NdT). Comme Blair l’a exprimé avec un peu trop d’enthousiasme, l’élite britannique adore l’Amérique parce que l’Amérique les autorise à bombarder les indigènes et à se présenter comme un « partenaire ». Il faut mettre fin à leur jeu.

John Pilger

26 mars 2010
www.johnpilger.com

traduction VD pour le Grand Soir

URL de cet article : http://www.legrandsoir.info/Passez-une-bonne-guerre-mondiale-braves-gens.html



8 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

8-1 Ben Laden menace l'Amérique si le cerveau du 11-Septembre est exécuté.

Nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Extrait

Le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, a menacé de tuer tout Américain capturé par son réseau si Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau des attentats du 11-Septembre, et ses compagnons sont exécutés, dans un message audio diffusé jeudi par la chaîne Al-Jazira.

Dans son message, adressé au peuple américain, ben Laden affirme que le président Barack Obama "suit la même politique que son prédécesseur (...) notamment par une escalade en Afghanistan et le traitement injuste de nos prisonniers, et en premier lieu du héros Khaled Cheikh Mohammed".

"La Maison Blanche a annoncé sa volonté de l'exécuter", a-t-il affirmé.

"Le jour où les Etats-Unis prendront cette décision, ils auront pris la décision de faire exécuter tout Américain que nous ferons prisonnier", a averti le chef d'Al-Qaïda dans une brève séquence diffusée par la chaîne du Qatar.

Il a dénoncé aussi la politique américaine au Proche-Orient: "les politiciens de la Maison Blanche continuent d'exercer l'injustice à notre égard, notamment en soutenant les Israéliens qui occupent notre terre, la Palestine", dit-il.

Khaled Cheikh Mohammed, cerveau autoproclamé des attentats qui ont fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis, et quatre coaccusés doivent être jugés à une date indéterminée par un tribunal de droit commun ou un tribunal militaire d'exception.

Né le 24 avril 1965 au Koweït, d'une famille originaire du Pakistan, il adhère vers seize ans au mouvement des Frères musulmans puis part en 1983 faire ses études aux Etats-Unis, où il obtient trois ans plus tard un diplôme d'ingénieur mécanique.

Attiré par le jihad anti-soviétique en Afghanistan, il se rend dans le nord du Pakistan où, selon le rapport de la commission américaine du 11-Septembre, il rencontre le chef islamiste Abdoul Rasoul Sayyaf, qui devient son mentor.

En 1996, il rencontre Oussama ben Laden en Afghanistan et lui parle, selon des témoins, du plan qui allait devenir celui du 11 septembre 2001.

Après le succès de l'opération, celui que les services de renseignements occidentaux appellent par ses initiales (en anglais), "KSM", s'installe au Pakistan. Il est arrêté à Rawalpindi, ville-jumelle d'Islamabad, le 1er mars 2003 et transféré dans la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba.

Publié le jeudi 25 mars 2010 à 16H11

http://www.lunion.presse.fr/article/afp/ben-laden-menace-lamerique-si-le-cerveau-du-11-septembre-est-execute


8-2 François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État.
Nous avons vu la semaine passée
 que CANADA Inc., comme toute bonne compagnie privée, a pour importante mission de faire du profit, souvent en extorquant et taxant à mort sa ressource naturelle, la population.

Nous avons aussi vu que cette extraction, ce vampirisme économique se fait souvent au nom de belles prétentions et motivations de façade, comme par exemple, la « sécurité », la « santé », la « démocratie », etc.

Au nom de la sécurité, on va vous taxer de quelques milliards. Au nom de la santé et d’une peur d’un certain H1N1, on va vous inoculer avec des produits non-testés et contenant des ingrédients toxiques, qui n’ont aucune efficacité prouvée à part des croyances aveugles et naïves.

Au nom de la démocratie, on va aller bombarder et occuper militairement des pays du Moyen-Orient où on a déjà entrainé la mort de 1.3 million d’Irakiens et des dizaines de milliers d’autres en Afghanistan.

Un génocide. Et un biocide: on a contaminé la place avec de l’uranium appauvri qui sert à fabriquer des armes dont on se sert pour libérer les gens de ces pays, un truc radioactif pour au moins 4.5 milliards d’années. Tout ce qui a de plus humain; à la fine pointe de l’humanité.

Des « guerres humanitaires », sorties tout droit du dictionnaire des plus fameux oxymores de nos temps dits « modernes ». Dans le temps des barbares, on se battait avec des massues. Dans nos temps barbares modernes, on se bat avec des massues nucléaires. C’est beau l’évolution.

Des guerres d’agression – anciennement punies par les tribunaux de Nuremberg comme constituant le « crime suprême » international, parce que ce crime renfermait tous les autres – sont devenues des guerres « préventives ».

Peut importe l’étiquette qu’on utilise pour masquer la réalité, le résultat sur le terrain est le même.

La souffrance, signe qui avertit d’une fausse motivation, d’une pensée erronée, d’un faux calcul de satisfaction, inharmonieux et déphasé du sens de la vie. Cette guerre préventive est menée sur le plan physique est aussi menée insidieusement sur le plan psychologique et mental. Une guerre est menée contre notre humanité, pour contrôler ce qu’on pense. Les frontières de ce qui est acceptable de penser, de débattre et de questionner sont établies pour vous. C’est le conditionnement de masse des masses, l’influence de l’opinion publique, la manufacture du consentement, le contrôle du paradigme de pensée, tels que Noam Chomsky le décrivait ou mieux encore, tel que Edward Bernays le préconisait, celui qu’on a surnommé « le père de la propagande ».

Ceci étant dit, voyons la suite des évènements suite à ce que nous avons vu la semaine passée, avec la venue de ces nouvelles mesures de sécurité complètement inutiles, mais qui devront néanmoins être payées par les voyageurs, à leur détriment (implémentation d’un État policier, exposition à une irradiation potentiellement dangereuse pour la santé, atteinte directe à son droit fondamental à la vie privée et liberté).

Cette semaine, nous apprenons que les États-Unis vont déterminer qui pourront embarquer sur un avion… ou pas. « Commençant en décembre », décrit l’article du Montreal Gazette, « certains passagers sur des vols commerciaux canadiens volant vers, ou en provenance des États-Unis, ou même seulement en transit au-dessus du territoire américain sans y atterrir, ne seront pas autorisés à monter à bord de l’avion avant d’avoir reçu la permission du département de la Sécurité intérieure des États-Unis (U.S. Department of Homeland Security) après avoir déterminé qu’ils ne sont pas des terroristes ».

« Secure Flight, la plus récente arme dans la guerre américaine contre le terrorisme, donne aux États-Unis des pouvoirs sans précédent sur quiconque veut prendre un vol qui passe à travers l’espace aérien de ce pays ». Une autre preuve tangible que notre souveraineté est dissoute dans l’Union nord-américaine. Nous ne sommes plus maitre chez soi.

« Sous ce programme, Secure Flight, les compagnies aériennes canadiennes vont transférer les informations personnelles des voyageurs au département de la Sécurité intérieure des États-Unis, préférablement 72 heures avant le décollage ». Ensuite, l’agence nationale américaine de sécurité dans les transports (TSA) utilisera Infoglide, un programme d’identification complexe pour trouver et regrouper de l’information provenant de plusieurs sources, pour vérifier l’identité des passagers.

« Si nécessaire, les analystes de la TSA vérifieront d’autres banques de données classifiée secrètes ou publiques sur le terrorisme du gouvernement, de la police et des services du renseignement, incluant les bases de données du département de la Sécurité intérieure des États-Unis, du département de la Défense, du Centre national du contre-terrorisme et du FBI », tel que noté dans le document gouvernemental qui définit le programme Secure Flight.

Et après les scanneurs corporels, la dissolution de vos droits et libertés fondamentaux, va venir la prochaine version de l’État policier sous forme de scanneurs de la pensée, le règne où les machines vont devenir jugent de nos intentions et pensées, une technologie qui sera installée en premier dans les aéroports et bientôt un peu partout.

Déjà, ces mesures portent préjudices aux voyageurs et causent bien des malheurs. Elles briment les personnes et font en sorte que ceux qui font vivre l’industrie aérienne et du tourisme, les voyageurs, sont traités comme des criminels pour exercer le droit fondamental au libre déplacement et leur font manquer des vols.

La question de vous empêcher de voyager par des « autorités » américaines est des plus révoltante et insultante. Mais le plus pernicieux, c’est ce transfert arbitraire de données personnelles sans consentement vers des entités étrangères à l’extérieur du pays qui sont complètement incontrôlables et d’une transparence plutôt opaque.

À ces inquiétudes pressantes, s’ajoute le fait que le président Barack Obama vient de nommer à la tête de la TSA un ancien officiel militaire du renseignement. Sous le commandement de Robert Harding, la TSA, qui est responsable de la sécurité dans les aéroports américains suite au 9/11, sera probablement encore plus militarisée et transformée en une opération du renseignement. Cette nomination par Obama d’un ancien général de l’armée pour gérer la TSA indique que le gouvernement a un désir grandissant de militariser les aéroports civils.

Dans le passé, Robert Harding a travaillé comme adjoint au service de renseignement de l’Armée US G2. Il était responsable de la planification et de l’exécution des programmes du renseignement. De 1997 à 2000, il fut le directeur des opérations pour la DIA (Defense Intelligence Agency) et il a rempli les fonctions d’officier senior du renseignement humain au département de la Défense.

Avant de travailler pour la DIA, Harding a servi pour J2, Intelligence Directorate, United States Southern Command, sous le général Barry McCaffrey et Wes Clark en tant que chef du renseignement. Il a aussi dirigé le renseignement avec le Joint Interagency Task Force dans la pseudo guerre contre la drogue. Entre 2003 et 2009, Harding était un consultant auprès du gouvernement sur le renseignement humain et autres domaines connexes.

La DIA, la CIA, et la NSA ne sont que sélectivement soumis à l’examen du Congrès américain. La transparence y est aussi fréquente que l’honnêteté des politiciens. Sous le règne de Bush, la DIA fut infiltrée par les néo-conservateurs et en 2004, un analyste de la DIA a révélé à quel point l’agence était compromise. Cette histoire a d’ailleurs fait l’objet d’une enquête du FBI à propos de l’espionnage israélien. Cette infiltration a fait en sorte que l’Office of Special Plans, dirigée par Douglas Feith à ce moment-là, a mené à l’invasion de l’Irak basé sur de fausses informations et faux prétextes.

Il y a de ces signaux, des symptômes, qu’on ne peut ignorer qu’à notre propre risque. L’Histoire se répète.

Un autre de ces signes qui devraient attirer notre attention, c’est le nombre d’armes à feu vendues l’année dernière aux États-Unis qui en hausse vertigineuse. Ne paniquons pas, il n’y aura pas plus de tueries et de crimes causés par arme à feu, les statistiques indiquent le contraire. Ces ventes d’armes à feu ont une tout autre signification.

Les statistiques pour l’année 2009, publiées par le National Instant Criminal Background Check System (NICS) du FBI, montrent une augmentation de 10% du nombre d’armes à feu vendues par rapport à 2008; totalisant plus de 14 millions de fusils vendus.

Pour mettre cela en perspective, c’est plus d’armes à feu que le nombre de soldats actifs des 21 premières armées du monde combinées.

Lorsque les gouvernements nous perçoivent comme étant la menace, l’ennemi à surveiller, il y a fort à parier que la population commence à comprendre que l’ennemi qui en veut vraiment à ses droits et libertés, à sa vie privée et son libre mouvement, est précisément ces gouvernements hors de contrôle.

Dès lors, toute notion de sécurité apportée par ces gouvernements est futile, en plus d’être dangereusement et gravement illusoire.
François Marginean 

François Marginean : Technicien en Architecture, chercheur indépendant, animateur de radio à l'émission L'Autre Monde sur CHOQ FM de l'UQAM, éditeur du blog Les Nouvelles Internationales et collaborateur chez Les 7 du Québec.

Mondialisation.ca, Le 10 mars 2010

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=MAR20100310&articleId=18031


8-3 Oscar Fortin : La démocratie : celle qui plaît à Washington et ses alliés.

Pour faire bénéficier les peuples de la liberté que permet la démocratie, les États-Unis et leurs alliés investissent annuellement des centaines de milliards de dollars, sacrifient la vie de milliers de leurs soldats, absorbent des dizaines de milliers de blessés sans compter les centaines de milliers de civils, femmes, enfants et hommes qui deviennent des victimes innocentes de ces guerres. Il n’est donc pas superflu de regarder de plus près cette « démocratie » pour laquelle autant de sang y est versé et autant d’argent y est investi.

Dans notre Occident nous avons développé une démocratie qui trouve tout son sens dans le vote des citoyens et citoyennes qui élisent, tous les 4, 5 ou 6 ans, leurs représentants et représentantes pour diriger les destinées de l’État.

 À première vue, nous pourrions penser que là où il y a vote, il y a démocratie et que là où il n’y a pas de vote, il n’y a pas de démocratie.

Les choses ne sont pas aussi simples.

Notre Occident démocratique, pendant qu’il s’accommode parfois de gouvernements dictatoriaux comme ce fut le cas avec les nombreuses dictatures latino-américaines, il lui arrive de plus en plus souvent de s’opposer avec acharnement à certaines « démocraties » où les citoyens et citoyennes votent, pourtant, pour élire leurs dirigeants et dirigeantes. Le commun des mortels peut penser qu’il y a là une contradiction, mais qu’il s’en garde bien car certains esprits, plus subtils que d’autres, en arrivent à y trouver beaucoup de cohérence.

Augusto Pinochet, ce dictateur qui a renversé par la force des armes le gouvernement démocratique de Salvador Allende et s’est imposé comme Président du Chili, définissait son gouvernement comme une « démocratie autoritaire ».

Tout récemment, au Honduras, le gouvernement légitimement élu a été renversé par un coup d’État militaire sous prétexte de sauver la « démocratie ». Un simulacre d’élection a consacré le nouveau président en la personne de Porfirio Lobo que félicite sur la présente photo, la Secrétaire d’État des États-Unis, Hilary Clinton.

En 2002, au Venezuela, il y a eu un coup d’État militaire qui n’aura duré que quelques heures, mais dont l’objectif était, là encore, de « sauver la démocratie ». Dans ce dernier cas ce fut toutefois le peuple qui décida de « sauver sa démocratie ».

Ces exemples nous obligent à repenser un peu plus notre définition de la démocratie et surtout à mieux comprendre la démocratie pour laquelle nos soldats combattent. Le vote des citoyens et citoyennes ne semblent plus être l’élément le plus important. Si c’était le cas, la majorité des conflits que nous retrouvons en Amérique Latine et ailleurs dans le monde n’existerait tout simplement pas. Alors qu’a-t-elle de particulière cette démocratie, celle à laquelle l’Occident tient tellement ?

Une bonne question et pas simple à répondre. Toutefois, pour aller à l’essentiel, certaines constantes permettent d’en circonscrire les principales caractéristiques. Ces constantes se ramènent principalement à quatre.

La première est que les intérêts et la sécurité nationale des États-Unis ont primauté sur toutes les autres valeurs : la vie, les droits de la personne, le droit des peuples, la Charte des Nations Unies, le droit international, les libertés fondamentales. Ces intérêts et cette sécurité nationale sont définis par l’élite dirigeante qui se garde bien d’en faire connaître les avenants et aboutissants. Il suffit de dire, pour justifier toute intervention, qu’il s’agit de l’intérêt et de la sécurité nationale des États-Unis.

La seconde est que le bloc des pays développés, y compris le Vatican, se reconnaissent, en partie, dans ces intérêts et cette sécurité. En ce sens, les États-Unis peuvent compter sur leur solidarité et leur engagement dans les conflits qu’ils provoquent là où ils les jugent pertinents pour leurs intérêts et leur sécurité. En d’autres mots, États-Unis et alliés sont tricotés serrés à l’intérieur d’un même système.

La troisième est l’effort déployé, dans chaque cas, pour mettre à contribution le Conseil de sécurité des Nations Unies. Cette couverture revêt une grande importance devant la communauté internationale. Toutes les initiatives, pouvant la favoriser, seront prises, mais si elles n’aboutissent pas, ils iront tout de même de l’avant, comme ce fut le cas en Irak et dans d’autres parties du monde. Les Nations Unies sont avant tout une couverture hautement utile, mais non essentielle.

La quatrième est que ces interventions doivent se réaliser, autant faire se peut, sous des vocables qui rejoignent la grande majorité des citoyens et citoyennes qui sont autant d’électeurs et d’électrices. Pour se faire, ils comptent, d’une part, sur un réseau exceptionnel qui met à contribution tous les moyens de communication et, d’autre part, sur les meilleurs spécialistes capables de transformer le vrai en faux, le noir en blanc, et de faire ressortir qu’à travers tous ces conflits c’est la lutte pour la « démocratie », la « liberté », le « respect des droits humains ».

Les adversaires deviendront des « monstres » aux ambitions illimitées et leurs actions seront autant de crimes contre l’humanité. Une bonne partie des 72 milliards $ du budget annuel de la CIA sera utilisée à cette métamorphose de la réalité.

Ces constantes permettent de dégager certaines caractéristiques de la démocratie compatible avec les intérêts des États-Unis et de leurs alliés. Je me permets d’en relever cinq :

1. Elle doit assurer en tout temps la primauté de leur pouvoir sur celui du peuple. Advenant un conflit entre ces deux pouvoirs, celui des États-Unis et de ses alliés devra prédominer.

2. Elle doit donner à ce pouvoir toutes les apparences de la démocratie élective de sorte que le peuple puisse s’y reconnaître comme s’il s’agissait du sien et de ses propres intérêts. Elle pourra compter sur la collaboration active de la CIA et de nombreux ONG.

3. Elle doit s’assurer que le néo-libéralisme et le capitalisme règnent en maître sur les destinées du pays. Les oligarchies devront avoir les coudées franches.

4. Elle ne doit pas hésiter à réprimer les contestataires en les transformant en terroristes et en criminels de droit commun. Les magistratures en place devront rendre possibles ces jugements.

5. Elle doit s’abstenir de liens privilégiés avec ceux et celles qui remettent en question ce système de tutelle et de dépendance auquel ils sont soumis. Il y a ceux qui sont avec eux et ceux qui sont contre eux.

Il ne s’agit évidemment que d’un survol rapide qui permet, toutefois, de mieux comprendre ce pourquoi des centaines de milliards $ sont dépensés chaque année et que des centaines de milliers de personnes sont tuées.

Oscar Fortin

22 mars

http://humanisme.blogspot.com

http://www.legrandsoir.info/La-democratie-celle-qui-plait-a-Washington-et-ses-allies.html



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

24/03/2010

n°324 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 23/03/10 -: Début :- Robert Gates : Le monsieur guerre des Etats-Unis

n°324 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 23/03/10 -: Début  :- Robert Gates : Le monsieur guerre des Etats-Unis.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°324                                                                                                                             23/03/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Pascal Sacré : Robert Gates : le troisième homme, le monsieur guerre des Etats-Unis.

1-2 La solidarité des alliés se fissure…

1-3 Pascal Sacre : Marjah, Fallujah, Haditha, My Lai et Hue City : Les « guerres justes » de l’Occident.

1-4 Afghanistan-drogue : la production multipliée par 40 depuis l’arrivée de l’Otan. 

(suite)

1-5 Danielle Bleitrach : Afghanistan, là où s’effondrent les empires…

1-6 René Naba : Al-Jazira, un rôle prescripteur de l’opinion internationale.

1-7 Nathalie Guibert : L'Afghanistan, laboratoire militaire pour l'Europe.

1-8 Afghanistan : Pourquoi est-ce que nous combattons ? Pour ça ?

1-9 En Afghanistan, les Américains changent de stratégie dans la guerre contre l'opium.

1-10 L'Asie centrale au coeur de la stratégie américaine en Afghanistan.

(Fin)  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État »

 2-2 Chems Eddine Chitour "Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n’empêcheront pas l’arrivée du printemps".

2-3 Dan De Luce : Quelle place pour les femmes dans les combats terrestres ?

2-5 Juan Cole : Bonjour la super ambiance entre "libérateurs" et "libérés".

3  Annexe

3-1 En Afghanistan, l’Inde et le Pakistan se font la guerre par procuration

3-2 Pakistan/Inde ou Iran/USA, Kaboul ne veut pas de guerre par procuration. 

3-3 Livre: Mériadec Raffray : l'armée soviétique en Afghanistan et ses "victoires oubliées".

3-4 Des fusils à la Rambo pour chasseur du dimanche…


Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...


1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Pascal Sacré : Robert Gates : le troisième homme, le monsieur guerre des Etats-Unis.

C’est bien Georges W. Bush, le 8 novembre 2006, qui intronisa Robert Gates, Bob comme le président l’appelle affectueusement.

La passation de pouvoir entre Donald Rumsfeld, chaleureusement remercié pour ses loyaux services, décrit par Bush junior comme l’un des chefs les plus capables et les plus adroits que la Sécurité Nationale des Etats-Unis ait jamais eu à sa tête, et Gates, s’est déroulée dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, donnant l’impression de trois personnes se vouant une estime sans bornes.

Georges W. Bush le dit déjà très bien, en 2006, Bob Gates est l’homme de la situation, capable de relever le double défi de la nation : déceler les menaces alors qu’elles ne font que pointer à l’horizon, et préparer la pays avec justesse pour les contrer.

Robert Gates est un pur produit du National Security Council. Une expérience de plus de vingt-cinq ans dans la Sécurité Nationale et les sevices secrets étatsuniens.

Il a rejoint la CIA en 1966, a servi sept présidents, démocrates comme républicains, huit en comptant le Démocrate Barack Obama qui l’a reconduit dans ses fonctions. Il a également été président de l’Université A&M du Texas, la sixième Université du pays, poste qu’il dit avoir préféré à tous les autres.

Il a passé presque neuf ans dans le staff du Conseil de sécurité Nationale. A la CIA, il a grimpé tous les échelons, depuis le bas de l’échelle jusqu’au poste de directeur de l’Agence.

Auprès de Ronald Reagan, il a directement participé aux efforts américains pour pousser les Soviétiques hors d’Afghanistan. Ces efforts ont durablement affaibli l’URSS et, selon Bush junior, hâté la victoire de la « Liberté » à l’issue de la guerre froide.

Gates a également servi le président Bush père lors de l’opération Tempête du Désert qui a permis de bouter Saddam Hussein hors du Koweït en 1991.

Il s’est récemment fort impliqué en Irak, comme membre d’un Groupe d’Etude indépendant comportant des démocrates et des républicains, conduit par l’ex secrétaire d’Etat James Baker et le Congressiste Lee Hamilton.

Il est lui-même républicain (1).

Il est le troisième homme dans la ligne de succession au pouvoir suprême des Etats-Unis. Le numéro 3 de la chaîne de commandement étatsunien.

Si on attente à la vie d’Obama, et du vice-président Joe Biden, Robert Gates deviendra de facto le chef suprême, le numéro 1, et le pouvoir repassera aux républicains.

Depuis le 11 septembre 2001, le ministère de la Defence est le poste le plus important du gouvernement, car depuis cette date, la guerre est la préoccupation principale du gouvernement étatsunien.

Ce n’est pas la santé, dont le projet de réforme coûterait la première année de sa mise en place seulement le dixième (2) du budget d’une année du Pentagone.

Ce n’est pas l’environnement, ni le réchauffement climatique puisque le Pentagone et ses milliers d’annexes de par le monde sont les plus gros pollueurs et producteurs de CO2 du monde, et de tous les temps (3).

Le Département de la Defence, pour mener toutes ces guerres préventives contre tous ses ennemis qui veulent sans raison tant de mal à l’Occident, dilapide et vampirise une bonne partie des ressources mondiales, énergétiques (4), naturelles (eau, terres) (5), et encombre toutes les routes, toutes les voies et tous les systèmes de transport et de communication.

Plus d’un millier de bases ou d’installations militaires US dans le monde(6), et leurs centaines de milliers d’occupants, des centres de commandement aux avant-postes, cela fait autant d’électricité, de chauffage, de surfaces habitables, détournées vers la guerre ou sa promotion.

Il faut y ajouter tous les appareils et machines en l’air, dans l’espace, sur terre, et dans les mers.

Les innombrables tonnes de déchets chimiques, nucléaires et bactériologiques, ainsi que toutes les armes, mines, bombes, morceaux de métal ou de toutes sortes de matériaux, viennent renforcer les dégâts au patrimoine environnemental mondial et le désastre écologique engendré par la politique de guerre des Etats-Unis, politique uniquement justifiée par les attaques du 11 septembre 2001, dans leur version décrite par la théorie gouvernementale officielle.

Quel coût global entraîné par cette guerre préventive, mondiale et sans fin, contre le terrorisme et ceux qui les abritent !

Le remède n’est-il pas pire que le prétendu mal ?

En médecine, quand un traitement est plus dangereux que le problème de santé qu’il est censé soulager, on s’en abstient. Cela s’appelle la balance bénéfices/risques qui doit toujours pencher en faveur des premiers.

Pourtant, Robert Gates aimerait étendre la fièvre guerrière qui touche son pays à l’Europe.

Depuis quinze ans, l’Europe s’est en grande partie démilitarisée.

Beaucoup de pays ont supprimé leur service militaire obligatoire, faisant de leurs armées, des corps de métier beaucoup plus réduits.

Privilégiant des politiques sociales, les budgets réservés à la Defence ont été fortement revus à la baisse.

Aux Etats-Unis, avant 2001, le budget de la Defence restait assez stable, autour de 280 milliard de dollars entre 1998 et 2001 (7), ce qui représentait déjà dix fois le budget guerrier de la France.

En augmentation constante depuis 2002, le budget du Pentagone s’approche aujourd’hui du trillion (mille milliard) de dollars, en 2010.

La France est un des pays européens qui, proportionnellement, suit le plus la progression exponentielle étatsunienne du budget consacré aux dépenses militaires (8).

Aujourd’hui, Robert Gates, Monsieur Guerre, use de plusieurs artifices pour imposer à l’Europe entière le « bon sens » étatsunien.

Culpabilité

L’OTAN est en crise à cause des Européens, qui n’ont pas suffisamment investi dans la Defence et sont devenus réfractaires aux forces armées (9).

La pénurie de matériel et le déficit militaire chronique ont affecté la mission de l’OTAN en Afghanistan.

Le pacifisme teinté de politiques sociales de l’Europe, faiblesse insupportable aux yeux de Gates pour qui la guerre sous toutes ses formes est la seule politique raisonnable, a nui aux opérations de l’Alliance et explique ses échecs au Moyen-Orient et en Asie. Il faut plus de participation de l’Europe, en matériel, en infrastructures, en soldats. L’Europe serait le maillon faible de la guerre de l’Occident contre le terrorisme barbu et cela doit cesser.

Terreur

Robert Gates, à la 44è conférence sur la sécurité à Munich, affirme que des attaques dévasteront l’Europe si celle-ci ne soutient pas l’OTAN, sous-entendu, si elle n’augmente pas ses budgets militaires et ne veut pas faire la guerre aux ennemis désignés par les Etats-Unis (10).

La situation a dû être cocasse pour certains experts du terrorisme, notamment français, quand Monsieur Guerre est venu leur faire une fois de plus le coup du méchant Al-Qaida, alors que selon Alain Chouet, ancien chef du service de sécurité de la Direction Générale de la Sécurité extérieure (DGSE), La résistance n’existe plus depuis 2002 (11).

Pourtant, Gates, qui devrait être le mieux renseigné du monde, insiste bien, « … Vous devez aussi vous rappeler que les cellules terroristes en Europe ne sont pas un pur produit local, déconnectées d’évènements lointains, ni une simple question d’ordre intérieur. Certaines sont financées de l’étranger. Certaines haïssent toutes les démocraties occidentales, pas uniquement les États-Unis. Certains de ceux qui ont été arrêtés avaient des liens directs avec Al Qaïda. Certains sont liés à La résistance en Irak. Dans le cas le plus récent, la cellule de Barcelone avait des liens avec un réseau de formation terroriste dirigé par Baitullah Meshud, un commandant extrémiste basé au Pakistan, affilié aux résistants et à La résistance qui, croyons-nous est responsable de l’assassinat de Benazir Bhutto », etc., etc. (12)

Culpabiliser et terroriser l’Europe.

Ce sont les moyens grossiers utilisés par Gates pour lui faire emboîter manu militari le pas cadencé des Etats-Unis qui ont depuis le 11 septembre 2001 délaissé et mis au réfrigérateur, pour ne pas dire au congélateur, toutes leurs politiques non sécuritaires, se consacrant exclusivement à faire la guerre au monde entier.

La guerre sous toutes ses formes, financière, militaire, médiatique, en envahissant, en déstabilisant, en affamant, en encerclant, en flattant, en effrayant, en soudoyant, en piégeant, en manipulant, en mentant.

L’Iran se soucie plus de ses enfants, de leur mortalité, de la santé de ses habitants (13) que les Etats-Unis, mais qu’à cela ne tienne, il faut attaquer l’Iran, c’est un pays du mal.

Robert Gates est venu rappeler à l’Europe qu’elle devait choisir son camp et envoyer plus de soldats au Grand Sacrifice.

Y mettre un peu du sien, et consacrer son argent, non pas aux stupides projets sociaux où il est gaspillé, mais au renforcement de l’OTAN.

C’est le fameux “Vous êtes avec nous, ou contre nous”, de Bush junior, toujours d’actualité.

Qu’en pensent les populations européennes ?

Je ne parle pas de José Manuel Barroso, ni d’Herman Van Rompuy, ni de Catherine Ashton, ni de Nicolas Sarkozy, mais des populations, ceux qui perdent leur emploi ou n’arrivent plus à payer leurs crédits.

Alors que des problèmes sociaux déferlent sur tous les pays d’Europe, appelant des réflexions et des solutions sociales, des politiques humaines, est-ce vraiment le moment de revenir en arrière et de réaugmenter les budgets des ministères de la Defence, ou plutôt de la guerre ?

Le chômage prend des proportions historiques en Europe, les entreprises, pourtant en bénéfices, licencient, gèlent voire diminuent les salaires, retardent l’âge des retraites. Les gouvernements attaquent les régimes de sécurité sociale dont l’Europe pouvait s’enorgueillir par rapport au marasme étatsunien.

Le mécontentement social est majeur et va grandissant, les grèves se succèdent, d’un secteur à l’autre de nos sociétés (Total en France, Supermarchés Carrefour en Belgique…). Les conditions de travail des professions publiques indispensables au bon fonctionnement d’une société moderne, ambulanciers, infirmiers, pompiers, policiers, se dégradent.

Et c’est le moment choisi par monsieur Gates pour venir nous rappeler que les Espagnols, les Hollandais, les Français, les Allemands, les Belges, les Italiens…, doivent comprendre que la guerre contre Al-Qaida (qui n’existe plus) est plus importante que tous leurs autres soucis réunis.

En Hollande, ils ont choisi de répondre non à Monsieur Guerre.

Cela a provoqué la chute du gouvernement conduit par le Premier ministre Jan Peter Balkenende, au pouvoir depuis 2002, et qui dirigeait la coalition de centre-gauche depuis 2007 (14).

Les populations d’Europe qui tiennent à leur système de sécurité sociale, qui souhaitent voir leurs gouvernements s’atteler à leurs vrais problèmes au quotidien que sont la recherche ou la préservation d’un emploi, l’espérance de voir son salaire s’adapter aux coûts de la vie, devraient suivre l’exemple hollandais et écrire à leurs ministres qui vont parler en leur nom aux futures réunions de l’OTAN.

En écoutant Robert Gates, cet homme voué à la sécurité de son pays depuis plus de vingt-cinq ans, encensé par Bush junior, repris sans l’ombre d’une hésitation par le président Obama, le terrorisme et les cellules résistants représenteraient le plus grand danger pour l’humanité libre et démocratique.

Le combat contre ces ombres menaçantes justifierait tous les sacrifices, y compris de mourir de froid, exproprié, criblé de dettes, affamé, ayant perdu des proches parents, explosés dans ces montagnes lointaines.

La lutte héroïque contre tous ces prétendus terrifiants terroristes galvanisés par leur « victoire » du 11 septembre 2001 devrait faire supporter l’idée de perdre son emploi, de voir de moins en moins de policiers, d’infirmiers, d’ambulanciers, d’agriculteurs, de travailleurs dans les couloirs sinistres de nos sociétés hypersécurisées.

Robert Gates exige de nous tous ces sacrifices sans même garantir la fin de toute terreur, comme en témoigne le voyage sans encombres, malgré les scanners, malgré les mesures prises depuis 2001, du « terroriste » nigérian, en décembre 2009, à travers les lignes de « sécurité » successives de l’Occident.

Combien de temps la folie militaire va-t-elle continuer à embraser le monde, et obscurcir les esprits ?

Il n’est certainement pas temps pour l’Europe de régresser, de rebâtir des armées et de s’occuper de l’OTAN.

Les populations européennes doivent exiger de leurs gouvernements qu’ils s’occupent plutôt des secteurs de la société qui ont fait de l’Europe un modèle social et d’humanité. Les Etats-Unis, eux, ne savent plus que faire la guerre.

Tout comme le journaliste Rick Rozoff (15), je pense que “l’OTAN est un pacte offensif, sans loi et meurtrier, qui se réserve unilatéralement le droit de répéter son agression armée dans les Balkans et en Asie du Sud sur une échelle mondiale.

C’est l’OTAN et Robert Gates qui sont parmi les plus grands dangers pour l’humanité, une menace pour sa liberté et ses acquis sociaux.

Pascal Sacré

5 mars 2010

Notes :

(1) http://georgewbush-whitehouse.archi...

(2) Le président a chiffré ses réformes à 950 milliards de dollars sur dix ans. Ce programme ne sera pas financé par une hausse des impôts, mais par une nouvelle taxe sur les contrats d’assurances les plus chers et en combattant les gaspillages.
http://www.lexpansion.com/economie/...

(3) Le rôle du Pentagone dans la catastrophe mondiale, par Sara Flounders :
http://www.mondialisation.ca/index....

(4) Selon le classement présenté dans l’édition 2006 du CIA World Factbook, 35 pays seulement (sur les 210 que compte le monde) affichent une consommation journalière de pétrole supérieure à celle du Pentagone.

(5) Le Pentagone est très loin de se limiter aux 620 000 m2 basés à Arlington, en Virginie. Le Pentagone est le plus grand propriétaire immobilier du monde, 539 000 immeubles, dans 5579 sites,
http://www.legrandsoir.info/Pentago...

(6) Le réseau mondial des bases militaires US, les fondements de la terreur des peuples ou les maillons d’un filet qui emprisonne l’humanité par Prof. Jules Dufour
http://www.mondialisation.ca/index....

(7) Budget de la Defence des Etats-Unis et des principaux Etats européens producteurs d’armement 1998-2001 (en structure OTAN, hors pensions)

Md€

1998

1999

2000

2001

Etats-Unis

279.5

281.5

295.8

291.9

Royaume-Uni

34.6

33.8

34.6

34.1

France

25.1

25.5

25.2

24.9

Allemagne

23.8

23.9

24.1

23.8

Italie

12.3

13.0

14.9

13.8

Espagne

6.8

7.0

7.4

7.4

Source : OTAN, 2002.
http://www.frstrategie.org/barreCom...

(8) En France, la nouvelle loi de programmation militaire 2003-2008 se donne pour objectif de faire passer la part des dépenses militaires de 1.8% à 2.2% du PIB. Le budget de la Defence 2003 augmente de 6.1% par rapport à 2002, avec un montant global de 39.96 milliards d’euros.

(9) L’OTAN est en crise, dit Robert Gates
http://www.ledevoir.com/internation...

(10) Robert Gates assure que des attaques dévasteront l’Europe si elle ne soutient pas l’OTAN :
http://www.voltairenet.org/article1...

(11) La résistancen’existe plus selon un ex-chef de la DGSE :
http://www.agoravox.fr/actualites/i...

(12) Robert Gates assure que des attaques dévasteront l’Europe si elle ne soutient pas l’OTAN, op.cit.

(13) http://www.who.int/whr/2008/media_c...

(14) Pays-Bas : le gouvernement chute sur la question afghane
http://www.lepoint.fr/actualites-mo...

(15) Expansion de l’OTAN, déploiements de missiles et nouvelle doctrine militaire de la Russie :
http://www.voltairenet.org/article1...

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http://www.legrandsoir.info/Robert-Gates-le-troisieme-homme-le-monsieur-guerre-des-Etats-Unis.html

Pascal Sacré 

http://www.legrandsoir.info/Robert-Gates-le-troisieme-homme-le-monsieur-guerre-des-Etats-Unis.html


1-2 La solidarité des alliés se fissure…

Nb Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information

À des budgets militaires étrillés par la crise, viennent s'ajouter l'impopularité croissante de la guerre et, pour finir, la défection retentissante des pays-Bas.

Jusqu'ici, les Européens traînaient des pieds.

Maintenant, ils commencent à dire franchement non : l'inévitable retrait de 1 940 soldats néerlandais, naguère vantés à la Maison-Blanche comme exemplaires, vient d'affaiblir un peu plus la viabilité de la coalition transatlantique en Afghanistan.

Officiellement, les capitales européennes jurent que la chute du gouvernement Balkenende sur le dossier afghan, le week-end dernier, ne changera rien à leur engagement avec l'Otan, aux côtés des États-Unis.

Pourtant, la morosité était palpable mardi à Mons, pour une réunion au commandement suprême allié destinée à «générer» des forces pour l'Afghanistan, avec un résultat incertain. Elle le sera encore ce mercredi à Majorque, pour un rendez-vous «informel» des ministres de la Defence de l'UE.

À des budgets militaires étrillés par la crise, viennent s'ajouter l'impopularité croissante de la guerre et, pour finir, cette défection retentissante.

Les Néerlandais sont parmi les rares Européens qui peuvent combattre sans état d'âme, aux côtés des Français et surtout des Britanniques.

Barack Obama avait lui-même salué le courage des soldats de la reine Beatrix. Las. Quel que soit le résultat des législatives du 9 juin aux Pays-Bas, ils entameront leur retrait cet été.

La pente de l'opinion 

Pour l'Administration Obama, c'est une double claque. Militaire d'abord. Le forfait néerlandais vient exacerber la peur du vide au sud de l'Afghanistan. Qui d'autre que les Américains et les Britanniques pourra défendre le terrain libéré au bout de l'offensive lancée il y a deux semaines pour repousser les résistants ? Pas l'armée afghane, qui attend toujours les 2 000 instructeurs que le Pentagone espère de ses alliés. Pas les 1 550 Australiens non plus : partenaires des Néerlandais au sud, ils excluent par avance de prendre le relais. Quant aux 2 800 Canadiens voisins - déjà meurtris par la perte de 140 hommes -, ils se déclarent eux-mêmes tout près de la porte de sortie…

La gifle néerlandaise est aussi politique. L'engagement en Afghanistan n'est plus tabou, il revient au centre du débat en Europe. En retirant brutalement son soutien au premier ministre conservateur Jan Peter Balkenende, le chef social-démocrate Wouter Bos a déchiré au grand jour neuf ans de solidarité transatlantique sur le dossier afghan. Dans ce pays très atlantiste, l'enlisement et l'impopularité de la guerre sont finalement venus à bout d'un engagement que ne suffisent plus à justifier ni l'attachement à l'Otan ni la fidélité aux États-Unis.

Allemagne, France, Italie, Pologne ou Espagne, la pente de l'opinion est partout la même chez les grands contributeurs du continent à la Force internationale de l'Otan. Si la gauche néerlandaise a tiré la première, elle n'est sans doute pas la dernière. Au Bundestag les sociaux-démocrates allemands, rejetés dans l'opposition, hésitent encore à se renier après avoir voté pour l'engagement avec leurs ex-alliés conservateurs. Mais, après la sanglante bavure de la Bundeswehr à Kunduz, ils sont sûrement tentés de se refaire une santé politique en se montrant plus critiques. En Italie, c'est la droite radicale et la Ligue du Nord qui prennent le relais d'une opinion majoritairement favorable à un retrait, face un Silvio Berlusconi impassible. La France y échappe encore, avec un président partisan du statu quo : ni renforts ni retrait. Mais ce n'est peut-être qu'une affaire de temps.
24/02

http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/24/01003-201...


1-3 Pascal Sacre : Marjah, Fallujah, Haditha, My Lai et Hue City : Les « guerres justes » de l’Occident.

My Lai, Vietnam, 1968. Q : "Même les bébés ?". R : Ouais, même les bébés.

Le massacre de Mỹ Lai, survenu pendant la guerre du Viêt Nam, est une tuerie menée le 16 mars 1968 par des soldats américains contre des civils vietnamiens, dont beaucoup de femmes et d’enfants, dans le hameau de Mỹ Lai.

Ce n’était pas une bataille, ni un combat mais une tuerie.

L’indignation populaire et politique que soulèvera ce massacre, lorsqu’il sera révélé un an et demi plus tard par un reportage du magazine Life, sera le point de départ d’un scandale international qui favorisera la montée du pacifisme aux États-Unis.

Hue City était une ville du Sud Vietnam, scène d’horribles crimes commis par les militaires US quand elle fut investie par les forces américaines en mai 68. Le sous-secrétaire des forces aériennes étatsunien, Townsend Hoopes, a admis que la ville, lorsque les militaires US sont partis, avait été dévastée. 80% des bâtiments réduits en poussière, et dans les ruines gisaient 2000 cadavres de civils tués (*).

Fallujah (**), Irak, 36 ans plus tard. Les mêmes « guerriers ».

L’opération Vigilant Resolve, contre la ville irakienne de Fallujah en avril 2004 a été mise en branle afin de punir les coupables de « l’assassinat » de quatre mercenaires américains (Blackwater devenu Xe) appartenant à des milices US privées, parallèles à l’armée.

Ces milices sont reconnues par la justice US elle-même comme incontrôlables et sont en « procès » pour certains crimes qu’elles ont commis en Irak. Leur comportement, stigmatisé par certains militaires US eux-mêmes, a déclenché des massacres, provoqué des débordements et renforcé la résistance à l’occupation américaine, de l’aveu même de ses « stratèges » (1).

Etant un semi-échec, Vigilant Resolve fut suivie en novembre de l’opération Al Fajr, ou Phantom Fury.

L’opération devait être rapide afin de remporter la « victoire » avant même que l’opinion publique n’ait le temps de s’indigner face aux morts civils et à la destruction : « [we] have to speed the kill » (Graham 2005) avait déclaré un général américain (2).

Tout était bon pour écraser et certains ont osé appeler cette boucherie, bataille.

Armes biologiques, bombes incendiaires MK-77 (3), du phosphore blanc, « pour éclairer le champ de bataille (sic) ».

« Shake and bake missions » (« Missions pour secouer et rôtir ») pour un magazine militaire interne (4).

Les gaz d’une bombe au phosphore blanc se répandent à 150 mètres à la ronde et brûlent la peau jusqu’à l’os (5).

fallujah

Une convention de l’Onu de 1980 interdit l’usage de bombes incendiaires dans les régions où se trouvent des civils, mais qu’importe, ces résolutions ne sont pas pour les Etats-Unis, Israël, le Royaume-Uni, mais uniquement pour les autres.

Ensuite ont eu lieu les opérations de nettoyage.

L’armée a déplacé au bulldozer de grandes quantités de terre. Les réservoirs d’eau ont été complètement vidés. Les rues lavées au karcher. Les secours n’ont pas eu accès aux districts où se sont déroulés les combats les plus durs (6).

Il n’y a pas si longtemps, la Serbie de Milosevic avait été diabolisée en Occident pour cent foins moins que ça.

6000 civils tués, un acharnement qui n’avait plus rien de militaire, tout cela pour quelques contractuels meurtriers, une histoire de fierté et l’écrasement pour l’exemple d’une résistance justifiée (7).

« Agir avant que l’opinion publique n’ait le temps de s’indigner face aux morts civils », selon ce général américain. Quelle indignation craint-il, en Occident ? Tout au plus a-t-on fait polémique autour du jeu vidéo Six Days in Fallujah (Konami) inspiré de ces jours sombres pour l’humanité (8).

Haditha, Irak, 19 novembre 2005.

Toujours le fameux prétexte du « triangle sunnite » où se concentrerait la « puissante » rébellion irakienne.

Moins de victimes, vingt-quatre, de la fureur des soldats étatsuniens, mais toujours le témoignage choquant et censuré d’une barbarie inexcusable où les civils sont les cibles impuissantes de terribles vendettas, systématiquement couvertes par l’état-major US (9). 

Haditha

La ville de Marjah, Afghanistan, février 2010.

Officiellement, l’attaque vise à reprendre le contrôle d’une partie de la province du Helmand - aux mains des résistants. Le district de Marjah est le centre névralgique de la culture du pavot, source de financement de la guérilla. Voilà pour les prétextes habituels.

L’opération Mushtarak, « ensemble » (en dialecte Dari), est une opération de nettoyage ethnique, maquillée en indispensable lutte contre le terrorisme résistants. Les termes accusateurs de massacres ou de nettoyage ethnique ne sont utilisés que quand il faut diaboliser le président serbe (Slobodan Milosevic), ou l’irakien Saddam Hussein, qui ne jouaient plus le jeu de l’Occident.

Pour les opérations US, il s’agit toujours d’âpres batailles (contre des civils !), de guerre contre le mal et de combats tactiques avec frappes « chirurgicales ».

Ce crime US de plus contre l’humanité vise à Marjah des dizaines de milliers de civils pashtounes.

Les forces armées US/OTAN et celles de l’armée nationale afghane (ANA) ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de civils fuyant l’offensive menée contre leurs villages dans la province du Helmand.

Des civils, des enfants, paient ce nouveau fantasme sanguinaire des conquérants du Nouvel Empire (10), comme cela avait été le cas sous la présidence du démocrate Bill Clinton, au Kosovo, en Macédoine et en Bosnie, dans les années 90.

De My Lai en 1968 à Marjah en 2010, en passant par Hue City, du Vietnam à l’Afghanistan, en passant par l’Irak, la distance est longue mais ce sont les mêmes « guerriers », les Etats-Unis et leurs alliés, sorte de Huns, de Mongols, de Tartares, de Vikings, de hordes des Temps Modernes au potentiel toxique multiplié par mille étant donné toutes leurs armes de destruction massive, bombes, drones, missiles, phosphore blanc, uranium appauvri, napalm, et tungstène, sans compter la famine, les blocus, l’empoisonnement de l’eau et la plus terrible de leur arsenal, pire que toutes les précédentes réunies, l’utilisation des médias comme vecteurs de leurs propagandes.

Ce n’est pas le nombre de victimes, vingt-quatre ou six mille, qui rend les opérations US de plus en plus choquantes, ou de plus en plus barbares, mais bien leur caractère répété et toujours justifié, leur utilisation disproportionnée de la force, les mensonges systématiques entourant leurs vrais motifs, l’étouffement médiatique et juridique de leurs atrocités par les gouvernements et les chaînes de télévision qui légitiment ces horreurs, leur comportement inhumain, et leurs violations systématiques des conventions et résolutions internationales, qu’ils utilisent quand il faut contraindre les autres, ou les diaboliser, mais qu’eux-mêmes foulent au pied sans le moindre état d’âme.

Et l’insupportable indulgence des populations.

Mais ce n’est pas étonnant. Ils se comportent de la seule façon qu’ils peuvent se comporter, la seule façon dont l’Histoire témoigne qu’ils se comportent. En 1763 les chefs militaires de cette grande nation commençaient sa formidable épopée avec la variole et leur premier usage de l’arme bactériologique. Pour lutter contre les Indiens d’Amérique du Nord, le colonel anglais Bouquet, commandant des forces en Pennsylvanie, leur fit distribuer des couvertures infectées de virus varioleux.

Ils ont commencé leur « lutte » sanglante pour le Bien avec la population indigène, la première à occuper les lieux, les Indiens : massacrer, écraser les tribus, y compris les enfants, les femmes et les vieillards, quels que soient les traités précédemment signés, renier la parole donnée, trahir, diaboliser et hypertrophier la force de l’ennemi, popularisé comme le guerrier impitoyable, traître et chasseur de scalps, humilier et enfermer ces peuples fiers dans des réserves inhospitalières, comme du bétail…

Ces traitements de choc témoignent de leur sorte d’humanité et permettent de mieux comprendre le comportement actuel des armées US au Vietnam, en Irak, à Haïti, aujourd’hui en Afghanistan, demain en Iran, au Venezuela.

Il ne peut en être autrement.

Le gouvernement étatsunien ne changera pas, quel que soit le président, quel que soit le parti au pouvoir. Ils auront et fourniront toujours de bonnes raisons à leurs actes, usant du mensonge chaque fois qu’il le faut.

C’est la population qui a fait arrêter la guerre au Vietnam. Avec l’aide de certains médias.

Ce qui a changé en 30 ans, entre My Lai et Marjah, est un coup terrible porté à l’Humanité, dans lequel les grands médias occidentaux contemporains, largement complices des gouvernements, jouent un rôle nouveau, indispensable : l’uniformité de la pensée unique, qui n’a plus rien de critique, ni même d’analytique. Le Bien contre le Mal. Ils ne font plus que de la propagande, engluant les populations qui leur font confiance dans les théories gouvernementales comme une araignée dans les fils de sa toile. Des films de reporters présents sur place à Fallujah sont censurés (**). Par contre toutes les vidéos trafiquées de Ben Laden seront montrées ou tout du moins répercutées en détails dans la « grande » presse.

Les mots charniers et épuration ethnique sont prononcés sans inquiétude déontologique dès qu’il s’agit de l’horrible serbe Milosevic ou du diabolique Saddam Hussein. Mais pour Fallujah, Marjah, il ne s’agira que d’opérations militaires anti-terroristes.

Si My Lai s’était produit aujourd’hui, avec nos médias actuels, rien ne serait arrivé aux oreilles du public et si oui, le prétexte d’une cachette terroriste aurait servi à justifier toute l’horreur, sans que la population occidentale ne s’en indigne une seconde.

Les médias officiels sont devenus un vulgaire valet du Pouvoir Exécutif.

Où est leur honneur ? Leur mission primordiale ? En 1970, elle était encore de critiquer les dérives gouvernementales, de tous les gouvernements, et d’appeler les massacres par leur nom : ni des guerres, ni des batailles, ni des « opérations chirurgicales », mais des tueries !

En 1970, grâce au magazine Life, le massacre de My Lai déclencha un scandale international qui souleva l’indignation populaire et politique, favorisant la montée du pacifisme aux Etats-Unis.

De vrais être humains vivaient en ce temps-là. Ils n’ont pas attendu que le gouvernement change mais l’ont empêché de continuer à nuire.

Pour Fallujah, pour le moment, notre « humanité » s’est seulement indignée pour un jeu vidéo (11).

Pascal Sacré

* Texte de Noam Chomsky, transmis au Tribunal International du Vietnam sur les crimes de guerre.

** Fallujah le massacre caché, vidéo :
http://video.google.com/videoplay?d...

(1) Cinq employés de Blackwater inculpés d’homicides :
http://www.rfi.fr/actufr/articles/1...

(2) Source : http://www.gersi.umontreal.ca/uploa...

(3) Source : ministère britannique de la Defence en juin 2005, ces bombes, un peu différentes du napalm, ont des effets similaires.

(4) US Army’s Field Artillery Magazine, mars-avril 2005

(5) Iraq War Casualty Pictures :
http://mindprod.com/politics/iraqwa...

(6) JAMAIL, D., Odd happenings in Fallujah, 18 janvier 2005,
http://www.dahrjamailiraq.com/weblo...

(7) http://www.planetenonviolence.org/L...

(8) Six Days in Fallujah fait déjà polémique : http://www.gameosphere.fr/billet-si...

(9) Le massacre d’Haditha se confirme et embarrasse le Pentagone :
http://www.lefigaro.fr/ internation...

(10) Honte, http://www.legrandsoir.info/Honte.html

(11) Six Days in Fallujah fait déjà polémique, op. cit.

URL de cet article
28 février 2010

http://www.legrandsoir.info/Marjah-Fallujah-Haditha-My-Lai-et-Hue-City-les-guerres-justes-de-l-Occident.html


1-4 Afghanistan-drogue : la production multipliée par 40 depuis l’arrivée de l’Otan. 

La production de pavot à opium a été multipliée par plus de 40 en Afghanistan depuis que l’Otan y est présente, a annoncé jeudi à Moscou Viktor Ivanov, directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN). "Au cours des huit années qui se sont écoulées depuis l’invasion des Etats-Unis et de l’Alliance en Afghanistan, les récoltes de pavot à opium y ont été multipliées par plus de 40", a indiqué M.Ivanov.

Les hostilités en Afghanistan contribuent à la croissance de la production de stupéfiants dans ce pays et en stimulent le trafic vers la Russie, a-t-il poursuivi, ajoutant que l’intégralité de l’héroïne consommée en Russie était d’origine afghane.

Le directeur du FSKN a insisté sur la nécessité de conjuguer les efforts internationaux dans la lutte contre l’héroïne afghane.

"L’année dernière, l’héroïne afghane a tué plus de 100.000 personnes dans le monde, ce qui dépasse le nombre des victimes de la bombe atomique larguée sur Hiroshima", a souligné M.Ivavov.

Face au problème d’une "pandémie d’héroïne", le directeur du FSKN a appelé à la formation d’une large coalition antidrogue internationale, en relevant que l’Afghanistan produisait aujourd’hui deux fois plus d’héroïne que le monde entier n’en produisait il y a dix ans.

Il y a quelque temps, même un reportage "d’enquête exclusive" en Afghanistan montrait les champs de pavot à proximité des bases américaines : ce n’est un secret pour personne.

C’est un fait avéré que même du temps de Pablo Escobar, le gouvernement US était sur le coup, les politiques assurant le transport de la drogue dans le monde et coopérant avec les producteurs et les grossistes. Il faut en effet considérer que la drogue est une nécessité dans le système global :

 

-sur le plan politique : Aux Etats-Unis, les prisons privatisées représentent de par leur activité un véritable rouage de l’économie nationale, si bien que le pays ne pourrait se passer de leur fonctionnement. Par ce fait, la criminalité devient une obligation systémique. La production, vente et consommation de drogue, entre autre, y sont donc rendues obligatoires.

 

 sur le plan le plan psychologique : De tout temps il a fallu au moins une drogue légale pour le peuple. Durant la période de la prohibition de l’alcool la marijuana était légale, et la situation s’est inversée dans les 30’s sous pression des lobbies pétroliers (guerre contre le chanvre). La guerre contre la drogue alcool s’est donc arrêté parallèlement à l’interdiction de production et de consommation de cannabis et de chanvre. Cependant on voit que dans plusieurs Etats des Etats-Unis, le cannabis et en passe d’être légalisé, toujours pour des raisons économiques

Donc par ces faits le système prévoit la production, l’acheminement et la dispersion des drogues dans le monde, c’est de la pure logique politique.

 Une fois de plus l’OTAN et l’armée américaine sert à la réalisation de cette stratégie. Ne nous étonnons donc pas de voir déferler sur les pays du monde des grammes d’héroïne au rabais que nos enfants pourront acheter au lieu d’aller à la boulangerie ; héroïne et opium soigneusement cultivés sous forme de pavot par un paysan afghan sous le regard bienveillant des soldats -dont certains Français- de l’OTAN !

source : http://fr.rian.ru/world/20100128/18


n°324 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 23/03/10 -: (suite) :- Robert Gates : Le monsieur guerre des Etats-Unis.

n°324 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 23/03/10 -: (suite)  :- Robert Gates : Le monsieur guerre des Etats-Unis.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°324                                                                                                                             23/03/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion (suite)

1-5 Danielle Bleitrach : Afghanistan, là où s’effondrent les empires…

1-6 René Naba : Al-Jazira, un rôle prescripteur de l’opinion internationale.

1-7 Nathalie Guibert : L'Afghanistan, laboratoire militaire pour l'Europe.

1-8 Afghanistan : Pourquoi est-ce que nous combattons ? Pour ça ?

1-9 En Afghanistan, les Américains changent de stratégie dans la guerre contre l'opium.

1-10 L'Asie centrale au coeur de la stratégie américaine en Afghanistan.


1-5 Danielle Bleitrach : Afghanistan, là où s’effondrent les empires…

Immanuel Wallerstein parle du chaos, c’est peu dire, nous en sommes au point où l’empire et ses alliés sont en guerre et ne savent plus trés bien pourquoi, ni comment. Il y a cette monstrueuse crise avec au centre tapie telle une araignée une finance internationale qui poursuit une vocation de prédateur totalement suicidaire, des gouvernements qui ne savent, ni ne peuvent s’opposer au système qui les a fait élire, ils sont désormais les agents directs de la « bête » et dans les pays occidentaux des opposition si intégrée au dit système qu’elles sont incapables d’émettre la moindre proposition, incapable de réclamer la nationalisation des Banques et des secteurs financiers, incapables de s’opposer aux exigence du système… Mais le caractère le plus chaotique de cette chute de l’empire occidental est sans doute lisible dans la folie des guerres dans lesquelles ils s’embourbent.

De temps en temps, un sujet télévisuel, un article dans la presse nous rappelle qu’en dehors de « la zone verte dans lequel se sont réfugiés les nord-américains et leur gouvernement local, la vie quotidienne des Irakiens est ponctuée d’attaques, de morts, d’explosion…

En Afghanistan c’est encore pire, un article de ria novosti du 2 mars signé par Vladimir Evseïev se plaint que les Etats-Unis et l’OTAN n’osent plus empêcher la culture du pavot de peur de voir augmenter la colère des populations qui ne vivent plus que de cette mort.

« La nouvelle stratégie américaine en Afghanistan ne prévoit pas de lutter contre la production de drogue. Les Américains craignent probablement de dresser contre eux de nombreux Afghans dont le bien-être dépend, pour beaucoup, des volumes de production de pavot à opium.

C’est ce que confirme le rapport annuel de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) selon lequel les plantations de pavot à opium en Afghanistan dépassent actuellement celles de Colombie, du Pérou et de Bolivie réunies et couvrent 193000 hectares. Par rapport à 2001, la production de drogue en Afghanistan s’est considérablement accrue pour atteindre 7500 tonnes d’opium.

L’héroïne représente un très grand danger. La production annuelle dans les laboratoires clandestins des provinces du Badakhchan, du Helmand et de Nangarhâr dépasse 800 tonnes.

L’héroïne occupe la première place en Russie en nombre de décès dus à la consommation de drogue. Selon le rapport de l’UNODC, la Russie a occupé en 2009 la première place au monde pour la quantité d’héroïne consommée: 75 à 80 tonnes par an, soit 20% de la consommation mondiale. Cela signifie que la Russie en consomme 3,5 fois plus que les États-Unis et le Canada (environ 20 tonnes) et presque deux fois plus que la Chine (45 tonnes).

Les données de l’ONU sont entièrement confirmées par les sources russes. »

On ne peut s’empêcher de se dire qu’effectivement l’Afghanistan est bien ce bourbier dans lequel s’est empêtre l’URSS, et que les circuits de la diffusion de la mort ont survécu à son effondrement. Que depuis ce temps, le choix qui a été fait ou subi de la part de la Russie a été de s’aligner sur l’occident, une sorte de pragmatisme au jour le jour avec deux étapes, celles de la décomposition totale avec le bouffon Elstine, celle d’une certaine recomposition pour lutter contre les cavaliers de l’apocalypse que cette soumission avait déchaîné. Mais il est clair que la Russie continue à subir les effets d’années d’errance et nombreuses sont les voix dans ce pays qui disent « Nous aurions du faire comme les Chinois, ne pas copier l’Occident ».

L’URSS s’est effondrée dans le bourbier afghan, et les Etats-Unis , leurs alliés de l’OTAN sont eux mêmes en train de s’y enliser, c’est une guerre totalement inutile et perdue, mais on continue à faire comme si et le plus grave est qu’il n’y a pas une seule force d’opposition en France pour faire monter la protestation contre cette folie au coût monstrueux. Pourtant cette enquête publiée par la vie des idées prouve à quel point, en Europe, en France, les raisons d’un tel engagement sont peu populaires.

-Un engagement devenu illisible en Europe-

Le système politique dit démocratique est incapable de fournir ne serait-ce qu’un exutoire à la colère du peuple, il est totalement intégré , opposition comprise à ces junkies du profit qui mènent la planète. Dans un article récent je parlais d’une inhibition collective et réciproque, de « vide social ».

Est-ce que l’on mesure le degré de crise d’un système où le bipartisme a engendré l’impossibilité pour tous d’envisager la moindre alternative à une situation aussi macabre. Le bipartisme, il s’agit non seulement ce qui est devenu en France, et en Europe, la fausse opposition la droite et les « socialistes », mais aussi le fait qu’il n’existe plus désormais que des annexes des partis dominants, nous nous rapprochons dangereusement de la situation nord-américaine.

Le chaos, c’est quand un peuple furieux n’a plus aucun recours, ni sur le plan économique, politique et même pour arrêter une guerre dont plus personne ne sait à quoi elle sert.

Danielle Bleitrach 

4 mars 2


1-6 René Naba : Al-Jazira, un rôle prescripteur de l’opinion internationale.

La tentative de domestication d’Al-Jazira (Part 2/2)

La mise en place d’Al Jazira constitue un bel exemple d’équilibrisme diplomatique de ce petit pays face aux ambitions des protagonistes du jeu régional et la tentative de domestication de la chaîne transfrontière arabe constitue à cet égard un cas d’école.

«Al-Jazira», dont le nom a été forgé par référence à «AL-Jazira Al-Arabia» la verdoyante Péninsule arabique, l’espace géographique regroupant les principautés pétrolières du Golfe, l’Arabie saoudite et le Yémen, l’ancienne «Arabia Felix» (l’Arabie Heureuse) des premiers temps de l’Islam, est bel et bien en effet une excroissance rebelle de l’ordre médiatique saoudien, tout comme d’ailleurs sur le plan politique Oussama Ben Laden, une excroissance rebelle de l’hégémonie saoudienne sur l’ordre domestique arabe.

Son lancement en 1996, l’année qui a suivi la crise d’hémiplégie qui a frappé le Roi Fahd, le grand frère saoudien dont l’Emir putchiste de Qatar en prenait ombrage, répondait à trois objectifs:

• dédouaner aux yeux de l’opinion arabe l’Emir de Qatar de la lourde tutelle occidentale qui a parrainé son parricide politique,

• doter la principauté d’une force de frappe médiatique dissuasive en vue de marquer son territoire sur le plan énergétique au sein de la constellation des pétromonarchies du Golfe

• battre en brèche l’hégémonie saoudienne sur la sphère arabe, en prenant partiellement appui sur une équipe journalistique formée hors orbite de la censure arabe, -le service arabe de la BBC (British Broadcasting Corporation)-, victime de l’arbitraire saoudien (1).

En moins d’une décennie, «Al-Jazira» a rempli ses objectifs, brisant le monopole du récit médiatique détenu par les médias occidentaux depuis l’avènement de l’information de masses, il y a un demi siècle, se propulsant au rang de grand rival des grands vecteurs occidentaux, le prescripteur de l’opinion publique arabe, l’artisan du débat pluraliste au sein du monde arabe.

Une promotion qui a conduit les Américains à entreprendre méthodiquement sa domestication, particulièrement depuis la guerre d’Afghanistan. En vain.

Tout commence par un coup de semonce: Le 7 octobre 2001, un mois après les attaques anti-américains, CNN signe un accord de «partenariat exclusif» avec la filiale américaine d’Al-Jazira «News Gathering» assurant à la chaîne de référence internationale d’information continue, un «contrat d’approvisionnement prioritaire» des documents notamment les cassettes vidéo consignant les déclarations d’Oussama Ben Laden, le chef d’Al-Qaîda, dont la chaîne qatariote en avait la quasi-exclusivité en raison de la présence ancienne à Kaboul d’un correspondant permanent bien avant le déclenchement des hostilités.

L’administration américaine riposte le lendemain en demandant aux grands réseaux américains (ABC, CBS, NBC, CNN et Fox) de ne plus diffuser les messages télévisés de Ben Laden au nom des impératifs de la sécurité nationale, accompagnant cette interdiction d’une démarche de protestation diplomatique auprès du gouvernement de Doha contre la «rhétorique incendiaire» de la chaîne arabe.

Le passage à l’acte intervient un mois plus tard avec le bombardement du siège d’Al-Jazira à Kaboul en pleine offensive américaine contre les Résistants. Au titre de dommage collatéral. L’argument commode de plus en plus en usage depuis la première Guerre d’Irak (1990-91) pour justifier parfois les bévues préméditées.

Le chef du bureau de la chaîne qatariote en Afghanistan, est, il est vrai, le contraire d’un journaliste mondain: Tayssir Allouni, syrien naturalisé espagnol résidant à Madrid, fin connaisseur de la réalité afghane, dûment accrédité à Kaboul auprès des Résistants, avait été auparavant durant la guerre anti-soviétique un des principaux interlocuteurs des combattants islamiques.

Le coup de semonce tiré, survient alors le temps de l’apaisement, suivi d’une curieuse entreprise de séduction intimidation. Alors que l’offensive anti-résistants touchait à sa fin, une dame qui plus est diplomate, l’ambassadrice des Etats-Unis à Doha, Maureen Queen, va se livrer à une opération de charme diplomatique à l’occasion de la fin du Ramadan. Pour délivrer son message, un Iftar, le repas qui marque traditionnellement la rupture du jeûne musulman, lui en donnera la possibilité, qu’elle organisera, à sa résidence, avec en invité d’honneur l’équipe rédactionnelle d’Al-Jazira qu’elle accueillera d’un retentissant compliment à faire pâlir d’envie tous les scribes des institutions médiatiques arabes et occidentales. «Merci pour l’admirable prestation journalistique que vous avez assurée dernièrement», gratifie-t-elle le Directeur de la chaîne, Mohamad Jassem Al-Ali.

Surpris par tant de chaleur, inhabituelle dans les échanges entre sa chaîne et l’administration américaine, des journalistes chercheront à s’enquérir d’un éventuel malentendu alors que la veille même le Secrétaire à la Defence Ronald Rumsfeld avait qualifié d’«effroyable» les prestations d’Al-Jazira.
Tout sourire l’ambassadrice rétorquera: «Je ne suis pas journaliste, mais diplomate et en tant qu’Américains nous respectons la liberté de la presse» (2). Mais au vu des développements ultérieurs il est à parier qu’il faudra plus d’un Iftar pour apaiser les relations entre l’Amérique et le Monde arabe.

L’intermède sera de courte durée. La pression monte d’un cran un an plus tard, le 12 novembre 2002. Alors que les Etats-Unis mobilisaient l’opinion internationale pour l’invasion de l’Irak et cherchaient une base de repli à leur QG saoudien, un média saoudien laisse opportunément filtrer ce jour là, sur son site Internet «Arabic news.com», une information apparemment puisée aux meilleurs sources américaines et saoudiennes annonçant «une tentative de coup d’état» contre l’Emir de Qatar Cheikh Hamad Ben Issa al-Khalifa «déjouée par les Etats-Unis».

L’information laconique ne mentionnait ni les auteurs de la tentative, ni la date à laquelle elle a été déjouée. Fomentée par qui? Déjouée comment? Tentative fomentée et simultanément déjouée par le même opérateur? Coup d’état par simulation virtuelle?

Quiconque connaît le fonctionnement de la presse saoudienne, particulièrement la censure en temps de guerre, pareille information bienvenue pour la diplomatie américaine et saoudienne n’aurait jamais pu filtrer sans l’assentiment des autorités de tutelle tant saoudiennes qu’américaines. Le message sera entendu par le Qatar qui dans un geste de bonne volonté signera le lendemain un accord de coopération avec le Paraguay, une prestation de service qui serait en fait une opération de couverture pour les services américains en Amérique latine.

La pression est de nouveau mise lors de la phase finale de l’offensive américaine en Irak: le 8 avril 2003, jour de la chute de Bagdad, l’hebdomadaire américain «Newsweek» annonce à grands renforts de publicité une information sans véritable lien avec la conduite de la guerre: le lancement d’une enquête pour corruption contre le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Jassem ben Hamad ben Jaber qui aurait été impliqué dans le courtage d’une affaire d’assurances et le blanchissement subséquent de cent cinquante millions de dollars sur un compte dans les Iles Jersey (Royaume Uni).
Le choix de la cible n’est pas le fruit du hasard. Un des vieux routiers de la vie politique du Golfe, Cheikh Jassem ben Hamad, est l’inamovible ministre des Affaires étrangères du Qatar depuis 1992, c’est-à-dire lorsque l’accusation est portée, depuis 11 ans, soit un homme qui a servi les deux derniers gouverneurs, le père et le fils. Fils aîné de cheikh Jaber ben Hamad, ancien Emir de Qatar, Cheikh Jassem a d’ailleurs joué un rôle important dans le coup d’état pro anglo saxon qui a porté au pouvoir le nouvel Emir et passe pour être un homme sensible aux intérêts des firmes pétrolières anglaises et américaines (3).
A la tête d’une immense fortune, qui lui vaut le titre de l’homme le plus riche du richissime Qatar, situé à un niveau très élevé du hit parade des fortunes du Golfe, Cheikh Jassem est actionnaire de la compagnie aérienne qatariote «Qatar Airways» et du fond d’investissement «Qatari Diar».
Membre reconnu de l’Establishment américain, Cheikh Jassem est membre associé de la prestigieuse «Brooking Institution», spécialisée dans les études géostratégiques sur le Moyen orient, à ce titre un interlocuteur régulier des dirigeants israéliens, notamment de Mme Tzipi Livni, ancien agent du Mossad et ancien ministre israélien de affaires étrangères, et à ce titre futur co-ordonnateur des guerres destructrices israéliennes contre le Liban (200) et contre l’enclave palestinienne de Gaza (2008).
Le choix de la cible n’était nullement anodin. Il paraissait destiné à démonter la détermination des Etats-Unis à «caraméliser» quiconque se dresserait contre leur projet, jusques y compris leurs meilleurs amis, visant à faire taire toute critique à l’égard de l’invasion de l’Irak. La neutralisation d’Al Jazira, dont ils caresseront un moment le projet de bombarder son siège central, figurait alors comme leur cible prioritaire.
Curieuse information qui apparaît rétrospectivement comme un contre feux alors que le bureau d’Al-Jazira dans la capitale irakienne était de nouveau la cible de dommages collatéraux de la part de l’artillerie américaine et que des informations persistantes faisaient état de l’implication de la firme Halliburton dont Dick Cheney en était le patron avant sa nomination au poste de vice président américain, tant dans des versements de pots de vin au Nigeria et que dans la surfacturation de prestations pétrolières en Irak.

B- Al Jazira, alibi stratégique suprême du Qatar face à sa sujétion à l’ordre occidental

L’affaire tournera court mais le message sera entendu. Le ministre qatariote des Affaires étrangères sera blanchi, et, dans la foulée, l’Emir de Qatar annoncera l’éviction pour des liens présumés avec le régime de Saddam Hussein du Directeur Général d’«Al-Jazira», celui là même qui avait été félicité par l’ambassadrice américaine lors du repas du Ramadan. Simultanément, le correspondant d’Al Jazira à Kaboul et Bagdad, Tayssir Allouni, était traduit en justice en Espagne pour ses présumés liens avec «Al-Qaîda et un des photographes de la chaîne, Sami al Hajj, était incarcéré pendant huit ans à Guantanamo, avant de se voir confier la direction d’un centre pour la Defence de la liberté de la presse.

Du travail d’orfèvrerie: Le Qatar est dédouané au regard de l’opinion arabe, Al-Jazira confortée dans sa crédibilité alors que les américains obtenaient la mise sur place d’un PC opérationnel à Doha, à la grande satisfaction, paradoxalement, de l’Iran et la Syrie, les deux bêtes de l’Amérique dans la zone mais alliés du Qatar, au grand mécontentement de l’Arabie saoudite, courroucée de l’irruption soudaine de cette petite principauté dans la «Cour des grands».

Un privilège obtenu aux prix d’une lourde servitude à l’égard de son grand tuteur américain, dont l’installation sur le sol de la principauté du siège du CENT COM, le commandement opérationnel des guerres américaines en terre d’Islam (Afghanistan, Irak, Yémen, Afrique orientale), aux infrastructures infiniment plus redoutables que la dérisoire plateforme aéronavale française à Abou Dhabi, porte garantie de la pérennité du régime, de la survie de la dynastie et du maintien sous souveraineté qatariote du gigantesque gisement gazier of shore North Dome contigu de l’Iran.

Arbre qui cache la forêt de la sujétion à l’ordre occidental, Al-Jazira apparaît quatorze ans après son lancement comme l’alibi stratégique suprême de la dynastie Al Thani face à la mainmise américaine sur la souveraineté du Qatar et sur les sources de ses revenus, deux éléments qui hypothèquent lourdement et durablement l’Indépendance d’un pays faussement présenté comme non-conformiste, mais qui remplit toutefois pleinement sa mission de soupape de sûreté au bellicisme américain à l’encontre du monde arabe et musulman.

Références

1- Le noyau originel de l’équipe d’Al Jazira a été constitué par des vétérans du service arabe de la BBC TV réduit au chômage du fait d’une rupture de contrat saoudien avec la chaîne saoudienne orbit partenaire de la chaîne arabophone anglaise.

Faisant une sérieuse entorse à sa politique générale d’information, BBC a cédé à une cour assidue de M. Khaled Ben Mohamad Ben Abdel Rahman, patron du Holding al-Mawarid. Elle s’est associée avec ce proche parent du Roi Fahd pour lancer la première chaîne de télévision d’information continue en langue arabe avec le label de la chaîne britannique et les moyens de diffusion de la firme saoudienne «Orbit». L’idylle, de courte durée, 18 mois, se brisera sur le fracas des récriminations réciproques entre deux conceptions monarchiques apparemment inconciliables. Les Saoudiens ont d’abord imposé un prix prohibitif du décodeur de l’ordre du dix mille dollars, instaurant une sorte de censure par l’argent, puis prenant ombrage de l’hospitalité accordée par BBC TV à l’opposant saoudien en exil à Londres, Mohamad al-Massari, un physicien très populaire dans sa région d’origine, la région pétrolière de Dammam, ont abrogé le contrat, mettant sur le tapis près de deux cents employés arabophones.
En guise d’épilogue à ce psychodrame d’une alliance contre nature, l’opposant saoudien sera finalement exilé vers les Bahamas, le Royaume Uni perdra dans la foulée un contrat militaire de plusieurs milliards de livres sterling et la firme Orbit conduite à payer une pénalité de l’ordre de cent millions de dollars pour rupture abusive du contrat.

Cf. à ce propos «Guerre des ondes, guerre des religions, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen» de René Naba – Harmattan1998

2-Des Falafels et des pâtisseries libanaises au menu de l’Iftar de l’ambassadrice américaine en l’honneur d’Al-Jazira», cf. «Al-Qods Al-Arabi», journal arabophone de Londres, en date du 28 novembre 2001.

3- Né en 1959, Cheikh Jassem est le père de treize enfants (Six garçons:Jassem, Jaber, Tamime, Mohammad, Fahd, et Falah) et sept filles (Nour, Charifa, Lamya, Mayyasah, Mariam, Alanoud, May).Dans la répartition des rôles au sein du pouvoir qatriote, Cheikh Jassem représente la sensibilité américaine face à l’Emir, présenté comme ami de la France. Lors de la cérémonie d’investiture du nouveau président libanais Michel Sleimane dans la foulée des accords inter libanais de réconciliation de Doha (Mai 2008), Bernard Kouchner, ministre français des affaires étrangères, avait pris place à côté de son homologue égyptien Ahmad Aboul Gheith, sur le bas côté des travées du parlement libanais, tandis que Cheikh Jassem trônait, sous les regards des télévisions du monde entier, au milieu du parlement libanais aux côtés du ministre syrien des affaires étrangères, Walid al Mouallem.….Fait anecdotique, qui illustre le renversement des rôles au Liban et l’égarement diplomatique de la France, lorsque l’on songe que Nicolas Sarkozy au début de son mandat menaçait de ses foudres la Syrie, désormais ardemment courtisée.

René Naba |

13/02/2010 | Paris

http://www.renenaba.com:80/?p=2534


1-7 Nathalie Guibert : L'Afghanistan, laboratoire militaire pour l'Europe,

Nb Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information

Plusieurs raisons font du terrain afghan un laboratoire militaire.

D'abord, la dureté du conflit. "Depuis la guerre d'Algérie on n'avait pas connu un engagement humain aussi intense. Le fait de risquer des pertes tous les jours nous a conduits à nous adapter", résume un colonel de l'armée de terre.

Ensuite, la France comme d'autres pays européens, s'est engagée en Afghanistan après des années d'opérations de maintien de la paix (…)- dans les Balkans, en Afrique - considérées comme moins difficiles. Enfin, les guerres du passé sont loin. Les responsables militaires actuels ne les ont pas vécues.

"Nous avions établi des doctrines de contre-insurrection, mais il a fallu les réviser", explique Michel Asencio, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique, qui travaille souvent pour le ministère de la Defence. "L'Afghanistan a aussi permis d'actualiser les modes d'emploi des forces, les règles d'engagement."

La réflexion est partagée.

La Pologne s'était engagée en Irak mais n'y avait pas combattu. Le pays, qui a concentré ses forces au profit de l'OTAN en Afghanistan (avec 2 600 soldats), teste sur ce terrain le processus de modernisation de son armée, encore formatée par la guerre froide.

Après avoir constaté que certains matériels faisaient défaut, le gouvernement a décidé l'achat d'hélicoptères et de drones.

Aux Pays-Bas, le gouvernement a chuté mais l'armée a progressé. En novembre, dans un article du Militaire Spectator, revue de doctrine de l'armée néerlandaise, un membre des forces spéciales et un professeur de l'université de Leyde tirent le bilan de trois opérations menées, entre 2006 et 2009, en Uruzgan. Ils concluent que des leçons ont été retenues en matière de contre-insurrection, bien que le terme ait été occulté par les responsables politiques : nécessité d'améliorer le renseignement, de doser l'usage de la violence "qui crée parfois plus d'ennemis qu'elle n'en élimine", de tenir plus longtemps des positions, de mieux former les bas niveaux d'encadrement des troupes.

En France, l'état-major évoque l'"endurcissement" de ses armées. "C'est le retour du combat à pied", résume un cadre. Conséquence, la norme de préparation des troupes déployées est passée de quatre à six mois. Le secourisme de combat a été développé.

Les fantassins portent désormais avec eux des systèmes d'armes complets. Et pour la première fois dans l'histoire, un "sas" de décompression a été mis en place pour tous les soldats au retour de mission, pendant trois jours, à Chypre, dans un hôtel.

Au plan tactique, d'autres adaptations ont eu lieu. Jusqu'alors réservés aux commandements supérieurs, les moyens de renseignement et de guerre électronique ont été "décentralisés" auprès des unités de terrain, dont les chefs sont devenus des rouages essentiels. Autour de l'infanterie, l'organisation des moyens du génie, de renseignement, d'appui, a été revue. "On a redécouvert l'importance de l'hélicoptère dans toutes ses missions, attaque, transport, escorte, renseignement", illustre un gradé.

Au Royaume-Uni, le manque de ces équipements a provoqué de vifs débats.

Des pertes au combat, d'autres leçons ont été tirées, en termes d'équipements. Après la mort de dix soldats dans l'embuscade d'Uzbin, en août 2008, la France a envoyé des hélicoptères dernière génération, des canons modernes, des petits véhicules blindés, des drones et... de nouveaux gilets pare-balles.

La lutte contre les engins explosifs déposés par les résistants, qui provoquent la majeure partie des pertes de la coalition, a même poussé les alliés, en coopération, à s'approprier des techniques de police scientifique (relevé d'empreintes, analyses de produit, etc.) et à remonter les réseaux comme cela se pratique en matière criminelle.

A ceux qui s'étonnent de les voir tenues en échec par des guerriers en sandales équipés de fusils des années 1960, les armées répondent qu'elles ne sont pas chargées des objectifs politiques de la guerre. Ni responsables de la gabegie des moyens civils censés prendre le relais. "Impossible de gagner en Afghanistan avec 150 000 soldats", résume M. Asencio.

A Washington, le 23 février, le secrétaire américain à la Defence, Robert Gates, a critiqué en des termes très vifs le "sous-investissement" de l'OTAN. "La démilitarisation de l'Europe, qui fut une bénédiction au XXe siècle, est devenue un obstacle à la réalisation d'une sécurité réelle et d'une paix durable au XXIe siècle", a-t-il dit. Des leçons, donc, mais pour quoi faire ?

 26.02.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/26/l-afghanistan-laboratoire-militaire-pour-l-europe-par-nathalie-guibert_1311668_3232.html


1-8 Afghanistan : Pourquoi est-ce que nous combattons ? Pour ça ?

Je suis allée sur le site de David Lindorff, le journaliste nord-américain de Philadelphie, déjà l’auteur de l’article de Couterpunch sur les enfants exécutés menottés.

Il continue à interpeller la presse américaine sur la manière dont elle tait ce qui se passe réellement en Afghanistan.

On pourrait poser la même question à l’armée française et à nos médias.

Le silence qui règne sur ce qui se passe dans cette guerre dont chacun sait à quel point elle est inutile, meurtrière de civils et d’un coût prohibitif, devrait tout de même nous inquiéter.

Il est rare d’avoir une armée française en guerre avec si peu de nouvelles de ce qui est commis par nos troupes ou ce qu’il faut bien appeler les « miliciens » locaux des « forces d’occupation. Souvenez des pétitions sur les femmes et la Burqa, sur la manière dont on nous a fait pleurer du Monde à la presse féminine, en passant par la radio télé sur les femmes afghanes pour justifier l’intervention, non seulement aujourd’hui tout le monde s’en fout même le jour de la femme, mais ce sont leurs enfants qui sont les victimes toujours dans l’indifférence générale.

traduit par Danielle Bleitrach pour changement de société

Le but déclaré de la Guerre d’Afghanistan menée par les États-Unis, selon l’Administration d’Obama, est de vaincre les Résistants et d’établir un gouvernement démocratique stable sur la totalité du pays. Examinons ce qu’il en est de créer une armée Afghane professionnelle et une police qui ne soit pas corrompue et qui aurait le respect du peuple Afghan.

Mais des rapports venus du Canada suggèrent que loin de créer une telle armée et une telle police, la prétendue Sécurité Internationale et la Force d’Aide (ISAF) ferment les yeux sur la criminalité de voyou de ces organisations, tant pour éviter l’opposition croissante dans les pays membres de  ISAF, que pour éviter d’affronter  ces organisations en Afghanistan.

Ce qui est pourtant en question est le viol ordinaire et la sodomie d’enfants par des soldats Afghans et la police en fonction sur les bases de postes canadiens dans la région de Kandahar.

Comme l’a annoncé l’automne dernier  le journal the Ottawa Citizen l’aumonier de  l’armée  canadienne  et quelques soldats se sont plaint dès 2006 que des forces de sécurité Afghanes aient sodomisé de jeunes garçons sur leur base. Un coup de sifflet  militaire que les huiles  militaires ont ignoré en enterrant les plaintes, parce qu’elles craignaient la mauvaise publicité que cela pouvait occasionner.

Le journal annonce que la police militaire canadienne s’est aussi plainte, de ce que le Général de brigade. J.C. Collin, le commandant de Force de Terre du Secteur Central, leur ait dit   »de ne pas s’immiscer dans des incidents lequelles forces Afghanes faisaient l’amour avec des enfants. »
Selon le journal, le commandement militaire canadienne a soutenu que, bien que pratiquer la sexualité avec des enfants soit illégal en Afghanistan, la pratique est culturellement admise et que les forces canadiennes « ne devraient pas être impliquées dans ce que l’on devrait considérer comme une question ‘culturelle’. »

On s’interroge sur la nature des les autres pratiques  « culturelles » impliquant des forces de sécurité Afghanes dans lesquelles les occupants Occidentaux  pourraient ne pas devoir être impliqués. Peut-être l’oppression de femmes ? Cela fait certainement partie de la culture. Comme la corruption et l’extorsion ? A partir de  l’évidence – que la police en Afghanistan est une entité complètement corrompue et que l’armée n’est pas beaucoup mieux – on peut alléguer que la corruption est « culturellement acceptable »  rien de plus facile. Et le trafic de drogue ? Ca aussi cela semble  être tout à fait du domaine  culturel en Afghanistan.

Que soient loués les fantassins canadiens, les MPS et les aumoniers pour qui abuser sexuellement d’enfants est plus que leur estomac  ne peut en supporter et qui ont fait état publiquement, en retournant chez eux au Canada, de ce que leurs propres commandants cherchaient à dissimuler.

On peut pourtant alors se demander, pourquoi ici aux États-Unis hyper-moralisants, nous n’avons pas entendu parler par quelques voyeurs de nos troupes ou leur aumonier de tels actes par des forces Afghanes sur des bases américaines. Souvenez-vous, nous parlons d’une armée américaine qui affirme toujours que si vous êtes reconnu comme  homosexuel, vous devrez quitter le service ou  en être renvoyé,  et pourtant personne n’a perçu une  activité des troupes Afghanes violant par habitude culturelle de jeunes garçons derrière les baraques ?

C’est dur, après tout, de croire qu’une pratique si commune sur une base canadienne qu’elle a provoqué haut le coeur parmi des soldats canadiens n’ait  pas lieu aussi ailleurs.

Cela nous ouvre  deux possiblités : 
1. Des soldats américains et des marines ne désirent pas spontanément sortir de la voie hiérarchique et faire état de leurs plaintes auprès du public ou 
2. Les médias des EU ne sont pas intéressés par l’examen de cette sorte d’histoire. Elle  implique seulement des Afghans et qui se soucie des Afghans ? Ce que couvrent les journalistes américains est Américain. (Rappelez-vous la grande avalanche d’histoires concernent les escapades sexuelles des gardes à l’ambassade des EU à Kaboul ?)

C’est probablement une combinaison des deux.

En tout cas, l’image qui ressort de l’armée de l’Afghanistan et la police dans l’article de The Ottawa Citizen n’est pas de bonne augure ni d’ailleurs aucun plan qui tablerait sur leur sucession à l’armée étasunienne et aux troupes de l’ISAF dans un avenir proche… ou pour le destin des petits enfants de l’Afghanistan, s’ils s’en occupent.

8 mars
http://socio13.wordpress.com/2010/03/08/afghanistan-pourq...


1-9 En Afghanistan, les Américains changent de stratégie dans la guerre contre l'opium.

Nb Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information

Après avoir fait pression ces dernières années auprès de leurs alliés de l'OTAN en Afghanistan pour qu'ils s'investissent dans l'éradication du pavot, les Etats-Unis viennent de procéder à un changement radical de doctrine.

Désormais, Washington privilégie "l'aide au développement des cultures vivrières", a indiqué, lundi 1er mars, David Johnson, secrétaire d'Etat adjoint chargé du trafic de drogue international. Il officialise ainsi la fin d'une politique qui avait créé des tensions avec ses partenaires britanniques et afghans, notamment.

Longtemps, les Etats-Unis ont dénoncé les résistances de leurs alliés à détruire les champs de pavot, en particulier dans les provinces de Kandahar et du Helmand, qui concentre l'essentiel de la production. "Quand je vois un champ, je vois des armes fournies aux résistants", confiait, en juin 2008, au Monde, le général américain David McKiernan, chef des troupes de l'OTAN en Afghanistan.

Selon lui, la drogue finançait la guerre des résistants.

Selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), 90 % de l'opium utilisé dans la production de l'héroïne mondiale viennent d'Afghanistan, soit 60 % de son PIB. Au sud, dans les provinces de Kandahar et du Helmand, principal foyer résistants du pays, 20 % à 30 % de l'économie dépendraient de l'argent de la drogue.

Pour les Britanniques, chargés de la province du Helmand pour le compte de l'OTAN, une destruction des cultures pousserait les populations locales dans les bras des résistants.

De plus, une action trop radicale déstabiliserait l'économie du pays, dépendante de cette production. En 2009, dans le village de Sanguine, la mission des patrouilles britanniques n'était pas de détruire les dizaines de laboratoires de transformation de l'opium en héroïne qui s'y trouvaient. Ces laboratoires se composaient d'un baril et de produit dits "fixants", nécessaires pour transformer le pavot et l'opium. Le tout revient à 50 dollars et fait vivre une famille entière.

Travail de proximité

Les Canadiens, chargés de la province de Kandahar, ont adopté une politique assez similaire. "Si nous interceptons un camion de pavot, nous arrêtons les chauffeurs. Sinon, nous préférons entreprendre un travail de proximité auprès des fermiers en les incitant à opter pour d'autres cultures, comme le blé", expliquait-on, mardi 2 mars, au quartier général des Forces canadiennes à Kandahar.

Dans son rapport, publié à la fin 2009, l'ONUDC assurait que les résistants ne tiraient que "10 % à 15 %" de leurs revenus du trafic de l'opium, grâce aux taxes perçues sur le trafic. Toujours selon l'office, 60 % des députés afghans sont liés à des personnes ayant un intérêt dans le trafic d'opium. Ces intérêts expliqueraient le peu d'entrain des policiers afghans chargés de l'éradication des cultures de pavot. En 2008 et 2009, seuls 4 % des récoltes avaient été détruits.

"Tout cela explique sans doute le changement de stratégie des Etats-Unis. Et surtout, cela va de pair avec les techniques de contre-insurrection appliquées aujourd'hui et qui impliquent un rapprochement avec la population", notait, mardi, un membre du département d'Etat en poste à Kandahar.

A Kaboul en revanche, deux jours après la décision de Washington, le gouvernement a annoncé un plan d'éradication des champs de pavot dans une grande partie du pays, notamment le Sud.

04.03.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/03/04/e...


1-10 L'Asie centrale au coeur de la stratégie américaine en Afghanistan.

Nb Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information

Engagés dans un effort de guerre titanesque en Afghanistan, les Etats-Unis ont plus que jamais besoin de soigner leurs alliés en Asie centrale, une entreprise troublée par l'influence traditionnelle de Moscou et celle toujours croissante de la Chine dans la région.

L'administration de Barack Obama a ainsi dû depuis un an déployer des trésors de diplomatie, sortir son chéquier et renoncer à critiquer les atteintes à la démocratie au Kirghizstan et en Ouzbékistan pour d'une part maintenir sa base aérienne de Manas, au Kirghizstan, et d'autre part permettre le ravitaillement par la terre des forces de la coalition engagées sur le sol afghan.

"Le résultat est que les Etats-Unis se rangent derrière des régimes parmi les plus autoritaires et les plus corrompus au monde", relève Paul Quinn-Judge, représentant du centre d'analyse International Crisis Group à Bichkek, la capitale kirghize.

Cette realpolitik s'impose d'autant plus à Washington que ses critiques du régime ouzbek en 2005, suite à une répression sanglante, avaient eu pour conséquence la fermeture d'une base militaire clé en Ouzbékistan, qui partage une longue frontière avec l'Afghanistan.

D'autre part, la Russie n'hésite pas à peser de tout son poids sur les régimes de la région pour miner la pénétration américaine, Moscou considérant l'Asie centrale ex-soviétique comme sa zone d'influence naturelle.

Les analystes voyaient ainsi l'ombre de Moscou derrière la menace du Kirghizstan il y a un an de fermer la base américaine sur son territoire, une décision annoncée au moment où le gouvernement russe accordait des crédits à Bichkek.

Les autorités kirghizes avaient finalement accepté de maintenir la base en échange d'un triplement du loyer à 60 millions de dollars annuels, auxquels s'ajoutent plus de 110 millions de dollars d'aides.

Mais cette concurrence traditionnelle entre les Etats-Unis et la Russie, qui concerne aussi les vastes réserves naturelles d'Asie centrale, doit désormais s'adapter à la puissance grandissante de la Chine, qui en 2009 a doublé Moscou en tant que partenaire commercial de l'Asie centrale.

Investissant dans des gazoducs, des gisements d'hydrocarbures et d'uranium au Kazakhstan et au Turkménistan, construisant des routes pour le transport de ses produits au Tadjikistan et au Kirghizstan, Pékin s'est imposé comme un partenaire incontournable dans la région.

Et les pays d'Asie centrale aiment la méthode chinoise: ouvrir son portefeuille sans pour autant chercher à dicter des positions diplomatiques ou à s'immiscer dans des politiques intérieures.

"La Russie était traditionnellement la puissance dominante dans la région, mais la crise financière a miné son pouvoir économique, permettant une kyrielle d'accords commerciaux Chine-Asie centrale", souligne Alexander Cooley, politologue à l'université new-yorkaise Columbia.

Et la Chine est d'autant plus encline à satisfaire et renforcer les régimes de la région, afin d'éviter de voir les violences islamistes se répandre jusqu'à ses frontières avec l'Asie centrale.

En effet, le Kirghizstan comme le Kazakhstan et le Tadjikistan bordent le Xinjiang, région chinoise musulmane peuplée par les Ouïghours, une ethnie turcophone au sein de laquelle l'islamisme gagne du terrain, selon Pékin.

"Pékin voit les Etats d'Asie centrale comme une région tampon clé pour stabiliser et développer sa province du Xinjiang", relève ainsi M. Cooley, l'universitaire de Columbia.

18/3

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gjkT9SimWQFYmHJR_4EA43nL6uVw


n°324 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 23/03/10 -: (Fin) :- Robert Gates : Le monsieur guerre des Etats-Unis.

n°324 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan - 23/03/10 -: (Fin)  :- Robert Gates : Le monsieur guerre des Etats-Unis.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et Stratégie' de l'Afghanistan

   n°324                                                                                                                             23/03/10

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État »

 2-2 Chems Eddine Chitour "Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n’empêcheront pas l’arrivée du printemps".

2-3 Dan De Luce : Quelle place pour les femmes dans les combats terrestres ?

2-5 Juan Cole : Bonjour la super ambiance entre "libérateurs" et "libérés".

3  Annexe

3-1 En Afghanistan, l’Inde et le Pakistan se font la guerre par procuration

3-2 Pakistan/Inde ou Iran/USA, Kaboul ne veut pas de guerre par procuration. 

3-3 Livre: Mériadec Raffray : l'armée soviétique en Afghanistan et ses "victoires oubliées".

3-4 Des fusils à la Rambo pour chasseur du dimanche…




2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

2-1 François Marginean : La population considérée comme un «ennemi d’État »

Nous avons vu la semaine passée que CANADA Inc., comme toute bonne compagnie privée, a pour importante mission de faire du profit, souvent en extorquant et taxant à mort sa ressource naturelle, la population.

Nous avons aussi vu que cette extraction, ce vampirisme économique se fait souvent au nom de belles prétentions et motivations de façade, comme par exemple, la « sécurité », la « santé », la « démocratie », etc.

Au nom de la sécurité, on va vous taxer de quelques milliards. Au nom de la santé et d’une peur d’un certain H1N1, on va vous inoculer avec des produits non-testés et contenant des ingrédients toxiques, qui n’ont aucune efficacité prouvée à part des croyances aveugles et naïves. Au nom de la démocratie, on va aller bombarder et occuper militairement des pays du Moyen-Orient où on a déjà entrainé la mort de 1.3 million d’Irakiens et des dizaines de milliers d’autres en Afghanistan.

Un génocide. Et un biocide: on a contaminé la place avec de l’uranium appauvri qui sert à fabriquer des armes dont on se sert pour libérer les gens de ces pays, un truc radioactif pour au moins 4.5 milliards d’années. Tout ce qui a de plus humain; à la fine pointe de l’humanité.

Des « guerres humanitaires », sorties tout droit du dictionnaire des plus fameux oxymores de nos temps dits « modernes ». Dans le temps des barbares, on se battait avec des massues. Dans nos temps barbares modernes, on se bat avec des massues nucléaires. C’est beau l’évolution. Des guerres d’agression – anciennement punies par les tribunaux de Nuremberg comme constituant le « crime suprême » international, parce que ce crime renfermait tous les autres – sont devenues des guerres « préventives ».

Peut importe l’étiquette qu’on utilise pour masquer la réalité, le résultat sur le terrain est le même.

La souffrance, signe qui avertit d’une fausse motivation, d’une pensée erronée, d’un faux calcul de satisfaction, inharmonieux et déphasé du sens de la vie. Cette guerre préventive est menée sur le plan physique est aussi menée insidieusement sur le plan psychologique et mental. Une guerre est menée contre notre humanité, pour contrôler ce qu’on pense. Les frontières de ce qui est acceptable de penser, de débattre et de questionner sont établies pour vous. C’est le conditionnement de masse des masses, l’influence de l’opinion publique, la manufacture du consentement, le contrôle du paradigme de pensée, tels que Noam Chomsky le décrivait ou mieux encore, tel que Edward Bernays le préconisait, celui qu’on a surnommé « le père de la propagande ».

Ceci étant dit, voyons la suite des évènements suite à ce que nous avons vu la semaine passée, avec la venue de ces nouvelles mesures de sécurité complètement inutiles, mais qui devront néanmoins être payées par les voyageurs, à leur détriment (implémentation d’un État policier, exposition à une irradiation potentiellement dangereuse pour la santé, atteinte directe à son droit fondamental à la vie privée et liberté).

Cette semaine, nous apprenons que les États-Unis vont déterminer qui pourront embarquer sur un avion… ou pas. « Commençant en décembre », décrit l’article du Montreal Gazette, « certains passagers sur des vols commerciaux canadiens volant vers, ou en provenance des États-Unis, ou même seulement en transit au-dessus du territoire américain sans y atterrir, ne seront pas autorisés à monter à bord de l’avion avant d’avoir reçu la permission du département de la Sécurité intérieure des États-Unis (U.S. Department of Homeland Security) après avoir déterminé qu’ils ne sont pas des terroristes ».

« Secure Flight, la plus récente arme dans la guerre américaine contre le terrorisme, donne aux États-Unis des pouvoirs sans précédent sur quiconque veut prendre un vol qui passe à travers l’espace aérien de ce pays ». Une autre preuve tangible que notre souveraineté est dissoute dans l’Union nord-américaine. Nous ne sommes plus maitre chez soi.

« Sous ce programme, Secure Flight, les compagnies aériennes canadiennes vont transférer les informations personnelles des voyageurs au département de la Sécurité intérieure des États-Unis, préférablement 72 heures avant le décollage ». Ensuite, l’agence nationale américaine de sécurité dans les transports (TSA) utilisera Infoglide, un programme d’identification complexe pour trouver et regrouper de l’information provenant de plusieurs sources, pour vérifier l’identité des passagers.

« Si nécessaire, les analystes de la TSA vérifieront d’autres banques de données classifiée secrètes ou publiques sur le terrorisme du gouvernement, de la police et des services du renseignement, incluant les bases de données du département de la Sécurité intérieure des États-Unis, du département de la Defence, du Centre national du contre-terrorisme et du FBI », tel que noté dans le document gouvernemental qui définit le programme Secure Flight.

Et après les scanneurs corporels, la dissolution de vos droits et libertés fondamentaux, va venir la prochaine version de l’État policier sous forme de scanneurs de la pensée, le règne où les machines vont devenir jugent de nos intentions et pensées, une technologie qui sera installée en premier dans les aéroports et bientôt un peu partout.

Déjà, ces mesures portent préjudices aux voyageurs et causent bien des malheurs. Elles briment les personnes et font en sorte que ceux qui font vivre l’industrie aérienne et du tourisme, les voyageurs, sont traités comme des criminels pour exercer le droit fondamental au libre déplacement et leur font manquer des vols.

La question de vous empêcher de voyager par des « autorités » américaines est des plus révoltante et insultante. Mais le plus pernicieux, c’est ce transfert arbitraire de données personnelles sans consentement vers des entités étrangères à l’extérieur du pays qui sont complètement incontrôlables et d’une transparence plutôt opaque.

À ces inquiétudes pressantes, s’ajoute le fait que le président Barack Obama vient de nommer à la tête de la TSA un ancien officiel militaire du renseignement. Sous le commandement de Robert Harding, la TSA, qui est responsable de la sécurité dans les aéroports américains suite au 9/11, sera probablement encore plus militarisée et transformée en une opération du renseignement. Cette nomination par Obama d’un ancien général de l’armée pour gérer la TSA indique que le gouvernement a un désir grandissant de militariser les aéroports civils.

Dans le passé, Robert Harding a travaillé comme adjoint au service de renseignement de l’Armée US G2. Il était responsable de la planification et de l’exécution des programmes du renseignement. De 1997 à 2000, il fut le directeur des opérations pour la DIA (Defense Intelligence Agency) et il a rempli les fonctions d’officier senior du renseignement humain au département de la Defence.

Avant de travailler pour la DIA, Harding a servi pour J2, Intelligence Directorate, United States Southern Command, sous le général Barry McCaffrey et Wes Clark en tant que chef du renseignement. Il a aussi dirigé le renseignement avec le Joint Interagency Task Force dans la pseudo guerre contre la drogue. Entre 2003 et 2009, Harding était un consultant auprès du gouvernement sur le renseignement humain et autres domaines connexes.

La DIA, la CIA, et la NSA ne sont que sélectivement soumis à l’examen du Congrès américain. La transparence y est aussi fréquente que l’honnêteté des politiciens. Sous le règne de Bush, la DIA fut infiltrée par les néo-conservateurs et en 2004, un analyste de la DIA a révélé à quel point l’agence était compromise. Cette histoire a d’ailleurs fait l’objet d’une enquête du FBI à propos de l’espionnage israélien. Cette infiltration a fait en sorte que l’Office of Special Plans, dirigée par Douglas Feith à ce moment-là, a mené à l’invasion de l’Irak basé sur de fausses informations et faux prétextes.

Il y a de ces signaux, des symptômes, qu’on ne peut ignorer qu’à notre propre risque. L’Histoire se répète.

Un autre de ces signes qui devraient attirer notre attention, c’est le nombre d’armes à feu vendues l’année dernière aux États-Unis qui en hausse vertigineuse. Ne paniquons pas, il n’y aura pas plus de tueries et de crimes causés par arme à feu, les statistiques indiquent le contraire. Ces ventes d’armes à feu ont une tout autre signification.

Les statistiques pour l’année 2009, publiées par le National Instant Criminal Background Check System (NICS) du FBI, montrent une augmentation de 10% du nombre d’armes à feu vendues par rapport à 2008; totalisant plus de 14 millions de fusils vendus.

Pour mettre cela en perspective, c’est plus d’armes à feu que le nombre de soldats actifs des 21 premières armées du monde combinées.

Lorsque les gouvernements nous perçoivent comme étant la menace, l’ennemi à surveiller, il y a fort à parier que la population commence à comprendre que l’ennemi qui en veut vraiment à ses droits et libertés, à sa vie privée et son libre mouvement, est précisément ces gouvernements hors de contrôle.

Dès lors, toute notion de sécurité apportée par ces gouvernements est futile, en plus d’être dangereusement et gravement illusoire.

François Marginean
François Marginean : Technicien en Architecture, chercheur indépendant, animateur de radio à l'émission L'Autre Monde sur CHOQ FM de l'UQAM, éditeur du blog Les Nouvelles Internationales et collaborateur chez Les 7 du Québec.

Les 7 du Québec

Pour envoyer vos commentaires : http://les7duquebec.wordpress.com/2010/03/09/la-population-est-consideree-comme-etant-un-ennemi-detat/ 

10 mars

 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticl...


2-2 Chems Eddine Chitour "Ils peuvent tuer toutes les hirondelles, ils n’empêcheront pas l’arrivée du printemps"

(Proverbe afghan)

L’un des héritages les plus durs d’Obama à assumer est sans conteste l’état de guerre américaine qui veut que les Etats-Unis sont et seront perpétuellement amenés à rétablir l’ordre mondial surtout, depuis la chute de l’empire soviétique il y a vingt ans. Cependant, on aurait cru naïvement qu’Obama pourrait mettre un terme à cet état de belligérance permanent. Au contraire, plus que jamais et partant du principe que les amis d’hier peuvent être les ennemis d’aujourd’hui, l’Amérique est sur tous les fronts. Après la débâcle vietnamienne et la mise en coupe réglée de l’Irak, voici venir le tour de l’Afghanistan et des résistants qui, dans une stratégie précédente, étaient les meilleurs alliés des Etats-Unis contre l’empire soviétique au point qu’ils avaient des bureaux de recrutement aux Etats-Unis pour « l’Internationale islamique ».

L’avènement de Bush a correspondu dans le sillage du 11 septembre, avec la nécessité en 2001 d’aller délivrer les Afghanes des résistants accusés d’héberger Ben Laden. Il y eut même un clip de l’armée américaine invitant les Afghanes à enlever leur burqua. En 2010, l’objectif que se donne B.Obama est d’éliminer la menace terroriste que constitue l’Afghanistan et non pas d’y installer un régime démocratique). (...) Comment va-t-on atteindre l’objectif que l’on s’est donné ? 1) Plus de troupes pour combattre les « résistants », et protéger « des centres de population clés », ce qui doit « aider à créer les conditions (...) de transfert de responsabilité aux Afghans ». 2) Assistance à des secteurs de l’économie, qui « puisse avoir un impact immédiat sur la vie du peuple afghan ». 3) Collaboration avec le Pakistan, chez qui la rébellion s’est installée.(1) L’ Afghanistan, pays mythique de Djamel Eddine Al Afghani, de Herat, Bamyan des villes mythiques, est un pays de 652.000 km², d’une trentaine de millions d’habitants. Souvenons-nous, en 1979, l’entrée de l’armée soviétique en Afghanistan conduit Washington à considérer le Pakistan comme un « rempart » contre Moscou. Islamabad apporte un soutien actif aux résistants anticommunistes en 1994, une création occidentale et du Pakistan : les résistants. En 1996, les résistants prennent le contrôle de Kaboul et offrent l’asile à Oussama Ben Laden. Une vraie guerre se déroule actuellement sous bannière américaine.

Quelle solution politique ?

Les pays européens, notamment le Royaume-Uni, la France et même l’Allemagne tentent de prendre pied pour que « le moment venu comme en Irak on se partage le butin ». L’Afghanistan est un corridor important pour l’alimentation en énergie. D’après le président Hamid Karzaï- ancien d’Unocal-, il y aurait aussi du pétrole. Les Américains et leurs alliés ont tiré la leçon du Vietnam. Pratiquement aucune photo n’est publiée sur les soldats morts au combat, blessés, souvent atrocement mutilés, amputés. Les médias français complices font leur sale boulot de « couverture » d’une guerre inutile : cacher ce soldat mort, agonisant, ou amputé, que nous ne saurions vous montrer.

Que dit l’ONU « gardienne de la légitimité » mondiale ? Elle n’a pas été consultée pour ce qui se passe en Afghanistan C’est un scénario à l’irakienne : une fois de plus les Etats-Unis passent outre, cette fois-ci la France a retenu la leçon, elle fait partie de la « coalition » du monde libre. Le Représentant spécial du secrétaire général pour l’Afghanistan, Kai Eide, vient de critiquer la stratégie de l’OTAN dans ce pays. La communauté internationale doit démilitariser son approche globale en Afghanistan afin de permettre des avancées durables dans les domaines politique et humanitaire, a déclaré le représentant de l’ONU à Kaboul, Kai Eide. « Il nous faut adopter une démarche par laquelle notre stratégie soit politique et non pas militaire et où les éléments politiques et civils constituent un simple appendice d’une stratégie militaire. » Si l’idée est d’obtenir des résultats rapides, « bien souvent un impact rapide se mue en échec rapide ».(2)

L’offensive menée à Marjah dans la province du Helmand en Afghanistan est « un prélude » à des opérations de plus grande ampleur dans la province voisine de Kandahar, a indiqué vendredi un haut responsable américain Pourtant, le général McChrystal, commandant des forces internationales en Afghanistan qui vient de déclarer au Financial Times : « En tant que soldat, je pense qu’il y a eu assez de combats et je crois qu’une solution politique, comme dans tous les conflits, est inévitable. » Comment y arriver ? Comment convaincre les résistants de se mettre à table et de négocier ? Ce ne sont certainement pas des étrangers, américains ou européens, qui sauront leur parler.

La réponse des résistants ne s’est pas fait attendre. Malgré l’offensive, « les résistants afghans frappent le centre de kaboul », titre le quotidien américain. Le 18 janvier, la capitale afghane a été la cible d’attaques coordonnées qui « ont paralysé la ville durant presque toute la journée », écrit le journal. Des kamikazes se sont fait exploser en plusieurs endroits, tandis que d’autres combattants ouvraient le feu contre les forces de sécurité. Ces attaques, qui auraient fait en tout une quinzaine de morts, ont eu lieu près du palais présidentiel où, le même jour, des ministres du nouveau gouvernement Karzaï prêtaient serment. Hamid karzaï a déclaré la sécurité « rétablie ».(3)

Quel est le bilan actuel de la guerre ? Au-delà des bavures qui ciblent des enfants et des femmes, les drones armés américains qui visent les résistants dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan ont tué entre 830 et 1210 personnes, dont 32% de civils, depuis 2004, selon un décompte publié jeudi 25 février par la New America Foundation, les Etats-Unis ont procédé à 114 frappes de drones depuis 2004, dont 53 en 2009. 1666 militaires ou civils travaillant pour les forces armées avaient perdu la vie, toutes causes confondues (combats, accidents, etc.) dont 1007 Américains. En 2009, selon les estimations du gouvernement afghan et de la coalition, environ 20.000 combattants résistants avaient été tués. Le tonnage de bombes largué par l’Usaf, est de 12.742 tonnes sur l’Afghanistan. En août 2008 il y avait 70.000 soldats étrangers en Afghanistan.

En janvier 2009, le think tank International Council on Security and Development a estimé dans un rapport que les résistants étaient actifs dans environ 72% du territoire afghan, conclusions contestées par le commandement de l’Otan. Le site National priorities estime à plus de 255 milliards de dollars le coût de la guerre. Le gouvernement Karzaï est désormais parfois ironiquement nommé « maire de Kaboul » par la population voire par des officiels. Le général Mc Chrystal, qui a pris le commandement du théâtre afghan récemment, avoue, lui aussi en 2009, l’incompétence et la corruption du gouvernement central qui a réussi à rendre les Afghans « nostalgique(s) de la sécurité et de la justice du régime résistants » La corruption se développe dans des proportions alarmantes estimées entre 260 et 465 millions de dollars pour la seule année 2007. Cette corruption touche tous les fonctionnaires de l’Etat jusqu’au président Karzaï lui-même(4)

Le CF2R, le centre de recherche sur le renseignement français n’hésite pas à comparer la guerre en Afghanistan au Vietnam. La note n°189 du 5 octobre 2009 intitulée CF2R - Afghanistan : des airs de conflit indochinois, se termine par une conclusion explosive : « Mais ce retrait en annonce un deuxième qui sera moins glorieux : le départ de toutes les forces étrangères du pays car les opinions publiques ne pourront tolérer longtemps les pertes occasionnées et le coût que cette guerre représente, sans espoir de voir poindre l’ombre d’une solution. » En effet, les Etats-Unis ont estimé leurs dépenses à 65 milliards de dollars pour la guerre en Afghanistan, montant déclaré par le Congrès pour 2010. Or, avec 32,7 millions d’habitants, on peut estimer le coût à 2446 dollars par afghan, soit près de 2 ans de salaire moyen (60$ US par mois).(5)

Un article particulièrement lucide permet de situer les enjeux de la présence étrangère. « Si les déclarations des résistants sont à prendre avec des pincettes, les reportages des médias et surtout ceux des Occidentaux sur les forces de coalition ne sont pas paroles d’Evangile non plus. La plupart des informations diffusées viennent de journalistes intégrés dans l’armée. (...) C’est le cas de l’offensive de Marjah [appelée opération Mushtarak], lancée conjointement, le 13 février, par les troupes américaines et les forces de l’Otan en coopération avec l’armée afghane. Le fait même que cette opération soit présentée comme une étape importante de la stratégie de lutte anti-insurrectionnelle du président Obama en Afghanistan, est d’une totale malhonnêteté. (...) Et puis, les résistants ne sont pas des inconnus venus de nulle part. Cette terre est la leur..(..) En réalité, pour les tribus, les résistants ne sont pas des ennemis. Leurs véritables ennemis, ce sont les occupants étrangers et leurs collaborateurs locaux (...) Qu’ils [les résistants, note ] n’aient enregistré jusqu’ici aucune désertion dans leurs rangs malgré l’incroyable blitz médiatique monté par les alliés avant l’offensive de Marjah, en dit aussi long sur leur combativité que sur leur attachement à leur foi et à leur idéologie. (...)L’histoire devrait donc se répéter. De même, la stratégie de Washington d’acheter les résistants avec de l’argent, des emplois et des services, est vouée à l’échec, comme le fut la politique des Soviétiques. Ce plan est une vaste imposture. Les clans font front commun face à l’envahisseur étranger. Les partisans de ce projet de corruption [les incitations financières à déposer les armes] n’ont visiblement pas intégré dans leurs calculs la possibilité qu’au lieu d’obtenir une quelconque allégeance, ils s’attirent encore plus d’hostilité de la part de tribus en colère. (...) En conclusion, la meilleure solution pour les occupants étrangers reste encore d’engager directement des discussions de paix avec les leaders résistants. Toute autre option n’est qu’illusion. »(6)

Pour couronner le tout, on apprend qu’en mai 2008, l’armée américaine a été contrainte de confisquer et de faire brûler des Bibles dans la base de Bagram. L’année suivante, Al Jazeera révéla en effet que l’aumônier militaire en chef, le lieutenant-colonel Gary Hensley, avait alors prôné la conversion de la population et distribuait des Bibles en dari et pachtoune envoyées par une église américaine Un rapport parlementaire français de 2009, y voyait là un comportement accréditant le discours de « guerre des civilisations ». On l’aura compris, nous allons inexorablement vers une guerre de civilisation qui ne dit pas son nom ; tout est fait pour diaboliser l’Islam, notamment grâce à l’apport de nos intellectuels dits « musulmans modérés » en Occident. Tahar Ben Djelloun que nous avons connu autrement plus lumineux quand il s’agit de littérature se met depuis quelque temps à la politique, après ses prises de « position courageuse contre le voile », le voilà en train de conseiller Obama en lui disant qu’il perd son temps (...) Vous ne gagnerez jamais cette guerre. (...). Les Soviétiques qui y avaient envoyé des centaines de milliers de soldats avaient dû se rendre à l’évidence et se sont retirés en transmettant le problème à l’Occident. Dans ce pays aux paysages magnifiques, la barbarie a trouvé son refuge, sa source, sa grotte et nargue le monde avec une brutalité sans pareille. Appelons cette barbarie résistants ou trafiquants d’opium ou aventuriers sans foi ni loi. Des gens, au tempérament qu’aucun Américain ne peut percer, ne peut comprendre, sillonnent le pays et le ravagent. Le 26 février 2001, jour où des résistants ont fait exploser des statues de Bouddha, vestige d’une grande civilisation, statues de terre et de pierre érigées dans le désert pour la spiritualité, datant du IVe au Ve siècle après Jésus-Christ, ce jour-là, le monde civilisé a été vaincu. Ni les musulmans d’Arabie, d’Afrique ou du Maghreb n’ont protesté et dénoncé cet acte de barbarie qui allait être suivi par d’autres attaques cette fois-ci sur des hommes ».(7) Merci Monsieur Ben Djelloun le civilisé pour ces phrases à l’endroit des barbares que nous sommes, que vous étiez...

30 ans de guerre

Chiffres à l’appui, un rapport d’Europol, le très sérieux office européen de police criminelle intergouvernemental, implanté à La Haye, l’assène de manière irréfutable : 99,6% des attaques terroristes perpétrés en Europe sont le fait de groupuscules non musulmans On nous informe d’une nième bavure qui a vu la mort d’une trentaine de personnes civiles, notamment des femmes et un enfant. Les parents des victimes sont bien avancés d’apprendre que le général Mc Christal est triste, voilà qui va les consoler. Cette entreprise de déstructuration de la société afghane comme celle que nous avons connue à la pire époque du « talon de fer » de l’armée d’Afrique sous la gouverne d’un certain général Bugeaud « le fameux bouchou » qui permettait à des générations de mères d’imposer le silence à nous autres qui étions terrorisés par cet ogre qui s’en prend aux enfants. Assurément, le monde va mal. L’expédition d’Afghanistan ne fera qu’élargir le fossé entre un monde musulman qui tarde à faire son aggiornamento pour séparer le bon grain de l’ivraie et un Occident plus dominateur que jamais, qui dicte encore et toujours la norme.

Il est à espérer que les prémisses d’une nouvelle recomposition du monde dans le sens d’un basculement vers le continent asiatique en termes de puissance du XXIe siècle donnera du répit à cette civilisation islamique dont le malheur est étroitement indexé sur l’ineptie de ses dirigeants qui pensent que le pouvoir leur est octroyé pour les siècles des siècles, stérilisant du même coup toute velléité de nouveau, de renouveau en un mot d’alternance féconde.

Que reste-t-il de la société afghane qui est en guerre depuis plus de trente ans ? Les jeunes naissent, vivent et meurent sans autres perspectives que de survivre et éviter les tirs de drones de jeunes Américains installés à des milliers de kilomètres dans des salles climatisées, au fin fond du Texas et qui, d’un simple clic, décident de la vie et de la mort de personnes qu’ils ne connaissent pas, amenant par drones interposés le malheur à cette société harassée entre des gouvernants tyrans et un Occident qui ne lâche rien et qui sera de plus en plus cruel avec un comportement imprévisible au fur à mesure que les matières premières et surtout l’énergie viendraient à lui manquer.

Y a-t-il un plan B occidental pour redonner confiance au peuple afghan et le conforter malgré tout sur le fait qu’il y a un espoir / Que les traditions afghanes qui "choquent" l’Occident et qui ont mis des centaines d’années pour se stabiliser, peuvent évoluer graduellement non par effraction pour améliorer la condition de la femme et être en phase avec le message transcendant et bien compris de l’Islam . Et qu’enfin le sourire refleurisse sur les lèvres des enfants ? Amen .

Prof. Chems Eddine Chitour

1.Obama, Afghanistan et discours - 02 décembre 2009 http://www.paperblog.fr/2580328/oba...

2.Communiqué de l’ONU du 4 janvier 2010

3.Les résistants frappent au coeur de Kaboul. The Wall Street Journal Europe 19.01.2010 ?

4.Guerre d’Afghanistan (2001) Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

5.Gilles Bonafi. Des Etats ruinés - Le 16 février 2010 http://www.mondialisation.ca/index....

6.Mater les résistants, un beau rêve : The Frontier Post 16.02.2010

7.Tahar Ben Jelloun : Il faut savoir arrêter une guerre perdue ! Le Monde 26.02.10

Prof. Chems Eddine Chitour

4 mars

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4467


2-3 Dan De Luce : Quelle place pour les femmes dans les combats terrestres ?

Nb Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information

L'interdiction faite aux femmes dans l'armée américaine de participer à des combats terrestres est de plus en plus remise en question au sein de l'état-major à la lumière des conflits en Afghanistan et en Irak qui ont exposé, de fait, les femmes soldats au feu ennemi.

«Je crois qu'il est temps de regarder ce que les femmes font vraiment en Irak et en Afghanistan et de réexaminer notre politique», a récemment déclaré le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général George Casey.

Ces commentaires ont coïncidé avec l'annonce par l'armée d'un projet de levée de l'interdiction faite aux femmes de servir dans les sous-marins, jusqu'ici un bastion masculin.

Malgré une politique visant à maintenir les femmes en dehors des unités combattantes, ces dernières ont été confrontées en Irak et en Afghanistan à des résistants qui ne se battent pas selon des lignes de front traditionnelles. Certaines y ont gagné des médailles récompensant leur bravoure.

Plus de 220 000 femmes ont jusqu'ici combattu en Irak et en Afghanistan pour l'armée américaine, et 120 ont été tuées, selon le Pentagone.

«Mon meilleur interrogateur de combat était une femme soldat, mon meilleur mécanicien de char était une femme soldat», souligne John Nagl, un ancien lieutenant-colonel qui a combattu en Irak, expliquant à l'AFP qu'il lui a fallu surmonter des obstacles administratifs pour leur permettre d'occuper ces postes.

Président du centre de réflexion Center for New American Security, John Nagl pense que des règles écrites dans les années 1990 pour définir le rôle des femmes dans l'armée sont obsolètes.

Ce sera au ministre de la Defence, Robert Gates, de décider s'il convient de changer d'approche. Son porte-parole, Geoff Morrell, reconnaît que «dans les faits beaucoup de femmes en uniforme participent à des missions de combat chaque jour, qu'elles soient pilotes d'hélicoptères, qu'elles fassent partie du personnel médical ou qu'elles s'occupent du soutien logistique».

Le comportement exemplaire des femmes soldats dans la première guerre du Golfe (1990-91) avait mené à une première vague de réformes, les autorisant à participer à des combats aériens et navals.

L'Irak et l'Afghanistan pourraient avoir un effet similaire concernant les combats terrestres, estime Nancy Duff Campbell, coprésidente du cercle de réflexion National Women's Law Center.

Elle souligne que les commandants veulent les meilleurs éléments dans leurs unités, sans considération de sexe, et qu'il est temps d'imposer «des règles sexuellement neutres».

Mais du côté droit de l'échiquier politique, certains se demandent si envoyer des mères au combat, en particulier des mères célibataires, est une bonne idée. «Quel effet cela fait-il à ces enfants de voir maman partir faire la guerre ?», s'interrogeait récemment l'écrivain Mary Eberstadt dans les colonnes du Washington Post.

Alexis Hutchinson, une mère célibataire travaillant dans l'armée de Terre, a récemment défrayé la chronique en refusant un déploiement en Afghanistan, expliquant que personne ne pouvait s'occuper de son bébé. Elle a été inculpée au pénal avant que les charges contre elle ne soient abandonnées.

La levée de l'interdiction qui leur est faite de participer aux combats au sol n'est qu'une question de temps, pour John Nagl, car il s'agit «simplement de reconnaître une vérité qui a déjà été écrite sur le champ de bataille en lettres de sang et de sueur».

01 mars

Agence France-Presse

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201003/01/01-4256273-quelle-place-pour-les-femmes-dans-les-combats-terrestres.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention


2-5 Juan Cole : Bonjour la super ambiance entre "libérateurs" et "libérés".

[commentaire du Grand Soir : bonjour la super ambiance entre "libérateurs" et "libérés"]

Selon l’agence de presse Pajhwok dans un communiqué daté de mardi, le sénat afghan a déploré les frappes aériennes menées par les forces étrangères qui ont tué 21 civils innocents dans la province de Daikundi dimanche dernier, et ont exigé que l’OTAN évite la répétition d’une telle erreur.

Mais certains sénateurs sont allés plus loin en exigeant que les soldats US ou membres de l’OTAN responsables de ces morts soient exécutés.

Le sénateur Hamidullah Tokhi s’est plaint que les forces étrangères avaient tué des civils à maintes reprises lors de tels incidents qui se répétaient sans cesse, qu’ils s’excusaient à chaque fois mais qu’à chaque fois ils commettaient à nouveau (…) la même erreur tragique. « Toute personne qui tuerait un Afghan ordinaire devrait être exécuté en public ».

La députée Fatima Aziz of Qunduz s’est exprimée dans le même sens, en observant que « Nous avons vu de façon répétée les troupes étrangères tuer des gens innocents, ce qui est insoutenable pour des Afghans déjà usés par la guerre ».

Le sénateur Maulvi Abdul Wali Raji a appelé à ce que la loi coranique « oeil pour oeil » soit appliquée aux soldats étrangers responsables de morts civils. L’agence de presse Pajhwok conclut « Mohammad Alam Izdiyar a déclaré que les morts civils étaient la raison principale du fossé grandissant entre la population afghane et son gouvernement ».

Il faut souligner que ceux qui s’expriment ainsi ne sont pas des Résistants, mais des élus du Parlement National Afghan, dont le gouvernement est censé être un proche allié des Etats-Unis.

Sarah Chayes, ancien correspondant pour la National Public Radio qui a vécu plusieurs années à Kandahar mais qui depuis un an fait partie de l’équipe de Général Stanley McChrystal, a déclaré à CNN qu’elle voyait une augmentation de la frustration du peuple Afghan au sujet des morts civils provoqués par les frappes de l’OTAN et des Etats-Unis. Elle affirme que la manière dont le gouvernement du Président Hamid Karzai gérera ce dossier pourrait déterminer son destin, étant donné qu’il est perçu et se comporte comme un syndicat du crime.

 

Pendant ce temps, Karzai ne prend aucun risque. Radio Azadi rapporte que Karzai a pris le contrôle de la Commission chargée de régler les litiges électoraux (ECC), supposément indépendante, et qu’il désignera ses cinq membres. Le système prévu était que trois membres devaient être désignés par les Nations Unies et les deux autres par le ministre de la justice et la haute commission électorale indépendante.

La ECC a rejeté environ un million de bulletins frauduleux lors du dernier scrutin présidentiel de l’été dernier, un geste qui aurait pu forcer Karzai à un deuxième tour contre son rival Abdullah Abdullah. Mais ce dernier s’est retiré en affirmant que Karzai refusait de lâcher son contrôle sur la commission électorale nationale. De nombreux observateurs pensent que Karzai a volé l’élection. En bref, Karzai se comporte de plus en plus comme un dictateur du Moyen Orient, en manipulant les institutions pour ne pas être démis lors d’une élection.

 

Quel que soit le motif de l’intervention des troupes US en Afghanistan, ce n’est pas pour instaurer la démocratie.

En ce qui concerne les 100.000 soldats afghans qui auraient été formés et dont Washington se vante sans cesse, il apparaît que le Pentagone a confié leur entraînement à un sous-sous-traitant et « une filiale de Blackwater a recruté des drogués violents pour aider à la formation de l’armée afghane. » De nombreux journalistes doutent qu’il y ait réellement autant de soldats dans l’Armée Nationale Afghane, et parlent de forts taux de rotations et de désertions, tandis que d’autres laissent entendre qu’une formation de deux semaines dans le style « regarde et fais comme moi » de recrues illettrées ne constitue pas à proprement parler une « formation » - même lorsqu’elle est dispensée dans les règles de l’art, ce qui ne semble pas avoir été toujours le cas non plus.

(...)

Juan Cole
President du Global Americana
http://www.juancole.com/

26 février 2010

Traduction partielle par le Grand Soir

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Des-senateurs-afghans-demandent-la-peine-de-mort-pour-les-soldats-etrangers-responables-de-morts-civils.html



3  Annexe

3-1 En Afghanistan, l’Inde et le Pakistan se font la guerre par procuration

Analyse

Les éternels rivaux d'Asie du Sud sont engagés dans une lutte d'influence pour protéger leurs intérêts stratégiques et politiques.

L'Inde et le Pakistan, éternels rivaux d'Asie du Sud, sont aujourd'hui engagés dans une lutte d'influence en Afghanistan, un nouveau bras de fer qui alimente des attaques visant des intérêts indiens dans ce pays secoué par une insurrection des résistants, selon les analystes. La semaine dernière, sept Indiens, dont des fonctionnaires du gouvernement, ont été tués dans une attaque de résistants à Kaboul. Deux attaques avaient en outre visé l'ambassade indienne à Kaboul en juillet 2008 et octobre 2009. Le groupe islamiste pakistanais Lashkar-e-Taïba (LeT), accusé par l'Inde d'avoir organisé les attaques de Bombay en novembre 2008, a affirmé hier ne pas être impliqué dans l'attaque de vendredi dernier à Kaboul.
« Les attaques ont pour objectif de forcer l'Inde à se retirer d'Afghanistan », affirme Rahul Roy-Chaudhury, un expert sur l'Asie du Sud à l'Institut d'études stratégiques basé à Londres. « L'Inde et le Pakistan essaient chacun de limiter l'influence de l'autre car ils ont des intérêts rivaux » dans ce pays, estime-t-il.
Après plus de deux décennies sans influence en Afghanistan, l'Inde a promptement établi des liens diplomatiques avec le nouveau gouvernement après la chute du régime résistants en 2001. Depuis, New Delhi a engagé 1,3 milliard de dollars dans divers programmes d'aide et de reconstruction, devenant le premier pays donateur dans la région. Environ 4 000 Indiens sont employés en Afghanistan dans la construction d'infrastructures. Même le nouveau Parlement afghan a été construit par l'Inde.
Selon les analystes, c'est ce « pouvoir en douceur », installé au fil du temps dans un pays que le Pakistan considère comme son arrière-cour, qui a attisé les inquiétudes à Islamabad. Pour J. Alexander Thier, un expert de l'Institut américain de la paix (USIP) basé à Washington, le Pakistan voit dans l'implication de l'Inde en Afghanistan « une sorte d'encerclement ». « Le Pakistan compte sur l'Afghanistan en termes de profondeur stratégique : en cas de nouvelle guerre contre l'Inde, Kaboul soutiendra le Pakistan », ajoute cet expert des relations ente les deux pays dotés de la puissance nucléaire. De son côté, New Delhi veut s'assurer que l'extrémisme ne se renforce pas à Kaboul, de crainte qu'il entraîne une radicalisation d'Indiens musulmans et de nouvelles attaques dirigées contre l'Inde, ajoute-t-il.
À Islamabad, le gouvernement considère clairement que l'engagement de l'Inde en Afghanistan est une menace et « une complication inutile ». « Nous avons de sérieuses preuves (que l'Inde) utilise l'Afghanistan pour déstabiliser le Pakistan », a affirmé récemment le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Abdul Basit, sans donner plus de détails.
Depuis leur indépendance concomitante en 1947, les deux pays rivaux se sont mené trois guerres, dont deux portant sur la région disputée du Cachemire.

New Delhi et Islamabad avaient lancé en 2004 un processus de paix qui avait permis d'atténuer les tensions, mais les attaques de Bombay en novembre 2008, attribués par l'Inde à un groupe islamiste pakistanais, ont interrompu le dialogue pendant plus d'un an. New Delhi accuse son voisin de soutenir des groupes résistants ciblant l'Inde et il a aussi vu l'ombre des services de renseignements pakistanais dans les attaques contre son ambassade à Kaboul.
C.U. Bashkar, qui dirige la Fondation nationale maritime, un centre de réflexion basé à New Delhi, partage cette opinion. « Tous ces attaques ont des liens avec le Pakistan, soit par le biais d'un soutien matériel, soit parce que c'est un sanctuaire (pour les auteurs) », détaille-t-il. « Le Pakistan et l'Inde sont engagés de plus en plus dans une sorte de guerre par procuration en Afghanistan », considère un analyste pakistanais, Rahimullah Yusufzai.

05/03

http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/articl...


3-2 Pakistan/Inde ou Iran/USA, Kaboul ne veut pas de guerre par procuration. 

 Inde contre Pakistan ou Etats-Unis contre Iran, le président Karzaï a déclaré jeudi à Islamabad que l'Afghanistan ne voulait pas devenir le champ de bataille de guerres par procuration.

L'Inde et le Pakistan, les deux fères-ennemis de l'Asie du Sud et puissances militaires nucléaires, s'accusent mutuellement d'attaquer les intérêts de l'autre ou de tenter de déstabiliser l'autre sur le territoire ou à partir du territoire afghan.

Quant aux Etats-Unis, ils soupçonnent (…) l'Iran de jouer "double-jeu" en Afghanistan en soutenant les résistants dans leurs attaques contre les forces internationales, au deux tiers américaines.

"En Afghanistan, nous sommes pleinement conscients et reconnaissons que, sans le Pakistan et sans sa coopération avec l'Afghanistan, l'Afghanistan ne peut redevenir stable et ne peut retrouver la paix", a déclaré M. Karzaï lors d'une conférence de presse au deuxième jour d'une visite à Islamabad.

"Mais tout le monde s'accorde également à penser, au Pakistan --je le crois-- que, sans un Afghanistan stable et pacifique, il ne peut y avoir ni stabilité, ni paix au Pakistan", a-t-il ajouté.

"L'Afghanistan ne veut pas de guerre par procuration sur son territoire, il ne veut pas de guerre par procuration entre l'Inde et le Pakistan, il ne veut pas de guerre par procuration entre l'Iran et les Etats-Unis", a conclu M. Karzaï.

11.03.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-41910829@7-60,0.html 


3-3 Livre: Mériadec Raffray : l'armée soviétique en Afghanistan et ses "victoires oubliées" .

"Journaliste à Libération", pas vraiment une référence, mais ici des choses assez intéressantes sont 'rappellées' ; en particulier, antre les lignes, cela donne un autre goût à cette tarte à la crème (encore resservie lors du débat Afghanistan du 12 février à Bruxelles) que «l'erreur qu'a commise l'Occident est de laisser tomber l'Afghanistan après la déroute soviétique» : le gouvernement soialiste afghan est tombé en 1992, 3 ans après le départ des soviétiques, et l'armée très bien formée qu'ils avaient laissé n'est pas tombé toute seule : le soutien des USA aux résistants a certainement perduré après 1989, un gouvernement progressiste, guillemets ou pas, c'est jamais bon pour les affaires, surtout alors que les richesses energétiques de la Caspienne étaient "libérées" du communsme 

Livre: l'armée soviétique en Afghanistan et ses "victoires oubliées"

Excellent livre que celui-ci et qu'il faut recommander à tous ceux qui s'intéressent à la situation militaire en Afghanistan. Certes, comparaison n'est pas raison : l'Afghanistan des années 80 n'est pas celui de 2010 et l'Urss n'est pas l'Otan. Et pourtant, il y a sans doute beaucoup de leçons à tirer de la lecture de ses pages.

La première, de loin la plus importante, c'est que l'idée que l'on se fait (ou que l'on nous a fabriquée...) du comportement de l'armée soviétique de 1979 à 1989 est fausse !

On le sait aujourd'hui et ce livre le démontre amplement : les militaires soviétiques ont su s'adapter relativement vite et remporter de beaux succès militaires contre les Moudjahidines (on dit aujourd'hui les "résistants"...) [on dit de préférence 'les résistants', ou les résistants, et on parlait à l'époque des 'résistants', et des 'combatants de la liberté' - RM] soutenus par l'Occident. La situation et les méthodes de 1985-86 n'ont plus rien à voir avec celles de 1980. Le processus de transformation et d'adaptation de l'armée soviétique et très bien décrit.

Le départ des troupes, qui s'effectue en bon ordre et dans le cadre d'un accord international, est le fruit d'une décision politique de Gorbatchev, pas d'une défaite militaire en rase campagne - quoi qu'en aient [dit] les nationalistes afghans, les résistants... et les néo-conservateurs.

Ce petit ouvrage (125 pages), de lecture aisée, s'intéresse à la tactique des Soviétiques : le rôle des blindés, des hélicoptères d'assaut, des sapeurs, des forces spéciales, ainsi qu'au combat interarmes, avec des GTIA. Après des départs difficiles, voire dramatiques, la capacité d'innovation de l'armée russe est surprenante, mais les historiens savent qu'il en avait été déjà ainsi sur le front de l'Est.

Cet ouvrage s'appuie sur un document que l'auteur, Mériadec Raffray, officier de réserve, avait rédigé, fin 2008 pour le compte du Centre de doctrine et d'emploi des forces de l'armée de terre. Journaliste de profession, Mériadec Raffray a mis la clarté de sa plume au service d'une belle démonstration militaire.

Le livre est préfacé par le général Michel Stollsteiner, ancien commandant des forces françaises en Afghanistan.

Mériadec Raffray "Afghanistan. les victoires oubliées de l'Armée rouge".

 Editions Economica 19 euros.

Jean-Dominique Merchet, journaliste à Libération

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/02/...


3-4 Des fusils à la Rambo pour chasseur du dimanche…

Les matériels utilisés par l'armée américaine en Irak et en Afghanistan ont eu, si l'on en croit « Business Week », certaines retombées dans le domaine civil.

Ainsi des fabricants américains d'armes à feu ont lancé, avec succès, de nouveaux modèles qui ressemblent aux fusils semi-automatiques utilisés sur les champs de bataille. « Des fusils à la Rambo pour les chasseurs du dimanche », titre le journal.  

Sturm Ruger a ainsi développé une carabine, le SR-556, munie d'un chargeur à 30  coups et qui se vend pour 2.000 dollars environ. « Ce n'est pas le fusil de votre grand-père ni celui de votre papa », est l'une des idées de promotion mais aussi « une source de controverse », écrit le magazine américain.

Certains chasseurs et des passionnés d'armes à feu aux Etats-Unis sont défavorables à l'idée d'aller à la chasse avec une version modifiée d'un fusil d'assaut militaire. 

Sur un blog, un célèbre chasseur , Jim Zumbo a même déclenché toute une polémique. Au point où, selon « Business Week », un porte-parole de la Fondation nationale des sports de tir (NSSF) a proposé d'appeler ces armes « des carabines modernes de sport » afin d'éviter toute référence à un fusil d'assaut et de conserver une certaine unité de « la communauté des chasseurs ». L'enjeu n'est pas négligeable.

Chaque année les Américains dépensent quelque 2,5 milliards de dollars pour des armes à feu. Après l'élection de Barack Obama, les vendeurs de semi-automatiques ont utilisé l'argument selon lequel le président allait les interdire. Ce qui ne s'est pas vérifié. 

02/03

 http://www.lesechos.fr/info/analyses/020391675530-des-fus...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

23/03/2010

n°323 - dossiers de l'Afghanistan - 22-03 - : Début :-: La résistance souffre mais s'adapte sans cesser d'agir

n°323 - dossiers de l'Afghanistan - 22-03 - : Début :-: La résistance souffre mais s'adapte sans cesser d'agir


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°323 du 22-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1 Dossiers

1-1 La résistance souffre des attaques de drones mais s'adapte sans cesser d'agir.

1-2 Les forces afghanes sont loin d'être prêtes.

1-3 Gates parle de phase décisive de la guerre autour de Kandahar.

1-4 Manlio Dinucci : Afghanistan : la guerre secrète.

1-5 Des milices afghanes collaborationnistes en renfort de l'Otan…

1-6 Les Européens sceptiques sur leur participation à la guerre.

1-7 L'agent double qui a berné la CIA

1-8 Piotr Gontcharov : La Russie et l’opium afghan.

1-9 Guantanamo : Les dossiers

Suite

1 Guantanamo : Une Infamie à la face du Monde.

2 Londres prétend que Washington lui a caché le recours à la torture.

3 Transfert vers l'Espagne de Abu Hijazi emprisonné depuis 2002 sans inculpation à Guantanamo.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Mireille Delamarre : Exécution d’Enfants Mains Liées, Viol & Sodomie Qui S’en Préoccupe ?

2-2 Dave Lindorff  : Meurtre en  forme d’exécution de huit écoliers menottés, ils avaient entre 11 et 18 ans.

Fin

2-3 Mecanopolis : Entretien exclusif avec le porte parole du Conseil national de la résistance afghane.

2-5 Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

2-6 Afghanistan, Pakistan: un responsable américain avait un réseau d'espionnage privé.

2-7 Conférence sur l’Afghanistan: "Les troupes de l’OTAN doivent partir le plus vite possible!" .

2-8 L'ambassade des Etats-Unis à Kaboul, fer de lance civil de l'ambitieuse stratégie du président Barack Obama.

2-9 Forces armées canadiennes - Finie la guerre après 2011 ?

2-10 Thane Burnett : Les Canadiens favorables à la réduction des dépenses militaires.

2-11 Fabrice de Pierrebourg: Un ex-militaire américain réclame la tête du commandant canadien en Afghanistan.

 



1 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 La résistance souffre des attaques de drones mais s'adapte sans cesser d'agir.

La multiplication des attaques de drones américains en Irak ou dans les zones tribales pakistanaises force La résistance à s’adapter ses tactiques mais ne semble pas l'empêcher d'agir, estiment témoins et analystes.
Les raids meurtriers de ces avions sans pilotes,
armés de missiles et télécommandés depuis les Etats-Unis, sont devenus la hantise des résistants cachés dans les déserts irakiens ou dans les régions montagneuses aux confins du Pakistan et de l'Afghanistan.

Dans les zones tribales pakistanaises, une centaine d'attaques en un an et demi (dont plus de 20 depuis début 2010) ont tué des centaines de militants, mais aussi, selon des responsables militaires pakistanais, de nombreux civils.
Ces attaques "représentent l'opération la plus agressive dans laquelle
la CIA a été impliquée de toute son histoire", a assuré mercredi dans le Washington Post le directeur de la centrale américaine, Leon Panetta.
"Ces opérations empêchent sérieusement la résistance de fonctionner", a-t-il ajouté. "Tous nos renseignements concordent: il leur est très difficile de maintenir un système de commandement (...) Nous les avons mis en déroute".
Sur
internet et lors d'interrogatoires devant des juges occidentaux, des résistants ont évoqué la peur que leur inspire cet ennemi invisible et implacable.
"Ils peuvent suivre nos mouvements et prendre des photos de jour comme de nuit", avertissait récemment, dans une vidéo mise en ligne, un membre de la résistance en Irak.
Des volontaires occidentaux arrêtés ont confié que les entraînements se faisaient désormais par petits groupes, rarement plus de dix, que les consignes étaient de rester au maximum à l'intérieur et de se méfier de tout le monde, par crainte des espions.
Enlevé et détenu pendant sept mois en Afghanistan et au Pakistan, le journaliste du New York Times David Rohde a raconté "la présence terrifiante des drones".
"Nous pouvions les entendre tourner au-dessus de nos têtes pendant des heures", a-t-il écrit dans le récit de sa captivité. "Ce ne sont que des points dans le ciel, mais leurs missiles portent à des kilomètres. Nous savions que nous pouvions être immolés à tout instant".
"Ces raids rendaient les Résistants paranoïaques", ajoute-t-il. "Ils croyaient qu'un réseau d'indicateurs guidaient les missiles. Des civils innocents étaient rassemblés, accusés d'être des espions et exécutés".
L'expert américain Peter Bergen, qui étudie au sein de
la New America Foundation l'impact de la "guerre des drones" (www.newamerica.net/drones), estime "qu'il faut être idiot, si vous êtes un membre d'Al Qaïda, pour rester à attendre dans les zones tribales d'être rattrapé par un missile Hellfire".
"Ces zones sûres ne le sont plus. Nous pouvons raisonnablement penser qu'il y a eu (pour les membres d'Al Qaïda) un mouvement de retour vers les grandes villes", ajoute-t-il, en rappelant que les derniers gros poissons capturés l'ont été à Karachi, la mégapole du sud du Pakistan.
Mais, même s'ils subissent des pertes, les hommes d'La résistanceet les résistantss pakistanais ont prouvé qu'ils savaient s'adapter.
En deux ans et demi, les résistantss pakistanais, qui ont fait allégeance à Al Qaïda, ont été à l'origine d'une vague de plus de 360 attentats suicide et d'attaques commando qui ont tué plus de 3.100 personnes dans tout le pays.
"La campagne des drones a tué un nombre important de chefs et de soldats jihadistes", écrivent Peter Bergen et Katherine Tiedermann dans un rapport de février, intitulé "L'année des drones", "mais ces pertes ont clairement été absorbées".
"Et l'extension de ce programme n'a pas empêché La résistance et ses alliés de continuer à entraîner des recrues occidentales".

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/al-qaida-souffre-des-attaques-de-drones-mais-s-adapte-sans-cesser-d-agir-19-03-2010-855165.php


1-2 Les forces afghanes sont loin d'être prêtes.

nb : Ndlr : La publication de l'article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de  l'auteur mais doit être vu comme information.

Les militaires polonais s'entassent dans le blindé à la nuit tombée. Engoncés dans leur gilet pare-balles, fusil coincé entre les jambes, ils regardent pensivement les deux écrans infrarouge retransmettant la vue à l’extérieur du véhicule, tandis qu’une musique douce résonne en fond sonore. A Ghazni, à l'est du pays, ces hommes sont chargés d'entraîner la police afghane et d'assurer sa sécurité lors des patrouilles nocturnes. «Elle devrait le faire elle-même mais n'en est pas encore capable», explique un militaire. A la sortie du camp, une vingtaine de coups de feu sont tirés en l'air. «On vérifie que les armes fonctionnent». Le convoi repart, bientôt rejoint par des policiers afghans, chargés de fouiller les véhicules et la population.

La patrouille est emblématique de la nouvelle stratégie américaine dans le pays, qui vise à transférer le contrôle de sécurité aux forces afghanes. Ici, elles sont en première ligne, avec la Force internationale d'assistance et de sécurité (Isaf, sous commandement de l'Otan) en soutien.

Ce transfert est la condition clé pour permettre le retrait de la coalition. 

En décembre, Barack Obama a fixé à juillet 2011 le début du retrait des troupes américaines.

Mais dans les faits, aucun calendrier n'est fixé. «Le seul critère, c'est si les Afghans sont prêts à prendre le relais», rappelle Robert Ayasse, de la section Opérations à l'Otan.

Pour accélérer le processus, les effectifs de la police afghane devraient passer de 95.000 à 134.000 hommes d'ici à octobre dans tout l’Afghanistan, et ceux de l'armée de 96.000 à 171.000.

 85% des policiers et des soldats sont illettrés

A Ghazni même, les autorités estiment de 700 à 900 le nombre de résistants, et de 300 à 400 les membres d'al Qaida.

Or, selon Hadji Allahyar, le sous-gouverneur de Ghazni, «la police n'a pas les moyens ni l'équipement nécessaire pour combattre l'insurrection. Il faut que la coalition nous aide pour assurer la sécurité et pour bâtir nos forces armées. Cela prendra du temps».

Beaucoup de temps. Selon le général Cadwell, commandant au sein de l'Otan de la mission de formation en Afghanistan, «l'augmentation des effectifs de la police et de l'armée ne suffit pas. Il faut aussi qu'elles soient efficaces et, pour cela, il faut développer un leadership. Cela prendra des années».

Tout est à construire. En Afghanistan, 85% des policiers et des soldats sont illettrés, donc incapables de contrôler une carte d'identité ou d'enregistrer une plainte.

Caldwell compte rajouter une première semaine de formation aux huit semaines de cursus pour «leur apprendre à écrire leur nom et à compter».

Autre obstacle majeur: la corruption, qui suscite la méfiance voire le rejet de la population.

Pour tenter d'y remédier, les salaires ont été doublés en décembre, passant de 100 à 200 dollars par mois. A cela s'ajoute le manque de discipline (avec un taux d’abandon de 67% des élèves policiers), d'équipements et d'expérience. Près de la moitié des pertes humaines au sein des forces afghanes sont dues à des accidents. «C'est un vrai défi, car ils ne sont pas habitués à conduire, et soudain on leur donne des blindés», explique Caldwell qui réclame à la coalition 600 formateurs supplémentaires. 

Les formateurs de la coalition sont méfiants

 Ces difficultés, les soldats polonais de Ghazni y sont confrontés tous les jours.

Mais, ce qu'ils redoutent avant tout, c'est que les forces puissent se retourner contre eux. « On entend ce qui se passe dans le pays, murmure l'un d'eux. C'est arrivé l'an dernier. Des policiers formés par l'Isaf ont tué plusieurs soldats de la coalition

Dehors, les policiers fouillent une voiture et leurs passagers, alignés dos à la route. «Dieu merci», pas de trace d'armes, de drogue ou de matériel électrique suspect pour ce soir. Ils leur serrent la main et remontent en voiture. «Je ne leur fais pas confiance, lâche le soldat polonais en regardant l'écran infrarouge. Je suis engagé volontaire pour aider ce pays. Ils ont besoin de nous. Mais vous savez, on est des étrangers, ici...»

 04.03.10

http://www.20minutes.fr/article/388628/Monde-Les-forces-a...


1-3 Gates parle de phase décisive de la guerre autour de Kandahar.

Robert Gates, a déclaré aux troupes de la coalition, mardi dans le sud de l'Afghanistan, qu'elles participeraient prochainement à une "phase décisive" de la guerre - une opération visant à reprendre aux résistants l'entier contrôle de la province de Kandahar.

L'Otan va déployer dans les mois à venir des milliers de soldats en renfort dans le secteur de Kandahar dans le cadre des plans de reprise de contrôle de la région de Kandahar, au coeur de la stratégie afghane du président Barack Obama.

Des milliers d'Américains sont déjà arrivés l'an dernier dans la région, où ils ont renforcé 3.000 Canadiens et ont subi des pertes importantes.

Selon l'état-major américain, une bonne partie de la province est actuellement entre les mains des résistants, dont l'insurrection est de plus en plus soutenue.

L'opération de reprise du contrôle de la province de Kandahar est le principal objectif restant à atteindre dans la stratégie afghane du président Obama, qui vise à infléchir la tendance des dernières années et à reprendre le dessus sur le plan militaire.

Pour cela, Barack Obama a annoncé à la fin de l'année dernière le déploiement de 30.000 soldats américains en renforts, afin que les forces américaines puissent, après des succès militaires, entamer leur retrait d'Afghanistan à la mi-2011.

OBJECTIF FIN DE L'ÉTÉ

"Vous avez tous eu une mission bien dure", a dit Robert Gates aux troupes à la base opérationnelle avancée Frontenac, à une cinquantaine de kilomètres au nord de la ville de Kandahar.

Vingt-deux soldats ont péri et 62 autres ont été blessés dans la région.

"Vous êtes arrivés dans une région que contrôlaient entièrement les résistants. Vous avez versé votre sang pour cela".

"Ici, dans les environs de Kandahar, vous vous trouvez au coeur d'une région qui, une fois de plus, va être une pièce maîtresse de la phase décisive des opérations. Une fois de plus, vous serez le fer de lance", a-t-il dit.

Le général Stanley McChrystal, commandant des forces des Etats-Unis et de l'Otan en Afghanistan, a déclaré que l'opération de Kandahar serait menée par étapes, sans qu'il y ait une grande offensive comme ce fut le cas contre le bastion résistants de Marjah, dans la province voisine, Helmand.

Quinze pour cent des 30.000 hommes en renforts ne sont pas encore arrivés sur place. La majeure partie d'entre eux seront déployés dans les mois à venir à Kandahar et dans les environs.

D'ici la fin de l'été, les forces américaines et celles des autres pays de l'Otan espèrent rétablir le contrôle entier des autorités afghanes sur Kandahar, deuxième plus grande ville du pays, et les districts environnants.

Mardi 9 mars

http://fr.news.yahoo.com/4/20100309/twl-afghanistan-gates-41953f5_1.html


1-4 Manlio Dinucci : Afghanistan : la guerre secrète. 

Le général McChrystal, qui avait créé des escadrons de la mort pour éliminer les cibles désignées par le vice-président Cheney, ne supporte plus le système qu’il a mis en place.

Désormais commandant en chef en Afghanistan, il voit sa stratégie actuelle perturbée par des interventions secrètes des Forces spéciales qui lui échappent.

Il plaide maintenant pour une réorganisation du système.

Non par vertu, mais pour regagner son autorité.


Michael D. "Mike" Furlong, conseiller de planification stratégique au Commandement joint des opérations de guerre de l’information. Il détournait un budget officiel pour payer des informations auprès de contractants, afin d’identifier des cibles et de les faire assassiner par les Forces spéciales.

Le général Stanley McChrystal, commandant des troupes US et OTAN en Afghanistan, est soucieux : les Forces spéciales sont « responsables d’un grand nombre de victimes civiles et opèrent selon leurs propres règles » [1].

Parmi les derniers épisodes mis à jour se trouve celui qui s’est déroulé dans un village de la province de Paktia, où a surgi de nuit un bataillon des Forces spéciales (sans uniformes) à la recherche de deux présumés résistants. Ils ne les ont pas trouvés, mais ont, par contre, tué le chef de la police locale et un magistrat. Quand trois jeunes femmes ont essayé de leur porter secours, elles ont été tuées elles aussi. Plusieurs témoins racontent avoir trouvé les femmes attachées et bâillonnées, et avec des coupures au couteau sur le corps.

A tout cela, le général McChrystal est habitué : de 2003 à 2008, il a dirigé le Commandement joint pour les opérations spéciales et, selon le journaliste Seymour Hersh (Prix Pulitzer), il est l’organisateur d’un « secteur exécutif pour l’assassinat », relié au vice-président Cheney, surtout actif en Irak et en Afghanistan [2]. A présent cependant, dans ses nouvelles fonctions, McChrystal veut placer les Forces spéciales sous un contrôle plus étroit afin de « réduire le nombre des victimes civiles » et, donc, le « sentiment anti-américain » qui augmente dans la population.

La chose n’est pas simple. Sous les opérations guerrières officielles, est en cours en Afghanistan une guerre secrète dans laquelle la CIA joue un rôle croissant. Elle a constitué un réseau de petites bases, d’où opèrent des groupes d’agents pour repérer les chefs des résistants et les éliminer. Les informations sont souvent fournies par « des contractuels indépendants » au service du Pentagone et de diverses agences. Ils constituent une véritable armée ombre, dont le nombre dépasse 100 000, spécialisés dans diverses tâches.

Une brèche s’est ouverte sur ces opérations secrètes quand le New York Times [3] a rapporté le cas de Michael Furlong, un ex officier, à présent employé civil au Pentagone, qui a utilisé des fonds de dizaines de millions de dollars, officiellement destinés à recueillir des informations sur certaines zones tribales, pour constituer un réseau de contractuels ayant pour mission de repérer, dans la zone frontière avec le Pakistan, des « présumés résistants » à éliminer. Deux agences privées ont été chargées de cet objectif : l’International Media Ventures, constituée d’anciens officiers des Forces spéciales, qui s’occupe de « communication stratégique et de campagnes médiatiques » pour le compte du Pentagone et de ses commandements ; et l’American International Security Corporation, elle aussi constituée d’anciens militaires et agents secrets, qui s’occupe de « fournir de la sécurité » à des gouvernements, agences et multinationales.

On ne sait pas combien de « présumés résistants » ont été éliminés sur la base des informations des deux agences, ni comment celles-ci ont été payées (au forfait ou au chiffre). On sait encore moins si, pour augmenter leur gain, ces agences ont désigné quelques pauvres bergers comme dangereux chefs résistants à faire éliminer par les Forces spéciales ou, de façon plus aseptisée, par un missile tiré depuis un drone, confortablement guidé avec un joystick depuis une base aux Etats-Unis.

Manlio Dinucci

Géographe et géopolitologue. Derniers ouvrages publiés : Geograficamente. Per la Scuola media (3 vol.), Zanichelli (2008) ; Escalation. Anatomia della guerra infinita, DeriveApprodi (2005).

Traduction Marie-Ange Patrizio

Source Il Manifesto (Italie) et Réseau Voltaire

18 mars par Comité Valmy


[1] « U.S. Is Reining In Special Operations Forces in Afghanistan », par Richard Oppel et Rod Nordland, The New York Times, 16 mars 2010.

[2] Déclaration de Seymour Hersh lors d’une conférence à l’université du Minnesota, le 10 mars 2009. Voir aussi :« ’You can’t authorise murder’ : Hersh », entretien de Seymour Hersh avec Abbas Al Lawati, Gulf News, 12 mai 2009.

[3] « Contractors Tied to Effort to Track and Kill Résistants », par Dexter Filkins et Mark Mazzetti, The New York Times, 14 mars 2010.

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article561


1-5 Des milices afghanes collaborationnistes en renfort de l'Otan…

Nb Ndlr : La publication de l'article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de  l'auteur mais doit être vu comme information.

extrait

Les autorités de Kaboul, comme les responsables américains, font appel à d'anciens combattants moudjahidins pour venir à bout des résistants en Afghanistan.

De notre envoyé spécial à Kunduz.

L'œil malin, coiffé d'un vieux keffieh à damier en guise de turban, la kalachnikov coincée entre les jambes, le commandant Bakhtiar cultive son allure de bandit des grands chemins.

Autour de lui, ses hommes, telle une meute de loups affamés, n'inspirent pas d'avantage confiance. Pourtant, les autorités afghanes, comme les responsables américains, comptent sur d'anciens combattants moudjahidins, comme eux, pour retourner la situation en Afghanistan.

Lorsqu'ils ont assassiné le mollah Rachid, notre imam, les gens m'ont demandé d'agir. Alors, après avoir reçu l'aval du gouverneur, j'ai rassemblé mes hommes et j'ai organisé la sécurité.»

C'était il y a cinq mois. Désormais, Bakhtiar affirme qu'il contrôle la situation. D'ethnie pachtoune, comme le sont les résistants, il commande une trentaine d'hommes, qui se partagent une ving­taine de kalachnikovs. Tous sont d'anciens combattants moudjahidins, qui, comme lui, ont résisté à l'occupation soviétique dans les années 1980. «J'ai été blessé deux fois dans le djihad contre les Soviétiques, mais les résistants sont beaucoup plus dangereux, estime Bakhtiar.

Ce sont des fanatiques. La police et l'armée afghanes ont peur d'eux. Nous sommes les seuls à les affronter et à les tuer.» 

Depuis que Bakhtiar a pris les choses en main, son village de Ludin et ses environs, ainsi que la route menant à Taloqan, sont de nouveau fréquentables.

Dans le nord, plusieurs dizaines d'anciens commandants moudjahidins ont répondu à l'appel du gouvernement. «Si nous n'avions rien fait, les résistants et al-Qaida auraient pris le contrôle de la province, affirme Mohammed Omar, le gouverneur de Kunduz. Il y a de plus en plus de combattants tchét­chènes parmi eux. Et les gens nous disent que si nous ne faisons rien, ils seront obligés de passer du côté des résistants, pour avoir la paix. Nous fournissons une assistance à quelque 65 commandants moudjahidins, qui assurent la sécurité dans leurs villages en coordination avec la police. Parce qu'il ne faut pas compter sur les forces allemandes dans la région pour aller tuer les chefs de l'insurrection et leurs hommes. Les miliciens, eux, n'ont pas d'états d'âme».

Les opposants au projet s'inquiètent de voir les chefs de guerre locaux reprendre du service alors qu'il a fallu de longues années pour les démobiliser. Les forces de l'Otan ne leur fournissent ni armes ni assistance. Mais l'ANA, l'armée nationale afghane, leur a donné des armes, un appui logistique et une assistance médicale. De nombreux Afghans voient d'un mauvais œil le retour de ces miliciens qui s'étaient livrés à des exactions lorsqu'ils contrôlaient la région. «Chez les moudjahidins, il y a le meilleur comme le pire, confirme le chef de la police, le général Razak. Dans l'ensemble, ils sont bons. Mais il y a aussi parmi eux des voleurs et des drogués. Et puis, on ne sait pas de quel côté ils seront demain, alors on ne les compte pas dans nos effectifs.» 

«Un risque d'ethnicisation» 

Une solution provisoire, en attendant l'arrivée de renforts américains dans la région, de 1 500 policiers supplémentaires et d'une brigade de l'ANA. Certains doutent que les miliciens déposent de nouveau les armes le jour où des forces régulières seront en mesure de contrôler la situation. À long terme, le recours à ces hommes risque de fragiliser, davantage encore, l'autorité du gouvernement du président Hamid Karzaï, déjà très précaire dans les provinces.

«Le recours aux milices fait de nouveau courir à l'Afghanistan un risque d'ethnicisation, parce que les intérêts personnels de ces commandants dépassent souvent l'intérêt général du pays», regrette le colonel allemand, Michael Matz, commandant de la QRF, la force de réaction rapide dans le nord de l'Afghanistan. C'est pourquoi les forces de l'Otan entendent reprendre le contrôle dans le courant du mois de mars, après l'arrivée de renforts et la réorganisation des forces dans le nord, qui sera divisé en trois secteurs afin d'y améliorer la sécurité. «Nous allons mener des opérations offensives, combattre et repousser les résistants, explique le colonel Matz. Ensuite, la police se déploiera dans les zones reconquises, pour les tenir et incarner la présence du gouvernement. Nos hommes ne sont pas en mesure de tenir une zone pendant plus de cinq jours. Ensuite, c'est à la police de prendre le relais. Mais jusqu'à présent, nous avons manqué cruellement de forces de police et les résistants reviennent dès que nous partons.»

Le commandant Bakhtiar promet qu'il déposera les armes dès le retour des autorités gouvernementales à Ludin.

Restera alors à leur trouver une occupation… pour les empêcher de basculer du mauvais côté.

02/3

http://www.lefigaro.fr/international/


1-6 Les Européens sceptiques sur leur participation à la guerre.

Nb Ndlr : La publication de l'article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de  l'auteur mais doit être vu comme information.

Après la chute du gouvernement de Jan Peter Balkenende, samedi 20 février, sur la question de la poursuite de la mission militaire en Afghanistan, l'OTAN a dit "respecter" la discussion interne aux Pays-Bas, mais estime qu'une présence réduite du pays dans la province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan) reste souhaitable. Le retrait complet des troupes néerlandaises devrait démarrer au mois d'août et être total avant la fin de l'année. L'Australie a indiqué qu'elle n'enverrait pas de troupes supplémentaires pour pallier la défection néerlandaise. Officieusement, Washington a déploré la décision des Pays-Bas. - (Corresp.)

La démission du gouvernement néerlandais reflète un sentiment général : dans les pays européens de l'Alliance atlantique, l'’intervention’ en Afghanistan provoque un malaise.

Royaume-Uni. Le bilan particulièrement meurtrier des soldats britanniques alimente l'impopularité croissante de la guerre : depuis le début de l'intervention, à la fin 2001, plus d'un millier ont été blessés et 263 sont morts, soit plus que lors de la guerre des Malouines en 1982.

Selon un sondage publié en novembre, 71 % des Britanniques sont favorables à un retrait rapide de leurs troupes de la province méridionale d'Helmand, l'un des bastions de l'insurrection des résistants.

La marge de manoeuvre du gouvernement Brown est limitée. Le premier ministre doit affronter des élections générales au plus tard à la mi-juin. En tête des sondages, l'opposition conservatrice, qui soutient la guerre en Afghanistan, dénonce le manque d'équipements, de véhicules blindés et d'hélicoptères nécessaires à une meilleure protection des troupes.

Tenant compte de l'hostilité grandissante du public, passant outre les pressions américaines et de son propre état-major, M. Brown n'a consenti à envoyer à l'automne 2009 que 500 soldats supplémentaires afin de renforcer le contingent de 9 000 militaires.

Toutefois, l'opposition à la guerre reste floue. A gauche comme à droite demeure le sentiment qu'il s'agit d'une guerre moralement juste menée par une coalition internationale dotée d'un mandat en bonne et due forme, à l'inverse du conflit irakien. Les récentes auditions de la commission Chilcot qui enquête sur la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak et les liens supposés entre Al-Qaida et les résistants renforcent ce sentiment diffus.

 

Espagne. La présence militaire en Afghanistan ne provoque pas de controverse politique ni de mouvement d'opinion hostile. La décision du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, le 12 février, d'envoyer 511 militaires supplémentaires, a été avalisée sans difficulté par le Parlement. Envisagé dès la mi-décembre 2009, ce renfort avait été confirmé le 28 janvier lors de la conférence de Londres sur l'Afghanistan.

Depuis 2002, les forces espagnoles en Afghanistan ont perdu 90 hommes. Le 1er février, la mort d'un militaire espagnol dans l'explosion d'une mine antichar qui en a blessé six autres n'a pas modifié les plans du gouvernement. Ce nouveau contingent portera à 1 576 hommes la présence espagnole sur place. Madrid a également prévu d'envoyer une quarantaine de gardes civils pour une mission de formation de la police afghane.

Le geste a été salué par Washington avec qui M. Zapatero souhaite améliorer ses relations, au point mort depuis le brutal retrait d'Irak en 2004.

 

Italie. Mardi 23 févier, le Sénat doit donner le feu vert définitif au budget de la mission italienne en Afghanistan pour les six premiers mois de l'année. Au début du mois, la Chambre des députés l'avait approuvé à l'unanimité. Les sondages indiquent que l'opinion publique, à près de 58 %, est opposée à la participation italienne.

Celle-ci, pourtant, ne provoque pas de débat dans le pays. La mort de six soldats italiens lors d'un attaque à Kaboul, en septembre 2009, avait suscité des divergences dans la majorité même. Le président du conseil, Silvio Berlusconi, avait souhaité alors faire "rentrer au plus vite" les soldats, mais en concertation avec ses alliés.

Entre-temps, en décembre 2009, le gouvernement italien a répondu favorablement à la demande de renforts de l'OTAN. Il a prévu un retrait progressif de ses soldats à partir de 2011, selon une "stratégie de transition", avec un horizon précis : 2013, soit la fin du mandat du président Karzaï.

En même temps, l'Italie a accepté d'envoyer un millier de soldats supplémentaires, dont les arrivées seront étalées sur toute l'année 2010. Pas question, en revanche, précise le ministre de la Defence, Ignazio La Russa, d'envoyer d'autres renforts au cas où l'OTAN en solliciterait après le retrait du contingent néerlandais.

 

Pologne. L'opinion publique polonaise est très largement hostile à la participation de son armée aux opérations en Afghanistan : 75 % environ, selon les sondages successifs depuis deux ans. La même proportion se dit opposée dorénavant à la poursuite de la mission de l'OTAN dans le pays. Seuls 17 % des sondés croient que cette mission pourra aboutir à l'arrêt des combats contre les résistants, selon une enquête de septembre 2009. Le 19 décembre de la même année, lors de combats dans la province de Ghazni dont la Pologne a pris la responsabilité, le soldat Michal Kolek, 22 ans, est mort : il est la 16e victime du contingent national.

En 2010, le contingent polonais doit passer de 2000 à 2600 soldats. Ce nouvel effort se justifie par les besoins opérationnels dans cette province sensible, a expliqué en décembre le ministre de la Defence, Bogdan Klich, au cours d'un débat parlementaire. Mais le gouvernement assure qu'une première décrue des effectifs serait envisagée en 2011.

 22.02.

Nb – ndlr : Pas de commentaire sur la Belgique

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/02/22/les-europeens-sceptiques-sur-leur-participation-a-la-guerre_1309613_3214.html#xtor=AL-32280184


1-7 L'agent double qui a berné la CIA.

Il a frappé la CIA au cœur.

Le médecin jordanien Humam Khalil Abou-Mulal Al-Balawi raconte, dans une vidéo enregistrée peu avant sa mort, sa saga d'agent double, qui l'a mené d'une prison d'Amman à une base de la CIA en Afghanistan, où il a tué, ceinturé d'explosifs, le 30 décembre 2009, des agents américains chargés de la traque des chefs du djihad international.

La vidéo de quarante-trois minutes a été diffusée, dimanche 28 février, par As-Sahab, le média d'Al-Qaida.

"J'ai 32 ans et je travaille comme médecin en Jordanie. Mon voyage en djihad a commencé il y a quelques années, après l'invasion américaine de l'Irak..."

Balawi devient admiratif des djihadistes, notamment de feu Abou Moussab Al-Zarqaoui, commandant d'Al-Qaida en Mésopotamie, originaire comme lui du village jordanien de Zarqa, dont il affirme que l'opération contre la CIA est notamment destinée à venger sa mort. A l'époque, Balawi écrit, sous le nom de "Dr Abou Dujaanah Al-Khorasani", sur des sites Internet résistants.

Sa conversion en agent djihadiste se fait en deux temps.

Il affirme avoir d'abord senti qu'il devait entrer plus activement en djihad "après avoir vu les événements de Gaza". Ensuite, "tout a commencé lorsque la sécurité jordanienne est entrée dans ma maison". Il est arrêté pour "possession de matériel illégal" et pour ses écrits, est emprisonné et pris en main par "Abou Zaid", officier à la division de contre-terrorisme des services de renseignement jordaniens.

"Abou Zaid était un idiot qui m'a demandé de travailler avec les services de sécurité en espionnant les moudjahidins au Waziristan (zone tribale pakistanaise) et en Afghanistan. La chose incroyable est que je souhaitais justement rejoindre la terre du djihad mais n'y étais pas parvenu, et que ce crétin débarque et me propose de m'envoyer en terre de djihad. Mon rêve se réalisait !... Cet idiot creusait sa propre tombe. Il m'a promis des sommes atteignant des millions de dollars en fonction de la cible repérée."

Balawi arrive, au frais des services jordaniens, à Peshawar, au Pakistan. "Je suis entré en contact avec les moudjahidins, poursuit-il, qui ont convoqué une choura (assemblée)." Leur objectif est d'attirer dans un piège Abou Zaid, l'officier jordanien, et de le kidnapper à Peshawar. "J'ai repris contact avec lui quatre mois plus tard et lui ai transmis des vidéos des chefs moudjahidins. Je transmettais aussi de vraies informations dont nous pensions que l'ennemi avait déjà connaissance. Avec le temps, les services de renseignement jordaniens ont été convaincus que je travaillais pour eux."

Abou Zaid l'informe qu'il va lui faire rencontrer des agents de la CIA en Afghanistan.

Selon Balawi, la réunion est destinée à lui donner du matériel permettant de transmettre les coordonnées des cibles qu'il est censé repérer.

Selon la presse américaine, la CIA pensait qu'il venait livrer des informations sur Ayman Al-Zawahiri, l'adjoint d'Oussama Ben Laden. "Abou Zaid a convaincu l'équipe de la CIA chargée des attaques de drones de venir à la réunion, raconte Balawi. C'était un cadeau d'Allah. J'ai alors eu la certitude que le meilleur moyen de donner une leçon aux services jordaniens et à la CIA était de venir avec une ceinture de martyr."

Une choura d'Al-Qaida approuve le projet d'attaque-suicide. "Nous discutions de la façon de leur infliger une défaite et un carnage avec le minimum de pertes, et nous étions d'accord que cela passait par une opération martyre. Cette offre, répète-t-il, était un cadeau d'Allah."

Humam Al-Balawi a atteint son objectif. Le 30 décembre 2009, il est accueilli sur la base Combat Outpost Chapman à Khost, en Afghanistan, d'où l'Agence centrale de renseignement (CIA) américaine mène ses opérations contre les sanctuaires djihadistes au Pakistan. Il arrive en voiture avec l'officier de renseignement jordanien. Avant d'entrer dans la salle de réunion, il est fouillé par deux mercenaires de la société privée Blackwater, chargée de la sécurité. Les agents américains se tiennent près de là. Balawi se fait exploser, tuant neuf personnes : cinq agents de la CIA, dont la principale experte américaine d'Al-Qaida, les deux gardes de Blackwater, l'officier jordanien et son chauffeur. Au moins six autres personnes sont blessées, dont le chef adjoint de la CIA à Kaboul. Pour Al-Qaida, c'est un coup de maître.

Qari Hussein, un commandant résistant pakistanais chargé des attaques-suicides, est le premier à revendiquer l'opération. Mustafa Abou Yazid, le chef d'Al-Qaida en Afghanistan, diffuse son propre communiqué. Les services de renseignement américains soupçonnent aussi les résistants afghans de Sirajuddin Haqqani, très liés à Al-Qaida et opérant à Khost, d'avoir coordonné l'opération. Puis est diffusée, le 9 janvier, la première vidéo d'Humam Al-Balawi, où il apparaît aux côtés du chef des résistants pakistanais, Hakimullah Mehsud, et affirme qu'il veut venger la mort du créateur du mouvement résistants pakistanais, Baitullah Mehsud, tué par un drone américain.

Les Etats-Unis seraient aujourd'hui convaincus que l'opération fut organisée conjointement par Al-Qaida, qui a recruté Balawi, par les résistants pakistanais, qui l'ont accueilli et entraîné, et par les résistants afghans d'Haqqani, maîtres d'oeuvre des opérations dans la province de Khost. L'attaque confirmerait que ces djihadistes coopèrent pour les actions les plus sensibles. Les plus anciens ont vécu ensemble au Pakistan lors du djihad antisoviétique en Afghanistan, et tous se sont retrouvés dans les "zones tribales" pakistanaises après 2001.

L'agent double Balawi est ainsi devenu le héros du djihad international.

L'homme a infligé à la CIA l'une des pires défaites de son histoire.

02.03

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/03/02/l-agent-double-qui-a-berne-la-cia_1313268_3216.html


1-8 Piotr Gontcharov : La Russie et l’opium afghan.
.Durant la 53e session de la Commission des stupéfiants de l’ONU qui s’achève le 12 mars, la Russie s’efforce d’attirer l’attention de l’opinion publique internationale sur le problème de la drogue afghane.
Selon un rapport rédigé par les experts de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC),
la Russie est le deuxième marché, après l’Europe dans son ensemble, pour la consommation des stupéfiants à base d’opium, y compris l’héroïne, et le premier marché de ce genre parmi certains pays.
Rappelons la promesse faite par Oussama ben Laden alors encore en Afghanistan: « Ils seront noyés dans nos stupéfiants ». « Ils », c’est nous.

A l’époque, la Russie avait d’ailleurs soutenu le commandant Ahmad Shah Massoud, ennemi juré d’Oussama et du mollah Omar.Ben Laden a tenu sa promesse.

Sa déclaration date de 1999.

Dans les 10 ou 11 ans qui ont suivi, le nombre de toxicomanes a été multiplié par 10 en Russie. Notre pays consomme entre 75 et 80 tonnes d’héroïne afghane par an: ces chiffres cités dans le rapport avaient déjà été répétés maintes fois. Mais il y en a d’autres, moins connus. Par exemple, celui du nombre de décès dus à la drogue enregistrés en Russie est bien supérieur à celui des soldats soviétiques tués durant les dix années de notre présence militaire en Afghanistan: de 30000 à 40000, contre 15000.
La situation en Europe est meilleure.

L’Europe dans son ensemble, à l’exception de la Russie et de la Turquie, consomme 19% de la drogue afghane, contre 15% en Russie. Citons, à titre de comparaison, la Chine et l’Inde qui, bien que leur population atteigne un milliard d’habitants, consomment, respectivement, 12% et 7% de la drogue afghane.
Une question vient involontairement à l’esprit: en quoi sommes-nous fautifs ?

Pourquoi l’arme afghane de destruction massive vise-t-elle la Russie?
Revenons au rapport de l’ONUDC.

Même les experts de l’ONU ne cachent pas leur étonnement.

Il s’avère que « la demande d’héroïne afghane s’est accrue en Russie à des cadences stupéfiantes et que ce pays est devenu davantage le point final des livraisons qu’une zone de transit ».
Puisque l’héroïne parvient de Russie en Europe en quantités très limitées, dans ces conditions, selon les conclusions des experts de l’ONU, les efforts anti-drogue déployés par les autorités russes restent peu efficaces.
La Fédération de Russie, bien qu’elle soit le plus grand marché national d’héroïne au monde, ne saisit que 4% de la drogue qui arrive sur son territoire, souligne ce rapport. D’ailleurs, les services secrets afghans ne saisissent que 2% de la drogue.
Certes, la logique des services secrets afghans est compréhensible. A quoi bon saisir ce qui aurait pu être détruit dans les plantations mais qui n’a pas été détruit?
En ce qui concerne les mesures prises par la communauté internationale contre la menace que constitue la drogue afghane, il faut dire qu’elles ne signifient rien de concret. Les États-Unis renoncent, pour la énième fois, au programme de destruction des plantations de pavot à opium en le qualifiant, cette fois-ci, d’inefficace.

L’ISAF (la Force internationale d’assistance et de sécurité) qui combat en Afghanistan conjointement avec le contingent américain n’a et n’aura pas de conception clairement définie. Quant à l’OTAN, elle ne se trouve pas juridiquement en Afghanistan et il est difficile d’attendre des parlements des pays européens dont les citoyens consomment beaucoup moins d’opium afghan que les Russes, qu’ils soient tout à coup préoccupés par les problèmes rencontrés par la Russie. Il suffit qu’un seul de leurs soldats périsse en détruisant des plantations d’opium pour que les parlements de ces pays exigent de rappeler leurs contingents nationaux d’Afghanistan.
L’exemple néerlandais, en ce sens, est éloquent.
Enfin, en ce qui concerne l’ONUDC et
la Commission des stupéfiants de l’ONU qui sont, en fait, les seules institutions officielles chargées de lutter contre la drogue, leurs rapports ne manifestent que leur impuissance face à l’opium afghan. Voici un exemple significatif: le récent rapport da la Commission  souligne que, si les plantations de pavot à opium ont diminué à peu près d’un quart, la production d’opium ne s’est réduite que de 10% et l’Afghanistan en a produit en 2009 près de 7000 tonnes, battant traditionnellement son propre record.
Les 2% saisis en Afghanistan même représenteront 140 tonnes sur les 7000 tonnes de drogue déjà produite. Où iront les autres 6860 tonnes?
Selon Antonio Maria Costa, le directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, un « véritable typhon », combinaison idéale de stupéfiants, de criminalité et d’extrémisme, qui s’est déchaîné jadis autour de la frontière afghano-pakistanaise se dirige aujourd’hui vers l’Asie centrale. Si des mesures urgentes ne sont pas prises, cette immense région de l’Eurasie pourra être perdue avec ses immenses ressources. Costa affirme qu’on ne peut venir à bout du problème de la menace transnationale que représente l’opium afghan qu’en prenant des mesures internationales « authentiquement globales».
Nous entendons parler depuis des années de ces mesures « authentiquement globales », mais les quantités d’opium afghan n’ont pas diminué d’un pouce. Reste à fonder un espoir sur la 53e session de
la Commission des stupéfiants de l’ONU. Mais que pourra-t-elle donner, outre un nouveau rapport ?
Par Piotr Gontcharov, pour RIA Novosti
http://fr.rian.ru/discussion/20100311/186228791.html


n°323 - dossiers de l'Afghanistan - 22-03 - : Suite :-: La résistance souffre mais s'adapte sans cesser d'agir

n°323 - dossiers de l'Afghanistan - 22-03 - : Suite :-: La résistance souffre mais s'adapte sans cesser d'agir


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°323 du 22-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1 Dossiers

1-9 Guantanamo : Les dossiers

1 Guantanamo : Une Infamie à la face du Monde.

2 Londres prétend que Washington lui a caché le recours à la torture.

3 Transfert vers l'Espagne de Abu Hijazi emprisonné depuis 2002 sans inculpation à Guantanamo.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Mireille Delamarre : Exécution d’Enfants Mains Liées, Viol & Sodomie Qui S’en Préoccupe ?

2-2 Dave Lindorff  : Meurtre en  forme d’exécution de huit écoliers menottés, ils avaient entre 11 et 18 ans.

 



1-9 Guantanamo : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

1 Guantanamo : Une Infamie à la face du Monde.

Guantanamo camps de concentration des temps modernes ! Une Infamie à la face du Monde

L’histoire se répète quoique l’on dise, seuls les décors et les costumes changent.

La barbarie humaine est intemporelle est sans frontière, elle se recycle sous des apparences et des formes qui ont su intégrer les circonstances de bonnes occasions. Localisée sur la base militaire navale américaine de Guantánamo à Cuba, la prison de Guantánamo est une prison militaire de haute sécurité. Elle détient surtout des personnes capturées principalement en Afghanistan, souvent suspectées d'être des terroristes ou des combattants Résistantss...

A l'automne 2001, on comptait quelques 750 prisonniers originaires d'une vingtaine de pays différents. Des Goulags, des Camps de concentration, des Ghetto… et aujourd’hui Guantanamo l’apex d’une vengeance aveugle dépourvu de toute raison et de sensibilité humaine. Des centaines de personnes incarcérées, torturées et humiliées pour la simple et bonne raison de s’être retrouvé entre les mains de carnassiers qui se nourrissent du sang de ces hommes que l’on a vendu à l’administration Bush pour une poignée de dollars.

Une Infamie à la face du Monde
 Aujourd’hui une tache d’ombre pour les consciences et les mémoires collectives, Guantanamo est devenu le visage d’un occident en pleine crise de confiance et de valeurs morales. Le chemin sera très long pour que nous autres occidentaux puissions gagner de nouveau la confiance des peuples qui ont longtemps cru que les fondements et les principes de justice étaient des valeurs sacrées chez nous. Comment parler de droit de l’Homme et de démocratie ?! Ces hommes à qui on a ôté les droits les plus élémentaires de la vie sans preuve ni possibilité de Defence dans ce déchaînement de haine et de violence, qui au final aura largement dépassé la tragédie du 11 septembre.

Depuis le 11 septembre jusqu'à nos jours et c’est loin d’être fini, combien de mort en Irak, en Afghanistan en Palestine ….

Au nom de la pseudo lutte contre le terrorisme qui n’est rien d’autre qu’une stratégie de redécoupage géopolitique pour mieux mettre la main sur les richesses énergétiques dans cette partie du monde l’équilibre du monde est fragilisé.    
 L’arrivé d’Obama, homme de couleur perçu comme un messie pour blanchir et purifier un tableau bien sombre des conséquences catastrophiques de l’hégémonie américaine sur le Moyen-Orient et les pays Asiatiques est certes une lueur d’espoir d’une prise de conscience de ce grand continent et de sa politique désastreuse. Les hommes de Guantanamo sont pour la majorité acquittés après des années d’abominations. Une nation se définissant comme le chantre de la liberté et de la justice nous a fait la démonstration que l’humanisme et la justice ne sont que des habits de circonstance pour mieux duper les pays sous influences.  
 Le pire dans ce sacre de l’abomination humaine c’est l’attitude des pays européen mais surtout des pays musulmans qui ont peur d’accueillir des hommes réduits à des ombres sans formes, tellement les conditions de détention dépasse tout entendement. Ceux qui avaient un passeport européen, canadien… ont été traités avec plus d’égard alors que ceux qui avaient des passeports pakistanais, indiens, afghans, marocains, algériens … ont eux un traitement des pires que l’on puisse imaginer. Honte à tous les dirigeants qui se cachent derrière une machinerie administrative pour se faufiler et traîner des pieds pour accueillir ces hommes dont tout le monde sait que 99 % de ces détenus sont innocents. Chaque libération de détenu apporte son lot de témoignage de l’horreur qui est pratiqué dans ces lieux qui resteront à jamais gravé dans les consciences humaines.  
 Une nouvelle rhétorique pour d’anciens schémas répressifs ; La torture et les mauvais traitements existent depuis longtemps. Mais dans les pays où ces pratiques étaient déjà fréquentes avant 2001, les gouvernements en place se sont sentis encouragés par le nouveau climat de tolérance en la matière.
Ainsi, des centaines, voire des milliers de personnes soupçonnées d’infractions terroristes ont été arrêtées en Tunisie ces cinq dernières années. Beaucoup ont été placés en détention au secret et ont été victimes de disparitions forcées, ainsi que de tortures et d’autres formes de mauvais traitements. Certaines ont été condamnées à de longues peines de prison, voire à la peine de mort, à l’issue de procès inéquitables. Dans le cadre de la campagne militaire du Pakistan contre La résistanceet les résistants, des milliers de Pakistanais et d’étrangers ont subi des arrestations arbitraires et des disparitions forcées. Les photographies de soldats américains humiliant et terrorisant des détenus à Abou Ghraïb ont choqué le monde entier lors de leur publication en 2004. Elles faisaient suite à de nombreuses tortures et de mauvais traitements pratiqués dans les centres de détention américains en Afghanistan, en Irak et à Guantanamo.  
 Le gouvernement américain autorise des techniques d'interrogatoire, notamment les positions douloureuses, l’isolement prolongé, la privation sensorielle et les simulacres de noyade, constitutives de tortures ou de mauvais traitements au regard du droit international. Le gouvernement américain a mis en place un programme de « restitutions » consistant à transférer les suspects de terrorisme d'un État vers un autre, y compris vers des pays où les personnes en question risquaient d'être torturées ou de subir des mauvais traitements, au mépris de toute procédure légale.  
Voici une citation de Cindy Sheehan activiste Américaine qui dénonce Guantanamo et qui devrait nous faire réfléchir: “If dogs were treated like this in my country, there would be an uprising”, pour les novices en anglais cela signifie “si les chiens étaient traités de la sorte dans mon pays, il y aurait une insurrection”. La dignité humaine à bien moins de valeur que celle des animaux aux Etats Unis. Imaginer, qu’un tel centre et de tels agissements étaient pratiqués sur des occidentaux, à une telle échelle dans un pays du Moyen Orient, le monde entier s’unirait pour éradiquer le régime en place et trainer en justice les responsables de ces exactions. Mais là ce sont les Etats-Unis, qui, dans toute sa grandeur et sa volupté qui nous fait une leçon d’humanisme en nous vendant une fois de plus les valeurs d’une grande démocratie, de pays des droits de l’Homme et de la liberté...  
Il y a une infamie et une honte qui restera à jamais associé à l’occident pour ces crimes contre la dignité humaine et l’espèce humaine lorsque l’on parlera de Guantanamo, d’Abou Ghraïb et des camps de détention secrète en Europe… . Tel le nazisme, le communisme stalinien, le fascisme et l’infamie sioniste de Tsahal … l’occident dans sa complicité avec les Etats Unis dans une poésie puérile, nous annonce paix et bonheur si nous adoptons leur valeur et leur sens de la justice.  
 Les dirigeants musulmans, pour la majorité d’entre eux, se sont comportés comme de véritables lâches lorsqu’ils n’ont pas participé directement à ces rafles organisées par les Etats Unis. Les dictateurs des pays musulmans ont offert ces prisonniers musulmans tels des offrandes à leur divinité incarnée par les Etats Unis. Il est évident qu’aucun dirigeant des pays musulmans ne peut se permettre de dénoncer les exactions et les tortures commis à Guantanamo, car ces dirigeants corrompus le pratiquent eux même la torture sur leur propre population. De
la Turquie en passant par la Tunisie, du Pakistan au Moyen Orient la torture est une pratique courante qui permet de terroriser les populations civiles contre tout soulèvement ou critiques des régimes en place, soutenus par les Etats Unis et l’Europe.  
La justice est un droit inaliénable que chaque être humain à le droit quel que soit le crime commis, il faut que chacun puisse être jugé et qu’il puisse bénéficier des conventions internationales sur les conditions et les traitements en détention. Il est temps que les musulmans et les dirigeants courageux, si il en existe encore, de demander réparation et excuse publique de la part de l’administration américaine. L’administration américaine doit répondre de ces crimes devant le conseil des Nations Unis pour leurs crimes commis contre ces innocents, pour les vies détruites et pour les profanations du Coran par les gardiens de Guantanamo…  
 Que faut il de plus, pour que les musulmans comprennent que notre salut passe par notre union au-delà des querelles de récréation nationaliste qui gangrènent nos esprits et nos coeurs. Seul une Ummah forte et unie pourra préserver la dignité et l’honneur des musulmans à travers un Khilafa représentatif des nations musulmanes. Pour cela il nous faut une éducation aussi bien spirituelle que profane solide de chaque musulman. Il faut que dans chaque pays musulmans des associations se créent pour promouvoir cette idée de fédération musulmane qui aura pour but de créer une économie, une monnaie unique, une Defence commune.

Quelque soit la violence et les dictatures, que nous musulmans, subissons dans nos pays d’origines les régimes en place ne peuvent absolument rien contre l’opinion du peuple si cette dernière est organisé et structuré. La voie du sacrifice est le prix à payer pour la liberté et la justice. Avec l’arrivé de l’été, chaque musulman qui rentre au pays, doit profiter de ses vacances pour sensibiliser les familles et les amies sur l’importance de la Ummah et de la nécessité du Khalifa qui permettra le respect mutuel des peuples dans un esprit de paix, de tolérance et de justice.
 R.A
 http://laparoledujeunemusulman.blogspot.com/


2 Londres prétend que Washington lui a caché le recours à la torture.

Eliza Manningham-Buller, une ancienne responsable du MI5 (renseignement intérieur britannique) accuse les Etats-Unis d'avoir dissimulé les mauvais traitements contre les suspects de ‘terrorisme’. Eliza Manningham-Buller explique qu'elle n'a pas immédiatement saisi que Khalid Sheikh Mohammed, le cerveau présumé des attaques du 11 septembre 2001, avait parlé aux interrogateurs américains sous la torture. Elle a dit avoir découvert seulement après son départ à la retraite, en 2007, que le suspect avait subi l'épreuve de la simulation de noyade (waterboarding).

Les Américains "ont pris grand soin de nous dissimuler ce qui se passait", a-t-elle déclaré mardi soir à la Chambre des lords. "J'ai demandé à mes collaborateurs : 'Pourquoi parle-t-il ?', parce que notre expérience des prisonniers irlandais était qu'ils ne disaient jamais rien. Ils m'ont dit : 'Eh bien, les Américains affirment qu'il [Mohammed] était très fier de ce qu'il avait fait' quand ils l'ont interrogé, a-t-elle expliqué. Ce n'est qu'après avoir pris ma retraite que j'ai lu qu'en fait il avait subi la simulation de noyade cent soixante fois." Elle indique que la Grande-Bretagne a protesté auprès des Américains à propos du traitement des détenus. Ces propos interviennent alors que le MI5 et le MI6 font face à des accusations de complicité de torture sur plus de vingt suspects de terrorisme ayant résidé au Royaume-Uni.

Ces allégations ont émergé après la publication par un tribunal britannique, le mois dernier, d'informations sur les tortures subies par un ex-détenu de Guantanamo aux mains des Américains. L'ex-détenu Binyam Mohamed – né en Ethiopie mais qui avait le statut de résident en Grande-Bretagne – affirme qu'il a été interrogé par des Américains, lesquels lui ont posé des questions n'ayant pu venir que des renseignements britanniques..

10.03.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/03/10/londres-pretend-que-washington-lui-a-cache-le-recours-a-la-torture_1317022_3214.html#ens_id=1073709


3 Transfert vers l'Espagne de Abu Hijazi emprisonné depuis 2002 sans inculpation à Guantanamo.

Walid Ibrahim Abu Hijazi, âgé de 30 ans, a été capturé au Pakistan, alors qu’il blessé.

Le premier prisonnier de Guantanamo accueilli par l’Espagne, le Palestinien Abou Ibrahim Walid Hijazi, âgé de 30 ans, a atterri hier à un endroit non spécifié de ce pays, en provenance de la base américaine qui se trouve à Cuba. Son avion transportait d’autres détenus de la prison à destination de l’Albanie. On attend bientôt l’arrivée des quatre autres détenus que le gouvernement de Zapatero a accepté de recevoir : un autre Palestinien, un Syrien, un Yéménite et un Maghrébin.

Au département de Justice américain on a tenu en secret, à la demande de l’Espagne, le nom du « transféré », mais des sources palestiniennes à Gaza affirment qu’il s’agit de Hijazi, qui est arrivé à Guantanamo en Janvier 2002, lorsque le centre de détention venait d’être crée, après avoir été arrêté au Pakistan alors qu’il était blessé.

Le Ministre de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, a confirmé hier l’arrivée de Palestiniens et rien d’autre : « Pour des raisons évidentes, nous ne donnerons pas plus de détails car nous souhaitons que ceux qui viennent en Espagne puissent y vivre et reconstruire leur vie, ce qui est souvent incompatible avec certaines choses. Nous voulons respecter leur vie privée au maximum », a-il déclaré.
Cependant, dans la bande de Gaza on a déjà célébré sa libération. Un voisin du campement de Jan Younis, où Hijazi est né et où habitent ses parents, a expliqué que la famille avait reçu hier la confirmation de la part de
la Croix-Rouge concernant leur plus jeune enfant et qu’il avait été transféré en Espagne. Cette même ONG avait dit en 2002, à Husam (frère de l’actuelement tranféré), que celui-ci était emprisonné à Guantanamo.

L’arrivée a eu lieu à une heure du matin, hier, après que Barak Obama ait donné un ordre exécutif, lundi, pour son transfert. Depuis Février 2008, le Département de Defence avait donné son consentement pour que Hijazi puisse quitter la base, étant donné l’absence d’accusations contre lui. Il avait premièrement été accusé d’avoir voyagé en 2001, peu avant les attaques du 11-S depuis Jan Yunus jusqu’en Afghanistan pour y faire la « Djihad » où il aurait reçu des instructions terroristes dans le camp de Al Farouk. Il avait ensuite été arrêté au Pakistan, où il avait été emmené alors qu’il était blessé à la jambe à cause d’un éclatement entre les mains « d’un partenaire », selon cette accusation, d’une grenade à main.

Au cours des interrogatoires au centre de détention illégal Guantanamo, le prisonnier numéro 49 (qui avait été identifié comme étant Mohammad Assem Matruq, bien qu’il l’ait toujours nié) a rejeté les accusations de « combattant ennemi des Américains. » Il a dit que dans son village il travaillait dans des restaurants et qu’il s’était rendu en Arabie Saoudite pour chercher un emploi.

La personne pour laquelle il travaillait l’aurait forcé à se rendre en Afghanistan où il allait trouver un autre emploi. Dans ce pays, il a admis s’être rendu à Al Farouq, où il a une kalachnikov, une arme qu’il avait aussi eu dans son village, « comme beaucoup de mes voisins ».

Hijazi aura un permis de séjour et pourra travailler. C’est ce qu’a annoncé Rubalcaba avant hier aux porte-parole parlementaires. Avant son transfert on cherchera à l’intégrer à la communauté de Palestiniens, afin qu’il y ait un double contrôle de la police et de la communcauté dans laquelle il sera incorporé, a signalé Fernando Garea.

Le ministre a également annoncé que l’Espagne examinera les dossiers des quatre autres candidats pour être accueillis et qu’ils auront la liberté de mouvement étant donné qu’ils n’ont pas de dossiers dans les tribunaux, bien il existe un accord avec l’UE qui les empêcherait de voyager vers les autres pays européens.

Le ’Cas Hijazi’ :

  Le transféré : Walid Ibrahim Abu Hijazi, né le 18 fevrier 1980 à Jan Yunis, dans la Bande de Gaza.
  Son histoire : il a été arrêté en Janvier 2002 au Pakistan, où il a guéri des blessures qu’il avait subies dans sa jambe, alors qu’une grenade avait explosé à Khost (Afghanistan).
  L’accusation : être allé en Afghanistan avant le 11-S pour accomplir le Djihad et avoir reçu de l’entraînement terroriste au camp d’Al Farouq, où il a admis avoir passé deux semaines.
  L’emprisonnement : il est arrivé à Guantanamo en Janvier 2002. Il était le prisonnier numéro 49. En 2008, il a été admis qu’il n’y avait pas d’accusations contre lui. Lundi, Obama a ordonné sa libération.

Muñoz & Rodriguez - El Païs

25 février 2010 –

 El Païs - Vous pouvez consulter cet article à : http://www.elpais.com/articulo/espa...
Traduction de l’espagnol : Inés Molina V.

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8339



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Mireille Delamarre : Exécution d’Enfants Mains Liées, Viol & Sodomie Qui S’en Préoccupe ?

Certainement pas les médias ni le Pentagone ni l’OTAN qui nient ou ferment les yeux sur ces crimes de guerre et font tout pour empêcher que des enquêtes soient ouvertes et les coupables traduits en justice.

Enfants exécutés les mains liées
Quand le Lieutenant de
la Compagnie Charlie, William Calley, a donné l’ordre et a encouragé ses hommes à violer, amputer et massacrer plus de 400 hommes femmes et enfants à My Lai au Vietnam en 1968 il y a eu au moins 4 Américains qui ont essayé de l’arrêter ou de faire en sorte que lui et ses supérieurs soient juger.

L’un d’entre eux était un pilote d’hélicoptère, Hugh Thompson Jr, qui a évacué certains des blessés et qui a placé son hélicoptère entre le groupe de Vietnamiens et les hommes de Calley et donné l’ordre à son soldat en poste à la mitrailleuse de tirer sur les soldats US s’ils continuaient à cibler les Vietnamiens.

Un autre s’appelait Ron Ridenhour, qui, apprenant le massacre, a commencé à mener lui-même une enquête privée qu’il a transmis au Pentagone et au Congrès.

Troisième homme à être intervenu, Michael Bernhardt, un soldat de la Compagnie Charlie qui a été témoin du massacre et a confié son témoignage à Ridenhour.

Le quatrième est un journaliste, Seymour Hersh, qui a révélé l’affaire dans les médias US avec le célèbre retentissement que l’on connait.
Ce sont de tels actes de bravoure et pour faire éclater la vérité qui ont permis de mettre fin à cette guerre barbare.
Actuellement, au mieux l’incompétence des médias en matière de reportage de guerre, au pire leur complicité avec les politiciens criminels qui les ordonnent, et l’insensibilité générale ambiante qui s’est installée tel un ver dans la pomme pourrie de l’humanité, font qu’il y a régulièrement des My Lai en Afghanistan passés sous silence.
Presque chaque semaine, alors que l’armée de l’air US, britannique, ou les forces terrestres de l’OTAN bombardent des noces, ou des maisons « suspectées » d’héberger des « terroristes » on finit par apprendre grâce aux quelques rares reporters indépendants - une espèce en voie de disparition - que les « terroristes » massacrés étaient en fait des civils.

Tous ces My Lai afghans sont qualifiés de « dommages collatéraux » ou « d’accidents »
Récemment il y a eu un massacre identique à celui de My Lai bien qu’il ne concernait qu’une dizaine de personnes.
Le 26 Décembre 2009, alors que les médias vibraient tous à l’unisson sur la pseudo tentative du Nigérian à la bombinette de faire sauter un avion d’une ligne commerciale américaine, 8 étudiants âgés de 11 à 18 ans, et un voisin gardien de troupeau de 12 ans venu leur rendre visite, ont été exécutés les mains liées dans
la Province de Kunar en Afghanistan.
Les journalistes à la solde du Pentagone ont d’abord rapporté le massacre en disant que ces étudiants faisaient partie d’un groupe de poseurs de bombe. Finalement c’est un journaliste britannique travaillant comme reporter pour le Times de Londres et le Scotsman, Jérome Starley, qui après avoir enquêté sur place auprès des autorités et populations locales et le professeur de ces étudiants, qui a découvert et fait connaître la vérité.
Ces étudiants, dont certains âgés de 11 et 12 ans, ont été exécutés les mains liées.
Ce n’est que le 24 février que le Pentagone a admis que ces « dangereux terroristes » étaient en fait de simples étudiants. C’est un crime de guerre d’exécuter des enfants de moins de 15 ans et dans ce massacre un garçon de 11 ans et un autre de 12 ans ont été ligotés et exécutés comme «combattants prisonniers ». Deux autres de ces étudiants avaient également 12 ans et trois autres 15 ans.
En tout été de cause exécuter des Afghans qui combattent les armées d’occupation est également un crime de guerre.

Mais Pire que Bush le Boucher, Obama, le Nègre du Pentagone, a décidé de ne pas faire de prisonniers et massacre les Afghans à coup de missiles tirés de drones contrôlés de bases situées aux US.
Pour éviter qu’une enquête soit ouverte sur ce massacre, le Pentagone a renvoyé la responsabilité de toute enquête sur l’ISAF (International Security Assistance Force), une ruse pour empêcher que toute la lumière soit faite sur ce crime de guerre. En effet, le Congrès américain qui aurait pu ordonner une enquête n’a aucune autorité sur l’ISAF, et ne peut l’obliger ni obliger l’OTAN à venir témoigner à Washington sur ce massacre.
Si les journalistes faisaient correctement leur travail en Afghanistan au lieu de se contenter de faire des copié collé des communiqués de presse du Pentagone et ou de l’OTAN, ces exécutions d’enfants auraient pu un temps soit peu ranimer la flamme de la lutte anti guerre qui n’a jamais été aussi fragilisée signe d’une montée en flèche du totalitarisme à l’échelle planétaire.
Viol et sodomie d’enfants afghans
Le but affiché des US et de l’ISAF en Afghanistan c’est de vaincre les Résistants et d’établir un gouvernement démocratique sur tout le pays. Pour se faire, ils se sont chargés de former l’armée et la police afghane afin que celles-ci ne soient pas corrompues et puissent être respectées par la population.
Mais des informations venant du Canada laissent penser qu’on est loin du compte et que l’ISAF ferme les yeux sur les crimes et délits commis par ces pseudo forces afghanes de sécurité à la fois pour éviter une opposition croissante au sein même des pays participant à la mission de l’ISAF, et pour éviter d’offenser ces organisations.
Il s’agit en fait de viol et d’actes de sodomie commis de manière habituelle par des soldats afghans et la police opérant sur des bases dirigées par le Canada dans la région de Kandahar.
L’automne dernier, un article paru dans le journal canadien, Ottawa Citizen, révélait que des aumôniers de l’armée canadienne et certains soldats canadiens s’étaient plaints depuis 2006 que les forces de l’armée afghanes sodomisaient de jeunes garçons sur leur base.

Ils se plaignaient également que leurs supérieurs militaires avaient ignoré ou avaient enterré leurs plaintes craignant la mauvaise publicité que cela allait provoquer. Le journal rapportait également que le commandement militaire canadien avait affirmé que même si les relations sexuelles avec les enfants étaient interdites en Afghanistan, c’était une pratique courante culturellement acceptée et que les forces canadiennes ne « devaient pas se mêler de ce qui était un problème culturel ».
Difficile de croire que ce genre de pratique concerne seulement des bases dirigées par des Canadiens. Pourtant rien n’a filtré ici en France ou aux Etats Unis sur ces viols et actes de sodomie.
Deux possibilités sur ce silence complice :
Ou bien les soldats américains, français et les autres soldats participant à l’ISAF ne veulent pas en parler publiquement et maintiennent leurs plaintes dans le strict cadre de leur armée qui apparemment ferme les yeux.
Ou bien les médias occidentaux ne sont pas intéressés pour enquêter sur ces faits préférant ressasser leurs vieilles sornettes en se pâmant sur le courage des femmes afghanes toutes bien sûr issues de la bourgeoisie qui malgré la guerre font une carrière artistique, cinématographique, professionnelle, politique ou autre.
Il s’agit probablement des deux.
Et c’est à cette armée et police afghane que les puissances occupantes US/OTAN - après avoir, s’ils y arrivent, chassé comme ils en rêvent les Résistants - veulent confier la sécurité du pays ?!
Et les Obama, Sarkozy, Brown, Merkel et Cie pourront ensuite crier en cœur « Mission Accomplie « !

Dimanche 7 Mars 2010

Mireille Delamarre

http://www.planetenonviolence.org/Afghanistan-Execution-D...


2-2 Dave Lindorff  : Meurtre en  forme d’exécution de huit écoliers menottés, ils avaient entre 11 et 18 ans.

7 Mars

Il n’y a pas que la presse des Etats-Unis.

La presse française, qui manifeste tant de vertueuse indignation quand il s’agit de Cuba ou de tout autre pays qui se rebelle devant l’ordre étasunien, non seulement se tait sur les milliers de morts en Colombie, mais se tait également sur ce qui est opéré au nom de l’OTAN, donc de la France en Afghanistan.

Des enfants menottés exécutés en notre nom par de la soldatesque étasunienne, peut-être des mercenaires… On nous avait dit que si les britanniques se révoltaient contre la guerre en irak c’est qu’ils y participaient, mais nous n’avons plus aucune excuse pour nous taire sur cette guerre à laquelle les troupes françaises participent.

(note et traduction de danielle Bleitrach pour changement de société).
Dave Lindorff
CounterPunch

Quand le lieutenant de
la Compagnie Charlie,  William Calley, avait ordonné et encouragé ses troupes pour qu’elles violent , mutilent et massacrent plus de 400 hommes, femmes et enfants à  My Lai au Vietnam en 1968,il y a eu au moins quatre étasuniens qui ont essayé de l’arrêter ou de le faire traduire en justice avec  les autres officiers supérieurs. L’un a été le pilote d’hélicoptère Hugh Thompson Jr., celui qui a évacué certains des victimes blessées, et qui a placé son appareil entre un groupe de Vietnamiens et les hommes de Calley, et qui a ordonné à son artillerie qu’elle ouvrît le feu contre les soldats américains s’ils prétendaient tuer plus de gens.

L’autre a été Ron Ridenhour, qui a eu connaissance du massacre et à commencé une enquête privée  et a fini par informer de ce crime le Pentagone et le Congrès. Enfin il y a eu Michael Bernhardt, un soldat de la Compagnie Charlie qui a été témoin de ce qu’elle avait fait et tout a racontéà Ridenhour. Et le dernier  a été le journaliste Seymour Hersh, qui a publié l’histoire dans les médias des Etats-Unis.
La guerre actuelle en Afghanistan a aussi ses massacres de My Lai. Il y en a presque toutes les semaines, accomplis par des avions des Etats-Unis. ils bombardent des fêtes de mariage, ou des maisons « suspectes » de servir d’abri à des terroristes mais dont on découvre qu’elles abritaient seulement des civils.   Mais ces My Lai sont tous classés pudiquement comme accidents. Ils sont classés et oubliés comme  « dommage  collatéral inévitable » de la guerre. Il y a eu, cependant, un massacre récent qui n’a pas été une erreur – Un massacre qui, bien que n’ayant concerné que moins  d’une douzaine de personnes, dégage la même puanteur que celui de My Lai.

C’était le meurtre en  forme d’exécution de huit écoliers menottés, ils avaient entre 11 et 18 ans, et celui d’un enfant de 12 ans, le berger voisin en  visite, dans la province Kunar, le 26 décembre.
 Malheureusement, aucun soldat ayant des principes, avec une conscience morale comme le pilote Hugh Thompson n’a essayé de sauver ces enfants. Aucun observateur n’a eu le courage de Michael Bernhardt pour raconter  ce qu’il avait vu. Aucun Ron Ridenhour parmi les autres soldats d’Etats-Unis en Afghanistan n’a enquêté sur cette atrocité ou a informé le Congrès. Et aucun journaliste américain n’a enquêté sur ce crime de la guerre comme Seymour Hersh l’avait fait sur  My Lai.
Il y a eu un Seymour Hersh pour le  massacre de Kunar, mais il est  britannique.

Pendant ce temps les journalistes américains comme des drones anonymes journalistiques qui ont écrit le rapport du 29 décembre de CNN au sujet de  l’incident http://www.cnn.com/2009/WORLD/asiapcf/12/29/afghanistan.deaths/index.html) ont gobé comme si elle était vraie l’histoire inventé dès le début par lePentagone – à savoir que les morts faisaient partie d’un groupe secret de terroristes-, Jerome Starkey, un journaliste en Afghanistan du  Time de Londres et du Scotsman, a parlé avec d’autres sources – le directeur de l’école des enfants morts, d’autres habitants du lieu, et les fonctionnaires du gouvernement afghan – et il a découvert la vérité réelle sur un crime atroce de guerre – l’exécution d’enfants menottés-. Et alors que un petit nombre de médias reconnus aux Etats-Unis. comme le New York Time mentionnaient qu’il existait quelques allégations disant que les morts étaient des enfants, qui ne fabriquaient pas de  bombes, aucun de ceux, y compris CNN, qui avait accepté et publié les mensonges du Pentagone sans les contredire, ne se sont donné la peine de publier l’actualisation de la nouvelle quand, le 24 février, les militaires d’Etats-Unis ont admis qu’il s’agissait effectivement d’écoliers innocents. Il n’y eut pas plus la moindre organisation corporative des Etats-Unis plus pour mentionner que les morts étaient menottés quand ils avaient été tués.
Starkey a publié la reconnaissance  du gouvernement des Etats-Unis. Malgré cela les médias des Etats-Unis sont restés silencieux comme des tombes. 
Si l’on considère la  Convention de Genève, c’est une crime de guerre que d’exécuter un prisonnier. Mais dans Kunar, le 26 décembre, des forces dirigées par des Etats-Unis., ou peut-être des soldats américains ou des mercenaires payés par les Etats-Unis.,  ont exécuté de sang-froid huit prisonniers menottés. C’est un crime de guerre  de tuer des enfants âgés de moins de 15 ans, mais dans cet incident on a mis les menottes à un enfant de 11 ans et à un  autre de 12 ans comme combattants, ils ont été capturés et exécutés. Deux autres sont  morts ils avaient 12 ans, et le troisième avait 15. 
J’ai  alerté le bureau du secrétaire à la  Defence pour lui demander si on faisait une enquête sur ce crime ou si on prévoyait d’en faire une  et on m’a dit qu’il fallait envoyer un question  écrite ce que j’ a fait. Jusqu’à ce jour je n’ai pas eu de réponse. La machinerie des relations publiques du Pentagone a prétendu par téléphone que le pentagone ne savait même pas de quel incident il s’agissait, mais sans leur « aide » je suis arrivé à savoir ce que les militaires des Etats-Unis ont – ce qui ne constitue pas une surprise – transféré le problème de l’enquête à l’ISAF (
la Force Internationale de l’Aide de Sureté )- un nom décoratif pour la force de l’OTAN dirigée par les Etats-Unis, qui combat les Résistants en Afghanistan. C’est un habile artifice.   L’ISAF n’est pas plus une entité authentique de la coalition que ne l’était la Coalition des obligés de George Bush dans la Guerre en Iraq, mais ce subterfuge empêche la recherche légale sur l’évènement, puisque le Congrès ne possède pas l’autorité pour requérir le témoignage de  l’OTAN ou de l’ISAF comme il pourrait le faire avec le Pentagone.

Une source  du Comité de Services Armés du Sénat confirme que l’ISAF fait des recherches, et que le comité a sollicité « une information » – ce qui veut dire que rien ne sera sous serment -  donc ne retenez pas votre respiration ou n’espérez quelque révélation dramatique une fois que la recherche sera effectuée.
J’ai aussi pris  contact avec le bureau de presse du Comité de Services Armés de
la Chambre pour voir si une audience avait été planifiée sur ce crime. La réponse est non, bien que la préposée de presse m’ait demandé de lui envoyer les détails de l’incident (ce qui n’est pas un bon signe sur la manière  dont les membres et le personnel de la Chambre lui prêtent beaucoup d’attention – les meurtres ont déclenché des manifestations estudiantines dans tout l’Afghanistan,  une protestation formelle du bureau du président Hamid Karzai, et à une recherche du gouvernement afghan, qui a conclu que des étudiants innocents avaient été menottés et exécutés, et sans doute cela  a contribué à un appel du gouvernement afghan pour que soient inculpés et exécutés les soldats américains qui tuent à civils afghans.)  
Le temps presse pour que des gens ayant une conscience se lèvent face à cette aventure impériale qui maintenant peut sans problème s’appeler
la Guerre d’Obama à l’Afghanistan. Beaucoup d’hommes et femmes en uniforme en Afghanistan savent que neuf enfants afghans ont été capturés et assassinés par les Etats-Unis. en décembre passé à Kunar. Probablement il existe des gens qui ont été impliqués dans la planification et la réalisation de cette opération criminelle qui sont écoeurés par ce qui s’est passé. Mais ces gens se taisent jusqu’à présent soit par peur, ou simplement parce qu’ils ne savent pas à qui s’adresser : si vous avez une information vous pouvez vous mettre en rapport avec moi. Il y a aussi des nombreux journalistes en Afghanistan et à Washington qui pourraient enquêter sur cette histoire. Ils ne le font pas. Ne me demandez pas pourquoi. Demandez peut-être leurs patrons de presse.
Fuente:
http://www.counterpunch.org/lindorff03042010.html
Dave Lindorff est un journaliste de la région de Philadelphie, on peut consulter sont travail dans 
www.thiscantbehappening.net. Pour le contacter  dlindorff@yahoo.com.
Traducido del inglés para Rebelión por Germán Leyens
et traduit de l’espagnol et de l’anglais par danielle Bleitrach pour changement de société. 

 
Dave Lindorff est un journaliste de la région de Philadelphie, on peut consulter sont travail dans www.thiscantbehappening.net. Pour le contacter dlindorff@yahoo.com.
 Traducido del inglés para Rebelión por Germán Leyens  et traduit de l’espagnol et de l’anglais par danielle Bleitrach pour changement de société.

 

COMMENTAIRE

3.Posté par Nizar MAURANGES le 07/03/2010 18:02

Non plus rien n'étonne, mais se taire devant tant d'atrocité, c'est être complice!
La guerre en Afghanistan, en Irak, les mêmes prétextes, leurs soldats sont sûrement, drogués pour faire des parfaits "tueurs". Que dira t il Obama si un jour on menotte ses filles et son épouse, et qu'on les exécute ? Rien, c'est certain, car il fait partie des Illuminatis, prêt à tout sacrifier pour arriver au Pouvoir, pour plaire à son futur "Prophète Satanique", l'antéchrist. Ils ont vendu leurs âmes au diable, sans foi, ni loi.
Les Citoyens du Monde sont trop préoccupé par leur propre sort, raison pour laquelle, tout le monde se tait. Il faut manifester notre colère, devant tant d'abus. Finalement, je ne pleurerai plus aucun mort du côté des agresseurs, car un homme, un vrai ayant de la dignité, de l'honneur, un brin d'humanisme, n'acceptera jamais d'aller faire une guerre sans raison.
Hamid Karzaï est un vendu, tout comme celui de l'Irak, petits pions bien payés!
Un petit poème dédié aux tueurs :
Le Prix Nobel de la Guerre,
cousin de Bush et Blair,
s'en va en guerre, sur toutes les terres,
pour accumuler les richesses et distribuer de la misère,
avec ses alliés et ses pairs,
même le ciel est en pleurs,
à la vue de ces marchands de terreur,
gens de pouvoir qui cherchent le beurre,
tout en restant dans leurs demeures,
assistant à leurs scènes d'horreurs,
marchands d'armes et de douleurs,
Le Nobel de
la Paix, cette noirceur?
ou Allié de ce Satan de malheur,
nos cœurs sont plein de rancœurs,
devenons Ambassadeurs,
pour arrêter ces démons de comploteurs ,
qu'arrive enfin sur cette terre,
Un Règne du Bonheur,
libérés de leurs cauchemars,
les peuples libres auront une lueur d'espoir.

http://www.alterinfo.net/EXECUTION-D-ENFANTS-AFGHANS-MENOTTEES_a43479.html


n°323 - dossiers de l'Afghanistan - 22-03 - : Fin :-: La résistance souffre mais s'adapte sans cesser d'agir

n°323 - dossiers de l'Afghanistan - 22-03 - : Fin :-: La résistance souffre mais s'adapte sans cesser d'agir


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°323 du 22-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage (suite)

2-3 Mecanopolis : Entretien exclusif avec le porte parole du Conseil national de la résistance afghane.

2-5 Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

2-6 Afghanistan, Pakistan: un responsable américain avait un réseau d'espionnage privé.

2-7 Conférence sur l’Afghanistan: "Les troupes de l’OTAN doivent partir le plus vite possible!" .

2-8 L'ambassade des Etats-Unis à Kaboul, fer de lance civil de l'ambitieuse stratégie du président Barack Obama.

2-9 Forces armées canadiennes - Finie la guerre après 2011 ?

2-10 Thane Burnett : Les Canadiens favorables à la réduction des dépenses militaires.

2-11 Fabrice de Pierrebourg: Un ex-militaire américain réclame la tête du commandant canadien en Afghanistan.

 


2-3 Mecanopolis : Entretien exclusif avec le porte parole du Conseil national de la résistance afghane.

Qari Muhammad Yusuf Ahmadi est le porte parole du Conseil national de la résistance afghane pour les régions Sud-Ouest et Nord-Ouest de l’Afghanistan.

Les difficultés techniques incessantes rencontrées lors de nos communications*, ajoutées à de complexes procédures d’identification, nous ont demandé de reporter à plusieurs reprises la publication de cet entretien.

Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous excuser pour ce retard.

Notre objectif n’est évidemment pas d’adhérer ou de relayer une quelconque idéologie de violence, mais de donner un contre-poids aux mensonges de la propagande des armées d’occupation en Afghanistan, cela dans le but d’offrir le plus large éventail d’information possible, afin que chacun puisse se forger sa propre opinion.

Mecanopolis

Qari Muhammad Yusuf Ahmadi, que pouvez-vous nous dire sur la situation dans la province de Helmand et plus particulièrement sur les récentes attaques des armées d’occupation dans cette région ?

Depuis le le premier jour de ce qu’ils appellent « une opération d’envergure », le 13 Février 2010, les troupes ennemies n’ont pas été en mesure de gagner une seule bataille dans le district de Nad Ali (voir la carte).

A Marjah, l’ennemi n’a jamais pu pénétrer au-delà des quartiers périphériques que nous avions évacués afin de lui tendre ensuite un piège. Depuis samedi, l’ennemi voudrait faire diversion en lançant d’autres attaques sur les provinces de Farâh et Kandahar principalement, mais aussi Uruzgan et Zabul. L’objectif est de couvrir par de nouveaux mensonges les pertes que les moujahidin leur ont infligées dans le Helmand.

C’est désormais un fait acquis que les Américains et leurs complices ne sont pas en mesure de poursuivre l’occupation de l’Afghanistan par des moyens militaires. Ce serait mieux pour eux de retirer leurs forces de notre pays et de laisser les Afghans vivre comme ils l’entendent.

(…) Voici les chiffres des dernières opérations de la résistance :

Marjah :

Troupes étrangères tuées 382

Troupes afghanes tuées 4

Kandahar :

Troupes étrangères tuées : 28

Troupes afghanes tuées : 33

Farah:

Troupes étrangères tuées : 29

Troupes afghanes tuées 17

Zabul:

Troupes étrangères tuées : 3

Troupes afghanes tuée 26.

Uruzgan:

Troupes étrangères tuées : 5

Troupes afghanes tuée 19

Comment expliquez-vous que les informations que vous présentez par vos communiqués soient diamétralement opposées aux rapports des armées d’occupation ?

Nous ne voulons pas mettre votre parole en doute, mais n’y a-t-il pas néanmoins une tentation chez vous aussi d’user de propagande en exagérant la portée des victoires et en minimisant les pertes ?

Nous publions des communiqués en premier lieu pour le peuple afghan qui, dans sa très grande majorité, soutien l’action des moujahidin. Que ces communiqués soient repris et traduits nous réjouis mais notre objectif principal est d’informer les afghans. Si nous avions menti, ne serais-ce qu’une seule fois, nous aurions perdu toute crédibilité auprès de la population qui nous soutient.

Malgré la guerre, les informations circulent très vite ici. Si, par exemple, à Marjah, nous avions annoncé une victoire alors qu’il s’agissait d’une défaite, cela aurait été très vite connu.

En réalité, toutes les informations que nous communiquons sont scrupuleusement vérifiées.

Tous ces efforts (de mensonges rapportés) par l’ennemi ont pour but de distraire l’attention du public du monde à partir Marjah. Cette entreprise moribonde va aussi échouer parce  que les moudjahidin ne sont pas à court de main-d’œuvre et d’hommes armés.

En tant que porte parole pour la région de Helmand, avez-vous des contacts réguliers avec des journalistes occidentaux sur place ?

Depuis l’arrestation de deux journalistes de la chaine Al-Jazeera (Qais Azim et Hamidullah Mohammad Shah) par la direction nationale de la sécurité (DNS service de renseignement afghan) en juin 2009 et la confiscation de tout leur matériel, il est devenu difficile pour des journalistes de venir nous rencontrer.

Le président fantoche (Karzaï), avait prétendu que, dans cette affaire, qu’il n’était pas question de liberté de la presse, mais d’interdire un sujet favorable aux moujahidin. Les reportages ne peuvent en effet que nous être favorables si les médias font leur travail, et c’est ce qui pose un problème au gouvernement mis en place par l’ennemi américain. La vérité leur est insupportable.

C’est pour cette raison que le président fantoche (Karzaï) impose un « black out » total des médias sur cette guerre. Même à Kaboul, les journalistes ont besoin de l’autorisation de la DNS pour se déplacer, et ils sont en permanence accompagnés et surveillés. Quel journaliste pourrait prétendre faire son travail dans de pareilles conditions ? Tous ceux qui ne suivent pas ces recommandations sont arrêtés et interrogés, quand ils ne disparaissent pas plus simplement de la circulation ou sont enlevés par de mystérieux ravisseurs qui les échangent ensuite contre des rançons.

Toutes ces actions n’ont pour but que de décourager les journalistes à venir en Afghanistan afin d’établir la réalité des faits.

Les généraux américains indiquent que l’opération à Marjah était importante en raison du trafic d’opium qu’ils attribuent à la résistance. Que pouvez-vous dire à propos de cela ?

Nous avions quasiment éradiqué la production d’opium dans notre pays en 2001.

La flambée de la culture du pavot correspond a l’arrivée de l’ennemi sur nos terres. Le frère du président fantoche (Karzaï) est lui même inculpé dans une affaire de trafic international. La présence même de l’envahisseur américain se légitime par le trafic de la drogue. Notre pays est occupé par plusieurs dizaine de milliers de soldats étrangers. Ce sont eux qui contrôlent nos frontières. Qui d’autres qu’eux pourraient sortir la drogue du pays et l’acheminer en Occident ? Pour toutes nos actions, nous nous référons à la loi de Dieu. Cela nous interdit de faire le commerce de la drogue.

Un autre prétexte régulièrement utilisé pour justifier cette guerre est que l’Afghanistan est le centre névralgique du terrorisme international.

Nous ne songeons qu’à terroriser l’ennemi. Nous n’avons jamais commis une action de guerre en dehors de notre pays. Nous voulons la liberté d’organiser un système de gouvernement fondé sur les besoins du peuple afghan, à partir de la tradition islamique. Pourquoi les États-Unis ne nous concèdent-ils pas ce droit ? Pourquoi tentent-ils d’étouffer nos voix sous le prétexte du terrorisme ?

Nous savons pertinemment que l’envahisseur américain et ses alliés vont toujours trouver des prétextes pour poursuivre leur occupation de l’Afghanistan. Le terrorisme, la démocratie, les droits de l’homme, droits des femmes ne sont que de simples slogans utilisés par l’ennemi américain afin d’atteindre leurs objectifs impérialistes dans cette partie du monde et en Afghanistan en particulier.

De nombreux cas de tortures de détenus à Guantanamo, Bagram, la prison d’Abou Gharib, Camp Nama en Irak et les prisons secrètes PRT dans des bases militaires en Afghanistan, montrent des violations flagrantes et brutales des droits de l’homme par des enquêteurs américains par leurs troupes en Afghanistan et en Irak.

(…) Vous m’avez expliqué hier qu’en France une femme est violée toute les 10 minutes.

C’est quelque chose que nous ne permettrions jamais dans notre pays. Pourquoi les dirigeants français eux aussi veulent-ils nous dire comment nous devons vivre alors qu’ils ne sont pas même capable de faire régner la justice dans leur pays ?

(…) Nous demandons aux envahisseurs américains et à leurs subalternes : pourquoi tuez-vous de jeunes innocents. Pourquoi tuez vous des hommes et des vieillards sous les yeux mêmes des membres de leur famille au cours de raids nocturnes ? Vous avez même tué un bébé de quatre jours devant sa mère à Garbez, dans la province de Khost, à la fin de l’année dernière. Était-il un terroriste ou étais-ce juste là une « opération de terreur » destinée à effrayer les populations qui nous soutiennent, perpétrée par vos soldats ? Est-ce comme cela que les Defenceurs de la démocratie agissent ? En n’épargnant pas même un enfant de quatre jours?

Les opérations que mène l’ennemi sous le prétexte de la « lutte contre le terrorisme » est une guerre tyrannique et colonialiste, menée contre les combattants de la liberté. Car en effet, les moujahindin se battent pour la liberté, pour leur dignité humaine, pour leur pays et pour les valeurs de l’Islam. Nul envahisseur, aussi puissant soit-il, ne saura jamais étouffer la voix de la vérité dans la gorge du peuple afghan. Peu importe les quelques batailles que l’ennemi pourra remporter. A terme, grâce à la volonté de Dieu, le peuple opprimé d’Afghanistan remportera cette guerre entre la vérité et le mal.

(…) Les États-Unis sont une nouvelle forme de pouvoir colonialiste. Ils veulent maintenir leur domination sur le monde et utilisent pour cela le prétexte de la démocratie et des droit de l’homme. Mais dans leurs bouches ce ne sont plus que des slogans vides de sens. En réalité, les États-Unis sont les ennemis de la dignité des valeurs humaines.

06 mar 2010,

 Mecanopolis

Reproduction autorisée avec indication des sources

Les photographies sont issues du magazine de la résistance afghane en langue anglaise « In Fight » : InFight_14_BattlesInMarjah_pdf

Nos remerciements vont aux administrateurs du site internet as-ansar.com, qui nous ont permis d’entrer en contact avec le Conseil national de la résistance afghane (Émirat islamique d’Afghanistan).

*Entretien réalisé entre le 1er et le 6 mars 2010 par téléphone, aux numéros 008821621346341, 0093700886853 et 0093707163424. Nous publions ces numéros avec la permission de leurs détenteurs. Mecanopolis et ses ayant droit déclinent toute responsabilité de l’usage qui pourrait être fait par des tiers de ces numéros.

La réalisation de cet entretien, sa publication et sa diffusion ne contreviennent nullement à la législation suisse en vigueur, ni à aucune des dispositions de « l’ordonnance fédérale instituant des mesures à l’encontre des Résistants » du 2 octobre 2000, ainsi que ses modifications ultérieures.

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http://www.mecanopolis.org/?p=14344


2-5 Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

Publié par l’ONU le 27 janvier dernier, le document de 220 pages crée l’embarras au sein des gouvernements. Initialement prévue lundi 8 mars, la présentation du rapport est reportée à la session de juin. Fruit d’enquêtes croisées entre l’expert indépendant sur la lutte contre le terrorisme, Martin Scheinin, et celui sur la torture, Manfred Nowak, ainsi que les groupes de travail sur les disparitions forcées et sur la détention arbitraire, l’étude ne révèle rien qui ne soit déjà du domaine public – y compris le nom les 66 pays qui ont détenu au secret des personnes soupçonnées de terrorisme depuis 2001. En revanche, elle met en lumière l’ampleur des connections et les complicités entre les Etats, tous continents confondus. "Ces informations étaient connues, mais de manière éparpillée, confirme Antoine Madelin, représentant de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) auprès de l’Union européenne. C’est la première fois qu’un document donne une vue universelle sur la question, avec en plus le tampon officiel de l’ONU." Dans son rapport sur les vols secrets de la CIA présenté en juin 2007 au Conseil de l’Europe, le parlementaire tessinois Dick Marty avait révélé la connivence de 14 pays européens. "Mais cette fois, la mise en évidence d’un réseau mondial démontre comment les services secrets peuvent élaborer des pratiques en dehors de tout contrôle démocratique, en parallèle, voire à l’insu de leur gouvernement, explique-t-il au téléphone. Et on est encore loin d’avoir fait toute la lumière ! Aussi bien pour Dick Marty que pour Antoine Madelin, le rapport pointe du doigt la nécessité impérative d’obtenir plus de transparence des services secrets dans la lutte contre le terrorisme. Un problème auquel la communauté internationale a refusé de répondre jusqu’à aujourd’hui, affirment-ils. "Le rapport met aussi sur la table un autre problème non résolu en Europe : les responsabilités dans les vols de la CIA. Très peu d’affaires ont été traduites en justice alors que les liens sont avérés", ajoute le représentant de FIDH. Des raisons qui expliquent le malaise général. Le 31 décembre 2009, le Pakistan envoyait au nom de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) une lettre au président du Conseil, Alex Van Meeuwen, demandant que le rapport ne soit pas reconnue comme document officiel de l’ONU, donc qu’il ne soit pas présenté au Conseil des droits de l’homme. Selon la lettre, les rapporteurs spéciaux auraient outrepassé leur mandat en menant cette enquête de leur propre initiative. Ils reprochent par ailleurs à Martin Scheinin de n’avoir pas rédigé une autre enquête qui lui avait été demandé par le Conseil sur les bonnes pratiques en matière de lutte antiterroriste. Le 8 janvier, l’ambassadeur du Nigeria, au nom du groupe des pays africains, réitérait la demande au président Van Meeuwen. Lequel répondait le 11 février, après consultation juridique, que les experts n’avaient en rien outrepassé leur mandat et qu’ils avaient agi en total accord avec leur code de conduite. Selon Peter Splinter, représentant d’Amnesty International auprès de l’ONU à Genève, ces protestations faites au nom des pays de l’OCI et du groupe africain ressemblent à des "tactiques pour étouffer davantage les procédures spéciales à la veille du processus de révision du Conseil prévu plus tard cette année." Ces pays, qui avaient réussi à imposer un code de conduite pour les rapporteurs spéciaux en 2007, aimeraient un contrôle encore plus serré.

Tabnak.com - Publié par l’ONU

08-03

http://french.irib.ir/index.php/article/32027-le-rapport-de-lonu-sur-les-prisons-secretes


2-6 Afghanistan, Pakistan: un responsable américain avait un réseau d'espionnage privé.

Un responsable du gouvernement américain a mis en place un réseau de sous-traitants privés en Afghanistan et au Pakistan dans le but de localiser et de tuer des résistants résistants présumés, rapporte lundi le New York Times.

"Cet article formule de graves accusations et soulève de nombreuses questions qui exigent d'être étudiées par ce département", a réagi lundi un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman, tout en refusant de dire si l'affaire faisait l'objet d'une enquête.

Citant sous le couvert de l'anonymat des sources militaires officielles et des hommes d'affaires en Afghanistan et aux Etats-Unis, le quotidien écrit que ce responsable du ministère américain de la Defence, Michael Furlong, a embauché des sous-traitants auprès de sociétés de sécurité privées faisant travailler d'anciens agents de la CIA et des forces spéciales américaines.

Ces sous-traitants collectaient des renseignements permettant de localiser des résistants résistants et des camps rebelles, selon le journal.

Les informations étaient adressées à des responsables de l'armée et du renseignement pour être ensuite utilisées dans des frappes au Pakistan et en Afghanistan.

Certains responsables américains ont exprimé leur préoccupation face à la possibilité que Michael Furlong soit à la tête d'un réseau d'espions non officiel, sans qu'on sache réellement qui supervisait ses opérations, selon le New York Times, soulignant qu'il est généralement considéré comme illégal que des militaires embauchent des sous-traitants privés pour qu'ils agissent en tant qu'espions sous couverture.

Le réseau de Michael Furlong a pu également être financé par des détournements d'argent consacré à un programme visant à collecter des renseignements dans la région, selon le journal.

Le réseau mis en place par Furlong a été démantelé et ce dernier fait l'objet d'une enquête du Pentagone, qui l'accuse notamment de fraude, selon des sources officielles anonymes citées par le New York Times.

16/3

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gmy2-WVHS3fpj8YCH5HO5tVG4MFg


2-7 Conférence sur l’Afghanistan: "Les troupes de l’OTAN doivent partir le plus vite possible!" .

Le 12 février a eu lieu la soirée de clôture de la « tournée anti-guerre en Afghanistan » organisée par la plate-forme anti-guerre et Mariam Rawi, de l'organisation progressiste des femmes en Afghanistan RAWA.

A la conférence de Bruxelles, trois autres interlocuteurs ont exprimé leur opinion sur la situation et les perspectives en Afghanistan aujourd’hui.

Mariam Rawi a, sur base de son expérience du terrain, un avis très prononcé sur le sujet : toutes les troupes étrangères doivent immédiatement partir ; la société civile afghane s’occupera elle-même du terrorisme et du fondamentalisme; et la communauté internationale peut donner un coup de main en jugeant les criminels de guerre qui se trouvent actuellement dans le gouvernement Karzaï. 

Jan Vandemoortele (coordinateur des Nations Unies au Pakistan de 2005 à 2008, également connu comme un des pères fondateurs des Objectifs du Millénaire) a apporté une argumentation très claire contre la présence des troupes de l’OTAN en Afghanistan: « Les troupes étrangères ne peuvent plus faire partie de la solution, elles sont elles-mêmes devenu le problème central. A la différence des années 2001-2002, les Afghans ne considèrent à présent plus l’OTAN comme une force du bien. Nous devons partir de là et dès à présent." Mais retirer les troupes occidentales n'équivaut pas à tourner le dos à l’Afghanistan. Vandemoortele: « Nous devons rester concernés par la communauté civile, en coulisses, afin d’aider à la reconstruction. Et il faudra certainement, du fait de la mauvaise situation de la sécurité, une phase de transition ainsi qu’une certaine aide militaire pour ‘faire régner la paix’. Mais de la part de pays qui ont une autre perception que les partenaires de la coalition actuelle, par exemple des pays musulmans comme l’Indonésie et le Bangladesh. »

La jeune politicienne Juliette Boulet (Membre de la chambre pour Ecolo, membre de la Commission des Affaires Étrangères et de la Défense) a fait sa thèse sur l’Afghanistan et connaît donc très bien la problématique. Elle plaide également pour un départ des troupes étrangères, aussi vite que possible, c’est ce que le peuple afghan demande : « Dans un rapport d’avril 2009 les ONG afghanes ont confirmé que la présence des militaires étrangers constituait un obstacle dans l’exercice de leurs travaux ». Boulet croit à une solution régionale pour la crise en Afghanistan.

Antonio Gambini (Conseiller auprès de l’Institut Emile Vandervelde du PS) avait la tâche ingrate de défendre plus ou moins la position du gouvernement: le PS soutient effectivement les décisions du Gouvernement belge afin d’envoyer plus de 600 soldats et 6 « F-16 » en Afghanistan. Gambini renvoie à la position de la Belgique lors de la guerre en Irak, à laquelle notre pays n’a pas participé directement : « Après, vu la pression des États-Unis, ce fut très difficile de ne pas aller en Afghanistan ». Le PS espérait avec les élections récentes à Kaboul voir se développer « une véritable démocratie" (sic)... Qu'est-ce qui devrait changer selon Antonio Gambini? A la façon d’Obama, il parle « d’un changement complet », notamment « une mise en avant des efforts civils - y compris la formation de la population en politique et en droit – avec des efforts militaires loin derrière » (murmures dans la salle). Et devons-nous quitter l’Afghanistan? "Pas dans la précipitation, selon Gambini,"et chaque stratégie de retrait doit permettre aux Afghans de maîtriser eux-mêmes leur sécurité ».

La plupart des questions dans la salle étaient adressées à Mariam Rawi. Voici ses réponses en style télégraphique :

L’OTAN est en Afghanistan à cause des intérêts économiques et géostratégiques, à cause des pipelines de pétrole et de l'importance des pays voisins.

Lorsque les troupes de la coalition se retirent, les résistantss prendront probablement le pouvoir. Mais à présent, ils sont déjà au pouvoir dans la majorité du pays. Et dans les cercles de l’OTAN, on parle de plus en plus de négociations avec une participation au gouvernement des résistantss « modérés »: alors où est la différence avec une prise de pouvoir des résistantss? Car après toutes les violations des droits des femmes, le fondamentalisme et le terrorisme sous le régime de Karzaï est à peine moindre que celui des résistantss.

Bâtir des écoles et des hôpitaux n’est pas une bonne idée, car l’Afghan moyen ne fait pas la différence entre les militaires et les gens de la coopération au développement issus des mêmes pays occidentaux. (Ce que Jan Vandemoortele a confirmé.)

A l'intérieur et autour de Kaboul, il y a des centaines de milliers de réfugiés, vivant dans des conditions lamentables. Ils se sont souvent enfuis suite aux bombardements de l'OTAN à Helmand, Kandahar et Kunduz, donc il est probable qu'ils aient du fuir également les bombes des « F-16 » belges.

L’information et la conscientisation sont très importantes, car on connaît trop peu la réelle situation en Afghanistan. Des actions de protestation contre la guerre et l’occupation et des campagnes de solidarité en faveur des populations afghanes, sont d’autres formes d’un engagement sensé.

Juliette Boulet a encore donné des informations très intéressantes sur les militaires belges, qui selon elle sont souvent « choqués » lors de leur retour d'Afghanistan. « La désinformation à laquelle ils sont exposés lors de leur départ, est monstrueuse », dit-elle. « Les Afghans sont présentés dans les briefings comme étant de potentiels Ben Laden. » Boulet critiquait également le Ministre de la Défense De Crem: « Même dans les Commissions spéciales privées de la Défense, il refuse de donner des informations sur le nombre de victimes civiles lors d’actions militaires belges. Il ne prétend même pas dire combien de fois les Belges ont du tirer. » Antonio Gambini en a profité pour dénoncer encore un peu plus le « va-t-en guerre ultra atlantiste » qu’est De Crem, mais Josy Dubié (ancien sénateur Ecolo et spécialiste de l’Afghanistan), présent dans la salle, a fait gentiment remarquer que le prédécesseur de De Crem, Flahaut, « était peut-être plus réservé mais il est finalement aussi parti en Afghanistan ».

Jan Vandemoortele a dit encore que finalement le but est que les Afghans soient eux-mêmes capables de se hisser à la tête du pays et de s’occuper de leur propre développement, et que nous devons moins nous focaliser sur nous-mêmes, sur nos propres politiques et perceptions. « Il s’agit d’eux et pas de nous », a-t-il conclu.

http://www.intal.be/fr/article/conference-sur-l%E2%80%99afghanistan-les-troupes-de-l%E2%80%99otan-doivent-partir-le-plus-vite-possible


2-8 L'ambassade des Etats-Unis à Kaboul, fer de lance civil de l'ambitieuse stratégie du président Barack Obama.

L'ambassade des Etats-Unis à Kaboul, fer de lance civil de l'ambitieuse stratégie du président Barack Obama en Afghanistan, est à un point de rupture qui fait douter de sa capacité à remplir sa mission, selon un rapport officiel rendu public samedi.
   "Même sous la houlette de supérieurs compétents, avec les meilleures intentions du monde et les efforts les plus fervents, l'ambassade de Kaboul fait face à de sérieux obstacles pour arriver en temps voulu au +succès+ demandé par l'administration", souligne ce rapport de l'inspecteur général du département d’état.
   Les personnels de l'ambassade, alors qu'ils étaient quasiment entièrement renouvelés, ont en même temps dû aider à l'organisation des élections présidentielles et contribuer à la révision de la stratégie afghane menée par
la Maison Blanche l'année dernière.
 De fait, le triplement des personnels civils – de 320 à 900 début 2010- et les difficultés rencontrées pour les mettre à pied d'œuvre "vont restreindre, à court terme, la capacité de ces nouveaux fonctionnaires à promouvoir la stabilité, la bonne gouvernance et l'établissement d'un véritable cadre juridique".
   Ce sont les piliers même de la mission qui leur a été confiée par le président Obama pour lequel un Afghanistan stable est un élément essentiel de la lutte contre Al-Qaïda.  
"L'inspection de l'ambassade a eu lieu il y a plusieurs mois (octobre-novembre 2009, ndlr). En général, les conclusions sont exactes", a indiqué par courriel la porte-parole de l'ambassade Caitlin Hayden.
   "Nombre de points et de recommandations sont similaires à ce qu'on trouve dans les rapports sur d'autres ambassades dans le monde et nous mettons dès à présent en œuvre la grande majorité des recommandations", a-t-elle souligné. 
Le rapport met l'accent sur le nombre "incroyable" de visiteurs officiels que l'ambassade doit prendre en charge.
   Ces visiteurs "distraient des militaires et civils qui seraient normalement déployés pour participer à la lutte contre l'insurrection et aux efforts de reconstruction. Or, ce sont précisément ces efforts que ces visiteurs sont venus évaluer", souligne le rapport.
Les délégations sont tellement nombreuses que certains personnels interrogés par les enquêteurs ont parlé de "tourisme de guerre".
   Le rapport dénonce aussi des conditions de travail difficiles: semaines de 80 heures qui épuisent les fonctionnaires, rotation du personnel qui empêche de bien maîtriser les dossiers et de les suivre. Et jusqu'au décalage horaire qui contribue à la désorganisation. 
Le siège à Washington n'hésite pas à organiser des téléconférences en fin de journée quand il est déjà 2 ou 3 heures du matin à Kaboul. 
Le document note également que l'ambassade a du mal à suivre de près les contrats qu'elle assigne, une tâche rendue encore plus difficile par les dangers qui guettent ses personnels en-dehors de l'enceinte ultra-protégée de la mission au centre de Kaboul.
  
Le mois de septembre dernier, dans un rapport réalisé par une organisation non gouvernementale américaine baptisée Project on Government Oversight (Pogo  un scandale avait éclaboussé l’ambassade américaine.

Accusant les membres du  personnel chargé de sa sécurité (de la société Armogroup) d’excès, les photographiant en état d’ébriété, presque nus,  urinant autour d’un feu de joie, et parfois même sur des Afghans. Des enregistrements vidéo montrent en outre des séances de bizutage tout aussi dévêtues et alcoolisées

07/03

.http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=127969&language=fr


2-9 Forces armées canadiennes - Finie la guerre après 2011 ?

Un rapport suggère au Canada de revenir aux missions de paix de l'ONU

En juillet 2011, le Canada retirera ses soldats de l'Afghanistan.

Que faire ensuite?

Quel rôle la force militaire canadienne devrait-elle jouer dans le monde?

Une nouvelle étude du Canadian Defence and Foreign Affairs Institute conclut qu'Ottawa a toutes les raisons de revenir à son rôle traditionnel de maintien de la paix au sein des missions de l'ONU, une tâche qu'il a délaissée depuis plusieurs années.
L'étude, dont Le Devoir a obtenu copie, est intitulée Qu'est-il advenu du maintien de la paix?

L'avenir d'une tradition.

Elle sera rendue publique ce matin. Ce document est l'un des plus complets rédigés sur le sujet au Canada ces dernières années. Non seulement l'étude aborde-t-elle le rôle du Canada, mais elle fait aussi la synthèse des études réalisées dans le monde sur l'efficacité des missions de paix menées sous l'égide des Nations unies. Le document sera d'ailleurs consulté et analysé dans les plus hautes sphères du gouvernement fédéral, a appris Le Devoir, puisque les sous-ministres de la Defence nationale et des Affaires étrangères s'intéressent au dossier.
Le document a été écrit par Jocelyn Coulon, également directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix de l'Université de Montréal, et Michel Liégeois, du département de sciences politiques de l'Université de Louvain, en Belgique.
Après huit mois de recherche et de multiples visites dans des pays où se déroulent des opérations de maintien de la paix de l'ONU, les auteurs concluent que le Canada est mûr pour un nouveau virage. Après tout, le Canada a inventé les Casques bleus, en 1956, lors de
la Crise de Suez.
«Dans quelques mois, le Canada amorcera le retrait de son contingent militaire en Afghanistan après une décennie de présence, écrivent MM. Coulon et Liégeois. Au cours de ces années, les autorités gouvernementales canadiennes ont préféré engager le Canada dans des interventions militaires hors du cadre de l'ONU et, dans le cas particulier de l'Afghanistan, dans une mission de lutte anti-insurrectionnelle. Ce choix est parfaitement légitime. Mais les Canadiens et leurs élites doivent aussi se rappeler que [Lester B.] Pearson a laissé un héritage dont l'étonnante transformation et la grande vitalité surprennent. [...] Le Canada, fort de cette tradition et de l'expérience exceptionnelle et courageuse de ses militaires en Afghanistan, est dorénavant en mesure de se réengager dans les opérations de paix.»
Le Canada arrive actuellement au 57e rang des pays participant aux opérations de l'ONU (voir tableau), avec 142 soldats ou policiers sous le drapeau des Nations unies. Ottawa, comme plusieurs capitales occidentales, a tourné le dos aux Casques bleus, ces dernières années, préférant multiplier les missions sous la direction de l'OTAN.

Aujourd'hui, l'ONU doit se rabattre sur des pays émergents, comme le Pakistan, l'Inde ou le Bangladesh, pour garnir les rangs de ses missions.
Ce désengagement du Canada s'est effectué sans débat public, déplorent les auteurs. Les politiciens et les experts n'ont pas expliqué aux citoyens que la nature de la présence militaire canadienne dans le monde avait changé. Au point que, selon les sondages, la majorité des Canadiens considèrent encore leur pays comme une nation de Casques bleus, alors que la contribution est famélique. «Le refus des Occidentaux en général, et du gouvernement canadien en particulier, de distinguer le maintien de la paix et l'imposition de la paix afin de qualifier leurs interventions militaires est certainement le résultat d'une stratégie politique ayant comme objectif de faire accepter des interventions plus robustes par une opinion publique réticente», écrivent les auteurs.
La fin de la guerre froide
Le point de bascule a lieu au début des années 90, lorsque la guerre froide prend fin et avec elle les conflits classiques entre nations. Les nouvelles missions sont souvent des conflits à l'intérieur des États, où le chaos règne et où s'affrontent des pans entiers de la société. Il n'y a aucun cessez-le-feu en vigueur, et le banditisme est un mode de vie.
Mal adaptée à ces situations, l'ONU a trébuché lors de certaines opérations. «La première moitié des années 90 est une période particulièrement traumatisante pour les opérations de paix de l'ONU en général, et pour le Canada en particulier. La trilogie funeste — Somalie, Bosnie, Rwanda — secoue les consciences dans le monde et affecte directement les Canadiens», peut-on lire dans l'étude. Ottawa accélère alors son désengagement des missions de l'ONU et s'active à l'OTAN, l'alliance militaire qui regroupe ses alliés occidentaux. Le Kosovo puis l'Afghanistan deviennent ses principales missions.
Malgré les ratés de certaines opérations de l'ONU dans les années 90, les deux auteurs déclarent, après une synthèse de plusieurs études internationales, que plusieurs pays (dont le Canada) ont trop rapidement conclu à l'échec de l'ONU. «La polémique sur l'efficacité ou non du maintien de la paix a-t-elle eu lieu trop tôt? Nous croyons que oui», peut-on lire dans la conclusion.
D'abord, les études montrent que la majorité des opérations de l'ONU ont atteint leurs objectifs sur une longue période. Ensuite, l'ONU a appris de ses erreurs et ne mène plus ses interventions de la même manière.
Les auteurs en veulent pour preuve l'actuelle mission de l'ONU au Liban,
la FINUL II. «Son mandat ne s'éloigne guère de ceux des opérations dites traditionnelles, mais à y regarder de plus près, les différences sont considérables, et ce, à tous les niveaux: armement lourd (chars de combat, composante navale, etc.), règles d'engagement renforcées, état-major adapté aux standards de l'OTAN, création d'une "cellule militaire stratégique", non-subordination du commandant de la force à un chef de mission... Le Canada n'a donc plus rien à craindre des nouvelles opérations de paix de l'ONU, d'autant plus que l'expérience acquise par ses troupes en Afghanistan pourrait être d'une grande utilité dans ces opérations où la force peut être utilisée, et la mission et ses effectifs mieux défendus qu'auparavant», affirment les auteurs.
Conscients des transformations en cours à l'ONU, plusieurs pays occidentaux ont récemment donné une nouvelle chance aux opérations de maintien de la paix, soulignent les auteurs. L'Italie et
la France, par exemple, ont repris du service. Sans dire que le Canada doit en faire le centre de sa politique étrangère et militaire, MM. Coulon et Liégeois affirment qu'Ottawa, avec sa tradition de Casques bleus, a le profil parfait pour contribuer davantage aux missions de l'ONU et ainsi aider l'organisme à s'adapter aux conflits modernes.

 2 mars

 http://www.ledevoir.com/politique/canada/284160/forces-armees-canadiennes-finie-la-guerre-apres-2011


2-10 Thane Burnett : Les Canadiens favorables à la réduction des dépenses militaires.

Il faut donner une chance aux retombées pacifiques, selon les Canadiens. Après avoir envoyé des soldats en Afghanistan pendant une bonne partie de la décennie, la majorité de la population désire maintenant que l’on s’attaque aux problèmes domestiques en priorité, a révélé un sondage exclusif de l’Agence QMI.

La question de ce sondage national, mené par Léger Marketing, était:

Avec le retrait des militaires canadiens d’Afghanistan l’an prochain, vers quoi le gouvernement devrait-il axer ses dépenses militaire?

Près de 60% des personnes interrogées ont répondu: «Le Canada devrait saisir les retombées pacifiques et couper dans les dépenses militaires pour se consacrer à d’autres besoins plus urgents au pays.»

Le Québec arrive en tête, près des trois quarts des répondants étant favorables à la réduction des dépenses militaires.

En Alberta, seulement 44% des personnes interrogées ont fourni cette même réponse,

alors qu’en Ontario, 56% des répondants ont opté pour les priorités sociales.

À travers le pays, 28% des gens veulent : « Maintenir ou accroître les dépenses militaires car la sécurité dans un monde post 11 septembre est de la plus haute importance. »

Les Albertains viennent en tête de ceux qui souhaitent que l’armée demeure une priorité importante. Quelque 15% des Canadiens n’avaient pas d’opinion à cet égard.

«Dans le budget qui vient d’être déposé et qui maintient les dépenses de l’armée jusqu’à la fin de notre engagement en Afghanistan, le gouvernement n’a pas fait ce que la majorité des Canadiens attendent de lui, soit transférer ces fonds vers les programmes qui agissent à l’intérieur de nos propres frontières, a mentionné le vice-président de Léger Marketing, Dave Scholz. Il est important de noter que cela ne veut pas dire que notre soutien envers les troupes diminue, mais c’est plutôt un changement de priorité.»

Toutefois, Alan McLaren, le père du caporal Mark Robert McLaren, un combattant héroïque qui est mort lorsque son véhicule blindé a heurté un engin explosif improvisé à l’ouest de Kandahar, en décembre 2008, se demande s’il ne serait pas préférable de diriger les dépenses à la fois vers l’armée et les causes sociales.

«L’idéal serait de les diviser à part égale pour ne pas oublier personne», a-t-il dit à partir de son domicile de Peterborough, en Ontario. Il faut injecter des fonds dans notre infrastructure militaire, car elle en a besoin pour se maintenir et s’améliorer, a-t-il expliqué. «Mais je demeure convaincu qu’il faut investir dans les programmes sociaux et conserver de bons soins de santé, par exemple», a-t-il ajouté.

Il se demande également si, en répondant au sondage, la plupart des Canadiens comprenaient réellement l’impact de leur choix.

Ce sondage a été effectué en ligne entre les 1er et 4 mars auprès d’un échantillon de 1519 adultes canadiens. Sa marge d’erreur est de ± 2,5% 19 fois sur 20.

Agence QMI 
Thane Burnett
05/03/2010 21h56  

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2010/03/20100305-215608.html


2-11 Fabrice de Pierrebourg : Un ex-militaire américain réclame la tête du commandant canadien en Afghanistan.

Un influent journaliste de guerre et des centaines d’Américains, incluant des militaires, réclament sur Internet la tête du commandant canadien de la Force opérationnelle en Afghanistan à la suite d’une spectaculaire attaque de la guérilla aux portes de la base multinationale de Kandahar.

L’attaque a été exécuté le lundi 1er mars, aux premières heures de la journée dans un secteur qui fait partie du large périmètre de sécurité de la base, connue sous l’acronyme de KAF (Kandahar Air Field).

À quelques encablures de là, des soldats canadiens et américains, et une bonne partie de leur hiérarchie, avaient passé une partie de la nuit les yeux rivés sur ce qui se passait à Vancouver, à cause du décalage horaire.

Une distraction fatale aux yeux des détracteurs du brigadier général Dan Ménard.

Cet officier canadien, le premier à diriger un régiment américain, a succédé au Brigadier-général Jonathan Vance aux commandes de la Force Opérationnelle Interarmées (FOI-Afg) à Kandahar le 19 novembre dernier.

« Ce général doit être congédié. Un poids mort au sommet ne peut pas être toléré », écrit sans prendre de gants l’Américain Michael Yon sur Twitter et Facebook.

Sur ces deux réseaux sociaux cumulés, Yon, un ex-bérêt vert, est suivi religieusement par près de 23 000 personnes.

Rien de moins.

« En ce moment, poursuit Yon, on évoque une offensive majeure sur Kandahar et il y a ici un général qui ne peut pas garder un simple pont juste à l’extérieur de la porte d’entrée (de la base). [..] Où sommes-nous, dans un parc d’amusement ? »

Double explosion

Il était environ 7h35, heure locale ( 23 heures, heure de Montréal ), lorsqu’une voiture piégée ainsi qu’une seconde bombe dissimulée dans le sol ont explosé simultanément au passage d’un convoi américain, tuant au moins un soldat ainsi que quatre civils afghans.

Sous la force de l’explosion, un des lourds véhicules blindés de type Buffalo (MRAP) a été précipité en contrebas du pont et transformé en épave. Cette infrastructure considérée comme stratégique a elle-même souffert dans l’explosion, au point d’empêcher tout passage de véhicules lourds, dont ceux de ravitaillement en essence.

Certaines missions auraient également été annulées.

Un scandale aux yeux de Michael Yon, qui en profite pour tirer à vue sur certains soldats « sous-employés », sous-entendu des planqués qui se tournent les pouces, de la base de Kandahar. Des militaires « trop occupés à célébrer des médailles olympiques » plutôt que d’assurer la sécurité de ce fameux pont.

Le hockey avant la guerre ?

« Si nous arrivons à convaincre les résistants de jouer au hockey, ou si nous pouvons apprendre à pratiquer leur sport – la guérilla –, peut-être pourrons-nous marquer quelques points », ajoute-t-il sur un ton sarcastique.

Selon certaines sources sur place, le brigadier général a regardé le match de minuit trente à environ trois heures du matin avec des soldats américains et canadiens dont le rôle n’est pas de surveiller la route où a eu lieu l’attaque et y chercher les bombes artisanales dissimulées par les résistants.

Pourtant, les dizaines de commentaires de ses supporteurs sont du même acabit, au vitriol et sans appel. Il s’agit en général de soldats ou de proches de militaires présents en Afghanistan.

« Ce général est coupable de cet échec stratégique et tactique, il doit être renvoyé chez lui », écrit par exemple l’un d’eux.

D’autres ne manquent pas l’occasion pour railler la passion débordante des Canadiens pour le hockey.

Le 22 décembre dernier, le brigadier général Dan Ménard confiait son optimisme quant à la réussite de la contre-insurrection à moyen terme dans la province de Kandahar.

« Nous allons établir un anneau de stabilité dans les districts entourant la ville. L'idée est d'établir une atmosphère d'ordre dans laquelle un gouvernement stable peut fonctionner efficacement », avait-il déclaré.

Un mauvais procès

Le major général à la retraite Terry Liston, qui a commandé la base de Valcartier, estime que l’on fait un mauvais procès à Dan Ménard.

Un officier respecté, précise-t-il, et qui a la confiance de la hiérarchie militaire américaine en charge des opérations en Afghanistan.

« Ils lui font tellement confiance, ajoute-t-il, qu’ils lui ont confié le commandement de troupes américaines (trois bataillons). C’est rarissime. »

Terry Liston mentionne que désormais le travail du général est d’assurer la sécurité de la population de Kandahar et des villages de la province. « La base est presque secondaire pour lui », de préciser le major général.

Quant aux soldats canadiens affectés à la base de KAF, l’officier retraité rappelle qu’ils sont pour la majorité d’entre eux chargés d’un rôle de soutien et administratif.

En fin de journée, Rue Frontenac n’avait pas encore obtenu les commentaires de la Defence nationale sur ce sujet.

Fabrice de Pierrebourg  

Nouvelles générales - International

02 mars

http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/international/18746-brigadier-general-menard



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


22/03/2010

n° 322 - Lutte pour la libération du territoire & la victoire de la résistance Afghane - 23-02 au 22-03 - : Début :- Un vieil homme qui refusait de quitter sa maison ...

n° 322 -   Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane -  23-02 au 22-03  - : Début :- Un vieil homme qui refusait de quitter sa maison ...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan 

n° 322 - du 3-02 au 22-03                                     C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "journal " est  visible :

sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

L’opération Moshtarak a échoué

Guantanamo : Les charges à leur encontre sont insuffisantes pour être condamnés mais ils sont considérés comme trop dangereux pour être libérés…

Dommages Collatéraux... le Pentagone et l'Otan prolongent...

Un vieil homme qui refusait de quitter sa maison ...

1 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

Suite

L'Afghanistan en chiffre. 

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1   Vidéos : Dingo 2 se renverse.

2-2 Vidéos : La situation pour les populations civiles afghanes demeure dramatique. 

2-3 Gareth Porter : La bataille à laquelle les médias ont cru.

2-4 Reporters : L’Etat français a déboursé la rondelette somme de 10 millions d’euros.

2-5 Remboursement des frais: "il ne s'agit pas de limiter la liberté des journalistes" …

2-6 De nouvelles mesures restreignent les médias afghans…

Fin

3 Les Brèves

3-1 Kandahar

3-2 La sécurisation de Kandahar a déjà commencé …

3-3 Pendant ce temps, Karzai ne prend aucun risque.

3-3 Le gouvernement local a temporairement abandonné Kandahar le printemps dernier.

3-4 Karzaï accepte deux étrangers à la commission des plaintes électorales.

3-5 Les Sociaux-démocrates hollandais tirent les conséquences de la débâcle en Afghanistan.

3-6 Les activités de Blackwater en Afghanistan mises en cause.

3-7 USA: le manque de supervision de l'armée cité dans une affaire Blackwater.

3-9 La déclaration de l’OTAN met en danger les patients.

3-10 Les dirigeants allemands résistent à l'opinion publique.

3-11 Danemark: pas de date de sortie d'Afghanistan.

3-12 En Suède un patriotisme inhabituel…. !

4 Dossiers

4-1 Marjah1 La plus vaste offensive de l'Otan et des forces afghanes depuis 2001,

2 Des dizaines de soldats américains ont été tués à Marjah ce mercredi et jeudi.

3 Guérilla versus contre-guérilla.

4 Après les combats, le plus dur commence pour l'OTAN à Marjah.

5 Les reportages des médias et surtout ceux des Occidentaux ne sont pas paroles d'Evangile.

6 L’offensive de Marjah est mal passée dans la population locale.

7 Honte : Même des enfants de 7 ans.

8 Comme à Fallujah.

 



Tiré à part :

L’opération Moshtarak a échoué

Avec 4500 fantassins de la marine, 1500 soldats afghans, plus de 1000 soldats britan­niques et 60 hélicoptères, les Américains ont pris d’assaut les deux villes Marjah et Nad-e’Ali dans le sud de la province Helmand, qui étaient prétendument occupées par les Résistants.1

Sans interruption, les avions de combat et des hélicoptères de combat Cobra ont attaqué et détruit les tunnels et les fortifications de l’ennemi. Résultat: le millier de résistants, qui s’était prétendument retranché dans ces deux villes avant l’offensive, a disparu.

D’autres conséquences probables: plusieurs paysans, enfants et femmes tués ainsi que la destruction de l’ancien système d’irrigation Karez, que les rapports américains désignent comme étant des tunnels. Les Résistants ont suivi la bonne tactique de la guérilla, ils se sont dérobés à la supériorité.
De plus en plus souvent, les dirigeants des résistants appliquent adroitement la tactique et la stratégie de la guérilla.

Un autre exemple est la prise, le 3 octobre 2009, de l’avant-poste américain Keating près du village Kamdeysh dans la province orientale du Nuristan par une unité de combat des Résistants.2 Après avoir, à trois heures du matin, invité les habitants à quitter leur village, les résistants ont, trois heures plus tard, attaqué cet avant-poste avec des mortiers depuis les crêtes des montagnes environnantes (jusqu’à 4000 mètres d’altitude), et ils l’ont pris d’assaut.

A l’intérieur du poste, ils ont mis le feu aux quartiers, saisi le dépôt de munitions, tué 8 et blessé 22 soldats américains.

Ainsi, la moitié des 60 soldats américains ont été mis hors combat. En outre, 8 soldats afghans ont été blessés. Les Defenceurs restants se sont retirés dans leurs véhicules blindés. Les Résistants ont détruit deux de ces véhicules avec des grenades antichars.

 Ce n’est qu’à 12 h 30 que les bombardiers et hélicoptères de combat américains sont arrivés pour bombarder les Résistants. En fin d’après-midi, les Américains auraient repris le contrôle de leur base. A 19 h 00, il y avait encore des résistants sur la base. Le lendemain matin, les Américains ont quitté la base et deux jours plus tard, elle a de nouveau été bombardée. Les Américains ont caractérisé cette opération comme une défaite tactique des résistants parce qu’ils auraient perdu 150 à 300 hommes. Comme lors de la guerre du Vietnam, les Américains opèrent aussi dans cette guerre avec des nombres de victimes ennemies exagérés.
On ne peut tirer qu’une seule conclusion des divers combats de ces derniers temps.

La manière des Résistants de mener leurs attaques de guérilla est de plus en plus efficace. Ils suivent une tactique primordiale de ce type de guerre: frapper puis se dérober. L’«Opération Moshtarak» en est un parfait exemple. Les opérations des Etats-Unis sont de plus en plus souvent infructueuses.    

1     Walsh, D. and D. Batty, Allied forces mount assault on Résistants in biggest push of Afghanistan war.
Military says Operation Moshtarak launched,
without a hitch’ as skirmishes erupt and citizens flee
Helmand stronghold. Guardian du 13/2/10.
2     Norland, R., What went wrong at an Afghan base. Chain of command cited in Résistants assault killed
8 G.I.’s in October.
International Herald Tribune du 6-7/2/10.

Albert A. Stahel, Institut d’études stratégiques

 

Guantanamo : Les charges à leur encontre sont insuffisantes pour être condamnés mais ils sont considérés comme trop dangereux pour être libérés…

La Maison Blanche est proche d'un accord bipartite avec les élus du Congrès sur la fermeture du centre de détention de Guantanamo consistant à faire juger plus de détenus par des commissions militaires, a rapporté vendredi le Wall Street Journal.
L'accord permettrait de juger devant des tribunaux militaires d'exception les accusés du 11-Septembre, dont le cerveau autoproclamé des attentats Khaled Cheikh Mohammed, un renversement dans la position de la présidence qui avait plaidé pour la tenue de procès devant des tribunaux de droit commun.
L'administration Obama avait annoncé dans un premier temps qu'elle ferait juger Khaled Cheikh Mohammed et d'autres suspects devant des tribunaux civils à New York.
Au terme de l'accord, quarante-huit détenus de Guantanamo resteraient détenus sans limitation de durée, ajoute le quotidien. Les charges à leur encontre sont insuffisantes pour être condamnés mais ils sont considérés comme trop dangereux pour être libérés

19/03

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/19/97001-20100319FILWWW00407-guantanamo-l-accord-serait-proche.php



Dommages Collatéraux... le Pentagone et l'Otan prolongent...

Un vieil homme qui refusait de quitter sa maison ...

22/03

Un vieil homme qui refusait de quitter sa maison pendant une fouille a été tué hier par une patrouille de soldats de l'Otan qui cherchaient des chefs talibans dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé aujourd'hui la force internationale.
La Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (Isaf) a précisé qu'elle disposait, pour cette opération, de renseignements au sujet d'activités des insurgés dans un village du district de Chaki Wardak. La province de Wardak est considérée comme une base arrière des talibans pour des offensives contre la capitale.
"Malgré des demandes répétées des forces de sécurité alliées, en dari, pachtoune et ourdou, aux habitants appelés à sortir de leur maison, un homme a été trouvé à l'intérieur de l'une d'elles", a détaillé l'Isaf dans un communiqué. "Les membres du groupe d'attaque ont réagi à ce qu'ils ont identifié comme une intention hostile et abattu l'individu", a ajouté la force, sous commandement de l'Otan. "Ce n'est qu'après coup, que l'homme a été identifié comme âgé". "Personne n'a été arrêté" au cours cette opération, a précisé l'Isaf.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/22/97001-20100322FILWWW00507-l-otan-tue-un-vieil-afghan.php

 



1 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

1-1 L'Afghanistan en chiffre du 23-02 au 21-03 /09

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 53

 10 + x

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 105

 110

 

 

 

Peuple Afghan

 119

 9 + x

 



Pertes déclarée des occupants.

1.000 soldats américains tués depuis octobre 2001.

Mille soldats américains ont été tués à ce jour, depuis le début du conflit  il y a plus de huit ans, a annoncé lundi le site spécialisé indépendant icasualties.org.

Le site indépendant, qui recense les pertes militaires en Afghanistan et en Irak, a indiqué que 54 soldats américains étaient morts en Afghanistan jusqu'ici cette année, contre 316 en 2009, la pire année depuis le début de l'invasion menée par les Etats-Unis en 2001.

Le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, a averti que l'armée américaine risquait d'essuyer des pertes supplémentaires, alors qu'une offensive, menée par l'armée américaine à Marjah, un bastion des résistants dans la province du Helmand (sud), fait face à une forte résistance.

"Nous devons nous armer de courage, quel que soient nos succès en un jour donné, en vue de jours plus difficiles dans le futur", a-t-il déclaré à la presse.

Les pertes les plus importantes pour les troupes américaines et de la coalition sont recensées dans les provinces du Helmand et de Kandahar voisine.

Le dernier décès en date d'un militaire américain en Afghanistan annoncé par le Pentagone est celui du caporal Gregory Stultz, 22 ans, tué par balles le 19 février dans la province du Helmand.

Lundi, le bilan officiel du ministère américain de la Defence s'établissait à 990 tués en Afghanistan.

Le bilan gouvernemental tend à être inférieur à celui d'icasualties.org, le Pentagone n'enregistrant officiellement un décès qu'au moins 24 heures après que les proches en aient été avertis.

Des soldats d'autres pays engagés dans la coalition menée par les Américains, mais dont les contingents sont moins nombreux, ont également enregistré une hausse de leurs pertes en 2009.

L'armée britannique totalise désormais 264 morts dans ses rangs, tandis que l'armée canadienne a perdu 140 soldats et l'armée française 40, depuis le début de leur engagement..

Sur Internet :

Site (en anglais) recensant les pertes en Afghanistan et en Irak: http://icasualties.org/

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i9-gVOf5PDNWQa_IA4ZjbgY8GhUA


23-02

Un militaire roumain a été tué et un autre blessé mardi dans l'explosion d'une mine artisanale au passage de leur véhicule blindé dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé le ministère roumain de la Defence.

http://www.almanar.com

25/02

Un soldat de l'Otan a été tué hier dans l'explosion d'une bombe artisanale dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé jeudi l'Otan dans un communiqué.
La nationalité du soldat n'a pas été dévoilée mais sa mort n'est pas liée à l'opération Mushtarak (Ensemble, en dari) lancée le 13 février dans la province du Helmand, avec le déploiement de 15.000 soldats de l'Otan et de l'armée afghane.
http://www.lefigaro.fr

26/02

Deux soldats de l'Otan ont été tués hier et aujourd'hui, a annoncé la force de l'Otan.
Les nationalités n'ont pas été dévoilées et l'une des victimes a été tuée vendredi dans l'explosion d'une bombe artisanale dans le cadre de l'offensive Mushtarak (Ensemble, en dari), lancée il y a 13 jours dans la province du Helmand, dans le sud.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

27-02

Un soldat de l'Otan a été tué, samedi, dans des combats dans l'ouest de l'Afghanistan, a annoncé dimanche l'Otan dans un communiqué. La nationalité du soldat n'a pas été dévoilée

27/2

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/un-soldat-de-l-otan-tue-en-afghanistan-5712924.html

01/03

Un soldat britannique a été tué  dans le sud de l'Afghanistan, sans que sa mort soit reliée à l'opération Mushtarak, a annoncé le ministère britannique de la Defence (MoD). Le soldat a succombé à des blessures infligées lors d'un "bref" échange de coups de feu près de Sangin, dans la province méridionale du Helmand. Le militaire effectuait une patrouille à pied qui n'avait rien à voir avec l'opération Mushtarak, a précisé le MoD.

AFP

 01-03

Un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée à proximité d'un convoi de blindés de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan sur une autoroute reliant la ville de Kandahar au village de Spin Boldak, sur la frontière pakistanaise, dans la province de Kandahar, selon un communiqué du ministère.

L'attaque s'est produite sur un pont enjambant une rivière près de la localité de Tarang, à une dizaine de km au sud de Kandahar. Le pont a été endommagé et un correspondant de l'AFP a pu apercevoir, dans le lit de la rivière, un blindé de l'Otan vraisemblablement poussé par le souffle de l'explosion, ainsi que la carcasse de la voiture piégée.

Yousuf Ahmadi, un porte-parole des résistants, a revendiqué l'attaque par téléphone auprès de l'AFP, assurant que le kamikaze avait tué 11 soldats étrangers.

cette attaque, a annoncé le sergent Jeff Loftin, un porte-parole de l'Otan à Kaboul, précisant qu'il y avait également des "blessés" dans les rangs de la force internationale. La nationalité du soldat n'a pas été divulguée.

01 mars 2010

http://www.romandie.com/infos/News2/100301084033.jvzcfw6d.asp

 02/03

La britannique Sarah Bryant a été tuée par une mine à bord d'un véhicule connu et signalé comme dangereux en même temps que trois autres militaires, montre une enquête officielle qui se révèle gênante pour le gouvernement.
Sarah Bryant (26 ans) Sean Reeve (28 ans), Richard Larkin (39 ans), Paul Stout (31 ans) sont morts dans l'explosion de leur Land Rover modèle Snatch, connu pour être trop léger et ne résistant pas à une explosion. De plus le véhicule était sous équipé en matière de détecteur de mines et les soldats n'avaient pas reçu d'entraînement pour l'utiliser.
"Victime du cercueil roulant en Afghanistan" titre le Daily Telegraph : c'est ainsi que les militaires appelaient le Land Rover Snatch. Le commandant du régiment avait, avant leur mort, signalé le danger de ce véhicule indapté, dans un rapport au ministère de
la Defence qui lui avait répondu qu'il n'avait qu'à se débrouiller avec le matériel qui lui était fourni. Après la mort de Bryant et de ses camarades, le major Sebastian Morley qui commandait cette unité avait démissionné, en accusant le gouvernement d'être "au mieux, négligent et au pire, criminel"
"L'avertissement de l'officier des SAS sur les risques de
la Land Rover a été ignoré par le ministère de la Defence" titre l'article en page intérieure, illustré d'une photo de Bryant, le jour de son mariage avec un autre jeune militaire.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7333

02-03

Le ministère britannique de la Defence (MoD) annonce qu’un soldat britannique a été tué dans le sud de l’Afghanistan sans que sa mort soit reliée à l’opération Mushtarak. Selon le MoD, « le soldat a succombé à des blessures infligées lors d’un bref échange de coups de feu près de Sangin dans la province méridionale du Helmand. Le militaire effectuait une patrouille à pied qui n’avait rien à voir avec l’opération Mushtarak ».

02-03

http://cicr.blog.lemonde.fr/2010/02/09/afghanistan-pakistan-lourd-tribut-pour-les-populations-civiles/http://www.operationspaix.net/FIAS

02/03

Un soldat de l'Otan a été tué aujourd'hui en Afghanistan au lendemain d'une journée noire pour les forces internationales avec la mort de six militaires, a annoncé l'Alliance atlantique.

Le soldat, dont la nationalité n'a pas été précisée, est mort dans des combats dans le sud du pays, a indiqué l'Otan dans un communiqué.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/02/01011-20100302FILWWW00580-afghanistan-un-soldat-de-l-otan-tue.php

05.03.

Deux soldats de l'Otan ont été tués jeudi dans le sud de l'Afghanistan a annoncé l'Alliance atlantique, deux décès qui portent à 111 le nombre de militaires étrangers décédés depuis le début de l'année.

L'année 2009 avait déjà été, et de très loin, la plus meurtrière en huit années de guerre et le bilan, après un peu plus de deux mois, laisse présager une année 2010 encore plus noire.

L'insurrection des résistants s'est considérablement intensifiée et s'est étendue à la quasi-totalité du pays ces deux dernières années, les résistants frappant au moyen d'attaques Kamikaze ou de commandos et d'engins explosifs dissimulés sur les routes.

http://www.leparisien.fr/international/deux-soldats-de-l-otan-tues-en-afghanistan-05-03-2010-836933.php

06-03

Des dizaines de soldats américains ont été tués à Marjah ce mercredi et jeudi.

La résistance a tué des dizaines d'envahisseurs américains, ainsi que 4 véhicules blindés à Marjah. Une série d'explosions par des mines posées par des Moudjahidin ont causé des pertes aux envahisseurs US ce mercredi et jeudi. Selon les détails, l'un des véhicules des envahisseurs terroristes américains, a été déchiré complètement par la puissance de l'explosion ce jeudi, plus précisément dans la zone de Trikh Nawar à Marjah tuant ou blessant les envahisseurs selon les moudjahidin de la région.

 06.03.

Deux soldats britanniques ont été tués dans le sud de l'Afghanistan.

Un soldat a succombé à des blessures infligées lors d'une explosion survenue vendredi, tandis qu'il effectuait une patrouille à pieds près de Sangin, dans la province méridionale du Helmand.

Sa mort, comme celle d'un deuxième soldat, n'est pas reliée à l'opération Mushtarak en cours, selon un communiqué du MoD.

Le deuxième soldat est mort samedi matin après avoir été touché par des tirs dans la même zone, près de Sangin, dans une opération contre les résistants, a annoncé le ministère dans la soirée.

http://www.lemonde.fr 

09-03

 Deux soldats de l'OTAN avaient péri dans un attaque suicide perpétré par un kamikaze habillé en garde-frontière dans une base conjointe des Afghans et de l'OTAN, dans la province voisine de Khost, près de Paktika.

Waheedullah Massoud

10 mars 2010

Agence France-Presse

11-03

Dans le sud du pays, un soldat de la Force internationale (Isaf) a également été tué par une explosion.

11/3

http://www.almanar.com.lb

12/03

Un soldat de l'Otan dont la nationalité n'a pas été précisée a été tué dans l'explosion d'une bombe artisanale dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé la force de l'Otan (Isaf).

Aujourd'hui, le soldat a été tué par un engin explosif improvisé (IED) qu'utilisent les résistants résistants et qui déciment les rangs des forces internationales, a précisé l'Otan.

AFP

14-03

Un soldat de l'Otan s'est tué dimanche dans un accident de la route.

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/afghanistan-un-soldat-de-l-otan-tue-5771345.html

 15/3

L'OTAN a annoncé qu'une personne a été tuée lundi dans une attaque à la roquette sur la base aérienne de Bagram, au nord de la capitale afghane.

La base a essuyé des tirs indirects, a précisé un porte-parole de l'Alliance atlantique, sans donner de détails sur cette attaque.

Selon le responsable de la police du district de Bagram, la province de Parwan, Abdullah Adil, la roquette a été tirée vers 4h du matin.

http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5g6sLIc78K20wLPkwoIU357UbxCzQ

http://www.google.com

http://fr.news.yahoo.com/3/20100315/twl-afghanistan-otan-attaque-fcd69a8_2.html

 16-03

Les résistants ont attaqué des troupes allemandes dans le district de Chardara, province de Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan,
"L'attaque s'est produite dans le village de Qasab quand les forces allemandes et afghanes ont essayé de mettre en place des postes de contrôles dans la zone", a indiqué M. Morten, un responsable du service de presse de l'équipe de reconstruction provinciale de l'Allemagne, à l'agence Xinhua.
Un porte-parole des résistants, Zabihullah Mujahid, a confirmé le conflit mais a affirmé que l'attaque a infligé des dommages énormes aux soldats allemands.

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/International/6921380.html

16/03

Un soldat britannique a succombé lundi aux blessures subies lors d'une explosion survenue le 21 février alors qu'il effectuait une patrouille dans le district de Musa Qalah, dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé mardi le ministère britannique de la guerre. http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=129468&language=fr

17-03

Le ministère britannique de la Defence a annoncé mercredi que deux de ses soldats ont été tués dans une explosion dans la province d'Helmand en Afghanistan.

Les deux hommes ont été touchés lors d'une explosion mardi dans la zone de Musa Qala.

http://fr.news.yahoo.com/3/20100317/twl-afghanistan-gb-deces-fcd69a8_2.html


Détails

Kaboul

26-02

Au moins dix-sept personnes ont été tuées, dont trois policiers et plusieurs civils, un Français et plusieurs ressortissants indiens, a précisé Abdul Ghafar Sayedzada, responsable des enquêtes criminelles de la police de Kaboul. Au moins 32 autres personnes ont été blessées par ces attaques.

Un Italien a aussi été tué dans cette attaque, selon le ministère afghan de l'Intérieur, tandis qu'un médecin militaire afghan a assuré qu'un Indien avait également péri.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a indiqué que l'Italien tué dans une attaque à Kaboul était "conseiller diplomatique" auprès de Silvio Berlusconi.

Peu après, les résistanrs ont revendiqué ces attaques par la voix d'un de leurs porte-parole Zabiullah Mujahid, qui a précisé que cinq kamikazes avaient exécutés ces attaques contre deux bâtiments utilisés par des étrangers.

http://www.romandie.

http://fr.news.yahoo.com/

http://www.lexpress.fr/actualites/2/les-résistants-frappe...

 

Base aérienne de Bagram,

Les soldats belges pris pour cible en Afghanistan.
Les militaires présents dans le nord de l'Afghanistan ont été impliqués dans plusieurs incidents armés au cours de la semaine écoulée, a indiqué vendredi le ministère de la Défense.

Coups de feu
Des démineurs belges qui appuyaient des troupes allemandes - une compagnie de réaction rapide - dans la région de Kunduz ont été "pris sous le feu" lundi à Chadar Dareh, a indiqué un porte-parole du ministère au cours d'un point de presse à Bruxelles. Aucun d'entre eux n'a été blessé, a-t-il ajouté.

Roquette
Trois jours plus tôt, vendredi dernier, le camp de Kunduz, qui abrite des troupes allemandes et une centaine de militaires belges affectés à la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), a été visé par une attaque à la roquette. Elle n'a fait aucun blessé, a assuré le porte-parole.

[...] 
Et lundi, une compagnie allemande a une nouvelle fois été accrochée par des résistants, entraînant l'intervention des mortiers de l'équipe d'instructeurs belges présents à Kunduz, selon le porte-parole. Une autre source a précisé que ces hommes, appartenant au 2ème bataillon commandos de Flawinne, "ont été pris pendant plusieurs heures sous le feu des résistantss". "Certains étaient pratiquement à court de munitions lorsque l'appui aérien est intervenu tardivement en raison des mauvaises conditions météorologiques", a ajouté cette source.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/1082352/2010/03/19/Les-soldats-belges-pris-pour-cible-en-Afghanistan.dhtml

 (belga/cb) 19/03


Province de Badghis

8/3

Une double attaque a fait 12 morts rapporte lundi la police afghane.

La première déflagration s'est produite dimanche dans la province de Badghis, a précisé un représentant des forces de l'ordre.

La deuxième, qui visait une voiture de police, a eu lieu quelques minutes plus tard.

Le mollah Abdul Manan, chef de la résistance de la région, a assuré que les tués appartenaient toutes aux contingents afghan et étranger.

http://fr.news.yahoo.com/ 


Province de Baghlan (nord)

06/03

Des combats intenses opposent résistants et hommes du Hezb-e-Islami, dans le nord de l'Afghanistan, ont indiqué aujourd'hui le ministère afghan de l'Intérieur et les autorités locales.
"Je peux confirmer qu'il y a des combats entre le Hezb-e-Islami et les résistants", a déclaré Zemaray Bashary, porte-parole du ministère de l'Intérieur. "Il y a des victimes, mais nous ne savons pas combien", a-t-il ajouté.
De son côté, le porte-parole de la police de la province de Baghlan a indiqué que 35 hommes du Hezb-e-Islami avaient péri, contre 15 dans les rangs du groupe résistants.

Qazi Burhaan, un Afghan se présentant comme commandant local du Hezb-e-Islami, a affirmé que les combats avaient commencé après le refus des résistants de libérer des combattants du Hezb-e-Islami.
Gulbuddin Hekmatyar a été un éphémère premier ministre en Afghanistan dans les années 1990. Il est aujourd'hui activement engagé avec les autorités afghanes et les forces internationales. Il entretient des relations ambiguës avec les Résistantss, qui avaient affronté ses troupes lors de leur conquête de l'Afghanistan.

Actifs dans le nord et l'est du pays, les résistants du Hezb-e-Islami s'allient à l'occasion avec les résistants pour des opérations contre les forces internationales ou afghanes.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/06/01011-201003...


Province de Ghanzi (centre de l’Afghanistan)

10-03

Un responsable des services de renseignement afghans a  été abattu à Ghazni, une ville au sud-ouest de Kaboul, a-t-on appris auprès des autorités afghanes.

10/3

http://fr.news.yahoo.com/4/20100310/twl-afghanistan-violences-38cfb6d_1.html


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan). 

Le chef des marines admet que les résistants résistent.

Les résistants résistent mieux que prévu à l'offensive lancée contre eux par les forces de l'Otan et l'armée afghane dans la région de Marjah, a indirectement reconnu le général James Conway, chef du corps des marines américains.

"Nous pensons que Marjah sera une zone disputée aussi longtemps que nous serons là-bas et qu'il ne feront pas leurs bagages", a-t-il dit lors d'une audition devant le Congrès.

L'offensive lancée sous la conduite des marines américains contre Marjah, dans le sud de l'Afghanistan, l'une des plus importantes lancées par les forces internationales en plus de huit ans de guerre, en est à son 11e jour.

25/2

http://fr.news.yahoo.com/

06-03

La résistance a tué des dizaines d'envahisseurs américains, ainsi que 4 véhicules blindés à Marjah. Une série d'explosions par des mines posées par des Moudjahidin ont causé des pertes aux envahisseurs US ce mercredi et jeudi.

Selon les détails, l'un des véhicules des envahisseurs terroristes américains, a été déchiré complètement par la puissance de l'explosion ce jeudi, plus précisément dans la zone de Trikh Nawar à Marjah tuant ou blessant les envahisseurs selon les moudjahidin de la région.

 En outre, une douzaine de terroristes américains ont été tués lorsque deux véhicules militaires américains ont été touchés par des bombes artisanales (IED) à Sistani, dans la banlieue de Marjah, ce mercredi.
Mercredi également, des blindés américains ont été la cible de bombes artisanales sur la route de Kru Charhi-Marjah.

Par ailleurs, un peu plus d'une heure plus tard, le même jour, un autre blindé des envahisseurs américains se fait sauter par une bombe artisanale (IED) à Qasab Rahi dans la zone de Char à Marjah, en éliminant les envahisseurs américains qui ont tous été tués lors de la forte explosion.
 - Dans un autre incident, ailleurs mais toujours à Marjah, des Mujahideen dans un face à face,  ont tué deux envahisseurs américains et blessé quatre autres à  Nari Mandah, le mercredi soir.
- Plus tard dans la nuit de jeudi, les envahisseurs américains ont attaqué des maisons de civils dans la zone de Zoor Maktab à Marjah, tuant deux civils, dont un vieil homme et plusieurs civils ont été emmenés par les soldats américains vers leur base. Ceci a été signalé par Zabihullah Mujahid, porte parole de l'Emirat Islamique en Afghanistan.

Ecrit par Censored31 qui est journaliste, chercheur et analyste, spécialiste du renseignement et de la communication stratégique

6 Mars

Par Censored31

18-03

Deux kamikazes ont été abattus hier alors qu'ils cherchaient à entrer dans les locaux d'une agence internationale de développement sous contrat américain dans le sud de l'Afghanistan, a-t-on appris auprès des autorités locales.
Trois employés de l'organisation, dont deux étrangers, ont été blessés, lors de l'attaque survenue à Lashkar Gah, capitale de la province du Helmand. Les deux hommes ont ouvert le feu sur les gardes à l'entrée des locaux de l'organisation International Relief and Development (IRD), a déclaré à l'AFP Daud Ahmadi, le porte-parole des autorités locales.
http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/article/650661/Terrorisme.html


Province d'Herat (ouest de l'Afghanistan)

01-03

Deux civils ont été blessés vendredi dans un attaque à la moto piégée ciblant le ministre afghan chargé de l'Energie et de l'Eau Mohammad Ismael Khan, dans la province d'Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan.
Selon la police locale, des résistants dans la ville de Torghondi, frontalière avec le Turkménistan, ont prématurément fait détonner la bombe avant l'arrivée sur le lieu du convoi du ministre.

Source: xinhua


Province de Kandahar (sud)  

25-02

Un responsable afghan a été abattu dans la province de Kandahar, a-t-on appris de source officielle.
"Le directeur du département culturel Abdul Majed Babai faisait des courses ce matin dans la ville de Kandahar la capitale de la province de Kandahar quand deux hommes armés à moto ont ouvert le feu et le tuant sur le coup", a déclaré à Xinhua Mohammad Shah Farooq, un haut responsable de la police.
Les résistants n'ont fait pour l'instant aucun commentaire sur cet incident.

Source: xinhua

01-03

Dans la ville, une seconde voiture a explosé près du près du siège de la police de la province, tuant un civil et blessant seize personnes, neuf policiers et sept civils, a déclaré le numéro 2 de la police provinciale, Fazel Mohammad Shairzad.

Kandahar est le berceau des résistants, dans une province où leurs bastions sont les plus nombreux, malgré la présence d'importants contingents des forces internationales.

http://www.romandie.com/infos/News2/100301112405.vyjvxyom.asp

 04-03

Cinq Pakistanais ont été tués par balles, un autre blessé, jeudi matin dans la ville de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, alors qu'ils se trouvaient dans le pays pour participer à la reconstruction d'une route, a expliqué Mohammad Shah Faroqi, chef adjoint de la police de Kandahar. Ils se rendaient sur leur lieu de travail, lorsque deux hommes à moto ont ouvert le feu sur leur minibus.

Ils travaillaient pour la joint-venture japonaise Saita et s'occupaient de réparer la route entre Kandahar et Punjwai.

http://fr.news.yahoo.com/3/

13/3
Dans les attaques de type commando, M. Bashari a reconnu que 35 personnes ont été tuées, dont 13 policiers, et 57 autres grièvement blessées.
Les attaques en série ont été menées par quatre kamikazes, a-t- il poursuivi..

« Il s'agissait d'une attaque organisée visant à pénétrer la prison de Kandahar», a déclaré M. Bashari lors d'une conférence de presse à Kaboul.

Source: xinhua


Province de Khost (sud-est)

09-03

Les forces de sécurité afghanes ont encerclé lundi des résistants dans la ville de Khost, capitale de la province du même nom, et des fusillades se poursuivent toujours, selon la police locale.
Cette attaque et les fusillades surviennent peu après la visite du secrétaire américain à
la Defence Robert Gates en Afghanistan.

Source: xinhua

http://french.peopledaily.com.cn/International/6912721.html


Province de Koundouz,

26-02

Un affrontement opposant les forces afghanes et le contingent international aux résistants a éclaté jeudi dans le district de Chardara de la province de Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan, a annoncé le chef du district, Abdallah Wahid Omarkhil.
"Une unité des forces de sécurité afghanes et des troupes de
la Force d'assistance à la sécurité internationale (ISAF) exécutait une patrouille dans le village de Nahr-e-Sufi où des résistants ont ouvert le feu à 10H00 heure locale et depuis lors, le combat se poursuit dans la zone", a confié à l'agence Xinhua M. Omarkhil.
La province de Kunduz, une région relativement pacifique jusqu'au début de 2009, est devenue un théâtre de conflits croissants ces derniers mois.

Source: xinhua


Province de Paktia

12-03

Gardez, la capitale de la province de Paktia, dans l'est de l'Afghanistan.

Des hommes armés ont attaqué un poste de police près de Gardez. Un policier a été blessé dans l'échange de tirs qui a suivi. Puis, lorsque la force de réaction rapide est arrivée en renfort, les assaillants ont fait exploser une bombe, tuant trois de ses policiers d'élite et en blessant deux autres, rapporte le chef de la police provinciale Azizudin Wardak.

Le commandant de la force de réaction rapide figure parmi les morts.

Cette formation d'élite a récemment été créée pour répondre aux menaces dans la province de Paktia.

AP


Province de Paktikâ

10/3
"Cinq personnes, trois soldats afghans et deux garde-frontières sont morts dans un attaque à la voiture piégée", a déclaré Dawlat Khan Zadran, chef de la police de la province de Paktika.

Quatre autres membres des forces afghanes de sécurité ont été blessés.
Le chef de la police n'a pas précisé si l'attaque s'était produite près ou à l'intérieur de la base militaire afghane.
L'incident s'est déroulé dans le district de Barmal.
Huit roquettes ont ensuite été tirées sur la base, selon le responsable de la police qui n'a pas précisé s'il y avait eu des victimes.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/afghanistan-3-soldats-et-2-garde-frontieres-tues-dans-un-attaque-10-03-2010-842975.php

15-03

Dans la province de Paktika, les forces de sécurité afghane ont abattu trois candidats à l'attaque-suicide avant qu'ils ne puissent agir.

http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5g6sLIc78K20wLPkwoIU357UbxCzQ

16-03

Cinq résistants qui s'apprêtaient à exécutés des attaques kamikaze contre des bâtiments administratifs de la province de Paktika, dans le sud-est de l'Afghanistan, ont été tués lundi par les forces de l'ordre, annonce le ministère de l'Intérieur.

16/3

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/cinq-kamikazes-tues-dans-le-sud-est-afghan-5771623.html



1-2 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée 82 "


Civils tués                                                                  15.485 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  2.830 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  4.782

Résistant blessés                                               : ?  +  1.729  (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                               23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués  :  2192

Militaires et milice privés occupante blessés           : ? + 13.830


Suicides                                                                : 1421 + ?   (voir article)

300.000  souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure (Afghanistan & Irak) 


 CIA tués :                                                         :         11


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 5.588

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 5.926 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :  1.728

Collabo   blessés                                               :?   189 (chiffrebien  trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +25 


Le chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.


n° 322 - Lutte pour la libération du territoire & la victoire de la résistance Afghane - 23-02 au 22-03 - : Suite

n° 322 -   Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane -  23-02 au 22-03  - : Suite

:- Un vieil homme qui refusait de quitter sa maison ...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  Afghan 

n° 322 - du 3-02 au 22-03                                     C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "journal " est  visible :

sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

L'Afghanistan en chiffre. 

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1   Vidéos : Dingo 2 se renverse.

2-2 Vidéos : La situation pour les populations civiles afghanes demeure dramatique. 

2-3 Gareth Porter : La bataille à laquelle les médias ont cru.

2-4 Reporters : L’Etat français a déboursé la rondelette somme de 10 millions d’euros.

2-5 Remboursement des frais: "il ne s'agit pas de limiter la liberté des journalistes" …

2-6 De nouvelles mesures restreignent les médias afghans…



The War in Afghanistan Costs

 

Releve le 22-03 à 10.55


Cost of U.S. War and Occupation of Afghanistan

                                                            $260.864.167.981

 

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

    2-1  Vidéos : Dingo 2 se renverse...

Deux blindés belges se retournent en Afghanistan (vidéo)

Pas facile tous les jours pour nos soldats en mission en Afghanistan. Lundi, sur des routes en très mauvais état dans le nord du pays, deux blindés se sont renversés sur le flanc dans la région de Kunduz.

Cette info en vidéo

      Des véhicules de l'armée belge endommagés par l'état ...

        Dingo 2 se renverse

        La Belgique va poursuivre sa mission de maintien de la ...