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06/09/2012

Syrie : Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion -n°62 03-10

________________________________________ ________________________________________ Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance. Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources. ________________________________________ ________________________________________ Syrie : Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion n°62 03-10 C.De broeder & M.Lemaire ________________________________________ ________________________________________ Le " Dossier Syrie : Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage1" est visible : a) sur nos blogs : http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/ http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/ b) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm NB : Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be ________________________________________ ________________________________________ ________________________________________ Sommaire de la lutte pour la libération du territoire. Tiré à part Les chances d’une intervention occidentale augmentent. VERS UNE INTERVENTION MILITAIRE EN SYRIE ? Assad résolu à gagner la guerre, mais cela nécessite encore du temps. 1 Sur le terrain et les parlements 1-1 L'opposition parlementaire dénonce une mission militaire allemande près des eaux syriennes 2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 2.1 Un journaliste sur le conflit Syrie-Iran!! A VOIR!! 3 Les brèves 3-2 Pepe Escobar : La guerre du «Pipelineistan». 3-3 LE SOIR : : Londres appuie ouvertement la « rébellion »… -4 LE SOIR : - Les services britanniques et allemands actifs... 4 Dossier 4-1 Luc Michel : Pression de Sarkozy et BHL,: Hollande « prêt à intervenir en Syrie » ! 4-2 Armes chimiques syriennes: un prétexte pour une intervention occidentale 4-3 agoravox: Quand "normal" est synonyme de "traître". 4-4 Le bruit de bottes américaine s’amplifie ... 4-5 Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de l’ingérence" . 4-6 le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov. : Les armes chimiques syriennes sont en sûreté 4-7 L’Iran considère la sécurité de la Syrie comme la sienne. 4-8 Ahmadinejad : « Nous sommes tombés dans le piège de nos ennemis ». 5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 5-1 Le général français Jean Fleury: «Nous sommes incapables d’affronter l'armée de l'air syrienne». 6 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion 6-1 Syrie : La guerre secrète. 6-2 Mais quels principes guident Hollande en politique étrangère ?. 6-3 Boris Pavlichtchev : Les armes chimiques comme dernier argument ________________________________________ ________________________________________ iré à part Les chances d’une intervention occidentale augmentent. En évoquant son arsenal chimique et en exportant sa guerre vers les pays frontaliers, le régime de Bachar El-Assad est en train de pousser les pays occidentaux à intervenir en Syrie, estime le quotidien panarabe Al-Hayat. Depuis un mois environ, les signaux se multiplient quant à la possibilité d'une intervention étrangère dans la crise syrienne. Certains diront sans doute : "Est-ce par amour pour la Syrie ?" La réponse est non, bien évidemment, et le problème n'a rien à voir avec l'amour ou la haine. Mais parce que l'affaire n'est plus exclusivement syrienne, les chances d'une intervention augmentent. Car, si la question libyenne se limitait à la Libye et la tunisienne à la seule Tunisie, dans le cas de la Syrie c'est le Moyen-Orient qui est remis en cause, là où se forme ou explose le monde post-Ottomans [les pays nés de la fin de l'Empire ottoman en 1920]. Le régime syrien, passé maître dans le maniement des "cartes" régionales, a abusé de ce jeu qui se retourne contre lui. La première nouveauté – et la plus importante – concerne les armes chimiques. Le régime a cru malin de révéler qu'il en possédait sans réaliser qu'il déplaçait ainsi le débat à un niveau alarmant. La deuxième question récemment soulevée est celle du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avec ses activités et son influence. Là encore, le régime a voulu exploiter habilement cette "carte", mais voilà qu'Ankara accuse Damas d'être derrière les attentats contre ses forces à Gazantiep [le 21 août : 9 morts et 70 blessés]. La troisième nouveauté concerne l'afflux des réfugiés vers la Turquie, dont le nombre approche les 100 000, devenant autant un problème syrien que turc. Autrement dit, la probabilité d'une intervention augmente à mesure que la crise syrienne déborde de ses frontières. Les mises en garde de la France contre l'embrasement du Liban vont dans ce sens. On peut relever diverses indications ces derniers jours, dont la déclaration du ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, évoquant une zone d'exclusion aérienne, la création par les Etats-Unis et la Turquie d'un "mécanisme de coordination complet sur la Syrie", l'appel de l'Italie à une réunion de ses alliés pour examiner "l'après-Assad" ou encore le retour du porte-avions USS John C. Stennisdans le Golfe. Il ne faut pas oublier cependant les sérieux obstacles d'une intervention militaire, à commencer par les réactions russe et iranienne, en passant par les peurs occidentales d'Al-Qaida, le calendrier des élections américaines [le 6 novembre], la situation des économies occidentales ou les expériences traumatisantes en Irak ou en Afghanistan et enfin la situation de l'opposition syrienne et la capacité de l'Armée syrienne libre (ASL) à accueillir une intervention étrangère. Mais le plus important est que le régime syrien, en manipulant ce qu'il considère comme ses "cartes", est en train de précipiter une confrontation inévitable. En ajoutant la violence sauvage de la répression et le nombre des morts qui approche les 25 000, sans parler des blessés, des défigurés, des détenus et des 3 millions de réfugiés ou déplacés, l'issue devient de plus en plus difficile. Les dirigeants de Damas ont tenu à pousser leur jeu politique et diplomatique à l'extrême, en entraînant la Russie et l'Iran, tandis que militairement ils usent démesurément de leurs forces terrestres et aériennes. Quel plus grand symbole de débordement politique et militaire que le bombardement par un avion syrien de son peuple réfugié sur le territoire irakien ! Le monde ne pourra le supporter. ________________________________________ VERS UNE INTERVENTION MILITAIRE EN SYRIE ? (Hollande l'a laissé entendre ce 27 août) Mais elle ne serait pas seule dans l'aventure. La raison ou le prétexte : les armes chimiques dont on suppose que le régime syrien pourrait les employer. (ou le Hezbollah, craint Israël) Autres signes ou perspectives : une zone d'exclusion aérienne, la création par les Etats-Unis et la Turquie d'un "mécanisme de coordination complet sur la Syrie", l'appel de l'Italie à une réunion de ses alliés pour examiner "l'après-Assad" ou encore le retour du porte-avions USS John C. Stennisdans le Golfe. Problèmes en vue : les réactions de l’Iran, de la Russie, de la Chine, la contagion au Liban, le comportement d’Israël (son projet d’attaque des sites nucléaires de l’Iran) les tensions de la Turquie avec les Kurdes…sans parler de la guerre civile déjà en cours en Syrie. Les risques d’embrasement de toute la région. Et des conséquences pour l’économie mondiale. HOLLANDE PRET A INTERVENIR EN SYRIE L’emploi d’armes chimiques par le régime syrien serait «une cause légitime d’intervention directe» de la communauté internationale, a déclaré lundi le président français François Hollande. «Je le dis avec la solennité qui convient: nous restons très vigilants avec nos alliés pour prévenir l’emploi d’armes chimiques par le régime (syrien) qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d’intervention directe», a dit le chef de l’Etat, en ouvrant à Paris une conférence annuelle réunissant quelque 200 ambassadeurs français. «Je sais la difficulté de la tâche, je mesure les risques mais l’enjeu dépasse la Syrie. Il concerne toute la sécurité du Moyen-Orient et en particulier l’indépendance et la stabilité du Liban», a poursuivi le chef de l’Etat français. Le président américain Barack Obama avait lui aussi, la semaine dernière, averti le régime de Bachar al-Assad qu’un recours aux armes chimiques ou même leur déplacement reviendrait à franchir une «ligne rouge» pour Washington et brandi la menace, le cas échéant, d’une intervention militaire. Paris promet de reconnaître le gouvernement d'une Syrie nouvelle Intervenant lundi à Paris, lors de la 20ème conférence annuelle des ambassadeurs de France, le président français François Hollande a appelé l'opposition syrienne à former "un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif" et s'est dit prêt à le reconnaître. La France demande à l'opposition syrienne de "constituer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif, qui puisse devenir le représentant légitime de la nouvelle Syrie. La France reconnaîtra le gouvernement provisoire de la nouvelle Syrie dès sa formation", a déclaré M.Hollande, en appelant de nouveau à une "transition politique" rapide en Syrie. Depuis la mi-mars 2011, la Syrie est secouée par un puissant mouvement de contestation du régime en place. Les pays occidentaux cherchent à obtenir le départ du président Bachar el-Assad afin de mettre fin aux hostilités qui ont déjà fait environ 20.000 morts, selon l'opposition et des ONG, alors que Damas ne fait état que de 8.000 victimes. La Russie et la Chine craignent qu'une ingérence extérieure en Syrie ne détruise l'Etat syrien et n'étende encore plus le conflit ________________________________________ Assad résolu à gagner la guerre, mais cela nécessite encore du temps. Le président syrien Bachar al-Assad s'est dit déterminé à vaincre la guerre tout en admettant que cela prendrait du temps, selon des extraits d'une interview diffusés mercredi. "Je peux résumer (la situation) en une phrase: nous progressons, la situation sur le terrain est meilleure mais nous n'avons pas encore gagné, cela nécessite encore du temps, vu que nous sommes confrontés à une guerre régionale et mondiale", a-t-il dit dans cette interview à la chaîne privée pro-régime Ad-Dounia qui la diffusera in extenso mercredi soir. Les zones tampons M. Assad a en outre qualifié d’"irréaliste" la création de zones tampons en Syrie évoquée par les Occidentaux et la Turquie et qui devrait être à l'ordre du jour d'une réunion ministérielle jeudi du Conseil de sécurité de l'ONU à New York. "Parler de zones tampons n'est premièrement pas (ndlr, une option) sur la table, et deuxièmement c'est (une idée) irréaliste même pour les Etats hostiles et ennemis de la Syrie", a-t-il affirmé. De telles mesures nécessitent quoiqu'il en soit une résolution du Conseil de sécurité, où la Russie et la Chine, des pays alliés du régime syrien, bloquent tout résolution s'ingérant dans les affaires syriennes. Les défections Par ailleurs, le président Assad a minimisé les défections de certains responsables ces derniers mois, estimant que le pays est désormais "nettoyé" des personnes dénuées de patriotisme. "Les gens patriotes et les gens bien ne s'enfuient pas, ne quittent pas la patrie. Finalement, cette opération est positive, c'est une opération d'auto-nettoyage de l'Etat premièrement et de la nation en général", a-t-il expliqué. Hommage à l’armée M. Assad a de nouveau rendu hommage à l'armée régulière et aux forces de sécurité qui, en combattant les rebelles à travers le pays, "mènent des actes héroïques". "Ce sont les forces armées qui résistent le plus dans ce pays". Malgré les erreurs…un lien solide entre le régime et le peuple Le président a réitéré que "malgré les nombreuses erreurs, il existe un lien solide" entre le régime et le peuple syriens. "Tout le monde est inquiet pour sa patrie, c'est normal. Mais ils (les anti-régime) ne parviendront pas à répandre la peur, ils n'y parviendront jamais", a-t-il souligné. "Je dis aux Syriens, le destin est entre vos mains et pas entre les mains d'autrui. La Syrie n'a pas besoin de leçons dans les questions de souveraineté ni les questions nationales, ni des pays amis, ni des pays ennemis", a martelé le président syrien. Le régime syrien accuse la rébellion de comploter à l'instigation de l'Occident et des pays comme l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie pour semer le chaos en Syrie. http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=76591&frid=18&cid=18&fromval=1&seccatid=37 ________________________________________ ________________________________________ 1 Sur le terrain et les parlements 1-1 L'opposition parlementaire dénonce une mission militaire allemande près des eaux syriennes Traduit de Prensa Latina. Les partis d'opposition au parlement allemand ont exigé une déclaration du gouvernement de Angela Merkel à propos d'une collaboration secrète avec des groupes armés rebelles en Syrie. Le député des Verts, Hans CristianStroebele a dit, lors d'une conférence de presse que "si le gouvernement rejette la demande des trois partis d'opposition au Bundestag, les organismes de contrôle des services secrets devraient traiter ce sujet à bref délai". Le Parti Die Linke a également exigé une explication. Le député socialdémocrate Fritz Rudolf Koerper a déclaré que "la mission du navire de guerre allemand s'effectue en marge du droit international et du mandat parlementaire pour la mission UNIFIL de l'ONU." Le journal allemand BildamSonntag a informé qu'un navire allemand de surveillance militaire croisait dans les eaux internationales près des côtés syriennes. "Le navire contient des instruments de technologie d'espionnage de la dernière génération des services de renseignements, le BND. Ce navire est capable de surveiller des mouvements de troupes jusqu’à 600 km à l'intérieur du pays. L'armée allemande et le BND fournit des informations aux services de renseignements des Etats-Unis et de Grande Bretagne, qui les transmettent à leur tour aux groupes armés en Syrie". Selon le député Stoebele, la fourniture de renseignements aux groupes armés signifierait une intervention illégale dans une guerre civile". Bernd Riexinger, président de Die Linke, déclare: "Nous devons éviter que des aventuriers irresponsablesengagent l'Allemagne dans une guerre. Notre armée doit rester sous le contrôle du parlement et pas sous celui des services de renseignements. Les socialistes allemands ont exigé le retrait immédiat de tout le personnel militaire allemand de la région 20 août 2012 ________________________________________ ________________________________________ 2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 2.1 Un journaliste sur le conflit Syrie-Iran!! A VOIR!! http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=aMlzbFrwtRk ________________________________________ 2.2 LE SOIR : Les rebelles à Alep sont lourdement armés Alors que plusieurs quartiers chrétiens de la capitale Damas, réputés favorables au régime, ont été touchés pour la première fois ce mercredi par des combats, à Alep les rebelles tentent désormais de s'emparer des sièges des services de renseignements. Est-ce un objectif raisonnable ? Il semble bien que oui : les observateurs des Nations unies confirment que l'insurrection dispose désormais à Alep de blindés et d'armes lourdes. Après avoir déjà pris le contrôle de trois commissariats dans cette ville, les insurgés contrôleraient désormais « 50 % » de la métropole du Nord et la quasi-totalité de la province d'Alep. « Nous espérons créer une zone sécurisée à Alep et Idleb (nord-ouest, à la frontière avec la Turquie) », a même précisé un commandant de l'Armée syrienne libre. Au même moment, l'armée turque effectue des manouvres près de sa frontière sud-est avec la Syrie, histoire de tester la vitesse et la maniabilité de ses chars. La Grèce, elle, va tripler le nombre de ses gardes-frontières avec la Turquie, pour parer à un éventuel afflux d'immigrés de Syrie. Des armes chimiques ? Dans ce qui apparaît comme un moment crucial pour l'avenir du régime, comme l'a reconnu le président Assad lui-même, hier, une information non confirmée mais inquiétante est remontée le 27 juillet via un site djihadiste turc : l'Armée syrienne de libération aurait mis la main sur « de l'équipement d'armes chimiques » provenant d'une base militaire d'Alep. Sur la vidéo postée sur le site, les combattants montrent non seulement des masques à gaz, mais aussi ce qu'ils présentent comme tout un « équipement d'armes chimiques et biologiques ». (Alain Lallemand, afp.) LE SOIR - 2 août 2012 ________________________________________ ________________________________________ 3 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 3-2 Pepe Escobar : La guerre du «Pipelineistan». Si nous observons bien toutes les guerres qui se déroulent depuis la dissolution du contrepoids soviétique, elles ne profitent qu'à une seule entité, en crise profonde par ailleurs, l'empire de la finance spéculative et usuraire basé aux USA avec ses agences israéliennes et euro-atlantistes... L'empire des idéologies combinées, au choix, néoconservatrices, néolibérales, néo-évangélistes chrétiennes sionistes, néo-islamistes wahhabites et sionistes tout court. Contre tout le reste des êtres humains. Le 1% qui divise et manipule les 99%. Tout est fait pour empêcher que les pays européens ne rompent avec cet empire vermoulu, tout est fait pour prendre en otage le peuple américain et les juifs, et tout est fait pour externaliser la crise par une logique de guerre de civilisations, de religions ou desectes. http://oumma.com/13848/syrie-guerre-pipelineistan | le 22. août 2012 – Par Pepe Escobar ________________________________________ 3-3 LE SOIR : : Londres appuie ouvertement la « rébellion »… La Grande-Bretagne va consacrer 5 millions de livres (6,3 millions d'euros) au soutien des rebelles en Syrie dans leur lutte contre le gouvernement de Damas. Selon le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, ce soutien consiste en appareils de radio-communication, médicaments et tenues de combat. Les contacts diplomatiques avec la branche politique de l'Armée syrienne libre vont par ailleurs être intensifiés, a ajouté le chef de la diplomatie britannique. « Il ne s'agit pas de prendre parti dans une guerre civile », explique-t-il. Mais « le risque de chaos et de vide total du pouvoir est si important que nous devons à présent établir des relations avec ceux qui pourraient gouverner la Syrie à l'avenir », fait-il valoir. Londres, dans ses contacts avec l'opposition syrienne, insistera sur la nécessité du droit international et des droits de l'homme, « quelles que soient les horreurs perpétrées par le régime » actuel, selon William Hague. Sur le terrain, précisément des combats entre forces syriennes et insurgés se poursuivaient vendredi à Alep et à la périphérie de la capitale Damas. Dans un quartier rebelle d'Alep, un obus est tombé sur une boulangerie, faisant une dizaine de morts, dont trois enfants, selon des journalistes de l'Agence France-Presse. Par ailleurs, une manifestation organisée tous les vendredis après la prière depuis le début de la révolte en mars 2011 a été violemment réprimée dans un quartier bourgeois (Nouvel Alep) sous contrôle de l'armée. Celle-ci a ouvert le feu sur la foule, tuant un étudiant de 19 ans. 2012 (afp, ap, belga, dpa) ________________________________________ 3-4 LE SOIR : - Les services britanniques et allemands actifs... 4-1 Les services secrets britanniques et allemands fournissent de l'aide aux rebelles en Syrie, rapportent dimanche des journaux européens. Selon le Sunday Times, qui cite un responsable de l'opposition, les services secrets britanniques ont aidé les rebelles à lancer plusieurs attaques réussies contre les forces du régime. « Les services secrets britanniques observent attentivement ce qui se passe depuis Chypre, a déclaré ce responsable. Les Britanniques donnent des informations aux Turcs et aux Américains. » Selon ce responsable, les autorités britanniques « approuvent à 100 % » les informations secrètes qui sont transmises depuis leurs bases militaires chypriotes en passant par la Turquie jusqu'aux rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), composée de déserteurs et de combattants civils. Les informations transmises ont concerné en particulier les mouvements de l'armée régulière vers Alep, deuxième ville du pays et théâtre d'une bataille cruciale pour le régime depuis près d'un mois. L'hebdomadaire allemand BildamSonntag rapporte de son côté que des agents du Service fédéral de renseignement (BND) croisant au large de la Syrie observent grâce à des techniques sophistiquées les mouvements des troupes syriennes jusqu'à 600 km à l'intérieur du pays et transmettent ses informations aux services britanniques et américains pour qu'elles parviennent aux rebelles. Les pays occidentaux, qui réclament le départ d'Assad, répètent qu'ils ne veulent pas armer les rebelles, évoquant en particulier le risque de voir cet arsenal tomber entre les mains d'extrémistes islamistes. Mais plusieurs pays ont déjà évoqué une aide dans le domaine de la communication. 20 août 2012 (afp) Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. ________________________________________ ________________________________________ 4 Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 4-1 Luc Michel : Pression de Sarkozy et BHL,: Hollande « prêt à intervenir en Syrie » ! Mis sous pression par BHL et les Neocons de Sarkozy, le nouveau président français Hollande est prêt à lancer la France dans une nouvelle agression néocoloniale … Luc MICHEl pour SyriaCommittees / avec PCN-SPO – AFP / 2012 08 27 / Après les Neocons à passeports français de Sarkozy et leurs alliés Likudniks à passeports français style BHL, voici la « gauche américaine », l’aile social-démocrate du NATO, et ses alliés vert-kakis (1) … Pauvre France ! HOLLANDE VEUT REJOUER EN LIBYE LE SCENARIO DU PSEUDO CNT « LIBYEN » Cette France prostituée aux USA, qui assure en août la présidence tournante du Conseil de sécurité de l'ONU, a convoqué ce jeudi à New York une réunion ministérielle consacrée à la Syrie, « centrée sur l'aspect humanitaire de la crise » (sic). François Hollande cherche depuis ce lundi à prendre l'initiative sur le dossier syrien, s'engageant à « reconnaître un gouvernement provisoire syrien dès lors qu'il serait constitué ». Le prétexte, l’impérialisme a une imagination limitée, est les fameuses « armes chimiques syriennes ». Le président français, faisant écho à son maître américain Barack Obama, a prévenu que "l'emploi d'armes chimiques" par le régime de Damas constituerait "une cause légitime d'intervention directe" pour la soi-disant Communauté internationale, une communauté réduite à l’Empire yankee, ses valets de l’OTAN et de l’OTASE, et ses clients arabo-musulmans. « La France demande à l'opposition syrienne de constituer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif, qui puisse devenir le représentant légitime (resic) de la nouvelle Syrie. Nous engageons nos partenaires arabes à accélérer cette démarche. Et la France reconnaîtra le gouvernement provisoire de la nouvelle Syrie dès lors qu'il aura été formé », a déclaré le chef de l'Etat devant les ambassadeurs français réunis à l'Elysée, légitimant diplomatiquement par avance une agression politico-militaire déjà bien engagée dans la réalité. OBAMA ET HOLLANDE : HIS MASTER VOICE ! Par ailleurs, la France et ses alliés restent "très vigilants" pour "prévenir l'emploi d'armes chimiques par le régime (de Damas, NDLR), qui serait pour la communauté internationale une cause légitime d'intervention directe", a-t-il lancé, s'exprimant "avec solennité" (resic), selon ses propres termes. Ici aussi Hollande est la voix servile de son maître yankee. Le président américain Barack Obama a qualifié la semaine dernière de "ligne rouge" la menace d'une guerre chimique ou bactériologique en Syrie, précisant ainsi ce qui pourrait amener les Etats-Unis à intervenir militairement dans ce conflit. Le président français a fait savoir lundi, après son discours, qu'il « n'avait pas connaissance de menace précise de la part du régime de Damas sur ce point ». Dix ans après les médiamensonges de Colin Powell à l’ONU et ceux du « Memorandum Blair » (2) sur les pseudo « armes de destruction massives irakiennes », les USA et l’OTAN, sans pudeur ni vergogne, nous resservent le mensonge faisandé. LA FRANCE DE HOLLANDE CHARGEE DE RELANCER L’OFFENSIVE DIPLOMATIQUE A L’ONU François Hollande a souhaité "intensifier les efforts pour que la transition politique ait lieu le plus vite possible" en Syrie, alors que le complot occidental anti-syrien est bloqué depuis des mois au Conseil de sécurité des Nations unies. La France apporte "un soutien appuyé à ceux qui oeuvrent sur le terrain pour une Syrie libre, démocratique, et garantissant la sécurité de toutes ses communautés" (sic), notamment "ceux qui organisent les zones libérées sur le territoire syrien" (resic), a-t-il poursuivi, évoquant "l'initiative des zones tampons proposées par la Turquie". Des propos odieux et irresponsables au moment même où la presse internationale doit reconnaître la présence massive des djihadistes islamistes et des terroristes d’al-Qaida en Syrie, encadrant la soi-disant ASL (3). Le chef de l'Etat a aussi dit continuer "autant que nécessaire le travail de pression et de conviction au Conseil de sécurité pour parvenir à un consensus de la communauté internationale" sur la Syrie. La Russie et la Chine - soutenues par le puissant Groupe de Shanghai, l’ALBA latino-américaine et une partie des BRICS - ont posé leur veto à trois projets de résolution qui auraient ouvert la voie à des sanctions contre le régime du président Bachar el-Assad. Sur ce point, Hollande a dénoncé le "blocage du système" qui "conduit soit à son contournement, soit à son impuissance". "C'est pourquoi je dis à la Russie et à la Chine que, dans la crise syrienne, leur attitude affaiblit notre capacité à accomplir le mandat que la charte des Nations unies nous a confié", a-t-il estimé. La semaine dernière, François Hollande a reçu à l'Elysée cinq représentants du Conseil national syrien (CNS), créé et financé par l’OTAN, le Qatar et l’AKP islamiste turque, ainsi que le représentant spécial des Nations unies pour la Syrie, Lakhdar Brahimi. Après Sarkozy, voici Hollande devenu le chien enragé de l’OTAN. Ceux qui – au PCF et au Front de Gauche (4) – ont contribué à élire cette nouvelle carpette des USA ont leur lourde part de responsabilité. Comment pouvait-il en être autrement avec la participation des vert-kakis – ancien pacifistes reconvertis dans le lobbyisme pro guerre en faveur de l’OTAN - au nouveau gouvernement de gauche ? LM http://www.facebook.com/syria.committees?sk=notes#!/notes/syria-committees-comites-syrie/-syria-committees-a-la-suite-de-sarkozy-et-bhl-hollande-pret-a-intervenir-en-syr/493798213982267 (1) Luc MICHEL, PCN-INFO / SYRIE : LES VERT-KAKIS FRANCAIS APPELLENT A L’AGRESSION ARMEE DIRECTE DE L’OTAN ! sur : http://www.facebook.com/notes/pcn-ncp-parti-communautaire-national-europ%C3%A9en/-pcn-info-syrie-les-vert-kakis-francais-appellent-a-lagression-armee-directe-de-/516876394994961 (2) PCN-SPO / ANALYSIS / AFTER IRAQ, SYRIA ??? … JULY 23, A DAY OF INFAMY! sur : http://www.elac-committees.org/2012/07/27/pcn-spo-analysis-after-iraq-syria-%E2%80%A6-july-23-a-day-of-infamy/ (3) Luc MICHEL, SYRIA COMMITTEES / LES DJIHADISTES DE LA PSEUDO ASL EN PLEINE LUMIERE DANS LES MEDIAS ET LES THINK TANK DE L’OTAN ! sur : http://www.elac-committees.org/2012/08/18/syria-committees-les-djihadistes-de-la-pseudo-asl-en-pleine-lumiere-dans-les-medias-et-les-think-tank-de-l%E2%80%99otan/ ; PCN-SPO / WEBSITE DU CFR : AL-QAIDA EN SYRIE AVEC L’ASL MADE IN NATO ! sur : http://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office#!/notes/pcn-ncp-press-office-service-de-presse-du-pcn/-pcn-spo-website-du-cfr-al-qaida-en-syrie-avec-lasl-made-in-nato-/406622452736046 et PCN-SPO / “LIBYAN FIGHTERS JOIN SYRIAN REVOLT” – DIXIT REUTERS sur : http://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office#!/notes/pcn-ncp-press-office-service-de-presse-du-pcn/-pcn-spo-libyan-fighters-join-syrian-revolt-dixit-reuters/408851972513094 (4) Luc MICHEL et Karel HUYBRECHTS, PCN-INFO / L’HUMANITE (PARIS) REJOINT LES « COMMUNISTES DE WASHINGTON » QUI SOUTIENNENT L’AGRESSION CONTRE LA SYRIE ! Mardi 28 août 2012 Luc Michel : sur : http://www.facebook.com/PCN.NCP.press.office#!/notes/pcn-ncp-parti-communautaire-national-europ%C3%A9en/-pcn-info-lhumanite-paris-rejoint-les-communistes-de-washington-qui-soutiennent-/514040495278551 ________________________________________ 4-2 Armes chimiques syriennes: un prétexte pour une intervention occidentale. En déclarant que le régime de Damas possède des armes chimiques, l'Occident cherche un prétexte pour une intervention armée en Syrie, estime le vice-premier ministre syrien chargé des questions économiques Qadri Jamil. "Les pays occidentaux cherchent un prétexte pour s'ingérer dans les affaires intérieures de la Syrie. Si un prétexte ne convient pas, ils en trouveront un autre", a-t-il déclaré mardi lors d'une conférence de presse à RIA Novosti. Le responsable syrien répondait ainsi à la question de savoir si Damas possédait des armes chimiques de fabrication russe. Le président américain Barack Obama a indiqué lundi que toute utilisation d'armes chimiques ou biologiques en Syrie pourrait modifier la position de Washington concernant une intervention armée dans le conflit syrien. Selon M. Jamil, depuis le premier veto opposé par la Russie et la Chine à un projet de résolution sur la Syrie, les pays occidentaux cherchent la moindre occasion de lancer une opération militaire en Syrie. Le 23 juillet dernier, le porte-parole de la diplomatie syrienne Jihad Makdessi a fait savoir que Damas pourrait recourir aux armes chimiques en cas d'intervention militaire étrangère. Le diplomate a dans le même temps souligné que ces armes ne seraient jamais utilisées contre la population civile. L'ingérence étrangère empêche le règlement de la situation en Syrie, a continué le vice-premier ministre syrien Qadri Jamil lors du même entretien avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. "Nous avons beaucoup de difficultés. La première, c'est l'ingérence étrangère dans nos affaires qui empêche le règlement de la situation par les Syriens", a insisté M.Jamil. Selon le vice-premier ministre syrien, Damas cherche à résoudre la situation actuelle: "le gouvernement travaille sous le slogan de la réconciliation nationale. Toutes les parties doivent apprendre à accepter un compromis". D'autre part la mise en place d'un mécanisme de désarmement de l'opposition doit constituer le premier pas vers le règlement du conflit syrien, "Il est nécessaire d'élaborer un mécanisme de restitution des armes. Cette démarche permettra de stabiliser la situation et c'est sur cette base qu'on pourra résoudre les questions d'ordre politique", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse au siège de RIA Novosti. Une fois cette condition accomplie, il sera possible de passer au dialogue pour mettre en place une trêve nationale basée sur les intérêts de toutes les parties, a conclu le ministre. 21/08/2012 http://fr.rian.ru/world/20120821/195745512.html ________________________________________ 4-3 agoravox: Quand "normal" est synonyme de "traître". On en apprend tous les jours. Le sens des mots changent. Ainsi, jusqu’à présent, « normal » s’opposait à « fou » et Hollande à Sarkozy, le président agité, bourré de tics, fou des US et de libéralisme. Fou de vouloir livrer notre pays aux US et à Israël. « Normal », cela pouvait signifier « sain », « réfléchi », « calme » et aussi Français d’une certaine façon. Non. Pour ceux qui auront entendu le discours prononcé par Hollande à l’occasion de la commémoration de la libération de Paris, il est clair que ce morceau de bravoure, qui n’est pas sans rappeler, par l’indignation qu’il ne peut manquer de soulever, le discours de Sarkozy à Dakar, est un acte de soumission à l’Empire. Oui, on sait bien qu’il est de ce camp-là, hélas chers amis socialistes, mais le voir clamé en public, d’une manière aussi nette, voilà qui est rude pour le peuple français. J’appelle « peuple français » les citoyens qui lisent et parlent français et utilisent ces deux qualités pour s’informer et savoir ce qui se trame dans la sphère d’un président « normal ». Remarquez, quand le loup dit au chaperon rouge : « Viens petit chaperon rouge, je vais te donner des galettes » alors qu’il a l’intention de la bouffer, c’est dans le fond un loup « normal ». Voici le lien de ce discours. Pris sur le site de l’Elysée qui n’est pas un site complotiste. Quoique… http://www.elysee.fr/president/les-actualites/declarations/2012/discours-du-president-de-la-republique-a.13803.html Et voici le passage dans lequel, Hollande compare les résistants français à l’armada des agités, payés par l’étranger, que nos medias propagandistes appellent la « résistance syrienne ». Je pense en cet instant au peuple syrien, opprimé par un régime qui n'est plus animé que par la peur de disparaître. Ce régime disparaîtra parce que — et c'est la leçon que nous pouvons livrer au monde — quand la liberté est en marche, rien ni personne ne peut l'arrêter. La France a pris et prendra les initiatives nécessaires en soutien de la révolution syrienne, sur le plan politique, sur le plan diplomatique, sur le plan humanitaire pour aider au soulèvement. Hollande nous prend-il pour des imbéciles ? Pour des ignorants ? Croit-il que nous ne connaissons pas l’Histoire ? Croit-il que nous ne savons pas que la France et le Royaume-Uni qui, en 1920, étaient, en principe les alliés du roi Fayçal, après la bataille de Maysaloun, l’envoyèrent en exil pour se partager le Moyen-Orient ? Croit-il que nous ne sommes pas capables de faire le rapprochement entre l’invasion de la Tchécoslovaquie, par le Troisième Reich, et celle de la Libye ? Croit-il que nous ne sommes pas capables de comprendre que celle de la Syrie serait semblable à celle de la Pologne qui déclencha la deuxième guerre mondiale ? Ou M. Hollande, valet de l’Empire, ne connaît rien à l’Histoire. Est-ce cela être normal ? Etre ignorant ? La stratégie de l’Empire est simple. Voyez-là pour ce qu’elle est. Ils avaient pour alliés toute une clique de despotes avec qui ils travaillaient, les Ben Ali, Kadhafi et tutti quanti mais comme ces bougres étaient devenus trop gourmands, dangereux par les secrets qu’ils détenaient, ils ont profité de l’agitation de peuples malheureux pour changer leur petit personnel. Et mettre au pouvoir des intégristes qui sont les kapos de l’Empire. Ca coûte moins cher que d’envoyer des armées comme en Irak. Ce sont les Arabes qui bâillonnent les Arabes. Bien pensé les stratèges zuniens. Et par-dessus le marché, en Europe, on fait naître la frousse du salafiste, de l’intégriste qui coupe des mains. On fait monter l’extrême-droite qui, comme son nom l’indique est extrêmement à droite, c’est à dire, sous des airs populistes, (« sous des airs » étant une formule de stratégie guerrière économe.), soutien du libéralisme et des droites américaines et israéliennes. Quand le Qatar parle de donner de l’argent aux banlieues, est-ce pour leur donner aussi des armes ? Est-ce pour traiter la France comme la Tunisie, en faisant naître dans notre pays une scission violente entre communautés ? L’Empire aidera-t-il des intégristes sur notre territoire comme il le fait en Syrie ? En ce qui concerne l’affaire Syrienne c’est une bataille contre la Russie et Poutine. L’affaire des PussyRiot s’inscrit dans le cadre. Ceux qui clament leur indignation devant le traitement infligé à ces filles feraient mieux de les voir brandir, d’une manière idiote, le drapeau de l’Optor, officine avouée de la CIA. La Russie et Poutine, dictateur, lui aussi sanglant, sont les derniers remparts contre le déferlement de l’Empire. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/quand-normal-est-synonyme-de-121822 ________________________________________ 4-4 Le bruit de bottes américaine s’amplifie ... 26/08/2012 Les militaires américains planchent en urgence sur des plans d’intervention en Syrie le cas échéant pour sécuriser les armes chimiques du régime de Damas, ont indiqué responsables et experts à Washington. Aucune action militaire ne paraît imminente selon ces responsables, mais le Pentagone imagine des scénarios tous plus dangereux les uns que les autres pour empêcher que, dans le chaos croissant de la «guerre civile» en Syrie, ces stocks ne tombent entre les mains d’extrémistes islamistes, ou d’ultras du régime prêts à tout. Le président Barack Obama avait averti lundi le régime de Bachar Al Assad: un recours aux armes chimiques ou même leur déplacement reviendrait à franchir une «ligne rouge» pour Washington, inquiet pour ses alliés dans la région, à commencer par Israël. «Jusqu’ici, je n’ai pas donné l’ordre d’intervenir militairement» en Syrie, mais «si nous commencions à voir des quantités d’armes chimiques déplacées ou utilisées, cela changerait mon calcul», avait souligné M.Obama. «C’est une hypothèse complètement nouvelle car on n’a encore jamais vu historiquement un pays doté d’armes de destruction massive (ADM) pris dans une guerre civile», note Charles Blair, de la Fédération des scientifiques américains (FAS). «En Irak, les armées de George W.Bush intervenues en 2003 pour saisir des ADM – qui en fait n’existaient plus – avaient échoué à capturer certaines armes conventionnelles sensibles» ajoute cet expert en prolifération d’armements et en terrorisme. D’après Charles Blair en effet, malgré les efforts de l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA), plusieurs tonnes du puissant explosif HMX ont disparu dans la nature et des pillages ont eu lieu sur le site nucléaire de Tuwaitha (Irak). Que cela serve de leçon dans un pays très complexe comme la Syrie, où il est difficile d’avoir du renseignement fiable!, déclare Charles Blair, en prédisant «bien de mauvaises surprises» en cas d’intervention. Le régime syrien a reconnu pour la première fois fin juillet posséder de telles armes chimiques et a menacé de les utiliser en cas d’intervention militaire occidentale, mais jamais contre sa population. Les rebelles ont accusé le gouvernement syrien d’avoir déplacé certaines de ces armes aux frontières. D’après les experts, ces stocks datent des années 1970 et sont les plus importants du Proche-Orient avec des centaines de tonnes. Il s’agit notamment de gaz sarin et autres gaz innervant et d’autres agents comme le gaz moutarde, dispersés sur une cinquantaine d’endroits, selon ces sources «Nous n’avons pas de visibilité parfaite de tous les sites d’armes chimiques syriens mais nous avons des moyens très efficaces de surveiller leurs stocks», assure un haut responsable américain sous couvert de l’anonymat. D’après lui, Damas garde à ce stade «un bon contrôle» de ces sites. La surveillance est d’abord assurée par des satellites espions américains. Le recours au renseignement humain est plus délicat en raison des désordres dus à l’insurrection. Mais, en cas d’intervention, «le réseau de transfuges du régime» serait essentiel pour protéger ces arsenaux, estime Melissa Dalton, un ancienne fonctionnaire du Pentagone travaillant pour le groupe de recherches Center for a New American Security. A priori, les Forces spéciales américaines joueraient une rôle déterminant. Mais il faudrait probablement des unités conventionnelles plus importantes pour sécuriser les sites, relève le haut responsable américain. Une action militaire de ce genre serait sans doute menée conjointement avec des alliés des Etats-Unis, comme Israël, des pays de l’Otan et des pays arabes, estime Melissa Dalton. Une crainte d’Israël serait de voir des armes chimiques transférées au mouvement chiite Hezbollah au Liban, mais, déclare encore cette experte, le Hezbollah «sait très bien qu’il ne pourrait pas utiliser de telles armes sans risquer des représailles massives» d’Israël. Enfin, d’après Mme Dalton, Washington fera pression sur les Israéliens pour qu’ils évitent, dans une telle hypothèse, d’agir «unilatéralement afin d’empêcher que ces armes ne tombent en de mauvaises mains» à leurs frontières. http://www.algerie360.com/international/les-etats-unis-se-preparent-a-lintervenir-en-syriedes-scenarios-pour-controler-les-armes-chimiques/ ________________________________________ 4-5 Jean-Pierre Chevènement dénonce les "professionnels de l’ingérence" . L’ancien ministre de la Défense Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du MRC, a dénoncé le 15 août 2012 les "professionnels de l’ingérence" qui incitent la France "à intervenir militairement" en Syrie. - SC 16 août 2012 "La Syrie n’est ni la Tunisie ni l’Egypte. C’est un pays plongé dans une guerre civile inspirée et alimentée de l’extérieur", estime-t-il. Selon l’ancien ministre de la Défense, "des professionnels de l’ingérence poussent aujourd’hui la France à intervenir militairement, fusse par la seule voie aérienne, en violation de la légalité internationale et au côté de pays dont les ambitions et les intérêts ne sont pas les nôtres". "Le précédent libyen ne saurait être invoqué", déclare-t-il. La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU de mars 2011 a, selon lui, "été interprétée au-delà de son objectif proclamé -la protection des civils-, jusqu’à un changement de régime dont l’une des conséquences a été la déstabilisation du Mali". M. Chevènement rappelle que le président François Hollande "a plusieurs fois souligné que la France n’interviendrait pas en dehors d’un résolution du Conseil de sécurité des Nations-unies". "La politique de la France repose sur des principes et aucune campagne d’opinion ne doit l’en faire dévier", affirme-t-il. Selon le sénateur du territoire de Belfort, "la politique de « changement de régime » a été pratiquée en Irak" par l’ancien président américain George Bush en 2003, mais "elle ne saurait aujourd’hui recevoir la caution de la France". Dans le quotidien Le Monde, l’écrivain et essayiste Bernard-Henri Lévy, en pointe lors de l’intervention occidentale en Libye en 2011, a notamment lancé mardi un appel à une action militaire aérienne en Syrie Dépêche AFP, mercredi 15 août 2012. http://www.chevenement.fr/Syrie-Jean-Pierre-Chevenement-denonce-les-professionnels-de-l-ingerence_a1419.html ________________________________________ 4-6 le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov. : Les armes chimiques syriennes sont en sûreté Le gouvernement syrien a assuré Moscou de la sécurité de son stock d'armes chimiques, a indiqué vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, GennadyGatilov. La Russie travaille avec les autorités syriennes et s'est vue "garantir" que l'arsenal chimique syrien était bien gardé et ne tomberait pas entre de mauvaises mains, a indiqué M. Gatilov lors d'une interview publiée sur le site du ministère. "Les Syriens nous ont assuré qu'un contrôle strict était appliqué sur la sécurité de leurs armes chimiques, et qu'elles n'étaient pas menacées et ne couraient aucun risque pour le moment", a-t-il souligné. "Il nous a également été garanti que les armes chimiques ne quitterait sous aucune circonstance leur emplacement actuel", a ajouté le diplomate russe. La Russie continuera à travailler avec le gouvernement syrien sur la sécurité de son arsenal chimique, et appelle également d'autres partenaires étrangers à exercer leur influence potentielle sur l'opposition syrienne dans même but, a déclaré M. Gatilov. Il a averti que "toute perte de contrôle de la situation déboucherait sur des complications graves tant pour la Syrie que pour la région dans son ensemble". Le ministère syrien des Affaires étrangères a déclaré en juillet qu'il pourrait utiliser ses armes chimiques en cas d'agression étrangère. De telles armes chimiques ne seront cependant jamais utilisées dans le cadre du conflit civil actuel ni contre le peuple syrien, a expliqué le ministère. MOSCOU, (Xinhua) – 24 août ________________________________________ ________________________________________ 4-7 L’Iran considère la sécurité de la Syrie comme la sienne. Le président de la commission parlementaire iranienne pour la politique étrangère, AlaeddineBoroujerdi,. a déclaré dimanche que son pays considérait la sécurité de la Syrie comme la sienne, a rapporté l’agence de presse iranienne, IRNA. « Nous considérons la sécurité de la Syrie comme la nôtre », a déclaré M. Boroujerdi, à l’issue d’une rencontre à Damas avec le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid Mouallem. « En conséquence, nous resterons aux côtés de nos frères syriens », a souligné le responsable iranien cité par Irna. Pour sa part, M. Mouallem, a affirmé que Damas n’entamerait pas de négociations avec l’opposition tant que le pays n’aura pas été « purgé » des rebelles, selon l’agence IRNA. « Le projet de négociations entre le gouvernement syrien et l’opposition ne commencera qu’après que la Syrie sera purgée des groupes armés », a dit le ministre syrien à l’issue de la rencontre. « La condition pour toute négociation politique (…) est que cessent les violences des groupes armés et qu’une déclaration soit faite pour exprimer l’opposition à toute intervention militaire étrangère en Syrie », a ajouté M.Mouallem. La visite du responsable iranien, qui devait également rencontrer le président Bachar al-Assad et le vice-président Farouk al-Charaa, survient à quelques jours du sommet du mouvement des Non-Alignés (MNA) prévu à Téhéran les 30 et 31 août. Trente-six chefs d’Etat ou de gouvernement et une quarantaine de ministres ou hauts responsables sont attendus à la rencontre de Téhéran. 26/08/2012 http://www.algerie1.com/flash-dactu/liran-considere-la-securite-de-la-syrie-comme-la-sienne/ ________________________________________ 4-8 Ahmadinejad : « Nous sommes tombés dans le piège de nos ennemis ». Article placé le 16 août 2012, par Mecanopolis Extrait du discours de Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d’Iran, devant la Conférence de l’OCI, à la Mecque. « J’ai un amer constat à faire : malheureusement, nous, les Musulmans, nous sommes tombés dans le piège que nos ennemis nous ont tendus ! Nous entrons de plein pied dans une guerre totale, dévastatrice et vaine, une guerre à caractère fratricide, ethnique et tribale, qui pourrait durer des dizaines d’années. Malheureusement, certains pays jouent le jeu des ennemis. Ceux qui étaient arrivés au pouvoir, pour changer la politique hégémonique des Etats Unis envers notre région, ont tourné leur veste et ils veulent changer notre région, ils nous menacent de guerre. Je vous renvoie à l’Afghanistan, à l’Irak, la Libye, la Syrie, à Bahreïn, au Yémen… Dans ces pays qui tire sur qui ? Si nous acceptons que la justice et l’égalité sont le droit de tout un chacun, alors, nous allons accepter que nous sommes tous dans le même bateau, nos destins sont liés. Nous devons nous serrer les coudes, nous entre-aider, pour faire face à l’ennemi commun; nous devons faire front commun face à nos ennemis. L’OTAN rêve de s’emparer de notre région et nous, au lieu d’affronter ce danger, sur la foi de faux arguments, inventés ou imaginaires, ethniques ou tribaux, sommes devenus ennemis, sans savoir que ces hostilités gratuites offrent la meilleure occasion à nos vrais ennemis, pour nous envahir Source : IRIB ________________________________________ ________________________________________ 5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 5-1 Le général français Jean Fleury: «Nous sommes incapables d’affronter l'armée de l'air syrienne». Le général Jean Fleury, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air française, avoue la faiblesse de l’armée de l’air française face à celle de la Syrie Mohamed El-Ghazi Lundi 27 Août 2012 Le général Jean Fleury, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air française, avoue la faiblesse de l’armée de l’air française face à celle de la Syrie, en révélant que celle-ci «totalise environ 500 avions de combat, soit deux fois plus que la France». Dans une analyse publiée dans le journal Le Monde, ce militaire chevronné a estimé qu’avant toute intervention en Syrie, il faut que l’aviation ait au préalable la «maîtrise du ciel». Mieux encore, il a assuré que la zone d'exclusion aérienne réclamée par d'autres pose le même problème car pour détruire les appareils de Damas en vol, il faut une maîtrise du ciel parfaite. Il a expliqué que l’intervention de l’Otan en Libye «n’a pas été difficile, car la force aérienne libyenne était peu opérationnelle», et les moyens de défense terrestres ont été vite détruits. Pour la Syrie, a-t-il continué, «la chanson n'est pas la même. Son armée de l'air totalise environ 500 avions de combat, soit deux fois plus que la nôtre ; bien qu'une partie d'entre eux seulement soit moderne, leur nombre et la qualité d'un entraînement conduit en vue d'une guerre éventuelle avec Israël en font un adversaire sérieux», et d’affirmer : «Nous ne sommes pas de taille à l'affronter.» Il a rappelé, à cet effet, la tentative d'intrusion de l’avion de chasse turc, par laquelle les Turcs ont voulu tester la défense aérienne syrienne, et qui a été abattu immédiatement. «Pour venir à bout aujourd'hui de l'aviation de Bachar Al-Assad, il faudrait employer toute la machine de guerre américaine et utiliser les aéroports de Grèce et de Chypre, voire du Moyen-Orient.» Il a soutenu qu’en Libye, l’armée de l’air française a été placée au premier rang de la coalition, en conduisant le premier raid contre Benghazi. «Face à la Syrie, nous ne serions qu'une petite force d'appoint placée sous les ordres de Washington ; ce ne serait pas très glorieux», a-t-il admis. L’expert s’est étonné qu’un tel point de vue n’ait pas été émis, mais il s’est vite repris en expliquant que «ce serait reconnaître la faiblesse de notre aviation militaire». «Il est impossible aujourd'hui aux pouvoirs publics de proclamer cette faiblesse : la conclusion serait immédiate, le budget de la défense deviendrait prioritaire, ce qui serait contradictoire avec les engagements du président de la République», a-t-il conclu. http://algeriepatriotique.com/article/un-general-francais-nous-sommes-incapables-d-affronter-larmee-de-lair-syrienne ________________________________________ ________________________________________ 6 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 6-1 Syrie : La guerre secrète. Dans l’indifférence générale, le 23 novembre 2011, Le Canard enchaîné révélait que des agents de la DGSE interféraient dans les évènements de Syrie afin de déstabiliser le régime de Bachar Al Assad. Un mois plus tard, le député François Loncle interrogeait le gouvernement sur le rôle exact joué par le service action de la DGSE et le Commandement des opérations spéciales (COS) dépêchés en Turquie et au Liban. Mutisme du gouvernement et de la presse. [1] Il faut donc attendre le 6 août dernier pour qu’un grand quotidien national confirme que le service action de la DGSE menait des opérations de formation et de soutien aux groupes terroristes au plan des transmissions et de l’artillerie (mortiers, missiles antichars et canons de 105 mm). [2] Bien sûr, la DGSE n’est pas la seule à organiser la subversion contre la Syrie. La CIA opère également dans le sud de la Turquie où elle est impliquée dans l’acheminement d’armes aux terroristes opérant en Syrie, armes financées par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar. [3] Quant au BND - le service secret allemand - on vient d’apprendre qu’il usait d’une frégate-espion actuellement positionnée dans l’Est de la Méditerranée. [4] Le matériel électromagnétique très perfectionné dont est doté le navire lui permet de détecter tous les mouvements des troupes sur le sol syrien. Les données ainsi recueillies sont transmises aux services américains et britanniques qui, eux-mêmes, les ventilent aux terroristes. Les services britanniques procèdent à la même collecte et à la même diffusion de renseignements mais à partir d’une station implantée à Chypre. Cette guerre secrète menée contre la Syrie, en plus de contrevenir aux lois internationales, est responsable de la prolongation du conflit et du bain de sang qui en résulte. [1] François Loncle est député de l'Eure (PS) et membre de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. [2] Le Parisien, 6/08/2012, Richard Labévière, http://www.leparisien.fr/crise-egypte/l-option-diplomatiq... [3] Le Figaro, 21/06/2012, La CIA aiderait l'opposition syrienne depuis la Turquie, http://www.lefigaro.fr/international/2012/06/21/01003-201... [4] Le Figaro, 22/08/2012, La navire espion Oker fait des vagues en Allemagne, http://www.lefigaro.fr/international/2012/08/22/01003-201... http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2012/08/24/syrie-les-services-speciaux-a-l-oeuvre.html JPD ________________________________________ 6-2 Mais quels principes guident Hollande en politique étrangère ?. François Hollande vient d'appeler « l'opposition syrienne à créer un gouvernement provisoire, inclusif et représentatif ». Et il se dit prêt à en reconnaître la légitimité. Ces quelques mots soulèvent de nombreuses questions. D'abord, au nom de quoi un chef de gouvernement peut-il décider qu'un autre gouvernement est illégitime ? C'est contraire à toutes les règles internationales : ce sont les pays qui sont reconnus et non les gouvernements. Par exemple, lorsque le général de Gaulle reconnaît la République populaire de Chine en 1964, était-il devenu subitement marxiste-léniniste ? Eh bien, pas du tout ! Simplement, il y a vu une évidence : cette chine-là existait vraiment, et Taïwan n’était qu’un appendice US. Imaginez un monde où l’on reconnaît non pas les pays, mais les gouvernements de ces pays. Á chaque changement de gouvernement, il faudrait redéfinir les relations diplomatiques ? L’instabilité deviendrait la règle. La Syrie existe bel et bien. Elle a un gouvernement légitime, parce que constitué légalement selon les dispositions syriennes. Les choix sont du ressort exclusif des Syriens. Sils veulent changer de gouvernement, c’est leur affaire, et sils ne veulent pas, ce n’est toujours pas notre problème. > Cela s’appelle la « non-ingérence », principe de base des relations internationales. La France l’exige pour elle-même, elle doit s’y tenir pour les autres. > Mais plus encore, sur quels critères François Hollande va-t-il juger ce gouvernement « inclusif », c’est-à-dire ne laissant personne de côté ? Il va vérifier que les hommes de main des Turcs, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, les services spéciaux français, anglais, étasuniens, et tutti quanti, ont bien la place qu’ils méritent ? Et pire encore, par quel miracle va-t-il s’assurer de la « représentativité » de cette chose qu’il attend ? En suçant son pouce ? Ce qui semble la méthode la plus scientifique, vu le contexte ! > Mais selon ces pseudo-principes, on se demande pourquoi il faudrait se limiter à la Syrie ? Le gouvernement de Bahreïn lui convient, comme celui du Qatar ? Et le prince Saoud, qui fait décapiter au sabre des condamnés selon une moyenne de deux par semaine, ça lui va ? Et rien à dire sur la Jordanie ? J’allais oublier, et Israël, tout baigne ? La colonisation de territoires occupés c’est super, pas vrai ! L’asphyxie de Gaza, ça c’est de la gouvernance, mon pote ! Ce trépignement n’est que ridicule. Mais imaginons la suite. Voilà que la mer s’écarte, et un « gouvernement provisoire » tout droit sorti des poches étasuniennes vient se présenter devant l’invocateur. Comment fait-il pour le conduire à Damas ? Il fait la guerre ? > Un ancien chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Fleury, fait benoîtement remarquer que ça va être dur. Parce que l’armée syrienne compterait deux fois plus dravions de combat (environ 500 selon cette source) que l’armée française, restrictions budgétaires obligent. Ce même général explique que, même si ces avions ne sont pas tous « modernes », ils sont servis par des pilotes entraînés, expérimentés et préparés à une confrontation avec Israël. De plus, puisque ce serait une agression en terre étrangère, il faut compter avec la défense anti-aérienne syrienne. François Hollande devrait se souvenir que les Turcs ont testé la défense anti-aérienne syrienne pour lui : leur avion a tenu environ deux minutes au-dessus des eaux territoriales avant d’être abattu : c’est-à-dire qu’il na même pas pu survoler le territoire syrien ! Il devrait aussi se tenir au courant de l’actualité : les Russes et les Chinois ont déjà dit qu’ils ne toléreraient aucune intervention militaire en Syrie. Et l’agence Russe RIA Novosti fait presque un papier par semaine sur le système de défense anti-aérienne S-400, qui est décrit comme performant. Il pense peut-être que la DCA syrienne se limite à des pétoires de bédouins ? François Hollande, par cette déclaration stupide, ridiculise notre pays, et se range sottement dans le mauvais camp, celui qui est méchant et cupide, celui qui est sans avenir ! Résistance (http://www.resistance-politique.fr/article-mais-quels-princi...) ________________________________________ Boris Pavlichtchev : Les armes chimiques comme dernier argument Jeudi 23 août 2012 Les experts russes appellent à ne pas prendre trop au sérieux la menace d’employer les armes chimiques brandie par la Syrie. Ce sujet a été remis à l’ordre du jour par Barack Obama qui a prévenu que Damas s’exposerait aux conséquences sérieuses en cas d’emploi d’armes chimiques et même de leurs déplacements menaçants. C’est en juillet que Damas a fait une déclaration ronflante sur la possibilité d’emploi des armes chimiques. Le porte-parole du MAE syrien a émis, il est vrai, la réserve que cela se produirait seulement en cas d’une intervention militaire mais jamais contre la population pacifique. L’attaque chimique est peu probable comme le pense le rédacteur en chef de la revue Défense nationale Igor Korotchenko. « La déclaration syrienne est adressée uniquement aux pays qui pourraient utiliser les évènement en Syrie comme prétexte à l’intervention armée. En ce qui concerne l’emploi des armes chimiques contre sa propre population, Damas se rend parfaitement compte que c’est absolument inadmissible ». Le régime d’Assad est dans une situation critique et est donc en train de bluffer à plus d’un titre. D’un autre côté, les paroles d’Obama n’étaient visiblement pas destinées à Assad, fait ressortir le chercheur de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationale Igor Khokhlov : « Obama est engagé dans la course électorale et son objectif majeur consiste à se faire réélire. Ses déclarations agressives sont adressées non pas à la communauté internationale ou à Damas mais aux électeurs américains qui sont séduits par les prises de positions musclées de son concurrent Mitt Romney ». Sur le fond de l’escalade du conflit syrien, les médias occidentaux font croire que la Russie, le partenaire de longue date de Damas, lui aurait livré en son temps des armes aussi conventionnelles que chimiques mais Moscou le démentit vigoureusement. La parole est au colonel Vladimir Mandytch, directeur adjoint du Service fédéral de conservation sécurisée et de destruction des stocks d’armes chimiques. « Je ne peux pas dire que la Syrie dispose de stocks d’armes chimiques de fabrication russe parce ces armes n’on jamais quitté le territoire national. Mais cela remet à l’ordre du jour la nécessité d’un contrôle international des stocks d’armes chimiques. Leur emploi peut entraîner les conséquences très graves tant pour les participants du conflit que la population et l’environnement ». Dans cette situation beaucoup dépend du bon sens de toutes les parties y compris de la mesure dans laquelle Damas serait tenté de recourir aux armes chimiques en qualité d’argument ultime. En son temps, il a signé sans la ratifier la convention de l’ONU sur l’interdiction des armes biologiques. Pourtant, de même que l’Angola, la Corée du Nord, la Somalie et l’Égypte, il a refusé de signer le document analogue sur l’interdiction des armes chimiques. Il a donc, au moins formellement, les mains déliées. /L © 2005-2012 La Voix de la Russie Reçu pour publication Source : La Voix de la Russie http://french.ruvr.ru/... ________________________________________ ________________________________________ Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme - Article 19 ________________________________________ ________________________________________

27/05/2012

n°28 - Dossier de Libye - 10-4 au 26-05 .a1 - ’histoire ne repasse pas les plats


n°28 -  Dossier de Libye  - 10-4 au 26-05   .a1 -  ’histoire ne repasse pas les plats



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



      Dossier deLibye

                       n°28                                    10-4 au26-05

        C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deLibye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Editorial

Gilles Munier : Libye : l’histoire ne repasse pas les plats.

Abdel Bari Atwan : Chaos en Libye.

Tiré à part :

 fr.rian.ru : Moscou appelle la CPI à enquêter sur les raids de l'Otan.  

Tunis a décidé d'extrader l'ex Premier ministre libyen.

 

IRIB : Droits de l'homme: levée prématurée du contrôle de l'ONU.  

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Les crimes de Charles Bouchard

2 Les brèves

.Algerie1 : Libye : Tentative d’assassinat de deux membres du CNT .

IRIB :  Un candidat aux élections assassiné dans le sud

3  Dossier

3-1 Total déstabilisé en Libye : Les Américains passent ils à l’offensive ?

3-2 almanar.com : Nicolas Sarkozy a pris 100 millions de dollars à l'ex-leader libyen.

3-3 Devenu orphelin, le CNT Libyen rend hommage à Sarkozy .

3-4 Sarkozy-Kadhafi: la preuve du financement.

3-5 Jacques.tourtaux : L'ex-patron du contre-espionnage français: Sarkozy est responsable du chaos en Libye et au Mali.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 L’avocat de Baghdadi réplique : l’extradition de Baghdadi est un scandale et un comportement illégal 

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Ex-rebelles libyens et insurgés syriens sur le tapis rouge aux côtés de BHL .

 



Editorial

Gilles Munier : Libye : l’histoire ne repasse pas les plats.

Mohamed Albichari, fils d’un ancien ministre des Affaires étrangères du colonel Kadhafi mort en 1997 dans un curieux « accident de la route », n’est pas de ces opportunistes qui ont quitté le navire quand il devint évident que le régime allait s’effondrer sous les coups de boutoir de l’Otan et des milices. Dès le début de la révolte, il a apporté, sont soutien aux insurgés de Benghazi, mais crié « danger » si l’intervention occidentale dépassait les limites de la ville. Pour lui, Mohamed al-Senoussi, réfugié à Londres, petit-fils du roi Idris 1er renversé par l’organisation des Officiers libres le 1er septembre 1969, aurait dû s’envoler immédiatement pour la Cyrénaïque pour refonder le mouvement Senoussi, « seul, parmi les tribus libyennes, à disposer d’une véritable légitimité », et à dépasser « les clivages claniques et tribaux ». Après l’évacuation des forces loyalistes de Misrata, Mouamar Kadhafi était affaibli. La crise libyenne aurait alors pu se régler par la négociation – avec ou sans lui - et éviter une guerre civile dont personne ne peut prédire la fin. Le prince héritier est resté prudemment à Londres, probablement parce que l’Otan avait un autre agenda. L’histoire, comme on dit, ne repasse pas les plats.

 « Le cauchemar libyen » *, seul témoignage de l’intérieur du régime, écrit par Mohamed Albichari, n’est pas tendre pour le système Kadhafi, « assemblage hétéroclite d’institutions disparates ». Il dénonce la main mise de la famille du Guide et de son clan sur les « postes susceptibles de rapporter des sommes importantes », la création d’un Etat informel composés d’un réseau de sociétés et d’institutions administré par ses fils et parents proches. Après les « révolutions arabes » de Tunisie et d’Egypte, l’auteur redoutait une explosion incontrôlable en Libye, du fait de la complexité des rapports entre les composantes de la société. La suite des événements lui a donné raison. 

Où va la Libye ?

Selon Albichari, interviewé par Al Qarra TV (1), la décision d’en finir une fois pour toutes avec Kadhafi a été prise « en juillet »  après la chute de Misrata, alors que tout le monde savait que les milices ne s’entendaient pas entre elles, qu’il n’y avait pas de « personnage central capable de gérer la situation », qu’il s’agissait d’un règlement de compte interne entre des opposants ayant résidé pendant des décennies en Occident et Kadhafi, aucune alternative crédible au pouvoir n’avait été constituée.

 Mohamed Albichari regrette que le Conseil national de transition (CNT) n’ait pas choisi la voix du dialogue avec le régime affaibli. Pour lui, « On a remplacé le mauvais par le pire ! Pourquoi susciter une guerre civile quand on peut l’éviter ? ». Mais, le CNT le pouvait-il ? Création de l’Otan, sans légitimité nationale, il était coupé des réalités des jeunes combattants thowars (révolutionnaires) ou djihadistes. Pessimiste, Albichari pense que le chaos actuel va durer longtemps parce qu’il est entretenu par « certains intérêts pétroliers, certaines milices et certains pays étrangers ». Ce ne sont pas les élections prévues en juin, si elles ont lieu, qui apaiseront les esprits : une grande partie de la population, accusée de collusion avec l’ancien régime, en sera exclue. 

* Le cauchemar libyen, par Mohamed Albichari (Ed. Favre – Lausanne, 2011- 13 euros)

(1) Où va la Libye ? Débat avec Mohamed Albichari, Majed Nehmé, Hélène Bravin (28/2/12)

Gilles Munier (Afrique Asie – Mai 2012)

http://www.alqarra.tv/2012/en-quesn/ou-va-la-libye/

http://www.france-irak-actualite.com/article-libye-l-histoire-ne-repasse-pas-les-plats-104667386.html

 


Abdel Bari Atwan : Chaos en Libye.

Trop peu de bonnes nouvelles nous parviennent de Libye ces jours-ci. Même les stations satellitaires arabes qui ont soutenu l’intervention de l’OTAN visant à renverser le régime corrompu et dictatorial, évitent à présent de parler des développements sur le terrain. Et quand ils le font, c’est avec beaucoup de discrétion.

Hier, un groupe de miliciens armés a pris d’assaut le siège du gouvernement à Tripoli exigeant le paiement de leurs salaires. Ce groupe était équipé d’armes légères et moyennes. Il s’est engagé dans une bataille avec les gardes, ce qui ne manque pas de susciter d’autres préoccupations en Libye.

Il y a plus de 135 conseils militaires dans la capitale libyenne, où des milices armées délimitent leurs zones d’influence et se battent entre elles, tandis qu’il n’y a ni autorité centrale, ni gouvernement digne de ce nom, en plus de l’absence de sécurité et de la propagation de la corruption à une grande échelle.

La Libye a rejoint le club de la corruption

Les pays occidentaux sont intervenus pour renverser le régime et ont prétendu empêcher un massacre par Kadhafi dans Benghazi. Cependant, la question est de savoir pourquoi l’Occident se distancie aujourd’hui de la Libye, alors qu’il aurait pu mettre en place une armée nationale, des forces de sécurité, des hôpitaux, de nouvelles institutions et un système judiciaire indépendant ?

Ce qui préoccupe en priorité l’Occident, c’est de laisser les taux de production de pétrole en Libye (1,3 million de barils) retrouver les niveaux de production d’avant la chute de Kadhafi, et d’assurer un flux continu de pétrole vers les raffineries de l’Ouest. Leur volonté de rester à l’écart de la Libye l’atteste.

Les accusations selon lesquelles l’Occident et les États-Unis d’Amérique, en particulier, ont remplacé la dictature par le chaos, sont fondées. Nous l’avons constaté en Libye comme en Irak. Ces deux régimes ont été renversés par l’Occident par une intervention militaire.

Pourquoi 20 000 Libyens doivent-ils aller suivre un traitement médical à l’étranger ? Pourquoi y a-t-il des centaines de médecins libyens qui travaillent dans les plus grands hôpitaux d’Europe occidentale, d’Amérique et du Canada ? La Libye a de l’argent et reçoit 60 milliards de dollars US par an pour ses revenus pétroliers. Alors, pourquoi l’Occident n’installe-t-il pas un hôpital pour le traitement des Libyens dans leur pays ?

La Libye, ces jours-ci, a rejoint le club de la corruption financière et politique, exactement comme l’Irak, et il détient peut-être un rang plus élevé que l’Irak à cet égard. Le ministre libyen des Finances a démissionné de son poste en signe de protestation contre le pillage des fonds publics. Il avait demandé que les avoirs libyens à l’étranger soient débloqués, plutôt que de les voir transférés de la Libye vers des comptes bancaires européens.

Garder le silence à propos de cette situation est un crime. Le peuple libyen qui a renversé le régime de Kadhafi doit se révolter contre cette situation désastreuse et contre ceux qui ont corrompu leur pays et ont effacé le rêve de la sécurité, de stabilité, de la prospérité et d’une gouvernance démocratique.

Les Libyens sont censés se rendre aux urnes d’ici un mois afin de voter pour un parlement. Cependant, il n’y a aucune indication que les élections auront lieu à la date prévue. Cela est dû à la faiblesse du Conseil national qui représente un trop faible pouvoir exécutif et législatif et qui échoue lamentablement à gérer les affaires du pays.

Le Conseil national reste toujours aussi confidentiel et n’intègre aucune nouvelle personnalité. Son président et ses membres ont essayé à deux reprises de renverser le gouvernement el-Keeb et la troisième est en cours. Le chaos est la seule certitude qui reste au pays.

La Libye fonctionne actuellement sur deux modèles : celui des milices armées et celui des groupes islamistes militants. Il n’y a aucune vision claire de la situation du pays, que ce soit après un an, à deux ou même à cinq ans. Par ailleurs, il n’y a pas non plus de dirigeants compétents qui puissent prendre en charge la direction des affaires.

Les Libyens se sont révolté pour l’amour de la justice

Nous avions l’habitude de nous moquer des lois étranges de Mouammar Kadhafi, comme l’abolition de l’armée, l’interdiction de la formation de partis politiques ou de tribunaux d’appel. Cependant, il semble que la philosophie de Kadhafi et ses lois soient toujours en cours, appliquées d’une manière illégale, offensante pour l’Islam et les musulmans.

Mustafa Abdul Jalil, le Président du Conseil national a émis des lois accordant l’immunité aux révolutionnaires pour les crimes commis pendant la révolution, criminalisant aussi toute critique contre la révolution et les révolutionnaires. Ces lois ont suscité des protestations de tous les organismes de défense des droits de l’homme dans le monde entier.

Abdul Jalil dirige un conseil provisoire qui n’a pas le droit de décréter de telles immunités. Celui qui commet un crime de viol, un meurtre ou des actes de torture est un criminel et doit être jugé en tant que tel devant la justice et recevoir un châtiment mérité, qu’il soit un partisan de la révolution ou de l’ancien régime.

Les libyens se sont révoltés pour l’amour de la justice, pour la démocratie et pour disposer d’un vrai gouvernement, et non pas pour un duplicata ou une version encore pire de ce qu’ils ont connu.

En Libye, il y a des centres de détention mis en place par les milices qui arrêtent, torturent, tuent, violent des milliers de personnes accusées de soutenir l’ancien régime. Les rapports des organisations des droits de l’homme, dont Médecins Sans Frontières, Amnesty International et Human Rights Watch mentionnent de telles pratiques dans les détails. Par ailleurs, Médecins Sans Frontières s’est retiré de Misrata et a interrompu toutes ses activités en signe de protestation contre le viol et les actes de torture commis par les milices et leurs partisans dans une absence totale de droits.

Les révolutionnaires ne sont pas au-delà de la critique et ils n’ont pas droit d’être au-dessus de la loi, parce que ceux qui sont torturés sont aussi des Libyens et des compatriotes. Si le régime actuel ne parvient pas à assurer la coexistence entre les personnes d’un même pays et à maintenir la loi et l’ordre, alors à quoi sert une révolution ?

La haine de Sarkozy envers les Arabes et les musulmans

L’Occident qui a organisé le changement de régime en Libye tient la majeure responsabilité de cette catastrophe. En l’ignorant, l’Occident prouve que sa principale préoccupation est le pétrole et le pillage des richesses du pays, tout en encourageant la corruption et en semant le chaos, allant même jusqu’à démanteler l’unité géographique et démographique du pays.

La Libye est confrontée à un sort incertain et les mouvements séparatistes se renforcent en raison de la faiblesse du Conseil de transition et l’absence d’un gouvernement central fort capable de faire face à cette situation désespérée.

Nous espérons entendre maintenant ceux qui ont critiqué les avertissements selon lesquels la Libye sera entraînée dans une situation similaire à celle de la Somalie - je parle de ceux qui nous ont dit que le nouvelle Libye sera différente et une sorte de modèle. Pourquoi sont-ils silencieux maintenant ?

Cette dégringolade concerne directement Sarkozy qui a prétendu être loyal envers la Libye, bien que sa haine envers les Arabes et les musulmans soient connue, comme sa volonté de piller la richesse pétrolière du pays sous couvert d’apporter la démocratie et les droits de l’homme.

Cette démocratie et ces droits de l’homme ont été mis de côté lors de sa campagne présidentielle qui s’est concentrée sur le racisme anti-immigrés - dont beaucoup sont originaires du Maghreb - et l’interdiction de leur venue en France, .

Il n’y a pas de regret à avoir face à la chute de Khadafi, mais le peuple libyen mérite un autre présent et un meilleur avenir que ce à quoi nous assistons aujourd’hui.

Abdel Bari Atwan est palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres. Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.

 (revue de presse : Al-Qods al-Arabi - 22/05/12

Source : http://www.afrique-asie.fr/actualite/2925-chaos-en-libye.html

G. Munier/X. Jardez
Publié le 22 mai 2012 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier



Tiré à part :

 fr.rian.ru : Moscou appelle la CPI à enquêter sur les raids de l'Otan.  

 La Russie espère que la Cour pénale internationale (CPI) enquêtera sur l'ensemble des bombardements de l'Otan en Libye, qui ont causé de nombreuses victimes parmi la population civile, a déclaré vendredi Konstantin Dolgov, chargé des droits de l'homme au ministère russe des Affaires étrangères.
"Nous saluons la décision de Luis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale, d'examiner l'ensemble des violations présumées du droit international humanitaire. Nous espérons que la CPI enquêtera sur l'ensemble des bombardements otaniens ayant causé de nombreuses victimes parmi la population civile libyenne", lit-on dans un communiqué de M.Dolgov mis en ligne sur le site Internet de la diplomatie russe.
"Une enquête internationale impartiale sur les raids de l'Otan dans le cadre de l'opération Protecteur unifié en Libye est une condition sine qua non pour empêcher une réédition de telles tragédies", a insisté le responsable.

18/05/2012

 http://fr.rian.ru/world/20120518/194754204.html

 


Tunis a décidé d'extrader l'ex Premier ministre libyen.  
La Tunisie a décidé d'extrader vers la Libye l'ancien Premier ministre de Kadhafi, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, détenu depuis fin septembre sur son sol, a-t-on appris mardi auprès du ministère de la Justice.
La décision d'extradition est prise. Il ne reste que les procédures à compléter avec les autorités libyennes, a déclaré à l'AFP un responsable du ministère de la Justice, tandis que le parti islamiste Ennahda indiquait que Tunis et Tripoli se concertaient pour déterminer la date et régler les procédures.

22/05/2012
http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Tunis_a_decide_d_extrader_l_ex_Premier_ministre_libyen_37220520121633.asp


IRIB : Droits de l'homme: levée prématurée du contrôle de l'ONU.  

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a cessé de contrôler la situation en Libye de façon prématurée, a estimé vendredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères par intérim Guennadi Gatilov sur son Twitter.

"Selon un rapport de l'ONU, la Libye compte 4.000 détenus victimes de tortures. Il s'agit d'une violation flagrante des droits de l'homme. Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU ne s'est-il pas trop empressé de lever le contrôle, à la demande de certains pays occidentaux?", a indiqué M.Gatilov. S'exprimant jeudi devant le Conseil de sécurité de l'ONU, le représentant spécial du secrétaire général pour la Libye, Ian Martin, a noté que près de 4.000 partisans de Mouammar Kadhafi se trouvaient toujours dans les centres de détention du pays et que la torture continuait d'y être pratiquée. Selon lui, le gouvernement libyen doit enquêter sur tous les cas de tortures et de traitement cruels dans les prisons.  La Libye a été réadmise au sein du Conseil des droits de l'homme de l'ONU en novembre 2011, huit mois après que ce pays d'Afrique du nord a été suspendu à cause de la répression violente du mouvement de protestation populaire par le régime Kadhafi. En mars dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est déclaré préoccupé par les informations faisant état de répressions, de détentions arbitraires, de tortures, de mauvais traitements et d'exécutions extrajudiciaires en Libye et a prolongé d'un an la Mission de soutien de l'ONU en Libye (MANUL), appelant les nouvelles autorités à respecter les droits de l'homme.

12/05/2012  

IRIB :



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

1-1 Les crimes de Charles Bouchard

Chers tous, 

je sais que la plupart d'entre nous n'ont pas beaucoup de temps libre pour s'informer, mais il me semble très important de lire ce  long et très intéressant article qui rappelle de nombreuses vérités sur la Libye, ce qui peut aider ceux qui ont des doutes à comprendre ce qui se passe en Syrie.

fraternellement

Chris

publié sur la voix de la libye.com

Le début s'étend sur les crimes de Charles Bouchard (ce qui peut intéresser particulièrement les gens du Quebec)

Mais ensuite, c'est encore plus important,

http://www.vigile.net/Les-crimes-de-guerre-de-Charles

 



2 Les brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Algerie1 : Libye : Tentative d’assassinat de deux membres du CNT . 

L’Observatoire libyen des droits de l’Homme a condamné lundi dernier la tentative d’assassinat de deux membres du Conseil national de transition (CNT) et souligné la nécessité de rejeter toutes les formes de violence et de respecter la légalité. Dans un communiqué publié à Benghazi, l’Observatoire a appelé tous les Bataillons armés à renoncer à la violence et se placer sous la bannière du ministère de la Défense pour construire une armée nationale libyenne.

Le journal ‘ Barniq’, paraissant à Benghazi, a révélé dans son édition hebdomadaire que deux membres du CNT, Fathi Al-Baaja et Khaled Al-Saeh ont été victimes à la veille du week-end dernier d’une tentative d’assassinat à l’aéroport de Benghazi perpétrée par un groupe armé qui les attendait. Le journal ajoute que cette tentative est survenue un jour après les coups de feu tirés contre la voiture du directeur de l’hôpital de Benghazi, Fathi Al-Jehani.

L’Observatoire libyen des droits de l’Homme a fait assumer aux ministères de l’Intérieur et de la Défense la responsabilité de fournir la protection nécessaire aux personnalités politiques de l’Etat. Les observateurs à Tripoli ont noté le début d’un grand déploiement des éléments de la sécurité nationale du ministère de l’Intérieur dans plusieurs points stratégiques dans les environs de la capitale Tripoli, avec l’approche de la date des premières élections démocratiques dans le pays qui se tiendront le 19 juin pour élire un Congrès national de 200 membres.

L’Observatoire estime que de telles opérations et l’escalade de la violence pourraient menacer le processus de transition démocratique et a appelé à la poursuite des auteurs de ces incidents et à leur demander de rendre compte. Des éléments armés non identifiés ont assassiné la semaine dernière Khaled Abu Khatoua, candidat de la ville Murzouk (sud) au Congrès national, quelques heures seulement après avoir déposé sa candidature à la circonscription d’inscription des électeurs de la ville, rappelle-t-on.

23/05/2012

http://www.algerie1.com/flash-dactu/libye-tentative-d%E2%80%99assassinat-de-deux-membres-du-cnt/


IRIB :  Un candidat aux élections assassiné dans le sud. 

Un candidat aux élections d'une constituante prévues en juin en Libye a été assassiné dimanche peu après avoir enregistré sa candidature auprès de la Commission électorale à Oubary (sud), a-t-on appris d'une source au sein des services de sécurité. "Khaled Abou Salah a été assassiné à 30 km d'Oubary, après avoir déposé sa candidature" dans cette ville, a indiqué Mohamed Salah, vice-président de la Haute commission de sécurité, Mohamed Salah.
Selon M. Salah, le candidat, un médecin d'une quarantaine d'années, "a été poursuivi par cinq voitures d'une bande armée à sa sortie du bureau de la Commission électorale. Ils l'ont encerclé à 30 km de la ville et l'ont tué".
"Deux personnes qui accompagnaient Khaled Abou Salah dans la voiture ont pu fuir", a-t-il dit, ajoutant qu'une enquête a été ouverte sur ce meurtre dont le mobile n'était pas connu.

14/05/2012

IRIB

 



3  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Total déstabilisé en Libye : Les Américains passent ils à l’offensive ?

Les américains passent-ils à l’offensive pour placer leurs multinationales pétrolières en pôle position en Libye. Les enquêtes déclenchées, récemment, par les autorités libyennes, en étroite collaboration avec la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Foreign Corrupt Practices Act (FCPA), loi américaine anti corruption, .nous amène à nous interroger sur les raisons profondes de ces investigations ainsi qu’à l’utilisation par les États Unis de ces dispositifs juridiques.

MF

 2 

C’est en parcourant le quatrième rapport stratégique sur les exportations américaines (The national export strategy (trade promotion coordinating committee), Washington DC, Octobre 1997), que nous trouverons en partie la réponse à nos interrogations. En effet, celui-ci nous indique clairement que « la corruption était un frein au développement du commerce américain, et un obstacle à l’obtention de contrats publics par les entreprises américaines dans des situations de concurrence. »
Il s’agit bien de concurrence en Libye et celle-ci est à son paroxysme. A la fin de la guerre et la chute du régime de Kadhafi, les analystes et spécialistes du secteur pétrolier estimaient que les entreprises Total et Eni émergeraient comme les grands gagnants de la redistribution des cartes en Libye, du fait du fort soutien dont ont fait preuve Paris et Rome à l’égard des rebelles. Mais la fin du régime de Kadhafi a fait renaître des factions tribales rivales dont les intérêts divergents relèvent de la territorialité. Pour Total, Eni, Marathon Oil, Exxon, .présentes dans le pays, il ne s’agit plus seulement d’une guerre économique mais d’une concurrence territoriale.
En sachant qu’avant la guerre, la Libye, exportait 80% de son pétrole vers l’Europe 11% vers la Chine et seulement 3% vers les Etats-Unis, on comprend le souci des américains à se redéployer sur ces territoires. A cet effet, le FCPA serait il un facteur de déstabilisation des entreprises pétrolières concurrentes aux multinationales américaines. ? Cotées au NYSE (New York Stock Exchange) depuis 1991 l’entreprise Total, à l’instar d’Alcatel Lucent en 2010, serait il la cible des autorités américaines A regarder de plus près, le Foreign Corrupt Practices Act (FCPA), exclut de son champs d’application, les filiales étrangères des sociétés américaines. Ce qui donne toute la latitude à ces entreprises de contourner cette mesure anti corruption. Par ailleurs, le prolongement de cette loi au travers de la convention de l’OCDE (1999), «perçue par le grand public comme une avancée dans la lutte contre la corruption», incite à penser, que celle-ci résulte essentiellement d’une instrumentalisation du droit international par les Etats-Unis en vue de procurer à leurs entreprises nationales un important avantage concurrentiel. Situation corroborée par le constat d’échecs à répétition d’acteurs européens, et notamment d’industriels français, sur des contrats internationaux. Dans une interview donnée au Herald Tribune, James Woolsey, ancien Directeur de la CIA, a admis que le dispositif de renseignement américain surveille les entreprises étrangères, et notamment européennes. Son explication : “Espionner l’Europe est justifié, car ses entreprises ont la fâcheuse tendance à corrompre ». La mise en place d’un système d’alerte aux fraudes pour les entreprises cotées aux Etats-Unis ainsi que pour toutes leurs filiales, quelle que soit leur nationalité a permis le développement de systèmes organisés de délation professionnelle (whisteblowing) dont la maîtrise en terme d’investigation revient essentiellement à des cabinets privés anglo saxon opérant en étroite collaboration avec les organes de répression de la corruption, tant aux Etas unis qu’en Europe.
Pierre angulaire du secteur pétrolier en Libye, l’ancien ministre du pétrole de Kadhafi, exilé à Vienne, a été retrouvé mort noyé dans le Danube, le 30 avril dernier. Il serait logique de penser que celui-ci, en tant que témoin, pouvait infirmer ou confirmer les accusations portées sur Total dans le cadre des enquêtes déclenchées par les autorités libyennes et la Securities and Exchange Commission (SEC). La deuxième phase du plan américain de redéploiement en Libye et dans les pays subsahariens sonnerait t’elle le glas des compagnies pétrolière européennes au travers d’une politique de répression de la corruption n’ayant pour finalité que de servir les intérêts nationaux américains ?

24 Mai

http://www.knowckers.org/2012/05/total-destabilise-en-libye-les-americains-passent-ils-a-l%E2%80%99offensive/

 


3-2 almanar.com : Nicolas Sarkozy a pris 100 millions de dollars à l'ex-leader libyen.

SELON LE PRESIDENT BIELORUSSE LOUKACHENKO, SARKOZY A EMPOCHE 100 MILLIONS DE DOLLARS REMIS PAR KADHAFI POUR FINANCER SA CAMPAGNE ET NOUS PLUMER ENSUITE

Le président sortant français Nicolas Sarkozy a pris 100 millions de dollars à l'ex-leader libyen Mouamsmar Kadhafi pour le financement de sa campagne présidentielle de 2007, a déclaré mardi à Minsk le président biélorusse Alexandre Loukachenko.

"D'après ce que M.Kadhafi m'a dit lui-même lors de sa visite (à Minsk), M.Sarkozy a bénéficié d'un financement à hauteur de 100 millions de dollars, et non de 50 millions de dollars, pour sa campagne électorale de 2007", a indiqué M.Loukachenko dans un message adressé au peuple et au parlement du pays.

Nicolas Sarkozy, qui a perdu l'élection présidentielle 2012 face au socialiste François Hollande, quittera son poste à la mi-mai. Selon le bilan officiel de l'élection, il a recueilli 48,38% des voix contre 51,62% pour Hollande.

Les documents qui prouveraient que les autorités libyennes avaient financé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 sont au centre d'attention des médias français depuis un mois. M.Sarkozy a démenti ces allégations.

Mercredi 9 mai 2012

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=63229&cid=19&fromval=1&frid=19&seccatid=26&s1=1


publié sur La Voix de la Libye.com

Nous, anti-colonialistes , amis des la Jamarihiya et soutiens des Etats-Unis d'Afrique avons contribué à donner un grand coup de pied à celui qui avec son compère sioniste BHL, a détruit la Libye et déstabilisé tout le Sahel.  Ce qui ne veut surtout pas dire que nous allons donner un chèque en blanc à Hollande. N'oublions pas que Martine Aubry secrétaire nationale du PS avait félicité Sarkozy pour son action meurtrière contre le peuple libyen. Je ne crois pas que Hollande soit différent de Sarkozy. Mais nous pouvons toujours lui promettre que nous pourrons recommencer, s'il continue la politique coloniale et néfaste de cette "France-Afrique" (France à fric) de son prédécesseur.

Ginette

3-3 Devenu orphelin, le CNT Libyen rend hommage à Sarkozy . 

Le Conseil national de transition (CNT) au pouvoir en Libye, qui a cru jusqu’au bout en la victoire de Sarkozy, est devenu le 6 mai au soir orphelin, tout comme l’armée syrienne libre (ASL). Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, le CNT a rendu hommage aujourd’hui au rôle de la France de Nicolas Sarkozy en Libye.

« Au moment où nous louons le rôle de la France représentée en la personne de Nicolas Sarkozy, dans son soutien moral et matériel à la révolution libyenne (…), nous présentons nos félicitations au président élu François Hollande », a indiqué à l’AFP le porte-parole du CNT, Mohamed Harizi lisant un communiqué.

Pour rappel, La France, avec Nicolas Sarkozy et Bernard Henry Lévy, a été le fer de lance du coup d’état international mené par l’Alliance atlantique pour porter au pouvoir les islamistes libyens, en lançant une campagne médiatique mensongère sans précédent, usant et abusant de contrevérités et d’autres artifices de propagande, en détruisant le pays par des bombardements massifs, en tuant des milliers de personnes, en faisant fuir de Libye des centaines de milliers de travailleurs étrangers, en aidant à l’assassinat et au lynchage à mort du défunt Mouammar Kadhafi et enfin en déstabilisant toute la région.

Des accusations sur un financement libyen de la campagne de M. Sarkozy en 2007, lancées en 2011 par le fils du colonel Kadhafi, Seïf Al-Islam, ont par ailleurs resurgi au cours de la campagne électorale Française.

07/05/2012

 http://www.algerie1.com/actualite/devenu-orphelin-le-cnt-libyen-rend-hommage-a-sarkozy/ 


3-4 Sarkozy-Kadhafi: la preuve du financement.

Comment peut-on accepter ça ?

Comment peut-on faire assassiner celui qui vous a reçu à sa table ?

Comment peut-on faire assassiner quelqu’un qui a financé votre campagne électorale ? A gerber. Cet article était à la base payant, et c’est grâce au site WikiStrike, que Médiapart a jugé bon de laisser l’accès libre. Bonne idée ! (Allain Jules)

Le régime de Mouammar Kadhafi a bien décidé de financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Mediapart a retrouvé un document officiel libyen qui le prouve. Cette note issue des archives des services secrets a été rédigée il y a plus de cinq ans. L’en-tête et le blason vert de la Jamahiriya préimprimés s’effacent d’ailleurs légèrement. Ce document, avec d’autres, a échappé aux destructions de l’offensive militaire occidentale. D’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité, ont accepté de le communiquer à Mediapart ces tout derniers jours.

Dès 2006, le régime libyen avait choisi « d’appuyer la campagne électorale» de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, et ce pour un « montant de cinquante millions d’euros » : c’est ce qu’indique en toutes lettres cette note datée du 10 décembre 2006, signée par Moussa Koussa, l’ancien chef des services de renseignements extérieurs de la Libye.

Un accord « sur le montant et les modes de versement » aurait été validé quelques mois plus tôt par Brice Hortefeux, alors ministre délégué aux collectivités locales, en présence de l’homme d’affaires Ziad Takieddine, qui a introduit dès 2005 en Libye les proches du ministre de l’intérieur, notamment Claude Guéant, et Nicolas Sarkozy lui-même. Le directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, Bachir Saleh, alors à la tête du Libyan African Portfolio (LAP, soit l’un des fonds d’investissement financier du régime libyen), aurait de son côté été chargé de superviser les paiements.

« Mon client n’était pas présent à la réunion indiquée dans le document, nous a indiqué Me Samia Maktouf, l’avocate de M. Takieddine. En revanche, il pense que ce document est crédible, vu la date et les personnes qui apparaissent dans ce document outre lui-même. »

« Ce document prouve qu’on est en présence d’une affaire d’Etat, que ces 50 millions d’euros aient été versés ou non, a lui-même commenté M. Takieddine, rencontré par Mediapart vendredi 27 avril. L’enquête sera difficile parce que beaucoup d’intervenants sont morts pendant la guerre en Libye, mais c’est déjà important de rendre public ce document ». Cette réponse de Ziad Takieddine – malgré son hostilité exprimée de multiples fois à notre égard – est celle d’un acteur clé de la lune de miel franco-libyenne, qui a secrètement conseillé Claude Guéant jusqu’à la veille de la guerre, comme en attestent de nombreuses notes publiées par Mediapart.

L’une d’entre elles, rédigée le 6 septembre 2005 par Ziad Takieddine et adressée à Claude Guéant, affirmait ainsi que certains pourparlers franco-libyens devaient« revêtir un caractère secret ». « L’autre avantage : plus d’aise pour évoquer l’autre sujet important, de la manière la plus directe…», précisait le document, mystérieusement.

L’élément nouveau que nous publions aujourd’hui vient désormais confirmer les accusations portées par les principaux dirigeants libyens eux-mêmes peu avant le déclenchement de la guerre sous l’impulsion de la France, en mars 2011. Mouammar Kadhafi, son fils Saïf al-Islam et un ancien chef des services secrets, Abdallah Senoussi, avaient en effet tous trois affirmé publiquement détenir des preuves d’un financement occulte du président français. La découverte de la note de M. Koussa exige désormais que s’engagent des investigations officielles – qu’elles soient judiciaires, policières ou parlementaires – sur cet épisode sombre et occulte des relations franco-libyennes.

La face cachée de l’arrivée de Nicolas Sarkozy sur la scène libyenne, en 2005, puis en 2007, apparaissait déjà en filigrane dans le dossier des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite et au Pakistan instruit par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, en particulier à travers l’activité de lobbying déployée par M. Takieddine en faveur de l’ancien ministre de l’intérieur auprès de Tripoli. Or l’enquête entre leurs mains vient d’être élargie par un réquisitoire supplétif, le 5 avril dernier, à tous les faits de blanchiment présumés apparus jusqu’à ce jour.

Les investigations visent l’intermédiaire, mais aussi plusieurs proches du chef de l’Etat, Thierry Gaubert, Brice Hortefeux, Nicolas Bazire ou encore plus indirectement Jean-François Copé. Echappée des secrets de la dictature déchue, la note décisive que nous reproduisons ci-dessus –  et dont la traduction intégrale est sous l’onglet Prolonger — vient en outre confirmer les propos de l’ancien médecin de M. Takieddine, qui avait suivi alors les déplacements de l’homme d’affaires, notamment en Libye, et avait rapporté des projets de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par la Libye.

Selon des connaisseurs du régime libyen à qui nous l’avons soumis, ce document, dont le signataire et le destinataire appartenaient au premier cercle de Kadhafi, est conforme, jusque dans son style, aux habitudes bureaucratiques du régime. Outre celle du calendrier grégorien, la deuxième date qui y figure conforte son authenticité: elle n’est pas celle du calendrier musulman habituel, mais de celui imposé par le dictateur, qui part de l’année du décès du prophète Mahomet, l’an 632.

Un document authentique, selon Ziad Takieddine

Depuis plusieurs mois, nous avons entrepris des recherches pour retrouver des dépositaires d’archives du régime déchu, en rencontrant à Paris et à l’étranger plusieurs représentants de factions libyennes, dont certaines avaient conservé des documents et d’autres s’en étaient emparé, en marge des affrontements armés. Ainsi, Mediapart a publié ici, dès le 10 avril dernier, des documents des services spéciaux libyens demandant des mesures de surveillance d’opposants toubous domiciliés en France.

Le document décisif que nous publions aujourd’hui, sous la signature de Moussa Koussa, a été adressé, le 10 décembre 2006, à un ancien homme clé du régime libyen, Bachir Saleh, surnommé le « caissier de Kadhafi ». Directeur de cabinet du “guide” déchu, M. Saleh était aussi le responsable du Libyan African Portfolio (LAP), le puissant fonds souverain libyen crédité de plus de 40 milliards de dollars. Sous l’ère Kadhafi, le LAP a servi à d’innombrables opérations d’investissement. Certaines avouables (tourisme, pétrole, agriculture, télécommunications…). Et d’autres moins, comme l’ont confirmé plusieurs sources libyennes concordantes. Contacté sur son numéro de téléphone portable français, M. Saleh n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Connu pour avoir été l’un des plus proches collaborateurs de Mouammar Kadhafi et le mentor de deux de ses fils (Motassem et Saïf al-Islam), Moussa Koussa a quant à lui été le patron pendant plus de quinze ans, entre 1994-2011, des services secrets extérieurs libyens (l’équivalent de la DGSE française), avant de devenir le ministre des affaires étrangères de la Libye.

Notons que l’auteur de cette note et son destinataire ont vécu, à l’heure de la chute du régime Kadhafi, des destins similaires. Moussa Koussa vit actuellement au Qatar, sous protection, après avoir fui la Libye en guerre, en mars 2011, ralliant d’abord Londres, puis quelques semaines plus tard Doha. Bachir Saleh, emprisonné brièvement par les rebelles du Conseil national de transition (CNT) avant d’être relâché en août dernier, a été exfiltré et accueilli par les Français. Comme l’a rapporté Le Canard enchaîné, lui et sa famille bénéficient toujours de la protection des autorités françaises qui leur ont accordé un titre de séjour provisoire.

Les deux paragraphes écrits par Moussa Koussa sont sans équivoque sur le sujet explosif abordé. «En référence aux instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l’approbation d’appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, Monsieur Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros », peut-on d’abord y lire. Puis M. Koussa affirme transmettre et confirmer « l’accord de principe sur le sujet cité ci-dessus ». Le montant pharaonique promis par les Libyens est à rapprocher des 20 millions d’euros officiellement dépensés par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle de 2007.

L’ancien chef des services secrets extérieurs de Mouammar Kadhafi ajoute dans sa note que l’accord évoqué est formulé « après avoir pris connaissance du procès-verbal de la réunion tenue le 6. 10. 2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ndlr) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh, ndlr), et du côté français Monsieur Brice Hortefeux et Monsieur Ziad Takieddine ». Ce serait « au cours » de cette entrevue qu’« un accord a été conclu pour déterminer le montant et le mode de paiement ». Le document ne précise cependant pas le lieu de cette réunion, qui s’est tenue un an jour pour jour après une visite de Nicolas Sarkozy en Libye.

Ziad Takieddine, rencontré par Mediapart en présence de ses avocats, vendredi 27 avril, n’a pas contesté l’authenticité du document que nous lui avons présenté, tout en précisant comme Me Samia Maktouf, son avocate, qu’il n’avait pas été présent, le jour indiqué, à cette réunion.

« Je n’ai pas assisté à cette réunion, mais elle a certainement pu avoir lieu, nous a indiqué M. Takieddine. Votre document reflète un accord signé par Moussa Koussa pour soutenir la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, et Brice Hortefeux a été effectivement là-bas à cette date ainsi qu’à d’autres dates, ça, c’est sûr. M. Moussa Koussa et les autres personnes citées étaient effectivement des relais avec la France ».

Selon M. Takieddine, Claude Guéant, l’ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, et « son correspondant en matière de renseignement d’Etat », Bernard Squarcini, étaient parallèlement en lien étroit avec M. Koussa. « Cela se passait nécessairement en secret, vu la sensibilité des relations entre les services de renseignement », précise-t-il, tout en confirmant l’implication, côté libyen, de Béchir Saleh, comme représentant du LAP, et Abdallah Senoussi lui-même « dans les relations de la Libye avec la France ».

« J’ai les éléments et je n’hésiterai pas à les sortir »

Les relevés des voyages de M. Takieddine, dont la justice française détient la copie depuis plusieurs mois, montrent toutefois que l’homme d’affaires était à Tripoli le 9 décembre 2006, soit la veille de la rédaction de la note de Moussa Koussa. Il était également en Libye quelques jours plus tôt, les 20 et 21 novembre.

Dans une entretien accordé le 25 avril à l’hebdomadaire Jeune Afrique, M. Takieddine déclare avoir été informé en mars 2011 par Saif al-Islam Kadhafi de l’existence d’un « versement d’argent » pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

« Lors de ma dernière rencontre avec Seif al-Islam que j’ai interrogé, il m’avait bien dit: “J’ai les éléments et je n’hésiterai pas à les sortir”, explique M. Takieddine à Mediapart. En réalité, il ne pensait pas que Nicolas Sarkozy irait jusqu’au bout. On peut penser que c’est pour cette raison que le système a protégé Bachir Saleh (exfiltration et production d’un passeport diplomatique) et qu’ils ont essayé par tous les moyens de tuer Saif al-Islam qui a été à l’origine de ces révélations. Par ailleurs, cela explique l’accueil que Monsieur Claude Guéant m’a réservé dès mon retour de Libye, en m’arrêtant à l’aéroport (ndlr, le 5 mars 2011), car il pouvait penser que j’étais moi-même en possession de ces documents, pour pouvoir les subtiliser. »

Ce n’est pas la première fois que le nom de Brice Hortefeux est associé à l’arrière-plan financier des relations franco-libyennes. Mais le haut responsable de l’UMP, intime de Nicolas Sarkozy, a toujours démenti. « Je n’ai jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh, a déclaré M. Hortefeux à Mediapart, le 27 avril. J’ai déjà rencontré Abdallah Senoussi, qui connaissait beaucoup de monde, mais nous n’avons jamais de discussion sur un financement électoral. Je suis allé en Libye une seule fois dans ma vie, en 2005. J’oppose donc un démenti catégorique et vérifiable ».

Comme Mediapart l’avait rapporté, les confessions de l’ancien médecin de M. Takieddine, couchées sur papier le 20 décembre 2006 par le directeur d’une société de renseignements privés suisse, Jean-Charles Brisard, évoquaient déjà le nom de M. Hortefeux dans un schéma de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2007. En des termes plus télégraphiques : « MODALITES FIN CAMPAGNE NS », « FIN LIB 50 ME », « MONTAGE INCLUT SOC BH PAN + BANQUE SUISSE (ND) » et « FIN CAMPAGNE TOTALEMENT REGLE ». Le mémo Brisard avançait aussi le chiffre de 50 millions d’euros affectés à la campagne de M. Sarkozy.

« C’est grotesque », avait réagi Nicolas Sarkozy sur le plateau de TF1, le 12 mars dernier. « S’il (Kadhafi, ndlr) l’avait financée (la campagne, ndlr), je n’aurais pas été très reconnaissant », avait ironisé le président-candidat, en référence à l’intervention militaire française en Libye. Contacté vendredi 27 avril, l’Elysée n’a pas souhaité faire de nouveaux commentaires.

L’actuel ministre de l’intérieur français, Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau, en 2006, a lui même admis ses contacts répétés avec Moussa Koussa, début 2007, devant la commission d’enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares. La sollicitude de la France vis-à-vis de Bachir Saleh pourrait aujourd’hui trouver son explication par sa connaissance des lourds secrets franco-libyens. Et des circuits financiers qu’il a lui même supervisés.

Quant à Abdallah Senoussi, également cité dans la note de décembre 2006, comme ayant participé aux réunions préparatoires avec Brice Hortefeux, au sujet du financement de la campagne électorale de 2007, il aurait été arrêté il y a quelques semaines en Mauritanie, mais aucune image n’est venue confirmer une telle affirmation. Il est réclamé par la Libye, mais également par la Cour pénale internationale (CPI), et la France, ayant été condamné par contumace à Paris dans l’affaire de l’attentat contre le DC-10 d’UTA.

Une chose est en revanche certaine : les forces de l’Otan ont bombardé le 19 août 2011, à 5 heures du matin, la maison d’Abdallah Senoussi, située dans le quartier résidentiel de Gharghour, à Tripoli. Un cuisinier indien avait trouvé la mort dans le raid et une école avait été détruite. « C’est un quartier résidentiel. Pourquoi l’Otan bombarde ce site ? Il n’y a pas de militaires ici », avait alors dénoncé un voisin, Faouzia Ali, cité par l’Agence France Presse.

La réponse se trouve peut-être dans les secrets qui lient M. Senoussi à la France. « C’est le principal témoin de la corruption financière et des accords qui ont impliqué de nombreux dirigeants et pays, dont la France », a affirmé en mars dernier à l’agence Reuters une source « haut placée dans le renseignement arabe ».

Depuis près de dix mois, Mediapart enquête sur les secrets libyens de Nicolas Sarkozy, de son élection en 2007 comme de sa présidence depuis. Cet article s’inscrit dans ces investigations au long cours, confirmant leur légimité et leur gravité (lire nos autres explications ici).

Nous avons compris l’ampleur de ces secrets libyens au seuil de l’été 2011 avec les documents Takieddine, découverts au cours de nos investigations sur l’affaire Karachi. Cette affaire met en cause les financements illégaux de la campagne présidentielle menée en 1995 par Edouard Balladur avec pour bras droit Nicolas Sarkozy. Or ce dossier a révélé le rôle central dans le premier cercle de Nicolas Sarkozy, depuis ces années-là jusqu’aux lendemains de son élection en 2007, de Ziad Takieddine, intermédiaire financier jusqu’alors pratiquement inconnu, ayant fait fortune dans les ventes d’armes.

Issus des archives personnelles de M. Takieddine, les documents dont nous avons commencé la publication en juillet 2011 ont prouvé que, dans les années qui ont précédé son élection en 2007, Nicolas Sarkozy et son entourage avaient tissé des liens de proximité et entretenu des relations suivies avec le régime libyen de Mouammar Kadhafi. Les enjeux financiers de ces fréquentations sont explicites dans les documents que nous avons révélés et la reconnaissance officielle accordée, fin 2007, en grande pompe par le nouveau président français au dictateur libyen y apparaît comme un remerciement pour services rendus.

Tel est le contexte de l’enquête qui, aujourd’hui, aboutit avec la découverte par Mediapart d’un exceptionnel document libyen dont Ziad Takieddine lui-même, auquel nous l’avons soumis vendredi 27 avril, affirme qu’il est authentique. La révélation de ce document exige que toute la lumière soit faite sur son contenu, tant il conforte le soupçon d’une immense affaire d’Etat: le financement, pour des montants faramineux, de la campagne électorale de l’actuel président de la République française par un Etat étranger, qui plus est dictatorial. Que la France soit, depuis, militairement intervenue pour renverser cette dictature ne fait qu’alourdir ce soupçon.

Note signée Moussa Koussa:

Traduction de la note.

Jamahirya arabe libyenne populaire glorieuse « Pas de démocratie sans conférence populaire » 

Date : 10. 12. 2006 

Correspondant à : 10. 12. 1375 

N° 1917 68 P 

Service de la sécurité extérieure 

Frère / Président du Fonds libyen des investissements africains 

Que la paix soit sur vous… 

En référence aux instructions émises par le bureau de liaison du comité populaire général concernant l’approbation d’appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, Monsieur /Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros. 

Nous vous confirmons l’accord de principe quant au sujet cité ci-dessus, et ce après avoir pris connaissance du procès-verbal de la réunion tenue le 6. 10. 2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens, et le président du Fonds libyen des investissements africains, et du côté français, Monsieur /Brice Hortefeux, et Monsieur /Ziad Takieddine, et au cours de laquelle un accord a été conclu pour déterminer le montant et le mode de paiement.

Que la paix soit sur vous et la miséricorde de Dieu et ses bénédictions… 

Moussa Imuhamad  Koussa 

Chef du service de la sécurité extérieure

Source: Médiapart

Publié le28 avril 2012


3-5 Jacques.tourtaux : L'ex-patron du contre-espionnage français: Sarkozy est responsable du chaos en Libye et au Mali.

Ex-directeur de la DST : Sarkozy est responsable du chaos en Libye et au Mali

L’ancien directeur de la Direction de la surveillance du territoire (DST), un service de renseignements du ministère de l'Intérieur, Yves Bonnet, a accusé  le président Nicolas Sarkozy d’être responsable «  du chaos en Libye, au Mali », soulignant que " le manque de confiance entre l'Algérie et la France a aggravé la situation dans la région de la côte de l'Afrique ".
> Dans  une interview accordée au quotidien  algérien alAkhbar, Bonnet a jugé que "l’Afrique fait l’objet de perturbations sécuritaires de plus en plus dangereuses en raison du chaos provoqué en Libye, et dont  les parties responsables sont bien connues à savoir  l'OTAN et la France. Or, ces derniers n’ont pas tenu compte de quelque chose de grave, celui de  réfléchir sur les résultats d’une intervention dans les affaires d'un Etat quel que soit la nature de son régime".
> Il a souligné qu’ "en politique, il est impératif de s'assurer que le règlement que nous cherchons dans une quelconque situation esera de loin meilleur que la situation elle-même, autrement dit  dans le cas de la Libye, je pense que la situation d’avant était bien meilleure que celle d’aujourd'hui."
> Directeur du DST entre 1982 et 1985, Yves Bonnet connaît bien la Libye et les Libyens, c’est pour cela il affirme que "la Libye était un pays bien géré et a réalisé des progrès sociaux importants, voire que  les Libyens étaient parmi les peuples les plus riches du Maghreb et maîtrisaient l’art de bien traiter avec autrui, sans compter qu’ils baignaient dans la paix et la sécurité, et donc  la situation qui leur a été imposée est tout à fait différente de ce qu’elle était auparavant".
> Et de poursuivre :"qu’au cours de sa visite l’an dernier à Benghazi et à Tripoli, durant laquelle il était accompagné par les membres d’un centre qui s’intéresse aux questions sécuritaires, nous avons exprimé de sérieuses préoccupations envers l'extrémisme islamique croissant et mis en garde contre la fragmentation de l'Etat ".
> Yves Bonnet a accusé "le gouvernement du président Nicolas Sarkozy et l'OTAN d’avoir entraîné la Libye dans un chaos et une perturbation sans précédent ", soulignant que "ces deux parties savaient parfaitement la taille des conflits tribaux là-bas et ses conséquences dans le cas où le pays sortait de sa stabilité".
> Pour ce qui est du Mali, l’ancien DST a mis en garde contre la présence d’Al-Qaïda en Lybie: "Nul doute que certaines parties en Libye sont contrôlées par Al-Qaïda, or cette dernière a implanté un homme dans une région vitale, ce qui est dangereux non seulement pour la Libye, mais pour tous les pays dans la région" !  
> Interrogé sur la nécessité d’une intervention militaire étrangère au Mali pour résoudre la crise, Bonnet n’a pas exclu cette option mais ne l’a point encouragée en raison de la gravité de ses conséquences, surtout que « les pays dans la région du Sahel sont confrontées à des situations  de plus en plus difficiles,  et que cette région est une zone de confluence des civilisations, ainsi la civilisation bédouine et celle des nomades autochtone n'ont pas réussi à trouver un état d'harmonie ».
> Enfin, l’ex-DST a mis en garde contre une marginalisation du rôle de l’Algérie : « La plus grande erreur qu’a commis la France, c’est qu’elle a oublié que  Algérie est aussi un Etat du désert du Sud, et donc un partenaire incontournable ».
> "On peut trouver des solutions aux problèmes de la région sous influence française, en créant une entente ou un accord entre l'Algérie et la France, sans que cela n’évolue en un problème plus complexe, surtout si les deux pays n’ont pas confiance l’un dans l’autre. Malheureusement, la France n’a pas confiance en l'Algérie, et non l’Algérie", a ajouté Yves Bonnet .
http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 L’avocat de Baghdadi réplique : l’extradition de Baghdadi est un scandale et un comportement illégal 
L’avocat du dernier Premier ministre libyen sous le régime de Kadhafi, a critiqué hier la décision du gouvernement tunisien d’extrader son client vers la Libye.
Contacté par nos soins, Al Bachir Al Sayed a manifesté son regret après les déclarations faites par le ministre tunisien de la Justice, Noureddine Bhiri, à Reuters, selon lesquelles, son client, Baghdadi Mahmoudi, sera extradé vers la Libye, dont la date n’est pas encore fixée.
Il est à noter que le ministre tunisien de la Justice insiste sur le fait que l’extradition du dernier Premier ministre libyen ne se fait sauf si la Libye fournit les garanties d'un procès équitable.
L’avocat tunisien de Mahoudi, Me Béchir Essid, a qualifié la décision d'extradition de son client d’ « injuste et d’illogique ». « De nombreux défenseurs des droits de l’Homme, d’avocats en Tunisie et ailleurs et moi dénonçons et refusons fermement l’extradition de Baghdadi Mahmoudi ». « Si jamais la Tunisie extrade effectivement en Libye mon client, elle transgressera une règle d’or selon laquelle aucun pays du Maghreb n’a, jusqu’ici, osé extrader un réfugié politique originaire de la région », a-t-il commenté.
Il a cité, à ce sujet, le cas du père youssefiste de l’actuel président provisoire de la république Mohamed Moncef Marzouki qui s’était réfugié au Maroc et que le roi HASSAN II avait refusé l’extradition, le cas du défunt Mohamed M’zali, ancien premier ministre de Bourguiba qui avait demandé refuge en Algérie, pays qui a refusé à son tour de l’extrader et le cas du commandant Mehichi (libye) qui s’était réfugié en Tunisie et dont l’extradition a été rejetée. Me Béchir a en outre salué le geste de l’Algérie d’avoir préservé cette règle d’or du Maghreb en refusant d’extrader la famille de Mouammar Kadhafi qui s’est réfugiée dans ses territoires.
Me Béchir Essid a affirmé que les raisons n’autorisant pas l’extradition de son client son disponibles. Selon lui, « la Constitution et la loi tunisiens interdisent l’extradition des personnes politiques ou des personnes à des fins politiques, tout comme les conventions judiciaires conclues entre Tunis et Tripoli ainsi que le droit international, notamment si l’extradition s’effectuera vers un pays qui ne fournit pas des garanties d’un procès équitable.
L'avocat de Mahmoudi a aussi appelé l’opinion publique tunisienne, les organisations humanitaires, les défenseurs des droits de l’Homme ainsi que les syndicats à agir afin d’empêcher ce qu’il qualifie de « scandale » de se produire.
« Comment a-t-on pris une telle décision alors que l’ex-président par intérim tunisien Fouad Mebazaa avait refusé de signer le décret d’extradition de Mahmoudi? Comment le pouvoir actuel a-t-il rouvert le dossier déjà classé par Mebazaa ? », s’est-il interrogé.
Il convient de rappeler également, à ce sujet, que le ministre tunisien de la Justice, Noureddine Bhiri avait annoncé mardi que Mahmoudi Baghdadi sera extradé à la Libye, laquelle s’engage à respecter son intégrité morale et physique et lui garantissant un procès équitable.

24/05/2012  

 http://www.echoroukonline.com/ara/articles/130068.html



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Ex-rebelles libyens et insurgés syriens sur le tapis rouge aux côtés de BHL . 

Pour symboliser le passage du flambeau de la Liberté entre ex-rebelles libyens et insurgés syriens en guerre, Bernard-Henri Lévy est venu accompagné, vendredi à Cannes, par des vétérans libyens et deux opposants clandestins au régime de Damas.
L'écrivain-philosophe avait prévu et annoncé que des invités libyens, rencontrés l'an dernier pendant les combats, fouleraient à ses côtés le tapis rouge pour la projection de son documentaire présenté en sélection officielle (séance spéciale), Le serment de Tobrouk.
Outre ces ex-rebelles, aujourd'hui membres de la nouvelle élite libyenne, deux Syriens sont clandestinement sortis de leur pays, via des pays limitrophes pour monter les marches vendredi soir aux côtés de l'équipe du film.
Par crainte de représailles contre leurs familles, ils ont demandé à conserver l'anonymat et sont apparus masqués vendredi en conférence de presse à Cannes, visage et tête dissimulés sous d'épaisses lunettes noires et des drapeaux de la Syrie libre.
Ils étaient en Syrie il y a encore quelques heures, ils sont sortis clandestinement (...) et ont pris des risques insensés pour être avec nous ce soir, a déclaré BHL.
L'écrivain a appelé les spectateurs à regarder Le serment de Tobrouk, documentaire personnel, donc subjectif comme un film de cinéma doit l'être. Mais je vous demande aussi de le voir avec un regard à double foyer: le regard d'une guerre gagnée et le regard d'une tragédie en cours, a-t-il ajouté.
Jeudi après-midi, c'est derrière les rideaux tirés d'un bureau parisien, au rez-de-chaussée d'un immeuble d'un quartier chic, que Libyens et Syriens avaient fait connaissance, en présence d'un reporter de l'AFP.
En arabe, Suliman Fortia, l'un des héros du bastion rebelle libyen de Misrata, a expliqué aux deux Syriens que Bernard-Henri Levy a été le premier à être venu en Libye. Ce qui s'est passé l'a été grâce à lui, car il connaissait Sarkozy.
Je vous souhaite la même chose. Bachar est un tyran comme Assad, il faut le faire tomber... Ma famille a lutté pendant trente-six ans, il faut avoir du courage.
En anglais, langue que certains d'entre eux comprennent, BHL a lancé: Aux Jeux Olympiques, il y a quelque chose qui s'appelle le passage du flambeau. J'aimerais que demain, à Cannes, vous passiez le flambeau de ce que vous avez fait à nos amis syriens. C'est le sens de notre rencontre. Vous avez la flamme de la liberté, vous la passerez à nos frères syriens.

L'un des deux Syriens, désormais officier dans l'un des groupes rebelles, ému aux larmes, est alors sorti de la pièce. Avant de revenir pour que, sur un écran de télévision, tout le monde visionne le Serment de Tobrouk.

25/05/2012

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/760706/Ex-rebelles_libyens_et_insurges_syriens_sur_le_tapis_rouge_aux_cotes_de_BHL.html

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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


Ouvrir carte de Libye ? cliquer surhttp://maps.google.be/maps?hl=fr&xhr=t&q=carte+de+libye&cp=12&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.&biw=1016&bih=559&wrapid=tljp1314001217203022&um=1&ie=UTF-8&hq=&hnear=0x13a892d98ece010d:0xfa076041c7f9c22a,Libye&gl=be&ei=ihFSTrDpNqP24QSK-ICvDQ&sa=X&oi=geocode_result&ct=image&resnum=1&sqi=2&ved=0CCYQ8gEwAA


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22/02/2012

n° 3 - 21-02 - Qatar : Les dossiers - a1p - Qatar : L’Hyper puissance…

n° 3 - 21-02 -  Qatar : Les dossiers - a1p - Qatar : L’Hyper puissance…


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Qatar : Les dossiers

 n° 3- 21-02

C.De Broeder & M.Lemaire



 Qatar : Les dossiers est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part 

L’expression : Le Qatar confirme son poids diplomatique.

Yamin Makri. Le Qatar est le pays de toutes les contradictions.

Dominique Lagarde : Le Qatar est-il la nouvelle voix arabe ? 

Georges STANECHY : Qatar : L’Hyper puissance…

1 Brèves

1-1 Le Qatar achète la démission du général al-Dabi.

1-2 Sarkofrance :Sarkozy : l’argent et l’argent du Qatar

2  Dossiers

2-1 Réseau Voltaire : François Hollande négocie avec l’émir de Qatar.

2-2 Sarkozy, petit télégraphiste du Qatar. Toujours au service de l'étranger ……

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Qatar : l’ennemi d’hier l’ami d’aujourd’hui.

3-2 L’expression : Le Qatar confirme son poids diplomatique.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Syrie : le Qatar cherche à étouffer le rapport de ses experts.

4-2 Léon Camus ; Le Qatar, fer de lance de la diplomatie étasunienne, et la France plurielle.

5 Annexe

5-1 L'AFRIQUE S'ELOIGNE DE L'OCCIDENT.



Tiré à part 

L’expression : Le Qatar confirme son poids diplomatique.

L'accord signé lundi entre les deux mouvements au Qatar marque un nouveau succès pour ce petit et riche Etat du Golfe, devenu le nouveau centre de gravité de la diplomatie arabe.

«Tout indique que Doha est devenue la capitale politique du monde arabe. La diplomatie du Qatar est désormais la locomotive de l'action politique arabe, un rôle appelé à se poursuivre», a relevé l'analyste émirati Abdelkhaleq Abdallah. Le Qatar, qui ne cache pas sa sympathie, sinon son appui, aux animateurs des révoltes qui secouent depuis un an les pays du Printemps arabe, mène une diplomatie tous azimuts au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie. Le président palestinien et chef du Fatah Mahmoud Abbas et le chef du Hamas Khaled Mechaal ont signé lundi à Doha une déclaration les engageant à appliquer un accord de réconciliation nationale, en souffrance depuis des mois. Le même jour, le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani arrivait à Doha pour des entretiens sur les efforts de paix en Afghanistan menés au Qatar où Américains et taliban ont entamé des contacts. Le Qatar, premier exportateur de gaz naturel liquéfié avec une superficie de 11.000 km2 et une population de 1,7 million d'âmes dont seulement 250.000 autochtones, joue en outre un rôle diplomatique de premier plan dans la crise syrienne, portée sans succès jusqu'ici devant le Conseil de sécurité de l'ONU. En Libye, le Qatar a été le premier pays arabe à avoir soutenu, au côté des Emirats arabes unis, ouvertement les rebelles, y compris sur le plan militaire, jusqu'à la chute du régime du colonel Mouammar Kadhafi.
L'émir, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, un proche allié des Etats-Unis qui disposent au Qatar de deux bases militaires, «a rapidement compris qu'un nouveau Proche-Orient se mettait en place et a agi dans un esprit d'initiative pour assurer la stabilité régionale», a déclaré à l'AFP le directeur du Doha Brookings Centre, Salmane Chaikh. Le Qatar a ainsi supervisé en mai 2011 un accord de paix entre le gouvernement soudanais et un groupe rebelle du Darfour, resté cependant sans effet, comme il avait parrainé en mai 2008 un accord interlibanais ayant mis fin à une crise politique de 18 mois et permis l'élection d'un président. Ce pays, qui a offert sa médiation dans des dossiers aussi épineux que ceux du Yémen et de la Corne de l'Afrique, y compris dans le conflit frontalier entre Djibouti et l'Erythrée ou au Tchad, «poursuit avec efficacité son action diplomatique dans un contexte géopolitique complexe», a noté M.Chaikh. Mettant à profit l'influente chaîne de télévision Al-Jazeera, qu'il finance depuis son lancement un an après son accession au trône en 1995, l'émir du Qatar a peu à peu éclipsé les anciens poids lourds politiques du monde arabe, affaiblis par leurs crises internes ou marginalisés, dont l'Arabie saoudite, l'Irak et l'Egypte. «De petits pays, comme le Qatar, et à un moindre niveau les Emirats arabes unis, ont comblé le vide», laissé par ces grands de la région, a indiqué M.Abdallah, soulignant toutefois que le Qatar «agit dans certains dossiers avec le feu vert de l'Arabie saoudite», en perte de vitesse «en raison du vieillissement de ses dirigeants». «Doha, qui a réussi à entretenir de bonnes relations avec des individus et des groupes politiques rivaux pour s'imposer comme un acteur dans la région compte aussi sur des partenariats utiles, y compris avec son grand voisin saoudien dans le dossier syrien», a expliqué M.Chaikh. Mais Doha n'a enregistré aucune percée dans ses efforts de bons offices entre Washington et Téhéran, dont les relations sont rompues depuis les années 1980.

L’expression


Yamin Makri.Le Qatar est le pays de toutes les contradictions :

  • la plus grande base américaine y est implantée, mais les Talibans ont maintenant leur représentation dans l’émirat ;
  • c'est le pays d’Al-Jazeera, le média audiovisuel qui a le mieux couvert la seconde Intifida et le bombardement de Gaza, mais c'est aussi l'un des rares pays arabes qui a une représentation israélienne sur son sol ;
  • c'est un micro-état foncièrement pro-américain, mais c’est aussi celui qui soutient nombre de mouvements islamistes, dont le Hamas, qui y a également installé sa représentation. 

Quand on visite le Qatar, ce qui nous choque de prime abord, c'est l’extravagance consumériste et l’ultralibéralisme économique qui y règnent. L’essentiel est en réalité là. En fait, tant que les privilèges sont préservés, tant que l'appropriation des richesses au profit d’une seule caste perdure, tout le reste devient secondaire. Si l’on ne comprend pas ce préalable, on aura du mal à comprendre la logique de cet État.

Coincé entre les deux puissances régionales, l’Arabie Saoudite et l’Iran, le petit émirat a soif de rayonnement international. Le Qatar nourrit aujourd’hui l’ambition démesurée d’être reconnu comme la puissance régionale politique et diplomatique incontournable du monde arabe. Et cela pour deux raisons majeures : d’abord, satisfaire son égo insatiable, et ensuite faire en sorte que personne ne puisse remettre en cause l’appropriation des richesses de son sous-sol par la famille royale.

En acceptant l'installation de la plus grande base américaine de la région sur son sol, et en se mettant donc sous la protection US, la famille royale espère ainsi pérenniser sa mainmise sur les gisements d’hydrocarbures, tout en se protégeant des ambitions régionales de ses deux grands et très redoutés voisins.

Et l'installation de la représentation diplomatique israélienne sur le sol qatari est, bien évidemment, la condition sine qua non de la protection américaine. L'affaiblissement de la puissance financière et économique américaine constitue l'élément nouveau de cette dernière décennie. Cela bouleverse la donne dans cette région qui avait l’habitude, depuis plusieurs décennies, de vivre sous l’ordre américain.

Aujourd’hui, les États-Unis n'ont plus les moyens de leur politique hégémonique. De plus, la zone Asie-Pacifique, avec l'émergence de la Chine, devient la région clé pour l'impérialisme américain, beaucoup plus que le Moyen-Orient.

Certes, la protection des gisements d’hydrocarbures et de ses voies d’acheminement vers les pays du Nord restera un enjeu central. Mais la crise économique et financière mondiale, associée à la reconsidération des priorités stratégiques, font que les États-Unis n’ont plus les moyens d’agir directement dans cette région pour préserver leurs intérêts.

Cette situation inédite a deux conséquences pour cette région 

  1. la première est que Washington, face à ses nouvelles restrictions budgétaires, a décidé d’intervenir dorénavant à travers ses relais locaux qui, eux, ont les moyens et l'ambition de devenir des puissances régionales. 
  • Ces relais locaux sont d’abord ceux qui, historiquement, ont toujours été présents dans cette région : au premier plan, les deux anciennes puissances coloniales, la France et la Grande-Bretagne (puissance militaire et technologique), sans oublier la fidèle héritière de l’empire ottoman, la Turquie, nouvelle puissance économique et militaire.
  • Le Qatar, diplomatiquement et médiatiquement très présent, espère aussi être reconnu comme une nouvelle puissance régionale. Il aspire à devenir un de ces relais de la puissance américaine, qui aura l’avantage d’être le seul à appartenir à la « nation arabe ». 
  • Fait important, ces pays (France, Grande-Bretagne, Turquie et Qatar), qui sont déjà des acteurs influents dans l’évolution des révolutions arabes, sont tous membres de l’OTAN ou hébergent d’importantes bases américaines, et ont en commun d’avoir noué des relations diplomatiques et économiques avec l’État sioniste.

1.   

  1. la seconde conséquence de cette situation nouvelle est que ces relais locaux, tout en agissant pour les intérêts US, œuvrent aussi pour leurs propres intérêts. C'est, très logiquement, une « juste » rétribution qu'« autorise » le gendarme américain : 
  • ainsi, profitant des révolutions arabes, les anciennes puissances coloniales européennes (France et Grande-Bretagne) tentent de reprendre pied dans cette région, où elles espèrent devenir l’intermédiaire obligé ;
  • la Turquie, de son côté, voudrait reconquérir, à travers son dynamisme économique, son aire d’influence qui s’étendait de l’Asie centrale au Maghreb. L’État sioniste qui entretient des relations économiques florissantes avec le capitalisme turc ne fait pas exception. Business is Business ;
  • quant au Qatar, fort de sa toute nouvelle puissance financière et médiatique, il promeut une parole libre (mais évidemment orientée) reflétant toutes les tendances politiques du monde arabe, dans le but de s’imposer comme le centre d’un nouveau rayonnement panarabe.

C'est à la lumière de ce contexte qu'il faut interpréter l'action du Qatar, ainsi que son rapport avec le Shaykh Al-Qaradawi et la chaîne satellitaire Al-Jazeera. Pour comprendre le rôle du Shaykh Al-Qaradawi, il faut retracer son historique. Issu des Frères musulmans égyptiens, Shaykh Al-Qaradawi a payé très cher son opposition publique et franche à la dictature égyptienne ; il croupit, pendant toute une partie de sa vie, dans les prisons égyptiennes. Jusqu’à très récemment, tous les mouvements politiques islamiques des pays arabes, sans aucune exception, vivaient sous une terrible répression, faite de meurtres, disparitions, emprisonnements, massacres, ou encore de tortures. Et cela, dans l'indifférence de tous les médias occidentaux.

Shaykh Al-Qaradawi a toujours refusé de se taire sur le droit d'expression de tous les peuples et sur son antisionisme viscéral. Le seul pays qui a, finalement, accepté de l'accueillir tout en lui laissant sa liberté de parole fut le Qatar. Il fit même plus, il lui attribua un canal (Al-Jazeera) pour lui permettre de s’adresser à toutes les masses arabes. La quasi-totalité des dirigeants des mouvements politiques islamiques en exil, ou subissant la répression, lui emboîtèrent le pas. Contournant la censure exercée par toutes les dictatures arabes, ils purent, à travers Al-Jazeera, exprimer leur point de vue et en débattre avec les autres mouvements d’opposition arabes.

Ainsi, à travers Al-Jazeera et le rayonnement du Shaykh Al-Qaradawi, le Qatar a obtenu ce qu'il voulait : être une puissance médiatique incontournable dans cette région. Grâce au  Qatar, le Shaykh Al-Qaradawi et beaucoup de mouvements islamiques réprimés ont obtenu en retour le droit de s'exprimer et de débattre publiquement. Ce qui était irréalisable et inespéré  dans leur propre pays, et cela depuis plusieurs décennies.

Aujourd’hui, le Qatar compte bien tirer ses dividendes de sa politique d’ouverture, audacieuse à l’époque, vis-à-vis des mouvements politiques islamiques. L’émirat s’implique, désormais, directement dans les révolutions arabes, financièrement, médiatiquement, diplomatiquement et même militairement, si cela doit s’avérer nécessaire. Pour cela, l’émir du Qatar en personne n’a pas hésité à  reprendre en main la chaîne Al-Jazeera. La direction a été remaniée pour qu’elle réponde plus fidèlement aux orientations politiques du pays.

Si la situation du monde arabe n’était pas aussi dramatique, on pourrait sourire de ce petit émirat royal qui soutient les soulèvements populaires et donne des leçons de démocratie, alors que l’émir lui-même est arrivé au pouvoir en destituant son propre père.

Du Nord ou du Sud, musulman ou non, nous n’oublierons jamais ce qui rassemble ces États (France, Grande-Bretagne, Turquie, Qatar) qui se posent aujourd’hui en modèle pour les peuples arabes :

  • un assujettissement à l’ordre US, responsable de toutes les guerres impériales menées dans la région ;
  • des relations normalisées avec l’État sioniste, seule idéologie d’Etat ouvertement raciste du XXIè siècle ;
  • une intégration à un système économique mondial, capitaliste et ultra-libéral, responsable de la pire des catastrophes humaines, spirituelle et écologique (1 milliard de sous-alimentés, inégalités croissantes, consumérisme, réchauffement climatique…).

Dépasser l’impérialisme américain, combattre l’idéologie raciste que représente le sionisme, s'affranchir du modèle consumériste occidental et de sa logique capitaliste, requièrent la mise en place d’un projet alternatif de société pour les pays arabes.

Le chemin sera certainement long et difficile. Par contre, ce qui est déjà clair aujourd’hui, c’est que ni la France avec ses philosophies des Lumières qu’elle renie au quotidien, ni la Turquie avec son orientation islamo-libérale qui trahit l’essence de notre foi musulmane, ni les pétrodollars d’un Qatar consumériste et égoïste, ne sont un exemple pour tous les peuples qui aspirent à se libérer.
Et seul Dieu est Savant de toutes choses.

Yamin Makri.

L'auteur est marié et père de quatre enfants. Né en France, c'est dans ce pays qu'il effectue toute sa scolarité. Il conclut son parcours universitaire en 1987 par un diplôme de chirurgien-dentiste, puis ar un master en informatique de gestion

http://www.resistance-politique.fr/


Dominique Lagarde : Le Qatar est-il la nouvelle voix arabe ?

Comment ce petit émirat est-il parvenu à devenir la nouvelle voix arabe et à s'imposer sur la scène diplomatique de la région? Voici quelques pistes.

C'était à la mi-janvier. Interviewé par la chaîne américaine CBS, l'émir du Qatar, le cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, évoquait pour la première fois l'envoi éventuel de troupes arabes en Syrie afin de mettre un terme aux violences. Un ballon d'essai, sans doute.

Quelques jours plus tard, la Ligue arabe, dont le Qatar assure jusqu'en mars la présidence tournante, invitait le président syrien, Bachar el-Assad, à céder l'essentiel de ses prérogatives à son vice-président, à charge pour ce dernier de nommer un gouvernement d'union nationale afin de préparer des élections. Et, le 31 janvier, le Premier ministre qatari en personne, Hamad ben Jassem ben Jabr al-Thani, qui est également le cousin, l'éminence grise et le plus proche conseiller de l'émir, exhortait le Conseil de sécurité de l'Organisation des nations unies à adopter le plan arabe de sortie de crise.

Aux avant-postes dans la crise syrienne, les deux hommes sont aussi très actifs sur d'autres fronts: le 6 février, le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le patron du Hamas, Khaled Mechaal, signaient à Doha, capitale du Qatar, une déclaration solennelle dans laquelle ils s'engageaient à appliquer enfin un accord de réconciliation, en souffrance depuis des mois. Le lendemain, l'émir qatari recevait le Premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani, une visite liée à la récente ouverture d'un bureau à Doha par les talibans afghans et à l'amorce de pourparlers entre ces représentants du mollah Omar et les Américains.

Qu'est-ce qui fait courir l'émir du Qatar ? Comment ce petit État, de la taille de la Corse, est-il aujourd'hui devenu le centre de gravité de la diplomatie arabe? Au commencement était Al-Jazira... Inaugurée en novembre 1996 avec le soutien de l'émir, quelques mois après son accession au trône, la chaîne de télévision arabophone donne la parole aux opposants de tous bords, y compris aux islamistes, relaie les émotions de la rue arabe, effraie les potentats et devient vite pour le petit État un formidable instrument d'influence. La "marque" Qatar est lancée.

"Stratégie de marketing"

La politologue Fatiha Dazi-Heni, qui participait le 8 février dernier à un colloque à l'Institut français des relations internationales, évoque une "stratégie de marketing". La diplomatie serait, selon elle, un "créneau" qui va permettre à l'émirat d'exister indépendamment de ses grands voisins - à commencer par l'Arabie saoudite. Au Yémen, dans la Corne de l'Afrique, mais aussi au Soudan, le Qatar multiplie, il est vrai, les offres de médiation. En 2008, il réussit à convaincre les partis libanais de se mettre d'accord sur l'élection d'un président de la République. Une intrusion dans la chasse gardée saoudienne...

En 2011, avec les printemps arabes, le Qatar abandonne son rôle de médiateur. Il décide de choisir son camp, celui des révolutions. L'émir et son conseiller sont convaincus qu'il s'agit d'une lame de fond et qu'il vaut mieux être du bon côté de l'Histoire. D'autant qu'ils ont dans leur jeu de sérieux atouts: la chaîne Al-Jazira bien sûr, mais aussi les liens établis de longue date avec des opposants, tenants pour la plupart de cet islam politique conservateur qui s'impose un peu partout dans le sillage des soulèvements. Le prêcheur égyptien Youssef al-Qardaoui, Ali Salabi, futur leader de la rébellion libyenne, le chef du Hamas, Khaled Mechaal, ou encore le fondateur du Front islamique du salut algérien, Abassi Madani, ont tous trouvé refuge à Doha. Le leader du mouvement tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, y a souvent été invité.

En Libye, après avoir obtenu de la Ligue arabe qu'elle apporte sa caution - décisive du point de vue des Occidentaux - à l'intervention contre le régime de Kadhafi, l'émirat participe directement aux opérations. Avec quelques avions, mais surtout en fournissant aux combattants libyens de l'argent - qui servira à retourner les tribus -, des armes et des instructeurs. C'est une première, dont on se félicite à Washington, Paris et Londres. Les Occidentaux savent qu'une approche diplomatique des printemps arabes qui ne serait pas élaborée avec des partenaires moyen-orientaux et appuyée par eux, serait vouée à l'échec. Dans ce contexte, l'émirat devient un acteur incontournable. D'autant plus qu'il comble un vide, à un moment où les deux poids lourds de la scène arabe regardent ailleurs: l'Egypte est plongée dans une instabilité postrévolutionnaire et l'Arabie saoudite, gouvernée par des gérontes, attend l'avènement d'une nouvelle génération.

Le cas syrien complique les choses

Les choses se compliquent, cependant, avec la crise syrienne. Désavouer Bachar el-Assad, qui fut longtemps le protégé de l'émir, ne va pas de soi. Par ailleurs, le Qatar n'a jamais participé à l'axe sunnite constitué par l'Arabie saoudite, la Jordanie et l'Egypte, qui s'est donnée pour priorité de contrer l'influence régionale de l'Iran chiite, notamment en sortant la Syrie de l'orbite de Téhéran.
L'émirat au contraire a choisi la carte du dialogue avec l'Iran et ses alliés. Il a aidé le Hezbollah libanais à reconstruire le sud du Liban après la guerre de 2006, oeuvré en 2007 au rapprochement entre Paris et Damas lorsque Nicolas Sarkozy a souhaité renouer avec Bachar el-Assad. Un positionnement dicté à la fois par le désir d'indépendance des Qataris vis-à-vis de Riyad et par un souci de réalisme économique: le Qatar partage avec l'Iran, dans les eaux du Golfe, le North Dome (le plus grand gisement de gaz naturel du monde) et n'a donc aucun intérêt à se fâcher avec la République islamique. Au printemps 2011, lorsque la contestation s'amorce en Syrie, l'émirat paraît hésiter. La chaîne Al-Jazira, qui avait auparavant pris immédiatement le parti des opposants tunisiens et égyptiens, est loin de se montrer aussi enthousiaste.

En finir avec Bachar el-Assad

Les choses auraient basculé à la suite d'une visite à Damas, fin juin, du cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani. Venu plaider pour des réformes politiques, il n'aurait pas apprécié de se voir opposer une fin de non-recevoir par le président syrien. Selon plusieurs observateurs, l'émotion des journalistes d'Al-Jazira face à l'ampleur de la répression aurait, en outre, dans ce cas précis, pesé sur le positionnement de l'émirat. "La diplomatie du Qatar est devenue presque prisonnière de la chaîne", affirme ainsi Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherches sur le monde arabe et méditerranéen, à Genève.

Le revirement semble aussi lié à un recentrage des relations du Qatar avec ses deux grands voisins: une prise de distance vis-à-vis de l'Iran, qui l'accuse de pomper trop de gaz dans le gisement commun et un rapprochement avec l'Arabie saoudite, dont l'intervention à Bahreïn n'a fait l'objet d'aucune critique à Doha. Aujourd'hui, l'émir paraît décidé à en finir avec Bachar el-Assad. Reste à savoir comment. Le 12 février, la Ligue arabe en appelait à l'envoi d'une force composée de Casque bleus et de troupes arabes.

Dominique Lagarde, L'Express 

Un État richissime

D'une superficie de 11 437 kilomètres carrés, l'émirat compte 1,7 million d'habitants, mais 250 000 nationaux, selon l'estimation la plus courante. Son PIB par habitant - 96 000 dollars d'après le FMI - est le plus élevé du monde. Troisième producteur mondial de gaz naturel (derrière la Russie et l'Iran) et premier exportateur de gaz liquéfié de la planète, le Qatar possède depuis 2005 un fonds souverain dont le capital actuel est estimé à plus 100 milliards de dollars.

« Ce texte n’engage que l’auteur, mais la description qu’il nous fait de l’attitude ambiguë du Qatar servant en réalité les seuls intérêts américano-sionistes nous semble particulièrement crédible ».

Le comité rédactionnel de Résistance


Georges STANECHY : Qatar : L’Hyper puissance…

 « La chétive Pécore s’enfla si bien qu’elle creva » - La Fontaine (1)

Un confetti

Qatar…

Excroissance côtière du Golfe Persique, péninsule de 160 km de longueur face à l’île de Bahreïn, confetti géographique frontalier de l’Arabie saoudite, couvrant 11.437 km2. Superficie, à 10% près, similaire à celle du département français de la Gironde.

En population, l’équivalent d’un autre département celui des Vosges : 400.000 habitants ou nationaux. Car le chiffre de sa population globale, approchant les 2 millions (2), est composé pour les 4/5° de “non nationaux”, travailleurs immigrés venant d’Inde, du Pakistan, du Bengladesh, des Philippines, du Sri Lanka, et d’autres pays arabes. L’essentiel des postes de direction du pays étant monopolisés par des expatriés, essentiellement, anglo-saxons.

Habile à s’entourer des meilleurs spécialistes en communication et en image, le Qatar est mondialement courtisé pour ses largesses. Inondant à profusion médias, milieux académiques, sportifs et artistiques. Achetant des clubs sportifs comme des petits pains, même des bateaux de courses avec leur équipage (3). Accueillant les Jeux Asiatiques en 2006, promoteur de nombreux évènements sportifs généreusement dotés : moto, tennis, tennis de table, golf, cyclisme, etc.

Tant et si bien que le Qatar sera, en 2015, l’hôte de la coupe du monde de handball. Jusqu’à la FIFA, renommée pour sa “rigueur éthique”, qui l’a choisi comme organisateur de la coupe du monde de football, en 2022 !...

Son meilleur “coup de pub”, celui qui a fait connaître ce pays, a été la création de la chaîne télévisée à diffusion internationale Al-Jazeera, en 1996. Avec, au démarrage, une excellente équipe de BBC Arabic Television qui venait d’être licenciée pour ne pas respecter la ligne éditoriale exigée par le gouvernement britannique. Emettant à partir de 1998 en continu, en arabe puis aussi en anglais, elle était célèbre pour sa liberté de ton par rapport aux autres télévisions de la région. Seul bémol, évidemment : éviter de parler de la politique intérieure et extérieure du Qatar.

Dans un surprenant revirement la fragile indépendance d’Al-Jazeera a, toutefois, fondu comme neige au soleil lors du « Printemps Arabe ». Ses meilleurs éléments l’ont quittée devant l’obligation de s’aligner scrupuleusement sur la propagande de l’Empire, imposant la diabolisation de ses futures proies au Moyen-Orient.

A présent, rabaissée au niveau des autres chaînes arabes, notamment saoudiennes, spécialisées dans la glorification des tyrans locaux adoubés par l’Occident et la désinformation, allant jusqu’à des mises en scène en studio et des faux témoignages interprétés par acteurs et figurants. (4)

Ce Micro-Etat, par ses postures et mises en scène médiatiques, se revendique à présent en ’hyperpuissance’, financière et militaire. Lors de la récente opération de ’démocratisation’ en Lybie, nos journalistes ne cessaient de s’extasier devant son impressionnante présence armée, éclipsant pratiquement les corps expéditionnaires coloniaux de la Grande-Bretagne et de la France : forces aériennes, forces spéciales, instructeurs, aviation de transport ravitaillant les rebelles en armes et munitions, etc.

Nous savons que les soldats du Vatican ont, par tradition, la nationalité suisse. Mais, quelles étaient, quelles sont, les authentiques nationalités des hyperactifs porteurs d’uniforme qatari ?... Question que journaliste et « expert » du Moyen-Orient ne doivent surtout jamais formuler…

Le chef de cet “Etat” est un émir : Hamad bin Khalifa Al-Thani. Son “gouvernement” est dirigé par un premier ministre, Hamad bin Jassim Al-Thani. Oui, tout se passe en famille. Cette autocratie ubuesque est, en effet, un clan familial gérant le pays comme s’il s’agissait de sa ferme, ou de son patrimoine personnel. Ce qui n’empêche pas, comme dans toute féodalité, des règlements de compte réguliers entre pères et fils, frères et cousins…

D’après le classement et les estimations du magazine américain Forbes, publié en juillet 2010, la fortune personnelle de l’émir était estimée à 2,4 milliards de dollars. Possédant un des yachts privés les plus grands du monde (Al-Mirqab, 133 mètres…), résidences somptueuses et chapelet de palaces sur les principales places financières de la planète (5). Ce montant est évidemment à multiplier, au minimum par dix, du fait des insondables astuces et artifices comptables, mettant en jeu la nébuleuse des ascendants, descendants, collatéraux, fondations, holdings, cascades de sociétés-écrans et paradis fiscaux.

Aucune élection (6). Aucun parti politique. Aucun syndicat. Aucune presse indépendante. Aucun opposant. Aucun dissident. A l’exemple des autres pétromonarchies du Golfe Persique.

L’incarnation du rêve ploutocratique…

Bizarre.

D’ordinaire en proie aux plus ravageuses hystéries « droits-de-l’hommiste », nos vestales médiatiques et politiciennes, gardiennes des “valeurs républicaines”, se révèlent étrangement silencieuses devant ce déni des libertés élémentaires, fondement de la dignité de tout citoyen. (7) Jamais ne sera évoqué le commencement d’une allusion à l’impérieuse et urgente nécessité d’un « changement de régime » !

Tétanisées, probablement, par la vision féérique de cette caverne d’Ali Baba. Croulant sous les excédents financiers à ne pas savoir qu’en faire, d’autant plus qu’il lui est interdit par son suzerain de les réinvestir dans les pays de la région non producteurs d’hydrocarbures, le Qatar peut tout acheter.

Avec autant d’efficacité, de rapidité, de récurrence, que luxe, faste, caprices, armes et mercenaires, starlettes et sportifs, l’argent n’achète-t-il pas les consciences ?...

Sur une bombonne de gaz

Richissime producteur de pétrole mais, avant tout, troisième producteur mondial de gaz naturel après la Russie et l’Iran, le Qatar est, actuellement, le premier exportateur de gaz liquéfié. Le hasard de son positionnement géographique dans le Golfe Persique octroie au Qatar, sous ses eaux territoriales, une des plus grandes réserves de gaz de la planète : le fameux gisementNorth Dome Field (6000 km2), mitoyen du South Pars (3700 km2) relevant des eaux territoriales de l’Iran.

Curieux destin que cette entité lilliputienne. Pendant des siècles, noyée dans les immenses territoires de la Perse. Stérile, désertique, seuls subsistant de petits villages côtiers vivant de la pêche, du commerce ou, suivant les saisons, de la contrebande et de la piraterie. La seule importance que lui ont trouvée les Portugais, lors de leurs explorations et implantations de comptoirs au XVI° siècle, était son eau potable. Vitale pour les équipages de leurs voiliers. Expliquant leur présence pendant une vingtaine d’années, de 1517 à 1538. Avant d’en être chassés par l’expansion de l’Empire Ottoman.

Profitant de son affaiblissement, au XIX° siècle, les britanniques ont imposé leur protectorat sur la région. Organisant la sécession du Qatar, rattaché alors à Bahreïn, en 1867 en application du dogme de la prédation coloniale : ’diviser pour régner’. Créant un émirat, bombardant comme premier « émir » le plus riche commerçant du coin avec qui ils étaient en affaires, un certain : Al-Thani…

Renforçant leur emprise dès la chute de l’Empire Ottoman à la suite de la première guerre mondiale et, surtout, devant la découverte des hydrocarbures. L’indépendance du Qatar en 1971 n’étant qu’une couverture pour un protectorat de l’Empire administré, de fait, par les compagnies pétrolières anglo-saxonnes. C’est le Qatar qui servit de Quartier Général des forces US lors de l’invasion et la destruction de l’Irak. Elles y détiennent une de leurs plus grandes bases aériennes hors de leur territoire : Al-Eideïd.

La France n’est pas en reste. Nos gouvernements, tous partis confondus, ne savent que faire pour complaire à ces despotes. Ouvrant une base navale, accordant, entre autres faveurs, des privilèges fiscaux inimaginables.

Rappelons quelques termes de la Convention fiscale du 4 décembre 1990 avec le Qatar (8), sous couvert d’éviter les doubles impositions, notamment (9) :

=> art. 9.1. Les revenus de créances provenant d’un Etat et payés à un résident de l’autre Etat ne sont imposables que dans cet autre Etat.

=> art.10.1. Les redevances provenant d’un Etat et payées à un résident de l’autre Etat ne sont imposables que dans cet autre Etat.

=> art. 19.2. Les personnes physiques qui sont des résidents du Qatar et qui disposent d’une ou plusieurs habitations pour leur usage privé en France sans y avoir leur domicile fiscal au sens de la législation française sont exonérées de l’impôt sur le revenu établi sur la base de la valeur locative de cette ou de ces habitations.

L’avenant du 14 janvier 2008, entré en vigueur le 23 avril 2009, est encore plus croustillant. Extraits :

=> art. 3.1. Les dividendes payés par une société qui est un résident d’un Etat à un résident de l’autre Etat ne sont imposables que dans cet autre Etat si la personne qui reçoit ces dividendes en est le bénéficiaire effectif.

=> art. 3.5. Lorsqu’une société qui est un résident d’un Etat tire des bénéfices ou des revenus de l’autre Etat, cet autre Etat ne peut percevoir aucun impôt sur les dividendes payés par la société […]

=> art. 3.6. Une société qui est un résident de l’Etat du Qatar et qui est imposable en France selon les dispositions des articles 5, 6 ou 11 n’est pas passible en France de la retenue à la source sur les revenus réputés distribués […]

Véritable légalisation de « l’évasion fiscale », permettant à nos gouvernants de se lamenter sur le « vide » des caisses de la France…

L’Occident protège, encourage ces pétromonarchies, ploutocraties baignant dans la gabegie et l’irresponsabilité, aussi indécentes que stupides. Se croyant tout permis devant une telle complaisance, elles se permettent depuis peu de donner des leçons de « démocratie » et de « droits de l’homme » à certains de leurs voisins. Le Qatar se distinguant, tout particulièrement, dans ce nouveau jeu de rôle en décuplant déclarations fracassantes, agitations diplomatiques, organisations de sommets.

D’abord, pour participer à la destruction de la Lybie afin de libérer le pays d’une “infâme dictature”. Ensuite, ne cessant de fustiger le gouvernement syrien, d’y attiser la guerre civile, sommant son chef d’Etat de quitter immédiatement ses fonctions. Dernièrement, souhaitant que des troupes envahissent la Syrie. Rêvant, peut-être ou sûrement, de doubler, tripler son pactole, en bénéficiant de l’embargo imposé par l’Empire sur le pétrole et le gaz iraniens, dans la multiplication des contrats de substitution…

Alors que depuis de nombreux mois, l’île de Bahreïn au large de ses côtes est à feu et à sang. Le peuple ne veut plus endurer la tyrannie de leur émir Al-Khalifa et de sa famille. L’atroce répression de cette courageuse révolte populaire sur fond de fusillades, tortures, enlèvements, disparitions, s’effectue par des troupes saoudiennes et des mercenaires. Toute la région côtière saoudienne du Golfe Persique notamment à Qatif est, elle aussi, en révolte contre la tyrannie des Saoud.

Mais, solidarité ’pétromonarchique’ oblige : le Qatar se tait. Aussi hermétiquement que notre propagande médiatique.

Jusqu’à quand pareille imposture ? Question de temps, de hasard ou de nécessité…

Comme les autres aberrations territoriales héritées de la colonisation occidentale dans la région, cette satrapie impériale de carton-pâte sera balayée par les vents de l’Histoire.

Ou, telle la grenouille de la fable de La Fontaine explosant dans son fantasme bovin, emportée par le souffle des prochains champignons atomiques que nous promettent les fous de guerre qui nous gouvernent…

Georges STANECHY

(1) Fable : La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf

(2) Chiffre officiel de la population, nationaux et non nationaux, pour 2010 : 1 696 563 habitants.

(3) La navigatrice britannique Tracy Edwards a empoché 55 millions d’euros, en 2005, pour enregistrer son bateau dans ce pays et le baptiser “Qatar”.

(4) A titre d’exemple, voir le document Wikistrike du 14 décembre 2011 : Al-Jazeera pris en flagrant délit de faux reportages !, http://www.wikistrike.com/article-al-jazeera-pris-en-flagrant-delit-de-faux-reportages-92420183.html

(5) Parmi ses actifs en France : Le Royal Monceau et la résidence Lambert (hôtel particulier) à Paris, ou encore une luxueuse propriété à Mougins. Propriétaire du Manhattan Palace à New-York, etc.

(6) Pour la forme ou le folklore, mentionnons des « élections » de conseils communaux sur des listes soigneusement filtrées par le pouvoir, depuis 1999. Et, celle d’un « conseil consultatif », faisant office de « parlement » de 45 membres, dont 15 sont nommés directement par l’émir. Tout cela à titre « consultatif » et, bien entendu, sans parti politique, ni critique autorisée de la gestion du pays sur le mode de la “cassette personnelle” ou, encore moins, de la « politique étrangère » du clan Al-Thani.

(7) Pour le “fun”, souvenons-nous des attaques d’apoplexie de Daniel Cohn-Bendit hurlant sa rage antichinoise au parlement européen la veille des Jeux Olympiques de Pékin. Ou, encore sur le même thème, les séances d’incantation antichinoise organisées par la célèbre ONG : Reporters Sans Frontières. Affublés de leurs T-shirts de boycott des Jeux…

(8) Convention du 4 décembre 1990, signée par Cheikh Mohamed Bin Khalifa Al-Thani, Secrétaire d’Etat aux finances et au pétrole, et Michel Charasse, Ministre délégué chargé du budget

(9) Textes téléchargeables : Convention signée à Paris le 4 décembre 1990

(http://www.impots.gouv.fr/portal/deploiement/p1/fichedescrip...), et, Avenant à la Convention avec le Qatar du 14/01/2008 – en vigueur au 23/04/2009 (http://www.toutsurlesimpots.com/convention-fiscale-france-qa...

Georges STANECHY

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Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

1-1 Le Qatar achète la démission du général al-Dabi.

Selon le «Réseau Voltaire», la démission du général al-Dabi de la tête des observateurs arabes en Syrie aurait été suscitée par le Qatar.

Le général soudanais al-Dabi, considéré il y a peu comme le négociateur de la paix au Darfour, a fait l'objet d'une campagne internationale de calomnie après que les premiers rapports quotidiens des observateurs de la Ligue arabe ont montré que sa Mission ne validerait pas la version atlantiste des événements en Syrie. Cependant, Mohammed Ahmed Mustafa al-Dabi a tenu bon face aux multiples pressions et, après un mois d'enquête, a rendu un rapport de synthèse, selon lequel les forces de sécurité syriennes n'ont jamais tiré sur des manifestations pacifiques de l'opposition (Rapport dont l'Expression a publié de larges extraits, Ndlr). Alors qu'est envisagé de former une nouvelle Mission d'observation, cette fois conjointe à la Ligue arabe et aux Nations Unies, le Qatar a multiplié les démarches auprès du général al-Dabi pour qu'il donne sa démission et laisse la place à une personnalité plus accommodante. Sheikh Hamad bin Jassim, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, lui a d'abord proposé une indemnité pour se retirer. Le général a refusé.
L'émir lui a alors déclaré par téléphone que tout homme a un prix et qu'il lui appartenait de fixer le sien, puis il lui a envoyé un chèque sans montant en lui demandant d'écrire lui-même la somme. Nouveau refus du général. En définitive, le Qatar s'est adressé au président soudanais Omar El Bechir. L'émirat wahhabite a accordé un don au Soudan - un des États les plus pauvres du monde - en échange du retrait du général al-Dabi. Après le versement de 2 milliards de dollars, le président soudanais a rappelé le général à Khartoum. La Ligue arabe dispose d'une présidence tournante, exercée à tour de rôle par chacun des 22 États membres. En 2011, le Qatar avait convaincu l'Autorité palestinienne de lui céder son tour de présidence en échange d'un don de 400 millions de dollars, avait révélé à cette époque le Réseau Voltaire.

http://www.lexpressiondz.com/internationale/148375-le-qatar-achete-la-demission-du-general-al-dabi.html


1-2 Sarkofrance : Sarkozy : l’argent et l’argent du Qatar.

Samedi 11 février, le journaliste Denis Jeambar est revenu, dans l'hebdomadaire Marianne, sur le rôle central de Nicolas Sarkozy dans les investissements qataris en France.
En 2011, le Qatar a fait parler de lui. L'émirat n'intéressait jusqu'à lors que les gazettes diplomatiques. On avait pu voir Nicolas Sarkozy s'y promener ou recevoir l'émir Al-Thani ou son fils sur le perron de l'Elysée. Mais l'an dernier, l'opération a changé de dimension. Et il fallut quelques mois pour comprendre que Nicolas Sarkozy y a joué un rôle central.


1. En début d'année, le président français apporta un soutien appuyé à la candidature qatari pour l'organisation de la Coupe de Monde de football en 2022. Quelques observateurs français notèrent plus tard que de gros contrats de construction avaient été confié à des entreprises françaises. Fin 2011, le gouvernement français mettait en place un plan d'action pour aider les entreprises nationales à saisir toutes leurs chances dans ce marché de 100 milliards d'euros. «  c'est toute la gamme des activités, BTP, Technologies de l'information, développement durable" et autres qui est concernée  » a expliqué Pierre lellouche, le secrétaire d'Etat au commerce extérieur.

2. Au printemps, le fond d'investissement Colony Capital, cède le Paris Saint Germain au Qatar. Colony Capital est dirigé par l'un des plus proches amis de Nicolas Sarkozy, Sébastien Bazin. Selon le magazine SoFoot, ce premier achat est né d'une première rencontre avec le prince héritier du Qatar, en novembre 2010, à l'Elysée. Sébastien Bazin était présent. Peu avant, notre Monarque avait décoré de la Légion d'honneur le quatrième fils de l'émir du Qatar, le Sheikh Tamim.

3. A la même période, le Qatar emporte les droits de commercialisation TV de la Ligue 1 à l'étranger. Le 23 juin, la chaîne Al-Jazira créé la surprise en remportant deux matches de football par semaine de la Ligue 1 française, à compter de la saison prochaine, pour 90 millions d'euros annuels. Début 2012, elle complète son acquisition en raflant les droits de retransmission de 6 matches supplémentaires.

Pour Marianne, Denis Jeambar explique : «  c'est aussi avec l'accord explicite de Nicolas Sarkozy que la chaîne qatarie Al-Jazira a pris le contrôle de l'exploitation des droits de retransmission du football en France. Le président a cautionné cette opération, en sachant qu'elle portait atteinte à Canal+, la chaîne majeure du foot. Car, irrité par Canal, le chef de l'Etat n'adresse plus la parole à ses dirigeants. »

4. En février 2012, on apprend qu'Al Jazira Sports aurait également raflé les droits de retransmission TV pour la France des championnats d'Europe 2012 et 2016. Un nouveau cataclysme.

5. A la fin de 2010, Anne Lauvergeon a résisté à l'arrivée du Qatar au capital d'Areva qu'elle présidait alors. Elle a été débarquée en juillet dernier. Dans le Monde daté du 10 février, elle accuse explicitement ses adversaires : « J'ai catalysé la foudre divine. (...) Elle était menée par Claude Guéant, relayée par François Roussely, banquier conseil des Qataris et d'EDF, et chargé fin 2009 par le chef de l'Etat d'une mission pour restructuration de la filière nucléaire, et par Henri Proglio. J'ai dérangé des intérêts de toute nature, des réseaux et des intermédiaires dont je ne soupçonnais pas l'existence il y a quelques années. »

6. Fin septembre 2011, le Monde révélait que le Qatar pourrait prendre une participation minoritaire de BNP Paribas. La banque a depuis démenti.

7. En décembre dernier, Nicolas Sarkozy s'était discrètement rendu à Marrakech pour y retrouver l'émir Hamed Ben Khalifa El Thani, « une visite privée » expliquait un journal marocain.

8. Le 8 décembre 2011, le Qatar a annoncé la création d'un fond d'investissement de 50 millions d'euros pour doter l'Association Nationale des élus locaux pour la diversité (ANELD). L'ANELD a été créée et est présidée par Kamel Hamza, un soutien de Nicolas Sarkozy, ancien attaché parlementaire d'Eric Raoult, le maire UMP du Rancy. Il s'agirait de favoriser le développement des banlieues.

Cet activisme pro-qatari est aussi un échange de bons procédés. A Doha, de gros contrats commerciaux ont été confiés à des entreprises françaises. Lors de la guerre en Libye, l'intervention militaire souvent clandestine des forces qataries a été décisive.

 Source : Sarkofrance 



2  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Réseau Voltaire : François Hollande négocie avec l’émir de Qatar.

L’ancien Premier ministre ministre français, Laurent Fabius, est attendu vendredi 3 février 2012 à Doha (Qatar), en qualité d’envoyé spécial du candidat socialiste à l’élection présidentielle, François Hollande. Il sera reçu par l’émir Hamad ben Khalifa al-Thani. L’entretien portera sur la position de François Hollande face à la guerre contre la Syrie et sur le possible soutien de l’émir au candidat socialiste.

L’émir Hamad avait déjà noué des liens étroits avec Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni –à laquelle il ne manque jamais une occasion de prêter un avion privé–, ainsi qu’avec le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand –qui l’ont aidé à obtenir des dérogations pour aménager l’hôtel Lambert (Île Saint-Louis) acquis à la famille Rothschild–.

L’émir Hamad multiplie les investissements en France. Après avoir placé à son service de hautes personnalités, comme l’avocat d’affaire et ex-Premier ministre Dominique de Villepin, il a acheté des parts dans les médias (groupe Lagardère) et dans un club de football (le Paris Saint-Germain). Il a par ailleurs annoncé, le 9 décembre 2011, la création d’un fonds de 50 millions d’euros destiné à de jeunes leaders issus des quartiers français « en difficulté ».

En rivalité avec l’Arabie saoudite, l’émirat wahhabite est devenu le principal financier d’Al-Qaeda et des Frères musulmans. L’émirat a engagé 5 000 mercenaires pour composer des Forces spéciales qui ont combattu au sol en Libye, en violation de la résolution de l’ONU. Il a depuis transféré ces troupes en Syrie, ainsi qu’environ 1 500 membres d’Al-Qaeda en Libye sous le commandement d’Abdelhakim Belhaj, pour constituer l’Armée syrienne libre à laquelle se sont joints quelques centaines de déserteurs syriens. Pour terroriser les populations, les combattants d’Al-Qaeda se sont caractérisés par le recours à des crimes spectaculaires (ils égorgent les hommes ou leur coupent les membres, tandis qu’ils coupent les seins des femmes, parfois ils écorchent les corps).

L’émir Hamad est propriétaire de la chaîne satellitaire Al-Jazeera qui s’est récemment caractérisée par la diffusion de fausses images d’actualité –en réalité des images de fiction tournées en studio– ; une propagande de guerre destinée à servir ses ambitions en Libye et en Syrie. Le groupe Al-Jazeera entend s’implanter progressivement en France avec le prochain lancement d’Al-Jazeera Sports.

En 2006 déjà, François Hollande déclarait que la diplomatie du « Qatar va plutôt dans le sens de la stabilité et de la recherche de la paix ».

Réseau Voltaire |

31 janvier 2012


Haut du formulaire

http://www.voltairenet.org/Francois-Hollande-negocie-avec-l


2-2 Sarkozy, petit télégraphiste du Qatar. Toujours au service de l'étranger

En 2011, le Qatar a fait parler de lui. L'émirat n'intéressait jusqu'à lors que les gazettes diplomatiques. On avait pu voir Nicolas Sarkozy s'y promener ou recevoir l'émir Al-Thani ou son fils sur le perron de l'Elysée. Mais l'an dernier, l'opération a changé de dimension. Et il fallut quelques mois pour comprendre que Nicolas Sarkozy y a joué un rôle central.
1. En début d'année, le président français apporta un soutien appuyé à la candidature qatari pour l'organisation de la Coupe de Monde de football en 2022. Quelques observateurs français notèrent plus tard que de gros contrats de construction avaient été confié à des entreprises françaises. Fin 2011, le gouvernement français mettait en place un plan d'action pour aider les entreprises nationales à saisir toutes leurs chances dans ce marché de 100 milliards d'euros. « c'est toute la gamme des activités, BTP, Technologies de l'information, développement durable" et autres qui est concernée » a expliqué Pierre lellouche, le secrétaire d'Etat au commerce extérieur.

2. Au printemps, le fond d'investissement Colony Capital, cède le Paris Saint Germain au Qatar. Colony Capital est dirigé par l'un des plus proches amis de Nicolas Sarkozy, Sébastien Bazin. Selon le magazine SoFoot, ce premier achat est né d'une première rencontre avec le prince héritier du Qatar, en novembre 2010, à l'Elysée. Sébastien Bazin était présent. Peu avant, notre Monarque avait décoré de la Légion d'honneur le quatrième fils de l'émir du Qatar, le Sheikh Tamim.

3. A la même période, le Qatar emporte les droits de commercialisation TV de la Ligue 1 à l'étranger. Le 23 juin, la chaîne Al-Jazira créé la surprise en remportant deux matches de football par semaine de la Ligue 1 française, à compter de la saison prochaine, pour 90 millions d'euros annuels. Début 2012, elle complète son acquisition en raflant les droits de retransmission de 6 matches supplémentaires.

Pour Marianne, Denis Jeambar explique: « c'est aussi avec l'accord explicite de Nicolas Sarkozy que la chaîne qatarie Al-Jazira a pris le contrôle de l'exploitation des droits de retransmission du football en France. Le président a cautionné cette opération, en sachant qu'elle portait atteinte à Canal+, la chaîne majeure du foot. Car, irrité par Canal, le chef de l'Etat n'adresse plus la parole à ses dirigeants.»

4. En février 2012, on apprend qu'Al Jazira Sports aurait également raflé les droits de retransmission TV pour la France des championnats d'Europe 2012 et 2016. Un nouveau cataclysme.

5. A la fin de 2010, Anne Lauvergeon a résisté à l'arrivée du Qatar au capital d'Areva qu'elle présidait alors. Elle a été débarquée en juillet dernier. Dans le Monde daté du 10 février, elle accuse explicitement ses adversaires: « J'ai catalysé la foudre divine. (...) Elle était menée par Claude Guéant, relayée par François Roussely, banquier conseil des Qataris et d'EDF, et chargé fin 2009 par le chef de l'Etat d'une mission pour restructuration de la filière nucléaire, et par Henri Proglio. J'ai dérangé des intérêts de toute nature, des réseaux et des intermédiaires dont je ne soupçonnais pas l'existence il y a quelques années.»

6. Fin septembre 2011, le Monde révélait que le Qatar pourrait prendre une participation minoritaire de BNP Paribas.

7. En décembre dernier, Nicolas Sarkozy s'était discrètement rendu à Marrakech pour y retrouver l'émir Hamed Ben Khalifa El Thani, « une visite privée » expliquait un journal marocain.

Cet activisme pro-qatari est aussi un échange de bons procédés. A Doha, de gros contrats commerciaux ont été confiés à des entreprises françaises. Lors de la guerre en Libye, l'intervention militaire souvent clandestine des forces qataries a été décisive.

TOUTSAUFSARKOZY

 


3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Qatar : l’ennemi d’hier l’ami d’aujourd’hui.

Nous nous rappelons tous du discours patriotique de Caesar George W. Bush le soir des attentats du 11 septembre, depuis la Maison Blanche. Pendant cette nuit très obscure, Bush s’adressa à la nation en parlant avec une certaine gravité, qui évoqua en nous le souvenir des grands patriarches bibliques :

"Ce soir je vous demande de prier pour toutes les personnes affligées, pour les enfants dont le monde est brisé, pour tous ceux dont le sentiment de sûreté et de sécurité a été menacé. Et je prie pour qu’ils soient soulagés par une puissance plus grande que nous dont nous parle le psaume 23 : " Bien que je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi" [4]

Le soir même, après s’être adressé à la nation, deux anges seraient arrivés à la Maison Blanche et auraient pris Caesar George W. Bush par la main, en lui chuchotant à l’oreille : " Va donc, conduis le peuple où je t’ai dit. Voici, mon ange marchera devant toi, mais au jour de ma vengeance, je les punirai de leur péché" [5].

Quelques jours plus tard, jeudi 20 septembre, Caesar Georges W. Bush prononça un discours devant les deux chambres réunies du Congrès. Parmi les points forts de son discours, nous lisons :

"Livrer aux autorités américaines tous les dirigeants de l’organisation Al-Qaïda qui se cachent sur votre terre" [6]. "Ces demandes ne sont pas ouvertes à la négociation ou à la discussion. Les Taliban doivent agir et agir immédiatement. Ils livreront les terroristes ou bien ils partageront leur sort" [7]. "Notre guerre contre la terreur commence avc Al-Qaïda mais elle ne se termine pas là. Elle ne se terminera que lorsque chaque groupe terroriste qui peut frapper partout dans le monde aura été repéré, arrêté et vaincu" [8].

En dépit du Saint-Esprit qui eut soufflé l’audace dans la bouche de Caesar, ces déclarations historiques sont devenues d’ores et déjà copyright de l’Histoire. En effet, tous les obstacles semblent aujourd’hui levés pour que des négociations puissent commencer entre les ennemis d’hier, amis d’aujourd’hui.

Depuis l’été 2011, on entend chuchoter, dans les couloirs des puissances impérialistes, à propos de l’ouverture d’un bureau de représentation des Taliban au Qatar, comme symbole du processus de paix engagé avec le principal groupe insurgé en guerre contre l’OTAN et le gouvernement de Kaboul [9].

Certainement, cette initiative honorable de la part de l’émir du Qatar, n’aurait pas pu voir la lumière sans la bénédiction de l’Empire. Ainsi, des émissaires américains rencontrèrent seuls, "une petite dizaine de fois", des représentants résistants [10].

Cependant, cet événement n’est en aucun sens un fait isolé. Par contre, il fait partie d’un continuum de messages d’amour entre les groupes islamistes salafistes – Taliban et Frères musulmans – d’un côté, et l’Empire étatsunien – par le biais de son concessionnaire au Moyen-Orient, l’émirat du Qatar – d’un autre côté. Les premières lueurs de la nouvelle aube commencèrent en mars 2009, après que l’administration Obama eut abandonné l’expression « guerre contre le terrorisme », adoptée par son prédécesseur Bush [11].

Sur un autre plan, des responsables américains ont entamé, récemment, des négociations avec le gouvernement de Kaboul pour transférer, aux autorités afghanes, des responsables Taliban du haut rang emprisonnés au Goulag de l’Empire, à Guantanamo, depuis l’invasion de l’Afghanistan ; et cela dans l’espoir de parvenir à une trêve entre Washington et les insurgés. Des responsables américains ont déjà exprimé leur accord d’ « expédier », hors de la baie de Guantanamo, les détenus Taliban [12].

En plus, des sources de l’administration Obama ont indiqué que des détenus résistants seront libérés une fois que les insurgés auront accepté d’ouvrir un bureau au Qatar et entamé des pourparlers avec les Américains [13]. De leur côté, les Taliban ont dit qu’ils étaient prêts à aller davantage avec ces pourparlers.

Il faut noter que ces échanges romantiques du genre épistolaires entre l’Empire et les insurgés viennent après dix ans de guerre atroce [14].

Loin des affections foudroyantes entre les ennemis d’hier amis d’aujourd’hui, au cours d’une réception de la délégation de la Ligue arabe, comprenant le cheikh Hamad, à Damas le 26 Octobre dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, aurait « lutté » pour amender certains articles du texte de l’Initiative arabe, comme l’article concernant le « retrait de l’armée syrienne » ; un article considéré comme le plus dangereux par les autorités syriennes, qui voient impossible d’envisager de retirer l’armée de régions désormais devenues le théâtre d’une guerre civile comme à Homs. Mais le cheikh Hamad a exigé ce retrait : « Il est impératif de retirer l’armée et de cesser de tuer les manifestants ! », dit-il. Ce à quoi le président syrien a répondu : « L’armée ne tue pas des manifestants, elle poursuit plutôt des terroristes armés. Si jamais tu avais une solution pour en finir avec ces derniers, elle serait bienvenue ! » [15]. Pourtant, le cheikh Hamad persistait à faire croire à ses hôtes qu’il refusait toute utilisation du terme « terrorisme », et a même failli récuser l’évocation de bandes armées dans les villes [16].

Une question s’impose fortement : pourquoi cette angélisation inattendue des groupes islamistes armés - les ennemis d’hier - de la part de l’Empire et son concessionnaire au Moyen-Orient ?

http://www.legrandsoir.info/al-qaida-en-syrie-les-ambitions-imperiales-de-l-emirat-du-qatar.html


3-2 L’expression : Le Qatar confirme son poids diplomatique.

L'accord signé lundi entre les deux mouvements au Qatar marque un nouveau succès pour ce petit et riche Etat du Golfe, devenu le nouveau centre de gravité de la diplomatie arabe.

«Tout indique que Doha est devenue la capitale politique du monde arabe. La diplomatie du Qatar est désormais la locomotive de l'action politique arabe, un rôle appelé à se poursuivre», a relevé l'analyste émirati Abdelkhaleq Abdallah. Le Qatar, qui ne cache pas sa sympathie, sinon son appui, aux animateurs des révoltes qui secouent depuis un an les pays du Printemps arabe, mène une diplomatie tous azimuts au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie. Le président palestinien et chef du Fatah Mahmoud Abbas et le chef du Hamas Khaled Mechaal ont signé lundi à Doha une déclaration les engageant à appliquer un accord de réconciliation nationale, en souffrance depuis des mois. Le même jour, le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani arrivait à Doha pour des entretiens sur les efforts de paix en Afghanistan menés au Qatar où Américains et taliban ont entamé des contacts. Le Qatar, premier exportateur de gaz naturel liquéfié avec une superficie de 11.000 km2 et une population de 1,7 million d'âmes dont seulement 250.000 autochtones, joue en outre un rôle diplomatique de premier plan dans la crise syrienne, portée sans succès jusqu'ici devant le Conseil de sécurité de l'ONU. En Libye, le Qatar a été le premier pays arabe à avoir soutenu, au côté des Emirats arabes unis, ouvertement les rebelles, y compris sur le plan militaire, jusqu'à la chute du régime du colonel Mouammar Kadhafi.
L'émir, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, un proche allié des Etats-Unis qui disposent au Qatar de deux bases militaires, «a rapidement compris qu'un nouveau Proche-Orient se mettait en place et a agi dans un esprit d'initiative pour assurer la stabilité régionale», a déclaré à l'AFP le directeur du Doha Brookings Centre, Salmane Chaikh. Le Qatar a ainsi supervisé en mai 2011 un accord de paix entre le gouvernement soudanais et un groupe rebelle du Darfour, resté cependant sans effet, comme il avait parrainé en mai 2008 un accord interlibanais ayant mis fin à une crise politique de 18 mois et permis l'élection d'un président. Ce pays, qui a offert sa médiation dans des dossiers aussi épineux que ceux du Yémen et de la Corne de l'Afrique, y compris dans le conflit frontalier entre Djibouti et l'Erythrée ou au Tchad, «poursuit avec efficacité son action diplomatique dans un contexte géopolitique complexe», a noté M.Chaikh. Mettant à profit l'influente chaîne de télévision Al-Jazeera, qu'il finance depuis son lancement un an après son accession au trône en 1995, l'émir du Qatar a peu à peu éclipsé les anciens poids lourds politiques du monde arabe, affaiblis par leurs crises internes ou marginalisés, dont l'Arabie saoudite, l'Irak et l'Egypte. «De petits pays, comme le Qatar, et à un moindre niveau les Emirats arabes unis, ont comblé le vide», laissé par ces grands de la région, a indiqué M.Abdallah, soulignant toutefois que le Qatar «agit dans certains dossiers avec le feu vert de l'Arabie saoudite», en perte de vitesse «en raison du vieillissement de ses dirigeants». «Doha, qui a réussi à entretenir de bonnes relations avec des individus et des groupes politiques rivaux pour s'imposer comme un acteur dans la région compte aussi sur des partenariats utiles, y compris avec son grand voisin saoudien dans le dossier syrien», a expliqué M.Chaikh. Mais Doha n'a enregistré aucune percée dans ses efforts de bons offices entre Washington et Téhéran, dont les relations sont rompues depuis les années 1980.

L’expression



4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

4-1 Syrie : le Qatar cherche à étouffer le rapport de ses experts.

Les experts impartiaux savent que si le public arabe et occidental avait accès au rapport réalisé par la Mission arabe en Syrie, c’est bien au Qatar,  à ses relais sionistes et à ses commanditaires belliqueux qu’il risquerait de se retourner leur demandant des comptes en matière de démocratie et de droits de l'homme.

Si la Ligue arabe avait eu la même réaction responsable, chose rare, la Libye n'aurait jamais été agréssée par l'OTAN.

Contre la confusion il faut apporter la clarification.

Contre le mensonge il faut témoigner de la vérité.

Omar Mazri, Safwene Grira et Ahmed Manai ont traduit, publié et diffusé le rapport rendant hommage au travail sérieux, honnête et transparent du général soudanais Mohamed Ahmad Moustapha El Dabi qui rend la fierté aux Arabes en montrant qu'il existe encore des Arabes  justes, honnêtes, responsables, compétents et courageux.

Voici ce que pense  le réseau Voltaire de ce rapport.

Depuis le début des événements qui endeuillent la Syrie, deux versions des faits s’opposent : pour les Occidentaux et leurs alliés du Golfe, le régime réprime dans le sang une révolution populaire, tandis que pour la Syrie et ses alliés du BRICS, le pays est attaqué par des groupes armés venus de l’extérieur.

Pour faire toute la lumière sur ces événements, la Ligue arabe a créé une Mission d’observation composée par des personnalités nommées par chaque État membre (sauf le Liban qui n’a pas souhaité participer). Cette diversité des experts garantit l’impossibilité de manipuler le résultat, leur nombre (plus de 160) et la durée de leur mission (1 mois) permet de dresser le tableau bien plus large que tous ceux dont on disposait précédemment. A ce jour, aucun organisme tiers ne peut prétendre avoir conduit une enquête aussi vaste et aussi rigoureuse, et par conséquent ne peut prétendre mieux connaître la situation en Syrie.

Le Comité ministériel de la Ligue Arabe, chargé du suivi du Plan arabe et composé de 5 États sur les 22 membres de la Ligue (Algérie, Égypte, Oman, Qatar, Soudan) a validé le rapport de la mission par 4 voix contre 1 (celle du Qatar) et a décidé de prolonger d’un mois la mission des observateurs.

Le problème c’est que le rapport confirme la version du gouvernement syrien et infirme celle des Occidentaux et des monarchies du Golfe. Notamment, il atteste qu’il n’y a pas eu de répression létale de manifestations pacifiques et que tous les engagements pris par Damas ont été scrupuleusement respectés. Il valide aussi le fait capital que le pays est déstabilisé par des groupes armés, responsables de centaines de morts parmi les civils syriens et de plusieurs milliers dans les rangs de l’armée, ainsi que plusieurs centaines d’actes de terrorisme et de sabotage.

C’est la raison pour laquelle le Qatar cherche désormais à empêcher la diffusion du rapport par tous les moyens. En effet, celui-ci se révèle être une véritable bombe pouvant se retourner contre lui et son dispositif de communication.

Le Qatar exerce actuellement la présidence de la Ligue ; non pas que son tour soit venu pour cela, mais parce qu’il a acheté à l’Autorité palestinienne son propre tour de présidence.

La présidence de la Ligue a donc décidé de ne pas diffuser le rapport de la Mission d’observation, de ne pas le traduire, et même de ne pas placer la version originale arabe sur son site internet.

Le risque pour l’Émirat wahhabite est énorme.

Si par malheur le public occidental avait accès au rapport, c’est bien au Qatar et à ses relais qu’il risquerait de demander des comptes en matière de démocratie et d’implication dans le massacre de populations.

http://www.euroalgerie.org/2012/01/31/syrie-le-qatar-cherche-a-etouffer-le-rapport-de-ses-experts/


4-2 Léon Camus : Le Qatar, fer de lance de la diplomatie étasunienne, et la France plurielle.

Le Qatar qézaco 1 ?

Unique pays wahhabite hors l’Arabie saoudite, l’émirat qatari est une péninsule de 11 437 Km2 soit un peu plus que la Corse, indépendant depuis 1971, peuplé d’un million et demi d’habitants dont seuls 200 000 sont des qataris de souche ! Pétrole et gaz naturel y abondant (3e producteur mondial), le revenu par tête de pipe y est l’un des plus élevés au monde, nul ne payant d’impôts, tous disposent de transports et d’un système de santé gratuits… aucun Qatari - parce que riche avant de naître - ne se voit donc contraint de travailler pour gagner son pain à la sueur de son front, la main d’œuvre servile s’en charge.

Une pétro-monarchie absolue [dirigée depuis 1995 par l’émir (commandeur) Hamad bin Khalifa al-Thani, lequel a déposé son père en profitant de son séjour en Suisse, ce dernier ayant au préalable évincé son cousin en fév. 1972] sans parti politique et moins encore sans l’esquisse d’une once de symbole démocratique, les révolutions arabes n’ont apparemment en rien affecté le pouvoir… même s’il existe de tout évidence des contre-pouvoirs actifs dans la péninsule comme semble l’indiquer un coup d’État avorté en juillet 2009. Un pays où les quatre cinquième de la population n’étant pas des nationaux, les minorités iranienne, chiite, pakistanaise, arabe pourraient quelque jour avoir la velléité de réclamer les droits élémentaires dont elles se voient privées aujourd’hui.

Al-Jazira - La Péninsule.

Fort d’une réserve de 700 mds de $ en fonds souverain, l’émirat à eu l’astuce géniale de se doter en 1996 d’un prodigieux outil d’influence international avec la CNN du Monde arabe, al-Jazira la bien nommée puisque son nom signifie l’île… chaîne de télévision d’information en continu - anglo et arabophone - al-Jezira est sans contestation possible le canal satellite le plus influent du monde musulman. Il n’en demeure pas moins qu’al-Jazira couvre tous les pays sauf un… le Qatar !

Mais le temps est désormais révolu où les Yanks faisaient bombarder et assassiner ses journalistes 2, depuis tout est rentré dans l’ordre du Meilleur des Mondes Globaux, et comme WikiLeaks nous le confirme, al-Jezira s’est opportunément placé sous la bannière étoilée et gratifiante de la diplomatie armée nord-américaine… ce qui ne l’empêche nullement de relayer les communiqués d’Al-Qaïda, assurant par ce biais à la nébuleuse terroriste un canal de communication hors pair. L’Émir à ce propos, en janvier 2010, admettait benoîtement devant le Conseil de coopération du Golfe, que l’outil politique al-Jezira lui était utile à se ménager les bonne grâces de l’organisation takfiriste ! Mais al-Qaïda et la CIA, n’est-ce pas du pareil au même 3 ?

Quand le « Printemps arabe » se déclenche, le Qatar dispose ainsi de tous les atouts pour y jouer un rôle déterminant : une chaîne satellitaire suivie par 50 millions de téléspectateurs, des soutes pleines à craquer de pétrodollars et des liens étroits avec les futurs dirigeants islamistes durs qui vont s’imposer à l’issue de processus démocratiques destinés à donner le change.

Al-Jazira est basée, à Doha, la capitale du Qatar. C’est également le Qatar qui a « hébergé » le CentCom, le commandement opérationnel américain ayant supervisé l’invasion de l’Irak en mars 2003.

Tête de pont et fer de lance de la diplomatie armée nord-américaine.

En vertu d’accords de défense signés en juin 1992, nous trouvons à une quarantaine de Km de Doha, el-Oudeid, principale base aérienne des É-U dans la région sur laquelle se trouve prépositionnés quelque 120 chasseurs bombardiers F-16 et divers autres aéronefs de combat. L’armée américaine dispose là d’une formidable capacité de « projection » sur l’ensemble du Proche-Orient, le Bassin de la Mer Caspienne et l’Asie centrale… C’est à partir d’El Oudeid que les É-U ont, en mars 2003, bombardé l’Irak. Le Qatar est donc, à ce titre et de toute évidence, un État de première ligne dans la stratégie de conquête et suprématie holistique conduite depuis 1991 par les ÉUA 4.

Une politique fourre-tout d’influence tous azimuts...

« L’émir n’est pas un grand démocrate, mais il a été parmi les premiers [dans le monde arabe] à comprendre qu’il fallait aller dans le sens de l’histoire ». Anonymous !

Alors Doha s’efforce, avec l’aide assidue du Département d’État, de mener un jeu diplomatique subtil consistant à être dans tous les camps simultanément. En février 2010, le Qatar signe un pacte de défense avec la Syrie et l’Iran et se fait le tour operator avec le président syrien Bachar el-Assad - contre lequel l’Émirat conspire activement à l’heure et militairement parlant - de la visite triomphale que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad fera au Liban en juil. 2010… L’émir s’est quant à lui rendu en Israël lors d’une visite discrète la même année, en mars selon Wikileaks. En ce qui regarde les transferts de fonds au profit des organisations djihadistes [New-York Times « Follow the Money » 8 déc.2010] et de tous les islamistes, des plus modérés aux plus radicaux, tel le parti tunisien islamiste Ennahda en la personne de son chef Rached Ghannouchi, le Qatar ferait preuve de beaucoup de laisser-aller, laisser-faire, pour ne pas parler d’une bienveillante indulgence... « Ici je puis défendre ma cause sans contrainte… Le Qatar m’assure une liberté d’action et une large couverture médiatique internationale » dira le fondateur du FIS algérien, Abassi Madani, réfugié à Doha depuis 2003 et souvent reçu au palais. Qui ne doute d’ailleurs que l’Algérie à bout de souffle, ne perde rien pour attendre ?!

Égypte, Tunisie, Libye, Syrie... un rôle central dans les révolutions arabes.

Lors de la révolution de palais de 1995, les gardes du corps égyptiens qui assuraient la protection rapprochée de l’émir déchu s’étaient vilainement battus jusqu’au bout. Al-Thani s’est alors convaincu qu’ils avaient suivi des ordres pris au Caire… Hosni Moubarak sera par conséquent la première cible de l’Émirat à l’heure des révoltes arabes. De son côté, le Raïs égyptien Moubarak n’appréciait guère que le Qatar multiplie les missions de bons offices au Liban ou au Soudan, sa chasse gardée diplomatique. Dès les premières émeutes populaires au Caire, al-Jazira prend fait et cause pour la foule. Au fait des méthodes et techniques éprouvées empruntées aux journalistes occidentaux, les correspondants d’al-Jezira gonflent outrageusement le nombre des manifestants et la violence de la répression, suscitant un surcroît de colère et de révolte dans les opinions publiques arabes par le truchement de son auditorat… Le prédicateur islamiste, vedette de la chaîne, l’Égyptien Youssef al-Qaradawi, exilé à Doha depuis cinq décennies, animateur de l’émission à très large audience « La Charia et la Vie » excite alors les foules à bouter dehors le « Pharaon » ... La messe est dite !

Passons rapidement sur la Tunisie. Une chose est certaine : le financement d’Ennahda, nouveau parti islamiste au pouvoir par le Qatar est un secret de Polichinelle. Le 2 janvier dernier, Rached Ghannouchi son chef -qui se déplace considérablement sans excepter les États-Unis of course -et apporte un soutien sans réserve à la noble cause du Conseil national syrien - était à nouveau reçu au Qatar appelé à lui fournir les moyens nécessaires pour « que la Tunisie nouvelle puisse devenir un exemple en matière de progrès et de démocratie authentique sur la base des valeurs de l’Islam et de ses enseignements ». Pourquoi pas, mais que ce message soit envoyé depuis le Qatar, bastion du radicalisme wahhabite, laisse quand même songeur, pour ne pas dire pantois !

Pour ce qui est le Libye, le cas est exemplaire. Selon le Figaro 6 novembre 2011, Doha aurait engagé 5000 commandos des Forces spéciales qataries sur le front libyen ! Il ne s’est donc pas agi d’un soulèvement populaire, voire d’une cruelle guerre civile, mais bien – comme tout le laissait supposer - d’une intervention armée extérieure et d’une guerre sans uniforme ! « Chargées d’épauler les rebelles, les troupes de Doha se sont d’abord déployées à Tobrouk puis ensuite à l’ouest dans le djebel Nefoussa, où le chef d’état-major qatarien, le général Hamad ben Ali al-Attyiah s’est rendu à plusieurs reprises ». La participation du Qatar au cours de l’intervention menée contre la Jamahiriya libyenne, aura été ainsi particulièrement plus conséquente qu’avouée et ne se sera pas limitée au soutien logistique et aérien revendiqué de prime abord… l’émirat ayant mis quand même à disposition de l’Otan huit Mirage 2000 sur les douze qu’ils possèdent ! Mais les guerres modernes ne sont-elles pas avant toute chose, voire essentiellement, des guerres du mensonge, ne serait-ce que par omission ?

D’après d’autres sources [27-12-2011 Le Nouvel Observateur] : « Les Qatariens sont arrivés avec des valises remplies d’argent, ce qui leur permit de retourner des tribus », ajoutons de recapitaliser les groupes et factions djihadistes [notamment les surgeons du Groupe islamique combattant en Libye - GIGL] en sommeil depuis leur répression par Kadhafi il y a une petite dizaine d’années, mais dont certains éléments libérés en 2008 on joué un rôle central dans la chute de la Jamahiriya, tel Abdelhakim Belhaj, chef de troupes de chocs qui firent tomber Tripoli, puis commandant militaire de la capitale libyenne avant de partir – selon toute vraisemblance 5.

Dans un entretien accordé à la chaîne panarabe Al Arabiya, le président démissionnaire du bureau exécutif du Conseil national de transition libyen, Mahmoud Jibril, avait corroboré que les pétrodollars qataris avaient servi à alimenter « les rivalités et les motifs de désaccords existant entre les rebelles et les divers courants gérant l’après Kadhafi, dans le but explicite de diviser et de monter les uns contre les autres les frères libyens » 6. Au total ce sont 400 millions de $ qui auraient été versés par l’émirat. Quand on aime, on ne compte pas !

Pour ne pas conclure sur le très sanieux chapitre libyen, il s’agit de garder en mémoire que les Qataris ont largement favorisé, approvisionné et abondé les groupes islamistes 7. Dans le Djebel Nefoussa, au sud de Tripoli, les Moukhabarat, les services spéciaux qataris en liaison directe avec leur Cheikh, ont présidé à la distribution très sélective des missiles antichars généreusement offerts par la France. Ce n’est pas moins de neuf cargaisons qui furent ainsi réparties au seul profit des combattants islamistes. Une partie des armes devait par la suite s’évanouir dans la nature en complément des « 10 000 missiles sol-air » engloutis dans les sables libyens selon l’amiral Giampaolo Di Paola, chef du Comité militaire de l’Otan assurant la coordination entre les différents états-majors opérationnels en Libye.

Or, à présent, c’est le Qatar - qui sait apparemment à merveille tirer les marrons du feu - qui a pris le relais de l’Otan sur le sol libyen, en assurant la suite des opérations puisque contrairement à ce que n’en dit pas la grande presse, la situation y est encore loin d’être complètement stabilisée… État de fait qui confirme indirectement le rôle central que le Qatar a occupé dans le déroulement des opérations d’une guerre qui n’a jamais dit son nom 8 !

Désormais, il sera parfaitement loisible de voir dans le Qatar un « acteur majeur » de la scène orientale et plus encore, à travers les liens politiques et économiques tissés avec la France, un protagoniste de l’espace euroméditerranéen. « Un cas unique ! Nous avons assisté à la naissance d’une puissance régionale de la taille d’une tête d’épingle » s’était exclamé le chantre belliciste Bernard-Henri Lévy… et même une « puissance internationale » faudrait-il ajouter en tant que - ultima ratio - bras armé du Pentagone et agitateur au service du Département d’État dans les banlieues du Tiers-Monde hexagonal.

Reste qu’il est parfaitement cocasse – et pas uniquement pour les esprits chagrins – de voir une monarchie réellement absolue, animée par un puritanisme religieux fanatique, œuvrer au triomphe de la démocratie… ou de ce que l’on nomme tel !

Le PSG, les banlieues, l’émir et le Sarkoland.

Depuis quelques années Washington s’immisce insidieusement, sournoisement mais sûrement dans les affaires intérieures françaises, notamment celles de nos périphéries et autres « banlieues », sous couvert de nous donner des leçons de démocratie plurielle et en accusant aimablement les Frenchies d’être d’infâmes « réacs » pratiquant d’odieuses exclusions à l’égard du sel de la terre… C’est ce modèle made in America qu’entendent aujourd’hui appliquer également les Qataris bien décidés à déverser les millions par brassées sur nos gentils discriminés sous le regard attendri des supporteurs du PSG. Le Qatar, micro État et vibrion polymorphe, a en effet racheté la majorité du capital du PSG tout en intervenant militairement aux côtés de l’Otan pour démocratiser la Libye, et bientôt la Syrie – c’est-à-dire l’offrir aux islamistes radicaux - et en se faisant désigner dans la foulée, contre monnaie sonnante et trébuchante il va de soi, comme organisateur en 2022 de la Coupe du monde de football !

Des banlieues « céfrans » choyées et convoitées.

Le Qatar a depuis longtemps emboîté le pas aux Yanks en matière d’ingérence dans les affaires intérieures hexagonales : son ambassadeur n’a-t-il pas annoncé en décembre la création d’un fonds d’investissement de 50 millions € en vu de financer des projets économiques portés par des habitants des banlieues de France ? Dix élus périurbains - cinq hommes, cinq femmes, parité oblige – ont de la sorte été invités au Qatar où ils ont été reçus à l’instar de chefs d’État (futurs peut-être) par l’émir Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani dans le but officiel d’établir des partenariats économiques entre l’émirat et les quartiers populaires où des entrepreneurs se disent « victimes de discrimination et bloqués » 9.

Le Qatar en France : un État dans l’État et le généreux financier de nos politiques.

Une question se pose crûment : les fonds souverains qataris sont-ils en passe d’acheter la France en pièces détachées à l’instar de ces organisations sionistes qui s’implantèrent en Palestine - pour finir par y créer un État, pour l’heure toujours sans frontières ! - en rachetant morceau par morceau, des terres, des lopins, des domaines, des champs et des maisons à qui voulaient leur vendre ?

Commençons par l’achat en gros et en détail de notre classe politique. Des faits et ils sont évocateurs ! Nos politiques sont tous autant qu’ils sont, de modernes jet-setteurs passant le plus clair de leurs temps dans les avions pour aller se dorer la pilule qui à Marrakech, qui en Tunisie (Alliot-Marie), qui en Égypte (Juppé) et ne parlons pas de notre agité-du-bocal ! En vrac parmi les habitués de l’émirat : Villepin, Delanoë, Douste-Blazy, Dati, Royal, Amara, Guéant, Debré, Larcher, Védrine, Mitterrand, Morin, Chevènement, Baudis, Lang 10. Pas un qui manque à l’appel !

Trois semaines après son élection, en 2007, le premier chef d’État arabe reçu à l’Élysée est l’émir al-Thani. Celui-ci, le 14 juillet suivant, assistait au défilé de nos troupes au côté du président de la République. Lorsque M. Sarkozy occupait la place Beauvau, il avait eu à connaître de la formation des forces de sécurité qataries, d’où des contacts privilégiés… Ce serait par ailleurs le Qatar qui serait intervenu de façon décisive dans la libération en août 2009 du libyen al-Megrahi, l’un des auteurs présumés de l’attentat de Lockerbie, puis surtout, en juillet 2007, dans celle des infirmières bulgares détenues en Libye ; pourtant, curieusement, ce furent Cécilia Sarkozy et son mari qui en récoltèrent tous les lauriers.

De la même mauvaise manière quand le président français - en bonne compagnie : celle du Premier ministre britannique David Cameron et du plumitif Bernard-Henri Lévy alors promu Ministre bis des Affaires étrangères et de la Guerre - paradent à Tripoli le 14 septembre, après la mort ignominieuse - pour les vainqueurs – du Raïs déchu, le grand allié qatari est exclu du triomphe… Et il en concevra un ressentiment durable à l’égard du chef de l’État français 11. Précisons que le Qatar joua un rôle discret, pour ne pas dire occulté - mais essentiel car unique dans le monde arabe - dans la destruction libératoire de la Lybie assortie de ses 150 000 morts « humanitaires », lesquels auront évité, il est vrai, par leur sacrifice « un véritable bain de sang » 12 ! Il en sera vraisemblablement de même, lorsque les nouveaux Alliés anglo-franco-turco-quataris en auront fini avec la Syrie, mais la démocratie est à ce prix et l’on ne peut faire d’omelette sans casser des œufs, n’est-ce pas ?

Pour revenir à la noria de personnalités françaises qui vont chercher quelque fraîcheur à l’ombres des méga buildings et palmiers qataris, réservons une mention spéciale aux membres ou ex membres du gouvernement : Claude Guéant missi dominici de M. Sarkozy, Fadela Amara et Rachida Dati qui, lorsque cette dernière était encore Garde des sceaux, se rendait deux ou trois fois par mois à Doha ! Il est vrai, ceci expliquant cela, que sa sœur est ou était l’une des proches collaboratrices du procureur général du Qatar… On comprend mieux ainsi les bâillements de la susdite sur les travées du Parlement européen de Strasbourg et ses savoureux fourchages de langue dus évidemment aux décalages horaires ! Chirac président effectua neuf visites officielles dans l’émirat, un client avantageux et assidu du cabinet de conseil de l’ancien Premier ministre Villepin dont les déplacements se font apparemment sur les avions personnels de l’émir !

On jugera également du poids de l’émirat dans la vie politique française, sachant qu’à partir de 2008 il s’est vu octroyer des privilèges fiscaux tout à fait exorbitants - par la grâce des votes de la Chambre et du Sénat – afin de faciliter ses investissements dans notre belle République bananière 13. Ainsi les investissements immobiliers qataris ne sont pas imposables sur les plus-values et ses ressortissants en France ne sont pas astreints à l’ISF durant les cinq premières années de résidence. Notons que le groupe d’amitié France/Qatar ne compte pas moins de 49 députés à l’Assemblée nationale... en contrepartie Doha a passé avec Paris des accords pour la formation de ses marins et de ses policiers, ce pourquoi le Qatar devrait voir la création d’annexes de certaines de nos grandes Écoles telles HEC, Saint-Cyr ou l’École nationale de la magistrature… mais de là à dire que le palais de Élysée et celui de Doha seraient cul et chemise, subsiste un pas que nous ne saurions franchir !

Quant aux liens économiques…

Les entreprises françaises sont comme de bien entendu représentées en force dans l’émirat, au premier rang desquelles Total, GDF-Suez (5,8%), EDF, Veolia, Vinci, Air Liquide, EADS, Technip… Reste que le Qatar en tant que détenteur d’un prodigieux fonds souverain – la Qatar Investment Authority - dont les avoirs tournent autour de 700 milliards de dollars, s’intéresse de près à nos secteurs stratégiques : par exemple le groupe d’industries de défense et de presse Lagardère (7,6 %), Veolia (5%), de Suez Environnement (1%), Vinci (5,8%), ou la compagnie maritime d’affrètement CMA CGM, et plus encore à Areva et au nucléaire. Fin 2010, ce n’est qu’in extremis que fut bloquée par le gouvernement – et non par la présidence évidemment - l’entrée du Qatar dans le capital du groupe nucléaire français. Un activisme boursier et des offres d’achat représentatifs de l’agressivité et du volontarisme des mercenaires de l’ingénierie financière qui conseillent la famille régnante du Qatar ou œuvrent au service de ses hommes d’affaires.

Un cas intéressant : l’immobilier et le patrimoine.

L’immobilier donne également une assez bonne mesure de l’influence et des ambitions qatarie en Hexagonie : l’émir possède personnellement à Marnes-la-Coquette, dans les Hauts-de-Seine, une résidence couvrant 4.000 m2 ainsi que l’hôtel d’Évreux, place Vendôme, assorti des deux autres hôtels particuliers y attenant. Quant au fonds souverain émirati, il s’est octroyé à Paris plusieurs grands hôtels tels le Royal Monceau... ou encore le Majestic de Cannes.

Plus emblématique encore, le cas de l’Hôtel Lambert, fleuron du patrimoine parisien du XVIIe siècle sis à la pointe est de l’île Saint-Louis, acquis en 2007 des mains des héritiers de Guy de Rothschild par le propre frère de l’émir et dont les travaux de « restauration » (lire aménagement façon pétromonarchique) ont fait beaucoup de bruit, et pour cause. Des travaux considérables et illégaux qui ont suscité une polémique, or pour l’étouffer, Christine Albanel ministre de la Culture (dont le digne prédécesseur, Jean-Jacques Aillagon, faisait accrocher en sept. 2008 un homard rouge géant à Versailles au plafond de la Salle des batailles), s’est à l’époque bien gardée de saisir la Commission nationale des monuments historiques mais avait créé de toutes pièces un Comité scientifique ad hoc… Passez muscade !

2012 l’année du Qatar en France ?

D’un côté l’émirat comble de bonheur des supporteurs du PSG en recrutant joueurs et entraîneur à prix d’or, de l’autre, il offre à Arnaud Lagardère une magnifique assurance-vie en devenant le premier actionnaire de l’empire familial (7,6 %) ! Quant à la chaîne qatari al-Jazira, celle-ci vient d’acquérir la majeure partie des droits de retransmission de la Ligue des champions de 2012 à 2015, soit quatre lots sur cinq relatifs aux droits audiovisuels de la Ligue des champions pour la France sur la période 2012-2015. 14

Amorcé en 2006, le rachat du PSG par Qatar Sports Investments, a conclu au final quinze ans de rapprochement et d’intrication d’intérêts politiques et économiques entre la France et le Qatar 15. À l’origine, Jacques Chirac avait eu l’habileté – ou un pragmatisme en béton teinté d’un franc mépris pour l’état de droit en général - d’avoir été en 1995 le premier chef d’État a reconnaître officiellement l’émir al-Thani qui venait justement de pousser dehors son propre père parce que jugé inapte à la gestion de son micro et richissime royaume… Quant à Nicolas Sarkozy, il a pour sa part, en quelque sorte, assuré la continuité du service public – certes d’abord au profit du despotisme sportif - en se démenant pour faire aboutir la reprise du club par l’émirat. Chantal Jouanno, alors ministre des Sports, avait failli payer cher et se faire virer pour avoir déclaré publiquement - la folle - qu’elle eût préféré des investisseurs français !

Pour compléter le tout, Doha a obtenu – à coup de dessous de tables ! - l’organisation de la Coupe du Monde 2022. Le recrutement de Zinedine Zidane – il aurait reçu dit-on entre un et dix millions €… ce que l’intéressé s’est bien gardé de contredire - en tant qu’ambassadeur d’un pays n’ayant jamais organisé un tournoi international de ce type et de cette envergure, aura été aussi un maître coup en matière de communication. Au demeurant, le Royaume-Uni et l’Allemagne auront contesté une décision - pourtant rationnelle selon les critères en vigueur de nos jours : la loi d’airain du pognon - et demandé de façon assez peu réaliste que le choix en faveur de Doha soit réexaminé… Qui vivra verra !

Notons que l’intérêt du Qatar pour le « foot » déborde largement la Coupe du monde, l’acquisition du PSG et d’une brochettes de joueurs peoplisés et dorés sur tranche parce que mieux payés que les plus super traders de salle de marchés… Ainsi les clubs de football européens deviennent des proies qui tombent les unes après les autres : Malaga en Espagne et le FC Barcelone, maintenant le Paris Saint-Germain avons-nous dit, le seul grand club de la capitale française dont Nicolas Sarkozy - comme par hasard – est, ou est supposé être, un fervent supporteur.

Alors, le PSG, les banlieues, l’Émir et le Sarkoland ?!

Que recherche le Qatar en France ? L’analyse de sa stratégie d’influence reste à faire, à commencer par comprendre quels sont les effets directs et indirects que recherche le Qatar par le biais d’un tel activisme ? Activisme d’ailleurs irréductible à une simple compulsion frénétique… Au fond le Qatar n’est-il pas une sorte de chancre se nourrissant des chairs mortes qui l’entourent ? Au demeurant force est de constater que la présence et l’influence du Qatar en France grandissent de façon démesurée. L’annonce d’un fonds d’investissement au profit exclusif des banlieues, « oubliées et délaissées », intervient quelques jours à peine après l’acquisition par le Qatar, via la chaîne al-Jazira Sport, de quatre des cinq lots des droits audiovisuels de la Ligue des champions pour la France sur la période 2012-2015. Il se répète enfin, et de façon particulièrement insistante, que l’Élysée n’aurait pas ménagé ses efforts – comme si cela constituait une priorité dans la conjoncture actuelle ! - pour convaincre l’émir de donner au PSG les moyens de ses nouvelles ambitions. Mais en contrepartie de quoi ?

Washington en terrain conquis : politique d’ingérence et d’influence !

Les banlieues françaises sont aujourd’hui des cibles prioritaires de l’influence culturelle américaine… au vu au su de tous et sans que nul ne songe à s’en offusquer, bien au contraire. Le Japon, l’Inde et la Chine se partagent à vil prix les dépouilles de notre ex empire industriel, la Grande Amérique quant à elle, nous passe sur le ventre et guigne les faveurs de nos banlieues musulmanes. Tout cela est cependant en parfaite cohérence avec la vague de pouvoirs islamistes militants qui s’installent inexorablement sur le pourtour méditerranéen avec la bénédiction ou l’aide de Washington et de son bras armé qatari.

Depuis le printemps 2008 l’Administration américaine envoie, par le truchement de sa représentation diplomatique à Paris, ses chasseurs de talentsrecruter des Young leadersou leur équivalent dans les banlieues françaises, mais dorénavant non plus parmi les futures élites autochtones. Des actions dites d’influence culturelle qui sont largement montées en puissance avec l’arrivée à Paris d’un nouvel ambassadeur en août 2009 16.

Dès 2008 les Américains s’intéressent en effet à nos banlieues et surtout à leurs responsables musulmans : des séjours dans l’Amérique de Bush et d’Obama, son digne successeur, sont organisés au profit d’associatifs qui en reviennent conquis. Une opération de séduction qui vise aussi ceux qui sont entrés dans notre paysage existentiel sous la dénomination de « Jeunes », éléments phares de nos cités, entrepreneurs intrépides et capitalistes naturels qui prospèrent dans l’économie noire et les trafics illicites ( ?) de drogues réputées douces. Des lycéens et des collégiens du 9-3 ont été à ce titre généreusement invités à dîner par l’ambassadeur d’alors, Craig Robert Stapleton et son épouse dans l’imposant hôtel particulier du Faubourg-Saint-Honoré abritant l’ambassade des ÉUA.

Le maire communiste de Vénissieux, banlieue lyonnaise, André Gérin se déclarait encore à cette époque « curieux de connaître la posture du gouvernement français et du président de la République sur ces actions. Un problème se pose d’un point de vue de l’autorité de nos institutions et de l’indépendance de la France vis-à-vis des États-Unis ». Une bonne question restée depuis sans réponse et c’est bien là que le bât blesse.

En mars 2008 un colloque « Médias et nouvelles générations urbaines : exclusion ou intégration ? » organisé en partenariat avec l’ambassade américaine et le groupe de média américain Trace, nous apportait quelques éléments de réponses en illustrant la collusion sans équivoque entre le Département d’État et nos institutionnels : y figuraient entre autres, Jean-Louis Missika (vice président de Free et ancien haut fonctionnaire du Secrétariat général du gouvernement), Robert Namias (président de l’information de TF1) et Philippe Tassi (directeur général de Médiamétrie), et Claude Grunitzky, Français d’origine togolaise habitant à New York, fondateur de la chaîne de culture urbaine Trace TV et auteur de « Transculturalismes » ayant fait carrière sur la promotion des métissages urbains… « Les États-Unis [disait-il] savent que le rêve américain est bien présent dans les consciences collectives [des banlieues] et veulent l’entretenir… Les évènements à l’ambassade rue du Faubourg-Saint-Honoré sont fréquents où sont invitées des personnalités culturelles, souvent Africaines, issues de l’immigration, qui s’expriment sur les États-Unis » !

À présent, merci au décrié Wikileaks 17 qui a rendu public un rapport du 19 janvier 2010 destiné à Mme Clinton, Secrétariat d’État américain et rédigé par l’actuel ambassadeur des É-U en France, Charles Rivkin, sous le titre évocateur « Embassy Paris. Minority engagement strategy - Stratégie d’engagement envers les minorités » dont le chapitre 4 se propose de « lancer un programme agressif de mobilisation de la jeunesse[des banlieues] ». En substance : « l’Ambassade de Paris met en œuvre une stratégie d’approche des Minorités notamment musulmane… Notre objectif est de mobiliser la population française à tous les niveaux afin d’amplifier les efforts de la France pour réaliser ses propres idéaux égalitaires, ce qui par suite fera progresser les intérêts nationaux américains. Alors que la France est à juste titre fière de son rôle moteur dans la conception des idéaux démocratiques et dans la promotion des droits de l’homme et de l’État de droit, les institutions françaises ne se sont pas montrées elles-mêmes assez souples pour s’adapter à une démographie de plus en plus hétérodoxe ».

Le 2 avril 2010, Charles Rivkin 18 en déplacement à Bondy à la rencontre des jeunes de banlieue, leur déclarait solennellement « Chez moi, c’est différent. Tu peux être africain, indien, mais tu es avant tout américain. […] J’aime parler avec tous les Français. Je sais, et je suis sûr, que le prochain leader français est en banlieue ». On appréciera (diversement) la prétention – voire l’arrogance – américaine à nous donner des leçons de savoir-vivre républicain. Mais cela vient de loin, les GI’s débarqués sur les côtes normandes, quand ils ne lutinaient pas les french girls après avoir carbonisé les villages au phosphore, jetaient nos camembert car ceux-ci entraient, à leur grand dégoût dans la catégorie du « putride » !

« Rééduquer, réinformer le public français me semble être la tâche la plus fondamentale aussi bien que la plus urgente pour la politique démocratique américaine en France, et dans ce domaine presque rien d’efficace n’a encore été fait ». Ainsi donc s’exprimait Sydney Hook, membre fondateur en 1950 à Paris du Congrès pour la Liberté de la Culture l’un des faux-nez de la CIA, dans le rapport de 1949 « Report on the International Day of Resistance to Dictatorship and War » ! L’Amérique ne nous avait pas seulement envahis, selon sa propre terminologie qui n’a jamais mentionné une quelconque « libération », elle entendait en outre nous « rééduquer »… elle y est d’ailleurs presque parvenu vu l’actuelle atonie de la France populaire.

Bref, l’immixtion dans la nos affaires et nos zones périurbaines ainsi que le but clairement affiché d’y découvrir les prochains Obama « rebeu », est impressionnant pour qui n’est pas totalement aveuglé en raison d’une contemplation trop assidue et addictive du cyclope télévisuel. Plus précisément, il s’agit d’un exercice inédit de soft power - autrement dit une opération minutieusement planifiée, suivie et évaluée de manipulation des minorités ethno-confessionnelles - qui ne saurait se développer sans la complicité active, ou la veulerie, de nos dirigeants et des oppositions compradores.

Autre temps, autres mœurs. Autrefois chasser en plein jour en terre étrangère eut été difficilement imaginable et même dangereux : un État étranger court-circuitant les institutions d’un pays pour venir recruter sans intermédiaire ses agents d’influence, incroyable et jamais vu mais aujourd’hui banal - notre siècle n’est-il pas celui de tous les miracles ? - dans un pays lobotomisé, alcoolisé au Vingt Heure et apparemment – ce qu’à Dieu ne plaise - en état de quasi mort cérébrale.

Notes

(1) Locution du pays d’Oc « Qu’es aquò ? « Qu’est-ce ? »

(2) Wiki. Les locaux de la chaîne sont bombardés par les Etats-Unis à deux reprises : une première fois en Afghanistan, la seconde fois en Irak. Un journaliste, Tarik Ayyoub, trouve la mort à Bagdad sous les bombes libératirce. Le Daily Mirror annonce le 22 nov. 2005 à la Une que le président G.W. Bush avait eu l’intention de faire la source mère dans ses locaux de Doha ce à quoi se serait opposé le Premier ministre anglais Tony Blair. En déc. 2001, un autre journaliste de la chaîne de nationalité soudanaise, est arrêté en Afghanistan et emprisonné à partir de juin 2002 à Guantanamo, il sera libéré six ans plus tard en juillet 2008 sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui.

(3) Donald Rumsfeld, Secrétaire à la Défense sous George Walker Bush, s’était fait remarquer à ce propos en saluant « la parfaite et excellente coopération entre le Qatar et les É-U dans la guerre contre le terrorisme » !

(4) Le Qatar hébergeait également le « CentCom », à savoir le commandement opérationnel ayant supervisé l’invasion de l’Irak. Quant au nombre de militaires américains stationnés au Qatar, ils seraient plus de 10 000 hommes, dont 5 000 présents sur la base d’el-Oudeid !

(5) cf. Réseau Voltaire - combattre avec l’Armée syrienne Libre contre le nationalisme arabe et laïc de Syrie

(6) 18-11-2011 Alger. Le Temps « Mahmoud Jibril accuse le Qatar d’alimenter la zizanie »

(7) A commencer par ceux d’Abdelhakim Belhaj, d’Ismael Salabi, la Katiba des Martyrs d’Abu Salim, dirigée par Abu Sofiane Qumu, un ancien de Guantanamo ou encore la Katiba Obaida Ibn Jarrah, soupçonné d’avoir assassiné, le 27 juillet 2011, le général Abdul Younes. Cf. Ibid. NouvelObs

(8) Slate Afrique 07/12/2011

(9) Le Point.fr - Publié le 09/12/2011

(10) On lira l’article très fouillé - mais cependant muet sur certains points cruciaux - auquel nous avons emprunté une grande partie des matériaux utilisés ici : « Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique) ». Eric Leser 6 juin 2011. Slate.fr

(11) 27-12-2011 Le Nouvel Observateur

(12) Alain Juppé 22 mars et 16 sept. 2011 Le Point.fr

(13) http://www.bladi.net/forum/183275-france-accorde-exoneration-dimpots-avoirs-qatar/

(14) Ibid. Slate juin 2011 « Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique) »

(15) « PSG-Qatar » Le Nouvel Observateur 5 août 2011

(16) le Parisien 21 avril et 22 Avril 2008 Marianne 2 « Banlieues : OPA américaine sur les beurs et les blacks »

(17) 27 fév. 2011

(18) Jeudi 16 septembre 2010- Gestion des Risques Interculturels

Source : http://www.geopolintel.fr/article445.html#nb10

Léon Camus

,par Comité Valmy

15 janvier 2012



5 Annexe

5-1 L'AFRIQUE S'ELOIGNE DE L'OCCIDENT.
L'Egypte est le premier pays Africain ancien allié de l'Occident qui s'éloigne de Washington pour finalement avoir son indépendance. Déjà aux Nations-Unis pour le vote sur la Syrie, pour la première fois on avu des pays africains résister à l'offensive et la pression de l'Occident et s'abstenir, ce sont tous des pays qui ont depuis mis le cap sur Pékin et n'ont donc plus peur d'un quelconque chantage du FMI ou de la Banque Mondiale et ce sont : L'Angola, l'Algérie, le Cameroun, l'Ouganda, la Tanzanie

Lisez cet intéressant article de http://atlasalternatif.over-blog.com/:
La situation des Occidentaux se complique en Egypte.

Comme nous l'avions indiqué début janvier, fin décembre, 17 locaux d'ONG égyptiennes et internationales de défense des droits et de promotion de la démocratie avaient été perquisitionnés au Caire.  44 personnes, dont 19 Américains (dont le fils du ministre des transports américain) et d'autres étrangers, accusées de financement illégal d'organisations non gouvernementales ont été arrêtées. Les Etats-Unis ont haussé le ton en menaçant l'Egypte de couper l'aide militaire si ces personnes
n'étaient pas relâchées, mais contre toute attente, les Frères musulmans égyptiens, avec lesquels le démocrate John Kerry avait pourtant pris contact en décembre, font bloc aujourd'hui avec le conseil militaire de transition sur ce dossier. Hier 16 février, Essam El-Erian, nouveau président de la commission des affaires étrangèresde la Chambre du Peuple et vice-président du Parti de la liberté et dela justice (Frères musulmans), a déclaré à une agence de presseoccidentale que l'aide militaire américaine faisait partie des accordsde paix de Camp David signés en 1979 avec Israël.


Les membres du Congrès des Etats-Unis de leur côté ont multiplié les menaces ces derniers jours, le représentant démocrate Gary Ackerman disant même que Washington et le Caire "étaient en train d'approcher du précipice au delà duquel nos relations bilatérales pourraient subir un dommage définitif". "Si les gens ici [aux Etats-Unis] concluent que l'Egypte n'est pas sur le chemin de la démocratie, mais qu'elle est au contraire en voie de devenir un autre Iran, nos relations bilatérales
n'y survivront pas, a-t-il ajouté. Nous n'en sommes pas encore à ce point, mais nous nous en rapprochons chaque jour".
Selon un récent sondage 70 % des Egyptiens ne veulent pas de l'aide économique et militaire américaine. Mercredi un important prédicateur salafiste égyptien a demandé que l'aide américaine soit remplacée pardes dons des citoyens.

Le même jour Rashad Bayoumi, autre haut responsable des Frères musulmans, a déclaré que l'aide américaine était une "chaine qui limite la liberté " de l'Egypte, la qualifiant d' "aide humiliante" et il a critiqué l'ambassadrice américaine Anne Patterson rappelant qu'elle avait eu un passé douteux ("questionable") au Pakistan et l'accusant d'avoir été nommée en Egypte au mois d'août
dernier pour y développer les mêmes méthodes. Il reprenait les accusations du prédicateur Mazhar Shaeen formulées en septembre 2011 selon lesquelles Mme Patterson aurait favorisé la "sédition" au
Pakistan (en 2010 Wikileaks avait révélé les intrigues de l'ambassadrice américaine à Islamabad).

L'Egypte et le Pakistan qui sont avec l'Indonésie parmi les trois plus grandes puissances musulmanes alliées des Etats-Unis sont en ce moment en froid avec ce pays. En Egypte le débat sur l'aide américaine fait sauter un tabou. Ses conséquences sont désormais imprévisibles.
Source :
http://atlasalternatif.over-blog.com/

jean paul Pougala

 February 18, 2012


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

23/03/2010

n°323 - dossiers de l'Afghanistan - 22-03 - : Fin :-: La résistance souffre mais s'adapte sans cesser d'agir

n°323 - dossiers de l'Afghanistan - 22-03 - : Fin :-: La résistance souffre mais s'adapte sans cesser d'agir


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°323 du 22-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage (suite)

2-3 Mecanopolis : Entretien exclusif avec le porte parole du Conseil national de la résistance afghane.

2-5 Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

2-6 Afghanistan, Pakistan: un responsable américain avait un réseau d'espionnage privé.

2-7 Conférence sur l’Afghanistan: "Les troupes de l’OTAN doivent partir le plus vite possible!" .

2-8 L'ambassade des Etats-Unis à Kaboul, fer de lance civil de l'ambitieuse stratégie du président Barack Obama.

2-9 Forces armées canadiennes - Finie la guerre après 2011 ?

2-10 Thane Burnett : Les Canadiens favorables à la réduction des dépenses militaires.

2-11 Fabrice de Pierrebourg: Un ex-militaire américain réclame la tête du commandant canadien en Afghanistan.

 


2-3 Mecanopolis : Entretien exclusif avec le porte parole du Conseil national de la résistance afghane.

Qari Muhammad Yusuf Ahmadi est le porte parole du Conseil national de la résistance afghane pour les régions Sud-Ouest et Nord-Ouest de l’Afghanistan.

Les difficultés techniques incessantes rencontrées lors de nos communications*, ajoutées à de complexes procédures d’identification, nous ont demandé de reporter à plusieurs reprises la publication de cet entretien.

Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous excuser pour ce retard.

Notre objectif n’est évidemment pas d’adhérer ou de relayer une quelconque idéologie de violence, mais de donner un contre-poids aux mensonges de la propagande des armées d’occupation en Afghanistan, cela dans le but d’offrir le plus large éventail d’information possible, afin que chacun puisse se forger sa propre opinion.

Mecanopolis

Qari Muhammad Yusuf Ahmadi, que pouvez-vous nous dire sur la situation dans la province de Helmand et plus particulièrement sur les récentes attaques des armées d’occupation dans cette région ?

Depuis le le premier jour de ce qu’ils appellent « une opération d’envergure », le 13 Février 2010, les troupes ennemies n’ont pas été en mesure de gagner une seule bataille dans le district de Nad Ali (voir la carte).

A Marjah, l’ennemi n’a jamais pu pénétrer au-delà des quartiers périphériques que nous avions évacués afin de lui tendre ensuite un piège. Depuis samedi, l’ennemi voudrait faire diversion en lançant d’autres attaques sur les provinces de Farâh et Kandahar principalement, mais aussi Uruzgan et Zabul. L’objectif est de couvrir par de nouveaux mensonges les pertes que les moujahidin leur ont infligées dans le Helmand.

C’est désormais un fait acquis que les Américains et leurs complices ne sont pas en mesure de poursuivre l’occupation de l’Afghanistan par des moyens militaires. Ce serait mieux pour eux de retirer leurs forces de notre pays et de laisser les Afghans vivre comme ils l’entendent.

(…) Voici les chiffres des dernières opérations de la résistance :

Marjah :

Troupes étrangères tuées 382

Troupes afghanes tuées 4

Kandahar :

Troupes étrangères tuées : 28

Troupes afghanes tuées : 33

Farah:

Troupes étrangères tuées : 29

Troupes afghanes tuées 17

Zabul:

Troupes étrangères tuées : 3

Troupes afghanes tuée 26.

Uruzgan:

Troupes étrangères tuées : 5

Troupes afghanes tuée 19

Comment expliquez-vous que les informations que vous présentez par vos communiqués soient diamétralement opposées aux rapports des armées d’occupation ?

Nous ne voulons pas mettre votre parole en doute, mais n’y a-t-il pas néanmoins une tentation chez vous aussi d’user de propagande en exagérant la portée des victoires et en minimisant les pertes ?

Nous publions des communiqués en premier lieu pour le peuple afghan qui, dans sa très grande majorité, soutien l’action des moujahidin. Que ces communiqués soient repris et traduits nous réjouis mais notre objectif principal est d’informer les afghans. Si nous avions menti, ne serais-ce qu’une seule fois, nous aurions perdu toute crédibilité auprès de la population qui nous soutient.

Malgré la guerre, les informations circulent très vite ici. Si, par exemple, à Marjah, nous avions annoncé une victoire alors qu’il s’agissait d’une défaite, cela aurait été très vite connu.

En réalité, toutes les informations que nous communiquons sont scrupuleusement vérifiées.

Tous ces efforts (de mensonges rapportés) par l’ennemi ont pour but de distraire l’attention du public du monde à partir Marjah. Cette entreprise moribonde va aussi échouer parce  que les moudjahidin ne sont pas à court de main-d’œuvre et d’hommes armés.

En tant que porte parole pour la région de Helmand, avez-vous des contacts réguliers avec des journalistes occidentaux sur place ?

Depuis l’arrestation de deux journalistes de la chaine Al-Jazeera (Qais Azim et Hamidullah Mohammad Shah) par la direction nationale de la sécurité (DNS service de renseignement afghan) en juin 2009 et la confiscation de tout leur matériel, il est devenu difficile pour des journalistes de venir nous rencontrer.

Le président fantoche (Karzaï), avait prétendu que, dans cette affaire, qu’il n’était pas question de liberté de la presse, mais d’interdire un sujet favorable aux moujahidin. Les reportages ne peuvent en effet que nous être favorables si les médias font leur travail, et c’est ce qui pose un problème au gouvernement mis en place par l’ennemi américain. La vérité leur est insupportable.

C’est pour cette raison que le président fantoche (Karzaï) impose un « black out » total des médias sur cette guerre. Même à Kaboul, les journalistes ont besoin de l’autorisation de la DNS pour se déplacer, et ils sont en permanence accompagnés et surveillés. Quel journaliste pourrait prétendre faire son travail dans de pareilles conditions ? Tous ceux qui ne suivent pas ces recommandations sont arrêtés et interrogés, quand ils ne disparaissent pas plus simplement de la circulation ou sont enlevés par de mystérieux ravisseurs qui les échangent ensuite contre des rançons.

Toutes ces actions n’ont pour but que de décourager les journalistes à venir en Afghanistan afin d’établir la réalité des faits.

Les généraux américains indiquent que l’opération à Marjah était importante en raison du trafic d’opium qu’ils attribuent à la résistance. Que pouvez-vous dire à propos de cela ?

Nous avions quasiment éradiqué la production d’opium dans notre pays en 2001.

La flambée de la culture du pavot correspond a l’arrivée de l’ennemi sur nos terres. Le frère du président fantoche (Karzaï) est lui même inculpé dans une affaire de trafic international. La présence même de l’envahisseur américain se légitime par le trafic de la drogue. Notre pays est occupé par plusieurs dizaine de milliers de soldats étrangers. Ce sont eux qui contrôlent nos frontières. Qui d’autres qu’eux pourraient sortir la drogue du pays et l’acheminer en Occident ? Pour toutes nos actions, nous nous référons à la loi de Dieu. Cela nous interdit de faire le commerce de la drogue.

Un autre prétexte régulièrement utilisé pour justifier cette guerre est que l’Afghanistan est le centre névralgique du terrorisme international.

Nous ne songeons qu’à terroriser l’ennemi. Nous n’avons jamais commis une action de guerre en dehors de notre pays. Nous voulons la liberté d’organiser un système de gouvernement fondé sur les besoins du peuple afghan, à partir de la tradition islamique. Pourquoi les États-Unis ne nous concèdent-ils pas ce droit ? Pourquoi tentent-ils d’étouffer nos voix sous le prétexte du terrorisme ?

Nous savons pertinemment que l’envahisseur américain et ses alliés vont toujours trouver des prétextes pour poursuivre leur occupation de l’Afghanistan. Le terrorisme, la démocratie, les droits de l’homme, droits des femmes ne sont que de simples slogans utilisés par l’ennemi américain afin d’atteindre leurs objectifs impérialistes dans cette partie du monde et en Afghanistan en particulier.

De nombreux cas de tortures de détenus à Guantanamo, Bagram, la prison d’Abou Gharib, Camp Nama en Irak et les prisons secrètes PRT dans des bases militaires en Afghanistan, montrent des violations flagrantes et brutales des droits de l’homme par des enquêteurs américains par leurs troupes en Afghanistan et en Irak.

(…) Vous m’avez expliqué hier qu’en France une femme est violée toute les 10 minutes.

C’est quelque chose que nous ne permettrions jamais dans notre pays. Pourquoi les dirigeants français eux aussi veulent-ils nous dire comment nous devons vivre alors qu’ils ne sont pas même capable de faire régner la justice dans leur pays ?

(…) Nous demandons aux envahisseurs américains et à leurs subalternes : pourquoi tuez-vous de jeunes innocents. Pourquoi tuez vous des hommes et des vieillards sous les yeux mêmes des membres de leur famille au cours de raids nocturnes ? Vous avez même tué un bébé de quatre jours devant sa mère à Garbez, dans la province de Khost, à la fin de l’année dernière. Était-il un terroriste ou étais-ce juste là une « opération de terreur » destinée à effrayer les populations qui nous soutiennent, perpétrée par vos soldats ? Est-ce comme cela que les Defenceurs de la démocratie agissent ? En n’épargnant pas même un enfant de quatre jours?

Les opérations que mène l’ennemi sous le prétexte de la « lutte contre le terrorisme » est une guerre tyrannique et colonialiste, menée contre les combattants de la liberté. Car en effet, les moujahindin se battent pour la liberté, pour leur dignité humaine, pour leur pays et pour les valeurs de l’Islam. Nul envahisseur, aussi puissant soit-il, ne saura jamais étouffer la voix de la vérité dans la gorge du peuple afghan. Peu importe les quelques batailles que l’ennemi pourra remporter. A terme, grâce à la volonté de Dieu, le peuple opprimé d’Afghanistan remportera cette guerre entre la vérité et le mal.

(…) Les États-Unis sont une nouvelle forme de pouvoir colonialiste. Ils veulent maintenir leur domination sur le monde et utilisent pour cela le prétexte de la démocratie et des droit de l’homme. Mais dans leurs bouches ce ne sont plus que des slogans vides de sens. En réalité, les États-Unis sont les ennemis de la dignité des valeurs humaines.

06 mar 2010,

 Mecanopolis

Reproduction autorisée avec indication des sources

Les photographies sont issues du magazine de la résistance afghane en langue anglaise « In Fight » : InFight_14_BattlesInMarjah_pdf

Nos remerciements vont aux administrateurs du site internet as-ansar.com, qui nous ont permis d’entrer en contact avec le Conseil national de la résistance afghane (Émirat islamique d’Afghanistan).

*Entretien réalisé entre le 1er et le 6 mars 2010 par téléphone, aux numéros 008821621346341, 0093700886853 et 0093707163424. Nous publions ces numéros avec la permission de leurs détenteurs. Mecanopolis et ses ayant droit déclinent toute responsabilité de l’usage qui pourrait être fait par des tiers de ces numéros.

La réalisation de cet entretien, sa publication et sa diffusion ne contreviennent nullement à la législation suisse en vigueur, ni à aucune des dispositions de « l’ordonnance fédérale instituant des mesures à l’encontre des Résistants » du 2 octobre 2000, ainsi que ses modifications ultérieures.

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http://www.mecanopolis.org/?p=14344


2-5 Le rapport de l’Onu sur les prisons secrètes.

Publié par l’ONU le 27 janvier dernier, le document de 220 pages crée l’embarras au sein des gouvernements. Initialement prévue lundi 8 mars, la présentation du rapport est reportée à la session de juin. Fruit d’enquêtes croisées entre l’expert indépendant sur la lutte contre le terrorisme, Martin Scheinin, et celui sur la torture, Manfred Nowak, ainsi que les groupes de travail sur les disparitions forcées et sur la détention arbitraire, l’étude ne révèle rien qui ne soit déjà du domaine public – y compris le nom les 66 pays qui ont détenu au secret des personnes soupçonnées de terrorisme depuis 2001. En revanche, elle met en lumière l’ampleur des connections et les complicités entre les Etats, tous continents confondus. "Ces informations étaient connues, mais de manière éparpillée, confirme Antoine Madelin, représentant de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) auprès de l’Union européenne. C’est la première fois qu’un document donne une vue universelle sur la question, avec en plus le tampon officiel de l’ONU." Dans son rapport sur les vols secrets de la CIA présenté en juin 2007 au Conseil de l’Europe, le parlementaire tessinois Dick Marty avait révélé la connivence de 14 pays européens. "Mais cette fois, la mise en évidence d’un réseau mondial démontre comment les services secrets peuvent élaborer des pratiques en dehors de tout contrôle démocratique, en parallèle, voire à l’insu de leur gouvernement, explique-t-il au téléphone. Et on est encore loin d’avoir fait toute la lumière ! Aussi bien pour Dick Marty que pour Antoine Madelin, le rapport pointe du doigt la nécessité impérative d’obtenir plus de transparence des services secrets dans la lutte contre le terrorisme. Un problème auquel la communauté internationale a refusé de répondre jusqu’à aujourd’hui, affirment-ils. "Le rapport met aussi sur la table un autre problème non résolu en Europe : les responsabilités dans les vols de la CIA. Très peu d’affaires ont été traduites en justice alors que les liens sont avérés", ajoute le représentant de FIDH. Des raisons qui expliquent le malaise général. Le 31 décembre 2009, le Pakistan envoyait au nom de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) une lettre au président du Conseil, Alex Van Meeuwen, demandant que le rapport ne soit pas reconnue comme document officiel de l’ONU, donc qu’il ne soit pas présenté au Conseil des droits de l’homme. Selon la lettre, les rapporteurs spéciaux auraient outrepassé leur mandat en menant cette enquête de leur propre initiative. Ils reprochent par ailleurs à Martin Scheinin de n’avoir pas rédigé une autre enquête qui lui avait été demandé par le Conseil sur les bonnes pratiques en matière de lutte antiterroriste. Le 8 janvier, l’ambassadeur du Nigeria, au nom du groupe des pays africains, réitérait la demande au président Van Meeuwen. Lequel répondait le 11 février, après consultation juridique, que les experts n’avaient en rien outrepassé leur mandat et qu’ils avaient agi en total accord avec leur code de conduite. Selon Peter Splinter, représentant d’Amnesty International auprès de l’ONU à Genève, ces protestations faites au nom des pays de l’OCI et du groupe africain ressemblent à des "tactiques pour étouffer davantage les procédures spéciales à la veille du processus de révision du Conseil prévu plus tard cette année." Ces pays, qui avaient réussi à imposer un code de conduite pour les rapporteurs spéciaux en 2007, aimeraient un contrôle encore plus serré.

Tabnak.com - Publié par l’ONU

08-03

http://french.irib.ir/index.php/article/32027-le-rapport-de-lonu-sur-les-prisons-secretes


2-6 Afghanistan, Pakistan: un responsable américain avait un réseau d'espionnage privé.

Un responsable du gouvernement américain a mis en place un réseau de sous-traitants privés en Afghanistan et au Pakistan dans le but de localiser et de tuer des résistants résistants présumés, rapporte lundi le New York Times.

"Cet article formule de graves accusations et soulève de nombreuses questions qui exigent d'être étudiées par ce département", a réagi lundi un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman, tout en refusant de dire si l'affaire faisait l'objet d'une enquête.

Citant sous le couvert de l'anonymat des sources militaires officielles et des hommes d'affaires en Afghanistan et aux Etats-Unis, le quotidien écrit que ce responsable du ministère américain de la Defence, Michael Furlong, a embauché des sous-traitants auprès de sociétés de sécurité privées faisant travailler d'anciens agents de la CIA et des forces spéciales américaines.

Ces sous-traitants collectaient des renseignements permettant de localiser des résistants résistants et des camps rebelles, selon le journal.

Les informations étaient adressées à des responsables de l'armée et du renseignement pour être ensuite utilisées dans des frappes au Pakistan et en Afghanistan.

Certains responsables américains ont exprimé leur préoccupation face à la possibilité que Michael Furlong soit à la tête d'un réseau d'espions non officiel, sans qu'on sache réellement qui supervisait ses opérations, selon le New York Times, soulignant qu'il est généralement considéré comme illégal que des militaires embauchent des sous-traitants privés pour qu'ils agissent en tant qu'espions sous couverture.

Le réseau de Michael Furlong a pu également être financé par des détournements d'argent consacré à un programme visant à collecter des renseignements dans la région, selon le journal.

Le réseau mis en place par Furlong a été démantelé et ce dernier fait l'objet d'une enquête du Pentagone, qui l'accuse notamment de fraude, selon des sources officielles anonymes citées par le New York Times.

16/3

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gmy2-WVHS3fpj8YCH5HO5tVG4MFg


2-7 Conférence sur l’Afghanistan: "Les troupes de l’OTAN doivent partir le plus vite possible!" .

Le 12 février a eu lieu la soirée de clôture de la « tournée anti-guerre en Afghanistan » organisée par la plate-forme anti-guerre et Mariam Rawi, de l'organisation progressiste des femmes en Afghanistan RAWA.

A la conférence de Bruxelles, trois autres interlocuteurs ont exprimé leur opinion sur la situation et les perspectives en Afghanistan aujourd’hui.

Mariam Rawi a, sur base de son expérience du terrain, un avis très prononcé sur le sujet : toutes les troupes étrangères doivent immédiatement partir ; la société civile afghane s’occupera elle-même du terrorisme et du fondamentalisme; et la communauté internationale peut donner un coup de main en jugeant les criminels de guerre qui se trouvent actuellement dans le gouvernement Karzaï. 

Jan Vandemoortele (coordinateur des Nations Unies au Pakistan de 2005 à 2008, également connu comme un des pères fondateurs des Objectifs du Millénaire) a apporté une argumentation très claire contre la présence des troupes de l’OTAN en Afghanistan: « Les troupes étrangères ne peuvent plus faire partie de la solution, elles sont elles-mêmes devenu le problème central. A la différence des années 2001-2002, les Afghans ne considèrent à présent plus l’OTAN comme une force du bien. Nous devons partir de là et dès à présent." Mais retirer les troupes occidentales n'équivaut pas à tourner le dos à l’Afghanistan. Vandemoortele: « Nous devons rester concernés par la communauté civile, en coulisses, afin d’aider à la reconstruction. Et il faudra certainement, du fait de la mauvaise situation de la sécurité, une phase de transition ainsi qu’une certaine aide militaire pour ‘faire régner la paix’. Mais de la part de pays qui ont une autre perception que les partenaires de la coalition actuelle, par exemple des pays musulmans comme l’Indonésie et le Bangladesh. »

La jeune politicienne Juliette Boulet (Membre de la chambre pour Ecolo, membre de la Commission des Affaires Étrangères et de la Défense) a fait sa thèse sur l’Afghanistan et connaît donc très bien la problématique. Elle plaide également pour un départ des troupes étrangères, aussi vite que possible, c’est ce que le peuple afghan demande : « Dans un rapport d’avril 2009 les ONG afghanes ont confirmé que la présence des militaires étrangers constituait un obstacle dans l’exercice de leurs travaux ». Boulet croit à une solution régionale pour la crise en Afghanistan.

Antonio Gambini (Conseiller auprès de l’Institut Emile Vandervelde du PS) avait la tâche ingrate de défendre plus ou moins la position du gouvernement: le PS soutient effectivement les décisions du Gouvernement belge afin d’envoyer plus de 600 soldats et 6 « F-16 » en Afghanistan. Gambini renvoie à la position de la Belgique lors de la guerre en Irak, à laquelle notre pays n’a pas participé directement : « Après, vu la pression des États-Unis, ce fut très difficile de ne pas aller en Afghanistan ». Le PS espérait avec les élections récentes à Kaboul voir se développer « une véritable démocratie" (sic)... Qu'est-ce qui devrait changer selon Antonio Gambini? A la façon d’Obama, il parle « d’un changement complet », notamment « une mise en avant des efforts civils - y compris la formation de la population en politique et en droit – avec des efforts militaires loin derrière » (murmures dans la salle). Et devons-nous quitter l’Afghanistan? "Pas dans la précipitation, selon Gambini,"et chaque stratégie de retrait doit permettre aux Afghans de maîtriser eux-mêmes leur sécurité ».

La plupart des questions dans la salle étaient adressées à Mariam Rawi. Voici ses réponses en style télégraphique :

L’OTAN est en Afghanistan à cause des intérêts économiques et géostratégiques, à cause des pipelines de pétrole et de l'importance des pays voisins.

Lorsque les troupes de la coalition se retirent, les résistantss prendront probablement le pouvoir. Mais à présent, ils sont déjà au pouvoir dans la majorité du pays. Et dans les cercles de l’OTAN, on parle de plus en plus de négociations avec une participation au gouvernement des résistantss « modérés »: alors où est la différence avec une prise de pouvoir des résistantss? Car après toutes les violations des droits des femmes, le fondamentalisme et le terrorisme sous le régime de Karzaï est à peine moindre que celui des résistantss.

Bâtir des écoles et des hôpitaux n’est pas une bonne idée, car l’Afghan moyen ne fait pas la différence entre les militaires et les gens de la coopération au développement issus des mêmes pays occidentaux. (Ce que Jan Vandemoortele a confirmé.)

A l'intérieur et autour de Kaboul, il y a des centaines de milliers de réfugiés, vivant dans des conditions lamentables. Ils se sont souvent enfuis suite aux bombardements de l'OTAN à Helmand, Kandahar et Kunduz, donc il est probable qu'ils aient du fuir également les bombes des « F-16 » belges.

L’information et la conscientisation sont très importantes, car on connaît trop peu la réelle situation en Afghanistan. Des actions de protestation contre la guerre et l’occupation et des campagnes de solidarité en faveur des populations afghanes, sont d’autres formes d’un engagement sensé.

Juliette Boulet a encore donné des informations très intéressantes sur les militaires belges, qui selon elle sont souvent « choqués » lors de leur retour d'Afghanistan. « La désinformation à laquelle ils sont exposés lors de leur départ, est monstrueuse », dit-elle. « Les Afghans sont présentés dans les briefings comme étant de potentiels Ben Laden. » Boulet critiquait également le Ministre de la Défense De Crem: « Même dans les Commissions spéciales privées de la Défense, il refuse de donner des informations sur le nombre de victimes civiles lors d’actions militaires belges. Il ne prétend même pas dire combien de fois les Belges ont du tirer. » Antonio Gambini en a profité pour dénoncer encore un peu plus le « va-t-en guerre ultra atlantiste » qu’est De Crem, mais Josy Dubié (ancien sénateur Ecolo et spécialiste de l’Afghanistan), présent dans la salle, a fait gentiment remarquer que le prédécesseur de De Crem, Flahaut, « était peut-être plus réservé mais il est finalement aussi parti en Afghanistan ».

Jan Vandemoortele a dit encore que finalement le but est que les Afghans soient eux-mêmes capables de se hisser à la tête du pays et de s’occuper de leur propre développement, et que nous devons moins nous focaliser sur nous-mêmes, sur nos propres politiques et perceptions. « Il s’agit d’eux et pas de nous », a-t-il conclu.

http://www.intal.be/fr/article/conference-sur-l%E2%80%99afghanistan-les-troupes-de-l%E2%80%99otan-doivent-partir-le-plus-vite-possible


2-8 L'ambassade des Etats-Unis à Kaboul, fer de lance civil de l'ambitieuse stratégie du président Barack Obama.

L'ambassade des Etats-Unis à Kaboul, fer de lance civil de l'ambitieuse stratégie du président Barack Obama en Afghanistan, est à un point de rupture qui fait douter de sa capacité à remplir sa mission, selon un rapport officiel rendu public samedi.
   "Même sous la houlette de supérieurs compétents, avec les meilleures intentions du monde et les efforts les plus fervents, l'ambassade de Kaboul fait face à de sérieux obstacles pour arriver en temps voulu au +succès+ demandé par l'administration", souligne ce rapport de l'inspecteur général du département d’état.
   Les personnels de l'ambassade, alors qu'ils étaient quasiment entièrement renouvelés, ont en même temps dû aider à l'organisation des élections présidentielles et contribuer à la révision de la stratégie afghane menée par
la Maison Blanche l'année dernière.
 De fait, le triplement des personnels civils – de 320 à 900 début 2010- et les difficultés rencontrées pour les mettre à pied d'œuvre "vont restreindre, à court terme, la capacité de ces nouveaux fonctionnaires à promouvoir la stabilité, la bonne gouvernance et l'établissement d'un véritable cadre juridique".
   Ce sont les piliers même de la mission qui leur a été confiée par le président Obama pour lequel un Afghanistan stable est un élément essentiel de la lutte contre Al-Qaïda.  
"L'inspection de l'ambassade a eu lieu il y a plusieurs mois (octobre-novembre 2009, ndlr). En général, les conclusions sont exactes", a indiqué par courriel la porte-parole de l'ambassade Caitlin Hayden.
   "Nombre de points et de recommandations sont similaires à ce qu'on trouve dans les rapports sur d'autres ambassades dans le monde et nous mettons dès à présent en œuvre la grande majorité des recommandations", a-t-elle souligné. 
Le rapport met l'accent sur le nombre "incroyable" de visiteurs officiels que l'ambassade doit prendre en charge.
   Ces visiteurs "distraient des militaires et civils qui seraient normalement déployés pour participer à la lutte contre l'insurrection et aux efforts de reconstruction. Or, ce sont précisément ces efforts que ces visiteurs sont venus évaluer", souligne le rapport.
Les délégations sont tellement nombreuses que certains personnels interrogés par les enquêteurs ont parlé de "tourisme de guerre".
   Le rapport dénonce aussi des conditions de travail difficiles: semaines de 80 heures qui épuisent les fonctionnaires, rotation du personnel qui empêche de bien maîtriser les dossiers et de les suivre. Et jusqu'au décalage horaire qui contribue à la désorganisation. 
Le siège à Washington n'hésite pas à organiser des téléconférences en fin de journée quand il est déjà 2 ou 3 heures du matin à Kaboul. 
Le document note également que l'ambassade a du mal à suivre de près les contrats qu'elle assigne, une tâche rendue encore plus difficile par les dangers qui guettent ses personnels en-dehors de l'enceinte ultra-protégée de la mission au centre de Kaboul.
  
Le mois de septembre dernier, dans un rapport réalisé par une organisation non gouvernementale américaine baptisée Project on Government Oversight (Pogo  un scandale avait éclaboussé l’ambassade américaine.

Accusant les membres du  personnel chargé de sa sécurité (de la société Armogroup) d’excès, les photographiant en état d’ébriété, presque nus,  urinant autour d’un feu de joie, et parfois même sur des Afghans. Des enregistrements vidéo montrent en outre des séances de bizutage tout aussi dévêtues et alcoolisées

07/03

.http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=127969&language=fr


2-9 Forces armées canadiennes - Finie la guerre après 2011 ?

Un rapport suggère au Canada de revenir aux missions de paix de l'ONU

En juillet 2011, le Canada retirera ses soldats de l'Afghanistan.

Que faire ensuite?

Quel rôle la force militaire canadienne devrait-elle jouer dans le monde?

Une nouvelle étude du Canadian Defence and Foreign Affairs Institute conclut qu'Ottawa a toutes les raisons de revenir à son rôle traditionnel de maintien de la paix au sein des missions de l'ONU, une tâche qu'il a délaissée depuis plusieurs années.
L'étude, dont Le Devoir a obtenu copie, est intitulée Qu'est-il advenu du maintien de la paix?

L'avenir d'une tradition.

Elle sera rendue publique ce matin. Ce document est l'un des plus complets rédigés sur le sujet au Canada ces dernières années. Non seulement l'étude aborde-t-elle le rôle du Canada, mais elle fait aussi la synthèse des études réalisées dans le monde sur l'efficacité des missions de paix menées sous l'égide des Nations unies. Le document sera d'ailleurs consulté et analysé dans les plus hautes sphères du gouvernement fédéral, a appris Le Devoir, puisque les sous-ministres de la Defence nationale et des Affaires étrangères s'intéressent au dossier.
Le document a été écrit par Jocelyn Coulon, également directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix de l'Université de Montréal, et Michel Liégeois, du département de sciences politiques de l'Université de Louvain, en Belgique.
Après huit mois de recherche et de multiples visites dans des pays où se déroulent des opérations de maintien de la paix de l'ONU, les auteurs concluent que le Canada est mûr pour un nouveau virage. Après tout, le Canada a inventé les Casques bleus, en 1956, lors de
la Crise de Suez.
«Dans quelques mois, le Canada amorcera le retrait de son contingent militaire en Afghanistan après une décennie de présence, écrivent MM. Coulon et Liégeois. Au cours de ces années, les autorités gouvernementales canadiennes ont préféré engager le Canada dans des interventions militaires hors du cadre de l'ONU et, dans le cas particulier de l'Afghanistan, dans une mission de lutte anti-insurrectionnelle. Ce choix est parfaitement légitime. Mais les Canadiens et leurs élites doivent aussi se rappeler que [Lester B.] Pearson a laissé un héritage dont l'étonnante transformation et la grande vitalité surprennent. [...] Le Canada, fort de cette tradition et de l'expérience exceptionnelle et courageuse de ses militaires en Afghanistan, est dorénavant en mesure de se réengager dans les opérations de paix.»
Le Canada arrive actuellement au 57e rang des pays participant aux opérations de l'ONU (voir tableau), avec 142 soldats ou policiers sous le drapeau des Nations unies. Ottawa, comme plusieurs capitales occidentales, a tourné le dos aux Casques bleus, ces dernières années, préférant multiplier les missions sous la direction de l'OTAN.

Aujourd'hui, l'ONU doit se rabattre sur des pays émergents, comme le Pakistan, l'Inde ou le Bangladesh, pour garnir les rangs de ses missions.
Ce désengagement du Canada s'est effectué sans débat public, déplorent les auteurs. Les politiciens et les experts n'ont pas expliqué aux citoyens que la nature de la présence militaire canadienne dans le monde avait changé. Au point que, selon les sondages, la majorité des Canadiens considèrent encore leur pays comme une nation de Casques bleus, alors que la contribution est famélique. «Le refus des Occidentaux en général, et du gouvernement canadien en particulier, de distinguer le maintien de la paix et l'imposition de la paix afin de qualifier leurs interventions militaires est certainement le résultat d'une stratégie politique ayant comme objectif de faire accepter des interventions plus robustes par une opinion publique réticente», écrivent les auteurs.
La fin de la guerre froide
Le point de bascule a lieu au début des années 90, lorsque la guerre froide prend fin et avec elle les conflits classiques entre nations. Les nouvelles missions sont souvent des conflits à l'intérieur des États, où le chaos règne et où s'affrontent des pans entiers de la société. Il n'y a aucun cessez-le-feu en vigueur, et le banditisme est un mode de vie.
Mal adaptée à ces situations, l'ONU a trébuché lors de certaines opérations. «La première moitié des années 90 est une période particulièrement traumatisante pour les opérations de paix de l'ONU en général, et pour le Canada en particulier. La trilogie funeste — Somalie, Bosnie, Rwanda — secoue les consciences dans le monde et affecte directement les Canadiens», peut-on lire dans l'étude. Ottawa accélère alors son désengagement des missions de l'ONU et s'active à l'OTAN, l'alliance militaire qui regroupe ses alliés occidentaux. Le Kosovo puis l'Afghanistan deviennent ses principales missions.
Malgré les ratés de certaines opérations de l'ONU dans les années 90, les deux auteurs déclarent, après une synthèse de plusieurs études internationales, que plusieurs pays (dont le Canada) ont trop rapidement conclu à l'échec de l'ONU. «La polémique sur l'efficacité ou non du maintien de la paix a-t-elle eu lieu trop tôt? Nous croyons que oui», peut-on lire dans la conclusion.
D'abord, les études montrent que la majorité des opérations de l'ONU ont atteint leurs objectifs sur une longue période. Ensuite, l'ONU a appris de ses erreurs et ne mène plus ses interventions de la même manière.
Les auteurs en veulent pour preuve l'actuelle mission de l'ONU au Liban,
la FINUL II. «Son mandat ne s'éloigne guère de ceux des opérations dites traditionnelles, mais à y regarder de plus près, les différences sont considérables, et ce, à tous les niveaux: armement lourd (chars de combat, composante navale, etc.), règles d'engagement renforcées, état-major adapté aux standards de l'OTAN, création d'une "cellule militaire stratégique", non-subordination du commandant de la force à un chef de mission... Le Canada n'a donc plus rien à craindre des nouvelles opérations de paix de l'ONU, d'autant plus que l'expérience acquise par ses troupes en Afghanistan pourrait être d'une grande utilité dans ces opérations où la force peut être utilisée, et la mission et ses effectifs mieux défendus qu'auparavant», affirment les auteurs.
Conscients des transformations en cours à l'ONU, plusieurs pays occidentaux ont récemment donné une nouvelle chance aux opérations de maintien de la paix, soulignent les auteurs. L'Italie et
la France, par exemple, ont repris du service. Sans dire que le Canada doit en faire le centre de sa politique étrangère et militaire, MM. Coulon et Liégeois affirment qu'Ottawa, avec sa tradition de Casques bleus, a le profil parfait pour contribuer davantage aux missions de l'ONU et ainsi aider l'organisme à s'adapter aux conflits modernes.

 2 mars

 http://www.ledevoir.com/politique/canada/284160/forces-armees-canadiennes-finie-la-guerre-apres-2011


2-10 Thane Burnett : Les Canadiens favorables à la réduction des dépenses militaires.

Il faut donner une chance aux retombées pacifiques, selon les Canadiens. Après avoir envoyé des soldats en Afghanistan pendant une bonne partie de la décennie, la majorité de la population désire maintenant que l’on s’attaque aux problèmes domestiques en priorité, a révélé un sondage exclusif de l’Agence QMI.

La question de ce sondage national, mené par Léger Marketing, était:

Avec le retrait des militaires canadiens d’Afghanistan l’an prochain, vers quoi le gouvernement devrait-il axer ses dépenses militaire?

Près de 60% des personnes interrogées ont répondu: «Le Canada devrait saisir les retombées pacifiques et couper dans les dépenses militaires pour se consacrer à d’autres besoins plus urgents au pays.»

Le Québec arrive en tête, près des trois quarts des répondants étant favorables à la réduction des dépenses militaires.

En Alberta, seulement 44% des personnes interrogées ont fourni cette même réponse,

alors qu’en Ontario, 56% des répondants ont opté pour les priorités sociales.

À travers le pays, 28% des gens veulent : « Maintenir ou accroître les dépenses militaires car la sécurité dans un monde post 11 septembre est de la plus haute importance. »

Les Albertains viennent en tête de ceux qui souhaitent que l’armée demeure une priorité importante. Quelque 15% des Canadiens n’avaient pas d’opinion à cet égard.

«Dans le budget qui vient d’être déposé et qui maintient les dépenses de l’armée jusqu’à la fin de notre engagement en Afghanistan, le gouvernement n’a pas fait ce que la majorité des Canadiens attendent de lui, soit transférer ces fonds vers les programmes qui agissent à l’intérieur de nos propres frontières, a mentionné le vice-président de Léger Marketing, Dave Scholz. Il est important de noter que cela ne veut pas dire que notre soutien envers les troupes diminue, mais c’est plutôt un changement de priorité.»

Toutefois, Alan McLaren, le père du caporal Mark Robert McLaren, un combattant héroïque qui est mort lorsque son véhicule blindé a heurté un engin explosif improvisé à l’ouest de Kandahar, en décembre 2008, se demande s’il ne serait pas préférable de diriger les dépenses à la fois vers l’armée et les causes sociales.

«L’idéal serait de les diviser à part égale pour ne pas oublier personne», a-t-il dit à partir de son domicile de Peterborough, en Ontario. Il faut injecter des fonds dans notre infrastructure militaire, car elle en a besoin pour se maintenir et s’améliorer, a-t-il expliqué. «Mais je demeure convaincu qu’il faut investir dans les programmes sociaux et conserver de bons soins de santé, par exemple», a-t-il ajouté.

Il se demande également si, en répondant au sondage, la plupart des Canadiens comprenaient réellement l’impact de leur choix.

Ce sondage a été effectué en ligne entre les 1er et 4 mars auprès d’un échantillon de 1519 adultes canadiens. Sa marge d’erreur est de ± 2,5% 19 fois sur 20.

Agence QMI 
Thane Burnett
05/03/2010 21h56  

http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2010/03/20100305-215608.html


2-11 Fabrice de Pierrebourg : Un ex-militaire américain réclame la tête du commandant canadien en Afghanistan.

Un influent journaliste de guerre et des centaines d’Américains, incluant des militaires, réclament sur Internet la tête du commandant canadien de la Force opérationnelle en Afghanistan à la suite d’une spectaculaire attaque de la guérilla aux portes de la base multinationale de Kandahar.

L’attaque a été exécuté le lundi 1er mars, aux premières heures de la journée dans un secteur qui fait partie du large périmètre de sécurité de la base, connue sous l’acronyme de KAF (Kandahar Air Field).

À quelques encablures de là, des soldats canadiens et américains, et une bonne partie de leur hiérarchie, avaient passé une partie de la nuit les yeux rivés sur ce qui se passait à Vancouver, à cause du décalage horaire.

Une distraction fatale aux yeux des détracteurs du brigadier général Dan Ménard.

Cet officier canadien, le premier à diriger un régiment américain, a succédé au Brigadier-général Jonathan Vance aux commandes de la Force Opérationnelle Interarmées (FOI-Afg) à Kandahar le 19 novembre dernier.

« Ce général doit être congédié. Un poids mort au sommet ne peut pas être toléré », écrit sans prendre de gants l’Américain Michael Yon sur Twitter et Facebook.

Sur ces deux réseaux sociaux cumulés, Yon, un ex-bérêt vert, est suivi religieusement par près de 23 000 personnes.

Rien de moins.

« En ce moment, poursuit Yon, on évoque une offensive majeure sur Kandahar et il y a ici un général qui ne peut pas garder un simple pont juste à l’extérieur de la porte d’entrée (de la base). [..] Où sommes-nous, dans un parc d’amusement ? »

Double explosion

Il était environ 7h35, heure locale ( 23 heures, heure de Montréal ), lorsqu’une voiture piégée ainsi qu’une seconde bombe dissimulée dans le sol ont explosé simultanément au passage d’un convoi américain, tuant au moins un soldat ainsi que quatre civils afghans.

Sous la force de l’explosion, un des lourds véhicules blindés de type Buffalo (MRAP) a été précipité en contrebas du pont et transformé en épave. Cette infrastructure considérée comme stratégique a elle-même souffert dans l’explosion, au point d’empêcher tout passage de véhicules lourds, dont ceux de ravitaillement en essence.

Certaines missions auraient également été annulées.

Un scandale aux yeux de Michael Yon, qui en profite pour tirer à vue sur certains soldats « sous-employés », sous-entendu des planqués qui se tournent les pouces, de la base de Kandahar. Des militaires « trop occupés à célébrer des médailles olympiques » plutôt que d’assurer la sécurité de ce fameux pont.

Le hockey avant la guerre ?

« Si nous arrivons à convaincre les résistants de jouer au hockey, ou si nous pouvons apprendre à pratiquer leur sport – la guérilla –, peut-être pourrons-nous marquer quelques points », ajoute-t-il sur un ton sarcastique.

Selon certaines sources sur place, le brigadier général a regardé le match de minuit trente à environ trois heures du matin avec des soldats américains et canadiens dont le rôle n’est pas de surveiller la route où a eu lieu l’attaque et y chercher les bombes artisanales dissimulées par les résistants.

Pourtant, les dizaines de commentaires de ses supporteurs sont du même acabit, au vitriol et sans appel. Il s’agit en général de soldats ou de proches de militaires présents en Afghanistan.

« Ce général est coupable de cet échec stratégique et tactique, il doit être renvoyé chez lui », écrit par exemple l’un d’eux.

D’autres ne manquent pas l’occasion pour railler la passion débordante des Canadiens pour le hockey.

Le 22 décembre dernier, le brigadier général Dan Ménard confiait son optimisme quant à la réussite de la contre-insurrection à moyen terme dans la province de Kandahar.

« Nous allons établir un anneau de stabilité dans les districts entourant la ville. L'idée est d'établir une atmosphère d'ordre dans laquelle un gouvernement stable peut fonctionner efficacement », avait-il déclaré.

Un mauvais procès

Le major général à la retraite Terry Liston, qui a commandé la base de Valcartier, estime que l’on fait un mauvais procès à Dan Ménard.

Un officier respecté, précise-t-il, et qui a la confiance de la hiérarchie militaire américaine en charge des opérations en Afghanistan.

« Ils lui font tellement confiance, ajoute-t-il, qu’ils lui ont confié le commandement de troupes américaines (trois bataillons). C’est rarissime. »

Terry Liston mentionne que désormais le travail du général est d’assurer la sécurité de la population de Kandahar et des villages de la province. « La base est presque secondaire pour lui », de préciser le major général.

Quant aux soldats canadiens affectés à la base de KAF, l’officier retraité rappelle qu’ils sont pour la majorité d’entre eux chargés d’un rôle de soutien et administratif.

En fin de journée, Rue Frontenac n’avait pas encore obtenu les commentaires de la Defence nationale sur ce sujet.

Fabrice de Pierrebourg  

Nouvelles générales - International

02 mars

http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/international/18746-brigadier-general-menard



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


08/07/2008

n°375- Journal d'Irak- -01/08-07 - Début- Le Military Commissions Act donne a Bush le pouvoir de désigner comme ennemis ses propres citoyens.

n°375- Journal d'Irak-  -01/08-07 - Début- Le Military Commissions Act donne a Bush le pouvoir de désigner comme ennemis ses propres citoyens.

Journal d'Irak   -Début-

N°375 du 01/07 au 08/07/08

 M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 A consulter
Uruknet : informations sur l’Irak occupé http://www.uruknet.info/?p=-5&l=e
Basrah.net : actualité de la résistance irakienne http://www.albasrah.net/moqawama/english/iraqi_resistance.htm

Sommaire :      

Tiré à part :

Bush hué ‎

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Obama envisage d'affiner" sa politique sur la guerre après son voyage en Irak.

2 Occupation de l'Irak
3 Politique
Le ‘Conseil présidentiel irakien’ (…)  approuve l'exécution d'Ali Hassan al-Majid. Rice (ose) : Elle se dit "fière" de l'invasion de l'Irak
4 Libération du territoire Détails.
L'Irak en chiffre. 
Seconde partie
5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
5-1 L’Union Européenne institue le viol de la vie privée.
5-2 Le site non officiel du GRU (service de renseignement militaire russe) est inaccessible depuis quelques jours.
6 Brèves
6-1 Status of Forces Agreement (Sofa)
1  Accord de sécurité ?
2 L’accord avec Washington "quasiment finalisé"
3 L’Irak demande à Washington un calendrier de retrait des troupes américaines.
6-2 L'armée US admet avoir tiré sur ses collaborateurs ‘anti-Qaïda’.
6-3 Ali al-Dabbagh : La concurrence prévaudra pour conclure des contrats pétroliers.
6-4 L’Irak continuera de négocier, séparément, des contrats d''assistance technique' avec notamment -- Shell, BP, ExxonMobil, Chevron, Total.
6-5 Les Emirats annulent sept milliards de dollars de dette 'irakienne'
6-6 Les militaires américaines se réfugient au Canada. ‎
6-7 Réseau marocain de recrutement pour … Al Qaïda.
6-8 La’ Fraternité turkmène iraquienne 'Club de Bagdad’, a été attaquée par des unités appartenant aux Etats-Unis.
Seconde partie
7 Dossiers
7-1 Point de vue de Jean-Claude Paye : Dérives de l’antiterrorisme.
7-2 Point de vue de Nassar Ibrahim : Moyen Orient - Les Américains payent le prix d'une stratégie stupide.
7-3 Dossier de l'AFP : Pas d'accord entre l'Irak et les géants occidentaux du pétrole.
8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage
8-1  (Intoxication) : Le Hezbollah aurait entraîné des résistants en Irak.
8-2 Le "yellowcake"  arrive d'Irak au Canada dans le plus grand secret.
8-3 Les vétérans états-uniens témoignent de leur sale guerre. 


L'Irak en chiffre: du 01-07 au 08/07/08


Tués

Blessés

Peuple irakien

 x

x

Usboys/Autres boys + miliciens

 x

x

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

22

42



Tiré à part :

Bush hué ‎ à l'occasion du 4 juillet, jour de l'indépendance des ‎Etats-Unis  les opposants à la politique de Bush ont hué le ‎président américain. L'un des manifestants a déclaré haut et fort ‎que Bush ne devait pas prendre part à la cérémonie de ‎l'indépendance de l'Amérique, car il était le plus grand ennemi de ‎la liberté d'expression de toute l'histoire des Etats-Unis. Les centaines de manifestants portaient des ‎pancartes sur lesquelles figurent des slogans contre les politiques ‎de la Maison Blanche. Au cours ‎de cette cérémonie, Bush s'est gardé de répondre aux ‎questions des participants sur l'occupation de l'Irak et la soi-disant ‎lutte contre le terrorisme. Il s'en est seulement tenu à prétendre ‎qu'il respectait les femmes et les hommes militaires américains…. 05 Juillet http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=11017&Itemid=80



Occupation de l'Irak

Analyse & déclaration

USA & Coalition

Paroles & actions des bientôt président... Obama envisage d'affiner" sa politique sur la guerre après son voyage en Irak

Obama s'est expliqué longuement sur sa politique en Irak : "Je vais me livrer à une évaluation sérieuse quand j'y serai", a-t-il affirmé. "Je suis sûr que j'aurai plus d'informations et que je pourrai continuer à affiner ma politique". Une heure plus tard, à l'issue d'une discussion houleuse avec des vétérans, Barack Obama est reparu devant la presse pour apporter des précisions, estimant n'avoir "pas été assez clair ce matin". "J'ai dit tout au long de cette campagne que cette guerre avait été mal pensée, que c'était une bévue stratégique et qu'il fallait y mettre un terme", a-t-il déclaré. "J'ai aussi dit que je me montrerais réfléchi et prudent sur la façon dont nous en sortirons. Cette position n'a pas changé. Je ne cherche pas à me créer une marge de manoeuvre vis-à-vis de cette position". Il a promis de convoquer le comité des chefs d'Etat-major interarmes dès son premier jour à la tête du pays et de lui donner "une nouvelle mission, qui est de mettre fin à cette guerre, de façon responsable et réfléchie, mais déterminée". Barack Obama a ajouté que ses propos concernant son intention d'affiner sa politique à l'issue de son déplacement en Irak ne faisait pas référence au délai de 16 mois, mais au nombre de militaires devant rester sur place pour entraîner les forces de sécurité irakiennes et "s'assurer qu'Al-Qaïda ne reprend pas pied". "Je ramènerai les troupes au rythme de une ou deux brigades par mois", de façon à ce que l'ensemble des soldats soient de retour dans les 16 mois, a-t-il précisé. "C'est ce que je prévois de faire en tant que président des Etats-Unis". Un peu plus tard néanmoins, il ajoutait que le délai pourrait être allongé si le rythme des rapatriements devait être ralenti pour assurer la sécurité des troupes sur places. "Je me réserverai toujours le droit de faire ce qui est mieux", a-t-il souligné. Par Jennifer Loven , Associated Press 03-07 http://qc.news.yahoo.com/s/capress/080703/monde/usa_presidentielle_obama_59



3) Politique a) des collaborateurs Irakiens

Les grandes manoeuvres

Status of Forces Agreement (Sofa)

 02-07 Mardi, M. Zebari avait indiqué que Washington avait accepté de renoncer à l’immunité dont bénéficient les agents de sécurité privés. Il a salué mercredi la "grande souplesse" de la délégation américaine à Bagdad, où se tiennent les négociations. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4797 05-07 Sistani, exprime sa vive préoccupation ainsi que celle du peuple face à l'accord de sécurité entre l’Irak & les Etats-Unis http://french.irib.ir/ 05-07 Les dignitaires religieux, les partis politiques et la population en Irak, s'opposent à la signature d'un tel accord le qualifiant de violateur de leur souveraineté nationale. 05 Juillet http://french.irib.ir/ 04-07 Des milliers d’Irakiens ont de nouveau manifesté vendredi, à l'est de Bagdad et à Koufa pour dénoncer le projet d'accord de sécurité  négocié entre l'Irak et les Etats-Unis. http://french.irib.ir/


Politique intérieure & extérieure

03-07 Une flopée de visites de représentants étrangers est prévue prochainement en Irak, dont celle du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. "L'Irak a besoin de la Turquie car c'est un pont vers l'Europe. (...) La Turquie a besoin de l'Irak car c'est un pont vers le Golfe", a ajouté le porte-parole, insistant sur le fait que Bagdad cultivait de bonnes relations avec son voisin turc. La turquie a été autorisée par le ‘parlement’ irakien à effectuer pendant un an des opérations militaires contre les kurdes opérant à partir du Kurdistan irakien. L'autorisation expire en octobre. AFP / 03 juillet 2008


Prisons, exactions & torture Le ‘Conseil présidentiel irakien’ (…)  approuve l'exécution d'Ali Hassan al-Majid.

 Le Conseil présidentiel irakien a approuvé l'exécution d'Ali Hassan al-Majid, le bras droit de Saddam Hussein pour avoir donné l'ordre de gazer les Kurdes dans les années 1980, ont indiqué vendredi des responsables irakiens et les Etats-Unis Hussein Rachid al-Tikriti, et l'ex-ministre de la Défense Sultan Hachem al-Taï, ont été condamnés à mort en juin 2007 En décembre, M. Maliki avait dit attendre toujours une réponse du président américain George W. Bush à qui il avait demandé qu'"Ali le chimique" et les deux autres dignitaires du régime de Saddam Hussein soient remis aux autorités irakiennes pour être exécutés. Vendredi, le responsable irakien précité a indiqué que les autorités irakiennes avaient de nouveau demandé à l'armée des Etats-Unis de lui remettre Ali Hassan al-Majid. Mais la porte-parole américaine a dit qu'elle n'était pas au courant de cette demande et que la position américaine restait inchangée en faisant état de l'absence de consensus sur des questions de procédure liées à la date de l'exécution.
Le feu vert donné par le Conseil présidentiel ne concerne que le sort d'Ali Hassan al-Majid. M. Talabani avait émis des réserves, se disant opposé au principe de la peine de mort, même si dans le cas de Saddam Hussein, il n'avait soulevé aucune objection. M. Hachémi avait quant à lui dit craindre que l'exécution de Hachem al-Taï ne sabote les efforts de réconciliation et n'aggrave le ressentiment des ‘sunnites’. Il avait indiqué que Taï n'avait fait qu'obéir aux ordres de Saddam Hussein. http://www.7sur7.be/7s7/fr/



B) Politiques des occupants 

3-1 Usa Faits marquants

Rice (ose) : Elle se dit "fière" de l'invasion de l'Irak

La Secrétaire d'Etat Rice a déclaré dans une interview : "Je suis fière de la décision de cette administration de renverser Saddam Hussein. Je suis fière de la libération de 20 millions d'Irakiens", "L'Irak a été dur. Plus dur qu'aucun d'entre nous ne pouvait imaginer. Nous ne pourrons jamais remplacer ceux qui ont péri. Nous ne pourrons jamais adoucir la peine des familles et des amis qu'ils laissent derrière eux, mais nous voyons un changement en Irak pour le meilleur", "Après le 11 septembre, aucune menace à la paix ne devait exister", "Nous commençons maintenant à voir que peut-être il n'est pas si prisé d'être un kamikaze. Nous commençons à voir que les gens s'interrogent pour savoir si Oussama ben Laden peut vraiment représenter le visage de l'islam", a-t-elle dit. ats / 05 juillet 2008 



c) Les voisins

Jordanie 01-07 Lundi, la Jordanie avait indiqué avoir nommé un ambassadeur à Bagdad. Elle y était jusque-là représentée par un chargé d’affaires depuis qu’un attentat avait touché l’ambassade en août 2003. La Jordanie accueille des centaines de milliers de réfugiés irakiens sur son sol et a signé des accords pétroliers avec l’Irak. M. Zebari a vu dans ces nouvelles la preuve que "la confiance des pays arabes envers l’Irak a grandi"…. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4797



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants. Les armées répugnent à donner des chiffres réels


Les combats par provinces                                        Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad 06-07 Une voiture visant une patrouille de police a explosé vers 10H30), tuant au moins six policiers et en blessant 14 autres, a indiqué la police. AFP


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar ) Dans la province de Nievah dont Mossoul est le chef-lieu quelque 18.000 policiers sont sur le pied de guerre mais seuls environ 3.000 d'entre eux opèrent dans la ville de près de 2 millions d'habitants, selon le porte-parole de la police Saïd al-Jubouri. La grande ville du Nord est en outre situé à un carrefour stratégique, notamment entre Bagdad et la Syrie.   L’armée américaine d’occupation considère Mossoul, comme le premier bastion urbain d’Al Qaïda en Irak,)

Mossoul Mossoul est considérée par les militaires US comme l'épicentre de la résistance.

01-07 L'explosion d'un camion piégé à proximité du domicile du colabo Abdul-Razaq al-Waqaa, qui s'était engagé à combattre Al-Qaïda en Irak a fait un mort et 25 blessés mardi près de Mossoul selon la police. Abdul-Razaq al-Waqaa, fait partie des blessés, selon le porte-parole Khalid Abdul-Sattar de la police provinciale de Ninive, dont Mossoul est la capitale. Il a ajouté que l'on comptait 25 blessés en tout. AP


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb  (La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

Province de Diyala   01-07 Sept collabos ont été tuées mardi dans plusieurs attaques de résistants. AP  

Baaqouba (60 km au nord de Bagdad) 06-07 Un civil a été tué lorsque la police a affronté des membres d'une milice locale anti-Qaïda, dans le centre de Baqouba, AFP

Qara Tappa   06-07 Une bombe a explosé dans le village de Qara Tappa (village situé à 70 km au nord-est de Baqouba, la capitale de la province de Diyala) en face de la maison de Mohammed Ramadan Eisa, un dirigeant local du parti du président irakien Jalal Talabani, l'Union patriotique du Kurdistan, a précisé Sirwan Shukr un responsable gouvernemental.. "Eisa a été grièvement blessé par l'explosion, mais sa femme, la mère de sa femme, ses deux enfants, un frère et deux de ses gardes ont été tués", a précisé le maire. Un officier de police local a confirmé l'attaque, précisant que trois autres gardes de M. Eisa avaient été blessés. AFP - AP



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)

 

 
Peuple
Civils tués (depuis l'occupation)

680.270

Civils blessés (depuis l'occupation)  708.293 ( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations) 2.507     (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) 48.938    (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués 4290  (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés 3.895   (chiffre minimum)
En prison 150.268. (chiffre minimum)
Embargo 750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo 750.000 adultes (chiffre moyen)
Militaires irakiens tués pendant l'invasion 45.595 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion 120.190 (chiffre minimal)

Coalition

Nombre de Soldats tués (ou décédés a la suites de leurs blessures )

34.756

Soldats rapatriés (blessés ou malades) 152.845 (chiffre très minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)
Disparus (dans la nature) 1.014
Désertions 5.501
Mutinerie 2 corps + 25
Aide psychologique 320.108***

Suicides

 

 

 

Mercenaires tues                                                                                 

30.724(chiffre repris de Dedefensa )

300.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

933

non-combattants accidentés, 27 103
Policiers/soldats irakiens  tués

13.144

Policiers /soldats irakiens blessés

26.241 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.867

Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres)

5.493

Autres blessés (collaborateur & mercenaires & autres)

13.233

Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'électricité 465 attaques (grand minimum)
Infrastructures du rail 195 attaques (idem)
Hélicoptères 99 ++              (idem)
Avions (& drone) 29 ++

 

Le taux moyen actuel des suicides, basé sur les chiffres pour 2006 et 2007, est de 18 par jour, 127 par semaine Les totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux +