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24/03/2009

n°250- dossiers de l'Afghanistan - 23-04 -Début - : Le Jihad : un fils combat et les autres travaillent ».


n°250- dossiers de l'Afghanistan - 23-04 -Début - : Le Jihad : un fils combat et les autres travaillent ».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.


 


dossiers de l'Afghanistan

n°250 du 23-03

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à part :

Dehors les nouveaux croisés !

Obama révèle sa stratégie pour sortir de l'impasse.

2 Brèves

2-1 Le 4 avril 2009, l'OTAN fêtera son soixantième anniversaire.

2-2 60 ans de l’OTAN, c’est assez.

2-3 Belgique : Plus de 400 arrestations lors de la manif contre l'OTAN.

2-4 Lakhdar Brahimi : «L’Afghanistan est en train de se déliter».

2-5 Les hydrocarbures convoités.

2-6 Les Etats-Unis doivent empêcher l'accès au pouvoir des 'talibans'(…)

2-7 L'armée canadienne pourrait avoir besoin d'une pause.

2-8 La France empêtrée dans le « merdier ingérable » de l’Afghanistan.

2-9 L'accident d'un drone soulève des questions au sujet de la responsabilisation.

2-10 Les Polonais changent d'avis: 400 hommes en renfort en Afghanistan.

3 Dossiers

3-1 William Blum : L'Otan est une armée d’occupation en Afghanistan.

3-2 Parallax : Obama aura vraiment fort à faire en Afghanistan.

3-3 Hélène Nouaille : l’heure des marchandages Etats-Unis - Russie  a sonné. 

3-4 Convergence des causes : L'Afghanistan, l'effet boomerang.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Le Jihad : un fils combat et les autres travaillent ».

4-2 Stress, suicide: le défi des blessures invisibles de l'armée.


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


 


 


 

Tiré à part :

Tiré à part :

 

Dehors les nouveaux croisés !

Extrait

Le message le plus fort demeure le suivant : tous les soldats occidentaux devraient être retirés du Moyen-Orient.

 « J’ai calculé qu’il y a présentement plus de sol occidentaux dans cette région du monde qu’il n’y en avait à l’époque des Croisés », constate Robert Fisk.

Et de faire la liste interminable de tous les pays de la région où il y a présence militaire occidentale. Ces pays ne nous appartiennent pas. Il leur appartient de prendre en main leur avenir. Qu’y faisons-nous ?

Jamais les journalistes ne posent la question du « pourquoi » sommes-nous au Moyen-Orient. « Nous y serions semble-t-il pour apporter la ‘‘démocratie’’ et les ‘‘droits humains’’?…,

Le monde arabe demande la justice et ça, nous ne sommes pas prêts à la respecter ».

 9 mars 

Lorraine Guay

http://alternatives-international.net/article3055.html


Obama révèle sa stratégie pour sortir de l'impasse.

Barack Obama a estimé  que les Etats-unis devaient avoir une "stratégie de sortie" en Afghanistan même si la Maison-Blanche s'apprête à révéler un plan prévoyant d'étendre les efforts militaires, diplomatiques et économiques face à la résistance 

La nouvelle stratégie inclura d'importants renforts civils, une formation accrue de l'armée afghane, un dialogue avec les résistants et une aide renforcée au Pakistan.

Obama a confié : "Je pense que c'est la bonne chose à faire", a-t-il dit. "Mais nous ne pouvons pas penser qu'une approche purement militaire en Afghanistan va résoudre tous nos problèmes", en laissant entendre qu'il fallait créer les conditions d'un désengagement d'Afghanistan, où la guerre dure déjà depuis sept ans.

"Ce que nous cherchons à avoir, c'est une stratégie globale.

Et il doit y avoir une stratégie de sortie. On doit donner le sentiment que ce n'est pas un glissement perpétuel", a-t-il souligné.

La "priorité numéro un" est de "s'assurer qu'Al-Qaïda ne peut pas attaquer le territoire américain, les intérêts américains et nos alliés", a-t-il affirmé.

"Au service de cette priorité", il va falloir "renforcer les capacités économiques de l'Afghanistan", "renforcer nos efforts diplomatiques vis-à-vis du Pakistan", et "avoir une approche plus régionale" du problème afghan, incluant l'Inde ou l'Iran, a-t-il jugé.

Les Etats-Unis entendent déployer des centaines de civils pour stimuler le développement économique et politique au niveau local, alors que le gouvernement de Kaboul est jugé miné par une corruption chronique et incapable de répondre aux besoins élémentaires de la population.

Egalement au programme, le net renforcement des effectifs des forces afghanes, jusqu'à 400.000 hommes selon les médias américains, dans l'espoir de charger à terme Kaboul de sa propre sécurité nationale.

23/3

http://fr.news.yahoo.com/2/20090322/twl-obama-pres-de-reveler-sa-strategie-p-3caf257.html



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Le 4 avril 2009, l'OTAN fêtera son soixantième anniversaire.

Les chefs d’Etat et des gouvernements se réuniront à Strasbourg pour le sommet de l’OTAN. La campagne NATO GAME OVER de Vredesactie proclame à nouveau ses convictions: une alliance militaire qui intervient dans le monde entier, qui possède des armes nucléaires et est prête à les utiliser en premier, représente un danger pour la paix mondiale. Le samedi 21 mars Vredesactie organise l'action NATO Game Over au quartier général de l’OTAN à Bruxelles.

Pourquoi ?
L’OTAN, peu de gens ont une réelle idée de ce que fait cette organisation internationale. Pourtant, notre politique de sécurité nationale est déterminée en grande partie par l’adhésion de la Belgique à l’OTAN : la Belgique mène la guerre en Afghanistan, la Belgique héberge des armes nucléaires de l’OTAN à Kleine Brogel, la machine de guerre américaine pour l’Irak est rendue possible par le transport de matériel militaire via nos voies ferrées, nos ports et aéroports. L’OTAN considère ses interventions militaires, qu’elle mène dans le monde entier, comme une priorité principale. En Afghanistan, l’OTAN nous montre clairement sa manière de procéder : apporter la paix et la démocratie par les bombardements de ses avions de combat.


2-2 60 ans de l’OTAN, c’est assez.
Une alliance militaire qui intervient dans le monde entier, qui possède des armes nucléaires et est prête à les utiliser en premier, représente un danger pour la paix mondiale.
L’OTAN, peu de gens ont une réelle idée de ce que fait cette organisation internationale. Pourtant, notre politique de sécurité nationale est déterminée en grande partie par l’adhésion de la Belgique à l’OTAN : la Belgique mène la guerre en Afghanistan, la Belgique héberge des armes nucléaires de l’OTAN à Kleine Brogel, la machine de guerre américaine pour l’Irak est rendue possible par le transport de matériel militaire via nos voies ferrées, nos ports et aéroports. L’OTAN considère ses interventions militaires, qu’elle mène dans le monde entier, comme une priorité principale. En Afghanistan, l’OTAN nous montre clairement sa manière de procéder : apporter la paix et la démocratie par les bombardements de ses avions de combat.
Le 4 avril 2009, l 'OTAN fêtera son soixantième anniversaire. Les chefs d’Etat et des gouvernements se réuniront à Strasbourg pour le sommet de l’OTAN. La campagne NATO GAME OVER de Vredesactie proclame à nouveau ses convictions : Une alliance militaire qui intervient dans le monde entier, qui possède des armes nucléaires et est prête à les utiliser en premier, représente un danger pour la paix mondiale.
http://www.mondialisation.ca:80/index.php?context=va&aid=12338


2-3 Belgique : Plus de 400 arrestations lors de la manif contre l'OTAN.

La police a arrêté administrativement 442 manifestants qui ont tenté de s'introduire depuis la matinée sur le site de l'OTAN, situé à la limite des communes d'Evere, Haren et Zaventem, dans le cadre d'une action de désobéissance civile non violente.

Cette opération, baptisée "Nato Game Over", était organisée par le Forum d'Action pour la Paix, dont fait partie l'association Bomspotting, à l'occasion des 60 ans de l'OTAN qui seront célébrés les 3 et 4 avril à Strasbourg et Kehl, en Allemagne.

Selon la police, une seule personne a réussi à franchir une première clôture protégeant le site. Elle a été interpellée par la police avant qu'elle n'escalade la seconde grille.

Un autre manifestant, qui tentait de franchir une clôture, s'est blessé à la main. Toutes les personnes interpellées ont été conduites dans les cellules du bâtiment "Portalis", situé à proximité du Palais de Justice de Bruxelles.

Aucun des manifestants n'a opposé de résistance lors des arrestations. Les premiers ont été libérés samedi en début de soirée. Un périmètre de sécurité virtuel avait été mis en place à l'initiative des bourgmestres des trois communes concernées par la manifestation, permettant aux policiers d'y interpeller toute personne munie d'objets visant à faciliter l'escalade de grilles.

Les manifestants réclamaient essentiellement le désengagement des troupes de l'OTAN en Afghanistan et en Irak et le retrait immédiat des armes nucléaires de la Belgique.

 Photos, vidéos et commentaires sur Indymedia : http://indymedia.be/en/node/32285

"Nato Funeral" : http://indymedia.be/en/node/32296

RTBF - 21.03.09

 Source:  http://www.rtbf.be/info/belgique/social/manifestation-devant-le-siege-de-lotan-a-bruxelles-315-personnes-interpellees

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n°250- dossiers de l'Afghanistan - 23-04 -Fin - : Le Jihad : un fils combat et les autres travaillent ».


n°250- dossiers de l'Afghanistan - 23-04 -Fin - : Le Jihad : un fils combat et les autres travaillent ».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.



dossiers de l'Afghanistan

n°250 du 23-03

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à part :

Dehors les nouveaux croisés !

Obama révèle sa stratégie pour sortir de l'impasse.

3 Dossiers

3-3 Hélène Nouaille : l’heure des marchandages Etats-Unis - Russie  a sonné. 

3-4 Convergence des causes : L'Afghanistan, l'effet boomerang.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Le Jihad : un fils combat et les autres travaillent ».

4-2 Stress, suicide: le défi des blessures invisibles de l'armée.


 


3-3 Hélène Nouaille : l’heure des marchandages Etats-Unis - Russie  a sonné. 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

“ Le président Obama a concédé hier que l’Amérique n’était pas en train de gagner la guerre en Afghanistan et a ouvert la voie à des négociations avec les éléments modérés des Taliban, comme les USA l’ont fait avec les tribus sunnites en Irak.

La nouvelle stratégie, qui survient alors que M. Obama se prépare à envoyer 17000 hommes supplémentaires en Afghanistan, apparaît après 48 heures de diplomatie effrénée dans la région, impliquant de nouvelles ouvertures vis-à-vis de l’Iran, de la Russie et du monde musulman ”. Et le Times britannique de préciser, dans son édition du 9 mars (1) : “ Interrogé dans un entretien accordé au New York Times sur la victoire américaine en Afghanistan, M. Obama a répondu “non”.

En politique extérieure, derrière les discours ambivalents – je réaffirme la volonté américaine de leadership du monde, je parle d’ouverture à tout le monde – il y a les actes. Et quoiqu’en disent ses opposants, comme Robert Kagan (2) dans le Washington Post du même jour (“ les fondamentaux et objectifs de la politique américaine n’ont pas changé ”), ces actes engagent les Etats-Unis dans un cycle nouveau. Quand George Bush a voulu installer la domination américaine jusqu’aux portes de la Chine, il pensait que la “campagne irakienne” serait aisément gagnée. Il avait délogé, en quelques semaines (octobre et novembre 2001), le régime taliban au pouvoir. Il passait des accords avec les anciens pays soviétiques d’Asie centrale, de la Caspienne et du Caucase.

Et les projets de fleurir : les immenses richesses en hydrocarbures de l’Asie centrale pourraient être exploitées et transportées soit vers l’Ouest en évitant la Russie, soit, au travers de l’Afghanistan, vers le subcontinent indien puis vers le gros consommateur japonais. Dans un plan plus large encore, il prenait des positions stratégiques proches de la Chine. La puissance économique et financière des Etats-Unis était à son apogée, l’euphorie de la victoire envisagée aussi. Le prix du baril très bas (autour de 24 dollars) permettait de maintenir les Russes au bord de l’asphyxie. Chinois et Russes avaient reconnu l’utilité de la “guerre contre la terreur”, occupés de leurs Tchétchènes et Ouigours respectifs. L’Europe s’était divisée, on y ignorait les Allemands, on y punissait les Français.

Que reste-t-il de ce moment de grâce ?

La “ campagne irakienne ” mobilise encore des dizaines de milliers d’hommes dans un pays menacé par l’éclatement, dominé par son voisin iranien. En Afghanistan, les Taliban ont repris le contrôle de régions entières. Les forces de l’OTAN, entraînées d’une opération de reconstruction et de maintien de la paix dans une guerre menée contre une partie des Afghans, s’épuisent sans décision. Les pays d’Asie centrale se sont repliés sur des positions prudentes quand ils n’ont pas regagné le giron russe. Moscou s’est installé dans une partie du Caucase, déstabilisé. Le prix du baril, en hausse exponentielle (150 dollars en été 2008) a permis le rétablissement de la santé et de la puissance russe (autour de 7 % de croissance pendant cinq ans). La Chine, gonflée de dollars, tient la plus grande partie de la dette américaine. L’Europe continue de tergiverser. Et une crise sans précédent sape les fondements de la puissance économique et financière américaine – et ravage la planète.

Le cycle est donc, à l’évidence, nouveau. Les projets réels du nouveau président américain sont aussi illisibles que l’avenir du monde. Et les problèmes présents bien urgents. Parce l’Afghanistan est resté cette zone tampon compliquée enclavée entre l’Iran, l’Asie centrale (ex URSS), et le subcontinent indien (Pakistan, Inde) - jusqu’à la Chine, au nord-est – où près de 70000 hommes stationnent qu’il faut approvisionner, avec, cela va sans dire, l’autorisation des voisins proches. Or, nous dit George Friedman (Stratfor) pour le New York Times (3), “ les Taliban n’ont pas attendu longtemps pour tester Barack Obama. Mardi, des militants on bombardé la région de la Khyber Pass au Pakistan, coupant la ligne d’approvisionnement aux forces de l’OTAN dans l’Afghanistan voisin ”. Précisons que 80 % de la logistique nécessaire transite par le Pakistan.

“ L’attaque était un nouveau rappel de la vulnérabilité de la ligne d’approvisionnement au travers du Pakistan. Ce qui signifie que l’administration Obama devra envisager des routes alternatives au travers de la Russie ou d’autres parties de l’ancienne Union soviétique ”. Au même moment, le président du Kirghizistan Kurmanbek Bakiev demandait le 19 février aux Etats-Unis de quitter dans les six mois un centre logistique présenté comme vital par les Américains, la base militaire de Manas, puis décidait le 6 mars, avec l’appui du Parlement khirgize, “ d’annuler les accords sur la base aérienne de Manas avec les membres de la coalition dirigée par les Etats-Unis pour lutter contre les insurgés taliban en Afghanistan ”. (Agence chinoise Xinhuanet).

Selon la même agence, le président russe, en visite d’Etat en Espagne début mars, après avoir rappelé que le Kirghizistan était un pays souverain, indiquait pour sa part que son pays poursuivrait sa lutte contre l’extrémisme et sa coopération avec les pays occidentaux : “ Nous avons déjà présenté un certain nombre de propositions concernant le transit des approvisionnements non militaires depuis les Etats-Unis. Nous avons conclu des accords du même genre avec la France et l’Allemagne. Nous avons aussi résolu des affaires similaires avec l’Espagne. Alors, nous sommes convaincus que ce genre de travail devra continuer ” (4). Et s’étendre, cette fois, aux approvisionnements militaires, c’est de cela dont Barack Obama a besoin.

Oui, mais à quel prix ? Eh bien si la géographie ne change pas, les intérêts des Russes non plus. Cesser le harcèlement entrepris par l’administration Bush sur leurs frontières et dans leur zone d’influence est un minimum : il y a eu les révolutions diversement colorées soutenues et financées par Washington, puis l’offre faite aux pays frontaliers du Caucase d’intégrer l’OTAN (Ukraine, Géorgie), les tentatives de mainmise sur les pays d’Asie centrale, leurs richesses et les corridors de transit des hydrocarbures, ou encore les bases de missiles anti missiles en projet en Pologne (missiles) et en République tchèque (radar) sous le prétexte de lutte contre des missiles nucléaires iraniens inexistants – entre autres rebuffades à toutes les ouvertures souhaitées par Moscou.

On voit bien aujourd’hui les concessions nécessaires (et en cours) pour l’administration de Barack Obama. Rencontre d’Hillary Clinton et de Sergueï Lavrov (5), reprise des relations Russie OTAN “gelées” depuis la guerre éclair en Géorgie, recul sur l’intégration de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’OTAN, remise aux calendes des projets anti missiles, proposition de négociation sur l’armement nucléaire – quels qu’en soient les modalités, c’est toute une attitude délibérément agressive de l’ancienne administration américaine qui est soumise à révision, réalisme oblige. Révision qui sur le fond, pose des questions à moyen et long terme. Quelle est la portée de ces arrangements, des deux côtés ?

Les Russes avaient déjà évoqué la possibilité de coopérer à l’éviction des Taliban en Afghanistan – où ils ont mené une guerre de décembre 1979 à février 1989, précisément parce qu’ils ne voulaient pas, ne veulent pas plus aujourd’hui, d’un régime islamiste extrémiste sur leur flanc sud. “ Les Russes subirent de lourdes pertes dans les premiers mois de leur intervention mais surent tirer les enseignements de leurs échecs : réorganisés en commandos de chasse, ils obtinrent de nombreux succès tactiques que les Américains ont reconnus mais dont ils n’ont pas tiré les leçons. Trop peu nombreux pour contrôler le pays (c’est aussi le cas des troupes de la coalition) les Soviétiques réussirent à tenir les grandes villes et à contrôler les principaux axes routiers (mieux que les Occidentaux actuellement) tout en formant au combat une armée nationale afghane (ce qui est à nouveau tenté aujourd’hui ” (6).

Pour autant, souhaiteraient-ils une vraie “victoire” américaine ? On peut en douter. Mais ils savent qu’une installation à demeure est impossible : “ Les Soviétiques ont vérifié ce que les Britanniques avaient compris au 19ème siècle : on ne peut pas réussir la conquête militaire de l’Afghanistan. Les Anglais perdirent les trois guerres qu’ils y menèrent et ils se souviennent du massacre des 16000 hommes de la colonne commandée par le major général Elphinstone en janvier 1842 ” (6). Ils savent aussi qu’Inde et Pakistan se disputent – et se disputeront – l’influence sur ce curieux et ingouvernable patchwork de tribus, langues et religions en lutte perpétuelle qu’est l’Afghanistan. La limite de leur coopération est donc claire : pas de Taliban – d’extrémistes radicaux - une main dans le jeu complexe d’une région stratégique, pas de domination américaine sans partage.

A Washington, on refuse toujours, officiellement (Hillary Clinton dixit), de reconnaître une zone d’influence à la Russie. Mais il faut bien sauver les meubles quand on n’est pas “ pas en train de gagner la guerre ”.

Que le Pakistan voisin, seul pays musulman qui dispose de l’arme nucléaire, inextricablement lié à la guerre afghane par ses provinces frontalières qui servent de base arrière à différents groupes de combattants, s’enfonce, depuis le départ du général Musharraf, dans le chaos et l’instabilité. Mauvais calcul d’avoir voulu le départ d’un homme qui tenait l’armée pour une Benazir Bhutto réputée plus souple et rapidement assassinée (27 décembre 2007) ? Son époux et actuel président, Asif Ali Zardari, ne semble pas en mesure de rassembler le pays – à la “ profonde inquiétude ” de Barack Obama.

Alors on pare au plus pressé – on cherche des Taliban “modérés” ( ?) à qui parler, on s’approche de l’Iran (et les Russes y ont leurs entrées) qui pourrait être disposé à apporter une aide contre le trafic d’opium, peut-être. Hillary Clinton est dépêchée en Chine, au Moyen-Orient, puis en Europe sans oublier la Turquie (une diplomatie effrénée) pour expliquer, mobiliser, convaincre. Des missi dominici (Richard Holbrooke, George Mitchell) expérimentés sont partout en mission de la Méditerranée au Pakistan. Pour autant, Barack Obama a-t-il abandonné les grands desseins américains ? Le contrôle des routes des hydrocarbures, le containment de la Russie, de la Chine ? Pas dans ses discours à usage interne, et il semble que, concrètement, il tente de se laisser toutes les portes ouvertes pour qu’après la crise qui bouscule si profondément son pays, les Etats-Unis soient en position de reprendre la conduite du monde qu’il a promise aux Américains. Que les audacieux parient...

En attendant, pressé par les circonstances, il doit marchander – était-ce seulement imaginable il y a trois mois ?

Nous vivons des temps extraordinaires.

Hélène Nouaille

Cartes :

Le Caucase et l’Asie centrale : http://ww1.huntingdon.edu/jlewis/syl/IRcomp/Maps/AsiaCaucasus-CentralAsia.gif

Carte des opérations de l’OTAN en Afghanistan en mars 2008 : http://doc.operationspaix.net/serv1/Fias_2008-03_.pdf

Notes :

(1) The Times, Tim Reid in Washington et Michael Evans, Defence Editor, le 9 mars 2009, Obama says US is losing war in Afghanistan and hints at Taleban talks http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/asia/article5869476.ece

(2) The Washington Post, Robert Kagan, le 9 mars 2009, Foreign Policy Sequels

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/03/08/AR2009030801493.html ?wpisrc=newsletter&wpisrc=newsletter&wpisrc=newsletter

(3) The New York Times, le 3 février 2009, George Friedman, Afghan Supplies, Russian Demands

http://www.nytimes.com/2009/02/04/opinion/04georgefriedman.html

(4) Xinhuanet, le 3 mars 2009, Medvedev : Moscou irresponsable pour la fermeture de la base de Manas

http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-03/03/content_828152.htm

(5) TSR Info.ch, le 6 mars 2009, Hillary Clinton et Sergueï Lavrov ont convenu de relancer les relations entre les USA et la Russie http://www.tsr.ch/tsr/index.html ?siteSect=200002&sid=10421027&cKey=1236373279000µ

“ La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ont convenu vendredi à Genève de relancer les relations entre les 2 pays. "C’est un bon début", a jugé la responsable US. Les 2 chefs des diplomaties ont annoncé vouloir conclure avant la fin de l’année un accord sur le Traité de réduction des armes stratégiques (START-1). Sergueï Lavrov a déclaré que Moscou partageait les priorités internationales de Washington et que les deux pays ont convenu de travailler "de manière franche et ouverte comme partenaires" sur les sujets de désaccord ”.

(6) France Catholique, lundi 9 mars 2009, Afghanistan, une guerre perdue pour la France ?

http://www.france-catholique.fr/Afghanistan-une-guerre-pe...

Hélène Nouaille

11 mars par Comité Valmy : La lettre de léosthène,, n° 468/2009

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article197


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23/03/2009

n°249 - journal de l'Afghanistan -09-03 au 22 -03 - Début - Les Occidentaux révisent leurs positions en revoyant à la baisse leurs ambitions.

n°249 - journal de l'Afghanistan -09-03 au 22 -03 - Début - Les Occidentaux révisent leurs positions en revoyant à la baisse leurs ambitions.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité accepte les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



            journal de l'Afghanistan 

n° 249 - du 09-03 au 22 -03

C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            



Avant propos

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance . idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 

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Tiré à part :

Des milliers de personnes pour célébrer l'an 1388 du calendrier.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Des Afghans en colère manifestent pour dénoncer une ‘bévue’ (…)  de l'OTAN.

Paroles & action du président...

Obama veut plus de présence.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

Suite

3 Politique

1) collaborateurs afghans

Fin

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

L’Afghanistan au cœur des débats.

Les Occidentaux révisent leurs positions en revoyant à la baisse leurs ambitions.

Nouveau concept stratégique de l'Otan, vu par son secrétaire général.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Nicolas Dupon-Aignan sur le retour de la France dans l’OTAN (video)

6-2 Enquête sur le 11 septembre.

 



L'Afghanistan en chiffre du 09-03 au 22/03/09   

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

18

 16

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 89

 xx

 

 

 

Peuple Afghan

 63

 x

 



Tiré à part :

20-03

Le New York Times rapportait jeudi que le gouvernement Obama envisageait de doubler les effectifs des forces d‘occupation pour les porter à 400.000 hommes.

La Maison blanche s'est refusée à tout commentaire.

Reuters

Des milliers de personnes pour célébrer l'an 1388 du calendrier

Plus de 100.000 Afghans venus de toutes les régions se sont réunis à Mazar-i-Sharif, la grande ville du nord du pays, pour fêter le Nouvel an persan, ou Nawroz (le "jour nouveau"), qui coïncide avec l'équinoxe de printemps.

De toutes ethnies, Pachtounes, Tadjiks, Hazaras ou Ouzbeks, ils appelaient de leurs vœux "la paix pour le peuple afghan", mais surtout le départ des soldats étrangers, cible d'une colère grandissante de la population qui ne pardonne pas la mort de nombreux civils, notamment dans les frappes aériennes.

persan.

AFP - 21/03 


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

14-03

Un raid mené par les forces américaines et l'armée afghane samedi avant l'aube dans le district de Charkh de la province de Logar, à 80 km au sud-ouest de Kaboul, a fait cinq morts.

Selon la police afghane, les victimes, toutes des hommes, sont des civils et non des combattants comme l'affirment l'US Army et l'armée gouvernementale.

AFP

Des Afghans en colère manifestent pour dénoncer une ‘bévue’ (…)  de l'OTAN

16 mars

Pour la seconde fois en un mois, des Afghans en colère ont manifesté dans les rues de Kandahar aux côtés de victimes civiles tuées par les forces de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord.

Mais cette manifestation à laquelle ont pris part des personnes provenant d'un village appelé China, a rapidement été interrompue par des agents en uniforme de la police afghane.

Les villageois soutiennent que les troupes américaines déployées dans Maywand, un district situé à l'ouest de Kandahar, ont mené un raid dans la nuit de samedi qui aurait fait cinq morts. Deux autres personnes seraient également portées disparues.

En février, des résidents de Salehan, un village situé à proximité de Kandahar où vivent beaucoup d'Afghans mutilés et handicapés, ont accusé les Forces armées canadiennes d'avoir laissé derrière elles un engin explosif responsable de la mort de trois enfants.

Une porte-parole de l'armée canadienne a indiqué qu'aucun de ses soldats n'avait pris part à l'opération menée cette fin de semaine dans Maywand.

Les corps de trois hommes morts au cours du raid ont été déposés dans des caisses de camionnettes.

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/capress/090316/monde/20090316_afghanistan_manifestation_1


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n°249 - journal de l'Afghanistan -09-03 au 22 -03 - Suite - Les Occidentaux révisent leurs positions en revoyant à la baisse leurs ambitions.

n°249 - journal de l'Afghanistan -09-03 au 22 -03 - Suite - Les Occidentaux révisent leurs positions en revoyant à la baisse leurs ambitions.



journal de l'Afghanistan 

n° 249 - du 09-03 au 22 -03

C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            



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3 Politique (suite)

2) occupants 

 


b) Les occupants 

1) Usa

Obama

Barack Obama rejette les critiques de Dick Cheney

Cheney, vice-président de Bush pendant huit ans, a accusé dimanche dernier Barack Obama d'avoir rendu le pays plus vulnérable en revenant sur les méthodes de détention et d'interrogatoire des suspects de terrorisme. Il a de plus estimé que la fermeture de la prison de Guantanamo (Cuba) était "une erreur".

Obama a rejeté les critiques de Dick Cheney.

Il a estimé que la lutte contre le ‘terrorisme’ de Busht avait exacerbé le sentiment anti-américain sans rendre les Etats-Unis plus sûrs.

"Combien de ‘terroristes’ ont été vraiment traduits en justice grâce à la 'philosophie promue par Dick Cheney?

Cela n'a pas rendu plus sûrs (les Etats-Unis). Ce que cela a fait, c'est la promotion du sentiment anti-américain", a déclaré M. Obama.

Obama.a également reconnu que les Etats-Unis n'avaient pas su empêcher les prisonniers libérés de Guantanamo de rejoindre les rangs de leurs adversaires. Il a aussi affirmé que le traitement des détenus de Guantanamo par l'administration de George W. Bush, enfermés pour certains pendant plusieurs années sans aucune inculpation ni procès, n'était "pas viable".

Barack Obama a signé en janvier le décret ordonnant la fermeture d'ici 2010 de Guantanamo et le respect des conventions de Genève.

Néanmoins, une trentaine de détenus poursuivent l'administration Obama devant la justice fédérale pour ne pas respecter ces Conventions à Guantanamo.

(ats / 22 mars 2009 04:57)


Occupation de l'Afghanistan

Les priorités US.

Les Américains ont dévoilé les grandes lignes de leur nouvelle stratégie pour l'Afghanistan. Elle sera présentée lundi aux pays européens.

En complément aux opérations militaires, Washington propose de mettre l'accent sur la formation de la police, l'éducation, l'agriculture et les services de santé.

Opium et héroïne

De plus, l'envoyé spécial des États-Unis en Afghanistan et au Pakistan, Richard Holbrooke, a souligné l'importance de lutter contre le trafic d'opium et d'héroïne. Toutefois, il reconnaît que, jusqu'à présent, les sommes dépensées chaque année par les Américains dans ce secteur n'ont rien donné.

L'Afghanistan produit 90 % de la récolte mondiale d'opium et d'héroïne. Les États-Unis dépensent chaque année 800 millions de dollars pour la lutte dans ce secteur.

En attendant la conférence

Même s'il a affirmé que l'administration Obama n'avait pas encore fini de revoir la stratégie américaine en Afghanistan, Richard Holbrooke a largement passé en revue les thèmes que Washington entend aborder à la grande conférence internationale sur l'Afghanistan.

Elle se tiendra le 31 mars à La Haye.

L'envoyé spécial a également insisté sur la nécessité de renforcer les effectifs de la police afghane, tout comme leur qualité. Il trouve que les policiers ne sont pas assez nombreux et qu'ils sont largement corrompus.

Les effectifs actuels de la police sont passés récemment de 78 000 à 82 000. Mais, selon un responsable de l'OTAN, Washington pourrait avoir un objectif de 200 000 hommes.

Enfin, un autre élément de la stratégie que Washington défendra devant ses alliés est l'approche régionale.

La concertation pourrait être élargie aux pays voisins de l'Afghanistan ou du Pakistan, comme la Chine, l'Inde ou l'Iran.

21 mars

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/03/21/004-usa-priorites-afghanistan.shtml?ref=rsshttp://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/03/21/004-usa-priorites-afghanistan.shtml?ref=rss

10-03

Biden a souligné mardi que la "dégradation de la situation" en Afghanistan représente une menace pour la sécurité des pays membres de l'OTAN et au-delà.

Le vice-président a également noté que "les alliés extrémistes se régénèrent" en Afghanistan et Pakistan, et préparaient de nouvelles actions contre l'Occident.

AP

10-03

Joe Biden a précisé que les USA souhaite travaille de manière plus étroite avec ses alliés européens pour contrer la menace que les résistants représentent en Afghanistan et au Pakistan. Il s'exprimait devant les 26 ambassadeurs des pays membres de l'Alliance atlantique.

AP

12-03

Gates a déclaré la mission US en Afghanistan est d’«empêcher les talibans de reprendre le pouvoir».

«Je dirai qu’au minimum la mission est d’empêcher les talibans de reprendre le pouvoir des mains d’un gouvernement démocratiquement élu [...] et de transformer ainsi à nouveau l’Afghanistan en un refuge potentiel pour Al Qaïda et d’autres extrémistes», a dit Gates, alors que l’administration Obama passe en revue la stratégie militaire américaine dans ce pays.

Robert Gates a par ailleurs fait part de son espoir que plus de civils seront envoyés en Afghanistan, notamment par les pays membres de l’OTAN. «Je pense qu’ils [les Etats membres de l’OTAN, ndlr] sont prêts à envoyer des troupes supplémentaires pour assurer les élection» présidentielle prévue le 20 août.

http://www.latribune-online.com/monde/13251.html.     

 

Les USA offrent une approche commune à l'UE.

17/3 Reuters

Les Etats-Unis ont proposé  aux dirigeants de l'Union européenne d'adopter une approche commune et de mettre de côté leurs divergences nées de la guerre en Irak et des abus commis à Guantanamo.

Cette proposition a été décrite par des diplomates européens comme un projet général qui en est encore à ses prémices.

Elle intervient au moment où les USA  ‘souhaite’ que certains détenus de Guantanamo soient réceptionnés en Europe .

"Nous serions prêts à recevoir certains prisonniers à la condition qu'il soit parfaitement clair que les erreurs du passé ne seront plus commises à nouveau", a commenté le commissaire Jacques Barrot,

Le département la Justice a précisé que Holder s'engageait "à fournir les informations de nature à aider les Etats membres de l'UE à se faire leur opinion sur la situation des détenus."

 

Biden soutient l'idée de parler aux 'talibans' modérés

Le vice-président Biden a estimé mardi que tendre la main aux talibans modérés pour parvenir à pacifier (…)  l'Afghanistan "vaut le coup d'être essayé", comme cela avait été fait avec succès en Irak à l'égard des opposants les plus radicaux.

Biden ; "Cela vaut le coup d'être essayé",."J'estime que cela vaut le coup d'entrer en contact et de déterminer s'il y en a (parmi les talibans) qui veulent participer à un Etat afghan stable et sûr", a-t-il ajouté.

Quant au contenu pratique des propositions à faire aux talibans, M. Biden a souligné qu'il appartenait au gouvernement afghan de mener ces travaux d'approche. L'essentiel, a-t-il dit, est que "cela ne sape pas la légitimité" du gouvernement de Kaboul.

"Nous cherchons des solutions pragmatiques afin d'atteindre notre but, qui est que l'Afghanistan ne soit pas un sanctuaire pour les terroristes, et soit capable de se gouverner seul et de veiller à sa propre sécurité", a-t-il insisté.

AFP 10 mars 


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n°249 - journal de l'Afghanistan -09-03 au 22 -03 -Fin - Les Occidentaux révisent leurs positions en revoyant à la baisse leurs ambitions.


n°249 - journal de l'Afghanistan -09-03 au 22 -03 -Fin - Les Occidentaux révisent leurs positions en revoyant à la baisse leurs ambitions.



journal de l'Afghanistan 

n° 249 - du 09-03 au 22 -03

C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            



Sommaire..

3 Politique (suite & fin)

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

L’Afghanistan au cœur des débats.

Les Occidentaux révisent leurs positions en revoyant à la baisse leurs ambitions.

Nouveau concept stratégique de l'Otan, vu par son secrétaire général.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Nicolas Dupon-Aignan sur le retour de la France dans l’OTAN (video)

6-2 Enquête sur le 11 septembre.

 



Les alliés

1 Onu

Ban Ki-moon souhaite prolonger la mission de l'ONU

13/3

Ban Ki-moon recommande que le mandat de la mission de l'ONU en Afghanistan (Unama) qui doit normalement prendre fin le 23 mars, soit prolongé de 12 mois, soulignant que le soutien au processus électoral dans ce pays en proie à une insurrection "sera particulièrement utile au cours des prochains mois"."Ce qui sera en jeu ces six prochains mois, c'est le rétablissement de la légitimité de l'autorité du gouvernement (afghan) par des élections (présidentielle et provinciales) crédibles",

Il avertit que les élections risquent de se dérouler "pendant une période d'intensification des combats",

Le scrutin doit "être organisé dans un environnement aussi sûr que possible, où les libertés d'expression, de la presse et de réunion qui sont intrinsèques à la démocratie seront, autant que possible, garanties", ajoute-t-il.

La présidentielle afghane a été fixée au 20 août par la commission électorale. Mais la question reste entière de savoir qui va diriger le pays après le 21 mai, date de la fin du mandat du président Hamid Karzaï, que ses adversaires politiques accusent de vouloir se maintenir au pouvoir.

La commission électorale avait invoqué des raisons logistiques et météorologiques, ainsi que les conditions de sécurité, pour justifier la date du 20 août. Hamid Karzaï avait d'abord contesté sa décision et demandé un scrutin d'ici au 21 avril, avant de s'y plier.

Ban Ki-moon avait annoncé jeudi qu'il allait ouvrir la conférence internationale sur l'avenir de l'Afghanistan le 31 mars à La Haye.

"La sécurité continue de se détériorer", avait-il mis en garde au lendemain d'une rencontre avec Obama, estimant que "cette conférence offre l'opportunité de définir une voie commune pour aller de l'avant".

L'ONU a doublé son budget pour l'Afghanistan, qui devrait atteindre cette année 150 à 160 millions de dollars, afin de permettre une augmentation de ses effectifs dans le pays, passant de 1.500 à 2.000 personnes, et l'ouverture de nouveaux bureaux.


3 UE

10-03

Javier Solana, a répété que les pays de l'UE -dont 21 appartiennent aussi à l'Otan- entendaient contribuer à l'effort civil en Afghanistan plutôt qu'envoyer de nouvelles troupes sen renfort.

(AFP)

20-03

Le secrétaire britannique au Foreign Office, David Miliband, a souligné que l'UE avait un rôle "très important" à jouer en Afghanistan.

"Tant que cette idée est correctement coordonnée avec l'Otan et les autres opérations, elle peut être très utile", a-t-il ajouté, précisant que "sans police afghane forte et efficace pour soutenir l'effort militaire, il n'y aura pas de stabilité en Afghanistan".

Reuters



Dans le monde

Canada

Le Canada n'aura pas d'émissaire spécial

Le gouvernement consacrera 20 millions pour prévenir la corruption des policiers afghans

Le Canada n'imitera pas ses principaux alliés en Afghanistan, qui ont récemment nommé des émissaires spéciaux dans la région pour coordonner une nouvelle stratégie dans ce conflit. Par ailleurs, Ottawa a annoncé qu'il augmentait ses fonds pour payer le salaire des policiers afghans, question de tenter de faire diminuer la corruption.

Alec Castonguay 

18 mars

Le Canada versera 21 millions $ pour les salaires des policiers afghans

 17 mars

Le Canada consacrera 21 millions $ au cours des deux prochaines années à la rémunération des policiers et des gardiens de prison afghans.

Cette annonce a été faite par les ministres Lawrence Cannon, des Affaires étrangères, et Stockwell Day, du Commerce international, à la fin de leur séjour de 48 heures à Kaboul et à Kandahar, en Afghanistan.

L'argent fourni par le Canada sera administré et distribué par un fonds des Nations unies (ONU) et servira à rémunérer quelque 3000 agents. C'est également l'ONU qui décidera précisément comment les sommes seront dépensées.

La plupart des Afghans ne font pas confiance à la police locale, réputée corrompue et mal payée. Pour compenser l'argent en salaire non versé, les agents soutirent souvent des pots-de-vin.

En 2007, le Canada a pris en charge un programme pour assurer que les policiers reçoivent leurs salaires par paiements directs.

Ottawa a aussi financé la construction de cinq postes de police dans des districts clés de la province de Kandahar.

Le chef de la police provinciale, le colonel Matiullah Qateh, a salué l'injection d'argent pour les salaires, mais a fait valoir que ses agents n'avaient toujours pas un équipement de base adéquat.

17-03

MM. Cannon et Day ont visité la prison de Sarpoza, théâtre d'une attaque spectaculaire en juin dernier, pour évaluer les travaux financés par le gouvernement canadien.

Une explosion avait détruit en partie l'entrée principale du centre de détention, permettant à près de 900 détenus de s'échapper.

La plupart de ces suspects n'ont jamais été retrouvés, mais la prison a été remise en fonction et contient environ 650 personnes.

Stockwell Day a pu s'adresser à des prisonniers.

Le ministre canadien les a questionnés sur la manière dont ils sont traités.

Un détenu non identifié s'est plaint d'avoir été incarcéré à tort.

Le traitement réservé aux résistants présumés est devenu un enjeu controversé il y a deux ans quand des cas de torture concernant 30 prisonniers - capturés par les forces canadiennes et remis aux autorités afghanes - ont été soulevés.

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/capress/090317/nationales/20090317_afghanistan_couts_2


France

Les talibans au pouvoir ?

Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, n'exclut pas l'arrivée au pouvoir de talibans ."Nous devons respecter le résultat des prochaines élections quel qu'il soit", souligne le chef de la diplomatie française. "Si des talibans nationalistes parviennent au pouvoir par les urnes et respectent la Constitution, c'est l'affaire des Afghans", ajoute-t-il.
Le ministre estime aussi à propos de l'Afghanistan qu'"il n'est pas question d'en faire une démocratie à l'occidentale". Il précise que, militairement,
la France y restera "le temps qu'il faudra pour que la société civile afghane soit capable de prendre son destin en main".

Le Figaro

09/03

 

La france veut former la police afghane avec la gendarmerie

La France a proposé jeudi à ses partenaires de l'UE d'envoyer des gendarmes européens en Afghanistan pour accroître la contribution des Vingt-Sept à la formation des forces de police locales. Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a suggéré que soient dépêchés sur places des officiers appartenant à la Force européenne de gendarmerie (FGE), à laquelle participent six pays - la France, l'Italie, l'Espagne, les Pays-Bas, le Portugal et la Roumanie.

La Turquie devrait également faire partie du projet, a précisé le ministre des Affaires étrangères lors d'un dîner auquel il a participé avec ses homologues en marge du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne.

"Les pays de ce groupe, les pays européens, ont accepté (...) Nous essaierons de faire une proposition commune", a indiqué Bernard Kouchner à l'issue de ce dîner.

Créée en 2004, la FGE est basée à Vicence, en Italie.

20/3 Reuters

 

"La technologie ne règlera pas tout", reconnaît Hervé Morin

15 mars

 La mort d'un soldat français "dans une opération de guerre" en Afghanistan prouve que "la technologie ne réglera pas tout", a déclaré  le ministre de la Défense Hervé Morin lors du "Grand Rendez-vous" sur Europe-1.

Le ministre de la Défense est revenu sur les circonstances de la mort de ce caporal du 27e Bataillon de chasseurs alpins basé à Annecy (Haute-Savoie), tué  par un tir de roquette dans la province de Kapisa, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul.

"L'opération consistait à reprendre pied dans une vallée où se situent de nombreux insurgés, permettant aussi le passage des insurgés d'une vallée à une autre", a expliqué M. Morin.

"Nous étions avec plus de 400 militaires français, tous les moyens aériens, tous les moyens d'observation", a poursuivi le ministre, mentionnant des drones français et américains. Par ailleurs, "plus de 500 militaires afghans" participaient à l'opération.

"Ceux qui vous disent qu'il suffit de mettre des moyens techniques et les moyens les plus sophistiqués pour régler cette question se trompent", a souligné le ministre.

Hervé Morin a reconnu que le soldat était mort "dans une opération de guerre", tout en réaffirmant que la France n'était "pas en guerre contre l'Afghanistan". "On a des opérations militaires qui s'apparentent en effet à des opérations de guerre", a-t-il dit.

Le ministre de la Défense, qui s'est rendu début mars aux Etats-Unis, a admis que les Américains avaient "beaucoup moins de certitudes" sur leurs chances de gagner la guerre en Afghanistan. "Dans le discours américain, on retrouve beaucoup de discours français", a-t-il observé. L'administration Obama reconnaît aujourd'hui qu'il ne faut "pas seulement une solution militaire" mais aussi "une vraie politique de réconciliation nationale", y compris avec les talibans.

 La mort d'un soldat français "dans une opération de guerre" en Afghanistan prouve que "la technologie ne réglera pas tout", a déclaré  le ministre de la Défense Hervé Morin lors du "Grand Rendez-vous" sur Europe-1.

Le ministre de la Défense est revenu sur les circonstances de la mort de ce caporal du 27e Bataillon de chasseurs alpins basé à Annecy (Haute-Savoie), tué  par un tir de roquette dans la province de Kapisa, à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul.

"L'opération consistait à reprendre pied dans une vallée où se situent de nombreux insurgés, permettant aussi le passage des insurgés d'une vallée à une autre", a expliqué M. Morin.

"Nous étions avec plus de 400 militaires français, tous les moyens aériens, tous les moyens d'observation", a poursuivi le ministre, mentionnant des drones français et américains. Par ailleurs, "plus de 500 militaires afghans" participaient à l'opération.

"Ceux qui vous disent qu'il suffit de mettre des moyens techniques et les moyens les plus sophistiqués pour régler cette question se trompent", a souligné le ministre.

Hervé Morin a reconnu que le soldat était mort "dans une opération de guerre", tout en réaffirmant que la France n'était "pas en guerre contre l'Afghanistan". "On a des opérations militaires qui s'apparentent en effet à des opérations de guerre", a-t-il dit.

Le ministre de la Défense, qui s'est rendu début mars aux Etats-Unis, a admis que les Américains avaient "beaucoup moins de certitudes" sur leurs chances de gagner la guerre en Afghanistan. "Dans le discours américain, on retrouve beaucoup de discours français", a-t-il observé. L'administration Obama reconnaît aujourd'hui qu'il ne faut "pas seulement une solution militaire" mais aussi "une vraie politique de réconciliation nationale",



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12/03/2009

n°248- Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan-10-03- Début- : La guerre en Afghanistan est finie!__

n°248- Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan-10-03- Début- : La guerre en Afghanistan est finie!



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion & stratégie' de l'Afghanistan

   n°248                                                                                                                                      10/03/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       

 



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Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Pierre Baudet : La guerre sans fin, défis et opportunités.

1-2 Richard Cléroux : La guerre en Afghanistan est finie!

1-3 Mer caspienne : Le grand Jeu.

Suite

1-4 Nairin Allan : Barack Obama et la torture : un "interdit" qui n’interdit pas.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Monsieur Shinwari nous demande qu'on l'aide.

2-2 Le Sénat des États-Unis tente d’établir une commission d’enquête contre la terreur menée par Bush.

2-3 Simon Denyer : Hedayat Amin Arsala déplore les erreurs de Hamid Karzaï.

Fin

2-4 Comment la population perçoit-elle la guerre ?

2-5 Des milliers de personnes fuient les combats et la faim en Afghanistan.

2-6 Les civils, martyrs invisibles de l’Afghanistan.

2-7 Les Forces canadiennes affine leurs connaissances en matière de 'contre-insurrection'.

3 Annexe

3-1 Traité de l’Atlantique Nord.

3-2 L'Otan ?



1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Pierre Baudet : La guerre sans fin, défis et opportunités.

Le 12 septembre 2001, George W. Bush en déclarant la « guerre sans fin » a été pris le monde par surprise.

Aujourd’hui rétroactivement, on peut dire que cette guerre n’a pas commencé en cette date fatidique. Depuis plusieurs années en effet, les Etats-Unis avaient entrepris un vaste programme de réorganisation militaire, explicité dans la fameuse révision du plan stratégique du Pentagone de 1994, élaborée sous l’administration Clinton.

Déjà au cours des années 80, au moment où il devenait clair que l’Union Soviétique allait s’autodétruire, était apparue l’idée que les Etats-Unis entraient dans une nouvelle phase où ils pourraient se mettre au centre de la scène en s’établissant comme la seule et unique superpuissance dans le monde. Sous la présidence de Ronald Reagan, un groupe de personnes qualifiées plus tard de néoconservateurs, proposaient un nouveau « siècle américain » sous la domination sans partage des Etats-Unis.

De Bagdad à Sarajevo

Le coup d’envoi de ce nouveau plan a été tiré par George Bush père avec la guerre de 1991 contre l’Irak. Les historiens nous diront de quelle manière les Etats-Unis ont manipulé Saddam pour qu’il tombe dans le guet-apens. Le but était évidemment la consolidation des positions des Etats-Unis au Moyen-Orient avec l’aval tacite d’une Russie fragmentée et encore sous le choc de l’effondrement de l’Union Soviétique et avec le plein soutien d’alliés réactionnaires locaux comme l’Arabie Saoudite. L’opération a été conclue avec un certain succès.

La deuxième « occasion » a été la guerre en Bosnie, dans le sillage de la destruction programmée de la Yougoslavie. Européens et Russes étaient à nouveau divisés, contradictoires et au mieux incompétents.

Clinton, qui avait succédé à Bush, y a vu une excellente opportunité pour implanter un dispositif militaire étasunien en plein cœur de l’Europe, sur le flanc méridional de la Russie et proche du Moyen-Orient. Pendant le deuxième mandat de Clinton, les dépenses militaires ont à nouveau augmenté, avec davantage d’interventions, notamment en Asie et en Afrique. Si Clinton est resté ambigu par rapport aux néoconservateurs (il ne partageait pas leur vision dimension religieuse/idéologique), il a par contre pleinement participé à la grande stratégie du « Nouveau siècle américain ». Pour l’élite états-unienne en effet, il est rationnel de prévoir comment bloquer ou au moins entraver la montée de la compétition asiatique et européenne. Si ce « travail » n’est pas fait, la domination de l’empire pourrait être menacée à plus ou moins long terme. Or c’est là qu’entre en jeu le principal « avantage comparatif » des Etats-Unis, qui est d’ordre militaire et non économique.

Une bifurcation par Kaboul

Bush fils l’a dit clairement le 12 septembre 2001, « cette tragédie est une opportunité ».

Avec l’énorme réarmement de la dernière décennie, la nouvelle guerre en Afghanistan arrivait pile. Il y avait toutefois des désaccords tactiques. Bush, Cheney et Rumsfeld plaidaient pour une opération ‘légère’ en Afghanistan. Pour eux, la priorité était de préparer la ‘vraie’ guerre en Irak (et même en Iran). Par contre, les généraux du Pentagone et Colin Powell craignaient un déploiement excessif des forces et voulaient se concentrer sur l’Afghanistan. Si les néoconservateurs l’ont temporairement emporté, c’est que le contexte semblait se prêter à cette grande avancée des Etats-Unis dans la région. La Russie et l’UE étaient à la fois faibles et divisés. La Chine restait encore bien timorée et occupée à gérer son processus de globalisation. Quant au tiers-monde, il était fragmenté et incapable d’initiatives. Et sur le « front intérieur » dans le monde occidental, il y avait une opposition de masse, mais sans impact réel en raison des hésitations et des craintes de la social-démocratie européenne. Il était à nouveau « logique » pour Bush et Cheney de croire que la guerre était gagnable, alors qu’aujourd’hui nous savons qu’elle ne l’était pas. Après tout, les généraux et Colin Powell avaient raison.

L’impasse

Depuis 2006, il est apparu clairement que l’occupation militaire n’était pas en mesure de vaincre les forces de la résistance en Irak. En Afghanistan pendant ce temps, les résistants et les Talibans ont pu refaire leurs forces et même déstabiliser le Pakistan.

Devant cela, les lignes de fracture au sein de la classe dirigeante étasunienne se sont rouvertes. Bush et Cheney ont tenté de pousser le jeu à un autre niveau en proposant une attaque contre l’Iran, y compris en utilisant des armes nucléaires. Mais ils ont du battre en retraite. D’abord les généraux ont refusé de bombarder l’Iran, pas par amour du régime iranien, mais par crainte de sombrer dans un chaos encore plus grand. Ensuite, les opérations militaires se sont enlisées en Irak. Enfin, l’éternel relai israélien a subi une dure défaite au Liban (août 2006).

Entre-temps, les responsables européens, russes et chinois ont commencé à réagir en refusant d’augmenter leurs effectifs en Afghanistan et aussi à s’opposer à une attaque contre l’Iran. Plusieurs manœuvres de Washington pour (re)exporter le conflit vers d’autres parties du monde (aux Philippines, au Pakistan et même en Colombie) n’ont pas réussi.

Plus tard, les menaces de Cheney à l’encontre de la Russie ont abouti à une débâcle en Géorgie. Tout cela a conduit au rejet massif aux Etats-Unis de la stratégie de Bush et Cheney et finalement à la victoire d’Obama aux élections.

Les options actuelles

Le pari hautement risqué de Bush a échoué et les Etats-Unis se retrouvent dans la tourmente. Il s’agit évidemment de différentes crises interdépendantes. La mauvaise gestion de l’économie n’a pas été « accidentelle« , mais une composante essentielle du projet grandiose de renforcer l’hégémonie étasunienne par des moyens militaires dans un contexte où l’empire est contesté de toutes parts. Quelles sont donc les options actuelles pour le nouveau Président ? Il est certain qu’Obama va proposer un changement important au niveau des moyens, sans nécessairement essayer de modifier les objectifs. Depuis son intronisation et même avant, ses déclarations sur la guerre et les conflits ont porté sur la continuité plutôt que sur la rupture. La « clintonisation » de son administration semble indiquer la même direction.

Le fait est que la classe dirigeante étasunienne ne peut pas se permettre de « perdre » le Moyen Orient et l’Asie Centrale. Il s’agit évidemment des ressources énergétiques, mais pas de manière aussi simpliste que beaucoup le prétendent.

Les Etats-Unis n’ont pas besoin du pétrole et du gaz de cette région. Ce dont ils ont besoin, c’est de contrôler les flux et d’intercepter les connexions entre l’Occident (UE et Russie) et l’Orient (Chine, Inde et pays de l’Asie-Pacifique). Ils ont besoin d’être bien implantés au milieu de ce carrefour, physiquement et symboliquement, comme la seule puissance qui compte. Ce recentrage a en réalité déjà été amorcé au Pentagone par le « réaliste » Robert Gates, le secrétaire d’Etat qui assure la continuité entre Bush et Obama. Pour l’essentiel, l’occupation de l’Irak sera ‘redéployée’. Les soldats américains seront beaucoup moins exposés. La guerre sans fin deviendra plus abstraite, plus lointaine, peut-être même moins chère. C’est le sens du nouvel « accord » entre le gouvernement irakien et Washington. Les Etats-Unis sont en train de compléter un réseau de forces militaires énormes placées aux marges des villes et ont déjà constitué une grande armée de supplétifs avec les seigneurs de guerre kurdes. Entre-temps, l’armée américaine paie une grande partie de ce qui reste de l’armée de Saddam pour qu’ils chassent les rebelles et empêchent le gouvernement national dominé par les Shiites de construire un véritable Etat. L’espoir de Washington est que cela reste ainsi pour des décennies à venir.

Le défi

Pour les mouvements de résistance et altermondialistes, les défis sont énormes. Premièrement, il est difficile d’attirer l’attention sur une stratégie aussi indirecte et sophistiquée. Deuxièmement, il est aussi compliqué de nous démarquer de l’opposition russe ou chinoise, qui tentent de miner l’hégémonie américaine par l’intermédiaire d’alliés démagogiques et parfois réactionnaires comme le régime iranien. Troisièmement et plus fondamentalement, les mouvements sociaux en Amérique du Sud et en Europe méridionale restent fragiles. Ils ont bien mené la « bataille des idées » contre l’hégémonie impériale, mais ils ont été incapables, à quelques exceptions près, de changer les règles des jeux au niveau politique. La dérive de la social-démocratie vers le « social-libéralisme » continue sans interruptions, même en Amérique du Sud. Cela constitue un obstacle majeur pour l’opposition contre la guerre sans fin. Les sociaux-libéraux sont gênants pour les Etats-Unis, mais ils ne constituent pas une véritable opposition et même dans le pire des cas, ils participent pleinement à la défense de l’empire.

Le ‘laboratoire’ palestinien

La récente aggravation de la crise dans les territoires occupés démontre l’ampleur de ce qui nous attend. Les Israéliens et les élites étasuniennes ont réussi, du moins en partie, à transformer la résistance à l’occupation en une guerre civile. Ils ont fragmenté les territoires occupés et même physiquement emmuré toute une population qui se retrouve dans une vaste prison à ciel ouvert. L’occupation a été politiquement et techniquement redéployée, la capacité de lutte a été affaiblie (mais pas éliminée). Et le monde entier assiste passivement au carnage dans une complaisance criminelle. Mais la résistance continue contre le Pétain palestinien, Mahmoud Abbas, et même d’une certaine manière contre la gouvernance inerte et chaotique du Hamas à Gaza. Et en Israël il y a une crise politique interminable, ce qui démontre la force et la faiblesse d’un État incapable de briser les Palestiniens. Devant tout cela, les mouvements de solidarité restent actifs, moins que de par le passé, mais assez pour maintenir la flamme en vie. De cette confusion naissent de nouvelles opportunités, de nouveaux défis et de nouveaux risques.

Pierre BEAUDET

1er mars 

* Article publié par la revue CRISES produite par Alternatives-International à l’occasion du Forum social de Bélem.

http://alternatives-international.net/article3030.html

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n°248- Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan-10-03- Suite - : La guerre en Afghanistan est finie


n°248- Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan-10-03- Suite - : La guerre en Afghanistan est finie



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion & stratégie' de l'Afghanistan

   n°248                                                                                                                                      10/03/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Sommaire : Suite

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-4 Nairin Allan : Barack Obama et la torture : un "interdit" qui n’interdit pas.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Monsieur Shinwari nous demande qu'on l'aide.

2-2 Le Sénat des États-Unis tente d’établir une commission d’enquête contre la terreur menée par Bush.

2-3 Simon Denyer : Hedayat Amin Arsala déplore les erreurs de Hamid Karzaï.



1-4 Nairin Allan : Barack Obama et la torture : un "interdit" qui n’interdit pas.

Si vous êtes allongé sur une dalle à moitié mort, avec votre tortionnaire au-dessus de la tête, vous vous fichez bien de savoir s’il est américain ou s’il s’agit de quelqu’un qui a reçu une formation payée par les Etats-Unis.

Quand le président Obama a déclaré catégoriquement cette semaine que les "Etats-Unis ne vont plus torturer", beaucoup ont pensé à tort qu’il comptait mettre fin à ces pratiques, alors qu’en fait, il n’avait fait que déplacer le problème.

Le décret présidentiel interdit à certains (pas tous) hauts responsables américains de torturer mais il n’interdit à personne (y compris lui-même) de faire torturer à l’étranger. L’astuce réside dans le fait qu’après le Vietnam, où les forces armées US torturaient souvent elles-mêmes, les Etats-Unis ont fait exécuter le travail de façon indirecte, en rémunérant, en équipant, en formant et en servant de conseillers aux étrangers, mais en général en tenant soigneusement la population des Etats-Unis à distance.

Ou plutôt, c’est ce que les Etats-Unis faisaient jusqu’à ce que Bush et Cheney changent ce protocole et où de nombreux citoyens US ont mis la main à la pâte, allant jusqu’à prendre des photos numériques de leurs exploits.

Cela a été, en fin de compte, un échec retentissant au niveau des relations publiques, ce qui a exaspéré l’establishment, car la révélation de ces pratiques avait affaibli l’ascendant des Etats-Unis dans le monde.

Mais malgré le scandale, le fait est que ces tortures pratiquées par les Américains ne représentaient qu’un infime pourcentage de toutes les tortures infligées par les sous-traitants des Etats-Unis.

Pour chaque torture directement infligée par les Etats-Unis en Irak, en Afghanistan, à Guantanamo et dans les prisons secrètes, il y en avait maintes fois plus qui étaient pratiquées par des forces étrangères subventionnées par les US.

Ces forces fonctionnaient et fonctionnent toujours grâce à l’aide militaire, logistique, financière et autre des Etats-Unis en Egypte, en Israël, en Arabie Saoudite, en Ethiopie, au Pakistan, en Jordanie,en Indonésie, en Thaïlande, en Ouzbékistan, en Colombie, au Nigeria, et aux Philippines, pour ne citer que quelques pays, sans compter les tortures pratiquées sans la participation active des Etats-Unis par les Irakiens et les Afghans soutenus par les Etats-Unis.

Ce que le décret d’Obama supprime, en fait, c’est ce faible pourcentage de tortures infligées actuellement par les forces US, tout en conservant l’énorme organisation où la torture est pratiquée à l’étranger sous le parrainage des Etats-Unis.

Obama aurait pu décider de mettre un terme au financement de forces étrangères qui pratiquent la torture mais il a choisi de n’en rien faire.

Son décret ne concerne que le traitement infligé à un individu sous la garde ou sous le contrôle effectif d’un officier, d’un employé ou de tout autre agent du gouvernement des Etats-Unis, ou qui serait détenu dans des locaux appartenant à un ministère ou une agence des US, ou sous leur contrôle, dans tout conflit armé …", ce qui implique qu’il n’interdit même pas la torture infligée directement par des Américains s’il ne s’agit pas de "conflit armé", ce qui concerne la majorité des cas dans la mesure où de nombreux régimes répressifs ne sont pas engagés dans un conflit armé.

Et même si, comme le dit Obama, "les Etats-Unis ne vont plus torturer", ils pourront toujours financer, former, équiper et conseiller les tortionnaires étrangers, et veiller à ce que ni eux, ni leurs sous-traitants ne soient inquiétés par la justice internationale ou locale.

Il s’agit donc d’un retour au statu quo, c’est-à-dire, au système de torture qui a commencé avec Ford, puis s’est poursuivi sous Clinton, et qui a produit année après année, plus de souffrances que durant les années Bush/Cheney.

Avec l’ancien (redevenu nouveau) régime de torture par procuration, les responsables US enseignaient les méthodes d’interrogatoires / torture, puis restaient dans la pièce d’à coté pendant que les victimes hurlaient, soufflant les questions à leurs élèves. C’est ainsi qu’ont procédé les Etats-Unis au Salvador, depuis la présidence de JFK jusqu’à celle de Bush Sr.

Au Guatemala, sous les présidences de Bush Sr. et de Clinton (les maîtres d’Obama en matière de politique étrangère), les Etats-Unis ont soutenu les *escadrons de la mort G2 de l’armée, qui établissaient des dossiers complets sur les dissidents, soumettaient ceux-ci à des électrochocs, puis leur sectionnaient les mains (…)

Les Américains sur le terrain au Guatemala, dont certains que j’ai rencontrés et cités nommément [dans mes articles, NDT], contribuaient effectivement à diriger le G2, mais eux-mêmes ne faisaient que rôder sur la pointe des pieds autour des chambres de torture du G2.

Il y avait eu une affaire similaire à Haïti à l’époque de Bush Sr. et de Clinton (une opération dirigée par les gens dont s’est actuellement entouré Obama) où la DIA (Defense Intelligence Agency) avait participé à la mise en place du groupe terroriste FRAPH ; c’est la CIA qui rémunérait son dirigeant, et c’est le FRAPH qui maniait la machette sur les civils haïtiens, les torturant et les tuant pour le compte des Etats-Unis. (…)

En Thaïlande aujourd’hui (un pays auquel on ne pense généralement pas en terme de torture) la police spéciale et les militaires reçoivent des US équipements et formation pour des opérations du genre "sélection de cibles" puis s’en vont torturer les musulmans dans le sud rebelle de la Thaïlande, et à l’occasion, les réfugiés birmans (bouddhistes pour la plupart) et les travailleurs exploités des côtes septentrionales et occidentales.

Il y a peu, j’ai rencontré un interrogateur thaï important qui m’a parlé ouvertement des tortures infligées par l’armée, la police et les services secrets et qui, à la fin de l’entretien, m’a fait visiter la pièce du fond, me disant : venez voir ça.

C’était un musée qui rassemblait des plaques, des photos et des récompenses offertes par les services secrets US et occidentaux, parmi lesquelles des félicitations de la part d’agences de contre-terrorisme (dirigées à l’époque par des personnes qui font partie aujourd’hui de l’équipe d’Obama), des photos où il était en tête à tête avec des personnages importants des Etats-Unis, dont George W Bush, une médaille décernée par Bush, divers certificats de formation délivrés par l’armée et les services secrets américains ainsi que le FBI, une photo de lui posant avec un collègue israélien près d’un tank dans les Territoires occupés, des instruments de torture et des souvenirs du Mossad, du Shin Bet (Services Généraux de Sécurité israéliens), de Singapour et d’autres.

En sortant, l’agent spécial thaï m’a dit qu’il fallait qu’il retourne bientôt à Langley (siège de la CIA ) bientôt.

Son rôle est typique. Il y en a des milliers comme lui dans le monde entier. La torture que font pratiquer les Etats-Unis en sous-traitance éclipse celle de Guantanamo.

Ils sont très nombreux aux Etats-Unis à détester la torture, comme l’ont montré les réactions aux frasques de Bush/Cheney. Mais pour faire cesser ces pratiques, il faut expliquer à la population ce qui se passe réellement afin qu’elle se rende compte que l’interdiction d’Obama n’y met pas un terme. Et pourrait même, de fait, coïncider avec une augmentation des crimes de torture financés par les Etats-Unis.

Au lieu d’agir contre ce système, cette mesure va inévitablement le pérenniser. Il y aura toujours plus d’électrochocs, plus d’asphyxies, plus de brûlures profondes. Et des milliers de gens aux cerveaux complexes qui n’auront à l’esprit qu’une seule pensée : "Laissez moi mourir".

NAIRN Allan

31 janvier 2009

Traduction et notes : "Des bassines et du zèle" http://blog.emceebeulogue.fr/
pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

Source :
Dissident Voice
http://www.dissidentvoice.org/2009/01/the-torture-ban-that-doesnt-ban-torture Janvier 27, 2009 Allan Nairn est l’auteur du blog "News and Comment" www.newsc.blogspot.com.


Infos complémentaires

Autre article sur le sujet : Obama laisse intact le système de torture et de détention illimitée
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=ELE20090126&articleId=12034

Escadrons de la mort US (en Irak et ailleurs, dont le Guatemala)
http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BD&langue=1&id=24887

Le FRAPH (Front for the Advancement and Progress of Haïti) est un escadron de la mort qui opérait durant la dictature militaire (1991-1994).

Le FRAPH et les anciennes forces armées d’Haïti sont accusés d’implication dans l’assassinat de plus de 3000 partisans du président Aristide lors du coup d’état contre ce dernier entre septembre 1991 et octobre 1994.


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n°248- Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan-10-03- Fin - : La guerre en Afghanistan est finie


n°248- Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan-10-03- Fin - : La guerre en Afghanistan est finie



Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion & stratégie' de l'Afghanistan

   n°248                                                                                                                                      10/03/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Sommaire : Suite

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion Fin

2-4 Comment la population perçoit-elle la guerre ?

2-5 Des milliers de personnes fuient les combats et la faim en Afghanistan.

2-6 Les civils, martyrs invisibles de l’Afghanistan.

2-7 Les Forces canadiennes affine leurs connaissances en matière de 'contre-insurrection'.

3 Annexe

3-1 Traité de l’Atlantique Nord.

3-2 L'Otan ?



2-4 Comment la population perçoit-elle la guerre ?

Comme promis, voici un petit condensé d’environ 5 heures de briefings, dont un déjeuner, avec des responsables de l’Otan, ce jeudi. Nous avons d’abord abordé l’aspect militaire de l’action de l’Alliance transatlantique en Afghanistan, à Shape (Mons), puis son aspect plus politique, au QG de l’Otan (Bruxelles).

Comme la plupart des entrevues étaient seulement on background (interdit de citer les noms), je me permets d’en extraire la substantifique moelle, estampillée de "sources proches du dossier afghan à l’Otan".

Verbatim.

Vue d’ensemble…

Une nouvelle stratégie?

"Non, pas de nouvelle stratégie. Celle qui est employée, l’approche globale qui mêle intervention armée, reconstruction, aide au développement et installation d’une nouvelle gouvernance, est jugée bonne. C’est sa mise en œuvre complexe qui pose problème.

La solution n’est pas purement militaire. Mais pour pouvoir installer de nouvelles infrastructures, faire grandir de jeunes institutions et, donc, faire gagner le gouvernement afghan en légitimité en fournissant des services indispensables (éducation, santé, transports, justice…), il faut créer une bulle de sécurité."

 

"2008 a été une année difficile en Afghanistan, en termes d’attaques ou de pertes civiles.

La situation est critique mais pas désespérée. Elle ne devrait pas s’améliorer beaucoup en 2009, année électorale en Afghanistan...

Elle devrait même devenir plus difficile avant que la tendance ne s’inverse.

Car il y a un cap à franchir. Jusqu’à présent, l’Isaf fait des progrès mais ne parvient pas à les maintenir. C’est comme si on grimpait un flanc de montagne avant de glisser puis de remonter et de glisser à nouveau: il faut passer le sommet pour que les progrès soient irréversibles. Et que l’insurrection ne profite plus de ces moments où les forces de l’Isaf et l’armée afghane reculent, par manque de moyens."

"Les taliban ne sont pas populaires.

Les gens ont peur d’eux, alors qu’ils prennent des civils pour boucliers humains régulièrement.

D’ailleurs, lorsque nous faisons des victimes civiles lors de bombardements aériens, c’est parce que nous ignorions qu’il y avait des civils, nous visions des insurgés.

[Extrait de l'analyse des photos de la propagande : «Les enfants constituent un élément essentiel de la propagande de guerre, soit comme victimes, soit pour montrer l'action pacifique des troupes.

Comme en Algérie, les soldats les laissent jouer autour d'eux avec confiance et permettent la diffusion de ces images.» Les 'insurgés' qui viseraient les soldats, ignorent aussi sûrement]

Ce sont des erreurs malheureuses qui sapent le soutien que nous porte la population [d'où les manifs de soutien] , pour qui l’Isaf est un mal nécessaire… mais il n’y a pas de guerre propre et celle-ci est particulièrement laide."

(...

Comment créer cette bulle de sécurité?

"En envoyant plus de troupes. Et les Etats-Unis ne peuvent pas le faire seuls. C’est l’un des enjeux du prochain sommet de l’Otan, à Strasbourg, début avril, et sans doute d’une réunion portant sur l’Isaf qui devrait le précéder (sans précision de lieu ni de date pour le moment).

(...)

Combien de temps la guerre durera-t-elle?

"Aussi longtemps que nécessaire. Et aussi longtemps que les Afghans le souhaiteront. Mais sans doute pas au même niveau d’engagement. Il se peut qu’il reste des hommes sur place dans 20 ans, même si le chiffre fait peur, mais ce seront peut-être simplement 5000 conseillers politiques… Il est important de ne pas fixer de date de départ tant que l’insurrection n’est pas défaite. Car elle redémarrerait et s’en prendrait à la population dès que nous aurions quitté les lieux."

Comment gagner la guerre?

"On ne la perdra qu'en se retirant trop tôt. Si le job n'est pas terminé et si nous laissons un vide que les taliban rempliront."

Marie Simon

http://blogs.lexpress.fr/afghanistan/2009/02/en-afghanistan-2009-risque-det.php


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11/03/2009

n°247 - dossier de l'afghanistan- 09-03- Début- : Ne croyez pas ce que VOS médias et politiciens vous racontent sur l’Afghanistan.


n°247 - dossier de l'afghanistan- 09-03- Début- :  Ne croyez pas ce que VOS médias et politiciens vous racontent sur l’Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



           dossiers de l'Afghanistan n°247 du 09-03

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



 Sommaire : 

Tiré à part

Barack Obama présente  son premier budget au Congrès.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Vidéo au coeur des talibans

1-2 Ne croyez pas ce que VOS médias et politiciens vous racontent sur l’Afghanistan.

2 Les Brèves

2-1 Robert Gates compare Bush et Obama

2-2 La méthode Holbrooke, du Kosovo au Pakistan

2-3 Un dirigeant US souhaite que la Chine ouvre une voie vers l'Afghanistan

2-4 En Afghanistan, les soldats français devraient passer sous autorité US.

Fin

3 Dossiers

3-1 Allain Jules : L’homme le plus puissant du monde est-il simplement « candide ou l’optimisme » ?

3-2 Marie Simon : "En Afghanistan, 2009 risque d'être aussi difficile que 2008"

3-3 Fred Kaplan : Le bourbier afghan sera-t-il le Vietnam d'Obama ?

3-4 Obama : en train d'imprimer fermement sa marque ?

3-5 Michèle Quimet : Mourez pour rien, chers soldats.

3-6 Ramzy Baroud : Afghanistan : Un champ de bataille entre un occupant illégitime et une légitime force de résistance.

Fin

3-7 Ramzy Baroud : un nouveau cauchemar commence.

3-8 Guantanamo : Les dossiers

1 20 détenus de Guantanamo innocentés toujours emprisonnés et maltraités

2 Tom Eley : Obama laisse intact le système de torture et de détention illimitée.

3 Tom Eley : Les « restitutions extraordinaires » et les prisons secrètes de la CIA maintenues par Obama.



Tiré à part

Barack Obama présente  son premier budget au Congrès.

Il transpose dans les chiffres et les projets son engagement à mener de grandes réformes comme celle de la couverture santé tout en réduisant les dépenses de l'Etat. Celles-ci seront de 3.606 milliards de dollars pour l'exercice 2010, contre 3.724 en 2009.

De son côté, le déficit sera de 1.171 milliards de dollars en 2010, contre 1.750 en 2009. 
Parmi les demandes du président américain, outre 250 milliards supplémentairs pour les banques, devrait figurer, selon
CNN, une enveloppe de 200 milliards de dollars sur les 18 mois à venir pour financer l'effort de guerre américain.

Le locataire de la Maison-Blanche propose notamment 75,5 milliards de dollars pour envoyer des renforts américains en Afghanistan.

Ces dépenses de guerre, principalement l'Irak et l'Afghanistan, faisaient l'objet de lois de finances distinctes sous la présidence de George W. Bush. Elles sont désormais intégrées à l'année fiscale, qui commence en octobre aux Etats-Unis. Elles viennent s'ajouter au budget de 534 milliards pour le Pentagone.

http://tf1.lci.fr/infos/monde/ameriques/0,,4275401,00-obama-veut-200-milliards-de-dollars-pour-les-guerres-.html


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n°247 - dossier de l'afghanistan- 09-03 : Suite - Ne croyez pas ce que VOS médias et politiciens vous racontent sur l’Afghanistan.


n°247 - dossier de l'afghanistan- 09-03 : Suite - Ne croyez pas ce que VOS médias et politiciens vous racontent sur l’Afghanistan.



           dossiers de l'Afghanistan n°247 du 09-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire : 

3 Dossiers

3-1 Allain Jules : L’homme le plus puissant du monde est-il simplement « candide ou l’optimisme » ?

3-2 Marie Simon : "En Afghanistan, 2009 risque d'être aussi difficile que 2008"

3-3 Fred Kaplan : Le bourbier afghan sera-t-il le Vietnam d'Obama ?

3-4 Obama : en train d'imprimer fermement sa marque ?

3-5 Michèle Quimet : Mourez pour rien, chers soldats.

3-6 Ramzy Baroud : Afghanistan : Un champ de bataille entre un occupant illégitime et une légitime force de résistance.



3 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Allain Jules : L’homme le plus puissant du monde est-il simplement « candide ou l’optimisme » ?

 … s’interrogent aujourd’hui des voix de part le monde ?

 Barack Hussein Obama, le président américain, est entrain de faire traverser aux bellicistes de tous bords et autres va-t-en guerre spécialistes de l’esbroufe et du choc des civilisations, de très mauvais moments. Il se murmure notamment que l’Etat hébreu, attaquera coûte que coûte l’Iran, pour faire changer d’avis à la nouvelle diplomatie américaine, qui ne parle plus que de dialogue. Syrie, Iran, et maintenant avec les Talibans… modérés. Rêve éveillé, hypocrisie, naïveté ou réalisme ?

 Le gaucher le plus célèbre du monde, derrière le coach argentin de football, Diego Armando Maradona, à propos de l’Afghanistan, dit espérer que les troupes américaines sur place, peuvent identifier les éléments modérés des Talibans et éventuellement les amener à la table des négociations. Hamid Karzaï, le président afghan dont le fauteuil vacille depuis l’arrivée du nouveau président à la Maison Blanche, qui lui-même avait entamé une démarche similaire, salue l’initiative de la diplomatie américaine. Une réconciliation hypothétique semble poindre à l’horizon…

Tout en saluant le travail extraordinaire des troupes américaines dans une situation très difficile (sic), le président américain, semble jouer sur le tableau du réalisme. L’Afghanistan ne peut se construire sans une partie de ses enfants, soient-ils extrémistes ou nom. En revanche, ces défenseurs de Ben Laden, pourront-ils vivre dans une société qui, peu à peu, réintègre les femmes, admet des fillettes dans des écoles ? Les enseignements issus des madrasas pakistanaises, pourront-ils devenir des faire-valoir ? Là, résident, les nombreuses questions que se posent de nombreux observateurs, spécialistes des questions afghanes. Ces derniers s’appuient à juste titre d’ailleurs, sur les conditions qui se sont détériorées sur le terrain, au cours des deux dernières années. Les talibans sont devenus plus audacieux qu'auparavant. Les attaques sont devenues plus professionnelles, notamment dans le sud du pays.

Dans une interview récente, au New York Times, le président Obama a reconnu que la méthode employée par les américains n’était pas la bonne, et que le Gouvernement Karzaï n’avait toujours pas gagné la confiance du peuple afghan. Ainsi, il lui apparaît essentiel que la prochaine consultation électorale qui aura lieu le 20 août prochain, malgré un décret du président qui l’avance en avril car son mandat s’achève en mai. Cette deuxième élection présidentielle du pays, dans un suffrage universel direct, suscite beaucoup d’espoir et d’inquiétude. Sur les 5 millions de personnes inscrites sur les listes électorales, il y a plus de 30% de femmes. L’afghan à la mobylette, l’anguille, le mollah Omar, a d’ores et déjà demandé aux afghans de boycotter cette élection.

S’appuyant sur les conseils du général David Petraeus, Barack Obama pense pouvoir atteindre les mêmes objectifs qu’en Irak, à savoir, la pacification de certains groupes terroristes sunnites, qui ont changé de fusil d’épaule. Il reconnaît néanmoins que, en Afghanistan, la situation est beaucoup plus complexe. Mais, il a bon espoir que tout se passera comme il pense. C’est ainsi que certains le traite de doux rêveur, qui s’aliénera toujours à termes, les talibans, des personnes qui, selon eux, n’accepterons jamais de partager le pouvoir avec un régime laïc.

Répondant à la question sur le renforcement des troupes en Afghanistan (17 000 hommes supplémentaires), le président Obama, tout en justifiant cette action, a reconnu que les conditions qui se sont sensiblement détériorées sur place, appellent à plus de vigilance et, certainement, une intensification des combats sur place, s’amorce indubitablement cette année. Il a néanmoins reconnu que ce ne sont pas les actions militaires, qui résoudront les problèmes de fond. A cet effet d’ailleurs, des voix, dont celle du président afghan en exercice, Hamid Karzaï, s’élèvent pour demander une amnistie aux membres de l’ancien régime taliban, dont la sécurité serait garantie, s’ils acceptaient d’entamer des négociations. Le borgne afghan le plus célèbre, Mohammad Omar aka Mollah Omar, semble ne pas être de cet avis.

Même les Saoud, famille royale d'Arabie saoudite, ont voulu également tenté de parrainer ces éventuels pourparlers, entre les insurgés et le gouvernement afghan. Mais, jusqu’à présent, peu de progrès ont été réalisés. Le véritable problème qui se pose avec acuité en Afghanistan c’est que l'insurrection est composée de groupes disparates. Entre des talibans qui opèrent sur place, et d’autre depuis le Pakistan voir sur les frontières avec l’Iran, on ne sait finalement à quels saints se vouer. Il faut ajouter à cela, la présence de combattants étrangers, notamment, des anciens commandants du djihad, aliénés à des chefs tribaux, les barons de la drogue et les bandits de grand chemin, ce qui rend hypothétique, une vraie réconciliation au pays du pavot-roi.

Source: Allain Jules

 10 mars 

http://allainjulesblog.blogspot.com/

leflingueur.lejdd.fr/2009/03/10/100-afghanistan-obama-se-trompe-t-il


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n°247 - dossier de l'afghanistan- 09-03 : Fin - Ne croyez pas ce que VOS médias et politiciens vous racontent sur l’Afghanistan.


n°247 - dossier de l'afghanistan- 09-03 : Fin - Ne croyez pas ce que VOS médias et politiciens vous racontent sur l’Afghanistan.



           dossiers de l'Afghanistan n°247 du 09-03

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Sommaire : 

3 Dossiers (fin)

3-7 Ramzy Baroud : un nouveau cauchemar commence.

3-8 Guantanamo : Les dossiers

1 20 détenus de Guantanamo innocentés toujours emprisonnés et maltraités

2 Tom Eley : Obama laisse intact le système de torture et de détention illimitée.

3 Tom Eley : Les « restitutions extraordinaires » et les prisons secrètes de la CIA maintenues par Obama.



3-7 Ramzy Baroud  : un nouveau cauchemar commence.

La majeure partie de l’Afghanistan est devenue un champ de bataille entre un occupant illégitime et des milices afghanes considérées par un nombre de plus en plus important d’Afghans comme une légitime force de résistance, écrit Ramzy Baroud.

- Comme toutes les armées d’invasion dans le passé, les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN seront tôt ou tard chassés d’Afghanistan. Mais après combien de souffrances pour le peuple afghan ?

Lorsque l’envoyé des Etats-Unis en Afghanistan, Richard Holbrooke, a rencontré le 14 février Hamid Karzai, le président afghan « démocratiquement » mis en place, il a peut-être pris connaissance de l’importance historique du jour qui suivait. En effet le 15 février est le jour de commémoration de la fin de la sanglante campagne russe contre l’Afghanistan (d’août 1978 à février 1989).

Mais il est peu probable qu’Holbrooke assimile l’importance de cette leçon historique. Lui-même et le nouveau président américain Barack Obama sont convaincus que ce qui fait défaut pour gagner la guerre en Afghanistan est un plus grand engagement — comme le doublement des troupes — des dépenses militaires croissantes, et gagner les coeurs et les esprits en investissant plus dans le développement du pays. Cette combinaison, comme en est persuadé le gouvernement des États-Unis, dissuaderait par la suite les Afghans de soutenir les Talibans, les milices tribales, les nationalistes pachtounes et d’autres groupes.

Ces derniers mènent une lutte de guérilla dans diverses parties du pays, le plus souvent dans le sud, pour chasser le gouvernement Karzai et les forces d’occupation étrangères. Alors que Kaboul était considérée comme une « oasis de calme » — selon les récits de Jonathan Steele [journaliste au Guardian] — pendant l’époque soviétique, elle est tout sauf proche de cette description sous la conduite des Etats-unis et de leurs alliés de l’OTAN qui ont pourtant eu largement le temps, huit longues années, pour affermir leur contrôle, mais qui ont échoué.

En fait, juste comme Holbrooke s’asseyait dans le palais présidentiel fortement gardé de Karzai, des bombes en bord de routes explosaient à travers le pays, à Khost, à Kandahar et ailleurs. Plusieurs policiers ont été tués, s’ajoutant aux centaines de soldats et d’officiers qui meurent tous les ans alors qu’ils défendent désespérément les quelques symboles de l’autorité du gouvernement central. Hormis son fragile contrôle de Kaboul et de quelques capitales de province, le gouvernement central lutte pour garder le peu de crédibilité dont il dispose encore.

Ceci transforme la majeure partie du pays en un champ de bataille entre les milices afghanes considérées par un nombre de plus en plus important d’Afghans comme une légitime force de résistance contre une occupation illégitime : les forces de l’OTAN et des Etats-Unis.

À la différence de la guerre impopulaire contre l’Irak, la guerre en Afghanistan a été largement considérée aux Etats-Unis comme une guerre morale, basée sur la logique suivant laquelle al-Qaeda étant responsable des attaques terroristes du 11 septembre et cette organisation étant hébergée par un gouvernement taliban tout aussi militant, les deux groupes doivent payer. Jusqu’à aujourd’hui, le peuple d’Afghanistan a payé plusieurs fois le prix escompté. Des milliers d’Afghans ont été tués et une génération entière a été marquée par une nouvelle guerre civile, et maintenant par une nouvelle occupation militaire étrangère.

Tandis que la majorité des consommateurs de nouvelles sont inondés de communiqués officiels et de rapports épisodiques sur les défis attendant les USA en Afghanistan pour imposer la démocratie, la liberté et « les intérêts nationaux », les médias continuent à réduire la bataille pour l’Afghanistan au combat contre la corruption locale, pour les droits de l’homme et l’égalité entre les sexes.

Peu de choses sont dites sur les vraies raisons à l’origine de cette guerre, si ce n’est cette rhétorique apparemment pénible — plus appropriée aux discussions académiques et nullement intéressante — à propos de grandes manoeuvres pour contrôler les zones continentales eurasiennes et qui remontent à la rivalité au cours du 19ème siècle entre les empires britanniques et russes.

Mais il est peut-être approprié de relever que les tentatives désespérées pour contrôler l’Afghanistan ont lamentablement échoué dans le passé. Si Holbrooke souhaite étudier l’Histoire avec plus de profondeur, il devrait savoir que l’Empire Britannique qui alors dominait l’Inde, a été également défait en Afghanistan en 1842 puis à nouveau en 1878. Quant aux dirigeants soviétiques, ils ont cherché une victoire rapide alors qu’ils occupaient Kaboul en décembre 1979, mais uniquement pour se retrouver entraînés dans une guerre plus sanglante qui leur a coûté 15 000 tués (il va de soi que les centaines de milliers de morts afghans sont souvent non mentionnés) et une défaite indiscutable.

Mais d’un autre côté, Holbrooke devrait connaître les détails de la dernière période parce que après tout, c’était son pays qui a armé et financièrement soutenu les forces moujahidines en Afghanistan dans la crainte que l’objectif final des Soviétiques durant la guerre froide ne soit de contester la domination des Etats-Unis dans la région, et par la suite au Moyen-Orient. Après le renversement du Shah d’Iran, stratégiquement désastreux pour les Etats-Unis, la principale superpuissance dans le monde ne pouvait prendre aucun risque.

Mais depuis lors, l’Afghanistan a grandi en importance du point de vue stratégique et politique à cause de sa proximité avec des foyers de tension et certaines puissances régionales, dans une zone stratégique du point de vue énergétique, dont le contrôle est impératif pour l’exploitation des hydrocarbures de cette région de l’Asie centrale.

« Je n’ai pas le souvenir d’un moment où nous avons vu aussi soudainement émerger une région pour devenir si importante stratégiquement que la région de la Caspienne, » avait dit l’ancien vice-président Dick Cheney dans un discours devant des nababs du pétrole en 1998.

La même année, John Maresca, vice-président des relations internationales d’Unocal Corporation avait fait une communication devant un comité de la Chambre [des Représentants] en février 2008 sur les façons de transférer le pétrole de cette région (estimé entre 110 à 243 milliards de barils de brut, représentant une valeur allant jusqu’à 4 trillions de dollars) : « (Une) option est d’établir un sud un pipeline de l’Asie centrale à l’Océan Indien. Une route vers le sud croiserait de façon évidente l’Iran, mais ceci est interdit aux compagnies américaines en raison de la loi sur les sanctions [contre l’Iran]. Le seul autre itinéraire possible est à travers l’Afghanistan. »

Le succès militaire en Afghanistan n’est tout simplement pas possible, pour de nombreuses raisons logistiques, historiques et pratiques. Mais l’échec aura aussi un prix, au moins pour ceux qui tireraient directement bénéfice d’une soumission de la nation rebelle.

L’ex-président Bush et ses alliés n’ont pas transformé l’Afghanistan en une démocratie sur le mode américain, facilement exploitable pour un usage stratégique et économique. En poussant à une solution militaire en Afghanistan, Obama non seulement prépare une nouvelle expérience impériale en faillite pour les Etats-Unis — comme en Irak — mais s’obstine à ajouter le nom de son pays à ceux de la Grande-Bretagne et de la Russie, lesquelles disposaient de meilleures chances de succès mais ont été carrément défaites.

« C’est comme combattre le sable. Aucune force dans le monde ne peut prendre le dessus sur les Afghans, » expliquait à l’agence Reuters Oleg Kubanov, un ancien officier russe en Afghanistan. « C’est leur Terre Sainte ; il leur importe peu que vous soyez russe ou américain. Pour eux nous sommes tous des soldats. »

Il serait opportun qu’Holbrooke prenne quelques heures de son programme chargé dans la région pour tourner ses regards vers l’histoire de l’Afghanistan, parce qu’il en a vraiment besoin.

Ramzy Baroud

16 février 2009 -
Traduction de l’anglais : Claude Zurbach

25 février 2009

* Ramzy Baroud est écrivain et rédacteur en chef de « PalestineChronicle.com ».

Ses écrits ont été publiés dans de nombreux journaux, magazines et anthologies dans le monde entier.


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10/03/2009

n° 246 - journal de l'Afghanistan - 02-03 au 09-03 - Début - : L’Afghanistan n’est pas seulement le cimetière des empires, il est également le cimetière des idées fausses.


n° 246 - journal de l'Afghanistan -  02-03 au 09-03 - Début - : L’Afghanistan n’est pas seulement le cimetière des empires, il est également le cimetière des idées fausses.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémonique de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité accepte les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Les militaires et médias usent d’un terme générique- 'Al Qaida & Taliban' - pour désigner l'ensemble des résistants Afghans ...



   journal de l'Afghanistan n° 246 - du 02-03 au 09-03

   C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            



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Sommaire.

Tiré à part :

Les coulisses de la guerre contre la “terreur”

Dommages Collateraux... le Pentagone prolonge

Manifestation contre l'OTAN

De vieilles bombes expliqueraient la mort d'enfants

Manifestation contre les USA.

Paroles & action du président...

Obama estime que les USA ne gagnent pas la guerre

Barack Obama envisage de négocier avec certains ... talibans.

L'Afghanistan au cœur des débats.

L'appel d'Obama aux ‘taliban’ modérés accueilli avec scepticisme.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

Suite 1

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

Suite 2

2) occupants 

Fin

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 
6 Médias et

Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Vidéo : Voyage au centre de formation des Marines envoyés en Afghanistan.

6-2 Pepe Escobar : L’Afghanistan n’est pas seulement le cimetière des empires, il est également le cimetière des idées fausses.



L'Afghanistan en chiffre du 02 -03 au 08/03/09  

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 5

 22

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 81

 63

 

 

 

Peuple Afghan

 70

 8 + x

 


 

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n° 246 - journal de l'Afghanistan - 02-03 au 09-03 – Suite 1 - : L’Afghanistan n’est pas seulement le cimetière des empires, il est également le cimetière des idées fausses.


n° 246 - journal de l'Afghanistan -  02-03 au 09-03 – Suite 1 - : L’Afghanistan n’est pas seulement le cimetière des empires, il est également le cimetière des idées fausses.



   journal de l'Afghanistan n° 246 - du 02-03 au 09-03

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Sommaire.

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

09-03

Le nombre de troupes étrangères en Afghanistan a augmenté régulièrement depuis fin 2001.

USA

03-03

Les Etats-Unis comptent 38.000 hommes en Afghanistan, intégrés dans la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) ou participant à l'opération "Liberté immuable".

AP 


Troupes Afghane

300 policiers terminent leur formation dans le sud.

"Les officiers ont terminé un programme de formation de huit  semaines, Focused District Development (FDO), un projet national  en partenariat avec le ministère afghan de l'Intérieur et le  département d'Etat des Etats-Unis",

Ces  officiers de la police  nationale afghane (ANP) ont été déployés sur place (Province de Helmand) pour stabiliser la sécurité, a indiqué mercredi dans un communiqué la Force  internationale (ISAF) dirigée par  l'OTAN. 

Selon la même source, il s'agit de la sixième formation  entreprise pour la police et plus de 150 officiers supplémentaires des districts de Sangin et Garmsir devraient  entamer le prochain programme dans les semaines à venir, a signalé le communiqué. 

4 mars

 (Xinhua)

http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-03/04/content_829708.htm


France

La France participe activement à la guerre d’occupation.

Les soldats français, dont certains appartiennent aux forces spéciales (quelques 200 sont stationnés près de la frontière avec le Pakistan, d’autres font partie des troupes au sol de l’OTAN (environ 600 soldats français) à Kabul sous commandement français, et d’autres enfin appartiennent aux forces aériennes.

Jusqu’en mai 2006, du porte avion nucléaire Charles De Gaulle stationné alors au large du Pakistan, des missions de reconnaissance aériennes des Super Etendard, Rafale et Hawkeye étaient effectuées en soutien aux interventions au sol.

Depuis elles se font à partir du Tadjikistan où sont stationnés des avions français. Les photos prises lors de ces vols de reconnaissance sont envoyées ensuite aux forces de la coalition (OTAN, Us).

La France, avec 2.800 militaires (3.300 pour l'ensemble de la région), est le quatrième pays contributeur derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne.

03-03

Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet


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n° 246 - journal de l'Afghanistan - 02-03 au 09-03 – Suite 2- : L’Afghanistan n’est pas seulement le cimetière des empires, il est également le cimetière des idées fausses.


n° 246 - journal de l'Afghanistan -  02-03 au 09-03 – Suite 2- : L’Afghanistan n’est pas seulement le cimetière des empires, il est également le cimetière des idées fausses.



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Sommaire.

3 Politique

2) occupants 



2) Otan-Isaf

Occupation de l'Afghanistan

Fuite d’un rapport de l'OTAN décrivant le sombre tableau en Afghanistan

La situation en Afghanistan est de plus en plus périlleuse pour les forces d'occupation qui ont échoué dans quasiment tous leurs objectifs dans le pays depuis l'invasion en 2001 et l'occupation qui a suivi. Selon le Président étasunien, Barack Obama lui-même, le dernier projet de mobilisation de 30.000 soldats de plus pour stabiliser l'occupation impérialiste est destinée à fixer la situation qui se dégrade rapidement.

Un nouveau rapport confidentiel de l'OTAN, divulgué récemment à la presse par les services de Wikileaks, et signalé à l’origine à The Independent par Kim Sengupta, révèle la dévastation et la dégénérescence sociale en Afghanistan, avec les forces d'occupation impérialiste luttant désespérément pour garder leur emprise sur la situation.

Ce rapport a été préparé par le Pentagone pour l'International Security Assistance Force. Il a été rédigé le 14 janvier 2009 puis distribué et vérifiées par les services de Wikileaks.

Le rapport cite l’importance de la hausse des attaques directes, au niveau incroyable de 119%, contre le faible et instable gouvernement Karzai fantoche en Afghanistan.

Le nombre de morts dans les forces d'occupation occidentales, notamment étasuniennes et britanniques, a augmenté de 35%, tandis que la mortalité des civils est en hausse de 50%.

Et les attaques à l’aide d’engins explosifs improvisés, la ligne de défense la plus fructueuse contre l’occupant impérialiste, ont augmenté de 27%.

      La révélation des corruptions a tellement affaibli le régime fantoche afghan qu’il est proche de la débâcle, et les États-Unis, qui ont amené les forces d'occupation et mis Karzaï au pouvoir, sont naturellement considérés comme les coupables ayant favorisé la débauche du gouvernement.

      Jusqu'à présent, les vaines tentatives des forces d'occupation pour reconstruire et remettre le pays à neuf ont été lamentables. Selon ce qui est rapporté, juste une famille sur deux en dehors de la capitale Kaboul ont encore accès aux nécessités les plus basiques. 50% des enfants à peine ont facilement accès à l'école, et l'industrie des semences de pavot, presque totalement éradiquée dans le pays autrefois sous les Taliban, est en plein essor, car c’est l’un des rares gagne-pain pour la population la plus pauvre.

Newsvine,

23 février 2009

Communiqué de presse de Wikileaks :

Traduction libre de Pétrus Lombard 
wikileaks.org/wiki/Wikileaks_slams_arrest_and_releases_Afghan_death_data_for_2008

Pour lire le rapport :
wikileaks.org/wiki/ISAF:_Afghanistan_civilian_deaths_rises_and_other_statistics%2C_14_Jan_2009

Original : freemediaproductions.newsvine.com/_news/2009/02/23/2468155-leaked-nato-report-paints-grim-pictures-in-afghanistan
http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=3835



Les alliés

1 Onu

Une élection sera possible en Afghanistan cet été, estime l'ONU

3/3

Le responsable des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy, considère qu'il sera presque impossible d'organiser des élections équitables en Afghanistan avant le mois de juillet.

Le secrétaire général adjoint de l'ONU a jugé lundi que la date du 20 août proposée par la commission électorale afghane en janvier pour organiser la présidentielle lui paraissait à la fois crédible et raisonnable.

AP


3 UE

Confusion UE-OTAN au Parlement Européen

Relations UE-OTAN : appel à une coopération renforcée

L'UE et l'OTAN peuvent se renforcer mutuellement, estiment les députés dans un rapport d'initiative adopté ce jeudi, en évitant la concurrence et en développant une plus grande coopération dans les opérations de gestion de crise. Le rapport soutient notamment la création d'un Etat-major opérationnel permanent de l'UE. C'est le premier rapport du Parlement européen sur l'OTAN, qui arrive quelques mois avant le 60ème anniversaire de l'Alliance qui se tiendra à Strasbourg et Kehl, en avril 2009.

D'après le rapport d'Ari Vatanen (PPE-DE, FR), adopté à une courte majorité par 293 voix pour, 283 contre et 60 abstentions, 94% des personnes qui vivent dans l'Union sont des citoyens de pays membres de l'OTAN, que 21 des 27 États membres de l'Union sont des alliés de l'OTAN, que 21 des 26 pays de l'OTAN sont membres de l'Union et que la Turquie, un allié de longue date de l'OTAN, est candidate à l'adhésion à l'UE, ce qui prouve à suffisance l'imbrication des deux organismes. 

Reconnaissant le rôle important joué par l'OTAN dans l'architecture de sécurité de l'Europe, tant hier qu'aujourd'hui, le rapport indique que la défense collective future de l'UE doit être assurée autant que possible en coopération avec l'OTAN.

Au lendemain de l'élection du nouveau Président des États-Unis, il y a, des deux côtés de l'Atlantique, un consensus croissant sur l'utilité de moins en moins grande des armes nucléaires face aux menaces actuelles et un nouveau sentiment d'urgence quant à la nécessité de diminuer la taille des arsenaux nucléaires.

Les risques pour la sécurité du monde contemporain évoluant constamment dans des domaines tels que le terrorisme international, la prolifération des armes de destruction massives, les États défaillants, les conflits gelés, la criminalité organisée, les cyber-menaces, la dégradation de l'environnement et les risques qui en découlent en termes de sécurité, les catastrophes naturelles et autres, ils exigent un partenariat encore plus étroit et une attention plus grande en ce qui concerne le renforcement des capacités essentielles de l'Union européenne et de l'OTAN, ainsi qu'une meilleure coordination dans les domaines de la planification, des technologies, de l'équipement et de la formation.

Le rapport fait observer qu'il convient d'améliorer les accords "Berlin plus", grâce auxquels l'UE peut utiliser les moyens et les capacités de l'OTAN, afin de permettre aux deux organisations d'intervenir et d'apporter une aide efficace en cas de crise commandant une réponse civilo-militaire à plusieurs niveaux.

Les députés estiment également que l'UE et l'OTAN devraient "mettre fin aux querelles institutionnelles" et pourraient se renforcer mutuellement en développant une plus grande coopération dans des opérations de gestion des crises. Ainsi, ils pensent que l'UE et l'OTAN doivent mettre au point une approche globale de gestion des crises et demandent donc à l'UE de continuer à déployer des missions tout en assurant une plus grande pérennité à la PESD de manière à prévenir les conflits et favoriser la stabilité.

Il fait aussi observer qu'il est essentiel, outre la nécessité d'utiliser beaucoup plus efficacement les ressources militaires, que les États membres assurent une coordination plus poussée et plus efficace des investissements dans leur défense, et ainsi une plus grande synergie, dans l'intérêt de la sécurité européenne.

Le Parlement soutient la création d'un état-major opérationnel permanent de l'UE, placé sous l'autorité du vice-président de la Commission/Haut représentant, dont la mission serait notamment de planifier et de conduire les opérations militaires de la PESD.

 

Evolutions récentes pendant la présidence française

Le Parlement se félicite vivement de l'initiative française visant à réintégrer officiellement les structures militaires de l'OTAN et salue les efforts déployés par la présidence française au sein du Conseil pour rapprocher l'UE et l'OTAN en réponse aux nouveaux enjeux sécuritaires.

Il appuie la proposition du gouvernement français visant à établir des contacts systématiques entre les Secrétaires généraux de l'OTAN et du Conseil de l'UE, afin notamment d'éviter la confusion quand l'UE et l'OTAN travaillent côte à côte dans le cadre de différentes missions poursuivant le même objectif commun sur le même théâtre d'opérations, comme au Kosovo ou en Afghanistan.

 

Compatibilité entre l'appartenance à l'OTAN et à l'UE

Sur 27 Etats membres de l'UE, 6 ne sont pas membres de l'OTAN (Autriche, Chypre, Finlande, Irlande, Malte et Suède). Les députés insistent sur le fait que l'ensemble des États membres de l'UE doit assister aux réunions communes UE-OTAN, sans discrimination. Le rapport propose aussi que les alliés au sein de l'OTAN, également candidats à l'adhésion à l'Union européenne, participent davantage au travail de la PESD et de l'Agence européenne de défense.

Le Parlement déplore notamment que le litige chyprio-turc continue d'avoir une influence négative sur l'évolution de la coopération entre l'Union européenne et l'OTAN - sachant20que, d'une part, la Turquie refuse que Chypre participe à des missions de la PESD mettant en jeu le renseignement et les ressources de l'OTAN, et que, d'autre part, en réaction, Chypre refuse de permettre à la Turquie de s'engager dans le développement d'ensemble de la PESD dans une mesure qui corresponde au poids militaire et à l'importance stratégique qui sont les siens pour l'Europe et pour l'alliance transatlantique.

Le rapport encourage en conséquence Chypre, en sa qualité d'État membre de l'Union européenne, à réexaminer sa position politique quant à son adhésion au Partenariat pour la paix et demande aux États membres de l'OTAN de ne pas faire usage de leur droit de veto pour empêcher un État membre de l'Union européenne d'adhérer à l'OTAN.

 

Relations avec la Russie

Le Parlement estime que l'UE et l'OTAN doivent entretenir un dialogue "réaliste et franc" avec la Russie, y compris sur la sécurité régionale, l'énergie, la défense antimissiles, la non-prolifération des armes de destruction massive, la limitation des forces armées et la politique spatiale, les droits de l'homme et l'état de droit. Il estime enfin que lorsque la Russie deviendra une véritable démocratie abandonnant la menace militaire comme moyen de pression politique sur ses voisins - si cela se produit -, la coopération entre ce pays et l'UE pourrait s'approfondir pour atteindre des niveaux inégalés, y compris avec la perspective d'une participation de la Russie à toutes les structures euro-atlantiques.

émis par : Parlement Européen

20-02-2009
http://www.tv5.org/TV5Site/info/communiques-de-presse-article.php?NPID=FR212577


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n° 246 - journal de l'Afghanistan - 02-03 au 09-03 – Fin- : L’Afghanistan n’est pas seulement le cimetière des empires, il est également le cimetière des idées fausses.


n° 246 - journal de l'Afghanistan -  02-03 au 09-03 – Fin- : L’Afghanistan n’est pas seulement le cimetière des empires, il est également le cimetière des idées fausses.



   journal de l'Afghanistan n° 246 - du 02-03 au 09-03

   C.De Broeder & M.Lemaire                                                                            



Sommaire.

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Vidéo : Voyage au centre de formation des Marines envoyés en Afghanistan.

6-2 Pepe Escobar : L’Afghanistan n’est pas seulement le cimetière des empires, il est également le cimetière des idées fausses.


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

03-03

Trois militaires canadiens ont été tués mardi en soirée dans l'explosion d'un engin explosif au passage de leur véhicule dans le district d'Arghandab, au nord-ouest de Kandahar. Au moment de l'explosion, les militaires patrouillaient dans une zone que l'on dit habituellement calme. Depuis quelques semaines, rapporte la Presse canadienne, les soldats patrouillent davantage le long des routes afin de neutraliser les activités des poseurs de bombes.

Deux autres soldats ont été blessés.

 Presse canadienne

AP

08-03

Mort dimanche du soldat Marc Diab lors de l'explosion d'une bombe, est survenu dans le district de Shah Wali Kot (le long d'une route au nord de Kandahar), région montagneuse connue pour être un point de passage des combattants qui a aussi fait quatre blessés.

Cette explosion est la deuxième du genre en une semaine. 

La Presse Canadienne


Détails

Base aérienne de Bagram,

04/03

Une double attaque a frappé  la base de Bagram, la plus importante base américaine en Afghanistan, a indiqué un porte-parole de l'armée américaine. "Aucun soldat américain ne se trouvait à proximité de l'explosion, mais trois preposé à l'entrée ont été  blessés", a-t-il ajouté.
Bagram, à une soixantaine de km au nord de Kaboul, héberge le principal camp militaire américain en Afghanistan.

La sécurité extérieure est confiée à une société de sécurité afghane.

Située à 60 km au nord de Kaboul, Bagram est la principale installation militaire américaine dans le pays.

Reuters

.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/03/04/01011-20090304FILWWW00390-afghanistan-attentats-pres-d-une-base-us.php


Province de Ghanzi (centre de l’Afghanistan) 

27-03

Six manifestants ont été blessés vendredi par la police afghane qui a ouvert le feu sur une foule dénonçant un raid mené la veille par des soldats américains dans une mosquée du village de Deh Khodaidad, dans la province de Ghazni, au sud-ouest de Kaboul.

JDD


Province de Kandahar (sud)

07-03

Plusieurs attaques à la bombe ont coûté la vie à sept gardes afghans de la société de sécurité américaine USPI, ont annoncé des responsables locaux.

AFP


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09/03/2009

n°13 - Journal de PAKISTAN.- 21-02 au 08-03.- Début- «La résistance est en train de réussir au-delà de ses espérances..»


n°13 - Journal de PAKISTAN.-  21-02 au 08-03.- Début- «La résistance est en train de réussir au-delà de ses espérances..»



        Journal de PAKISTAN.  

                                      n° 13 -   21-02 au 08-03

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Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour 'terroriste' employé par les Usa & ces acolytes


Sommaire.

Tiré à part :

Des réunions régulières entre les États-Unis, l'Afghanistan et le Pakistan.

Le Pakistan au cœur des débats.

1 Au jour le jour

2 Positions

3 Politiquea) locale

b) Usa

4 Institutions internationales

7  Dossiers

7-1La méthode Holbrooke, du Kosovo au Pakistan.

7-2 Sara Daniel : «La résistance est en train de réussir au-delà de ses espérances..»

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 L'Amérique doute de son allié pakistanais

9-2 L'instabilité du Pakistan rend impossible une victoire en Afghanistan.

10 Annexe

10-1 Foster : L’Afghanistan, le Pakistan et la Nouvelle « GUERRE » de l’énergie.

.                                                                      

   demain paraitra : "Le Journal" de l'Afghanistan



Tiré à part :

Des réunions régulières entre les États-Unis, l'Afghanistan et le Pakistan.

 27 février

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi qu'ils allaient désormais organiser régulièrement des discussions à trois avec le Pakistan et l'Afghanistan afin de mettre sur pied une nouvelle stratégie face aux résistants
Cette série de réunions, a expliqué Mme Clinton, s'inscrivait dans le cadre de la remise à plat de la politique de la nouvelle administration américaine envers le Pakistan et l'Afghanistan. "Ce but a été largement atteint", a-t-elle dit.
"Nous allons poursuivre avec ce nouveau format de discussions trilatérales de manière régulière. Notre prochaine réunion est prévue pour fin avril ou début mai", a-t-elle dit.
Parmi les diplomates américains de haut rang ayant pris part aux discussions figurent Richard Holbrooke, l'envoyé spécial de l'administration Obama au Pakistan et en Afghanistan, et le général David Petraeus, qui dirige les forces américaines déployées en Irak et en Afghanistan.
www.france24.com/fr/

 

Le Pakistan au cœur des débats.

01-03

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées par les américains comme des refuges pour les résistants et comme leur base arrière, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan.

Le Pakistan est un allié clé de Washington dans la "guerre contre le terrorisme" lancée par la précédente administration Bush.

Mais les frappes répétées de missiles ont renforcé les sentiments anti-américains.

AP



Résistance

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrières pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan.

Un drone américain abattu par la résistance.

07-03

Un avion sans pilote américain a été abattu par des talibans samedi dans une zone tribale du nord-ouest du Pakistan, bordant l'Afghanistan, ont annoncé des responsables locaux.

Des habitants de la région ainsi qu'un responsable de la police locale ont affirmé que deux drones volaient à basse altitude au-dessus du village de Angoor Adda, dans le district tribal du Waziristan du sud, lorsque l'un d'eux a été touché par un tir.

"Nous avons entendu le tir venant des talibans puis le drone est tombé", a déclaré à l'AFP un officier de la police tribale, Israr Khan.

Selon un autre responsable de la sécurité, l'avion sans pilote s'est écrasé dans une forêt. "Nous sommes à la recherche de l'épave", a-t-il dit à l'AFP.

Des drones de l'armée américaine basée en Afghanistan effectuent fréquemment des tirs de missiles contre les talibans dans les zones tribales pakistanaises.

Ces régions frontalières servent de refuges à des groupes de talibans afghans alliés à des combattants du réseau Al-Qaïda, soutenus par des talibans pakistanais. Ces derniers, selon Washington et Kaboul, mènent depuis les zones tribales des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan.

AFP


1 Au jour le jour

28-02

L'armée pakistanaise a annoncé samedi avoir remporté une victoire stratégique contre les résistants et Al-Qaïda à Bajaur (nord-ouest), l'une des sept zones tribales frontalières de l'Afghanistan, qu'elle estime "sécurisée" au terme de six mois de combats.

Des hélicoptères appuyés par l'artillerie lourde ont pilonné la zone et tué des centaines de résistants présumés, forçant les autres à fuir leurs bases, a précisé le commandant en chef des forces pakistanaises dans la région, le général Tariq Khan.

Selon l'armée pakistanaise, Bajaur est la zone tribale où ses troupes se sont heurtées à la plus farouche résistance depuis 2001

L'opération de Bajaur, qui a coûté à l'armée pakistanaise et aux corps paramilitaires de gardes-frontières 97 morts et 404 blessés, a été engagée en août dernier, en grande partie sous la pression de la coalition conduite par les Etats-Unis en Afghanistan, qui considère qu'une partie des attaques contre ses troupes sont menées depuis les zones tribales pakistanaises.

Selon le chef du district de Bajaur, Shafir Ullah, l'opération a conduit plus de 300.000 habitants à abandonner leur foyers.

Le général Khan a précisé que 50% des résistants tués au début des opérations étaient afghans et qu'il y avait quelques Egyptiens et quelques Soudanais.

Les informations données par l'armée pakistanaise n'ont pu être vérifiées de source indépendante.

Afp

01-03

"Deux missiles tirées par un drone présumé américain ont frappé un groupe de maison à Sararogha, dans la zone tribale du Waziristan du Sud, ".

Au moins huit résistants présumés ont été tués dimanche par des tirs de missiles US dans le nord-ouest du Pakistan, région instable frontalière de l'Afghanistan, ont annoncé à l'AFP des responsables des services de sécurité pakistanais.

L'attaque de dimanche était la quatrième frappe américaine présumée depuis la prise de fonction du président Obama le 20 janvier. AFP

07-03

Dix personnes, sept membres des forces de sécurité et trois civils, ont été tuées samedi dans deux attaques aux environs de Peshawar, la grande ville du nord-ouest du Pakistan, selon la police et des responsables locaux.

Les habitants de la localité de Badaber avaient alerté la police sur la présence d'une voiture suspecte stationnée en bordure de route avec un corps à l'intérieur. Le véhicule a explosé alors que les policiers s'en approchaient, a indiqué à l'AFP le chef de la police locale, Gran Ullah.

Peshawar, la capitale de la Province de la Frontière du Nord-ouest (NWFP), est proche des zones tribales pakistanaises qui bordent l'Afghanistan et servent de replis à des groupes de résistants Afghans.

AFP

07-03.

A Darra Adam Khel, quatre soldats ont été blessés dans l'explosion d'une bombe sur le bord de la route..

AP

7/3

Un avion sans pilote US a été abattu  dans une zone du nord-ouest du Pakistan, bordant l'Afghanistan.

Des habitants de la région ainsi qu'un responsable de la police locale ont affirmé que deux drones volaient à basse altitude au-dessus du village de Angoor Adda, dans le district tribal du Waziristan du sud, lorsque l'un d'eux a été touché par un tir.

"Nous avons entendu le tir venant des talibans puis le drone est tombé", a déclaré à l'AFP un officier de la police tribale, Israr Khan.

Des drones de l'armée américaine basée en Afghanistan effectuent fréquemment des tirs de missiles dans les zones tribales pakistanaises.

Ces régions frontalières servent de refuges à des groupes de résistants afghans soutenus par des pakistanais.

Ces groupes de résistants, mènent depuis les zones tribales des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan.


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n°13 - Journal de PAKISTAN.- 21-02 au 08-03.- Fin - «La résistance est en train de réussir au-delà de ses espérances..»


n°13 - Journal de PAKISTAN.-  21-02 au 08-03.- Fin - «La résistance est en train de réussir au-delà de ses espérances..»



        Journal de PAKISTAN.  

                                      n° 13 -   21-02 au 08-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

7  Dossiers

7-1La méthode Holbrooke, du Kosovo au Pakistan.

7-2 Sara Daniel : «La résistance est en train de réussir au-delà de ses espérances..»

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 L'Amérique doute de son allié pakistanais

9-2 L'instabilité du Pakistan rend impossible une victoire en Afghanistan.

10 Annexe

10-1 Foster : L’Afghanistan, le Pakistan et la Nouvelle « GUERRE » de l’énergie.

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   demain paraitra : "Le Journal" de l'Afghanistan




7  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1La méthode Holbrooke, du Kosovo au Pakistan.

3 mars

L’administration Obama a contraint ses principaux alliés engagés en Afghanistan à modifier leur organisation administrative et à désigner un interlocuteur unique à l’ambassadeur Richard Holbrooke pour créer un « groupe de contact sur l’Afghanistan et le Pakistan ». De cette manière, Washington espère dépasser les résistances nationales et mobiliser le maximum de moyens, militaires et civils, au service de l’OTAN. 

L’ambassadeur Richard Holbrooke, un diplomate notoirement lié à la CIA (services secrets), s’est rendu célèbre en créant la Fédération de Bosnie-Herzégovine, un État fantoche placé sous l’autorité d’un Haut-représentant de l’Union européenne. C’est également lui qui a organisé la conférence de Rambouillet visant à rejeter la responsabilité de la guerre du Kosovo sur la Serbie, alors même que l’intervention militaire était déjà décidée.
Au cours des guerres de Yougoslavie, Richard Holbrooke avait mis en place un « groupe de contact » qui avait permis d’impliquer les Européens dans les opérations militaires successives.

Le Royaume-Uni a étendu les pouvoirs de son ambassadeur à Kaboul et chef de poste du MI6 (services secrets), Sir Sherard Cowper-Coles, et la France a nommé le député Pierre Lellouche. Tous deux ont déjà eu l’occasion de travailler avec Richard Holbrooke durant les guerres de Yougoslavie : Sir Sherard Cowper-Coles était le conseiller spécial chargé du Kosovo auprès du ministre britannique des Affaires étrangères Robin Cook durant la guerre. Pierre Lellouche avait été le parlementaire le plus actif lors des bombardements de l’OTAN, en 1999. L’Allemagne, quand à elle, a désigné l’ambassadeur Bernd Mützelburg. Ce membre éminent du BND (services secrets) a joué un rôle central dans le déclenchement des guerres de Yougoslavie en organisant la reconnaissance de l’indépendance de la Croatie et de la Slovénie, alors qu’il était le conseiller principal du ministre allemand des Affaires étrangères, Hans-Dietrich Genscher. Il avait travaillé à l’époque avec Richard Holbrooke sur la question des réfugiés. En 1998-99, Mützelburg (alors officiellement en poste en Estonie) avait été le conseiller de l’ombre du chancellier Gerhard Schröder pour le Kosovo. Il n’avait rejoint son cabinet qu’une fois le conflit achevé.

Tout se met en place pour extension de la guerre au Pakistan, tel qu’annoncé par le président Barack Obama durant sa campagne électorale.

http://www.voltairenet.org/article159196.html


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05/03/2009

n°245 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 02-03 -Début- : Afghanistan : équation difficile pour l’OTAN.


n°245 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 02-03 -Début- : Afghanistan : équation difficile pour l’OTAN.


Les  dossiers   'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan

   n°245                                                                                                                             02/03/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



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Sommaire :

Tiré à part :

Barack Obama envisage un retrait d'Afghanistan.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1  Afghanistan : équation difficile pour l’OTAN.

1-2   L’Afghanistan, le Pakistan et la Nouvelle « GUERRE » de l’énergie.

1-3  La vraie raison de la guerre : l'expansion de l'empire étasunien.

1-4  Tous les chemins mènent en Afghanistan.

1-5   La « guerre au terrorisme », comme concept géostratégique.

 

Avant propos

 

 

·                    Les militaires et les médias occidentaux usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...


Tiré à part :

Barack Obama envisage un retrait d'Afghanistan.

Barack Obama a annoncé, vendredi 27 février qu'il ne souhaitait pas maintenir une présence militaire "à long terme" en Afghanistan même si des troupes supplémentaires vont être prochainement envoyées.

"L'une des choses que nous devons, je crois, communiquer à l'Afghanistan est que nous n'avons aucun intérêt ni aucune aspiration à rester là-bas à long terme", a déclaré Barack Obama dans un entretien diffusé par la chaîne PBS.

"L'Afghanistan, comme vous le savez, a une longue tradition de rejet de ce qui est considéré comme des forces d'occupation et nous devons avoir cette histoire en tête lorsque nous étudions notre stratégie", a-t-il ajouté.

Mais l'action des Etats-Unis en Afghanistan, l'un des pays les plus pauvres du monde, ne doit pas se cantonner aux opérations militaires, a déclaré Barack Obama.

"Notre objectif de base dans la région est d'assurer la sécurité des Américains", a-t-il dit. "Je pense que plus nous y parviendrons par la diplomatie et plus nous y parviendrons par des partenariats avec des acteurs de la région plutôt que par l'application pure et simple de la force, mieux nous nous en porterons", a poursuivi le président américain.
Barack Obamaa refusé de donner une échéance à la présence des troupes américaines dans la région. "Tant que nous n'aurons pas de stratégie claire, nous n'aurons pas de stratégie de sortie claire", a-t-il dit. "Mon but est de rapatrier les soldats américains aussi vite que possible tout en ne laissant pas une situation qui permette que des attentats terroristes visent les Etats-Unis".

Barack Obama a été critiqué sur sa gauche pour le déploiement de troupes supplémentaires en Afghanistan, en raison de craintes que la situation n'aboutisse à un enlisement comparable à la guerre du Vietnam..

Cozett

NOUVELOBS| 28.02.2009 |



1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Afghanistan : équation difficile pour l’OTAN.

Extrait

Obama portera les effectifs US à plus de 50.000 hommes et entend bien convaincre ses alliés à davantage d’efforts à l’heure où ces derniers tentent plutôt de se dégager du conflit.

L’objectif de cet épaississement du dispositif militaire est de permettre une meilleure couverture d’initiatives offensives sur un terrain.

L’équation impossible pour l’OTAN et ses alliés : Pakistan + Iran = problème

Les alliés le savent, les combattants trouvent refuge au Pakistan. Ils pourraient, au millimètre prêt, désigner sur la carte, les endroits de replis, de formation, d’entraînements et désorganiser ces camps par des frappes intelligentes.

Mais nous sommes en territoire … pakistanais. Autant dire, similitude avec les analyses soviétiques de l’époque, que c’est définitivement impossible.

L’Iran peut continuer son rôle pourvoyeur d’armes.

Que peut-il arriver ?

Une chose est certaine, la présence armée occidentale préserve un gouvernement afghan dont la sécurité et l’existence même ne dépend que de cette présence.

Les alliés partis, ce serait la curée. Le dispositif militaire sera élargi, c’est la volonté d’Obama, contraint à réussir donc. Comment seront gérés, par les Américains, les turn-over de troupes opérationnelles des deux champs de conflits, Irak et Afghanistan, à l’heure où les recrutements de marines s’annoncent difficiles alors qu’il n’y a qu’un seul giga front pour l’instant (Irak) ? L’arithmétique risque de ne pas suivre… Mais voilà, la guerre dépasse toujours l’entendement, l’intendance suivra et le dispositif grandira jusqu’à un des deux seuls points possibles : la victoire sur les combattants islamistes ou le retrait et la curée talibane.

Le pari d’Obama est risqué, le premier scénario redonnerait confiance, pas seulement à l’Amérique mais à tous ses alliés, y compris et surtout ceux du monde arabe, alors que le second les entraînerait dans de drôles de turbulences négatives pour un pays qui vient de connaître la pire crise de son histoire.

Rôle de la Russie ?

On peut estimer aujourd’hui que la Russie ne bougera pas d’un pouce tant qu’elle ne sera pas elle-même menacée par un extrémisme sunite plus que naissant dans ses régions méridionales. Même si elle autorise l’emprunt des couloirs aériens par l’OTAN notamment, pour mieux assurer l’approvisionnement des troupes, elle ne fait pas vraiment preuve de la camaraderie affichée, attentive à ce que les Etats-Unis n’en prennent pas trop à leur aise dans ses anciennes républiques. Pour l’instant, l’OTAN et ses alliés servent ses intérêts sans qu’elle ne se mouille. Et si un avion cargo US traîne un peu trop sur un tarmac d’un de ses anciens satellites, elle fera en sorte de lui mettre des bâtons dans les hélices. Tant que les opérations militaires, en Afghanistan, ne trouvent pas le succès escompté, c’est du bonus pour Moscou qui peut agir à sa guise en Asie. Moscou sait pertinemment que le mal vient d’Afghanistan et n’est pas pressé à devoir à son tour y faire la police pour protéger ses alliés centre asiatiques dans le cas d’un retrait de la coalition.

Jean-Marc Trappler

24 février 

http://www.armees.com/Afghanistan-equation-difficile.html

 


1-2 L’Afghanistan, le Pakistan et la Nouvelle « GUERRE » de l’énergie.

Par John Foster

Centre canadien de politiques alternatives

Le pipeline Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI) transportera environ 33 milliards de mètres cubes de gaz naturel par année sur 1 680 kilomètres, du champ gazier de Dauletabad, dans le sud-est du Turkménistan, jusqu’à Fazilka, en Inde, en passant par le sud de l’Afghanistan et le Pakistan. L’Inde et le Pakistan se partageront la production également et verseront un petit pourcentage à l’Afghanistan.

Un accord général concernant le pipeline gazier – signé par les représentants des quatre nations participantes le 25 avril 2008 – engage les partenaires à en entreprendre la construction en 2010 et à fournir du gaz d’ici 2015.

La Banque asiatique de développement (BAsD) finance le projet.

Ce projet de pipeline aurait été prometteur pour le développement économique et la coopération dans la région; malheureusement, le conflit en Afghanistan ne cesse d’en retarder la construction.

De plus, les coûts estimés ont doublé depuis 2002, passant à 7,6 milliards de dollars.

Les vues des États-Unis dans la région et les rivalités avec la Russie et la Chine entraînent des manoeuvres géopolitiques pour le contrôle de l’énergie, manoeuvres dans lesquelles le Canada se trouve impliqué.

Les répercussions du pipeline TAPI sur les Forces canadiennes doivent être évaluées, puisqu’il traversera les grandes zones de conflit de l’Afghanistan, dont la province de Kandahar, où les Forces canadiennes tentent d’assurer la sécurité et de lutter contre les insurgés.

La construction du pipeline pourrait ouvrir d’importantes possibilités de développement économique dans la région; mais si l’on entreprend le projet sans parvenir à un accord de paix mettant fin à l’insurrection, le pipeline pourrait exacerber le conflit actuel et obliger les Forces canadiennes à revoir leurs priorités afin de protéger le pipeline.

Le gouvernement canadien devrait suivre la recommandation du rapport final du groupe d’experts de M. Manley et mieux informer les parlementaires et la population concernant le pipeline TAPI et ses répercussions sur les politiques canadiennes.

John Foster

Centre canadien de politiques alternatives

http://www.policyalternatives.ca/documents/National_Office_Pubs/2008/Afghanistan_et_la_nouvelle_guerre_de_lenergie_resume.pdf


 

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n°245 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflection et stratégie' de l'Afghanistan - 02-03 -Fin- : Afghanistan : équation difficile pour l’OTAN.


n°245 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflection et stratégie' de l'Afghanistan - 02-03 -Fin- : Afghanistan : équation difficile pour l’OTAN.


Les  dossiers   'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan

   n°245                                                                                                                             02/03/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



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Sommaire :

1-6 Eric Walberg : l’OTAN : Triangulation ou strangulation ? 

1-7    Les Etats-Unis sont-ils une menace pour l’Europe ?

2 Annexe

2-1 20 détenus de Guantanamo innocentés toujours emprisonnés et maltraités.

 


 

1-6 Eric Walberg : l’OTAN : Triangulation ou strangulation ? 

 La situation en Afghanistan est pire que celle escomptée, et le nouveau président américain découvre aujourd’hui que les chemins vers Kaboul passent par Moscou, écrit Eric Walberg.

Tandis que le président des Etats-Unis Barack Obama se prépare à transférer des troupes depuis l’Irak vers l’Afghanistan, Al-Qaeda et d’autres jihadistes « transfèrent » également leurs troupes, selon le Général Abdel-Rahim Wardak ministre afghan de la Défense, donnant à son pays le privilège discutable de rester le centre de la « guerre contre le terrorisme ».

Jetant le gant à Obama, les Talibans ont avec succès fermé une nouvelle fois le passage de Khyber la semaine passée en faisant sauter un pont et en brûlant 10 camions d’approvisionnement pour faire bonne mesure. L’armée pakistanaise a répondu en bombardant une base insurgée, tuant 52 militants supposés.

Les résistants ont tué environ deux dizaines de personnes suspectées d’espionnage au profit des Etats-Unis ces derniers mois, toutes dans la région frontalière où les avions américains sans pilote ont lancé une série d’attaques par missiles.

Les responsables américains nouvellement installés décrivent la situation sur le terrain en Afghanistan comme bien plus précaire qu’ils ne l’avaient prévu, avec des services gouvernementaux américains mal organisés pour mettre en application le plan présenté la semaine dernière au Conseil National de Sécurité et à l’instance collégiale des Chefs d’état-major.

L’envoyé spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan, Richard Holbrooke, a déclaré que c’était « une situation où le dysfonctionnement est extraordinaire et où les objectifs mêmes doivent être passés en revue. »

Obama a réagi en retardant le déploiement de toute nouvelle troupe jusqu’à ce que les responsables de la défense aient présenté une « stratégie de sortie » cohérente, bien qu’il puisse difficilement se permettre d’attendre 60 jours les résultats de sa révision de politique pour « l’Afpak » [Afghanistan-Pakistan].

Après seulement quelques semaines dans ses fonctions, Obama s’est de lui-même placé dans un coin sur cette question devenue la pierre angulaire de sa politique extérieure.

En dépit des discours sur le changement et du dégoût et de la méfiance que leur inspire à lui-même et au vice-président Joe Biden, le Président afghan Hamid Karzai, il apparait qu’Obama en est réduit à poursuivre la politique mal inspirée de Bush consistant à bombarder l’Afghanistan et le Pakistan, à soutenir un régime de fantoches et à espérer que les indigènes martyrisés par les obus et mourants de faim éprouvent de la reconnaissance.

Une innovation des derniers jours du régime de Bush et qui heureusement semble mort-né, avait été proposée par le général Bantz John Craddock — premier commandant des forces alliées pour l’Europe [Supreme Allied Commander for Europe], dirigeant le commandement européen des Etats-Unis [Commander of the US European Command] et chef de l’ISAF [International Security Assistance Force], « la force de maintien de la paix » en Afghanistan. Il avait préconisé de donner aux troupes un permis de tuer tous les fermiers suspectés de cultiver le pavot, ce qui revenait à ordonner l’exécution en masse de dizaines de milliers de civils.

Cette stratégie génocidaire à la Pol Pot a provoqué un mouvement de révolte parmi les officiers de l’OTAN et il semble que Craddock va finir par devoir démissionner, mais c’est sûrement un signe des temps.

En décembre 2008 la doctrine militaire des Etats-Unis a été modifiée pour permettre le bombardement des laboratoires de drogue si les renseignements obtenus suggéraient que pas plus de 10 civils seraient tués. Le mois dernier le secrétaire de la défense Robert Gates a statué sur cette question : « si nous avons la certitude que les laboratoires de drogue et les parrains de la drogue soutiennent les Talibans, alors ce sont de justes actions. » Sera-t-il également forcé de démissionner ? Ou le génocide deviendra-t-il la politique officielle des Etats-unis en Afghanistan ?

Le dernier problème pour Obama est la perte de la base aérienne américaine au Kyrgyzstan. Le Président kirghize Kumanbek Bakiyev a fait connaître la décision lors d’une conférence de presse tenue à Moscou après des entretiens avec le président russe Dimitri Medvedev. Il assistait à la réunion d’organisation du Traité de sécurité commune qui a mis en place une force de réaction rapide régionale incluant la Russie, l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakstan, le Kyrgizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbekistan.

Il a expliqué cette annulation en disant que la mission des États-Unis dans la « guerre contre le terrorisme » était terminée, et qu’en outre les Etats-Unis ne rémunéraient pas suffisament [leur présence] et avaient sorti du pays un soldat américain accusé de meurtre. Concernant la fermeture de cette précieuse base américaine, le ministre russe des affaires étrangères Sergei Lavrov a déclaré que c’était une décision souveraine des autorités kirghizes, quoique influencée par le prêt par la Russie de 2 milliards de dollars et un cadeau 150 millions de dollars au profit du Kyrgyzstan, autrefois le chéri des néos-libéraux américains et le théatre d’une révolution des « tulipes » commanditée par les Etats-Unis, mais à présent un état en faillite de plus et au bord de la banqueroute.

Mettre un terme à la présence militaire des Etats-Unis au Kyrgyzstan place la dernière pièce dans le contrôle russe des itinéraires d’approvisionnement vers l’Afghanistan à travers « ses voisins de proximité ». C’est un coup sérieux au plan d’Obama pour augmenter la mise en Afghanistan. Le passage de Khyber n’est plus fiable et le seul autre accès pour des approvisionnements — indépendamment de l’Iran — est maintenant à travers la Russie. Pleinement conscient de ce dilemme, le Kremlin s’est placé en retrait en montrant à Washington qu’il était prêt à satisfaire les besoins de transport des Etats-Unis. Lavrov a expliqué : « Nous nous attendons à ce que le côté américain envoie une demande donnant la quantité et la nature des approvisionnements. Nous donnerons alors une autorisation appropriée. »

Mais pour que les Etats-unis bénéficent de la bonne volonté russe, ils devront abandonner les projets de missiles placés en Europe de l’Est et jeter au panier leurs invitations à l’Ukraine et à la Géorgie de se joindre à l’OTAN. Les USA risqueront-ils d’abandonner leurs circuits d’approvisionnement des 60 000 soldats en Afghanistan juste pour placer leurs pions en Europe de l’Est et inviter leurs « amis » ukrainiens et géorgiens dans leur club privé ? Après les joyeuses années 90 où la politique russe se faisait à Washington, la politique des Etats-Unis se ferait-elle maintenant à Moscou ?

Délicieuse ironie...

Signe du vent qui tourne, dans un éditorial récent du New York Times le professeur Karl Kaiser d’Harvard écarte avec assurance tout nouveau plan pour agrandir l’OTAN et inclure la Géorgie et l’Ukraine, arguant du fait que la dernière guerre inconsidérée contre la Russie prouve combien facilement l’OTAN pourrait être entraînée dans une guerre insensée alors qu’elle était bien trop divisée sur la question.

19 février

Eric Walberg - Al Ahram Weekly

12 février 2009 –

Vous pouvez consulter cet article ici : http://weekly.ahram.org.eg/2009/934...

Traduction de l’anglais : Claude Zurbach

http://alternatives-international.net/article2982.html

 

L’OTAN :Triangulation ou strangulation ? (2eme partie)

Trompez-moi une fois, la honte sur vous ! Trompez-moi deux fois, la honte sur moi !

Si l’OTAN étaient forcée d’entreprendre une guerre conventionnelle en Europe alors que ses membres n’en veulent pas, elle se révélerait comme un tigre de papier, menant ainsi à son propre effondrement. Hmmm. Peut-être que laisser le joker géorgien en dehors de ce club privé n’est pas une si mauvaise idée après tout.

Comme une pensée après-coup, Kaiser ajoute que ce serait plus dommageable pour les relations déjà si mauvaises avec la Russie et il suggère en conséquence à l’administration Obama de pousser à un nouvel accord avec la Russie incluant une limitation des armements stratégiques, une politique de non-prolifération, une nouvelle « architecture de sécurité », et qui rétablirait le Traité sur les forces conventionnelles en Europe. Toutes ces questions exigeront un sérieux compromis de la part des Etats-Unis, ce qui serait merveilleux, mais jusqu’où et à quel ryhtme Obama peut-il aller sans provoquer la colère des faucons américains ? La réponse dépend infiniment du succès ou non d’Obama dans les 12 mois qui viennent dans le lointain Afghanistan. Ce qui dépend des Russes... Obama se voit ici aussi acculé dans un coin, cette fois russo-afghan.

La ligne habituelle dans des médias occidentaux est de mettre en garde contre « l’expansionisme russe », comme si la Russie n’avait aucun droit à exiger que ses frontières soient sûres et que ses voisins n’installent pas chez eux des missiles nucléaires pointés dans sa direction. À la Conférence sur la Sécurité la semaine dernière à Munich (MSC), le vice-président américain Joe Biden a tenté de prévenir [ses interlocuteurs] face à la notion de zone d’influence de la Russie (lire : il accepte cette notion à contrecoeur, et ne le dites à personne), promettant que le nouveau gouvernement du président Barack Obama continuerait à pousser l’OTAN à rechercher « une coopération approfondie » avec les pays qui nous sont proches (lire : l’Ukraine et la Géorgie ne recevront pas des invitations à se joindre à l’OTAN). Il a également dit que l’administration d’Obama souhaitait poursuivre le projet de système de défense de missiles, « en consultation avec nos alliés de l’OTAN et la Russie » et fournir la technologie nécessaire si elle n’est pas trop coûteuse (lire : « Peut-être que nous le ferons, ou peut-être pas. Je vous mets au défi de placer vos missiles à Kaliningrad [pointe avancée de la Russie sur l’Europe du nord] »).

« Aussi comment peut Obama peut-il concilier les deux objectifs comme renforcer la présence américaine en Afghanistan tout en limitant l’expansionism russe ? » demande l’analyste en stratégie George Friedman dans un autre éditorial du New York Times. Sa réponse (et je ne l’invente pas) est de « moins compter sur des troupes, et plus sur des opérations secrètes comme celles de la CIA. »

Les réalisateurs d’opérations secrètes agissent sans beaucoup de difficultés, comme nous le savons des films de James Bond, et ils peuvent repérer des camps d’entraînement de terroristes des Ben Laden, faire leur rapport à Scotty et — Boum ! Mission accomplie. Friedman, prenant une feuille parmi les gribouillis de Rumsfeld, explique que cela exigerait peu de forces et résoudrait le casse-tête des voies d’approvisionnements. Il remarque de façon justifiée que l’approche conventionnelle d’Obama de placer plus de troupes au sol est condamnée, mais plus de bombardements, d’espionnage et autres activités secrètes est difficilement une option crédible.

La seule véritable alternative au bourbier militaire actuel est de négocier avec les Talibans, ce qui sera probablement la nouvelle politique — en essayant de reproduire le « succès » irakien avec les Conseils du Réveil Sunnite. L’idée est d’offrir aux Talibans une part de pouvoir s’ils déposent les armes, permettant aux Etats-Unis de se concentrer sur l’élimination de leurs amis dans les « camps de terroristes » le long de la frontière du Pakistan. Ceci est décrié par les tenants d’une ligne dure comme une reculade. En tous cas, il est peu probable que les Talibans acceptent soudainement de s’entendre avec le détesté Karzai et les envahisseurs païens. De telles « coalitions » ne durent jamais longtemps sans qu’un des côtés ne soit éliminé. La comparaison avec l’Irak est celles des pommes et avec des oranges. Et les zones tribales ingouvernables à la frontière pakistanaise resteront ce qu’elle sont.

Les plans pour attaquer l’Iran paraissent risibles dans ce contexte. Circulent déjà des rumeurs selon lesquelles l’Iran commence à regarder d’un œil plus favorable les Talibans, ce qui signifie que les plans américains en Afghanistan dépendront de l’Iran aussi bien que la Russie. A propos de l’Iran, Biden a indiqué au MSC : « Nous utiliserons tous les éléments en notre pouvoir — militaires et diplomatiques, secrets et légaux, économiques et culturels. » Ali Larijani, porte-parole du parlement iranien, a pris bonne note du ton plus conciliant employé par Biden et a qualifié la décision d’Obama d’envoyer George Mitchell comme délégué au Moyen-Orient de « signal positif ». L’Iran attend maintenant un signal positif dans sa direction. Obama est là aussi acculé dans un coin. Cette fois-ci irano-afghan.

En dépit de toutes les marques de sympathie qu’Obama a reçue du monde entier, il est difficile d’interpréter n’importe laquelle d’entre elles comme un soutien aux politiques américaines, que ce soit de la part de ses alliés ou de ses ennemis. Rien n’a vraiment changé, si ce n’est que les problèmes existants ont empiré sur les fronts militaires comme économiques. Même la perspective de négociations sérieuses avec les Talibans, l’Iran et la Russie suscitent peu d’espoir. Les Etats-Unis vont devoir en rabattre sur tant de problèmes épineux que peu de gens escomptent que [ces négociations] aient lieu.

Tout ceci ressemble vaguement à la situation qui prévalait en 1961 lorsque le Président John F. Kennedy est arrivé au pouvoir. La conviction de beaucoup est qu’après avoir initialement proposé une escalade de la guerre au Vietnam, l’intelligent Kennedy ait bientôt réalisé son inutilité et devait inverser sa position et rapidement décider d’un retrait — jusqu’à son assassinat.

Beaucoup d’Américains appellent l’Afghanistan une guerre perdue et même Obama demande aujourd’hui une stratégie de sortie avant que plus de troupes ne soient envoyées, tout comme les Démocrates le faisaient dans les années 60. La seule porte de sortie de son dilemme avec les Russes, les Iraniens et les Afghans est de revenir sur son engagement imprudent et d’en finir immédiatement avec la guerre.

Trompez-moi une fois, la honte sur vous ! Trompez-moi deux fois, la honte sur moi !

Eric Walberg -  

12 février 2009 - Al Ahram weekly - Vous pouvez consulter cet article ici : http://weekly.ahram.org.eg/2009/934... Traduction de l’anglais : Claude Zurbach

http://alternatives-international.net/article2982.html

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04/03/2009

n°244 - dossiers de l'Afghanistan -du 02-03 - Début-: Tous ces mensonges sur comment la guerre est menée découlent des mensonges initiaux quant au pourquoi de cette guerre.


n°244 - dossiers de l'Afghanistan -du 02-03 - Début-: Tous ces mensonges sur comment la guerre est menée découlent des mensonges initiaux quant au pourquoi de cette guerre.



dossiers de l'Afghanistan              n°244 du 02-03

C.De Broeder & M.Lemaire                                                                             



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Sommaire :  

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Le secret et le contrôle total de l’information sont devenus la politique officielle du gouvernement Harper.

1-2 Tous ces mensonges sur comment la guerre est menée découlent des mensonges initiaux quant au pourquoi de cette guerre.

2 Les Brèves

2-1 Inculper Bush et Cheney ? Oui, mais surtout Tony Blair !

2-2 Le cercle de feu vu de Washington.

2-3 Une "mini-guerre civile" entre Britanniques.

2-4 Les USA ne paieront pas plus que le "raisonnable" pour rester au Kirghizstan.

2-5 Les USA à la recherche de voies de ravitaillement...  

2-6 Guantanamo : Les Brèves

2 Binyam Mohamed de retour de Guantanamo, parle de cauchemar.

3-1 Alain Jules : Buch- Rumsveld- Rice : Tous coupables.

3-2 Les incertitudes de la stratégie US.

Suite

3-3 Ramzy Baroud : Un nouveau cauchemar pour Obama.

3-4 T. Hocine : La guerre en Afghanistan.

3-5 Guantanamo : Les dossiers

1 Cinq anciens du camp de Guantanamo innocentés en appel à Paris.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Afghanistan : La guerre de Georges Bush.

4-2 Mettons fin à la guerre en Afghanistan !

Fin

4-3 Le criminel de guerre George W. Bush n'est pas le bienvenu au Canada !

9-4 Les Avocats contre la guerre: Bush doit être interdit de séjour au Canada ou traduit en justice.

4-5 Jean-Luc- Melenchon : La guerre en questions ?



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Le secret et le contrôle total de l’information sont devenus la politique officielle du gouvernement Harper.

Sur les questions de guerre et de "défense", alors que chaque demande d’accès à l'information doit maintenant être approuvée et traitée par un groupe spécial relevant du Bureau du Premier ministre. Récemment, cette politique a empêché des journalistes d'enquêter de manière approfondie sur les problèmes de santé mentale qui affectent les soldats canadiens qui reviennent d'Afghanistan et les anciens combattants canadiens en général. Même les résultats du recrutement mené par les Forces canadiennes sont maintenant considérés comme des informations sensibles, alors que la publication des chiffres pour 2007-2008 a été retardée pendant des semaines!

Mettons fin à la guerre en Afghanistan !

Rapatrions les troupes canadiennes maintenant !

http://storage.paxchristi.net/PUBLIC/2008-0716-fr-gl-PB.pdf


1-2 Tous ces mensonges sur comment la guerre est menée découlent des mensonges initiaux quant au pourquoi de cette guerre.

Le 19 juin dernier, le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) a publié un rapport intitulé A Pipeline Through A Troubled Land, Afghanistan, Canada, and the New Great Energy Game (dont il existe un résumé en français intitulé L’Afghanistan et la nouvelle « guerre » de l’énergie). Ce rapport soulève de graves questions quant au rôle des Forces canadiennes en Afghanistan pour « sécuriser » le tracé du futur gazoduc « Turkménistan-

Afghanistan-Pakistan-Inde » (TAPI) qui doit traverser la province de Kandahar.

Au cours des dernières décennies, l’intérêt des Occidentaux en Afghanistan a toujours été de contrôler les lignes d’approvisionnement en énergie.

Toutes les décisions politiques majeures, de l'appui aux Moudjahidins aux applaudissements lors de la prise du pouvoir par les Taliban en Afghanistan, et maintenant le soutien au nouveau gazoduc TAPI, ont toujours été fondées sur le besoin de contrôler la distribution du pétrole et du gaz de la Mer Caspienne en empêchant les concurrents potentiels, la Russie, la Chine et l'Iran, de le faire. Les sociétés canadiennes du pétrole et du gaz seront appelées à jouer un rôle dans la construction de ce nouveau gazoduc.

Non seulement le gouvernement Harper a-t-il engagé le Canada à être en Afghanistan jusqu'en 2011 – un engagement militaire plus long que ceux des deux guerres mondiales – ses dépenses militaires se chiffrent actuellement à plus de 50 millions de dollars par jour et il cherche à les augmenter encore bien plus – à raison de 490 milliards au cours des prochaines vingt années !

http://storage.paxchristi.net/PUBLIC/2008-0716-fr-gl-PB.pdf 



2 Les Brèves

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Inculper Bush et Cheney ? Oui, mais surtout Tony Blair !

Faut-il mettre l’ancien président américain George W. Bush et son vice-président Dick Cheney devant les tribunaux pour crimes de guerre comme le réclament un certain nombre de juristes et législateurs américains ?

Lyndon LaRouche estime qu’il faut surtout les poursuivre pour « entente avec une puissance étrangère », c’est-à-dire le gouvernement britannique de Tony Blair dans des actes qui sont l’équivalent de « haute trahison ».

« L’institution présidentielle américaine ne doit pas subir n’importe quelle sorte de poursuite. Ce serait dangereux. Cela voudrait dire que les Etats-Unis seraient réduits à un système de démocratie parlementaire, ce qui serait un désastre complet. Vous pouvez poursuivre le président pour des politiques qui avoisinent les crimes et délits graves, mais on ne peut pas poursuivre l’institution de la présidence elle-même », expliquait LaRouche.

« Si vous voulez poursuivre Bush et Cheney, toutes les bases sont là pour le faire. Poursuivez-les pour leurs crimes commis en fonction sans oublier Tony Blair, le premier ministre de la Grande Bretagne qui doit également être poursuivi. Les crimes les plus graves commis par Bush et Cheney pendant leur gouvernement commencent avec la guerre d’Irak, des crimes commis en collusion avec une puissance étrangère, la Grande Bretagne. Poursuivons donc Bush et Cheney en tant que complices de Tony Blair. Sous Bush et Cheney, la présidence américaine a été rendue prisonnière de l’Empire britannique, et c’est un crime suprême, un crime équivalent à de la haute trahison. »

« Les charges contre Bush et Cheney doivent donc être qualifiées d’actes équivalents à la haute trahison. Ils ont induit les Etats-Unis dans une guerre sur la base de mensonges, des mensonges qui furent pour l’essentiel concoctés en Angleterre, par ceux du 10, Downing Street, dans le bureau du premier ministre Tony Blair. La mort du Dr David Kelly est une des affaires centrales à examiner dans le contexte de poursuites appropriées de Bush, Cheney et Blair. »

http://www.alterinfo.net/Inculper-Bush-et-Cheney-Oui,-mais-surtout-Tony-Blair-!_a29974.html


2-2 Le cercle de feu vu de Washington.
L’émissaire américain pour l’Afghanistan, Richard Holbrooke, qui vient  de boucler sa première tournée en Asie du Sud, juge que les Etats-Unis, l’Inde et le Pakistan étaient « confrontés à la même menace » émanant d’organisations terroristes.
« Pour la première fois en 60 ans, depuis l’indépendance, votre pays (l’Inde), le Pakistan et les Etats-Unis sont tous confrontés à un ennemi qui fait peser une menace directe sur nos gouvernements, nos capitales et nos populations », a déclaré M. Holbrooke après s’être entretenu avec le ministre indien des Affaires étrangères, Pranab Mukherjee, avant de repartir à Washington. L’émissaire américain pour le Pakistan et l’Afghanistan a passé toute la semaine dernière à Islamabad et à Kaboul avant de se rendre en Inde, dimanche soir, une tournée d’« information » en Asie du Sud dans le cadre de la nouvelle approche voulue par le président Barack Obama pour combattre les talibans et Al Qaïda, notamment sur la frontière pakistano-afghane, la ligne de front dans la « guerre contre le terrorisme ». M. Obama, qui en a fait une des priorités de son mandat, a promis une nouvelle approche dans la lutte contre l’insurrection en Afghanistan, en la liant notamment à celle contre leurs bases arrières et celles d’Al Qaïda dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan. New Delhi considère le Pakistan comme « l’épicentre du terrorisme » mondial et accuse les services de renseignement pakistanais d’avoir trempé dans la préparation des attentats de Bombay du 26 au 29 novembre 2008 (174 tués, dont 26 étrangers et neuf assaillants). Islamabad a admis, jeudi, que ces attaques avaient été « en partie » ourdies sur son sol et a engagé des poursuites judiciaires contre huit « cerveaux et organisateurs », dont six sont déjà en détention préventive. Des mesures jugées « positives » par New Delhi, qui a cependant exigé du Pakistan qu’il « démantèle les infrastructures terroristes » sur son territoire.

23-02
http://www.elwatan.com/Le-cercle-de-feu-vu-de-Washington


2-3 Une "mini-guerre civile" entre Britanniques.

Les soldats britanniques engagés en Afghanistan sont confrontés à ce que des officiers qualifient de "mini-guerre civile surréaliste" les mettant aux prises à des jeunes venus de Grande-Bretagne soutenir les résistants, rapporte The Independent. "Les communications entre talibans qui ont pu être interceptées montrent que des djihadistes britanniques, certains parlant avec un accent des West Midlands, sont actifs dans la province d'Helmand et ailleurs dans le sud de l'Afghanistan", explique le quotidien, qui s'appuie sur un document d'une agence de sécurité officielle.
"Le document affirme que le nombre de jeunes musulmans britanniques 'qui semblent être des djihadistes engagés' et voyagent pour commettre des violences extrémistes a augmenté, le Pakistan et
la Somalie étant les destinations les plus fréquentes", ajoute le journal.

Dans les communications de leurs adversaires qu'interceptent les forces britanniques, les combattants qui soutiennent les talibans parlent pachto, ourdou ou pendjabi mais se mettent souvent à parler anglais.

26-02

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=95042


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