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17/09/2012

Subject: n°13 - Dossiers du 11-09 16-09 --:11 Septembre : La terreur médiatique.

Dossiers du 11-09

n°13 - 8- 16-09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

11 Septembre : La terreur médiatique.

Comment, en 3 constatations, le sujet du 11 septembre est confirmé comme étant le tabou indépassable des médias Français, 11 ans après les fait.

1ère constatation : Le 11 septembre n'est plus abordé dans les médias en temps que tel, mais indirectement par son produit dérivé, le conspirationnisme.

C'est en fait le symptome de la peur que produit encore le sujet sur les médias en France. L'aborder directement revient en fait à admettre que la version officielle peut se discuter, ce qui est la chose à éviter. Donc pour disqualifier ceux qui irrémédiablement continue à en douter tout en ne prenant pas le risque de l'enquête sérieuse sur les faits, appellent à grand renfort l'analyse psychopathologique des conspirationnistes, ce qui revient donc à aborder le thème sous l'angle de la folie, permettant de dénier par essence même la possibilité de tout argumentaire rationnel de la part de ceux qui doutent. 

Ça a été donc l'objet de la série de l'été de Médiapart, "enquête sur les théories du complot". En fait, une analyse sous l'angle de la psychiatrie faite par le biologiste Nicolas Chevassus-au-Louis, agrémenté de vidéos de sociologues universitaires pour la caution scientifique. Cette série a été l'objet d'un nombre impressionnant de commentaires, pour la plupart négatif, et suivi d'une mise au point devant le tollé suscité auprès des abonnés Mediapart dont je faisaitparti. Le principal reproche étant pour Médiapart qui se définit comme un média indépendant d'investigation, d'avoir livré là une analyse sur la base de fait pris pour argent comptant, tout en assumant de refuser d'y apporter la moindre vérification factuelle au moyen d'une véritable enquête.

2ème constatation : après avoir défendu la même position pendant 11 ans, la presse a toujours à coeur de nous rappeler qu'elle croit sans réserve à la version officielle, comme si on ne le savait pas.

Ansi donc, pour Paul Jorion qui l'écrit dans son Blog "Or, dans ce cas–ci, la version officielle me semble, jusqu’à preuve du contraire, complète et cohérente."

Médiapart y va également de sa conviction profonde

"nous pensons que les attentats du 11 Septembre ont été organisés par les islamistes du groupe de Ben Laden, comme le décrit le rapport de 2004 de la Commission nationale d'enquête sur les attentats contre les Etats-Unis. Ce fait nous semble aussi avéré que l'innocence du capitaine Dreyfus."

C'est un moment excellent pour résumer cette version officielle, complète et cohérente telle quelle. 

Le 11 septembre 2001, 19 musulmans arabes pirates de l'air, commandés par leur chef - sous dyalise - Oussama Ben Laden depuis sa grotte ultramoderne, ont réussi à l'aide de simples cutters à déjouer le système de défense militaire le plus sophistiqué du monde à 4 reprises dans la même journée.

A l'aide de 2 avions de ligne, ils ont réussi à faire tomber 3 immeubles (WTC 1, 2 et 7) sur leur propres empreintes, et à une vitesse proche de la chute libre.

Alors que - selon le NIST - les feux ont été suffisant pour affaiblir l'acier des structures et provoquer la chute des tours, dans les heures qui ont suivi, les enquêteurs ont retrouvé dans les décombres du WTC le passeport à peine abimé de l'un des pirates de l'air.

Au terme d'une accrobatie aérienne exceptionnelle, un avion est allé s'écraser sur le pentagone, l'un des immeuble les plus gardé des états unis. Malheureusement et malgré la centaine de caméra de surveillance pointée sur le bâtiment à ce moment là, il n'existe aucune image montrant la présence d'un avion avant et pendant l'impact. L'absence de débris - notamment des réacteurs avec des parties en titane, de bagages, et même des boites noires - s'explique par le fait que l'avion se serait entièrement volatilisé durant l'impact, sans laisser d'autres traces et une pelouse quasi intacte.

Les passagers d'un 4ème avion ont passé des appels téléphoniques pendant plusieurs minutes, alors qu'ils étaient en vol et sous la menace des terroristes, et avec de simples téléphones portables. Ces appels sont les seuls éléments permettant d'attester de manière indiscutable de la présence de pirates de l'air dans les avions. Par la suite, ce 4ème avion est allé s'écraser en étant entièrement absorbé par le sol, et là également on ne retrouva ni corps, ni débris, ni boite noire.

 Suite à quoi, après avoir échappé pendant plus de 10 ans à la vigilance du réseau militaire le plus important du monde, Oussama Ben Laden a finalement été localisé dans une maison situé à 500 mètres d'installation militaire. Lors d'une opération commando ou Ben Laden a résisté (ou pas ?), il a finalement été tué sans que l'on puisse lui poser la moindre question sur son implication dans les évènements du 11 Septembre 2001, et son corps fut immédiatement jeté dans l'océan.

Voilà donc ce à quoi on est prié de croire sans réserve.

3ème constatation : Pour être invité dans les médias, il faut croire sans réserve à la version officielle du 11 Septembre, et surtout l'écrire

Médiapart, Jorion, il s'agissait jusqu'alors de rares ilôts médiatiques qui n'avaient pas pris position sur le 11 Septembre. Voilà qui est fait, et dans la plus parfaite doxa. M. Plenel et Jorion peuvent maintenant souffler : ils continueront à être reçus à la télévision. 

Ainsi donc, il ne reste plus qu'à Fakir et Acrimedd'aller dans le même sens pour que la totalité des médias établis en France - sans exception - aient dans un touchant ensemble la même position sur le sujet.

Et c'est là le fait essentiel de ces papiers qui sont paru cet été sur le 11 septembre, ce sont des passages obligés pour être accepté dans le milieu médiatique. Car entre le point de vue indigeant de Médiapart et de Paul Jorion, conforme en tout point à la doxa officielle, et celui de Frédéric Lordon qui de manière très subtile en dénonce les ficelles, quelle est la différence ? Médiapartrepresenté par EdwyPlenel et Jorion sont des personnalités qui courent les médias, en vivent, alors que FredericLordon les fuient en refusant pratiquement toutes les invitations qui lui sont faites. 

Je serai tenté de conclure que la croyance que l'on a sur les causes réelles et complètes des évènements du 11 septembre 2001 est structurellement lié à sa position sociale, et à sa dépendance à l'industrie médiatique. Pour le dire plus simplement, dès lors que l'on vit par et pour les médias, on est automatiquement convaincu que le 11 septembre est exclusivement le fait de la nébuleuse Al Quaeda et de son chef Oussama Ben Laden, à l'exclusion de toute complicité ou complaisance extérieure.

Cela discrédite donc totalement n'importe quel média ou personne médiatique à évoquer le 11 septembre sous l'angle "conspirationnistes", et j'invite d'ailleurs tout lecteur abonné à tel ou tel média qui se fourvoierai dans cette voie à s'en désabonner, ne voulant pas cautionner ce discours de lâcheté consistant à répêter inlassablement "circulez, il n'y a rien à voir".

références : 

Mediapart : Enquête sur les théories du complot : en réponse aux commentaires (accès payant) 

Analyse de la série de Mediapart par l'association Reopen911 

Blog de paulJorion : PIQÛRE DE RAPPEL : Complots et thèse du complot

FredericLordon, la pompe à Phynance : Conspirationnisme : la paille et la poutre probablement ce que on peut lire de plus intelligent sur le sujet depuis bien longtemps


1-2 "Ben Laden, storytelling et démocratie"

http://11septembre2001.blogspot.be/2012/08/ben-laden-storytelling-et-democratie.html

 


1-3 Vidéo du 11 Septembre :

Les avions magiques du 11-Septembre

http://www.reopen911.info/video/un-instructeur-pilote-de-voltige-questionne-le-scenario-du-11-septembre.html

 


1-4 VIDEO : Afghanistanmy love 1

http://www.dailymotion.com/video/xl0jvb_afghanistan-my-love-1_news

 


1-5 VIDEO : 11-Septembre : Il faut écouter April Gallop.

ParReOpen911

Voir la vidéo sur le site d'origine:  http://www.dailymotion.com/video/xt1hcp_11-septembre-il-faut-ecouter-april-gallop_news

April Gallop travaillait pour le Département de la Défense américain. Le 11-Septembre, elle et son bébé ont survécu de justesse à l’attaque contre le Pentagone. Bien qu'elle se soit trouvée à moins de 15 mètres du point d'impact, et qu'après s'être dégagée du tas de débris, elle soit ressorti avec son enfant par le trou dans le mur du Pentagone, April Gallop n’a jamais constaté ni débris d’avion, ni siège, ni bagage, ni aucune trace des dizaines de milliers de litres de kérosène que contenait le Boeing 757 de la version officielle. Le témoignage très détaillé d’April Gallop est fondamental dans le sens où il corrobore, en fait, les principales observations que tout citoyen est en mesure de faire par lui-même lorsqu’il lorsqu’il s’affranchit des oeillères idéologiques qui lui ont été installées depuis 11 ans.

 


1-6 11 septembre - Nous exigeons une nouvelle enquête -

Le 11 septembre fut un coup monté

VIDEO by Architects and Engineers for 9/11 Truth - http://www.informationclearinghouse.info/article32279.htm

 Comme des millions de personnes aux États-Unis et dans le monde, nous exigeons une nouvelle enquête indépendante sur l'effondrement des trois édifices du «World Trade Center» de New York le 11 septembre 2001 - Contactez «Architects and Engineers for 9/11 Truth» (Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre) - www.ae911truth.org/ Nous vous demandons de diffuser la vidéo «11 septembre 2001- Des preuves explosives - Des experts se prononcent», dans lequel plus de 40 experts en architecture de gratte-ciel, en ingénieriede structures, en métallurgie, en chimie, en physique, en explosifs, en démolition contrôlée échangent leurs connaissances professionnelles et leurs opinionssur les événementsdu 11 septembre 2001. De plus, 8 experts en psychologieexpliquent pourquoi les personnes éprouvent beaucoup de difficulté à accepter les preuves de la destruction des trois gratte-cieldu World Trade Center par démolition contrôlée.

 



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire

Depuis de nombreuses années en France, la remise en cause des explications officielles sur les attentats du 11 septembre 2001 est devenue un sujet tabou et assure à celui qui l’aborde de se faire cataloguer à l’extrême droite tant l’accusation, ajoutée à celle d’antisémitisme, a régulièrement servi dans les médias à empêcher un réel débat d’avoir lieu. Ce genre de cliché vient de valoir à René Balme, maire de Grigny et membre du Parti de gauche, de se faire traiter de conspirationniste rouge-brun dans une poussée de maccarthysme de Rue89 à la veille des élections législatives. Outre son déroulement, c’est la place de cet événement dans la politique néolibérale dont l’analyse a été évacuée par ce chantage.

Lisez cet article sur le Blog ReOpen

911 http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

3-1 Alan Sabrosky :  « Les attentats du 11 septembre furent principalement l’œuvre du: Mossad et des réseaux sionistes établis aux États-Unis »
nb

En France, des voix se sont élevées pour affirmer que les menées du lobbying sioniste sont « une menace réelle pour la souveraineté nationale ».

Aux Etats-Unis, nombre de militants de poids pensent que l'arrêt de l'expansion d’Israël et le retrait des territoires occupés sont « une question d’intérêt national »…

Dans ces deux pays pourtant, l'asservissement à l'entité sioniste est persistant et sans retenue. 

Mais comment les agissements des sionistes arrivent-ils à subjuguer autant d'intervenants et de décideurs dans les sphères de la politique, des médias, de la culture, des affaires ? Que l'on me permette de reprendre ce que j'ai écrit antérieurement : « si l’influence du mouvement sioniste est opérante au plus haut point, c’est parce qu’elle est perçue et accueillie favorablement, parce qu’elle s’accorde avec les intérêts bien compris de l’Occident. En somme, la politique de Washington concernant la Palestine s’avère être l’œuvre du Pentagone et des affairistes de l’armement autant que et parallèlement à celle des officines sionistes. A cela il faut s’empresser d’ajouter le rôle joué par les chrétiens sionistes dans la prééminence accordée historiquement à Israël dans le champ politique officiel des Etats-Unis ». (1) Tenons-nous ici à l'emprise des lobbys. 

L'emprise des lobbys sionistes 
Le sionisme influence de manière directe et flagrante l’ensemble de la politique étasunienne au Moyen-Orient. On se rappelle de l'interrogation d’Avnery : « Est-ce le chien qui remue la queue ou la queue qui remue le chien ? ». (2) Sous Clinton, Bush et Obama, les exigences de l'Etat juif ont toujours triomphé, même les plus délirantes. Si le travail de nettoyage ethnique se poursuit sans aucune retenue ni contrainte, c’est bien en raison du soutien immoral de l’allié étasunien (en plus de l’appui au moins silencieux de l’Europe). Bush, débordant de ferveur, avait « promu le lobby israélien, ou du moins sa branche la plus active, aux plus hauts échelons des cercles de décision de l’administration. […] Les néoconservateurs américains sont tous des membres du Likoud ». (3) Les sionistes, soucieux de maintenir leur hégémonie régionale au Moyen-Orient, ont joué un rôle déterminant dans la dévastation funeste de l’Irak. C'est eux qui dictent, à un degré ou à un autre, la politique agressive concernant l’Iran et la Syrie. Hier, ils faisaient pression sur l’administration Obama pour qu’elle assure en Egypte une « transition ordonnée » de l’après-Moubarak. Aujourd'hui, avec un aplomb cynique, Clinton ose demander au nouveau président de maintenir le blocus sur Gaza. Quant au candidat Romney, qui a perdu toute notion de l'honneur, il a déclaré que se sont « les différences culturelles » qui expliquent la disparité de niveau de vie entre Israël et les Palestiniens… 

Si les pseudos négociations successives avec les Palestiniens, n'ont jamais eu la moindre signification, c'est « parce qu’aucun président [étasunien] n’a voulu payer le prix politique intérieur nécessaire pour forcer Israël à se retirer des territoires occupés, d’autant plus qu’ils savaient que leurs efforts seraient contrecarrés par l’écrasante majorité des deux chambres du Congrès quelle que soit leur affiliation politique, de même que par les médias qui sont aux mains des sionistes ». (4) Du reste, de tels pourparlers n'ont aucune chance d'aboutir aussi longtemps qu'ils sont pensés en termes politiques et non en termes de droit international. Le problème est mis au rancart en alternance : avant les élections, en raison de l'agitation fougueuse des préparatifs ; au cours de la campagne électorale, à cause de l'état de focalisation générale ; après les élections, parce qu'on a d'autres chats à fouetter… et ainsi de suite jusqu'à l'infini. Aucune issue n'est envisagée, le processus d'expropriation suit son cours et les colons déploient leurs implantations à qui mieux mieux, rendant chaque fois une partie du territoire de Palestine définitivement sioniste. 

Obama qui a recueilli 61 % des voix des électeurs juifs ne voudrait pour rien au monde voir ce pourcentage diminuer, d'où son empressement à servir la bonne cause. Du reste, il est tenu de « rembourser » le crédit qui lui a été accordé et sans lequel sa victoire en 2008 n'aurait pas été possible. « S'il est vrai que le Congrès étasunien est contrôlé par le lobby israélien, alors ce lobby est contrôlé par le gouvernement israélien qui est lui-même contrôlé par les colons. Et donc les colons peuvent faire tout ce qu’ils veulent : construire de nouvelles colonies et agrandir celles qui existent, ignorer la Cour Suprême, donner des ordres à la Knesset et au gouvernement, attaquer leurs voisins chaque fois que ça les tente, tuer les enfants arabes qui jettent des pierres, déraciner les oliviers et brûler les mosquées ». (5) Notons, pour nuancer le propos, que nombre de lobbyistes ne sont pas d'accord avec la politique actuelle d'implantation et d'expansion : ils veulent par-dessus tout renforcer la sécurité d'Israël, craignent qu'un Etat malveillant et raciste soit exécré de par le monde… 

« Mais qui sont donc ces chiens de garde du sionisme, avec collier, bave et crocs ? ». (6) 
En France, les supporters d'Israël, qui sont supposés agir dans l’ombre, s'affichent au grand jour et interviennent tous azimuts. Les uns ont leurs entrées à l'Elysée et sont abondamment médiatisés (Finkielkraut, Bruckner, Lellouche, Attali, BHL…) ; les autres sont des artistes connus (Attal, Arditi, Boujenah…). Nombre d'entre eux occupent des postes clés, comme ces députés adhérents au Groupe France-Israël. 

Quant aux grands commis de l'Etat et autres politiques qui s'évertuent à être « israélo-compatibles », ils sont bien contents de prendre part au buffet annuel du CRIF. Cette coterie, qui prétend représenter la communauté juive, n’est en réalité qu’une représentation diplomatique de l’État colonial. Elle délivre des certificats de bonne conduite à ceux qui montrent patte blanche et clament leur soutien indéfectible au projet judéo-sioniste. 

Aujourd'hui, avec Fabius au Quai d'Orsay, Valls à l'Intérieur, Moscovici aux Finances, Kouchner à l'ONU [Haïti ?]... Hollande est décidément pris en tenailles par des sionistes exaltés, impénitents et sans vergogne. Tout se passe comme si la double allégeance était entrée dans les mœurs. Selon Blanrue, « ce n’est pas la tendance gauche ou droite qui prime, mais le fait que tel politicien est clairement identifié comme sioniste. […] Sarkozy n’a jamais caché qu’il allait mettre Israël au centre de tout ; et la France au service du projet unipolaire des Etats-Unis. Il a laissé entrevoir, bien avant d’être candidat, qu’il se consacrait au lobbying en faveur d’Israël ». (7) 

La plupart des politiques français sont pro-israéliens, mais un certain DSK est allé très loin en déclarant en 1991 : « dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël ». (8) Il a également déclaré, en 2003, dans Tribune Juive : « Chaque matin, je me lève en me demandant comment être utile à Israël »… (9) Voici un personnage – par la suite candidat à la présidence – qui déclare sans ambages que les intérêts de tel pays étranger constituent la motivation principale de sa carrière politique ; il sait que personne ne va s'en offusquer. Et comment, une fois élu président, aurait-il pu servir l'Etat juif ? Mais tout simplement en consentant avec zèle à ses diktats, en s'impliquant dans ses desseins hégémoniques et ses agissements criminels, en prenant parti contre le peuple palestinien spolié. « La France est méconnaissable ! Toutes ses valeurs, toutes ses traditions, tous ses idéaux, tous ses Droits de l'Homme, sont piétinés… ». (10) 

Les partis politiques français ne sont pas en reste de signes d'allégeance. Le Front national, par exemple, n'a pas hésité à présenter un candidat franco-israélien dans la 8e circonscription des Français de l'étranger (bassin méditerranéen). « Se définissant comme un "juif de la Halakha" [loi juive], Michel Thooris, fonctionnaire de police fondateur du syndicat Action Police faisait ami ami avec les miliciens du Bétar et de la Ligue de Défense Juive ». (11) Il est vrai d'ailleurs que l'entité sioniste a toujours cherché le soutien de l’extrême droite européenne – des populistes islamophobes de l’UDC suisse aux fascistes suédois, y compris ceux qui ont un passif nazi ou antisémite avéré. 

Les choses sont en train de prendre une tournure alarmante : le lobby israélien se démène pour faire passer la loi appelée « Martin Luther King ». Sur ce point, Blanrue écrit : « Cette loi, qui est en gestation, vise à assimiler légalement l’antisionisme à l’antisémitisme. Si cette loi passe, cela veut dire qu’en France, l’antisionisme sera considéré comme un délit. Critiquer Israël pourra vous conduire en prison. C’est très grave. C’est l’Union des patrons juifs de France (UPJF), qui soutient ce projet de loi transmis à tous les députés français. C’est le plus fort syndicat sioniste de France ». (12) 

Que dire de la création en février dernier du « parlement juif européen », dont les 120 membres ont été élus par des internautes ? Il ne s'agit pas d'un canular. Courroucé, le porte-parole de l’Union Juive française pour la Paix en dit ceci : « Cette histoire de parlement est un nouvel épisode du chantage permanent à l’exception juive, parce que l’antisémitisme, parce que la Shoah, parce qu’Israël. Que l’Union européenne fasse siéger non un conseil représentatif des Juifs d’Europe (qui n’a pas lieu d’être), mais un assez misérable lobby du sionisme en grande pompe dans son siège même, dit à quel niveau d’aplatissement devant Israël l’institution en est arrivée ». (13) Pendant qu'on y est, pourquoi les Musulmans ne créeraient-ils pas un « parlement islamique européen », eux qui sont victimes d'un racisme morbide et d'une flopée de préjugés ? Après ce serait le tour des Noirs, des ROM, des Rapatriés, des Bretons… 

Mensonge et travestissement de la réalité 
Israël roule à tombeau ouvert, chacun en convient. Colonisation galopante, démolition de maisons et arrachage des arbres, déni d'accès à l'eau, emprisonnement inhumain de résistants, torture d'enfants, système d'apartheid et agressions quotidiennes, recours aux armes interdites par les conventions de Genève, non application des résolutions votées par l’ONU, assassinats en catimini, manipulations et intimidations partout dans le monde... La liste des crimes et exactions est notoirement longue. 

Qu'importe, la vérité historique est négligeable, seul compte l'utopie sioniste. Il s’agit de marteler sans répit : « Palestiniens terroristes », « une terre sans peuple », « territoires contestés » (surtout pas occupés), « Hamas ne veut pas la paix »… L’argument massue « Israël une démocratie » est démenti quotidiennement par les faits (rappelons-nous la déportation en juin dernier des demandeurs d’asile africains), mais répété des centaines de fois, il finit par s’imposer. L'anesthésique médiatique marche à merveille. Désormais le monde consent à la vision israélienne du drame palestinien : il est question non pas d'une force d'occupation et d'un peuple spolié, mais de deux parties « en conflit » – lequel conflit se ramène progressivement à une simple question humanitaire. 

Le sionisme travaille à pervertir les faits, à manœuvrer l’opinion publique.
Dans la guerre de propagande, il n’a jamais cessé d'innover, d’acquérir toujours plus de vigueur et d'habileté. Un câble a été transmis en décembre 2010 aux ambassades de l'Etat juif dans dix pays européens. Il ordonne de trouver rapidement un millier de personnes qui agiront en amis d’Israël. « Elles devront être recrutées parmi des journalistes, universitaires, étudiants et militants soit juifs soit chrétiens. Elles seront informées par des fonctionnaires israéliens pour intervenir en faveur d’Israël par des articles, lettres et interventions dans des assemblées publiques ». (14) 

Les profondes manipulations idéologiques, les mensonges variés ont eu des conséquences inattendues. En France, par exemple, les profanations de tombes sont en grande majorité perpétrées dans des cimetières chrétiens ou musulmans, mais les médias pervertissent sciemment la réalité en se focalisant sur les tombes juives. De même faut-il évoquer « l’imposture de ce juif rescapé d’Auschwitz, Herman Rosenblat qui a fait pleurer dans les chaumières sur son histoire d’amour alors que tout cela n’était que fabulation ». (15) Quant aux « agressions antisémites » qui soulèvent l'indignation empressée des officiels, nombre d'entre elles sont fondées sur de simples mensonges. (16) 
Le statut de victime, entretenu par les média-menteurs, a permis aux conquérants juifs de passer outre les lois internationales, de se moquer des actions de protestation. L’idée trompeuse, bien incrustée dans les esprits, de « la terre promise par Dieu à Israël » continue de sévir parce que justement les sionistes détiennent ces médias. Alan Hart (auteur de « Zionism, The Real Enemy of the Jews») écrit : « Le plus grand de tous les mensonges de la propagande sioniste est celui qui affirme qu’Israël est en danger constant d’anéantissement, que ses juifs seraient jetés à la mer ». (17) Chacun est à même de comprendre que l’entité censée être en danger est une puissance nucléaire, fabrique des drones, des blindés, des satellites, des bombes atomiques… Mais les clairons de l'intoxication agissent directement sur le subconscient ; et voilà qu'on se met à croire que le pot de fer est menacé de mort par le pot de terre. Il doit bien y avoir des moments où les manipulateurs doivent pouffer de rire. 
Rudi Barnet se met ironiquement dans la peau d'un israélien : « Une de nos grandes forces a été de parler de paix depuis 60 ans, de proposer des négociations, d'afficher une volonté de solution pacifique... tout en continuant notre expansion territoriale. Nous sommes les rois du "faire traîner", les experts du piétinement ! » (18) Le mouvement judéo-sioniste, fort du soutien inique des Occidentaux, se complait désormais dans la posture du « chien enragé » (Moshé Dayan). C'est l'objet du prochain article. 
Thami BOUHMOUCH 
Août 2012 
Professeur Université AïnChock Casablanca 
http://bouhmouch.blogspot.com<http://bouhmouch.blogspot.com/> 
(1) T. B., Judéo-sionisme : lorsque la mystification devient vérité, in : http://bouhmouch.blogspot.com/2011/09/judeo-sionisme.html septembre 2011. 
(2) Cf.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-queue-ne-remue-pas-le-chien-97483 
(3) Kathleen Christison,
http://www.legrandsoir.info/Les-USA-sont-au-service-d-Israel-au-Moyen-Orient-Counterpunch.html février 2011. 
(4) Jeffrey Blankfort,
http://www.legrandsoir.info/Israel-est-la-menace-la-plus-immediate-au-futur-de-notre-planete-Dissident-Voice.html octobre 2010. 
(5) Uri Avnery,
http://www.legrandsoir.info/Les-colons-font-tout-ce-qu-ils-veulent-au-pays-des-colons.html avril 2011. 
(6) DR,
http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-de-boycott-des-produits-israeliens-106257420.html juin 2012. 
(7) Paul-Éric Blanrue (interview),
http://www.silviacattori.net/article872.html juin 2009. 
(8) Cité par Diana Johnstone,
http://www.legrandsoir.info/La-gauche-francaise-devrait-voir-le-bon-cote-des-choses-Et-ne-pas-pleurer-Strauss-Kahn.html mai 2011. 
(9) Cité par Eva R-sistons,
http://r-sistons.over-blog.com/article-dsk-une-catastrophe-pour-la-gauche-et-pour-la-france-eva-r-sistons-dossier-57887874.html février 2010. 
(10) Eva R-sistons,
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/20-categorie-10550742.html Janvier 2011. 
(11) Bakchich,
http://www.alterinfo.net/Le-Front-la-joue-communautaire-en-Israel_a78485.html juin 2012. 
(12) Paul-Éric Blanrue, op. cit. Je souligne. 
(13) Cf.
http://www.ujfp.org/spip.php?article2212 février 2012. 
(14) ManlioDinucci,
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22262 décembre 2010. 
(15)
http://effondrements.wordpress.com/2012/07/28/comment-francois-hollande-est-soumis-pieds-et-mains-lies-au-lobby-sioniste-franc-maconnique/ 
(16) Cf.
http://judeologie.com/2012/07/12/fausses-agressions-antisemites/ 
(17) Alan Hart,
http://www.alterinfo.net/Le-sionisme-demasque-un-conte-de-fees-qui-est-devenu-un-cauchemar-terrifiant_a42775.html février 2010. 
(18) Rudi Barnet,
http://michelcollon.info/Tout-va-bien-Aux-defenseurs-du.html février 2012. 



3-2 belga.be © & afp. : Pas de poursuites contre la CIA pour la mort de détenus.

Les Etats-Unis ont mis fin à l'enquête sur la mort de deux personnes détenues dans des prisons secrètes de la CIA après le 11-Septembre et décidé de renoncer à des poursuites, a annoncé jeudi le ministère de la Justice.

"Le ministère renonce à des poursuites car les preuves recevables (devant un tribunal, ndlr) seraient insuffisantes pour obtenir une condamnation au-delà du doute raisonnable", justifie le ministre Eric Holder dans un communiqué.
L'enquête avait débuté en août 2009 quand M. Holder avait demandé à un procureur de passer en revue les interrogatoires de la CIA menés sur 101 détenus dans des lieux tenus secrets en dehors des Etats-Unis, pour déterminer si des lois avaient été enfreintes.
Le procureur, John Durham, devait notamment vérifier si des techniques d'interrogatoire musclées non autorisées avaient été mises en oeuvre par les agents de la CIA.
En juin 2011, il avait recommandé la clôture de toutes les enquêtes sauf une sur les circonstances de la mort de deux détenus.
En 2002, les Etats-Unis avaient adopté dix "techniques d'interrogatoire musclé" assimilées à de la torture par de nombreuses voix critiques, avant d'obtenir des renseignements des personnes capturées et soupçonnées de liens avec Al-Qaïda.
Ces méthodes comprenaient notamment la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade, à laquelle le cerveau autoproclamé des attentats du 11-Septembre, Khaled Cheikh Mohammed, a été soumis 183 fois lors de sa détention dans une prison secrète de la CIA en Pologne entre 2003 et 2006.

31/08/12 - 06h51  

Source: belga.be © afp.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1493650/2012/08/31/Pas-de-poursuites-contre-la-CIA-pour-la-mort-de-detenus.dhtml



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Lalo Vespera : 9/11 : La Parenthèse Enchantée.

Un livre de Lalo Vespera, membre de ReOpen911, à paraitre en septembre 2012

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie en exclusivité un extrait de "La Parenthèse Enchantée"

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

Suivez cette série d'articles en ReOpenNews

http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/

 

Il est maintenant reconnu qu’al-Qaïda aide l’opposition syrienne

03 août, 2012 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/08/03/guerre-a-la-terreur-vous-ne-lavez-pas-remarque-mais-al-qaida-est-maintenant-notre-alliee/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


La “Guerre au terrorisme” a changé, et pas un Américain sur 1000 ne l’a remarqué : nous combattons désormais aux côtés d’al-Qaïda

paru sur le Washington’s Blog, le 31 juillet 2012

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews

Ce que vous devez savoir sur ce revirement impensable…

Dans le roman de George Orwell, 1984, le pays dénommé Océania est en guerre contre l’Eurasia depuis des années.

Océania change soudain de camp, désigne l’Eastasia comme son ennemi mortel et fait de l’Eurasia son nouvel allié.

Le gouvernement utilise la propagande pour convaincre le peuple que « Nous avons toujours été en guerre contre l’Eastasia. » Le peuple abruti ne remarque même pas qu’ils ont changé de camp et se rallie aveuglément à l’Eurasia qu’il considère comme son allié historique.

La même chose se produit dans le monde réel avec "al-Qaïda".

Les gouvernements occidentaux et les médias "mainstream" ont admis le fait qu’al-Qaïda combattait contre le gouvernement syrien, et que l’Occident soutenait l’opposition en Syrie… qui collabore avec al-Qaïda.

De la même façon, l’opposition qui a renversé Kadhafi en Libye était essentiellement issue d’al-Qaïda… et elle semble maintenant avoir pris le contrôle du pays (et ses éléments sont essentiels dans les combats en cours en Syrie).

 

Les USA financent également des groupes terroristes sur le sol iranien.

Mais bien sûr, al-Qaïda a été accusée pour les attentats du 11-Septembre, et cette décennie de "guerre au terrorisme" a consisté à éradiquer al-Qaïda et ses groupes affiliés.

Par conséquent, le fait que nous considérions maintenant les combattants d’al-Qaïda comme nos alliés, quelle que soit la forme que cela prenne, est une chose tout à fait orwellienne.

Rappelez-vous, le conseiller à la Sécurité nationale de Jimmy Carter l’avait admis sur CNN, nous avons formé et soutenu Ben Laden et les autres chefs d’al-Qaïda dans les années 1970 afin d’aller combattre les Soviétiques. (Il a aussi déclaré devant le Sénat en 2007 que la guerre à la terreur était "un conte mythique historique").

Et comme le professeur en stratégie au Collège naval, ex-analyste de la NSA et officier de contreterrorisme John Schindler l’a écrit, les USA ont soutenu Ben Laden et d’autres terroristes d’al-Qaïda en Bosnie. [Se référer aussi au livre ci-contre, en français - NdT]

Mais évidemment, nous avons perdu le contrôle et ils se sont retournés contre nous… et ensuite il nous a fallu des années pour chasser et finalement abattre Ben Laden. OK ?

Peut-être bien. Toutefois :

  • L’officier en chef chargé de la capture de Ben Laden durant l’invasion de l’Afghanistan a affirmé que les USA avaient laissé celui-ci s’échapper d’Afghanistan.
  • Un colonel à la retraite et les analystes militaires de Fox News ont déclaré : « Nous savons, avec 70% de certitude – ce qui est énorme en matière de Renseignement – qu’en août 2007, Ben Laden était dans un convoi se dirigeant le sud de Tora-Bora. Nous avions la cible dans nos caméras, à travers nos satellites. Nous écoutions ses conversations. Nous avions la meilleure équipe de chasseurs/tueurs au monde – la Seal Team 6 – dans les parages. Et nous avions le très efficace Commandement conjoint des armées (JSOC, pour Joint Special Operations Command) qui collaborait avec la CIA et d’autres agences. Nous avions des drones sans pilotes chargés de missiles sous leurs ailes ; nous avions les meilleures forces aériennes de toute la planète, n’attendant qu’une chose, envoyer une bombe sur la tête des terroristes. Nous l’avions dans notre viseur ; Nous l’aurions eu à tous les coups… Mais de façon incroyable, et à mon avis, criminelle, nous n’avons pas abattu Ben Laden. »
  • Des soldats français insistent pour dire qu’ils auraient pu facilement capturer ou tuer Ben Laden, mais que le commandement américain les en a empêchés.
  • Un membre du Congrès américain affirme que l’administration Bush a intentionnellement laissé s’échapper Ben Laden de manière à justifier la guerre en Irak.

Mais les magouilles avaient commencé bien avant le 11-septembre :

  • L’enquête conjointe du Congrès sur le 11/9 a découvert qu’un informateur du FBI avait accueilli et loué un appartement à deux des pirates de l’air en 2000, et que, lorsque l’enquête a demandé à interroger cet informateur, le FBI a refusé tout net, et l’a caché dans un lieu secret, et qu’un haut-responsable du FBI a déclaré que ces manœuvres de dissimulation étaient menées suite à des ordres émanant directement de la Maison Blanche (ce qui est confirmé ici par le coprésident de l’enquête conjointe et ex-chef du Comité du Renseignement au Sénat, Bob Graham ; et lisez aussi cet article de Newsweek).
  • Les attentats contre les Tours Jumelles à l’aide d’avion étaient prévus depuis des années, mais les USA n’ont rien fait pour les empêcher.
  • Non seulement le gouvernement écoutait les conversations de Ben Laden, mais ils connaissaient les plans des pirates de l’air de leur bouche même.
  • Un officier haut-gradé du renseignement militaire a déclaré que son unité – chargée de traquer Ben Laden avant le 11/9 – a été écartée de cette tâche, et que leurs avertissements comme quoi le World Trade Center et le Pentagone allaient être la  cible d’attentats ont été ignorés.
  • Plusieurs employés bien placés au département de la Défense ont affirmé que le gouvernement avait volontairement écarté leur témoignage sur la traque de Mohammed Atta avant le 11-Septembre.
  • Un des formateurs d’al-Qaïda travaillait avec les Bérêts verts et la CIA, et était un informateur du FBI.
  • La CIA semble avoir aidé la plupart des pirates de l’air du 11/9 à obtenir un visa d’entrée aux USA.

Et aussi :

  • D’après l’un des plus importants journaux français [Le Figaro - NdT], des agents de la CIA ont rencontré Ben Laden deux mois avant le 11/9, alors que celui-ci était recherché pour l’attentat contre l’USS Cole.
  • Sibel Edmonds – une ancienne traductrice du FBI, jugée extrêmement crédible par l’Inspecteur général du département de la Justice et plusieurs sénateurs – affirme qu’Oussama Ben Laden travaillait pour les USA pratiquement jusqu’au jour du 11 septembre 2001, et que ce fait est tenu caché, tout simplement parce que les USA sous-traitent les opérations de terrorisme à al-Qaïda et aux talibans depuis de nombreuses années.

Nous avons toujours été en guerre avec l’Eastasia…

 

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews        (les liens en gras sont en français. Pour les liens en anglais, se reporter au texte original)

 

Livres en lien avec cet article :

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5 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

5-1 Mediapart dans l'impasse du 11-Septembre

Posté par .Rédaction le 22/08/2012

http://www.reopen911.info/11-septembre/mediapart-dans-l-impasse-du-11-septembre/

Le 11 septembre ressemble à un vaste labyrinthe où une vérité en trompe l'œil dissimule une réalité complexe.

Il est probable qu'elle fascinera encore longtemps chercheurs et historiens.

Eric LaurentLa face cachée du 11 septembre, 2005

Autour du 11 Septembre prospèrent les croyances de chacun. Certains croient la version officielle pendant que d’autres y voient un grand complot. Entre ces deux positions dépassées, beaucoup de doutes mais surtout des familles de victimes, des témoins, des survivants, des professionnels, des associations et de nombreux citoyens qui demandent plus d’explications à travers la réouverture d’une enquête. Pour ce faire, ils énoncent des faits et posent des questions qui contrarient sérieusement la version officielle mais dont la couverture médiatique est extrêmement rare. Incapables de traiter le sujet à sa juste valeur, la plupart des médias écartent en général toute remise en cause et pointent simplement du doigt les conspirationnistes, qui à leur tour voient dans cette attitude la confirmation d’un appareil médiatique complice. Ils ne font alors que nourrir réciproquement des croyances en nuisant à la recherche de la vérité. Ceux qui défendent encore la version officielle du 11-Septembre ne sont donc pas plus crédibles que les théories du complot qu’ils dénoncent.

 

C’est ainsi qu'à l’approche de la 11ème commémoration des attentats du 11 septembre 2001, le site Mediapart, journal d’information numérique indépendant, a choisi de publier une enquête en quatre volets sur les théories du complot. Malheureusement, ce média qui a participé à la mise en lumière de nombreux faits négligés par d’autres sur des événements équivoques telles que les affaires Bettencourt et Karachi, a choisi d’enfermer le développement de son enquête dans une impasse de clichés concernant le 11-Septembre au lieu d’opposer des faits tangibles aux théories qui entourent ce drame. En l’occurrence, la controverse est rangée sans distinction dans la case des pathologies mentales, alors que pas une ligne n’est dédiée à faire l’examen de la version officielle. Et c’est bien là toute l’inutilité de la démarche. En continuant d’esquiver le débat sur des éléments factuels, Mediapart ne fait que contribuer à la défiance des citoyens face aux médias tout en refusant de participer à l’éducation du public sur un sujet aussi souvent mal compris, tant par les journalistes que par lescomplotistes qu’ils abhorrent.

 

Au fil des articles de Nicolas Chevassus-au-Louis, l’enquête se transforme en définitive en une critique sans grandes nuances des théories du complot où toutes les controverses de l’histoire sont mises sur le même plan et sur lesquelles toutes les opinions contestataires ne seraient que le fruit d’une propension maladive à douter de tout. Après un premier article sur l’histoire des théories du complot, un deuxième se consacre spécialement au 11-Septembre qui se trouve rangé à son tour dans la même catégorie. Et ainsi de suite, le journaliste entame sontroisième volet par une étude sociologique où il est demandé à 348 habitants de Philadelphie de donner « leur appréciation de dix théories du complot » : on y trouve pêle-mêle des questions sur les soucoupes volantes ou l’utilisation du virus du sida par le gouvernement américain, comparées aux assassinats de Martin Luther King et John F. Kennedy, ou encore à l’affaire des otages américains de Téhéran en 1980. Tous ces différents sujets sont-ils juste l’objet de théories délirantes ? Ou existe-t-il parmi eux des théories du complot recevables et qui méritent d’être étudiées ? La réponse n’est pas si simple pour qui s’est penché sur ces questions mais l’auteur n’en dira pas un mot. Au contraire, il généralise et sème une confusion dérangeante entre de simples rumeurs et des sujets concrets toujours soumis à l’étude des journalistes et des historiens. C’est très justement ce genre de confusion entretenue par l’auteur autour du terme de « théorie du complot » qui provoque la méfiance de nombreux lecteurs et permet d’introduire sur le terrain des faits des théories illégitimes.

 

Mais alors que l’auteur dénonce justement l’élaboration de telles théories dans le cas du 11-Septembre, il leur reproche en même temps de bien se garder « de suggérer un scénario alternatif […] qui pourrait être soumis à l’épreuve des faits » reprenant ainsi le philosophe Steve Clark. Outre l’incohérence de la remarque avec sa position de départ, elle ne tient aucunement compte de la demande de réouverture d’une enquête par la majorité des personnes concernées. Cela s’oppose donc par nature à prétendre connaitre ce qui s’est véritablement passé, bien que de nombreuses recherches tentent de le comprendre à défaut de voir les médias se charger de l’enquête. Par ailleurs, l’auteur néglige complètement de son côté d’appliquer ce principe de vérification des faits quant à la version officielle du 11-Septembre. Pourquoi ? Il est tout aussi étonnant que celui-ci reproche aux prétendus conspirationnistes d’insister sur les faits, de faire appel à des experts ou encore de s’intéresser aux conflits d’intérêts alors même que ces critères devraient être regardés comme des moteurs de l’investigation journalistique.


Mediapart mène l’enquête…

Le journaliste de Mediapart va tout de même faire appel à ses propres experts pour invalider les critiques de la version officielle du 11-Septembre, en commençant par deux spécialistes en rhétorique, Loïc Nicolas de l’Université libre de Bruxelles et Thierry Herman de celle de Neufchâtel. Ce choix démontre que l’auteur considère a priori que les faits en question ne méritent aucun débat et que tout cela ne repose finalement que sur ce qu’il nomme « les procédés de la rhétorique conspirationniste » auxquels il lui suffit donc d’opposer des rhétoriciens de son choix. Il est assez amusant au passage d’observer par quels fastidieux efforts rhétoriques, Loïc Nicolas cherche à invalider la qualité des experts qui contestent la version officielle dans le court extrait vidéo sélectionné par l’auteur. Un autre extrait vidéo de l’article laisse place à l’historien Emmanuel Kreis, auteur de plusieurs travaux sur les théories du complot. Cependant, l’extrait choisi par le journaliste ne parle à aucun moment du 11-Septembre bien qu’il s’agisse du sujet central de l’article : à la place, on y parle des théories du complot autour de la période de la seconde guerre mondiale, de l’influence de la littérature, des jeux vidéos ou du cinéma, ou encore des illuminatis. Pour entendre en revanche son opinion sur le sujet, il faut se reporter à la fin de la version complète de l’entretien où il déclare que « le 11-Septembre n’est en soi rien d’une théorie du complot » et nous dit même que « le fait de se poser des questions sur les attentats du 11-Septembre et la version officielle produite par le gouvernement américain n’est pas illégitime ». Alors que l’article porte très précisément sur le 11-Septembre, pourquoi le journaliste de Mediapart préfère-t-il présenter un extrait sans aucun rapport avec le sujet traité, plutôt que de relayer ce que le spécialiste qu’il interroge en pense réellement ? Le biais de l’auteur est évident.

 

Puis lorsque le sujet dévie inévitablement sur l’effondrement des tours du World Trade Center, l’auteur fait appel à Jérôme Quirant pour contester « une liste de près de 1.500 architectes et ingénieurs exprimant des doutes sur le rapport publié en 2004 par la commission d’enquête » (ils sont en fait 1.704 et critiquent les rapports du NIST de 2005 et 2008). S’appuyant sur sa caution scientifique, l’auteur déclare ainsi que la pétition regroupe différents spécialistes « mais seulement une cinquantaine de signataires dont les titres laissent à penser qu’ilsmaîtrisent un tant soit peu le calcul de structures, bref qu’ils sont d’authentiques experts », ce qui du point de vue même de l’auteur, en dehors des termes dépréciatifs empilés grossièrement et laissés en italique, nous laisse pourtant avec une cinquantaine de signataires maitrisant le calcul de structure, ce qui mériterait au moins un débat contradictoire sur la question. Dans le même genre, l’auteur affirme que sur son site - alors que celui-ci est fermé aux commentaires (contrairement au nôtre) - « Jérôme Quirant n’a reçu que très peu de messages de truthers avançant des arguments techniques, comme si ces derniers n’étaient pas intéressés par la discussion scientifique contradictoire ». L’abus de confiance va encore plus loin quand le journaliste nous dit de façon péremptoire que les « particules extraites des décombres des tours jumelles […] se sont avérées n’être que des résidus de peinture », ce qui est précisément la thèse de Jérôme Quirant bien qu’il n’ait aucune compétence en la matière. Or, bien que l’étude de Jim Millette sur laquelle se fonde cette assertion conteste la présence de thermite ou de nano-thermite dans les poussières du World Trade Center, elle note bien que « la composition des chips rouges/grises ne correspond pas à la formule d’apprêt utilisée sur les colonnes métalliques des tours du World Trade Center ». Dès lors, s’il est souvent préférable de laisser la science aux scientifiques, cela ne signifie en aucun cas de prendre pour argent comptant tout ce qu’ils racontent, et cela vaut autant pour le journaliste de Mediapart que pour le reste de ceux qui s’intéressent vraiment au sujet. Le 11-Septembre étant loin de se résumer à un débat scientifique où les théories s’affrontent, il aurait été utile que l’auteur se penche en priorité sur des faits dont chacun peut juger la pertinence.

 

Mais le plus navrant dans cette série d’article, c’est que, du point de vue qu’elle défend, tous ceux qui critiquent la version officielle du 11-Septembre passent eux-mêmes pour des théoriciens du complot, quels qu’ils soient et quoi qu’ils disent, ce qui, par ailleurs, n’a pas l’air d’intéresser vraiment l’auteur. Il conclut ainsi que les doutes exprimés sur le 11-Septembre relève d’une « foi comparable à celle de ces sectes qui survivent sans peine aux échecs répétés des prédications du gourou ». Il est rejoint dans ce sens par Philippe Corcuff qui dans les commentaires compare les « fidèles de ReOpen911 » aux « Témoins de Jéhovah » lorsque nous l’interpellons sur ce genre de généralités abusives. De même, l’auteur se demande si « les partisans des théories du complot ne sont-ils pas […] statistiquement plus enclins à croire aux fantômes et à la transmission de pensée, à ne pas vouloir passer sous une échelle, à toucher du bois pour conjurer le mauvais sort ? ». « Plus l'on se méfie d'autrui, plus l'on se sent socialement en difficulté, et plus on adhère aux discours conspirationnistes », continue l’auteur. Il va même jusqu’à parler de « mauvais citoyens, décidément, que ces adeptes des théories du complot. Au mieux, des malades. Au pire, des dangers pour la démocratie » avant de se rattraper en précisant que « des courants de la psychologie proposent une interprétation autrement plus subtile de la formation de croyance en une théorie du complot ».


ReOpen911 vu par Mediapart

Face à de tels propos qui rappellent les excès de Philippe Val ou Laurent Joffrin, il est essentiel d’écouter attentivement ce que dit l’historien Emmanuel Kreis dans la version intégrale de la vidéo de Mediapart : « Alors ce n’est pas en tant que telles les théories du complot finalement qui évoluent, mais c’est le regard qu’on leur porte. Donc des attaques extrêmement violentes, sur non seulement les théories du complot proprement dites, mais aussi un ensemble de doutes, d’hypothèses. Alors on peut appeler ça - je sais pas comment - d’hypothèses du complot peut-être ou de réflexions sur le complot, qui se retrouvent intégrées finalement dans une dénonciation globale. Alors pour l’instant ça fait, disons depuis le 11-Septembre que ces choses prennent une réelle dimension importante, médiatique, qui touche largement les gens. Les effets produits ne sont pas encore forcément faciles à analyser, à palper, mais il est évident que ça va avoir des effets. Ne serait-ce qu’un simple effet pervers, qui est de faire que des gens qui se posent simplement des questions, en étant attaqués extrêmement fortement sur des questions qui sont bien souvent même légitimes - enfin je veux dire le fait de se poser des questions sur les attentats du 11-Septembre et la version officielle produite par le gouvernement américain n’est pas illégitime - ces gens donc, se posant des questions, vont donc être renvoyés finalement à une image de conspirationnistes, et du coup, on commence à avoir un élargissement finalement de l’impact de ces théories du complot dans des milieux qui jusqu’alors, n’étaient pas particulièrement touchés par ces théories, et finalement ces gens vont dériver vers tout autre chose. Donc qu’est-ce que cela peut produire, qu’est-ce que cela peut donner, est-ce que cela va enrichir les théories du complot, va les massifier ? Je n’en sais rien, mais en tout cas c’est quelque chose sur lequel, à mon avis, on ne réfléchit pas assez, et qui peut avoir des conséquences à la fois donc sur les théories du complot, mais également sur les sociétés ».

 

Nicolas Chevassus-au-Louis aurait été bien inspiré de prendre ces paroles en considération quand il a réalisé son enquête. Non seulement parce que l’historien refuse l’appellation de théorie du complot sur le 11-Septembre et qu’il ne trouve pas illégitimes ces interrogations, mais plus spécifiquement parce que la qualité de son enquête reflète parfaitement l’effet pervers dont parle Emmanuel Kreis. En traitant ainsi la question du 11-Septembre, outre le fait d’être improductive à faire avancer le débat, son enquête est peut-être même totalement contre-productive. Comme le disait Alain Garrigou sur son blog du Monde Diplomatique en 2011, « c’est une affaire d’examen dans tous les cas, soit exactement ce dont nous prive la dénonciation des visions conspiratives. […] La dénonciation de la théorie du complot est paresseuse. Elle rassure à bon compte car le complot fait doublement peur. […] Le dévoiement de la raison en complots fantasmatiques ne saurait être utilisé systématiquement contre l’ambition scientifique de dévoilement. Elucider des mécanismes, dévoiler des systèmes, comprendre des logiques n’est pas mettre à jour des complots, même si c’est parfois le cas, mais révéler que les raisons et les méthodes de l’action échappent à la lucidité des acteurs. »

 

Lorsque l’on soustrait l’examen des faits à un sujet aussi complexe et controversé, on peut effectivement arriver à faire passer des opinions avisées pour de simples croyances, de la superstition, et ainsi les associer à un profil social ou psychologique particulier, études à l’appui. Mais si l’on se désintéresse totalement des faits, ne peut-on pas faire de même avec l’affaire Karachi, qualifiée de « fable » par Nicolas Sarkozy ? Ceux qui croient à la théorie du complot dans l’affaire Karachi ne sont-ils pas plus enclin à croire à l’Affaire Bettencourt ? Quelles sont les couches sociales qui pensent que Kadhafi a financé la campagne de Sarkozy ? Combien parmi eux doutent également du 11-Septembre en rapport ànotre sondage de 2011 ? Et on peut continuer comme ça indéfiniment… C’est pourtant de cette manière que Mediapart a mené son enquête, en assimilant le 11-Septembre à des histoires sans aucun fondement relayées par des ahuris paranoïaques.

  

Interpellé sur les plus de 1.700 réactions suscitées par cette enquête, EdwyPlenel a répondu que « l'auteur de cette pertinente enquête, Nicolas Chevassus-au-Louis, veille lui-même à répondre aux commentaires. Un cinquième et dernier volet de sa série reprendra et synthétisera prochainement ses réponses aux objections et critiques ». Quand on se souvient que le président de Mediapart, à l’époque où il l’écrivait pour lesoir.be, disait du travail de Denis Robert sur Clearstream que « cette enquête Canada Dry, qui avait l’allure d’une investigation mais en aucun cas sa consistance, appliquait à la finance mondiale une variante des théories du complot », il y a de quoi se demander ce qu’est pour lui une enquête pertinente (Denis Robert a gagné en justice et face à tous ses détracteurs). Dans le cas présent, nous n’espérions rien d’un cinquième volet et cela s’est confirmé dans un article en réponse aux commentaires publié le 20 août. Bien que l’auteur, accompagné cette fois-ci par Sophie Dufau, tente de désamorcer quelques généralités trop fréquemment dénoncées par les lecteurs, il continue néanmoins de collectionner les idées reçues sur le 11-Septembre. Ainsi, contester la version officielle se résumerait, selon eux, à des « discours refusant d’attribuer les attentats du 11 Septembre aux islamistes de Ben Laden » et serait le « paradigme de la théorie du complot ». De tels préjugés démontrent à quel point ils ne connaissent pas et ne comprennent pas le sujet dont ils parlent. Ont-ils seulement pris le temps (85 minutes) d’écouter les familles de victimes dans le documentaire 9/11 Press for Truth ? Ils affichent en revanche une confiance inébranlable envers une commission d’enquête dont ils n’ont probablement pas lu le rapport, tout comme la somme d’ouvrages qui en font la critique. Et quand ils comparent sans gêne leurs contradicteurs aux « créationnistes » ou aux « climatosceptiques », que savent-ils vraiment de Coleen Rowley, Sibel Edmonds, Ann Wright, Anthony Shaffer, Robert Wright, Ray McGovern et tant d’autres ? Au final, ils citent Marcel Proust et nous disent que « les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances » : est-ce un aveu ?

 

Le dernier mot sera laissé à Donna Marsh O’Connor, qui a enseigné la littérature et la rhétorique à l’Université de Syracuse pendant plus de vingt ans. Contrairement aux spécialistes en rhétorique cités par Nicolas Chevassus-au-Louis, elle a étudié le sujet et sait de quoi elle parle. Et pour cause, elle a perdu sa fille qui se trouvait en haut de la Tour Sud du World Trade Center lors des attentats du 11-Septembre et agit au sein de l'association SeptemberEleventhFamilies for PeacefulTomorrows. Ce qu’elle disait le 11 septembre 2006 en soutien d’une nouvelle enquête est peut-être la meilleure réponse que l’on puisse apporter à celle de Mediapart et ce sera d’ailleurs notre conclusion : 
Sébastien Durrbach
Membre de l’association ReOpen911


le 11 septembre 2012

Article original : "Ground Zero redux" 

Pepe Escobar (Asia Times Online) Retour sur Ground Zero,

NEW YORK - dans le redoutable film de David-Cronenberg Cosmopolis (France/Canada, 2012), tiré du roman homonyme de Don DeLillo, le jeune milliardaire Eric Packer (joué par Robert Pattinson) traverse lentement New York dans sa limousine blanche, confortablement installé sur un trône confortable en cuir incrusté d'écrans.

Il ne ressent... rien ; pour l'essentiel, il aspire le monde dans sa propre inertie. A l'extérieur de son cabinet silencieux en mouvement, c'est le chaos total, avec des activistes qui aspergent de rats des restaurants huppés sous la tension de la menace d'une apocalypse imminente.

C'est le monde qui se métamorphose en ultra capitalisme dématérialisé, ou qui est avalé par lui ; un monde en état de crise, déterminé par la violence, et avec la violence comme seul horizon possible. Ainsi qu'une marchande d'art libidineuse (jouée par Juliette Binoche) le dit à Packer : « C'est le cyber-capital qui crée le futur ».

Une promenade au milieu de la nuit à Ground Zero offre un contexte supplémentaire à Cosmopolis. C'est là où notre modernité post-apocalyptique a commencé, il y a 11 ans - et où le cyber-capital continue toujours de créer au moins une partie du futur. Ainsi que Cosmopolis le montre, le turbo-capitalisme n'est pas seulement en crise ; le turbo-capitalisme, pour faire court, EST la crise.

Au coeur de la nuit, Ground Zero reste un site étrange. Il y a le mémorial. Il y a la nouvelle tour de verre non terminée. Et, tout au long du récit, subsistent les trous de la dimension de Ground Zero.

Cette semaine, 11 ans après le 11/9, on ne parle en ville (en crise) que du « héro » des Navy SEAL, échangeant son anonymat contre la poignée légendaire de dollars et disant les choses comme elles sont - « les choses » étant la suppression de « Geronimo », alias Oussama ben Laden, le présumé cerveau du 11/9, l'ensemble du spectacle emballé comme un célébration de « déférez-le devant la justice ». 
[1]

Pourtant, la suppression de « Geronimo » n'a pas clos l'affaire ; elle n'a réussit qu'à balancer un lot de vérités embarrassantes au fond de la Mer Arabique. Il y a plus de trois ans, l'indispensable Sibel Edmons certifiait comment Oussama était « un de nos salopards » directement lié au 11/9. [2] Et Richard Behan livrait un peu plus tôt une déconstruction succincte de la route vers le 11/9, exposant une fois encore l'idée fausse sur la « guerre contre la terreur ». [3]

Lorsque j'avais interviewé le Lion du Panshir, Ahmed Shah Massoud, fin août 2001 - seulement deux semaines avant son assassinat, le 9 septembre, le feu vert pour le 11/9 - il était convaincu que les Etats-Unis n'envahiraient pas l'Afghanistan pour attraper « Geronimo ». [4]

Ce que Massoud ne savait pas, alors, était ce qui s'était passé le 2 août à Islamabad, lorsque la négociatrice du Département d'Etat US, Christine Rocca, avait répété, sans équivoque, pour la dernière fois à l'ambassadeur Taliban auprès du Pakistan, Abdul Salam Zaïf : « Soi vous acceptez notre offre d'un tapis d'or, soi nous vous enterrons sous un tapis de bombes ». L'offre concernait le « Pipelineistan » - un tapis d'or pour les Taliban en échange des droits de transit pour la construction par UNOCAL du pipeline TAP (Turkménistan/Afghanistan/Pakistan).

Déjà, avant même l'offre finale de Rocca, l'administration de George W. Bush - à la réunion du G8 à Gênes, en Italie, en juillet - avait déjà secrètement informé les Européens, plus le Pakistan et l'Inde, que Washington commencerait à bombarder l'Afghanistan à partir d'octobre. C'était plusieurs semaines avant que le « Pearl Harbor », très cher aux néo-cons[ervateurs], ne soit envoyé par la Providence sous la forme du 11/9.

Le trucage des combattants de la liberté

Onze ans plus tard, les sténographes légendaires de l'Empire encouragent désormais avec enthousiasme ... al-Qaïda (qu'y a-t-il de nouveau ?). L'administration de Barack Obama - mettant en suspens la terminologie sur la « guerre contre la terreur » et orwellinisant ses méthodes - a travaillé côte à côte avec le Groupe des combattants libyens lié à al-Qaïda pour renverser Moummar Kadhafi en Libye ; et, côte à côte avec la Maison des Saoud, il soutient un chapelet de djihadistes salafistes de la variété al-qaïdesque pour renverser le régime de Bachar el-Assad en Syrie.[5]

Nous nous souvenons tous du moudjahidin pris en photo aux côtés de Ronald Reagan ; ils étaient chéris en tant que « combattants de la liberté ». Le retour de bâton était inévitable en Afghanistan - comme ce sera le cas en Libye et en Afrique du Nord, ainsi qu'en Syrie et au Moyen-Orient.

En attendant, il y a cette myriade de questions qui restent sans réponses. Parmi elles :
* Pourquoi « Geronimo » n'a-t-il jamais été officiellement accusé par le FBI de porter la responsabilité du 11/9 ?
* Comment les 19 musulmans présumés acteurs de cette attaque ont-ils été identifiés en moins de 72 heures - sans même une enquête sur la scène du crime ?
* Qui a empoché les huit boîtes noires indestructibles de ces quatre vols du 11/9 ?
* Quelle fut la facilité pour désactiver tous ces systèmes de défense élaborés du Pentagone ?
* Pourquoi la Garde Nationale aérienne de Washington était-elle aux abonnés absents ?
* Comment se fait-il qu'un nombre incroyable d'architectes et d'ingénieurs réputés soient catégoriques sur le fait que le récit officiel n'explique tout simplement pas le plus gros effondrement de structure de toute l'Histoire (les Tours Jumelles), de même que l'effondrement de la tour n°7 du WTC qui n'a même pas été touchée par un avion ?
* Pourquoi le Maire de New York, Rudolf Guliani, a-t-il immédiatement autorisé le transport par voie maritime des décombres du WTC vers la Chine et l'Inde pour y être recyclés ?
* Pourquoi des débris métalliques ont-ils été retrouvés à pas moins de 13 km du site de crash de l'avion qui est tombé en Pennsylvanie - laissant supposer que cet avion a pu être abattu sous les ordres de Dick Cheney ?
* Qui, au sein des services secrets pakistanais (ISI), a transféré 100.000 dollars à Mohammed Atta en été 2001 - sous les ordres du chef de l'ISI, le Général Ahmad en personne, comme insistent les services secrets indiens ?
* Etait-ce réellement l'agent de l'ISI, Omar Cheikh, le spécialiste en technologie de l'information d'Oussama ben Laden, qui a organisé plus tard la mise à mort du journaliste Daniel Pearl à Karachi ?
* Les services secrets pakistanais étaient-ils directement impliqués dans le 11/9 ?
* Et, « Geronimo » a-t-il été admis à l'hôpital américain de Dubaï le 4 juillet 2001, après s'être envolé de Quetta, au Pakistan, où il serait resté pour un traitement jusqu'au 11 juillet ?

Nous ne le saurons jamais. Et « Geronimo » ne parlera pas. Ce que nous savons est que le cyber-capital crée le futur ; la « guerre contre la terreur » était - est - un bobard monumental ; et les élites à Washington se fichent pas mal de cette bande « d'enturbannés » ; c'est l'Empire du Milieu qui les remplit d'effroi.

Copyright 2012 - Asia Times Online /

Traduction [JFG-QuestionsCritiques] – Tous droits réservés.

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Pepe_Escobar/11_septembre_2001_questions_sans_reponses_turbo-capitalisme_110912.htm

Notes :
_________________
[1] Voir la video de CBSNews.
[2] VoirDaily Kos.
[3] Voir "Masterpiece of Propaganda".
[4] Voir Masoud: From warrior to statesman, Asia Times Online, 12 septembre 2001.
[5] Voir Syria's eerie parallel to 1980s Afghanistan, par David Ignatius, Washington Post, 6 septembre 2012.



 

 


Lalo Vespera : 9/11 :La Parenthèse Enchantée.

Un livre de Lalo Vespera, membre de ReOpen911, à paraitre en septembre 2012

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie en exclusivité un extrait de "La Parenthèse Enchantée"

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

 

Pourtant nous constaterons, sur la base de documents de l’administration des États-Unis et de déclarations officielles d’élus américains, plusieurs anomalies spectaculaires au sein de l’appareil d’État de la première puissance mondiale, en lien étroit avec les crimes du 11-Septembre. Et nous observerons nombre d’indices ostensibles indiquant une implication dans les attentats de 2001 de membres haut placés de l’administration au pouvoir. Ces révélations permettront aussi de mieux comprendre pourquoi la commission d’enquête sur le 11-Septembre et les grands médias n’ont pas jugé utile de produire un travail élémentaire d’investigation sur ces déviances majeures, emprisonnant ainsi le peuple américain et le reste du monde dans l’illusion de cette parenthèse enchantée

Suivez cette série d'articles en ReOpenNews

 

http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/

 



Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001

Un certain 10 septembre 2001

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).

 

« Durant les années 1990, l’industrie pétrolière états-unienne et le Pentagone ont contribué à répandre l’idée selon laquelle les États-Unis auraient besoin d’une domination totale afin de garantir leur accès au pétrole ainsi qu’aux autres ressources dans le reste du monde. Ce programme aurait dû engendrer d’énormes dépenses, potentiellement des milliers de milliards de dollars, une somme que le Congrès ne pourrait accorder – sauf dans le cadre d’une réponse à une attaque aussi vaste et effrayante que celle de Pearl Harbor. Cela nous incite à rappeler que les entrées en guerre des États-Unis ont fréquemment été déclenchées par des attaques douteuses à l’image des incidents du Golfe du Tonkin au Vietnam. Au re-gard des événements du 11-Septembre, il est clair que le but que s’était fixé l’administration Bush-Cheney – envahir l’Irak – nécessitait qu’une telle attaque se produise. Ce dont nous avons été témoins, pour reprendre les termes d’Ola Tunander, un chercheur basé à Oslo, est “l’utilisation du terrorisme dans la construction de l’ordre mondial”. »

Peter Dale Scott, "La route vers le nouveau désordre mondial", éditions Demi Lune [1]

 

Régime d’exception

Le 7 juillet 2011, la Chambre des représentants des États-Unis approuvait un amendement, proposé par un membre démocrate du Congrès, Peter DeFazio, exigeant que le Pentagone soit en mesure de produire des états financiers vérifiables. En effet, bien qu’il soit entièrement financé par le contribuable américain, le Département de la Défense (DoD) n’a pas été sérieusement contrôlé sur ses dépenses depuis plus de vingt ans, et cette exonération s’est transmutée en usage convenu et permanent[2]. Dans sa présentation de l’amendement, Peter DeFazio est revenu en particulier sur les 2300 milliards de dollars dont le Pentagone a "perdu la trace" dix ans plus tôt, ainsi que le déclarait en public le secrétaire d’État à la Défense Donald Rumsfeld, un certain 10 septembre 2001. Le lendemain même, les attentats spectaculaires détruisant le World Trade Center et une partie du Pentagone, permettaient aux États-Unis d’envahir avec une impunité déconcertante l’Afghanistan et l’Irak, pour le plus grand bénéfice d’une industrie de guerre très influente au sein du pouvoir américain.

En juillet 2007, Peter DeFazio avait déjà fait valoir son indépendance d’esprit sur la scène politique américaine en sollicitant à deux reprises un accès à la version classée secrète du plan de l’administration Bush sur la Continuité de Gouvernement (COG) [1b]. Ce plan avait été imposé par le "Homeland Security" – le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis créé à l’initiative du Président Bush en réponse aux attaques du 11-Septembre – afin de garantir la continuité du pouvoir en cas de crise majeure, et ce malgré un risque de dérapage hors du cadre démocratique prescrit par la constitution des États-Unis [3]. Or, en tant que membre du Comité spécial du Congrès sur le "Homeland Security", DeFazio était supposé avoir accès aux informations gouvernementales confidentielles, mais George Bush avait finalement refusé de lui accorder le droit d’examiner ces informations qui restent encore à ce jour inaccessibles aux représentants du peuple américain[4].

Au cours de l’été 2011, la crise de la dette est revenue en force au cœur de l’actualité économique des États-Unis. S’imposant dans les médias, cette crise a fait bouger les lignes. Ainsi l’opinion publique américaine s’est trouvée davantage consciente des incohérences budgétaires et de la dette colossale qui pèse sur les États-Unis[5]. De plus, en contrepoint des dépenses militaires sans cesse croissantes depuis dix ans, le congrès s’est agité sur les réductions substantielles prévues dans les programmes d’aides aux familles de classe moyenne. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2011, en prenant la parole devant la chambre des représentants pour soutenir l’amendement qu’il déposait, Peter DeFazio est revenu sur le budget astronomique qui s’est égaré une décennie plus tôt dans le labyrinthe des jeux comptables du Pentagone. Dans son discours, le représentant démocrate confirmait de façon claire et catégorique : « Nous ne savons pas où sont passés ces 2300 milliards de dollars. » [6]

Peter DeFazio – Chambre des représentants, le 7 juillet 2011 [6]

03 juillet, 2012 by Lalo

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Auparavant, DeFazio a retracé dans ce même discours les circonstances de l’affaire : « En 1990, le Congrès a adopté une loi qui exigeait que tous les organismes fédéraux, y compris le ministère de la Défense, devait avoir des états financiers vérifiables chaque année.

Depuis cette date, le Pentagone a dépensé 10 000 milliards de dollars et cependant, aucune vérification n’a été menée.

 En fait, il y a de nombreux problèmes avec la comptabilité au Département de la Défense, et sa gestion financière a été classée en "risque élevé" par le GAO [l'organisme du Congrès en charge du contrôle des comptes publics]. Malheureusement le Pentagone, ne pouvant tolérer les contrôles, a sollicité une exemption de vérifications. » [7] A défaut d’être contraint par un audit annuel indépendant, le DoD, à la fois juge et partie, ne délivre chaque année qu’un état financier sommaire de quelques pages, composé en interne. Ce contrôle est particulièrement léger au regard du fait que les contribuables américains financent le DoD pour un budget fédéral annuel qui est monté de 350 à 800 milliards de dollars entre la fin des années 1990 et 2011 [8].

Suite aux pressions du Congrès, le Pentagone a fini par accepter le principe d’un audit indépendant sur ses comptes. Mais en 2017, seulement. Ce qui implique qu’entre-temps, le ministère de la Défense sera tout de même en mesure de dépenser à nouveau 4000 milliards de dollars sans aucun contrôle. EtDeFazio pointe l’arrogance décomplexée des responsables du Pentagone en précisant que cet accord a été l’occasion pour eux de solliciter une nouvelle rallonge budgétaire afin d’assumer cet audit… « C’est incroyable ! » s’insurge le représentant du Congrès qui réclame la suspension immédiate du régime de privilège et d’exception dont bénéficie le Département de la Défense [7].

Budget américain de la défense (ajusté sur l’inflation) 1940 – 2010 • New York Times [9]

"Les États-Unis dépensent aujourd’hui environ l’équivalent des deux tiers du budget annuel

le plus élevé durant la seconde guerre mondiale."  

Le jour d’avant

Cette question sensible de la comptabilité du Pentagone n’est pas nouvelle. Dix ans plus tôt, en 2001, elle avait donc été traitée à sa façon par Donald Rumsfeld qui tenait depuis quelques mois les rênes du ministère. Lors d’une conférence à l’attention des bureaucrates de la défense américaine, il exhorta les cadres de son département à mener une guerre vigoureuse contre le "gaspillage" (sic) des dépenses, faisant déjà état de ce montant de "2,3 Trillion" soit 2300 milliards de dollars de transactions que les analystes budgétaires du département ne parvenaient pas à identifier [10].

 


Reportage de CBS News sur le discours du 10 septembre 2001 [11] 

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Ce qui est singulier dans la chronologie de cet épisode est le fait que cette conférence délivrée par Donald Rumsfeld se soit tenue le 10 septembre 2001, c’est-à-dire la veille des attaques qui détruisirent une partie du Pentagone lui-même, la veille d’un événement qui donna l’occasion aux États-Unis de faire valoir une nouvelle donne stratégique et militaire impliquant prioritairement le DoD et qui permit au secrétaire d’État à la Défense de se concentrer bien davantage sur de nouvelles rallonges budgétaires à faire voter au Congrès pour les conflits à venir en Afghanistan et en Irak, plutôt que sur d’ennuyeux examens comptables.

 

Principe de précaution

La Défense est un département que Rumsfeld connait bien pour en avoir déjà été le patron sous l’administration Ford de 1975 à 1977, et le secrétaire d’État est fin politique [12]. Quand, le 10 septembre 2001, il prend acte publiquement du gouffre comptable de 2300 milliards de dollars, et en rend responsables les bureaucrates du Pentagone, d’une part il assure ses arrières en jouant brièvement la transparence, d’autre part il désigne avec un jour d’avance un coupable parfait pour cette forfaiture, d’ores et déjà en cohérence avec le futur récit du gouvernement, stigmatisant l’incurie des agences de renseignement pour justifier l’incapacité des États-Unis à mettre en échec les attaques terroristes sur son sol.

 

Mais plus stupéfiant encore, plusieurs informations rendues publiques officiellement démontrent que la zone endommagée du Pentagone et la profession d’un nombre important des fonctionnaires tués durant l’attaque présentent des liens manifestes avec le gigantesque préjudice comptable. Nous y reviendrons.

Malgré cela ni les médias, ni les politiques, ni la justice, ne manifestèrent un quelconque intérêt envers ce faisceau de "coïncidences" extrêmes. La couverture de presse fut presque inexistante. L’ampleur inédite des attaques sur le sol américain balaya avec force l’ordre des priorités de la nation pour des mois, voire des années, et le Congrès, tétanisé par la peur conjuguée du choc terroriste et del’anthrax[13], ajoutera, malgré les milliers de milliards déjà évaporés des coffres, des centaines de milliards de crédits supplémentaires pour faire la "Guerre contre la Terreur".

Quant à la Commission d’enquête, rien de tout cela n’affleure dans son rapport final[14] pourtant caractérisé en préambule par ses auteurs comme « le récit le plus complet possible des événements du 11-Septembre, ce qui s’est passé et pourquoi. » (En fait, il s’agit là d’une des nombreuses anomalies que présente le rapport final) [15].

 

 

Un milliard de dollars en billets de $100 (œuvre de Michael Marcovici) [16] :

En 2001, le Pentagone prétend, sur une seule année comptable, ne pas être en mesure de justifier

ses dépenses, pour un montant financier équivalent à 2300 fois cette masse d’argent.

Puissance douze

Avant de s’enfoncer dans les arcanes du Pentagone, il est utile de remettre en perspective l’ampleur de la somme dont il est question ici, car le chiffre annoncé est si monumental qu’il en devient plus ou moins abstrait ou suscite l’incrédulité, quand il n’est pas tout simplement amputé de trois zéros à cause des différences entre les systèmes de comptage américain et européen (voir encadré).

En octobre 2001, la SEC, l’autorité de tutelle de la Bourse américaine, lance une enquête sur la société Enron suite à la perte trimestrielle de 618 millions de dollars [17]. Et un mois plus tard, Enron s’effondre après avoir reconnu, à la stupeur générale, avoir dissimulé plusieurs milliards de dollars grâce à des opérations ne figurant pas dans son bilan[18]. Le scandale ébranle les places boursières et éclabousse le monde politique. La France connaîtra en 2008 l’affaire Kerviel faisant perdre à la Société Générale 5 milliards d’euros (6,2 milliards de dollars) [19]. Ces catastrophes financières sont colossales. Et pourtant,l’ordre de grandeur utilisé pour appréhender la masse financière qui a disparu des caisses du Pentagone est tout autre, mille fois supérieur. Comparés aux transactions fantômes dans la comptabilité du DoD, les montants du scandale Enron ou de l’affaire Kerviel prennent soudain la consistance de quelques pièces jaunes au fond du porte-monnaie.

Par exemple, 2300 milliards de dollars en 2001 représentent un montant bien supérieur au PIB de la France cette année-là (1320 milliards de dollars sur 2001 en taux de change courant)[20]. Le sénateur américain Robert Byrd emprunte une métaphore pour caractériser cette somme : En deux mille ans se sont écoulées environ un milliard de minutes. La perte dont il est question ici est donc plus ou moins équivalente à 2300 dollars par minute depuis la naissance du Christ [21]. Il est aussi éloquent de visualiser ce que représente concrètement cet argent en coupures de 100 dollars (80 euros) :

 

Mais à quoi ressemblent 2300 milliards de dollars ? [22] 

Si le volume des transactions sans traçabilité est ainsi envisagé, alors quelques questions viennent à l’esprit :

D’une part, lorsque les dépenses militaires du budget fédéral se révèlent soudainement opaques sur une somme comportant douze zéros, pourquoi Donald Rumsfeld utilise-t-il un terme aussi inapproprié que "gaspillage" ("waste") à six reprises dans sa déclaration du 10 septembre 2001 ?[23] Ce haut responsable est-il donc naïf, ou a-t-il une manœuvre en tête en utilisant ainsi un tel euphémisme comme élément de langage ? De toute évidence, la naïveté n’est pas exactement ce qui caractérise en premier lieu le secrétaire d’État américain.

D’autre part, dans une démocratie moderne comme les États-Unis, comment est-il concevable que d’une année sur l’autre, la comptabilité d’une institution telle que le DoD notifie puis révèle que l’équivalent de deux millions trois cent mille mallettes contenant chacune un million de dollars est "tombé du camion", et qu’au lieu de braquer leur attention sur cet accident sensationnel, les élus et les médias détournent pudiquement le regard, comme c’est le cas ici (même avec l’excuse du contexte catastrophique du 11-Septembre) ?

 

Courte échelle

Si l’incrédulité est manifeste par rapport à cette perte subie par le Pentagone, il s’ajoute, en particulier pour les européens, une certaine confusion due au système de comptage différent d’un côté et de l’autre de l’Atlantique pour les sommes dépassant l’échelle du million (1.000.000). En effet, un milliard ici équivaut à un billion aux USA (1.000.000.000) mais un billion ici équivaut à un trillion là-bas (1.000.000.000.000). Un trillion ou un billion n’ont donc pas du tout le même sens et la même valeur si on se trouve aux États-Unis (où est utilisée l’échelle "courte" de comptage) ou en Europe (où est utilisée l’échelle "longue")[24]. En clair :

106 = 1 000 000 = 1 million aux USA et en Europe

109 = 1 000 000 000 = 1 billion aux USA = 1 milliard en Europe

1012 = 1 000 000 000 000 = 1 trillion aux USA = 1 billion en Europe (1000 milliards)

1015 = 1 000 000 000 000 000 = 1 quadrillion aux USA = 1 billiard en Europe

1018 = 1 000 000 000 000 000 000 = 1 quintillion aux USA = 1 trillion en Europe

La confusion suivante est régulièrement observée : 1 trillion = 1 billion = 1 milliard, laissant supposer que le Pentagone a perdu "2,3 milliards de dollars". Et bien que cela représente déjà une somme énorme, elle est sans commune mesure avec les 2300 milliards de dollars dont il est question en réalité. Pour éviter toute confusion, mieux vaut donc éviter l’usage de 2,3 trillion (USA) ou 2,3 billion (Europe) et nous emploierons uniquement les "milliers de milliards" pour désigner ce type de somme.

 

 

En effet, à l’apparition de ce rapport mentionnant les pertes de l’année fiscale 1999, les représentants politiques tout comme la presse restent étonnamment discrets. Et à l’exception d’une ou deux têtes brûlées, les commentaires sont rares. De ce fait, ce chiffre démesuré, « $2,300,000,000,000 », n’a-t-il pas toutes les chances de rester une entité abstraite ? Et dans ces conditions, comment les contribuables américains auraient-ils les moyens de prendre conscience de la forfaiture commise à leur endroit, et de son ampleur ? Par ailleurs, peu de citoyens ont l’opportunité de jongler au quotidien avec une somme aussi astronomique et il est possible que ce chiffre reste un concept qui défie l’entendement.

Ainsi, peut-être ce chiffre trop vaste est-il devenu étrangement invisible, condamné à l’incrédulité ou à l’indifférence des citoyens américains, comme bien d’autres aspects liés au 11-Septembre.

À suivre, mardi prochain : Le trésor enseveli du Pentagone

 

Lalo Vespera

La parenthèse enchantée

Parution du livre : septembre 2012

insolente.net

 

En lien avec cet article

Sites Internet de l’administration américaine

U.S. Government Printing Office

Bureau de Diffusion du Gouvernement américain

http://www.gpo.gov/

 

• Transcription des interventions de Peter DeFazio, les 2 août 2007 et 7 juillet 2011, devant la Chambre des représentants des États-Unis, qui dénonce les dissimulations de l’administration concernant la COG (2007) ou les finances du Pentagone (2011).

 

 

U.S. Department of Defense

Département américain de la Défense

http://www.defense.gov/

 

• Biographie de Donald Rumsfeld

• Transcription du discours intégral de Donald Rumsfeld le 10 septembre 2001, faisant état des 2300 milliards de dollars "perdus" dans les méandres de la comptabilité.

 

Documents officiels ou administratifs

 

FederalContinuity Directive 1

Directive de la Continuité Fédérale

http://www.fema.gov/pdf/about/offices/fcd1.pdf

 

Publication : Février 2008

Organisme : FEMA – Homeland Security

Présentation de la Continuité de Gouvernement (COG) prévue en cas de crise, dans sa partie accessible aux citoyens. Les dispositions qui compromettent l’intégrité constitutionnelle des États-Unis restent inaccessibles, même aux représentants du Congrès.

The 9/11 Commission Report

Rapport de la commission sur le 11-Septembre

http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf

 

Publication : 22 juillet 2004

Organisme : National Commission on TerroristAttacksUpon the United States

Rapport final de la Commission d’enquête présidentielle sur les attentats du 11-Septembre aux États-Unis. Seule la version en langue anglaise est en ligne sur Internet, à la disposition du public.       

Sources et références

1. Peter Dale Scott "La route vers le nouveau désordre mondial" (The Road to 9/11)

Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).

http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html

 

1B. Ibid. Chapitre 10, pages 253 : Structures parallèles et plans pour la continuité de gouvernement

 

2. OPB News "DefazioAmendmentSeeksPentagon Audit" par April Baer (8 juillet 2011)

http://news.opb.org/article/defazio-amendment-seeks-pentagon-audit/

Peter DeFazio est représentant de l’État d’Oregon. Le site d’OPB News (Oregon Public Broadcasting) résume la portée de l’amendement présenté par DeFazio.

 

3. FEMA – Homeland Security – FederalContinuity Directive 1 (février 2008)

http://www.fema.gov/pdf/about/offices/fcd1.pdf

Rapport officiel du Homeland Security sur la continuité de gouvernement.

 

Peter Dale Scott "La route vers le nouveau désordre mondial" (The Road to 9/11)

Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).

http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html

 

« Il n’existe aucun moyen de déterminer combien de changements constitutionnels survenus depuis le 11-Septembre peuvent trouver leur source dans la planification de la COG. Nous savons cependant que de nouvelles mesures de planification de la COG furent une nouvelle fois instaurées en 2007, lorsque le Président Bush a émis la National Security Presidential Directive 51 (Directive Présidentielle de Sécurité Nationale, ou NSPD-51/HSPD-20). Cette directive formulait ce que la FEMA a appelé ultérieurement "une nouvelle vision pour assurer la continuité de notre gouvernement". » Peter Dale Scott interviewé en 2011.

 

4. The Oregonian "DeFazioasks, but he’sdeniedaccess" par Jeff Kosseff (20 juillet 2007)

http://web.archive.org/web/…/base/news/118489654058910.xml&coll=

Article à propos du refus de George Bush d’accorder à Peter DeFazio un accès au contenu classifié de la directive NSPD-51.

 

GPO (U.S Government Printing Office) – Congressional Record – House “Americaneeds a plan to provide for Continuity of Government” (2 août 2007)

http://www.gpo.gov/fdsys/pkg/CREC-2007-08-02/pdf/CREC-2007-08-02-pt1-PgH9548-4.pdf

Transcription de l’intervention de Peter DeFazio devant la Chambre des représentants.

 

5. Le Monde "Crise financière, dette et avenir" par Radu Vranceanu (5 septembre 2011)http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/05/crise-financiere-dette-et-avenir_1566736_3232.html

 

6. C-SPAN – Peter DeFazio – Discours sous-titré en français – 7 minutes (7 juillet 2011)

http://www.dailymotion.com/video/k5ItlWWhZQXnlv3aucq

Vidéo du discours complet de Peter DeFazio devant la Chambre des représentants à propos de l’amendement sur le contrôle des finances du Pentagone.

 

7. GPO – Peter DeFazio – Discours devant la Chambre des représentants (7 juillet 2011)

http://www.gpo.gov:80/fdsys/pkg/CREC-2011-07-07/pdf/CREC-2011-07-07-pt1-PgH4733-2.pdf

Transcription du discours

 

8. Le Point "En 2011, les États-Unis dépenseront plus de 800 milliards de dollars pour leurs armées" par Jean Guisnel (1er février 2010)

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-02-01/pentagone-en-2011-les-etats-unis-depenseront-plus-de-800-milliards-de/1648/0/419474

 

9. New York Times "Pentagon Faces Growing Pressures to Trim Budget" par Thom Shanker et Christopher Drew (22 juillet 2010)

http://www.nytimes.com/2010/07/23/us/politics/23budget.html

 

10. CBS News "The War On Waste" par AleenSirgany

http://www.cbsnews.com/stories/2002/01/29/eveningnews/main325985.shtml

Transcription du reportage diffusé par CBS News en 2002

 

11. CBS News (sous-titres français)

http://www.dailymotion.com/video/xfk1pe_2300-millards-de-dollars-disparus-la-veille-du-11-septembre_news

Ce reportage télévisé de CBS News sur le discours de Rumsfeld la veille du 11-Septembre a été diffusé en 2002. Circulant ensuite sur internet, il a contribué à faire connaître les propos du secrétaire à la Défense sur la perte de 2300 milliards de dollars par le Pentagone.

 

12. DoD Biographie de Donald Rumsfeld sur le site du Département de la Défense

http://www.defense.gov/specials/secdef_histories/bios/rumsfeld.htm

 

13. ReOpen911-Prison Planet “Affaire de l’anthrax : un comité d’experts indépendants remet en cause les conclusions du FBI” par Steve Watson (16 février 2011)

http://www.reopen911.info/News/2011/02/17/affaire-de-lanthrax-un-comite-dexperts-independants-remet-en-cause-les-conclusions-du-fbi/

 

14. The 9/11 Commission Report – Final Report of the National Commission on TerroristAttacksupon the United States (2004)

http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf

Rapport final de la Commission d’enquête Kean-Hamilton-Zelikow sur les attentats du 11-Septembre aux États-Unis

 

15. David Ray GRIFFIN "Omissions et manipulations de la Commission d’enquête" Editions Demi Lune (ouvrage publié aux États-Unis en 2005 et en France en 2006).

http://www.editionsdemilune.com/omissions-et-manipulations-de-la-commission-denquete-p-5.html

 

16. Michael Marcovici - One Billion Dollars

http://sites.google.com/site/artmarcovici/one-billion

10 millions de billets de $100 rangés sur 12 palettes / Oeuvre de M. Marcovici

 

17. Le Point “Enron : faillite de la septième société américaine” par Chloé Durand-Parenti (29 janvier 2008)

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/220974

 

18. L’Express “Punis pour l’exemple” (27 mai 2006)

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/punis-pour-l-exemple_458471.html

 

19. Le Point “Un trader fait perdre 5 milliards à la Société Générale” par Mélanie Delattre (24 janvier 2008)

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/220121

 

20. Wikipédia – Produit intérieur brut de la France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_intérieur_brut_de_la_France

 

21. C-SPAN – Audition pour la nomination du Secrétaire à la Défense (11 janvier 2001)

http://www.c-spanvideo.org/program/161702-1

(Version intégrale de l’audition de Donald Rumsfeld – Durée totale 6 heures.

L’intervention de Robert Byrd dure 12 minutes de 3h33’30" à 3h45’30")

 

22. But whatdoes 2.3 Trillion dollars look like?

http://www.youtube.com/watch?v=jjcRywb6Zf4&feature=related

Extrait de “Jesse Ventura – ConspiracyTheory”

 

23. DoD – Discours de Donald Rumsfeld (10 septembre 2001)

http://www.defense.gov/speeches/speech.aspx?speechid=430

Transcription intégrale du discours

 

24. Wikipédia – Ordre de grandeur (nombres)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_grandeur_(nombres)

https://groups.google.com/forum/?hl=nl&fromgroups#!topic/medias-mensonges-desinformation/gn-KFZVRO8Y

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


Dossiers du 11-09

n°13 - 8- 16-09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

11 Septembre : La terreur médiatique.

Comment, en 3 constatations, le sujet du 11 septembre est confirmé comme étant le tabou indépassable des médias Français, 11 ans après les fait.

1ère constatation : Le 11 septembre n'est plus abordé dans les médias en temps que tel, mais indirectement par son produit dérivé, le conspirationnisme.

C'est en fait le symptome de la peur que produit encore le sujet sur les médias en France. L'aborder directement revient en fait à admettre que la version officielle peut se discuter, ce qui est la chose à éviter. Donc pour disqualifier ceux qui irrémédiablement continue à en douter tout en ne prenant pas le risque de l'enquête sérieuse sur les faits, appellent à grand renfort l'analyse psychopathologique des conspirationnistes, ce qui revient donc à aborder le thème sous l'angle de la folie, permettant de dénier par essence même la possibilité de tout argumentaire rationnel de la part de ceux qui doutent. 

Ça a été donc l'objet de la série de l'été de Médiapart, "enquête sur les théories du complot". En fait, une analyse sous l'angle de la psychiatrie faite par le biologiste Nicolas Chevassus-au-Louis, agrémenté de vidéos de sociologues universitaires pour la caution scientifique. Cette série a été l'objet d'un nombre impressionnant de commentaires, pour la plupart négatif, et suivi d'une mise au point devant le tollé suscité auprès des abonnés Mediapart dont je faisaitparti. Le principal reproche étant pour Médiapart qui se définit comme un média indépendant d'investigation, d'avoir livré là une analyse sur la base de fait pris pour argent comptant, tout en assumant de refuser d'y apporter la moindre vérification factuelle au moyen d'une véritable enquête.

2ème constatation : après avoir défendu la même position pendant 11 ans, la presse a toujours à coeur de nous rappeler qu'elle croit sans réserve à la version officielle, comme si on ne le savait pas.

Ansi donc, pour Paul Jorion qui l'écrit dans son Blog "Or, dans ce cas–ci, la version officielle me semble, jusqu’à preuve du contraire, complète et cohérente."

Médiapart y va également de sa conviction profonde

"nous pensons que les attentats du 11 Septembre ont été organisés par les islamistes du groupe de Ben Laden, comme le décrit le rapport de 2004 de la Commission nationale d'enquête sur les attentats contre les Etats-Unis. Ce fait nous semble aussi avéré que l'innocence du capitaine Dreyfus."

C'est un moment excellent pour résumer cette version officielle, complète et cohérente telle quelle. 

Le 11 septembre 2001, 19 musulmans arabes pirates de l'air, commandés par leur chef - sous dyalise - Oussama Ben Laden depuis sa grotte ultramoderne, ont réussi à l'aide de simples cutters à déjouer le système de défense militaire le plus sophistiqué du monde à 4 reprises dans la même journée.

A l'aide de 2 avions de ligne, ils ont réussi à faire tomber 3 immeubles (WTC 1, 2 et 7) sur leur propres empreintes, et à une vitesse proche de la chute libre.

Alors que - selon le NIST - les feux ont été suffisant pour affaiblir l'acier des structures et provoquer la chute des tours, dans les heures qui ont suivi, les enquêteurs ont retrouvé dans les décombres du WTC le passeport à peine abimé de l'un des pirates de l'air.

Au terme d'une accrobatie aérienne exceptionnelle, un avion est allé s'écraser sur le pentagone, l'un des immeuble les plus gardé des états unis. Malheureusement et malgré la centaine de caméra de surveillance pointée sur le bâtiment à ce moment là, il n'existe aucune image montrant la présence d'un avion avant et pendant l'impact. L'absence de débris - notamment des réacteurs avec des parties en titane, de bagages, et même des boites noires - s'explique par le fait que l'avion se serait entièrement volatilisé durant l'impact, sans laisser d'autres traces et une pelouse quasi intacte.

Les passagers d'un 4ème avion ont passé des appels téléphoniques pendant plusieurs minutes, alors qu'ils étaient en vol et sous la menace des terroristes, et avec de simples téléphones portables. Ces appels sont les seuls éléments permettant d'attester de manière indiscutable de la présence de pirates de l'air dans les avions. Par la suite, ce 4ème avion est allé s'écraser en étant entièrement absorbé par le sol, et là également on ne retrouva ni corps, ni débris, ni boite noire.

 Suite à quoi, après avoir échappé pendant plus de 10 ans à la vigilance du réseau militaire le plus important du monde, Oussama Ben Laden a finalement été localisé dans une maison situé à 500 mètres d'installation militaire. Lors d'une opération commando ou Ben Laden a résisté (ou pas ?), il a finalement été tué sans que l'on puisse lui poser la moindre question sur son implication dans les évènements du 11 Septembre 2001, et son corps fut immédiatement jeté dans l'océan.

Voilà donc ce à quoi on est prié de croire sans réserve.

3ème constatation : Pour être invité dans les médias, il faut croire sans réserve à la version officielle du 11 Septembre, et surtout l'écrire

Médiapart, Jorion, il s'agissait jusqu'alors de rares ilôts médiatiques qui n'avaient pas pris position sur le 11 Septembre. Voilà qui est fait, et dans la plus parfaite doxa. M. Plenel et Jorion peuvent maintenant souffler : ils continueront à être reçus à la télévision. 

Ainsi donc, il ne reste plus qu'à Fakir et Acrimedd'aller dans le même sens pour que la totalité des médias établis en France - sans exception - aient dans un touchant ensemble la même position sur le sujet.

Et c'est là le fait essentiel de ces papiers qui sont paru cet été sur le 11 septembre, ce sont des passages obligés pour être accepté dans le milieu médiatique. Car entre le point de vue indigeant de Médiapart et de Paul Jorion, conforme en tout point à la doxa officielle, et celui de Frédéric Lordon qui de manière très subtile en dénonce les ficelles, quelle est la différence ? Médiapartrepresenté par EdwyPlenel et Jorion sont des personnalités qui courent les médias, en vivent, alors que FredericLordon les fuient en refusant pratiquement toutes les invitations qui lui sont faites. 

Je serai tenté de conclure que la croyance que l'on a sur les causes réelles et complètes des évènements du 11 septembre 2001 est structurellement lié à sa position sociale, et à sa dépendance à l'industrie médiatique. Pour le dire plus simplement, dès lors que l'on vit par et pour les médias, on est automatiquement convaincu que le 11 septembre est exclusivement le fait de la nébuleuse Al Quaeda et de son chef Oussama Ben Laden, à l'exclusion de toute complicité ou complaisance extérieure.

Cela discrédite donc totalement n'importe quel média ou personne médiatique à évoquer le 11 septembre sous l'angle "conspirationnistes", et j'invite d'ailleurs tout lecteur abonné à tel ou tel média qui se fourvoierai dans cette voie à s'en désabonner, ne voulant pas cautionner ce discours de lâcheté consistant à répêter inlassablement "circulez, il n'y a rien à voir".

références : 

Mediapart : Enquête sur les théories du complot : en réponse aux commentaires (accès payant) 

Analyse de la série de Mediapart par l'association Reopen911 

Blog de paulJorion : PIQÛRE DE RAPPEL : Complots et thèse du complot

FredericLordon, la pompe à Phynance : Conspirationnisme : la paille et la poutre probablement ce que on peut lire de plus intelligent sur le sujet depuis bien longtemps


1-2 "Ben Laden, storytelling et démocratie"

http://11septembre2001.blogspot.be/2012/08/ben-laden-storytelling-et-democratie.html

 


1-3 Vidéo du 11 Septembre :

Les avions magiques du 11-Septembre

http://www.reopen911.info/video/un-instructeur-pilote-de-voltige-questionne-le-scenario-du-11-septembre.html

 


1-4 VIDEO : Afghanistanmy love 1

http://www.dailymotion.com/video/xl0jvb_afghanistan-my-love-1_news

 


1-5 VIDEO : 11-Septembre : Il faut écouter April Gallop.

ParReOpen911

Voir la vidéo sur le site d'origine:  http://www.dailymotion.com/video/xt1hcp_11-septembre-il-faut-ecouter-april-gallop_news

April Gallop travaillait pour le Département de la Défense américain. Le 11-Septembre, elle et son bébé ont survécu de justesse à l’attaque contre le Pentagone. Bien qu'elle se soit trouvée à moins de 15 mètres du point d'impact, et qu'après s'être dégagée du tas de débris, elle soit ressorti avec son enfant par le trou dans le mur du Pentagone, April Gallop n’a jamais constaté ni débris d’avion, ni siège, ni bagage, ni aucune trace des dizaines de milliers de litres de kérosène que contenait le Boeing 757 de la version officielle. Le témoignage très détaillé d’April Gallop est fondamental dans le sens où il corrobore, en fait, les principales observations que tout citoyen est en mesure de faire par lui-même lorsqu’il lorsqu’il s’affranchit des oeillères idéologiques qui lui ont été installées depuis 11 ans.

 


1-6 11 septembre - Nous exigeons une nouvelle enquête -

Le 11 septembre fut un coup monté

VIDEO by Architects and Engineers for 9/11 Truth - http://www.informationclearinghouse.info/article32279.htm

 Comme des millions de personnes aux États-Unis et dans le monde, nous exigeons une nouvelle enquête indépendante sur l'effondrement des trois édifices du «World Trade Center» de New York le 11 septembre 2001 - Contactez «Architects and Engineers for 9/11 Truth» (Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre) - www.ae911truth.org/ Nous vous demandons de diffuser la vidéo «11 septembre 2001- Des preuves explosives - Des experts se prononcent», dans lequel plus de 40 experts en architecture de gratte-ciel, en ingénieriede structures, en métallurgie, en chimie, en physique, en explosifs, en démolition contrôlée échangent leurs connaissances professionnelles et leurs opinionssur les événementsdu 11 septembre 2001. De plus, 8 experts en psychologieexpliquent pourquoi les personnes éprouvent beaucoup de difficulté à accepter les preuves de la destruction des trois gratte-cieldu World Trade Center par démolition contrôlée.

 



2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire

Depuis de nombreuses années en France, la remise en cause des explications officielles sur les attentats du 11 septembre 2001 est devenue un sujet tabou et assure à celui qui l’aborde de se faire cataloguer à l’extrême droite tant l’accusation, ajoutée à celle d’antisémitisme, a régulièrement servi dans les médias à empêcher un réel débat d’avoir lieu. Ce genre de cliché vient de valoir à René Balme, maire de Grigny et membre du Parti de gauche, de se faire traiter de conspirationniste rouge-brun dans une poussée de maccarthysme de Rue89 à la veille des élections législatives. Outre son déroulement, c’est la place de cet événement dans la politique néolibérale dont l’analyse a été évacuée par ce chantage.

Lisez cet article sur le Blog ReOpen

911 http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

3-1 Alan Sabrosky :  « Les attentats du 11 septembre furent principalement l’œuvre du: Mossad et des réseaux sionistes établis aux États-Unis »
nb

En France, des voix se sont élevées pour affirmer que les menées du lobbying sioniste sont « une menace réelle pour la souveraineté nationale ».

Aux Etats-Unis, nombre de militants de poids pensent que l'arrêt de l'expansion d’Israël et le retrait des territoires occupés sont « une question d’intérêt national »…

Dans ces deux pays pourtant, l'asservissement à l'entité sioniste est persistant et sans retenue. 

Mais comment les agissements des sionistes arrivent-ils à subjuguer autant d'intervenants et de décideurs dans les sphères de la politique, des médias, de la culture, des affaires ? Que l'on me permette de reprendre ce que j'ai écrit antérieurement : « si l’influence du mouvement sioniste est opérante au plus haut point, c’est parce qu’elle est perçue et accueillie favorablement, parce qu’elle s’accorde avec les intérêts bien compris de l’Occident. En somme, la politique de Washington concernant la Palestine s’avère être l’œuvre du Pentagone et des affairistes de l’armement autant que et parallèlement à celle des officines sionistes. A cela il faut s’empresser d’ajouter le rôle joué par les chrétiens sionistes dans la prééminence accordée historiquement à Israël dans le champ politique officiel des Etats-Unis ». (1) Tenons-nous ici à l'emprise des lobbys. 

L'emprise des lobbys sionistes 
Le sionisme influence de manière directe et flagrante l’ensemble de la politique étasunienne au Moyen-Orient. On se rappelle de l'interrogation d’Avnery : « Est-ce le chien qui remue la queue ou la queue qui remue le chien ? ». (2) Sous Clinton, Bush et Obama, les exigences de l'Etat juif ont toujours triomphé, même les plus délirantes. Si le travail de nettoyage ethnique se poursuit sans aucune retenue ni contrainte, c’est bien en raison du soutien immoral de l’allié étasunien (en plus de l’appui au moins silencieux de l’Europe). Bush, débordant de ferveur, avait « promu le lobby israélien, ou du moins sa branche la plus active, aux plus hauts échelons des cercles de décision de l’administration. […] Les néoconservateurs américains sont tous des membres du Likoud ». (3) Les sionistes, soucieux de maintenir leur hégémonie régionale au Moyen-Orient, ont joué un rôle déterminant dans la dévastation funeste de l’Irak. C'est eux qui dictent, à un degré ou à un autre, la politique agressive concernant l’Iran et la Syrie. Hier, ils faisaient pression sur l’administration Obama pour qu’elle assure en Egypte une « transition ordonnée » de l’après-Moubarak. Aujourd'hui, avec un aplomb cynique, Clinton ose demander au nouveau président de maintenir le blocus sur Gaza. Quant au candidat Romney, qui a perdu toute notion de l'honneur, il a déclaré que se sont « les différences culturelles » qui expliquent la disparité de niveau de vie entre Israël et les Palestiniens… 

Si les pseudos négociations successives avec les Palestiniens, n'ont jamais eu la moindre signification, c'est « parce qu’aucun président [étasunien] n’a voulu payer le prix politique intérieur nécessaire pour forcer Israël à se retirer des territoires occupés, d’autant plus qu’ils savaient que leurs efforts seraient contrecarrés par l’écrasante majorité des deux chambres du Congrès quelle que soit leur affiliation politique, de même que par les médias qui sont aux mains des sionistes ». (4) Du reste, de tels pourparlers n'ont aucune chance d'aboutir aussi longtemps qu'ils sont pensés en termes politiques et non en termes de droit international. Le problème est mis au rancart en alternance : avant les élections, en raison de l'agitation fougueuse des préparatifs ; au cours de la campagne électorale, à cause de l'état de focalisation générale ; après les élections, parce qu'on a d'autres chats à fouetter… et ainsi de suite jusqu'à l'infini. Aucune issue n'est envisagée, le processus d'expropriation suit son cours et les colons déploient leurs implantations à qui mieux mieux, rendant chaque fois une partie du territoire de Palestine définitivement sioniste. 

Obama qui a recueilli 61 % des voix des électeurs juifs ne voudrait pour rien au monde voir ce pourcentage diminuer, d'où son empressement à servir la bonne cause. Du reste, il est tenu de « rembourser » le crédit qui lui a été accordé et sans lequel sa victoire en 2008 n'aurait pas été possible. « S'il est vrai que le Congrès étasunien est contrôlé par le lobby israélien, alors ce lobby est contrôlé par le gouvernement israélien qui est lui-même contrôlé par les colons. Et donc les colons peuvent faire tout ce qu’ils veulent : construire de nouvelles colonies et agrandir celles qui existent, ignorer la Cour Suprême, donner des ordres à la Knesset et au gouvernement, attaquer leurs voisins chaque fois que ça les tente, tuer les enfants arabes qui jettent des pierres, déraciner les oliviers et brûler les mosquées ». (5) Notons, pour nuancer le propos, que nombre de lobbyistes ne sont pas d'accord avec la politique actuelle d'implantation et d'expansion : ils veulent par-dessus tout renforcer la sécurité d'Israël, craignent qu'un Etat malveillant et raciste soit exécré de par le monde… 

« Mais qui sont donc ces chiens de garde du sionisme, avec collier, bave et crocs ? ». (6) 
En France, les supporters d'Israël, qui sont supposés agir dans l’ombre, s'affichent au grand jour et interviennent tous azimuts. Les uns ont leurs entrées à l'Elysée et sont abondamment médiatisés (Finkielkraut, Bruckner, Lellouche, Attali, BHL…) ; les autres sont des artistes connus (Attal, Arditi, Boujenah…). Nombre d'entre eux occupent des postes clés, comme ces députés adhérents au Groupe France-Israël. 

Quant aux grands commis de l'Etat et autres politiques qui s'évertuent à être « israélo-compatibles », ils sont bien contents de prendre part au buffet annuel du CRIF. Cette coterie, qui prétend représenter la communauté juive, n’est en réalité qu’une représentation diplomatique de l’État colonial. Elle délivre des certificats de bonne conduite à ceux qui montrent patte blanche et clament leur soutien indéfectible au projet judéo-sioniste. 

Aujourd'hui, avec Fabius au Quai d'Orsay, Valls à l'Intérieur, Moscovici aux Finances, Kouchner à l'ONU [Haïti ?]... Hollande est décidément pris en tenailles par des sionistes exaltés, impénitents et sans vergogne. Tout se passe comme si la double allégeance était entrée dans les mœurs. Selon Blanrue, « ce n’est pas la tendance gauche ou droite qui prime, mais le fait que tel politicien est clairement identifié comme sioniste. […] Sarkozy n’a jamais caché qu’il allait mettre Israël au centre de tout ; et la France au service du projet unipolaire des Etats-Unis. Il a laissé entrevoir, bien avant d’être candidat, qu’il se consacrait au lobbying en faveur d’Israël ». (7) 

La plupart des politiques français sont pro-israéliens, mais un certain DSK est allé très loin en déclarant en 1991 : « dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël ». (8) Il a également déclaré, en 2003, dans Tribune Juive : « Chaque matin, je me lève en me demandant comment être utile à Israël »… (9) Voici un personnage – par la suite candidat à la présidence – qui déclare sans ambages que les intérêts de tel pays étranger constituent la motivation principale de sa carrière politique ; il sait que personne ne va s'en offusquer. Et comment, une fois élu président, aurait-il pu servir l'Etat juif ? Mais tout simplement en consentant avec zèle à ses diktats, en s'impliquant dans ses desseins hégémoniques et ses agissements criminels, en prenant parti contre le peuple palestinien spolié. « La France est méconnaissable ! Toutes ses valeurs, toutes ses traditions, tous ses idéaux, tous ses Droits de l'Homme, sont piétinés… ». (10) 

Les partis politiques français ne sont pas en reste de signes d'allégeance. Le Front national, par exemple, n'a pas hésité à présenter un candidat franco-israélien dans la 8e circonscription des Français de l'étranger (bassin méditerranéen). « Se définissant comme un "juif de la Halakha" [loi juive], Michel Thooris, fonctionnaire de police fondateur du syndicat Action Police faisait ami ami avec les miliciens du Bétar et de la Ligue de Défense Juive ». (11) Il est vrai d'ailleurs que l'entité sioniste a toujours cherché le soutien de l’extrême droite européenne – des populistes islamophobes de l’UDC suisse aux fascistes suédois, y compris ceux qui ont un passif nazi ou antisémite avéré. 

Les choses sont en train de prendre une tournure alarmante : le lobby israélien se démène pour faire passer la loi appelée « Martin Luther King ». Sur ce point, Blanrue écrit : « Cette loi, qui est en gestation, vise à assimiler légalement l’antisionisme à l’antisémitisme. Si cette loi passe, cela veut dire qu’en France, l’antisionisme sera considéré comme un délit. Critiquer Israël pourra vous conduire en prison. C’est très grave. C’est l’Union des patrons juifs de France (UPJF), qui soutient ce projet de loi transmis à tous les députés français. C’est le plus fort syndicat sioniste de France ». (12) 

Que dire de la création en février dernier du « parlement juif européen », dont les 120 membres ont été élus par des internautes ? Il ne s'agit pas d'un canular. Courroucé, le porte-parole de l’Union Juive française pour la Paix en dit ceci : « Cette histoire de parlement est un nouvel épisode du chantage permanent à l’exception juive, parce que l’antisémitisme, parce que la Shoah, parce qu’Israël. Que l’Union européenne fasse siéger non un conseil représentatif des Juifs d’Europe (qui n’a pas lieu d’être), mais un assez misérable lobby du sionisme en grande pompe dans son siège même, dit à quel niveau d’aplatissement devant Israël l’institution en est arrivée ». (13) Pendant qu'on y est, pourquoi les Musulmans ne créeraient-ils pas un « parlement islamique européen », eux qui sont victimes d'un racisme morbide et d'une flopée de préjugés ? Après ce serait le tour des Noirs, des ROM, des Rapatriés, des Bretons… 

Mensonge et travestissement de la réalité 
Israël roule à tombeau ouvert, chacun en convient. Colonisation galopante, démolition de maisons et arrachage des arbres, déni d'accès à l'eau, emprisonnement inhumain de résistants, torture d'enfants, système d'apartheid et agressions quotidiennes, recours aux armes interdites par les conventions de Genève, non application des résolutions votées par l’ONU, assassinats en catimini, manipulations et intimidations partout dans le monde... La liste des crimes et exactions est notoirement longue. 

Qu'importe, la vérité historique est négligeable, seul compte l'utopie sioniste. Il s’agit de marteler sans répit : « Palestiniens terroristes », « une terre sans peuple », « territoires contestés » (surtout pas occupés), « Hamas ne veut pas la paix »… L’argument massue « Israël une démocratie » est démenti quotidiennement par les faits (rappelons-nous la déportation en juin dernier des demandeurs d’asile africains), mais répété des centaines de fois, il finit par s’imposer. L'anesthésique médiatique marche à merveille. Désormais le monde consent à la vision israélienne du drame palestinien : il est question non pas d'une force d'occupation et d'un peuple spolié, mais de deux parties « en conflit » – lequel conflit se ramène progressivement à une simple question humanitaire. 

Le sionisme travaille à pervertir les faits, à manœuvrer l’opinion publique.
Dans la guerre de propagande, il n’a jamais cessé d'innover, d’acquérir toujours plus de vigueur et d'habileté. Un câble a été transmis en décembre 2010 aux ambassades de l'Etat juif dans dix pays européens. Il ordonne de trouver rapidement un millier de personnes qui agiront en amis d’Israël. « Elles devront être recrutées parmi des journalistes, universitaires, étudiants et militants soit juifs soit chrétiens. Elles seront informées par des fonctionnaires israéliens pour intervenir en faveur d’Israël par des articles, lettres et interventions dans des assemblées publiques ». (14) 

Les profondes manipulations idéologiques, les mensonges variés ont eu des conséquences inattendues. En France, par exemple, les profanations de tombes sont en grande majorité perpétrées dans des cimetières chrétiens ou musulmans, mais les médias pervertissent sciemment la réalité en se focalisant sur les tombes juives. De même faut-il évoquer « l’imposture de ce juif rescapé d’Auschwitz, Herman Rosenblat qui a fait pleurer dans les chaumières sur son histoire d’amour alors que tout cela n’était que fabulation ». (15) Quant aux « agressions antisémites » qui soulèvent l'indignation empressée des officiels, nombre d'entre elles sont fondées sur de simples mensonges. (16) 
Le statut de victime, entretenu par les média-menteurs, a permis aux conquérants juifs de passer outre les lois internationales, de se moquer des actions de protestation. L’idée trompeuse, bien incrustée dans les esprits, de « la terre promise par Dieu à Israël » continue de sévir parce que justement les sionistes détiennent ces médias. Alan Hart (auteur de « Zionism, The Real Enemy of the Jews») écrit : « Le plus grand de tous les mensonges de la propagande sioniste est celui qui affirme qu’Israël est en danger constant d’anéantissement, que ses juifs seraient jetés à la mer ». (17) Chacun est à même de comprendre que l’entité censée être en danger est une puissance nucléaire, fabrique des drones, des blindés, des satellites, des bombes atomiques… Mais les clairons de l'intoxication agissent directement sur le subconscient ; et voilà qu'on se met à croire que le pot de fer est menacé de mort par le pot de terre. Il doit bien y avoir des moments où les manipulateurs doivent pouffer de rire. 
Rudi Barnet se met ironiquement dans la peau d'un israélien : « Une de nos grandes forces a été de parler de paix depuis 60 ans, de proposer des négociations, d'afficher une volonté de solution pacifique... tout en continuant notre expansion territoriale. Nous sommes les rois du "faire traîner", les experts du piétinement ! » (18) Le mouvement judéo-sioniste, fort du soutien inique des Occidentaux, se complait désormais dans la posture du « chien enragé » (Moshé Dayan). C'est l'objet du prochain article. 
Thami BOUHMOUCH 
Août 2012 
Professeur Université AïnChock Casablanca 
http://bouhmouch.blogspot.com<http://bouhmouch.blogspot.com/> 
(1) T. B., Judéo-sionisme : lorsque la mystification devient vérité, in : http://bouhmouch.blogspot.com/2011/09/judeo-sionisme.html septembre 2011. 
(2) Cf.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-queue-ne-remue-pas-le-chien-97483 
(3) Kathleen Christison,
http://www.legrandsoir.info/Les-USA-sont-au-service-d-Israel-au-Moyen-Orient-Counterpunch.html février 2011. 
(4) Jeffrey Blankfort,
http://www.legrandsoir.info/Israel-est-la-menace-la-plus-immediate-au-futur-de-notre-planete-Dissident-Voice.html octobre 2010. 
(5) Uri Avnery,
http://www.legrandsoir.info/Les-colons-font-tout-ce-qu-ils-veulent-au-pays-des-colons.html avril 2011. 
(6) DR,
http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-de-boycott-des-produits-israeliens-106257420.html juin 2012. 
(7) Paul-Éric Blanrue (interview),
http://www.silviacattori.net/article872.html juin 2009. 
(8) Cité par Diana Johnstone,
http://www.legrandsoir.info/La-gauche-francaise-devrait-voir-le-bon-cote-des-choses-Et-ne-pas-pleurer-Strauss-Kahn.html mai 2011. 
(9) Cité par Eva R-sistons,
http://r-sistons.over-blog.com/article-dsk-une-catastrophe-pour-la-gauche-et-pour-la-france-eva-r-sistons-dossier-57887874.html février 2010. 
(10) Eva R-sistons,
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/20-categorie-10550742.html Janvier 2011. 
(11) Bakchich,
http://www.alterinfo.net/Le-Front-la-joue-communautaire-en-Israel_a78485.html juin 2012. 
(12) Paul-Éric Blanrue, op. cit. Je souligne. 
(13) Cf.
http://www.ujfp.org/spip.php?article2212 février 2012. 
(14) ManlioDinucci,
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22262 décembre 2010. 
(15)
http://effondrements.wordpress.com/2012/07/28/comment-francois-hollande-est-soumis-pieds-et-mains-lies-au-lobby-sioniste-franc-maconnique/ 
(16) Cf.
http://judeologie.com/2012/07/12/fausses-agressions-antisemites/ 
(17) Alan Hart,
http://www.alterinfo.net/Le-sionisme-demasque-un-conte-de-fees-qui-est-devenu-un-cauchemar-terrifiant_a42775.html février 2010. 
(18) Rudi Barnet,
http://michelcollon.info/Tout-va-bien-Aux-defenseurs-du.html février 2012. 



3-2 belga.be © & afp. : Pas de poursuites contre la CIA pour la mort de détenus.

Les Etats-Unis ont mis fin à l'enquête sur la mort de deux personnes détenues dans des prisons secrètes de la CIA après le 11-Septembre et décidé de renoncer à des poursuites, a annoncé jeudi le ministère de la Justice.

"Le ministère renonce à des poursuites car les preuves recevables (devant un tribunal, ndlr) seraient insuffisantes pour obtenir une condamnation au-delà du doute raisonnable", justifie le ministre Eric Holder dans un communiqué.
L'enquête avait débuté en août 2009 quand M. Holder avait demandé à un procureur de passer en revue les interrogatoires de la CIA menés sur 101 détenus dans des lieux tenus secrets en dehors des Etats-Unis, pour déterminer si des lois avaient été enfreintes.
Le procureur, John Durham, devait notamment vérifier si des techniques d'interrogatoire musclées non autorisées avaient été mises en oeuvre par les agents de la CIA.
En juin 2011, il avait recommandé la clôture de toutes les enquêtes sauf une sur les circonstances de la mort de deux détenus.
En 2002, les Etats-Unis avaient adopté dix "techniques d'interrogatoire musclé" assimilées à de la torture par de nombreuses voix critiques, avant d'obtenir des renseignements des personnes capturées et soupçonnées de liens avec Al-Qaïda.
Ces méthodes comprenaient notamment la privation de sommeil, la mise à nu du détenu ou encore la simulation de noyade, à laquelle le cerveau autoproclamé des attentats du 11-Septembre, Khaled Cheikh Mohammed, a été soumis 183 fois lors de sa détention dans une prison secrète de la CIA en Pologne entre 2003 et 2006.

31/08/12 - 06h51  

Source: belga.be © afp.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1493650/2012/08/31/Pas-de-poursuites-contre-la-CIA-pour-la-mort-de-detenus.dhtml



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Lalo Vespera : 9/11 : La Parenthèse Enchantée.

Un livre de Lalo Vespera, membre de ReOpen911, à paraitre en septembre 2012

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie en exclusivité un extrait de "La Parenthèse Enchantée"

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

Suivez cette série d'articles en ReOpenNews

http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/

 

Il est maintenant reconnu qu’al-Qaïda aide l’opposition syrienne

03 août, 2012 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/08/03/guerre-a-la-terreur-vous-ne-lavez-pas-remarque-mais-al-qaida-est-maintenant-notre-alliee/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


La “Guerre au terrorisme” a changé, et pas un Américain sur 1000 ne l’a remarqué : nous combattons désormais aux côtés d’al-Qaïda

paru sur le Washington’s Blog, le 31 juillet 2012

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews

Ce que vous devez savoir sur ce revirement impensable…

Dans le roman de George Orwell, 1984, le pays dénommé Océania est en guerre contre l’Eurasia depuis des années.

Océania change soudain de camp, désigne l’Eastasia comme son ennemi mortel et fait de l’Eurasia son nouvel allié.

Le gouvernement utilise la propagande pour convaincre le peuple que « Nous avons toujours été en guerre contre l’Eastasia. » Le peuple abruti ne remarque même pas qu’ils ont changé de camp et se rallie aveuglément à l’Eurasia qu’il considère comme son allié historique.

La même chose se produit dans le monde réel avec "al-Qaïda".

Les gouvernements occidentaux et les médias "mainstream" ont admis le fait qu’al-Qaïda combattait contre le gouvernement syrien, et que l’Occident soutenait l’opposition en Syrie… qui collabore avec al-Qaïda.

De la même façon, l’opposition qui a renversé Kadhafi en Libye était essentiellement issue d’al-Qaïda… et elle semble maintenant avoir pris le contrôle du pays (et ses éléments sont essentiels dans les combats en cours en Syrie).

 

Les USA financent également des groupes terroristes sur le sol iranien.

Mais bien sûr, al-Qaïda a été accusée pour les attentats du 11-Septembre, et cette décennie de "guerre au terrorisme" a consisté à éradiquer al-Qaïda et ses groupes affiliés.

Par conséquent, le fait que nous considérions maintenant les combattants d’al-Qaïda comme nos alliés, quelle que soit la forme que cela prenne, est une chose tout à fait orwellienne.

Rappelez-vous, le conseiller à la Sécurité nationale de Jimmy Carter l’avait admis sur CNN, nous avons formé et soutenu Ben Laden et les autres chefs d’al-Qaïda dans les années 1970 afin d’aller combattre les Soviétiques. (Il a aussi déclaré devant le Sénat en 2007 que la guerre à la terreur était "un conte mythique historique").

Et comme le professeur en stratégie au Collège naval, ex-analyste de la NSA et officier de contreterrorisme John Schindler l’a écrit, les USA ont soutenu Ben Laden et d’autres terroristes d’al-Qaïda en Bosnie. [Se référer aussi au livre ci-contre, en français - NdT]

Mais évidemment, nous avons perdu le contrôle et ils se sont retournés contre nous… et ensuite il nous a fallu des années pour chasser et finalement abattre Ben Laden. OK ?

Peut-être bien. Toutefois :

  • L’officier en chef chargé de la capture de Ben Laden durant l’invasion de l’Afghanistan a affirmé que les USA avaient laissé celui-ci s’échapper d’Afghanistan.
  • Un colonel à la retraite et les analystes militaires de Fox News ont déclaré : « Nous savons, avec 70% de certitude – ce qui est énorme en matière de Renseignement – qu’en août 2007, Ben Laden était dans un convoi se dirigeant le sud de Tora-Bora. Nous avions la cible dans nos caméras, à travers nos satellites. Nous écoutions ses conversations. Nous avions la meilleure équipe de chasseurs/tueurs au monde – la Seal Team 6 – dans les parages. Et nous avions le très efficace Commandement conjoint des armées (JSOC, pour Joint Special Operations Command) qui collaborait avec la CIA et d’autres agences. Nous avions des drones sans pilotes chargés de missiles sous leurs ailes ; nous avions les meilleures forces aériennes de toute la planète, n’attendant qu’une chose, envoyer une bombe sur la tête des terroristes. Nous l’avions dans notre viseur ; Nous l’aurions eu à tous les coups… Mais de façon incroyable, et à mon avis, criminelle, nous n’avons pas abattu Ben Laden. »
  • Des soldats français insistent pour dire qu’ils auraient pu facilement capturer ou tuer Ben Laden, mais que le commandement américain les en a empêchés.
  • Un membre du Congrès américain affirme que l’administration Bush a intentionnellement laissé s’échapper Ben Laden de manière à justifier la guerre en Irak.

Mais les magouilles avaient commencé bien avant le 11-septembre :

  • L’enquête conjointe du Congrès sur le 11/9 a découvert qu’un informateur du FBI avait accueilli et loué un appartement à deux des pirates de l’air en 2000, et que, lorsque l’enquête a demandé à interroger cet informateur, le FBI a refusé tout net, et l’a caché dans un lieu secret, et qu’un haut-responsable du FBI a déclaré que ces manœuvres de dissimulation étaient menées suite à des ordres émanant directement de la Maison Blanche (ce qui est confirmé ici par le coprésident de l’enquête conjointe et ex-chef du Comité du Renseignement au Sénat, Bob Graham ; et lisez aussi cet article de Newsweek).
  • Les attentats contre les Tours Jumelles à l’aide d’avion étaient prévus depuis des années, mais les USA n’ont rien fait pour les empêcher.
  • Non seulement le gouvernement écoutait les conversations de Ben Laden, mais ils connaissaient les plans des pirates de l’air de leur bouche même.
  • Un officier haut-gradé du renseignement militaire a déclaré que son unité – chargée de traquer Ben Laden avant le 11/9 – a été écartée de cette tâche, et que leurs avertissements comme quoi le World Trade Center et le Pentagone allaient être la  cible d’attentats ont été ignorés.
  • Plusieurs employés bien placés au département de la Défense ont affirmé que le gouvernement avait volontairement écarté leur témoignage sur la traque de Mohammed Atta avant le 11-Septembre.
  • Un des formateurs d’al-Qaïda travaillait avec les Bérêts verts et la CIA, et était un informateur du FBI.
  • La CIA semble avoir aidé la plupart des pirates de l’air du 11/9 à obtenir un visa d’entrée aux USA.

Et aussi :

  • D’après l’un des plus importants journaux français [Le Figaro - NdT], des agents de la CIA ont rencontré Ben Laden deux mois avant le 11/9, alors que celui-ci était recherché pour l’attentat contre l’USS Cole.
  • Sibel Edmonds – une ancienne traductrice du FBI, jugée extrêmement crédible par l’Inspecteur général du département de la Justice et plusieurs sénateurs – affirme qu’Oussama Ben Laden travaillait pour les USA pratiquement jusqu’au jour du 11 septembre 2001, et que ce fait est tenu caché, tout simplement parce que les USA sous-traitent les opérations de terrorisme à al-Qaïda et aux talibans depuis de nombreuses années.

Nous avons toujours été en guerre avec l’Eastasia…

 

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews        (les liens en gras sont en français. Pour les liens en anglais, se reporter au texte original)

 

Livres en lien avec cet article :

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5 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

5-1 Mediapart dans l'impasse du 11-Septembre

Posté par .Rédaction le 22/08/2012

http://www.reopen911.info/11-septembre/mediapart-dans-l-impasse-du-11-septembre/

Le 11 septembre ressemble à un vaste labyrinthe où une vérité en trompe l'œil dissimule une réalité complexe.

Il est probable qu'elle fascinera encore longtemps chercheurs et historiens.

Eric LaurentLa face cachée du 11 septembre, 2005

Autour du 11 Septembre prospèrent les croyances de chacun. Certains croient la version officielle pendant que d’autres y voient un grand complot. Entre ces deux positions dépassées, beaucoup de doutes mais surtout des familles de victimes, des témoins, des survivants, des professionnels, des associations et de nombreux citoyens qui demandent plus d’explications à travers la réouverture d’une enquête. Pour ce faire, ils énoncent des faits et posent des questions qui contrarient sérieusement la version officielle mais dont la couverture médiatique est extrêmement rare. Incapables de traiter le sujet à sa juste valeur, la plupart des médias écartent en général toute remise en cause et pointent simplement du doigt les conspirationnistes, qui à leur tour voient dans cette attitude la confirmation d’un appareil médiatique complice. Ils ne font alors que nourrir réciproquement des croyances en nuisant à la recherche de la vérité. Ceux qui défendent encore la version officielle du 11-Septembre ne sont donc pas plus crédibles que les théories du complot qu’ils dénoncent.

 

C’est ainsi qu'à l’approche de la 11ème commémoration des attentats du 11 septembre 2001, le site Mediapart, journal d’information numérique indépendant, a choisi de publier une enquête en quatre volets sur les théories du complot. Malheureusement, ce média qui a participé à la mise en lumière de nombreux faits négligés par d’autres sur des événements équivoques telles que les affaires Bettencourt et Karachi, a choisi d’enfermer le développement de son enquête dans une impasse de clichés concernant le 11-Septembre au lieu d’opposer des faits tangibles aux théories qui entourent ce drame. En l’occurrence, la controverse est rangée sans distinction dans la case des pathologies mentales, alors que pas une ligne n’est dédiée à faire l’examen de la version officielle. Et c’est bien là toute l’inutilité de la démarche. En continuant d’esquiver le débat sur des éléments factuels, Mediapart ne fait que contribuer à la défiance des citoyens face aux médias tout en refusant de participer à l’éducation du public sur un sujet aussi souvent mal compris, tant par les journalistes que par lescomplotistes qu’ils abhorrent.

 

Au fil des articles de Nicolas Chevassus-au-Louis, l’enquête se transforme en définitive en une critique sans grandes nuances des théories du complot où toutes les controverses de l’histoire sont mises sur le même plan et sur lesquelles toutes les opinions contestataires ne seraient que le fruit d’une propension maladive à douter de tout. Après un premier article sur l’histoire des théories du complot, un deuxième se consacre spécialement au 11-Septembre qui se trouve rangé à son tour dans la même catégorie. Et ainsi de suite, le journaliste entame sontroisième volet par une étude sociologique où il est demandé à 348 habitants de Philadelphie de donner « leur appréciation de dix théories du complot » : on y trouve pêle-mêle des questions sur les soucoupes volantes ou l’utilisation du virus du sida par le gouvernement américain, comparées aux assassinats de Martin Luther King et John F. Kennedy, ou encore à l’affaire des otages américains de Téhéran en 1980. Tous ces différents sujets sont-ils juste l’objet de théories délirantes ? Ou existe-t-il parmi eux des théories du complot recevables et qui méritent d’être étudiées ? La réponse n’est pas si simple pour qui s’est penché sur ces questions mais l’auteur n’en dira pas un mot. Au contraire, il généralise et sème une confusion dérangeante entre de simples rumeurs et des sujets concrets toujours soumis à l’étude des journalistes et des historiens. C’est très justement ce genre de confusion entretenue par l’auteur autour du terme de « théorie du complot » qui provoque la méfiance de nombreux lecteurs et permet d’introduire sur le terrain des faits des théories illégitimes.

 

Mais alors que l’auteur dénonce justement l’élaboration de telles théories dans le cas du 11-Septembre, il leur reproche en même temps de bien se garder « de suggérer un scénario alternatif […] qui pourrait être soumis à l’épreuve des faits » reprenant ainsi le philosophe Steve Clark. Outre l’incohérence de la remarque avec sa position de départ, elle ne tient aucunement compte de la demande de réouverture d’une enquête par la majorité des personnes concernées. Cela s’oppose donc par nature à prétendre connaitre ce qui s’est véritablement passé, bien que de nombreuses recherches tentent de le comprendre à défaut de voir les médias se charger de l’enquête. Par ailleurs, l’auteur néglige complètement de son côté d’appliquer ce principe de vérification des faits quant à la version officielle du 11-Septembre. Pourquoi ? Il est tout aussi étonnant que celui-ci reproche aux prétendus conspirationnistes d’insister sur les faits, de faire appel à des experts ou encore de s’intéresser aux conflits d’intérêts alors même que ces critères devraient être regardés comme des moteurs de l’investigation journalistique.


Mediapart mène l’enquête…

Le journaliste de Mediapart va tout de même faire appel à ses propres experts pour invalider les critiques de la version officielle du 11-Septembre, en commençant par deux spécialistes en rhétorique, Loïc Nicolas de l’Université libre de Bruxelles et Thierry Herman de celle de Neufchâtel. Ce choix démontre que l’auteur considère a priori que les faits en question ne méritent aucun débat et que tout cela ne repose finalement que sur ce qu’il nomme « les procédés de la rhétorique conspirationniste » auxquels il lui suffit donc d’opposer des rhétoriciens de son choix. Il est assez amusant au passage d’observer par quels fastidieux efforts rhétoriques, Loïc Nicolas cherche à invalider la qualité des experts qui contestent la version officielle dans le court extrait vidéo sélectionné par l’auteur. Un autre extrait vidéo de l’article laisse place à l’historien Emmanuel Kreis, auteur de plusieurs travaux sur les théories du complot. Cependant, l’extrait choisi par le journaliste ne parle à aucun moment du 11-Septembre bien qu’il s’agisse du sujet central de l’article : à la place, on y parle des théories du complot autour de la période de la seconde guerre mondiale, de l’influence de la littérature, des jeux vidéos ou du cinéma, ou encore des illuminatis. Pour entendre en revanche son opinion sur le sujet, il faut se reporter à la fin de la version complète de l’entretien où il déclare que « le 11-Septembre n’est en soi rien d’une théorie du complot » et nous dit même que « le fait de se poser des questions sur les attentats du 11-Septembre et la version officielle produite par le gouvernement américain n’est pas illégitime ». Alors que l’article porte très précisément sur le 11-Septembre, pourquoi le journaliste de Mediapart préfère-t-il présenter un extrait sans aucun rapport avec le sujet traité, plutôt que de relayer ce que le spécialiste qu’il interroge en pense réellement ? Le biais de l’auteur est évident.

 

Puis lorsque le sujet dévie inévitablement sur l’effondrement des tours du World Trade Center, l’auteur fait appel à Jérôme Quirant pour contester « une liste de près de 1.500 architectes et ingénieurs exprimant des doutes sur le rapport publié en 2004 par la commission d’enquête » (ils sont en fait 1.704 et critiquent les rapports du NIST de 2005 et 2008). S’appuyant sur sa caution scientifique, l’auteur déclare ainsi que la pétition regroupe différents spécialistes « mais seulement une cinquantaine de signataires dont les titres laissent à penser qu’ilsmaîtrisent un tant soit peu le calcul de structures, bref qu’ils sont d’authentiques experts », ce qui du point de vue même de l’auteur, en dehors des termes dépréciatifs empilés grossièrement et laissés en italique, nous laisse pourtant avec une cinquantaine de signataires maitrisant le calcul de structure, ce qui mériterait au moins un débat contradictoire sur la question. Dans le même genre, l’auteur affirme que sur son site - alors que celui-ci est fermé aux commentaires (contrairement au nôtre) - « Jérôme Quirant n’a reçu que très peu de messages de truthers avançant des arguments techniques, comme si ces derniers n’étaient pas intéressés par la discussion scientifique contradictoire ». L’abus de confiance va encore plus loin quand le journaliste nous dit de façon péremptoire que les « particules extraites des décombres des tours jumelles […] se sont avérées n’être que des résidus de peinture », ce qui est précisément la thèse de Jérôme Quirant bien qu’il n’ait aucune compétence en la matière. Or, bien que l’étude de Jim Millette sur laquelle se fonde cette assertion conteste la présence de thermite ou de nano-thermite dans les poussières du World Trade Center, elle note bien que « la composition des chips rouges/grises ne correspond pas à la formule d’apprêt utilisée sur les colonnes métalliques des tours du World Trade Center ». Dès lors, s’il est souvent préférable de laisser la science aux scientifiques, cela ne signifie en aucun cas de prendre pour argent comptant tout ce qu’ils racontent, et cela vaut autant pour le journaliste de Mediapart que pour le reste de ceux qui s’intéressent vraiment au sujet. Le 11-Septembre étant loin de se résumer à un débat scientifique où les théories s’affrontent, il aurait été utile que l’auteur se penche en priorité sur des faits dont chacun peut juger la pertinence.

 

Mais le plus navrant dans cette série d’article, c’est que, du point de vue qu’elle défend, tous ceux qui critiquent la version officielle du 11-Septembre passent eux-mêmes pour des théoriciens du complot, quels qu’ils soient et quoi qu’ils disent, ce qui, par ailleurs, n’a pas l’air d’intéresser vraiment l’auteur. Il conclut ainsi que les doutes exprimés sur le 11-Septembre relève d’une « foi comparable à celle de ces sectes qui survivent sans peine aux échecs répétés des prédications du gourou ». Il est rejoint dans ce sens par Philippe Corcuff qui dans les commentaires compare les « fidèles de ReOpen911 » aux « Témoins de Jéhovah » lorsque nous l’interpellons sur ce genre de généralités abusives. De même, l’auteur se demande si « les partisans des théories du complot ne sont-ils pas […] statistiquement plus enclins à croire aux fantômes et à la transmission de pensée, à ne pas vouloir passer sous une échelle, à toucher du bois pour conjurer le mauvais sort ? ». « Plus l'on se méfie d'autrui, plus l'on se sent socialement en difficulté, et plus on adhère aux discours conspirationnistes », continue l’auteur. Il va même jusqu’à parler de « mauvais citoyens, décidément, que ces adeptes des théories du complot. Au mieux, des malades. Au pire, des dangers pour la démocratie » avant de se rattraper en précisant que « des courants de la psychologie proposent une interprétation autrement plus subtile de la formation de croyance en une théorie du complot ».


ReOpen911 vu par Mediapart

Face à de tels propos qui rappellent les excès de Philippe Val ou Laurent Joffrin, il est essentiel d’écouter attentivement ce que dit l’historien Emmanuel Kreis dans la version intégrale de la vidéo de Mediapart : « Alors ce n’est pas en tant que telles les théories du complot finalement qui évoluent, mais c’est le regard qu’on leur porte. Donc des attaques extrêmement violentes, sur non seulement les théories du complot proprement dites, mais aussi un ensemble de doutes, d’hypothèses. Alors on peut appeler ça - je sais pas comment - d’hypothèses du complot peut-être ou de réflexions sur le complot, qui se retrouvent intégrées finalement dans une dénonciation globale. Alors pour l’instant ça fait, disons depuis le 11-Septembre que ces choses prennent une réelle dimension importante, médiatique, qui touche largement les gens. Les effets produits ne sont pas encore forcément faciles à analyser, à palper, mais il est évident que ça va avoir des effets. Ne serait-ce qu’un simple effet pervers, qui est de faire que des gens qui se posent simplement des questions, en étant attaqués extrêmement fortement sur des questions qui sont bien souvent même légitimes - enfin je veux dire le fait de se poser des questions sur les attentats du 11-Septembre et la version officielle produite par le gouvernement américain n’est pas illégitime - ces gens donc, se posant des questions, vont donc être renvoyés finalement à une image de conspirationnistes, et du coup, on commence à avoir un élargissement finalement de l’impact de ces théories du complot dans des milieux qui jusqu’alors, n’étaient pas particulièrement touchés par ces théories, et finalement ces gens vont dériver vers tout autre chose. Donc qu’est-ce que cela peut produire, qu’est-ce que cela peut donner, est-ce que cela va enrichir les théories du complot, va les massifier ? Je n’en sais rien, mais en tout cas c’est quelque chose sur lequel, à mon avis, on ne réfléchit pas assez, et qui peut avoir des conséquences à la fois donc sur les théories du complot, mais également sur les sociétés ».

 

Nicolas Chevassus-au-Louis aurait été bien inspiré de prendre ces paroles en considération quand il a réalisé son enquête. Non seulement parce que l’historien refuse l’appellation de théorie du complot sur le 11-Septembre et qu’il ne trouve pas illégitimes ces interrogations, mais plus spécifiquement parce que la qualité de son enquête reflète parfaitement l’effet pervers dont parle Emmanuel Kreis. En traitant ainsi la question du 11-Septembre, outre le fait d’être improductive à faire avancer le débat, son enquête est peut-être même totalement contre-productive. Comme le disait Alain Garrigou sur son blog du Monde Diplomatique en 2011, « c’est une affaire d’examen dans tous les cas, soit exactement ce dont nous prive la dénonciation des visions conspiratives. […] La dénonciation de la théorie du complot est paresseuse. Elle rassure à bon compte car le complot fait doublement peur. […] Le dévoiement de la raison en complots fantasmatiques ne saurait être utilisé systématiquement contre l’ambition scientifique de dévoilement. Elucider des mécanismes, dévoiler des systèmes, comprendre des logiques n’est pas mettre à jour des complots, même si c’est parfois le cas, mais révéler que les raisons et les méthodes de l’action échappent à la lucidité des acteurs. »

 

Lorsque l’on soustrait l’examen des faits à un sujet aussi complexe et controversé, on peut effectivement arriver à faire passer des opinions avisées pour de simples croyances, de la superstition, et ainsi les associer à un profil social ou psychologique particulier, études à l’appui. Mais si l’on se désintéresse totalement des faits, ne peut-on pas faire de même avec l’affaire Karachi, qualifiée de « fable » par Nicolas Sarkozy ? Ceux qui croient à la théorie du complot dans l’affaire Karachi ne sont-ils pas plus enclin à croire à l’Affaire Bettencourt ? Quelles sont les couches sociales qui pensent que Kadhafi a financé la campagne de Sarkozy ? Combien parmi eux doutent également du 11-Septembre en rapport ànotre sondage de 2011 ? Et on peut continuer comme ça indéfiniment… C’est pourtant de cette manière que Mediapart a mené son enquête, en assimilant le 11-Septembre à des histoires sans aucun fondement relayées par des ahuris paranoïaques.

  

Interpellé sur les plus de 1.700 réactions suscitées par cette enquête, EdwyPlenel a répondu que « l'auteur de cette pertinente enquête, Nicolas Chevassus-au-Louis, veille lui-même à répondre aux commentaires. Un cinquième et dernier volet de sa série reprendra et synthétisera prochainement ses réponses aux objections et critiques ». Quand on se souvient que le président de Mediapart, à l’époque où il l’écrivait pour lesoir.be, disait du travail de Denis Robert sur Clearstream que « cette enquête Canada Dry, qui avait l’allure d’une investigation mais en aucun cas sa consistance, appliquait à la finance mondiale une variante des théories du complot », il y a de quoi se demander ce qu’est pour lui une enquête pertinente (Denis Robert a gagné en justice et face à tous ses détracteurs). Dans le cas présent, nous n’espérions rien d’un cinquième volet et cela s’est confirmé dans un article en réponse aux commentaires publié le 20 août. Bien que l’auteur, accompagné cette fois-ci par Sophie Dufau, tente de désamorcer quelques généralités trop fréquemment dénoncées par les lecteurs, il continue néanmoins de collectionner les idées reçues sur le 11-Septembre. Ainsi, contester la version officielle se résumerait, selon eux, à des « discours refusant d’attribuer les attentats du 11 Septembre aux islamistes de Ben Laden » et serait le « paradigme de la théorie du complot ». De tels préjugés démontrent à quel point ils ne connaissent pas et ne comprennent pas le sujet dont ils parlent. Ont-ils seulement pris le temps (85 minutes) d’écouter les familles de victimes dans le documentaire 9/11 Press for Truth ? Ils affichent en revanche une confiance inébranlable envers une commission d’enquête dont ils n’ont probablement pas lu le rapport, tout comme la somme d’ouvrages qui en font la critique. Et quand ils comparent sans gêne leurs contradicteurs aux « créationnistes » ou aux « climatosceptiques », que savent-ils vraiment de Coleen Rowley, Sibel Edmonds, Ann Wright, Anthony Shaffer, Robert Wright, Ray McGovern et tant d’autres ? Au final, ils citent Marcel Proust et nous disent que « les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances » : est-ce un aveu ?

 

Le dernier mot sera laissé à Donna Marsh O’Connor, qui a enseigné la littérature et la rhétorique à l’Université de Syracuse pendant plus de vingt ans. Contrairement aux spécialistes en rhétorique cités par Nicolas Chevassus-au-Louis, elle a étudié le sujet et sait de quoi elle parle. Et pour cause, elle a perdu sa fille qui se trouvait en haut de la Tour Sud du World Trade Center lors des attentats du 11-Septembre et agit au sein de l'association SeptemberEleventhFamilies for PeacefulTomorrows. Ce qu’elle disait le 11 septembre 2006 en soutien d’une nouvelle enquête est peut-être la meilleure réponse que l’on puisse apporter à celle de Mediapart et ce sera d’ailleurs notre conclusion : 
Sébastien Durrbach
Membre de l’association ReOpen911


le 11 septembre 2012

Article original : "Ground Zero redux" 

Pepe Escobar (Asia Times Online) Retour sur Ground Zero,

NEW YORK - dans le redoutable film de David-Cronenberg Cosmopolis (France/Canada, 2012), tiré du roman homonyme de Don DeLillo, le jeune milliardaire Eric Packer (joué par Robert Pattinson) traverse lentement New York dans sa limousine blanche, confortablement installé sur un trône confortable en cuir incrusté d'écrans.

Il ne ressent... rien ; pour l'essentiel, il aspire le monde dans sa propre inertie. A l'extérieur de son cabinet silencieux en mouvement, c'est le chaos total, avec des activistes qui aspergent de rats des restaurants huppés sous la tension de la menace d'une apocalypse imminente.

C'est le monde qui se métamorphose en ultra capitalisme dématérialisé, ou qui est avalé par lui ; un monde en état de crise, déterminé par la violence, et avec la violence comme seul horizon possible. Ainsi qu'une marchande d'art libidineuse (jouée par Juliette Binoche) le dit à Packer : « C'est le cyber-capital qui crée le futur ».

Une promenade au milieu de la nuit à Ground Zero offre un contexte supplémentaire à Cosmopolis. C'est là où notre modernité post-apocalyptique a commencé, il y a 11 ans - et où le cyber-capital continue toujours de créer au moins une partie du futur. Ainsi que Cosmopolis le montre, le turbo-capitalisme n'est pas seulement en crise ; le turbo-capitalisme, pour faire court, EST la crise.

Au coeur de la nuit, Ground Zero reste un site étrange. Il y a le mémorial. Il y a la nouvelle tour de verre non terminée. Et, tout au long du récit, subsistent les trous de la dimension de Ground Zero.

Cette semaine, 11 ans après le 11/9, on ne parle en ville (en crise) que du « héro » des Navy SEAL, échangeant son anonymat contre la poignée légendaire de dollars et disant les choses comme elles sont - « les choses » étant la suppression de « Geronimo », alias Oussama ben Laden, le présumé cerveau du 11/9, l'ensemble du spectacle emballé comme un célébration de « déférez-le devant la justice ». 
[1]

Pourtant, la suppression de « Geronimo » n'a pas clos l'affaire ; elle n'a réussit qu'à balancer un lot de vérités embarrassantes au fond de la Mer Arabique. Il y a plus de trois ans, l'indispensable Sibel Edmons certifiait comment Oussama était « un de nos salopards » directement lié au 11/9. [2] Et Richard Behan livrait un peu plus tôt une déconstruction succincte de la route vers le 11/9, exposant une fois encore l'idée fausse sur la « guerre contre la terreur ». [3]

Lorsque j'avais interviewé le Lion du Panshir, Ahmed Shah Massoud, fin août 2001 - seulement deux semaines avant son assassinat, le 9 septembre, le feu vert pour le 11/9 - il était convaincu que les Etats-Unis n'envahiraient pas l'Afghanistan pour attraper « Geronimo ». [4]

Ce que Massoud ne savait pas, alors, était ce qui s'était passé le 2 août à Islamabad, lorsque la négociatrice du Département d'Etat US, Christine Rocca, avait répété, sans équivoque, pour la dernière fois à l'ambassadeur Taliban auprès du Pakistan, Abdul Salam Zaïf : « Soi vous acceptez notre offre d'un tapis d'or, soi nous vous enterrons sous un tapis de bombes ». L'offre concernait le « Pipelineistan » - un tapis d'or pour les Taliban en échange des droits de transit pour la construction par UNOCAL du pipeline TAP (Turkménistan/Afghanistan/Pakistan).

Déjà, avant même l'offre finale de Rocca, l'administration de George W. Bush - à la réunion du G8 à Gênes, en Italie, en juillet - avait déjà secrètement informé les Européens, plus le Pakistan et l'Inde, que Washington commencerait à bombarder l'Afghanistan à partir d'octobre. C'était plusieurs semaines avant que le « Pearl Harbor », très cher aux néo-cons[ervateurs], ne soit envoyé par la Providence sous la forme du 11/9.

Le trucage des combattants de la liberté

Onze ans plus tard, les sténographes légendaires de l'Empire encouragent désormais avec enthousiasme ... al-Qaïda (qu'y a-t-il de nouveau ?). L'administration de Barack Obama - mettant en suspens la terminologie sur la « guerre contre la terreur » et orwellinisant ses méthodes - a travaillé côte à côte avec le Groupe des combattants libyens lié à al-Qaïda pour renverser Moummar Kadhafi en Libye ; et, côte à côte avec la Maison des Saoud, il soutient un chapelet de djihadistes salafistes de la variété al-qaïdesque pour renverser le régime de Bachar el-Assad en Syrie.[5]

Nous nous souvenons tous du moudjahidin pris en photo aux côtés de Ronald Reagan ; ils étaient chéris en tant que « combattants de la liberté ». Le retour de bâton était inévitable en Afghanistan - comme ce sera le cas en Libye et en Afrique du Nord, ainsi qu'en Syrie et au Moyen-Orient.

En attendant, il y a cette myriade de questions qui restent sans réponses. Parmi elles :
* Pourquoi « Geronimo » n'a-t-il jamais été officiellement accusé par le FBI de porter la responsabilité du 11/9 ?
* Comment les 19 musulmans présumés acteurs de cette attaque ont-ils été identifiés en moins de 72 heures - sans même une enquête sur la scène du crime ?
* Qui a empoché les huit boîtes noires indestructibles de ces quatre vols du 11/9 ?
* Quelle fut la facilité pour désactiver tous ces systèmes de défense élaborés du Pentagone ?
* Pourquoi la Garde Nationale aérienne de Washington était-elle aux abonnés absents ?
* Comment se fait-il qu'un nombre incroyable d'architectes et d'ingénieurs réputés soient catégoriques sur le fait que le récit officiel n'explique tout simplement pas le plus gros effondrement de structure de toute l'Histoire (les Tours Jumelles), de même que l'effondrement de la tour n°7 du WTC qui n'a même pas été touchée par un avion ?
* Pourquoi le Maire de New York, Rudolf Guliani, a-t-il immédiatement autorisé le transport par voie maritime des décombres du WTC vers la Chine et l'Inde pour y être recyclés ?
* Pourquoi des débris métalliques ont-ils été retrouvés à pas moins de 13 km du site de crash de l'avion qui est tombé en Pennsylvanie - laissant supposer que cet avion a pu être abattu sous les ordres de Dick Cheney ?
* Qui, au sein des services secrets pakistanais (ISI), a transféré 100.000 dollars à Mohammed Atta en été 2001 - sous les ordres du chef de l'ISI, le Général Ahmad en personne, comme insistent les services secrets indiens ?
* Etait-ce réellement l'agent de l'ISI, Omar Cheikh, le spécialiste en technologie de l'information d'Oussama ben Laden, qui a organisé plus tard la mise à mort du journaliste Daniel Pearl à Karachi ?
* Les services secrets pakistanais étaient-ils directement impliqués dans le 11/9 ?
* Et, « Geronimo » a-t-il été admis à l'hôpital américain de Dubaï le 4 juillet 2001, après s'être envolé de Quetta, au Pakistan, où il serait resté pour un traitement jusqu'au 11 juillet ?

Nous ne le saurons jamais. Et « Geronimo » ne parlera pas. Ce que nous savons est que le cyber-capital crée le futur ; la « guerre contre la terreur » était - est - un bobard monumental ; et les élites à Washington se fichent pas mal de cette bande « d'enturbannés » ; c'est l'Empire du Milieu qui les remplit d'effroi.

Copyright 2012 - Asia Times Online /

Traduction [JFG-QuestionsCritiques] – Tous droits réservés.

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Pepe_Escobar/11_septembre_2001_questions_sans_reponses_turbo-capitalisme_110912.htm

Notes :
_________________
[1] Voir la video de CBSNews.
[2] VoirDaily Kos.
[3] Voir "Masterpiece of Propaganda".
[4] Voir Masoud: From warrior to statesman, Asia Times Online, 12 septembre 2001.
[5] Voir Syria's eerie parallel to 1980s Afghanistan, par David Ignatius, Washington Post, 6 septembre 2012.



 

 


Lalo Vespera : 9/11 :La Parenthèse Enchantée.

Un livre de Lalo Vespera, membre de ReOpen911, à paraitre en septembre 2012

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie en exclusivité un extrait de "La Parenthèse Enchantée"

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

 

Pourtant nous constaterons, sur la base de documents de l’administration des États-Unis et de déclarations officielles d’élus américains, plusieurs anomalies spectaculaires au sein de l’appareil d’État de la première puissance mondiale, en lien étroit avec les crimes du 11-Septembre. Et nous observerons nombre d’indices ostensibles indiquant une implication dans les attentats de 2001 de membres haut placés de l’administration au pouvoir. Ces révélations permettront aussi de mieux comprendre pourquoi la commission d’enquête sur le 11-Septembre et les grands médias n’ont pas jugé utile de produire un travail élémentaire d’investigation sur ces déviances majeures, emprisonnant ainsi le peuple américain et le reste du monde dans l’illusion de cette parenthèse enchantée

Suivez cette série d'articles en ReOpenNews

 

http://www.reopen911.info/News/2012/08/07/la-parenthese-enchantee-611-mai-2001-letat-bascule-dans-lombre/

 



Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001

Un certain 10 septembre 2001

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).

 

« Durant les années 1990, l’industrie pétrolière états-unienne et le Pentagone ont contribué à répandre l’idée selon laquelle les États-Unis auraient besoin d’une domination totale afin de garantir leur accès au pétrole ainsi qu’aux autres ressources dans le reste du monde. Ce programme aurait dû engendrer d’énormes dépenses, potentiellement des milliers de milliards de dollars, une somme que le Congrès ne pourrait accorder – sauf dans le cadre d’une réponse à une attaque aussi vaste et effrayante que celle de Pearl Harbor. Cela nous incite à rappeler que les entrées en guerre des États-Unis ont fréquemment été déclenchées par des attaques douteuses à l’image des incidents du Golfe du Tonkin au Vietnam. Au re-gard des événements du 11-Septembre, il est clair que le but que s’était fixé l’administration Bush-Cheney – envahir l’Irak – nécessitait qu’une telle attaque se produise. Ce dont nous avons été témoins, pour reprendre les termes d’Ola Tunander, un chercheur basé à Oslo, est “l’utilisation du terrorisme dans la construction de l’ordre mondial”. »

Peter Dale Scott, "La route vers le nouveau désordre mondial", éditions Demi Lune [1]

 

Régime d’exception

Le 7 juillet 2011, la Chambre des représentants des États-Unis approuvait un amendement, proposé par un membre démocrate du Congrès, Peter DeFazio, exigeant que le Pentagone soit en mesure de produire des états financiers vérifiables. En effet, bien qu’il soit entièrement financé par le contribuable américain, le Département de la Défense (DoD) n’a pas été sérieusement contrôlé sur ses dépenses depuis plus de vingt ans, et cette exonération s’est transmutée en usage convenu et permanent[2]. Dans sa présentation de l’amendement, Peter DeFazio est revenu en particulier sur les 2300 milliards de dollars dont le Pentagone a "perdu la trace" dix ans plus tôt, ainsi que le déclarait en public le secrétaire d’État à la Défense Donald Rumsfeld, un certain 10 septembre 2001. Le lendemain même, les attentats spectaculaires détruisant le World Trade Center et une partie du Pentagone, permettaient aux États-Unis d’envahir avec une impunité déconcertante l’Afghanistan et l’Irak, pour le plus grand bénéfice d’une industrie de guerre très influente au sein du pouvoir américain.

En juillet 2007, Peter DeFazio avait déjà fait valoir son indépendance d’esprit sur la scène politique américaine en sollicitant à deux reprises un accès à la version classée secrète du plan de l’administration Bush sur la Continuité de Gouvernement (COG) [1b]. Ce plan avait été imposé par le "Homeland Security" – le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis créé à l’initiative du Président Bush en réponse aux attaques du 11-Septembre – afin de garantir la continuité du pouvoir en cas de crise majeure, et ce malgré un risque de dérapage hors du cadre démocratique prescrit par la constitution des États-Unis [3]. Or, en tant que membre du Comité spécial du Congrès sur le "Homeland Security", DeFazio était supposé avoir accès aux informations gouvernementales confidentielles, mais George Bush avait finalement refusé de lui accorder le droit d’examiner ces informations qui restent encore à ce jour inaccessibles aux représentants du peuple américain[4].

Au cours de l’été 2011, la crise de la dette est revenue en force au cœur de l’actualité économique des États-Unis. S’imposant dans les médias, cette crise a fait bouger les lignes. Ainsi l’opinion publique américaine s’est trouvée davantage consciente des incohérences budgétaires et de la dette colossale qui pèse sur les États-Unis[5]. De plus, en contrepoint des dépenses militaires sans cesse croissantes depuis dix ans, le congrès s’est agité sur les réductions substantielles prévues dans les programmes d’aides aux familles de classe moyenne. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2011, en prenant la parole devant la chambre des représentants pour soutenir l’amendement qu’il déposait, Peter DeFazio est revenu sur le budget astronomique qui s’est égaré une décennie plus tôt dans le labyrinthe des jeux comptables du Pentagone. Dans son discours, le représentant démocrate confirmait de façon claire et catégorique : « Nous ne savons pas où sont passés ces 2300 milliards de dollars. » [6]

Peter DeFazio – Chambre des représentants, le 7 juillet 2011 [6]

03 juillet, 2012 by Lalo

http://www.reopen911.info/News/2012/07/03/la-parenthese-enchantee-111-un-certain-10-septembre-2001/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

 

voir la vidéo sur le site d'origine: http://www.reopen911.info/News/2012/07/03/la-parenthese-enchantee-111-un-certain-10-septembre-2001/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

Auparavant, DeFazio a retracé dans ce même discours les circonstances de l’affaire : « En 1990, le Congrès a adopté une loi qui exigeait que tous les organismes fédéraux, y compris le ministère de la Défense, devait avoir des états financiers vérifiables chaque année.

Depuis cette date, le Pentagone a dépensé 10 000 milliards de dollars et cependant, aucune vérification n’a été menée.

 En fait, il y a de nombreux problèmes avec la comptabilité au Département de la Défense, et sa gestion financière a été classée en "risque élevé" par le GAO [l'organisme du Congrès en charge du contrôle des comptes publics]. Malheureusement le Pentagone, ne pouvant tolérer les contrôles, a sollicité une exemption de vérifications. » [7] A défaut d’être contraint par un audit annuel indépendant, le DoD, à la fois juge et partie, ne délivre chaque année qu’un état financier sommaire de quelques pages, composé en interne. Ce contrôle est particulièrement léger au regard du fait que les contribuables américains financent le DoD pour un budget fédéral annuel qui est monté de 350 à 800 milliards de dollars entre la fin des années 1990 et 2011 [8].

Suite aux pressions du Congrès, le Pentagone a fini par accepter le principe d’un audit indépendant sur ses comptes. Mais en 2017, seulement. Ce qui implique qu’entre-temps, le ministère de la Défense sera tout de même en mesure de dépenser à nouveau 4000 milliards de dollars sans aucun contrôle. EtDeFazio pointe l’arrogance décomplexée des responsables du Pentagone en précisant que cet accord a été l’occasion pour eux de solliciter une nouvelle rallonge budgétaire afin d’assumer cet audit… « C’est incroyable ! » s’insurge le représentant du Congrès qui réclame la suspension immédiate du régime de privilège et d’exception dont bénéficie le Département de la Défense [7].

Budget américain de la défense (ajusté sur l’inflation) 1940 – 2010 • New York Times [9]

"Les États-Unis dépensent aujourd’hui environ l’équivalent des deux tiers du budget annuel

le plus élevé durant la seconde guerre mondiale."  

Le jour d’avant

Cette question sensible de la comptabilité du Pentagone n’est pas nouvelle. Dix ans plus tôt, en 2001, elle avait donc été traitée à sa façon par Donald Rumsfeld qui tenait depuis quelques mois les rênes du ministère. Lors d’une conférence à l’attention des bureaucrates de la défense américaine, il exhorta les cadres de son département à mener une guerre vigoureuse contre le "gaspillage" (sic) des dépenses, faisant déjà état de ce montant de "2,3 Trillion" soit 2300 milliards de dollars de transactions que les analystes budgétaires du département ne parvenaient pas à identifier [10].

 


Reportage de CBS News sur le discours du 10 septembre 2001 [11] 

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voir la vidéo sur le site d'origine: http://www.reopen911.info/News/2012/07/03/la-parenthese-enchantee-111-un-certain-10-septembre-2001/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

 

Ce qui est singulier dans la chronologie de cet épisode est le fait que cette conférence délivrée par Donald Rumsfeld se soit tenue le 10 septembre 2001, c’est-à-dire la veille des attaques qui détruisirent une partie du Pentagone lui-même, la veille d’un événement qui donna l’occasion aux États-Unis de faire valoir une nouvelle donne stratégique et militaire impliquant prioritairement le DoD et qui permit au secrétaire d’État à la Défense de se concentrer bien davantage sur de nouvelles rallonges budgétaires à faire voter au Congrès pour les conflits à venir en Afghanistan et en Irak, plutôt que sur d’ennuyeux examens comptables.

 

Principe de précaution

La Défense est un département que Rumsfeld connait bien pour en avoir déjà été le patron sous l’administration Ford de 1975 à 1977, et le secrétaire d’État est fin politique [12]. Quand, le 10 septembre 2001, il prend acte publiquement du gouffre comptable de 2300 milliards de dollars, et en rend responsables les bureaucrates du Pentagone, d’une part il assure ses arrières en jouant brièvement la transparence, d’autre part il désigne avec un jour d’avance un coupable parfait pour cette forfaiture, d’ores et déjà en cohérence avec le futur récit du gouvernement, stigmatisant l’incurie des agences de renseignement pour justifier l’incapacité des États-Unis à mettre en échec les attaques terroristes sur son sol.

 

Mais plus stupéfiant encore, plusieurs informations rendues publiques officiellement démontrent que la zone endommagée du Pentagone et la profession d’un nombre important des fonctionnaires tués durant l’attaque présentent des liens manifestes avec le gigantesque préjudice comptable. Nous y reviendrons.

Malgré cela ni les médias, ni les politiques, ni la justice, ne manifestèrent un quelconque intérêt envers ce faisceau de "coïncidences" extrêmes. La couverture de presse fut presque inexistante. L’ampleur inédite des attaques sur le sol américain balaya avec force l’ordre des priorités de la nation pour des mois, voire des années, et le Congrès, tétanisé par la peur conjuguée du choc terroriste et del’anthrax[13], ajoutera, malgré les milliers de milliards déjà évaporés des coffres, des centaines de milliards de crédits supplémentaires pour faire la "Guerre contre la Terreur".

Quant à la Commission d’enquête, rien de tout cela n’affleure dans son rapport final[14] pourtant caractérisé en préambule par ses auteurs comme « le récit le plus complet possible des événements du 11-Septembre, ce qui s’est passé et pourquoi. » (En fait, il s’agit là d’une des nombreuses anomalies que présente le rapport final) [15].

 

 

Un milliard de dollars en billets de $100 (œuvre de Michael Marcovici) [16] :

En 2001, le Pentagone prétend, sur une seule année comptable, ne pas être en mesure de justifier

ses dépenses, pour un montant financier équivalent à 2300 fois cette masse d’argent.

Puissance douze

Avant de s’enfoncer dans les arcanes du Pentagone, il est utile de remettre en perspective l’ampleur de la somme dont il est question ici, car le chiffre annoncé est si monumental qu’il en devient plus ou moins abstrait ou suscite l’incrédulité, quand il n’est pas tout simplement amputé de trois zéros à cause des différences entre les systèmes de comptage américain et européen (voir encadré).

En octobre 2001, la SEC, l’autorité de tutelle de la Bourse américaine, lance une enquête sur la société Enron suite à la perte trimestrielle de 618 millions de dollars [17]. Et un mois plus tard, Enron s’effondre après avoir reconnu, à la stupeur générale, avoir dissimulé plusieurs milliards de dollars grâce à des opérations ne figurant pas dans son bilan[18]. Le scandale ébranle les places boursières et éclabousse le monde politique. La France connaîtra en 2008 l’affaire Kerviel faisant perdre à la Société Générale 5 milliards d’euros (6,2 milliards de dollars) [19]. Ces catastrophes financières sont colossales. Et pourtant,l’ordre de grandeur utilisé pour appréhender la masse financière qui a disparu des caisses du Pentagone est tout autre, mille fois supérieur. Comparés aux transactions fantômes dans la comptabilité du DoD, les montants du scandale Enron ou de l’affaire Kerviel prennent soudain la consistance de quelques pièces jaunes au fond du porte-monnaie.

Par exemple, 2300 milliards de dollars en 2001 représentent un montant bien supérieur au PIB de la France cette année-là (1320 milliards de dollars sur 2001 en taux de change courant)[20]. Le sénateur américain Robert Byrd emprunte une métaphore pour caractériser cette somme : En deux mille ans se sont écoulées environ un milliard de minutes. La perte dont il est question ici est donc plus ou moins équivalente à 2300 dollars par minute depuis la naissance du Christ [21]. Il est aussi éloquent de visualiser ce que représente concrètement cet argent en coupures de 100 dollars (80 euros) :

 

Mais à quoi ressemblent 2300 milliards de dollars ? [22] 

Si le volume des transactions sans traçabilité est ainsi envisagé, alors quelques questions viennent à l’esprit :

D’une part, lorsque les dépenses militaires du budget fédéral se révèlent soudainement opaques sur une somme comportant douze zéros, pourquoi Donald Rumsfeld utilise-t-il un terme aussi inapproprié que "gaspillage" ("waste") à six reprises dans sa déclaration du 10 septembre 2001 ?[23] Ce haut responsable est-il donc naïf, ou a-t-il une manœuvre en tête en utilisant ainsi un tel euphémisme comme élément de langage ? De toute évidence, la naïveté n’est pas exactement ce qui caractérise en premier lieu le secrétaire d’État américain.

D’autre part, dans une démocratie moderne comme les États-Unis, comment est-il concevable que d’une année sur l’autre, la comptabilité d’une institution telle que le DoD notifie puis révèle que l’équivalent de deux millions trois cent mille mallettes contenant chacune un million de dollars est "tombé du camion", et qu’au lieu de braquer leur attention sur cet accident sensationnel, les élus et les médias détournent pudiquement le regard, comme c’est le cas ici (même avec l’excuse du contexte catastrophique du 11-Septembre) ?

 

Courte échelle

Si l’incrédulité est manifeste par rapport à cette perte subie par le Pentagone, il s’ajoute, en particulier pour les européens, une certaine confusion due au système de comptage différent d’un côté et de l’autre de l’Atlantique pour les sommes dépassant l’échelle du million (1.000.000). En effet, un milliard ici équivaut à un billion aux USA (1.000.000.000) mais un billion ici équivaut à un trillion là-bas (1.000.000.000.000). Un trillion ou un billion n’ont donc pas du tout le même sens et la même valeur si on se trouve aux États-Unis (où est utilisée l’échelle "courte" de comptage) ou en Europe (où est utilisée l’échelle "longue")[24]. En clair :

106 = 1 000 000 = 1 million aux USA et en Europe

109 = 1 000 000 000 = 1 billion aux USA = 1 milliard en Europe

1012 = 1 000 000 000 000 = 1 trillion aux USA = 1 billion en Europe (1000 milliards)

1015 = 1 000 000 000 000 000 = 1 quadrillion aux USA = 1 billiard en Europe

1018 = 1 000 000 000 000 000 000 = 1 quintillion aux USA = 1 trillion en Europe

La confusion suivante est régulièrement observée : 1 trillion = 1 billion = 1 milliard, laissant supposer que le Pentagone a perdu "2,3 milliards de dollars". Et bien que cela représente déjà une somme énorme, elle est sans commune mesure avec les 2300 milliards de dollars dont il est question en réalité. Pour éviter toute confusion, mieux vaut donc éviter l’usage de 2,3 trillion (USA) ou 2,3 billion (Europe) et nous emploierons uniquement les "milliers de milliards" pour désigner ce type de somme.

 

 

En effet, à l’apparition de ce rapport mentionnant les pertes de l’année fiscale 1999, les représentants politiques tout comme la presse restent étonnamment discrets. Et à l’exception d’une ou deux têtes brûlées, les commentaires sont rares. De ce fait, ce chiffre démesuré, « $2,300,000,000,000 », n’a-t-il pas toutes les chances de rester une entité abstraite ? Et dans ces conditions, comment les contribuables américains auraient-ils les moyens de prendre conscience de la forfaiture commise à leur endroit, et de son ampleur ? Par ailleurs, peu de citoyens ont l’opportunité de jongler au quotidien avec une somme aussi astronomique et il est possible que ce chiffre reste un concept qui défie l’entendement.

Ainsi, peut-être ce chiffre trop vaste est-il devenu étrangement invisible, condamné à l’incrédulité ou à l’indifférence des citoyens américains, comme bien d’autres aspects liés au 11-Septembre.

À suivre, mardi prochain : Le trésor enseveli du Pentagone

 

Lalo Vespera

La parenthèse enchantée

Parution du livre : septembre 2012

insolente.net

 

En lien avec cet article

Sites Internet de l’administration américaine

U.S. Government Printing Office

Bureau de Diffusion du Gouvernement américain

http://www.gpo.gov/

 

• Transcription des interventions de Peter DeFazio, les 2 août 2007 et 7 juillet 2011, devant la Chambre des représentants des États-Unis, qui dénonce les dissimulations de l’administration concernant la COG (2007) ou les finances du Pentagone (2011).

 

 

U.S. Department of Defense

Département américain de la Défense

http://www.defense.gov/

 

• Biographie de Donald Rumsfeld

• Transcription du discours intégral de Donald Rumsfeld le 10 septembre 2001, faisant état des 2300 milliards de dollars "perdus" dans les méandres de la comptabilité.

 

Documents officiels ou administratifs

 

FederalContinuity Directive 1

Directive de la Continuité Fédérale

http://www.fema.gov/pdf/about/offices/fcd1.pdf

 

Publication : Février 2008

Organisme : FEMA – Homeland Security

Présentation de la Continuité de Gouvernement (COG) prévue en cas de crise, dans sa partie accessible aux citoyens. Les dispositions qui compromettent l’intégrité constitutionnelle des États-Unis restent inaccessibles, même aux représentants du Congrès.

The 9/11 Commission Report

Rapport de la commission sur le 11-Septembre

http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf

 

Publication : 22 juillet 2004

Organisme : National Commission on TerroristAttacksUpon the United States

Rapport final de la Commission d’enquête présidentielle sur les attentats du 11-Septembre aux États-Unis. Seule la version en langue anglaise est en ligne sur Internet, à la disposition du public.       

Sources et références

1. Peter Dale Scott "La route vers le nouveau désordre mondial" (The Road to 9/11)

Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).

http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html

 

1B. Ibid. Chapitre 10, pages 253 : Structures parallèles et plans pour la continuité de gouvernement

 

2. OPB News "DefazioAmendmentSeeksPentagon Audit" par April Baer (8 juillet 2011)

http://news.opb.org/article/defazio-amendment-seeks-pentagon-audit/

Peter DeFazio est représentant de l’État d’Oregon. Le site d’OPB News (Oregon Public Broadcasting) résume la portée de l’amendement présenté par DeFazio.

 

3. FEMA – Homeland Security – FederalContinuity Directive 1 (février 2008)

http://www.fema.gov/pdf/about/offices/fcd1.pdf

Rapport officiel du Homeland Security sur la continuité de gouvernement.

 

Peter Dale Scott "La route vers le nouveau désordre mondial" (The Road to 9/11)

Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).

http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html

 

« Il n’existe aucun moyen de déterminer combien de changements constitutionnels survenus depuis le 11-Septembre peuvent trouver leur source dans la planification de la COG. Nous savons cependant que de nouvelles mesures de planification de la COG furent une nouvelle fois instaurées en 2007, lorsque le Président Bush a émis la National Security Presidential Directive 51 (Directive Présidentielle de Sécurité Nationale, ou NSPD-51/HSPD-20). Cette directive formulait ce que la FEMA a appelé ultérieurement "une nouvelle vision pour assurer la continuité de notre gouvernement". » Peter Dale Scott interviewé en 2011.

 

4. The Oregonian "DeFazioasks, but he’sdeniedaccess" par Jeff Kosseff (20 juillet 2007)

http://web.archive.org/web/…/base/news/118489654058910.xml&coll=

Article à propos du refus de George Bush d’accorder à Peter DeFazio un accès au contenu classifié de la directive NSPD-51.

 

GPO (U.S Government Printing Office) – Congressional Record – House “Americaneeds a plan to provide for Continuity of Government” (2 août 2007)

http://www.gpo.gov/fdsys/pkg/CREC-2007-08-02/pdf/CREC-2007-08-02-pt1-PgH9548-4.pdf

Transcription de l’intervention de Peter DeFazio devant la Chambre des représentants.

 

5. Le Monde "Crise financière, dette et avenir" par Radu Vranceanu (5 septembre 2011)http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/05/crise-financiere-dette-et-avenir_1566736_3232.html

 

6. C-SPAN – Peter DeFazio – Discours sous-titré en français – 7 minutes (7 juillet 2011)

http://www.dailymotion.com/video/k5ItlWWhZQXnlv3aucq

Vidéo du discours complet de Peter DeFazio devant la Chambre des représentants à propos de l’amendement sur le contrôle des finances du Pentagone.

 

7. GPO – Peter DeFazio – Discours devant la Chambre des représentants (7 juillet 2011)

http://www.gpo.gov:80/fdsys/pkg/CREC-2011-07-07/pdf/CREC-2011-07-07-pt1-PgH4733-2.pdf

Transcription du discours

 

8. Le Point "En 2011, les États-Unis dépenseront plus de 800 milliards de dollars pour leurs armées" par Jean Guisnel (1er février 2010)

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-02-01/pentagone-en-2011-les-etats-unis-depenseront-plus-de-800-milliards-de/1648/0/419474

 

9. New York Times "Pentagon Faces Growing Pressures to Trim Budget" par Thom Shanker et Christopher Drew (22 juillet 2010)

http://www.nytimes.com/2010/07/23/us/politics/23budget.html

 

10. CBS News "The War On Waste" par AleenSirgany

http://www.cbsnews.com/stories/2002/01/29/eveningnews/main325985.shtml

Transcription du reportage diffusé par CBS News en 2002

 

11. CBS News (sous-titres français)

http://www.dailymotion.com/video/xfk1pe_2300-millards-de-dollars-disparus-la-veille-du-11-septembre_news

Ce reportage télévisé de CBS News sur le discours de Rumsfeld la veille du 11-Septembre a été diffusé en 2002. Circulant ensuite sur internet, il a contribué à faire connaître les propos du secrétaire à la Défense sur la perte de 2300 milliards de dollars par le Pentagone.

 

12. DoD Biographie de Donald Rumsfeld sur le site du Département de la Défense

http://www.defense.gov/specials/secdef_histories/bios/rumsfeld.htm

 

13. ReOpen911-Prison Planet “Affaire de l’anthrax : un comité d’experts indépendants remet en cause les conclusions du FBI” par Steve Watson (16 février 2011)

http://www.reopen911.info/News/2011/02/17/affaire-de-lanthrax-un-comite-dexperts-independants-remet-en-cause-les-conclusions-du-fbi/

 

14. The 9/11 Commission Report – Final Report of the National Commission on TerroristAttacksupon the United States (2004)

http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf

Rapport final de la Commission d’enquête Kean-Hamilton-Zelikow sur les attentats du 11-Septembre aux États-Unis

 

15. David Ray GRIFFIN "Omissions et manipulations de la Commission d’enquête" Editions Demi Lune (ouvrage publié aux États-Unis en 2005 et en France en 2006).

http://www.editionsdemilune.com/omissions-et-manipulations-de-la-commission-denquete-p-5.html

 

16. Michael Marcovici - One Billion Dollars

http://sites.google.com/site/artmarcovici/one-billion

10 millions de billets de $100 rangés sur 12 palettes / Oeuvre de M. Marcovici

 

17. Le Point “Enron : faillite de la septième société américaine” par Chloé Durand-Parenti (29 janvier 2008)

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/220974

 

18. L’Express “Punis pour l’exemple” (27 mai 2006)

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/punis-pour-l-exemple_458471.html

 

19. Le Point “Un trader fait perdre 5 milliards à la Société Générale” par Mélanie Delattre (24 janvier 2008)

http://www.lepoint.fr/archives/article.php/220121

 

20. Wikipédia – Produit intérieur brut de la France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_intérieur_brut_de_la_France

 

21. C-SPAN – Audition pour la nomination du Secrétaire à la Défense (11 janvier 2001)

http://www.c-spanvideo.org/program/161702-1

(Version intégrale de l’audition de Donald Rumsfeld – Durée totale 6 heures.

L’intervention de Robert Byrd dure 12 minutes de 3h33’30" à 3h45’30")

 

22. But whatdoes 2.3 Trillion dollars look like?

http://www.youtube.com/watch?v=jjcRywb6Zf4&feature=related

Extrait de “Jesse Ventura – ConspiracyTheory”

 

23. DoD – Discours de Donald Rumsfeld (10 septembre 2001)

http://www.defense.gov/speeches/speech.aspx?speechid=430

Transcription intégrale du discours

 

24. Wikipédia – Ordre de grandeur (nombres)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_grandeur_(nombres)

https://groups.google.com/forum/?hl=nl&fromgroups#!topic/medias-mensonges-desinformation/gn-KFZVRO8Y

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


25/08/2012

n° 508 - "Les dossiers 'de l'Afghanistan - 24-08-: - la mort, la guerre, l’hypocrisie impérialistes

n° 508 - "Les dossiers 'de l'Afghanistan - 24-08-: - la mort, la guerre, l’hypocrisie impérialistes




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Afghanistan 

Les dossiers de la defaite

n°508 du 24-08

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "Afghanistan le dossier" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

d) un sommaire à :  http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ )colonne de gauche.

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)


Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... i

dem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytesPs : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Le "Afghanistan le dossier" est  visible : 

a)   sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 



1 Tiré à part 

 

Otan

Après le massacre de 17 civils perpétré par un soldat américain, le scandales des marines urinant sur des dépouilles afghanes, après les photos de chasses de soldats fiers de posés devant des cadavres, après l’autodafé des Saints Corans brulés à Abu Ghraib, d’autres offenses encore, voilà une autre révélation, toute aussi horrible faite par un officier Us qui a passé plusieurs années en Afghanistan: les chiens de l'armée américaine se nourrissent des cadavres des afghans.

Selon John Jordan qui entend publier "ses Mémoires !, "Nos commandants nous avaient intimé l'ordre de ne pas remettre les cadavres des Action kamikaze et des Qaidistes aux membres de leur famille et les jeter en pâture devant les chiens, ils considéraient ça comme une punition infligée aux terroristes"!.

Certaines sources judiciaires indépendantes affirment vouloir poursuivre cette affaire en justice si les déclarations de Jordan sont avérées exactes.



Troupes d'occupation
1-4 Ce que l’on certifie !!!: 2.000 militaires américains tués en près de 11 ans d’invasion

Le nombre des militaires américains tués en Afghanistan a atteint 2.000, après presque 11 ans de guerre et la mort mercredi d'un caporal des Marines dans des combats avec les action kamikaze, selon des données du Pentagone consultées jeudi.

Le site internet icasualties.org, qui compile les données sur les soldats tués au cours de l'opération EnduringFreedom (Liberté immuable), qui a débuté en octobre 2001, évoque de son côté 2.008 morts américains.

Sur les 2.000 morts recensés par le Pentagone, 1.577 ont été tués dans des combats et 34 sont des femmes. Quelque 16.402 militaires ont par ailleurs été blessés.

Plus de 150 militaires américains ont été tués depuis le début de l'année.

L'armée américaine a connu ses pertes les plus importantes en 2010 avec 499 morts, contre 414 en 2011.

Plus de 90.000 soldats américains occupent l’Afghanistan. Ce chiffre devrait être ramené à 68.000 à la fin de l'été.

Environ 40.000 hommes de l'Otan occupent également l’Afghanistan.

Au moins 1.039 soldats de l'Otan ont été tués depuis le début de l’invasion du pays en 2001, dont 418 Britanniques et 87 Français.

L'Otan doit transférer la responsabilité de la sécurité aux 352.000 hommes des forces afghanes d'ici à la mi-2013.

Les pertes des Etats-Unis en Afghanistan sont loin d'égaler celles connues en Irak: quelque 4.475 militaires américains y ont été tués et 32.228 blessées entre 2003 et 2010, selon les données du Pentagone.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68519&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=25

 



1-1 Crocker : les USA comptent reste jusqu'en 2024 en Afghanistan!  

L'ambassadeur américain sortant en Afghanistan a déclaré que les militaires américains resteraient en Afghanistan jusqu'en 2024.

Selon le journal pakistanais « Dawn », Ryan Crocker a déclaré mardi que  Washington avait un nouveau plan pour sa présence militaire en Afghanistan. Crockezr interviewer par  AssociatedPress, a ajouté qu'après le retrait des Etats-Unis de l'Afghanistan en 2014, une partie des forces spéciales  américaines  de l'armée de terre et de l'air restera dans ce pays pour une période 10 ans afin de contrôler les Taliban. Il a prétendu que la présence des forces américaines en Afghanistan a des impactes positifs sur la situation afghane , et celle des pays voisins.  Crocker a ajouté que ce plan sera mis en application au Pakistan.

17/07/2012

Irib


1-2 Le pétrole est-il l'eldorado de l'Afghanistan?

Des sociétés pétrolières comme Exxon s'intéressent au sous-sol du pays.

Avec les difficultés de la guerre, de la corruption et de la division ethnique, d'autres hésitent à entrer dans la course.

«Exxon n’irait pas dans une zone à moins qu’elle ne soit prometteuse.» Chakib Khelib, ancien ministre algérien du pétrole, expliquait par ces mots à l’agence Reuters que si le géant pétrolier américain lorgnait du côté des réserves afghanes, c’est que son exploitation ne devait pas être beaucoup plus difficile que celle de l’Arctique.

Le groupe américain pourrait en effet s’intéresser au pétrole afghan. C’est ce qu’ont révélé plusieurs médias anglo-saxons au mois de juillet. L’enjeu: des enchères pour entamer une phase d’exploration dans le bassin afghano-tadjik. Une région du nord du pays qui pourrait contenir de colossales réserves d’or noir. 1,9 milliard de barils, estime l’USGS (US GeologicalSurvery) dans sa dernière évaluation.

Les industriels ont jusque fin octobre pour faire une offre. Le résultat est attendu à la mi-décembre. Le gagnant aura le droit de consulter les documents compilés par le ministère des Mines et l’USGS, qui promettent plusieurs centaines de millions de barils de pétrole répartis sur six secteurs «blocs». Il pourra alors faire des propositions pour espérer signer un contrat d’exploitation à l’horizon mars 2013.

Pour l’instant, seul le ministère afghan des Mines a communiqué sur le sujet, révélant ainsi les concurrents en lice le 4 juillet dernier. Les industriels, eux, restent très discrets. Il ne faut surtout pas révéler le montant et les termes de l’offre pour ne pas s’exposer aux autres groupes qui participent. Pour Kaboul, l’enjeu est de taille: le ministre de l’Economie estime que le pétrole pourrait rapporter 9,75 milliards d’euros par an. Une somme non négligeable pour un pays dont le PIB s’élève à 16,4 milliards en 2011, dans un contexte de dépendance extrême à l’aide internationale.

Huit entreprises se retrouvent en concurrence pour cet «Afghan tajik tender 2012». Face à Exxon, sept groupes de moindre ampleur, la plupart sous tutelle de leurs Etats respectifs: Dragon Oil (Arabie Saoudite), Kuwait Energy (Koweït), ONGC Videsh (Inde), Petra Energia (Brésil), Pakistan Petroleum (Pakistan), PTT (Thaïlande) et TPAO (Turquie). 20 autres entreprises ont été disqualifiées d’office, considérées comme n’ayant pas la solidité financière pour un tel contrat.

Des multinationales comme sauveurs de l’économie afghane

Comme l’explique Chakib Khelib, la présence d’une société comme Exxon serait un gage rassurant pour les autres investisseurs. Le patron de la lutte anti-corruption de l’Otan, le brigadier-général Ricky Waddell, estime de même que «Exxon est si gros et présent dans tellement de pays qu’ils peuvent se permettre de dire non [à la corruption]». Les Américains et leurs alliés ont bien compris que la viabilité de l’Afghanistan, et donc sa sécurité, dépend de la capacité de partenaires internationaux à s’y installer dans de bonnes conditions.

Washington, entre autres, pousse ainsi ses grands groupes à considérer une implantation dans ce pays avec la plus grande attention.

Lors de cet appel d’offres, le ministre afghan des Mines, WahidullahShahrani, a ainsi salué le nombre de compétiteurs. «Cet impressionnant groupe d’enchérisseurs démontre de la croissance robuste et du développement rapide des secteurs du gaz et du pétrole afghans», a-t-il déclaré dans un communiqué. Il estime que ce «succès» s’explique par le précédent contrat remporté fin 2011 par la China National PetroleumCorp (CNPC), qui développe les infrastructures pour extraire le pétrole du bassin d’AmuDarya.

Dana Rohrabacher, un représentant républicain s’est lui offusqué de voir Pékin trouver une place en Afghanistan: «Les Chinois raflent le potentiel économique en profitant d’une guerre menée par les Etats-Unis». Exxon n’est pourtant pas le premier géant à envisager un tel investissement. Auparavant, JP Morgan Chase a commencé à s’intéresser au secteur minier à hauteur de 32,5 millions d’euros pour des mines d’or.

Certains se sont étonnés de l’absence de Total sur ce marché. Le Français surveille pourtant bien ces réserves de pétrole. En 2009-2010, il s’était penché sur un appel d’offre comparable, pour un secteur plus restreint dans la région de Kashkari. Arrivé en finale, Total n’avait finalement pas fait d’offre et, faute d’une concurrence suffisante, l’enchère était tombée à l’eau. Un site trop petit? Des conditions de sécurité trop risquées? Lepétrolier se refuse à tout commentaire. «Ces phases sont ultra-confidentielles, on ne peut ni commenter ni confirmer l’intérêt de Total pour ces gisements», explique-t-on au siège du groupe.

La filiale tricolore Exploration reste malgré cela aux aguets. En 2011, la députée du Nord Françoise Hostalier, grande passionnée et spécialiste de l’Afghanistan, rédigeait un rapport parlementaire destiné au Président Sarkozy dans lequel elle aborde les partenariats économiques potentiels entre la France et ce pays.

Au cours de cette enquête, elle avait pu consulter, entre autres grands patrons d’industries, Pierre Olinger, le numéro 2 de Total. Aujourd’hui, l’ancienne députée (elle n’a pas été réélue) assure que le groupe français est attentif aux enjeux afghans :

«Total est très à l’écoute, très au courant de tout ce qui se passe en Afghanistan. Le problème, c’est la législation de ce pays qui n’est guère adaptée à la gestion et à l’exploitation d’une entreprise comme Total. Elle interdit de dissocier l’exploration et l’exploitation. Aussi, les risques sont trop grands pour les sociétés spécialisées pour cette phase. Total estime pour sa part qu’il y a pour le moment des zones du monde plus rentables pour eux.»

Chacun sa part de corruption

Les Chinois, eux, ont dû s’associer au groupe Watan dans une joint venture qui leur a ouvert les portes d’un premier site à exploiter. Les premiers barils de pétrole du bassin de l’AmuDarya devraient en être extraits à l’automne prochain, à un rythme de 5.000 barils par jour dans un premier temps. L’Afghanistan doit récolter 70% des bénéfices, en plus d’autres taxes sur l’exploitation. Le tout pour un site qui reste, avec ses 70 à 80 millions de barils de réserve, beaucoup plus modeste que ce qui est actuellement mis aux enchères dans le bassin afghano-tadjik.

Cette association avec un industriel local est une véritable contrainte pour les groupes internationaux qui veulent s’installer en Afghanistan. Dans le cas des Chinois, cette alliance forcée avec Watan est loin d’être neutre: l’entreprise afghane est dans le giron du clan Karzaï. Les propriétaires de ce groupe, les frères Ahmad et Rashid Popal, sont en effet des cousins du président afghan tandis que le frère de ce dernier, QuayumKarzaï, en est l’actionnaire principal.

Le groupe, qui a investit dans divers secteurs, comme les télécommunications, l’énergie ou la métallurgie, est impliqué dans de nombreux scandales, des affaires de corruption et de rackets, notamment dans sa branche sécurité qui rançonne les camions empruntant l’autoroute entre Kaboul et Kandahar.

Cette alliance n’aura pourtant pas été une garantie de sécurité pour les Chinois de CNPC. Ils ont sous-estimé l’éloignement entre Kaboul et le site pétrolier… qui se trouve sur les terres d’Abdul Rachid Dostom. Ce chef de guerre local s’est successivement allié aux Soviétiques, puis à Massoud qu’il trahira, avant de rejoindre l’Alliance du nord en 2001.

Loin de porter les Popal et les Karzaï dans son cœur, il aurait dépêché des miliciens pour intimider les ingénieurs chinois et réclamer sa part des bénéfices. Des méthodes qui, pourtant, sont difficiles à sanctionner: la population adhère au discours du chef local qui passe pour défendre les intérêts de la région contre les élites de Kaboul. Johan Freckaus, entrepreneur et consultant français installé en Afghanistan depuis plus de dix ans, connaît bien ce pays et les us et coutumes locales:

«En Afghanistan, les intérêts locaux priment sur les intérêts nationaux, même si l’attachement à l’unité reste fort. Il y a une très forte philosophie du “chacun chez soi”. Les ruraux s’occupent de leurs affaires et les citadins des leurs. En sympathisant avec Watan group et des proches du pouvoir de Karzaï, les Chinois ont obtenu les faveurs de Kaboul … sans savoir qu’il fallait aussi avoir l’aval du chef local.»

Pour lui, plus que des questions de sécurité, ce sont ces pratiques très particulières qui refroidissent les investisseurs, aussi bien français qu’américains. Les Afghans seraient prêts à accueillir tout le monde: «Ils donnent sa chance à chacun. Si le résultat leur plaît, tant mieux, sinon, ils les chassent». Des risques difficilement acceptables pour des groupes privés qui ne sont pas poussés par leurs Etats respectifs.

Malgré les encouragements des gouvernements occidentaux, les grandes multinationales continuent d’hésiter à investir dans un pays qui reste classé quatrième plus corrompu au monde par l’ONG Transparency. Et si ces capitaux pourraient être un moyen de soutenir l’économie délabrée de l’Afghanistan, nombreux sont les observateurs à rester sceptiques: la plupart des pays aux sous-sols démesurément riches continuent d’être ravagés, comme continuent de le montrer l’Irak, la République Démocratique du Congo ou encore le Soudan.

Romain Mielcarek

http://www.slate.fr:81/story/60389/petrole-afghanistan


8 compagnies étrangères, en lice, pour le droit d’explorer les champs pétroliers et gaziers  

10/07/2012

 «Huit compagnies sont en lice, pour obtenir le droit de prospecter et d'exploiter le pétrole et le gaz, en Afghanistan», a annoncé le ministère afghan des Mines.

Selon Reuters, le ministère afghan des Mines a annoncé, dans un communiqué : «Dragon Oil, Kuwait Energy, India's ONGC Videsh, Brazil's Petra Energia, Pakistan Petroleum, Thailand's PTT and Turkey's TPAO join Exxon Mobil rivalisent, pour s'octroyer le droit d’explorer les champs pétroliers et gaziers de l’Afghanistan». Le délai de cet appel d’offre expire au mois d’octobre.

Irib

 


 

Almanar : Washington compte transférer du matériel en Asie centrale.

Une partie du matériel américain déployé actuellement en Afghanistan pourrait être transférée à des républiques d'Asie centrale après le retrait du contingent international de ce pays, écrit vendredi le journal Kommersant.

Le Pentagone étudie notamment la possibilité de transmettre du matériel militaire et de l'équipement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) au Kirghizstan, au Tadjikistan et à l'Ouzbékistan, indique le journal citant des sources au sein des ministères de la Défense de ces républiques d'Asie centrale.

"Il s'agit de véhicules blindés, de semi-remorques porte-chars, de tracteurs, de ravitailleurs, de niveleuses, de bulldozers et de porteurs d'eau. En outre, le Pentagone est prêt à transmettre aux pays voisins de l'Afghanistan de l'équipement médical, des moyens de communication et même des salles de musculation ambulantes", lit-on dans le journal.

Des sources au ministère russe des Affaires étrangères se sont dites étonnées par ces projets de Washington. "Un tel scénario est absolument inacceptable pour la Russie car il contredit les accords conclus avec nos partenaires en Asie centrale et au sein de l'Organisation du traité de sécurité collective (Arménie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Russie et Tadjikistan, ndlr)", a indiqué une source diplomatique russe.

Après le retrait d'Afghanistan des troupes de l'Otan et des partenaires de l'Alliance, prévu en 2014, la sécurité dans le pays sera assurée par plus de 300.000 soldats et policiers afghans. L'Otan entend débloquer chaque année 4,1 milliards de dollars à ces fins.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=68499&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=25


 


2 Des militaires britanniques cachaient les dépouilles de soldats

 Le ministère de la Défense de Grande-Bretagne conservaient secrètement et illégalement des échantillons de tissus et des fragments de corps des militaires du Royaume-Uni tués en Afghanistan, annoncent les médias britanniques.

Les fragments de corps ont été découverts le mois dernier lorsqu'un chef nouveau a été placé à la tête de la section d'enquête (Special Investigations Branch) de la police militaire royale.
Le ministère l'a expliqué par une erreur. Il a promis de communiquer l'identité des soldats tués dont les fragments se trouvaient dans les locaux de la police militaire. Un porte-parole du ministère a déclaré que des excuses seraient présentées aux familles des soldats tués par écrit

10/08/2012

french.ruvr.ru

 


1-6 Washington Post :92 millions de dollars pour bâtir un "pentagone" en Afghanistan !

Ce n'est pas seulement en Irak que les Américains comptent dépenser des centaines de milliers de dolars pour se bâtir des pseudo ambassades et de les utiliser en lieu et place de base militaire.

En Afghanistan, ils ne s'en cachent même pas et projettent de construire un immense complexe militaire à 5 étages d'où ils conduiraient leurs opérations militaires. C'est à partir de ce complexe que les généraux afghans et les soldats de ce pays devront entrer en contact avec les Américains. quelques 92  millions de dollars devront être dépensés pour accomplir ce "pentagone" afghane. alors que les Etats Unis disent vouloir se retirer de l'Afghanistan les projets de ce genre qui garantissent une certaine présence militaire US en Afghanistan se multiplient.

 02/07/2012


Action des résistants ( les résistants revendiquent l’action.)

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

Cinq résistants tués dans la tentative d'attentat à Kaboul. 

 02.08.

Les forces afghanes ont donné dans la nuit l'assaut sur une maison de l'est de la ville où se cachaient les insurgés, a précisé à l'AFP le porte-parole des services de renseignement afghans (NDS), LutfullahMashal.
"Un groupe de résistants munis de gilets remplis d'explosifs, de roquettes et de mitrailleuses prévoyait de s'emparer d'un immeuble de Shar-i-Naw", un quartier central très commerçant du centre de Kaboul, a indiqué M. Mashal.
A la suite d'informations recueillies par le NDS, les forces de sécurité ont fait une descente sur une maison dans le quartier de Pul-e-Charkhi, entraînant des échanges de tirs, a-t-il ajouté.
"Les affrontements ont duré six heures" et se sont soldés par la
mort des cinq rebelles qui se trouvaient sur place, dont un qui a déclenché la veste bardée d'explosifs qu'il portait sur lui, a poursuivi M. Mashal, en précisant que les autorités pensaient dans un premier temps avoir affaire à sept insurgés.
Une camionnette remplie d'explosifs a été trouvée près de la maison et était entre les mains des services de déminage, a-t-il précisé.
Un porte-parole de l'Otan en Afghanistan a confirmé qu'"un fait de cette nature se déroule actuellement à Kaboul", sans autre précision.
Les attaques suicide spectaculaires dans les villes ou contre les bases de l'Otan sont, avec les bombes artisanales placées sur les routes, les armes de prédilection de la rébellion menée par les action kamikaze qui combat depuis plus de dix ans le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l'Otan.
Le 15 avril dernier, les rebelles avaient déclenché six attaques suicide concomitantes dans le pays, dont trois en plein cœur de Kaboul, pour marquer, selon eux, le début de leur traditionnelle "offensive de printemps".
Ils avaient notamment visé le Parlement, un vice-président et des ambassades dans ce qui reste à ce jour la plus vaste attaque coordonnée à Kaboul en dix ans de guerre, avec 17 heures de combat et 51 morts, dont 36 assaillants.
Le raid de ce jeudi intervient après que l'Otan a fait état d'une augmentation récente du nombre des attaques rebelles, sur fond de violences croissantes dans les provinces qui entourent Kaboul.
Près de 3.000 attaques se sont produites en juin, le mois plus violent depuis près de deux ans, alors que la force internationale de l'Otan (Isaf) a amorcé le retrait de ses 130.000 hommes encore stationnés en Afghanistan au printemps.
L'armée française a ainsi quitté mardi le district de Surobi, près de Kaboul, une étape importante sur la voie du retrait total de ses troupes.
Selon l'Isaf, la résurgence des attaques s'explique par un début prématuré de la saison des combat, accéléré par la fin, elle-même prématurée, de la récolte d'opium, une des principales sources de revenus des insurgés.
Mercredi, les corps de sept civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan avaient été retrouvés près de Kaboul, tués par les action kamikaze selon les autorités afghanes, quelques jours après d'autres meurtres similaires dans la même région.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/afghanistan-cinq-rebelles-tues-dans-la-tentative-d-attentat-a-kaboul-02-08-2012-2110952.php

 


1-3Le demi-frère du président Karzaï assassiné  

Ahmad Wali Karzaï, le demi-frère du président afghan et gouverneur de la province de Kandahar, en Afghanistan, a été assassiné par l'un de ses gardes du corps, chez lui, dans le sud du pays.
La mort d'Ahmed Wali Karzaï a été confirmée par deux porte-paroles du gouvernement. C'est un membre de sa garde privée qui l'a tué avec un fusil automatique AK-47, selon un témoin oculaire.
Le demi-frère du chef de l'État avait été visé par de multiples tentatives d'assassinat par le passé.
En mai 2009, son convoi avait été attaqué dans la province orientale de Nagarhar par des insurgés qui avaient utilisé des roquettes et des mitrailleuses. Un de ses gardes du corps avait été tué.
Moins de deux mois avant cette embuscade, quatre kamikazes action kamikaze avaient attaqué le bureau du conseil provincial de Kandahar, tuant 13 personnes.
Ahmed Wali Karzaï, qui avait quitté le bâtiment quelques minutes avant le début de l'assaut, avait déclaré qu'il était visé, tandis qu'un porte-parole taliban affirmait que la cible était le tout le site.
Ahmed Wali Karzaï, qui était né en 1961, a fait l'objet de nombreuses accusations et était notamment soupçonné d'être payé par la CIA ou mêlé au trafic de drogue dans cette région instable du pays.
Soutenu par son aîné, le président Karzaï, il niait tout implication dans des activités criminelles.

14/07/2012
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/07/12/001-afghanistan-wali-karzai.shtml


Un attentat contre le gouverneur de la province de Samangan fait 22 morts

Un action kamikaze a fait samedi au moins 22 morts au cours d’un mariage dans le nord de l’Afghanistan, a annoncé la police. Une quarantaine de personnes ont été blessées .Ahmad Khan Samangani, influent responsable politique et hôte de cette réception, figure parmi les victimes, a déclaré à Reuters KhairullahAnosh, gouverneur de la province de Samangan. Cet attentat est l’un des plus meurtriers depuis des mois en Afghanistan. (ATS)

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3652c61c-cd93-11e1-bf3b-25c04a2c31e8/Un_attentat_en_Afghanistan_fait_22_morts


Un policier tire sur les forces de l’Otan

13 août 2012

Un policier afghan a tiré sur des soldats de l’armée afghane et de l’Isaf, la force armée de l’Otan en Afghanistan, lundi dans l’est du pays.

Un homme « appartenant à la police afghane en uniforme » mais qui était « habillé en civil » au moment des faits a tiré sur un groupe de soldats de l’Isaf et des forces de sécurité afghanes lundi matin dans la province de Nangahar (est), a raconté le colonel Hagen Messer, un porte-parole de l’Isaf.

Les résistants  revendiquent l’attaque.

L’assaillant était « de retour à son poste après des vacances. Il a pris l’arme d’un de ses collègues et a fait feu », a expliqué Abdullah AzimStanikzaï, le chef de la police dans la province de Nangahar. « Personne n’est mort » dans l’attaque, a affirmé le porte-parole de l’Isaf, qui s’est refusé à communiquer le nombre de blessés. Deux soldats de la coalition et un membre des services de renseignement afghans ont été blessés, selon Abdullah AzimStanikzaï. L’assaillant a pris la fuite, a poursuivi le colonel Messer, assurant qu’« aucun rapport sur le fait que l’homme ait été rattrapé n’est parvenu » à l’Isaf.

Zabiullah Mudjahid, un porte-parole des résistants, a revendiqué l’attaque, assurant que le tireur, « un Afghan courageux », avait « rejoint le rang des rebelles » après son méfait.

Trois soldats de l’Isaf sont morts, a prétendu Zabiullah Mudjahid, généralement prompt à exagérer les pertes ennemies.

Les soldats de l’Isaf pris pour cible

Les attaques de soldats ou militaires afghans contre les troupes de l’Isaf qui les forment ont atteint un pic récemment. Six soldats américains ont péri de cette manière lors de deux attaques distinctes dans la seule journée de vendredi.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Afghanistan.-Un-policier-tire-sur-les-forces-de-l-Otan-et-blesse-des-soldats_6346-2103973-fils-tous_filDMA.Htm

AFP


09-08

22 camions de l'Otan détruits,  

Au moins 22 camions de ravitaillement de l'Otan ont été détruits mercredi par l'explosion d'une bombe dans le nord de l'Afghanistan, ont annoncé à l'AFP les autorités locales, une attaque revendiquée par les kamikazes.

Cette attaque est intervenue alors que le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian, se trouve dans le pays pour évoquer l'organisation du retrait de ses troupes. La France, déployée sous la bannière de l'Otan, prévoit de rapatrier d'ici la fin de l'année 2.000 de ses 3.500 soldats déployés sur place.
L'explosion, intervenue avant l'aube, a provoqué un incendie qui a ravagé les véhicules garés sur un parking pour la nuit, a précisé GhulamSakhiBaghlani, vice-gouverneur de la province de Samangan, où a eu lieu l'attaque. Les camions détruits venaient d'Ouzbékistan et se rendaient dans le sud du pays, selon lui.

18/07/2012

Irib


Crash d’un hélicoptère de l’OTAN.  

 Un hélicoptère de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) s'est écrasé mercredi matin dans l'ouest de l'Afghanistan, a annoncé le service de presse de l’ISAF.

« Deux membres ont été blessés lorsque leur hélicoptère s'est écrasé », a précisé le service.
Le communiqué n'a cependant donné aucun détail sur l'incident, faisant seulement savoir qu'une enquête était en cours pour déterminer la cause du crash

18/07/2012

french.ruvr.ru


 Alexander Klein : 7 civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan ont été tués

01.08.

Sept civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan ont été tués par des action kamikaze près de Kaboul, la capitale, ont annoncé mercredi les autorités, quelques jours après d'autres meurtres similaires dans la même région. | Alexander Klein

Sept civils afghans travaillant pour une société occidentale de sécurité et l'Otan ont été tués par dans 1 action kamikaze près de Kaboul, la capitale, ont annoncé mercredi les autorités, quelques jours après d'autres actionssimilaires dans la même région.
Les corps criblés de balles des quatre hommes ont été retrouvés dans le district de Jalrez, dans la province de Wardak, à 40 km de Kaboul.

"Ils ont été tués dans des actions kamikaze car ils travaillaient pour une entreprise étrangère de sécurité", a ajouté le responsable qui dirige les unités militaires de la zone, depuis le quartier général situé dans la province voisine de Logar.
Shahidullah Shahid, un porte-parole des autorités de la province de Wardak, a confirmé la
mort des quatre Afghans et indiqué que les hommes avaient été arrêtés mardi par les action kamikaze alors qu'ils quittaient Kaboul pour se rendre à leur travail.
Selon les autorités locales, des actions kamikaze ont également tué trois Afghans qu'ils avaient enlevés il y a quatre jours parce qu'ils travaillaient pour l'Otan dans le Logar. Leurs corps criblés de balles ont été déposés mercredi sur le principal
marché du district de Charkh, a précisé à l'AFP le gouverneur du district, HumayoonFarooq.
Fin juillet, les actions kamikaze avaient déjà tué cinq hommes au motif qu'ils travaillaient eux aussi pour un groupe étranger.
A la suite de ces meurtres, les forces de sécurité afghanes avaient lancé une vaste opération dans la région, tuant une dizaine d'insurgés, selon le ministère de l'Intérieur.
Au début de leur traditionnelle offensive d'été, les action kamikaze avaient averti qu'ils allaient viser les Afghans travaillant pour des firmes étrangères.
De nombreux Afghans travaillent pour des organisations civiles et militaires en Afghanistan, où l'Otan compte 130.000 soldats chargés de soutenir le gouvernement local face aux rebelles.
Mercredi toujours, quatre soldats de la Force internationale de l'Otan (Isaf) et un interprète ont été tués dans trois attaques à la bombe dans le sud et l'est du pays, a annoncé l'Isaf, sans révéler la nationalité des soldats.
Dans un rapport publié la semaine dernière, l'Isaf avait relevé une augmentation de 11% du nombre des attaques rebelles entre avril et juin derniers par rapport à la même période de 2011.

La force, dirigée par les Américains, relevait également que plus de 100 attaques (bombes et tirs) avaient été recensées en juin, un record en près de deux ans.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/afghanistan-les-action kamikaze-tuent-4-civils-employes-d-une-firme-etrangere-01-08-2012-2109991.php

 

Six soldats américains de l'Isaf, la force d’occupation armée de l'Otan

Six soldats américains de l'Isaf, la force d’occupation armée de l'Otan en Afghanistan, ont été tués dimanche dans l'explosion d'une bombe artisanale dans l'est du pays, a-t-on appris de sources concordantes.  

La nationalité des victimes a été confirmée à l'AFP par un responsable américain sous couvert d'anonymat. Ni ce responsable ni l'Isaf n'ont précisé les conditions de l'attentat.  

L'est de l'Afghanistan constitue, avec le sud du pays, la principale zone de friction entre les forces pro-gouvernementales, soutenues par l'Isaf, et l'insurrection menée par les action kamikaze.

Et au moins 234 militaires de la coalition ont péri depuis le début de l'année 2012, selon un décompte fourni par le site casualties.  L'armée et la police afghanes ainsi que les troupes de l'Isaf sont les principales cibles des rebelles, dont les principales armes sont les attentats suicide et les bombes artisanales.

AP

9/7

Cinq militaires US blessés à Kaboul.  

04/07/2012 

Cinq militaires américains ont été blessés au Sud-ouest de Kaboul, capitale afghane.

Selon Press TV, un militaire afghan a tiré, mercredi, sur un groupe de militaires américains, dans la province Wardak, au Sud-ouest de la capitale, blessant 5 entre eux. Des informations plus détaillées sur cette information restent toujours à attendre.

Irib


Six militaires étrangers tués

Selon le porte parole des Action kamikaze six militaires étrangers seraient tués dans le sud du pays. Ces six soldats se trouvaient à bord de deux chars dans deux régions différentes et les chars auraient été explosés dans des attaqués menées par les Action kamikaze.

 30/06/2012


Six soldats américains tués en 24 heures

Trois soldats américains ont été tués par balles par un employé afghan à l'intérieur d'une base militaire, portant à six le nombre de militaires américains tués en l'espace de 24 heures, a annoncé samedi un porte-parole de l'Otan.

La première attaque s'est produite vendredi matin, lorsque des policiers afghans ont tué trois soldats membres des forces spéciales qu'ils avaient invités à partager un petit-déjeuner dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan.

La seconde, qui a tué trois autres soldats, a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, dans le district de Garmsir, près du lieu de la précédente attaque. Le tireur, qui a agi seul, était un employé de la base et ne portait pas l'uniforme, ont déclaré des sources militaires.

"Ces deux incidents ne reflètent pas la situation dans l'ensemble de l'Afghanistan", a déclaré le général de brigade Gunter Katz, porte-parole en chef de la coalition, selon qui la coopération entre les troupes étrangères et les 350.000 membres des forces afghanes de sécurité continue de bien se dérouler.

"Nous avons environ 500.000 policiers et soldats qui travaillent ensemble, (...) afin de lutter ensemble pour que ce pays ait un meilleur avenir", a-t-il ajouté.

L'Otan a indiqué que 26 attaques de ce type avaient été commises depuis janvier, et avaient tué 34 personnes.

ATTAQUES "VERT SUR BLEU"

Un porte-parole de la coalition au pouvoir a cependant déclaré que la dernière attaque en date ne viendrait pas grossir le bilan des attaques dites "vert sur bleu", de policiers afghans qui retournent leurs armes contre des militaires occidentaux. Le tueur ne portant pas d'uniforme, il ne faisait a priori pas partie des forces de sécurité afghanes.

Les attaques isolées semblent par ailleurs également toucher les forces afghanes. Neuf policiers afghans ont ainsi été tués samedi dans la région de Nimroz, lorsque deux hommes en uniforme ont ouvert le feu après avoir passé un check-point près de Delaram, a déclaré le chef de la police local Mohammad Musa Rasoli.

"Les deux hommes ont été tués après par la police d'un poste de contrôle voisin. Nous enquêtons pour savoir s'il s'agissait d'agents de police ou d'insurgés portant l'uniforme", a-t-il précisé.

Les attaques dites "vert sur bleu" -en raison des couleurs respectives des uniformes- ont gravement entamé la confiance entre les alliés alors que les troupes de combat de l'Otan se préparent à transférer l'entière responsabilité de la sécurité aux Afghans d'ici 2014.

L'actuel regain de violence en Afghanistan est le plus important depuis le renversement du gouvernement taliban en 2001. Au moins six civils ont par ailleurs été tués vendredi dans la même province d'Helmand, une bombe déposée sur le bord de la route ayant fait exploser leur véhicule. le 11-08-KABOUL (Reuters)

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120811.REU3435/six-soldats-americains-tues-en-afghanistan-en-24-heures.html


Trois soldats de l'OTAN tués dans le sud de l'Afghanistan.  

Les trois soldats, dont la nationalité n'a pas été divulguée, ont été tués dans une caserne du district de Garmsir (sud) utilisée conjointement par les forces afghanes et étrangères, a déclaré une porte-parole militaire, le commandant Lori Hodge.
C'est le quatrième attentat de ce type depuis le début de la semaine contre des soldats de l'ISAF. Ils forment les forces afghanes qui doivent assurer la sécurité du pays après le retrait de la coalition prévu en 2014. Vendredi, trois Marines américains ont été tués par un homme portant un uniforme de l'armée afghane, dans le district de Sangin de la province du Helmand (sud).
L'auteur de l'attentat de vendredi est un policier de la province du Helmand qui a rejoint l'insurrection après cette attaque, a déclaré un porte-parole des action kamikaze, Qari Youssef Ahmadi. Le policier, a-t-il ajouté, aidait les soldats américains à former les forces de police locales.

11/08/2012

 http://www.romandie.com/news/n/Trois_soldats_de_l039OTAN_tues_dans_le_sud_de_l039Afghanistan110820121109.asp


Un homme en uniforme de policier tue trois membres de l'Otan.

 Un homme portant un uniforme de la police afghane a tué trois membres de la Force internationale de l'Otan (Isaf) dimanche dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Isaf.
Une enquête est en cours, a indiqué l'Isaf, qui comme à son habitude s'est refusée à communiquer la nationalité des victimes.
L'homme, qui portait un uniforme de l'Ordre national civil de la police afghane (ONCPA, ANCOP en anglais), une unité d'élite, a tourné son arme contre les trois membres de l'Isaf, les abattant, selon un communiqué de l'Isaf.
La dernière attaque de ce type datait du 19 juin, soit il y a moins de deux semaines, quand trois hommes portant des uniformes de la police afghane avaient tué un soldat de l'Isaf dans le sud du pays.
Un peu moins d'une trentaine de membres de l'Isaf - 26 selon un décompte de l'AFP - sont morts dans des circonstances similaires en 2012.
La question de la sécurité des membres du personnel civil et militaire de l'Otan est critique, car ils sont chargés de former les militaires, policiers et fonctionnaires afghans qui devront sécuriser et administrer seuls l'Afghanistan après le départ des dernières troupes de combat de l'Otan, prévu fin 2014.
La coalition de l'Otan, dirigée par les Etats-Unis, est arrivée en Afghanistan fin 2001 pour traquer Oussama ben Laden après les attentats du 11 septembre et renverser ses alliés les action kamikaze, au pouvoir à Kaboul depuis 1996.
Les Occidentaux, qui ont installé un régime allié à Kaboul après avoir fait tomber le régime des action kamikaze, n'ont toutefois jamais réussi à vaincre militairement la rébellion menée par ces derniers, particulièrement actifs dans le sud et l'est de l'Afghanistan.

 01/07/2012

 http://www.romandie.com/news/n/_Afghanistan_un_homme_en_uniforme_de_policier_tue_trois_membres_de_l_Otan_45010720122306.asp?


Dans l'est du pays

Six soldats américains de l'Isaf, la force d’occupation armée de l'Otan en Afghanistan, ont été tués dimanche dans l'explosion d'une bombe artisanale dans l'est du pays, a-t-on appris de sources concordantes.  

La nationalité des victimes a été confirmée à l'AFP par un responsable américain sous couvert d'anonymat. Ni ce responsable ni l'Isaf n'ont précisé les conditions de l'attentat.  

L'est de l'Afghanistan constitue, avec le sud du pays, la principale zone de friction entre les forces pro-gouvernementales, soutenues par l'Isaf, et l'insurrection menée par les action kamikaze.

Et au moins 234 militaires de la coalition ont péri depuis le début de l'année 2012, selon un décompte fourni par le site icasualties.  L'armée et la police afghanes ainsi que les troupes de l'Isaf sont les principales cibles des rebelles, dont les principales armes sont les attentats suicide et les bombes artisanales.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=71329


Trois soldats de l’Otan tués dans une double action kamikaze.  

Trois membres de l’Isaf, la force de l’Otan en Afghanistan, sont morts lors d’une attaque de la résistance  dans l’est du pays, a annoncé l’Isaf, sans plus de précision, dans un communiqué.
Ces militaires sont morts dans une double action kamikaze, qui s’est produit dans la province de Kunar, selon une source militaire occidentale.
« Deux kamikazes ont visé ce matin des soldats américains, des conseillers, qui marchaient de leur base proche vers le bâtiment du gouverneur » de Kunar, a déclaré à l’AFP Aywaz Mohammad Naziri, le chef de la police de cette province.
Un Afghan a également péri dans l’attaque, a-t-il ajouté.
Malgré la présence de 130.000 soldats de l’Isaf, en soutien aux 352.000 militaires et policiers afghans, le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l’Isaf n’ont pas réussi à vaincre l’insurrection menée par les action kamikaze, chassés fin 2001 du pouvoir par la coalition étrangère.
La violence est particulièrement élevée dans le sud et l’est du pays. Les attentats suicides sont avec les mines artisanales les principales armes de l’insurrection.
L’Isaf, dont la majeure partie des effectifs quittera l’Afghanistan d’ici la fin 2014, a lancé dans l’est une offensive contre la rébellion.
Le nombre de soldats de l’Otan tués a baissé, passant de 282 au premier semestre 2011 à 220 au cours des six premiers mois de 2012, selon un décompte du site icasualties.org.
Les forces de sécurité afghanes, ciblées  ont toutefois subi cinq fois plus de pertes que celles de l’Otan ces quatre derniers mois.
Quelque 635 policiers et 218 militaires, selon les ministères de l’Intérieur et de la Défense, soit un total de 853 hommes, sont morts entre avril et juillet, contre 165 soldats de l’Isaf.

08/08/2012

http://www.algerie1.com/flash-dactu/afghanistan-trois-soldats-de-lotan-tues-dans-un-double-attentat-suicide/



Australie 

Un militaire australien tué.  

Un militaire australien membre du corps spécial vient de périr en Afghanistan .

David Hurley , 40 ans et membre des unités aériennes de l'Otan  " a été tué touché en pleine popitrine alors qu'il était en mission". Depuis le début de l'année 223 militaires étrangers ont perdu la vie en Afghanistan. le majorité d'entre eux est américaine.

03/07/2012



France

Un soldat français tué dans un accrochage dans la province de Kapisa (est), dans la province de Kapisa

Un soldat français a été tué mardi matin en Afghanistan lors d'un accrochage armé survenu dans l'est du pays, a annoncé l'Elysée, tandis qu'un autre a été blessé.
Cet adjudant-chef du 13e bataillon de chasseurs alpins de Chambéry, qui faisait partie d'une équipe d'assistance conseillant les unités afghanes, a perdu la vie lors d'un "engagement avec des insurgés" dans la province de Kapisa (est), a précisé Matignon.
Ce décès porte à 88 le nombre de soldats français tués dans ce pays depuis le début de l'intervention lancée fin 2001, après les attentats du 11-Septembre aux Etats-Unis. Depuis le début de l'année, 275 membres des force de l'OTAN ont été tués en Afghanistan.

07/08/2012

http://www.romandie.com/news/n/Un_soldat_francais_tue_dans_un_accrochage_en_Afghanistan070820121151.asp


88ème militaire françaismort en Afghanistan : la mort, la guerre, l’hypocrisie impérialistes, jusqu’au bout. Sans fin ?

Un 88ème militaire français a été tué en Afghanistan le 7 août 2012, laissant une veuve et trois orphelins.

Le mort a eu le droit à une cérémonie à Paris et à un discours présidentiel le 11 août dans l’Isère.

Là encore, nouveau président mais pas changement.

François Hollande a repris les mêmes expressions que celles de Nicolas Sarkozy, mélangeant compassion, grandiloquence, mais surtout réaffirmation, sans aucune autocritique, de la politique d’intervention militaire française dans le monde.

Selon François Hollande : « La France se bat, non pas pour son influence dans le monde, non pas pour ses intérêts, mais au nom de valeurs et de principes. C'était le sens de la présence de la France en Afghanistan. Elle avait été décidée au lendemain de l'attaque terroriste du 11 septembre 2001 qui avait frappé les Etats-Unis d'Amérique. …
Il s'agissait à l'époque d'en terminer avec un régime lié à Al Quaïda et qui abritait Ben Laden. A l'égard de forces obscures qui menaçaient la sécurité du monde. Nous avions un but, un seul : permettre aux Afghans de prendre souverainement en charge leur propre destinée. Cette mission est aujourd'hui accomplie.
 »

Quel beau bilan en effet ! 11 ans de guerre d’occupation ont détruit, tué partout dans le pays. La résistance nationale, menée par des « action kamikaze », ceux-là qui tenaient le régime précédent, n’a cessé d’enregistrer des victoires politiques et militaires. Le pouvoir intronisé par les Américains est totalement fantoche et ne se distingue que par sa corruption sans égale.

Quant à Ben Laden, il a été tardivement liquidé, dans sa résidence pakistanaise, alors que l’administration américaine avait déjà décidé le retrait.

Dans la campagne électorale, gauche et droite se sont disputées la primeur de la sortie des troupes françaises de cette guerre impopulaire. En réalité, l’une et l’autre n’ont fait que s’inscrire docilement dans le calendrier de retrait fixé par les Etats-Unis.

Hollande ne se prévaut aujourd’hui du retrait auquel il se serait « engagé » que pour mieux justifier de nouvelles interventions. Notons que le militaire dont on vient de célébrer les obsèques n’aurait pas fait partie des 2000 qui rentreront normalement d’ici la fin de l’année, mais des 1000 autres qui comme lui, major et « conseiller militaire », resteront encore.

Rien des objectifs officiels de la guerre en Afghanistan n’a été atteint mais était-ce les vrais objectifs ? Evidemment non.

Le lobby militaro-industriel occidental s’est gorgé de centaine de milliards de dollars. La guerre est le principal moteur de la « croissance » US ! L’Afghanistan aura aussi coûté aux contribuables français entre 5 et 10 milliards d’euros.

Les puissances impérialistes occidentales ont poursuivi leur travail de déstabilisation d’une zone géostratégique majeure, carrefour du transport du pétrole. Ils ont fait une démonstration de forces non loin de la Chine et de la Russie. L’Afghanistan, après l’Irak, avant la Syrie ? Mêmes si les conditions afghanes se sont avérées particulièrement retorses.

Voilà les véritables raisons pour lesquelles la France a fait la guerre alignée derrière les Etats-Unis avec les autres pays de l’UE pour défendre, n’en déplaise à M. Hollande, les intérêts de l’impérialisme français liés à ceux du capitalisme US et UE.

La mise en scène toujours plus accentuée des obsèques des soldats français tombés en Afghanistan appelle la réflexion. Le pouvoir redoute visiblement l’opinion publique. Prépare-t-il ou du moins n’exclut-il pas, après la coûteuse opération libyenne de 2011, l’engagement de troupes sur de nouveaux théâtres d’opération ?

Dans son discours du 11 août, devant la dépouille du soldat français, François Hollande, affirme : « Cette semaine encore, nos forces déploient un groupement médico-chirurgical dans le nord de la Jordanie. J'en ai ainsi décidé sur la proposition du ministre de la Défense. Au plus près de la frontière avec la Syrie, pour venir en aide aux réfugiés mais aussi aux combattants… » : Aveu que la France intervient déjà du côté d’un belligérant.

Plus que jamais, communistes français, nous voulons agir contre la guerre impérialiste, casser le consensus des forces politiques derrières les « interventions » hypocrites, coûteuses et meurtrières.

L’intervention en Afghanistan derrière les Etats-Unis a été décidée en 2001 par Chirac et la gauche « plurielle ». Son intensification et sa prolongation ont reçu l’accord de la droite et de la gauche parlementaires. Elles surenchérissent maintenant sur la forme d’une intervention en Syrie. Aucune véritable contestation nationale de la guerre en Afghanistan n’a été organisée en France, malgré des initiatives, comme la pétition lancée en 2008 pour le retrait d’Afghanistan émanant de plusieurs organisations du PCF, dont la nôtre, à l’appel d’Henri Alleg.

Plus que jamais, nous appelons et contribuons à des actions nationales pour :

-      Le rejet de toute forme d’ingérence française à l’étranger, notamment en Syrie, l’arrêt immédiat de toutes les interventions militaires françaises en cours hors de France, le retour en France de tous les militaires français « en mission » à l’étranger, la sortie unilatérale de la France de l’OTAN et des politiques extérieures de l’UE.

Hollande finit son discours en se référant à « la force de l’âme française » vantée par Clémenceau pour accompagner des millions de jeunes à la grande boucherie de 14-18. Nous préférons une autre citation : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour les industriels » (Anatole France).

Pcf Paris 15,

12 août



b) Troupes d'occupation : Analyse& déclaration

L'armée française quitte définitivement Surobi.  

L'armée française a officiellement quitté ce mardi le district de Surobi, près de Kaboul, une étape importante du retrait de ses troupes d'Afghanistan qui doit s'achever à la fin 2013, a constaté un journaliste de l'AFP. Surobi, dont le contrôle avait officiellement été transféré aux forces afghanes le 12 avril dernier, était l'un des trois points de déploiement principaux des quelque 3 000 soldats Français encore présents dans le pays avec la province voisine de Kapisa et Kaboul.
650 soldats français, pour la plupart issus du 92ème régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand, avaient été déployés dernièrement à Surobi. Seule une centaine d'entre eux rentrera en France. Le reste restera stationné à Kaboul dans le cadre d'une force d'intervention rapide. Leur départ a été marqué par une brève cérémonie entamée vers 8 h 30 (6 h à Paris) durant laquelle le drapeau français a été remplacé par le drapeau afghan sur la base de Surobi en présence d'une trentaine de soldats français et autant de soldats afghans.
Sur les 4 000 soldats français présents en Afghanistan au milieu de l'année 2011, environ 2 950 seront encore déployés fin août, pour atteindre le seuil fixé de 1 400 fin décembre 2012, avait indiqué le 12 juillet l'état-major des armées. Le calendrier arrêté par le président François Hollande prévoit le retrait d'environ 2 000 hommes des forces combattantes d'ici à fin 2012, soit deux ans avant le départ prévu du reste de la force internationale de l'OTAN (Isaf), sous la bannière de laquelle sont déployés les Français.
Au-delà, 1 400 soldats français resteront dans le pays pour assurer courant 2013 le retrait du matériel et poursuivre la formation de l'armée et de la police afghanes, censées assurer elles-mêmes la sécurité du pays, toujours en conflit, après le retrait de l'Isaf.

31/07/2012

AP



L'armée française quitte la province afghane de Surobi

L'armée française quitte la province afghane de Surobi

Avec la Kapisa et Kaboul, cette province était l'une des trois où des forces françaises étaient déployées. Les forces combattantes doivent avoir quitté le pays avant la fin de l'année, pour un retrait total fin 2013.

L’armée française a officiellement quitté mardi le district de Surobi, près de Kaboul, une étape importante sur la voie du retrait total de ses troupes d’Afghanistan prévu pour la fin 2013.

Surobi, dont le contrôle avait officiellement été transféré aux forces afghanes le 12 avril dernier, était l’un des trois points de déploiement principaux des quelque 3 000 soldats Français encore présents dans le pays avec la province voisine de Kapisa (nord-est) et Kaboul.

Les derniers 250 soldats français déployés dans le district ont quitté mardi la base de Tora, où était installé le commandement français depuis le déploiement des troupes tricolores dans la zone en 2008.

Leur départ a été précédé en début de matinée d’une brève cérémonie de baisser du drapeau français et de montée du drapeau afghan, à laquelle assistaient une trentaine de soldats français et autant de soldats afghans.

Les derniers Français déployés en Surobi étaient pour la plupart issu du 92e régiment d’infanterie de Clermont-Ferrand. Seule une centaine d’entre eux rentrera en France, les autres restant stationnés à Kaboul au sein d’une force de réaction rapide chargée d’appuyer au besoin l’armée afghane dans la région.

Les soldats français avaient quitté fin juin et début juillet les deux postes de combat avancés qu’ils tenaient dans le district avec l’armée afghane à Anjiran et Uzbin, une vallée où l’armée française perdit en 2008 onze soldats à la suite d’une embuscade rebelle, l’opération la plus meurtrière pour elle depuis 1983.

En dépit de cet incident meurtrier, qui a contribué à nourrir le débat sur la participation française à un conflit qui a pris des allures de bourbier, Surobi est souvent présenté comme un district calme, au contraire de la province voisine de Kapisa, très infiltrée par la rébellion.

Sur les 87 soldats français morts dans le pays depuis la fin 2001, 53 ont péri en Kapisa, province stratégique située entre Kaboul et l’est afghan. C'est aussi en Kapisa qu'ont péri les 24 militaires tués en 2011, l’année la plus meurtrière pour la France dans le pays.

La France, qui comptait 4 000 soldats dans le pays à la mi-2011, prévoit de faire baisser progressivement leur nombre pour atteindre 1 400 fin décembre 2012, soit deux ans avant le départ prévu de celles du reste de la force internationale de l’Otan (Isaf), sous la bannière de laquelle ils sont déployés.

Selon ce calendrier arrêté par le président François Hollande, Paris aura officiellement retiré à cette date ses derniers 2 000 soldats «combattants».

Au-delà, 1 400 soldats français resteront dans le pays pour assurer courant 2013 le retrait du matériel et poursuivre la formation de l’armée et de la police afghanes, censées assurer elles-mêmes la sécurité du pays, toujours en conflit, après le retrait de l’Isaf. En dehors de 500 formateurs qui resteront sur place, le retrait militaire français sera en principe achevé à la fin 2013.

Fin janvier, le président de l'époque Nicolas Sarkozy avait annoncé un retrait anticipé du pays de l’armée française, qui contrôlait alors Surobi et Kapisa, un mouvement ensuite accéléré par son successeur François Hollande.

La Kapisa a été officiellement transférée aux autorités afghanes début juillet. Le désengagement français de cette province sera progressif.

La France était arrivée en Afghanistan à la fin 2001 dans le cadre de l’intervention militaire occidentale qui a chassé les action kamikaze du pouvoir.

Malgré la présence de 130 000 soldats de l’Isaf, en soutien de 352 000 militaires et policiers afghans, le gouvernement de Kaboul et ses alliés de l’Otan n’ont pas réussi à vaincre l’insurrection menée par les action kamikaze, laissant craindre une guerre civile après le retrait occidental.

(AFP)

31 juillet 2012 à 07:52 (Mis à jour: 12:01)

http://www.liberation.fr:80/monde/2012/07/31/l-armee-francaise-quitte-la-province-afghane-de-surobi_836653?xtor=EPR-450206


 Belgique

La Belgique commence le retrait de ses troupes de l'Afghanistan.

 La Belgique remettra d'ici au 30 septembre toute sa mission de protection de l'aéroport de Kaboul aux forces afghanes ou alliées, dans le cadre de la première phase du retrait des troupes de l'Afghanistan, a indiqué vendredi Mme Ingrid Baeck, porte-parole de la Défense, lors d'un point de presse.

La Belgique participe depuis neuf ans à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) en Afghanistan sous le commandement de l'Organisation du traité de l'Atlantique du Nord (OTAN) et déploie entre 250 à 300 militaires, dont cinq pelotons, à l'aéroport de Kaboul. Les 35 militaires du peloton belgo-luxembourgeois avaient regagné Bruxelles le week-end dernier, a confirmé Mme Baeck. Jusqu'à fin juillet (juillet), la Belgique déployait environ 600 militaires et six chasseurs F-16 en Afghanistan, en particulier à Kaboul (est), à Kunduz et Mazari-Sharif (Nord) et à Kandahar (sud). Le processus de retrait des troupes belges de l'Afghanistan devrait s'achever à la fin de l'année 2014.

Toujours selon Mme Baeck, la mission des troupes belges en Afghanistan est d'ores et déjà passée de la sécurisation et de la patrouille à l'entraînement et au conseil des unités afghanes. 

http://french.cri.cn/621/2012/08/03/102s290705.htm



Des détenus de Guantanamo interrogés sous antipsychotique.

 

Certains détenus de Guantanamo, se trouvaient sous traitement médicamenteux pendant leurs interrogatoires, avec le risque que les antipsychotiques aient altéré leur capacité à fournir une information fiable, selon un rapport du Pentagone.

Ce rapport de l'Inspecteur général du ministère américain de la Défense, a obtenu une copie jeudi, ne démontre pas que des médicaments aient été administrés de force aux prisonniers mais il admet que des détenus, incarcérés à la prison de Guantanamo à Cuba, ont pu être interrogés en étant sous traitement.

Dans ce rapport classifié de 41 pages, on peut ainsi lire : "Certains détenus recevaient une médication avec des médicaments psycho-actifs qui ont pu altérer la capacité d'un individu à fournir une information fiable", ajoute le document.

Mise à part cela, les auteurs du rapport stipule "n'avoir trouvé aucune preuve attestant que le ministère de la guerre ait autorisé l'utilisation de médicaments altérant l'esprit dans le but de faciliter les interrogatoires".

Ce rapport, d'abord obtenu et rendu public en vertu de la loi sur la liberté de la presse par le site internet Truthout, est la conclusion d'une enquête menée de 2008 à 2009 à la demande du Congrès.

http://www6.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=13&frid=13&eid=71398 


Nouveau scandale et nouveaux occupants tués.

 

Le ministère allemand de l'Intérieur a dénoncé la diffusion d'une photo montrant un groupe de policiers allemands posant en armes avec un drapeau à tête de mort devant leur ambassade à Kaboul, a rapporté le Spiegel à paraître lundi.  

Selon la police allemande, ce cliché est le résultat d'un "défi" lancé par les policiers des forces SIK, chargées d'assurer la sécurité des représentations diplomatiques allemandes, aux francs-tireurs de la police de l'unité d'élite GSG9.  

Le cliché publié dans le magazine a été réalisé en 2009 et montre cinq policiers du SIK, les visages cachés par des foulards pour la plupart, prenant la pose en tenant un drapeau de pirate noir à tête de mort. 

 On aperçoit derrière eux les drapeaux allemand et européen de l'ambassade dans la capitale afghane. L'un des protagonistes porte sur son épaule un petit canard jaune en plastique.  

Dans un courrier le ministère allemand de l'Intérieur  a estimé que les forces de sécurité ont commis des "infractions au devoir" qui "nuisent gravement" à l'image de la fonction publique allemande, indique le journal. De son côté, le porte parole de la police fédérale, Alexander Geyer qui annonce ne pas avoir engagé de sanction disciplinaire à l'encontre des policiers « qui n'ont pu être identifiés » a tenté de minimiser le scandale en expliquant que   "ça s'est passé lors d'un concours entre camarades, il ne faut pas voir plus loin". 

http://www4.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=70789

 

 

Un homme portant un uniforme de la police afghane a tué trois membres de la Force internationale de l'Otan (Isaf) dimanche dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Isaf.   Une enquête est en cours, a indiqué la force occupante, qui comme à son habitude s'est refusée à communiquer la nationalité des victimes.  

L'homme, qui portait un uniforme de l'Ordre national civil de la police afghane (ONCPA, ANCOP en anglais), une unité d'élite, a tourné son arme contre les trois membres de l'Isaf, les abattants, selon un communiqué de l'Isaf.

L'homme, qui portait un uniforme de l'Ordre national civil de la police afghane (ONCPA, ANCOP en anglais), une unité d'élite, a tourné son arme contre les trois membres de l'Isaf, les abattants, selon un communiqué de l'Isaf. Un peu moins d'une trentaine de membres de l'Isaf - 26 selon un décompte de l'AFP - sont morts dans des circonstances similaires en 2012

selon un décompte de l'AFP - sont morts dans des circonstances similaires en 2012. 

http://www4.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=20&frid=20&eid=70789



Le candidat Mélenchon remet en cause la version officielle sur le 11 Septembre !

Le 5 avril 2012 ·

Dans un discours du 30 mars 2012 devant le Cercle Républicain le candidat Jean-Luc Mélenchon a remis en cause la version officielle sur le 11 Septembre. De manière subtile, mais claire.

Voir la minute 34 (et suivantes).

« Nous voici donc entrainés et bientôt liés à toutes les aventures militaires qui résulteront de la crise d’hégémonie des Etats-Unis d’Amérique que j’ai d’abord décrite il y a un instant. Là se trouvent des dangers supérieurs à ceux qui résultent des autres situations de conflit que je ne méconnais pas, mais qui seront toutes revisitées sous cet angle par la puissance dominante.


Personne ne pourra jamais expliquer ce que nous sommes en train de faire en Afghanistan, à part défendre le passage d’un pipeline qui d’ailleurs ne passera pas par là. Il n’y a aucun raison ni aucune possibilité de victoire militaire en Afghanistan. Tout le monde le sait depuis le début. Aussi longtemps que la compagnie UNOCAL a pu croire que les actions kamikazes lui faciliteraient le travail, les actions kamikazes étaient les bienvenus au Etats-Unis d’Amérique. Ils ont été reçus et choyés. Et on s’accommodait fort bien et de la charria et du voile. Lorsqu’une compagnie argentine s’est infiltrée dans le jeu, lorsque la Russie a commencé à avancé ses pattes, lorsque les Chinois se sont intéressés au transit du pétrole qui pourrait passé par là, tout d’un coup, la situation a changé.

 Et à la faveur d’un drame, celui du 11-Septembre, on a justifié une intervention militaire dans un endroit qui n’avait certainement rien à voir avec la catastrophe à laquelle on prétendait répondre par légitime défense. Chacun se souvient de la fuite du Mollah Omar à Mobylette et les autres épisodes de cette « grande guerre » et des faits d’armes qui l’ont signalé avant que nous soyons embourbés dans une situation comparable à celle qu’ont connues toutes les invasions étrangères et les interventions étrangères en Afghanistan, toutes sans exception, aussi longtemps qu’on remonte dans la mémoire humaine de l’histoire des civilisations et des grands empires. »

VIDEOS A VISIONNER EN CLIQUANT SUR CE LIEN

http://lidiotduvillage.org/2012/04/05/le-candidat-melenchon-remet-en-cause-la-version-officielle-sur-le-11-septembre/


Manlio Dinucci : Le puits afghan sans fond.

 « C’est merveilleux d’entendre les oiseaux saluer de leur chant cette belle journée ici à Kaboul » : ce sont les paroles romantiques par lesquelles Hillary Clinton a ouvert la cérémonie officielle au milieu des arbres du très blindé palais présidentiel dans la capitale afghane. Tandis qu’elle parlait, d’autres oiseaux à la queue à rayures et étoiles volaient dans les cieux afghans : les chasseurs F/A 18 qui, ayant décollé du porte-avions Stennis dans la Mer Arabique, survolent l'Afghanistan. Une fois leur proie choisie, ils l’attaquent avec des missiles et des bombes à guidage laser et la mitraillent avec leur canon de 20mm, qui tire à chaque rafale 200 projectiles à l’uranium appauvri. Ces avions et d’autres, dont le prix dépasse les 100 millions de dollars, coûtent 20 mille dollars l’heure de vol : chaque mission durant environ huit heures, elle emporte une dépense de plus de 150mille dollars, auxquels s’ajoute celle des armes utilisées. Et l’an dernier, selon les chiffres officiels,  les avions Usa/Otan ont effectué 35mille missions d’attaque sur l’Afghanistan. On ne s’étonnera donc pas que les Etats-Unis à eux seuls aient dépensé jusqu’ici, pour cette guerre, environ 550 milliards de dollars. Un puits sans fond, qui continuera à engloutir des milliards de dollars et d’euros. A Kaboul Clinton a annoncé la bonne nouvelle : « J’ai le plaisir d’annoncer que le président Obama a officiellement désigné l’Afghanistan  comme plus grand allié non-Otan des Etats-Unis ». Ceci signifie que ce pays a acquis le statut dont jouit Israël et que, sur la base de l’ « Accord de partenariat stratégique », les Usa s’engagent à garantir sa « sécurité ». Selon des fonctionnaires de l’administration, les Usa conserveront en Afghanistan 10-30mille hommes, surtout des forces spéciales, flanqués de compagnies militaires privées. Et ils continueront à utiliser en Afghanistan leur propre force aérienne, y compris les drones d’attaque. Le « plus grand allié non-Otan » recevra de l’Otan une aide militaire de plus de 4 milliards de dollars annuels. L’Italie, qui s’engage à verser 120 millions annuels, continuera à fournir, selon les mots du ministre de la défense Di Paola, « assistance et support aux forces de sécurité afghanes ». Le gouvernement afghan recevra en outre, comme décidé à la conférence des « donateurs » de Tokyo, 4 autres milliards annuels pour les « exigences civiles ». Et dans ce domaine aussi, a déclaré le ministre des affaires étrangères Terzi, « l’Italie accomplira sa part ». Selon la motivation officielle, on aidera de cette façon la « société civile afghane ». Selon l’expérience réelle, chaque dollar et chaque euro, dépensé officiellement à des fins civiles, sera utilisé pour renforcer la domination militaire Usa/Otan sur ce pays. Pays dont la position géographique est de première importance stratégique pour les puissances occidentales et leurs groupes multinationaux, qui avancent de plus en plus vers l’est, en défiant la Russie et la Chine. Pour convaincre les citoyens étasuniens et européens, lourdement touchés par les coupes dans les dépenses sociales, qu’il convient de prélever d’autres milliards de dollars et euros des caisses publiques pour les destiner à l’Afghanistan, on raconte qu’ils servent à apporter de meilleures conditions de vie au peuple afghan, en particulier aux femmes et aux enfants. C’est la fable qu’Hillary Clinton a racontée, accompagnée par le gazouillis des petits oiseaux de Kaboul et par le chœur de ceux qui jouissent de toute cette largesse.

Edition de mardi 10 juillet 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120710/manip2pg/14/manip2pz/325590/

Traduit de l‘italien par Marie-Ange Patrizio



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

18/07/2012

Dossiers du 11-09 - 12- 07/2012 : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Dossiers du 11-09

n°22 du 12- 07/2012

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

Tiré à part :

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

John Pilger : Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.

Au jour le jour

Calebirri : Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 VIDEO VOST : John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur".

1-2 Buzzlclair : Le documentaire « The Elephant in the Room » enfin disponible en version française.

Dossier & Point de vue

2-1 11-Septembre : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie ses mémoires « ClassifiedWoman »

2-2 Lorraine Millot : Polémiques autour du procès du 11 Septembre.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

3-1 Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

4-1.Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire

4-2 Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 




Tiré à part :

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

GiuliettoChiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’Il Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur du film "Zéro – Enquête sur le 11-Septembre" et de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum

 

Le comité d’experts internationaux dont j’ai l’honneur de faire partie a publié hier ses dernières conclusions (chronologiquement parlant) sur la question cruciale des faux comptes-rendus des actions et des endroits où se trouvaient les plus hauts responsables politiques et militaires américains au cours de cette journée fatale.

Ces conclusions s’articulent en huit chapitres, dont les détails peuvent être consultés sur le site www.consensus911.org/fr [en français - NdT], et qui éclairent d’une lumière nouvelle et impressionnante ce sur quoi, à presque onze ans de distance, des millions de personnes dans le monde entier (disons l’immense majorité) ne savent absolument rien. À commencer par les mensonges officiels qui ont été diffusés pour empêcher que le public – et en premier lieu les Américains – sache où se trouvaient et ce que faisaient les quatre plus hauts responsables de l’époque : le président américain George W. Bush, le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, et le général en charge de tout l’État major, Richard Myers.

Ces huit nouveaux chapitres ont été élaborés par les vingt membres du 9/11 Consensus Panel, sur la base de documents obtenus grâce à la loi sur la liberté de l’information (FOIA), et par l’analyse de toutes les sources journalistiques disponibles. Et en prenant comme point de départ les propres affirmations de la Commission d’enquête officielle.

La documentation est effectivement impressionnante et les mensonges officiels y coulent à torrents. A commencer par le fait avéré et proprement stupéfiant du nombre sans précédent d’exercices militaires qui se déroulaient précisément le 11 septembre 2001. Il y en avait pas moins de sept. Mais la Commission d’enquête officielle ne fait mention que d’un seul, celui qui portait le nom de « Vigilant Guardian ». Cet exercice était habituellement organisé chaque année en octobre. Mais en 2001, il fut avancé à septembre. Il y eut au même moment l’exercice « Global Guardian », du NORAD (North American Aerospace Defense Command), qui lui aussi était normalement planifié au mois d’octobre. Et ainsi de suite : « AmalgamWarrior » (vaste exercice portant sur plusieurs régions du NORAD, conduit normalement aux mois d’avril et d’octobre). Cette année-là, l’exercice fut lui aussi déplacé en septembre.

Le 4e est intéressant, « Northern Vigilance », qui eut pour effet ce matin-là de déplacer pratiquement toute la flotte aérienne militaire américaine au Canada et en Alaska. Suivirent, ou plutôt furent organisés au même moment « Vigilant Warrior » (exercice d’entrainement en vol), et « Red Flight » (qui prévoyait le transfert d’avions de chasse de la base de Langley, Virginie, vers d’autres bases). Et enfin, n’oublions pas le National Reconnaissance Office (NRO) qui – quelle coïncidence extraordinaire – prévoyait justement ce matin-là, exactement à 9 h 10, l’impact d’un petit avion contre l’une des tours de l’Agence, dans les environs de Washington.

Il est impossible de résumer ici tous les points les plus criants qui émergent de ces huit chapitres. Une chose est sure : la Commission officielle, présidée (illégalement) par Philip Zelikow, ami intime et collaborateur de CondoleezzaRice, oublia de mentionner les sept exercices militaires en cours ce jour-là, mais sous-estima de manière incroyable la confusion provoquée par tous ces entrainements et ces simulations alors que se produisaient les quatre détournements d’avion. En outre, il parait irréfutable que ce matin-là, les écrans radars de la défense aérienne américaine furent criblés de faux échos par rapport à ce qui se passait en réalité dans le ciel de l’Amérique du Nord. Ces faux échos radars furent retirés des écrans seulement après les frappes contre la Tour Sud du World Trade Center.

Mais qui commandait pendant ces heures [cruciales] ? Les sources officielles répètent sans cesse que Bush, Cheney, Rumsfeld, Richard Myers (qui remplaçait le général Hugh Shelton), Montague Winfield, lui aussi général et à la tête de la « War room » étaient tous (de façon totalement inexplicable) loin de leurs postes de responsabilité. C’est-à-dire qu’ils n’étaient pas là où ils auraient dû être. Et qu’ils n’y retournèrent qu’après la frappe contre le Pentagone, à 9 h 37. Mais les documents démentent cette version des faits. Certains d’entre eux, non seulement se trouvaient à leur poste, mais ils étaient parfaitement informés sur ce qui se passait et ils discutèrent même de la nécessité ou pas d’abattre le 4e avion détourné, le Vol 93, dont les débris furent retrouvés non pas à Shanksville (comme le dit la version officielle) mais sur un périmètre de plusieurs kilomètres de diamètre. Encore un démenti de la version officielle.

Le 9/11 Consensus Panel n’est pas un tribunal, mais il recueille les éléments qui pourront être utiles aux recherches ultérieures, peu importe qui les conduit, une institution publique, les médias, des sites académiques. Ceux qui veulent ouvrir les yeux peuvent aller s’en assurer sur le site. Le site du Consensus 9/11 est une contribution à l’enquête que Ferdinando Imposimato compte mener à bien pour exposer les chefs d’accusation devant le Tribunal pénal international de La Haye, afin que celui-ci puisse examiner l’hypothèse d’incriminer d’importants membres de l’administration américaine de l’époque, sur l’accusation de « participation à un crime ».

GiuliettoChiesa

8 juin 2012

 

IlFattoQuotidiano.it, le 6 juin 2012

Traduction GV pour ReOpenNewshttp://www.reopen911.info/News/2012/06/08/giulietto-chiesa-l...

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http://www.legrandsoir.info/11-septembre-de-nouveaux-indices-dementent-la-version-officielle.html


John Pilger : Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.
Dans le théâtre kabuki de la politique parlementaire britannique, les grands crimes ne sont pas commis et les criminels courent en liberté. Il s’agit bien de théâtre après tout ; ce sont les pirouettes qui comptent, et non pas des actions décidées en déconnexion, à la fois géographique et culturelle, avec leurs conséquences. C’est un dispositif sécurisé, protégé aussi bien par les acteurs que par la critique. Le discours d’adieu de l’un des plus malins de ces gens, Tony Blair, « était profondément imprégné d’un sens de conviction morale », s’épanchait alors le présentateur de télévision Jon Snow, comme si le charme que Blair exerçait aux adeptes du kabuki était mystique. Le fait qu’il était un criminel de guerre n’était en rien pertinent.

La manière dont on a étouffé les crimes de Blair et de ses administrations est décrite dans un livre de Gareth Peirce intitulé Dispatchesfrom the DarkSide : on torture and the death of justice, publié en version de poche ce mois-ci par les éditions Verso. Peirce est l’avocate des droits de l’Homme la plus distinguée de Grande-Bretagne ; sa poursuite de dénis de justice infâmes et sa recherche de justice pour les victimes de crimes gouvernementaux, tels que la torture et l’extradition, restent inégalées. Son compte-rendu de ce qu’elle appelle le « pandémonium moral et légal » au lendemain du 11 septembre, est exceptionnel dans le sens où, en s’appuyant sur les mémoires de Blair et Alistair Campbell, des procès-verbaux du Cabinet et des dossiers du MI6, elle leur applique la règle de droit.

 

Des avocats de la trempe de Peirce, Phil Shiner et Clive Stafford-Smith ont permis que la mise en accusation de puissances dominantes ne soit plus un tabou. Ainsi Israël, l’homme de main des États-Unis, est maintenant largement reconnu comme l’État le moins respectueux du droit au monde. Des personnes comme Donald Rumsfeld, à l’instar de George W. Bush et Blair, évitent dorénavant les pays, au-delà des frontières, où la loi règne.

 

Étalant ses sinécures de « pacification » et de « développement » qui lui permettent d’ajouter à la fortune accumulée depuis son départ de Downing Street, Blair voyage en avion ici et là, tel une pie, avec pour destinations habituelles les cheikhats du Golfe, les Etats-Unis, Israël et des havres de sécurité comme la petite nation africaine du Rwanda. Depuis 2007, Blair a rendu sept visites dans ce pays, où il a accès à un jet privé fourni par le président Paul Kagame. Le régime de Kagame, dont les opposants ont été réduits au silence brutalement au moyen de fausses accusations, est « innovant » et un « leader » en Afrique, selon Blair.

 

Le livre de Peirce accomplit l’impossible avec Blair : il arrive à choquer. Quand elle remonte aux sources « des thèses injustifiables, de la belligérance débridée, de la falsification et d’un irrespect délibéré des lois » qui ont mené aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, elle identifie l’offensive de Blair sur les musulmans comme étant à la fois criminelle et raciste. « Il fallait neutraliser par tous les moyens possibles, et de manière définitive, toute personne suspectée de tenir des opinions [islamistes]... dans le langage de Blair, un « virus » devant être « éliminé » et nous poussant à « une myriade d’interventions vigoureuses dans les affaires d’autres nations [sic] ». » Des communautés entières ont été réduites à des « taches de couleur » constellant un tableau sur lequel le Napoléon du parti travailliste s’attèlerait à « la réorganisation du monde ».

 

Le concept même de guerre a été détourné de son sens véritable pour devenir la logique de « nos valeurs contre les leurs ». Les réels coupables des attaques du 11 septembre, pour la plupart des Saoudiens entraînés à piloter en Amérique, ont été oubliés en cours de route. Tant s’en faut, les « taches de couleur » se sont révélées provenir du sang d’innocents – d’abord en Afghanistan, pays des pauvres entre les pauvres. Il n’y avait pas d’Afghans parmi les membres d’Al-Qaïda ; au contraire, on pouvait noter un ressentiment mutuel entre les uns et les autres. Mais cela n’importait pas. Une fois les bombardements commencés le 7 octobre 2001, des dizaines de milliers d’Afghans ont été châtiés par la famine au moment où le Programme alimentaire mondial retirait son aide à l’aube de l’hiver. Dans un village dévasté, Bibi Mahru, j’ai été témoin des conséquences d’une bombe de « précision » Mk82 : l’oblitération de deux familles, dont huit enfants. « Tony Blair, » a écrit Alistair Campbell, « a dit qu’ils devaient être conscients que nous les ferions souffrir s’ils ne nous présentaient pas Oussama Ben Laden. »

 

Le personnage grotesque d’Alastair Campbell était déjà à l’œuvre en train de concocter une autre menace en Irak. La guerre qui a suivi « a donné jusqu’à » entre 800 000 et 1.3 millions de morts, d’après le Centre d'Etudes Internationales du MIT[i] : des chiffres qui dépassent les estimations de l’Université de Fordham pour le nombre de victimes du génocide au Rwanda.

 

Et pourtant, écrit Peirce, « les fils de courriers électroniques, de communiqués internes du gouvernement ne révèlent aucune dissension ». Des séances d’interrogations qui comportaient de la torture venaient d’« instructions expresses... de ministres du gouvernement ». Le 10 janvier 2002, le ministre des affaires étrangères Jack Straw a contacté par courrier électronique ses collègues leur informant que l’envoi de citoyens britanniques au camp de Guantanamo représentait « le meilleur moyen d’atteindre nos objectifs de contre-terrorisme ». Il a rejeté « l’unique alternative du rapatriement au Royaume-Uni ». (Plus tard nommé « Secrétaire d’État à la Justice », Straw s’est débarrassé de procès-verbaux incriminants du Cabinet au mépris de l’avis du commissaire à l’information[ii]). Le 6 février 2002, le ministre de l’Intérieur David Blunkett a fait remarquer qu’il ne montrait « aucun empressement à voir qui que ce soit retourner [de Guantanamo] au Royaume-Uni ». Trois jours plus tard, le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères Ben Bradshaw a écrit : « Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour éviter que les détenus soient rapatriés au Royaume-Uni. » Or pas une seule des personnes en question dans leurs propos n’avait été accusée ; la plupart avaient été vendues en tant que primes aux Américains par des chefs de guerre afghans. Peirce décrit encore comment des officiels du ministère des Affaires étrangères, antérieurement à une inspection du camp de Guantanamo, ont « vérifié » que les prisonniers britanniques étaient "traités humainement" alors que c’était tout le contraire.

 

Noyé dans ses mésaventures et ses mensonges, à l’écoute uniquement des berceuses de son dirigeant sur sa "sincérité", le gouvernement travailliste n’a consulté personne qui dise la vérité. Peirce cite l’une des sources les plus sûres, le Conflicts Forum, un site tenu par l’ex-officier des services de renseignement britanniques Alastair Crooke, qui considère qu’« isoler et diaboliser des groupes [islamiques] qui jouissent de soutien sur le terrain y a pour effet de renforcer le point de vue selon lequel l’Occident comprend seulement le langage de la puissance militaire ». En niant délibérément cette vérité, Blair, Campbell et leurs perroquets ont semé les graines des attaques du 7 juillet à Londres.

 

Aujourd’hui, un autre Afghanistan et un autre Irak s’annoncent en Syrie et en Iran, peut-être même une guerre mondiale. Une fois encore, il se trouve des voix, comme celle d’Alastair Crooke, pour tenter d’expliquer à des médias assoiffés d’ « intervention » en Syrie que la situation de guerre civile dans ce pays requière des négociations intelligentes et patientes, et non les provocations du SAS britannique et des habituels exilés soudoyés qui montent dans le cheval de Troie anglo-américain.

Source originale : John Pilger

Traduit de l'anglais par T.K. pour Investig'Action

Source : michelcollon.info

 



Au jour le jour

Calebirri : Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.

L’autre jour, monsieur Sarkozy a rapproché ce qu’on appelle désormais « l’affaire Merah » des évènements du 11 septembre 2001. Certains se sont bien sûr insurgés contre cet amalgame récupérateur, mais c’est négliger la finesse de celui qui le prononce : car si les deux évènements n’ont en apparence aucun lien direct, leurutilisation électoraliste et leurs conséquences ne sont pas si éloignées.

 

En effet, c’est depuis le 11 septembre qu’a été révélée au monde la nouvelle croisade des occidentaux qui, comme il y a plusieurs centaines d’années déjà, a permis d’exploiter les ressources et les hommes pour entretenir la « croissance » des monarchies d’alors, ou pour « lutter contre la crise » de l’époque. Car le 11 septembre est arrivé à un moment « propice » de l’Histoire, c’est-à-dire au moment même où la puissance des pays occidentaux était remise en cause par l’émergence de ceux qu’on appelait encore « pays en voie de développement ». Ce retournement du capitalisme, conséquence logique d’une course à la rentabilité à travers une mondialisation incontrôlable, a atteint les limites de l’idéologie de ce système et a contraint les dirigeants occidentaux à rechercher d’autres justifications de leur domination : les différences de valeur des « civilisations ». Et le 11 septembre est le point d’appui qui a servi au basculement de l’idéologie capitaliste à celle du « post-capitalisme », c’est-à-dire le retour à l’obscurantisme.

 

Puisque les règles du capitalisme ne suffisaient plus à asseoir l’hégémonie occidentale ni à justifier les injustices propre à ce système, il leur fallait trouver un autre moyen que celui économique pour continuer à dominer le monde. Et face à une contestation populaire qui s’exprime désormais internationalement pour lutter contre des injustices devenues flagrantes, les dirigeants lui opposent une vision autoritaire qui ne peut être acceptable que si un « ennemi » assez fort et assez diffus lui permet de le justifier.Cet ennemi, c’est la religion, l’Islam. Devenu par amalgames successifs islamisme puis terrorisme, cette religion est le truchement qui permet de rassembler dans un même terme tous les contestataires que l’on désire y mettre. Il permet d’introduire la civilisation dans les causes de l’état de délabrement du monde actuel, de diviser et d’opposer les peuples, de stigmatiser des boucs-émissaires, de faire accepter des mesures liberticides, d’installer la peur et la haine entre les hommes. En distinguant l’Islam des autres religions, les gouvernants occidentaux sont parvenus ainsi à établir les bases d’un nouveau régime sécuritaire fondé sur le repli sur soi, la fermeture des frontières, la peur de l’étranger, la suspicion et la haine.

 

La propagande qui s’est installée depuis le 11 septembre avec la prétendue volonté des musulmans  (à travers ces amalgames) de détruire la « civilisation occidentale » a réussi à scinder le monde en deux entités ennemies, le « bien » contre le « mal », en confondant tour à tour la civilisation et la race, la culture et l’origine ethnique ou géographique, la religion et la politique. Elle a établi que même athée en France nous provenions tout de même d’une civilisation « judéo-chrétienne » (bien que nos ancêtres aient été pour la plupart païens), et qu’il fallait lutter contre celles des musulmans qui y serait opposée (ce qui est historiquement faux). Et elle a surtout permis le PatriotAct, Guantanamo, les invasions afghane et irakienne, prépare celles de l’Iran et la Syrie. Et ce que le 11 septembre a autorisé aux Etats-Unis, on veut nous le faire subir en France à l’occasion de drames comme celui de Toulouse. Car au-delà des élections présidentielles il y a le choc des civilisations. Pour quoi ?

 

Pour terroriser non pas les terroristes mais les peuples, pour bloquer et empêcher toute révolte, tout changement de système qui proviendrait de ceux qui commencent à comprendre qu’ils ont été bernés depuis trop longtemps, que le système est truqué et que le capitalisme ne favorise pas les meilleurs mais les plus forts… Cette terreur qui se propage provient en réalité des dirigeants occidentaux, qui ont profité des terroristes pour créer une tension, des conflits, de la peur et de la haine entre les peuples. Elle crée les conditions favorables à la mise en place effective d’une structure internationale et organisée du terrorisme, seul ennemi capable de justifier des attaques « préventives » et les sacrifices exigés en retour de ces mêmes peuples à qui on a fait peur, tout en leur permettant de créer une sorte de « nouvelle définition » du terrorisme susceptible d’englober n’importe quel opposant au système qui se met en place, qu’il soit musulman ou pas.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

1-1 VIDEO VOST : John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur".

John Pilger, célèbre journaliste anglo-saxon, dénonce le terrorisme d’État et la propagande faite autour de la guerre à la terreur en expliquant que ce sont les musulmans qui sont les principales victimes du terrorisme dans le monde, et que la soi-disant "guerre à la terreur" lancée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 est le fait d’une "clique" à l’intérieur même de l’appareil d’État américain.

Vidéo :http://www.legrandsoir.info/+john-pilger-denonce-le-terrorisme-d-etat-et-la-guerre-contre-la-terreur-video-vost+.html


1-2 Buzzlclair : Le documentaire « The Elephant in the Room » sur le « 9/11 TruthMovement » enfin disponible en version française.

Nous vous annoncions en avril 2011 la sortie prochaine de la version sous-titrée en français du film "The Elephant in the Room" (2008) réalisé par Dean Puckett. Nous sommes heureux d’être enfin en mesure de la mettre aujourd’hui à disposition ! Pour l’occasion, nous republions la recension élogieuse parue sur 911Blogger suite au prix que ce film a reçu en 2008 pour meilleur film documentaire anglais au Festival du film indépendant de Londres. Ce festival du cinéma se tient chaque année dans le très select British Film Institute. Dean Puckett avait reçu la même année la récompense de meilleur réalisateur pour ce film auFestival du film de Portobello.

Nous aurons également très bientôt des nouvelles du prochain documentaire de Dean Puckett "The Crisis of Civilization", basé sur le livre de NafeezMosaddeq Ahmed, qui est aussi l’auteur du livre "La Guerre contre la vérité : 11 Séptembre, désinformation et anatomie du terrorisme" traduit en français aux Editions Demi-Lune. En effet, l’association ReOpen911 s’est chargée de traduire et de sous-titrer bénévolement ce film en français pour sa future sortie qui devrait avoir lieu dans le courant du mois de mars 2012.

 

Film documentaire de 2008 réalisé par Dean Puckett (92min)

Le film "The Elephant in the Room"
* Présentation *

Elu meilleur film-documentaire au Festival du Film indépendant de Londres en 2008, "The Elephant in the Room" nous propose de suivre le réalisateur Dean Puckett dans son voyage au sein du Mouvement pour la Vérité sur le 11-Septembre.

 

De William Rodriguez, survivant et héros du 11/9 qui fut témoin de nombreuses explosions dans la Tour Nord, à l’ex-députée verte Cynthia McKinney qui conteste le récit gouvernemental des événements, en passant par un activiste qui s’empare des micros de supermarchés pour diffuser son message militant, "The Elephant in the Room" nous montre le Mouvement dans toute sa diversité et sans concession. La narration objective et distanciée permet à chacun de se faire une opinion libre sur ce Mouvement.

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La dernière partie du film s’intéresse au sort épouvantable et particulièrement émouvant des secouristes du 11/9. Au lendemain des attentats, la Maison Blanche avait demandé à l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) de falsifier leurs rapports sur la qualité de l’air afin de rouvrir la Bourse au plus vite, quitte à sacrifier la santé et la vie des secouristes, pompiers, et ouvriers du bâtiment qui, mal équipés et manquant de masques, ont œuvré dans les poussières toxiques. Résultat : les pompiers et secouristes du 11/9 sont aujourd’hui massivement atteints de cancers. Ils seraient déjà plus de 1000 à être morts des suites de leurs cancers et autres maladies développés à cause des poussières du WTC qu’ils ont inhalées. A ce jour, le gouvernement refuse toujours de prendre en charge le traitement des cancers en éludant sa responsabilité.

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La phrase "the elephant in the room" (l’éléphant dans la pièce) est une locution anglaise désignant une vérité évidente qui est ignorée ou négligée (notamment par les médias). Ce qui est sans aucun doute le cas du Mouvement pour la Vérité. Or, le 11/9 et la Guerre au Terrorisme ne peuvent être traités comme un "elephant in the room" que nous pouvons ignorer dans l’espoir qu’il s’en ira.

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* Visionnez le film gratuitement ici *

http://www.reopen911.info/News/2012/03/02/le-documentaire-the-elephant-in-the-room-sur-le-911-truth-movement-enfin-disponible-en-version-francaise/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

 


Compte-rendu : Festival du Film Indépendant – Présentation au British Film Institute de Londres

Soumis par andyb sur 911blogger le mercredi 16 avril 2008 – 9h28

 

Compte-rendu sur ‘The Elephant in the Room’, documentaire de Dean Puckett sur le Mouvement pour la Vérité et les Secouristes du 11 Septembre, projeté au Festival du Film Indépendant – BFI Londres le 14 avril [2008].

 

D’une certaine manière, parmi les sujets importants comme la bataille de Britney Spears pour la garde [de son enfant] et la vie sociale d’Amy Winehouse, les médias dominants sont passés à côté du plus important phénomène culturel du 21ème siècle – le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 ». Depuis le premier jour, quand l’animateur-radio Alex Jones hurlait dans son micro qu’il avait prédit les attaques depuis des mois (et que c’était le gouvernement américain qui était responsable), puis au cours des années suivantes, quand des universitaires, des scientifiques et des ingénieurs ont commencé à rejoindre le mouvement, et jusqu’à aujourd’hui – un mouvement d’individus de tous âges et de toutes obédiences politiques se chiffrant maintenant en centaines de milliers si ce n’est en millions d’individus, tous croient que la version officielle du 11/9 est un mensonge. The Elephant in the Room est un film qui raconte leur histoire.

 

Ce n’est pas un film qui présente des théories du complot ; ce n’est même pas un film consacré uniquement aux théoriciens du complot. The Elephant in the Room propose une vision large de l’impact du 11/9 sur la société, à commencer par le « Mouvement pour la Vérité sur le 11/9 » et les opinions de jeunes Musulmans britanniques, diabolisés dans leur identité même suite aux événements, avant de nous plonger dans l’émouvante histoire des secouristes. The Elephant in the Room agit comme un miroir brandi face aux orientations du monde post-11/9 que les médias ignorent et que ceux au pouvoir préfèrent prétendre qu’elles n’existent pas, et le reflet est à la fois beau et déformé.

 

Le film commence par des séquences incertaines du jeune Puckett (qui se trouvait par hasard à New York juste après le 11/9), puis fait un bond jusqu’à nos jours – la variation dans le temps étant marquée par l’évolution de Puckett en tant que réalisateur. Dès l’instant que le film nous rejoint dans le présent, il est esthétiquement irréprochable – chaque plan est parfaitement mis en scène, la réalisation et le montage sont agréables et le film est tourné en Haute Définition – à des années-lumière des films granuleux que l’on trouve sur Internet au sujet du 11/9 – ce film est un film authentique réalisé par un véritable cinéaste au talent non négligeable

 

 

Nous entamons alors une traversée bien rythmée dans le monde des théoriciens du complot. Le calibre et l’éventail de personnalités que Puckett a réussi à approcher sont impressionnants et donnent au spectateur une bonne idée de la diversité et de l’étendue du mouvement. De William Rodriguez (un héros du 11 Septembre devenu un célèbre ‘9/11 Truther’ pour avoir affirmé qu’il avait fait l’expérience et avait été le témoin de multiples explosions dans les tours), à Cynthia McKinney (l’ex-membre du Congrès qui a contesté le récit du gouvernement sur le 11 Septembre et a perdu son poste au Congrès), et soutenue par une formidable distribution agrémentée d’activistes hauts en couleurs, cette partie du film est par moments intense, parfois très drôle et constamment divertissante. Puckett nous balade des villes pittoresques anglaises, et des singeries désopilantes d’un truther qui détourne le système d’annonce publique d’un supermarché pour dire aux malheureux clients que le ‘11/9 était un coup monté’, jusque dans une manifestation explosive à New York lors de la commémoration du 11/9 où Puckett lui-même et son équipe sont arrêtés en direct sur Fox TV. Restant résolument objectif dans son récit, il accepte l’avis d’autrui sans jamais imposer le sien.

 Le dernier tiers du film adopte un ton très différent et aborde un sujet très délicat à développer – le traitement effroyable réservé aux secouristes du 11/9. Au lendemain du 11/9, la Maison Blanche a fait pression sur l’EPA, Agence de Protection de l’Environnement, pour supprimer les alertes dans leur rapport concernant la qualité de l’air ; les niveaux de concentration de poudre de béton, d’amiante et d’autres toxines étaient potentiellement mortels. Le but était de rouvrir et faire tourner Wall Street, les conséquences étant que ceux qui ont tout risqué pour aider au cours du nettoyage après le 11/9 ont maintenant tout perdu. Certains sont décédés ; des milliers sont atteints de maladie dont bon nombre en phase terminale. Leurs allocations ont été coupées, ils reçoivent peu de soutien et leur histoire est censurée par les médias dominants. Le soin avec lequel Puckett traite ses personnages et la tragédie humaine que tisse leur histoire collective, laisse en larme une partie du public alors que le film se termine par un dernier retour poignant du couteau dans la plaie. Pas de ‘happy end’ dans ce film, juste des questions essentielles.

 

Alors que ce dernier tiers du film véhicule le plus fort impact émotionnel, il est plutôt déstructuré comparé au rythme serré des deux premiers tiers, sorte de collage des expériences et de la souffrance de ces hommes. Le film glisse d’une section à l’autre sans que le récit ne donne de séparation précise entre les deux, aidant peut-être à amplifier le changement soudain de rythme. Puckett ne semblait pas vouloir se placer devant ses personnages délivrant leur message et bien qu’on prenne conscience que le temps passe de par sa juxtaposition avec les deux premiers tiers du film, il n’y a pas de partie qui ne mérite pas d’être entendue, bien au contraire. En fin de compte, Puckett a substitué l’éthique à l’esthétique; le public, le monde entier en fait, a besoin d’entendre l’histoire de ces hommes, et après avoir capté votre attention, il ne vous lâchera plus. Dans l’ensemble je lui en suis reconnaissant.

 

The Elephant in the Room est un film que tout le monde devrait voir. Il invite le spectateur à se poser des questions essentielles sans jamais prendre position par rapport aux réponses apportées. Ces questions sont celles qui ne peuvent plus être ignorées dans ce contexte de ‘Guerre au terrorisme’ qui bat son plein. Le monde s’est transformé, nous rappelle Puckett, et l’attitude à adopter face à ce changement nous appartient, mais il est grand temps d’arrêter de traiter le 11/9 et la Guerre au terrorisme comme un éléphant dans une pièce qu’on ignore dans l’espoir qu’il disparaisse.

Traduction : Vincent pour ReOpenNews

 



Dossier & Point de vue

2-1 GeantVert : 11-Septembre : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie ses mémoires « ClassifiedWoman » malgré la censure du FBI (Vidéo + Interview)

La célèbre lanceuse d’alerte Sibel Edmonds répond aux questions de la chaine RT à l’occasion de la publication intégrale de ses mémoires "ClassifiedWoman" pourtant interdits par le FBI et les autorités américaines. Elle y met en cause directement plusieurs niveaux du gouvernement US pour haute trahison et dissimulation, et dénonce la propagande sur le mythe d’al-Qaïda : en effet, selon cette ex-traductrice du FBI, les USA ont utilisé Ben Laden et al-Qaïda à l’étranger (Afghanistan, ex-Yougoslavie, Tchétchénie notamment) depuis les années 1990 et jusque bien après le 11-Septembre. La version non censurée de son livre "ClassifiedWoman" peut être commandée en anglais sur son site BoilingFrogs.

Sibel Edmonds interviewée par RussiaToday à propos de son livre "ClassifiedWoman"

publié sur BoilingFrogs, le 9 mai 2012

Traduction et sous-titrage Maurice / Perry / Arno / GV pour ReOpenNews

25 juin, 2012 by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/06/25/11-septembre-la-lanceuse-dalerte-sibel-edmonds-publie-ses-memoires-classified-woman-malgre-la-censure-du-fbi-interview-video/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29


11/9 : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie… par ReOpen911

 

*** TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO *** VIDEO A VISIONNER EN CLIQUANT SUR LE LIEN DE L’ARTICLE

http://www.reopen911.info/News/2012/06/25/11-septembre-la-lanceuse-dalerte-sibel-edmonds-publie-ses-memoires-classified-woman-malgre-la-censure-du-fbi-interview-video/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

Malgré les promesses d’Obama sur la protection des lanceurs d’alerte, son administration est la plus impitoyable qui soit pour les faire taire ou les poursuivre en justice. L’une des plus célèbres de ces lanceuses d’alertes s’appelle Sibel Edmonds. C’est la femme la plus "bâillonnée" de l’histoire. Ancienne traductrice du FBI, née en Iran, elle lutte depuis plusieurs années pour raconter son histoire. Lasse d’avoir attendu 340 jours l’autorisation du FBI pour son mémoire, elle a décidé d’en publier l’intégralité sans autorisation des autorités, et sans rien en censurer. Elle y accuse directement plusieurs niveaux du gouvernement pour haute trahison et dissimulation au sein du FBI. Sibel Edmonds a créé le groupe des "lanceurs d’alerte pour la sécurité nationale". Son livre s’intitule "ClassifiedWoman". Nous l’accueillons aujourd’hui.

Sibel, vous avez été interdite de publication pendant des années, mais avez décidé de passer outre. Pourquoi ?

J’ai passé 5 ans à essayer de me défendre devant la Justice, et auprès du Congrès ou des agences exécutives telles que le bureau de l’Inspecteur général. Mais à chaque fois, je fus "classifiée", interdite de parole. En fait, l’administration Bush et son ministre de la justice, John Ashcroft, ont invoqué une ordonnance de non-publication au Congrès, en classifiant rétroactivement ce que le Congrès avait étudié sur mon cas. Après ces 6 années, j’étais épuisée. Je suis partie 2 ans, avant de revenir en 2009, en pensant qu’avec la nouvelle administration les choses changeraient. Ce ne fut pas le cas. J’ai alors commencé ce livre, en me conformant aux règles du département de la Justice, je le leur ai soumis. Ils avaient 30 jours pour censurer certains passages, et me le rendre. Au lieu de cela, ils ont harcelé mes avocats pendant 1 an, interdisant la publication pure et simple de mon livre, sans nous indiquer les passages à censurer. Nous avons rempli nos obligations. La Constitution est de mon côté. Alors, j’y suis allée et j’ai finalement publié ce livre. Il est paru.

RT : Dans votre livre, vous parlez de hauts fonctionnaires qui travaillent contre la sécurité internationale, et d’avertissements très explicites avant le 11/9 qui furent ignorés ou censurés par l’Agence. Pourquoi donc des fonctionnaires travailleraient-ils contre notre sécurité nationale en n’empêchant pas de tels attentats.

Pour le 11/9, des informations ont été bloquées intentionnellement.  Au-delà de l’incompétence, ce fut souvent volontaire. Et après, ces informations ont été classifiées et n’ont atteint ni la Commission du 11/9, ni le Sénat, ni l’enquête conjointe de la Chambre sur le 11/9. Et ces rapports provenant de différentes instances, ne contiennent aucune des preuves que le FBI avait depuis des années. Cela concerne le 11/9 mais les cas de corruption impliquaient surtout un lobby et des organisations étrangères qui travaillent avec des hauts fonctionnaires dont certains élus du Congrès. Pour ma seule division, il y avait 12-13 personnes du Congrès. Et aussi des contacts avec des employés très haut placés au département d’État, aux 2e ou 3e rangs qui travaillaient avec certaines entités étrangères et leur passaient des informations.

RT : Que dire des médias alternatifs ? Certains vous ont persécutée à cause de votre théorie alternative qui contredit le récit gouvernemental des événements. Pour vous, ces médias sont-ils complices de cette dissimulation ?

Il existe 2 sortes de médias : les médias traditionnels, et tout le monde sait bien qu’ils ont perdu toute crédibilité auprès du peuple américain, plus personne ne les prend au sérieux. Le New York Times et ses mensonges sur l’Irak, avec Judith Miller. En fait, si ces journaux disaient du bien de mon livre, cela m’inquiéterait beaucoup. Vu leur position, ce serait presque une insulte pour moi. Et parmi les médias alternatifs, nous avons des chaines comme RT qui ont montré leur indépendance, mais tant d’autres sont financés par ces fondations, ces grandes corporations qui les possèdent, les même 1% que vous décriez. Alors comment peuvent-ils être indépendants ? Vous avez les fondations Soros qui donnent des millions de $ à certains médias alternatifs. En quoi sont-ils alternatifs ? Je les appelle : "quasi alternatifs", et malheureusement, il reste aujourd’hui très peu de journaux ou de radios vraiment alternatifs et indépendants.

RT : Quelle est l’affirmation la plus explosive de votre livre ?

Comme je l’ai dit, j’ai soumis ce livre au FBI, mais je n’y révèle rien de ce que je savais être classifié. Maintenant, ceux qui lisent ce livre savent par exemple que notre pays a coopéré avec ceux que nous appelons les "terroristes". Que ce soit Ben Laden ou un groupe affilié, nous avons travaillé avec eux depuis les années 90 en Asie Centrale, et cela a continué même après le 11 septembre 2001. Nous y étions directement, comme nation, et le Congrès finançait. Nous avons entendu parler de budgets secrets, finançant des groupes terroristes comme les Tchétchènes. Toutes les actions majeures conduites de 1996 à 2001 par les principaux terroristes tchétchènes, le furent sous nos ordres, avec nos fonds, nos armes, et nos orientations. Et nous avons travaillé en étroite collaboration avec des individus ou des groupes en Afghanistan, au Pakistan, en Arabie Saoudite, et en Turquie, pays de l’OTAN, pour placer des cellules en Asie Centrale et dans le Caucase, et semer la terreur.

RT : Et concernant nos affaires intérieures [aux USA], avec tous ces complots terroristes déjoués à temps qui s’avèrent n’être que des arnaques, des pièges ? Est-ce vraiment légitime, ou seulement la justification des mesures policières et de la guerre sans fin à l’étranger ?

Difficile à dire. Les médias et le gouvernement n’ont plus aucune crédibilité. Alors comment distinguer le réel ? Il reste que le gouvernement doit entretenir cette peur. Et pour cela, ces incidents sont nécessaires, car sinon, le 11/9 s’éloignant, les gens diront : "Attendez une seconde, les pires attentats contre les USA et notre Constitution ne venaient pas de terroristes, mais de notre gouvernement." Car al-Qaida ne peut pas attaquer notre liberté. S’ils existent encore, ils ne peuvent pas attaquer notre Constitution. Les seuls attentats contre notre peuple ou notre Constitution, nos libertés et même notre dignité nationale, vis-à-vis des autres pays, ou bien ici, aux USA, quand vous vous faites tripoter à l’aéroport par exemple, sont l’oeuvre du gouvernement qui suspecte chaque citoyen. Ils n’ont pas de mandat, et pourtant ils vous fouillent. Ces attentats contre le peuple viennent du gouvernement US, et non de l’extérieur, que ce soit du sud de la frontière ou d’une sorte d’al-Qaida imaginaire au Yémen.

RT : Parlons un peu d’al-Qaida et de l’exécution récente de Ben Laden. Vous savez bien qu’al-Qaida est une tactique, et qu’avant le 11/9 personne ne parlait d’une organisation. Cette guerre à la terreur est-elle totalement fabriquée ? Ben Laden serait-il vraiment mort il y a 10 ans ? On ne nous a montré aucune preuve.

Je crois que la confusion est un des principaux buts, c’est une opération psychologique contre le peuple. Ils créent de la confusion et plus personne ne sait ce qui est vrai, même la logique ne fonctionne plus. Vous avez soulevé un point important : Au FBI, nous travaillions sur des fichiers datant des années 90, et il n’y avait pas d’unité en charge d’al-Qaida. Tous ceux qui l’affirment sont des menteurs. Parce qu’ils avaient des unités appelées "moudjahidines". Et tandis que le FBI menait ses enquêtes, deux autres branches de notre secteur exécutif, le département d’État et la CIA, après 1995, collaboraient étroitement avec ces gens. En fait, ils utilisaient les avions de l’OTAN pour les transférer d’Afghanistan, d’Arabie Saoudite, et d’Asie Centrale, vers la Turquie, qui fait partie de l’OTAN. On les envoyait en Bosnie munis de passeports turcs. Comment auraient-ils pu avoir des unités pourchassant al-Qaida, alors que c’était notre plus grand partenaire, et que ça ne s’appelait pas al-Qaida, mais "nos alliés moudjahidines".

RT : Intéressant, en effet nous avons travaillé avec Ben Laden, et collaboré ces organisations avant et après le 11/9. C’était Sibel Edmonds, fondatrice et directrice de la coalition nationale des lanceurs d’alerte pour la sécurité nationale, et auteur du livre "ClassifiedWoman".

Traduction et sous-titrage Maurice / Perry / Arno / GV pour ReOpenNews

 


2-2 Lorraine Millot :Polémiques autour du procès du 11 Septembre.

Récit : La décision de juger les accusés à Guantánamo devant une cour militaire risque de créer «une justice de second ordre».

Une loterie sera organisée pour sélectionner les victimes qui assisteront au procès du 11 Septembre à Guantánamo. Les moins chanceux pourront aussi suivre le procès retransmis sur écrans dans des bases militaires…

«Terrible erreur». Ce seul détail révèle bien le gâchis qui s’annonce avec la décision prise la semaine dernière de renvoyer le procès des principaux accusés du 11 Septembre devant un tribunal militaire sur la base-prison de Guantánamo. Le procès des plus terribles attentats jamais commis sur le sol américain se déroulera au loin, sur un territoire contesté (Cuba n’accepte pas la présence de cette base américaine sur l’île), devant un tribunal d’exception, après avoir torturé ou soumis les accusés à des traitements dégradants. Le tout, pour aboutir sans doute à une peine capitale : les cinq accusés encourent en effet la peine de mort.

Ce sera une justice de «second ordre», s’indignent les juristes de l’American Civil Liberties Union (ACLU), qui défendent l’Etat de droit outre-Atlantique et dénoncent là une «terrible erreur de Barack Obama».«Les Etats-Unis seront en procès» en même temps que les accusés pour les traitements infligés aux détenus, prévient Andrea Prasow, experte en contre-terrorisme pour l’ONG HumanRights Watch.

Les procès du 11 Septembre sont «trop importants pour être tenus devant un système biaisé de commission militaire», lançait… Barack Obama lui-même en février 2008, tandis qu’il n’était encore que candidat à la Maison Blanche. Un an après son élection à la présidence, en novembre 2009, le département de la Justice annonce que Khaled Cheikh Mohammed, architecte supposé des attentats, et ses quatre complices présumés, Ramzi ben al-Chaïba, Ali Abd al-Aziz Ali, Wallid ben Attash et Moustapha al-Houssaoui, seront plutôt jugés devant un tribunal fédéral civil à New York. Mais Barack Obama avait signalé qu’il ne «chercherait pas la controverse en défendant ses positions sur Guantánamo», attaque l’avocat David Remes, qui représente plusieurs détenus à Gitmo, le surnom donné à la base.

Sitôt annoncé que les «terroristes du 11 Septembre» seraient jugés à New York, les élus locaux s’étaient indignés du «danger» (dixit Rudy Giuliani, l’ancien maire de la ville) que ce procès ferait courir aux habitants ou du «mépris flagrant» pour les souffrances déjà endurées (selon Marty Golden, un sénateur local et ancien policier du NYPD). «C’est très douloureux», plaidait le gouverneur démocrate de l’Etat de New York, David Paterson : «Nous n’avons pas encore été capables de reconstruire le site, et avoir ces terroristes jugés si près du lieu de l’attaque sera un fardeau pour tous les New-Yorkais.» D’abord favorable au procès, le maire de la ville, Michael Bloomberg, s’est aussi ravisé, estimant qu’il coûterait «un milliard de dollars» et priant le gouvernement de trouver un autre site.

Surfant sur l’émotion, en décembre 2010, le Congrès a rendu impossible ce procès à New York, en interdisant de facto le transfert de tout prisonnier de Guantánamo vers le sol américain, même pour y être jugé. L’administration Obama peut ainsi arguer aujourd’hui qu’elle n’a guère le choix que de renvoyer les «Gitmo 5» en commission militaire, par la faute du Congrès. «Mais ils ont eu tout de même un acte d’accusation à New York pendant douze mois, rappelle Andrea Prasow. Si l’administration Obama avait vraiment voulu un procès civil, elle aurait pu alors faire avancer les choses. Mais elle a cédé pour des raisons politiques. Les hommes politiques font croire que la seule présence de ces accusés à New York serait un danger. Ce qui n’est pas vrai. Ahmed Ghailani [un autre détenu de Guantánamo, condamné à la prison à vie en janvier pour les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998, ndlr] a été transféré et jugé à New York sans qu’il y ait de nouveaux attentats pour autant.»

«Portes de l’enfer». Tandis que les défenseurs de l’Etat de droit s’indignent de cette occasion ratée, les quelques sondages menés sur la question suggèrent pourtant qu’une majorité d’Américains est plutôt favorable à un procès militaire, loin de chez eux. Le tabloïd new-yorkais Daily News a bien résumé cet état d’esprit dans un éditorial récent : «En réalité, KCM [Khaled Cheikh Mohammed, ndlr] aurait déjà dû être envoyé de l’autre côté des portes de l’enfer par injection mortelle», écrit le journal, estimant qu’un tribunal militaire sera tout à fait adapté pour «ces combattants sans uniforme».

Les partisans d’une justice expéditive et implacable pour les «terroristes du 11 Septembre» risquent pourtant d’être déçus aussi, car la procédure militaire prendra encore de longues années. Après la lecture de l’acte d’accusation, qui doit maintenant intervenir dans les trente jours, le procès des cinq accusés ne démarrera sans doute pas avant «deux ou trois ans», estime Andrea Prasow, le temps nécessaire pour préparer un procès d’une telle ampleur. «Avec ensuite les possibilités d’appel, il faudra encore compter cinq, six ou sept ans avant d’arriver à un verdict final», calcule cette experte. Qu’attendre alors de ce procès ? «Une sensation médiatique, de la gesticulation politique et l’ennui du public», résume l’avocat David Remes.

Par Lorraine Millot Correspondante à Washington

http://www.liberation.fr:80/monde/2012/04/09/polemiques-autour-du-proces-du-11-septembre_810575?xtor=EPR-450206



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

De la conquête de l’Ouest à l’invasion de l’Irak, en passant par l’incident du Golfe du Tonkin, une bonne part des historiens et des journalistes des médias traditionnels est disposée à reconnaître et à explorer certaines déviances de l’appareil d’État américain AVANT le 11-Septembre et APRÈS le 11-Septembre. Mais étrangement, cet événement spécifique survenu en 2001 semble pour eux s’inscrire dans une parenthèse enchantée. En effet, selon le rapport officiel sur les attentats, il ne fait aucun doute que, ce jour-là, tous les responsables de l’administration américaine étaient par défaut vertueux, ou a minima, animés des meilleures intentions démocratiques et patriotiques. Et dans leur immense majorité, les médias occidentaux cautionnent sans réserve ce récit qui fut délivré à l’époque par le gouvernement Bush.

Pourtant nous constaterons, sur la base de documents de l’administration des États-Unis et de déclarations officielles d’élus américains, plusieurs anomalies spectaculaires au sein de l’appareil d’État de la première puissance mondiale, en lien étroit avec les crimes du 11-Septembre. Et nous observerons nombre d’indices ostensibles indiquant une implication dans les attentats de 2001 de membres haut placés de l’administration au pouvoir. Ces révélations permettront aussi de mieux comprendre pourquoi la commission d’enquête sur le 11-Septembre et les grands médias n’ont pas jugé utile de produire un travail élémentaire d’investigation sur ces déviances majeures, emprisonnant ainsi le peuple américain et le reste du monde dans l’illusion de cette parenthèse enchantée.

03 juillet, 2012 by Lalo

 

 

Un certain 10 septembre 2001

Chaque semaine cet été, du mardi 3 juillet au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).

 

« Durant les années 1990, l’industrie pétrolière états-unienne et le Pentagone ont contribué à répandre l’idée selon laquelle les États-Unis auraient besoin d’une domination totale afin de garantir leur accès au pétrole ainsi qu’aux autres ressources dans le reste du monde. Ce programme aurait dû engendrer d’énormes dépenses, potentiellement des milliers de milliards de dollars, une somme que le Congrès ne pourrait accorder – sauf dans le cadre d’une réponse à une attaque aussi vaste et effrayante que celle de Pearl Harbor. Cela nous incite à rappeler que les entrées en guerre des États-Unis ont fréquemment été déclenchées par des attaques douteuses à l’image des incidents du Golfe du Tonkin au Vietnam. Au re-gard des événements du 11-Septembre, il est clair que le but que s’était fixé l’administration Bush-Cheney – envahir l’Irak – nécessitait qu’une telle attaque se produise. Ce dont nous avons été témoins, pour reprendre les termes d’Ola Tunander, un chercheur basé à Oslo, est “l’utilisation du terrorisme dans la construction de l’ordre mondial”. » 

Peter Dale Scott, "La route vers le nouveau désordre mondial", éditions Demi Lune [1]

 

Régime d’exception

Le 7 juillet 2011, la Chambre des représentants des États-Unis approuvait un amendement, proposé par un membre démocrate du Congrès, Peter DeFazio, exigeant que le Pentagone soit en mesure de produire des états financiers vérifiables. En effet, bien qu’il soit entièrement financé par le contribuable américain, le Département de la Défense (DoD) n’a pas été sérieusement contrôlé sur ses dépenses depuis plus de vingt ans, et cette exonération s’est transmutée en usage convenu et permanent [2]. Dans sa présentation de l’amendement, Peter DeFazio est revenu en particulier sur les 2300 milliards de dollars dont le Pentagone a "perdu la trace" dix ans plus tôt, ainsi que le déclarait en public le secrétaire d’État à la Défense Donald Rumsfeld, un certain 10 septembre 2001. Le lendemain même, les attentats spectaculaires détruisant le World Trade Center et une partie du Pentagone, permettaient aux États-Unis d’envahir avec une impunité déconcertante l’Afghanistan et l’Irak, pour le plus grand bénéfice d’une industrie de guerre très influente au sein du pouvoir américain.

En juillet 2007, Peter DeFazio avait déjà fait valoir son indépendance d’esprit sur la scène politique américaine en sollicitant à deux reprises un accès à la version classée secrète du plan de l’administration Bush sur la Continuité de Gouvernement (COG) [1b]. Ce plan avait été imposé par le "Homeland Security" – le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis créé à l’initiative du Président Bush en réponse aux attaques du 11-Septembre – afin de garantir la continuité du pouvoir en cas de crise majeure, et ce malgré un risque de dérapage hors du cadre démocratique prescrit par la constitution des États-Unis [3]. Or, en tant que membre du Comité spécial du Congrès sur le "Homeland Security", DeFazio était supposé avoir accès aux informations gouvernementales confidentielles, mais George Bush avait finalement refusé de lui accorder le droit d’examiner ces informations qui restent encore à ce jour inaccessibles aux représentants du peuple américain [4].

 

Au cours de l’été 2011, la crise de la dette est revenue en force au cœur de l’actualité économique des États-Unis. S’imposant dans les médias, cette crise a fait bouger les lignes. Ainsi l’opinion publique américaine s’est trouvée davantage consciente des incohérences budgétaires et de la dette colossale qui pèse sur les États-Unis [5]. De plus, en contrepoint des dépenses militaires sans cesse croissantes depuis dix ans, le congrès s’est agité sur les réductions substantielles prévues dans les programmes d’aides aux familles de classe moyenne. C’est dans ce contexte qu’en juillet 2011, en prenant la parole devant la chambre des représentants pour soutenir l’amendement qu’il déposait, Peter DeFazio est revenu sur le budget astronomique qui s’est égaré une décennie plus tôt dans le labyrinthe des jeux comptables du Pentagone. Dans son discours, le représentant démocrate confirmait de façon claire et catégorique : « Nous ne savons pas où sont passés ces 2300 milliards de dollars. » [6]

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4 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire (EXTRAIT)

 « Chaque pays, dans chaque région, doit maintenant prendre une décision.
Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes avec les terroristes »
George W. Bush, le 20 septembre 2001.

Depuis de nombreuses années en France, la remise en cause des explications officielles sur les attentats du 11 septembre 2001 est devenue un sujet tabou et assure à celui qui l’aborde de se faire cataloguer à l’extrême droite tant l’accusation, ajoutée à celle d’antisémitisme, a régulièrement servi dans les médias à empêcher un réel débat d’avoir lieu. Ce genre de cliché vient de valoir à René Balme, maire de Grigny et membre du Parti de gauche, de se faire traiter de conspirationniste rouge-brun dans une poussée de maccarthysme de Rue89 à la veille des élections législatives. Outre son déroulement, c’est la place de cet événement dans la politique néolibérale dont l’analyse a été évacuée par ce chantage. Le film The Crisis of Civilization de l’activiste britannique Dean Puckett vient donc donner de l’altitude à ce débat en replaçant la guerre au terrorisme dans son contexte global, au milieu des différentes crises générées par le capitalisme néolibéral, qu’elles soient énergétiques, écologiques ou économiques.

La juste part des choses

« Je ne sais pas si je peux supporter d’assister à une autre audition [de la Commission du 11/9]
qui ne va pas au cœur du sujet. Mais si nous n’y allons pas, qui regarde ? »
MindyKleinberg, veuve d’Alan Kleinberg décédé dans la tour Nord
du World Trade Center le 11 septembre 2001.

Il est très difficile de parler du 11 Septembre. Chaque fois que l’on aborde le sujet pour la première fois avec quelqu’un, on se demande pour qui on va passer. On s’en abstient souvent d’ailleurs. Et si on est rapidement rangé dans la case conspirationniste à laquelle on peut s’habituer à contrecœur avec le temps, il est en revanche plus dérangeant de passer pour un militant d’extrême droite ou un antisémite. Certes, on peut considérer qu’une certaine partie de ceux qui contestent la version officielle du 11 Septembre mérite le qualificatif de conspirationniste ; il s’agit en général de personnes qui ont rarement fait plus d’efforts à comprendre le sujet que la plupart des journalistes ou qui sont plongées comme eux dans leurs convictions malgré tout ce qui s’y oppose. Si d’ailleurs certains aspects controversés restent encore sujets à débat, les différents partis pris exprimés relèvent plus souvent d’une croyance personnelle que d’une réelle capacité d’analyse.

Cela dit, il existe des faits indéniables qui posent des questions significatives sur ce qui s’est passé le 11 Septembre et sur la commission chargée de l’expliquer. Le documentaire 9/11 : Press for Truth qui donne principalement la parole aux familles de victimes en fournit un bon aperçu [1]. Ce sont elles qui se sont battues pour obtenir une commission d’enquête, et ce sont également elles qui ont été les premières à dénoncer le rapport final [2]. On y découvre également Paul Thompson, un informaticien de San José, dont le travail participatif initié sur le site History Commons(*) constitue à ce jour la base d’information thématique et chronologique la plus complète sur le 11 Septembre [3]. Cette chronologie du 11 Septembre (9/11 Timeline) est une véritable bible pour tous ceux qui s’intéressent vraiment au sujet. Le journaliste d’investigation américain Peter Lance, primé par cinq Emmy Awards au long de sa carrière, déclara même dans son livre Cover Up qu’ « avec quasiment aucun budget et un simple accès à l’Internet, Thompson a réalisé ce que la Commission du 11/9 a été incapable de faire, achever l’intention du Congrès de "rendre un compte-rendu complet des circonstances entourant les attaques" » [4]. Noam Chomsky, bien que ne militant pas pour une nouvelle enquête, se dit également insatisfait des conclusions de l'enquête « parce que ce sont les conclusions d'une commission gouvernementale. Prenez n'importe quelle commission gouvernementale sur n'importe quel sujet, elle ne dira tout simplement jamais la vérité », affirme t-il[5]. Ces différentes personnalités, tout comme les proches de victimes insatisfaites du rapport d'enquête, n'ont évidemment rien à voir avec l’extrême droite ou l’antisémitisme. Pourtant, en dépit de ce simple constat nourri par l’évidence des faits, certains journalistes et intellectuels français avaient fermement décidé d’empêcher une discussion raisonnable d’avoir lieu.

Les maîtres chanteurs

« Ce sont des purs criminels ! Ce sont évidemment des purs paranoïaques,
c’est tout ce qu’on veut, mais en attendant ce sont des criminels,
car leurs idées ne sont pas neutres, elles ont un but. »
Philippe Val

Posté par .Rédaction le 01/07/2012
http://www.reopen911.info/11-septembre/le-chantage-du-11-septembre/


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https://groups.google.com/group/medias-mensonges-desinformation/browse_thread/thread/13754ea81f798053?hl=fr

 


 

4-2 Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Depuis la chute du mur de Berlin, l’emprise des médias atlantistes sur les opinions publiques occidentales, au lieu de décliner en raison de la disparition de la menace communiste, s’est développée au point de supprimer quasiment toutes les voix dissidentes des canaux d’information non marginaux ou alternatifs. En France, pays un peu plus rétif que ses voisins à la mainmise atlantiste, ce travail de nettoyage médiatique a été achevé par Nicolas Sarkozy avec l’aide de personnalités néoconservatrices comme Christine Ockrent ou Philippe Val (legs sur lequel le nouveau Président très atlantiste ne reviendra évidemment pas).

Il en résulte un unanimisme de l’information dont on pourrait s’accommoder en invoquant l’imperfection des Homo Sapiens s’il n’avait pour objectif principal de cacher des crimes de masses dont les élites dirigeantes des démocraties occidentales se rendent coupables avec une impunité déconcertante.

Les crimes médiatiques sont une composante à part entière des crimes politiques plus généraux qui ensanglantent la scène internationale où nos dirigeants déchaînent leur volonté de puissance. Sans une complicité active des médias atlantistes avec les élites occidentales les guerres en Irak et en Afghanistan, le dépeçage de la Libye et la descente aux enfers de la Syrie, n’auraient pas pu être réalisés aussi facilement.

Ainsi, il y a eu crime médiatique quand l’Otan a décidé d’attaquer l’Afghanistan dans la foulée des attentats du 11-Septembre parce que les médias ont refusé sciemment d’interroger les motivations de l’administration Bush dans cette guerre et de questionner la responsabilité directe des néoconservateurs dans ces attentats.

Il y a eu crime médiatique quand les États-Unis et leurs alliés ont envahi l’Irak en 2003 parce que les médias ont relayé volontairement de fausses informations sur la présence d’armes de destruction massive.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont inventé la fable du bombardement de Benghazi par Kadhafi pour envahir la Libye, quand ils ont laissé, sans broncher, les dirigeants occidentaux, avec la caution morale de quelques intellectuels atlantistes (dont J.B. Botul), donner le pouvoir à des milices wahhabites proches d’Al-Qaeda et créer une guerre civile afin d’accomplir des objectifs géostratégiques dont les peuples d’Occident et d’Orient ne verront jamais les bénéfices (moraux ou matériels).

Il y a crime médiatique quand les médias attribuent de manière opportune la paternité des massacres en Syrie (Houla) au clan au pouvoir pour faire tomber un régime qui ne répond plus à leurs objectifs dans la région ; il y a crime médiatique quand l’Occident peut, sans que les médias ne s’en émeuvent, armer des groupes terroristes, organiser des massacres de civils et apporter la guerre civile et religieuse dans un pays en paix.

Il y a eu crime médiatique quand les médias ont choisi de taire le soutien des États-Unis à un coup d’État au Honduras en 2009 et que ce silence couvre les cris des torturés et des suppliciés.

Il y a un crime médiatique quand les médias passent sous silence les implications pour les libertés fondamentales de la loi NDAA votée par l’administration Obama en décembre 2011 qui autorise les détentions arbitraires (des citoyens américains ou étrangers) comme au temps de l’absolutisme royal en France.

Il y a crime médiatique quand aucun grand média ne cherche à expliquer les raisons et les dessous de la guerre contre le terrorisme ni l’alliance des Occidentaux avec les défenseurs du terrorisme islamique (Arabie Saoudite et Qatar).

Il y a eu crime médiatique dans tous ces exemples parce que les médias mainstream ont délibérément choisi de se faire les porte-parole d’une élite à la quelle ils appartiennent ou à laquelle ils s’identifient, élite qui commet, de manière répétée, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité contraires aux valeurs des Lumières.

L’incompétence n’est pas une excuse suffisante pour écarter la responsabilité directe des médias dans les crimes que nous avons mentionnés (d’autant que les médias alternatifs ont offert ou offrent des analyses précises et pertinentes sur l’ensemble de ces événements). L’incompétence ne peut pas être, en effet, à ce point partagée, voire unanime, tandis que la soumission volontaire à la parole officielle peut l’être en raison du commun dénominateur qui caractérise l’ensemble des médias qui comptent pour forger l’opinion des bourgeois cultivés : l’idéologie atlantiste. En effet, sans une idéologie commune et puissante capable de souder ensemble les intelligences humaines les plus diverses, autant d’erreurs et d’approximations dans l’information ne pourraient pas être commises de manière répétée et à propos de la plupart des événements cruciaux.

Nul besoin ici de mentionner tous les crimes médiatiques commis par les médias atlantistes tant la liste est longue et presque sans fin. Nous voulions juste rappeler l’évidence suivante au moment où le traitement médiatique du drame syrien semble atteindre en Occident un degré d’abjection rarement égalé : la désinformation tue des innocents.

Aux citoyens de rendre leurs journalistes comptables de celle-ci lorsque cette désinformation est manifestement volontaire, à défaut d’en accepter la part d’ombre pour soi-même et de démobiliser sa conscience face à la brutalité du monde. Aux citoyens de s’organiser pour faire tomber les tyrannies médiatiques qui dominent les opinions publiques occidentales. Pour que cessent les crimes des mass media.

Guillaume de Rouville

http://lidiotduvillage.org/2012/06/13/crimes-mediatiques-ou-...

URL de cet article 16970

15 juin 2012

http://www.legrandsoir.info/crimes-mediatiques-ou-les-consequences-meurtrieres-de-la-desinformation.html

 

 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



14/07/2012

Dossiers du 11-09 - 12- 07/2012 : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation

 


 

-Dossiers du 11-09 - 12- 07/2012 : Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

Dossiers du 11-09

n°22 du 12- 07/2012

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

Tiré à part :

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

John Pilger : Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.

Au jour le jour

Calebirri : Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 VIDEO VOST : John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur".

1-2 Buzzlclair : Le documentaire « The Elephant in the Room » enfin disponible en version française.

Dossier & Point de vue

2-1 11-Septembre : La lanceuse d’alerte Sibel Edmonds publie ses mémoires « ClassifiedWoman »

2-2 Lorraine Millot : Polémiques autour du procès du 11 Septembre.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

3-1 Lalo : La parenthèse enchantée (1/11) : Un certain 10 septembre 2001.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

4-1.Philippe Val : Le Chantage du 11 Septembre, la gauche en ligne de mire

4-2 Crimes médiatiques ou les conséquences meurtrières de la désinformation.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 




Tiré à part :

Giulietto CHIESA : 11-Septembre, de nouveaux indices démentent la version officielle.

GiuliettoChiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’Il Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur du film "Zéro – Enquête sur le 11-Septembre" et de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum

 

Le comité d’experts internationaux dont j’ai l’honneur de faire partie a publié hier ses dernières conclusions (chronologiquement parlant) sur la question cruciale des faux comptes-rendus des actions et des endroits où se trouvaient les plus hauts responsables politiques et militaires américains au cours de cette journée fatale.

Ces conclusions s’articulent en huit chapitres, dont les détails peuvent être consultés sur le site www.consensus911.org/fr [en français - NdT], et qui éclairent d’une lumière nouvelle et impressionnante ce sur quoi, à presque onze ans de distance, des millions de personnes dans le monde entier (disons l’immense majorité) ne savent absolument rien. À commencer par les mensonges officiels qui ont été diffusés pour empêcher que le public – et en premier lieu les Américains – sache où se trouvaient et ce que faisaient les quatre plus hauts responsables de l’époque : le président américain George W. Bush, le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, et le général en charge de tout l’État major, Richard Myers.

Ces huit nouveaux chapitres ont été élaborés par les vingt membres du 9/11 Consensus Panel, sur la base de documents obtenus grâce à la loi sur la liberté de l’information (FOIA), et par l’analyse de toutes les sources journalistiques disponibles. Et en prenant comme point de départ les propres affirmations de la Commission d’enquête officielle.

La documentation est effectivement impressionnante et les mensonges officiels y coulent à torrents. A commencer par le fait avéré et proprement stupéfiant du nombre sans précédent d’exercices militaires qui se déroulaient précisément le 11 septembre 2001. Il y en avait pas moins de sept. Mais la Commission d’enquête officielle ne fait mention que d’un seul, celui qui portait le nom de « Vigilant Guardian ». Cet exercice était habituellement organisé chaque année en octobre. Mais en 2001, il fut avancé à septembre. Il y eut au même moment l’exercice « Global Guardian », du NORAD (North American Aerospace Defense Command), qui lui aussi était normalement planifié au mois d’octobre. Et ainsi de suite : « AmalgamWarrior » (vaste exercice portant sur plusieurs régions du NORAD, conduit normalement aux mois d’avril et d’octobre). Cette année-là, l’exercice fut lui aussi déplacé en septembre.

Le 4e est intéressant, « Northern Vigilance », qui eut pour effet ce matin-là de déplacer pratiquement toute la flotte aérienne militaire américaine au Canada et en Alaska. Suivirent, ou plutôt furent organisés au même moment « Vigilant Warrior » (exercice d’entrainement en vol), et « Red Flight » (qui prévoyait le transfert d’avions de chasse de la base de Langley, Virginie, vers d’autres bases). Et enfin, n’oublions pas le National Reconnaissance Office (NRO) qui – quelle coïncidence extraordinaire – prévoyait justement ce matin-là, exactement à 9 h 10, l’impact d’un petit avion contre l’une des tours de l’Agence, dans les environs de Washington.

Il est impossible de résumer ici tous les points les plus criants qui émergent de ces huit chapitres. Une chose est sure : la Commission officielle, présidée (illégalement) par Philip Zelikow, ami intime et collaborateur de CondoleezzaRice, oublia de mentionner les sept exercices militaires en cours ce jour-là, mais sous-estima de manière incroyable la confusion provoquée par tous ces entrainements et ces simulations alors que se produisaient les quatre détournements d’avion. En outre, il parait irréfutable que ce matin-là, les écrans radars de la défense aérienne américaine furent criblés de faux échos par rapport à ce qui se passait en réalité dans le ciel de l’Amérique du Nord. Ces faux échos radars furent retirés des écrans seulement après les frappes contre la Tour Sud du World Trade Center.

Mais qui commandait pendant ces heures [cruciales] ? Les sources officielles répètent sans cesse que Bush, Cheney, Rumsfeld, Richard Myers (qui remplaçait le général Hugh Shelton), Montague Winfield, lui aussi général et à la tête de la « War room » étaient tous (de façon totalement inexplicable) loin de leurs postes de responsabilité. C’est-à-dire qu’ils n’étaient pas là où ils auraient dû être. Et qu’ils n’y retournèrent qu’après la frappe contre le Pentagone, à 9 h 37. Mais les documents démentent cette version des faits. Certains d’entre eux, non seulement se trouvaient à leur poste, mais ils étaient parfaitement informés sur ce qui se passait et ils discutèrent même de la nécessité ou pas d’abattre le 4e avion détourné, le Vol 93, dont les débris furent retrouvés non pas à Shanksville (comme le dit la version officielle) mais sur un périmètre de plusieurs kilomètres de diamètre. Encore un démenti de la version officielle.

Le 9/11 Consensus Panel n’est pas un tribunal, mais il recueille les éléments qui pourront être utiles aux recherches ultérieures, peu importe qui les conduit, une institution publique, les médias, des sites académiques. Ceux qui veulent ouvrir les yeux peuvent aller s’en assurer sur le site. Le site du Consensus 9/11 est une contribution à l’enquête que Ferdinando Imposimato compte mener à bien pour exposer les chefs d’accusation devant le Tribunal pénal international de La Haye, afin que celui-ci puisse examiner l’hypothèse d’incriminer d’importants membres de l’administration américaine de l’époque, sur l’accusation de « participation à un crime ».

GiuliettoChiesa

8 juin 2012

 

IlFattoQuotidiano.it, le 6 juin 2012

Traduction GV pour ReOpenNewshttp://www.reopen911.info/News/2012/06/08/giulietto-chiesa-l...

URL de cet article 16919
http://www.legrandsoir.info/11-septembre-de-nouveaux-indices-dementent-la-version-officielle.html


John Pilger : Il est temps que nous reconnaissions la criminalité du gouvernement de Blair.
Dans le théâtre kabuki de la politique parlementaire britannique, les grands crimes ne sont pas commis et les criminels courent en liberté. Il s’agit bien de théâtre après tout ; ce sont les pirouettes qui comptent, et non pas des actions décidées en déconnexion, à la fois géographique et culturelle, avec leurs conséquences. C’est un dispositif sécurisé, protégé aussi bien par les acteurs que par la critique. Le discours d’adieu de l’un des plus malins de ces gens, Tony Blair, « était profondément imprégné d’un sens de conviction morale », s’épanchait alors le présentateur de télévision Jon Snow, comme si le charme que Blair exerçait aux adeptes du kabuki était mystique. Le fait qu’il était un criminel de guerre n’était en rien pertinent.

La manière dont on a étouffé les crimes de Blair et de ses administrations est décrite dans un livre de Gareth Peirce intitulé Dispatchesfrom the DarkSide : on torture and the death of justice, publié en version de poche ce mois-ci par les éditions Verso. Peirce est l’avocate des droits de l’Homme la plus distinguée de Grande-Bretagne ; sa poursuite de dénis de justice infâmes et sa recherche de justice pour les victimes de crimes gouvernementaux, tels que la torture et l’extradition, restent inégalées. Son compte-rendu de ce qu’elle appelle le « pandémonium moral et légal » au lendemain du 11 septembre, est exceptionnel dans le sens où, en s’appuyant sur les mémoires de Blair et Alistair Campbell, des procès-verbaux du Cabinet et des dossiers du MI6, elle leur applique la règle de droit.

 

Des avocats de la trempe de Peirce, Phil Shiner et Clive Stafford-Smith ont permis que la mise en accusation de puissances dominantes ne soit plus un tabou. Ainsi Israël, l’homme de main des États-Unis, est maintenant largement reconnu comme l’État le moins respectueux du droit au monde. Des personnes comme Donald Rumsfeld, à l’instar de George W. Bush et Blair, évitent dorénavant les pays, au-delà des frontières, où la loi règne.

 

Étalant ses sinécures de « pacification » et de « développement » qui lui permettent d’ajouter à la fortune accumulée depuis son départ de Downing Street, Blair voyage en avion ici et là, tel une pie, avec pour destinations habituelles les cheikhats du Golfe, les Etats-Unis, Israël et des havres de sécurité comme la petite nation africaine du Rwanda. Depuis 2007, Blair a rendu sept visites dans ce pays, où il a accès à un jet privé fourni par le président Paul Kagame. Le régime de Kagame, dont les opposants ont été réduits au silence brutalement au moyen de fausses accusations, est « innovant » et un « leader » en Afrique, selon Blair.

 

Le livre de Peirce accomplit l’impossible avec Blair : il arrive à choquer. Quand elle remonte aux sources « des thèses injustifiables, de la belligérance débridée, de la falsification et d’un irrespect délibéré des lois » qui ont mené aux invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, elle identifie l’offensive de Blair sur les musulmans comme étant à la fois criminelle et raciste. « Il fallait neutraliser par tous les moyens possibles, et de manière définitive, toute personne suspectée de tenir des opinions [islamistes]... dans le langage de Blair, un « virus » devant être « éliminé » et nous poussant à « une myriade d’interventions vigoureuses dans les affaires d’autres nations [sic] ». » Des communautés entières ont été réduites à des « taches de couleur » constellant un tableau sur lequel le Napoléon du parti travailliste s’attèlerait à « la réorganisation du monde ».

 

Le concept même de guerre a été détourné de son sens véritable pour devenir la logique de « nos valeurs contre les leurs ». Les réels coupables des attaques du 11 septembre, pour la plupart des Saoudiens entraînés à piloter en Amérique, ont été oubliés en cours de route. Tant s’en faut, les « taches de couleur » se sont révélées provenir du sang d’innocents – d’abord en Afghanistan, pays des pauvres entre les pauvres. Il n’y avait pas d’Afghans parmi les membres d’Al-Qaïda ; au contraire, on pouvait noter un ressentiment mutuel entre les uns et les autres. Mais cela n’importait pas. Une fois les bombardements commencés le 7 octobre 2001, des dizaines de milliers d’Afghans ont été châtiés par la famine au moment où le Programme alimentaire mondial retirait son aide à l’aube de l’hiver. Dans un village dévasté, Bibi Mahru, j’ai été témoin des conséquences d’une bombe de « précision » Mk82 : l’oblitération de deux familles, dont huit enfants. « Tony Blair, » a écrit Alistair Campbell, « a dit qu’ils devaient être conscients que nous les ferions souffrir s’ils ne nous présentaient pas Oussama Ben Laden. »

 

Le personnage grotesque d’Alastair Campbell était déjà à l’œuvre en train de concocter une autre menace en Irak. La guerre qui a suivi « a donné jusqu’à » entre 800 000 et 1.3 millions de morts, d’après le Centre d'Etudes Internationales du MIT[i] : des chiffres qui dépassent les estimations de l’Université de Fordham pour le nombre de victimes du génocide au Rwanda.

 

Et pourtant, écrit Peirce, « les fils de courriers électroniques, de communiqués internes du gouvernement ne révèlent aucune dissension ». Des séances d’interrogations qui comportaient de la torture venaient d’« instructions expresses... de ministres du gouvernement ». Le 10 janvier 2002, le ministre des affaires étrangères Jack Straw a contacté par courrier électronique ses collègues leur informant que l’envoi de citoyens britanniques au camp de Guantanamo représentait « le meilleur moyen d’atteindre nos objectifs de contre-terrorisme ». Il a rejeté « l’unique alternative du rapatriement au Royaume-Uni ». (Plus tard nommé « Secrétaire d’État à la Justice », Straw s’est débarrassé de procès-verbaux incriminants du Cabinet au mépris de l’avis du commissaire à l’information[ii]). Le 6 février 2002, le ministre de l’Intérieur David Blunkett a fait remarquer qu’il ne montrait « aucun empressement à voir qui que ce soit retourner [de Guantanamo] au Royaume-Uni ». Trois jours plus tard, le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères Ben Bradshaw a écrit : « Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour éviter que les détenus soient rapatriés au Royaume-Uni. » Or pas une seule des personnes en question dans leurs propos n’avait été accusée ; la plupart avaient été vendues en tant que primes aux Américains par des chefs de guerre afghans. Peirce décrit encore comment des officiels du ministère des Affaires étrangères, antérieurement à une inspection du camp de Guantanamo, ont « vérifié » que les prisonniers britanniques étaient "traités humainement" alors que c’était tout le contraire.

 

Noyé dans ses mésaventures et ses mensonges, à l’écoute uniquement des berceuses de son dirigeant sur sa "sincérité", le gouvernement travailliste n’a consulté personne qui dise la vérité. Peirce cite l’une des sources les plus sûres, le Conflicts Forum, un site tenu par l’ex-officier des services de renseignement britanniques Alastair Crooke, qui considère qu’« isoler et diaboliser des groupes [islamiques] qui jouissent de soutien sur le terrain y a pour effet de renforcer le point de vue selon lequel l’Occident comprend seulement le langage de la puissance militaire ». En niant délibérément cette vérité, Blair, Campbell et leurs perroquets ont semé les graines des attaques du 7 juillet à Londres.

 

Aujourd’hui, un autre Afghanistan et un autre Irak s’annoncent en Syrie et en Iran, peut-être même une guerre mondiale. Une fois encore, il se trouve des voix, comme celle d’Alastair Crooke, pour tenter d’expliquer à des médias assoiffés d’ « intervention » en Syrie que la situation de guerre civile dans ce pays requière des négociations intelligentes et patientes, et non les provocations du SAS britannique et des habituels exilés soudoyés qui montent dans le cheval de Troie anglo-américain.

Source originale : John Pilger

Traduit de l'anglais par T.K. pour Investig'Action

Source : michelcollon.info

 



Au jour le jour

Calebirri : Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.

L’autre jour, monsieur Sarkozy a rapproché ce qu’on appelle désormais « l’affaire Merah » des évènements du 11 septembre 2001. Certains se sont bien sûr insurgés contre cet amalgame récupérateur, mais c’est négliger la finesse de celui qui le prononce : car si les deux évènements n’ont en apparence aucun lien direct, leurutilisation électoraliste et leurs conséquences ne sont pas si éloignées.

 

En effet, c’est depuis le 11 septembre qu’a été révélée au monde la nouvelle croisade des occidentaux qui, comme il y a plusieurs centaines d’années déjà, a permis d’exploiter les ressources et les hommes pour entretenir la « croissance » des monarchies d’alors, ou pour « lutter contre la crise » de l’époque. Car le 11 septembre est arrivé à un moment « propice » de l’Histoire, c’est-à-dire au moment même où la puissance des pays occidentaux était remise en cause par l’émergence de ceux qu’on appelait encore « pays en voie de développement ». Ce retournement du capitalisme, conséquence logique d’une course à la rentabilité à travers une mondialisation incontrôlable, a atteint les limites de l’idéologie de ce système et a contraint les dirigeants occidentaux à rechercher d’autres justifications de leur domination : les différences de valeur des « civilisations ». Et le 11 septembre est le point d’appui qui a servi au basculement de l’idéologie capitaliste à celle du « post-capitalisme », c’est-à-dire le retour à l’obscurantisme.

 

Puisque les règles du capitalisme ne suffisaient plus à asseoir l’hégémonie occidentale ni à justifier les injustices propre à ce système, il leur fallait trouver un autre moyen que celui économique pour continuer à dominer le monde. Et face à une contestation populaire qui s’exprime désormais internationalement pour lutter contre des injustices devenues flagrantes, les dirigeants lui opposent une vision autoritaire qui ne peut être acceptable que si un « ennemi » assez fort et assez diffus lui permet de le justifier.Cet ennemi, c’est la religion, l’Islam. Devenu par amalgames successifs islamisme puis terrorisme, cette religion est le truchement qui permet de rassembler dans un même terme tous les contestataires que l’on désire y mettre. Il permet d’introduire la civilisation dans les causes de l’état de délabrement du monde actuel, de diviser et d’opposer les peuples, de stigmatiser des boucs-émissaires, de faire accepter des mesures liberticides, d’installer la peur et la haine entre les hommes. En distinguant l’Islam des autres religions, les gouvernants occidentaux sont parvenus ainsi à établir les bases d’un nouveau régime sécuritaire fondé sur le repli sur soi, la fermeture des frontières, la peur de l’étranger, la suspicion et la haine.

 

La propagande qui s’est installée depuis le 11 septembre avec la prétendue volonté des musulmans  (à travers ces amalgames) de détruire la « civilisation occidentale » a réussi à scinder le monde en deux entités ennemies, le « bien » contre le « mal », en confondant tour à tour la civilisation et la race, la culture et l’origine ethnique ou géographique, la religion et la politique. Elle a établi que même athée en France nous provenions tout de même d’une civilisation « judéo-chrétienne » (bien que nos ancêtres aient été pour la plupart païens), et qu’il fallait lutter contre celles des musulmans qui y serait opposée (ce qui est historiquement faux). Et elle a surtout permis le PatriotAct, Guantanamo, les invasions afghane et irakienne, prépare celles de l’Iran et la Syrie. Et ce que le 11 septembre a autorisé aux Etats-Unis, on veut nous le faire subir en France à l’occasion de drames comme celui de Toulouse. Car au-delà des élections présidentielles il y a le choc des civilisations. Pour quoi ?

 

Pour terroriser non pas les terroristes mais les peuples, pour bloquer et empêcher toute révolte, tout changement de système qui proviendrait de ceux qui commencent à comprendre qu’ils ont été bernés depuis trop longtemps, que le système est truqué et que le capitalisme ne favorise pas les meilleurs mais les plus forts… Cette terreur qui se propage provient en réalité des dirigeants occidentaux, qui ont profité des terroristes pour créer une tension, des conflits, de la peur et de la haine entre les peuples. Elle crée les conditions favorables à la mise en place effective d’une structure internationale et organisée du terrorisme, seul ennemi capable de justifier des attaques « préventives » et les sacrifices exigés en retour de ces mêmes peuples à qui on a fait peur, tout en leur permettant de créer une sorte de « nouvelle définition » du terrorisme susceptible d’englober n’importe quel opposant au système qui se met en place, qu’il soit musulman ou pas.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

1-1 VIDEO VOST : John Pilger dénonce le terrorisme d’État et la "guerre contre la terreur".

John Pilger, célèbre journaliste anglo-saxon, dénonce le terrorisme d’État et la propagande faite autour de la guerre à la terreur en expliquant que ce sont les musulmans qui sont les principales victimes du terrorisme dans le monde, et que la soi-disant "guerre à la terreur" lancée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 est le fait d’une "clique" à l’intérieur même de l’appareil d’État américain.

Vidéo :http://www.legrandsoir.info/+john-pilger-denonce-le-terrorisme-d-etat-et-la-guerre-contre-la-terreur-video-vost+.html


1-2 Buzzlclair : Le documentaire « The Elephant in the Room » sur le « 9/11 TruthMovement » enfin disponible en version française.

Nous vous annoncions en avril 2011 la sortie prochaine de la version sous-titrée en français du film "The Elephant in the Room" (2008) réalisé par Dean Puckett. Nous sommes heureux d’être enfin en mesure de la mettre aujourd’hui à disposition ! Pour l’occasion, nous republions la recension élogieuse parue sur 911Blogger suite au prix que ce film a reçu en 2008 pour meilleur film documentaire anglais au Festival du film indépendant de Londres. Ce festival du cinéma se tient chaque année dans le très select British Film Institute. Dean Puckett avait reçu la même année la récompense de meilleur réalisateur pour ce film auFestival du film de Portobello.

Nous aurons également très bientôt des nouvelles du prochain documentaire de Dean Puckett "The Crisis of Civilization", basé sur le livre de NafeezMosaddeq Ahmed, qui est aussi l’auteur du livre "La Guerre contre la vérité : 11 Séptembre, dés